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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Trois hommes, âgés de 19 à 21 ans, sont soupçonnés d’avoir commis au moins seize vols avec violences.
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Aubervilliers : trois personnes écrouées pour une série de vols violents dans le quartier chinois

Trois hommes, âgés de 19 à 21 ans, sont soupçonnés d’avoir commis au moins seize vols avec violences.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h32
   





                        


Trois personnes âgées de 19 à 21 ans ont été mises en examen et écrouées, samedi 5 mai, pour une série de vols avec violences dans le quartier chinois d’Aubervilliers, où sont installés de nombreux grossistes en textile, selon le parquet de Bobigny cité par l’Agence France-Presse (AFP). Les trois hommes avaient été interpellés mercredi 2 mai dans cette commune de la Seine-Saint-Denis, qui abrite la première plate-forme européenne d’import-export avec la Chine.
« Depuis mars, le secteur des “grossistes” fait l’objet d’une recrudescence de vols avec violences. Les victimes sont notamment des membres de la communauté asiatique », a rapporté à l’AFP une source policière.
Lors de la seule matinée du 27 mars, quatre vols avaient été commis avec un puissant scooter. Une enquête préliminaire avait alors été confiée au commissariat d’Aubervilliers, selon cette source.
Vendredi 4 mai, le parquet de Bobigny a ouvert une information judiciaire pour vols avec violences en bande organisée et association de malfaiteurs.
Mobilisation massive en août 2016
En août 2016, Zhang Chaolin, immigré chinois de 49 ans, mourut à la suite d’une agression dans ce quartier. Sa mort avait entraîné une mobilisation massive de la communauté chinoise pour dénoncer le racisme et réclamer plus de sécurité.

   


Un mineur a été condamné à la fin de 2017 à deux ans de prison ferme pour cette agression. Les deux autres mis en cause, âgés de 17 et 19 ans lors des faits, seront jugés prochainement par la cour d’assises des mineurs. Ils avaient frappé leur victime avant de s’emparer de sa sacoche, qui ne contenait qu’un chargeur de portable et quelques bonbons.

        Lire aussi :
         

                Les Chinois d’Aubervilliers inquiets, un an après la mort de Chaolin Zhang






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ La Commission nationale des comptes de campagne « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », notamment de la part de la société d’évenementiel GL Events.
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Comptes de campagne de Macron : Faure (PS) souhaite une enquête du parquet financier

La Commission nationale des comptes de campagne « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », notamment de la part de la société d’évenementiel GL Events.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h11
   





                        



   


Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a souhaité dimanche 6 mai que le parquet national financier « puisse s’autosaisir » à propos des avantages qu’aurait reçus Emmanuel Macron de la société GL Events, lors de la campagne présidentielle de 2017.

        Notre enquête :
         

          Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne Macron



« Je souhaiterais aujourd’hui que le parquet financier, s’il pense qu’il y a matière à enquêter, puisse s’autosaisir et faire en sorte qu’il y ait un droit de suite judiciaire », a dit M. Faure, invité de « Questions politiques », sur France Inter, Franceinfo et Le Monde.
« Conflits d’intérêts », « connivence »…, les accusations d’Olivier Faure
« On découvre qu’il y a des ménages et des mélanges qui sont très curieux, dans cette campagne, il y a une espèce de connivence », a-t-il ajouté. Olivier Ginon, le directeur de GL Events est en effet un proche de Gérard Collomb et a été qualifié d’« ami » par Emmanuel Macron lors d’un discours, le 27 septembre 2017, à l’occasion de l’édition 2017 du concours gastronomique les Bocuse d’or.
« Il y a des salariés de GL Events qui sont venus travailler dans la campagne », a-t-il continué, ils « ont été des amis utiles dans la campagne et visiblement auteurs de cadeaux ». Selon le site d’information Mediapart, Bruno Latrigue, le directeur des relations institutionnelles à GL Events, a part ailleurs participé à la rédaction de notes pendant la campagne pour l’équipe d’Emmanuel Macron.
« Je voudrais que nous puissions vérifier que le conflit d’intérêts n’a pas été au-delà de l’élection présidentielle. Il faudrait vérifier que cette entreprise n’a pas bénéficié, depuis, de contrats avec la puissance publique », a encore dit M. Faure.
Selon Mediapart et Le Monde, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois “d’un pourcentage anormalement élevé », accordées par le champion de l’événementiel GL Events à l’équipe de campagne de M. Macron, élu président le 7 mai 2017.
Jeudi 5 mai, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré que les comptes de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron étaient « les plus sincères de tous ».

Sur les comptes de campagne de Macron, retrouvez tous nos articles :
Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne MacronQuand le candidat Macron avançait masqué pour la présidentielle 2017A Lyon, la réunion organisée par Collomb qui pose questionUne photographe rémunérée dès fin mai 2016Plus de 29 000 euros pour 35 séances de maquillage Des noms de ministres testés dans un sondage en février 2017





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Si la manifestation visant à protester contre la politique d’Emmanuel Macron s’est déroulée samedi dans un climat festif, quelques personnes ont été interpellées.
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« Fête à Macron » : quatre personnes en garde à vue après la manifestation parisienne

Si la manifestation visant à protester contre la politique d’Emmanuel Macron s’est déroulée samedi dans un climat festif, quelques personnes ont été interpellées.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h09
   





                        


La préfecture de police de Paris a annoncé dimanche 6 mai avoir interpellé huit personnes en marge de la « Fête à Macron », qui s’est déroulée à Paris samedi 5 mai, entre la place de l’Opéra et la place de la Bastille.
Quatre d’entre elles ont été mises en garde à vue à l’issue de ces interpellations :
un mineur, trouvé en possession d’armes par destination, a fait l’objet d’un rappel à la loi ;deux majeurs, interpellés pour « port d’arme prohibé », sont toujours en garde à vue ;une personne, impliquée dans les dégradations volontaires d’un véhicule de Radio France, est toujours interrogée par des enquêteurs. Radio France a par ailleurs confirmé son intention de déposer plainte.

   


Un rendez-vous festif
« La Fête à Macron », organisée à l’occasion du premier anniversaire de l’élection du chef de l’Etat, a rassemblé des dizaines de milliers de personnes samedi à Paris, dans une ambiance festive qui a permis aux organisateurs d’évoquer un « succès considérable », prometteur avant une nouvelle mobilisation qu’ils espèrent massive le 26 mai.
Après un pique-nique place de l’Opéra, le cortège s’était ébranlé avant 14 heures en direction de la place de la République, puis de la Bastille, où la manifestation a été dissoute à 19 h 45.
Le collectif organisateur a compté à Paris plus de 100 000 personnes, après que La France insoumise (LFI) eut revendiqué la présence de 160 000 personnes.

   


Selon un comptage réalisé en milieu de parcours par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias (dont Le Monde), 38 900 personnes ont défilé. La préfecture de police en a compté 40 000.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ A la fin de sa mission en Guyane, le gendarme Cédric S. a tenu un discours jugé « raciste » à l’encontre de la population, selon plusieurs témoignages recueillis par « Le Monde » et par LCI.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/05/2018
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Guyane : un chef d’escadron visé par une procédure disciplinaire pour « propos racistes »

A la fin de sa mission en Guyane, le gendarme Cédric S. a tenu un discours jugé « raciste » à l’encontre de la population, selon plusieurs témoignages recueillis par « Le Monde » et par LCI.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 06h55
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 16h56
    |

                            Jérémie Lamothe








                        



                                


                            
Cédric S. y voyait un simple discours d’adieu. L’occasion pour le chef d’escadron de se remémorer ses trois mois de mission en Guyane avec ses camarades de l’escadron 25/1 du groupement de gendarmerie mobile de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Sa hiérarchie n’en a pas eu la même lecture. Vendredi 4 mai, selon les informations du Monde et de LCI, une procédure disciplinaire a été engagée à l’encontre de Cédric S. Le service de communication de la gendarmerie évoque « des propos choquants, intolérables, qui ne sont pas acceptables ».
Dans son discours, dont Le Monde et LCI ont obtenu une copie, prononcé samedi 21 avril à la gendarmerie de Saint-Laurent-du-Maroni, notamment devant le sous-préfet de Guyane, Yves Dareau (contacté, il n’a pas répondu à nos sollicitations), et une cinquantaine de militaires, Cédric S. s’adresse donc à « ses chers camarades ».
Il évoque son « premier passage en Guyane » lorsqu’il a « pu découvrir ce nouveau milieu qu’est la forêt équatoriale, avec cette faune et cette flore abondante, ces légionnaires accueillants et cette population… spéciale ». Puis de poursuivre :
« Quelle faune exceptionnelle que tous ces singes hurleurs lançant autant de jurons que de parpaings pour marquer leur territoire, ces petits caïmans trempant jour et nuit dans l’alcool. »
Dans cette « allégorie » longue d’une page, il se réjouit « d’avoir pu aussi compter sur certains paresseux, très nombreux dans la région, dont la réactivité et l’envie de travailler n’ont d’égal que les résultats qu’ils obtiennent ».
« Aux phases opérationnelles hors du commun sans être trop intenses se sont ajoutées des patrouilles durant lesquelles M. et Mme Groseille n’ont pas manqué de nous demander de l’aide, comme toujours… », poursuit-il encore dans une référence, sans doute, aux Groseille, famille pauvre composée de fainéants et de voyous dans le film La vie est un long fleuve...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Trois cents personnes ont formé une chaîne humaine samedi pour dénoncer l’installation des compteurs communicants.
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Dans l’Isère, une chaîne humaine pour s’opposer aux compteurs Linky

Trois cents personnes ont formé une chaîne humaine samedi pour dénoncer l’installation des compteurs communicants.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 13h37
   





                        



   


Vêtues de gilets fluo, quelque trois cents personnes de tous âges ont formé, samedi 5 mai, une chaîne humaine dans le village d’Autrans-Méaudre (Isère) pour protester contre les compteurs électriques communicants Linky.
Sous un soleil radieux, les membres de collectifs anti-Linky, venus en famille de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ont défilé dans une ambiance festive dans les rues du village et les champs du massif du Vercors. « Enedis, touche pas à mon compteur ! », affichait une grande banderole, tandis que des pancartes dénonçant le compteur communicant fleurissaient parmi les marcheurs.
Données personnelles, ondes, perte d’emplois… les raisons de la fronde des anti-Linky
A Bordeaux, plus de deux cents personnes ont manifesté dans l’après-midi dans le centre-ville, empruntant la longue rue piétonne Sainte-Catherine (1,2 km) en brandissant des boîtes à chaussures maquillées en compteur vert fluo Linky. Arrivées sur les marches du Grand Théâtre, elles ont érigé un « mur de compteurs » qu’elles ont symboliquement détruit et foulé au pied. « Non au contrôle de nos données personnelles », « compteurs imposés = où est notre liberté? » disaient quelques pancartes brandies par des manifestants. Parmi eux figurait l’élu municipal écologiste de Bordeaux Pierre Hurmic.
Les opposants au compteur Linky ont annoncé en avril avoir saisi en référé une vingtaine de tribunaux de grande instance en France pour demander à la justice de surseoir à l’installation des appareils, voire obtenir leur enlèvement.

« A travers nos téléphones, nos données bancaires, on se sait déjà plus ou moins espionnés. Là, c’est un grignotage de plus des libertés individuelles. Donc là, on résiste », a déclaré Pierre Hurmic, également avocat, pour qui ces actions en justice montrent que « la résistance s’organise » contre les compteurs communicants. Selon lui, de premières audiences en référé, à Bordeaux notamment, pourraient se tenir courant juin.
Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité en France, veut avoir installé 34 millions de ces compteurs communicants à la fin de 2021.
« L’Etat connecte nos foyers à des systèmes communicants centralisés et remplace toute intervention humaine par le pilotage automatique et le big data », dénoncent les collectifs dans un communiqué.
Dernière crainte de certains opposants : le compteur connecté ferait augmenter la consommation électrique. Vrai ou faux ? Eléments de réponse dans notre vidéo :




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Incités par des sociétés spécialisées à attaquer leur banque en justice, un grand nombre de consommateurs ont été déboutés.
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Contester son emprunt devant le juge : une entreprise à risques

Incités par des sociétés spécialisées à attaquer leur banque en justice, un grand nombre de consommateurs ont été déboutés.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h00
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
Chronique SOS Conso. Jusqu’en 2014, l’emprunteur qui décelait une erreur, même minime, dans son contrat de prêt immobilier, pouvait obtenir que sa banque soit « déchue du droit aux intérêts ». Cette sanction, prévue par le code de la consommation (article L. 311-33), lui permettait de ne rembourser que le capital, et non les intérêts.
En 2013, nombre de sociétés proposent aux consommateurs de tirer profit de cette situation, en contestant notamment le « taux effectif global » (TEG) de leur emprunt. Après avoir découvert une erreur (des frais omis, par exemple) dans ce TEG, elles tentent de négocier une révision à la baisse du taux d’intérêt et, en cas d’échec, attaquent les banques en justice. Les contentieux explosent.
Pour se démarquer de ses concurrents, Daniel Margutti, gérant de la société Humania Consultants, située dans l’Hérault, propose une offre très séduisante, qui consiste à assurer l’éventuel échec de la procédure judiciaire. Pour ce faire, en décembre 2013, son courtier, Sphinx Affinity, contacte l’assureur Garantie Assistance (filiale du groupe CNP).
Il explique dans un courriel que le risque à couvrir sera minime, compte tenu de la jurisprudence favorable aux consommateurs : « Dans 85 % des cas, les banques acceptent une transaction ; les 15 % de clients restants qui vont en justice gagnent en première instance dans 90 % des cas », écrit-il.
A partir de janvier 2014, Garantie Assistance accepte d’indemniser les clients qui perdent leur procès, à hauteur, d’abord, de 3 500 euros, puis de 8 200 euros. Mais elle s’inquiète lorsqu’elle découvre, en mars 2016, qu’il y a eu 60 « sinistres » en trois mois : il n’y a quasiment jamais de transactions avec les banques, et 90 % des clients perdent au tribunal !
Evolution défavorable
En août 2016, elle cesse de payer. Elle rompt unilatéralement le contrat qui la liait à Humania Consultants, comme le lui permet le code des assurances...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Selon un comptage indépendant réalisé pour un collectif de médias, dont « Le Monde », 38 900 personnes ont participé à la manifestation parisienne.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Plus de cent personnes avaient été placées en garde à vue après les dégradations et les violences commises en marge de la manifestation parisienne.
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Violences du 1er-Mai : sept personnes mises en examen

Plus de cent personnes avaient été placées en garde à vue après les dégradations et les violences commises en marge de la manifestation parisienne.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h51
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 12h44
   





                        


Sept personnes, soupçonnées d’avoir commis des dégradations en marge de la manifestation du 1er-Mai à Paris, ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire a appris, samedi 5 mai, l’Agence France-Presse de source judiciaire. Le parquet, qui avait requis leur mise en détention provisoire, va faire appel de leur mise en liberté sous contrôle judiciaire.
Elles ont été mises en examen dans la nuit de vendredi à samedi par un juge d’instruction pour « dégradations en réunion » et « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences aux personnes ou des atteintes aux biens », a précisé la source judiciaire.
Abribus saccagés, voitures brûlées, panneaux publicitaires et vitres de restaurants brisées : le traditionnel défilé du 1er-Mai a été marqué par de nombreux heurts dans la capitale, attribués par les autorités à des militants de l’ultragauche. Perturbé, le défilé des syndicats n’avait pas pu se dérouler comme prévu et le gouvernement s’est retrouvé sous le feu des critiques de l’opposition.

        Lire l’analyse :
         

          Maintien de l’ordre : ce que révèle le 1er-Mai



102 gardes à vue
Dans la foulée de ces incidents, les forces de l’ordre ont interpellé quelque 200 personnes et 109 ont été placées en garde à vue mardi. De cette masse considérable, une faible part a, pour l’heure, été traduite devant la justice tant il est difficile d’identifier des responsabilités individuelles et pénales.
Seize personnes ont par ailleurs été jugées, jeudi et vendredi, en comparution immédiate. Bilan de ces audiences en urgence : treize prévenus ont obtenu le renvoi de leur procès fin mai ou début juin – parmi eux, quatre restent en détention provisoire pour avoir menti sur leur identité. Les trois autres ont choisi d’être jugés immédiatement : trois relaxes, inévitables compte tenu de la légèreté des dossiers.

        Sur les comparutions immédiates :
         

          « Mais où sont les “black bloc” ? »



L’information judiciaire ouverte par le parquet vendredi est distincte de l’enquête qu’il a lancée mercredi pour « association de malfaiteurs » afin d’identifier les personnes ayant organisé ou encouragé les passages à l’acte.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Des conseillers municipaux LRM ont proposé la vente de 1 % du parc social.
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Sur la vente de HLM, la mairie de Paris dit non aux élus macronistes

Des conseillers municipaux LRM ont proposé la vente de 1 % du parc social.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 09h06
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Pourquoi vendre des HLM parisiens si difficiles à créer depuis 2001 et la loi solidarité et renouvellement urbains (loi SRU) qui avait insufflé cet effort de mixité sociale ? C’est pourtant le projet d’une quinzaine de conseillers de Paris, soutiens d’Emmanuel Macron, qui souhaitent que, dans la capitale, 1 % du parc social (2 300 logements) soit, chaque année, vendu à leurs occupants. Leur proposition, débattue au Conseil de Paris, vendredi 4 mai, a été repoussée, mais est considérée comme une offensive contre l’action de la maire, Anne Hidalgo. Cette dernière a en effet fait du développement du parc social dans la capitale un axe fort de sa politique, y consacrant 400 millions d’euros par an pour créer 7 000 HLM.
« Nous ne proposons de vendre que 2 000 logements par an, sur cinq ans, afin de permettre à des Parisiens aux revenus médians de devenir propriétaires », plaide Jérôme Dubus, conseiller (La République en marche) de Paris. « Le sujet n’est pas tabou, renchérit Julien Bargeton, conseiller de Paris et sénateur (LRM). On peut consulter les locataires, regarder au cas par cas, selon les immeubles, les quartiers », suggère-t-il. Les produits de ces cessions seraient réinvestis dans la construction, une vente finançant, selon eux, trois appartements dans la métropole, le foncier étant rare à Paris.

« Brader un bien de la nation »
« Cette idée de brader le parc HLM, un bien de la nation, est contraire à tout ce que nous avons fait depuis 2001 », rétorque Ian Brossat, adjoint (PCF) à la maire, chargé du logement. S’il s’agit de faciliter l’acquisition par les classes moyennes, il faut consentir un rabais de prix par rapport au marché, avec le risque d’une revente rapide avec une forte plus-value ; si le projet est de vendre au prix du marché, il n’est pas destiné à la classe moyenne. « Quant à reconstruire hors les murs, vous revenez à la politique de Jean Tiberi [maire de Paris avant 2001], qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ A une exception près, aucune n’avait effectué de séjour en zone irako-syrienne.
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Depuis quatre ans, douze projets d’attentat ont impliqué des femmes

A une exception près, aucune n’avait effectué de séjour en zone irako-syrienne.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 08h30
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 08h32
    |

            Soren Seelow








                        


En lien ou non avec un donneur d’ordre, en couple ou entre femmes, vingt-deux Françaises (dont neuf mineures et autant de converties) ont été impliquées dans douze projets d’attentat depuis la proclamation du « califat » en juin 2014, selon un décompte réalisé par Le Monde. Toutes ont été arrêtées et pour certaines jugées. Leur point commun : à une exception près, aucune n’avait effectué de séjour en zone irako-syrienne.
Août 2014
Une adolescente de 16 ans voit son désir de partir en Syrie contrarié par une interdiction de sortie du territoire. Dans des conversations avec deux autres adolescentes rencontrées sur Internet, elle évoque son envie de faire un attentat « à la Merah » dans le « quartier juif » de Lyon.
Décembre 2015
Au domicile d’un couple radicalisé, les policiers découvrent un faux ventre de femme enceinte, évidé à la main et recouvert de papier aluminium. Dans le matériel informatique de la jeune femme, une convertie de 23 ans, les enquêteurs trouvent la trace de recherches Internet sur des méthodes de fabrication d’engins explosifs.
Mars 2016
Trois jeunes femmes, dont deux mineures, sont interpellées dans trois départements. Elles projetaient d’attaquer une salle de concerts, des cafés et un centre commercial à Paris.
Avril 2016
Deux couples de convertis sont arrêtés à Marseille, Toulon et Vallauris (Alpes-Maritimes), soupçonnés de vouloir commettre un attentat. Ils ont reconnu en garde à vue avoir cherché à se procurer des armes.
Août 2016
Quatre mineurs, dont deux filles, sont identifiés comme coadministrateurs d’une chaîne de l’application de messagerie Telegram liée au djihadiste Rachid Kassim, qui pilotera entre 2016 et 2017 une dizaine de projets d’attentat depuis la zone irako-syrienne. Les quatre mineurs s’encourageaient mutuellement à commettre des attaques à Clermont-Ferrand et en Seine-et-Marne.
Septembre 2016
Dans la nuit du 3 au 4 septembre, deux jeunes femmes en contact avec Rachid Kassim déposent des bonbonnes de gaz près de la cathédrale Notre-Dame-de-Paris. Le feu ne prend pas. Quelques jours plus tard, l’une d’elles sort d’un immeuble de Boussy-Saint-Antoine (Essonne) accompagnée de deux nouvelles complices, dont une jeune convertie qui attaque au couteau un policier en planque.
Septembre 2016
Une jeune majeure en contact avec Rachid Kassim est interpellée à Nice. Elle reconnaît son intention de mourir en martyre. Une autre fille avec qui elle était en contact, arrêtée peu après, reconnaît un projet d’attaque au couteau contre des militaires.
Octobre 2016
Un couple de jeunes convertis, signalés en raison de leurs velléités de départ en Syrie, sont arrêtés à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis). En contact avec Rachid Kassim, ils envisageaient un passage à l’acte.
Février 2017
Un couple de convertis est arrêté à Montpellier. Une faible quantité d’explosifs est découverte en perquisition. Ils reconnaissent avoir projeté une attaque-suicide contre la tour Eiffel ou dans un lieu festif montpelliérain. La jeune fille, âgée de 16 ans, déclare aux enquêteurs : « Je voulais être la veuve de cet homme qui allait rentrer dans l’histoire. » 
Juin 2017
Un couple est interpellé à son retour de Syrie. La femme reconnaît avoir obtenu l’autorisation de rentrer en France contre la promesse d’y commettre un attentat. En lien avec des commanditaires, elle dit avoir envisagé d’attaquer la synagogue de Créteil avant de renoncer.
Septembre 2017
Placée en centre éducatif en raison d’un projet de départ en Syrie, une adolescente de 15 ans attaque au couteau un policier venu la chercher dans le cadre d’un mandat d’amener en criant « Allah akbar ». Le fonctionnaire ne sera pas blessé.
Décembre 2017
Une étudiante à la Sorbonne de 19 ans est arrêtée après avoir cherché à acquérir une kalachnikov sur Telegram afin de perpétrer une attaque contre des lieux festifs de Rennes.

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                Qui sont les femmes djihadistes ? une étude inédite sur leur profil et leurs motivations






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Près de 40 000 personnes ont défilé entre les places de l’Opéra et de la Bastille, samedi, selon un comptage indépendant réalisé pour un collectif de médias, dont « Le Monde ».
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A Paris, des dizaines de milliers de manifestants réunis pour faire « la fête à Macron »

Près de 40 000 personnes ont défilé entre les places de l’Opéra et de la Bastille, samedi, selon un comptage indépendant réalisé pour un collectif de médias, dont « Le Monde ».



Le Monde
 |    05.05.2018 à 07h33
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 11h39
   





                        



   


A l’initiative du député de La France insoumise (LFI) François Ruffin et de l’intellectuel Frédéric Lordon, 38 900 personnes — selon un comptage indépendant réalisé pour un collectif de médias, dont Le Monde —, ont afflué samedi 5 mai à Paris pour faire « la fête à Macron ». Ils étaient 40 000 selon la préfecture de police, 100 000 pour les organisateurs de la marche et 160 000 d’après La France insoumise. Des rassemblements ont également lieu dans plusieurs villes de France, dont Toulouse, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Rennes.

   


Conformément aux souhaits des organisateurs, et quelques jours après les débordements du 1er Mai, l’ambiance à Paris était festive et bon enfant, certains manifestants parisiens venus en famille pique-niquant place de l’Opéra au milieu de banderoles reprenant des slogans de LFI. Ils ont rejoint la place de la Bastille dans l’après-midi, où un concert était prévu autour de 20 heures.
Quatre chars se mêlaient au cortège parisien : le char Jupiter, le char Dracula, le char Napoléon, avec sur chacun une personne grimée en Macron, et enfin un char Résistance, où les manifestants exposaient leurs revendications.
« Donner du courage aux cheminots, aux hospitaliers »
Avant que le cortège ne s’élance, M. Ruffin est revenu devant la presse sur cette initiative :
« On a voulu un rassemblement festif et convivial pour rassembler le maximum de gens, qu’il y ait un appel d’air. On veut mettre en valeur tous les gens à qui on ne laisse pas la parole, ceux qui n’ont pas de visage. J’espère que ce seront eux les héros de la journée. »
« Nous sommes tous là pour donner du courage aux cheminots, aux hospitaliers, aux travailleurs de tous les secteurs », a lancé le chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, dans une harangue à la foule en milieu d’après-midi. « Nous sommes un rassemblement qui condamne la violence et d’abord la violence verbale des tout-puissants. Ceux qui ont dit qu’il y avait dans les gares des gens qui n’étaient rien, ceux qui ont traité le peuple travailleur de fainéants, d’illettrés et d’alcooliques », a poursuivi le député de Marseille dans un florilège de citations d’Emmanuel Macron.
Sur la place de l’Opéra, avant le début du défilé, Paul et Maxime ne se disent pas surpris par la première année de M. Macron à l’Elysée. « L’évacuation de la ZAD, la loi asile et immigration, les évacuations de facs… Tout ce qu’il a fait, je ne l’aurais pas fait », lance Maxime. « Je m’attendais à tout ça, renchérit Paul à ses côtés.

   


A quelques mètres de là, Françoise et Isabel sont en « colère ». En colère contre un président qui « détruit tout : l’économie, le social, le médical, la SNCF ». « Il s’attaque à tout en même temps mais derrière il ne reconstruit rien », regrette Isabel, 47 ans. Françoise, à la retraite après quarante-quatre ans de fonction publique est « en colère contre la hausse de la CSG ». Alors elles sont venues aujourd’hui pour participer à « cette convergence des luttes » qu’elles attendent tant : cheminots de la SNCF, étudiants, personnel médical, fonctionnaires… Dans le cortège, des représentants de la CGT, de SUD, d’Attac étaient également présents.
La plupart des militants interrogés attendent maintenant une date, le 26 mai, qui doit réunir dans la rue les partis de gauche (hors PS), les centrales syndicales et plusieurs associations.

        Lire notre analyse :
         

          Maintien de l’ordre : ce que révèle le 1er-Mai



Un « moment de fraternité tranquille »
Le défilé s’est déroulé dans le calme. Quelques échauffourées entre des manifestants et des CRS ont eu lieu place de la Bastille, où un véhicule de Radio France a été vandalisé. Aucun journaliste ne se trouvait à l’intérieur, mais un policier, « blessé sans gravité » par un jet de projectile lors de l’extraction du véhicule, a été conduit à l’hôpital, selon la préfecture de police.
En fin d’après-midi, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a condamné fermement cette « attaque ». « Quand certains s’attaquent à la presse, il n’y a plus de limites », a-t-il déclaré à l’Agence France-Presse alors qu’il se trouvait à la préfecture de police. Après les débordements du 1er Mai, un important dispositif policier avait été prévu pour cette manifestation, deux mille policiers et gendarmes étaient mobilisés.
Des contrôles en amont de la manifestation ont donné lieu à huit interpellations, a fait savoir la préfecture de police en fin de journée, se félicitant que le dispositif renforcé ait « pleinement joué son rôle ».

        Lire aussi :
         

                Poussée de fièvre entre Macron et Mélenchon



Depuis deux jours, le ton était monté entre l’exécutif et LFI, qui s’accusent mutuellement de « remettre en cause la démocratie ». Ils veulent « tenir un discours d’agitation », « ils n’ont jamais accepté la défaite », « ils aiment la démocratie quand ils gagnent », a accusé le chef de l’Etat, dans une allusion implicite aux « insoumis ».
« Nous sommes absolument pour la non-violence, c’est une ligne stratégique », a répliqué le député de Marseille, en dénonçant le « déchaînement de [LRM] contre LFI ». « Je suis sûr que la police va faire ce qu’il faut », « on travaille bien » avec elle, « on lui fait confiance ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Après la visite d’Emmanuel Macron et alors que le référendum sur l’accession du territoire à la pleine souveraineté se tiendra le 4 novembre, de nombreux habitants livrent un bilan contrasté de l’évolution de la collectivité.
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En Nouvelle-Calédonie, le « destin commun » apparaît comme une bien lointaine chimère

Après la visite d’Emmanuel Macron et alors que le référendum sur l’accession du territoire à la pleine souveraineté se tiendra le 4 novembre, de nombreux habitants livrent un bilan contrasté de l’évolution de la collectivité.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 06h56
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 11h30
    |

            Patrick Roger (envoyé spécial en Nouvelle-Calédonie)








                        



                                


                            

« Le passé a été le temps de la colonisation. Le présent est le temps du partage, par le rééquilibrage. L’avenir doit être le temps de l’identité, dans un destin commun », disait le préambule de l’accord de Nouméa du 5 mai 1998.
Mais qu’en est-il de ce « destin commun », version actualisée des « deux couleurs, un seul peuple » qui fut le slogan de l’Union calédonienne pré-indépendantiste des années 1950 ? Pour beaucoup, en Nouvelle-Calédonie, ce « destin commun » s’apparente à un vœu pieux.
Emmanuel Tjibaou avait 13 ans lorsque son père, Jean-Marie Tjibaou, a été assassiné, le 4 mai 1989, à Ouvéa. Il dirige aujourd’hui l’Agence de développement de la culture kanak et le Centre culturel Tjibaou de Nouméa. A six mois du référendum d’accession à la pleine souveraineté, il tire un bilan contrasté de l’évolution du territoire ces trente dernières années.
Bien sûr, constate-t-il, le regard a en partie changé sur la civilisation et le patrimoine kanak, des institutions coutumières ont été reconnues. Mais il y a encore un long chemin à faire pour une réelle prise en considération de l’identité kanak.
Des centaines de « squats »
« Si la Nouvelle-Calédonie a avancé sur la voie de l’affirmation d’un “destin commun”, cela ne s’est pas fait de manière consciente et concertée, juge-t-il. En réalité, pour beaucoup, la prise en compte de l’identité kanak, du métissage, de la vie commune, surtout en ville, des transformations qui doivent accompagner le rapport avec la culture autochtone n’a que peu évolué. Les Kanak, les Mélanésiens de manière générale, sont contraints et forcés d’adopter le mode de vie occidental. C’est une forme d’aliénation déguisée. » Sur ce plan, il estime même que « le politique n’avance pas au rythme de la société, il est en retard ». Et il évoque « ces petits dénis du quotidien [qui] créent un malaise un peu perfide, un peu sournois ».
A quelques centaines...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Dans sa chronique au « Monde », l’économiste explique que le mouvement social a ouvert une période de très forte réduction des inégalités sociales en France.
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Thomas Piketty : « Mai 68 et les inégalités »

Dans sa chronique au « Monde », l’économiste explique que le mouvement social a ouvert une période de très forte réduction des inégalités sociales en France.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 07h16
    |

                            Thomas Piketty (Directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Ecole d’économie de Paris)








                        



                                


                            

Chronique. Faut-il brûler Mai 68 ? Selon ses détracteurs, l’esprit de Mai aurait contribué au triomphe de l’individualisme, voire de l’ultralibéralisme. En vérité, de telles affirmations ne résistent pas à l’examen : le mouvement de Mai 68 a, au contraire, été le coup d’envoi d’une période historique de très forte réduction des inégalités sociales en France, qui s’est ensuite essoufflée pour de tout autres raisons. La question est importante, car elle conditionne l’avenir.
Revenons en arrière. La période 1945-1967 se caractérise en France par une forte croissance, mais également par un mouvement de reconstruction des inégalités, avec à la fois une forte hausse de la part des profits dans le revenu national et une reconstitution des hiérarchies salariales. La part des 10 % des revenus les plus élevés, qui était d’à peine 30 % du revenu total en 1945, s’élève progressivement à 37 % en 1967.
Le pays est tout entier concentré sur la reconstruction, et la priorité n’est pas la diminution des inégalités, d’autant plus que chacun sent bien qu’elles ont énormément diminué à la suite des guerres (destructions, inflation) et des bouleversements politiques de la Libération (Sécurité sociale, nationalisations, grilles salariales resserrées).
Dans ce nouveau contexte, les salaires des cadres et des ingénieurs progressent structurellement plus vite que les salaires bas et moyens dans les années 1950-1960, et dans un premier temps personne ne semble s’en émouvoir. Un salaire minimum a bien été créé en 1950, mais il n’est presque jamais revalorisé par la suite, si bien qu’il décroche fortement par comparaison à l’évolution du salaire moyen.
« Coups de pouce » au salaire minimum
La société n’a jamais été aussi patriarcale : dans les années 1960, 80 % de la masse salariale est touchée par les hommes. Les femmes sont dotées de nombreuses missions (en particulier s’occuper des enfants, apporter du réconfort et de la tendresse à l’âge...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ « Le Monde » a pris connaissance d’une étude fouillée de la direction des affaires criminelles et des grâces réalisée à partir des enquêtes judiciaires ouvertes.
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Qui sont les femmes djihadistes ? une étude inédite sur leur profil et leurs motivations

« Le Monde » a pris connaissance d’une étude fouillée de la direction des affaires criminelles et des grâces réalisée à partir des enquêtes judiciaires ouvertes.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 11h57
    |

            Soren Seelow








                        



                                


                            

Les femmes ayant rejoint les rangs de l’organisation Etat islamique (EI) ont longtemps bénéficié d’un biais de genre inversé, conduisant les acteurs de l’antiterrorisme à sous-estimer leur degré de radicalité. « On a peut-être été trop scrupuleux au début en se disant que les femmes suivaient leur mari et se cantonnaient à des tâches ménagères en Syrie », reconnaissait le procureur de Paris, François Molins, dans un entretien au Monde en 2016.
Une analyse plus fine du phénomène a convaincu le système judiciaire de prendre en compte la spécificité des muhajirat (femmes migrantes), qui sont aujourd’hui systématiquement arrêtées à leur retour.
La direction des affaires criminelles et des grâces (DACG), une direction centrale du ministère de la justice, a même consacré en mars une étude au « djihad des femmes » à partir des auditions de Françaises rentrées de Syrie, trois ans après avoir produit un travail similaire sur les hommes en 2015. Le Monde a pris connaissance de ce document interne.

Destiné aux magistrats, il relève en préambule que le phénomène est historique : la proclamation du « califat », en juin 2014, a été à l’origine d’un « mouvement inédit » de migration de femmes occidentales désireuses d’intégrer une entité terroriste. Au 19 janvier, les services comptabilisaient 298 Françaises ayant rejoint l’EI, soit près de la moitié des 676 adultes recensés sur zone (ces chiffres ne tiennent pas compte des nombreux décès survenus ces derniers mois). Sur les 72 femmes rentrées en France, vingt-six sont mises en examen – dont quinze sont en détention provisoire – et six ont été jugées.
Malgré la difficulté à « dégager une figure type » permettant de fixer une politique de poursuite unique, la DACG met en avant quelques grandes tendances permettant d’interpréter leurs motivations, leurs activités sur zone et la menace que certaines sont susceptibles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », le premier secrétaire du PS dénonce la stratégie de la tension que mènerait Emmanuel Macron et plaide pour une démocratie humaniste.
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Olivier Faure, premier secrétaire du PS : « Violence partout, raison nulle part… »

Dans une tribune au « Monde », le premier secrétaire du PS dénonce la stratégie de la tension que mènerait Emmanuel Macron et plaide pour une démocratie humaniste.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 06h29
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 12h27
    |

Olivier Faure (Premier secrétaire du Parti socialiste)







                        



                                


                            

Tribune. Violence partout, raison nulle part… La formule est abrupte, mais elle traduit une évolution inquiétante. Le terrorisme, sur tous les continents, a déclaré la guerre à la vie et à la civilisation. Sur la planète, la liste est longue des conflits déclenchés par des Etats ou par des groupes armés, qui jettent sur les routes de l’exil des populations menacées par l’insécurité et la pauvreté.

De nouveaux pouvoirs autoritaires émergent et font de la brutalité et de la violence – des actes ou des mots – les ressorts de leur action. Poutine, Trump, Erdogan, Orban sont les incarnations de ce basculement.
La démocratie n’est plus – si elle l’a jamais été – le modèle attractif, naturel, absolu, irrésistible. Les pays démocratiques sont eux-mêmes traversés par des tensions nouvelles qui les fragilisent.
En France, le populisme n’est plus l’exclusivité des nationalistes. Il a gangrené jusqu’au centre de l’échiquier politique. Tout devient affaire de victoire des uns sur les autres, des uns contre les autres. Tout débat se transforme en combat et exige la défaite totale de l’adversaire.
Stratégie de la tension
Au-delà de la violence inacceptable de quelques groupuscules, cette brutalité s’exprime sans fard sur les réseaux sociaux dans le confort de l’anonymat qu’autorisent les pseudonymes. La politique s’y résume de manière croissante à la polémique.
Cette brutalité, c’est celle du débat public où la « disruption » vaut la conviction, la « transgression » fait la réputation. Dans les médias, le slogan a remplacé l’argument, l’agressivité devient le charisme. Cette violence, les partis et les responsables politiques peuvent choisir de s’en accommoder, voire de l’encourager et « en même temps » de la déplorer.
C’est le choix que le gouvernement confirme, mois après mois. Loin de chercher à établir des ponts, à engager le dialogue pour bâtir des compromis, l’exécutif cherche au contraire à exacerber...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ La « conférence » de Cambo-les-Bains a pour objectif de tourner « la page » de la dernière insurrection armée d’Europe occidentale.
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ETA : le sommet d’Arnaga veut ouvrir la réconciliation au Pays basque

La « conférence » de Cambo-les-Bains a pour objectif de tourner « la page » de la dernière insurrection armée d’Europe occidentale.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 23h31
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 05h30
    |

                            Michel Garicoïx (Bayonne, correspondant)








                        



   


Avec, en fond de scène, la belle villa néo-basque « Arnaga » édifiée au XXe siècle par l’écrivain Edmond Rostand, élus, acteurs politiques et sociaux des deux parties du Pays basque se sont retrouvés vendredi 4 mai à Cambo les Bains (Pyrénées Atlantiques) et ont rendu publique une déclaration « pour avancer vers la résolution du conflit au Pays basque ». Avec leurs invités internationaux, ils entendent ainsi prolonger la dissolution effective de ETA lue la veille à Genève par Josu Urrutikoetxea, l’un des responsables de l’organisation séparatiste.
Successivement une jeune femme symboliquement venue de Gernika (la ville de Biscaye bombardée en 1937), le bayonnais Michel Camdessus (un temps directeur du Fonds monétaire international), le négociateur anglais Jonathan Powell puis l’élu mexicain Cuauhtémoc Cárdenas lisent une déclaration appelant à tourner une page de l’histoire : la disparition de Euskadi Ta Askatasuna (ETA, « Pays basque et liberté ») doit engager une période de réconciliation de la société basque, prenant en compte toutes les victimes du conflit et les 347 prisonniers aujourd’hui incarcérés dans les prisons espagnoles et françaises.

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Manque d’autocritique
Ce sommet international a été mis sur pied par Bake bidea, une organisation pour la paix installée à Bayonne, le Forum social basé au Pays basque espagnol et les experts du « Groupe de contact international ». Les avaient rejoints des sénateurs, députés et maires des Pyrénées Atlantiques ainsi que des responsables venus de la Communauté autonome basque et de la Navarre au sud de la frontière. Et tous d’appeler à une nouvelle étape après le « Forum d’Aiete » qui avait, le 17 octobre 2011 à Saint-Sébastien, précédé la renonciation de ETA à la lutte armée.
Si le Parti nationaliste basque (PNV, majoritaire), la gauche indépendantiste (EH Bildu), Podemos ont pris le chemin de Cambo, d’autres formations du sud comme le Parti populaire ou la branche basque du Parti socialiste (PSOE) ont marqué leur distance, tout comme les gouvernements autonomes d’Euskadi et de Navarre, tous deux dirigés par des nationalistes. Ces derniers estiment incomplètes les déclarations de ETA sur les victimes, et sans autocritique. Ils regrettent que les actes autour de sa dissolution ne se passent pas au sud des Pyrénées (là où les événements les plus tragiques ont eu lieu).

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« Fruit du dialogue »
Venus d’horizons variés, les participants au sommet ont des analyses proches. Ainsi Jean-René Etchegaray, maire UDI de Bayonne et président de la Communauté d’agglomération Pays basque, rappelle que le premier souhait à Aiete était qu’ETA arrête la lutte armée « et elle a tenu parole » ; le second que les Etats interviennent pour aboutir à la paix. A défaut, « une dynamique sociale s’est enclenchée qui a abouti le 8 avril 2017 à la remise des armes de ETA ». Si bien que Arnaga est une nouvelle étape du chemin à venir, conclut-il. Une notion reprise par l’irlandais Gerry Adams (faire la paix est tout un voyage) comme par Brian Currin du Groupe de contact : « La dissolution est effective, et c’est le fruit du dialogue. Dommage que les gouvernements ne se soient pas associés. Le parcours n’est pas achevé : à nous de jeter des ponts vers les victimes et les prisonniers ».
Le sénateur Les Républicains des Pyrénées Atlantiques, Max Brisson, précise : « La réconciliation en Pays basque passe par la reconnaissance de toutes les victimes, de toutes les souffrances. Il faut regarder notre passé en face, sans zone d’ombre. Pensons à la fois aux enfants des victimes et à ceux des prisonniers, pour qu’ils n’entretiennent pas à leur tour un foyer de haine et de rancœur ». En écho à la fois aux 358 « crimes non résolus » dénoncés par l’association des victimes Covite comme aux actions contre les membres de ETA en territoire français menées par les Groupes antiterroristes de libération (GAL) ou aux 4 113 cas de torture policière entre 1960 et 2014 recensés par le Gouvernement basque.

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Côté français, « nous avons à ce jour obtenu le rapprochement d’une dizaine de prisonniers vers le sud-ouest et nous y travaillons », se réjouit Vincent Bru, député MoDem et ex-maire de Cambo. Mais les perspectives outre Pyrénées sont différentes avec une situation politique espagnole marquée par la montée des enchères entre Parti populaire et Ciudadanos.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Seize personnes ont été présentées au tribunal correctionnel de Paris, jeudi et vendredi, lors de comparutions immédiates parfois ubuesques. Les trois qui ont été jugées ont été relaxées.
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Violences en marge du défilé du 1er-Mai : « Mais où sont les “black blocs” ? »

Seize personnes ont été présentées au tribunal correctionnel de Paris, jeudi et vendredi, lors de comparutions immédiates parfois ubuesques. Les trois qui ont été jugées ont été relaxées.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 21h59
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 11h34
    |

            Henri Seckel








                        


Ce serait donc ça, les castagneurs du fameux « black bloc », ces quelque 1 200 individus tout de noir vêtus ayant, pour certains, commis des violences lors de la manifestation parisienne du 1er-Mai ? Dans la foulée des incidents survenus mardi, 102 personnes avaient été placées en garde à vue – dont une bonne moitié rapidement relâchées et mises hors de cause. Seize d’entre elles passaient en comparution immédiate, jeudi 3 et vendredi 4 mai, devant le tribunal correctionnel de Paris. Mais d’évidence, une majorité de ces prévenus poursuivis pour « participation à un groupement formé en vue de commettre des violences ou des dégradations » n’avaient pas grand-chose à voir avec des professionnels de l’émeute.

        Sur la manifestation de mardi :
         

          Qui sont les 15 000 personnes qui ont défilé devant le cortège syndical ?



Deux ont été vus jetant un projectile sur les CRS, en l’occurrence une bouteille en verre et un caillou, mais il est permis de se demander sur quels critères les autres ont été arrêtés – parfois loin du cortège, et bien après sa dispersion.
Manifestement, pour certains, c’est juste qu’on les avait sous la main, qu’il s’agisse de cette auxiliaire puéricultrice de 46 ans, accusée d’avoir ramassé un terminal de carte bleue dans le McDo ravagé de la gare d’Austerlitz, ou de cette frêle apprentie vitrailliste de 24 ans angoissée comme tout, à qui l’on reproche d’avoir eu dans son sac une clé Allen – le petit L métallique à embout hexagonal, que la justice considère comme « une arme de catégorie D2 ».
Par définition, les plus aguerris échappent au tribunal
« Mais où sont les “black blocs” ? », a raillé un avocat de la défense. Par définition, les plus aguerris, ceux qui savent se fondre dans la foule après les violences et échapper aux arrestations, n’atterrissent pas dans un box de tribunal, où les prévenus des 3 et 4 mai, visage marqué par la fatigue de quarante-huit heures de garde à vue, n’avaient parfois même pas l’air de seconds couteaux, mais plus de dommages collatéraux ne comprenant pas bien ce qu’ils faisaient là.
Beaucoup devaient leur présence au tribunal non pas à la commission constatée d’une infraction, mais uniquement à l’accoutrement sombre qu’ils avaient enfilé le jour de la manifestation, ou à la possession de sérum physiologique ou de masques destinés à contrecarrer les effets des gaz lacrymogènes.
A l’exception d’un prévenu condamné trois fois pour des graffitis, tous avaient un casier judiciaire vierge. Aucun n’était un marginal en rupture avec la société, bien au contraire. Un ingénieur sorti de l’Ecole centrale de Lyon, un cuisinier, des étudiants en sciences, en histoire ou en psychologie, un cadreur, une directrice de production dans le cinéma… La 23e chambre du tribunal de Paris a eu affaire à une jeunesse de la classe moyenne, éduquée, parfaitement insérée, et animée d’une conscience politique et de convictions réelles, notamment au sujet de la justice sociale ou de l’écologie.
« Je cherchais uniquement à exprimer mes opinions »
Aussi a-t-il semblé curieux à certains de devoir se justifier d’aller à une manifestation. Coline S., par exemple, la benjamine des prévenues, 19 ans. Cette étudiante – histoire de l’art et anglais cette année, réorientation en sociologie l’an prochain – vivant chez ses parents dans le 4e arrondissement de Paris a été arrêtée vers 20 h 30 dans le Quartier latin, et a dû répondre de la possession d’un masque chirurgical dans son sac.
« Pourquoi allez-vous à la manifestation avec ce genre d’instruments ?, lui a demandé la procureure.
– J’ai constaté que lors des manifestations, il y avait parfois des tirs de lacrymogènes qui pouvaient être néfastes pour le nez, la gorge ou les yeux, et je ne voulais pas en pâtir ou en subir les séquelles, répond la jeune femme dans un langage presque châtié. Je n’étais pas à l’avant du cortège, j’ai porté ce masque à partir du moment où des gaz lacrymogènes se sont propagés autour de nous.
– Pourquoi, à ce moment-là, avez-vous mis votre masque au lieu de quitter la manifestation ?
– Il me semblait que ma présence était importante pour mes convictions, et les gaz lacrymogènes, bien que très incommodants, n’étant pas mortels, j’ai préféré rester.
– En quoi votre présence était-elle importante ? »
Soupir désabusé de la jeune manifestante face à la représentante de l’ordre, qui pourrait être sa mère : « Madame, je cherchais uniquement à exprimer mes opinions. Nous n’avons commis aucune violence. Je pense qu’il y a un problème en France avec la façon dont la politique est menée, et je voulais montrer mon soutien aux personnes qui s’y opposent. »
Mise en scène
« A partir du moment où l’on est à côté d’individus venus pour casser du policier, on est nécessairement associé à ce genre d’intention », a asséné la procureure, qui n’avait pas toujours l’air de croire elle-même à ce qu’elle disait. « On comprend qu’il y ait la volonté d’apporter une réponse pénale immédiate aux dégradations », a suggéré un avocat, mais cela a mené à « l’interpellation massive de gens qui n’y ont pas participé ». Un autre : « La police a interpellé ceux-là parce qu’elle n’avait pas réussi à interpeller les vrais casseurs. » Un troisième : « On a le sentiment d’une mise en scène du spectacle de la justice. »
Bilan de ces audiences en urgence : treize des seize prévenus ont obtenu le renvoi de leur procès fin mai ou début juin – parmi eux, quatre restent en détention provisoire pour avoir menti sur leur identité. Les trois autres (dont Coline S.) ont choisi d’être jugés immédiatement : trois relaxes, inévitables compte tenu de la légèreté des dossiers. Ces comparutions immédiates ont surtout permis de souligner, en creux, à quel point les manifestants masqués du « black bloc » étaient un casse-tête pour les forces de l’ordre : comment arrêter et envoyer au tribunal les personnes véritablement violentes ?

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Cette pâte gluante et visqueuse, dont la fabrication artisanale est devenue une mode sur les réseaux sociaux, aurait provoqué entre autres « plusieurs dizaines » de cas d’allergies, de brûlures, et d’eczéma.
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L’Anses alerte sur les risques du « slime » fait maison

Cette pâte gluante et visqueuse, dont la fabrication artisanale est devenue une mode sur les réseaux sociaux, aurait provoqué entre autres « plusieurs dizaines » de cas d’allergies, de brûlures, et d’eczéma.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 21h07
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 06h29
    |

                            Cécile Frangne








                        



   


Il suffit de taper « slime » (« bave » en anglais) sur n’importe quel moteur de recherche pour se rendre compte de l’ampleur du phénomène. Vidéos de tutoriels visionnées des millions de fois, photos relayées sur Instagram et Twitter sous le mot-clé #slime… Cette pâte à malaxer gluante et visqueuse a été popularisée en 1984 par la sortie outre-Atlantique du film Ghostbusters, et de son redoutable fantôme vert fluo prénommé « Slimer ».
Commercialisée par l’entreprise Mattel, la mixture a fait son grand retour en France en 2017 parmi les enfants et les adolescents, qui la fabriquent désormais eux-mêmes à l’aide de différentes méthodes trouvées sur Internet.
Des recettes artisanales, notamment à base de colle à papier et de lessive, qui ne sont pas sans danger, a mis en garde l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), dans un avis publié vendredi 4 mai. Depuis 2017, « plusieurs dizaines » de signalements d’effets secondaires liés au « slime » ont été « brutalement » remontés à l’agence par les centres antipoison et le réseau de vigilance en dermato-allergologie, constate le professeur Gérard Lasfargues, directeur général délégué du pôle sciences pour l’expertise de l’Anses.
« Certains conservateurs contenus dans la colle à papier liquide sont toxiques, et ont notamment produit atteintes à la peau, allergies et brûlures. Quant aux solvants également présents, ils provoquent des problèmes des voies respiratoires et peuvent atteindre le système nerveux central », énumère-t-il.
Toxique pour la fertilité et la reproduction
Les inquiétudes de l’agence se portent également sur l’une des composantes obligatoires de la mixture, l’acide borique ou borax, qui permet justement de donner à la pâte son caractère gluant et visqueux. On le retrouve notamment dans les liquides de lavage des lentilles de contact. « Cet élément chimique a été classé par la réglementation européenne comme toxique probable pour la fertilité et la reproduction, alerte le professeur Lasfargues. Il est particulièrement dangereux quand il est détourné de son usage habituel. »
Pour éviter que cette substance ait des effets sur les enfants, une directive européenne relative à la sécurité des jouets a d’ailleurs fixé « un taux maximal de migration » d’acides boriques de 300 milligrammes par kilogramme.
L’Anses s’est saisie du dossier dès la fin de 2017 avec la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), afin de faire contrôler les kits vendus dans le commerce. Deux kits dépassant les niveaux autorisés en acide borique ont d’ailleurs depuis été retirés du marché.
Selon le professeur Lasfargues, « il est encore trop tôt » pour se prononcer sur les effets à long terme du « slime » sur la santé. Toutefois, en attendant les premiers résultats du travail d’analyse de l’Anses, qui recense encore les différentes pathologies développées à son contact, l’agence « déconseille la manipulation quotidienne et répétée » de la substance fabriquée artisanalement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Dans une « déclaration finale », datée du 3 mai, Euskadi ta Askatasuna (ETA) a annoncé sa dissolution. Retour en cartes sur les enjeux de cette annonce.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ La députée LRM de la Nièvre, Perrine Goulet, avait émis cette proposition dans le cadre d’une commission d’enquête sur la sûreté de ces installations.
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Greenpeace porte plainte contre une députée qui a suggéré de « tirer » sur les intrus dans les centrales nucléaires

La députée LRM de la Nièvre, Perrine Goulet, avait émis cette proposition dans le cadre d’une commission d’enquête sur la sûreté de ces installations.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 17h25
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 17h36
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

L’intervention de la députée (LRM) de la première circonscription de la Nièvre, Perrine Goulet, le 22 mars, avait glacé le sang des militants de Greenpeace France. Membre de la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires qui auditionnait, ce jour-là, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, la parlementaire avait suggéré de « tirer » en cas d’intrusion dans une centrale nucléaire.
Alors que plusieurs de ses activistes se sont introduits, à l’automne 2017, dans l’enceinte deux centrales nucléaires afin, explique Greenpeace, de « démontrer l’extrême vulnérabilité des piscines d’entreposage de combustible usagé, hautement radioactif, face aux risques d’attaques extérieures », l’organisation écologiste a déposé, le 25 avril, une plainte avec constitution de parties civiles contre Mme Goulet pour « provocations à un crime et à un délit non suivis d’effet » au tribunal de grande instance de Paris.
Lors de l’audition du 22 mars, retransmise en directe sur le portail vidéo de l’Assemblée nationale, Gérard Collomb avait souligné que les ONG, et en particulier Greenpeace, prennent « la précaution d’afficher leur nom de loin sur les banderoles, ce qui, évidemment, ne suscite par le même type de réaction que si quelqu’un d’inconnu venait pénétrer » dans des sites sensibles. Députée LRM de la Somme et rapporteure de la commission, Barbara Pompili, avait alors objecté : « A ce moment-là, le bon petit terroriste va prendre la banderole Greenpeace », inspirant ainsi Mme Goulet.
« Tirer dans les jambes »
« Pourquoi nous ne ferions pas un peu comme aux Etats-Unis ? Avec une sécurisation par miradors et possibilité, effectivement, de ne pas se poser de questions, et quand il y a une intrusion, de tirer ?, avait interrogé cette dernière. Je pense qu’à un moment il va falloir ne plus distinguer, puisque c’est un délit de rentrer sur une...




                        

                        

