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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Comores et Mayotte, si loin, si proches (4/4). Le conflit territorial n’est pas seulement alimenté par la crise migratoire. Historiens et géologues s’en mêlent aussi.
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Analyse

Entre Comoriens et Mahorais, deux lectures différentes de l’histoire

Comores et Mayotte, si loin, si proches (4/4). Le conflit territorial n’est pas seulement alimenté par la crise migratoire. Historiens et géologues s’en mêlent aussi.

Par                                            Ghalia Kadiri (envoyée spéciale aux Comores)




LE MONDE
              datetime="2018-05-06T18:00:23+02:00"

        Le 06.05.2018 à 18h00






    
A Moroni, en février 2015.
Crédits : MARCO LONGARI / AFP


Il a suffi de quelques semaines pour que le pays bascule dans le chaos. Moins d’un mois après la proclamation de l’indépendance des Comores, le 6 juillet 1975, le pays essuie un premier coup d’Etat. Puis une vingtaine d’autres. A peine sorti du giron français, l’Etat comorien n’a cessé d’être déstabilisé, livré à des mercenaires, français pour la plupart, dont le tristement célèbre Bob Denard.
Cette période de grande confusion va faire tomber dans l’oubli le contentieux territorial de Mayotte, restée sous drapeau français. Rendre Mayotte, mais la rendre à qui ? Dans les années 1990, l’Union des Comores est en miettes. Aux putschs successifs s’ajoute la sécession, en 1997, de deux îles sur les trois que le pays a conservées : Anjouan puis Mohéli, quelques jours plus tard, se séparent de la Grande Comore, avant le débarquement en 2008 des forces comoriennes avec l’appui de l’Union africaine.

        Présentation de notre série
         

          Comores et Mayotte, si loin, si proches



Les investisseurs, découragés par l’instabilité chronique, ne viennent pas. Le pays, plus désuni que jamais, ne parvient même pas à nourrir une population de moins d’un million d’habitants. Comment peut-il alors revendiquer sa souveraineté territoriale sur Mayotte face au géant français ?
Le 12 novembre 1975, la cause comorienne avait pourtant fait un pas de géant : dans sa résolution 3385, l’ONU admettait les quatre îles de l’archipel dans les Comores. Contrairement à la recommandation de la charte de décolonisation des Nations unies, la France avait en effet procédé à un décompte des voix île par île lors de la consultation de décembre 1974 sur l’indépendance. S’ensuivirent une vingtaine de résolutions, non contraignantes, condamnant la présence française dans le lagon mahorais.
Des cicatrices profondes
Vingt-trois ans plus tard, la pression migratoire exercée par les Comoriens à Mayotte, elle-même secouée par une grave crise sociale, a ravivé le conflit. Depuis fin 2017, les autorités mahoraises ont multiplié les expulsions de Comoriens sans papiers. Moroni a durci le ton et refoulé, depuis fin mars, les navires transportant ses citoyens expulsés du département français.
Mais la bataille au sujet de Mayotte ne peut être réduite au problème de l’immigration clandestine. L’histoire, avant tout, a laissé des cicatrices profondes chez les habitants de l’archipel. A Mayotte, elle est d’ailleurs utilisée par les défenseurs de la départementalisation comme un argument pour la distinguer de ses trois îles sœurs. Les géologues jurent qu’elle est la première à avoir émergé de l’océan. Les historiens ne manquent pas de rappeler que, durant près d’un demi-siècle, Mayotte est restée la seule île sous souveraineté française de l’archipel, afin d’étayer la thèse de deux peuples qui n’ont jamais eu le sentiment d’une appartenance commune ni la volonté de vivre ensemble.

        Episode 2
         

          Comment le « visa Balladur » a fragilisé l’équilibre comorien



Il est vrai qu’au pays des « sultans batailleurs », Mayotte a été la première à devenir française. En 1841, le sultan de légitimité contestée, Andriantsuli, se place sous la protection de la France pour l’aider à combattre les invasions malgaches. Il cède Mayotte à la France, qui n’étendra son emprise aux autres îles qu’en 1886. Lorsque l’archipel est détaché de la colonie de Madagascar, c’est à Mayotte qu’est installé le centre administratif des Comores. Puis, en 1966, la capitale est déplacée à Moroni, en Grande Comore. 
« Les Mahorais voient alors disparaître les activités économiques liées à la présence des fonctionnaires et craignent une suprématie grand-comorienne. Des mouvements politiques commencent à défendre l’idée d’une identité culturelle mahoraise distincte de celle des autres îles », écrit l’ethnologue Amélie Barbey dans un article sur « les migrations comoriennes dans l’ouest de l’océan Indien » (2009). C’est l’une des raisons qui expliqueraient pourquoi, en 1974, plus de 63 % des Mahorais ont préféré rester français.
Des divisions internes
Aux Comores, la lecture mahoraise de l’histoire est perçue comme une tentative de la France d’instrumentaliser la question insulaire pour encourager la « balkanisation » de l’archipel. « Ce ne sont pas les idées propres des Mahorais : cela fait quarante-trois ans que les Français façonnent leur esprit de toutes pièces, balaye Saïd Hassane Saïd Hachim, ancien ministre comorien des affaires étrangères. Aujourd’hui, les historiens et les sociologues mahorais réécrivent l’histoire en niant même l’existence de Mayotte dans les Comores ! Au fur et à mesure, les gens vont finir par le croire. »

        Episode 3
         

          Aux Comores, on ne transige pas avec la « fierté nationale »



A 85 ans, cet admirateur du général De Gaulle, dont le portrait trône sur la bibliothèque de son salon, veut toutefois régler le conflit « amicalement et fraternellement ». « Nous n’avons pas pris les armes, nous avons une histoire forte et une amitié avec la France », rappelle, en bon diplomate, l’ancien ministre. Aux Comores, même les militants les plus virulents l’admettent : une sortie de conflit est inconcevable sans la France, où vivent entre 150 000 et 300 000 Comoriens qui alimentent l’économie du pays. Les liens avec l’ancien colonisateur sont forts. A Moroni, restée très francophile, on entend encore le terme « métropole ».
Reste que, malgré le discours d’unité des Comoriens, des divisions internes déchirent le pays. Si à Grande Comore on se préoccupe de l’avenir de Mayotte au sein de l’archipel, Anjouan et Mohéli, profondément marquées par la crise séparatiste de 1997, s’inquiètent surtout de leur propre destin. Sur ces deux îles, une frustration est née : les habitants reprochent aux politiques de concentrer tous leurs efforts de développement sur Grande Comore. A Anjouan, où l’Etat semble bien loin, seules les initiatives locales permettent de lutter contre une misère sans nom. En face, l’eldorado mahorais apparaît pour beaucoup comme leur dernier recours.

Sommaire de notre série : Comores et Mayotte, si loin, si proches
Le Monde Afrique s’est rendu dans l’archipel, côté comorien, pour comprendre les origines et les conséquences d’un conflit territorial dont les échos résonnent jusqu’au cœur de la France.

        Episode 3
         

          Aux Comores, on ne transige pas avec la « fierté nationale »




        Episode 2
         

          Comment le « visa Balladur » a fragilisé l’équilibre comorien




        Episode 1
         

          Entre Comoriens et Mahorais, le ressentiment menace de tourner à l’orage




        Présentation de notre série
         

          Comores et Mayotte, si loin, si proches







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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Sa vie n’est pas en danger, selon son assistant. Des élections législatives doivent se tenir dans quelques mois.
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Pakistan : le ministre de l’intérieur blessé par balle dans une tentative supposée d’assassinat

Sa vie n’est pas en danger, selon son assistant. Des élections législatives doivent se tenir dans quelques mois.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 17h33
   





                        


Le ministre de l’intérieur du Pakistan, Ahsan Iqbal, a été blessé par balle, dimanche 6 mai, mais sa vie n’est pas en danger, a fait savoir son assistant. « Ahsan Iqbal a été visé et blessé au bras droit, a déclaré Asim Khan. Il est hors de danger, mais il a été transporté dans un centre médical à Lahore », a-t-il poursuivi, ajoutant que son assaillant avait été arrêté. Aucun autre détail n’est pour l’instant disponible.

        Lire aussi :
         

                Pakistan : la justice destitue le ministre des affaires étrangères à quelques mois des élections



Le premier ministre, Shahid Khaqan Abbasi, a condamné l’attaque, qui s’est produite alors que le Pakistan se prépare à des élections législatives dans les mois à venir, dont la date définitive n’est pas encore fixée.
Le ministre assistait à un meeting électoral
D’après Malik Ahmed Khan, un porte-parole du gouvernement du Penjab, où la tentative d’assassinat supposée a eu lieu, Ahsan Iqbal assistait à un meeting électoral dans sa circonscription du district de Narowal.
« L’assaillant allait tirer une seconde fois quand la police et les participants au meeting l’ont neutralisé », a-t-il poursuivi, ajoutant que le ministre était en train d’être opéré et confirmant que sa vie n’était pas en danger.
L’attaque survient alors que le parti au pouvoir, la Ligue musulmane pakistanaise (PMLN), a fait face à de lourdes déconvenues. La Cour suprême a destitué en juillet 2017 pour corruption de l’ex-premier ministre Nawaz Sharif, depuis lors interdit de diriger le PMLN, qu’il a créé, puis de participer à vie à tout scrutin. La justice pakistanaise a ensuite démis en avril l’un de ses proches, le ministre des affaires étrangères Khawaja Asif, pour violation des règles électorales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Depuis sa prise de fonctions, en 2013, le président chinois a renforcé considérablement l’emprise du Parti communiste sur la vie des affaires. Après l’industrie et la finance, l’Etat s’attaque aujourd’hui au secteur des nouvelles technologies.
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édition abonné


Le capitalisme selon Xi Jinping

Depuis sa prise de fonctions, en 2013, le président chinois a renforcé considérablement l’emprise du Parti communiste sur la vie des affaires. Après l’industrie et la finance, l’Etat s’attaque aujourd’hui au secteur des nouvelles technologies.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 17h00
    |

            Harold Thibault et 
Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

C’est le journal officiel du Parti communiste chinois (PCC), Le Quotidien du peuple, qui relate l’épisode. Dans une coentreprise de Dongfeng avec Cummins, un fabricant de moteurs de l’Indiana (Etats-Unis), la cellule du parti a refusé la nomination d’un cadre, pourtant décidée par la hiérarchie américaine. « Après un examen à 360 degrés par le comité du parti, il est apparu que le camarade manquait de leadership, et de compréhension en général. Finalement, le directeur général américain s’est rendu au jugement du parti », détaille l’article, publié en décembre 2017.
Lorsque Xi Jinping a été nommé secrétaire général du parti unique, à l’automne 2012, le doute a plané sur ses intentions. Son père, Xi Zhongxun, s’il fut l’un des grands révolutionnaires qui accompagnèrent Mao Zedong, devint, après la mort du Grand Timonier, en 1976, l’un des principaux conseillers de Deng Xiaoping, l’artisan des réformes économiques. Son fils serait-il, quatre décennies plus tard, l’homme qui relancerait l’ouverture ?
Il est toujours possible de faire des affaires dans le pays, mais la loyauté au parti prime, et ses priorités font loi
Au contraire, M. Xi a considérablement renforcé l’emprise du parti sur la vie des affaires. L’attitude du parti chez Dongfeng répond à des instructions au sommet de l’Etat. En octobre 2017, lors du XIXe congrès du Parti communiste, le président chinois Xi Jinping avait appelé à renforcer le parti « dans le gouvernement, l’armée, la société, les écoles, au nord, au sud, à l’est, à l’ouest et au centre ». « Le parti dirige tout », avait-il asséné. Peu après, une note a été envoyée aux membres du parti de la province centrale du Hunan, leur demandant d’inscrire la place du parti dans les documents légaux des entreprises, publiques ou privées, d’après une fuite dans la presse locale, rapidement censurée.
Il est toujours possible de faire des affaires dans le pays, mais la loyauté au parti prime,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Le spécialiste de l’économie chinoise décrypte, dans un entretien au « Monde », la montée au sein de l’Empire Céleste d’un capitalisme d’Etat autoritaire qui entend donner aux entreprises publiques toute leur importance, sans tuer le secteur privé créateur d’emplois.
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édition abonné


Jean-François Huchet : « Xi Jinping n’est pas du tout un libéral ni un grand réformateur »

Le spécialiste de l’économie chinoise décrypte, dans un entretien au « Monde », la montée au sein de l’Empire Céleste d’un capitalisme d’Etat autoritaire qui entend donner aux entreprises publiques toute leur importance, sans tuer le secteur privé créateur d’emplois.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 17h00
    |

            Harold Thibault








                        



                                


                            

Jean-François Huchet, professeur à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco) et spécialiste de l’économie chinoise, décrypte la montée d’un capitalisme d’Etat autoritaire.
En cinq années au pouvoir, Xi Jinping a-t-il tenu ses promesses économiques ?
En 2013, un certain nombre d’annonces ont laissé penser qu’il allait y avoir une nouvelle impulsion dans les réformes économiques. On parlait d’ouverture du capital des entreprises d’Etat, de déréglementation du secteur financier, d’ouverture du secteur de l’énergie. Ce sont des sujets sur lesquels la précédente direction du Parti communiste chinois avait fait maintes annonces, sans parvenir à entreprendre de réformes.
Or, cinq ans après, on se rend compte que Xi Jinping a été bien plus prudent que prévu et qu’il n’est pas du tout un libéral ni un grand réformateur. La baisse de l’importance du secteur d’Etat avait déjà commencé dans les années 1990, avant de ralentir lors de la fin de mandat du président Hu Jintao et du premier ministre Wen Jiabao, en 2013. Ce ralentissement a continué sous Xi Jinping et, ces dernières années, le secteur public s’est même plutôt renforcé. Dans le développement des infrastructures en province, les entreprises d’Etat sont très bien positionnées. S’ajoutent tous les investissements réalisés à l’extérieur de la Chine, en particulier depuis l’avènement du projet de nouvelles routes de la soie, où les entreprises publiques sont, là aussi, extrêmement bien placées.
On parle de centralisation du pouvoir politique, est-ce aussi le cas dans l’économie ?
L’autre changement est la recentralisation des finances et du système fiscal. On a une volonté, de la part de Xi Jinping, de mettre un peu d’ordre dans ce qui s’était passé à la fin des mandats de Hu Jintao et Wen Jiabao, avec, notamment, le fort endettement des gouvernements locaux. Il y a une peur réelle de la dette, à juste titre, mais aussi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour protester contre le contrôle de la région par l’Inde et contre les violences policières.
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Cachemire : 10 morts durant des affrontements avec la police

Des milliers de personnes sont descendues dans les rues pour protester contre le contrôle de la région par l’Inde et contre les violences policières.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 15h33
   





                        



   


Cinq insurgés supposés ont été abattus dimanche 6 mai par l’armée indienne au Cachemire, et cinq civils ont trouvé la mort lors de manifestations qui ont suivi, a annoncé la police locale.
Alertées par une dénonciation de rebelles supposés retranchés dans une maison, les forces armées indiennes sont intervenues dans le village de Badigam, dans le district de Shopian, au sud de Srinagar, la capitale de la région, a expliqué le directeur général de la police, Shesh Paul Vaid.
Les insurgés ont refusé de se rendre, entraînant de violents échanges de coups de feu. Cinq d’entre eux ont été tués, a dit à l’AFP le responsable policier.
Des milliers de personnes dans la rue
Un appel à se rendre avait été lancé en particulier à un sociologue universitaire, Mohammad Rafi Bhat, qui avait rejoint vendredi les rangs des rebelles. « Nous avons fait venir son père pour le persuader de se rendre, mais comme les autres, il a refusé », selon Shesh Paul Vaid.
L’université du Cachemire, où il enseignait, a fermé pour deux jours, selon un communiqué de l’établissement.
Parmi les cinq insurgés tués figurait également un commandant du Hizbul Mujahideen, un groupe important de rebelles, toujours selon Shesh Paul Vaid.
Des milliers de personnes sont descendues dans les rues dans le sud du Cachemire à la suite de cet incident pour manifester leur soutien aux insurgés tués et dénoncer le contrôle de l’Inde sur la région, les forces gouvernementales ouvrant alors le feu pour disperser la foule, ont rapporté des témoins et un représentant de la police.
Un médecin de l’hôpital de Shopian a fait état de centaines de personnes nécessitant des soins. « Nos capacités sont au maximum. Nous ne disposons plus de médicaments de première nécessité. Il n’y a plus d’ambulances », a-t-il dit à l’AFP.
Un autre porte-parole de la police, s’exprimant sous le couvert de l’anonymat, a évoqué quant à lui une trentaine de personnes blessées au moins.
Le couvre-feu a été instauré dimanche 6 mai à Srinagar, la capitale du Cachemire indien, et les liaisons par Internet fermées dans la majeure partie de la région.
Protestation contre le contrôle de l’Inde sur la région
Le plateau himalayen du Cachemire est de facto divisé entre l’Inde et le Pakistan. Depuis la partition de 1947, New Delhi et Islamabad s’affrontent pour son contrôle, un conflit dont découle une insurrection séparatiste dans la partie indienne.
Trois insurgés supposés et un civil avaient été tués samedi 5 mai lors d’une fusillade à Srinagar.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Quatre agents de l’Etat ont été tués lors d’une attaque d’un poste de contrôle de l’armée tchadienne dans la nuit de samedi à dimanche.
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Compte rendu

Six morts dans une attaque de Boko Haram sur une île du lac Tchad

Quatre agents de l’Etat ont été tués lors d’une attaque d’un poste de contrôle de l’armée tchadienne dans la nuit de samedi à dimanche.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-06T15:14:32+02:00"

        Le 06.05.2018 à 15h14

     •
              itemprop="dateModified"
          datetime="2018-05-06T17:13:42+02:00"

        Mis à jour le 06.05.2018 à 17h13






    
Un village sur le lac Tchad, le 7 septembre 2007.
Crédits : Zohra Bensemra/REUTERS


Quatre agents de l’Etat, un militaire et un civil, ont été tués lors d’une attaque d’un poste de contrôle de l’armée tchadienne sur une île du lac Tchad dans la nuit de samedi 5 mai à dimanche 6 mai, a appris l’Agence France-Presse de source militaire.
« Des éléments de Boko Haram ont attaqué un poste avancé de l’armée tchadienne de la localité de Gabalami, non loin de Kinassarom, sur une île du lac Tchad, tuant deux douaniers, deux agents des eaux et forêts, un militaire et un civil », a déclaré cette source.
Les assaillants ont été « repoussés » et ont réussi à s’enfuir sans subir de pertes.
Les attaques de Boko Haram se multiplient
Les attaques du groupe djihadiste nigérian Boko Haram se sont multipliées ces derniers mois au Tchad, pays voisin du Nigeria.
Le 18 avril, la télévision nationale tchadienne avait annoncé que trois soldats tchadiens avaient été tués dans un « accrochage » avec des membres de Boko Haram, sans préciser le lieu. Au même moment, des combats se déroulaient entre le goupe djihadiste et des soldats de la Force multinationale mixte (FMM, force régionale de lutte contre Boko Haram) dans la localité d’Arge, dans le district d’Abadam, au Nigeria, à la frontière avec le Tchad.
Le 27 mars, un autre soldat tchadien, ainsi que vingt membres de Boko Haram avaient été tués dans la région du lac Tchad.
Un mois plus tôt, en février, ce sont deux militaires tchadiens, dont un capitaine, qui avaient trouvé la mort dans une embuscade du groupe djihadiste, dans cette même région du lac. Cette embuscade était la première en territoire tchadien de combattants de Boko Haram depuis mai 2017, au cours de laquelle neuf soldats tchadiens avaient été tués.
Depuis plusieurs années, l’armée tchadienne et des « comités de vigilance » civils patrouillent dans la zone du lac Tchad pour empêcher le retour de djihadistes de Boko Haram dans la région.
Les membres de Boko Haram ont été chassés par l’armée tchadienne et par la FMM de la plupart des localités tchadiennes autour du lac dont ils s’étaient emparés.
Du côté nigérian, l’armée traque les djihadistes dans l’un de leurs principaux fiefs, la forêt de Sambisa (Etat de Borno, Nord-Est).
Boko Haram sévit essentiellesment au Nigeria, où il commet des attentats meurtriers et des attaques contre les forces de l’ordre et procède à des enlèvements de jeunes filles. Mais le groupe djihadiste frappe également dans plusieurs pays frontaliers (Tchad, Cameroun et Niger).
Depuis 2009, plus de vingt mille personnes sont mortes au seul Nigeria, victimes de Boko Haram et du conflit qui l’oppose à l’armée.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Au moins treize personnes ont été tuées et trente-trois blessées, six jours après un double attentat qui a fait vingt-cinq morts à Kaboul.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

En Afghanistan, un attentat fait plusieurs victimes dans un centre d’enregistrement électoral

Au moins treize personnes ont été tuées et trente-trois blessées, six jours après un double attentat qui a fait vingt-cinq morts à Kaboul.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h12
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 18h51
   





                        


Au moins treize personnes ont été tuées et trente-trois blessées, dimanche 6 mai, en Afghanistan, victimes d’une bombe qui a visé un centre d’enregistrement sur les listes électorales dans l’est du pays.
Selon le chef de la police de la province de Khost, l’engin a explosé dans une tente utilisée comme centre d’inscription dans l’enceinte d’une mosquée. « Une foule de gens qui sortaient de la mosquée s’étaient rassemblés pour s’enregistrer », a-t-il raconté à l’Agence France-Presse.
L’attentat n’a pas été immédiatement revendiqué, mais l’organisation Etat islamique (EI) et les talibans ont tous deux rejeté l’idée d’élections législatives censées se tenir en octobre, pour la première fois depuis 2010.
Nombreuses attaques
Cette nouvelle attaque survient six jours après un double attentat qui a fait vingt-cinq morts à Kaboul, dont neuf journalistes, parmi lesquels le chef des photographes de l’AFP en Afghanistan, Shah Marai. Un reporteur de la BBC, Ahmad Shah, a également été tué cette semaine dans une autre attaque dans la province de Khost.

        Sur l’attaque du 30 avril :
         

          Shah Marai, photographe de l’AFP à Kaboul, est mort dans une attaque



Le 22 avril, un attentat-suicide revendiqué par l’EI contre un centre d’enregistrement électoral à Kaboul avait fait une soixantaine de morts.
Les violences sont le principal obstacle à l’organisation des législatives d’octobre, qui seront les premières depuis 2010 et auraient dû avoir lieu il y a trois ans. Ce scrutin sera par ailleurs le premier dans le pays depuis la présidentielle de 2014, préalable à celle de 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ L’opposant avait été interpellé samedi, ainsi que plus de 1 600 personnes, à deux jours de l’investiture de l’homme fort du Kremlin pour un quatrième mandat.
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Russie : Alexeï Navalny relâché après une manifestation anti-Poutine

L’opposant avait été interpellé samedi, ainsi que plus de 1 600 personnes, à deux jours de l’investiture de l’homme fort du Kremlin pour un quatrième mandat.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 16h47
   





                        



   


L’opposant au Kremlin Alexeï Navalny a été relâché dimanche 6 mai. Il avait été interpellé la veille ainsi que plus de seize cents opposants aux cours de rassemblements anti-Poutine non autorisés à travers le pays sous le slogan « Pas notre tsar » à deux jours de l’investiture de l’homme fort du Kremlin pour un quatrième mandat présidentiel.

        Sur la journée d’hier :
         

          Plus de 1 600 opposants arrêtés lors de manifestations contre le « tsar Poutine »



Empêché de se présenter à l’élection présidentielle
Alexeï Navalny n’avait pas pu se présenter à l’élection présidentielle du 18 mars, remportée par M. Poutine avec plus de 76 % des voix, en raison d’une condamnation pénale, qu’il estime orchestrée par le Kremlin.
Interpellé samedi peu après son apparition place Pouchkine, en plein centre de Moscou, M. Navalny a annoncé sur son compte Twitter avoir été relâché peu après minuit dimanche. « Il semble que l’ordre ait été donné de ne pas me mettre en prison avant l’investiture », a écrit M. Navalny. Il dit être accusé d’organisation d’une manifestation non autorisée et de résistance à la police. Son avocate Veronika Poliakova a annoncé à l’Agence France-Presse dimanche 6 mai qu’un tribunal moscovite examinerait son affaire vendredi 11 mai.

   


Cette année, Alexeï Navalny avait déjà été interpellé en janvier pour organisation d’une manifestation non autorisée, inculpé, puis relâché.
Le blogueur anticorruption a fait face à une série de charges administratives et criminelles que lui et ses partisans jugent politiques depuis qu’il est devenu le meneur de l’opposition contre Vladimir Poutine et a organisé des manifestations massives en 2011 et en 2012.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Deux explosions à trois heures d’intervalle ont eu lieu dimanche dans la province du Balouchistan, riche en hydrocarbures.
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Pakistan : des explosions dans des mines de charbon font 23 morts

Deux explosions à trois heures d’intervalle ont eu lieu dimanche dans la province du Balouchistan, riche en hydrocarbures.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 12h17
   





                        



   


Vingt-trois personnes ont péri et onze ont été blessées dans des explosions de gaz dans deux mines de charbon voisines dans le sud-ouest du Pakistan, ont annoncé dimanche 6 mai des responsables locaux.
Une première explosion due au méthane s’est produite peu avant minuit dans la nuit de samedi 5 mai à dimanche 6 mai dans une mine de Marwaarh, à l’est de Quetta, la capitale de la province du Balouchistan, frontalière de l’Iran et de l’Afghanistan.
Jawaid Shahwani, préfet de police de Quetta, a fait savoir que seize des vingt-cinq ouvriers présents dans la mine au moment de l’explosion avaient péri, les autres ayant été secourus et hospitalisés.
Trois heures plus tard, une explosion similaire a eu lieu dans une mine située à 25 km à l’ouest à Spin Carez, faisant sept morts.
Les conditions de sécurité et la ventilation dans les mines au Pakistan sont souvent déficientes. En mars 2011, quarante-trois mineurs avaient été tués au Balouchistan dans l’effondrement d’une mine de charbon, lui aussi provoqué par une explosion.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ D’ici au 12 mai, le président américain pourrait décider de dénoncer l’accord de Vienne, signé en 2015 entre l’Iran, le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Allemagne et l’Europe.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ L’association de défense des droits humains s’est appuyée sur une base de données mise en ligne par le ministère de l’intérieur saoudien.
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Arabie saoudite : HRW dénonce la détention arbitraire de milliers de citoyens saoudiens

L’association de défense des droits humains s’est appuyée sur une base de données mise en ligne par le ministère de l’intérieur saoudien.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 10h35
   





                        


L’association de défense des droits humains Human Rights Watch accuse dimanche 6 mai l’Arabie saoudite de détenir des milliers de personnes sans procès, certaines depuis des années.
L’ONG dit s’être appuyée sur une base de données mise en ligne par le ministère de l’intérieur saoudien. Selon ces données officielles, les autorités détiennent 2 305 personnes « qui font l’objet d’une enquête » depuis plus de six mois, 1 875 depuis plus d’un an et 251 depuis plus de trois ans. Sur ces 251 détenus, 233 sont saoudiens, précise HRW.
Un citoyen saoudien est même détenu sans condamnation depuis 2003 et un autre « fait l’objet d’une enquête depuis décembre 2006 », ajoute l’organisation.
Une situation qui empire
En 2016, le royaume ultraconservateur a engagé une série de réformes économiques et sociétales sous l’impulsion du prince héritier Mohammed ben Salman, surnommé « MBS ». Pourtant, la détention arbitraire semble avoir « augmenté de façon spectaculaire ces dernières années », déplore HRW. En particulier depuis novembre 2017, date de l’arrestation de 381 personnes accusées de corruption.
« Si les autorités saoudiennes peuvent enfermer un détenu pendant des mois sans inculpation, il est clair que le système de justice pénale saoudien reste en panne et injuste, et cela ne fait qu’empirer semble-t-il », a déclaré Sarah Leah Whitson, directrice de HRW pour le Moyen-Orient. « Il semble que le plan (de réformes) “Vision 2030” de MBS décrive mieux la durée des détentions sans inculpation qu’un horizon temporel ambitieux pour des réformes », a-t-elle ajouté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Benyamin Nétanyahou a accusé l’Iran de mensonge sur son programme nucléaire. Une pratique que le premier ministre israélien utilise lui-même fréquemment.
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<article-nb="2018/05/06/19-13">
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Les bureaux de vote ont ouvert dimanche matin. Près de 4 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire les 128 membres du Parlement.
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Les Libanais élisent leurs députés

Les bureaux de vote ont ouvert dimanche matin. Près de 4 millions d’électeurs sont appelés aux urnes pour élire les 128 membres du Parlement.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 10h54
   





                        


Pour la première fois depuis neuf ans, les Libanais sont appelés à voter pour des élections législatives, dimanche 6 mai. Les bureaux de vote ont ouvert à 7 heures, heure locale, pour accueillir les 3,7 millions d’électeurs du pays, sous haute sécurité.
Cinq cent quatre-vingt-dix-sept candidats répartis sur soixante-dix-sept listes sont en lice, pour des législatives organisées pour la première fois selon un mode de scrutin proportionnel. Mais la répartition des sièges est aussi régie par un subtil partage confessionnel entre les différentes communautés religieuses, et respecte une parité islamo-chrétienne.
La fermeture des bureaux est prévue à 19 heures et les résultats des quinze circonscriptions pourraient être annoncés dès lundi.
Vingt mille à trente mille policiers et soldats sont déployés pour sécuriser le vote, a annoncé le ministère de l’intérieur, dans un pays frappé ces dernières années par des attentats meurtriers.

        Lire l’entretien :
         

          « Les Libanais ont toujours l’impression d’être dans un “entre-deux-guerres” »



Peu de renouvellement attendu
La plupart des observateurs ne s’attendent pas à un renouvellement significatif, en raison d’une loi électorale ayant vidé la proportionnelle de son sens.
Le Parlement, constitué de cent vingt-huit députés, devrait rester dominé par les partis traditionnels tels que le Hezbollah, chiite, et le Courant du futur, de Saad Hariri, actuel premier ministre, à dominante sunnite. Sauf surprise, ce dernier est pressenti pour être reconduit à la tête du gouvernement.
Ces élections se déroulent six mois après une période d’instabilité dans le pays, marquée par l’immixtion de l’Arabie saoudite dans la vie politique libanaise. Le pouvoir saoudien avait contraint M. Hariri, alors à Riyad, à démissionner en représailles à sa politique d’accommodement avec le mouvement pro-iranien Hezbollah, engagé militairement en Syrie. Ce dernier n’avait sauvé son poste que grâce au refus du président de la République, Michel Aoun, d’accepter sa démission.

        Lire aussi :
         

                Liban : le premier ministre Saad Hariri, revenant et favori des législatives



L’importance du consensus
Depuis plusieurs années, le Liban connaît des crises politiques à répétition, évitant, souvent de justesse, l’engrenage de la violence malgré une situation géographique sensible, entre la Syrie en guerre et Israël.
Malgré de profondes divergences et parfois même l’animosité qui règnent entre forces politiques rivales, les décisions politiques majeures sont souvent prises par consensus. C’est ce qu’a rappelé samedi soir le chef de l’Etat, Michel Aoun, dans un entretien avec la chaîne arabe de la BBC.
« La manière dont nous travaillons, c’est la prise de décision par consensus (...) Si nous gagnons, nous gagnons tous ensemble. Et si nous perdons, nous perdons tous ensemble. »
Les dernières législatives au Liban remontent à 2009. Le Parlement avait prorogé à trois reprises son mandat, invoquant notamment des risques sécuritaires liés au débordement de la guerre de Syrie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Dans un long entretien au « Journal du dimanche », le président de la République livre sa vision du monde et évoque les dessous diplomatiques des frappes en Syrie.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/05/2018
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Diplomatie : Emmanuel Macron évoque ses relations avec Trump et Poutine

Dans un long entretien au « Journal du dimanche », le président de la République livre sa vision du monde et évoque les dessous diplomatiques des frappes en Syrie.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 01h20
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 13h08
   





                        



   


C’est à bord de l’Airbus présidentiel, en route vers l’Australie, qu’Emmanuel Macron a livré à nos confrères du Journal du dimanche (JDD) sa vision du monde. Pour le chef de l’Etat, nous révèle l’édition du 6 mai de l’hebdomadaire, « tout a changé » sur la scène diplomatique au cours de la dernière décennie, ce qui oblige la France « à trouver de nouveaux ponts et à bien définir [ses] priorités stratégiques ».
Trump et son « prisme anti-iranien »
« Sur l’axe transatlantique, il faut remaçonner la stratégie avec Donald Trump en se focalisant sur le politico-militaire et la lutte contre le terrorisme », souligne Emmanuel Macron dans ce long entretien consacré à la politique étrangère, assurant qu’il « parle au président américain en sachant parfaitement que sa politique étrangère répond toujours à ses objectifs de politique intérieure », avec un « prisme anti-iranien ».
Estimant que Donald Trump n’a décidé des frappes en Syrie qu’après lui avoir parlé, M. Macron précise :
« Il n’avait pas décidé le 8 avril de sa réaction aux attaques chimiques et je lui dis que Bachar Al-Assad nous teste dans cette nouvelle séquence, qu’il n’est pas question de faire la guerre à la Syrie mais que compte tenu des preuves dont nous disposons notre frappe conjointe sur des seuls sites chimiques est décisive pour notre crédibilité et pour contenir le permis de nuisance du régime. »
Quant à l’accord sur le nucléaire iranien, dont Donald Trump pourrait retirer les Etats-Unis dans une semaine, « j’essaie de lui rappeler la logique interne des différents dossiers liés à l’Iran. Aussi pour le ramener sur la Syrie », ajoute le chef de l’Etat, qui s’est montré pessimiste sur sa capacité à convaincre son homologue américain sur le sujet lors de sa récente visite à Washington.
« Arrimer la Russie à l’Europe »
Estimant par ailleurs que les frappes sur la Syrie ont été « une opération complexe très réussie, remarquablement coordonnée à trois alliés », M. Macron juge que le « dialogue de vérité (franco-russe) sur la Syrie a aidé à faire passer des messages au régime syrien, tout en prenant en compte notre démarche sur la solution politique pour la Syrie de demain ».
Vladimir « Poutine a compris que je ne suis pas un néoconservateur, je ne suis pas interventionniste, je ne veux pas faire la guerre au régime syrien », dit M. Macron, en évoquant une conversation téléphonique « calme » avec son homologue russe le jour même des frappes :
« Je crois qu’il a compris notre détermination et que je voulais éviter une escalade. Je lui ai rappelé ce qu’il m’avait dit en mai 2017, à Versailles, lorsque j’avais fixé les conditions d’une ligne rouge sur le chimique, que lui-même avait reconnue comme nécessaire. »
Avec ce « dialogue stratégique historique », Emmanuel Macron entend « arrimer la Russie à l’Europe et non laisser la Russie se replier sur elle-même ».
« Vladimir Poutine a le rêve de redonner sa grandeur à la Russie, il a été marqué par l’humiliation née des événements autour de la chute du mur de Berlin et de l’Union soviétique, c’est ce qui le motive, lui qui a vécu cette période comme une blessure pour son peuple. Je peux comprendre cela. Mais pour moi, la Russie est dans l’Europe même si la Russie n’a presque jamais connu la démocratie telle que nous la vivons. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Paris a appelé au « respect de la mémoire des victimes » après que le président américain a utilisé les attentats à Paris pour défendre le droit de porter une arme.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/05/2018
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La France outrée par les propos de Trump sur les attentats du 13 novembre 2015

Paris a appelé au « respect de la mémoire des victimes » après que le président américain a utilisé les attentats à Paris pour défendre le droit de porter une arme.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 20h44
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h25
   





                        



   


La France a fait part de sa « ferme désapprobation », samedi 5 mai, des propos du président américain, Donald Trump, qui a utilisé les attentats de 2015 à Paris pour défendre le droit de porter une arme aux Etats-Unis.
« La France exprime sa ferme désapprobation des propos du président Trump au sujet des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et demande le respect de la mémoire des victimes », a déclaré la porte-parole du ministère des affaires étrangères français, Agnès von der Mühll, dans un communiqué.
Vendredi, lors de la convention de la National Rifle Association (NRA) — le puissant lobby américain proarmes —, qui se tenait à Dallas (Texas), Donald Trump a repris sa théorie selon laquelle les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis auraient fait moins de morts si les victimes avaient été armées.

        Ce qu’a dit Donald Trump :
         

          Attentats du 13-Novembre : Trump critique encore la législation française sur les armes



« La France est fière d’être un pays sûr où l’acquisition et la détention d’armes à feu sont strictement réglementées, a rétorqué le Quai d’Orsay. Les statistiques de victimes par arme à feu ne nous conduisent pas à remettre en cause le choix de la France en la matière. La libre circulation d’armes au sein de la société ne constitue pas un rempart contre les attaques terroristes, elle peut au contraire faciliter la planification de ce type d’attaque. »
« Simagrées obscènes » de Trump
Le 13 novembre 2015, cent trente personnes furent tuées et quatre cent treize blessées à Paris et à Saint-Denis dans des attentats revendiqués par l’organisation Etat islamique (EI). Un des commandos tua quatre-vingt-dix personnes au Bataclan.
« Elles ont été tuées brutalement par un petit groupe de terroristes qui avaient des armes. Ils ont pris leur temps et les ont tués un par un. Boum, viens là ; boum, viens là ; boum, viens là », a raconté le président américain, mimant avec sa main droite un djihadiste tirant sur les victimes. « Mais si un employé, ou juste un client avait eu une arme, ou si l’un de vous dans l’assistance avait été là avec une arme pointée dans la direction opposée, les terroristes auraient fui ou se seraient fait tirer dessus, et ça aurait été une tout autre histoire », a-t-il dit.
François Hollande, qui était président de la République au moment des attaques, a vivement dénoncé les propos « honteux » et les « simagrées obscènes » de Donald Trump. « Indécent et incompétent. Que dire de plus ? », a de son côté tweeté l’ancien premier ministre Manuel Valls.
« Indignation et dégoût après les propos de Donald Trump sur les attentats du 13 novembre. Solidarité avec les victimes et les Français choqués. La transgression, c’est l’irrespect », a écrit sur Twitter Bernard Cazeneuve, ministre de l’intérieur au moment des attentats de 2015. Le premier secrétaire du parti socialiste, Olivier Faure, a souhaité dimanche qu’Emmanuel Macron « réagisse directement » aux « propos indignes » du président américain.
La Fédération nationale des victimes d’attentats et d’accidents collectifs (Fenvac) a pour sa part dénoncé dans un tweet des propos « d’une violence inouïe » pour les victimes et elle a appelé la diplomatie française à « réagir ». Ancien vice-président de l’association de victimes 13onze15, Emmanuel Domenach a interpellé directement Donald Trump sur Twitter en l’invitant, en anglais, à « aller se faire foutre (avec une arme s’il le souhaite) ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi est candidat aux législatives du 12 mai, avec l’intention de faire rendre gorge aux politiciens corrompus.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Irak : le lanceur de chaussures contre George W. Bush candidat aux élections

Le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi est candidat aux législatives du 12 mai, avec l’intention de faire rendre gorge aux politiciens corrompus.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 19h02
   





                        



   


Il s’était fait connaître en lançant ses chaussures contre l’ex-président américain George W. Bush à Bagdad en 2008. Le journaliste irakien Mountazer al-Zaïdi est aujourd’hui candidat aux législatives du 12 mai en Irak, avec l’intention de faire rendre gorge aux politiciens corrompus.
« Mon ambition est de jeter tous les politiciens voleurs en prison, de leur faire regretter leurs actes et de leur confisquer tous leurs biens », assure Mountazer al-Zaïdi, candidat sur la liste « La marche pour les réformes », qui regroupe des partisans du dirigeant chiite populiste Moqtada Sadr et des communistes.

        Lire aussi :
         

                Chiites et communistes s’allient pour les élections irakiennes



Le 14 décembre 2008, cet homme aujourd’hui âgé de 39 ans avait lancé ses chaussures sur l’ancien président américain lors d’une conférence de presse d’adieu à Bagdad de George W. Bush, instigateur de la guerre en Irak, en criant : « Chien, c’est le baiser d’adieu du peuple irakien ». Condamné à un an de prison pour « agression contre un chef d’Etat en visite officielle », Mountazer al-Zaïdi, considéré comme un héros par beaucoup dans le monde arabe, avait été libéré au bout de neuf mois pour bonne conduite. Craignant pour sa vie, il s’était réfugié au Liban.
Sans regrets
« Je ne regrette pas mon acte, au contraire ce que je regrette c’est de n’avoir pas eu à ce moment là une autre paire de chaussures », a-t-il affirmé.
Placé à la 95e place sur 138 sur la liste à Bagdad, il a peu de chances de rentrer au Parlement. Mais cela ne le préoccupe pas. « Ce n’est pas un honneur d’avoir des voleurs comme collègues et mon objectif est de récupérer l’argent volé », dit-il quand on lui demande s’il ne craint pas de devenir comme les autre politiciens. Il explique avoir choisi « La marche pour les réformes » car « c’est une liste indépendante qui veut casser les reins au confessionnalisme ».
Quant à sa détestation des Etats-Unis, elle n’a pas varié et il insiste pour que les soldats américains quittent l’Irak immédiatement. Quand on lui fait remarquer que l’armée américaine a aidé les forces irakiennes à lutter contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI), il rejette cet argument. « Ce sont les Etats-Unis qui ont favorisé l’EI, comment pouvez-vous dire qu’ils veulent s’en débarrasser? », assène-t-il.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Partie fin mars du sud du Mexique, la caravane « Viacrucis », constituée de demandeurs d’asile centraméricains, est arrivée à Tijuana le 29 avril, provoquant l’ire de Donald Trump, qui dénonce le laxisme des lois sur l’immigration.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Plusieurs milliers de personnes avaient répondu samedi à l’appel de l’opposant Alexeï Navalny, qui a lui-même été interpellé par la police.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/05/2018
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Russie : plus de 1 600 opposants arrêtés lors de manifestations contre le « tsar Poutine »

Plusieurs milliers de personnes avaient répondu samedi à l’appel de l’opposant Alexeï Navalny, qui a lui-même été interpellé par la police.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h52
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h50
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


Cela devait être une sorte de « fête à Poutine » sous le slogan « il n’est pas un tsar ». Mais ceux qui s’étaient imprudemment coiffés d’une couronne de papier ont été les premiers embarqués dans les fourgons de police. Plus de seize cents manifestants qui avaient répondu à l’appel de l’opposant Alexeï Navalny ont été interpellés dans plusieurs villes de Russie, samedi 5 mai, dont plus de la moitié, sept cent quatre, à Moscou, selon des chiffres encore provisoires communiqués en fin d’après-midi par l’association OVD-Info, qui relève les arrestations.

        Lire :
         

          Face à Poutine, l’opposant Navalny perd son pari mais ne désarme pas




   


Organisés deux jours avant l’investiture officielle, lundi, de Vladimir Poutine, réélu pour un nouveau mandat jusqu’en 2024 à la tête du pays, les rassemblements ont été très vite dispersés par les forces de sécurité, déployées en nombre. Alexeï Navalny, empêché de se présenter à l’élection présidentielle, n’a eu lui-même que quelques minutes pour s’adresser à la foule. « Nous obligerons les autorités, constituées d’escrocs et de voleurs, à tenir compte des millions de citoyens qui n’ont pas voté Poutine », a-t-il lancé avant de disparaître entre deux cordons de policiers.
A peine arrivés sur la place Pouchkine dans la capitale, les premiers contestataires ont eu la mauvaise surprise de trouver l’endroit occupé. Au pied de la statue du célèbre poète russe les attendaient des Cosaques. Des hommes, des femmes, aussi, qui arboraient tous un ruban de Saint-Georges, devenu un symbole patriotique, à la boutonnière. Une contre-manifestation des propouvoir.
« C’est la première fois que je vois ça », observait sourcils froncés Alex, un médecin de 31 ans, porteur d’un autre badge sur la poitrine, la lettre « N », pour Alexeï Navalny. « Moi je viens parce que c’est la seule façon de faire quelque chose et de sortir des discussions sur Internet », poursuivait-il dans un environnement plutôt hostile.
Même des journalistes sont interpellés
Tout près, un homme aboie « je n’aime pas ça ! Je n’aime pas ça ! » en arrachant une pancarte de papier des mains d’une jeune fille apeurée. Un autre filme avec son téléphone un petit groupe d’étudiants en train de crier « La Russie sera libre ». « Tu vois, je vais mettre ça sur les réseaux sociaux comme ça tes parents sauront ce que tu fais ! » lâche-t-il d’un air mauvais. Les jeunes sont pris à partie. On les sermonne. On leur fait la leçon. On leur distribue des morceaux de papier donnant rendez-vous le 9 mai, jour de la victoire de la seconde guerre mondiale, pour rejoindre le « Régiment immortel », qui célèbre les combattants soviétiques contre l’armée nazie.

   


Même des journalistes sont interpellés. On nous glisse le même papier dans la poche. « Qu’est-ce qu’ils ont fait ces jeunes pour construire le pays ? Rien ! », assure Olga, 66 ans, les mains crispées sur un sac doré qui projette des reflets sous le soleil.
La dame n’a pas le temps de poursuivre. Une première charge d’Omon, la police antiémeute, secondée par les Cosaques, fonce dans la foule. Les interpellations musclées ont commencé, avec le renfort de la garde nationale, qui se poursuivent à un rythme accéléré et souvent de façon brutale. Empoignés à l’horizontale, ou les bras tordus dans le dos, les manifestants filent à grande vitesse vers les fourgons.
Quelques milliers d’autres refluent dans le calme mais ne lâchent pas prise, malgré les messages inquiétants diffusés par haut-parleur les incitant à quitter les lieux, faute de quoi « la force, ou des produits spéciaux, pourront être utilisés ». Quels « produits spéciaux » ? Des gaz lacrymogènes ? La foule se regroupe, indifférente, beaucoup s’applaudissent. Un hélicoptère assourdissant les surplombe. Encore des cris « A bas le tsar ! » et puis le rassemblement commence à se disloquer, sans rompre. En début de soirée, des contestataires étaient toujours sur place.

        Lire :
         

          De 2000 à aujourd’hui, la mainmise électorale de Poutine et de Russie unie



L’organisation Amnesty International a dénoncé dans un communiqué « la dispersion violente de la manifestation à Moscou » et une utilisation « disproportionnée » de la force par la police.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Jamie Acourt est soupçonné d’être impliqué dans un vaste trafic de drogue. Une procédure d’extradition est en cours.
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Un des fugitifs les plus recherchés au Royaume-Uni a été arrêté en Espagne

Jamie Acourt est soupçonné d’être impliqué dans un vaste trafic de drogue. Une procédure d’extradition est en cours.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 12h43
   





                        


Jamie Acourt, un des fugitifs les plus recherchés du Royaume-Uni, a été arrêté vendredi 4 mai à Barcelone, en Espagne, a annoncé l’agence britannique de lutte contre la criminalité (NCA). L’homme de 41 ans, originaire du sud de Londres, est soupçonné d’être impliqué dans un un vaste trafic de drogue, a indiqué la NCA. Scotland Yard a précisé que l’arrestation était liée à une enquête de 2016.
« Acourt pensait pouvoir échapper à une arrestation mais à la suite d’une opération menée par les services de renseignement, sa fuite a pris fin », a déclaré Ian Cruxton, chef des opérations internationales de la NCA.
Mandat d’arrêt européen
Jamie Acourt est un ancien suspect dans l’enquête sur le meurtre de Stephen Lawrence – jeune Noir victime d’un crime raciste en 1993, un drame qui avait profondément marqué le pays et entraîné un examen de conscience sur ses problèmes de racisme et de discrimination. L’adolescent avait été poignardé à mort à un arrêt de bus du sud de Londres. Jamie Acourt n’a jamais été jugé dans l’affaire Lawrence et a toujours clamé son innocence.
Il a été arrêté en vertu d’un mandat d’arrêt européen alors qu’il quittait une salle de sports de Barcelone. Il doit comparaître devant le tribunal de Madrid en début de semaine prochaine pour une audience d’extradition. La NCA a précisé que Jamie Acourt est le 81e fugitif d’une liste de 96 à être localisé dans le cadre de l’opération « Captura », qui cible les Britanniques les plus recherchés en Espagne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Les Etats-Unis sont passés à l’offensive dans la lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques, analyse Nigel Gould-Davies, économiste et ancien diplomate britannique, dans une tribune au « Monde ».
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Les guerres commerciales de Trump : « Les nouvelles sanctions américaines à l’encontre de la Russie changent les règles du jeu »

Les Etats-Unis sont passés à l’offensive dans la lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques, analyse Nigel Gould-Davies, économiste et ancien diplomate britannique, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    05.05.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 16h12
    |

Nigel Gould-Davies (chercheur associé au programme Russie et Eurasie du Royal Institute of International Affairs (Chatham House, Londres)







                        



                                


                            

Tribune. Les Etats-Unis ont imposé le 6 avril les plus fortes sanctions économiques qu’ils aient prises à ce jour à l’encontre de la Russie. Ces nouvelles mesures marquent un tournant dans les relations américano-russes : l’Amérique est passée à l’offensive dans la longue lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques.
Depuis la fin de la guerre froide en 1991, l’Occident a d’abord essayé d’attirer la Russie au sein de l’économie mondiale. Au-delà de la recherche de nouvelles opportunités de commercer et d’investir, un calcul stratégique s’est imposé : l’entrée de la Russie dans la mondialisation serait susceptible de normaliser les relations entre les anciens blocs. La Russie deviendrait prospère et pacifique si elle était impliquée dans les institutions et les pratiques d’une économie de marché mondialisée. L’Occident était parvenu à contenir l’Union soviétique, il pouvait désormais (ré) intégrer la Russie.
« Mondialisation souveraine »
Mais Vladimir Poutine n’a seulement accepté qu’une partie de ce marché. Il a compris que la Russie pourrait bénéficier de l’économie mondiale, mais n’a pas l’intention de se plier à une vision occidentale de l’avenir de son pays. A l’inverse, le président Poutine a ajouté aux gains de l’engagement économique – avant tout, les exportations d’énergie et les investissements étrangers – sa propre vision d’un pouvoir autoritaire centralisé et d’une politique étrangère affirmée. A l’intérieur, il a instauré la « démocratie souveraine » – une forme de gouvernance démocratique, mais suspendue au contrôle de l’Etat. A l’étranger, il a déployé une « mondialisation souveraine » – c’est-à-dire l’interdépendance subordonnée à la puissance russe.

Cette approche a fonctionné pendant un temps. De 2000 à 2008, l’économie russe a doublé de volume, et la Russie a rejoint une kyrielle de clubs internationaux et a même présidé le G8 en 2006. En même temps, le système...




                        

                        

