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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ La direction prévoit d’assurer « près de 85 % » des vols lundi, trois jours après le départ du PDG Jean-Marc Janaillac en raison du résultat négatif d’une consultation du personnel de la compagnie sur les salaires.
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Air France : poursuite de la grève lundi, Le Maire met les salariés en garde

La direction prévoit d’assurer « près de 85 % » des vols lundi, trois jours après le départ du PDG Jean-Marc Janaillac en raison du résultat négatif d’une consultation du personnel de la compagnie sur les salaires.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 16h44
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 18h36
   





                        


La direction d’Air France prévoit d’assurer « près de 85 % » des vols lundi 7 mai, au 14e jour de grève, selon les chiffres communiqués dimanche 6 mai par la compagnie. Le groupe aérien, dont le patron Jean-Marc Janaillac est en instance de départ, vise 99 % de vols long-courriers lundi, 80 % des moyen-courriers au départ et à l’arrivée à l’aéroport parisien Roissy-Charles de Gaulle, et 87 % des court-courriers à Orly et en province.
Il s’agit du taux d’annulations le plus bas enregistré depuis le début du mouvement pour les salaires en février, à égalité avec le 3 mai, où une érosion de la mobilisation du personnel avait aussi été constatée.
Selon la direction, le taux prévisionnel de grévistes pour lundi est de
14,2 % côté pilotes,18,1 % pour le personnel navigant commercial (hôtesses, stewards, chefs de cabine),10 % pour le personnel au sol.
A titre de comparaison, les pilotes étaient en grève à plus de 21 % vendredi et à près de 19 % le 3 mai. En février, mars et avril, leur participation a oscillé entre 27 % et 36 %.
Dans son communiqué, Air France a « déploré la poursuite de ces grèves, alors même que la période qui s’ouvre ne permet pas d’engager une quelconque négociation pour y mettre fin ».
Démission du PDG
Vendredi soir, le président d’Air France et PDG d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, a présenté sa démission au vu du résultat négatif d’une consultation du personnel de la compagnie sur les salaires, dont il était à l’origine. Son projet d’accord salarial pluriannuel mis sur la table pour mettre fin au conflit a été rejeté par 55 % des salariés ayant pris part au vote (80 % de participation).
Une quinzième journée de grève est programmée mardi par l’intersyndicale d’Air France, qui se réunit lundi après-midi pour décider des suites du mouvement, selon un participant.

        Sur la démission du PDG :
         

          Le départ de Janaillac laisse le groupe sans plan de vol



Le Maire : « Prenez vos responsabilités »
Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, a exclu, dimanche sur BFMTV , toute recapitalisation de l’entreprise, dont l’Etat détient 14%, et averti que « l’Etat (n’était) pas là pour éponger les dettes » d’Air France-KLM, dont « la survie (…) est en jeu », selon lui. Il a estimé que la priorité était le rétablissement du « dialogue social » et de la « compétitivité » pour permettre d’affronter la concurrence internationale dans le transport aérien.
« J’en appelle au sens des responsabilités de chacun, des personnels navigants, des personnels au sol, des pilotes qui demandent des augmentations de salaires qui sont injustifiées : “prenez vos responsabilités, la survie d’Air France est en jeu”, a-t-il dit. Quand on a le niveau de rémunération actuel des pilotes, que l’on sait que l’entreprise est en danger, on ne demande pas des revendications salariales aussi élevées. »
Le conseil d’administration d’Air France-KLM a demandé à Jean-Marc Janaillac d’assurer ses fonctions jusqu’au 15 mai, date à laquelle une gouvernance de « transition » doit être mise en place.

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Référendum à Air France : une partie de poker perdant-perdant






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Huit rencontres du championnat de France se déroulent ce dimanche après-midi. Les Lyonnais ont battu Troyes (3-0). Les Monégasques sont tenus en échec en Normandie (1-1).
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ D’ici au 12 mai, le président américain pourrait décider de dénoncer l’accord de Vienne, signé en 2015 entre l’Iran, le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Allemagne et l’Europe.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Les élections de dimanche pourraient conduire à un léger recul du mouvement chiite libanais dans son fief de la plaine de la Bekaa.
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Article sélectionné dans La Matinale du 02/05/2018
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Législatives au Liban : à Baalbek, le Hezbollah sur la défensive

Les élections de dimanche pourraient conduire à un léger recul du mouvement chiite libanais dans son fief de la plaine de la Bekaa.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 16h32
    |

            Benjamin Barthe (Baalbek (Liban), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Ce sera un vote local à dimension régionale. La circonscription de Baalbek-Hermel, dans le nord-est du Liban, est l’une de celles où le résultat des élections législatives, organisées dimanche 6 mai, sera scruté à la loupe, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays du Cèdre. Enjeu de la consultation dans cette région à majorité chiite : savoir si le Hezbollah et ses alliés y conserveront la totalité des dix sièges en jeu (six pour les chiites, deux pour les sunnites et deux pour les chrétiens).
Compte tenu de l’escalade en cours au Moyen-Orient, entre partisans et adversaires de l’Iran, un recul ou un maintien du mouvement chiite, bras armé de la République islamique au Levant, engagé militairement en Syrie, aura une résonance extra-libanaise.

Dans la région de Baalbek-Hermel, qui couvre la partie nord de la plaine de la Bekaa, une zone agricole déshéritée, où les trois quarts des 300 000 électeurs sont chiites, le Hezbollah a l’habitude de triompher sans efforts. La cité antique est le berceau de ce parti-milice, qui a vu le jour au début des années 1980, à l’instigation d’émissaires de l’ayatollah Khomeyni, décidés à propager la révolution islamique iranienne.
Lors des législatives de 2009, grâce au mode de scrutin majoritaire, les dix postes de députés étaient revenus à des cadres du Hezbollah, des candidats cooptés par ses soins ou des membres de formations « amies », comme le parti chiite Amal, dirigé par Nabih Berri, chef du Parlement.
Désenchantement
Mais l’adoption d’une nouvelle loi électorale, qui instaure un mode de scrutin hybride, une sorte de proportionnelle tempérée, introduit cette année une part d’incertitude. « Pour la première fois depuis longtemps, l’élection ne se résumera pas à un plébiscite pro-Hezbollah », veut croire Antoine Habchi, un universitaire, membre des Forces libanaises, un parti chrétien de droite, qui s’est allié dans cette circonscription avec des notables chiites indépendants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ L’acteur espagnol aime incarner des personnages sombres. Il est à l’affiche d’« Everybody Knows », d’Asghar Farhadi, projeté en ouverture du Festival de Cannes, en salle le 9 mai.
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Javier Bardem, la mort lui va si bien 
                  
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Le Monde
 |
                  04.05.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 15h03


L’acteur espagnol aime incarner des personnages sombres. Il est à l’affiche d’« Everybody Knows », d’Asghar Farhadi, projeté en ouverture du Festival de Cannes, en salle le 9 mai.

Par             Samuel Blumenfeld





                     

Un petit village en Espagne, une étendue de terre à perte de vue, où un homme fait prospérer des vignes, une image de bonheur terrestre… C’est ainsi qu’Asghar Farhadi avait présenté l’intrigue de son nouveau film, Everybody Knows – présenté en ouverture du Festival de Cannes, ce 8 mai –, à Javier Bardem. En discutant avec le metteur en scène iranien d’Une séparation (2011) et du Passé (2013), l’acteur avait été frappé par un souvenir de son interlocuteur sur l’Espagne, qu’il connaissait mal.
Il y a quinze ans, dans une petite ville du sud du pays, où Asghar Farhadi était en vacances, il avait vu des photos d’un enfant accrochées à un mur. On lui avait raconté que le garçon avait disparu et que sa famille le cherchait. Le réalisateur tenait là son histoire : celle d’une femme (Penélope Cruz) retournant dans son village natal et qui retrouve son ex-petit ami (Javier Bardem), sur fond de drame familial. Restait à trouver un paysage, en l’occurrence un vignoble adossé à un village quelque part en Espagne, que le réalisateur imaginait somptueux.
Bande annonce « Everybody Knows » d’Asghar Farhadi

Aux yeux de Javier Bardem, cette beauté trouve un sens différent. Sur cette lande, il devine des morts. Et, parmi eux, imagine les siens. En Espagne, jusqu’à la mort de Franco, se souvient l’acteur de 49 ans, les comédiens n’avaient pas le droit d’être enterrés dans les cimetières. Ils étaient traités d’hérétiques ou d’homosexuels, et devaient trouver leur sépulture ailleurs, dans un no man’s land ou une fosse commune.
Alors, quand Javier Bardem scrute un paysage, s’installe toujours en lui la même mélancolie. Derrière l’apparente splendeur des lieux, il perçoit toujours une tragédie difficile à raconter.
Le cinéma, une affaire de famille et d’héritage
Pour Bardem, être acteur est une affaire de famille. Il s’est marié avec une comédienne, Penélope Cruz, sa partenaire...





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Javier Bardem, la mort lui va si bien
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir des samedi 5 et dimanche 6 avril.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

« Fête à Macron », Trump, Russie... Les informations à retenir du week-end

Vous n’avez pas suivi l’actualité pendant le week-end ? Voici les principaux titres à retenir des samedi 5 et dimanche 6 avril.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 18h22
   





                        


A Paris, des dizaines de milliers de manifestants réunis pour faire « la fête à Macron »

   


A l’initiative du député de La France insoumise (LFI) François Ruffin et de l’intellectuel Frédéric Lordon, près de 40 000 personnes — selon un comptage indépendant réalisé pour un collectif de médias, dont Le Monde —, ont afflué samedi 5 mai à Paris pour faire « la fête à Macron ». Des rassemblements ont également lieu dans plusieurs villes de France, dont Toulouse, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Rennes.
Si la manifestation visant à protester contre la politique d’Emmanuel Macron, un an après son élection, s’est déroulée dans un climat festif, elle était encadrée par un important dispositif policier après les débordements survenus en marge du défilé parisien du 1er-Mai.
La France outrée par les propos de Trump sur les attentats du 13 novembre 2015

   


La France a fait part de sa « ferme désapprobation », samedi 5 mai, après les propos du président américain, Donald Trump, qui a utilisé les attentats de 2015 à Paris pour défendre le droit de porter une arme aux Etats-Unis. Selon lui, les attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis auraient fait moins de morts si les victimes avaient été armées.
« La France est fière d’être un pays sûr où l’acquisition et la détention d’armes à feu sont strictement réglementées, a rétorqué le Quai d’Orsay.
Plus de 1 600 opposants arrêtés lors de manifestations contre le « tsar Poutine »

   


Plusieurs milliers de personnes avaient répondu samedi à l’appel de l’opposant Alexeï Navalny, qui a lui-même été interpellé par la police avant d’être relâché dimanche 6 mai. Organisés deux jours avant l’investiture officielle, lundi, de Vladimir Poutine, réélu pour un nouveau mandat jusqu’en 2024 à la tête du pays, les rassemblements ont été très vite dispersés par les forces de sécurité, déployées en nombre.
En Tunisie, des élections municipales historiques accueillies sans enthousiasme

   


Les Tunisiens ont voté sans enthousiasme dimanche pour les premières élections municipales depuis la révolution de 2011, un scrutin pourtant jugé crucial pour enraciner au niveau local le processus démocratique dans l’unique pays rescapé du Printemps arabe.
A midi, soit quatre heures après l’ouverture des bureaux, le taux de participation était de 13,6%, selon l’instance en charge des élections (Isie). Les résultats ne sont attendus qu’au cours des prochains jours.
Les Libanais aux urnes pour élire leurs députés

   


Pour la première fois depuis neuf ans, les Libanais étaient appelés à voter pour des élections législatives, dimanche 6 mai. Cinq cent quatre-vingt-dix-sept candidats répartis sur soixante-dix-sept listes sont en lice, pour des législatives organisées pour la première fois selon un mode de scrutin proportionnel.
Mais la répartition des sièges est aussi régie par un subtil partage confessionnel entre les différentes communautés religieuses, et respecte une parité islamo-chrétienne. La fermeture des bureaux est prévue à 19 heures et les résultats des quinze circonscriptions pourraient être annoncés dès lundi.

        Lire le reportage :
         

          A Baalbek, le Hezbollah sur la défensive



Le week-end sportif
Volley. Tours est devenu champion de France pour la septième fois en battant Chaumont, tenant du titre, 3 à 1 (22-25, 25-13, 25-17, 25-18), samedi à Paris-Coubertin.
Rugby. En course pour se qualifier pour les barrages, les Lyonnais ont gagné, samedi face à Montpellier (32-24), tandis que le Racing a assuré sa place en demi-finale face à Agen (42-13).
Basket. Bourges a pris une option sur la qualification pour la finale du Championnat de France de basket féminin en battant Lyon, 73 à 67, samedi en demi-finale aller.
Football. Bordeaux s’est bien relancé dans la course à l’Europe en battant Saint-Etienne (3-1) dimanche au stade Geoffroy-Guichard, lors de la 36e journée de Ligue 1. Huit rencontres du championnat de France se déroulent dimanche après-midi. Les Lyonnais menaient contre Troyes (2-0) avant la fin du match.
Et aussi...
Sondage. Emmanuel Macron perçu de plus en plus à droite, selon une enquête Cevipof pour Le Monde.
Guyane. Un chef d’escadron visé par une procédure disciplinaire pour « propos racistes ».
Aubervilliers. Trois personnes écrouées pour une série de vols violents dans le quartier chinois.
Art & naturisme. A Paris, le Centre d’art contemporain ouvrait ses portes, samedi, aux amateurs de naturisme pour une visite exceptionnelle. Notre journaliste a tenté l’expérience.
Linky. Trois cents personnes ont formé une chaîne humaine samedi pour dénoncer l’installation des compteurs communicants.
Afghanistan. An attentat a fait au moins 12 morts dans un centre d’enregistrement électoral.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Auteur de l’ouvrage « Qu’est-ce qu’un chef en démocratie ? », le philosophe Jean-Claude Monod décrypte la politique et la posture du président de la République.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Emmanuel Macron, entre autorité présidentielle et autoritarisme

Auteur de l’ouvrage « Qu’est-ce qu’un chef en démocratie ? », le philosophe Jean-Claude Monod décrypte la politique et la posture du président de la République.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 16h11
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 06h38
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            

Spécialiste de philosophie allemande et de philosophie politique, Jean-Claude Monod a publié en 2012 un ouvrage intitulé Qu’est-ce qu’un chef en démocratie ? (Seuil), réédité en poche en 2017 avec une postface inédite (Points). Un an après l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, il revient sur sa manière de gouverner et d’incarner le pouvoir.
On se demandait si François Hollande arriverait à s’imposer à la tête de l’Etat un an après son investiture. La question ne se pose pas, à la même échéance, pour Emmanuel Macron… En revanche, tout en endossant la fonction d’un chef de l’Etat de la Ve République, ne donne-t-il pas parfois le sentiment de surjouer le rôle ?
Emmanuel Macron s’est en partie construit en opposition à la figure du « président normal » incarnée par François Hollande. Conscient des attentes majoritaires du pays, celles d’un chef plus affirmé, il a théorisé la métaphore jupitérienne et l’a appliquée de manière relativement efficace, me semble-t-il.
La Ve République a été pensée pour le général de Gaulle, dont la légitimité historique et le charisme personnel étaient vraiment exceptionnels. Emmanuel Macron cherche donc à habiter cette fonction, en retrouvant de la solennité et de la distance.
Il recherche aussi la rareté, cette fois plutôt par contraste avec Nicolas Sarkozy qui saturait l’espace public. C’est une idée que l’on trouve déjà chez certains dirigeants en Grèce ancienne. Périclès ménageait ses apparitions, il rendait sa parole rare pour qu’elle reste frappante. Une certaine économie de la parole et de la présence est un élément assez classique de prestige. Evidemment, le risque est que toute cette attitude bien pensée ne se retourne contre Emmanuel Macron, que le ridicule ne l’emporte ou qu’il s’avère trop ­ « petit » pour la fonction.
Mais le pari de sa présidence est bien de coller à un certain esprit de la Ve République...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Sa vie n’est pas en danger, selon son assistant. Des élections législatives doivent se tenir dans quelques mois.
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Pakistan : le ministre de l’intérieur blessé par balle dans une tentative supposée d’assassinat

Sa vie n’est pas en danger, selon son assistant. Des élections législatives doivent se tenir dans quelques mois.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 17h33
   





                        


Le ministre de l’intérieur du Pakistan, Ahsan Iqbal, a été blessé par balle, dimanche 6 mai, mais sa vie n’est pas en danger, a fait savoir son assistant. « Ahsan Iqbal a été visé et blessé au bras droit, a déclaré Asim Khan. Il est hors de danger, mais il a été transporté dans un centre médical à Lahore », a-t-il poursuivi, ajoutant que son assaillant avait été arrêté. Aucun autre détail n’est pour l’instant disponible.

        Lire aussi :
         

                Pakistan : la justice destitue le ministre des affaires étrangères à quelques mois des élections



Le premier ministre, Shahid Khaqan Abbasi, a condamné l’attaque, qui s’est produite alors que le Pakistan se prépare à des élections législatives dans les mois à venir, dont la date définitive n’est pas encore fixée.
Le ministre assistait à un meeting électoral
D’après Malik Ahmed Khan, un porte-parole du gouvernement du Penjab, où la tentative d’assassinat supposée a eu lieu, Ahsan Iqbal assistait à un meeting électoral dans sa circonscription du district de Narowal.
« L’assaillant allait tirer une seconde fois quand la police et les participants au meeting l’ont neutralisé », a-t-il poursuivi, ajoutant que le ministre était en train d’être opéré et confirmant que sa vie n’était pas en danger.
L’attaque survient alors que le parti au pouvoir, la Ligue musulmane pakistanaise (PMLN), a fait face à de lourdes déconvenues. La Cour suprême a destitué en juillet 2017 pour corruption de l’ex-premier ministre Nawaz Sharif, depuis lors interdit de diriger le PMLN, qu’il a créé, puis de participer à vie à tout scrutin. La justice pakistanaise a ensuite démis en avril l’un de ses proches, le ministre des affaires étrangères Khawaja Asif, pour violation des règles électorales.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ L’opposant avait été interpellé samedi, ainsi que plus de 1 600 personnes, à deux jours de l’investiture de l’homme fort du Kremlin pour un quatrième mandat.
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Russie : Alexeï Navalny relâché après une manifestation anti-Poutine

L’opposant avait été interpellé samedi, ainsi que plus de 1 600 personnes, à deux jours de l’investiture de l’homme fort du Kremlin pour un quatrième mandat.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 16h47
   





                        



   


L’opposant au Kremlin Alexeï Navalny a été relâché dimanche 6 mai. Il avait été interpellé la veille ainsi que plus de seize cents opposants aux cours de rassemblements anti-Poutine non autorisés à travers le pays sous le slogan « Pas notre tsar » à deux jours de l’investiture de l’homme fort du Kremlin pour un quatrième mandat présidentiel.

        Sur la journée d’hier :
         

          Plus de 1 600 opposants arrêtés lors de manifestations contre le « tsar Poutine »



Empêché de se présenter à l’élection présidentielle
Alexeï Navalny n’avait pas pu se présenter à l’élection présidentielle du 18 mars, remportée par M. Poutine avec plus de 76 % des voix, en raison d’une condamnation pénale, qu’il estime orchestrée par le Kremlin.
Interpellé samedi peu après son apparition place Pouchkine, en plein centre de Moscou, M. Navalny a annoncé sur son compte Twitter avoir été relâché peu après minuit dimanche. « Il semble que l’ordre ait été donné de ne pas me mettre en prison avant l’investiture », a écrit M. Navalny. Il dit être accusé d’organisation d’une manifestation non autorisée et de résistance à la police. Son avocate Veronika Poliakova a annoncé à l’Agence France-Presse dimanche 6 mai qu’un tribunal moscovite examinerait son affaire vendredi 11 mai.

   


Cette année, Alexeï Navalny avait déjà été interpellé en janvier pour organisation d’une manifestation non autorisée, inculpé, puis relâché.
Le blogueur anticorruption a fait face à une série de charges administratives et criminelles que lui et ses partisans jugent politiques depuis qu’il est devenu le meneur de l’opposition contre Vladimir Poutine et a organisé des manifestations massives en 2011 et en 2012.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ La Commission nationale des comptes de campagne « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », notamment de la part de la société d’évenementiel GL Events.
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Comptes de campagne de Macron : Faure (PS) souhaite une enquête du parquet financier

La Commission nationale des comptes de campagne « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois d’un pourcentage anormalement élevé », notamment de la part de la société d’évenementiel GL Events.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h11
   





                        



   


Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a souhaité dimanche 6 mai que le parquet national financier « puisse s’autosaisir » à propos des avantages qu’aurait reçus Emmanuel Macron de la société GL Events, lors de la campagne présidentielle de 2017.

        Notre enquête :
         

          Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne Macron



« Je souhaiterais aujourd’hui que le parquet financier, s’il pense qu’il y a matière à enquêter, puisse s’autosaisir et faire en sorte qu’il y ait un droit de suite judiciaire », a dit M. Faure, invité de « Questions politiques », sur France Inter, Franceinfo et Le Monde.
« Conflits d’intérêts », « connivence »…, les accusations d’Olivier Faure
« On découvre qu’il y a des ménages et des mélanges qui sont très curieux, dans cette campagne, il y a une espèce de connivence », a-t-il ajouté. Olivier Ginon, le directeur de GL Events est en effet un proche de Gérard Collomb et a été qualifié d’« ami » par Emmanuel Macron lors d’un discours, le 27 septembre 2017, à l’occasion de l’édition 2017 du concours gastronomique les Bocuse d’or.
« Il y a des salariés de GL Events qui sont venus travailler dans la campagne », a-t-il continué, ils « ont été des amis utiles dans la campagne et visiblement auteurs de cadeaux ». Selon le site d’information Mediapart, Bruno Latrigue, le directeur des relations institutionnelles à GL Events, a part ailleurs participé à la rédaction de notes pendant la campagne pour l’équipe d’Emmanuel Macron.
« Je voudrais que nous puissions vérifier que le conflit d’intérêts n’a pas été au-delà de l’élection présidentielle. Il faudrait vérifier que cette entreprise n’a pas bénéficié, depuis, de contrats avec la puissance publique », a encore dit M. Faure.
Selon Mediapart et Le Monde, la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) « a relevé les promotions exceptionnelles, parfois “d’un pourcentage anormalement élevé », accordées par le champion de l’événementiel GL Events à l’équipe de campagne de M. Macron, élu président le 7 mai 2017.
Jeudi 5 mai, le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a assuré que les comptes de la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron étaient « les plus sincères de tous ».

Sur les comptes de campagne de Macron, retrouvez tous nos articles :
Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne MacronQuand le candidat Macron avançait masqué pour la présidentielle 2017A Lyon, la réunion organisée par Collomb qui pose questionUne photographe rémunérée dès fin mai 2016Plus de 29 000 euros pour 35 séances de maquillage Des noms de ministres testés dans un sondage en février 2017





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le club de la principauté affronte l’AEK Athènes en finale de la Ligue des champions à 19 heures, dimanche.
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Basket : la rapide ascension de Monaco, jusqu’à une finale européenne

Le club de la principauté affronte l’AEK Athènes en finale de la Ligue des champions à 19 heures, dimanche.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h37
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 16h58
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Un an après une défaite en demi-finale, les basketteurs de l’AS Monaco joueront, dimanche 6 mai à 19 heures, la première finale européenne de leur histoire. Les Monégasques affrontent l’AEK Athènes dans la redoutable salle du club grec. Dix-huit mille personnes (en écrasante majorité des supporteurs locaux) sont attendues pour cette finale de la Ligue des champions, qui est généralement considérée comme la troisième des coupes européennes, derrière l’Euroligue et l’Eurocoupe.

. @ASMonaco_Basket est en FINALE  finale de la @BasketballCL ! 💪🏀 https://t.co/5I9OASfDXB— BasketAvecCanal (@Le Basket Avec CANAL)


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Pourtant, il y a encore cinq ans, il semblait un peu fou d’imaginer Monaco dans cette position. Lors de la saison 2013-2014, le club de la principauté se trouvait encore en NM1, le troisième échelon national. Deux ans et deux titres consécutifs de champion de NM1 et Pro B (deuxième division) plus tard, les Monégasques étaient de retour en Pro A.
« Tout le monde a de grands rêves, dit Oleksiy Yefimov, le directeur exécutif du club. Mais il y a trois ou même deux ans, alors que nous n’avions toujours pas joué le moindre match européen, nous ne pouvions pas rêver ou imaginer que nous jouerions la finale d’une compétition européenne devant dix-huit mille personnes, ou devant le prince de Monaco. C’est un petit miracle. »
« L’autre tsar de Monaco »
Ce « miracle », un homme en est à l’origine. Le nouveau président, Sergueï Dyadechko « l’autre tsar de Monaco », comme nous le présentions en 2015, est un homme d’affaires ukrainien dont le « passé charrie son lot d’intrigues, de malversations financières et de balles sifflantes », et qui fut notamment victime d’une tentative d’assassinat en 2012, avant de débarquer sur la côte d’Azur et de racheter le club de basket, en 2013.

        Lire aussi :
         

                Sergueï Dyadechko, l’autre tsar de Monaco



Avec lui à sa tête, le club de la principauté a pris une autre dimension. Grâce à son recrutement luxueux, il a rapidement retrouvé l’élite du basket français, et la domine depuis. Depuis trois saisons, Monaco triomphe en saison régulière, même si les phases finales sont encore compliquées à gérer (deux défaites, en demi-finale puis en quarts de finale de playoffs contre l’ASVEL).
« On ne pensait pas que ça irait si vite, concède Alain Béral, président de la ligue nationale de basket. On avait conscience que les choses étaient préparées pour ça, mais on a été un peu surpris. »
Pourtant, si l’on a affaire au « plus gros investisseur de l’histoire du basket en France », comme le décrivait Le Parisien en 2015, les moyens du club monégasque ne sont pas exagérés par rapport à la concurrence, tempère George Eddy, journaliste et commentateur pour Canal Plus.
« Les responsables du club sont surtout de vrais experts du basket européen. Ils connaissent tous les joueurs. Ils savent ce qu’ils font pour gagner au niveau européen, et ils sont en train de le prouver. Ce n’est pas parce qu’il y a trois fois plus d’argent que les autres [le budget et la masse salariale de l’ASM sont les troisièmes du championnat], ou que c’est Monaco… Ce sont surtout des compétences au niveau basket, la bonne utilisation de leur budget et puis de la patience : ils ont gardé le même entraîneur et certains joueurs emblématiques. »
Premier titre européen ?
C’est d’ailleurs ce que retient Oleksiy Yefimov. Malgré un effectif renouvelé à presque 80 % par rapport à la saison passée, comme le souligne George Eddy, les Monégasques ont réussi à conserver « l’esprit » de 2017.
L’année dernière, pour leur première participation à la Ligue des champions, ils avaient participé au Final Four. Eliminés en demi-finale par le club turc de Bandirma, les hommes du Rocher avaient finalement pris la troisième place de la compétition nouvellement créée par la fédération internationale de basket.

L'AS Monaco est le 12e club issu du Championnat de France à disputer une finale européenne. Bilan jusqu'ici (20 disputées) 9 v.-10 d.— ArnoLecomte (@Arnaud Lecomte)


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Un an plus tard, Monaco est de retour dans ce Final Four et a l’occasion d’aller chercher le premier titre européen de son histoire. « On n’a encore rien fait », rappelait ainsi Sergii Gladyr après la victoire contre Ludwigsbourg (87-65) en demi-finale, vendredi. Après les désillusions de l’an passé, les Monégasques n’ont plus qu’une chose en tête, comme le résume sobrement Oleksiy Yefimov : « Que ce soit en championnat ou en Ligue des champions, le but est de gagner. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Depuis sa prise de fonctions, en 2013, le président chinois a renforcé considérablement l’emprise du Parti communiste sur la vie des affaires. Après l’industrie et la finance, l’Etat s’attaque aujourd’hui au secteur des nouvelles technologies.
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édition abonné


Le capitalisme selon Xi Jinping

Depuis sa prise de fonctions, en 2013, le président chinois a renforcé considérablement l’emprise du Parti communiste sur la vie des affaires. Après l’industrie et la finance, l’Etat s’attaque aujourd’hui au secteur des nouvelles technologies.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 17h00
    |

            Harold Thibault et 
Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

C’est le journal officiel du Parti communiste chinois (PCC), Le Quotidien du peuple, qui relate l’épisode. Dans une coentreprise de Dongfeng avec Cummins, un fabricant de moteurs de l’Indiana (Etats-Unis), la cellule du parti a refusé la nomination d’un cadre, pourtant décidée par la hiérarchie américaine. « Après un examen à 360 degrés par le comité du parti, il est apparu que le camarade manquait de leadership, et de compréhension en général. Finalement, le directeur général américain s’est rendu au jugement du parti », détaille l’article, publié en décembre 2017.
Lorsque Xi Jinping a été nommé secrétaire général du parti unique, à l’automne 2012, le doute a plané sur ses intentions. Son père, Xi Zhongxun, s’il fut l’un des grands révolutionnaires qui accompagnèrent Mao Zedong, devint, après la mort du Grand Timonier, en 1976, l’un des principaux conseillers de Deng Xiaoping, l’artisan des réformes économiques. Son fils serait-il, quatre décennies plus tard, l’homme qui relancerait l’ouverture ?
Il est toujours possible de faire des affaires dans le pays, mais la loyauté au parti prime, et ses priorités font loi
Au contraire, M. Xi a considérablement renforcé l’emprise du parti sur la vie des affaires. L’attitude du parti chez Dongfeng répond à des instructions au sommet de l’Etat. En octobre 2017, lors du XIXe congrès du Parti communiste, le président chinois Xi Jinping avait appelé à renforcer le parti « dans le gouvernement, l’armée, la société, les écoles, au nord, au sud, à l’est, à l’ouest et au centre ». « Le parti dirige tout », avait-il asséné. Peu après, une note a été envoyée aux membres du parti de la province centrale du Hunan, leur demandant d’inscrire la place du parti dans les documents légaux des entreprises, publiques ou privées, d’après une fuite dans la presse locale, rapidement censurée.
Il est toujours possible de faire des affaires dans le pays, mais la loyauté au parti prime,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Au moins treize personnes ont été tuées et trente-trois blessées, six jours après un double attentat qui a fait vingt-cinq morts à Kaboul.
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En Afghanistan, un attentat fait plusieurs victimes dans un centre d’enregistrement électoral

Au moins treize personnes ont été tuées et trente-trois blessées, six jours après un double attentat qui a fait vingt-cinq morts à Kaboul.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h12
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 18h51
   





                        


Au moins treize personnes ont été tuées et trente-trois blessées, dimanche 6 mai, en Afghanistan, victimes d’une bombe qui a visé un centre d’enregistrement sur les listes électorales dans l’est du pays.
Selon le chef de la police de la province de Khost, l’engin a explosé dans une tente utilisée comme centre d’inscription dans l’enceinte d’une mosquée. « Une foule de gens qui sortaient de la mosquée s’étaient rassemblés pour s’enregistrer », a-t-il raconté à l’Agence France-Presse.
L’attentat n’a pas été immédiatement revendiqué, mais l’organisation Etat islamique (EI) et les talibans ont tous deux rejeté l’idée d’élections législatives censées se tenir en octobre, pour la première fois depuis 2010.
Nombreuses attaques
Cette nouvelle attaque survient six jours après un double attentat qui a fait vingt-cinq morts à Kaboul, dont neuf journalistes, parmi lesquels le chef des photographes de l’AFP en Afghanistan, Shah Marai. Un reporteur de la BBC, Ahmad Shah, a également été tué cette semaine dans une autre attaque dans la province de Khost.

        Sur l’attaque du 30 avril :
         

          Shah Marai, photographe de l’AFP à Kaboul, est mort dans une attaque



Le 22 avril, un attentat-suicide revendiqué par l’EI contre un centre d’enregistrement électoral à Kaboul avait fait une soixantaine de morts.
Les violences sont le principal obstacle à l’organisation des législatives d’octobre, qui seront les premières depuis 2010 et auraient dû avoir lieu il y a trois ans. Ce scrutin sera par ailleurs le premier dans le pays depuis la présidentielle de 2014, préalable à celle de 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Si la manifestation visant à protester contre la politique d’Emmanuel Macron s’est déroulée samedi dans un climat festif, quelques personnes ont été interpellées.
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« Fête à Macron » : quatre personnes en garde à vue après la manifestation parisienne

Si la manifestation visant à protester contre la politique d’Emmanuel Macron s’est déroulée samedi dans un climat festif, quelques personnes ont été interpellées.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h09
   





                        


La préfecture de police de Paris a annoncé dimanche 6 mai avoir interpellé huit personnes en marge de la « Fête à Macron », qui s’est déroulée à Paris samedi 5 mai, entre la place de l’Opéra et la place de la Bastille.
Quatre d’entre elles ont été mises en garde à vue à l’issue de ces interpellations :
un mineur, trouvé en possession d’armes par destination, a fait l’objet d’un rappel à la loi ;deux majeurs, interpellés pour « port d’arme prohibé », sont toujours en garde à vue ;une personne, impliquée dans les dégradations volontaires d’un véhicule de Radio France, est toujours interrogée par des enquêteurs. Radio France a par ailleurs confirmé son intention de déposer plainte.

   


Un rendez-vous festif
« La Fête à Macron », organisée à l’occasion du premier anniversaire de l’élection du chef de l’Etat, a rassemblé des dizaines de milliers de personnes samedi à Paris, dans une ambiance festive qui a permis aux organisateurs d’évoquer un « succès considérable », prometteur avant une nouvelle mobilisation qu’ils espèrent massive le 26 mai.
Après un pique-nique place de l’Opéra, le cortège s’était ébranlé avant 14 heures en direction de la place de la République, puis de la Bastille, où la manifestation a été dissoute à 19 h 45.
Le collectif organisateur a compté à Paris plus de 100 000 personnes, après que La France insoumise (LFI) eut revendiqué la présence de 160 000 personnes.

   


Selon un comptage réalisé en milieu de parcours par le cabinet Occurrence pour un collectif de médias (dont Le Monde), 38 900 personnes ont défilé. La préfecture de police en a compté 40 000.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ A la fin de sa mission en Guyane, le gendarme Cédric S. a tenu un discours jugé « raciste » à l’encontre de la population, selon plusieurs témoignages recueillis par « Le Monde » et par LCI.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/05/2018
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Guyane : un chef d’escadron visé par une procédure disciplinaire pour « propos racistes »

A la fin de sa mission en Guyane, le gendarme Cédric S. a tenu un discours jugé « raciste » à l’encontre de la population, selon plusieurs témoignages recueillis par « Le Monde » et par LCI.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 06h55
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 16h56
    |

                            Jérémie Lamothe








                        



                                


                            
Cédric S. y voyait un simple discours d’adieu. L’occasion pour le chef d’escadron de se remémorer ses trois mois de mission en Guyane avec ses camarades de l’escadron 25/1 du groupement de gendarmerie mobile de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Sa hiérarchie n’en a pas eu la même lecture. Vendredi 4 mai, selon les informations du Monde et de LCI, une procédure disciplinaire a été engagée à l’encontre de Cédric S. Le service de communication de la gendarmerie évoque « des propos choquants, intolérables, qui ne sont pas acceptables ».
Dans son discours, dont Le Monde et LCI ont obtenu une copie, prononcé samedi 21 avril à la gendarmerie de Saint-Laurent-du-Maroni, notamment devant le sous-préfet de Guyane, Yves Dareau (contacté, il n’a pas répondu à nos sollicitations), et une cinquantaine de militaires, Cédric S. s’adresse donc à « ses chers camarades ».
Il évoque son « premier passage en Guyane » lorsqu’il a « pu découvrir ce nouveau milieu qu’est la forêt équatoriale, avec cette faune et cette flore abondante, ces légionnaires accueillants et cette population… spéciale ». Puis de poursuivre :
« Quelle faune exceptionnelle que tous ces singes hurleurs lançant autant de jurons que de parpaings pour marquer leur territoire, ces petits caïmans trempant jour et nuit dans l’alcool. »
Dans cette « allégorie » longue d’une page, il se réjouit « d’avoir pu aussi compter sur certains paresseux, très nombreux dans la région, dont la réactivité et l’envie de travailler n’ont d’égal que les résultats qu’ils obtiennent ».
« Aux phases opérationnelles hors du commun sans être trop intenses se sont ajoutées des patrouilles durant lesquelles M. et Mme Groseille n’ont pas manqué de nous demander de l’aide, comme toujours… », poursuit-il encore dans une référence, sans doute, aux Groseille, famille pauvre composée de fainéants et de voyous dans le film La vie est un long fleuve...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Pour la première fois, de l’hélium a été détecté dans l’atmosphère d’une planète en orbite autour d’une autre étoile que le Soleil.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ La disparition de cette figure de la guerre puis de la vie politique locale ouvre une série d’incertitudes sur la survie de son parti, la poursuite des négociations de paix et la stabilité du pays en général.
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Compte rendu

La mort du chef rebelle Afonso Dhlakama plonge le Mozambique dans l’incertitude

La disparition de cette figure de la guerre puis de la vie politique locale ouvre une série d’incertitudes sur la survie de son parti, la poursuite des négociations de paix et la stabilité du pays en général.

Par                                            Adrien Barbier (Beira, Mozambique, envoyé spécial)




LE MONDE
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        Le 06.05.2018 à 16h30

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        Mis à jour le 06.05.2018 à 16h31






    
Afonso Dhlakama en octobre 2014.
Crédits : GIANLUIGI GUERCIA / AFP


« On a perdu notre père, notre commandant. On n’en trouvera pas d’autre comme lui. » Vassoura Sairao, 77 ans, est désemparé, depuis la mort inattendue, jeudi 3 mai, du leadeur de l’opposition mozambicaine, Afonso Dhlakama. Cet ancien combattant de la sanglante guerre civile (1976-1992), côté rebelle, est venu se recueillir dès le lendemain devant la permanence de son parti à Beira (Centre). Autour de lui, quelques dizaines de personnes — seulement — sont assises sur des chaises en plastique devant le bâtiment, la mine fermée.
On aurait pu s’attendre à une déferlante de tristesse et de célébrations spontanées, qui sont de coutume en cas de mort d’un chef politique de cette envergure. Mais la disparition de ce monument de l’histoire mozambicaine a plutôt plongé la deuxième ville du pays, bastion historique de l’opposition, dans la torpeur. « Les gens ont peur, ils appréhendent la suite », dit un journaliste local.

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Depuis 2012, la Résistance nationale mozambicaine (Renamo), un mouvement de guérilla issu des tréfonds de la guerre froide, transformé en parti d’opposition dans les années 1990, s’est résolu à reprendre les armes. Son ennemi est toujours le même : le Front de libération du Mozambique (Frelimo), au pouvoir depuis l’indépendance, en 1975. Après des mois de tensions, Dhlakama a décrété une trêve, à la fin de 2016. La paix demeure extrêmement fragile, et la disparition inattendue de cette figure clé ouvre une série d’incertitudes.
Sans dauphin désigné
A commencer par l’identité de son successeur. Depuis jeudi, le reste du leadeurship de la Renamo est totalement abasourdi. Il a fallu deux jours pour que la commission politique du parti se résolve, vendredi soir, à confirmer officiellement la mort de « l’icône de la démocratie mozambicaine ».
« Il nous avait prévenus. Le jour où il nous quitterait, le parti ne devrait pas s’arrêter, il faudrait continuer », veut croire Alberto Joao, un militant de 44 ans chargé de la mobilisation. Au long de sa carrière pourtant, Afonso Dhlakama a soigneusement pris soin d’écarter tous ceux de ses camarades qui auraient pu lui faire de l’ombre. Après trente-neuf ans d’un règne sans partage sur son mouvement, le guérillero part sans avoir désigné de dauphin, sans même avoir préparé le parti à l’éventualité de sa disparition.
Et alors qu’il se targuait d’être responsable de la démocratisation du pays, la nomination de son remplaçant semble suivre un chemin peu transparent. « Ils vont délibérer. Il faut trouver un consensus entre l’aile politique et l’aile militaire. Ensuite, on se rangera derrière le nouveau chef », explique un autre militant, Joaquim Macure. En réalité, les vieux généraux, qui comme Dhlakama ont passé l’essentiel de leur vie en brousse, gardent de loin l’ascendant sur la nouvelle génération, qui évolue dans la capitale, Maputo, à des centaines de kilomètres de là.
La nomination samedi d’un chef intérimaire, Ossufo Momade, un vieux lieutenant de la branche armée, responsable de la défense au sein du parti, semble augurer une reprise en main. Même s’il a déjà été député et secrétaire général, il ne fait pas partie des poids lourds les plus en vue sur la scène politique. Or, en face, le Frelimo a tendance à réagir de façon épidermique dès qu’un membre de la Renamo agite une arme.
Négociations de paix en cours
Compte tenu de cet équilibre précaire, la capacité du nouveau chef à poursuivre de cruciales négociations de paix est la deuxième grande inconnue. Depuis 2012, il a fallu pas moins de trois cadres très différents de pourparlers, et des mois de négociations, pour obtenir quelques avancées sur les contentieux qui perdurent depuis la fin de la guerre civile, en 1992.
Après une escalade d’attaques et d’affrontements en 2015 et 2016, causant des dizaines de morts et des milliers de réfugiés, le président Filipe Nyusi et le chef de la Renamo s’étaient résolus à traiter en tête en tête. Ces derniers mois, les deux hommes se sont notamment mis d’accord sur une révision constitutionnelle afin de permettre l’élection des gouverneurs provinciaux, une revendication majeure de la Renamo. Présenté à l’Assemblée, le texte doit encore être voté, et certains points font encore débat parmi les députés.

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« Il est encore trop tôt pour reparler de tout cela, on doit laisser passer cette période de deuil, pour la famille et pour le parti », disait samedi du bout des lèvres Ivone Soares, nièce de Dhlakama et cheffe du groupe parlementaire à l’Assemblée, au cours d’une messe d’hommage organisée dans un quartier de Beira. Avant, déjà, de montrer des dents : « Il faudra ensuite une conversation profonde sur quel type de pays nous voulons. Parce que nous ne pouvons pas continuer à être traités comme des esclaves, à être dirigés comme si nous étions des encéphalopathies », a t-elle ajouté.
Messie
Enfin, à quelques mois des prochaines échéances électorales, la réaction de la population, en l’absence du charismatique leadeur, pourrait se révéler explosive. Lors de ses meetings, Afonso Dhlakama était capable d’attirer des foules monstres qui l’accueillaient comme le messie. Avec son parler simple, sa verve caractéristique, même sans programme politique défini, il emportait facilement l’adhésion de la jeunesse désœuvrée du centre et du nord du pays. Celle-ci se retrouve sans candidat.
Les élections locales de novembre, puis générales en octobre 2019, s’annoncent déterminantes, d’autant que le rejet d’un Frelimo rongé par la corruption est à son comble. La révélation de l’existence de dettes cachées en 2016, qui ont plongé le pays dans une profonde crise économique, a renvoyé l’ex-parti unique dans les abîmes du discrédit. Compte tenu de sa propension aux manipulations électorales, le risque de violences éruptives s’en trouve décuplé.





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Né à Paris le 4 août 1936, il commença sa carrière dans le 7e art dans la salle obscure du mythique cinéma parisien le Mac-Mahon, dont il fut programmateur.
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Mort de Pierre Rissient, cinéphile respecté et découvreur de talents

Né à Paris le 4 août 1936, il commença sa carrière dans le 7e art dans la salle obscure du mythique cinéma parisien le Mac-Mahon, dont il fut programmateur.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
06.05.2018 à 17h26
   





                        



   


Le Festival de Cannes, Clint Eastwood, Martin Scorsese ou encore Jane Campion lui doivent beaucoup : cinéphile, producteur, programmateur et découvreur de talents du 7e art, le Français Pierre Rissient est mort à 81 ans, a annoncé dimanche 6 mai l’Institut Lumière, par la voix de son président, Bertrand Tavernier.

Bertrand Tavernier: "Pierre Rissient est mort cette nuit. Son épouse Yung Hee me demande de vous le faire savoir et… https://t.co/qXUgaeCs1d— InstitutLumiere (@Institut Lumière)


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« Un super découvreur de cinéastes »
« Pierre Rissient a été un super découvreur de cinéastes, d’un flair, d’une curiosité inestimables. Quand il aidait quelqu’un, il le prenait sous son aile et l’aidait à déployer son art. Il a aimé et soutenu le Festival de Cannes, j’en témoigne ici avec émotion et tristesse », a réagi Gilles Jacob, ancien délégué général du prestigieux festival de cinéma.
Inconnu du grand public, Pierre Rissient, qui avait l’habitude d’écumer les festivals du monde entier, était un intime de Clint Eastwood, qu’il connaissait depuis le début des années 1970.
Personnalité incontournable de Cannes, dont il fut le conseiller artistique, il contribua à faire connaître Mean Streets (1973), le film qui a lancé la carrière de Martin Scorsese.
Le producteur exécutif de « La Leçon de piano »
A partir des années 1970, il fit également découvrir au public européen nombre de cinéastes asiatiques, comme Hou Hsiao Hsien, Chen Kaige ou Zhang Yimou.
Il fut notamment le producteur exécutif de La Leçon de piano (Palme d’Or à Cannes en 1993) de la Néo-Zélandaise Jane Campion, dont il avait accompagné les premiers pas.
Pierre Rissient est mort deux jours avant le début du Festival de Cannes. Ironie du sort, le Festival avait prévu de projeter cette année un film qu’il avait réalisé en 1980, Cinq et la peau, dans sa section Cannes Classics.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Pendant un mois, la biennale Dak’Art, placée cette année sous le sceau d’Aimé Césaire, s’installe dans divers lieux de la capitale sénégalaise.
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Reportage

A Dakar, l’art contemporain africain se met à « l’heure rouge »

Pendant un mois, la biennale Dak’Art, placée cette année sous le sceau d’Aimé Césaire, s’installe dans divers lieux de la capitale sénégalaise.

Par                                            Roxana Azimi (Dakar, envoyée spéciale)




LE MONDE
              datetime="2018-05-06T17:00:28+02:00"

        Le 06.05.2018 à 17h00






    
« Le Brise-Soleil des indépendances », de Cheikh Ndiaye.
Crédits : Coralie Gauthier / Courtesy Galerie Cécile Fakhoury


Lunettes noires masquant des yeux rougis par trois nuits blanches, sourire de rigueur, Emo de Medeiros donne le change. Pourtant son installation composée de miroirs, de néons et d’une vingtaine de caméras de surveillance, qui promettait d’être l’un des points d’orgue de la Biennale de Dakar, n’est toujours pas visible le jour du vernissage, le 3 mai. « Il faut encore attendre vingt-quatre ou quarante-huit heures », glisse sa compagne, soulignant avec bienveillance « l’énergie folle des équipes », sur le pont depuis deux semaines. L’artiste franco-béninois n’est pas le seul à s’arracher les cheveux devant une organisation toujours aussi chaotique.

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Cette année pourtant, la biennale, aussi appelée Dak’Art, semblait jouir d’un alignement des planètes : plus de temps de préparation (un an au lieu de quatre mois), d’argent (la contribution de l’Etat a doublé), de bras et d’espaces (700 m2 supplémentaires au sein de l’ancien palais de justice, dont un lieu pour les enfants). La manifestation pouvait aussi compter avec le soutien du nouveau ministre de la culture, Abdou Latif Coulibaly, ancien journaliste respecté, et l’arrivée d’une nouvelle secrétaire générale, Marième Ba, rompue à la gestion de crise.
Malgré tout, l’état d’avancement de l’accrochage à la veille du vernissage était tel qu’on peinait à en imaginer l’inauguration le lendemain. Pire : le jour J, les nombreuses vidéos n’ont pas fonctionné pendant près d’une heure. Et certaines œuvres, comme celles de l’Ivoirien Ouattara Watts, manquaient toujours à l’appel…
Chronique de la débrouillardise
Pour autant, personne ne veut gâcher la fête, pas même les commissaires d’exposition invités à l’Institut fondamental d’Afrique noire (IFAN), qui n’ont perçu aucune rétribution et ont dû lever eux-mêmes des fonds pour monter leurs expositions. Comme si tous ces hommes et femmes de bonne volonté s’étaient mis au diapason de « l’heure rouge », libellé de la biennale placée cette année sous le sceau d’Aimé Césaire.
« En 2016, c’était “la cité dans le jour bleu” de Senghor, l’espoir, le rêve. En 2018, c’est le “maintenant ou jamais” : on prend le train en marche ou on le regarde passer », résume Simon Njami, flegmatique commissaire de la biennale. Même mot d’ordre au pavillon du Sénégal, ouvert pour la première fois devant le Grand Théâtre. « Il faut avoir confiance en soi », martèle son organisateur, le peintre Viyé Diba. Aussi a-t-il accroché au mur quelques planches de Goorgoorlou, la bande dessinée culte des années 1980-1990, chronique de la débrouillardise du Sénégalais moyen en pleine crise.

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                Simon Njami, un commissaire d’exposition qui se joue des clichés coloniaux



Les artistes ont certes su faire preuve d’astuce. Difficile toutefois de ressentir le même souffle qu’en 2016. Les installations capables d’habiter l’espace fabuleux de l’ancien palais de justice sont plus rares. Les plus réussies sont empreintes de mélancolie, comme le Brise-Soleil des indépendances de Cheikh Ndiaye, traitant en filigrane des espoirs déçus des indépendances, ou la Casa Roja, poétique installation sur fond musical de Marcos Lora Read, composée d’un bateau ivre et d’une frêle maison rouge à deux doigts de s’envoler. Métaphore des pays « en développement » toujours prêts à décoller mais régulièrement lestés ? Tout aussi vacillant est l’olivier centenaire filmé par le Marocain Younès Rahmoun, vibrant de vie mais aussi de fragilité.
Pour comprendre les troubles actuels, plusieurs artistes se sont plongés dans l’histoire de leurs pays. Dans Last Dance Before Darkness, l’Algérienne Amina Zoubir a retrouvé des clips de danse des années 1980 avant la guerre civile. « On voyait dans les espaces publics des chorégraphies qu’on n’imaginerait plus aujourd’hui, des corps libres, en mouvement », rappelle-t-elle, nostalgique. En regard, la jeune femme présente des pochettes de disques vinyles de quelques « rossignols migrateurs » comme Mohamed Mazouni, exilé en France, et des références à des acteurs culturels assassinés par les islamistes, à l’instar du metteur en scène Azzedine Medjoubi.
Ali Tnani a quant à lui sondé la mémoire d’un fils de mineur de Gafsa, dans le sud-ouest de la Tunisie. A chaque souvenir évoqué en voix off s’ajoute le rappel des maux actuels, des incivilités à la pollution.
Un musée dédié à Ousmane Sow
La mémoire est aussi convoquée à l’IFAN, où le commissaire d’exposition Bonaventure Ndikung a exhumé la figure de Halim El-Dabh, compositeur égyptien pionnier de la musique électronique. Bien que contemporain du compositeur John Cage et de la chorégraphe Martha Graham, il fut oublié d’une histoire écrite par les Occidentaux. Le Nigérian Emeka Ogboh lui redonne magnifiquement vie dans une vidéo où l’envoûtante musique d’El-Dabh est restituée en cercles colorés qui, littéralement, font irradier le son.
Ce regard dans le rétroviseur n’exclut pas l’ici et le maintenant. Simon Njami a intégré au programme officiel un ambitieux projet communautaire, « Mon Super Kilomètre », qui entremêle des projets artistiques aux échoppes des commerçants le long de l’artère de la Gueule-Tapée. Manière d’unir l’art et la vie dans un unique bouillonnement. Cette ébullition s’est d’ailleurs propagée dans tout le pays, où se tiennent quelque 320 off.

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                Ousmane Sow, mort d’un sculpteur lutteur



Galeriste à Abidjan, Cécile Fakhoury a profité de la biennale pour inaugurer un grand espace à Dakar. La famille du sculpteur sénégalais Ousmane Sow, décédé en 2016, a aussi choisi ce moment pour ouvrir un musée d’une superficie de 1 500 m2 où sont déployées, dans des salles malheureusement trop chargées, ses célèbres œuvres monumentales, hommage aux guerriers africains. L’occasion de découvrir quelques travaux inachevés, comme la maquette du monument de la Renaissance africaine. Au lieu de la sculpture imaginée par Ousmane Sow, l’ancien président Abdoulaye Wade érigera un groupe grandiloquent tout en biceps réalisé par une usine nord-coréenne…
Dak’Art, jusqu’au 2 juin, www.biennaledakar.org


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Pour Enedis, ces boîtiers permettront au consommateur d’économiser de l’argent. Pour l’UFC-Que choisir, rien n’est moins sûr.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ A la tête de la compagnie maritime portugaise, vous menez la découverte du Nouveau Monde. Un hommage à la géographie autant qu’à l’ère des grands explorateurs.
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On a testé… « Neo Atlas 1469 », le « Civilization » de la cartographie

A la tête de la compagnie maritime portugaise, vous menez la découverte du Nouveau Monde. Un hommage à la géographie autant qu’à l’ère des grands explorateurs.



Le Monde
 |    06.05.2018 à 14h09
    |

            William Audureau








                        



   


Je ne sais pas ce que vous avez fait hier, mais nous, nous avons prouvé que la Terre était ronde. De nombreuses rumeurs affirmaient le contraire, et il se murmure même qu’un explorateur en Arabie saoudite vendrait une amarre spéciale pour observer de près les cascades de la fin du monde, sans tomber en se penchant.
C’était jour de fête. Quelques heures plus tôt, nous avons découvert le Zipangu, un archipel légendaire, que certains aujourd’hui appellent le Japon. Cela n’a pas été facile. Il nous a fallu contourner toute l’Australie depuis les Indes parce que l’Indonésie formait un long bras de terre coupant tout accès à l’océan Indien. Grosse, grosse galère.
Finalement, nous avons atteint le lointain pays merveilleux en trente et un ans. Un de trop pour le roi du Portugal. Cet impatient nous a coupé les fonds, nous laissant le commerce maritime comme seule ressource. Heureusement, grâce à une écaille de dragon dénichée au large de la Corée, nous avons pu financer la restauration de notre flotte, pas bien vaillante après deux ou trois attaques de kraken. Maintenant, il nous reste à cartographier l’Amérique, et à finir de révéler tous les continents du monde.
Ode au siècle des grandes découvertes
Neo Atlas 1469, disponible sur la plate-forme Steam depuis 2017 et sorti en avril sur Switch, est le dernier ambassadeur en date d’une série de jeux de gestion japonais longtemps restés inédits en Europe. Son concept est atypique : à la tête de la Compagnie portugaise des Indes, il vous propose d’envoyer vos navigateurs explorer le monde pour le cartographier et établir des lignes commerciales entre ses principaux ports.

Conquête territoriale contre le brouillard qui recouvre la carte, commerce des ressources : on retrouve, dans la dernière production du studio japonais Artdink, spécialiste des simulations ferroviaires, deux des quatre mamelles des jeux de gestion à la Civilization. Et pour cause : son concept date de la même année, 1991, et en est un proche cousin, l’affrontement d’autres puissances en moins, une importante surcouche narrative et un système de missions en plus.
Son intérêt tient beaucoup à son époque et à son thème : 1469, c’est l’année de naissance de Christophe Colomb. Un an plus tard sera pour la première fois traduite en latin et imprimée la carte du géographe grec Ptolémée, dont la redécouverte par la société savante lance un siècle d’exploration des terres reculées et de progrès de la cartographie.
Carte semi-aléatoire
Dans Neo Atlas 1469, comme au XVe siècle, l’Afrique subsaharienne est inconnue ; l’existence des Amériques insoupçonnée ; et le Japon lui-même n’est qu’une rumeur, dont le joueur aura à prouver la véracité en trouvant une route jusqu’à lui.
L’une des meilleures idées du titre est de ne pas proposer une carte identique à celle que l’on connaît — le moindre manuel de géographie, ou un dézoom sur Google Maps, suffirait alors pour tricher. A la place, il laisse le joueur découvrir à l’aveugle une mappemonde en partie générée aléatoirement, tachetée de bateaux pirates, de krakens et de rumeurs de monstres fantastiques.

   


Dans ses meilleurs moments, Neo Atlas 1469 donne l’impression de vivre par procuration l’ivresse, l’excitation et l’angoisse de l’inconnu. Et à chacun de nos choix d’itinéraires, les doctes explorateurs que l’on dirige, d’habitude si bavards et flamboyants dans les phases de dialogues, semblent partir à l’aventure comme de petits bateaux en jouet lâchés dans une baignoire la lumière éteinte. Avec pour seuls compas des on-dit, des déductions, et une bonne part de chance.
Isthme, détroits et jeu de go
A mesure que les heures défilent, et elles passent vite, on finit par découvrir que les algorithmes de génération de la carte du monde s’appuient beaucoup sur le monde réel. S’ils s’en éloignent, c’est essentiellement par des variations côtières. Insuffisant pour donner l’impression visuelle d’un autre monde, mais largement assez pour déranger les plans de l’apprenti cartographe habitué à envoyer ses navigateurs longer les rivages.
De retour à leur port d’attache, plus d’un navigateur viendra ainsi raconter comment il s’est perdu dans des archipels imaginaires ; encastré dans un isthme inattendu ou au contraire engouffré dans un détroit miraculeusement placé en plein cœur d’un pays censément fermé.

   


Parfois, le jeu s’apparente davantage à une partie de go que de géographie. Neo Atlas 1469 laisse en effet au joueur le soin de valider ou non chacun des rapports de ses explorateurs. Une décision stratégique : accepter de graver dans le marbre le bout de carte qu’il vient de découvrir, et ses excentricités qui, d’un bras de terre mal placé ou d’une mer soudain fermée, vous coupera peut-être à jamais l’accès à telle ressource rare et précieuse pour votre commerce d’épices, de fruits et de pierres exotiques.
Un jeu qui a ses limites
Difficile pour autant de recommander ce jeu les yeux fermés : c’est une petite production trop chère pour son propre bien ; laide comme un crapaud ; bavarde à s’en fatiguer les yeux ; pas même traduite, pourront légitimement souligner les plus réfractaires.
Il est vrai que son concept aurait gagné à être servi par des cartes plus originales, et son interminable tutoriel en fera fuir plus d’un. Une réalisation visuelle moins aride, une direction artistique plus cohérente, ou encore une mise en scène plus généreuse auraient également permis de rendre ces terres plus vivantes, plus incarnées, et le jeu des allers-retours moins routiniers.

   


Malgré cela, il y a un charme hypnotique à Neo Atlas 1469. Il est de ces jeux qui, comme Civilization, savent obnubiler des heures et des jours entiers. Il a ses moments de grâce, comme la découverte d’un pays légendaire, le premier tour du monde, ou l’atlas qui se fait globe.
Au pied de notre lit, les couvertures écornées d’un vieux manuel de géographie, d’un passionnant atlas des contrées rêvées, et d’un essai sur la découverte du Japon, trahissent ses effets secondaires. Et puis, hier, quand d’autres remplissaient leur déclaration de revenus, nous nous découvrions le Zipangu, et cela n’a pas de prix.
En bref
On a aimé :
Le concept original et évocateur.L’ivresse de parcourir les océans à l’aveugle.« Hé, mais Madagascar est à l’ouest de l’Afrique du Sud dans ma partie ? ».Des dizaines d’heures de jeu pour la moindre partie.Cligner des yeux, s’apercevoir qu’il est déjà 3 heures.
On n’a pas aimé :
Tutoriel et dialogues interminables.La direction artistique incohérente.La carte du monde pas assez originale pour déboussoler.43 euros pour la réédition d’un jeu PS Vita. Ouch !
C’est plutôt pour vous si :
Vous cherchez un jeu de gestion sur Switch.Dans Civilization, vous préférez explorer que vous battre.Vous préférez Ptolémée à Neymar.
Ce n’est plutôt pas pour vous si :
Vous ne lisez pas l’anglais.Dans vos cauchemars, vous êtes poursuivis par une interro d’histoire-géo.A Civilization, vous jouez les Aztèques, pas les Portugais.Vous cherchez un jeu de pirates dans lequel on peut plutôt boire du rhum entre amis.
La note de Pixels
35° 41’22’’ N/139° 41’30’’ E



                            


                        

                        

