<FILE-date="2018/05/05/19">

<article-nb="2018/05/05/19-1">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le propriétaire du club, Jacky Lorenzetti, a loué pour plusieurs semaines son enceinte – la U Arena – au couple de stars, qui y effectue des répétitions en vue de sa tournée.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Jay Z et Beyoncé obligent les rugbymen du Racing à se délocaliser à Vannes

Le propriétaire du club, Jacky Lorenzetti, a loué pour plusieurs semaines son enceinte – la U Arena – au couple de stars, qui y effectue des répétitions en vue de sa tournée.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 16h05
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 16h18
    |

                            Grégor Brandy








                        



   


Pas encore qualifié pour les demi-finales du Top 14, le Racing 92 a beaucoup à jouer durant la dernière journée de championnat de France, samedi 5 mai (à 21 heures). Deuxièmes, les Franciliens ne possèdent qu’un point d’avance sur Toulouse et deux sur Toulon.
Autant dire que la réception d’Agen, déjà maintenu, est cruciale et permettrait d’éviter de passer par les barrages, en rejoignant dès samedi le dernier carré des playoffs. Une situation qui serait idéale pour se concentrer pleinement sur la finale de coupe d’Europe, la semaine prochaine.
Laurent Travers, l’entraîneur des Racingmen, ne s’y est d’ailleurs pas trompé au moment de résumer l’importance de cette rencontre au Parisien : « On a un quart à jouer ce week-end. »

        Lire aussi :
         

                Racing 92 : grand club de rugby cherche public et ferveur



Reste que les Ciel et Blanc ont beau officiellement recevoir Agen, en réalité, ils seront eux aussi en déplacement dans un stade qu’ils ne connaissent pas, et loin de leurs (rares) supporteurs. L’U Arena dans laquelle ils évoluent depuis le mois de décembre 2017 n’est pas en mesure de les accueillir pour cette rencontre.

Le Racing 92 va nouer un partenariat avec le RC Vannes et pour marquer le coup ils délocaliseront leur match de Top… https://t.co/w3skS1pchP— ArnaudBecquet (@Arnaud BECQUET)


require(["twitter/widgets"]);

Jay Z et Beyoncé en répétition à la U Arena
Dans un premier temps, le club avait annoncé que cette délocalisation était le simple résultat d’un partenariat avec le RC Vannes. La vraie raison a été révélée, quelques jours plus tard, le 10 avril : le propriétaire de l’enceinte, Jacky Lorenzetti, qui est également le président du Racing 92, a choisi de la louer à Jay Z et Beyoncé. Les deux artistes américains doivent y répéter leur tournée, qui doit passer par le Stade de France le 14 juillet.
Quand il avait révélé cette seconde information, le journal L’Equipe écrivait que le président du Racing « ne pouvait refuser une offre financière pareille ». Sans confirmer l’information, Jacky Lorenzetti avait alors expliqué qu’il « n’a jamais caché qu’en fonction des événements majeurs, on devrait faire des arbitrages. Et ce qui guide le choix, c’est l’avenir du club, hein ».

Jacky nous a fait croire au partenariat entre le Racing et Vannes pour la délocalisation du dernier match...mainten… https://t.co/oX6BSl1AfX— CaroBasbayon (@Caro Basbayon)


require(["twitter/widgets"]);

Résultat : un premier « quart de finale » à jouer à Vannes, en Bretagne, à 465 km de ses bases, dans un stade de 9 000 places. Dans une interview accordée à Ouest France, Laurent Travers a cependant tenté de relativiser ce choix :
« Il était très clair depuis le départ que l’U Arena serait une salle de spectacle dans laquelle on joue au rugby. C’est ce qui permet au club d’équilibrer ses comptes, de payer ses salariés. Ce n’est pas une salle publique mais privée. Il y a un équilibre financier en jeu. C’est donc facile d’accepter de délocaliser un match de temps en temps. »
Un barrage à domicile à l’extérieur ?
Pas sûr que tout le monde ne partage son avis. En avril, L’Equipe assurait que « cette realpolitik économique passe mal auprès des joueurs et du staff, qui se souviennent que le président avait promis : “Pas de délocalisation cette saison.” »
Tous vont cependant devoir passer outre et se concentrer sur le match contre Agen. Un mauvais résultat des Racingmen, et ces derniers devront probablement passer par les barrages. Et devinez quoi ? Là encore, ils auront beau officiellement « recevoir » leurs adversaires, ils devront jouer loin de leur U Arena.
C’est peu dire que c’est se tirer une balle dans le pied : les Ciel et Blanc sont toujours invaincus dans leur nouvelle enceinte depuis leur arrivée en décembre.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-2">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Les Crocodiles nîmois ont gagné leur accession en Ligue 1 en battant vendredi soir le Gazélec d’Ajaccio (4-0). Le club gardois espère renouer avec son riche passé.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

Football : 25 ans après, Nîmes retrouve la Ligue 1

Les Crocodiles nîmois ont gagné leur accession en Ligue 1 en battant vendredi soir le Gazélec d’Ajaccio (4-0). Le club gardois espère renouer avec son riche passé.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 15h49
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Après vingt-cinq ans d’absence, la Ligue 1 retrouve l’un de ses clubs historiques. Le Nîmes olympique a validé son accession vendredi en battant largement le Gazélec Ajaccio, 4 à 0. L’autre club ajaccien, l’AC Ajaccio, relégué désormais à cinq points, ne peut plus inquiéter les Gardois à un match de la fin du championnat de Ligue 2. L’attaquant franco-turc Umut Bozok a largement contribué à cette montée en inscrivant 24 buts en 35 matchs.

La dernière saison des Nîmois en première division remonte à 1992-1993. Depuis, le club sudiste a fait le yoyo entre la deuxième division (16 saisons) et le troisième échelon, le National (9 saisons). En 2015, à cause d’une affaire de soupçons de matchs arrangés lors de la saison 2013-2014, le club, alors en Ligue 2, avait failli être rétrogradé en National. La sanction sportive – le procès pénal aura lieu en juin – avait finalement consisté en une pénalité de huit points à l’entame de la saison. Malgré ce handicap, le club s’était maintenu.
« Il y a trois ans, le club était moribond »
L’homme fort de la saison nîmoise, l’entraîneur Bernard Blaquart, n’oublie pas le chemin parcouru depuis son arrivée en 2015 : « Il y a trois ans, le club était moribond, avec une image déplorable et catastrophique. Tous ces résultats depuis trois saisons, on ne pouvait pas les imaginer, ni même les rêver. On n’avait rien à perdre. Cette accession, c’est aussi beau que d’avoir sauvé le club il y a deux saisons. »

        Lire aussi :
         

                Nîmes, an II



Après cette période difficile, le projet nîmois a été relancé par l’arrivée d’un nouvel actionnaire, d’abord minoritaire (en 2014), puis majoritaire (2015), avant qu’il ne prenne totalement le contrôle du club en 2016. Rani Assaf est un haut dirigeant du groupe Free, dont le PDG, Xavier Niel, est également copropriétaire du Monde.
Une autre personnalité est partie prenante de l’aventure nîmoise : le journaliste Jean-Jacques Bourdin, conseiller du président Assaf et parrain des Crocodiles. « C’est une saison exceptionnelle, pour un club dont on ne parlait plus. Il y avait 18 000 personnes ce soir. On aurait pu remplir deux ou trois stades des Costières. C’est le début d’une aventure. Je sais que Rani [Assaf] va pérenniser le club. Un nouveau stade sera construit dans les deux ans à venir. On va essayer de se maintenir en Ligue 1 et ensuite de redevenir un vrai club de Ligue 1 », a-t-il réagi sur la radio qui l’emploie, RMC.

La dernière fois que la France du football avait entendu parler positivement du Nîmes olympique, c’était lors de la Coupe de France 1996. Les Gardois s’étaient hissés en finale (une première pour un club de troisième division) en éliminant au cours de leur parcours trois clubs de Ligue 1 : Saint-Etienne, Strasbourg et Montpellier. En finale face à Auxerre, champion de France cette année-là, Nîmes avait ouvert le score avant de s’incliner sur des buts de Laurent Blanc et Lilian Laslandes.
« On rêvait tous de jouer au Nîmes olympique »
Acteur de cette épopée, le défenseur Johnny Ecker, formé au club et pro à Nîmes de 1993 à 1999, se souvient : « A notre retour, on avait l’impression que toute la ville nous faisait la fête. Le public nîmois, s’il est exigeant, est un public de connaisseurs qui reconnaît les efforts entrepris même en cas de défaite. » Par la suite joueur de Lille et de Marseille, Ecker a conservé un fort attachement à son club de cœur : « On rêvait tous de jouer au Nîmes olympique. Même si le club a connu le purgatoire pendant vingt-cinq ans, les Crocodiles, ce sont des valeurs, une identité locale. Le nouveau président a remanié le club malgré les problèmes qu’il a eu à régler. Le coach a cette mentalité de faire jouer les jeunes. Cela donne une équipe de copains, qui n’a peur de rien, comme nous à l’époque. »
Mais l’histoire du Nîmes olympique débute bien avant. Fondé en 1937, le club a connu ses plus belles heures dans les années 1950 et 1960, souvent dans l’ombre du grand Stade de Reims. Joueur de 1948 à 1954, puis entraîneur emblématique (de 1955 à 1962 et de 1969 à 1978), le Franco-Algérien Kader Firoud a incarné cet âge d’or. Les footballeurs nîmois ont été quatre fois vice-champions de France en 1958, 1959, 1960 et 1972. Leur palmarès reste néanmoins mince : deux titres de champion de National, un titre de champion de Ligue 2 et deux compétitions aujourd’hui disparues (Coupe Drago et Coupe des Alpes).

Ancien entraîneur des espoirs, membre de la direction technique nationale pendant des années, le Gardois René Girard a joué de 1972 à 1980 à Nîmes avant de revenir pour y finir sa carrière (1988-1991). « Il y a d’abord eu l’ère Kader Firoud, Mustapha Bettache, puis celle de Jean-Pierre Adams et Michel Mézy. Notre génération s’est inscrite dans cette continuité. Nîmes faisait partie des meilleures équipes françaises avant la chute en deuxième division dans les années 80 », raconte-t-il.
René Girard a aussi été l’un des acteurs d’une des saisons les plus étranges du Nîmes olympique. En 1991-1992, les Nîmois viennent tout juste de remonter sous la houlette de leur coach argentin Daniel Romeo. Le sponsor principal, Catavana – qui déposera le bilan en octobre 1992 –, décide de frapper fort et investi 44 millions de francs, une somme importante pour l’époque avec l’achat de joueurs renommés comme William Ayache ou Philippe Vercryusse. Nîmes recrute surtout Eric Cantona, pour 10 millions de francs.
La Vidourle comme frontière entre le Gard et l’Hérault
L’aventure tourne au fiasco puisque Cantona ne marque que deux buts en 17 matchs. Surtout, il jette un ballon sur l’arbitre lors d’un match contre Saint-Etienne en décembre 1991. D’abord suspendu quatre matchs, il traite ses juges de « bande d’idiots » avant de voir sa suspension élargie à deux mois. Il ne jouera plus jamais en France. « Je venais de stopper ma carrière et j’avais pris des fonctions au sein du centre de formation. On m’a confié un intérim de six mois sur le banc après le départ de Romeo vers Noël. On s’est sauvés mais la saison d’après, le club est descendu. Il y avait une grosse envie de réussir et la déception a été à la hauteur. On n’était peut-être pas prêts », confie René Girard.

Nîmes de retour en Ligue 1, cela promet aussi deux derbys passionnels à jouer contre le voisin montpelliérain, distant d’environ 50 km. Champion de France avec le Montpellier Hérault en 2012, un véritable exploit au nez et à la barbe du PSG, le Gardois René Girard est bien placé pour parler de cette rivalité : « Quand je jouais dans les années 70, le derby c’était plutôt contre l’OM. Avec l’arrivée de Louis Nicollin, Montpellier a franchi tous les niveaux et petit à petit, la rivalité sportive s’est instaurée. Le Gard et l’Hérault sont juste séparés par la Virdoule… » 
Un temps en course pour l’Europe, Montpellier a pris de l’avance. Nîmes a encore beaucoup de travail avant d’espérer bousculer la hiérarchie régionale.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-3">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Champion de France 2017, le club tente samedi de conserver son titre face à Tours. Une performance pour une ville de 22 000 habitants.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Chaumont, en Haute-Marne, épicentre du volley français

Champion de France 2017, le club tente samedi de conserver son titre face à Tours. Une performance pour une ville de 22 000 habitants.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 13h10
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Terre de champs de bataille, de champagne et de villégiature de la famille De Gaulle, avec le célèbre Colombey-les-Deux-Eglises, la Haute-Marne est désormais l’épicentre du volley français. Ce tour de force est dû au Chaumont Volley 52, champion de France en titre, qui tente samedi à Paris de le rester en finale de la Ligue A.
Les volleyeurs chaumontois vont affronter des habitués, les Tourangeaux, six fois champions de France entre 2004 et 2015. « L’an passé, c’était un peu la surprise. On ne savait pas jusqu’où l’on pouvait aller. Cette année, c’est la confirmation, même si cela n’a pas été simple », juge Stephen Boyer, international français et meilleur joueur de l’équipe.
Ville préfecture, Chaumont compte 22 000 habitants, et se trouve relativement isolée : à 100 km à l’est de Troyes, à 100 km au nord de Dijon ou à 215 km au sud de Reims. Département rural et vallonné, la Haute-Marne ne compte que 189 000 habitants, soit le 92e rang sur 102 au classement national par la population.
Préfecture de 22 000 habitants
L’exploit réalisé l’an passé par Chaumont (finale remportée face à Toulouse) est donc à rapprocher de ceux réalisés par Auxerre en 1995, champion de France de football malgré ses 35 000 habitants, ou de Chalon-sur-Saône, 45 000 habitants et champion de France de basket 2017. En volley, les titres étaient squattés depuis de longues années par Tours, Cannes ou des clubs parisiens.
« Pour faire une bonne équipe, il n’est pas nécessaire d’avoir 1 million d’habitants. Il faut seulement douze joueurs, une salle, des ballons et un staff », lance, pragmatique, Silvano Prandi, entraîneur italien de Chaumont depuis 2015. L’homme de 70 ans possède un palmarès impressionnant, entre autres nanti d’un titre de champion d’Europe avec Turin en 1980 et d’une médaille de bronze olympique avec l’Italie en 1984.
Sa longue expérience – il entraîne depuis 1976 – n’est pas étrangère au succès récent de Chaumont. Cette saison, le club haut-marnais a écarté le Dynamo Moscou pour se hisser parmi les douze meilleures équipes européennes, éliminé alors par les Italiens de Trentino. « Oui, on évolue dans un environnement moins riche car nous avons moins de spectateurs, de retombées télévisuelles, de budget mais quand on joue, sur le terrain, l’argent n’entre pas en compte. La qualité de jeu ne dépend pas des salaires versés aux joueurs. Cela dépend de la qualité du travail réalisé par le club », explique-t-il.
Créé en 1963 sous le nom d’ASPTT Chaumont (affilié à La Poste), le club chaumontais a adopté sa structure actuelle en 1996. Avant d’atteindre l’élite en 2012, il avait passé de longues années en deuxième division (Pro B puis Ligue B). A Chaumont, aucun club n’avait connu jusqu’alors la première division. Les footballeurs de la ville avaient fréquenté la deuxième division dans les années 70 et 80, du temps où celle-ci brassait large avec deux, voire trois groupes. « Le club est pro depuis vingt-deux ans. A mon arrivée, j’avais avec mon associé prévu un business plan qui tablait sur une montée en trois ans. Nous y sommes parvenus. On a grandi au fur et à mesure des résultats, passant d’un budget de 600 000 euros à 1,6 million d’euros », se félicite le président, Bruno Soirfeck.

   


Il n’y avait pas de véritable culture de volley avant cette folle ascension, qui représente une vitrine unique pour une ville n’ayant pas l’habitude de faire l’actualité. « Si un club de handball avait réussi, cela aurait été pareil. Il y a bien entendu une base de connaisseurs du volley, qui suivent le club depuis les débuts, mais beaucoup sont venus en curieux. C’est un sport sympa et spectaculaire. Le club est familial et accessible. Tu peux boire un verre en ville avec les joueurs », raconte Rémi Dupuy, président de la Jeunesse chaumontaise (« 35 adhérents, 60 sympathisants »), l’un des deux groupes de supporteurs du club.
Nouvelle salle prévue en 2020
Au début de chaque saison, le président Soirfeck avertit gentiment ses joueurs : « Je leur fais part du contexte local. Ils vont avoir une notoriété de petites stars, avec des sollicitations. À Chaumont, on sait en permanence ce que vous faites. » En contrepartie, l’engouement autour de l’équipe est fort. La semaine dernière, une centaine de supporteurs sont montés à Paris pour suivre la demi-finale. Le pointu (poste sur le terrain) Stephen Boyer confirme : « On a un public énorme. Il y a une communion spéciale avec les supporteurs. »
D’ailleurs, la salle Jean-Masson, qui peut contenir 900 spectateurs, est devenue trop exiguë. Jouant à guichets fermés, le club est obligé de refuser du monde. Cette saison, le club a également dû se délocaliser à Reims pour joueur ses matchs de Ligue des champions. Une nouvelle salle verra le jour en 2020, d’une capacité de 2 000 à 2 500 places. Les travaux débuteront normalement à la rentrée.
Comme à chaque intersaison, un autre chantier, sportif celui-là, devra être mené. Chaumont attise les convoitises. « La saison dernière, on a perdu huit joueurs. Lors du prochain championnat, ça sera dix. Les clubs étrangers savent qu’ils peuvent recruter ici des joueurs de qualité à moindre coût », confie Silvano Prandi. Il sera compliqué de conserver Stephen Boyer, ainsi que la majorité des dix internationaux qui composent l’effectif de treize joueurs. « Il va falloir reconstruire davantage encore, reconnaît Bruno Soirfeck, qui termine cependant sur une note d’optimisme : même si Chaumont n’est pas au bord de la mer, les agents n’hésitent plus à nous confier des joueurs. Notre travail est reconnu. Le volley permet de situer Chaumont sur la carte. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-4">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Au départ du Tour d’Italie, à Jérusalem, cette équipe internationale souhaite développer le cyclisme dans un pays où il existe à peine. Et, accessoirement, porter l’image d’Israël dans le monde entier.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Cyclisme : les ambassadeurs à bicyclette de l’« Israel Cycling Academy »

Au départ du Tour d’Italie, à Jérusalem, cette équipe internationale souhaite développer le cyclisme dans un pays où il existe à peine. Et, accessoirement, porter l’image d’Israël dans le monde entier.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h31
    |

            Clément Guillou








                        



   


Curieux objet que cette « Israël Cycling Academy ». Une équipe de vélo ? Un outil diplomatique ? Un agent culturel ? Un centre de formation ? Ces trois prochaines semaines, on lui prêtera le premier rôle, puisqu’elle est engagée sur le Tour d’Italie. C’est à son invitation qu’était conditionné le Grand départ du Giro à Jérusalem, vendredi 4 mai. Une épreuve plus haut que son rang mais où elle devrait faire bonne figure, portée par un grimpeur belge pour qui « le contexte politique à Bruxelles » n’est pas pire que celui en Israël.

        Lire aussi :
         

          L’incertitude sur le cas de Chris Froome pollue le départ du Giro



Seize nationalités, six continents représentés sur sept (même si l’Erythréen Gebremedhin est devenu Suédois), ce sont un peu les Nations unies du vélo. Nuance : Israël y a meilleure presse qu’à l’ONU. Ne mêlez pas la politique à tout cela, nous a-t-on dit, encore moins la religion, cependant que l’on nous transmettait vendredi les images du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, encourageant l’équipe et celles de ses coureurs espagnol ou letton portant la kippah devant le mur des Lamentations.
Dans le staff, une quinzaine de nationalités là encore, on trouve un gars de la Manche, l’affable Lionel Marie. Avec Israël Cycling Academy (ICA), il a découvert le kiddouch, le rituel qui précède le repas du shabbat, chez une riche famille juive qui accueillait les coureurs dans sa maison d’Adélaïde (Australie). Vertus insoupçonnées du cyclisme mondialisé. Il insiste : « C’est un projet sportif et humain. » C’était l’ambition de Ran Margaliot, ancien professionnel au parcours modeste, lorsqu’il a créé l’équipe, en 2014.
Il faut interroger le bailleur de fonds de l’équipe, le milliardaire d’origine canadienne Sylvan Adams, pour comprendre qu’il y a, depuis, autre chose : « Les membres de l’équipe sont des ambassadeurs du pays d’Israël, qui est la base de l’équipe. On utilise le sport pour créer des liens et porter l’image du pays. »
Sylvan Adams, également à l’origine du départ du Giro en Israël, avait une idée : pouvoir faire d’un musulman un « ambassadeur d’Israël » à vélo, en mondovision, au départ du Giro. Le Turc Ahmet Örken, jeune sprinteur talentueux, devait être celui-là. L’homme d’affaires voulait faire de la politique, la politique l’a rattrapée : en décembre, après le regain de tension à la suite du déménagement à Jérusalem de l’ambassade américaine, Örken a demandé la rupture de son contrat, citant les pressions subies par sa famille. Dans son village de la région conservatrice de Konya, berceau de Recep Tayyip Erdogan, on comprenait mal que le fils cycliste puisse courir sous les couleurs israéliennes.
Peu de liens avec le gouvernement
Dans une lettre ouverte à l’Union cycliste internationale (UCI) en date du 2 février, 29 députés européens réclament des sanctions à l’encontre de la Fédération israélienne, des organisateurs du Tour d’Italie mais aussi contre l’équipe Israel Cycling Academy. Elle est accusée d’avoir pris part, à la fin d’avril, à une course d’amateurs faisant une incursion dans la colonie occupée de Pisgat Ze’ev, à Jérusalem-Est.
Hormis une faible contribution financière du ministère du tourisme, les liens entre l’équipe et le gouvernement de Benyamin Nétanyahou sont ténus, même si Sylvan Adams est un fervent défenseur du premier ministre conservateur. Comme ses alter ego du Golfe, Bahreïn-Merida et UAE Emirates, Israel Cycling Academy n’a que les oripeaux de l’équipe nationale. Hors sponsors techniques, le seul partenaire de l’équipe est le Centre Shimon Peres pour la paix, dont les dirigeants ne cachent pas leurs divergences de vue avec la politique étrangère du gouvernement.

   


Pour le reste, Israël n’est autre qu’une présence discrète sur le maillot, en plus petits caractères qu’« Academy ». Les coureurs résident majoritairement à Gérone (Espagne), où se trouve le camp de base de l’équipe, à près de 5 000 kilomètres de Jérusalem. Ils s’y sont rendus en novembre, pour le premier stage de la saison – la visite du mémorial Yad Vashem était au programme.
Objectif Tour de France en 2020
Les directeurs sportifs ont une contrainte : aligner un Israélien à chaque course. Il faut alors jongler entre les cinq nationaux de l’équipe, dont Omer Goldstein, 21 ans, qui finit sa troisième et dernière année de service militaire. Trois fois par semaine, il pointe au régiment et reste debout de 14 heures à 22 heures, ce qui n’a jamais été recommandé pour la récupération de l’entraînement.
De façon surprenante, non pas un mais deux Israéliens ont été intégrés dans l’équipe du Tour d’Italie, soit un quart de l’effectif. Deux fois plus de chances de cocher l’un des trois objectifs : devenir le premier Israélien à finir un grand Tour – les deux autres sont de montrer le maillot dans les échappées et remporter une étape. « Dans d’autres équipes, ces deux coureurs n’auraient pas pris le départ. Là, ils le prennent, et ça a fait l’objet d’une longue discussion, relate Lionel Marie. On va devoir les aider au maximum à aller au bout. Car ça donnera une impulsion au cyclisme en Israël. »

   


Le sport est balbutiant dans ce pays grand comme la Lorraine, où la variété des routes d’entraînement n’est pas infinie. On y pratique plus volontiers le VTT dans les collines du désert de Judée, et la culture du cyclisme sur route n’est pas ancrée. « Le week-end, on voit beaucoup de vététistes amateurs, mais les compétitions sont rares, dit Guy Niv, l’un des Israéliens au départ du Giro. Sur route, nous avons très peu de courses, sept à dix par an pour les amateurs. Ce n’est pas dans notre culture de fermer des routes pour faire du vélo, il faudrait payer la police israélienne et la fédération n’en a pas les moyens. Alors, les jeunes doivent quitter le pays pour courir. Certains vont en Belgique. »
Plus que l’équipe professionnelle, c’est l’équipe amateur d’Israel Cycling Academy, rassemblant exclusivement de jeunes coureurs israéliens, qui devraient constituer le vivier du cyclisme israélien à l’avenir. Dans un futur proche, elle pourrait accueillir des coureurs palestiniens. Les professionnels étrangers, eux, pourraient se présenter au départ du Tour de France en 2020, selon les projections de propriétaires aux poches profondes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-5">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ EN UN GRAPHIQUE – En se qualifiant pour la finale de Ligue Europa, jeudi, l’Olympique de Marseille peut permettre pour la première fois à un club français de remporter cette compétition.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Marseille, club français recordman des finales européennes depuis 1980

EN UN GRAPHIQUE – En se qualifiant pour la finale de Ligue Europa, jeudi, l’Olympique de Marseille peut permettre pour la première fois à un club français de remporter cette compétition.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 18h53
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 19h04
    |

            Gary Dagorn








                        



   


L’Olympique de Marseille peut à nouveau rêver d’un sacre européen après s’être qualifié pour la finale de la Ligue Europa, jeudi 3 mai, contre le club allemand de Salzbourg, au terme d’un match où l’équipe marseillaise a été malmenée.
En cas de victoire, l’OM serait le premier club français à remporter cette compétition. Par le passé, le club a perdu deux finales (en 1999 et en 2004), tandis que deux autres clubs français avant eux ont échoué eux aussi à la seconde place (Bastia en 1978 et Bordeaux en 1996).


    .tooltipdecodeurs{
        border-radius: 4px;
        position: absolute;
        z-index: 9999;
        max-width: 290px!important;
        -webkit-box-shadow: none!important;
        box-shadow: none!important;
        border: 2px solid #ccd0d3!important;
        background: #fff!important;
        color: #222;
        padding: 2rem!important;
    }
    #c3 rect{
        cursor: pointer;
    }
    #c3 .texte{
        fill:#000;
        font-family:Arial;
        font-size:12px;
        text-anchor:end;
    }
    #c3 .tick_texte{
        fill:#000;
        font-family:Arial;
        font-size:6px;
        text-anchor:end;
    }
    #c3 .axe, .tick{
        stroke:#999;
        stroke-width:0.4px
    }
    #c3 .victoire{
        fill: #58a855;
    }
    #c3 .defaite{
        fill:#ff3232;
    }
    #c3 .avenir{
        fill:#FFc832;
    }
    #c3 .selected{
        fill:#0386c3;
    }
    #c3-container{
        padding: 10px 0;
        width: 100%;
        color: #16212c;
        border-top: 4px solid #16212c;
        border-left: 1px solid #eef1f5;
        border-right: 1px solid #eef1f5;
        border-bottom: 1px solid #eef1f5;
    }

    #c3-container .titre{
        padding: 6px 16px;
        display: block;
        font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
        font-size: 1.7rem;
        font-weight: bold;
        display: block;
        margin-bottom: 0px;
    }
    #c3-container .soustitre{
        display:block;
        margin: 0;
        font-size: 1.3rem;
        padding:8px 16px;
    }


Depuis 1980, les clubs français ont disputé trois finales de Ligue Europa, toutes perdues
Parcours des clubs français en Ligue Europa (anciennement coupe UEFA) depuis 1980. Note : il y eu un autre finaliste malheureux en 1978, le SC Bastia.

C3











































































































































































Avant
1/8 finale
1/4 finale
1/2 finale
Finale



1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018





require(["d3/3.5.6", "jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function(d3, $, jqueryUICore){

    var c3 = {
        "1980": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"AS Saint-Etienne"},
        "1981": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"FC Sochaux"},
        "1982": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Girondins de Bordeaux"},
        "1983": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Girondins de Bordeaux"},
        "1984": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"RC Lens"},
        "1985": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"Paris Saint Germain"},
        "1986": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"FC Nantes"},
        "1987": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"FC Toulouse"},
        "1988": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"FC Toulouse"},
        "1989": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Girondins de Bordeaux"},
        "1990": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"AJ Auxerre"},
        "1991": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"AS Monaco, Girondins de Bordeaux"},
        "1992": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"AJ Auxerre, AS Cannes, Olympique Lyonnais"},
        "1993": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"AJ Auxerre, Paris Saint Germain"},
        "1994": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Girondins de Bordeaux"},
        "1995": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"FC Nantes"},
        "1996": { "etape":"Finale perdue", "equipe":"Girondins de Bordeaux"},
        "1997": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"AS Monaco"},
        "1998": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"AJ Auxerre"},
        "1999": { "etape":"Finale perdue", "equipe":"Olympique de Marseille"},
        "2000": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"RC Lens"},
        "2001": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Girondins de Bordeaux, FC Nantes"},
        "2002": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Olympique Lyonnais, Lille OSC"},
        "2003": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"AJ Auxerre"},
        "2004": { "etape":"Finale perdue", "equipe":"Olympique de Marseille"},
        "2005": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"AJ Auxerre"},
        "2006": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Lille OSC, AJ Auxerre, Olympique de Marseille"},
        "2007": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"RC Lens, Paris Saint Germain"},
        "2008": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Olympique de Marseille"},
        "2009": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"Olympique de Marseille, Paris Saint Germain"},
        "2010": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Olympique de Marseille, Lille OSC"},
        "2011": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Paris Saint Germain"},
        "2012": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"Paris Saint Germain, Stade Rennais"},
        "2013": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Girondins de Bordeaux"},
        "2014": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"Olympique Lyonnais"},
        "2015": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"EA Guingamp"},
        "2016": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"Olympique de Marseille, AS Saint-Etienne"},
        "2017": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"Olympique Lyonnais"},
        "2018": { "etape":"Finale à venir", "equipe":"Olympique de Marseille"}
    };

    $("svg#c3").tooltip({
        track:true,
        items: "rect",
        tooltipClass: "tooltipdecodeurs",
        content: function(){

            var annee = $(this).data("annee");
            var equipes = c3[annee].equipe.split(",");
            var etape = c3[annee].etape;

"+etape+" en "+annee+"";
"
            for(var i=0;i"+equipes[i]+"";
"

            return res;
        },
        show:{
            duration:0
        },
        hide:{
            duration:0
        },
        position:{
                my: "center-110 bottom-20",
                at: "center bottom",
            }
    });

    d3.selectAll("#c3 rect").on("mouseover",function(){

        $("#c3 rect[data-annee="+$(this).data("annee")+"]").attr("class",function(){
            if($(this).attr("class")=="victoire" || $(this).attr("class")=="defaite" || $(this).attr("class")=="avenir")
                return $(this).attr("class")
            else
                return "selected";
        });

    })
    .on("mouseout",function(){

        $("#c3 rect").attr("class",function(){
            if($(this).attr("class")=="victoire" || $(this).attr("class")=="defaite" || $(this).attr("class")=="avenir")
                return $(this).attr("class")
            else
                return "";
        });

    });

});


Si l’on regarde l’autre compétition européenne, la Ligue des champions, les clubs français n’y ont pas brillé non plus. Ils n’ont disputé que trois finales depuis 1980, dont une seule a été remportée, il s’agit du sacre des Marseillais en 1993, face à l’AC Milan (1-0).


    .tooltipdecodeurs{
        border-radius: 4px;
        position: absolute;
        z-index: 9999;
        max-width: 290px!important;
        -webkit-box-shadow: none!important;
        box-shadow: none!important;
        border: 2px solid #ccd0d3!important;
        background: #fff!important;
        color: #222;
        padding: 2rem!important;
    }
    #c1 rect{
        cursor: pointer;
    }
    #c1 .texte{
        fill:#000;
        font-family:Arial;
        font-size:12px;
        text-anchor:end;
    }
    #c1 .tick_texte{
        fill:#000;
        font-family:Arial;
        font-size:6px;
        text-anchor:end;
    }
    #c1 .axe, .tick{
        stroke:#999;
        stroke-width:0.4px
    }
    #c1 .victoire{
        fill: #58a855;
    }
    #c1 .defaite{
        fill:#ff3232;
    }
    #c1 .avenir{
        fill:#FFc832;
    }
    #c1 .selected{
        fill:#0386c3;
    }
    #c1-container{
        padding: 10px 0;
        width: 100%;
        color: #16212c;
        border-top: 4px solid #16212c;
        border-left: 1px solid #eef1f5;
        border-right: 1px solid #eef1f5;
        border-bottom: 1px solid #eef1f5;
    }

    #c1-container .titre{
        padding: 6px 16px;
        display: block;
        font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial;
        font-size: 1.7rem;
        font-weight: bold;
        display: block;
        margin-bottom: 0px;
    }
    #c1-container .soustitre{
        display:block;
        margin: 0;
        font-size: 1.3rem;
        padding:8px 16px;
    }


Trois finales de Ligue des champions, une seule victoire française
Parcours des clubs français en Ligue des champions (anciennement coupe des clubs champions européens) depuis 1980.

C1


















































































































































































Avant
1/8 finale
1/4 finale
1/2 finale
Finale



1980
1981
1982
1983
1984
1985
1986
1987
1988
1989
1990
1991
1992
1993
1994
1995
1996
1997
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2006
2007
2008
2009
2010
2011
2012
2013
2014
2015
2016
2017
2018




require(["d3/3.5.6", "jquery", "jquery-ui/core", "jquery-ui/tooltip"], function(d3, $, jqueryUICore){

    var c1 = {
        "1980": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"RC Strasbourg"},
        "1981": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"FC Nantes"},
        "1982": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"AS Saint-Etienne"},
        "1983": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"AS Monaco"},
        "1984": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"FC Nantes"},
        "1985": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"Girondins de Bordeaux"},
        "1986": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"Girondins de Bordeaux"},
        "1987": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"Paris Saint Germain"},
        "1988": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"Girondins de Bordeaux"},
        "1989": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"AS Monaco"},
        "1990": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"Olympique de Marseille"},
        "1991": { "etape":"Finale perdue", "equipe":"Olympique de Marseille"},
        "1992": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Olympique de Marseille"},
        "1993": { "etape":"Finale gagnée", "equipe":"Olympique de Marseille"},
        "1994": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"AS Monaco"},
        "1995": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"Paris Saint Germain"},
        "1996": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"FC Nantes"},
        "1997": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"AJ Auxerre"},
        "1998": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"AS Monaco"},
        "1999": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"RC Lens"},
        "2000": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Girondins de Bordeaux, Paris Saint Germain"},
        "2001": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Paris Saint Germain, Olympique Lyonnais"},
        "2002": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"FC Nantes"},
        "2003": { "etape":"Poules ou premier tour", "equipe":"Olympique Lyonnais, RC Lens, AJ Auxerre"},
        "2004": { "etape":"Finale perdue", "equipe":"AS Monaco"},
        "2005": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"Olympique Lyonnais"},
        "2006": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"Olympique Lyonnais"},
        "2007": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Olympique Lyonnais, Lille OSC"},
        "2008": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Olympique Lyonnais"},
        "2009": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Olympique Lyonnais"},
        "2010": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"Olympique Lyonnais"},
        "2011": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Olympique Lyonnais, Olympique de Marseille"},
        "2012": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"Olympique de Marseille"},
        "2013": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"Paris Saint Germain"},
        "2014": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"Paris Saint Germain"},
        "2015": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"Paris Saint Germain, AS Monaco"},
        "2016": { "etape":"Quart de finale", "equipe":"Paris Saint Germain"},
        "2017": { "etape":"Demie-finale", "equipe":"AS Monaco"},
        "2018": { "etape":"Huitième de finale", "equipe":"Paris Saint Germain"}
    }

    $("svg#c1").tooltip({
        track:true,
        items: "rect",
        tooltipClass: "tooltipdecodeurs",
        content: function(){

            var annee = $(this).data("annee");
            var equipes = c1[annee].equipe.split(",");
            var etape = c1[annee].etape;

"+etape+" en "+annee+"";
"
            for(var i=0;i"+equipes[i]+"";
"

            return res;
        },
        show:{
            duration:0
        },
        hide:{
            duration:0
        },
        position:{
                my: "center-110 bottom-20",
                at: "center bottom",
            }
    });

    d3.selectAll("#c1 rect").on("mouseover",function(){

        $("#c1 rect[data-annee="+$(this).data("annee")+"]").attr("class",function(){
            if($(this).attr("class")=="victoire" || $(this).attr("class")=="defaite" || $(this).attr("class")=="avenir")
                return $(this).attr("class")
            else
                return "selected";
        });

    })
    .on("mouseout",function(){

        $("#c1 rect").attr("class",function(){
            if($(this).attr("class")=="victoire" || $(this).attr("class")=="defaite" || $(this).attr("class")=="avenir")
                return $(this).attr("class")
            else
                return "";
        });

    });

});



        Lire aussi :
         

                Ligue 1, Ligue des champions, Ligue Europa… S’y retrouver dans les compétitions de football






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-6">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Après l’attaque d’un bus du Raja Casablanca et alors que le royaume rêve d’organiser le Mondial 2026, le phénomène inquiète les autorités.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤         

Décryptage

La violence, ce mal qui gangrène le football marocain

Après l’attaque d’un bus du Raja Casablanca et alors que le royaume rêve d’organiser le Mondial 2026, le phénomène inquiète les autorités.

Par                                            Alexis Billebault (contributeur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-05-04T17:06:51+02:00"

        Le 04.05.2018 à 17h06






    
Incidents lors d’un match du Raja de Casablanca, le 19 mars 2016.
Crédits : STR / AFP


Le sujet est pris très au sérieux. Alors que le Maroc est engagé dans la défense de son dossier en vue de l’organisation de la Coupe du monde 2026 face au puissant trio composé des Etats-Unis, du Canada et du Mexique, le royaume doit lutter contre un fléau qui ronge son football depuis longtemps : la violence dans les stades et en dehors.
Dernier dérapage en date : mercredi 2 mai, le bus des joueurs du Raja Casablanca a été attaqué par des supporteurs après une défaite de leur équipe, faisant quatre blessés. « C’est une honte. Nous avons failli perdre la vie », s’est indigné un membre du staff technique.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2026 : le Maroc charge la FIFA



La liste des incidents lors des matchs de championnat, dont la 28e journée se jouera samedi 5 mai, est suffisamment longue et le bilan humain élevé – ajouté aux importants dégâts matériels – pour ne pas susciter de légitimes interrogations. En février, c’étaient quatorze membres des forces de l’ordre qui avaient été blessés à Marrakech en marge du match entre le Kawkab et, déjà, le Raja Casablanca.
De véritables scènes de guérilla urbaine
Lors des quatre années précédentes, les incidents les plus graves ont eu lieu à Al-Hoceima (quatorze blessés en 2017), Casablanca (deux morts et 54 blessés en 2016), Khourigba (un mort en 2015), mais également à Agadir (2015) et Tanger (2016), où les habitants purent assister à de véritables scènes de guérilla urbaine. A chaque débordement, plusieurs fauteurs de troubles sont interpellés et jugés. Après le match Kawkab-Raja, une vingtaine de supporteurs casablancais ont ainsi été condamnés à des peines de prison ferme, signe que ce contexte de violence est pris très au sérieux par les autorités marocaines.

        Lire aussi :
         

                Au Maroc, les supporteurs ultras privés de foot et le championnat privé de spectacle



« La violence qui s’invite au stade est pratiquement la même que celle qu’on trouve dans la rue, à l’école, au sein des familles, au souk et dans la vie de tous les jours. Les auteurs saisissent l’occasion de se retrouver en groupe durant un rassemblement sportif pour s’adonner à des actes de violence, au vol et à la dégradation des biens publics et privés », explique le sociologue marocain Abderrahim Bourkia, chercheur au Laboratoire méditerranéen de sociologie, à Aix-en-Provence.
Pour l’auteur de Des ultras dans la ville (éditions La Croisée des chemins), sorti en février, la quasi-totalité des groupes ultras et des supporteurs ne se reconnaissent pas dans la violence et la condamnent : « Les acteurs impliqués sont-ils des supporteurs, des délinquants ou bien les deux ? La violence entre supporteurs doit être considérée comme la conséquence directe d’un processus d’interactions et d’incivilité entre les protagonistes. L’inscription au sein d’un groupe de supporteurs leur permet de s’approprier une identité propre, de construire un mode de vie, une appartenance, une identité collective face aux autres, c’est-à-dire les supporteurs d’autres clubs, ou en réaction à la société elle-même avec ses institutions et ses pouvoirs publics. »
« Echec scolaire, chômage, précarité »
Selon l’ancien international Abdeslam Ouaddou, vice-champion d’Afrique en 2004, les motivations des auteurs de violence ont forcément des causes sociales : « Beaucoup sont jeunes, voire très jeunes, et souffrent d’un manque d’éducation. Ils s’opposent à la société parce qu’ils rencontrent des difficultés et sont confrontés à l’échec scolaire, au chômage, à la précarité. Et pour exprimer cela, ils choisissent le football. C’est un problème qu’il ne faut pas négliger, et pas seulement en raison de la candidature du Maroc pour la Coupe du monde 2026. »
Régulièrement, les groupes de supporteurs critiquent violemment la Fédération royale marocaine de football (FRMF), « synonyme de pouvoir et de clientélisme pour les ultras », explique l’ancien joueur. Quant aux forces de l’ordre, elles sont l’incarnation de la domination des appareils étatiques sur les citoyens. Souvent, les supporteurs disent que les problèmes sont générés par les éléments des forces de l’ordre et des agents de sécurité.

        Lire aussi :
         

                Coupe du monde 2026 : toute l’Afrique (ou presque) vote pour le Maroc



Dans un des pays les plus sécurisés du monde arabe, la police semble paradoxalement mal formée pour gérer la violence dans les stades. « Elle peut combler ce retard si des moyens sont mis », assure Abdeslam Ouaddou, qui ne veut pas que la violence devienne un handicap dans le dossier Maroc 2026 : « Ce problème doit néanmoins être évoqué et traité. Cette violence concerne surtout les matchs impliquant des clubs. Je n’ai pas souvenir de débordements pour des rencontres de la sélection », précise-t-il.
Prenant le contre-pied des plus alarmistes, le sociologue Abderrahim Bourkia cite l’exemple de l’Italie, organisatrice de l’Euro 1980 et de la Coupe du monde 1990 : « Le mouvement ultra des tifosi, au tournant des années 1980 et 1990, avec sa coloration politique et violente, avait laissé des morts et des blessés sans pour autant endiguer les chances du pays. »


<article-nb="2018/05/05/19-7">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Cette décision a été prise « afin de ne pas perturber la préparation des joueurs français » concernés par la finale de l’Europa League entre Marseille et l’Atlético de Madrid le 16 mai à Lyon, a expliqué la FFF.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

La liste des 23 Bleus pour la Coupe du monde décalée au 17 mai

Cette décision a été prise « afin de ne pas perturber la préparation des joueurs français » concernés par la finale de l’Europa League entre Marseille et l’Atlético de Madrid le 16 mai à Lyon, a expliqué la FFF.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 16h37
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 17h18
   





                        



   


Les aficionados devront encore patienter. L’annonce de la liste des 23 joueurs de l’équipe de France convoqués pour la Coupe du monde en Russie a été décalée du 15 au 17 mai, a annoncé vendredi 4 mai la Fédération (FFF). Cette décision a été prise « afin de ne pas perturber la préparation des joueurs français » concernés par la finale de l’Europa League entre Marseille et l’Atlético de Madrid le 16 mai à Lyon, a expliqué la FFF, confirmant une information de L’Equipe jeudi.
L’annonce par le sélectionneur Didier Deschamps des 23 joueurs retenus pour le tournoi (du 14 juin au 15 juillet) et des réservistes se tiendra « dans le cadre du journal télévisé de 20 heures de TF1 et sera suivie d’une conférence de presse dans l’auditorium de la chaîne », a précisé la Fédération dans son communiqué.

        Lire aussi :
         

                Comme Deschamps, faites votre liste des 23 joueurs de l’équipe de France pour la Coupe du monde 2018



Trois Français à l’Atlético
Il y a trois Français au sein de l’Atlético : les attaquants Antoine Griezmann et Kevin Gameiro, et le défenseur Lucas Hernandez, aux statuts bien différents. « Grizou » est sûr d’être convoqué en tant que leadeur d’attaque des Bleus ; Gameiro a peu de chances en raison d’une concurrence féroce dans le secteur offensif ; mais Hernandez a les siennes après sa première convocation en mars et au vu de la pénurie au poste d’arrière gauche.
Côté OM, plusieurs joueurs sont des habitués du groupe des Bleus, notamment le gardien Steve Mandanda, l’ailier Florian Thauvin et le milieu offensif Dimitri Payet.
Mandanda revient de blessure mais était remplaçant contre le RB Salzbourg jeudi (revers marseillais 2-1, mais qualification après la victoire 2-0 de l’aller). Il est l’un des cadres du groupe en tant que doublure du capitaine Hugo Lloris.
Payet (37 sélections, 8 buts) n’avait pas été appelé lors du dernier rassemblement de l’équipe de France, en mars, mais il est en grande forme actuellement et avait été le héros des Bleus au premier de l’Euro 2016.
Thauvin, lui, était dans les dernières listes de « DD », mais ne compte que trois bouts de matchs. Il effectue à 25 ans une saison de haut vol, au point d’être en lice pour le titre de meilleur joueur de Ligue 1 aux Trophées UNFP aux côtés des Parisiens Neymar, Kylian Mbappé et Edinson Cavani. Payet et Thauvin sont confrontés à la concurrence au sein du riche vivier offensif de l’équipe nationale (Lemar, Dembélé, Fekir, Martial, Coman…).

        Lire aussi :
         

                La chaîne L’Equipe et l’ivresse du direct



Trois matchs amicaux
Le défenseur central Adil Rami (32 ans) a vu ses chances d’être appelé augmenter avec la blessure du joueur d’Arsenal Laurent Koscielny (lors de la demi-finale retour face à l’Atlético jeudi), qui pourrait être indisponible pour le Mondial. Le Marseillais aux 33 sélections (la dernière en novembre 2016) avait déjà convoqué in extremis avant l’Euro 2016 pour pallier le forfait de Raphaël Varane.
L’OM compte enfin dans son effectif l’arrière gauche Jordan Amavi, convoqué une fois par Deschamps, en octobre, mais qui n’a pas honoré de sélection.
Pour préparer la Coupe du monde, l’équipe de France disputera trois matchs amicaux contre l’Eire, l’Italie et les Etats-Unis, respectivement le 28 mai au Stade de France, le 1er juin à Nice et le 9 juin à Lyon. Elle s’envolera dans la foulée à destination de la Russie pour le Mondial (du 14 juin au 15 juillet). Les Français affronteront en matchs de poule de Coupe du monde l’Australie (16 juin), le Pérou (21 juin) et le Danemark (26 juin).

        Lire aussi :
         

                L’équipe de France en mode piano avant la Coupe du monde 2018






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-8">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le Britannique, sous la menace d’une suspension pour dopage, irrite tous, lassés de n’entendre parler que de lui. Il pourrait se voir retirer une éventuelle victoire.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Cyclisme : l’incertitude sur le cas de Chris Froome pollue le départ du Giro

Le Britannique, sous la menace d’une suspension pour dopage, irrite tous, lassés de n’entendre parler que de lui. Il pourrait se voir retirer une éventuelle victoire.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 18h50
    |

            Clément Guillou








                        


Appelez ça le karma. Genou droit en sang et maillot déchiré, Christopher Froome est le premier cycliste abîmé d’un Tour d’Italie qui n’avait pas officiellement débuté, vendredi 4 mai au matin, quand il a goûté au bitume de Jérusalem. Jusqu’au bout, le Britannique sous la menace d’une suspension pour dopage aura phagocyté le Grand départ en Israël du Giro, une épreuve sur laquelle il fait planer un énorme point d’interrogation.

    ‪Exclusive! 🎥 @chrisfroome ‘s Jerusalem crash during the TT recon @giroditalia ☑️ ••• ••• ••• #Sporza🇮🇹 #Giro101 #GrandePartenza #Jerusalem #AmoreInfinito #vrtNWS #reporter #Procycling #inhethartvanhetpeloton #WorldTour #cycling #odyssey #journolife @sporza.be #tuttoilrosadellavita #Giroditalia ••• 🎥credit Videohouse/EurolinX‬ Une publication partagée par  Renaat Schotte (@wielerman) le 4 Mai 2018 à 5 :18 PDT 


Dumoulin maillot rose, Froome distancé
Le Néerlandais Tom Dumoulin a pris vendredi à Jérusalem le premier maillot rose du Giro en dominant le contre-la-montre inaugural devant l’Australien Rohan Dennis. Christopher Froome a visiblement payé sa chute à l’entraînement le matin et finit 21è à 37 secondes de Dumoulin...et quatre secondes de Thibaut Pinot, meilleur Français du jour.


Les organisateurs du Tour d’Italie, qui viennent du monde de la presse, savent qu’il n’y a pas de mauvaise publicité et accueillent avec bonheur les journalistes bien plus nombreux qu’à l’habitude, attirés par la coagulation de polémiques : départ en Israël ; présences conjuguées de Lance Armstrong — il enregistre des émissions pour son podcast — et de Chris Froome.

        Lire aussi (édition abonnés) :
         

          Sylvan Adams, le milliardaire patriote qui a fait venir le Giro en Israël



Pourtant, pour la première fois, le directeur de l’épreuve, Mauro Vegni, a fait part de son irritation à l’égard de l’équipe Sky, jeudi 3 mai, lors de la conférence de presse précédant l’épreuve. De manière compréhensible : alors que Chris Froome a été informé le 20 septembre de son contrôle antidopage anormal (2 000 nanogrammes de salbutamol par millilitre d’urine, contre 1 000 nanogrammes autorisés), la formation britannique a tu l’information pendant la négociation de sa prime d’engagement sur le Giro, dont on dit qu’elle approcherait 2 millions d’euros. Dans le vélo, lorsqu’un chèque à dix chiffres se prépare, on met parfois sa franchise dans la poche ; surtout lorsqu’on s’appelle Dave Brailsford, patron de l’équipe Sky, qui n’est plus à une dissimulation près.

        Lire aussi :
         

          Team Sky, de proche de l’UCI à cible numéro un



Lorsque Le Monde et The Guardian ont révélé l’existence de ce contrôle, à la mi-décembre, Dave Brailsford s’est rendu sur-le-champ à Milan pour s’expliquer… et dire sa confiance à Mauro Vegni « qu’une solution à ce problème serait trouvée ». Ce qui ne fut pas le cas, l’affaire Froome étant toujours en suspens pour plusieurs semaines encore.
« Les négociations avec le Team Sky ont eu lieu avant la présentation du Giro (en novembre) donc, dans le cadre d’une relation correcte, j’aurais aimé être informé — je n’ai vraiment pas apprécié — », a dit Mauro Vegni lors d’un point presse, dont la première demi-heure a été exclusivement consacrée au cas Froome, à la grande exaspération du patron de l’épreuve.
Le directeur du Giro préférerait une victoire de Dumoulin
Il a ensuite, de manière inhabituelle pour un directeur de course, laissé entendre qu’une nouvelle victoire de Tom Dumoulin, le Néerlandais au sourire irradiant, vainqueur l’an dernier, serait « une bonne issue pour le Giro ». Ce serait en tout cas le résultat le moins polémique.

   


Car un succès de Froome, accompagné par deux gardes du corps pour sa conférence de presse d’avant-Giro, mettrait l’épreuve dans une situation délicate.
Le cas du Britannique n’est pas loin d’être désespéré : toutes ses explications initiales sur le taux élevé de salbutamol ayant été épuisées, sa pléthorique équipe de défense entend désormais contester la validité scientifique du test de détection dudit produit, ou la limite fixée à 1 000 nanogrammes. Le transfert du dossier au tribunal antidopage de l’UCI, révélé par Le Monde il y a un mois, indique en tout cas la détermination de la Fédération internationale à le suspendre.

        Lire aussi (édition abonnés) :
         

          Dopage : la trop lente avancée du cas Christopher Froome



En cas de suspension, Chris Froome perdra-t-il ses résultats du Giro ? Les organisateurs espèrent que ce ne sera pas le cas et ont créé la stupeur, jeudi, en déclarant que le président de l’UCI (Union cycliste internationale), David Lappartient, lui avait promis que Chris Froome resterait quoi qu’il en soit au palmarès du Giro en cas de victoire. La déclaration a poussé Le Monde à déranger David Lappartient en Argentine : « Qu’est ce que c’est que cette histoire ? On n’a jamais dit ça ! Je peux comprendre que ce soit sa volonté, mais je ne peux pas présager de la décision de l’organe disciplinaire. J’ai parlé à Mauro Vegni la veille de Milan-San Remo (en mars) et depuis, je n’ai pas eu de coup de fil avec lui. Il n’y a aucun engagement de ma part. »

        Lire aussi :
         

          Le président de l’UCI souhaite que Froome soit suspendu par son équipe



Flou juridique
Jusqu’à présent, le président français de l’UCI s’en est toujours tenu à une lecture stricte du code mondial antidopage. « La règle, c’est qu’on est déclassé des courses entre le jour où on a été pris positif et le jour de la sanction. Ensuite, la sanction commence à compter de ce jour-là. A priori, c’est comme ça qu’est écrit le code. »
Le code mondial antidopage, pourtant, semble avoir été écrit pour enrichir les juristes en droit du sport et épargner les sportifs les plus fortunés. Au paragraphe 10.8, le code dispose en effet que tous les résultats obtenus entre le contrôle et la sanction sont effacés… « à moins qu’un autre traitement ne se justifie pour des raisons d’équité ».
Les juristes interprètent cette exception de manière variée. Ainsi le Tribunal arbitral du sport (TAS) a-t-il privé le cycliste Alberto Contador de ses succès obtenus durant le traitement de son contrôle positif au clenbutérol — dont le Tour d’Italie 2011 —, d’où la fermeté des organisateurs aujourd’hui. Dans plusieurs autres cas où l’infraction était moins grave, il a pris la décision inverse.
La juriste suisse Marjolaine Viret, membre de la commission antidopage de l’UCI, estime dans son livre Evidence in Anti-Doping at the Intersection of Science & Law (Asser Press, 2016) que les résultats ne devraient pas être annulés dans le cas où le sportif a pu prouver n’avoir commis « aucune faute ou négligence significative ». Les conseils de Chris Froome seront-ils suffisamment adroits pour en convaincre le tribunal antidopage, voire, en cas d’appel, le TAS ?
Au-delà de la pollution de ce départ israélien, le cas Froome risque de poser un problème plus sportif durant trois semaines : dans l’hypothèse où le Britannique se révélerait au-dessus du lot, faudra-t-il courir contre lui pour gagner le Giro ou, au contraire, jouer la deuxième place dans l’hypothèse vraisemblable où il le perdrait ensuite sur tapis vert ?
Pour toutes ces raisons, le peloton estime, dans sa grande majorité, que Froome aurait dû se passer de venir à Jérusalem. Et c’est à l’aune de ce ressentiment vis-à-vis de Team Sky qu’il faudra, sans doute, analyser certaines décisions tactiques dans les trois semaines à venir.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-9">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Courir, oui, mais « utile ». Le principe de cette activité venue du froid est simple : on fait bouger son corps tout en collectant les déchets au passage. Il fallait y penser.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                
                                       
édition abonné


Le « plogging », ce jogging écocitoyen


                      Courir, oui, mais « utile ». Le principe de cette activité venue du froid est simple : on fait bouger son corps tout en collectant les déchets au passage. Il fallait y penser.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 14h54
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 17h10
    |

                            Nicolas Santolaria








                              

                        

La vie de journaliste recèle des joies insoupçonnables, comme celle qui consiste à se lever un samedi matin d’avril, par temps gris, pour aller ramasser des déchets en bord de Seine. A l’heure où je beurre habituellement mes tartines, j’ai rendez-vous dans un grand magasin de sport du 13e arrondissement de Paris, point de départ d’une sortie « plogging ».
Il fallait au moins un néologisme pour me tirer du lit. Contraction de plocka upp (« ramasser », en suédois) et de « jogging », ce terme désigne une activité en vogue où, tout en parcourant un lieu à petites foulées, on en profite pour le débarrasser de ses détritus. Si le mot résonne depuis peu dans les médias, cette pratique a émergé il y a déjà quelques années en France sous d’autres appellations, fruit de collectifs citoyens structurés par les réseaux sociaux. ­ « Ramasser en courant, c’est à la fois se faire du bien et faire une bonne action », souligne Fanny, « ploggueuse » de 30 ans, qui en est à sa deuxième sortie.
Un corps sain dans un décor sain : le running écolo transpire d’une indéniable dimension morale. Avant de partir en quête d’immondices, nous nous sommes vu remettre le paquetage du parfait ­ploggueur, soit un tee-shirt floqué du slogan « 1 run = 1 déchet », un sac à dos à cordons, des gants en caoutchouc et un grand sac-poubelle transparent. « Il y a une façon de ramasser. Il faut plier les genoux pour ne pas se blesser, ce qui permet aussi de se muscler les cuisses, enseigne Danielle Tramond, la jeune bénévole qui organise cette opération en partenariat avec l’association Run Eco Team. La dernière fois, on n’avait fait que du ramassage, et on avait un peu oublié la dimension running. Aujourd’hui, je vous demande de prendre du plaisir et de ne ramasser que ce qui se trouve sur votre chemin. »
Inefficacité de la répression
Comme pour toute pratique balbutiante, il convient d’en préciser les contours. Invité à ne pas collecter...




<article-nb="2018/05/05/19-10">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Marseille doit sa qualification à son défenseur portugais, souvent moqué pour sa lenteur mais improbable buteur décisif en demi-finale, jeudi à Salzbourg.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Ligue Europa : Rolando, ce sauveur que l’OM n’avait pas vu venir

Marseille doit sa qualification à son défenseur portugais, souvent moqué pour sa lenteur mais improbable buteur décisif en demi-finale, jeudi à Salzbourg.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 12h42
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


La scène date du 7 juillet 1998. Le lendemain, l’équipe de France rencontre la Croatie en demi-finale de sa Coupe du monde. Lilian Thuram raconte : « On réfléchissait au geste à accomplir si l’on mettait un but, et Marcel [Desailly] m’a dit : “De toute façon, t’es pas concerné. Tu ne marques jamais ou alors contre-ton-camp.” Il avait raison, même à l’entraînement, les buts je n’en marquais pas. » Mais le charme du football est aussi de produire des héros improbables. Le défenseur inscrit un doublé et tombe à genoux, incrédule après son second but, immortalisé dans une gestuelle à la James Bond pas du tout préméditée.
Jeudi 4 mai à Salzbourg, Rolando a eu une joie moins théâtrale mais aussi peu réfléchie que celle de Thuram vingt ans plus tôt ; une joie débraillée avec le maillot qui vole, une joie communicative dans les bras de ses coéquipiers devant le parcage des supporteurs marseillais, une joie surtout inattendue. « C’est quelque chose d’inoubliable, je n’ai pas les mots en français pour dire ce qu’il y a dans mon cœur », se pinçait le Portugais qui, pourtant, s’exprimait déjà dans un français raffiné lors de son arrivée à l’OM en 2015.

🏆 #FCSOM
⚽ Rolando délivre l'OM en réduisant le score !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


require(["twitter/widgets"]);

Sur la liste des partants
Comment devient-on le héros improbable de la 116e minute de cette demi-finale retour de la Ligue Europa face au Red Bull Salzbourg (2-1) ? Rolando Jorge Pires da Fonseca doit encore se le demander ce vendredi matin en voyant son nom suivi de « Ballon d’or » en une de L’Equipe. Au début de la prolongation, le défenseur portait encore le survêtement du remplaçant et n’était même pas parti à l’échauffement.

"ROLANDO BALLON D'OR" en Une de @lequipe ce vendredi 4 mai ! https://t.co/JbiFp3pNsQ— lequipe (@L'ÉQUIPE)


require(["twitter/widgets"]);

Et puis Rudi Garcia a décidé de replacer Luiz Gustavo en milieu de terrain (101e) et Rolando – gêné par une inflammation à un tendon d’Achille depuis trois semaines – a retrouvé sa place en défense centrale. Et puis il y a eu ce corner imaginaire, l’offrande de Payet, le marquage aléatoire d’un défenseur autrichien, une reprise délicate du pied droit et l’absence bienvenue d’un joueur de Salzbourg au second poteau.
Voilà comment on devient le sauveur d’un club qui a déjà mis votre nom sur la liste des partants pour le prochain mercato. Entre Rolando et l’OM, l’histoire n’a jamais été simple. Si le personnage fait plutôt l’unanimité – il figure dans le restreint « comité des sages » mis en place par Rudi Garcia –, le défenseur est souvent jugé trop lent. Au placard sous Franck Passi, il est titularisé en octobre 2016 face au PSG par Rudi Garcia pour son premier match à la tête de l’OM. Ce soir-là au Parc des Princes, Marseille bétonne et l’ancien indésirable est élu homme du match.
Espoir déçu
Le Portugais a appris à vivre avec la passion marseillaise et l’exigence qui va avec. « Je n’ai jamais perdu confiance, je ne la perds jamais. Les critiques font partie du métier », disait-il en mars 2017. L’arrivée d’Aymen Abdennour en début de saison devait le condamner au banc ; il n’y a jamais eu match tant le Tunisien est l’ombre du défenseur qu’il a été à Monaco.
Rolando, lui, n’a jamais retrouvé ses jambes de 23 ans. Celles de ses débuts avec le FC Porto en provenance de Belenenses, quand il est un défenseur prometteur, courtisé par les grands d’Europe, un vainqueur de l’Europa League en 2011. La suite est moins heureuse à Naples puis à l’Inter Milan. Déclassé après cet intermède italien de deux saisons, le natif du Cap-Vert perd sa place en sélection portugaise, rebondit pour une pige à Anderlecht avant son arrivée en catimini à Marseille fin août 2015.
Voilà comme on recrute son futur héros. Pour le Ballon d’or, l’intéressé s’en sortait par une pirouette, jeudi soir : « Moi Ballon d’or ? Ils ont inversé les deux lettres ! » Peut-être, mais Cristiano Ronaldo n’a jamais remporté la Ligue Europa. Rolando pourrait, lui, très bien en inscrire une deuxième à son palmarès le 16 mai à Lyon contre l’Atlético Madrid. D’ici là, il aura le temps de soigner son talon et de profiter de son quart d’heure de gloire.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-11">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Qualifié hier soir pour la finale de la Ligue Europa, le club marseillais a déjà disputé quatre sommets continentaux. Pour un seul sacre, en 1993.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Des larmes de Boli à la punition de Barthez, les précédentes finales de l’OM en Coupe d’Europe

Qualifié hier soir pour la finale de la Ligue Europa, le club marseillais a déjà disputé quatre sommets continentaux. Pour un seul sacre, en 1993.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 11h03
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 12h53
    |

            Adrien Pécout








                        


L’Olympique de Marseille en finale d’une Coupe d’Europe, épisode 5. Après leur qualification haletante aux dépens de Salzbourg, les Phocéens viseront le titre en Ligue Europa face à l’Atlético Madrid, le 16 mai. Retour sur les quatre précédentes expériences de l’OM, un record pour un club français : deux dans la prestigieuse Ligue des champions (victoire en 1993, défaite en 1991), deux autres en Coupe de l’UEFA (défaites en 1999 et 2004).
2004 : le rouge de Collina (OM 0-2 Valence)

   


C’est l’histoire d’un crâne glabre qui en rencontre un autre ; 44e minute de jeu, à Göteborg : célèbre pour ses mimiques et ses coups de sifflets, l’arbitre italien Pierluigi Colina expulse Fabien Barthez, coupable d’un tacle irrégulier sur Mista dans la surface. Double peine : « le divin chauve » est contraint de quitter le terrain ; le jeune Jérémy Gavanon, bouclettes innocentes, le remplace au gant levé et encaisse un premier but de Vicente sur penalty juste avant la mi-temps.
Fin de l’aventure européenne pour ce curieux OM tombeur de Newcastle et de l’Inter Milan. Sous les ordres de José Anigo, le club assiste cette saison à l’éclosion d’un joueur à part : Didier Drogba, idole du Vélodrome en aussi peu de temps qu’il lui faudra pour quitter ensuite le club, mais blessé à la hanche contre les futurs champions d’Espagne.
1999 : le raté de Blanc (OM 0-3 Parme) 

En 1998, Laurent Blanc a évidemment remporté la Coupe du monde avec l’équipe de France. Mais sans jouer la finale, suspendu à cause de son carton rouge en demi-finale. En 1999, Laurent Blanc a évidemment perdu la finale de Coupe de l’UEFA avec l’OM. Mais cette fois en foulant bien la pelouse du stade Loujniki.
A Moscou, le défenseur central espère apporter son expérience à ses coéquipiers. Las ! c’est « Lolo » qui est à l’origine de leur perte, avant la demi-heure de jeu. De la tête, le capitaine veut passer le ballon en retrait à son gardien. Mal assurée, la passe profite finalement à l’Argentin Hernan Crespo qui rôdait par là. Victoire logique de Parme, de ses deux Français (Thuram et Boghossian) et de son jeune gardien, un certain Gianluigi Buffon.
L’OM conclut la saison de son centenaire sur une autre déception, manquant d’un rien le titre de champion de France au profit de Bordeaux.
1993 : le sourire de Boli (OM 1-0 Milan)

Avant de soutenir Nicolas Sarkozy à la présidentielle, Basile Boli jouait au football. Parfois, il marquait même des buts. Celui du 26 mai 1993 reste inégalable. Ce jour-là, d’un coup de boule bien senti, le défenseur reprend victorieusement un centre sur corner d’Abédi Pelé. A Munich, il inscrit le seul but de la finale juste avant la mi-temps. Pour la première fois en un demi-siècle, un club français remporte la Coupe d’Europe, la plus prestigieuse, celle aux « grandes oreilles ».
Avec ce succès en Ligue des champions, Basile Boli et les autres conjurent la déception née deux ans plus tôt de leur finale perdue face à l’Etoile rouge de Belgrade. A leurs côtés, un jeune gardien hilare : Fabien Barthez, alors encore nanti de quelques cheveux… onze ans avant la finale de l’UEFA perdue contre Valence.
L’histoire retient aussi que le seul entraîneur à avoir pour l’instant déjà soulevé la Ligue des champions avec un club français s’appelle Raymond Goethals, citoyen belge.
1991 : les larmes de Boli (OM 0-0 Belgrade, 3-5 aux tirs au but)

   


Basile Boli peut pleurer tout son soûl. Mettons-nous à sa place : ce jour-là, l’OM du président Bernard Tapie domine cette finale face à l’Etoile rouge de Belgrade. En vain, même après une prolongation d’une demi-heure. Au bout de deux heures de jeu, toujours 0-0 au stade San Nicola de Bari, en Italie.
La séance des tirs au but, impitoyable, achève les ambitions olympiennes. Première tentative de Manuel Amoros, premier raté. Dans les cages, Pascal Olmeta s’avoue battu face aux cinq tireurs yougoslaves, parmi lesquels le Croate Robert Prosinecki et le Serbe Siniša Mihajlović.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-12">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le propriétaire de l’Olympique de Marseille atteint une finale européenne dix-huit mois seulement après son rachat, mais le fair-play financier menace.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

OM : pour Frank McCourt, un succès bienvenu dans un contexte économique délicat

Le propriétaire de l’Olympique de Marseille atteint une finale européenne dix-huit mois seulement après son rachat, mais le fair-play financier menace.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 09h55
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 10h44
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Entre deux voyages d’affaires, Frank McCourt n’a pas trouvé le temps de se rendre dans les travées de la Red Bull Arena de Salzbourg, jeudi 3 mars, pour assister à la qualification de l’Olympique de Marseille en finale de la Ligue Europa. Tout juste a-t-il fait savoir à son président, Jacques-Henri Eyraud, qu’il n’avait « pas de mots pour décrire le résultat ». Comment décrire alors ses débuts de propriétaire de l’OM ? Attendu à Lyon, le 16 mai, pour le choc contre l’Atlético Madrid, le natif de Boston peut se targuer d’avoir atteint une finale européenne seulement dix-huit mois après le rachat de l’équipe à Margarita Louis-Dreyfus, contre 45 millions d’euros. « OM is back », a coutume d’écrire McCourt, ces dernières semaines, aux dirigeants phocéens.

        Lire aussi :
         

                L’OM s’offre le droit de rêver à un nouveau sacre européen



A son arrivée à Marseille, en octobre 2016, qui aurait imaginé que l’OM puisse atteindre aussi rapidement sa cinquième finale européenne, fût-elle de Ligue Europa ? Enclin à comparer le club à un « géant endormi », l’homme d’affaires américain a fait mieux que son prédécesseur, le défunt Robert Louis-Dreyfus, qui l’avait hissé en finale de la Coupe de l’UEFA en 1999 (défaite 3-0 face à Parme), soit trois ans après en avoir pris les rênes.
Gestion comptable hasardeuse
Le magnat de l’immobilier, 64 ans, a pourtant été accueilli avec scepticisme en France : ses déboires financiers et sportifs à la tête de l’équipe de baseball des Dodgers de Los Angeles ont longtemps suscité la controverse. La vente record, pour 2,15 milliards de dollars (1,8 milliard d’euros), en 2012, de la franchise achetée huit ans plus tôt pour quatre fois moins n’ont pas éclipsé sa gestion comptable hasardeuse.
En présentant son grandiloquent « OM Champions Project », McCourt avait prévenu : il n’a pas « le portefeuille du Qatar », propriétaire depuis 2011 du Paris-Saint-Germain, le rival historique. Mais il promettait d’investir 200 millions d’euros en quatre ans pour ramener le club parmi les trois meilleures équipes du pays. De cette enveloppe, 118 millions ont déjà été investis, précisait en janvier Jacques-Henri Eyraud.
Pour atteindre cet objectif et diriger au quotidien l’OM, McCourt a choisi d’emblée ce communicant, devenu son homme de confiance et poisson-pilote. Le tandem a restructuré le club de fond en comble en enrôlant l’entraîneur Rudi Garcia et en nommant l’ex-gardien espagnol Andoni Zubizarreta, réputé pour son épais carnet d’adresses, au poste de directeur sportif. En janvier 2017, lors du marché hivernal des transferts, la nouvelle direction marseillaise affiche ses ambitions : elle dépense 43 millions d’euros, dont 30 pour son ancien joueur, l’international français Dimitri Payet.

        Lire aussi :
         

                L’Olympique de Marseille fait le ménage parmi les agents



Après une première saison achevée à la cinquième place de Ligue 1, le nouveau propriétaire de l’OM serre – déjà – la vis à l’été 2017. L’OM tente de relancer des trentenaires achetés à bon prix, comme le milieu brésilien Luiz Gustavo (8 millions d’euros) et le défenseur des Bleus Adil Rami (6 millions d’euros), et patine sur le dossier du « grand attaquant » promis aux supporteurs. L’attaquant grec Konstantinos Mitroglou, acheté pour 15 millions d’euros au dernier jour du mercato, apparaît comme un pis-aller.
Solide et explosive, l’équipe entraînée par Rudi Garcia a traversé la saison tel un cheval fou. A trois journées du terme, l’OM est quatrième, à seulement deux points du dauphin lyonnais. L’équipe reste en course pour une qualification directe pour la Ligue des champions, qu’elle obtiendrait aussi en cas de victoire en Ligue Europa. La chose soulagerait la direction financière du club, tout comme un titre européen : dans ce dernier cas, l’OM toucherait plus de 20 millions d’euros.
Une manne salutaire alors que les dirigeants de l’OM s’attendent à être sanctionnés par l’Instance de contrôle financier des clubs (ICFC) dans le cadre du fair-play financier (FPF), ce mécanisme introduit par l’UEFA en vertu duquel les clubs ne doivent pas dépenser plus qu’ils ne gagnent. L’ICFC, qui a aussi ouvert une enquête contre le PSG, s’interroge sur les investissements massifs réalisés par McCourt et constate que le club phocéen n’est pas parvenu à satisfaire aux critères fixés par l’UEFA, qui interdit de présenter un déficit de plus de 30 millions d’euros sur les trois dernières saisons. L’OM a affiché un déficit de 42 millions d’euros au terme de la saison 2016-2017, le plus mauvais bilan financier depuis une dizaine d’années. Et ce sera pire cette année.

        Lire aussi :
         

                Football : l’OM sous surveillance dans le cadre du fair-play financier



Retour à l’équilibre à l’horizon 2020 ?
Pour soutenir les capitaux propres du club, Frank McCourt a déjà procédé à une augmentation de capital. « La solidité financière de M. McCourt n’est pas en cause », assure une source proche de l’ICFC tout en soulignant « l’explosion des dépenses, des salaires et des primes », les « recettes stagnantes » et le « grand déficit » de l’OM. La situation financière du club n’est toutefois pas jugée si alarmante par les experts du FPF et une procédure « d’accord de règlement » devrait être ouverte avec des sanctions négociées et raisonnables (amendes) à la clé. Si la stabilité financière est l’un des piliers de l’« OM Champions Project », les dirigeants marseillais tablent sur un retour à l’équilibre à l’horizon 2020.
Pour cela, il apparaît incontournable de se qualifier chaque année pour la Ligue des champions, dont les revenus issus des droits télévisés augmenteront substantiellement dès la saison prochaine. McCourt aimerait aussi récupérer la gestion du Stade-Vélodrome, qui appartient à la ville, pour en tirer des revenus supplémentaires, notamment en augmentant les capacités d’accueil VIP, qui génèrent les revenus de billetterie les plus importants.
Sur le plan politique, la stratégie du tandem McCourt-Eyraud serait confortée en cas de triomphe en Ligue Europa ou de qualification pour la Ligue des champions par le biais de la Ligue 1. « On aurait un an d’avance par rapport aux prévisions », se félicite-t-on au club, dans un élan d’optimisme. 



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-13">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ L’Olympique de Marseille s’est qualifié pour la finale de la Ligue Europa en éliminant le RB Salzbourg. Il affrontera l’Atlético Madrid le 16 mai, à Lyon.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 03/05/2018
Découvrir l’application


                        

L’OM s’offre le droit de rêver à un nouveau sacre européen

L’Olympique de Marseille s’est qualifié pour la finale de la Ligue Europa en éliminant le RB Salzbourg. Il affrontera l’Atlético Madrid le 16 mai, à Lyon.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 05h01
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 09h00
    |

            Maxime Goldbaum (Salzbourg (Autriche), envoyé spécial)








                        



   


Au bout de la nuit, la délivrance. Quatorze ans après sa défaite face à Valence en finale de la Coupe de l’UEFA, l’Olympique de Marseille (OM) s’est qualifié pour une nouvelle finale européenne, jeudi 3 mai, en éliminant le Red Bull Salzbourg. Un but inscrit en prolongation par son défenseur central Rolando, ajouté au succès obtenu lors du match aller (2-0), a offert la finale aux Marseillais malgré la défaite (2-1). Ce sera face aux Espagnols de l’Atlético Madrid – tombeurs des Anglais d’Arsenal (1-0) – le 16 mai, à Lyon.
Par ailleurs toujours en course pour décrocher la deuxième place du classement de Ligue 1, directement qualificative pour la Ligue des champions, l’OM et ses supporteurs se prennent à rêver d’une fin de saison mémorable.
La qualification n’a pourtant tenu qu’à un fil face à une brillante équipe de Salzbourg. L’entraîneur de l’OM, Rudi Garcia, avait toutes les raisons de se montrer prudent avant le match, gardant en mémoire la performance du club détenu par la marque de boissons énergisantes contre la Lazio Rome, en quart de finale retour de cette C3 (victoire 4-1 après une défaite 4-2 en Italie). Salzbourg, par ailleurs invaincu devant son public cette saison, n’entamait pas la rencontre en victime expiatoire.
De fait, dominés, privés de ballon, les Olympiens ont longtemps subi la loi du Red Bull. Les Autrichiens ont logiquement ouvert le score en début de seconde mi-temps grâce à Amadou Haidara (53e), concluant un raid en solitaire facilité par les largesses de la défense marseillaise. Poussé par son public, Salzbourg profitait d’un but contre son camp malheureux de Bouna Sarr (65e) pour arracher la prolongation.
On pensait alors les Marseillais fort chanceux d’être encore en vie à la fin du temps réglementaire, face à des Autrichiens plus fringants. A voir les joueurs de l’OM se traîner sur le terrain, exténués – à l’image du milieu de terrain Morgan Sanson qui a terminé la rencontre en boitant –, personne ne sentait le onze phocéen capable de trouver les ressources pour inscrire ce but libérateur. Mais à match héroïque, héros improbable, et celui-ci se nomme Rolando.

        Lire aussi :
         

          Revivez la qualification de l’OM pour la finale de la Ligue Europa



Le défenseur portugais, blessé en avril, relégué sur le banc des remplaçants depuis le repositionnement de Luiz Gustavo en défense centrale, a offert le but de la qualification à l’OM en prolongation. Entré à la 101e minute, il a surgi sur un corner de Dimitri Payet pour tromper du pied, en coin, Alexander Walke (116e), et ainsi conclure le seul tir cadré de la rencontre côté marseillais. Le corner n’existait pas mais les coups de sifflet hasardeux de l’arbitre russe Sergueï Karasev seront vite oubliés, à Marseille au moins, comme la manière de la qualification.

   


« Aulas, on va la gagner chez toi »
« Il y en a un certain nombre qui jouaient à la fin sur une patte, je ne sais pas comment ils continuent à respirer, mais ils n’ont jamais lâché », a observé le président de l’OM, Jacques-Henri Eyraud, après la rencontre. « C’est dans l’ADN de cette équipe d’y croire jusqu’au bout », a abondé l’entraîneur Rudi Garcia pour saluer la qualification héroïque de son équipe – dans un curieux écho aux propos du Marseillais Zinédine Zidane, mardi, après la qualification de son Real Madrid en finale de la Ligue des champions.
Au coup de sifflet final, les joueurs de l’OM se sont rués vers leurs 1 500 supporteurs qui avaient garni le parcage visiteur de la Red Bull Arena, bâtie en 2003, dans le quartier de Wals-Siezenheim, en bordure de Salzbourg. Mille cinq cents fans qui n’ont pas failli à leur réputation. Détonnant dans le cadre bucolique de la « commune aux cent églises », sise non loin de la frontière avec l’Allemagne, ils avaient animé les rues paisibles de la ville natale de Mozart, galvanisés par la perspective de disputer la finale de la Ligue Europa sur la pelouse de leur rival lyonnais.
« Jean-Michel Aulas, on va la gagner chez toi », s’époumonaient-ils à la fin de la rencontre, reprenant un chant déjà entonné après la qualification obtenue lors du tour précédent face au RB Leipzig. La tension entre les deux Olympiques, savamment entretenue par leurs présidents, est en effet montée d’un cran ces dernières semaines.

        Lire aussi :
         

          Marseille en extase pour la cinquième finale européenne de l’OM



Beau joueur, le président de l’OL a salué après la rencontre « cette formidable envie de gagner » des Marseillais. Son homologue a, lui, tenu à calmer le jeu : « Je pense qu’à Lyon, il n’y aura pas d’incidents. Nos supporteurs iront avec enthousiasme, mais ce sera une fête », a insisté Jacques-Henri Eyraud à la fin du match.
Les Phocéens disputeront la cinquième finale continentale de leur histoire après 1991 et 1993 en Ligue des champions, 1999 et 2004 en Coupe de l’UEFA. A ce jeu, dans nos frontières, l’OM est intouchable. Et corrige, au nom du football français, une anomalie, presque une tache : entre 2004 et 2017, huit pays avaient atteint la finale de C3 que les clubs français semblaient négliger.
Pour devenir la première équipe tricolore vainqueur de la Ligue Europa, il faudra battre une équipe qui évolue dans une galaxie bien éloignée de celle de la « planète Mars » : l’Atlético Madrid d’Antoine Griezmann, finaliste de la Ligue des champions en 2014 et en 2016 et déjà vainqueur de la Ligue Europa en 2010 et en 2012.
« Mais c’est sur un match, on va être chez nous à Lyon, on aura le peuple marseillais derrière nous et une partie de la France qui se reconnaît dans les valeurs de cette équipe, veut croire Rudi Garcia. Personne ne nous voyait là en début de saison, on est évidemment les outsiders pour cette finale. Mais on essaiera vraiment de décrocher le titre, ce serait tellement magnifique. »
58 matchs disputés
Une perspective impossible à anticiper en début de saison, alors que l’OM débutait un exercice éreintant le 27 juillet 2017 face à la formation belge d’Ostende.
Cinquante-huit matchs plus tard, l’OM est l’équipe ayant disputé le plus de rencontres cette saison parmi les clubs des cinq grands championnats européens, devant Arsenal (57) et le Real Madrid (56). L’une, face aux Turcs de Konyaspor, fut jouée devant seulement 9 000 personnes au Vélodrome, en septembre 2017, lorsque les doutes sur la qualité et la profondeur de banc de l’équipe marseillaise étaient à leur apogée.
Mais comme souvent cette saison, c’est au courage que les Marseillais se sont sortis d’une situation pourtant périlleuse. Une abnégation qui sera indispensable à l’OM pour disputer ses quatre derniers matchs de la saison la plus longue de son histoire. A l’issue de laquelle l’équipe de Rudi Garcia pourrait aussi tout perdre, en cas de défaite à Lyon et de quatrième place finale en Ligue 1.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-14">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Face à l’écran géant dressé au cœur du stade Vélodrome, quelque 18 000 supporteurs ont tremblé jusqu’au bout, jeudi soir, lors de la demi-finale retour de la Ligue Europa contre le Red Bull Salzbourg.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Ligue Europa : l’OM en finale, Marseille en extase

Face à l’écran géant dressé au cœur du stade Vélodrome, quelque 18 000 supporteurs ont tremblé jusqu’au bout, jeudi soir, lors de la demi-finale retour de la Ligue Europa contre le Red Bull Salzbourg.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 01h58
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 11h22
    |

                            Gilles Rof








                        



   


Un moment attendu depuis quatorze ans et cette finale de coupe de l’UEFA 2004 perdue contre Valence (0-2). Un scénario étouffant, qui a bien failli tourner au cauchemar. Mais au bout de l’angoisse, des ongles grignotés, des regards qui se cachent pour ne pas voir les occasions autrichiennes, une joie immense, indescriptible. Et une ville qui bascule dans l’euphorie collective, déversant des flots de supporteurs vers le Vieux-Port, klaxons hurlants.
« Ça ne s’explique pas, on est le plus grand club de France. C’est magnifique », balbutie Stan, 20 ans, les bras en croix, en extase tout en bas de la tribune Ganay du stade Vélodrome. Derrière lui, la fan zone, ouverte pour la première fois, qui a accueilli près de 18 000 téléspectateurs, exulte.
L’Olympique de Marseille (OM) vient de se qualifier à plus de mille kilomètres de là, à Salzbourg, en Autriche, pour la cinquième finale européenne de son histoire – mercredi 16 mai à Lyon contre l’Atletico Madrid – et son « peuple », comme l’a justement titré le matin même le quotidien La Provence, est au paradis. « Un engouement comme ça, une tribune pleine pour regarder un écran géant, tu ne vois pas ça ailleurs », sourit Marc, écharpe bleue et blanche autour du cou, rayonnant.

        Lire aussi :
         

                Un OM combattant atteint la finale de la Ligue Europa



K.O. frôlé
Jérémy, lui, avait raison. Sur le parvis du stade Vélodrome, quelques heures plus tôt, ce Marseillais de 26 ans avait pronostiqué une victoire de Salzbourg 2 buts à 1. Et une qualification de l’OM pour l’ultime défi européen de sa saison, sur la pelouse du Parc OL.
Mais ce que Jérémy n’avait pas prévu, c’est que cette qualification interviendrait après 116 minutes de jeu et que les Marseillais frôleraient le K.O. à plusieurs reprises avant la délivrance.
Depuis plusieurs semaines, Marseille vit un engouement presque surréaliste au rythme de l’épopée européenne de l’OM. « On fait une belle saison en championnat, mais la coupe d’Europe, même la petite, la Ligue Europa, c’est l’ADN du club. Cette passion, c’est normal », explique Nicolas, 27 ans, abonné depuis 2010. La faute à cette victoire du 26 mai 1993 en Ligue des Champions contre le Milan AC (1-0), qui vaut au club de la cité phocéenne de porter une étoile d’or sur son maillot.
Mercredi 3 mai, veille du match, l’enthousiasme local avait atteint un premier pic au centre d’entraînement de La Commanderie. En partance pour l’Autriche, les joueurs de Rudi Garcia avaient eu droit à une haie d’honneur avec fumigènes et chants.
« L’OM a toujours eu des supporteurs, mais ce qui manquait pour que ça redémarre comme ça, c’était des résultats », assure Grégory, tunique bleu et blanc sur le dos. « Depuis que McCourt a repris le club, on sent un nouvel esprit », assure ce militaire de 33 ans, venu au Vélodrome avec son fils Ugo, 16 ans depuis Saint-Chamas (Bouches-du-Rhône), à cinquante kilomètres de là. « Je pense que savoir que nous sommes là, 20 000 au stade, ça va leur donner encore plus de force même si le match se joue en Autriche », se convainc aussi Marie, 22 ans, supportrice olympienne qui habite dans le Territoire de Belfort.

        Lire aussi :
         

                Le nouveau propriétaire de l’OM, Frank McCourt : « Je gagnerai, c’est certain »



Fan zone
Comme à chaque grand rendez-vous de l’OM, les Marseillais ont rempli les bars de la ville, se sont réunis entre amis dans leur salon ou leur jardin. Mais, pour la première fois, ils ont aussi eu l’opportunité d’aller vivre un match retransmis à la télévision dans l’antre de leur club. La création d’une fan zone, comme Marseille en a vécu pendant l’Euro 2016, est née sous la pression conjuguée de l’opinion publique, des réseaux sociaux et de certains opposants politiques. Le maire (Les Républicains) Jean-Claude Gaudin a donné son accord pour qu’un espace soit aménagé dans le stade Vélodrome, plus aisé à sécuriser.
L’idée demandait à être validée dans les faits. Un peuple marseillais chauffé à blanc a confirmé qu’elle répondait à une véritable demande.
Face à un écran géant de 103 mètres carrés installé de l’autre côté de la pelouse au pied de la tribune Jean-Bouin, près de 20 000 personnes, jeunes ultras qui n’ont pas pu suivre les 1 500 Marseillais partis à Salzbourg, mais aussi familles au grand complet et touristes en vacances rêvant de découvrir le stade marseillais, ont donné de la voix pendant près de deux heures. Fumigènes, drapeaux, chants… Dans l’immensité du Vélodrome, l’ambiance n’avait pas la chaleur de celle d’un stade plein, mais, debout sur les sièges, les supporteurs ont vécu le match en pleine communion. Satisfaisante aux yeux des élus locaux, l’expérience sera renouvelée le 16 mai prochain pour la finale.

   



        Lire aussi :
         

                Salzbourg-OM (2-1) : revivez la qualification de l’OM pour la finale de la Ligue Europa



Enervement général
La première mi-temps a été joyeuse. Au diapason de supporteurs qui, depuis la victoire 2-0 obtenue à l’aller, semblaient sûrs que rien ne pourrait arriver à leur équipe. La seconde sera étouffante. Et les deux prolongations vont laisser les fans marseillais exsangues. « Ce n’est pas le scénario qu’on attendait. Mais si on marque, on passe », tente de se convaincre Pablo, venu avec ses copains du lycée. Autour de lui, la frustration s’exprime dans la tension.
Quelques accrochages mettent la sécurité sur les nerfs. Les erreurs grossières d’arbitrage qui ont privé l’OM d’un penalty pour une main autrichienne et d’une occasion en or pour Njie ajoutent à l’énervement général. L’explosion de bonheur finale n’en sera que plus forte.
L’OM 2017-2018 réussit donc là où l’Olympique lyonnais 2016-2017 avait échoué. Eliminé il y a un an par l’Ajax d’Amsterdam au même stade de la même compétition, le club de Jean-Michel Aulas va, en prime, voir son rival numéro un en France venir disputer la finale européenne sur sa propre pelouse.
Depuis plusieurs semaines, les supporteurs olympiens se délectent de cette hypothèse alors que les polémiques s’enchaînent entre dirigeants et joueurs des deux clubs. La fin du match à peine sifflée, alors que la course aux billets pour la finale n’était pas encore lancée, un seul chant est encore monté vers les cintres du stade Vélodrome : « Jean-Michel Aulas, on va la gagner chez toi ! »…



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-15">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le Français, qui jouait jeudi dans les rangs d’Arsenal, a été contraint de sortir sur une civière à la huitième minute de la demi-finale retour d’Europa League. Son entraîneur n’est pas optimiste.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Ligue Europa : blessé au tendon d’Achille, Koscielny voit la Coupe du Monde s’éloigner

Le Français, qui jouait jeudi dans les rangs d’Arsenal, a été contraint de sortir sur une civière à la huitième minute de la demi-finale retour d’Europa League. Son entraîneur n’est pas optimiste.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 00h29
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 11h20
   





                        



   


Le défenseur d’Arsenal Laurent Koscielny, blessé au niveau d’un tendon d’Achille, a été contraint de sortir sur une civière et en larmes jeudi 3 mai contre l’Atlético Madrid, en demi-finale retour d’Europa League (1-0), un immense coup dur pour l’international français, qui risque d’être privé du Mondial 2018.
« Cela n’a pas bonne mine mais on peu toujours espérer un miracle lors des examens », a commenté son entraîneur Arsène Wenger en conférence de presse. « S’il a le tendon d’Achille rompu, je dirais que ses chances pour le Mondial son inexistantes, mais nous en saurons plus après les examens. »
Selon la BBC, qui ne cite pas de source, Koscielny devrait manquer à l’appel avec les Bleus cet été à la Coupe du monde (14 juin-15 juillet).
Pilier défensif
Le Français, capitaine d’Arsenal jeudi, s’est fait mal sur un changement d’appuis, après seulement huit minutes de jeu, et s’est écroulé au sol, hurlant de douleur et frappant la pelouse du poing.
Wenger n’a pas eu d’autre choix que de le remplacer, faisant entrer Calum Chambers à la dixième minute au stade Metropolitano de Madrid, alors que le score était de 0-0.
Si la gravité de la blessure se confirmait, ce serait une grosse perte pour l’équipe de France, dont le Français (32 ans, 51 sél.) est l’un des piliers défensifs.
Koscielny traînait depuis plusieurs mois un problème au niveau du tendon d’Achille droit, qui ne l’empêchait pas de jouer, mais lui imposait des soins quotidiens.

        Lire aussi :
         

                Un OM combattant atteint la finale de la Ligue Europa






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-16">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Les Marseillais ont été battus (2-1) par le Red Bull Salzbourg, mais ont obtenu leur qualification grâce à un but pendant les prolongations.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Un OM combattant atteint la finale de la Ligue Europa

Les Marseillais ont été battus (2-1) par le Red Bull Salzbourg, mais ont obtenu leur qualification grâce à un but pendant les prolongations.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 00h04
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 08h42
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Il a fallu aller au bout des prolongations pour voir l’Olympique de Marseille arracher sa qualification pour la finale de la Ligue Europa, jeudi 3 mai.
L’OM a été battu par le Red Bull Salzbourg (2-1), mais ce but marqué à l’extérieur, à la toute fin du match par le défenseur Rolando, a offert aux Marseillais leur première finale européenne depuis celle de 2004 en Coupe de l’UEFA. C’est également la première finale européenne pour un club français dans ce même laps de temps.
Le président, Emmanuel Macron, s’est réjoui de cette victoire depuis la Nouvelle-Calédonie, où il est en visite jusqu’à samedi. Connu pour être un supporter de l’Olympique de Marseille, le président a adressé ses « félicitations aux joueurs », en reconnaissant être parvenu à voir les dernières minutes du match à Nouméa. « Je suis très heureux [de cette qualification]. C’est une très bonne nouvelle, ça faisait longtemps que ça n’était pas arrivé », s’est félicité M. Macron. « On a tous de très bonnes raisons d’être fier. »

        Direct :
         

          Revivez la qualification de l’OM en finale



Les Marseillais sont arrivés en Autriche avec un avantage (2-0) obtenu grâce à un match aller solide. Mais après les vingt premières minutes de jeu, où ils ont été robustes derrière et entreprenants devant, ils ont commencé, lentement mais sûrement, à prendre l’eau. Au retour des vestiaires, des Autrichiens survoltés se sont rués à l’attaque et ont finalement ouvert le score après une percée solitaire d’Haidara (53e).

Les choses ne se sont pas améliorées, puisque, dix minutes plus tard, un but contre son camp du défenseur marseillais Sarr remettait les compteurs à zéro et réveillait définitivement les supporteurs autrichiens.

La fin de match, hachée et chaotique, ne départagera pas les deux équipes. Même si une main dans la surface autrichienne sur un tir de Thauvin aurait pu valoir un penalty, tant le bras du défenseur était décollé du corps. L’arbitre russe, M. Karasev, ne sera pas de cet avis.

Les joueurs et le banc marseillais entameront les prolongations avec cette injustice arbitrale en tête, mais c’en est finalement une autre qui les délivrera. A la 115e minute, Anguissa, excellent depuis son entrée en jeu, se verra accorder un corner sur une frappe lourde mais dévissée qui n’avait pas été touchée par les Autrichiens. L’OM avait déjà obtenu au moins une dizaine de corners pendant le match, mais celui-ci, tiré comme les autres par Dimitri Payet, sera le bon. Son centre sera dévié par Rolando, lui aussi entré en jeu, pour un but libérateur au ras du poteau.

Une finale contre l’Atletico de Madrid
Sans être aussi impressionnant que contre Leipzig en quarts, l’OM a mérité sa place pour cette finale. Ce sera la cinquième grande finale de son histoire après 1991, 1993, 1999 et 2004. L’Olympique de Marseille pourra devenir la première équipe française à remporter la Ligue Europa, après avoir été la première à remporter la Ligue des champions.
Ils affronteront, le 16 mai à Lyon, l’Atletico de Madrid. Le club espagnol a battu Arsenal à domicile (1-0), dans un match qui a été bien moins positif pour les Français. Le défenseur Laurent Koscielny, un des piliers de la défense des Bleus, a été victime d’une rupture du tendon d’Achille, qui le privera de la Coupe du monde. L’entraîneur d’Arsenal, Arsène Wenger, qui quittera son poste à la fin de la saison, était sur le banc pour son 216e et dernier match européen, qui s’est soldé par une défaite.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-17">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Les Marseillais ont été battus en prolongations par le Red Bull Salzbourg, mais ont obtenu leur qualification pour la finale grâce à leur victoire à l’aller (2-0).
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ 
<article-nb="2018/05/05/19-18">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Selon les informations du « Monde », l’attitude de Rudi Garcia lors d’un contrôle antidopage de ses joueurs, à deux jours du match retour contre le Red Bull Salzbourg, est pointée du doigt dans un rapport.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Contrôle antidopage : l’OM va être rappelé à l’ordre

Selon les informations du « Monde », l’attitude de Rudi Garcia lors d’un contrôle antidopage de ses joueurs, à deux jours du match retour contre le Red Bull Salzbourg, est pointée du doigt dans un rapport.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 15h51
    |

            Clément Guillou








                        



   


Malgré l’avantage acquis à l’aller contre le RB Salzbourg (2-0), c’est visiblement dans un climat de tension, voire de paranoïa, que l’Olympique de Marseille a préparé sa demi-finale retour de la Ligue Europa. En témoigne le déroulement d’un contrôle antidopage inopiné au centre d’entraînement de l’OM, mardi 1er mai, qui a fait couler plus d’encre qu’il n’aurait dû.
Ce mardi après-midi, quarante-huit heures avant le match retour en Autriche, un préleveur mandaté par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) se présente à la Commanderie, le centre d’entraînement de l’OM. Il souhaite contrôler les cinq internationaux français de l’équipe : Jordan Amavi, Steve Mandanda, Dimitri Payet, Adil Rami et Florian Thauvin.

        Lire aussi :
         

                Rivalité OL-OM : en s’attaquant à Jean-Michel Aulas, Eyraud brigue ses galons de président



Les joueurs se prêtent au contrôle dans une ambiance détendue, selon les déclarations faites depuis par le secrétaire général de l’AFLD, Mathieu Teoran. Le staff, beaucoup moins.
Des membres du staff marseillais s’interrogent ouvertement sur un rôle éventuel de Jean-Michel Aulas dans ce contrôle, le président de l’Olympique lyonnais étant engagé dans une passe d’armes médiatique avec son homologue de l’Olympique de Marseille Jacques-Henri Eyraud. « L’AFLD est une autorité publique indépendante qui ne reçoit d’instruction de qui que ce soit pour diligenter des contrôles antidopage », a cru bon de préciser Mathieu Teoran auprès de l’Agence France-Presse.
Un rapport sur le comportement du staff marseillais
Selon nos informations, l’entraîneur marseillais Rudi Garcia a été le plus véhément, affichant sa suspicion vis-à-vis du préleveur. « Comment je l’ai pris ? Mal, a-t-il confirmé mercredi 2 mai en réponse à une question sur le sujet en conférence de presse. On n’a rien à cacher et je ne me plains pas, mais j’ai trouvé ça un peu bizarre à deux jours d’un match aussi important. (…) Le type est arrivé tout seul avec une carte de médecin périmée, sans tampon sur l’ordre de mission, et on a perdu deux heures sur le départ de l’entraînement, voilà pourquoi je n’étais pas spécialement ravi hier [mardi]. »
L’AFLD précise que le préleveur – qui n’a pas besoin d’être accompagné – était en possession des deux seuls documents dont il ait besoin : sa carte professionnelle de préleveur en cours de validité et un ordre de mission signé.
Le préleveur a, depuis, rédigé un rapport complémentaire, a appris Le Monde, pour faire part de l’attitude des membres de l’encadrement du club. L’Olympique de Marseille devrait désormais être rappelé à l’ordre par courrier.
Ce coup de semonce de l’AFLD ne serait pas inédit : en décembre 2015, certains joueurs du Paris-Saint-Germain avaient eu un comportement similaire vis-à-vis des préleveurs lors d’un contrôle d’après-match. Le PSG avait été rappelé à l’ordre par écrit, avec copie à la Ligue de football professionnel, et l’AFLD n’avait plus eu de problèmes avec le club parisien par la suite.
Passeport biologique
La réaction des dirigeants de l’OM étonne d’autant plus que les contrôles hors compétition ne sont pas rares dans le football – bien que plus rares qu’en cyclisme ou en athlétisme. Avant les grandes compétitions internationales, l’UEFA ou la FIFA réclament aux agences nationales antidopage un suivi plus strict des potentiels internationaux.
Ainsi, si les cinq Marseillais ont subi à la fois un contrôle urinaire et un contrôle sanguin, c’est que la FIFA souhaitait alimenter leur passeport biologique personnel, qui permet de suivre l’évolution dans le temps des paramètres sanguins et stéroïdiens et repérer un éventuel dopage. De même, le Paris-Saint-Germain, où évoluent de nombreux joueurs susceptibles de participer à la Coupe du monde, a subi trois contrôles depuis un mois.
Depuis le 1er janvier, 243 prélèvements ont été effectués sur des footballeurs professionnels en France, dont 180 hors compétition. Que le contrôle ait lieu à quarante-huit heures d’une compétition n’est pas non plus étonnant : l’Agence mondiale antidopage préconise ce type de contrôles inopinés à proximité d’une grande échéance.
A un autre niveau, les joueurs des Herbiers avaient aussi été contrôlés à l’entraînement dans les jours précédant leur demi-finale (victorieuse) de Coupe de France… sans faire d’esclandre.
Quant aux cyclistes ou athlètes, régulièrement contrôlés le matin de leurs compétitions au saut du lit, ils sont désormais habitués aux piqûres imprévues. Un journaliste de Sud-Ouest rapportait mercredi que les coureurs de l’équipe Groupama-FDJ, arrivés à 1 h 30 dans leur hôtel de Jérusalem pour le départ du Tour d’Italie, avaient été réveillés six heures plus tard pour un contrôle antidopage.

Ce matin, les coureurs de @GroupamaFDJ (arrivés à 1h30) ont été réveillés à 7h30 dans leur piaule d'hôtel à Jérusal… https://t.co/YusBw8EXRd— julien_duby (@julien_duby)


require(["twitter/widgets"]);




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-19">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’autorité antidopage de l’IAAF a confirmé le contrôle positif de la star de l’athlétisme kényan, qui se dit innocent.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Dopage dans l’athlétisme : positif à l’EPO, Asbel Kiprop était pourtant prévenu de son contrôle

L’autorité antidopage de l’IAAF a confirmé le contrôle positif de la star de l’athlétisme kényan, qui se dit innocent.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 11h50
   





                        



   


L’altitude des hauts plateaux du Rift et l’entraînement à la course dès le berceau apparaissent de moins en moins comme le secret des innombrables succès des Kényans dans les épreuves de fond. L’Unité d’intégrité de l’athlétisme (AIU) a confirmé vendredi 4 mai le contrôle positif à l’érythropoïétine (EPO) d’Asbel Kiprop, considéré à 28 ans comme l’un des meilleurs coureurs de demi-fond de sa génération.
Un véritable exploit de la part du Kényan à l’imposant palmarès – champion olympique 2008 et triple champion du monde –, puisque, comme l’a confirmé l’AIU, il avait été prévenu la veille par les préleveurs qu’ils allaient se présenter chez lui pour un contrôle, qui n’avait donc rien d’inopiné.
Une procédure qui va à l’encontre de toutes les règles protocolaires et ne devrait pas rester sans conséquence pour l’agence antidopage du Kenya. « Si jamais j’avais été dopé, je ne me serais pas présenté au contrôle antidopage du 27 novembre, ayant été prévenu le 26 novembre », a protesté Asbel Kiprop, qui dit avoir laissé l’échantillon d’urine collecté dans un flacon ouvert, en présence des deux préleveurs. « Je ne sais pas si l’échantillon a été manipulé », précise-t-il.
L’AIU, elle, sait : « L’AIU a eu confirmation qu’il n’y avait pas eu d’échange ou de corruption de l’échantillon, et que l’échantillon prélevé le 27 novembre 2017 était bien celui qui avait été analysé par le laboratoire. »
Asbel Kiprop raconte aussi qu’un des hommes lui a demandé de l’argent après le contrôle et dit lui avoir transmis une somme par l’intermédiaire de M-Pesa, une application de transfert d’argent. « Sur le coup, je n’ai pas considéré cet argent comme un pot-de-vin (…) avec le recul, je comprends que c’était lié au contrôle antidopage. »
Plus de 40 cas en cinq ans
Asbel Kiprop a été champion du monde du 1 500 m en 2011, 2013 et 2015. En 2008, il est arrivé deuxième du 1 500 m aux Jeux olympiques de Pékin, mais a récupéré la médaille d’or après la disqualification pour dopage du Bahreïni Rachid Ramzi.
Par son importance et sa longévité, Kiprop est une figure tutélaire de l’athlétisme kényan, lequel est bouleversé par plusieurs importants cas de dopage survenus ces dernières années. Le contrôle positif de l’athlète, confirmé par l’échantillon B le 20 février, renforce les soupçons qui pèsent sur le fonctionnement d’un sport qui a apporté au pays 38 médailles au cours des trois derniers Jeux olympiques.
Depuis 2013, plus de 40 athlètes kényans ont été contrôlés positifs. Parmi eux, les marathoniennes Rita Jeptoo et Jemima Sumgong, positives à l’EPO et suspendues quatre ans chacune. Comme Asbel Kiprop, elles avaient pour agent Federico Rosa.
Le dernier contrôle positif en date, révélé par le Guardian, est celui de Ruth Jebet, championne olympique et recordwoman du monde du 3 000 m steeple, naturalisée bahreïnie, tombée elle aussi pour dopage à l’EPO. Née au Kenya, elle s’entraînait toujours là-bas.

        Lire aussi :
         

                Dopage : le crépuscule des dieux kényans



Plusieurs enquêtes de presse ont montré ces dernières années la facilité de se procurer des produits dopants dans les centres névralgiques de l’athlétisme kényan, ainsi que le laxisme des contrôles de l’agence antidopage nationale.
En 2015, l’Agence kényane antidopage avait été jugée non conforme par l’Agence mondiale antidopage (AMA) avant d’être réintégrée juste avant les JO de Rio. L’efficacité des contrôles au Kenya, menés avec l’aide des agences nationales norvégienne et chinoise, s’est sensiblement améliorée récemment, en témoignent les nombreux contrôles positifs.
Elle est toutefois bien insuffisante, en témoigne le déroulement du contrôle d’Asbel Kiprop, qui corrobore les rumeurs selon lesquelles les athlètes kényans sont souvent prévenus à l’avance de leurs contrôles, ce qui Leur laisse le temps, normalement, de faire disparaître les substances dopantes de leur organisme. Sauf dans le cas de Kiprop.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-20">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Rebecca Braglia, 18 ans, avait chuté sur un placage dimanche, lors d’un match disputé à Ravenne, avec son club de l’Amatori Parma Rugby.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Rugby : une jeune joueuse italienne meurt après s’être blessée durant un match

Rebecca Braglia, 18 ans, avait chuté sur un placage dimanche, lors d’un match disputé à Ravenne, avec son club de l’Amatori Parma Rugby.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 13h08
   





                        



   


La Fédération italienne de rugby (FIR) a annoncé, mercredi 2 mai, le décès de Rebecca Braglia, une jeune joueuse de 18 ans, blessée dimanche à la nuque lors d’un match disputé à Ravenne, dans le centre de l’Italie, avec son club de l’Amatori Parma Rugby.

        Lire aussi notre enquête :
         

          Le rugby en état de chocs



La jeune fille avait chuté sur un placage et sa tête avait heurté le sol. Elle avait été transportée en hélicoptère dans un hôpital de Cesena où elle avait été opérée. Mais son état s’était aggravé ces derniers jours.
Le capitaine de l’équipe d’Italie de rugby, Sergio Parisse, a écrit un tweet en réaction à l’annonce de la mort de la jeune joueuse : « Chère Rebecca. Je suis profondément touché. Je pense fort à ta famille. Repose en paix, petite. »

Cara Rebecca..sono profondamente addolorato…mi stringo forte alla tua famiglia. Riposa in pace piccola 🙏🏼— sergioparisse (@sergio parisse)


require(["twitter/widgets"]);

Le président de la FIR, Alfredo Gavazzi, a de son côté annoncé qu’une minute de silence serait observée sur tous les terrains de rugby d’Italie lors des matchs du week-end à venir.

        Lire aussi l’éditorial du « Monde » :
         

          Rubgy : la santé des joueurs en danger






                            


                        

                        

