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Les mesures de la première année d’Emmanuel Macron avantagent-elles vraiment les plus riches ?

Depuis l’élection présidentielle, le gouvernement a multiplié les mesures favorables aux plus fortunés, qui sont les grands gagnants du début de ce quinquennat.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 16h04
    |

            Adrien Sénécat








                        


L’« exit tax », un impôt destiné à juguler l’évasion fiscale de chefs d’entreprise, sera supprimée dès 2019. Emmanuel Macron, qui en a fait l’annonce dans un entretien au magazine américain Forbes, juge la mesure néfaste pour l’entrepreneuriat.
Par ce choix, le président français ravive un débat qui le poursuit depuis son élection, il y a tout juste un an : le candidat qui se revendiquait « et de droite et de gauche » est-il le « président des riches », comme l’affirme une partie de l’opposition ? Eléments de réponse à partir des différents arbitrages sur la fiscalité et le pouvoir d’achat du gouvernement depuis mai 2017.
Les principales mesures favorables aux plus riches
La « transformation » de l’impôt sur la fortune (ISF)
La réforme annoncée pendant la campagne présidentielle par Emmanuel Macron entre en vigueur dès 2018. Désormais, seuls les biens immobiliers (avec une décote de 30 % pour la résidence principale) seront soumis à l’impôt sur la fortune (ISF), rebaptisé IFI, impôt sur la fortune immobilière pour l’occasion.
Présentée par Emmanuel Macron comme une mesure censée encourager les investissements dans l’économie française, cette opération représentera un manque à gagner de 3,2 milliards d’euros par an pour l’Etat, selon le gouvernement. De 4,1 milliards d’euros, les recettes de l’ISF fondront pour atteindre 850 millions d’euros annuels environ. Cela représentera en moyenne une économie de 9 700 euros d’impôt pour les 330 000 contribuables qui étaient redevables de l’ISF jusqu’ici.
L’instauration d’une « flat tax » sur les revenus du capital
Autre promesse de campagne rapidement concrétisée : l’instauration d’un « prélèvement forfaitaire unique » (PFU) sur les revenus du capital à 30 % (à l’exception des livrets défiscalisés), là où il existait auparavant une multitude de régimes. Selon les chiffrages gouvernementaux, la mesure coûtera 1,3 milliard d’euros par an. Ce coût suscite une controverse parmi les économistes, certains estimant qu’il pourrait être bien plus élevé en réalité, d’autres contestant cette idée. Quoi qu’il en soit, il s’agit bien d’un geste en faveur des plus grands capitaux.
La baisse de l’impôt sur les sociétés
Le gouvernement s’est engagé à diminuer nettement l’impôt sur les sociétés. De 33,3 % en 2017, le taux normal pour les bénéfices au-delà de 500 000 euros devrait d’abord baisser progressivement jusqu’à rejoindre, en 2020, le taux actuel des bénéfices en dessous de 500 000 euros, qui est de 28 %. Le nouveau taux unique de l’impôt sur les sociétés diminuera ensuite à 26,5 % en 2021, puis à 25 % en 2022.
Le coût estimé de cette mesure est de 11 milliards d’euros par an à terme, selon le gouvernement. Contrairement à la réforme de l’ISF, cette mesure ne profitera pas qu’aux plus fortunés et ne touche pas directement l’imposition des contribuables. Reste que les dirigeants d’entreprise pourront tout à fait en profiter en partie pour augmenter leurs dividendes.
La suppression de l’« exit tax » en 2019
Cet impôt censé lutter contre l’évasion fiscale porte sur les plus-values « latentes » des contribuables, c’est-à-dire la différence entre la valeur d’acquisition de leurs titres et celle constatée au moment du transfert de leur résidence fiscale hors de France.
Par exemple, un contribuable possède 20 000 actions de la société Dupont et fils, d’une valeur de 100 euros chacune au moment de leur acquisition. Quelques années plus tard, ce contribuable quitte la France pour la Belgique. A son départ, ses actions valent 200 euros chacune, soit une plus-value hypothétique de 2 millions d’euros. S’il vend ses actions, même alors qu’il réside à l’étranger, la France exigera une taxe sur la plus-value (différence entre achat et vente) réalisée alors qu’il résidait dans le pays.
Le gouvernement estime que cette « exit tax » était un frein à l’investissement sans être rentable pour les finances publiques pour autant. Sur des recettes potentielles estimées à près de 800 millions d’euros en 2016 par le Conseil des prélèvements obligatoires, elle ne rapporterait « quasiment rien », selon le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, qui évoquait jeudi 3 mai sur France 2 un rendement effectif de l’ordre de 15 millions d’euros par an.
Reste que la disparition de cet impôt sera favorable à des contribuables pour beaucoup très aisés (depuis 2014, il faut détenir au moins 800 000 euros en actions ou la moitié des parts d’une société pour y être assujetti).

        Comprendre :
         

          Qu’est-ce que « l’exit tax », que Macron souhaite supprimer ?



Les principales mesures qui profiteront aux moins aisés
La baisse des cotisations salariales
En 2018, les salariés du privé verront leur salaire net augmenter grâce à une baisse de leurs cotisations de 3,15 points, en contrepartie d’une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) de 1,7 point. Cela représente un gain net d’environ 22 euros par mois (250 euros par an) pour le salaire minimal, à terme. Mais la mesure ne prendra pleinement effet qu’en octobre : si la CSG a bien augmenté en janvier, comme prévu, les cotisations n’ont pour l’heure baissé que de 2,2 points, d’où un gain limité pour les salariés concernés.
Contrairement à d’autres mesures, cette « bascule » de cotisations a été pensée pour être neutre pour le budget de l’Etat : ce sont les 60 % de retraités les plus aisés qui la financeront, puisque leur CSG a augmenté sans contrepartie. Et comme une partie des baisses de cotisations a été différée à octobre, les finances publiques en sortiront même gagnantes en 2018, de l’ordre de 4,5 milliards d’euros.
La suppression progressive de la taxe d’habitation
La taxe d’habitation sera supprimée en 2020 pour l’intégralité des ménages. En attendant, 80 % d’entre eux la verront diminuer d’un tiers en 2018, puis d’un second tiers en 2019. Cela représente, à terme, un coût d’environ 18,3 milliards d’euros par an pour les finances publiques, mais « seulement » 3,5 milliards en 2018, puis 7 milliards environ en 2019. Par ailleurs, la moitié du montant de l’exonération finale profitera aux 20 % des ménages les plus riches.
Les revalorisations de prestations sociales
La prime d’activité (+ 80 euros par mois), l’allocation aux adultes handicapés (+ 90 euros) ainsi que l’allocation de solidarité aux personnes âgées (+ 100 euros) seront revalorisées par le gouvernement. Ces hausses seront néanmoins étalées jusqu’en 2019 ou en 2020, selon les cas, et auront donc un effet limité en 2018.

        Lire aussi :
         

                A la hausse ou à la baisse, 24 mesures qui affectent votre pouvoir d’achat



Les inégalités pourraient se creuser en 2018
Une fois toutes ces mesures prises en compte, il est possible d’estimer dans quelles proportions les différentes catégories de contribuables français bénéficieront ou non de la politique d’Emmanuel Macron. C’est ce qu’a fait l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), un organisme de prévision et d’évaluation des politiques publiques, dans une étude publiée le 15 janvier.
Selon ses estimations, les 5 % les plus riches sortiront, proportionnellement, nettement gagnants de l’année 2018, avec un gain de 1,6 % de pouvoir d’achat, qui s’explique principalement par la baisse de l’ISF et la mise en place du prélèvement forfaitaire unique (PFU). Inversement, la plupart des catégories de ménages verront leur pouvoir d’achat stagner ou presque. Enfin, deux catégories de foyers verront leur niveau de vie diminuer :
les 25 % de ménages les plus aisés (à l’exception des 5 % les plus fortunés), essentiellement des retraités pénalisés par la hausse de la CSG ;les 5 % de ménages les plus pauvres, à cause de la hausse de la fiscalité écologique et des prix du tabac. Deux mesures qui répondent à des enjeux de santé publique et environnementaux, mais qui les pénaliseront plus fortement.


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Les 5 % les plus riches, grands gagnants du budget 2018
Impact estimé du budget 2018 par vingtile de niveau de vie (en moyenne sur l'ensemble de l'année). V1 correspond aux 5 % les moins aisés, V20 aux 5 % les plus aisés.

Source : OFCE



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Derrière ces moyennes se cachent des situations bien différentes : parmi les ménages les plus pauvres, ceux qui ne comportent pas de fumeurs ne seront pas, en moyenne, pénalisés par le budget 2018. Le gouvernement considère par ailleurs que l’OFCE a sous-estimé la baisse de la consommation de cigarettes liée à la hausse des prix, et donc surévalué le poids de cette dernière sur le pouvoir d’achat.
Un rééquilibrage progressif d’ici à 2020
Le tableau est en revanche nettement plus équilibré si l’on tient cette fois compte de l’ensemble des mesures qui entreront progressivement en vigueur. L’OFCE a ainsi procédé à une seconde estimation de la situation des mêmes types de foyers à horizon fin 2019. A cette date, la plupart des catégories de revenus sortiront gagnantes de la politique socio-économique du gouvernement, selon l’organisme.
Seule exception, les ménages qui se situent parmi les 15 % les plus aisés, à l’exception des 5 % les plus riches, là aussi, toujours à cause de la hausse de la CSG pour les retraités et de la fiscalité écologique.


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Une politique moins inégalitaire à l'horizon 2019
Effet estimé de la politique du gouvernement à la fin de l'année 2019 par rapport à 2017, par vingtile de niveau de vie (en moyenne sur l'ensemble de l'année). V1 correspond aux 5 % les moins aisés, V20 aux 5 % les plus aisés.

Source : OFCE



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A cet horizon, les arbitrages gouvernementaux apparaissent beaucoup plus égalitaires, dans le sens où ils favoriseront plutôt les ménages les moins aisés en proportion… à deux exceptions notables, aux deux extrémités de l’échelle :
malgré les mesures prises en faveur de leur pouvoir d’achat, les 5 % de ménages les moins aisés sortiraient en moyenne très peu gagnants (0,2 %), toujours à cause de la hausse des prix du tabac et de la fiscalité environnementale ;les 5 % les plus riches, quant à eux, resteraient les grands gagnants, toujours grâce aux réformes de la fiscalité du capital.
L’OFCE n’a pas reproduit ses estimations pour l’année 2020, au cours de laquelle une dernière série de mesures favorables au pouvoir d’achat entrera en vigueur. On peut néanmoins anticiper que le rééquilibrage observé entre 2018 et la fin de 2019 se poursuivra, toutes choses égales par ailleurs.
Dans tous les cas, les plus fortunés devraient bien rester les grands gagnants des premières années de mandat d’Emmanuel Macron. Le président de la République a toujours réfuté faire tout « cadeau » aux plus riches, justifiant l’orientation de sa politique par la nécessité de favoriser les « investissements » dans l’économie française. A ceci près que rien n’oblige les grandes fortunes bénéficiaires de la baisse de l’ISF à investir.
Interpellé sur ce point par Edwy Plenel, le 15 avril, à la télévision, Emmanuel Macron a reconnu n’avoir « pas plus de garanties que » le journaliste sur le fait que la baisse de la fiscalité du capital favorisera effectivement les investissements, renvoyant l’objection à une évaluation des réformes « dans deux ans ».



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-2">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Pour Enedis, ces boîtiers permettront au consommateur d’économiser de l’argent. Pour l’UFC-Que choisir, rien n’est moins sûr.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/05/05/19-3">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Trois cents personnes ont formé une chaîne humaine samedi pour dénoncer l’installation des compteurs communicants.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

En Isère, une chaîne humaine pour s’opposer aux compteurs Linky

Trois cents personnes ont formé une chaîne humaine samedi pour dénoncer l’installation des compteurs communicants.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 17h43
   





                        



   


Vêtues de gilets fluo, quelque 300 personnes de tous âges ont formé, samedi 5 mai, une chaîne humaine samedi dans le village d’Autrans (Isère) pour protester contre les compteurs communicants Linky.
Sous un soleil radieux, les membres de collectifs anti-Linky, venus en famille de la région Auvergne-Rhône-Alpes, ont défilé dans une ambiance festive dans les rues et les champs de ce village du massif du Vercors. « Enedis, touche pas à mon compteur », proclamait une grande banderole, tandis que les pancartes dénonçant le compteur communicant fleurissaient parmi les marcheurs.
Données personnelles, ondes, perte d’emplois… les raisons de la fronde des anti-Linky
A Bordeaux, plus de 200 personnes ont manifesté dans l’après-midi dans le centre-ville, empruntant la longue rue piétonne Sainte-Catherine (1,2 km) en brandissant des boîtes à chaussures maquillées en compteur vert fluo Linky. Arrivés sur les marches du Grand Théâtre, ils ont érigé un « mur de compteurs » qu’ils ont symboliquement détruit et foulé au pied.
« Non au contrôle de nos données personnelles », « Compteurs imposés = Où est notre liberté? » disaient quelques pancartes brandies par les manifestants. Parmi eux figurait l’élu municipal écologiste de Bordeaux, Pierre Hurmic.
Les opposants au compteur Linky ont annoncé fin avril avoir saisi en référé une vingtaine de tribunaux de grande instance en France, pour demander à la justice de surseoir à l’installation des appareils, voire obtenir leur enlèvement.

« A travers nos téléphones, nos données bancaires, on se sait déjà plus ou moins espionnés. Là, c’est un grignotage de plus des libertés individuelles. Donc là, on résiste », a déclaré Pierre Hurmic, également avocat, pour qui ces actions en justice montrent que « la résistance s’organise » contre les compteurs communicants. Selon lui de premières audiences en référé, à Bordeaux notamment, pourraient se tenir courant juin.
Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité en France, veut avoir installé 34 millions de ces compteurs communicants à la fin de 2021.
« L’Etat connecte nos foyers à des systèmes communicants centralisés et remplace toute intervention humaine par le pilotage automatique et le big data », dénoncent les collectifs dans un communiqué.
Dernière crainte de certains opposants : le compteur connecté ferait augmenter la consommation électrique. Vrai ou faux ? Eléments de réponse dans notre vidéo :




                            


                        

                        


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<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Le groupe doit digérer une perte nette de 269 millions d’euros au premier trimestre, plombé par trois journées de grève à Air France.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
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Air France-KLM : un conflit social déjà coûteux

Le groupe doit digérer une perte nette de 269 millions d’euros au premier trimestre, plombé par trois journées de grève à Air France.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h24
    |

                            Anne Eveno








                        



                                


                            

Avant même l’annonce, vendredi 4 mai, du rejet par les salariés de l’accord salarial soumis à la consultation du personnel, l’action Air France-KLM était déjà entrée dans une zone de turbulences. Le titre avait décroché en clôture de 2,86 %. Le groupe avait présenté en début de journée des résultats trimestriels peu reluisants. Après trois trimestres consécutifs dans le vert, le résultat d’exploitation du groupe est reparti dans le rouge.

Au point que le groupe doit digérer une perte nette de 269 millions d’euros au premier trimestre, plombé par trois journées de grève (22 février, 23 et 30 mars) d’Air France sur cette période. Selon les calculs du cabinet AlphaValue, l’impact de ces trois premières journées a été de 75 millions d’euros sur le résultat opérationnel du premier trimestre.
L’addition devrait encore s’alourdir puisque la compagnie déplore d’ores et déjà 13 jours de grève depuis le mois de février. La direction a commencé à faire ses comptes et estime à « 300 millions d’euros minimum » l’effet négatif sur le résultat d’exploitation et anticipe que ce dernier sera pour 2018 « en baisse sensible par rapport à 2017 ». Cette dégradation attendue prend également en compte un renchérissement de la facture carburant, en hausse de 350 millions d’euros par rapport à 2017. Cette flambée s’explique par la hausse des cours du pétrole, qui se sont établis au-delà des 70 dollars le baril (58,5 euros).
Une forte concurrence
Le tableau est d’autant plus sombre que, dans le même temps, la concurrence ne mollit pas. Le groupe aérien IAG, maison mère de British Airways (BA) et Iberia, a vu ses résultats s’envoler au premier trimestre : son bénéfice opérationnel (hors éléments exceptionnels) a grimpé de 75 % à 280 millions d’euros, ses coûts étant restés quasiment stables.

C’est ce contexte concurrentiel qui était notamment mis en avant par Air France-KLM pour refuser d’accéder aux revendications salariales...




                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-5">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Racheté par TF1, le média, qui tire l’ensemble de ses revenus de la publication de contenus sponsorisés, ouvre un pôle data à Lyon.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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MinuteBuzz, champion français du « brand content »

Racheté par TF1, le média, qui tire l’ensemble de ses revenus de la publication de contenus sponsorisés, ouvre un pôle data à Lyon.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h04
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            
« Nous sommes habitués à changer en permanence. » Confrontée aux ajustements réguliers de l’algorithme de Facebook, censé favoriser les publications des proches au détriment de celles des médias, l’équipe de MinuteBuzz n’a d’autre choix que de s’adapter. Premier éditeur à publier des vidéos exclusivement sur les réseaux sociaux, sa survie en dépend. En 2017, la dernière modification de Facebook a entraîné une baisse de 17 % de l’audience de ce média émergent, qui poste uniquement des contenus viraux destinés aux adolescents. « Cela n’a aucun impact sur le business », relativise Maxime Barbier, cofondateur de l’entreprise.

Pourtant, l’audience est la pièce maîtresse du modèle économique de MinuteBuzz, qui est entièrement financé par la publication de vidéos sponsorisées par des marques que la start-up produit. « Chaque jour, nous parlons à près de 12 millions de personnes », proclame fièrement le site réservé aux annonceurs. Conserver cette audience est donc primordial. Pour cela, M. Barbier est en contact permanent avec les équipes françaises de Facebook. « Cette proximité est utile pour améliorer notre capacité d’adaptation. On se voit tous les mois », explique-t-il.

« Synergies »
MinuteBuzz peut aussi compter sur la force de frappe de la régie publicitaire de TF1, qui l’a acquis en décembre 2016. « Cela nous ouvre les portes de nombreux annonceurs », reconnaît Laure Lefevre, présidente de la société, qui précise que 20 % du chiffre d’affaires de 2017 « a été apporté par TF1 ». « Nous sommes satisfaits des synergies qui se mettent en place avec MinuteBuzz », se félicite de son côté Philippe Denery, directeur général adjoint finances et achats du groupe TF1.

Pour consolider sa place de leader du « brand content » (contenu sponsorisé) sur les réseaux sociaux, l’entreprise investit pour toujours mieux connaître son public. « Nous avons...




                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-6">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Pour diversifier leurs revenus, les chaînes de télévision diffusent de plus en plus de contenus sponsorisés, sans être toujours très transparentes à l’égard du téléspectateur.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Les contenus sponsorisés à la conquête du petit écran

Pour diversifier leurs revenus, les chaînes de télévision diffusent de plus en plus de contenus sponsorisés, sans être toujours très transparentes à l’égard du téléspectateur.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h02
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 13h05
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

« Il n’y a pas de mise en scène. Il n’y a pas de voix off, pas de commentaire. C’est un peu l’anti-“Cash Investigation”. » En direct sur BFM Business, l’horloge affiche 20 h 52, ce mercredi 4 avril. L’émission « Tech & Co », animée par Sébastien Couasnon, présente une série consacrée au quotidien de jeunes fondateurs de start-up ayant intégré l’incubateur Station F, créé par Xavier Niel (actionnaire du Monde à titre personnel).
« L’anti-“Cash Investigation” » ? Le présentateur ne croit pas si bien dire. Le documentaire ressemble à un reportage journalistique… sans en être un. Il n’est pas réalisé par les journalistes de BFM Business mais par Le Next Studio, filiale de NextRadioTV, maison mère du groupe BFM, chargée de la production de contenus sponsorisés par des marques, communément appelé brand content.
Cette série est donc en réalité une publicité, financée, entre autres, par Station F et l’assureur Allianz, ce que s’est bien gardé de préciser le présentateur.
Mélange des genres
Bien que peu d’études se soient penchées sur l’efficacité et le retour sur investissement de telles campagnes, la pratique se généralise. « Par exemple, BNP Paribas a placé “Mes colocs” sur NRJ12, et “What Ze Teuf” sur D8, tandis que Sosh a créé “The Social Rush” sur C Star », énumère Daniel Bo, PDG de l’institut d’études QualiQuanti. Et les entreprises ne sont pas les seules séduites par ce mélange des genres, qui associe contenus éditoriaux et promotion. « Certaines émissions en partenariat avec les armées de terre et de l’air sont l’occasion de célébrer ces métiers et de susciter des vocations », explique M. Bo.

La multiplication de ces campagnes à la télévision répond à un double besoin. D’un côté les chaînes cherchent à diversifier leurs sources de revenus, de l’autre « les marques souhaitent proposer des contenus pour s’assurer...




                        

                        


<article-nb="2018/05/05/19-7">
<filnamedate="20180505"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180505"><AAMMJJHH="2018050519">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Incités par des sociétés spécialisées à attaquer leur banque en justice, un grand nombre de consommateurs ont été déboutés.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Contester son emprunt devant le juge : une entreprise à risques

Incités par des sociétés spécialisées à attaquer leur banque en justice, un grand nombre de consommateurs ont été déboutés.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h00
    |

            Rafaële Rivais








                        



                                


                            
Chronique SOS Conso. Jusqu’en 2014, l’emprunteur qui décelait une erreur, même minime, dans son contrat de prêt immobilier, pouvait obtenir que sa banque soit « déchue du droit aux intérêts ». Cette sanction, prévue par le code de la consommation (article L. 311-33), lui permettait de ne rembourser que le capital, et non les intérêts.
En 2013, nombre de sociétés proposent aux consommateurs de tirer profit de cette situation, en contestant notamment le « taux effectif global » (TEG) de leur emprunt. Après avoir découvert une erreur (des frais omis, par exemple) dans ce TEG, elles tentent de négocier une révision à la baisse du taux d’intérêt et, en cas d’échec, attaquent les banques en justice. Les contentieux explosent.
Pour se démarquer de ses concurrents, Daniel Margutti, gérant de la société Humania Consultants, située dans l’Hérault, propose une offre très séduisante, qui consiste à assurer l’éventuel échec de la procédure judiciaire. Pour ce faire, en décembre 2013, son courtier, Sphinx Affinity, contacte l’assureur Garantie Assistance (filiale du groupe CNP).
Il explique dans un courriel que le risque à couvrir sera minime, compte tenu de la jurisprudence favorable aux consommateurs : « Dans 85 % des cas, les banques acceptent une transaction ; les 15 % de clients restants qui vont en justice gagnent en première instance dans 90 % des cas », écrit-il.
A partir de janvier 2014, Garantie Assistance accepte d’indemniser les clients qui perdent leur procès, à hauteur, d’abord, de 3 500 euros, puis de 8 200 euros. Mais elle s’inquiète lorsqu’elle découvre, en mars 2016, qu’il y a eu 60 « sinistres » en trois mois : il n’y a quasiment jamais de transactions avec les banques, et 90 % des clients perdent au tribunal !
Evolution défavorable
En août 2016, elle cesse de payer. Elle rompt unilatéralement le contrat qui la liait à Humania Consultants, comme le lui permet le code des assurances...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Les Etats-Unis sont passés à l’offensive dans la lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques, analyse Nigel Gould-Davies, économiste et ancien diplomate britannique, dans une tribune au « Monde ».
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Les guerres commerciales de Trump : « Les nouvelles sanctions américaines à l’encontre de la Russie changent les règles du jeu »

Les Etats-Unis sont passés à l’offensive dans la lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques, analyse Nigel Gould-Davies, économiste et ancien diplomate britannique, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    05.05.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 16h12
    |

Nigel Gould-Davies (chercheur associé au programme Russie et Eurasie du Royal Institute of International Affairs (Chatham House, Londres)







                        



                                


                            

Tribune. Les Etats-Unis ont imposé le 6 avril les plus fortes sanctions économiques qu’ils aient prises à ce jour à l’encontre de la Russie. Ces nouvelles mesures marquent un tournant dans les relations américano-russes : l’Amérique est passée à l’offensive dans la longue lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques.
Depuis la fin de la guerre froide en 1991, l’Occident a d’abord essayé d’attirer la Russie au sein de l’économie mondiale. Au-delà de la recherche de nouvelles opportunités de commercer et d’investir, un calcul stratégique s’est imposé : l’entrée de la Russie dans la mondialisation serait susceptible de normaliser les relations entre les anciens blocs. La Russie deviendrait prospère et pacifique si elle était impliquée dans les institutions et les pratiques d’une économie de marché mondialisée. L’Occident était parvenu à contenir l’Union soviétique, il pouvait désormais (ré) intégrer la Russie.
« Mondialisation souveraine »
Mais Vladimir Poutine n’a seulement accepté qu’une partie de ce marché. Il a compris que la Russie pourrait bénéficier de l’économie mondiale, mais n’a pas l’intention de se plier à une vision occidentale de l’avenir de son pays. A l’inverse, le président Poutine a ajouté aux gains de l’engagement économique – avant tout, les exportations d’énergie et les investissements étrangers – sa propre vision d’un pouvoir autoritaire centralisé et d’une politique étrangère affirmée. A l’intérieur, il a instauré la « démocratie souveraine » – une forme de gouvernance démocratique, mais suspendue au contrôle de l’Etat. A l’étranger, il a déployé une « mondialisation souveraine » – c’est-à-dire l’interdépendance subordonnée à la puissance russe.

Cette approche a fonctionné pendant un temps. De 2000 à 2008, l’économie russe a doublé de volume, et la Russie a rejoint une kyrielle de clubs internationaux et a même présidé le G8 en 2006. En même temps, le système...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Depuis mars, le cours du beurre s’est envolé. Le seuil des 5 000 euros la tonne a été dépassé. En cause, le retour en grâce de la matière auprès des consommateurs et la baisse de la collecte du lait, explique Laurence Girard, journaliste au « Monde ».
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Matières premières : le beurre, doré sur tranche

Depuis mars, le cours du beurre s’est envolé. Le seuil des 5 000 euros la tonne a été dépassé. En cause, le retour en grâce de la matière auprès des consommateurs et la baisse de la collecte du lait, explique Laurence Girard, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    05.05.2018 à 12h09
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Chronique. Nouvel accès de fièvre sur le marché du beurre. Cette année, les spéculateurs n’ont pas attendu que le mercure monte pour attiser la flamme du cours de cette matière grasse. Plus tôt qu’en 2017, dès le 2 mai, la Fédération des entreprises de boulangerie (FEB) a tiré la sonnette d’alarme.
L’échauffement du prix du beurre donne des sueurs froides aux fabricants de croissants, pains au chocolat et autres viennoiseries. Depuis le mois de mars, ils assistent impuissants à l’envolée de la courbe. Le seuil des 5 000 euros la tonne a été dépassé.
La FEB ne se prive pas de faire les comptes et d’affirmer que le surcoût atteint 25 % par rapport à la même période de 2017. Le beurre est à nouveau doré sur tranche. Et les boulangers sont dans le pétrin.
La pénurie, un « grand bluff »
On est toutefois encore loin des 7 000 euros atteint à l’automne. Un pic paroxystique qui avait entraîné la pénurie de beurre dans les supermarchés. Les images des rayons dégarnis où les rares plaquettes s’arrachaient ont frappé les esprits. De quoi rappeler aux plus anciens les achats compulsifs d’huile, de sucre et de pâtes lors d’un certain mois de mai. Une petite madeleine au goût révolutionnaire.
Cette fois, rien de tel. Le « grand bluff » de la pénurie de beurre était d’abord une illustration de la tension commerciale entre les industriels et la distribution.

C’est d’ailleurs pour faire pression sur les grandes enseignes que la FEB est sortie du bois. Son objectif : répercuter la hausse du beurre dans ses prix. Les entreprises de boulangerie arguent de la charte d’engagement signée par l’ensemble des acteurs de la filière agroalimentaire à l’issue des Etats généraux de l’alimentation pour obtenir gain de cause. Pas question de voir leurs marges fondre comme beurre au soleil. Même si elles reconnaissent avoir décroché des hausses de tarifs « modérées », lors des négociations commerciales achevées fin février,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Pour Douglas Irwin, spécialiste du commerce, l’alternance entre politiques protectionnistes et libres-échangistes est, dans l’histoire des Etats-Unis, le résultat de l’évolution des rapports de force entre groupes d’intérêt.
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Les guerres commerciales de Trump : « C’est la politique qui mène la danse, pas l’économie »

Pour Douglas Irwin, spécialiste du commerce, l’alternance entre politiques protectionnistes et libres-échangistes est, dans l’histoire des Etats-Unis, le résultat de l’évolution des rapports de force entre groupes d’intérêt.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h46
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Douglas Irwin est professeur à l’université Dartmouth (New Hampshire) et a publié un ouvrage de référence sur les guerres commerciales américaines (Clashing over Commerce, A History of US Trade Policy, 860 pages, The University of Chicago Press, 2017). Dans un entretien au « Monde », il replace la guerre commerciale menée par Donald Trump dans son contexte historique.
A écouter le discours de Donald Trump mais aussi celui de nombreux élus américains, les Etats-Unis donnent le sentiment d’être assaillis, et d’avoir des partenaires commerciaux inéquitables. Comment expliquer cette attitude ?
Ce sentiment d’être traité de manière inéquitable dans les relations commerciales remonte à la Révolution américaine. Avant l’Indépendance, nous nous plaignions que les Anglais ne nous traitaient pas équitablement. Mais après aussi, nous les avons accusés de maltraiter nos biens et nos navires marchands. En 1793, un rapport de Thomas Jefferson, alors secrétaire d’Etat, se plaint de ce que les puissances européennes ne traitent pas nos produits de manière favorable. Ces nombreux griefs ont disparu au cours du XIXe siècle, du fait que la Grande-Bretagne pratiquait le libre-échange et que les Etats-Unis n’étaient pas tellement impliqués dans le commerce mondial.
Mais depuis les années 1970, nous nous plaignons de nouveau beaucoup des politiques commerciales des autres pays. Et l’administration Trump porte ce contentieux à un niveau élevé, en affirmant qu’un déficit commercial est la preuve d’un accord commercial inéquitable. Cette interprétation est inexacte, car la véritable explication est, tout simplement, que les Américains consomment trop et n’épargnent pas assez. Et la politique de Trump, avec une forte baisse des impôts et une augmentation des dépenses publiques, va conduire à un accroissement des déficits budgétaire et commercial.
Guerre d’indépendance, guerre de Sécession, Grande...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ L’accord signé entre les deux Corées lors du sommet du 27 avril prévoit de « promouvoir une croissance économique équilibrée et la coprospérité ». Le budget alloué par le gouvernement sud-coréen à la coopération avec Pyongyang a augmenté de 78 %.
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Séoul prépare la future coopération économique avec la Corée du Nord

L’accord signé entre les deux Corées lors du sommet du 27 avril prévoit de « promouvoir une croissance économique équilibrée et la coprospérité ». Le budget alloué par le gouvernement sud-coréen à la coopération avec Pyongyang a augmenté de 78 %.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 14h29
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Souhaitée par Séoul et Pyongyang, la reprise de la coopération économique entre les deux Corées dépend de la dénucléarisation du Nord, condition à la levée des sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU.

La dynamique amorcée par le sommet intercoréen du 27 avril à Panmunjom, dans la zone démilitarisée (DMZ), intensifie les réflexions sur ce sujet, l’un des trois objectifs de la politique nord-coréenne du président sud-coréen Moon Jae-in, avec la dénucléarisation et la paix, d’une part, et l’établissement de relations durables, d’autre part. Le dirigeant du Nord, Kim Jong-un, veut de son côté et conformément à ses engagements vite développer l’économie de son pays afin d’améliorer le quotidien de sa population.
Le texte signé à la fin du sommet prévoit « la mise en œuvre des projets décidés dans la déclaration du 4 octobre 2007, afin de promouvoir une croissance économique équilibrée et la coprospérité ». La déclaration d’octobre 2007 avait été adoptée lors du précédent sommet intercoréen, à l’époque de la politique de rapprochement dite « du rayon de soleil » (2000-2008). Elle n’a jamais été appliquée en raison du gel progressif des relations, qui a suivi le changement de majorité présidentielle au Sud, en 2008.
Industrie, transports et tourisme
« Différents scénarios et leurs financements sont à l’étude », a expliqué mercredi 2 mai le ministre des finances, Kim Dong-yeon. Le budget du gouvernement sud-coréen alloué à la coopération économique avec le Nord a été fixé en 2018 à 248 milliards de wons (192 millions d’euros), 78 % de plus qu’en 2017.

L’administration Moon promeut trois axes de développement dans la péninsule, formant un « H » sur la carte. L’industrie et la logistique seraient la priorité le long de la côte de la mer Jaune (Ouest). Le transport et l’exploitation des ressources seraient celle le long de la côte de la mer de l’Est (mer du Japon). Tout au long de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ Pour enrayer la dégringolade du peso, la banque centrale du pays a relevé son principal taux directeur à 40 %, un record à l’échelle mondiale.
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L’Argentine fait face à de nouvelles turbulences financières

Pour enrayer la dégringolade du peso, la banque centrale du pays a relevé son principal taux directeur à 40 %, un record à l’échelle mondiale.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h09
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

L’épisode a valeur de sérieuse alerte pour le président argentin Mauricio Macri, qui a juré de réconcilier son pays avec la finance mondiale. Le peso, la monnaie nationale, a perdu 8 % de sa valeur en une semaine, poussant la Banque centrale à relever à trois reprises le loyer de l’argent. Vendredi 4 mai, son principal taux d’intérêt a été fixé à 40 % (contre 27,25 % une semaine plus tôt), un niveau record à l’échelle mondiale.

La dégringolade du peso s’inscrit dans un mouvement global : le regain de vigueur du dollar et la remontée des taux des bons du Trésor américains ont provoqué, ces derniers jours, une dépréciation des monnaies de nombreux pays émergents. Mais la devise argentine a dévissé plus sévèrement que les autres, traduisant le scepticisme grandissant des investisseurs à l’égard de la politique suivie par Buenos Aires.
En succédant à Cristina Kirchner, en décembre 2015, le libéral Macri avait promis de détricoter les politiques « populistes » du gouvernement précédent, pour rassurer les marchés. Son administration a levé les contrôles des capitaux et des changes, et soldé les dernières dettes de l’Argentine avec des fonds vautours américains, héritage du spectaculaire défaut souverain survenu en 2001.
« Manque de cohérence »
Mais la stabilisation de la situation économique prend du temps, alors que le gouvernement mène de front plusieurs objectifs difficiles à concilier : le retour à une croissance robuste, et la réduction de l’endettement, du déficit budgétaire et de l’inflation. Si elle s’est un peu calmée depuis les années Kirchner, la valse des étiquettes reste le principal cauchemar des Argentins et la chute du peso pourrait à nouveau l’accentuer.
En décembre, la Banque centrale a décidé d’assouplir son objectif d’inflation annuelle, à 15 % au lieu de 12 %. Une cible sans doute plus réaliste, alors que la hausse des prix se situe actuellement autour de 25 %. « Mais cela a été interprété comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Dans cette chronique, l’économiste Guillaume Bazot s’interroge, au moment ou le gouvernement abolit certaines taxes, s’attaque au statut des cheminots et augmente la CSG des retraités, sur les critères de « justice » qui accompagnent ces bouleversements sociaux.
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Réformes : « Comment choisir entre utilitarisme et justice sociale ? »

Dans cette chronique, l’économiste Guillaume Bazot s’interroge, au moment ou le gouvernement abolit certaines taxes, s’attaque au statut des cheminots et augmente la CSG des retraités, sur les critères de « justice » qui accompagnent ces bouleversements sociaux.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 16h14
    |

Guillaume Bazot (Maître de conférences en histoire de la pensée et des faits économiques à l’université Paris-VIII)







                        



                                


                            
Recherches. Lorsque le gouvernement abolit l’« exit tax », supprime le statut des cheminots, augmente la CSG des retraités ou impose la sélection à l’entrée des universités, l’idée de « justice » influence notre manière d’appréhender les réformes. Mais sur quels critères nous basons-nous alors ?
Dans notre société, deux principes se font généralement face : l’utilitarisme et la justice sociale. L’utilitarisme a pour principe le meilleur usage possible des ressources. Une question récurrente lui est sous-jacente : un euro dépensé ici ne serait-il pas plus utile là ? Puisqu’une loi ou une taxe, par ses effets redistributifs, affecte le système productif, la consommation, les prix et les revenus, il peut être « utile », selon les circonstances, de réglementer une activité ou de taxer un groupe d’individus.

Comme l’explique Jean Tirole dans son livre Economie du bien commun (PUF, 2016), une réforme ne se justifie que par l’accroissement du bien-être qu’elle entraîne pour la population. C’est pour cette raison que l’Etat subventionne les activités de recherche-développement, encourageant ainsi la connaissance, l’innovation et la croissance, quand bien même cela augmenterait les rentes de certaines entreprises (par exemple pharmaceutiques). L’égalité n’est ici qu’un paramètre parmi d’autres, jamais une finalité.
Le « voile d’ignorance »
La justice sociale, elle, vise principalement l’équité. Elle traite de l’égalité des droits, de la solidarité, du mérite, voire de la « décence ». Mais le grand nombre de variables rend difficile l’émergence d’une règle de justice objective et universelle. Dans son ouvrage Théorie de la justice, paru en 1971 (traduit au Seuil en 1987), le philosophe américain John Rawls (1921-2002) propose une expérience de pensée simple et élégante pour résoudre ce problème.
Imaginons que l’ensemble des individus d’une société doive choisir les règles régissant son fonctionnement. Afin...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ La compagnie aérienne demeure nettement moins rentable que ses deux principales concurrentes européennes, Lufthansa et British Airways.
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Air France : le départ de Janaillac laisse le groupe sans plan de vol

La compagnie aérienne demeure nettement moins rentable que ses deux principales concurrentes européennes, Lufthansa et British Airways.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h54
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 11h01
    |

            Jean-Michel Bezat








                        



                                


                            

Jean-Marc Janaillac aura donc passé moins de deux ans à la tête d’une entreprise réputée comme l’une des plus difficiles à piloter. Nommé PDG d’Air France-KLM en juillet 2016, trois mois après la démission surprise d’Alexandre de Juniac dans un climat social délétère, il quitte la compagnie aérienne un an avant la fin de son mandat.

La société est en voie de redressement, même s’il constate qu’elle reste « nettement moins rentable » que ses deux principales concurrentes européennes, Lufthansa et British Airways, avec un résultat de 590 millions d’euros en 2017. Une situation qui explique son refus des exigences salariales des 46 700 salariés français (sur un total de 83 000) – à commencer par celles des 4 000 pilotes.
Venu du groupe de transport Transdev (Caisse des dépôts-Veolia), ce condisciple de François Hollande à HEC et à l’ENA (promotion Voltaire) avait repris le manche après une grève dure, de violentes manifestations et l’agression de deux cadres dirigeants. Fin 2015, les images de leurs chemises arrachées avaient fait le tour du monde. M. Janaillac était arrivé chez Air France-KLM auréolé de ses succès de démineur du dossier SNCM, la compagnie maritime corse en dépôt de bilan, et de redresseur de Transdev en 2012-2013.
Des gages donnés aux salariés
L’homme, dont on souligne volontiers la forte éthique, la liberté d’esprit et la détermination, avait une hantise : que faute d’un vigoureux plan de redressement et de développement, la compagnie tricolore ne subisse le sort d’Alitalia, dont le chiffre d’affaires a fondu avant qu’elle ne soit ballottée de plans sociaux en repreneurs. Dès novembre 2016, il avait présenté un projet d’entreprise baptisé « Trust Together » (« Avoir confiance ensemble »), pour « reprendre l’offensive » face à une concurrence de plus en plus féroce des compagnies à bas coûts et des géants du Golfe et d’Asie.

Il avait demandé des efforts de productivité aux salariés,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Les mauvaises performances de la société de fabrication de panneaux solaires, acquise en 2016 pour deux milliards de dollars par la firme d’Elon Musk, pèsent sur cette dernière, déjà fortement endettée.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Le rachat de SolarCity par Tesla ne convainc pas

Les mauvaises performances de la société de fabrication de panneaux solaires, acquise en 2016 pour deux milliards de dollars par la firme d’Elon Musk, pèsent sur cette dernière, déjà fortement endettée.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h25
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

L’opération avait laissé perplexe. Un an et demi après, le rachat de SolarCity par Tesla pour 2 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) peine toujours à convaincre. Et il complique un peu plus la situation financière du fabricant américain de voitures électriques, qui s’est déjà fortement endetté pour financer son développement.

Fondée en 2006 par Lyndon et Peter Rive, deux cousins d’Elon Musk, la société SolarCity commercialise des panneaux solaires à installer sur le toit d’une habitation ou d’une entreprise afin d’alimenter sa consommation électrique. En 2016, ses pertes s’élevaient à 800 millions de dollars, sa dette avoisinait les 3 milliards et ses caisses étaient presque vides.
L’idée de M. Musk était de proposer une solution intégrée à ses clients, en combinant les panneaux solaires de SolarCity avec la gamme de batteries Tesla Energy pouvant stocker l’électricité produite. « La plupart de nos clients sont intéressés par le solaire », assurait-il, estimant que ce rachat était « une évidence ».

Changement de modèle de distribution
Depuis l’acquisition, le marché de l’installation de panneaux solaires a flanché aux Etats-Unis. Après une croissance annuelle moyenne de 50 % entre 2010 et 2016, il a reculé de 16 % en 2017, selon les estimations du cabinet GTM Research. La chute de SolarCity est encore plus marquée (- 38 %). La société a perdu sa place de numéro un américain du secteur. Mais Tesla mise sur un retour de la croissance cette année.
Les mauvaises performances de SolarCity s’expliquent également par un changement de modèle de distribution. L’entreprise a abandonné les locations de longue durée négociées au porte-à-porte par des commerciaux. Ses panneaux solaires sont désormais vendus dans les concessions de sa maison mère et dans des magasins de bricolage. Tesla espère ainsi assainir les finances de SolarCity.
Cependant, les ennuis perdurent. Fin mars, un juge de l’Etat...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Malmenée à Wall Street, la société d’Elon Musk, spécialisée dans la construction de véhicules électriques, peine à honorer ses promesses industrielles malgré de lourds investissements. En cause notamment, des retards de production et la multiplication des projets.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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Voiture électrique : les embardées du modèle Tesla

Malmenée à Wall Street, la société d’Elon Musk, spécialisée dans la construction de véhicules électriques, peine à honorer ses promesses industrielles malgré de lourds investissements. En cause notamment, des retards de production et la multiplication des projets.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h19
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



                                


                            

« Au suivant. C’est ennuyeux. Les questions stupides ne sont pas cool. » Mercredi 2 mai, Elon Musk a fait bondir les investisseurs de Wall Street. En marge de la publication des résultats trimestriels de Tesla, le patron du constructeur américain de véhicules électriques a refusé de répondre aux interrogations de deux analystes. Des « questions arides » qui l’ont « achevé », a-t-il déploré, avant de converser pendant une vingtaine de minutes avec un YouTubeur qui l’avait interpellé sur Twitter. En Bourse, la sanction ne s’est pas fait attendre : l’action du groupe a perdu plus de 5 %, jeudi.

L’épisode n’est pas si surprenant au regard de la personnalité de M. Musk, réputé pour son humeur capricante. Il intervient cependant alors que Tesla fait face à d’importants contretemps industriels qui alimentent les doutes sur sa capacité à tenir ses promesses ambitieuses. « Les trois prochains mois vont être la période la plus décisive pour l’entreprise depuis le lancement du Model S [son premier modèle produit à grande échelle] il y a six ans », souligne Adam Jones, analyste de la banque d’affaires Morgan Stanley.

Il y a moins d’un an, fin juillet 2017, l’euphorie était pourtant de mise. Tesla venait de livrer les premiers exemplaires du Model 3, sa nouvelle berline d’entrée de gamme, vendue à partir de 35 000 dollars (29 000 euros), deux fois moins que le Model S. Celle-ci devait lui permettre de décupler ses ventes et de justifier ses très lourds investissements. En septembre, le cours de l’action atteignait son plus haut niveau historique et la capitalisation boursière s’élevait à 67 milliards de dollars – davantage que General Motors et Ford, les deux géants de Detroit (Michigan).
Depuis, Tesla n’a pas atteint ses objectifs de production. Initialement, la société visait une cadence de 5 000 Model 3 par semaine avant la fin de 2017. Une échéance par la suite repoussée à mars 2018,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Editorial. Après le rejet lors d’une consultation inédite d’un accord salarial, le PDG du groupe Air France-KLM a annoncé sa démission. Renouer le dialogue entre la direction et les syndicats devient urgent.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Référendum chez Air France : une partie de poker perdant-perdant

Editorial. Après le rejet lors d’une consultation inédite d’un accord salarial, le PDG du groupe Air France-KLM a annoncé sa démission. Renouer le dialogue entre la direction et les syndicats devient urgent.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h05
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 10h22
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Jean-Marc Janaillac a tenté un coup de poker et il a perdu. A la grande surprise de la direction de la compagnie aérienne, les salariés d’Air France ont rejeté majoritairement, vendredi 4 mai, le projet qui prévoyait une augmentation des salaires de 7 % sur quatre ans. Le vote a été sans appel : 80,33 % des 46 771 salariés y ont participé, et 55,44 % d’entre eux ont répondu non au PDG d’Air France-KLM. Comme il avait mis son poste en jeu, ce qui ressemblait à un chantage dramatisant l’enjeu, M. Janaillac, 65 ans, qui est resté à peine deux ans aux commandes du cockpit, a tiré sa révérence : « J’assume les conséquences de ce vote, a-t-il aussitôt déclaré, et je remettrai dans les prochains jours ma démission aux conseils d’administration d’Air France et d’Air France-KLM ». Il a évoqué un « immense gâchis ».
Cet « artifice de consultation » que dénonçait Philippe Evain, le président du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), s’est ainsi transformé, selon la formule cruelle de Jean-Luc Mélenchon, le leadeur de La France insoumise, en « référendum révocatoire ». En 1994, Christian Blanc, alors PDG de la compagnie, avait tenté le même pari. Il avait organisé un référendum pour faire valider par les salariés un plan de redressement prévoyant la suppression de 5 000 postes, menaçant de démissionner en cas de rejet. Mais il avait obtenu un soutien massif, avec 81,3 % de oui et une participation de 83,6 %. Cette fois, le résultat a été inverse, révélant un malaise qui va bien au-delà de la question salariale.
Intransigeance
Air France vient d’inventer le poker perdant-perdant. M. Janaillac comptait sur l’impopularité du SNPL parmi les autres catégories de personnel, dans une entreprise où la CFE-CGC, avec 18,11 %, a ravi la première place à la CGT aux dernières élections de 2015. Il comptait aussi sur la lassitude des salariés après treize journées de grève, qui ont déjà coûté plus de 300 millions d’euros à une compagnie qui vient de repasser dans le rouge à l’issue du premier trimestre. M. Evain campait fermement sur sa position intransigeante, refusant tout compromis et continuant à réclamer 6 % d’augmentation immédiate pour rattraper l’inflation après six ans de blocage des salaires. Face aux critiques, il restait inflexible, même quand Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT – cinquième syndicat d’Air France –, le traitait de « lider maximo » qui entraîne la compagnie « vers le fond ».

        Lire aussi :
         

                Le vote sanction des salariés pousse le PDG d’Air France-KLM à la démission



A ce stade du conflit, il n’y a donc que des perdants. Le référendum n’avait aucune base légale, et, si le oui l’avait emporté, il n’aurait pas mis automatiquement fin à la grève. Son échec montre qu’il est toujours risqué de contourner les organisations syndicales et de tirer un trait sur le dialogue social, qui reste la meilleure méthode pour trouver un compromis. Encore faut-il le vouloir. A l’incertitude sur la future gouvernance d’Air France – le conseil d’administration veut se donner du temps pour rechercher un PDG capable de dénouer la crise – s’ajoute une impasse sociale qui est préjudiciable pour la compagnie face à la concurrence et pour les usagers, alors que la grève des cheminots se poursuit.
Dans un communiqué commun, Bruno Le Maire, ministre de l’économie, et Elisabeth Borne, ministre des transports, ont appelé classiquement « au sens de la responsabilité de chacun ». Mais les bonnes paroles ne suffiront pas. Le temps est peut-être venu de faire appel à un médiateur pour renouer les fils du dialogue.



                            


                        

                        


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« Wanted » : une communauté Facebook de 800 000 membres et « pas un rond »

Luc Jaubert, Christian Delachet et Jérémie Ballarin sont les fondateurs de l’une des plus grosses communautés Facebook de France. Elle ne leur rapporte pourtant « pas un rond ». Pire, elle leur en coûte beaucoup.





Le Monde
 |    05.05.2018 à 09h30
    |

                            Perrine Signoret





Younes qui cherche un nom pour sa nouvelle boucherie, Hu qui voudrait des conseils sur les injections d’acide hyaluronique aux lèvres, Irina qui se plaint de son petit copain qui passe trop de temps sur le jeu vidéo Fortnite ou encore Nidhal, qui a cassé sa clé d’appartement en voulant ouvrir une bière... Tous sont venus demander de l’aide. Non pas à leur famille ou leurs amis, mais aux centaines de milliers d’inconnus que rassemble un groupe Facebook : Wanted Community Paris.
Créé en 2011, ce groupe est le premier d’une longue lignée. On compte aujourd’hui sur Facebook environ quatre-vingts « Wanted » dans le monde. Consacrés à un thème comme les animaux ou les vêtements, ou à des villes comme Limoges, Abidjan, New York ou Beyrouth, ils rassemblent au total plus de 800 000 internautes. Un chiffre qui en fait l’une des communautés francophones les plus populaires de Facebook... et qui contraste avec les retombées financières du projet sur ses administrateurs, Luc Jaubert, Christian Delachet et Jérémie Ballarin. Lorsqu’on leur demande combien ils ont gagné grâce à ces groupes si populaires, ils éclatent de rire. « Le calcul est vite fait. Zéro », répond Jérémie Ballarin. En cause : une règle imposée par Facebook, qui interdit de monétiser les audiences des groupes, par exemple avec la publicité.
« Se lancer »
C’est Luc Jaubert qui fonde le tout premier Wanted bons plans en 2011 – qui sera renommé « Wanted Community Paris ». Il est alors gérant d’un café de la capitale. Le groupe n’a alors vocation qu’à partager bonnes adresses ou plans logements. Il grossit petit à petit, et Christian Delachet et Jérémie Ballarin, des copains du lycée – « ou peut-être du début des études supérieures », ils ne savent plus trop – décident de se greffer au projet.
En 2014, alors que l’unique groupe Wanted compte environ 30 000 membres, les trois Bordelais d’origine vivent une soirée qu’ils décrivent comme un moment « hyper fondateur ». C’est dans un bar branché de Pigalle, au Sonart, « en écoutant de la techno », qu’ils se décident à « se lancer » pour de bon. « On s’est dit entre deux verres : “Il faut le faire, aller plus loin. Ce truc, on ne sait pas trop ce que c’est, mais il y a un vrai potentiel, et c’est en train de muter en quelque chose d’important” », se souvient Jérémie Ballarin en sirotant son Perrier menthe. C’est dans cette foulée qu’ils créent d’autres Wanted, à commencer par Bordeaux.

   


Et puis il y a cet autre cap, un soir de novembre 2015. Celui de l’attentat du Bataclan. Les internautes sont nombreux à ne pas avoir de nouvelles de leurs proches qui se trouvent à Paris. Les téléphones ne passent pas toujours, alors beaucoup se tournent vers Facebook, sur des groupes d’entraide, et surtout, sur Wanted. Ils postent des messages, des photos, des descriptions, des appels à l’aide. « On aurait préféré que ce soit dans d’autres circonstances, mais il faut admettre que c’est à ce moment-là que Wanted a vraiment décollé », explique Jérémie Ballarin, l’air navré.
Message de suicide
Presque du jour au lendemain, les trois copains se retrouvent avec des responsabilités qu’ils n’avaient pas imaginées. Wanted, qui était un « à-côté », devient une activité plus que chronophage. Le nombre de posts se multiplie – chaque mois, tous groupes confondus, 60 000 messages et environ 600 000 commentaires sont publiés –, et ils deviennent de plus en plus compliqués à gérer.
Du Bon Coin, Wanted est en effet passé à une sorte de Doctissimo, où les internautes viennent volontiers échanger sur des sujets personnels et intimes comme la maladie, les peines de cœur ou les désaccords familiaux.
Il arrive que de véritables appels au secours soient lancés sur les groupes. Jérémie Ballarin se souvient par exemple du post d’« une jeune femme qui avait publié un message disant qu’elle allait se suicider ».
« Heureusement, se souvient-il, la communauté est très active. En l’espace de quelques secondes, on était informés. On a pu réagir tout de suite. Luc a passé une heure au téléphone avec elle, elle n’est pas passée à l’acte. On espère qu’elle va mieux aujourd’hui. »
Une modération de plus en plus exigeante
Pour mieux faire face à ce genre de situations, les administrateurs de Wanted ont décidé de mettre de côté leurs vies professionnelles. Jérémie Ballarin a gardé son emploi de conseiller en communication à son compte, même s’il prend moins de clients qu’avant. Luc Jaubert, lui, a quitté son poste à Paris, et est resté au chômage jusqu’à la fin de ses droits. Il a alors dû reprendre le travail, mais à Bordeaux, où « la vie est moins chère ». Christian Delachet, qui était avocat chez Ernst & Young, a démissionné.
Ils passent désormais jusqu’à dix heures par jour à gérer les communautés Wanted, sans gagner « un rond » grâce à cette activité.
Heureusement, ils peuvent compter sur une équipe d’environ quatre-vingt-dix modérateurs, tous bénévoles. Marie Rupin est l’une d’entre eux. Entre deux missions pour son travail, qui consiste à tester des sites Internet, elle supervise les nouveaux modérateurs et trie les posts sur Wanted. Contrefaçon, spams, ventes non autorisées car effectuées par un professionnel, posts insultants ou haineux, cagnottes (elles ne sont plus acceptées sur Wanted, par crainte des arnaques) : les règles de modération sont nombreuses.
« Au début, ça représentait vraiment beaucoup de travail. Un post sur deux qu’on voyait, il fallait le supprimer parce qu’il était contraire aux règles de Wanted. Comme notre politique est d’envoyer un message privé explicatif à chaque fois, je ne m’arrêtais plus. Aujourd’hui on est plus nombreux, c’est moins chronophage. Même si je dois encore parfois freiner des modérateurs qui travaillent même la nuit. »

   


Marie Rupin, qui continue de faire défiler les publications sur son écran d’ordinateur et se met à rire en en voyant une signée de son mari, dit n’avoir jamais vraiment songé à arrêter. Elle est persuadée que ce qu’apporte Wanted à ses membres vaut bien son travail gratuit.
« Continuer à mettre des frites dans l’assiette »
Luc Jaubert, Christian Delachet et Jérémie Ballarin, ont eux aussi l’optimisme féroce. Ils savent pour autant qu’il faudra trouver rapidement des solutions pour  « continuer à mettre des frites dans l’assiette ». « On a d’autres idées pour générer un peu de cash et développer des projets sympas », explique ensuite Christian Delachet.
Il cite pêle-mêle la mise en place d’une plate-forme de services – on y trouverait par exemple des plombiers ou serruriers « testés et approuvés » par l’équipe –, d’un site d’aide à la recherche de travail ou de logement pour les « Wantediens », et d’un « réseau de lieux ». Ce troisième projet, dont ils pourraient parler durant des heures s’ils n’étaient pas pressés par les rendez-vous professionnels de plus en plus nombreux, est sans doute celui qui leur tient le plus à cœur. Il se concrétisera dès le mois de juin, avec l’ouverture d’un café-restaurant dans un quartier populaire de Bordeaux – et financé sur fonds propres.
Ce café leur permettra peut-être également de remporter le gros lot : une sorte de bourse délivrée par Facebook, et pouvant atteindre 1 million de dollars (835 000 euros). Elle fait partie des mesures annoncées par le réseau social en février 2018 pour « soutenir et investir dans ceux qui construisent et animent des communautés sur Facebook », explique l’entreprise dans un communiqué.
« Ce qui leur plaît, c’est qu’on ait un peu réussi là où ils ont échoué », note Christian Delachet à ce propos, avant d’ajouter très vite, freiné par le sourire narquois de Jérémie Ballarin :
« Mince, ça fait un peu boulard. Ce que je veux dire, c’est que moi, comme pour beaucoup d’autres utilisateurs de Facebook, je ne partage plus rien sur mon profil. Je n’utilise plus que la messagerie, et les groupes. L’hyperpersonnel, ce qu’on mettait avant sur son profil Facebook, a migré vers d’autres espaces. Comme Wanted. »




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Sur la vente de HLM, la mairie de Paris dit non aux élus macronistes

Des conseillers municipaux LRM ont proposé la vente de 1 % du parc social.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 09h06
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre








                        



                                


                            
Pourquoi vendre des HLM parisiens si difficiles à créer depuis 2001 et la loi solidarité et renouvellement urbains (loi SRU) qui avait insufflé cet effort de mixité sociale ? C’est pourtant le projet d’une quinzaine de conseillers de Paris, soutiens d’Emmanuel Macron, qui souhaitent que, dans la capitale, 1 % du parc social (2 300 logements) soit, chaque année, vendu à leurs occupants. Leur proposition, débattue au Conseil de Paris, vendredi 4 mai, a été repoussée, mais est considérée comme une offensive contre l’action de la maire, Anne Hidalgo. Cette dernière a en effet fait du développement du parc social dans la capitale un axe fort de sa politique, y consacrant 400 millions d’euros par an pour créer 7 000 HLM.
« Nous ne proposons de vendre que 2 000 logements par an, sur cinq ans, afin de permettre à des Parisiens aux revenus médians de devenir propriétaires », plaide Jérôme Dubus, conseiller (La République en marche) de Paris. « Le sujet n’est pas tabou, renchérit Julien Bargeton, conseiller de Paris et sénateur (LRM). On peut consulter les locataires, regarder au cas par cas, selon les immeubles, les quartiers », suggère-t-il. Les produits de ces cessions seraient réinvestis dans la construction, une vente finançant, selon eux, trois appartements dans la métropole, le foncier étant rare à Paris.

« Brader un bien de la nation »
« Cette idée de brader le parc HLM, un bien de la nation, est contraire à tout ce que nous avons fait depuis 2001 », rétorque Ian Brossat, adjoint (PCF) à la maire, chargé du logement. S’il s’agit de faciliter l’acquisition par les classes moyennes, il faut consentir un rabais de prix par rapport au marché, avec le risque d’une revente rapide avec une forte plus-value ; si le projet est de vendre au prix du marché, il n’est pas destiné à la classe moyenne. « Quant à reconstruire hors les murs, vous revenez à la politique de Jean Tiberi [maire de Paris avant 2001], qui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Après avoir été plébiscité dans les années 1970-1980, ce courant protéiforme a connu une éclipse sur le marché de l’art. Ses figures de proue, comme Gustave Moreau, voient désormais leur cote s’envoller.
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Le retour en grâce du symbolisme

Après avoir été plébiscité dans les années 1970-1980, ce courant protéiforme a connu une éclipse sur le marché de l’art. Ses figures de proue, comme Gustave Moreau, voient désormais leur cote s’envoller.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 18h46
    |

                            Roxana Azimi








                        



                                


                            

Le symbolisme est dans l’air du temps. On le retrouve, version balte, au Musée d’Orsay, à Paris, jusqu’au 15 juillet. La Maison Caillebotte, à Yerres (Essonne), expose quant à elle jusqu’au 29 juillet une superbe collection privée sertie de pépites du genre. Surfant sur ce regain d’intérêt, Christie’s propose à la vente, le 20 juin, une trentaine d’œuvres symbolistes.

Difficile de définir ce courant protéiforme qui s’est propagé dans toute l’Europe à la fin du XIXe siècle. Certains artistes n’ont été symbolistes qu’un temps, à l’instar de Frantisek Kupka (1871-1957), qui s’est intéressé à l’occultisme et au spiritisme avant de dévier vers l’abstraction. D’autres, comme Gustave Moreau (1826-1898), y sont de plain-pied. « Il y a autant de symbolismes que d’artistes, résume Lucile Audouy, fondatrice de la galerie Elstir, à Paris. Mais tous veulent explorer les tréfonds de l’âme, poétiser la vie, échapper au réel, à la civilisation industrielle, au monde bourgeois étriqué. » Schématiquement, le symbolisme se ramifie en deux branches. L’un privilégie les atmosphères ouatées, les paysages idylliques et les femmes idéalisées. L’autre versant, plus noir et vénéneux, est jalonné d’hallucinations, de chimères, de sphinges et autres femmes fatales.
Visions douloureuses
Après avoir été plébiscité dans les années 1970-1980, le mouvement a connu une éclipse aux enchères. Avant de se rappeler depuis peu à notre bon souvenir. « On a compris qu’une lecture chronologique et essentiellement formelle de l’histoire de l’art, qui conduirait directement de Delacroix aux impressionnistes, était invalide, explique Rodolphe Rapetti, commissaire de l’exposition « Ames sauvages. Le symboliste dans les pays baltes » à Orsay. Les visions douloureuses parlent plus aujourd’hui que les paysages hédonistes des impressionnistes. »

D’autres raisons, plus pragmatiques, expliquent cette résurgence. « On trouve...




                        

                        

