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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Partie fin mars du sud du Mexique, la caravane « Viacrucis », constituée de demandeurs d’asile centraméricains, est arrivée à Tijuana le 29 avril, provoquant l’ire de Donald Trump, qui dénonce le laxisme des lois sur l’immigration.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Plusieurs milliers de personnes avaient répondu samedi à l’appel de l’opposant Alexeï Navalny, qui a lui-même été interpellé par la police.
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Russie : plus de 1 300 opposants arrêtés lors de manifestations contre le « tsar Poutine »

Plusieurs milliers de personnes avaient répondu samedi à l’appel de l’opposant Alexeï Navalny, qui a lui-même été interpellé par la police.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 13h52
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 18h24
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



   


Cela devait être une sorte de « fête à Poutine » sous le slogan « il n’est pas un tsar ». Mais ceux qui s’étaient imprudemment coiffé d’une couronne de papier ont été les premiers embarqués dans les fourgons de police. Plus de 1 300 manifestants qui avaient répondu à l’appel de l’opposant Alexeï Navalny ont été interpellés dans plusieurs villes de Russie, samedi 6 mai, dont plus de la moitié, 592, à Moscou, selon des chiffres encore provisoires communiqués en fin d’après-midi par l’association OVD-Info, qui relève les arrestations.

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Organisés deux jours avant l’investiture officielle, lundi, de Vladimir Poutine, réélu pour un nouveau mandat jusqu’en 2024 à la tête du pays, les rassemblements ont été très vite dispersés par les forces de sécurité, déployées en nombre. Alexeï Navalny, empêché de se présenter à l’élection présidentielle, n’a eu lui-même que quelques minutes pour s’adresser à la foule. « Nous obligerons les autorités, constituées d’escrocs et de voleurs, à tenir compte des millions de citoyens qui n’ont pas voté Poutine », a-t-il lancé avant de disparaître entre deux cordons de policiers.
A peine arrivés sur la place Pouchkine, dans la capitale, les premiers contestataires ont eu la mauvaise surprise de trouver l’endroit occupé. Au pied de la statue du célèbre poète russe les attendaient des Cosaques. Des hommes, des femmes, aussi, qui arboraient tous un ruban de Saint-George, devenu un symbole patriotique, à la boutonnière. Une contre-manifestation des pro-pouvoir.
« C’est la première fois que je vois ça », observait sourcils froncés Alex, un médecin de 31 ans, porteur d’un autre badge sur la poitrine, la lettre « N », pour Alexeï Navalny. « Moi je viens parce que c’est la seule façon de faire quelque chose et de sortir des discussions sur Internet », poursuivait-il dans un environnement plutôt hostile.
Même les journalistes sont interpellés
Tout près, un homme aboie « je n’aime pas ça ! Je n’aime pas ça ! » en arrachant une pancarte de papier des mains d’une jeune fille apeurée. Un autre filme avec son téléphone un petit groupe d’étudiants en train de crier « La Russie sera libre ». « Tu vois, je vais mettre ça sur les réseaux sociaux comme ça tes parents sauront ce que tu fais ! » lâche-t-il d’un air mauvais. Les jeunes sont pris à partie. On les sermonne. On leur fait la leçon. On leur distribue des morceaux de papier donnant rendez-vous le 9 mai, jour de la victoire de la seconde guerre mondiale, pour rejoindre le « Régiment immortel » qui célèbre les combattants soviétiques sur l’armée nazie.
Même les journalistes sont interpellés. On nous glisse le même papier dans la poche. « Qu’est-ce qu’ils ont fait ces jeunes pour construire le pays ? Rien ! », assure Olga, 66 ans, les mains crispées sur un sac doré qui projette des reflets sous le soleil.
La vieille dame n’a pas le temps de poursuivre. Une première charge d’Omon, la police anti-émeute, secondée par les Cosaques, fonce dans la foule. Les interpellations musclées ont commencé, avec le renfort de la Garde Nationale, qui se poursuivent à un rythme accéléré et souvent de façon brutale. Empoignés à l’horizontale, ou les bras tordus dans le dos, les manifestants filent à grande vitesse vers les fourgons.
Quelques milliers d’autres refluent dans le calme mais ne lâchent pas prise, malgré les messages inquiétants diffusés par haut-parleur les incitant à quitter les lieux, faute de quoi « la force, ou des produits spéciaux, pourront être utilisés ». Quels « produits spéciaux » ? Des gaz lacrymogènes ? La foule se regroupe, indifférente, beaucoup s’applaudissent. Un hélicoptère assourdissant les surplombe. Encore des cris « A bas le tsar ! » et puis le rassemblement commence à se disloquer, sans rompre. En début de soirée, des contestataires étaient toujours sur place.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Jamie Acourt est soupçonné d’être impliqué dans un vaste trafic de drogue. Une procédure d’extradition est en cours.
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Un des fugitifs les plus recherchés au Royaume-Uni a été arrêté en Espagne

Jamie Acourt est soupçonné d’être impliqué dans un vaste trafic de drogue. Une procédure d’extradition est en cours.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 12h43
   





                        


Jamie Acourt, un des fugitifs les plus recherchés du Royaume-Uni, a été arrêté vendredi 4 mai à Barcelone, en Espagne, a annoncé l’agence britannique de lutte contre la criminalité (NCA). L’homme de 41 ans, originaire du sud de Londres, est soupçonné d’être impliqué dans un un vaste trafic de drogue, a indiqué la NCA. Scotland Yard a précisé que l’arrestation était liée à une enquête de 2016.
« Acourt pensait pouvoir échapper à une arrestation mais à la suite d’une opération menée par les services de renseignement, sa fuite a pris fin », a déclaré Ian Cruxton, chef des opérations internationales de la NCA.
Mandat d’arrêt européen
Jamie Acourt est un ancien suspect dans l’enquête sur le meurtre de Stephen Lawrence – jeune Noir victime d’un crime raciste en 1993, un drame qui avait profondément marqué le pays et entraîné un examen de conscience sur ses problèmes de racisme et de discrimination. L’adolescent avait été poignardé à mort à un arrêt de bus du sud de Londres. Jamie Acourt n’a jamais été jugé dans l’affaire Lawrence et a toujours clamé son innocence.
Il a été arrêté en vertu d’un mandat d’arrêt européen alors qu’il quittait une salle de sports de Barcelone. Il doit comparaître devant le tribunal de Madrid en début de semaine prochaine pour une audience d’extradition. La NCA a précisé que Jamie Acourt est le 81e fugitif d’une liste de 96 à être localisé dans le cadre de l’opération « Captura », qui cible les Britanniques les plus recherchés en Espagne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Les Etats-Unis sont passés à l’offensive dans la lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques, analyse Nigel Gould-Davies, économiste et ancien diplomate britannique, dans une tribune au « Monde ».
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Les guerres commerciales de Trump : « Les nouvelles sanctions américaines à l’encontre de la Russie changent les règles du jeu »

Les Etats-Unis sont passés à l’offensive dans la lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques, analyse Nigel Gould-Davies, économiste et ancien diplomate britannique, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    05.05.2018 à 12h16
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 16h12
    |

Nigel Gould-Davies (chercheur associé au programme Russie et Eurasie du Royal Institute of International Affairs (Chatham House, Londres)







                        



                                


                            

Tribune. Les Etats-Unis ont imposé le 6 avril les plus fortes sanctions économiques qu’ils aient prises à ce jour à l’encontre de la Russie. Ces nouvelles mesures marquent un tournant dans les relations américano-russes : l’Amérique est passée à l’offensive dans la longue lutte d’influence menée entre les deux pays par le biais de moyens économiques.
Depuis la fin de la guerre froide en 1991, l’Occident a d’abord essayé d’attirer la Russie au sein de l’économie mondiale. Au-delà de la recherche de nouvelles opportunités de commercer et d’investir, un calcul stratégique s’est imposé : l’entrée de la Russie dans la mondialisation serait susceptible de normaliser les relations entre les anciens blocs. La Russie deviendrait prospère et pacifique si elle était impliquée dans les institutions et les pratiques d’une économie de marché mondialisée. L’Occident était parvenu à contenir l’Union soviétique, il pouvait désormais (ré) intégrer la Russie.
« Mondialisation souveraine »
Mais Vladimir Poutine n’a seulement accepté qu’une partie de ce marché. Il a compris que la Russie pourrait bénéficier de l’économie mondiale, mais n’a pas l’intention de se plier à une vision occidentale de l’avenir de son pays. A l’inverse, le président Poutine a ajouté aux gains de l’engagement économique – avant tout, les exportations d’énergie et les investissements étrangers – sa propre vision d’un pouvoir autoritaire centralisé et d’une politique étrangère affirmée. A l’intérieur, il a instauré la « démocratie souveraine » – une forme de gouvernance démocratique, mais suspendue au contrôle de l’Etat. A l’étranger, il a déployé une « mondialisation souveraine » – c’est-à-dire l’interdépendance subordonnée à la puissance russe.

Cette approche a fonctionné pendant un temps. De 2000 à 2008, l’économie russe a doublé de volume, et la Russie a rejoint une kyrielle de clubs internationaux et a même présidé le G8 en 2006. En même temps, le système...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Taymour Joumblatt, 36 ans, ne cache pas son aversion de la politique, et critique le féodalisme libanais.
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Au Liban, le fils aîné du chef druze Walid Joumblatt, candidat malgré lui

Taymour Joumblatt, 36 ans, ne cache pas son aversion de la politique, et critique le féodalisme libanais.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 13h17
    |

            Laure Stephan (Moukhtara (Liban), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Dans une autre vie, Taymour Joumblatt aurait pu faire de ses passions, l’histoire et le cinéma, son métier. Mais quand on descend d’une lignée féodale ancienne du Mont-Liban, le cœur historique du pays du Cèdre, et qu’on est l’aîné, on n’échappe pas à son destin. A 36 ans, l’homme s’apprête à devenir député, un an après avoir été intronisé comme le chef de la communauté druze libanaise par son père, Walid Joumblatt. Son élection, lors du scrutin législatif, dimanche 6 mai, est acquise.
Taymour Joumblatt, pourtant, ne s’en cache pas : il n’aime pas la politique, et critique le féodalisme libanais, ce système où quelques familles se transmettent le flambeau du pouvoir de génération en génération, depuis des siècles. Un pouvoir « dynastique » qui s’est imposé en modèle au cours des dernières décennies pour une large part de la classe politique : des dizaines d’« héritiers » sont en lice pour siéger au Parlement.
Tourner le dos à ce passé était impossible. « Cela fait quatre cents ans que notre famille fait de la politique », rappelle Taymour Joumblatt, seigneur malgré lui, dans le palais de Moukhtara, niché au cœur de la montagne du Chouf. Enfant, lorsqu’il rejoignait cette demeure familiale, il y observait son père qui recevait les doléances des druzes. C’est lui, désormais, qui tend l’oreille, chaque samedi, aux problèmes d’argent ou de famille que lui confient hommes et femmes de la communauté, venus de tout le Liban, et parfois même de Syrie. A charge, pour lui, de leur venir en aide. A ce rituel ancien s’est ajouté le jeu des selfies, pris aux côtés de Taymour Joumblatt, coiffé à la mode.
Sa priorité : être sur le terrain
La veille, il était en tournée électorale non loin de là, rendant visite à des religieux chrétiens et à des personnalités musulmanes. Courtois et simple, le chef druze se garde de faire des promesses – « Tout commence après les élections » – ou des longs discours. Une religieuse lui...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Pour Douglas Irwin, spécialiste du commerce, l’alternance entre politiques protectionnistes et libres-échangistes est, dans l’histoire des Etats-Unis, le résultat de l’évolution des rapports de force entre groupes d’intérêt.
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Les guerres commerciales de Trump : « C’est la politique qui mène la danse, pas l’économie »

Pour Douglas Irwin, spécialiste du commerce, l’alternance entre politiques protectionnistes et libres-échangistes est, dans l’histoire des Etats-Unis, le résultat de l’évolution des rapports de force entre groupes d’intérêt.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h46
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Douglas Irwin est professeur à l’université Dartmouth (New Hampshire) et a publié un ouvrage de référence sur les guerres commerciales américaines (Clashing over Commerce, A History of US Trade Policy, 860 pages, The University of Chicago Press, 2017). Dans un entretien au « Monde », il replace la guerre commerciale menée par Donald Trump dans son contexte historique.
A écouter le discours de Donald Trump mais aussi celui de nombreux élus américains, les Etats-Unis donnent le sentiment d’être assaillis, et d’avoir des partenaires commerciaux inéquitables. Comment expliquer cette attitude ?
Ce sentiment d’être traité de manière inéquitable dans les relations commerciales remonte à la Révolution américaine. Avant l’Indépendance, nous nous plaignions que les Anglais ne nous traitaient pas équitablement. Mais après aussi, nous les avons accusés de maltraiter nos biens et nos navires marchands. En 1793, un rapport de Thomas Jefferson, alors secrétaire d’Etat, se plaint de ce que les puissances européennes ne traitent pas nos produits de manière favorable. Ces nombreux griefs ont disparu au cours du XIXe siècle, du fait que la Grande-Bretagne pratiquait le libre-échange et que les Etats-Unis n’étaient pas tellement impliqués dans le commerce mondial.
Mais depuis les années 1970, nous nous plaignons de nouveau beaucoup des politiques commerciales des autres pays. Et l’administration Trump porte ce contentieux à un niveau élevé, en affirmant qu’un déficit commercial est la preuve d’un accord commercial inéquitable. Cette interprétation est inexacte, car la véritable explication est, tout simplement, que les Américains consomment trop et n’épargnent pas assez. Et la politique de Trump, avec une forte baisse des impôts et une augmentation des dépenses publiques, va conduire à un accroissement des déficits budgétaire et commercial.
Guerre d’indépendance, guerre de Sécession, Grande...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ L’accord signé entre les deux Corées lors du sommet du 27 avril prévoit de « promouvoir une croissance économique équilibrée et la coprospérité ». Le budget alloué par le gouvernement sud-coréen à la coopération avec Pyongyang a augmenté de 78 %.
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Séoul prépare la future coopération économique avec la Corée du Nord

L’accord signé entre les deux Corées lors du sommet du 27 avril prévoit de « promouvoir une croissance économique équilibrée et la coprospérité ». Le budget alloué par le gouvernement sud-coréen à la coopération avec Pyongyang a augmenté de 78 %.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 14h29
    |

            Philippe Mesmer (Tokyo, correspondance)








                        



                                


                            

Souhaitée par Séoul et Pyongyang, la reprise de la coopération économique entre les deux Corées dépend de la dénucléarisation du Nord, condition à la levée des sanctions imposées par le Conseil de sécurité de l’ONU.

La dynamique amorcée par le sommet intercoréen du 27 avril à Panmunjom, dans la zone démilitarisée (DMZ), intensifie les réflexions sur ce sujet, l’un des trois objectifs de la politique nord-coréenne du président sud-coréen Moon Jae-in, avec la dénucléarisation et la paix, d’une part, et l’établissement de relations durables, d’autre part. Le dirigeant du Nord, Kim Jong-un, veut de son côté et conformément à ses engagements vite développer l’économie de son pays afin d’améliorer le quotidien de sa population.
Le texte signé à la fin du sommet prévoit « la mise en œuvre des projets décidés dans la déclaration du 4 octobre 2007, afin de promouvoir une croissance économique équilibrée et la coprospérité ». La déclaration d’octobre 2007 avait été adoptée lors du précédent sommet intercoréen, à l’époque de la politique de rapprochement dite « du rayon de soleil » (2000-2008). Elle n’a jamais été appliquée en raison du gel progressif des relations, qui a suivi le changement de majorité présidentielle au Sud, en 2008.
Industrie, transports et tourisme
« Différents scénarios et leurs financements sont à l’étude », a expliqué mercredi 2 mai le ministre des finances, Kim Dong-yeon. Le budget du gouvernement sud-coréen alloué à la coopération économique avec le Nord a été fixé en 2018 à 248 milliards de wons (192 millions d’euros), 78 % de plus qu’en 2017.

L’administration Moon promeut trois axes de développement dans la péninsule, formant un « H » sur la carte. L’industrie et la logistique seraient la priorité le long de la côte de la mer Jaune (Ouest). Le transport et l’exploitation des ressources seraient celle le long de la côte de la mer de l’Est (mer du Japon). Tout au long de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Les exilés yéménites sont les premières victimes de la politique de « saoudisation » du marché du travail.
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L’Arabie saoudite pousse les réfugiés à regagner le Yémen en guerre

Les exilés yéménites sont les premières victimes de la politique de « saoudisation » du marché du travail.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h34
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 13h24
    |

            Louis Imbert (Riyad, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Saqar a 20 ans et peu de souvenirs de son enfance à Aden : il ne connaît le grand port du sud du Yémen, où il est né, que par les albums de photos de sa famille. Le jeune homme a grandi dans un vieux quartier du centre de Riyad, la capitale saoudienne, il n’a aucune envie de revoir son pays en guerre, et pourtant… « Mon père a déjà décidé que ma mère et mes six sœurs rentreraient à Aden, dit-il, malgré l’insécurité qui règne dans sa ville natale. Pour moi, il hésite : ça dépend si j’arrive à trouver un travail. »

Le père de Saqar (il ne souhaite pas donner son nom, par crainte d’attirer l’attention des autorités) a perdu son commerce en 2017, une boutique de téléphonie mobile, victime de la politique de « saoudisation » du marché de l’emploi que le royaume applique énergiquement. Il n’a pas les moyens de payer une nouvelle taxe sur les familles de travailleurs étrangers, mise en place à l’automne 2017, qui l’obligerait à verser chaque mois 200 riyals (45 euros) par enfant.
En 2019, cette taxe grimpera à 300 riyals, et l’année suivante à 400. Elle s’accompagne d’une hausse du coût du permis de travail et des frais imposés à l’employeur, planifiée elle aussi d’une année sur l’autre.
Inflation galopante
Tous les étrangers au royaume sont concernés – les ouvriers d’Asie du Sud, les Népalais, les Sri-Lankais… –, mais ces taxes ont un impact particulier sur les Yéménites, qui migrent plus souvent ici avec leurs familles. Ils les ressentent d’autant plus durement que l’Arabie saoudite mène une intervention militaire dans leur pays depuis mars 2015, contre la rébellion houthiste. « Je respecte la loi, mais pourquoi ne nous donnent-ils pas un statut spécial ? C’est le gouvernement saoudien qui a commencé cette guerre ! », s’indigne Mohammad Al-Amri, 34 ans, que son mariage avec une Saoudienne met à l’abri.
L’Arabie saoudite affirmait héberger 600 000 Yéménites en mai 2017 – ils sont en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Au départ du Tour d’Italie, à Jérusalem, cette équipe internationale souhaite développer le cyclisme dans un pays où il existe à peine. Et, accessoirement, porter l’image d’Israël dans le monde entier.
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Cyclisme : les ambassadeurs à bicyclette de l’« Israel Cycling Academy »

Au départ du Tour d’Italie, à Jérusalem, cette équipe internationale souhaite développer le cyclisme dans un pays où il existe à peine. Et, accessoirement, porter l’image d’Israël dans le monde entier.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h31
    |

            Clément Guillou








                        



   


Curieux objet que cette « Israël Cycling Academy ». Une équipe de vélo ? Un outil diplomatique ? Un agent culturel ? Un centre de formation ? Ces trois prochaines semaines, on lui prêtera le premier rôle, puisqu’elle est engagée sur le Tour d’Italie. C’est à son invitation qu’était conditionné le Grand départ du Giro à Jérusalem, vendredi 4 mai. Une épreuve plus haut que son rang mais où elle devrait faire bonne figure, portée par un grimpeur belge pour qui « le contexte politique à Bruxelles » n’est pas pire que celui en Israël.

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Seize nationalités, six continents représentés sur sept (même si l’Erythréen Gebremedhin est devenu Suédois), ce sont un peu les Nations unies du vélo. Nuance : Israël y a meilleure presse qu’à l’ONU. Ne mêlez pas la politique à tout cela, nous a-t-on dit, encore moins la religion, cependant que l’on nous transmettait vendredi les images du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, encourageant l’équipe et celles de ses coureurs espagnol ou letton portant la kippah devant le mur des Lamentations.
Dans le staff, une quinzaine de nationalités là encore, on trouve un gars de la Manche, l’affable Lionel Marie. Avec Israël Cycling Academy (ICA), il a découvert le kiddouch, le rituel qui précède le repas du shabbat, chez une riche famille juive qui accueillait les coureurs dans sa maison d’Adélaïde (Australie). Vertus insoupçonnées du cyclisme mondialisé. Il insiste : « C’est un projet sportif et humain. » C’était l’ambition de Ran Margaliot, ancien professionnel au parcours modeste, lorsqu’il a créé l’équipe, en 2014.
Il faut interroger le bailleur de fonds de l’équipe, le milliardaire d’origine canadienne Sylvan Adams, pour comprendre qu’il y a, depuis, autre chose : « Les membres de l’équipe sont des ambassadeurs du pays d’Israël, qui est la base de l’équipe. On utilise le sport pour créer des liens et porter l’image du pays. »
Sylvan Adams, également à l’origine du départ du Giro en Israël, avait une idée : pouvoir faire d’un musulman un « ambassadeur d’Israël » à vélo, en mondovision, au départ du Giro. Le Turc Ahmet Örken, jeune sprinteur talentueux, devait être celui-là. L’homme d’affaires voulait faire de la politique, la politique l’a rattrapée : en décembre, après le regain de tension à la suite du déménagement à Jérusalem de l’ambassade américaine, Örken a demandé la rupture de son contrat, citant les pressions subies par sa famille. Dans son village de la région conservatrice de Konya, berceau de Recep Tayyip Erdogan, on comprenait mal que le fils cycliste puisse courir sous les couleurs israéliennes.
Peu de liens avec le gouvernement
Dans une lettre ouverte à l’Union cycliste internationale (UCI) en date du 2 février, 29 députés européens réclament des sanctions à l’encontre de la Fédération israélienne, des organisateurs du Tour d’Italie mais aussi contre l’équipe Israel Cycling Academy. Elle est accusée d’avoir pris part, à la fin d’avril, à une course d’amateurs faisant une incursion dans la colonie occupée de Pisgat Ze’ev, à Jérusalem-Est.
Hormis une faible contribution financière du ministère du tourisme, les liens entre l’équipe et le gouvernement de Benyamin Nétanyahou sont ténus, même si Sylvan Adams est un fervent défenseur du premier ministre conservateur. Comme ses alter ego du Golfe, Bahreïn-Merida et UAE Emirates, Israel Cycling Academy n’a que les oripeaux de l’équipe nationale. Hors sponsors techniques, le seul partenaire de l’équipe est le Centre Shimon Peres pour la paix, dont les dirigeants ne cachent pas leurs divergences de vue avec la politique étrangère du gouvernement.

   


Pour le reste, Israël n’est autre qu’une présence discrète sur le maillot, en plus petits caractères qu’« Academy ». Les coureurs résident majoritairement à Gérone (Espagne), où se trouve le camp de base de l’équipe, à près de 5 000 kilomètres de Jérusalem. Ils s’y sont rendus en novembre, pour le premier stage de la saison – la visite du mémorial Yad Vashem était au programme.
Objectif Tour de France en 2020
Les directeurs sportifs ont une contrainte : aligner un Israélien à chaque course. Il faut alors jongler entre les cinq nationaux de l’équipe, dont Omer Goldstein, 21 ans, qui finit sa troisième et dernière année de service militaire. Trois fois par semaine, il pointe au régiment et reste debout de 14 heures à 22 heures, ce qui n’a jamais été recommandé pour la récupération de l’entraînement.
De façon surprenante, non pas un mais deux Israéliens ont été intégrés dans l’équipe du Tour d’Italie, soit un quart de l’effectif. Deux fois plus de chances de cocher l’un des trois objectifs : devenir le premier Israélien à finir un grand Tour – les deux autres sont de montrer le maillot dans les échappées et remporter une étape. « Dans d’autres équipes, ces deux coureurs n’auraient pas pris le départ. Là, ils le prennent, et ça a fait l’objet d’une longue discussion, relate Lionel Marie. On va devoir les aider au maximum à aller au bout. Car ça donnera une impulsion au cyclisme en Israël. »

   


Le sport est balbutiant dans ce pays grand comme la Lorraine, où la variété des routes d’entraînement n’est pas infinie. On y pratique plus volontiers le VTT dans les collines du désert de Judée, et la culture du cyclisme sur route n’est pas ancrée. « Le week-end, on voit beaucoup de vététistes amateurs, mais les compétitions sont rares, dit Guy Niv, l’un des Israéliens au départ du Giro. Sur route, nous avons très peu de courses, sept à dix par an pour les amateurs. Ce n’est pas dans notre culture de fermer des routes pour faire du vélo, il faudrait payer la police israélienne et la fédération n’en a pas les moyens. Alors, les jeunes doivent quitter le pays pour courir. Certains vont en Belgique. »
Plus que l’équipe professionnelle, c’est l’équipe amateur d’Israel Cycling Academy, rassemblant exclusivement de jeunes coureurs israéliens, qui devraient constituer le vivier du cyclisme israélien à l’avenir. Dans un futur proche, elle pourrait accueillir des coureurs palestiniens. Les professionnels étrangers, eux, pourraient se présenter au départ du Tour de France en 2020, selon les projections de propriétaires aux poches profondes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Pour enrayer la dégringolade du peso, la banque centrale du pays a relevé son principal taux directeur à 40 %, un record à l’échelle mondiale.
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L’Argentine fait face à de nouvelles turbulences financières

Pour enrayer la dégringolade du peso, la banque centrale du pays a relevé son principal taux directeur à 40 %, un record à l’échelle mondiale.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 11h09
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

L’épisode a valeur de sérieuse alerte pour le président argentin Mauricio Macri, qui a juré de réconcilier son pays avec la finance mondiale. Le peso, la monnaie nationale, a perdu 8 % de sa valeur en une semaine, poussant la Banque centrale à relever à trois reprises le loyer de l’argent. Vendredi 4 mai, son principal taux d’intérêt a été fixé à 40 % (contre 27,25 % une semaine plus tôt), un niveau record à l’échelle mondiale.

La dégringolade du peso s’inscrit dans un mouvement global : le regain de vigueur du dollar et la remontée des taux des bons du Trésor américains ont provoqué, ces derniers jours, une dépréciation des monnaies de nombreux pays émergents. Mais la devise argentine a dévissé plus sévèrement que les autres, traduisant le scepticisme grandissant des investisseurs à l’égard de la politique suivie par Buenos Aires.
En succédant à Cristina Kirchner, en décembre 2015, le libéral Macri avait promis de détricoter les politiques « populistes » du gouvernement précédent, pour rassurer les marchés. Son administration a levé les contrôles des capitaux et des changes, et soldé les dernières dettes de l’Argentine avec des fonds vautours américains, héritage du spectaculaire défaut souverain survenu en 2001.
« Manque de cohérence »
Mais la stabilisation de la situation économique prend du temps, alors que le gouvernement mène de front plusieurs objectifs difficiles à concilier : le retour à une croissance robuste, et la réduction de l’endettement, du déficit budgétaire et de l’inflation. Si elle s’est un peu calmée depuis les années Kirchner, la valse des étiquettes reste le principal cauchemar des Argentins et la chute du peso pourrait à nouveau l’accentuer.
En décembre, la Banque centrale a décidé d’assouplir son objectif d’inflation annuelle, à 15 % au lieu de 12 %. Une cible sans doute plus réaliste, alors que la hausse des prix se situe actuellement autour de 25 %. « Mais cela a été interprété comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Les partis critiquant la dérive du régime présentent chacun leur candidat à la présidentielle du 24 juin, mais s’entendent pour les législatives.
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En Turquie, l’opposition s’organise pour peser face à Erdogan

Les partis critiquant la dérive du régime présentent chacun leur candidat à la présidentielle du 24 juin, mais s’entendent pour les législatives.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h45
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Connu pour sa verve, apprécié pour sa pugnacité, le député Muharrem Ince a été choisi, vendredi 4 mai, pour être le candidat du Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste), la principale formation d’opposition, à la présidentielle du 24 juin. Il affrontera le président Recep Tayyip Erdogan, aux manettes du pays depuis quinze ans.
Député du CHP depuis 2002, M. Ince, un ex-professeur de physique âgé de 54 ans, a promis, en cas de victoire, d’être « le président de 80 millions de Turcs, qu’ils soient de droite, de gauche, alévis, sunnites, turcs, kurdes », de « rétablir la justice » et de se montrer « impartial ». S’il est élu, il vendra le gigantesque palais que M. Erdogan s’est fait construire en 2014 à Ankara, d’une superficie équivalente à cinq fois Versailles, à moins qu’il n’en fasse un « temple du savoir » pour la jeunesse.
M. Ince mènera une campagne sans concession contre le numéro un turc, à qui il reproche de s’être accaparé tous les pouvoirs après le « coup d’Etat civil » perpétré par lui dans la foulée du putsch manqué de juillet 2016, quand plus de 60 000 personnes ont été arrêtées et que 150 000 fonctionnaires ont été mis à pied. Les élections du 24 juin – présidentielle et législatives – marqueront d’ailleurs un tournant pour la Turquie, qui basculera alors du système parlementaire actuel à un régime présidentiel sans contre-pouvoirs, taillé tout spécialement pour M. Erdogan.
Hostilité au nouveau système
En cas de réélection, le chef de file de l’islam politique turc fera appliquer les modifications constitutionnelles adoptées de justesse par référendum en avril 2017, en rupture avec les fondements de la république façonnée par Mustafa Kemal, dit Atatürk. Il gouvernera par décrets, décidera du budget, nommera les vice-présidents, les ministres, les hauts fonctionnaires, la moitié des membres de la Cour constitutionnelle. Les ministres n’auront de comptes à rendre qu’à lui seul,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ L’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, a contredit le président américain, dont il est l’avocat, dans le scandale qui l’oppose à l’ancienne actrice de films pornographiques.
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Donald Trump pris à revers dans l’affaire « Stormy Daniels »

L’ancien maire de New York, Rudy Giuliani, a contredit le président américain, dont il est l’avocat, dans le scandale qui l’oppose à l’ancienne actrice de films pornographiques.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 13h35
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Donald Trump regrette-t-il déjà d’avoir pris à son service le 19 avril comme avocat son vieil allié Rudy Giuliani ? Trois jours après le tumulte créé par une affirmation de l’ancien procureur et ancien maire de New York contredisant le président et la Maison Blanche à propos de l’affaire « Stormy Daniels », le président des Etats-Unis n’a pas caché son irritation, vendredi 4 mai. « Rudy est un type bien, mais il a juste commencé hier [son travail], il va vérifier ce qu’il a avancé », a-t-il commenté avant de s’envoler pour Dallas où se tient le congrès de la National Rifle Association, le lobby pro-armes. Quelques instants plus tard, Rudy Giuliani a publié un communiqué corrigeant en partie ses déclarations précédentes.
Invité, mercredi 2 mai, de l’animateur de la chaîne Fox News Sean Hannity, un proche de Donald Trump, Rudy Giuliani a créé la stupeur en assurant que Donald Trump avait remboursé à l’un de ses avocats, Michael Cohen, la somme de 130 000 dollars versée, à quelques semaines de la présidentielle de 2016, pour le prix de son silence, à une ancienne actrice de films pornographiques, Stephanie Clifford, connue également sous son nom de scène, Stormy Daniels.

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Depuis la révélation de ce contrat par le Wall Street Journal, confirmé par l’avocat en question, en janvier, Mme Clifford estime ne plus être tenue à la discrétion à propos de la relation extraconjugale qu’elle assure avoir eue avec le magnat de l’immobilier en 2005, peu de temps après le troisième mariage de ce dernier. Donald Trump n’a cessé de nier publiquement à la fois cette relation et le versement de la somme évoquée.
Changement brutal de ligne de défense
L’initiative de Rudy Giuliani visait sans doute à éviter l’écueil d’une infraction à la législation sur les comptes de campagne. Un risque jugé suffisamment élevé pour justifier un changement brutal de la ligne de défense. Versée juste avant l’élection pour éviter une publicité indésirable, cette somme non déclarée a pu en effet jouer sur le scrutin présidentiel. Revenu une première fois sur un plateau de Fox News, jeudi matin, après le tumulte créé par ses déclarations, Rudy Giuliani a pourtant aggravé son cas en précisant que ce versement avait pour but d’éviter que le sujet soit évoqué avant le scrutin, introduisant un lien direct entre l’affaire et l’élection présidentielle.
Cette initiative non concertée avec l’entourage du président a pris à revers la Maison Blanche. « Je vous ai donné les meilleures informations dont je disposais », n’a cessé de répéter à la presse jeudi la porte-parole, Sarah Sanders, lors d’un briefing inconfortable, après avoir longtemps campé sur la même ligne de dénégation. Sommé de limiter les dégâts, Rudy Giuliani a finalement assuré vendredi qu’il avait livré son interprétation personnelle des faits, et qu’il s’agissait en fait de « protéger la famille du président » contre des « allégations mensongères ».



                            


                        

                        


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Liban : pendant la campagne électorale, les télés vendent leur antenne au prix cher

Dans un pays très permissif quant au financement des campagnes, l’approche des législatives dope le marché de l’entretien politique ou de la retransmission de meetings.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 09h00
    |

            Benjamin Barthe (Beyrouth, correspondant)








                        



                                


                            

L’approche des élections législatives au Liban, programmées dimanche 6 mai, ne réjouit pas seulement les citoyens désireux de faire entendre leurs voix après neuf années sans scrutin. Elle ravit aussi les patrons des chaînes de télévision privées, impatients de renflouer leurs caisses, vidées par la baisse des rentrées publicitaires. Au pays du Cèdre, les médias audiovisuels monnayent en effet sans complexe les apparitions des candidats sur leurs antennes.
Qu’il s’agisse de clips promotionnels, d’entretiens en plateau ou de retransmission de meetings, tout est facturé, à un tarif qui va crescendo à mesure que se rapproche le jour du vote. Entre le début et la fin du mois d’avril, le prix de la minute d’antenne est ainsi passé d’environ 1 000 dollars à 6 000 dollars (de 830 euros à 5 000 euros).
Pour un passage dans une émission matinale, selon des témoignages convergents de candidats, il faut débourser entre 50 000 et 75 000 dollars. Pour les talk-shows de la soirée, programmes phares de la télévision libanaise, comme « Kalam Ennass » sur la chaîne LBCI ou « Da Jarass », sur MTV, il peut en coûter jusqu’à 250 000 dollars.
« Trop cher pour nous »
« Je connais un candidat qui s’est offert un package à un million de dollars, mêlant publicités et invitations dans des émissions en prime time », témoigne Paula Yacoubian, une ancienne présentatrice de télévision, candidate à Beyrouth sur la liste de la société civile Kulluna Watani. « Une chaîne nous a proposé un forfait à 2 millions de dollars, qui aurait permis de faire passer à l’écran nos 66 candidats, ajoute Lucien Bourjeily, qui concourt sur la même plateforme. C’était beaucoup trop cher pour nous, on a dû refuser. »
L’Etat ne remboursant pas les dépenses de campagne, ce système favorise les candidats fortunés au détriment des plus modestes. Il contribue à entretenir la domination de quelques castes politiques, comme les grandes familles, les hommes d’affaires...




                        

                        


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Ivan Krastev, cette voix de l’Est que l’Occident écoute

Les analyses de ce géopoliticien bulgare sur les démocraties populistes de l’ancien bloc soviétique suscitent une attention croissante. En septembre, il occupera la prestigieuse chaire Kissinger à la bibliothèque du Congrès, à Washington.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 09h00
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Un strudel pour la route, arrosé de petites gorgées de Melange, ce café que l’on boit dans l’ancienne capitale impériale. Au Sperl, un établissement qu’affectionne l’intelligentsia autrichienne, Ivan Krastev est venu en voisin. Membre permanent depuis 2009 de l’Institut des sciences humaines de Vienne (IWM) et directeur du think tank Centre for ­Liberal Strategies de Sofia, dans sa Bulgarie natale, il prend le temps de savourer cette pause entre deux avions tout en répondant aux centaines de courriers électroniques qu’il reçoit en continu sur sa tablette. Car ce philosophe de formation, connu désormais dans le monde entier pour ses analyses géostratégiques post-guerre froide, n’a pas de téléphone portable.
Le lendemain, il doit donner une conférence à Téhéran. « Une première pour moi, avoue-t-il avec gourmandise, à 53 ans. Cela va élargir encore mes perspectives. » En septembre, il occupera la prestigieuse chaire Kissinger de la bibliothèque du Congrès, à Washington. De quoi faire définitivement de cet intellectuel en blouson de cuir et au sourire farceur l’une des voix les plus écoutées des deux côtés de l’Atlantique, lorsque l’on évoque tout ce qui va mal, depuis quelques années : la démocratie, la construction européenne, l’Occident et ses « valeurs universelles ».
Comme il y a eu une « période Zizek » après la crise financière de 2008, nous vivons actuellement un « moment Krastev », car, selon ­Jacques Rupnik, grand spécialiste français de l’Europe centrale et orientale, tous deux ont réussi à diffuser leurs idées auprès d’un large public et dans les arènes les plus prestigieuses du débat. Slavoj Zizek, le Slovène, remplit les amphithéâtres partout. Performeur au style polémique, philosophe influencé par la psychanalyse, il se revendique du marxisme.
Vision globale
Ivan Krastev est tout son contraire : posé, il se situe au cœur du courant de pensée capitaliste dominant et publie une fois par mois un commentaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Alors que le procureur spécial Robert Mueller apparaît déterminé à l’interroger, le président s’est montré menaçant à son égard, banalisant les atteintes au principe de séparation des pouvoirs.
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Article sélectionné dans La Matinale du 04/05/2018
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Donald Trump à l’offensive contre la justice

Alors que le procureur spécial Robert Mueller apparaît déterminé à l’interroger, le président s’est montré menaçant à son égard, banalisant les atteintes au principe de séparation des pouvoirs.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 10h05
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



                                


                            

Avec un taux de chômage désormais au plus bas aux Etats-Unis depuis dix-huit ans et des perspectives de percée diplomatique avec la Corée du Nord, Donald Trump ne devrait avoir que des motifs de satisfaction après quinze mois passés à la Maison Blanche. Mais l’enquête « russe » qui menace sa présidence s’approche d’un cap décisif qui pourrait tenir lieu de test pour lui comme pour la solidité des institutions du pays.
Nommé le 17 mai 2017 pour enquêter sur les interférences prêtées à la Russie par le renseignement américain pendant la campagne présidentielle de 2016, le procureur spécial Robert Mueller apparaît en effet déterminé à interroger à ce sujet le président des Etats-Unis. Après avoir donné l’impression pendant des mois d’être disposé à répondre à la curiosité de l’ancien patron de la police fédérale (FBI, 2001-2013), Donald Trump, qui ne cesse de dénoncer « une chasse aux sorcières », semble avoir désormais changé d’avis.
Cette tension a donné lieu à une première passe d’armes feutrée il y a deux mois. Selon un article du Washington Post publié mardi 1er mai, le procureur spécial aurait évoqué, lors d’une réunion avec les avocats de Donald Trump, le 5 mars, l’hypothèse d’une spectaculaire assignation à comparaître devant un grand jury dans le cas où le locataire de la Maison Blanche refuserait de lui répondre. Cette information confirmée notamment par l’un des avocats présents à l’agence Associated Press est survenue au lendemain de la publication par le New York Times d’une longue liste de quarante-neuf questions que l’équipe de M. Mueller souhaiterait poser à Donald Trump.

Ces questions, qui n’ont fait l’objet d’aucun démenti, balaient une série de dossiers liés à l’affaire « russe », qu’il s’agisse des modalités du limogeage de Michael Flynn, l’ancien conseiller à la sécurité nationale, désormais objet de poursuites pour avoir menti au FBI sur ses contacts avec l’ambassadeur de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le président des Etats-Unis a affiché vendredi un soutien sans réserve au puissant lobby américain pro-armes lors de la convention annuelle de la National Rifle Association, à Dallas.
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Attentats du 13-Novembre : Trump critique encore la législation française sur les armes

Le président des Etats-Unis a affiché vendredi un soutien sans réserve au puissant lobby américain pro-armes lors de la convention annuelle de la National Rifle Association, à Dallas.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 06h28
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 10h06
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Le président des Etats-Unis était annoncé au congrès annuel de la National Rifle Association, à Dallas (Texas), mais c’est plutôt le candidat Donald Trump qui a pris la parole devant son électorat, vendredi 4 mai. Il a prononcé à cette occasion un discours sans nuances en faveur des armes à feu au cours duquel il est notamment revenu sur sa lecture des attentats de Paris, en novembre 2015.
« Paris, France, a les lois les plus dures sur les armes à feu, leur président vient juste de quitter Washington, Emmanuel, un type super. Personne n’a d’armes à Paris. Personne, a assuré Donald Trump. Et on se souvient tous des plus de cent trente personnes [tuées], sans parler du nombre incroyable de personnes horriblement, horriblement blessées. » « Ils parlent toujours des cent trente qui sont mortes, mais jamais de deux cent cinquante qui ont d’horribles, horribles blessures. Ils n’en parlent jamais », a-t-il affirmé.
« Boum. Viens là, boum »
« Mais elles sont mortes dans un restaurant et dans d’autres endroits aux alentours. Ils ont été brutalement tués par un petit groupe de terroristes, qui avaient des armes », a-t-il ajouté. « Ils ont pris leur temps et les ont tués un par un », a continué le président des Etats-Unis en mimant la scène, utilisant sa main droite comme un pistolet : « Boum. Viens là, boum. Viens là, boum. » « Mais si un employé, ou juste un client avait eu une arme, ou si l’un de vous dans l’assistance avait été là avec une arme pointée dans la direction opposée, les terroristes auraient fui ou se seraient fait tirer dessus, et ça aurait été une tout autre histoire », a-t-il affirmé.
Donald Trump avait répété presque mot pour mot le même argumentaire juste après les attentats, en novembre 2015, cinq mois après avoir fait son entrée en politique. Comme à Dallas, vendredi, il avait déjà mis en parallèle les morts de Paris avec ceux causés par les violences à Chicago (Illinois), après avoir dénoncé la législation restrictive en vigueur dans cet Etat. Alors simple citoyen, il avait réagi de la même manière aux attentats visant l’hebdomadaire Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher, en janvier 2015. « Si les personnes si violemment abattues à Paris avaient eu des fusils, au moins elles auraient eu une chance de se défendre », avait-il écrit sur son compte Twitter.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Le président américain s’entretiendra samedi avec sa délégation économique de retour d’un voyage en Chine, moins de trois semaines avant la mise en œuvre attendue de droits de douane punitifs.
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L’impasse persiste sur le dossier du commerce entre la Chine et les Etats-Unis

Le président américain s’entretiendra samedi avec sa délégation économique de retour d’un voyage en Chine, moins de trois semaines avant la mise en œuvre attendue de droits de douane punitifs.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 05h25
   





                        



   


Deux jours de négociations menées à Pékin par une délégation américaine de haut rang n’ont pas permis de débloquer l’important contentieux commercial entre les Etats-Unis et la Chine, moins de trois semaines avant la mise en œuvre attendue de droits de douane punitifs par Washington.
« La délégation a eu des discussions franches avec les responsables chinois sur le rééquilibrage des relations économiques bilatérales Etats-Unis/Chine, sur l’amélioration de la protection de la propriété intellectuelle et sur l’identification des politiques qui conduisent de manière déloyale au transfert des technologies », a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué vendredi 4 mai.
La délégation est, à présent, sur le chemin du retour vers Washington où elle briefera Donald Trump en vue de décisions à venir, a-t-elle ajouté. « Nous allons nous rencontrer demain (samedi, ndlr) pour déterminer les résultats, mais c’est difficile pour la Chine dans le sens où ils sont devenus très gâtés avec des victoires sur le commerce américain ! », a tweeté vendredi soir M. Trump.
Dénonçant le colossal déficit des Etats-Unis avec la Chine, le président américain avait missionné le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin pour mener des tractations avec le régime communiste et tenter d’éviter une guerre commerciale entre les deux premières puissances économiques mondiales.

Our high level delegation is on the way back from China where they had long meetings with Chinese leaders and busin… https://t.co/HGTEQMJrPG— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Droits de douane
L’étau se resserre alors que la Chine est sous la menace, qui pourrait se concrétiser dès le 22 mai, de droits de douane sur quelque 50 milliards de dollars de produits exportés vers les Etats-Unis. Et Pékin s’est déjà dit prêt à répliquer avec des taxes sur 50 milliards de dollars de produits américains importés (soja, automobiles, bœuf…).
Or, après les pourparlers, « les deux parties ont reconnu qu’il subsistait des différends assez importants sur certains problèmes », a laconiquement rapporté l’agence étatique Chine nouvelle.
Il est vrai que les Américains avaient placé la barre très haut, selon la liste détaillée d’exigences transmise aux responsables chinois et dont l’agence Bloomberg a rapporté le contenu.
200 milliards
Dans ce document, présenté comme un point de départ des négociations, l’administration Trump exige une réduction d’« au moins » 200 milliards de dollars d’ici fin 2020 du déficit des échanges annuels avec la Chine (375 milliards de dollars en 2017, selon les chiffres américains) contre un objectif de 100 milliards précédemment annoncé.

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                La taxation par les Etats-Unis des importations chinoises représente 10 % du montant total de celles-ci



Elle demanderait également que les droits de douane chinois soient ramenés au niveau des droits imposés par les Etats-Unis ainsi que la levée des restrictions visant les investissements américains.
Autres exigences : l’interruption des subventions étatiques à certains secteurs industriels stratégiques ; la fin des transferts de technologies imposés aux firmes américaines et une protection renforcée des droits de propriété intellectuelle… autant de tableaux sur lesquels joue Pékin, selon Washington, pour favoriser ses entreprises et fausser la concurrence.
En revanche, les Américains demanderaient au régime communiste de « ne pas s’opposer ni répliquer » à l’imposition par les Etats-Unis de restrictions bloquant l’accès de la Chine à des technologies américaines jugées « critiques ».
Des conditions difficilement acceptables en l’état pour le géant asiatique, qui, selon Bloomberg, aurait précisément réclamé « un traitement équitable » des firmes technologiques chinoises aux Etats-Unis.

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« Quelques consensus »
La délégation américaine, qui comprenait aussi le secrétaire au Commerce Wilbur Ross, le représentant au Commerce Robert Lighthizer, le conseiller économique du président Larry Kudlow et celui pour le commerce Peter Navarro, s’est entretenue avec le vice-premier ministre chinois Liu He, un proche du président Xi Jinping et grand orchestrateur de la politique économique chinoise. « Ils ont eu des discussions franches, efficaces et constructives », et les deux pays « ont convenu de rester en étroite communication » via « un mécanisme de travail », a noté Chine nouvelle. Pour autant, les deux parties ne sont parvenues qu’« à quelques consensus sur certains sujets », selon l’agence étatique.
De façon générale, les médias chinois sont restés éminemment discrets sur la visite de la délégation américaine, l’événement du jour étant l’hommage rendu par le président Xi Jinping à Karl Marx pour le bicentenaire de sa naissance.
Avant ce voyage, Washington avait salué d’apparents gestes de bonne volonté de la part de Pékin, Xi Jinping ayant promis début avril « une nouvelle phase d’ouverture » économique et un accès accru à moyen terme aux secteurs financier et automobile pour les investisseurs étrangers.
Les Chinois « sont perplexes », voyant les Américains intensifier leur pression alors même qu’ils engagent des réformes et qu’ils veulent enrayer leur dépendance aux technologies américaines, observe Zhang Monan, chercheur de l’influent Centre chinois pour les échanges économiques internationaux.

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                Entre Washington et Pékin, « une bataille technologique, plus qu’une guerre commerciale »



Les ambitieux objectifs de Pékin pour créer des champions technologiques à horizon 2025 compliquent encore la donne, ce plan ayant été qualifié d’« effrayant » par Wilbur Ross, qui dénonce des vols de propriété intellectuelle et les dépenses massives de l’Etat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ L’ancien président américain avait été hospitalisé pour le traitement d’une infection du sang au lendemain des funérailles de son épouse.
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Etats-Unis : George H.W. Bush sort de l’hôpital

L’ancien président américain avait été hospitalisé pour le traitement d’une infection du sang au lendemain des funérailles de son épouse.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 04h53
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 04h53
   





                        



   


L’ancien président américain George H.W. Bush, 93 ans, est sorti vendredi 4 mai d’un hôpital de Houston où il a passé près de deux semaines pour le traitement d’une infection qui s’est répandue dans son sang, a annoncé un porte-parole de la famille.
Le plus âgé des anciens présidents américains encore en vie avait été admis le 22 avril à l’hôpital méthodiste de Houston, au lendemain des obsèques de sa femme, Barbara Bush.

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                George H. W. Bush hospitalisé après les funérailles de son épouse



Cette dernière est décédée le 17 avril à l’âge de 92 ans après une brutale détérioration de son état de santé. Le couple Bush avait été marié 73 ans.
« Ses docteurs disent qu’il se porte bien et qu’il est content de rentrer chez lui », précise dans un communiqué le porte-parole Jim McGrath au sujet de George H.W. Bush.
Président américain de 1989 à 1993, George H.W. Bush avait été hospitalisé l’année dernière pour une toux qui avait ensuite été diagnostiquée comme un cas bénin de pneumonie.
George H.W. Bush est père d’un autre ancien locataire de la Maison blanche, George W. Bush, qui a servi deux mandats entre 2001 et 2009, et de l’ancien gouverneur de Floride Jeb Bush, qui a échoué en 2016 à obtenir l’investiture républicaine pour l’élection présidentielle.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Un séisme de magnitude 6,9 a frappé l’archipel, vendredi, à l’endroit même où s’est produite une éruption volcanique la veille.
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Séisme sur les flancs d’un volcan en éruption à Hawaï

Un séisme de magnitude 6,9 a frappé l’archipel, vendredi, à l’endroit même où s’est produite une éruption volcanique la veille.



Le Monde
 |    05.05.2018 à 03h10
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 13h54
   





                        



   


Un tremblement de terre de magnitude 6,9 a frappé samedi 5 mai l’archipel d’Hawaï sur les flancs du volcan Kilauea, dont l’entrée en éruption la veille a provoqué coulées de lave, nuages de cendres rosées et, plus problématiques, émanations toxiques.
Le séisme s’est produit à 12 h 32 (heure locale) à une profondeur de 5 km, et à 16 km au sud-ouest de Leilani Estates, une des localités où les autorités se sont mobilisées pour tenir des centaines d’habitants à l’écart du volcan Kilauea, l’un des plus actifs au monde. Les autorités ont prévenu que l’activité sismique allait se poursuivre.
Selon l’agence américaine de géologie et sismologie, l’USGS, le tremblement de terre a eu lieu « quasiment exactement au même endroit que le séisme mortel de 1975, d’une magnitude de 7,1 », qui avait fait deux morts et 28 blessés sur l’île d’Hawaï, la plus grande de l’archipel américain situé dans le Pacifique.

   


Etat d’urgence
Le gouverneur d’Hawaï, David Ige, a décrété l’état d’urgence pour pouvoir débloquer des moyens supplémentaires. Comme lors de précédentes éruptions, les médias locaux diffusaient des images d’une lave incandescente gagnant lentement du terrain dans des zones dont l’accès était bloqué par les forces de l’ordre ou bouillonnant hors d’une fissure formée dans une forêt.
Aucune victime n’a été signalée mais plusieurs habitations ont été détruites, selon les autorités. « Des fontaines volcaniques actives se produisent dans le quartier Leilani Estates en ce moment. Tous les habitants ont l’ordre d’évacuer immédiatement », avait écrit vers 3 heures cette nuit l’Agence de protection civile du comté d’Hawaï sur Twitter.

   


Quelques heures plus tôt, elle avait prévenu que les pompiers avaient relevé des « niveaux extrêmement élevés de dioxyde de soufre, un gaz dangereux, dans la zone d’évacuation ».
Quelque 770 bâtiments et 1 700 personnes sont sous le coup d’évacuations obligatoires à Leilani Estates, a tweeté le gouverneur. Le quartier de Lanipuna Gardens est également sous le coup d’une évacuation obligatoire. Près de 10 000 personnes vivent dans la région.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ La « conférence » de Cambo-les-Bains a pour objectif de tourner « la page » de la dernière insurrection armée d’Europe occidentale.
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ETA : le sommet d’Arnaga veut ouvrir la réconciliation au Pays basque

La « conférence » de Cambo-les-Bains a pour objectif de tourner « la page » de la dernière insurrection armée d’Europe occidentale.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 23h31
 • Mis à jour le
05.05.2018 à 05h30
    |

                            Michel Garicoïx (Bayonne, correspondant)








                        



   


Avec, en fond de scène, la belle villa néo-basque « Arnaga » édifiée au XXe siècle par l’écrivain Edmond Rostand, élus, acteurs politiques et sociaux des deux parties du Pays basque se sont retrouvés vendredi 4 mai à Cambo les Bains (Pyrénées Atlantiques) et ont rendu publique une déclaration « pour avancer vers la résolution du conflit au Pays basque ». Avec leurs invités internationaux, ils entendent ainsi prolonger la dissolution effective de ETA lue la veille à Genève par Josu Urrutikoetxea, l’un des responsables de l’organisation séparatiste.
Successivement une jeune femme symboliquement venue de Gernika (la ville de Biscaye bombardée en 1937), le bayonnais Michel Camdessus (un temps directeur du Fonds monétaire international), le négociateur anglais Jonathan Powell puis l’élu mexicain Cuauhtémoc Cárdenas lisent une déclaration appelant à tourner une page de l’histoire : la disparition de Euskadi Ta Askatasuna (ETA, « Pays basque et liberté ») doit engager une période de réconciliation de la société basque, prenant en compte toutes les victimes du conflit et les 347 prisonniers aujourd’hui incarcérés dans les prisons espagnoles et françaises.

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                Qu’est-ce que l’organisation séparatiste basque ETA ?



Manque d’autocritique
Ce sommet international a été mis sur pied par Bake bidea, une organisation pour la paix installée à Bayonne, le Forum social basé au Pays basque espagnol et les experts du « Groupe de contact international ». Les avaient rejoints des sénateurs, députés et maires des Pyrénées Atlantiques ainsi que des responsables venus de la Communauté autonome basque et de la Navarre au sud de la frontière. Et tous d’appeler à une nouvelle étape après le « Forum d’Aiete » qui avait, le 17 octobre 2011 à Saint-Sébastien, précédé la renonciation de ETA à la lutte armée.
Si le Parti nationaliste basque (PNV, majoritaire), la gauche indépendantiste (EH Bildu), Podemos ont pris le chemin de Cambo, d’autres formations du sud comme le Parti populaire ou la branche basque du Parti socialiste (PSOE) ont marqué leur distance, tout comme les gouvernements autonomes d’Euskadi et de Navarre, tous deux dirigés par des nationalistes. Ces derniers estiment incomplètes les déclarations de ETA sur les victimes, et sans autocritique. Ils regrettent que les actes autour de sa dissolution ne se passent pas au sud des Pyrénées (là où les événements les plus tragiques ont eu lieu).

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                ETA : les enjeux de la dissolution de l’organisation expliqués en cartes



« Fruit du dialogue »
Venus d’horizons variés, les participants au sommet ont des analyses proches. Ainsi Jean-René Etchegaray, maire UDI de Bayonne et président de la Communauté d’agglomération Pays basque, rappelle que le premier souhait à Aiete était qu’ETA arrête la lutte armée « et elle a tenu parole » ; le second que les Etats interviennent pour aboutir à la paix. A défaut, « une dynamique sociale s’est enclenchée qui a abouti le 8 avril 2017 à la remise des armes de ETA ». Si bien que Arnaga est une nouvelle étape du chemin à venir, conclut-il. Une notion reprise par l’irlandais Gerry Adams (faire la paix est tout un voyage) comme par Brian Currin du Groupe de contact : « La dissolution est effective, et c’est le fruit du dialogue. Dommage que les gouvernements ne se soient pas associés. Le parcours n’est pas achevé : à nous de jeter des ponts vers les victimes et les prisonniers ».
Le sénateur Les Républicains des Pyrénées Atlantiques, Max Brisson, précise : « La réconciliation en Pays basque passe par la reconnaissance de toutes les victimes, de toutes les souffrances. Il faut regarder notre passé en face, sans zone d’ombre. Pensons à la fois aux enfants des victimes et à ceux des prisonniers, pour qu’ils n’entretiennent pas à leur tour un foyer de haine et de rancœur ». En écho à la fois aux 358 « crimes non résolus » dénoncés par l’association des victimes Covite comme aux actions contre les membres de ETA en territoire français menées par les Groupes antiterroristes de libération (GAL) ou aux 4 113 cas de torture policière entre 1960 et 2014 recensés par le Gouvernement basque.

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Côté français, « nous avons à ce jour obtenu le rapprochement d’une dizaine de prisonniers vers le sud-ouest et nous y travaillons », se réjouit Vincent Bru, député MoDem et ex-maire de Cambo. Mais les perspectives outre Pyrénées sont différentes avec une situation politique espagnole marquée par la montée des enchères entre Parti populaire et Ciudadanos.



                            


                        

                        

