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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-1"> ¤ La nouvelle superproduction de Sony, unanimement saluée par la critique, a battu les records de ventes pour une exclusivité PlayStation 4.
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Jeu vidéo : succès fracassant pour « God of War »

La nouvelle superproduction de Sony, unanimement saluée par la critique, a battu les records de ventes pour une exclusivité PlayStation 4.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 12h25
    |

            William Audureau








                        



   


A aventure coup de poing, succès fracassant. Le dernier blockbuster en date de Sony, le jeu d’action et de combat God of War, s’est écoulé à plus de 3,1 millions d’exemplaires lors de son lancement, le 20 avril, et ce en seulement trois jours, a révélé le constructeur japonais jeudi 3 mars. Le jeu raconte l’épopée musclée du demi-dieu Kratos et de son fils Atreus dans les terres glaciales d’Asgaard.
La superproduction développée par Sony Santa Monica (Californie) bat le record du meilleur lancement pour un jeu édité par le constructeur japonais. A titre de comparaison, le jeu de survie en monde ouvert Horizon : Zero Dawn (2017) avait trouvé 2,6 millions d’acquéreurs en deux semaines, et le jeu d’aventure cinématographique Uncharted 4 : A Thief’s End (2016), 2,7 millions en sept jours. Elle profite également de l’accroissement du parc de PlayStation 4, passé de 35 millions de consoles au début de 2016 à 76 millions au 31 mars 2018.
Nouveau standard visuel
Les performances commerciales de God of War étaient d’autant plus guettées que cette série inaugurée en 2005 n’a jamais été la plus populaire de Sony, au contraire des Gran Turismo et des Uncharted. Mais ce quatrième épisode a bénéficié d’une attente particulière, huit années s’étant écoulées depuis l’opus précédent.
Il s’est également accompagné d’une réception critique digne de The Legend of Zelda : Breath of the Wild en 2017, avec de nombreuses notes maximales dans la presse spécialisée. Il émarge à 94/100 de note moyenne sur l’agrégateur Metacritic, à quelques points du monument de Nintendo (97/100).
S’il ne réinvente pas le genre du beat them all – type de jeux de combats dont l’histoire remonte aux années 1980 – God of War en perfectionne la recette, en offrant une qualité visuelle rarement atteinte, une mise en scène spectaculaire et une narration omniprésente.

        Lire notre test :
         

          « God of War », jeu d’action divin



« Je suis confiant quant au fait que God of War connaîtra le meilleur lancement d’une exclusivité sur PlayStation 4, avait pronostiqué l’analyste américain Mat Piscatella dès le 18 avril. Ma seule question est : jusqu’où peut aller un jeu qui soit narratif, et qui ne repose pas sur le modèle du jeu en tant que service ». Conçus pour divertir le joueur de manière quotidienne pendant des mois, ces derniers titres constituent désormais la principale recette à succès, au détriment des expériences solitaires avec un début et une fin, qui connaissent un déclin commercial. « Cela fait des années que je n’avais plus vu de jeu aussi bien noté, donc il deviendra un point de référence », ajoute Mat Piscatella.

        Lire nos explications :
         

          « Free to play », « games as a service »… Comprendre les modèles économiques du jeu vidéo



Déjà un mème sur Internet
Du côté des joueurs, God of War est déjà rentré dans la culture Internet grâce au mème « Boy » (« garçon ») – référence à la manière dont Kratos, héros musculeux et père rugueux, appelle systématiquement son fils Atreus dans la version originale. Un petit nom répété ad nauseam de sa voix caverneuse, et qui a donné lieu à de nombreux détournements amusés.

   


La personnalité bas du front du demi-dieu a également inspiré de nombreuses plaisanteries sur les réseaux sociaux, lesquelles évoquent les difficultés rencontrées par Atreus lorsqu’il tente de communiquer avec son père, bête de guerre, empêtré dans un premier degré littéral :
Atreus : Père, je suis gelé. Kratos : Bonjour, Gelé. Je suis Père.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-2"> ¤ L’entreprise de Jeff Bezos suspend ses projets d’extension à Seattle pour s’opposer à une nouvelle taxe et dicte ses conditions pour le choix de son second siège social.
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Urbanisme, transports, fiscalité : les villes américaines doivent-elles en passer par la volonté d’Amazon ?

L’entreprise de Jeff Bezos suspend ses projets d’extension à Seattle pour s’opposer à une nouvelle taxe et dicte ses conditions pour le choix de son second siège social.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 17h31
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 06h40
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Entre menaces, exigences et conseils d’ami, le géant du commerce électronique Amazon tient les villes américaines en haleine… et en respect.
L’entreprise a annoncé, mercredi 2 mai, qu’elle suspendait ses projets d’extension à Seattle (Etat de Washington, nord-ouest des Etats-Unis), sa ville mère, en attendant que la municipalité renonce à son projet de créer une nouvelle taxe visant les grosses sociétés et destinée à financer le logement social et l’aide aux sans-abri.
Le bras de fer, sans précédent entre la métropole et la compagnie, est observé de près au moment où Amazon s’agrandit dans d’autres villes et s’apprête à choisir la cité qui accueillera son second siège social, au terme d’une compétition qui a vu les grandes villes des Etats-Unis et du Canada rivaliser de cadeaux fiscaux et de souplesse dans leur politique d’urbanisme pour tenter d’attirer les 50 000 salariés et les 5 milliards de dollars (4,2 milliards d’euros) d’investissements promis.

Les partisans de la taxe, majoritaires au sein du conseil municipal, estiment que les entreprises qui ont permis le boom économique de Seattle – Amazon au premier chef – sont aussi responsables d’une flambée record des prix de l’immobilier, qui confronte la ville à une grave crise de mal-logement. « Nous avons besoin que les sociétés qui gagnent des milliards de dollars chaque année aident les gens qui sont expulsés de leur logement et se retrouvent à la rue », défend le conseiller municipal Mike O’Brien dans les colonnes du Seattle Times. 
Ce nouvel impôt, rapidement surnommé « Amazon Tax », dont la ville attend 62,5 millions d’euros de revenus annuels, serait basé sur le nombre de salariés, et non sur les résultats financiers de l’entreprise. Principal employeur de Seattle avec plus de 45 000 salariés, Amazon se verrait ainsi imposer d’au moins 15 millions d’euros supplémentaires.
Inquiétude dans les milieux économiques
La compagnie,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-3"> ¤ La rédaction de « Pixels » s’est essayée au nouveau concept loufoque de la Switch. Résultat : un après-midi Ikea, des moments de magie, et un aspirateur à passer.
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Une journée avec « Nintendo Labo », le jeu vidéo de construction de jouets en cartons

La rédaction de « Pixels » s’est essayée au nouveau concept loufoque de la Switch. Résultat : un après-midi Ikea, des moments de magie, et un aspirateur à passer.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 15h59
    |

            William Audureau








                        



   


Le 27 avril, Nintendo lance Nintendo Labo, un nouveau concept de jeu vidéo pour sa console Switch : l’utilisateur doit construire des jouets en carton pour les utiliser comme contrôleurs dans des minijeux sommaires. Pixels a essayé la version commerciale en avant-première. 
11 h 10. Sur YouTube, « l’unboxing », l’ouverture et le déballage d’un produit neuf, est un genre à part entière. Celui de Nintendo Labo risque d’en plonger certains dans des abîmes de perplexité : il s’agit d’une boîte en carton contenant des cartons (et une cartouche de jeu).
11 h 13. Après une mise à jour de la console et surtout de ses deux contrôleurs indépendants – ils joueront un rôle essentiel –, l’heure est à la découverte de ces étonnantes planches de carton aux figures planes prédécoupées. De prime abord, elles ressemblent aux géoglyphes de Nazca : des figures abstraites au sens sibyllin tracées par une entité intelligente obscure. Au Mexique, certains y vont vu la trace de l’existence d’extraterrestres. Dans notre cas, tout désigne l’existence d’ingénieurs kyotoïtes.

   


11 h 25. La toute première figure à assembler est un simple porteur de manette, sommaire et rectangulaire. La difficulté est faible, l’expérience relativement proche de l’assemblage d’un cornet de frites au McDonald, l’odeur de graisse en moins.
11 h 36. Après un round d’échauffement pas bien intéressant, nous voici à l’attaque de la voiture télécommandée, comme Nintendo Labo baptise la seconde construction. Les explications à l’écran rappellent au choix un plan Lego ou Ikea, mais avec une animation en 3D dont l’utilisateur contrôle aussi bien la vitesse que l’angle de vue, et des explications très claires et pratiques en français. Pédagogie : 10/10, on n’a jamais construit de voiture télécommandée en carton aussi facilement.

   


11 h 48. Le corps de la voiture est fini, Nintendo Labo nous demande désormais de construire une antenne à attacher sur la console. Elle ne sert strictement à rien, sinon à donner l’air d’une grosse télécommande coiffée d’un émetteur en carton. Puissance de la nouvelle technologie.

   


12 h 02. Sorcellerie, l’objet avance. Regards mi-interloqués mi-admiratifs de collègues. La voiture ressemble davantage à une sorte de curieux morpion de Bristol qui aurait deux manettes Switch pour poumons. Sur l’écran de la console-télécommande-antenne en carton, deux jauges permettent d’activer à distance la fonction « vibration » de chacun des deux contrôleurs. Juste de quoi renvoyer dans leurs papattes en papier mouillé suffisamment de force pour que la « voiture » avance dans un curieux ronronnement – de type vitre d’appartement d’angle quand passe un camion dans la rue du dessous.
12 h 10. L’objet fait fureur, interrompant toutes les conversations. On traverse victorieusement une table (elle ne fonctionne pas sur la moquette). Puis la créature chute un niveau plus bas. On se penche, on la ramasse, on la remet droit avec amour. Elle repart. Cinq minutes toutefois suffisent pour se lasser.

   


13 h 40. Avec la construction de la canne à pêche, les choses sérieuses commencent. On ne le sait pas encore, mais il faudra plusieurs planches entières, une vingtaine de morceaux de cartons différents et deux bonnes heures pour en venir à bout.
14 h 21. Nintendo ne choisit pas la facilité, la canne à pêche est divisée en plusieurs sections, qui s’emboîtent entre elles. Un petit rituel obsédant se met en place : à chaque nouvelle pièce, plier de manière obsessionnelle en suivant chaque ligne, puis laisser la magie opérer, en voyant ces géoglyphes se transformer en quelques manipulations en un manche ou un moulinet.
14 h 59. Enième nouveau bout de carton. Enième série de plis à marquer. L’écran de la Switch nous trolle : « Aime les plis, et les plis t’aimeront. » On finit la calinette, l’une des trois portions de tige de l’objet. Joie.

   


15 h 55. Entendu à la rédaction :
« — Tu viens prendre un café ?
— Je peux pas, je dois finir ma canne à pêche en carton. »
16 h 12. Le poste de test est désormais constellé de micro-bouts de carton, comme des paillettes d’amusement jetées au sol. Version moins poétique : il va falloir passer l’aspirateur.
16 h 35. Nintendo Labo nous propose désormais de construire un océan en carton. Relisez cette phrase trois fois sans cligner des yeux.
16 h 40. L’océan en carton est en réalité une sorte de mini-boîte à chaussure bleue un peu pyramidale, dans laquelle viennent s’insérer un fil en laine (celui de la canne à pêche), et une Switch à la verticale. Sur l’écran, sorcellerie à nouveau, l’hameçon se promène en suivant avec une précision époustouflante les mouvements du moulinet.

   


16 h 47. Tous les écrans de la rédaction sont désertés, la production du service Pixels est momentanément suspendue, il y a concours de pêche à la ligne. « C’est incroyablement brillant », s’enthousiasme l’un. « Amusant mais un peu chiant », proteste une autre.
16 h 50. Un estimé collègue se fait prendre en photo, canne à pêche en carton dans une main, doigts en V de l’autre, devant la daurade japonaise qu’il vient victorieusement de sortir de l’eau de l’écran de la Switch.
17 h 15. Le jeu Nintendo Labo propose trois onglets, construire, jouer et découvrir. Dans ce dernier, on apprend quelques astuces pour draguer l’omble blanche, mais aussi pour créer son propre poisson. Pour cela, il faut découper un patron de poisson en papier et le scanner dans un piano en carton. L’alcoolémie des créateurs du jeu suscite l’interrogation.
17 h 32. Bon, on fait quoi maintenant ? Nintendo Labo propose de passer à la construction d’une maison, d’une moto ou encore d’un piano. Temps nécessaire : 60 à 90 minutes minimum, et jusqu’au triple au maximum. « Y a une moto ? Nooon ? », s’exclame derrière nous un collègue dont la voix a soudainement dé-mué. Ok, va pour la moto.
18 h 21. Chaque morceau de carton est d’une ingéniosité bluffante. En attaquant le klaxon – car oui, il y a un klaxon – on se fait la remarque : Nintendo Labo est à Pif Gadget ce que les Lego Technics sont aux Duplo. Le bidouillage enfantin fait art, l’ingéniosité du bricolage à l’état pur, un côté Ponts et chaussées en carton brillant.
19 h 12. Ok, on a fini nos deux poignées de moto. Demain, on finira la bécane, et on s’attaquera au piano. Pas de problème, il nous reste du carton.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-4"> ¤ Facile à agripper, ce petit Sony appartient à une espèce en voie de disparition : celle des mobiles qu’on manipule d’une seule main. Que vaut ce petit smartphone aux prétentions haut de gamme à 600 euros ?
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On a testé… le Sony XZ2 compact, un petit smartphone particulièrement confortable

Facile à agripper, ce petit Sony appartient à une espèce en voie de disparition : celle des mobiles qu’on manipule d’une seule main. Que vaut ce petit smartphone aux prétentions haut de gamme à 600 euros ?





Le Monde
 |    18.04.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
18.04.2018 à 15h10
    |

                            Nicolas Six





Avant 2010, à la préhistoire des smartphones, les mobiles étaient lents, ternes, disgracieux. Mais leur confort était remarquable : il suffit d’exhumer un modèle endormi dans un tiroir pour en être frappé. Ces smartphones « antédiluviens » étaient conçus pour tenir en main naturellement. Sans effort, le pouce touchait toutes les zones de l’écran avec virtuosité.

   


Mais ce temps est révolu. Les écrans ont énormément grandi, sacrifiant le confort manuel sur l’autel du plaisir des yeux. Et les marques qui résistent encore à cette tendance sont rares : depuis quinze mois, un seul smartphone compact prometteur a vu le jour.
Le Sony XZ2 Compact, sorti le 5 avril, intéressera donc beaucoup les nombreux utilisateurs qui n’ont souvent qu’une main à consacrer à leur mobile : les cadres qui vivent à cent à l’heure, les parents d’un bébé, les Argonautes des transports en commun bondés… Mais ce petit smartphone à 600 euros tient-il ses promesses ?
Agréable à manipuler
Les mensurations du petit Sony sont très proches de celles d’un smartphone canonique, l’iPhone des générations 6, 7 et 8. Presque aussi grand et large, le XZ2 Compact est toutefois beaucoup plus épais. Son dos bombé épouse la paume, ce qui lui permet de mieux tenir en main. Cela lui confère une exceptionnelle adhérence qui, combinée à sa largeur menue, le rend particulièrement facile à faire glisser en main.

   


Car cette manœuvre se révèle indispensable : l’écran du Sony est plus allongé que celui de l’iPhone, de deux tiers de centimètre. A moins d’avoir un pouce immense, pour atteindre les notifications logées en haut de l’écran, les utilisateurs sont forcés de le faire glisser vers le bas. La plupart du temps, heureusement, le pouce parvient à toucher les boutons qu’il cherche. La navigation dans ses menus est particulièrement rapide et agréable. Bien plus que celle de n’importe quel autre mobile Android moyen ou haut de gamme.
Au chapitre des reproches, comme sur beaucoup de smartphones récents, le lecteur d’empreintes digitales du Sony est relégué à l’arrière du mobile, ce qui n’est pas très pratique. Le XZ2 Compact fait aussi l’impasse sur la prise audio : pour brancher un casque, il faudra utiliser l’adaptateur mini-jack, qui est fourni.
Un confort visuel logiquement en retrait
La petite taille du XZ2 Compact n’est rédhibitoire que lorsqu’on tente d’afficher un document bureautique conçu sur ordinateur. Bien évidemment, les films procurent moins d’émotion sur son petit écran que sur un mobile XL, et lorsqu’on lance un jeu, on se surprend à être moins adroit. En outre, les textes s’affichent parfois en tout petits caractères, ce qui gênera les presbytes.

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                Quel écran pour votre smartphone : XL ou XS ?



L’écran du petit Sony est lumineux et contrasté, mais ses couleurs sont ternes et froides. Il est vivement conseillé de réchauffer ces teintes dans les réglages pour obtenir une image plus agréable.
Des rondeurs
La ligne de ce smartphone inaugure la nouvelle signature esthétique de Sony, toute en rondeur. Comme c’est un smartphone compact et épais, son allure n’est guère élancée. En revanche, son dos présente une courbure prononcée qui n’est pas désagréable à l’œil.

   


Toutes les surfaces du XZ2 Compact sont intégralement recouvertes de la même couleur — devant, derrière, sur la tranche —, ce qui lui confère une identité visuelle forte. En plus du noir, trois couleurs originales sont proposées : un gris très clair, un rose poudre et un vert gris.
De très bonnes photographies
En pleine journée, le XZ2 Compact capture des photos très agréables. Les images franchement ratées sont exceptionnelles. Le petit défaut qui revient le plus souvent est un problème de couleurs, qui sont parfois un peu froides, rien de très gênant. A l’intérieur d’un bâtiment, le Sony tire des photos légèrement moins propres que celles de la référence, le Samsung S9. Un petit grain disgracieux apparaît par exemple souvent sur les visages. Mais en extérieur, et en plein soleil, ses images sont parfois un peu meilleures que celles du Samsung : plus claires.

   


Lorsqu’on affiche ces images sur le grand écran d’un ordinateur, et qu’on les scrute avec un œil de passionné, le bilan est moins convaincant. Les images sont si claires que les textures sont souvent délavées. Et comme la netteté des images est très accentuée, les matériaux manquent alors de naturel. Les briques ne paraissent pas tout à fait des briques, l’herbe ne ressemble pas parfaitement à de l’herbe.

   


On n’a pas l’impression troublante de revenir sur les lieux où l’on a photographié l’image, comme avec le Galaxy S9. Mais ce défaut ne gênera que les passionnés qui cherchent le naturel à tout prix.
De nuit, les photos du Samsung S9 sont plus claires que celles du Sony. En regardant bien, on constate qu’elles sont très légèrement plus nettes et plus propres. Mais celles du Sony demeurent très agréables à l’œil.

   


Le XZ2 Compact est donc un petit appareil photo très convaincant, très recommandable, sauf aux passionnés de photographie. A signaler que, comme le Samsung, le petit Sony filme des ralentis vidéos extrêmes qui approchent les mille images secondes. Un gadget qui plaira aux sportifs et aux grands curieux.
Un peu fragile
Son cœur excessivement rapide ne devrait pas faiblir de sitôt : dans trois ans, le petit Sony devrait rester aussi véloce qu’un Samsung Galaxy S9. Mais parviendra-t-il à survivre aussi longtemps ?
Le XZ2 Compact est certes étanche, et ceinturé d’un solide pourtour en aluminium, mais son dos bombé est recouvert de plastique : en cas de chute à plat, ses composants sont très exposés. Mais le petit Sony tient heureusement tellement bien en main que le risque de le laisser échapper est faible. En outre, Sony a choisi des matériaux qui résistent mal aux griffures : le dos en plastique et le revêtement coloré de l’aluminium devraient s’user facilement.
A noter, on peut lui rajouter une carte mémoire. En revanche, sa batterie n’est pas amovible ; pour la remplacer, il faudra faire intervenir un technicien.
Relativement endurant
Sa batterie lâche rarement avant la fin de la journée, à condition de ne pas la passer dans une voiture ou un train, ou à jouer et regarder des vidéos. Le XZ2 Compact n’est pas compatible avec la recharge sans fil.
Pour conclure :
Son confort en main n’a pas d’équivalent parmi les mobiles Android récents — si l’on exclut les modèles bas de gamme. Seul sur ce créneau, le XZ2 Compact pourrait se contenter d’être un mobile correct, il fait pourtant bien mieux que cela : il s’impose comme un fort bon smartphone.
Ses photographies s’approchent de celles des mobiles Apple et Samsung commercialisés 850 euros, mais son prix est plus raisonnable (600 euros). Tout pousse donc à l’adopter. A condition d’être capable d’en prendre soin, car le XZ2 Compact n’est pas un smartphone des plus robustes.
Le XZ2 Compact est plutôt pour vous si :
vous faites souvent plusieurs choses à la fois ;vous êtes souvent debout ;vous voyagez beaucoup ;vos doigts sont plutôt menus et agiles.
Il n’est plutôt pas pour vous si :
votre vision de près n’est pas parfaite ;vous regardez des films et vous jouez énormément ;vous consultez souvent des documents bureautiques ;l’adresse n’est pas votre qualité première.




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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-5"> ¤ Menacé d’une guerre commerciale par Donald Trump, le numéro un chinois promet une baisse des taxes sur les importations automobiles.
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Le président chinois, Xi Jinping, annonce « une nouvelle phase d’ouverture » pour la Chine

Menacé d’une guerre commerciale par Donald Trump, le numéro un chinois promet une baisse des taxes sur les importations automobiles.



Le Monde
 |    10.04.2018 à 10h36
    |

            Brice Pedroletti (Pékin, correspondant)








                        



                                


                            

Des ports francs, un accès facilité dans les services bancaires et financiers pour les entreprises étrangères et des tarifs douaniers « significativement abaissés » pour des produits d’importation comme l’automobile dès cette année… Le président Xi Jinping a déroulé, mardi 10 avril, au Forum de Boao pour l’Asie, où était présente Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire international, une longue liste de mesures destinées à montrer que « les portes de la Chine sont grandes ouvertes ». Quarante ans après le lancement par Deng Xiaoping des réformes qui ont transformé l’ex-empire du Milieu, il a promis une « nouvelle phase » d’ouverture de l’économie de son pays, lors de cette conférence surnommée le « Davos chinois », qui se tient sur l’île-province de Hainan (sud).
Comme à Davos, en 2017, Xi Jinping a revêtu l’habit d’un défenseur de la globalisation, dans un monde où s’élèvent de nouvelles barrières aux échanges – et où la Chine est sous le coup des rétorsions américaines annoncées par Donald Trump. En mars, le président américain a d’abord menacé d’infliger des surtaxes sur l’acier et l’aluminium chinois. Puis, début avril, sur 50 milliards de dollars (40,6 milliards d’euros) de produits chinois de secteurs tels que l’aéronautique, les technologies de l’information et la robotique, contenant des procédés que les entreprises américaines auraient été obligées de transférer en Chine ou se seraient fait piller.

De nouvelles taxes ont été évoquées par M. Trump, jeudi 5 avril, sur 100 milliards de dollars de produits chinois supplémentaires. Pékin a riposté par des taxes sur autant de produits américains. Dans une allusion aux critiques américaines en matière de protection de la propriété privée, M. Xi a appelé « les pays développés à cesser d’imposer des restrictions sur le commerce normal et raisonnable de produits de haute technologie ».
Impatience des Etats-Unis...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-6"> ¤ Dans une tribune au « Monde », l’entrepreneur Benjamin Zenou estime que la création de valeur ne repose plus sur les produits et services. Pour exister au-delà de leurs produits, les entreprises doivent entrer dans « l’industrialisation du récit ».
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« Nous assistons à un changement de modèle, avec l’entrée dans l’économie de l’expérience »

Dans une tribune au « Monde », l’entrepreneur Benjamin Zenou estime que la création de valeur ne repose plus sur les produits et services. Pour exister au-delà de leurs produits, les entreprises doivent entrer dans « l’industrialisation du récit ».



Le Monde
 |    07.04.2018 à 14h00
    |

Benjamin Zenou (Président de SimpliField, entreprise spécialisée dans la numérisation des espaces commerciaux)







                        



                                


                            

Tribune. Le 22 février, Brian Chesky, PDG d’Airbnb, conviait la presse au lancement en grande pompe d’Airbnb Plus et de Beyond Airbnb, deux offres de « nouvelles expériences haut de gamme », avec des prestations proches de celles d’un hôtel de luxe : serviettes et produits de beauté dans la salle de bains, deux oreillers par personne dans les lits, conciergerie… On pourrait y voir de simples services additionnels, en fait il s’agit d’un changement de modèle, un virage vers l’économie de l’expérience.
Selon ce concept théorisé en 1998 par Joseph Pine et James Gilmore, deux économistes américains, la création de valeur ne repose plus sur les produits et les services – qui se sont banalisés –, mais sur la création d’expériences singulières, mémorables et économiquement mises en valeur. D’Apple à Amazon en passant par Uber, ce modèle a été adopté par les poids lourds de l’économie mondiale.
Lors d’un entretien sur LinkedIn, Angela Ahrendts, vice-présidente marketing d’Apple, faisait le constat suivant : « Il fut un temps où il y avait la règle des 80/20 : 80 % de shopping et 20 % d’expérience. Cette règle doit s’inverser aujourd’hui. »
Depuis, l’ancienne firme de Steve Jobs a agi sur le fond – en lançant le programme « Today at Apple », qui transforme les Apple Store en lieux de vie et de formation – et sur la forme – en remplaçant le terme « store » par les vocables « avenue », « forum ». Ce nouveau tropisme pour l’expérience est presque une question de survie.
Culture du narcissisme
Les normes de consommation héritées des années 1960-1970 – fondées sur le prix et la mise à disposition de produits – ont perdu leur autorité avec la mise en minorité des baby-boomeurs. Selon les chiffres du bureau du recensement des Etats-Unis, les millennials, les 18-35 ans, sont devenus le groupe d’âge le plus nombreux dans ce pays. Une nouvelle majorité démographique qui invite à repenser les modes de consommation.
Comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-7"> ¤ FO et CFDT se déclarent satisfaits des avancées obtenues dans les discussions avec la direction du distributeur après le mouvement de grève du 31 mars
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Vers une sortie de conflit chez Carrefour

FO et CFDT se déclarent satisfaits des avancées obtenues dans les discussions avec la direction du distributeur après le mouvement de grève du 31 mars



Le Monde
 |    06.04.2018 à 13h22
 • Mis à jour le
06.04.2018 à 17h39
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


« Le pragmatisme a triomphé. Je suis satisfait que l’on puisse sortir d’une situation bloquée qui n’était bonne ni pour les uns ni pour les autres », a indiqué au Monde, vendredi 6 avril, Michel Enguelz, délégué national de FO chez Carrefour, à la suite de concessions de la part de l’entreprise, augmentant les chances d’aboutir dans les prochaines semaines à la signature d’un accord avec les organisations syndicales. Après avoir conduit des mouvements de grèves chacune de leur côté depuis fin 2017, les organisations syndicales FO, CFDT et CGT avaient organisé une grande journée de mobilisation historique le 31 mars, qui avait conduit au blocage de certains magasins avec, selon la direction, 18 % de salariés en grève.
Ces gestes concernent, notamment, la participation, sujet particulièrement sensible auprès des salariés : après avoir été augmentée de 350 euros, contre 57 euros initialement, cette dernière sera complétée d’un bon d’achat de 150 euros à dépenser au sein de l’enseigne. Un système qui permettra de réinjecter du chiffre d’affaires dans le groupe. « On arrive à 557 euros par salarié. C’est quand même 55 millions d’euros qui ont été obtenus pour les 110 000 salariés en France », reconnaît M. Enguelz.
Un délai pour la mise en location-gérance de 5 magasins
D’autres demandes ont également été satisfaites permetteant d’envisager une sortie de crise. C’est le cas des droits des salariés des cinq hypermarchés qui passeront en location-gérance. « Carrefour a accepté de prendre du temps en reportant le passage en location-gérance des cinq hypermarchés au mois de septembre, et non plus au 30 juin », indique M. Enguelz, ce qui laissera un délai aux deux parties pour mettre sur le papier les dernières avancées.
Les syndicats réclamaient ainsi le maintien des droits des salariés sortant du périmètre direct de l’entreprise en matière de régimes de garanties (remboursements maladies, couvertures décès et invalidités…). « La direction a accepté le principe de créer un régime de santé voisin de celui des salariés de Carrefour, indique M. Enguelz. Elle a également accepté de maintenir le système de remise sur achats dont bénéficient les salariés de Carrefour, ainsi que le maintien des Tickets Restaurant. Et elle est d’accord sur le principe de prolonger certains avantages de l’épargne salariale actuelle. Bien sûr, les salariés auront des changements dans leur façon de travailler, dans leurs horaires, leur contrat de travail… On ne peut pas agir sur le reste puisqu’ils changent d’employeur, mais au moins ils conserveront des garanties importantes sur leur vie de tous les jours. »

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                Carrefour met en place un système de traçabilité des aliments



Le plan de transformation du groupe, annoncé en janvier, prévoit la cession de 273 magasins issus de l’ancien réseau de hard-discount Dia (qui seront fermés s’ils ne trouvent pas de repreneurs), menaçant directement 2 100 employés de ces magasins. Carrefour s’était engagé à en reclasser la moitié. Selon nos informations, le groupe Casino est intéressé par la reprise de certains magasins, mais aucun chiffre sur le nombre total de magasins cédés par Carrefour n’a encore été annoncé. Un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) est en cours. « La direction a accepté de permettre à des salariés de partir en pré-retraite par accord d’entreprise sur les hypermarchés, les supermarchés et dans la logistique, ce qui permettra de libérer 1 500 à 1 800 postes, de manière à faciliter le reclassement des salariés des ex-Dia concernés par la fermeture de leurs magasins », indique M. Enguelz.
Création d’un « observatoire du changement »
Concernant le plan de départs volontaires de 2 400 personnes au siège du groupe, prévu également dans le plan de transformation, Carrefour a accepté de prendre en compte certaines demandes, sur des points précis, comme le fait de ne plus avoir à demander l’accord de son supérieur hiérarchique pour être libéré si le salarié trouvait un emploi ailleurs, ou encore la création d’un « observatoire du changement » avec la nomination d’un expert indépendant pour accompagner les salariés et faire l’interface avec la DRH et la direction.

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Après toutes ces discussions et ces avancées, les syndicats FO et CFDT relâchent la pression, tout en affirmant leur volonté de rester vigilants sur la mise en œuvre concrète des concessions de la direction. Ils n’ont pas prévu de poursuivre le mouvement de grève. Au contraire de la CGT, qui campe sur son opposition, appelant les salariés à manifester « le 13 avril et les week-ends des 1er et 8 mai 2018 ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-8"> ¤ Le géant des réseaux sociaux et des médias prépare l’entrée en Bourse de sa section musicale en 2018.
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En Chine, Tencent domine le streaming musical

Le géant des réseaux sociaux et des médias prépare l’entrée en Bourse de sa section musicale en 2018.



Le Monde
 |    03.04.2018 à 11h00
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Tencent Music, le partenaire de Spotify, en Chine, depuis décembre 2017, devrait lui aussi entrer en Bourse en 2018. Les investisseurs se pressent pour prendre une part du gâteau en amont. D’après le Wall Street Journal, la branche musicale du géant chinois du Net, 5e entreprise mondiale en valeur, serait évaluée à 25 milliards de dollars, soit 20 milliards d’euros (deux fois sa valeur déclarée lors de l’accord avec Spotify, il y a quatre mois), à la suite de l’arrivée de nouveaux investisseurs en prévision d’une cotation.
Si le marché du streaming musical rassemble les mêmes acteurs que la plupart des secteurs de l’Internet, à savoir Tencent, Alibaba, Baidu, et NetEase, le premier s’est taillé la part du lion. Grâce à trois plates-formes différentes, Tencent Music contrôle environ 70 % du marché du streaming musical en Chine, selon la Fédération internationale de l’industrie phonographique. Son propre service, QQ Music, est une plate-forme classique permettant l’écoute de chansons et le visionnage de vidéos musicales.
Mais Tencent a assis sa domination en rachetant, en juillet 2016, China Music Corp, le leadeur du marché à l’époque grâce à deux plates-formes, KuGou et KuWo. KuGou (« chien cool »), qui reste la première plate-forme en termes de trafic, doit son succès à la Chine des petites villes et des campagnes, avec des chansons populaires qui font chanter dans les karaokés et danser sur les places publiques. KuWo (« moi cool ») connaît aussi un succès dans les karaokés, mais se démarque sur le streaming en direct de vidéos musicales. Grâce à son réseau social ultradominant, WeChat, qui a passé le cap du milliard d’utilisateurs le 5 mars, Tencent peut assurer du trafic vers ses différentes plates-formes.
Contrôle des droits

Autre atout de Tencent, le contrôle des droits de la plupart des titres occidentaux. Tencent a signé des accords avec plus de 200 labels chinois et étrangers ces dernières années, dont...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-9"> ¤ Facturé 1 300 euros, le Viewsonic PX727, le moins cher de tous, produit-il vraiment les images nettes, profondes et naturelles qui rendraient vraiment justice à la 4K ?
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On a testé… un projecteur 4K à prix mesuré pour cinéphiles

Facturé 1 300 euros, le Viewsonic PX727, le moins cher de tous, produit-il vraiment les images nettes, profondes et naturelles qui rendraient vraiment justice à la 4K ?





Le Monde
 |    03.04.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
04.04.2018 à 11h40
    |

                            Nicolas Six





Cela fait maintenant six ans que les publicitaires nous vendent la résolution 4K UHD comme un saut qualitatif vers plus de finesse et de naturel. Mais les vidéos 4K ont beau être objectivement truffées de pixels – quatre fois plus que les vidéos classiques – la différence n’est perceptible que sur des téléviseurs énormes aux tarifs effrayants… ou sur d’immenses écrans de projection. Les vidéoprojecteurs 4K les moins chers coûtaient encore 5 000 euros en 2015, mais récemment, dix modèles sont passés sous la barre des 2 000 euros. Une aubaine pour les cinéphiles.
Nous avons choisi de tester le nouveau Viewsonic PX727-4k parce qu’à 1 300 euros, il s’agit du moins cher de tous.
Un réalisme troublant

   


Lorsqu’on est habitué aux images des vidéoprojecteurs, le Viewsonic frappe d’emblée par sa finesse. Les décors soignés du film Blade Runner 2049 sont restitués avec une précision étonnante. Branché à côté d’un projecteur Full HD de bonne qualité, les images du Viewsonic sont frappantes de profondeur. Les deux vidéoprojecteurs sont pourtant branchés sur le même lecteur.

   


Les images du Viewsonic paraissent plus naturelles. L’avalanche de pixels donne vie aux habits, les textiles et les cuirs deviennent palpables. Les visages paraissent plus marqués, la texture de la peau est reproduite de façon impitoyable, soulignant la moindre petite cerne, la moindre ridule autour des yeux. La finesse des images est telle que parfois, au détour d’une image, l’envers du décor apparaît crûment. Un panneau en bois peint cherchant à passer pour du métal fait illusion en Full HD, pas toujours en 4K.

   


Les matières sont-elles plus palpables qu’au cinéma ? Difficile de le vérifier, mais seuls 10 % des cinémas français sont dotés d’un projecteur 4K. Les autres se contentent d’un simple projecteur 2K dont la résolution avoisine celle des modèles grand public Full HD.
C’est avec brio que le vidéoprojecteur 4K de Viewsonic passe notre test visuel. Mais pour en tirer le meilleur, les cinéphiles devront être déterminés et persévérants.
Les vidéos 4K digne de ce nom sont rares
Nos tests ont été menés avec les meilleures images 4K possibles, celles d’un lecteur Blu-ray de nouvelle génération estampillé « 4K UHD », une platine disque de bonne qualité fabriquée par Panasonic et vendue 400 euros. Les platines Blu-ray 4K UHD premier prix démarrent à 180 euros. Le ticket d’entrée de projection 4K monte donc à 1 500 euros, câble HDMI 2.0 compris.

   


Encore faut-il dénicher quelques Blu-ray 4K UHD d’excellente qualité. Avouons-le, les films qui rendent justice à la 4K sont suffisamment rares pour refroidir l’enthousiasme des cinéphiles. Certains n’ont tout simplement pas vocation à être réalistes et naturels : leur réalisateur s’est bien gardé de soigner leur netteté. D’autres souffrent de leur budget trop modeste qui nuit à la qualité des images. Beaucoup sont tout simplement décevants : même tournés en 4K, ils sont ensuite convertis en résolution inférieure pour être embellis, et le cas échéant, enrichis d’effets spéciaux. Une fois reconvertis en 4K, leur finesse a beaucoup souffert.
Dénicher les meilleurs films 4K UHD est un véritable travail d’enquêteur qui impose la visite de sites spécialisés comme hdnumerique.com ou ultrahd.highdefdigest.com. Il existe heureusement quelques titres hautement recommandables comme Blade Runner 2049 ou The Revenant. Mais dans les prochaines années, les sorties de titres 4K recommandables devraient se banaliser.
On trouve également des films et séries 4K sur divers services de VOD : Orange, Apple, Google, Netflix notamment, à condition de disposer d’un lecteur 4K compatible, ce qui est rare. Notre lecteur Blu-ray Panasonic UB700 étant certifié Netflix, nous avons pu vérifier la qualité des images 4K du service de VOD américain. Elles sont clairement plus nettes.

   


Leur qualité n’équivaut cependant pas celle d’un Blu-ray 4K UHD. Pour passer à travers les tuyaux d’Internet, ces vidéos sont rapetissées, et cela nuit à leur qualité.
Vraie ou fausse 4K ?
Le projecteur PX727 mérite-t-il l’étiquette 4K ? Celui-ci triche notoirement pour fabriquer ses images en 4K. Comme tous les projecteurs à moins de 4 000 euros, il emploie une mystérieuse technique de « wobulation » pour inventer des pixels qui n’existent pas.
Dans ses entrailles se cache en effet une puce de projection « DLP » ressemblant énormément à un banal modèle Full HD. Cette puce n’est équipée que de deux millions de miroirs, dont le rôle est de masquer la lumière, ou de la réfléchir, en changeant de position plusieurs dizaines de fois par seconde.
Les micro-miroirs du PX727 ont cependant une faculté étonnante. Lorsqu’ils laissent passer la lumière, ils sont capables de modifier leur orientation très légèrement, et à très haute vitesse, pour afficher sur l’écran quatre images distinctes, très légèrement décalées d’une fraction de millimètre. C’est là le secret de la mystérieuse « wobulation ». Grâce à ce tour de passe-passe, ces projecteurs sont capables d’afficher 8 millions de pixels, exactement comme un modèle doté d’une vraie puce 4K. Le compte y est, mais la séparation entre ces pixels n’est pas parfaitement claire. Les projecteurs dotés de huit millions de micro-miroirs font mieux mais coûtent quatre fois plus cher.
Quelle taille d’image viser ?
A partir de quelle largeur la 4K révèle-t-elle son plein potentiel ? Tout dépend de la distance à laquelle on s’assoit. Installé à trois mètres de l’écran, l’image doit mesurer deux mètres de large au minimum pour que la 4K fasse une vraie différence. C’est justement la taille d’image qu’on obtient lorsqu’on place le projecteur au plafond, juste au-dessus du canapé placé à cette distance.
L’installation est beaucoup plus compliquée lorsqu’on souhaite projeter une image de trois mètres de large. Il faut placer le projecteur deux mètres derrière le canapé. Quand le canapé est collé au mur, ça n’est pas possible, et c’est particulièrement dommage, car c’est cette largeur d’image qui révèle le plein potentiel de la 4K.
Plusieurs projecteurs 4K à moins de 2 000 euros offrent une image un peu plus large que le Viewsonic. Mais aucun ne produit une image de trois mètres de large quand on le place à trois mètres du mur. Il faudra attendre l’émergence de projecteurs 4K courte distance, ou « short throw », pour diffuser des images immenses dans les pièces où le canapé est collé au mur. A noter, le calculateur sophistiqué du site Projectorcentral permet de prévoir le positionnement du projecteur sans se tromper, pour des centaines de références de projecteurs.



En conclusion
Avec sa remarquable qualité d’image et son tarif mesuré, ce projecteur Viewsonic fera date dans l’histoire du cinéma à domicile. Son image relègue aux oubliettes celles des projecteurs Full HD, floues, plates, empêchant de rentrer complètement dans le film. Avec un projecteur 4K, on a enfin l’impression d’ouvrir une immense fenêtre sur une autre réalité, au beau milieu du salon.
Un vidéoprojecteur est hélas beaucoup moins pratique qu’une TV. La première installation est complexe : il faut fixer l’appareil au plafond en l’alignant parfaitement face au mur. A chaque lancement de film, il faut plonger la pièce dans le noir complet. La 4K ajoute une nouvelle contrariété : il faut dénicher les films et séries pas si courants qui font honneur à ses huit millions de pixels. Pour un cinéphile exigeant, ces contraintes s’effacent devant la récompense d’une image totalement immersive.
C’est plutôt pour vous si…
Vous rêvez de plonger au cœur des filmsVous avez de bons yeux ou de bonnes lunettesVous avez deux mètres de dégagement derrière votre canapé
Ce n’est plutôt pas pour vous si…
Vous fuyez les grosses productions aux images léchéesLe tournevis vous fait des cales aux mains et vos volets sont cassésVous ne voulez pas vous endetter pour un vidéoprojecteur

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                Comment choisir son vidéoprojecteur ?







                     require(["lmd/core/ux/longform"], function (advertLongform) {
                        advertLongform.moveAdvert('.js-parallaxe_slot', '#articleBody');
                     });


                      






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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-10"> ¤ En 2014, Serge Loubet crée Avis73, un site sur lequel il invite les consommateurs à donner une appréciation des enseignes qu’ils ont fréquentées. Plusieurs personnes postent des avis négatifs sur la société CarréSol qui vend du parquet. Elle assigne les auteurs des avis et l’hébergeur.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-10"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-11"> ¤ Face à la concurrence d’Amazon, les enseignes élargissent leur offre de services.
<filname="PROF-0,2-651865,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

La livraison en zone urbaine, nouveau terrain de jeu des distributeurs

Face à la concurrence d’Amazon, les enseignes élargissent leur offre de services.



Le Monde
 |    24.03.2018 à 11h10
 • Mis à jour le
26.03.2018 à 19h25
    |

            Cécile Prudhomme








                        



   


Après la guerre des prix, la livraison à domicile alimentaire en zone urbaine est devenue le nouveau terrain de jeu des enseignes de la grande distribution alimentaire. Leclerc entre dans la danse à Paris, le 26 mars, après avoir effectué une phase de test pendant quinze jours auprès de ses salariés.
Son nouveau service à domicile, « Leclerc chez moi », sera d’abord lancé dans le nord de Paris, puis dans le sud de la capitale, à partir du 15 mai. Il promet des tarifs inférieurs de 15 % à 20 % à la concurrence, pour des courses alimentaires livrées en vingt-quatre heures, et compte générer le chiffre d’affaires d’un grand hypermarché dès la première année. 

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Les commandes seront livrées depuis un nouveau site logistique de 6 000 m2, situé à Pantin (Seine-Saint-Denis). Mais Leclerc a aussi l’ambition d’ouvrir des magasins dans la capitale. Après un premier point de vente ouvert en 2016 dans le 19e arrondissement, un deuxième sera inauguré en avril 2020 dans le centre commercial du quartier de la Gaîté-Montparnasse, à deux pas de la gare.
Montant des frais de livraison, critère le plus important
Après avoir adopté le système du drive, où les consommateurs viennent récupérer eux-mêmes les courses commandées par Internet, les enseignes cherchent à compléter l’éventail de leurs services, avant que le géant américain Amazon ne se développe massivement. Pour le moment, ce dernier propose, depuis juin 2016, un service de livraison express de courses alimentaires sur Paris, baptisé Prime Now, qui repose sur un entrepôt situé dans le nord de Paris.
« Leclerc chez moi », sera lancé dans le nord de Paris, puis dans le sud de la capitale, à partir du 15 mai. Il promet des tarifs inférieurs de 15 % à 20 % à la concurrence
Mais, en plus de construire une nouvelle offre, les distributeurs doivent rivaliser avec l’image d’Amazon. Dans une étude pour Generix parue mi-février, 52 % des Français interrogés par OpinionWay estiment que le champion de l’e-commerce tient mieux ses engagements que les distributeurs français dans la ponctualité des délais de livraison. Et 48 % d’entre eux jugent le montant des frais de livraison comme étant le critère le plus important. D’ailleurs, 64 % des Français ont déjà abandonné un achat sur Internet en raison du coût de la livraison, d’après un baromètre de GS1 France et Sprint project, paru mi-mars.

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                E-commerce alimentaire : les distributeurs s’engagent dans une course à l’innovation



Le créneau attire les enseignes
Habitués à la gratuité par le géant américain, les consommateurs veulent de moins en moins payer la livraison, ce qui rend le service difficile à rentabiliser pour les distributeurs traditionnels. Ils évoquent un coût compris entre 15 et 18 euros pour livrer dans Paris à partir d’un entrepôt situé en périphérie. L’un des prestataires d’Amazon facturerait ainsi 15 euros le service. Une course qu’Amazon fait payer 5,90 euros à ses clients abonnés à son programme de fidélisation Amazon Premium, s’ils veulent être livrés en une heure, et qui est gratuite pour une livraison en deux heures.
Pourtant, le créneau attire les enseignes. Franprix livre, depuis novembre 2017, à Paris et en région parisienne, en trente minutes, avec les coursiers de Stuart, les commandes faites à partir d’une application sur téléphone mobile, et prélevées dans les magasins. Le service, gratuit au-delà de 30 euros d’achats, est aujourd’hui rentable, assure-t-on chez Franprix, dont l’application a été téléchargée 600 000 fois.
Occuper le terrain de la communication
Carrefour a, de son côté, lancé, il y a un an et demi, Carrefour Express dans 15 villes de France, également avec Stuart. Monoprix (groupe Casino) s’est rapproché, en décembre 2017, de la start-up Epicery, qui livre dans l’heure des produits issus de commerces de bouche de proximité. D’ici dix-huit à vingt-quatre mois, le groupe livrera ses commandes à partir d’un nouvel entrepôt automatisé, avec la technologie du distributeur alimentaire sur Internet Ocado. En attendant ce nouveau site logistique, Monoprix serait, selon le magasine LSA, sur le point de s’allier avec Amazon pour utiliser son service Prime Now de livraison express.
Chez Casino, on relativise l’arrivée de Leclerc, estimant que si celui-ci parvenait à récupérer 10 % du marché parisien, cela ne toucherait pas plus que 1 % du chiffre d’affaires de Monoprix et de Franprix. S’ils se disent sereins, les distributeurs cherchent néanmoins à occuper le terrain de la communication, à l’image de Carrefour et sa vaste campagne de publicité rappelant sa présence auprès des habitants de la capitale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-12"> ¤ Pour sauver son indépendance, Ubisoft a mis le doigt dans la gueule d’un dragon bien plus puissant que Vivendi, observe l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.
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« Tencent, un ami chinois qui vous veut du bien »

Pour sauver son indépendance, Ubisoft a mis le doigt dans la gueule d’un dragon bien plus puissant que Vivendi, observe l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    21.03.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
21.03.2018 à 12h25
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. Il est parfois plus confortable de mettre un peu de distance entre soi et ses amis. Surtout s’ils sont un peu trop envahissants. Il faut moins de deux heures en voiture pour parcourir les 170 kilomètres qui séparent Carentoir, le berceau de la famille Guillemot dans le Morbihan, à Ergué-Gabéric, le fief de Vincent Bolloré dans le Finistère. Trop près. Pour les frères fondateurs d’Ubisoft, les 9 935 kilomètres qui séparent leur demeure morbihannaise du siège de Tencent à Shenzhen, dans le sud de la Chine, sont une distance bien plus confortable. A Carentoir, on se félicite donc d’avoir troqué un rival breton contre un ami chinois. Le groupe Vivendi a en effet annoncé, ce mardi 20 mars, la vente de la totalité de sa participation à un groupe d’investisseurs, dont l’incontournable Tencent.

Avec juste 5 % du capital et des intentions pacifiques, ce dernier est, pour l’instant, le partenaire rêvé. Il va ouvrir au groupe français l’immense marché chinois et ses 800 millions d’internautes avides de nouveaux jeux. Mais les obstinés bretons savent que pour sauver leur indépendance, ils ont mis le petit doigt dans la gueule d’un dragon bien plus puissant que Vivendi. Sa capitalisation boursière dépasse désormais celle de Facebook, avec plus de 560 milliards de dollars (456 milliards d’euros).
Investisseur frénétique
Comme son homologue américain, propriétaire de WhatsApp, il a construit sa puissance sur un réseau social, une messagerie appelée WeChat. Cette dernière revendique aujourd’hui plus d’un milliard de comptes ouverts. Mais à la différence de la société de Mark Zuckerberg, il a déployé son activité, et donc ses sources de revenus, bien au-delà. Dans la musique, le cinéma, la vidéo, mais aussi dans le commerce, la finance, les transports et même l’informatique. On dit en Chine que Tencent est devenu un vrai service public… privé.
Il est aussi un investisseur frénétique, semant ses milliards dans le monde...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-13"> ¤ Grâce à la nouvelle fonctionnalité Shopping, les aficionados du réseau social peuvent désormais, en un clic, acheter les produits qu’ils ont repérés.
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Instagram cède à la mode du e-commerce

Grâce à la nouvelle fonctionnalité Shopping, les aficionados du réseau social peuvent désormais, en un clic, acheter les produits qu’ils ont repérés.



Le Monde
 |    20.03.2018 à 07h15
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


Instagram franchit le Rubicon. Le réseau de partage de photos né en 2010 et racheté par Facebook deux ans plus tard, lance en France, mardi 20 mars, Shopping, une nouvelle fonctionnalité destinée à la vente en ligne de produits de mode et de cosmétiques.
« Les Américains sont déjà familiers de cette fonction, qui leur permet d’acheter en un clic les produits qu’ils ont repérés sur le réseau social », explique Julie Pellet, responsable du développement de la marque Instagram en France et dans le sud de l’Europe.
La filiale du groupe Facebook avait déjà installé cette fonctionnalité outre-Atlantique en novembre. Elle participe d’une offensive lancée en 2016 pour mieux séduire les entreprises. A en croire les équipes d’Instagram, le bilan de ce test serait concluant. Les sociétés qui ont fait appel à cette fonction auraient largement renforcé l’audience de leur site de ventes en ligne et augmenté leurs ventes.
Le réseau que fréquentent 800 millions de personnes par mois ouvre désormais cette fonction à huit autres pays : le Canada, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, l’Espagne, l’Italie, le Brésil et l’Australie. Le reste du monde devrait en bénéficier au cours de l’année.
Toucher jeunes adultes et adolescents
Instagram aurait aussi comme projet de lancer une fonctionnalité analogue pour les entreprises de services. Les restaurants et bars pourraient ainsi offrir à leurs abonnés la possibilité de réserver une table. Le développement du bouton Shopping semble infini.
Les tour-opérateurs, compagnies aériennes et autres professionnels du tourisme pourraient aussi devenir accros, tant Instagram joue un rôle de premier plan pour inspirer les candidats aux voyages, que ce soit en matière de destinations, d’adresses et de modes de transport.

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                J’Instagram donc tu achètes



Désormais, 72 % des utilisateurs d’Instagram se décident à acheter un produit après l’avoir vu sur le réseau social, d’après une étude menée par L2 Inc, en octobre 2017. Et 80 % des membres de la communauté Instagram suivent au moins une marque.
Dès lors, toutes les marques cèdent à ce social marketing, notamment pour toucher les jeunes adultes et les adolescents qui délaissent les magazines féminins, boudent la télévision et bousculent l’économie des médias traditionnels.
Générer des revenus pour les marques
La nouvelle fonction Shopping pourrait inciter les adolescents à acheter un produit avec leur téléphone, sans attendre ni avoir à saisir l’URL de la boutique en ligne concernée – au grand désarroi de leurs parents.
Dans l’Hexagone, cinq entreprises – Sephora, Clarins, Birchbox, La Redoute et Le Slip français, ont d’ores et déjà entrepris d’installer la fonctionnalité Shopping sur leurs comptes. Pourquoi ? « Sur une story Instagram vue par 20 000 personnes, un lien direct pourrait nous apporter 400 à 500 clics sur notre boutique en ligne. Si vous ramenez ce chiffre à la fréquentation d’un point de vente physique, vous imaginez l’intérêt !», s’enthousiasme Guillaume Gibault, fondateur et président du Slip français. La marque de sous-vêtements est très présente sur les réseaux sociaux depuis ses débuts. Son compte est suivi par 93 000 personnes.
Instagram tente ainsi de tirer davantage de recettes de son audience record. « Avec 25 millions de comptes entreprises actifs, Instagram poursuit son ambition d’être une plate-forme qui génère des revenus pour les marques et qui leur permet de se développer », explique le réseau dans un communiqué.

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                Instagram franchit la barre des deux millions d’annonceurs par mois



Le lancement de cette nouvelle fonctionnalité s’accompagne de celui d’un service de publicité qui permet aux entreprises de vanter les mérites de leurs produits. En mars, Instagram a franchi la barre des deux millions d’annonceurs.



                            


                        

                        


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« Foodtech » : Carrefour croque Quitoque

Le distributeur acquiert la start-up spécialisée dans la livraison de paniers-repas.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 18h11
    |

            Cécile Prudhomme








                        


Après avoir développé des modèles de livraison express à domicile dans les grandes villes, la grande distribution s’intéresse à la « foodtech », cette filière de jeunes entreprises qui s’est développée sur le créneau de la livraison à domicile de repas ou de composants de repas, à destination d’une clientèle urbaine et active.
Le groupe Carrefour a annoncé, jeudi 15 mars, l’acquisition de la société Quitoque, une start-up fondée en 2014 à Paris, championne en France de la livraison de paniers-repas avec 3 millions de repas livrés en 2017. Lancée par Etienne Boix, Céline Nguyen et Grégoire Roty, trois trentenaires ambitieux, elle s’est positionnée sur la vague du manger sain et propose chaque semaine un panier contenant les ingrédients ainsi que les recettes pour réaliser jusqu’à 5 plats prêts en 30 minutes.
Le montant de cette opération n’a pas été dévoilé, ni les pourcentages de détention. Mais Carrefour acquiert plus de 70 % du capital, le reste étant entre les mains des fondateurs qui resteront aux commandes de la société. Elle compte 60 employés environ.
Pour Carrefour, l’opération est stratégique, car elle permet de renforcer son offre numérique, avec des synergies en matière d’approvisionnement ou de logistique, mais aussi d’acquérir une meilleure connaissance des habitudes des consommateurs et des fichiers clients plus précis. Le distributeur complète aussi son offre de services dans la livraison de courses à domicile, de la commande de paniers entiers de courses sur son site Internet Ooshoop.fr – prochainement rebaptisé Carrefour.fr –, à la livraison en une heure de produits alimentaires et non alimentaires de dépannage au travers de son service Carrefour Express, présent dans 15 villes de France, et pour lequel elle s’est associée avec la société de coursiers Stuart.
Une consolidation du secteur
Le secteur de la foodtech est en pleine ébullition. Selon les prévisions de Xerfi en novembre 2017, le chiffre d’affaires du marché français devrait quintupler pour passer de 200 millions d’euros en 2016 à 1 milliard en 2020. « Pour autant, les acteurs peinent à être rentables, affichant des pertes colossales pour certains d’entre eux, relève Xerfi. Et avec un taux de défaillance de 28 % des entreprises de foodtech entre 2016 et 2017, la viabilité des business models reste à démontrer. Take Eat Easy et Tok Tok Tok ont été contraints de mettre la clef sous la porte en 2016. Une situation qui permet d’anticiper la consolidation, inéluctable à terme, des sociétés de livraison de repas autour de 2 à 3 leadeurs maximum ».
Frichti, qui livre des plats préparés dans ses cuisines à domicile, était parvenu à lever 30 millions d’euros en mai 2017. Tandis que le groupe Sodexo s’est offert, au mois de janvier, une participation majoritaire dans FoodChéri, lancée en avril 2015 et spécialisée dans les livraisons de repas.

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                La livraison de repas suscite l’appétit des investisseurs



Pour les distributeurs, la préparation de repas constitue un prolongement naturel de l’activité. Aux Etats-Unis, le géant Walmart a annoncé début mars qu’il se lançait dans la commercialisation de ses propres kits repas, en ligne et dans 250 de ses magasins américains. Et en Chine, le géant du commerce en ligne Alibaba serait en discussion pour racheter la plate-forme de livraison de repas Ele.me, qui signifie « tu as faim ? » en mandarin.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-15"> ¤ Le rachat par la dette de Qualcomm par Broadcom inquiète les autorités américaines, qui redoutent un affablissement de leur industrie électronique face à la menace chinoise.
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Broadcom-Qualcomm : Washington et le péril jaune des télécoms

Le rachat par la dette de Qualcomm par Broadcom inquiète les autorités américaines, qui redoutent un affablissement de leur industrie électronique face à la menace chinoise.



Le Monde
 |    07.03.2018 à 11h20
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            

Chronique. En 1897, le sociologue Jacques Novicow analysait avec ironie l’une des grandes peurs de l’époque, Le Péril Jaune. « Les Chinois sont quatre cents millions, écrit-il. Théoriquement, ils peuvent mettre trente millions d’hommes sur pied de guerre. Un beau matin, ils devraient envahir l’Europe, massacrer ses habitants et mettre fin à la civilisation occidentale. » 
Aujourd’hui, c’est Washington qui porte l’étendard de la lutte contre l’invasion chinoise. Dernier épisode en date, l’intervention du Comité sur les investissements étrangers aux Etats-Unis (CFIUS), qui est s’est invité par surprise dans la plus importante fusion de l’histoire du high-tech mondial, celle entre Broadcom et Qualcomm, deux fabricants de puces électroniques pour les télécoms. L’administration américaine demande instamment à Qualcomm de reporter d’un mois son assemblée générale, qui doit se prononcer sur l’acquisition, afin d’examiner en détail cette opération qui, à ses yeux, menace la sécurité américaine.

Une agitation a priori étrange. Les deux entreprises sont californiennes depuis leur origine. Pas de quoi faire faire trembler le centre du monde du high-tech. Sauf qu’à l’occasion du rachat, en 2015, de Broadcom par son concurrent Avago, lui aussi natif de la Silicon Valley, le siège social de l’ensemble, piloté par l’homme d’affaires américain d’origine malaise, Hock Tan, a été transféré à Singapour. Le CFIUS s’estime donc légitime à se pencher sur le sujet.
L’épouvantail Huawei
L’examen de son argumentaire éclaire la peur du péril jaune qui s’est installée à Washington. Selon la lettre de l’autorité, dévoilée mardi 6 mars, l’acquisition de Qualcomm, au moyen d’une dette colossale de plus de 100 milliards de dollars (80,5 milliards d’euros), va exagérément fragiliser la cible. A tel point que, pour satisfaire les besoins financiers de son nouvel actionnaire, elle devra couper dans ses frais de recherche.

Ce...




                        

                        


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Avec Ring et ses sonnettes connectées, Amazon accélère dans la sécurité domestique

Le géant du commerce en ligne, qui vient de racheter la start-up américaine, cherche à développer les livraisons à l’intérieur des maisons.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 11h27
 • Mis à jour le
01.03.2018 à 11h42
    |

                            Jérôme Marin (San Francisco, correspondance)








                        



   


Amazon passe à la vitesse supérieure sur le marché de la sécurité domestique. Mardi 27 février, le géant américain du commerce en ligne a officialisé le rachat de Ring, une start-up américaine fabriquant des sonnettes et des caméras de surveillance connectées. Une gamme de produits qu’il pourrait mettre à profit pour livrer les achats de ses clients à l’intérieur de leur domicile. Et ainsi éviter les vols, fréquents, de colis laissés sur le palier.
Le montant de cette opération n’a pas été précisé. Mais, selon le New York Times, Amazon versera 1,1 milliard de dollars (901 millions d’euros). Il s’agirait alors de la troisième plus importante acquisition de son histoire, derrière les 13,7 milliards dépensés en 2017 pour la chaîne de supermarchés Whole Foods et le chèque de 1,2 milliard signé en 2009 pour le site Internet de vente de chaussures Zappos.
Une forte croissance
Lancée en 2012 sous le nom de Doorbot, Ring est surtout connue pour ses sonnettes équipées d’une caméra. Grâce à une application mobile, les utilisateurs sont avertis lorsqu’une personne sonne à leur porte et ils peuvent discuter avec elle. La start-up a depuis diversifié son activité, commercialisant des caméras de sécurité, des capteurs de mouvement et des détecteurs de fumée. Elle propose aussi deux abonnements, de 30 et 100 dollars par an, pour pouvoir enregistrer les flux vidéo.
En 2016, Amazon avait investi dans Ring par l’intermédiaire de son fonds Alexa Fund, qui apporte des capitaux aux entreprises intégrant son assistant vocal Alexa dans leurs produits. Avec cette acquisition, l’e-marchand espère désormais devenir un acteur majeur du marché de la sécurité domestique. Il y a deux mois, il avait déjà mis la main sur Blink, une jeune pousse concurrente de Ring.
Le cabinet Research and Markets estime que ce marché va croître de 9 % en moyenne par an au niveau mondial jusqu’en 2020, pour atteindre 51,5 milliards de dollars (42,2 milliards d’euros). Mais cette croissance devrait être beaucoup plus élevée pour les systèmes à installer soi-même, associés à des applications mobiles, qui gagnent en popularité au détriment des alarmes traditionnelles, notamment en raison de leur prix plus abordable.
Un tiers des Américains déjà victimes de vols de colis
Sous l’égide d’Amazon, Ring bénéficiera des moyens financiers et de la plate-forme de distribution pour gagner des parts de marché. A Wall Street, l’action d’ADT, le leadeur du secteur aux Etats-Unis, a chuté de 13 % mardi et mercredi. Elle sera aussi davantage en mesure d’affronter de grands groupes télécoms, comme Comcast et AT&T, qui couplent des offres de sécurité à leurs abonnements Internet, ou Nest, la filiale de Google, qui s’est lancée fin 2017 sur ce segment.
En investissant dans les sonnettes et les caméras de sécurité, Amazon cherche aussi à imposer la livraison à l’intérieur du domicile. Aux Etats-Unis, les vols de colis sont nombreux. Selon une enquête commandée par Comcast, un tiers des Américains en ont déjà été victimes. Ce type de livraisons pourrait jouer un rôle important dans l’alimentaire, où le groupe affiche de grandes ambitions.
« A terme, on imagine que les clients d’Amazon commanderont à leur enceinte Echo leurs courses, qui seront traitées chez Whole Foods puis déballées au domicile par les livreurs grâce à Ring », prédit l’analyste Colin Sebastian.
« A long terme, on peut imaginer que les clients d’Amazon pourront parler à leur enceinte Echo pour commander leurs courses, qui seront traitées chez Whole Foods puis déballées au domicile par les livreurs grâce à Ring », prédit Colin Sebastian, analyste chez le courtier Baird. « La capacité de livrer ou d’installer sans la présence du client pourrait aussi permettre à Amazon de gagner des parts de marché dans l’ameublement ou l’électroménager », ajoute-t-il.
En octobre 2017, la société de Seattle a fait un premier pas dans cette direction, en présentant le système Key, composé d’une serrure connectée et d’une caméra de sécurité, qui permet à ses livreurs d’ouvrir la porte d’entrée pour déposer un paquet. Le client peut regarder l’opération en direct sur son smartphone. Ce dispositif n’est pour le moment disponible que dans 37 villes aux Etats-Unis.
« Un écosystème de produits dans la maison connectée »
Le rachat de Ring s’inscrit également dans une stratégie plus globale. « Par une série de petites acquisitions et d’initiatives internes, Amazon forme un écosystème de produits dans la maison connectée pour être le leadeur du marché et le leadeur dans l’esprit des consommateurs », souligne Daniel Ives, de GBH Insights. L’entreprise a déjà pris une longueur d’avance avec sa gamme d’enceintes connectées Echo, qui capte environ 70 % du marché aux Etats-Unis.
Si Ring va conserver son indépendance, ses futurs produits seront certainement bâtis autour de l’assistant vocal Alexa. Et les interactions avec les enceintes Echo seront renforcées. Pour Amazon, l’objectif n’est pas tant de générer des recettes par la vente de ces appareils que « d’ouvrir de nouveaux relais de croissance pour le commerce en ligne, la recherche et la publicité », souligne M. Ives.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-17"> ¤ A partir du 1er mars, la marque PriceMinister, créée en 2000 par Pierre Kosciusko-Morizet, et rachetée en 2011 par Rakuten, le géant japonais de l’e-commerce, va progressivement disparaître.
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Rakuten abandonne la marque PriceMinister

A partir du 1er mars, la marque PriceMinister, créée en 2000 par Pierre Kosciusko-Morizet, et rachetée en 2011 par Rakuten, le géant japonais de l’e-commerce, va progressivement disparaître.



Le Monde
 |    27.02.2018 à 17h50
 • Mis à jour le
27.02.2018 à 18h03
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


C’est un symbole du numérique français qui va disparaître. A partir du 1er mars, la marque PriceMinister va laisser la place à Rakuten. Le groupe japonais avait, en 2011, racheté pour 200 millions d’euros la plate-forme d’e-commerce créée par Pierre Kosciusko-Morizet en 2000. « C’est un énorme défi pour nous. Mais nous voulons créer un écosystème autour de Rakuten. Nous avons déjà les liseuses Rakuten Kobo, notre service de vidéo Rakuten TV et la messagerie Rakuten Viber. Nos 20 millions de membres PriceMinister pourront accéder à l’ensemble de nos services, qui seront intégrés », explique au Monde Hiroshi Mikitani, le fondateur du géant nippon de l’e-commerce. Pour mémoire, Rakuten avait racheté les liseuses canadiennes Kobo en 2012 pour 315 millions de dollars (257 millions d’euros), et la messagerie instantanée Viber pour 900 millions de dollars, en 2014.
Une grande campagne de communication accompagnera le passage de témoin entre PriceMinister et Rakuten. Il sera progressif, compte tenu de la notoriété de PriceMinister. Dans un premier temps, l’ancien nom de l’entreprise continuera à être présent en petit format au côté de Rakuten. Afin de ne pas perdre l’internaute, le nom de domaine sera conservé.
Dans le passé, Rakuten avait déjà songé à abandonner la marque française, mais n’avait pas osé franchir le pas. « J’avais peur, à l’époque. Cela nous a pris du temps de tout intégrer. Mais, cette fois, nous sommes prêts à y aller », justifie le patron.

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                PriceMinister : la greffe japonaise n’a pas pris



Concurrencé par Amazon et Leboncoin
En sept ans, PriceMinister, plate-forme intermédiaire entre les commerçants et les particuliers, affirme avoir multiplié par cinq le volume de transactions en France. Le site ne dévoile toutefois pas son chiffre d’affaires dans l’Hexagone. Tout juste sait-on qu’en 2009, la jeune pousse avait réalisé 40 millions de revenus et n’était pas rentable.
Pour l’avenir, Rakuten a encore du pain sur la planche face à Amazon ou au site Leboncoin, qui raflent une grosse part de l’e-commerce en France. « Ce que nous apportons, c’est le lien entre le vendeur et le consommateur. Sur Amazon Seller [le service d’Amazon destiné aux vendeurs], vous n’avez aucun contact, même pas un courriel. Là, nous créons ce lien, c’est ce qui nous permet d’avoir une grosse communauté de vendeurs », affirme Hiroshi Mikitani.
Du côté du consommateur, PriceMinister, également concurrencé par les grands noms de la distribution, comme Fnac-Darty, a lancé, en 2016, un programme de fidélité pour ses utilisateurs, qui compte 1 million de membres. En un an et demi, le site leur a reversé l’équivalent de 10 millions d’euros. « C’est cher, mais c’est un programme unique, qui n’existe pas sur Leboncoin ou sur Amazon », poursuit M. Mikitani, qui précise qu’un système de fidélisation équivalent, de grande ampleur, existe déjà au Japon.
L’Europe reste un territoire modeste
Pour l’avenir, Rakuten réfléchit aussi à ouvrir en France des entrepôts à destination de ses vendeurs. Il en possède déjà trois au Japon et prévoit de se doter de sept espaces de stockage supplémentaires. Rakuten se met ainsi dans les pas d’Amazon, qui met, depuis des années, sa logistique à la disposition des commerçants qui le souhaitent. En parallèle, le japonais songe aussi à décliner dans l’Hexagone ses services de paiements, très développés sur son marché domestique. « Nous avons une licence bancaire au Luxembourg. La prochaine étape est de proposer des services de paiement et de crédit », précise de son côté Olivier Mathiot, le PDG français de la filiale.
Reste que l’Europe reste un territoire modeste pour Rakuten, toujours très puissant au Japon. A son arrivée, Hiroshi Mikitani se montrait ambitieux et souhaitait se développer tous azimuts. Finalement, dans le commerce en ligne, il n’est présent qu’en France et en Allemagne. « Nous songeons à nous lancer en Espagne », assure le dirigeant. Rakuten sponsorise déjà le FC Barcelone, le club de foot de la ville, dont Hiroshi Mikitani affirme partager « la philosophie ».
En Europe, le patron du groupe japonais préfère mettre en avant la place de Rakuten TV « disponible dans douze pays », et de sa messagerie Viber, dont il affirme qu’elle connaît un beau succès en Europe de l’Est. Il souligne également les performances de ses liseuses. « Les Rakuten Kobo se vendent très bien en France, en Allemagne, en Italie et en Espagne », dit-il. Encore peu connu, Rakuten est un groupe puissant du numérique. En 2017, il a généré un chiffre d’affaires de 944 milliards de yens (7,1 milliards d’euros), en hausse de 20,8 % sur un an, pour un bénéfice net de 830 millions d’euros. Malgré la concurrence d’Amazon, la société, qui a également investi dans Lyft, le concurrent d’Uber, prévoit encore une croissance à deux chiffres cette année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-18"> ¤ Conjuguer « e-sport » et « VR », le défi est de taille. La société française SmartVR tente pourtant de le relever avec son nouveau jeu.
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Réalité virtuelle : « After-H » tente de tracer sa voie dans l’e-sport

Conjuguer « e-sport » et « VR », le défi est de taille. La société française SmartVR tente pourtant de le relever avec son nouveau jeu.



Le Monde
 |    24.02.2018 à 11h00
    |

            Corentin Lamy








                        



   


L’e-sport est-il un avenir possible pour la VR ? Deux ans après la sortie des principaux casques de réalité virtuelle, le taux d’équipement des foyers reste désespérément bas, et l’avenir commercial immédiat de la technologie semble plutôt se trouver dans les domaines médicaux ou culturels, ou du côté des salles d’arcade spécialisées.
Pourtant, certains continuent à croire en un succès de masse des jeux vidéo en réalité virtuelle. Et commencent à placer leurs billes en prévision d’une future évolution des usages. Il y a du travail : encore aujourd’hui, la plupart des jeux pour les casques de VR sont de courtes expériences ludiques, destinées à amuser quelques minutes. SmartVR en sait quelque chose : jusqu’ici, la société française a travaillé sur des projets de commande pour des entreprises, ou sur des expériences aux ambitions raisonnables, à l’image de Top Floor, pastille vertigineuse dans laquelle il s’agit de marcher en fragile équilibre sur une poutre de métal.
Fusils futuristes en plastique
Avec After-H, disponible depuis le 8 février sur la boutique en ligne de SmartVR et dans certaines salles d’arcade, l’entreprise entend passer la seconde et proposer « un des premiers FPS [first-person shooter, jeu de tir à la première personne] en VR ». Un numéro d’équilibriste qui n’a rien à envier à celui du héros de Top Floor.
Aujourd’hui, la réalité virtuelle pratiquée comme un sport, c’est simple : cela n’existe pas. Pour voir à quoi cela pourrait ressembler, il fallait se rendre au Salon Virtuality, qui se tenait du 8 au 10 février à Paris. Là, dans les travées d’un Salon plus souvent réservées aux conversations feutrées entre professionnels, le stand de SmartVR détonnait.
Voir des joueurs coiffés de casques de réalité virtuelle, sanglés de PC dans le dos, ne surprenait ici personne. Il était en revanche plus inhabituel, même à Virtuality, d’en croiser quatre d’un coup, répartis sur une scène de 10 mètres carrés, tenant fermement des fusils futuristes en plastique. Au mur, des écrans retransmettaient ce que les joueurs voyaient dans leur casque. Sur le côté de la scène, deux « casters », des commentateurs, expliquaient, enthousiastes, les enjeux et l’avancée de la partie en cours.

Faire un jeu équilibré
Dans les faits, After-H est un jeu assez classique, sorte d’équivalent futuriste de Counter-Strike. Deux équipes de quatre joueurs s’opposent dans les ruines d’une base martienne. Quelques fonctionnalités viennent apporter une touche d’originalité, comme la présence d’un radar, la gestion des munitions, ou encore une aide à la visée, mais c’est bien l’immersion au sein de cette arène de réalité virtuelle qui différencie le jeu de ses concurrents.
Jean Mariotte, cofondateur de SmartVR, énonce les trois piliers qui, selon lui, permettent à un jeu de prétendre au statut de titre e-sportif : l’équilibre, l’absence de facteur chance, et un mode spectateur.
Concernant l’équilibre, il estime même que la VR « apportera une dimension nouvelle ». Pour lui, ce ne sont plus simplement les réflexes ou la lecture du jeu qui fera la différence, mais également la dimension physique. Dans After-H, pour s’accroupir, se pencher, ou se retourner rapidement et précisément, il ne faut pas seulement être habile de la souris : il faut surtout avoir une parfaite maîtrise de son corps : « Je pense que les joueurs VR e-sport vont devoir avoir un entraînement physique plus poussé que sur un Counter-Strike ou un Call of Duty. »
Pour le mode spectateur, qui permet à tout un chacun de suivre les performances des « athlètes », il y a encore des pistes d’amélioration possibles :
« La difficulté, c’est de faire un rendu 2D d’une expérience 3D immersive… Forcément, quand on suit le match, un écran, ça n’a rien à voir avec ce que vous pouvez vivre avec un casque. Peut-être qu’à terme on pourra faire un mode spectateur qu’on pourra suivre avec un casque VR, pour être au cœur de l’expérience. »
Un objectif qui n’est pas pour tout de suite, la faible diffusion des casques de réalité virtuelle n’en faisant pas vraiment une priorité pour l’entreprise.
Fédérer une communauté
Et c’est là que le bât blesse. Il ne suffit pas de s’autoproclamer « jeu e-sport » pour le devenir. Il faut d’abord fédérer une communauté suffisamment importante et engagée pour qu’en émergent des champions – et, surtout, pour attirer des sponsors. Deux préalables avant d’atteindre une vraie popularité, à même de remplir des salles.
Sauf que le casque de réalité virtuelle est encore très loin d’être populaire. Avec deux petits millions d’exemplaires vendus en décembre 2017, un an après sa sortie, celui de Sony (qui ne fonctionne du reste pas sur PC, donc pas avec After-H) fait figure de leadeur du secteur. Les concurrents sont encore plus à la traîne.
Mais pour Jean Mariotte, pas besoin de remplir des stades. L’objectif à court terme est d’atteindre, « rapidement », 10 000 joueurs par semaine, notamment grâce à la version Steam du jeu, qui devrait être disponible avant la fin de l’année sur la boutique en ligne. Un nombre, selon lui, suffisant pour pouvoir prétendre à faire naître une scène e-sport. Pour l’heure, le jeu n’est disponible que sur la plate-forme du développeur, avec une offre que son tarif (200 euros hors taxe par mois pour accéder à l’intégralité du catalogue) réserve de facto aux professionnels.
Le marché des salles d’arcade
Il le reconnaît toutefois : ce n’est pas sur les ordinateurs que va se jouer le succès d’After-H. Ou, en tout cas, pas avant 2020. D’ici là, c’est le marché des salles d’arcade que vise SmartVR. « C’est une première étape : il y a une centaine de salles dans le monde entier avec lesquelles on travaille. » Certaines ont déjà adopté le jeu, à l’image de MindOut, dans le 3e arrondissement de Paris.
Jean Mariotte garde à l’esprit un espoir un peu fou : celui de voir ouvrir des salles free roam (« libre exploration ») de plusieurs centaines de mètres carrés, qui reproduiront en taille réelle les obstacles des arènes du jeu. Là, les joueurs ne seront plus confinés à leur salon ni au booth (« cabine ») d’une salle d’arcade, mais pourront courir réellement sur le champ de bataille, à l’image de ce que permettent déjà les « laser games ».
Jean Mariotte l’envisage comme un mode « premium », dans lequel les joueurs les plus engagés iront se confronter aux autres champions, entre deux entraînements dans leur salon. Même s’il ne peut « malheureusement » pas pour le moment annoncer où se trouveront ces salles, les premières pourraient, c’est en tout cas son souhait, ouvrir d’ici à la fin de l’année.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-19"> ¤ Le classique de la PlayStation 2 revient ce mercredi dans une version remasterisée. L’aventure, elle, distille toujours le même charme épique et éthéré.
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Le retour de « Shadow of the Colossus », monument du jeu vidéo

Le classique de la PlayStation 2 revient ce mercredi dans une version remasterisée. L’aventure, elle, distille toujours le même charme épique et éthéré.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 12h23
 • Mis à jour le
14.03.2018 à 13h59
    |

            William Audureau








                        



   


Dans Shadow of the Colossus, en pressant les touches triangle et R1 en même temps, Wander, le héros, chevauche sa monture, épée brandie vers le zénith. Dans n’importe quel jeu d’heroic fantasy, un tel geste annoncerait un violent coup de lame contre un gobelin des bois ou un elfe de sang un peu trop bougon. Pas ici, pas dans un jeu de Fumito Uedo, créateur d’Ico (2001) et de The Last Guardian (2016), chantre du jeu vidéo éthéré.
Cette arme blanche que soulève le personnage a pour fonction de refléter la lumière du soleil. Et d’aiguiller le chevalier maudit dans le vaste paysage qu’il arpente. Son épée, c’est une boussole dans un vaste monde désolé. Une des nombreuses particularités de Shadow of the Colossus, un des jeux les plus marquants de l’histoire du jeu vidéo, sorti sur PlayStation 2 en 2005 et réédité sur PlayStation 4 mercredi 7 février.
Cette version ravalée et mise aux standards visuels actuels – 1080 p, 30 images/seconde et 4K et 60 images/seconde sur PlayStation 4 Pro – ne trahit rien du chef-d’œuvre d’origine, mais se contente juste de l’embellir. La nature est plus généreuse encore, les différentes séquences se rapprochent davantage d’un film d’animation, l’univers gagne un peu plus encore en immersion, sans rien oublier de son identité. Offrant une occasion idéale pour le redécouvrir.

        Lire le portrait :
         

          Fumito Ueda, l’homme qui insuffle de la vie au jeu vidéo



Ruines majestueuses
A l’image de cette simple séquence, Shadow of the Colossus échappe au contrat classique des jeux d’aventure à l’univers médiéval-fantastique. Ici, la majesté s’accompagne de solitude et l’épopée d’errance. Si ce n’est son fidèle destrier, quelques rares silhouettes spectrales et une voix divine autoritaire susurrant une langue inconnue, le monde dans lequel évolue Wander est vide et inhabité.

C’est un tombeau à ciel ouvert, verdoyant et malade, aux falaises griffées par le temps et aux ruines sablées par le vent, qui diffuse dans son silence majestueux la beauté mélancolique des paysages désertés. Peu de jeux avant lui ont su évoquer avec tant de force ce sentiment d’une nature immensément belle, folle, écrasante.
Tauromachie fantastique
Et puis, il y a les colosses. Seize colosses, lents, gigantesques, gardiens assoupis d’un monde sans vie ni menace. C’est eux, qu’arc et épée à la main, Wander doit escalader et mettre à mort, au nom d’une promesse divine, celle de ressusciter sa princesse en échange de la démolition des géants. Seize créatures opiniâtres, tantôt bipèdes ou animales, faites de cuir, de touffes et de granit, qu’il va s’agir de traquer, d’escalader, puis enfin d’abattre, l’épée plantée au sommet de leur crâne.
Dans la plupart des jeux d’aventure, les boss sont des antagonistes haïssables, et leur combat, des rites initiatiques se traduisant par une porte qui s’ouvre, ou un nouveau pouvoir. Ici, rien de tout cela. La rencontre avec chaque colosse s’apparente à une séquence de tauromachie fantastique.
Wander n’est pas un chevalier héroïque ; c’est un insecte qui approche sa proie, l’arpente, la harcèle de son dard, avant de l’achever, non par justice, mais par contrat. Il faut voir ces géants se débattre sous les coups d’épée, molosses végétaux perclus de douleur et d’énervement, et le héros valser au vent, à peine retenu à sa proie par un poignet farouchement agrippé à sa crinière.
Ici, nulle escrime, nulle grâce, mais un mano a mano sauvage et cruel où s’opposent les grands gestes incontrôlés de bêtes géantes blessées, et l’obstination d’un chevalier devenu pou, devenu tique, avant de se faire matador. Shadow of the Colossus n’est pas un jeu d’heroic fantasy glorifiant la beauté romantique de l’arme blanche, mais une corrida faustienne dans un monde mélancolique.
« Gambaru »
Au plus fort de l’action, menacé par le gigantisme de sa proie, Wander se fait acrobate. Une des idées fortes du jeu, celle de transformer les quelques ennemis en échafaudages vivants à escalader, l’amène régulièrement à peser les distances, se suspendre aux corniches, s’accrocher à la fourrure de sa cible. Le doigt crispé sur la gâchette R2, l’œil inquiet rivé à la jauge d’endurance, le joueur cherche à tenir, se tenir, jusqu’aux crampes, puis jusqu’à lâcher prise, tomber et remonter, Sisyphe au pied d’un colosse, l’index tout crispé.

        Critique :
         

          « The Last Guardian », 10 ans d’attente pour un classique



Une astuce de game design qui réussit à traduire une des notions les plus constitutives de la culture japonaise, le gambaru – éloge de la persévérance, de l’acharnement, de la victoire dans l’effort et la souffrance. Peu de jeux traduisent ainsi avec autant de force l’opiniâtreté d’un affrontement, et l’obstination maladive d’un héros, autant que ce contact physique aussi permanent qu’ambigu – survivre, c’est s’accrocher à sa proie.
C’est peu dire que le second titre dirigé par Fumito Ueda a durablement marqué l’industrie du jeu vidéo. Il est à l’origine de toute une lignée, qui de Journey à The Witness, partagent avec lui sa philosophie de la conception par la soustraction : alléger le jeu de tout superflu, le désosser de ses interfaces encombrantes et de ses explications bavardes, pour atteindre une forme d’immersion et d’expressivité pures. C’est aussi à Shadow of the Colossus que l’on doit le renouveau des jeux d’escalade - d’Uncharted qui fera des corniches l’une des ponctuations les plus récurrentes de son aventure, à The Legend of Zelda : Breath of the Wild, qui prolongera le gigantisme de ses reliefs et lui empruntera ouvertement son système d’endurance.
En bref
On a aimé :
Le jeu vidéo façon grand maître de l’animationDes colosses tous mémorablesL’audace de ce monde dépeupléEcrire un texte super pompeux
On n’a pas aimé :
Aucune version sur console OuyaLa caméra abuse parfois du chouchen
C’est plutôt pour vous si :
Vous aimez Zelda, Miyazaki, Moebius et Prince of PersiaVous voulez goûter à l’un des jeux vidéo les plus influents de la PlayStation 2Vous avez fini The Legend of Zelda : Breath of the Wild et tenteriez bien son grand cousinVous n’avez rien contre les aventures assez courtes – 6-7 heures.
C’est plutôt pas pour vous si :
Vous aimez dézinguer du gobelin et de l’elfe de sang... et mettre des frappes en lucarneVous êtes un colosse
La note de Pixels Colossal/10




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-651865,1-0,0-20"> ¤ Les moins de 35 ans sont l’avenir des marques mais, avec eux, la pub de grand-papa ne passe pas.
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Avec My Little Paris, TF1 se rapproche des millennials

Les moins de 35 ans sont l’avenir des marques mais, avec eux, la pub de grand-papa ne passe pas.



Le Monde
 |    29.01.2018 à 07h13
 • Mis à jour le
29.01.2018 à 07h59
    |

                            Nadine Bayle








                        



                                


                            

Un audimat en baisse et des téléspectateurs aux cheveux de plus en plus blancs : c’est le destin que connaissent tous les dinosaures de la télé. Depuis son arrivée comme PDG de TF1, début 2016, Gilles Pélisson cherche à rajeunir l’offre commerciale. Après s’être associé à Studio71, vivier de youtubeurs et d’« influenceurs digitaux », son groupe fait un pas de plus en direction des millennials. Avec le rachat du groupe Aufeminin.com en décembre 2017, pour 365 millions d’euros, la filiale My Little Paris et ses jeunes abonnées tombent dans ses bras.
Les moins de 35 ans sont l’avenir des marques mais, avec eux, la pub de grand-papa ne passe pas. Il faut savoir s’y prendre. « C’est la génération “anti-bullshit”, on ne peut pas leur raconter n’importe quoi », résume crûment Anaïs Peignier, la directrice de la publicité de My Little Paris. Face à ce public averti et armé de smartphones, « la pub telle qu’on la connaît est morte. Il faut savoir créer des liens, être dans l’action et non dans le discours », poursuit-elle. La jeune pousse parisienne, installée dans un grand loft à deux pas de Pigalle, tire ces leçons de ses propres échecs, mais surtout de ses succès.

En 2008, Fany Péchiodat commence à partager par courriel ses « adresses secrètes et idées insolites » dans la capitale avec une cinquantaine de copines. Dix ans plus tard, la petite entreprise revendique de 4 millions de fans, nés à partir de 1980 pour une majorité d’entre eux. Des filles, surtout, mais aussi quelques garçons (450 000).
Des communautés (My Little Paris, Merci Alfred, Mona, mais aussi Tapage, pour les plus jeunes) gravitent autour de newsletters, d’applications mobiles et de lieux plus ou moins éphémères mais toujours photogéniques et « instagrammables ». « On branche, on débranche et on voit ce qui marche », résume Anaïs Peignier, arrivée en 2011, un an après le lancement des opérations avec les marques.
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