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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-1"> ¤ Portrait de la famille Schmitter, qui a développé le numéro un européen de la croisière fluviale.
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CroisiEurope, la PME alsacienne qui vogue sur les fleuves du monde entier

Portrait de la famille Schmitter, qui a développé le numéro un européen de la croisière fluviale.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 06h28
    |

            Philippe Jacqué (Strasbourg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Nous sommes autant, ce n’est pas possible ! », s’écrit Christian, 53 ans. « Ben si, on vient de pointer. Nous sommes 1 600 salariés », répond, goguenard, Philippe, 62 ans. « Il faut suivre ! », enchérissent en chœur Lucas, Kim et Jordan, tous moins de 30 ans au compteur… Chez les Schmitter, la très discrète famille à la barre de CroisiEurope, les plus jeunes n’hésitent pas à chambrer leurs aînés. L’échange a lieu courant mars, rue du Havre, à l’embarcadère du port de Strasbourg du champion européen de la croisière fluviale. Ce jour-là, cependant, il manque à l’appel trois membres de cette famille alsacienne haute en couleur : Anne-Marie, 51 ans, et Patrick, 63 ans, de la seconde génération, ainsi que Deborah, de la troisième génération. Ils sont tous occupés à parcourir le monde pour la société.
« Tous sont importants pour faire fonctionner la société », insiste Christian. « Mon père [Gérard], qui a créé l’entreprise en 1976, pouvait se mêler de tout, jusqu’à la couleur du papier toilette des navires, se rappelle Philippe. Nous avons préféré nous répartir équitablement le boulot et le capital de la société. A Christian, le commercial, à Patrick, l’industriel, à Anne-Marie, l’administratif, et à moi, l’hôtellerie-restauration… Une seule règle : les conjoints n’ont pas voix au chapitre. Quant aux enfants, on les intègre progressivement à la direction des opérations et ils participent désormais aux décisions stratégiques. »
Un noyau de cadres participe également à l’aventure depuis le début. « Sans eux, nous ne serions pas là », reprend Christian. « C’est une famille humble, bienveillante et une entreprise fantastique, s’émerveille Monique Jung, la patronne de l’Agence de développement économique d’Alsace. En quarante-deux ans, le petit restaurant avec location de pédalos s’est transformé en une multinationale du tourisme ! »
« On a beaucoup trimé »
Tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-2"> ¤ Des salles de classe thaïlandaises se remplissent de seniors en uniformes d’écolier. Une manière de lutter contre leur isolement croissant.
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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-3"> ¤ Au printemps, il n’y a pas que le « sakura », l’époque de floraison des cerisiers. Il y a aussi la tradition des « shibazakura », littéralement « cerisiers-pelouses », qui envahissent les parterres des parcs dans un camaïeu de rose.
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Chichibu, le Japon des champs de fleurs


                      Au printemps, il n’y a pas que le « sakura », l’époque de floraison des cerisiers. Il y a aussi la tradition des « shibazakura », littéralement « cerisiers-pelouses », qui envahissent les parterres des parcs dans un camaïeu de rose.



Le Monde
 |    09.04.2018 à 12h15
    |

                            Marie Godfrain








                              

                        

Minobu se souvient parfaitement de la première fois qu’elle a entendu ce mot. Cette trentenaire était encore enfant lorsque sa grand-mère a émis le vœu de vivre un dernier « sakura ». Minobu s’est alors tournée vers ses parents, qui lui ont expliqué ce terme nippon désignant l’arbre, mais aussi ce moment si bref du début du printemps où les cerisiers fleurissent à travers tout le Japon. Au-delà de cet aspect botanique, ils ont surtout raconté que ce moment était un symbole de renaissance célébré depuis des siècles dans l’Archipel et un moment phare dans la vie des Japonais.
Pour savourer ce spectacle unique, il faut suivre les Tokyoïtes et prendre le Red Arrow Limited Express depuis la gare d’Ikebukuro, direction ­Chichibu. Bucolique et située à un peu plus d’une heure de la capitale japonaise, cette cité est prisée des Tokyoïtes. Les maisons traditionnelles aux parois en papier, qui voisinent avec des temples en bois rouge vif et de petits immeubles plus modernes, font de cette bourgade un endroit hors du temps. Une plongée dans le passé et dans la nature dont raffolent les Japonais adeptes du shintoïsme, la plus ancienne religion de l’Archipel basée sur l’animisme.

Depuis les fenêtres du train qui serpente entre les montagnes, on aperçoit des forêts de cèdres et d’érables. Dans cette région très agricole, les champs de fraises et de myrtilles alternent avec des parcelles en friche où s’enracinent cerisiers et pruniers, mais aussi rhododendrons, camélias et azalées dont les fleurs explosent chaque printemps. Dès les beaux jours se dressera une profusion de pétales tirant du blanc neige au magenta en passant par toutes les nuances de rose, des tiges chargées de fleurs courbant jusqu’au sol envahiront les rues, les collines, les jardins et les parcs.
Immense tapis coloré
Mais Chichibu a plus à offrir au visiteur que ce paysage archétypal. Pour découvrir l’attraction de cette bourgade, il faut quitter la gare et, en tournant le dos...




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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-4"> ¤ Dans la vieille ville, à l’écart du flot de touristes, une discrète artère abrite palais aristocratique, échoppes précieuses et comptoirs gourmands. Pas de doute : la rue Droite mérite le détour.
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A Nice, la rue Droite relie des points d’intérêt

Dans la vieille ville, à l’écart du flot de touristes, une discrète artère abrite palais aristocratique, échoppes précieuses et comptoirs gourmands. Pas de doute : la rue Droite mérite le détour.



Le Monde
 |    26.03.2018 à 18h30
    |

                            Diane Lisarelli








                        



   


Au XVIIe siècle, c’était la rue principale de la ville, qui permettait d’aller du port à la place Garibaldi. Son nom actuel provient d’une mauvaise traduction du nissart « drecha », signifiant « directe » et non « droite ». Voici six adresses à découvrir le long de cette rue… en courbe.
Socca Chez Thérésa. Ici, il n’y a qu’un four à bois, ou presque. Soit l’essentiel quand on fait de la socca, ce mets traditionnel fabriqué à partir de farine de pois chiche, d’huile et d’eau. Si Thérésa n’est pas derrière le comptoir ouvert sur la rue, c’est qu’elle vend ses spécialités sur le marché du cours Saleya où tous les quarts d’heure une plaque de socca chaude est acheminée à Mobylette, pour le plus grand plaisir des touristes et des Niçois.
28, rue Droite. De 9 h 30 à 14 h du mardi au dimanche.
Chassé-croisé à La Compagnie humaine. Fondée par Éric Oberdorff, chorégraphe et ancien danseur des Ballets de Monte-Carlo, la Compagnie humaine développe des pièces mais aussi des projets pluridisciplinaires parmi lesquels des ateliers chorégraphiques et artistiques menés à la maison d’arrêt de Nice. Lieu de production pour l’équipe artistique, cette Annexe, entre bureau et galerie, accueille également des rencontres et des expositions.
14, rue Droite. Site web.
L’Italie au Palais Lascaris. Joyau du baroque civil niçois, ce palais du XVIIe siècle est le mieux conservé de la ville. Son escalier monumental orné de fresques contraste avec les ombres de la rue et annonce l’entrée chez les Lascaris de Vintimille. C’est à cette famille emblématique de la noblesse locale que l’on doit l’inoubliable « chambre de parade » dont atlantes et cariatides soutiennent les arcs stuqués de la cloison.
15, rue Droite. De 10 h à 18 h tous les jours sauf le mardi. 6 € tarif adulte.
Bonnes affaires chez Caprice. Qu’elles soient siglées ou non (Céline, Courrèges, Marni…), les pièces vendues dans cette élégante friperie ont toutes été choisies avec goût. Difficile, dès lors, de repartir les mains vides d’autant que les trésors sont cédés à prix raisonnables (et avec le sourire). Pour plus de choix, descendre au sous-sol, véritable caverne d’Ali Baba de pièces couvrant tout le xxe siècle.
12, rue Droite. De 10 h à 19 h du lundi au samedi et de 11 h à 13 h 30 puis de 15 h à 19 h le dimanche.
Pierres magiques chez Clair Obscur. En vitrine, la pyramide où les pointes de quartz s’amoncellent joliment donne le ton. Dans ce magasin, on trouve des bijoux faits main, mais aussi des pierres brutes ou polies qui viennent majoritairement de l’île de Madagascar. Labradorites, tourmalines, obsidiennes, malachites, agates ou améthystes, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses, que l’on s’intéresse à leur beauté ou à leur symbolisme mystérieux.
9, rue Droite. De 10 h à 19 h du lundi au samedi.
Becs fins Chez Palmyre. Y avoir une table relève du défi (pour y dîner un vendredi, réserver un mois avant). Mais, une fois entré, on s’y sent comme à la maison : le menu met à l’honneur les produits du marché dans une irrésistible et sincère cuisine bistrotière. Le chef « rescapé de la haute gastronomie » (Guy Savoy, Maximin) donne une deuxième vie à cette table populaire fondée en 1926 par Palmyre Moni.
5, rue Droite. 18 € le menu. Fermé le mercredi et le week-end. Tél : 04-93-85-72-32.
Carnet pratique
Y aller. En avion A/R Paris-Nice à partir de 61 euros avec easyJet.
Dormir. Havre de paix, à quelques minutes à pied de la rue Droite, l’hôtel La Pérouse offre, entre mer et jardin méditerranéen, une vue imprenable sur la baie des Anges. Piscine, solarium et sauna. Pour une chambre standard, compter de 225 euros à 370 euros selon la saison.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-5"> ¤ Au nord de Maputo, la capitale, se cache l’île qui a donné son nom à cette ancienne colonie portugaise. Une étape idéale avant de s’enfoncer dans la splendeur verte du pays Macua à bord d’un charmant tortillard.
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Au Mozambique, le temps retrouvé


                      Au nord de Maputo, la capitale, se cache l’île qui a donné son nom à cette ancienne colonie portugaise. Une étape idéale avant de s’enfoncer dans la splendeur verte du pays Macua à bord d’un charmant tortillard.



Le Monde
 |    16.03.2018 à 18h30
 • Mis à jour le
18.03.2018 à 19h21
    |

                            Adrien Barbier (Johannesburg, correspondance)








   


Le nord du Mozambique a tout du secret bien gardé. Encadrée par le canal du même nom à l’est, par la Tanzanie au nord, et le Malawi à l’ouest, la région est plutôt difficile d’accès : en avion depuis l’Europe, il faut compter une ou deux escales pour arriver à Nampula, ville de transit sans grand charme. Une fois sur place, plusieurs heures de route sont nécessaires pour atteindre les merveilles qui motivent cette épopée. Sans se presser, il faut apprendre à aimer l’imprévu, seul moyen de se mettre au diapason des Mozambicains.
Le premier de ces trésors se situe à 200 km à l’est de Nampula, face à Madagascar. L’île de Mozambique, qui a donné son nom au pays, est l’ancienne capitale du temps de la colonisation portugaise. Lorsqu’à la fin du XIXe siècle, la ville-île perd son statut au profit de Maputo, elle amorce un lent déclin. Inscrite en 1991 au Patrimoine culturel de l’Unesco, elle connaît un nouveau souffle, porté par un tourisme de moins en moins confidentiel. Ce bout de récif corallien est relié à la terre par un pont de trois kilomètres. Envoûtante, la traversée sur une voie unique, bordée par les eaux turquoise, fait l’effet d’un voyage dans une machine à remonter le temps. D’autant que les lieux sont chargés d’Histoire : Africains, Arabes, Européens et Indiens s’y côtoient et s’y mélangent depuis des siècles.
Cinq siècles de colonisation
A l’origine, cette île cousine de Zanzibar servait de comptoir aux marchands arabes – la Grande Mosquée, toute nappée de vert, est le plus beau vestige de cette époque. En 1498, le navigateur portugais Vasco de Gama « découvre » l’île. C’est le point de départ de cinq siècles de colonisation. Escale obligée sur la route des épices entre Lisbonne et Goa, en Inde, la ville s’enrichit grâce au commerce de l’or, de l’ivoire, des bois précieux et, surtout, des esclaves. Près de 800 000 personnes y embarquèrent en partance pour le Brésil, les Antilles, l’Amérique. Cet héritage colonial reste visible dans l’organisation de la ville, littéralement coupée en deux. Au nord, la cité de pierre renferme les vestiges des palais, églises et boutiques qui ont fait le faste de l’Empire. Au sud, le quartier macuti, aux toits en feuilles de palmier, est peuplé des descendants d’esclaves.

   


Côté nord, la balade commence à la forteresse de Saint-Sébastien, érigée aux XVIe et XVIIe siècles. Les remparts offrent une vue imprenable sur l’activité des pêcheurs. Les plages, en contrebas, sont les plus propres de l’île – mieux vaut s’y baigner à marée basse, quand le sable blanc règne en maître. En fin d’après-midi, une déambulation dans les ruelles permet de s’imprégner du calme de la pierre et de la magie des lieux, parfois traversés de cris d’enfants. Par moments, les ruines cèdent la place à des bâtisses rénovées avec les matériaux d’antan par des touristes européens tombés amoureux des lieux. Après un apéritif à la buvette située au bout du ponton, face à l’ancien « Palais du roi » (l’intéressé n’y est jamais venu…), on s’attable à l’Ancora d’Ouro, réputée pour ses langoustines et ses crevettes, mais surtout pour sa sympathique ambiance de village.

   


Le quartier macuti, où se concentrent les 14 000 habitants, se visite grâce aux services de jeunes guides. Nichées en deçà du niveau de la mer, dans les anciennes carrières qui ont servi à la construction de la cité, les maisons logent souvent plusieurs familles. En contrebas de l’avenue principale, un argentier façonne des bijoux sur mesure, à même le sol, en faisant fondre d’anciennes pièces de monnaie, récupérées dans les épaves de bateaux qui ont fait naufrage au large.
De Cuamba à Gurué
De retour à Nampula, les amateurs d’authenticité choisiront de s’enfoncer dans le pays Macua, du nom de l’ethnie majoritaire de la région. Un train pour Cuamba assure la liaison deux fois par semaine. Le départ se fait à 4 heures du matin. On monte dans le wagon à tâtons, complètement dans le noir. Le visage des autres passagers ne nous est révélé que quelques heures plus tard, au lever du jour. Les fenêtres dévoilent alors les paysages luxuriants de la région la plus fertile du pays. Eparpillées tout autour, les montagnes en forme de pain de sucre apparaissent. Le train s’y faufile avec nonchalance. Au total, le trajet dure une dizaine d’heures. De quoi rattraper le sommeil perdu, lire et admirer les champs de manioc, bananiers et anacardiers. Faute de wagon-restaurant, il faut profiter des multiples arrêts pour acheter des fruits, cacahuètes et boissons, directement depuis sa fenêtre, aux vendeurs ambulants.

   


Depuis Cuamba, quatre heures de piste sont nécessaires pour arriver à Gurué. Des transferts en voiture privée existent, mais le voyage peut aussi se faire en chapa, en minibus, l’unité de transport de base au Mozambique. Celui-ci ne part que lorsqu’il est archiplein (les poules et les enfants en bas âge ne comptent pas pour des passagers à part entière…). Certes inconfortable, le trajet est un moment de partage, la promiscuité et le temps passé ensemble facilitant la conversation.

        Lire aussi :
         

                Au Mozambique, la renaissance du parc de Gorongosa



Charmante petite ville bien préservée, Gurué fait très vite oublier la piste cahotique. La pension Gurué organise des excursions au mont Namuli (2 419 m), paradis des randonneurs. Après quelques kilomètres en moto-taxi, l’on se doit de saluer la « reine » des environs, une chef traditionnelle, en lui offrant un kilo de farine, un litre d’huile, deux bouteilles de bière et un kilo de sucre. Une fois la cérémonie d’introduction réalisée, l’autorisation est donnée de gravir la montagne (cinq heures aller-retour) et d’admirer ainsi les vues époustouflantes sur la vallée, ses champs de thé et leurs dizaines de nuances de vert. Une manière apaisante de terminer cette merveilleuse incursion.



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-6"> ¤ L’Hexagone est la première destination des touristes dans le monde. Radiographie du secteur alors que se tient, du 15 au 18 mars, à Paris, le Salon mondial du tourisme.
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Dix chiffres sur le tourisme en France et dans le monde

L’Hexagone est la première destination des touristes dans le monde. Radiographie du secteur alors que se tient, du 15 au 18 mars, à Paris, le Salon mondial du tourisme.



Le Monde
 |    15.03.2018 à 09h18
 • Mis à jour le
15.03.2018 à 14h03
    |

            Edouard Pflimlin








                        



   


Secteur vital de l’économie française, soumis à forte concurrence, le tourisme sera l’objet de toutes les attentions à Paris, du 15 au 18 mars, à l’occasion du Salon mondial du tourisme. Le point en chiffres sur ce secteur, qui bénéficie d’un contexte favorable, après deux années difficiles.
En France
83 millions
C’est le nombre d’étrangers venus visiter la France en 2016 (82,6 millions en métropole et environ 400 000 dans les départements d’outre-mer), selon les chiffres du ministère des affaires étrangères. Si la France a connu un léger recul du tourisme cette année-là (de 2 %), principalement en raison des attentats de 2015, la tendance s’est inversée en 2017. Selon les premières estimations du gouvernement pour l’année 2017, la France reste la première destination mondiale devant les Etats-Unis et l’Espagne, avec une fréquentation record de l’ordre de 88 millions à 89 millions de visiteurs étrangers, soit 4 millions à 5 millions de plus qu’en 2016.
2 millions
C’est le nombre de touristes chinois venus en France en 2016, un chiffre en légère baisse par rapport à 2015, qui avait connu un record de fréquentation chinoise, avec 2,2 millions de visiteurs. En l’espace de cinq ans, la clientèle chinoise a doublé, mais elle reste encore loin derrière le premier pays contributeur de touristes extraeuropéen, les Etats-Unis, avec 4,2 millions de leurs compatriotes venus visiter notre pays en 2016.
La baisse de la fréquentation touristique internationale de la France en 2016 s’explique surtout par la diminution des arrivées en provenance d’Europe ; établi à 69,4 millions en 2013, le nombre de touristes européens n’a cessé de baisser depuis, jusqu’à atteindre 64,5 millions en 2016.
42,5 milliards
C’est le montant total, en dollars, des recettes liées au tourisme en 2016 en France, selon les chiffres de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT), soit 34,37 milliards d’euros. Ce montant place le pays en cinquième position dans ce domaine, derrière les Etats-Unis (205,9 milliards de dollars), l’Espagne (60,3 milliards), la Thaïlande (49,9 milliards) et la Chine (44,4 milliards).
Selon le gouvernement français, une marge de progression existe : l’Etat a fixé l’objectif d’atteindre 100 millions de touristes internationaux accueillis et 50 milliards d’euros de recettes touristiques à l’horizon 2020.
7,3 %
C’est la part du produit intérieur brut généré par le tourisme en France. Selon le gouvernement, ce secteur représente 2 millions d’emplois directs et indirects et les objectifs fixés pour 2020 pourraient créer 300 000 emplois supplémentaires sur l’ensemble du territoire.
13,4 millions
C’est, selon l’Insee, le nombre de visiteurs en 2016 du lieu le plus visité de France : Disneyland Paris. Si le site accuse une baisse de fréquentation de 9,5 % par rapport à 2015, il reste devant le Louvre (7,3 millions), le château de Versailles (6,70 millions) et la tour Eiffel (5,8 millions).
64 %
C’est la proportion de Français de 15 ans et plus qui sont partis en vacances en 2017, un record, selon le baromètre Opodo-Raffour publié mardi 13 mars. En 2016, le chiffre était de 63,1 %. Guy Raffour, président du cabinet spécialisé Raffour Interactif, l’explique par « l’amélioration de la conjoncture, une confiance retrouvée et la météo ». Près de 79 % de ceux qui partent en vacances préparent en ligne leur séjour et 53 % réservent tout ou partie de leurs vacances sur Internet.
A l’échelle mondiale
1,2 milliard
C’est le nombre de touristes qui ont voyagé à travers le monde en 2016, selon l’OMT. L’organisation estime que ce chiffre devrait augmenter de 3,3 % par an dans les dix prochaines années, pour atteindre 1,8 milliard d’ici à 2030.
10 %
C’est la part du tourisme dans le PIB mondial en 2017, toujours selon les estimations de l’OMT. Cette année-là, le tourisme a concerné un emploi sur dix et représenté 7 % des exportations mondiales, soit 1 400 milliards de dollars.
+ 9 %
C’est le pourcentage d’augmentation du tourisme en Asie-Pacfique en 2016 — soit 24 millions de touristes en plus —, ce qui fait de cette zone celle qui a connu la plus forte croissance, devant l’Afrique (8 %) et les Amériques (3 %). Raisons notamment avancées par l’OMT : l’amélioration des liaisons aériennes, les tarifs de transport, plus abordables, et l’assouplissement des exigences en matière de visas.
1841
C’est l’année durant laquelle le britannique Thomas Cook a commencé à organiser des voyages collectifs. C’est le début du tourisme qui deviendra, en quelques décennies, de masse. Jusque-là, il se limitait à une clientèle très fortunée et souvent aristocratique. En 1910, l’Office national du tourisme est créé à Paris. Le XXe siècle verra l’explosion du tourisme de masse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-7"> ¤ Le Citarum, qui coule en Indonésie, est surnommé le « fleuve le plus pollué au monde ». Depuis peu, le gouvernement est déterminé à nettoyer cette poubelle aquatique.
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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-8"> ¤ Une frénésie d’achat de papier toilette s’est emparée de Taïwan depuis la fin février. A l’origine de cet affolement : l’annonce par les fabricants d’une hausse des prix imminente.
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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-9"> ¤ Le quartier réhabilité de Holesovice est devenu le paradis des artistes et des hipsters. Boutiques de designers, salles de spectacle et bonnes tables ont investi d’anciennes usines du XIXe siècle.
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Prague, toujours bohème


                      Le quartier réhabilité de Holesovice est devenu le paradis des artistes et des hipsters. Boutiques de designers, salles de spectacle et bonnes tables ont investi d’anciennes usines du XIXe siècle.



Le Monde
 |    01.03.2018 à 10h38
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)







Cinq adresses pour découvrir une ville en équilibre entre son héritage industriel et une modernité branchée.

   


Jeu de construction à Holesovicky pivovar. Des tonnes de houblon ont été transformées dans cette brasserie du XIXe siècle, reconvertie de manière exemplaire. Le complexe abrite aujourd’hui des bureaux, des logements ainsi que des boutiques intéressantes comme Megapixel, destinée aux photographes amateurs. Parsemées de sculptures, les cours intérieures mêlent styles romantique, gothique, Renaissance et contemporain. L’ensemble a été classé aux monuments nationaux.
Komunardu, 1584/42. Entrée libre.
Soirée mousses chez Avion58. Dans l’ambiance patinée de cette ancienne brasserie toute de brique, de métal et de bois, on déjeune et on dîne thaï ou tchèque, au choix. Évidemment, la bière coule à flots – Pilsner, Kobel, et des pressions maison. Le canard mariné au miel d’acacia, au gingembre frais et aux cinq épices est particulièrement recommandé.
Komunardu, 1584/42. 7 € le plat env. Du lundi au vendredi de 8 h à minuit, samedi de 10 h à 1 h et dimanche de 11 h à 23 h. www.avion58.cz
Halte design à Holport. On peut se perdre dans cette fabrique à métaux de 2 200 m2, devenue un haut lieu du design tchèque et international. Les restaurants les plus en vue y achètent leur mobilier, comme les particuliers, qui depuis le boom économique local s’autorisent le cocooning. Ne pas manquer l’impressionnant showroom du verrier Lasvit, qui fournit les palaces du monde entier en lustres spectaculaires.
Komunardu, 894/32. Du lundi au vendredi de 9 h à 18 h et samedi de 10 h à 15 h. www.holport.com/en

   


Scènes locales à La Fabrika. Tout en métal et en poutres apparentes, ce centre culturel installé depuis 2007 aurait pu n’être qu’une jolie coquille vide. Heureusement, la programmation en danse, théâtre et musique est pointue, et valorise la création tchèque, slovaque et polonaise. Après le spectacle, on peut boire un verre au bar ou, encore mieux, sur le toit-terrasse, dominé par une cheminée d’usine en brique rouge.
Komunardu, 1001/30. www.lafabrika.cz/en
Révolutions au Bitcoin Coffee. Ce quartier se vit comme une bulle alternative dans un pays gouverné par un président populiste, prorusse et pro-Trump. Dans ce café, on refait le monde autour de débats sur l’intelligence artificielle, le transhumanisme… On apprend même aux clients à pirater des données informatiques pour devenir lanceurs d’alerte. Les cafés se paient en couronnes tchèques ou en cryptomonnaie.
Delnicka, 43. Ouvert du mardi au vendredi de 8 h à 20 h et du samedi au dimanche de 12 h à 21 h.
Carnet pratique
Y aller. En avion : A/R Paris Orly-Prague à partir de 39 € avec Transavia. www.transavia.com Au départ de Lyon, à partir de 77 € avec HOP ! www.hop.com
Dormir. Le Absolutum Boutique Hotel, pour son style épuré et son prix raisonnable (à partir de 44 € la chambre double avec le petit-déjeuner). Jablonskeho 639/4. www.absolutumhotel.cz/en



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-10"> ¤ Dans sa chronique, Philippe Mesmer, journaliste au « Monde » revient sur les relations entre la France et la Corée, durablement installées depuis le XIXe siècle.
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édition abonné


JO 2018 : La Corée, objet d’une « fascination profonde cachée » en France

Dans sa chronique, Philippe Mesmer, journaliste au « Monde » revient sur les relations entre la France et la Corée, durablement installées depuis le XIXe siècle.



Le Monde
 |    17.02.2018 à 08h10
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Chronique. « COR ». Les amoureux des détails olympiques auront sans doute remarqué le code pays retenu pour l’équipe féminine unifiée coréenne de hockey sur glace engagée aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Comme en 1991 aux championnats du monde de tennis de table et lors de la coupe du monde de football des moins de 19 ans, la formation réunissant des joueuses des deux Corées, il n’était pas question d’employer le code pays KOR, habituellement dévolu au Sud, ou le PRK réservé au Nord. Les trois premières lettres du français (langue officielle des JO) « Corée » ont donc été retenues. Pour symbolique qu’il soit, ce choix rappelle que les relations franco-sud-coréennes se portent bien, comme en témoigne le succès en 2016-2017 de l’année France-Corée et, en 2016, l’admission comme observateur de la Corée du Sud à l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).

En France, l’intérêt pour la Corée se développe depuis la fin des années 2000, sous l’effet de la Hallyu (la « vague coréenne »), culture populaire incluant entre autres la K-Pop et qui « a fait de la Corée du Sud une véritable puissance culturelle », écrit dans l’intéressante galerie de portraits Les Sud-Coréens (Ateliers Henry Dougier, 2017) Frédéric Ojardias, correspondant à Séoul (RFI, Médiapart, La Croix). Le nombre de résidents français en Corée du Sud a doublé en une dizaine d’années pour dépasser les 4 000. « Ce sont surtout des 18-30 ans », observe Benjamin Joinau, directeur de la très active maison d’édition les Ateliers de Corée, par ailleurs co-auteur avec l’artiste Elodie Dornand de Rouville des Croquis de Corée (Ateliers de Cahiers, 2016) dont la traduction anglaise a intéressé les organisateurs des JO qui souhaitaient pour les volontaires un guide présentant l’essentiel de la culture coréenne.
Refuge pour opposants
M. Joinau rappelle toutefois que l’intérêt des Français pour la péninsule est ancien....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-11"> ¤ L’ouverture d’une annexe marocaine au Musée Yves Saint Laurent de Paris est l’occasion de se concocter un séjour sur mesure, axé sur la détente et le bien-être.
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Marrakech sous toutes les coutures


                      L’ouverture d’une annexe marocaine au Musée Yves Saint Laurent de Paris est l’occasion de se concocter un séjour sur mesure, axé sur la détente et le bien-être.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 20h15
 • Mis à jour le
16.02.2018 à 11h32
    |

            Vicky Chahine








   


A deux pas du jardin Majorelle, dans la rue qui porte son nom, le couturier Yves Saint Laurent est désormais mis à l’honneur dans un nouveau musée, annexe de celui ouvert récemment à ­Paris. Ses créations, bien sûr, mais aussi des expositions temporaires – comme celle consacrée actuellement au peintre Majorelle – sont abritées dans une séduisante architecture signée par le Studio KO.
Rue Yves-Saint-Laurent, Museeyslmarrakech.com
NoMad

   


Tenu par l’équipe de la Terrasse des épices, l’un des restaurants les plus agréables de la médina, ce nouveau lieu revisite avec talent les classiques marocains dans un joli décor. Tajine d’agneau, assiette végétarienne et sorbets locaux aux saveurs inattendues (betterave-gingembre, thé berbère…). Terrasse avec vue.
1 Derb Aarjane, Médina, Nomadmarrakech.com
Beldi Country Club

   


Idéal pour échapper une journée à l’agitation du centre-ville, cet hôtel-restaurant au style bohème chic s’étend sur plusieurs hectares avec une roseraie. Après le déjeuner, servi dans une serre les jours où il fait frais, on peut se balader dans le souk (jolie vaisselle, tapis de bonne facture) ou mettre les enfants à la poterie.
KM6 route du Barrage, Cherifia, Beldicountryclub.com
Spa du Es Saadi Palace

   


Ouvert à deux pas du casino, cet hôtel de luxe abrite un spa de 3 000 m2 avec une carte pléthorique (Dior, La Sultane de Saba, Phyto…). Chaque soin donne accès au parcours thermal avec piscine intérieure et plusieurs bains de chaleur sèche ou humide. Soins à partir de 60 €.
Rue Ibrahim-El-Mazini, Essaadi.com
La Villa Nomade

   


Construit au XIXe siècle et restauré dans cet esprit, ce riad se situe au nord de la médina, dans le quartier de Bab Taghzout. Sols en terre cuite, murs en tadelakt et stuc, l’esprit marocain est décliné avec raffinement. Piscine avec zelliges et hamacs traditionnels. Chambre double à partir de 88 €.
7, Derb El Marstane Zaouia El Abbassia, Lavillanomade.com



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-12"> ¤ L’écrivain a traversé à pied la plus grande des îles Kerguelen, cette lointaine terre française. Vivifiant.
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François Garde marche là où la faune ne craint pas l’homme

L’écrivain a traversé à pied la plus grande des îles Kerguelen, cette lointaine terre française. Vivifiant.



Le Monde
 |    15.02.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
15.02.2018 à 14h36
    |

                            Marie-Hélène Fraïssé (Collaboratrice du « Monde des livres »)








                        



                                


                            
Marcher à Kerguelen, de François Garde, Gallimard, 240 p., 19,50 €.

Pour la dernière fois, François Garde va aux TAAF… ces Terres australes et antarctiques fran­çaises, cailloux battus des vents, au nombre desquels figure l’archipel des Kerguelen. Les îles de la Désolation (l’autre nom de l’archipel) sont familières de longue date à ce romancier. Elles lui ont inspiré notamment une magni­fique robinsonnade, Ce qu’il advint du ­sauvage blanc (Gallimard, Goncourt du premier roman 2012). François Garde fut entre 2000 et 2004 administrateur supérieur des TAAF… Autrement dit « vice-roi des albatros », « connétable des brumes », ironise-t-il.
Ce bout du monde n’a cessé de travailler la mémoire de l’écrivain, ancré de nouveau dans l’hémisphère Nord… Il lui fallait en découdre une bonne fois avec les Kerguelen, prendre à bras-le-corps la « grande île » qu’il n’avait fait qu’effleurer. Traverser de part en part ses hauts plateaux basaltiques et ses bourrasques. Franchir les torrents, boire aux cascades. Une épreuve initiatique auto-imposée, au cœur de l’ombrageuse nature où toute intrusion humaine se doit d’être discrète.
Pernicieuse humidité des Quarantièmes dits « rugissants »
Le projet a pris forme grâce à la complicité de trois amis, capables eux aussi de porter un sac de 30 kg sur le dos pendant des journées entières et d’endurer pire que le froid : la pernicieuse humidité des Quarantièmes dits « rugissants », qui s’infiltre à travers bonnets et chaussettes jusqu’à corroder l’âme la plus aguerrie…
Là où tant de relations d’aventure roulent des mécaniques, François Garde reste modeste. Son récit ne comporte pas de sommet « vaincu », de grande première. Juste une traversée nord-sud de vingt-cinq jours, sur une distance de quelque 200 km. Un trek pour bons marcheurs, en terrain accidenté. La quête d’un succès discret, fondé sur la capacité à monter...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-13"> ¤ Ce quartier de Lisbonne donne autant à voir qu’à manger. On vous en dévoile les mystères.
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Cinq raisons d’aller à Belem


                      Ce quartier de Lisbonne donne autant à voir qu’à manger. On vous en dévoile les mystères.



Le Monde
 |    07.02.2018 à 12h15
    |

            Vicky Chahine







Les pâtisseries

   


Arpenter les ruelles de Belem qui montent et qui descendent peut provoquer une hypoglycémie. Afin de garder son taux à niveau, il faut faire la queue pour goûter les fameux pastéis de nata, ces gâteaux historiques à base de jaune d’œuf dont la recette proviendrait du monastère des Hiéronymites. Ils se vendent à l’unité à la Pastéis de Belem, tout juste sortis du four, avec un sachet de cannelle et un autre de sucre glace.
Rua de Belem 84, Pasteisdebelem.pt
Autre option moins connue des guides touristiques : les croissants et les palmiers ultrafins de la Pastelaria Careca, une boulangerie historique de ­Restelo, la partie résidentielle de Belem. Comme à la « sécu », on prend son ticket et on patiente. A déguster sur place ou bien au Moinhos de Santana, sur les hauteurs de Belem, où se trouvent deux moulins bâtis au XVIIIe siècle pour des nonnes dominicaines, avec vue plongeante sur tout le quartier.
Rua Duarte Pacheco Pereira 11D, Pastelariaocareca.pt
Le monastère des Hiéronymites

   


Belem est réputée pour son nombre de monuments au mètre carré et chacun reflète une période architecturale. En commençant par le style manuélin du monastère des Hiéronymites, construit à partir de 1502 pour soutenir les marins sur le départ. Deux kilomètres plus haut (comptez une petite centaine de mètres de dénivelé tout de même), le Palacio nacional da Ajuda, dont la construction a débuté en 1795, permet d’appréhender la vie de la famille royale portugaise qui y avait ses quartiers d’été.
Praça do Imperio
Les musées

   


Le Musée des carrosses – dont l’impressionnante collection, ­en parfait état, est l’une des plus visitées du pays – est installé depuis 2015 dans une structure ­ du Brésilien Paulo Mendes Da Rocha, Prix Pritzker 2006.
Avenida da India 136, Museudoscoches. gov.pt
Etablie dans le centre culturel de Belem, la collection Berardo propose un panorama pertinent des différents courants qui ont rythmé l’art moderne.
Praça do Imperio, Museuberardo.pt
Le jardin botanique tropical

   


Créé en 1906, ce jardin offre une balade ­oxygénante avec quelque 600 espèces tropicales, dont une majorité importée des anciennes colonies portugaises.
Travessa Ferreiros a Belem 41
La tour de ­Belem

   


Edifiée au ­­ XVIe siècle, la tour devait protéger Lisbonne ­des pirates­ et des corsaires. Une architecture médiévale ponctuée de sculptures d’animaux découverts lors des conquêtes.
Avenida de Brasília



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-14"> ¤ En 2016, les Nations unies dénombraient 200 millions de filles et de femmes ayant subi une forme de mutilation génitale dans les pays les plus concernés.
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L’excision touche des millions de femmes dans le monde, des milliers en France

En 2016, les Nations unies dénombraient 200 millions de filles et de femmes ayant subi une forme de mutilation génitale dans les pays les plus concernés.



Le Monde
 |    06.02.2018 à 10h44
 • Mis à jour le
06.02.2018 à 11h12
   





                        


A l’occasion de la Journée mondiale contre l’excision, le point sur cette pratique rituelle interdite en France qui touche des millions de femmes et de fillettes dans le monde.
Qu’est-ce que l’excision ?
L’excision est une forme de mutilation sexuelle qui vise à retirer le clitoris, ou du moins une partie, d’une enfant ou d’une adolescente. Cette mutilation est pratiquée de manière rituelle dans de nombreux pays d’Afrique (Egypte, Soudan, Somalie, Guinée, Mali, Mauritanie, Sénégal…), mais aussi en Indonésie et en Malaisie. Elle existe aussi au Pérou, en Colombie, en Inde… En 2016, les Nations unies dénombraient 200 millions de filles et de femmes ayant subi une forme de mutilation génitale dans les pays les plus concernés.

        Lire aussi :
         

                Aminata : « Face à l’excision, il faut dire pas moi, pas mes sœurs, pas mes cousines »



Quel est le but ?
De nombreuses raisons sont invoquées pour justifier cette mutilation, comme l’interdiction de l’accès à l’orgasme des femmes, considéré comme malsain, l’amélioration du plaisir sexuel masculin, des raisons hygiéniques (démenties à l’unanimité par les médecins) ou des croyances anciennes (initiation à l’état de femme, peur que le clitoris n’empoisonne l’homme, l’enfant à la naissance…).
L’excision est de fait une expression particulièrement violente de la domination masculine exercée sur les femmes là où elle est pratiquée. Pour Isabelle Gillette-Faye, directrice du Groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles et du mariage forcé :
« Le clitoris est un organe qui ne sert qu’au plaisir. Si on en coupe une partie, c’est pour empêcher les femmes d’en avoir. »
Cela concerne-t-il la France ?
Oui. En France, on estime à environ 53 000 le nombre de femmes excisées. Pas moins de trois adolescentes sur dix dont les parents viennent de pays pratiquant l’excision sont menacées d’être excisées, à l’occasion d’un séjour à l’étranger le plus souvent. Parmi elles, une sur dix sera finalement excisée.
Quelles sont les conséquences pour les femmes excisées ?
Elles sont lourdes :
douleur ;hémorragie ;infections ;problèmes urinaires ;diminution du plaisir sexuel ;complications lors de grossesses ou d’accouchements ;traumatismes psychologiques…
Des techniques médicales ont été développées pour soigner les femmes mutilées. La gynécologue Ghada Hatem, fondatrice de la Maison des femmes de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), propose par exemple une chirurgie réparatrice.
C’est aussi la spécialité du docteur Mukwege, célèbre gynécologue et militant des droits de l’homme en République démocratique du Congo, qui a voué sa carrière à la lutte contre l’excision. Un engagement qui lui a valu des menaces de mort.

        Lire l’entretien avec le docteur Mukwege :
         

          « Mon combat et ma franchise dérangent »



Est-ce puni par la loi ?
En France, oui ; des peines de prisons allant de dix à vingt ans d’emprisonnement peuvent être prononcées à l’encontre des auteurs selon l’âge de la victime, voire jusqu’à trente ans d’emprisonnement si celle ci est morte des suites de cette mutilation. Depuis 2013, sont également punis d’une peine de cinq ans d’emprisonnement et de 75 000 euros d’amende le fait d’inciter quelqu’un à se faire exciser ou à pratiquer l’excision sur une tierce personne.
La victime peut porter plainte jusqu’à vingt ans après sa majorité, soit jusqu’à l’âge de 38 ans, pour condamner ces violences devant la justice française.
La première campagne de prévention à destination des adolescentes de 12 à 18 ans, lancée par le réseau associatif Excision, parlons-en !, a été lancée en mars 2017. Cette année, l’association met à disposition sur son site Internet un tchat numérique pour permettre « aux jeunes de s’informer de façon anonyme et gratuite auprès de professionnelles ».

[Journée mondiale de lutte contre l' #excision] La loi 🇨🇵 protège toutes les filles qui vivent en France, quel que… https://t.co/i2LzkYmPY3— Egal_FH (@Egalité FH)


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-15"> ¤ Dans un contexte de reprise, la consolidation du secteur continue.
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LBO France cède ses tour-opérateurs FRAM, Promovacances et Karavel

Dans un contexte de reprise, la consolidation du secteur continue.



Le Monde
 |    03.02.2018 à 11h10
    |

            Guy Dutheil








                        



   


Le mouvement de consolidation du secteur des tour-opérateurs (TO) se poursuit sans faiblir. Le fonds d’investissement LBO France aurait décidé de se séparer de FRAM, Promovacances et Karavel, ont révélé Les Echos du vendredi 2 février. Il aurait confié un mandat de vente des trois entités à la banque Rothschild. Cette cession est un signe supplémentaire du désengagement du fonds dans le tourisme. En juin 2015, LBO France avait déjà cédé l’organisateur d’excursions ParisCityVision.
LBO France avait constitué son pôle tour-opérateurs en deux temps. D’abord avec l’acquisition, en 2011, de Karavel et Promovacances ; ensuite, avec la reprise du voyagiste FRAM, en 2015. Pour un professionnel du secteur, le retrait du fonds d’investissement n’est qu’une « demi-surprise car le rachat de FRAM a été une catastrophe ».

        Lire aussi :
         

                Trois candidats sur les rangs pour racheter FRAM



Ce dernier, en effet, n’est toujours pas redevenu rentable et son retour à l’équilibre a été repoussé à 2019. Le chiffre d’affaires du petit ensemble a fortement baissé. Il est passé d’environ 730 millions d’euros à 520 millions d’euros. Il n’empêche : il représente une proie de choix, notamment depuis que TUI France, filiale de l’allemand TUI (numéro un mondial des tour-opérateurs), a lancé le mouvement de concentration avec le rachat de Look Voyages et Vacances Transat, en 2016.
« Les clients reviennent »
Pour LBO France, le moment est bien choisi pour se retirer. « Après dix années de baisse, la reprise est de retour depuis un an », constate René-Marc Chikli, président du Syndicat des entreprises du tour-operating (SETO). Après avoir vu leur activité minée par les agences de tourisme en ligne, les tour-opérateurs avaient subi les conséquences des vagues d’attentats au Maghreb et sur le pourtour méditerranéen – des destinations autrefois privilégiées par les touristes français. Ces temps difficiles semblent révolus. « Les clients reviennent », se félicite le patron du SETO. A l’en croire, lors de « l’hiver 2016-2017, nous avons enregistré une hausse de l’activité de 6 % qui s’est poursuivie à l’été 2017 (+ 6 %) ». Ce regain s’amplifie.

        Lire aussi :
         

                La fin des vacances « à la FRAMçaise »



Dans ce contexte de reprise, les acheteurs ne devraient pas manquer pour FRAM, Promovacances et Karavel. « Promovacances est une belle société, avec un très bon management », reconnaît un professionnel du secteur. Le groupe Marietton serait sur les rangs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-16"> ¤ Dans la ville israélienne, on peut manger partout, à toute heure. Un sport local qui commence dès le petit déjeuner.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-16"> ¤                
                                    

Tel-Aviv sur le pouce


                      Dans la ville israélienne, on peut manger partout, à toute heure. Un sport local qui commence dès le petit déjeuner.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 17h30
    |

            Vicky Chahine








   


A Tel-Aviv, la règle, c’est qu’il y en a peu, notamment pour ce qui touche à la street food, cette cuisine populaire que l’on avale sur le pouce. On mange à toute heure, sur un coin de table ou sur un banc, dans un joyeux brouhaha, et le spectacle se passe aussi bien dans l’assiette qu’autour.
Ici, pas de food trucks rutilants ou de sandwichs au cordeau comme dans les autres grandes capitales : la street food se trouve à chaque coin de rue. Chez un vendeur de falafels, dans un boui-boui spécialisé en houmous ou une échoppe avec des brochettes de viande en train de griller au feu de bois. S’essayer à ce sport local, qui débute au petit déjeuner et s’achève tard la nuit, requiert de l’endurance, beaucoup d’endurance. Il y a ces lieux dans leur jus dont le personnel maîtrise la découpe du shawarma, mais aussi un nouveau genre qui se développe sous la houlette de chefs, plus passionnés par les déclinaisons du pain pita que par celles de la cuisine moléculaire.

        Lire aussi :
         

                Carnet d’adresses gourmand à Tel-Aviv



Pour Cyril Lignac, qui a tourné « Le Chef en Israël », un programme court de quinze épisodes diffusés en septembre sur M6, « c’est un métissage de cultures, de goûts, de saveurs, de parfums avec l’idée de partage, de convivialité ». Pour s’en rendre compte, il suffit de déambuler dans le Shouk HaCarmel, le plus grand marché de Tel-Aviv. Sur les stands de l’artère principale abrités par de la tôle, on vend à la criée légumes de saison, pains au sésame, fruits secs et autres jus de grenade ; dans les rues alentour se trouvent des comptoirs où l’on fait la queue pour des falafels ou des kebabs. « Les types cuisinent dans rien du tout, on mange dans des gamelles, sur des tables dehors, au beau milieu du passage », se souvient Cyril Lignac. Plus loin, dans l’un des rares McDonald’s de la ville, pas de file d’attente… Comment expliquer l’impopularité des chaînes de fast-food américaines ? Franchement, qui voudrait un Big Mac décongelé quand, pour le même prix, on peut avoir un steak de viande fraîchement hachée, braisé sous ses yeux ?

Y aller
Transavia
La compagnie low cost relie l’aéroport de Paris-Orly à Tel-Aviv une fois par jour au minimum, et assure jusqu’à quatorze vols par semaine.
A partir de 155 € l’A/R. Transavia.com
 Voyageurs du Monde
L’un des seuls voyagistes à avoir investi dans la conception de séjours en Israël et en Palestine, hors des sentiers battus. A partir de 1 550 € par personne pour un voyage de 4 jours incluant les vols, les transferts privés, 3 nuits au Market House à Jaffa, une journée guidée autour du Shouk HaCarmel et des bonnes adresses street food de la ville, et un carnet d’adresses en partenariat avec Le Fooding.
Tél. : 01-42-86-17-90 et Voyageursdumonde.fr



Abécédaire gourmand
Boureka : feuilleté à base de pâte filo.Falafel : boulette de pois chiches frite, généralement servie dans un pain pita.Houmous : purée de pois chiches assaisonnée avec tahini, ail et citron. Se mange seule ou avec des fèves, des pois chiches, des œufs durs… Chaque Israélien a sa meilleure adresse de « houmousseria ».Kebab : en Israël, le terme désigne de la viande hachée cuisinée sous forme de brochette ou de boulette. Le shawarma, lui, est cuit sur une broche tournante et découpé en fines tranches.Sabich : un pain pita dont la recette serait d’origine irakienne, servi avec pommes de terre cuites, aubergine grillée, œufs durs et tahini. Se mange au petit déjeuner.Tahini : crème de sésame que l’on trouve dans presque toutes les spécialités, mais qui se déguste aussi seule avec du pain pita.





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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-17"> ¤ Etudiants, familles en goguette ou collègues de travail se croisent à toute heure de la journée dans ces comptoirs bon marché à l’atmosphère surannée ou dans ces lieux branchés tenus par des chefs confirmés.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-17"> ¤                
                                    

Carnet d’adresses gourmand à Tel-Aviv


                      Etudiants, familles en goguette ou collègues de travail se croisent à toute heure de la journée dans ces comptoirs bon marché à l’atmosphère surannée ou dans ces lieux branchés tenus par des chefs confirmés.



Le Monde
 |    16.01.2018 à 17h15
   





   


Leon and Sons Bourekas
Pour mettre son estomac ­en condition, on peut débuter la journée avec des bourekas. Au choix, longilignes ou ronds, fourrés aux épinards ou au fromage, on les prépare ici depuis plusieurs générations. Cette adresse de Jaffa propose aussi, pour les adeptes du sucré le matin, roulés à la fraise et gâteaux au sésame.
Olei Tzion 17
Sabich Frishman
Les estomacs les plus curieux tenteront le sabich, plat unique du lieu réputé pour être l’un des meilleurs de la ville. Encore peu courante il y a quelque temps, cette spécialité qui serait d’origine irakienne est aujourd’hui de toutes les tables.
Frishman 42
Hakosem
Ici, l’on sert aussi du sabich mais on fait (presque toujours) la queue pour des falafels, vendus à l’unité façon mignardise.
Shlomo ha-Melekh 1
Falafel Gabai
Autre adresse mythique du falafel située dans « Little Paris », dans le nord de la ville où se retrouvent les expatriés français.
Bograshov 25
Torek Lahmajun
Un spot pour les carnivores avec kebab et/ou shawarma accompagnés d’un pain laffa, sorte de grand pita cuit au feu de bois. Pour trouver cet endroit qui ne paie pas de mine, il suffit de repérer les taxis en double file devant.
Nahalat Binyamin 77
Hummus HaCarmel
Situé dans le Shouk HaCarmel, il propose la purée de pois chiches que l’on déguste avec un pita, devant les vitraux d’origine de ce qui devait être une synagogue et des rouleaux de Torah sous verre accrochés aux murs.
HaCarmel St 11
Jasmino
Au menu, quatre sandwichs seulement et quatre fois plus de personnes qui font la queue le midi. Autant de fidèles du chef Shaul Tevet, qui prend ici du bon temps entre la fermeture de son précédent restaurant et l’ouverture très attendue du prochain.
Allenby 97
M25
La patience est requise pour obtenir une table dans ce restaurant, ouvert à 25 mètres de la boucherie mère, qui propose des brochettes de foie de volaille, de filet, d’onglet… grillées à la demande. A ne pas manquer : l’arayes, un pita toasté et fourré à la viande hachée.
Simtat HaCarmel 30
Miznon
Créée par la star médiatique Eyal Shani, qui a ouvert plusieurs restaurants en ville, l’adresse propose des pitas rigoureusement sélectionnés (pour certains, les meilleurs de la ville), ­des déclinaisons avec kebab d’agneau, ratatouille maison ou omelette aux épices, mais aussi son emblématique chou-fleur braisé, le tout servi dans une atmosphère chahutée. Une recette qu’il a déjà exportée avec succès dans le Marais parisien.
Ibn Gabirol 23
Est.1920
Datant, comme son nom l’indique, de 1920, le plus ancien kiosque ottoman de la ville vient d’être restauré à l’identique – l’ambiance et la carte, avec ses salades ­niçoises et ses muffins myrtille, datent bien, en revanche, du XXIe siècle.
Lilienblum 3

Abécédaire gourmand
Boureka : feuilleté à base de pâte filo.Falafel : boulette de pois chiches frite, généralement servie dans un pain pita.Houmous : purée de pois chiches assaisonnée avec tahini, ail et citron. Se mange seule ou avec des fèves, des pois chiches, des œufs durs… Chaque Israélien a sa meilleure adresse de « houmousseria ».Kebab : en Israël, le terme désigne de la viande hachée cuisinée sous forme de brochette ou de boulette. Le shawarma, lui, est cuit sur une broche tournante et découpé en fines tranches.Sabich : un pain pita dont la recette serait d’origine irakienne, servi avec pommes de terre cuites, aubergine grillée, œufs durs et tahini. Se mange au petit déjeuner.Tahini : crème de sésame que l’on trouve dans presque toutes les spécialités, mais qui se déguste aussi seule avec du pain pita.





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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-18"> ¤ L’événement se tient du 16 au 21 janvier. Voici quelques idées hors pistes pour profiter de la montagne, entre deux projections de films de comédie.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-18"> ¤                
                                    

Que faire autour du Festival de l’Alpe d’Huez ?


                      L’événement se tient du 16 au 21 janvier. Voici quelques idées hors pistes pour profiter de la montagne, entre deux projections de films de comédie.



Le Monde
 |    15.01.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
15.01.2018 à 15h26
    |

            Vicky Chahine







Après Omar Sy, c’est au tour de Franck Dubosc d’assurer la présidence de ce festival consacré à la comédie, ouvert gratuitement au grand public, du 16 au 21 janvier. Au programme de cette 21e édition : une sélection de courts et longs-métrages, dont les nouveaux films de Jean-Pierre Améris et de Sophie Marceau, et, en clôture, Le ­Retour du héros, de Laurent Tirard, avec Jean Dujardin et Mélanie Laurent. L’occasion d’une escapade hivernale dans l’emblématique station d’Isère.
Du 16 au 21 janvier, Festival-alpedhuez.com
Spa des Alpes

   


Inauguré dans l’Hôtel Grandes Rousses, un quatre-étoiles au pied des pistes, cet espace bien-être abrite un bassin sensoriel avec l’eau du lac Blanc chauffée à 32 °C, un hammam dans une grotte et un sauna avec vue sur les monts enneigés. Dans ce décor avec ardoise, dolomie, cuivre et bois, les soins de la marque Gemology sont réalisés à base de pierres, comme la poudre de diamant, les sels de rubis ou encore les perles de nacre.
425, route du Signal, tél. : 04 76 80 33 11, Hotelgrandesrousses.com
La luge 4 saisons sur rail

   


Pour ceux qui préfèrent être assis que debout sur des skis, cette nouvelle attraction installée dans le secteur Bergers fonctionne toute l’année. La descente s’effectue sur un kilomètre de rail à 1,50 m au-dessus du sol, jusqu’à 65 mètres de dénivelé, pour une vitesse de pointe de 40 km/h. Et, pour les plus téméraires, elle peut aussi se faire en réalité virtuelle, avec la mission d’attraper le maximum de moutons.
A partir de 7 € la descente, Alpedhuez.com
Performance de Simon Beck

   


Surnommé « l’homme qui dessine sur les montagnes », l’artiste britannique, ingénieur de formation, a fait du snow art (la version enneigée du land art) sa signature. Il réalise ses monumentales figures géométriques simplement muni de raquettes et d’un compas. A l’occasion du Festival de l’Alpe d’Huez, il dessinera ses œuvres d’art éphémères sur le lac Blanc.
Jusqu’au 22 janvier, Paysage-paysages.fr
Chalet Le Vieux Logis

   


Situé dans le quartier du Vieil Alpe, ce chalet peut être privatisé pour accueillir jusqu’à seize personnes (à partir de 800 € par jour, petits déjeuners compris). A l’intérieur, huit chambres avec Wi-Fi, une salle de jeux, un baby-foot et même un sauna pour le réconfort après l’effort. La décoration est cosy, avec parquet, joli nuancier de peintures et même un lit-cabane dans la chambre des enfants. Chambre double à partir de 60 € la nuit avec les petits déjeuners.
Rue de la Chapelle, Levieuxlogis.over-blog.com



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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-19"> ¤ Un grand et récent succès du cinéma indien fait écho à l’une des promesses du premier ministre Narendra Modi, une complaisance qui ne plaît pas à tout le monde.
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Article sélectionné dans La Matinale du 05/01/2018
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A Bollywood, des toilettes au service du gouvernement


                      Un grand et récent succès du cinéma indien fait écho à l’une des promesses du premier ministre Narendra Modi, une complaisance qui ne plaît pas à tout le monde.



Le Monde
 |    05.01.2018 à 14h58
 • Mis à jour le
06.01.2018 à 06h37
   





                              

                        

L’un des plus grands succès des salles de cinéma indiennes des derniers mois est une histoire de toilettes. Depuis sa sortie cet été, Toilettes : une histoire d’amour, de Shree Narayan Singh, a récolté 2,16 milliards de roupies de recettes (28,4 millions d’euros). Si le sujet a trouvé un écho certain dans le pays, c’est qu’il constitue un problème majeur de société. Sur les 950 millions d’humains dans le monde qui n’ont pas accès aux toilettes, 60 % se trouvent dans le sous-continent. Tout comme les personnages du film de Shree Narayan Singh.
Dans cette romance à l’eau de rose, qui se déroule dans un village perdu au milieu de nulle part, un jeune homme du nom de Keshav, joué par l’acteur canadien d’origine indienne Akshay Kumar, tombe amoureux d’une jolie fille, qu’il finit par épouser.
Mais l’insolente a des exigences. Une fois mariée, Jaya (interprétée par Bhumi Pednekar) n’a plus qu’une obsession : installer des toilettes dans sa maison, fatiguée qu’elle est d’aller faire ses besoins dans les champs chaque matin, en compagnie de ses voisines. Keshav refuse d’engager les travaux mais, comme sa jeune épouse lui annonce qu’elle quitte le foyer pour retourner vivre chez ses parents, il finit par obtempérer et construit des latrines dans la cour de leur maison.
Félicitations de Narendra Modi
C’était compter sans son vieux père, qui juge l’affaire indécente et entreprend aussitôt de démolir les latrines toutes neuves. Ulcérée, Jaya demande le divorce. Un coup de théâtre vient débloquer la situation : les autorités politiques locales annoncent la construction de toilettes publiques dans le village. Les choses rentrent dans l’ordre et les habitants des alentours découvrent, comme Keshav et Jaya, les joies de la défécation dans l’intimité, à toute heure du jour et de la nuit.

Après avoir vu Toilettes : une histoire d’amour, le premier ministre Narendra Modi s’est même fendu d’un tweet de félicitations. Car si,...




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<filname="SURF-0,2-3546,1-0,0-20"> ¤ Pour créer un sentiment « patriotique », le sociologue Jean Viard suggère de proposer à tous les jeunes de 16 ans un grand « voyage universel » dans le pays.
<filname="PROF-0,2-3546,1-0,0-20"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 23/12/2017
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édition abonné


« Un grand voyage en France pour tous les jeunes, voilà un projet d’éducation à la citoyenneté »

Pour créer un sentiment « patriotique », le sociologue Jean Viard suggère de proposer à tous les jeunes de 16 ans un grand « voyage universel » dans le pays.



Le Monde
 |    24.12.2017 à 06h49
 • Mis à jour le
25.12.2017 à 22h38
    |

Jean Viard







                        



                                


                            
TRIBUNE. « L’été dernier, on a fait l’Italie, c’était magnifique. » Combien de fois n’a-t-on entendu cette phrase pour l’Italie ou New York, Londres ou Barcelone ? Mais… la France ? « Fait-on » encore la France quand on est français ? Enseigne-t-on le voyage en France, si cher à George Sand et à tant d’autres ? Formons-nous notre jeunesse, nos citoyens et tous ceux qui nous visitent, dans cette complicité puissante avec notre territoire, ses hauts lieux de mémoire ou de nature et de création, ses monuments et ses diversités ? N’aurions-nous pas laissé les vacances en France devenir promenade et divertissement plus que découverte et partage d’une culture et de ses diverses formes ? Et encore, seulement pour les 60 % d’entre nous qui partent régulièrement en vacances et qui souvent ne sortent pas de leur région.
Et ce qui est vrai de la France n’est-il pas encore plus vrai de chacune de nos régions, de nos nouvelles régions ? Ne laisse-t-on pas les débats sur les territoires se résumer à de l’aménagement et à des combats politiques, quand le grand combat de la mémoire, du sens et des valeurs est oublié ?
Autrement dit : sans connaître ni la Méditerranée, ni la Bretagne, ni le mont Blanc, ni Paris, ni la place de la Bastille, ni Strasbourg, ni Marseille, est-on totalement français ? Et le Rhin, le Rhône ou la Loire, la Garonne et la Charente… Chartres, bien sûr, et la synagogue de Carpentras, la Grande Mosquée de Paris, la Sorbonne et le Louvre. La promenade des Anglais aussi, et la stèle qui s’y dresse. Avant de courir à Disneyland, n’y a-t-il pas d’autres voyages, d’autres émotions, d’autres souvenirs à découvrir et partager pour se sentir de France, ou sentir la France si l’on est d’ailleurs ?

Le territoire, une immense bibliothèque
D’autant que la SNCF a fait disparaître les photos en noir et blanc des hauts lieux ludiques du corps charnel de la patrie qui ornaient ses wagons. Certes, la télévision nous abreuve...




                        

                        

