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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Jean-Marc Janaillac avait conditionné son maintien en poste au résultat du vote sur le projet d’accord, qui a été rejeté par 55,44 % du personnel d’Air France.
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Le président d’Air France, Jean-Marc Janaillac, démissionne après le rejet de l’accord salarial

Jean-Marc Janaillac avait conditionné son maintien en poste au résultat du vote sur le projet d’accord, qui a été rejeté par 55,44 % du personnel d’Air France.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 18h39
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 18h47
   





                        



   


Le PDG d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac, a annoncé sa démission, vendredi 4 mai, après le rejet par les salariés d’un accord salarial proposé par la direction pour tenter de mettre fin à un long mouvement de grève. « J’assume les conséquences de ce vote et je remettrai dans les prochains jours ma démission aux conseils d’administration d’Air France et d’Air France-KLM », a déclaré M. Janaillac face aux journalistes, en regrettant un « immense gâchis ».
Jean-Marc Janaillac avait conditionné son maintien en poste au résultat du vote sur le projet d’accord, qui a été rejeté par 55,44 % du personnel d’Air France, a annoncé la direction sur Twitter.
Le taux de participation s’est élevé à 80,33 % chez les 46 771 salariés d’Air France (sous contrat français) invités à répondre à la question : « Pour permettre une issue positive au conflit en cours, êtes-vous favorable à l’accord salarial proposé le 16 avril 2018 ? »

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                La légitimité contestée de la consultation des salariés par la direction d’Air France






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Euskadi Ta Askatasuna a annoncé mercredi sa dissolution. Retour sur un mouvement aux méthodes violentes.
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Qu’est-ce que l’organisation séparatiste basque ETA ?

Euskadi Ta Askatasuna a annoncé mercredi sa dissolution. Retour sur un mouvement aux méthodes violentes.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 16h00
    |

                            Cyrielle Chazal








                        



   


L’Euskadi Ta Askatasuna (ETA, Pays basque et liberté) a officialisé sa dissolution, mercredi 3 mai. « ETA, organisation socialiste révolutionnaire basque de libération nationale, veut informer le peuple basque de la fin de son chemin », annonce son communiqué.

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                ETA annonce officiellement sa dissolution



L’ETA réclame l’indépendance d’Euskal Herria, ou « Pays basque », un territoire à cheval entre la France (16 %) et l’Espagne (84 %). Cet espace de plus de 20 500 km² et plus de 3 millions d’habitants se compose de sept provinces de culture et langue basques. Les provinces de Labourd, Basse-Navarre et Soule sont en France, dans les Pyrénées-Atlantiques. Quatre autres sont en Espagne, dans la communauté autonome basque et en Navarre. « Les revendications n’ont pas évolué », résume Barbara Loyer, chercheuse spécialiste du nationalisme basque.
Si le mouvement s’est scindé à de multiples reprises, son idéologie n’a pas changé. « Le ciment central a toujours été le nationalisme et le projet d’indépendance. » Retour sur cette organisation classée terroriste par l’Union européenne jusqu’en 2009.
Un mouvement anti-franquiste
A sa création en 1959, l’ETA est un mouvement qui s’oppose au régime fasciste de Francisco Franco, dirigeant de l’Espagne entre 1939 et 1975. Il est fondé par des membres de la revue clandestine Ekin (« agir ») et de jeunes dissidents du Parti nationaliste basque (PNV). Il entend d’abord défendre l’identité basque face au régime franquiste.
En décembre 1973, l’ETA assassine l’amiral Luis Carrero Blanco, alors chef du gouvernement et potentiel successeur de Franco. Le meurtre de « l’ogre », surnom donné par ses opposants, constitue l’action la plus frappante d’ETA sous l’ère franquiste. « En 1974, cet attentat est ressenti comme fortement légitime bien au-delà du Pays basque », indique Daniel Hermant dans la revue Cultures et conflits. Les séparatistes racontent ce crime dans leur livre Opération Ogro : Comment et pourquoi nous avons exécuté Carrero Blanco, premier ministre espagnol (Seuil, 220 p.).
Rhétorique d’extrême gauche
L’ETA se dit aujourd’hui « socialiste » et on lui prête des inspirations communistes. Pourtant, « au départ, ETA n’a aucune sympathie particulière pour la classe ouvrière », écrit en 1983 le sociologue Francis Jauréguiberry, dans sa thèse intitulée « Question nationale et mouvements sociaux en Pays basque sud ». Ses fondateurs sont issus de la petite et moyenne bourgeoisie, notamment de la banlieue la plus aisée de Bilbao. Ses premiers militants considèrent même le marxisme comme « une vision a-nationale du monde et donc dangereuse pour le nationalisme basque », rappelle le chercheur. Ils sont contre le communisme.
Lors des grèves de 1962-1963, sévèrement réprimées par le régime franquiste, des ouvriers sont emprisonnés dans les mêmes prisons que les militants d’ETA. « La combativité des ouvriers et le grand élan de solidarité que leur mouvement suscite impressionnent énormément les premiers militants d’ETA », écrit le sociologue Francis Jauréguiberry. Dès 1963, le discours des séparatistes associent libération nationale et libération sociale. Ils désignent le franquisme, le centralisme castillan et le capitalisme comme les trois ennemis du peuple basque.
« Ces références ont permis à l’ETA d’agglomérer la population, et notamment la jeunesse, sensible aux idées d’extrême gauche, décrypte Barbara Loyer, chercheuse et présidente de l’Institut français de géopolitique. Ce glissement sémantique permet alors aux séparatistes de se distinguer du parti nationaliste basque, conservateur et catholique. Par exemple, un communiqué de 1972 des séparatistes justifie en ces termes l’enlèvement d’un industriel basque : “Pour nous, tous les patrons sont égaux (…). Qu’ils soient basques ou non ne change rien à l’affaire : tous sont nos exploiteurs”. »
Violences et extorsions
829 morts
Bien que l’ETA puise ses racines dans l’anti-franquisme, plus de 90 % de ses 829 victimes ont eu lieu entre la mort de Franco en 1975 et la fin de la lutte armée en 2011. Lors de l’avènement de la démocratie, tous les militants de l’ETA emprisonnés avaient été libérés à la faveur d’une amnistie générale prononcée en 1977 pour les crimes commis pendant la période franquiste. Cependant, « les séparatistes mènent alors une offensive en règle contre la démocratie espagnole », analyse la chercheuse Barbara Loyer.

   


Au total, 343 civils et 486 policiers et militaires ont été tués. Ses attentats à la voiture piégée ont notamment causé la mort de 12 gardes civils à Madrid en 1986, de 21 personnes en juin 1987 sur un parking de Barcelone ou encore 11 autres en décembre 1987, près d’une caserne de la garde civile à Saragosse. L’enlèvement puis l’assassinat, le 12 juillet 1997, de Miguel Angel Blanco, conseiller municipal d’Ermua au Pays basque âgé de 29 ans, a provoqué d’importantes manifestations en Espagne. En mai 2000, ETA assassine à Saint-Sébastien, dans le Pays basque, le journaliste José Luis Lopez de Lacalle, connu pour ses positions anti-ETA.
Aux meurtres de policiers et militaires, civils, journalistes et politiques s’ajoutent les extorsions, à travers « l’impôt révolutionnaire » imposés aux chefs d’entreprise. Une étude estime à 10 000 le nombre d’entrepreneurs extorqués sous la menace d’exécution. Au total, au moins 62 militants d’ETA ont été tués par des groupes paramilitaires clandestins, dirigés par de hauts fonctionnaires espagnols. 270 séparatistes sont actuellement incarcérés en France et en Espagne.
Fin de la lutte armée
Marginalisée au Pays basque, où la population est exaspérée par la violence, traquée par les autorités espagnoles et françaises, l’ETA – dont la vitrine politique, Batasuna, est interdite en 2003 – abandonne officiellement la lutte armée en 2011. Elle avait commis son dernier meurtre en 2010, tuant un policier sur le sol français lors d’un contrôle d’identité en Seine-et-Marne. Dans son communiqué du 3 mai, l’organisation, qui, d’après les experts, ne comptait plus qu’une vingtaine d’activistes la veille de sa dissolution, ne reconnaît pas l’inutilité des violences et assassinats commis. « Il n’ont jamais rien obtenu mais préfèrent mettre en scène leur dissolution comme étant l’entrée dans un nouveau cycle », analyse Barbara Loyer. Le parti indépendantiste Bildu, le plus proche d’ETA, a ainsi salué le début d’une « nouvelle ère ».

        Lire l’éditorial du « Monde » :
         

          Dissolution de l’organisation basque ETA : la fin d’une lutte meurtrière et inutile



Malgré les nombreuses victimes assassinées par l’ETA, l’organisation tombe progressivement dans l’oubli depuis 2011 et l’abandon de la violence. « J’ai souvent dit par le passé que l’ETA disparaîtrait le jour où il faudrait non seulement expliquer ce qu’était cette organisation, mais encore tenter de faire comprendre son existence, confie à La Tribune de Genève le philosophe basque Daniel Innerarity. Mes enfants ont 16 et 14 ans. Dans leur école, certains de leurs camarades n’ont jamais entendu parler d’ETA. »


Pour approfondir

Extraits de la thèse « Question nationale et mouvements sociaux en pays basque sud », Francis Jauréguiberry, 1983
« La question basque au miroir de la violence », Daniel Hermant, revue  Cultures et conflits


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le Britannique, sous la menace d’une suspension pour dopage, irrite tous, lassés de n’entendre parler que de lui. Il pourrait se voir retirer une éventuelle victoire.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Cyclisme : l’incertitude sur le cas de Chris Froome pollue le départ du Giro

Le Britannique, sous la menace d’une suspension pour dopage, irrite adversaires et organisateurs, lassés de n’entendre parler que de lui. Lequel pourrait se voir retirer par décision disciplinaire une éventuelle victoire.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 15h11
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 17h01
    |

            Clément Guillou








                        


Appelez ça le karma. Genou droit en sang et maillot déchiré, Christopher Froome est le premier cycliste abîmé d’un Tour d’Italie qui n’avait pas officiellement débuté, vendredi 4 mai au matin, quand il a goûté au bitume de Jérusalem. Jusqu’au bout, le Britannique sous la menace d’une suspension pour dopage aura phagocyté le Grand départ en Israël du Giro, une épreuve sur laquelle il fait planer un énorme point d’interrogation.

    ‪Exclusive! 🎥 @chrisfroome ‘s Jerusalem crash during the TT recon @giroditalia ☑️ ••• ••• ••• #Sporza🇮🇹 #Giro101 #GrandePartenza #Jerusalem #AmoreInfinito #vrtNWS #reporter #Procycling #inhethartvanhetpeloton #WorldTour #cycling #odyssey #journolife @sporza.be #tuttoilrosadellavita #Giroditalia ••• 🎥credit Videohouse/EurolinX‬ Une publication partagée par  Renaat Schotte (@wielerman) le 4 Mai 2018 à 5 :18 PDT 


Dumoulin maillot rose, Froome distancé
Le Néerlandais Tom Dumoulin a pris vendredi à Jérusalem le premier maillot rose du Giro en dominant le contre-la-montre inaugural devant l’Australien Rohan Dennis. Christopher Froome a visiblement payé sa chute à l’entraînement le matin et finit 21è à 37 secondes de Dumoulin...et quatre secondes de Thibaut Pinot, meilleur Français du jour.


Les organisateurs du Tour d’Italie, qui viennent du monde de la presse, savent qu’il n’y a pas de mauvaise publicité et accueillent avec bonheur les journalistes bien plus nombreux qu’à l’habitude, attirés par la coagulation de polémiques : départ en Israël ; présences conjuguées de Lance Armstrong — il enregistre des émissions pour son podcast — et de Chris Froome.

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Pourtant, pour la première fois, le directeur de l’épreuve, Mauro Vegni, a fait part de son irritation à l’égard de l’équipe Sky, jeudi 3 mai, lors de la conférence de presse précédant l’épreuve. De manière compréhensible : alors que Chris Froome a été informé le 20 septembre de son contrôle antidopage anormal (2 000 nanogrammes de salbutamol par millilitre d’urine, contre 1 000 nanogrammes autorisés), la formation britannique a tu l’information pendant la négociation de sa prime d’engagement sur le Giro, dont on dit qu’elle approcherait 2 millions d’euros. Dans le vélo, lorsqu’un chèque à dix chiffres se prépare, on met parfois sa franchise dans la poche ; surtout lorsqu’on s’appelle Dave Brailsford, patron de l’équipe Sky, qui n’est plus à une dissimulation près.

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          Team Sky, de proche de l’UCI à cible numéro un



Lorsque Le Monde et The Guardian ont révélé l’existence de ce contrôle, à la mi-décembre, Dave Brailsford s’est rendu sur-le-champ à Milan pour s’expliquer… et dire sa confiance à Mauro Vegni « qu’une solution à ce problème serait trouvée ». Ce qui ne fut pas le cas, l’affaire Froome étant toujours en suspens pour plusieurs semaines encore.
« Les négociations avec le Team Sky ont eu lieu avant la présentation du Giro (en novembre) donc, dans le cadre d’une relation correcte, j’aurais aimé être informé — je n’ai vraiment pas apprécié — », a dit Mauro Vegni lors d’un point presse, dont la première demi-heure a été exclusivement consacrée au cas Froome, à la grande exaspération du patron de l’épreuve.
Le directeur du Giro préférerait une victoire de Dumoulin
Il a ensuite, de manière inhabituelle pour un directeur de course, laissé entendre qu’une nouvelle victoire de Tom Dumoulin, le Néerlandais au sourire irradiant, vainqueur l’an dernier, serait « une bonne issue pour le Giro ». Ce serait en tout cas le résultat le moins polémique.

   


Car un succès de Froome, accompagné par deux gardes du corps pour sa conférence de presse d’avant-Giro, mettrait l’épreuve dans une situation délicate.
Le cas du Britannique n’est pas loin d’être désespéré : toutes ses explications initiales sur le taux élevé de salbutamol ayant été épuisées, sa pléthorique équipe de défense entend désormais contester la validité scientifique du test de détection dudit produit, ou la limite fixée à 1 000 nanogrammes. Le transfert du dossier au tribunal antidopage de l’UCI, révélé par Le Monde il y a un mois, indique en tout cas la détermination de la Fédération internationale à le suspendre.

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          Dopage : la trop lente avancée du cas Christopher Froome



En cas de suspension, Chris Froome perdra-t-il ses résultats du Giro ? Les organisateurs espèrent que ce ne sera pas le cas et ont créé la stupeur, jeudi, en déclarant que le président de l’UCI (Union cycliste internationale), David Lappartient, lui avait promis que Chris Froome resterait quoi qu’il en soit au palmarès du Giro en cas de victoire. La déclaration a poussé Le Monde à déranger David Lappartient en Argentine : « Qu’est ce que c’est que cette histoire ? On n’a jamais dit ça ! Je peux comprendre que ce soit sa volonté, mais je ne peux pas présager de la décision de l’organe disciplinaire. J’ai parlé à Mauro Vegni la veille de Milan-San Remo (en mars) et depuis, je n’ai pas eu de coup de fil avec lui. Il n’y a aucun engagement de ma part. »

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          Le président de l’UCI souhaite que Froome soit suspendu par son équipe



Flou juridique
Jusqu’à présent, le président français de l’UCI s’en est toujours tenu à une lecture stricte du code mondial antidopage. « La règle, c’est qu’on est déclassé des courses entre le jour où on a été pris positif et le jour de la sanction. Ensuite, la sanction commence à compter de ce jour-là. A priori, c’est comme ça qu’est écrit le code. »
Le code mondial antidopage, pourtant, semble avoir été écrit pour enrichir les juristes en droit du sport et épargner les sportifs les plus fortunés. Au paragraphe 10.8, le code dispose en effet que tous les résultats obtenus entre le contrôle et la sanction sont effacés… « à moins qu’un autre traitement ne se justifie pour des raisons d’équité ».
Les juristes interprètent cette exception de manière variée. Ainsi le Tribunal arbitral du sport (TAS) a-t-il privé le cycliste Alberto Contador de ses succès obtenus durant le traitement de son contrôle positif au clenbutérol — dont le Tour d’Italie 2011 —, d’où la fermeté des organisateurs aujourd’hui. Dans plusieurs autres cas où l’infraction était moins grave, il a pris la décision inverse.
La juriste suisse Marjolaine Viret, membre de la commission antidopage de l’UCI, estime dans son livre Evidence in Anti-Doping at the Intersection of Science & Law (Asser Press, 2016) que les résultats ne devraient pas être annulés dans le cas où le sportif a pu prouver n’avoir commis « aucune faute ou négligence significative ». Les conseils de Chris Froome seront-ils suffisamment adroits pour en convaincre le tribunal antidopage, voire, en cas d’appel, le TAS ?
Au-delà de la pollution de ce départ israélien, le cas Froome risque de poser un problème plus sportif durant trois semaines : dans l’hypothèse où le Britannique se révélerait au-dessus du lot, faudra-t-il courir contre lui pour gagner le Giro ou, au contraire, jouer la deuxième place dans l’hypothèse vraisemblable où il le perdrait ensuite sur tapis vert ?
Pour toutes ces raisons, le peloton estime, dans sa grande majorité, que Froome aurait dû se passer de venir à Jérusalem. Et c’est à l’aune de ce ressentiment vis-à-vis de Team Sky qu’il faudra, sans doute, analyser certaines décisions tactiques dans les trois semaines à venir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Long de 144 mètres et large de 30 mètres, l’« Akademik Lomonosov », projet du géant russe Rosatom, est destiné à produire de l’électricité et de la chaleur grâce à ses deux réacteurs de 35 mégawatts chacun.
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La première centrale nucléaire flottante du monde en route pour la Sibérie

Long de 144 mètres et large de 30 mètres, l’« Akademik Lomonosov », projet du géant russe Rosatom, est destiné à produire de l’électricité et de la chaleur grâce à ses deux réacteurs de 35 mégawatts chacun.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 16h57
    |

                            Nabil Wakim








                        



   


L’Akademik Lomonosov est enfin prêt à prendre la mer. Avec deux ans de retard, ce monstre marin de 144 mètres de long et 30 mètres de large est la première centrale nucléaire flottante au monde, destinée à produire de l’électricité et de la chaleur grâce à ses deux réacteurs de 35 mégawatts chacun. Cette réalisation titanesque du géant nucléaire russe Rosatom a quitté Saint-Pétersbourg le 28 avril et doit être remorquée dans un premier temps jusqu’en Sibérie orientale, à Mourmansk, la centrale ne disposant pas de propulsion autonome.
Là, le combustible nucléaire y sera chargé pour un nouveau remorquage jusqu’à son port d’attache, à Pevek, à plus de 5 000 km au nord-est de Moscou. Le démarrage est prévu dans le courant de l’année 2019. « Une fois connectée au réseau, l’Akademik Lomonosov deviendra l’installation nucléaire la plus septentrionale du monde », se réjouit Rosatom.

Elle a vocation à se substituer à une centrale au charbon et à une centrale nucléaire construites dans la région dans les années 1960 et 1970. Son exploitation devrait durer au moins quarante ans.
Craintes des associations écologistes
Ses réacteurs nucléaires sont beaucoup moins puissants que ceux construits à terre, qui peuvent aller de 900 à 1 600 mégawatts. Mais cette centrale flottante peut produire l’électricité et la chaleur nécessaires à une ville de 100 000 habitants, explique le groupe russe. La plus grande partie de l’électricité produite devrait surtout servir à l’industrie, pour extraire et transformer des hydrocarbures.
« Cette centrale déplace le risque de catastrophe nucléaire dans les eaux fragiles de l’Arctique », dénonce Jan Haverkamp, un expert nucléaire de Greenpeace, dans un communiqué. L’association écologiste a réquisitionné un bateau qui escorte l’Akademik Lomonosov sur une partie de son trajet et s’inquiète des risques, notamment en cas de tsunami : « Avec son fond plat et son absence de système de propulsion, c’est comme si on jetait une centrale nucléaire sur une palette en bois pour dériver dans les eaux les plus difficiles du monde. »
Malgré les craintes des associations écologistes, Rosatom assure qu’elle respecte des normes de sécurité extrêmes, qui devraient lui permettre de faire face aux aléas climatiques de la région.
L’entreprise russe espère surtout que ce prototype sera le début d’une longue série, qui lui permettra de porter l’industrie nucléaire dans des zones où il est très coûteux de s’installer. D’autres projets du même type sont à l’étude en Chine – qui espère avoir une centrale flottante pour 2022 – ou aux Etats-Unis. En France, ce type d’option a été un temps envisagé, mais la filière nucléaire française a toujours été plutôt réticente à l’idée de se lancer dans des petits réacteurs.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Apparu pendant la mobilisation contre la « loi travail », en 2016, le cortège de tête réunit des militants, surtout issus de la mouvance anarcho-autonome ou antifasciste ainsi que des black blocs.
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édition abonné


Qui sont les 15 000 personnes qui ont défilé devant le cortège syndical du 1er mai ?

Apparu pendant la mobilisation contre la « loi travail », en 2016, le cortège de tête réunit des militants, surtout issus de la mouvance anarcho-autonome ou antifasciste ainsi que des black blocs.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 11h23
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 18h37
    |

            Julia Pascual, 
Pierre Bouvier, 
Camille Stromboni, 
                                Mattea Battaglia, 
Violaine Morin, 
Isabelle Rey-Lefebvre et 
Cécile Bouanchaud








                        



                                


                            

Jamais ils n’avaient été aussi nombreux. Et jamais le défilé officiel n’avait autant souffert de la comparaison. Mardi 1er mai, le « cortège de tête », agrégat de manifestants qui se positionnent au-devant du carré syndical traditionnel dans les manifestations, a réuni 14 500 personnes à Paris, selon les chiffres de la préfecture de police, tandis que 20 000 personnes défilaient derrière les banderoles de la CGT, de Solidaires, de la FSU et de plusieurs partis de gauche.
Apparu pendant la mobilisation contre la « loi travail », en 2016, le cortège de tête a d’abord réuni quelques centaines de militants, surtout issus de la mouvance anarcho-autonome ou antifasciste, dans toute sa complexe diversité. Il est allé grossissant, atteignant deux ans plus tard une ampleur inédite. Composante inhérente à ce cortège de tête, les black blocs, militants vêtus de noir et encapuchés, ont pour vocation de s’affronter aux forces de l’ordre et de porter atteinte aux symboles matériels du capitalisme. Mardi 1er mai, la préfecture de police en a décompté 1 200. « Casser, c’est récupérer l’argent que les multinationales volent au peuple », revendiquait un tract distribué en marge de la manifestation.

Sur les panneaux publicitaires JC Decaux dégradés, on pouvait notamment voir le sigle anarchiste ou le message « no border ». Sur les banderoles, les slogans révolutionnaires détournent la culture populaire à coups de « Marx attack » et autres « Sous les k-ways la plage ».
Une « certaine fascination pour ces mouvements de foule »
Le cortège de tête a revêtu une dimension « exceptionnelle », concède l’historien Sylvain Boulouque. « Dans toutes les catégories sociales et professionnelles venues manifester, à commencer par les étudiants et les cheminots, on trouve aujourd’hui des personnes solidaires des manifestants ultras, estime ce spécialiste des gauches radicales. Je dirai même dans toutes les strates...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Les numéros un de la CFDT, CGT et FO ont annnoncé leur venue. Les neuf syndicats représentatifs de la fonction publique appellent à se mobiliser contre les projets du gouvernement concernant les fonctionnaires.
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Fonctionnaires : Berger, Martinez et Pavageau manifesteront ensemble le 22 mai à Paris

Les numéros un de la CFDT, CGT et FO ont annnoncé leur venue. Les neuf syndicats représentatifs de la fonction publique appellent à se mobiliser contre les projets du gouvernement concernant les fonctionnaires.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 17h33
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


On ne les a plus vus défiler ensemble depuis des lustres. Mais la fonction publique vaut bien une exception. Le 22 mai, les numéros un des confédérations syndicales vont mettre leurs désaccords de côté pour manifester dans le cortège parisien. « On sera tous là, tous ceux qui appellent » à cette journée d’action, indique Laurent Berger au Monde. Le secrétaire général de la CFDT y retrouvera en effet ses homologues syndicaux.
« Philippe Martinez sera présent », confirme Jean-Marc Canon, à la tête de l’Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT. « J’y serai avec le bureau confédéral », précise également Pascal Pavageau, le nouveau dirigeant de FO.
François Hommeril, président de la CFE-CGC, a prévu de longue date ce jour-là un déplacement en province mais y enverra un représentant. « C’est un crève-cœur pour moi, confie-t-il. La photo aurait eu de la gueule. » M. Hommeril va cependant tenter de s’organiser car, selon lui, « la symbolique est forte. Nous sommes à un moment de tensions très vives car le gouvernement ne sait pas s’y prendre avec les syndicats. Il n’a ni le savoir-faire ni la culture. Sur le service public, où l’urgence est peut-être encore plus forte qu’ailleurs, c’est important qu’il y ait quelque chose qui aide à la prise de conscience du gouvernement ».
Refondation du contrat social
Reste à savoir comment ces retrouvailles seront mises en scène. Pour M. Canon, « c’est évident que les leadeurs syndicaux seront à la banderole » dans le carré de tête. Le 22 mai, les neuf syndicats représentatifs de la fonction publique (CGT, CFDT, FO, UNSA, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP) appellent les 5,6 millions d’agents à faire grève et à défiler contre les projets du gouvernement les concernant. En cause notamment : le projet de supprimer 120 000 postes, le gel du point d’indice, le rétablissement du jour de carence en cas d’arrêt-maladie ou encore la compensation de la CSG.
Début avril, le gouvernement a lancé, dans un climat de défiance, le premier des quatre chantiers de la refondation du contrat social qu’il souhaite mettre en place avec les fonctionnaires. Cette première discussion porte sur le dialogue social. Suivront ensuite le recours accru aux contractuels, la rémunération au mérite et les plans de départs volontaires. Dans le cadre du Comité action publique 2022, un rapport d’experts, attendu ces prochaines semaines et qui doit préconiser des pistes pour réduire la dépense publique, alimente en outre les craintes.
Le 10 octobre 2017, une première action unitaire avait eu lieu – ce qui n’était pas arrivé depuis une dizaine d’années. Des fissures étaient cependant apparues par la suite et la CFDT et l’UNSA n’avaient pas souhaité participer à une seconde journée de mobilisation, le 22 mars, estimant cette date « prématurée ». Mais ces deux syndicats ont finalement rejoint le mouvement. Dans un communiqué envoyé vendredi, l’intersyndicale invite d’ores et déjà les fonctionnaires à se rassembler le 15 mai devant Bercy à l’occasion de l’ouverture du chantier consacré au recours au contrat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Cet ancien chef de guerre du nord de l’Afghanistan ne cesse de s’opposer au pouvoir central, très affaibli. A 53 ans, il souhaite se présenter à l’élection présidentielle de 2019.
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Atta Mohammad Noor, l’homme qui défie Kaboul

Cet ancien chef de guerre du nord de l’Afghanistan ne cesse de s’opposer au pouvoir central, très affaibli. A 53 ans, il souhaite se présenter à l’élection présidentielle de 2019.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 18h12
    |

            Louis Imbert (Mazar-e-Charif, Afghanistan,  envoyé spécial)








                        



                                


                            

Fait-on un président d’un tel bois ? Atta Mohammad Noor a le port indolent d’un seigneur assuré de son pouvoir. On le dit vain. Il est riche avant tout. Son corps long et sec flotte dans d’amples costumes italiens. Un grenat presque noir, serti de diamants, accroche la lumière à sa main droite, impeccablement manucurée.
Voilà treize ans que le gouverneur Noor règne sur Mazar-e-Charif, la grande ville commerçante du nord de l’Afghanistan : l’exercice du pouvoir a poli ce chef de guerre qui a combattu, au sortir de l’adolescence, l’occupation soviétique (1979-1989) et libéré sa ville des talibans avec les forces spéciales américaines en 2001 – il est arrivé, à l’époque, qu’un conseiller militaire occidental l’aide à faire son nœud de cravate, qu’il ne savait pas encore nouer lui-même. A 53 ans, Atta Noor vise aujourd’hui la capitale, Kaboul, et le palais présidentiel : il souhaite se porter candidat à l’élection prévue en 2019.
A 53 ans, Atta Noor vise la capitale et le palais présidentiel : il souhaite se porter candidat à l’élection prévue en 2019
Ustad (« Maître ») Atta, ainsi que ses partisans le nomment, peut déjà se prévaloir d’un premier succès : il a contribué à affaiblir jusqu’au ridicule le président actuel, Ashraf Ghani, et son chef de l’exécutif, Abdullah Abdullah. Depuis des mois, M. Noor les défie. C’est un régal pour talk-shows ; une thérapie de groupe pour ce pays qui désespère de son gouvernement central. Appauvri depuis quatre ans par le retrait des forces de l’OTAN, passées de 100 000 hommes à environ 14 000 aujourd’hui, Kaboul s’affaisse. Les talibans contrôlent ou exercent leur influence sur un tiers de la population, leurs attentats frappent durement la capitale. Les institutions n’ont jamais été aussi faibles. Alors, la périphérie s’émancipe, les vieux chefs de guerre reprennent du poil de la bête, et Atta Noor, le gouverneur indocile, s’invite dans ces ruines.

Sa résidence s’ouvre,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Le chef de file de La France insoumise s’envolera pour Moscou lundi. Il participera au défilé « Immortel » qui célèbre, le 9 mai, les combattants soviétiques de la seconde guerre mondiale.
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Jean-Luc Mélenchon va rencontrer un leadeur de l’opposition en Russie

Le chef de file de La France insoumise s’envolera pour Moscou lundi. Il participera au défilé « Immortel » qui célèbre, le 9 mai, les combattants soviétiques de la seconde guerre mondiale.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 16h33
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante) et 
Abel Mestre








                        


« C’est le moment pour le faire. » Jean-Luc Mélenchon s’envolera lundi 7 mai pour Moscou afin d’y rencontrer Sergueï Oudaltsov, un des leadeurs de l’opposition de gauche à Vladimir Poutine. Le député des Bouches-du-Rhône participera également au défilé du « Régiment Immortel ». Organisé chaque 9 mai, à l’issue de la traditionnelle parade militaire, il célèbre la mémoire des combattants soviétiques contre l’Allemagne nazie.
« C’est une manifestation magnifique et émouvante. On défile en portant une pancarte sur laquelle il y a la photo d’un parent qui est mort pendant la guerre ou qui a servi une unité de combat pendant la guerre, a confié M. Mélenchon lors d’une conférence de presse vendredi. Je porterai une photo, mais je ne sais pas encore de qui. » Lancée en 2012 dans la ville de Tomsk, en Sibérie, l’initiative, devenue populaire, a cependant été récupérée par la suite par le pouvoir.
M. Mélenchon en profitera également pour rencontrer Sergueï Oudaltsov. A 41 ans, ce juriste de formation est le coordinateur du Front de gauche russe. Il a également été l’un des organisateurs des grandes manifestations anti-Poutine de l’hiver 2011-2012. Arrêté en 2013, il avait été condamné l’année suivante à quatre ans et demi de colonie pénitentiaire pour « organisation d’émeute publique ». Il en sortira en août 2017.
M. Oudaltsov a aussi soutenu l’annexion de la Crimée et les séparatistes pro-russes dans le Donbass, à l’est de l’Ukraine. Cependant M. Mélenchon ne participera pas à la manifestation organisée par M. Oudaltsov sur la place de la Révolution à Moscou, dimanche, à la veille de l’investiture officielle du chef du Kremlin, en route pour un nouveau mandat à la tête de l’Etat russe jusqu’en 2024.
« Les Russes sont des amis et des partenaires »
Cette rencontre doit, en tout cas, permettre à M. Mélenchon de faire démentir les liens de proximité avec le pouvoir russe que nombre de ses adversaires lui adressent. « Je vais voir un opposant au pouvoir, ça va être difficile de dire que je suis un poutinien », a encore souligné M. Mélenchon. L’ancien candidat à la présidentielle veut profiter de ce voyage pour « rompre l’atmosphère de guerre froide qui a été rétablie par les idéologues atlantistes et nord-américains » et donner une preuve « de sympathie active au peuple russe, pas aux dirigeants ». Et d’ajouter que, malgré des divergences, « les Russes sont des amis et des partenaires. Il ne faut les traiter comme des ennemis ».
« Je suis un anti-atlantiste absolu, je suis pour la sortie de l’OTAN. (…) Nous allons au-devant de très grandes violences entre l’Iran, Israël, l’Arabie saoudite, la Turquie, dans cette région du monde, et comme certains de ces pays ont des frontières communes avec la Russie, il est important qu’on manifeste que le monde entier n’est pas en noir et blanc », a continué M. Mélenchon.
Plusieurs autres déplacements sont prévus d’ici à la fin de l’année. L’ancien sénateur socialiste ira en Allemagne en juin, à Madrid en juillet et aux Etats-Unis en octobre pour rencontrer l’ancien candidat à la primaire démocrate Bernie Sanders.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Des milliers de personnes manifestent régulièrement, depuis le 30 mars, pour revendiquer leur droit à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël, en 1948.
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Des dizaines de Palestiniens blessés à Gaza lors de rassemblements à la frontière avec Israël

Des milliers de personnes manifestent régulièrement, depuis le 30 mars, pour revendiquer leur droit à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël, en 1948.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 17h32
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 18h15
   





                        



   


Des dizaines de Palestiniens ont été blessés par des tirs israéliens, vendredi 4 mai, dans la bande de Gaza, lors d’un nouveau rassemblement à la frontière avec Israël, qui a réuni des milliers de personnes.
Selon les autorités sanitaires gazaouies, les blessés ont été atteints par des balles israéliennes tirées de l’autre côté de la barrière frontalière, ou ont inhalé des gaz lacrymogènes. Soixante-neuf d’entre eux ont été traités à l’hôpital, 101 sur place, a fait savoir le ministre de la santé gazaoui.
Comme les vendredis précédents, des manifestations se sont déroulées à l’est de la ville de Gaza et dans l’enclave en d’autres points de la frontière.

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                Comment Israël justifie le traitement militaire des manifestants à Gaza



Début du mouvement le 30 mars
Les Palestiniens de la bande de Gaza, territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, se rassemblent depuis le 30 mars par milliers près de la frontière, surtout le vendredi, pour revendiquer leur droit à retourner sur les terres dont ils ont été chassés ou qu’ils ont fuies à la création d’Israël, en 1948.
Le mouvement, appelé « La Grande marche du retour », vise aussi à dénoncer le blocus israélien imposé depuis plus de dix ans à l’enclave palestinienne, que dirige le mouvement islamiste Hamas, auquel Israël a livré trois guerres depuis 2008.
La plupart des manifestants se tiennent à relative distance de la barrière frontalière lourdement gardée par les soldats israéliens. D’autres défient le danger en s’approchant pour lancer des pierres et des engins incendiaires vers les soldats ou tenter de forcer le passage.
Depuis le 30 mars, 49 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens. Des centaines d’autres ont été blessés. Aucun Israélien n’a été blessé.
L’armée israélienne est en butte aux critiques dénonçant un usage excessif de la force. L’Organisation des Nations unies et l’Union européenne ont réclamé des enquêtes indépendantes. Tsahal, l’armée israélienne, affirme que ses soldats ne tirent à balles réelles qu’en dernier recours, quand les moyens non létaux ont été épuisés, pour parer le danger pour les soldats et les civils israéliens riverains de l’enclave.

        Lire notre enquête :
         

          A Gaza, la stratégie de l’armée israélienne mise en cause par le grand nombre de blessés par balles






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ L’homme d’affaires Vincent Bolloré est suspecté par la justice française de corruption pour l’obtention de concessions portuaires à Conakry et à Lomé.
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Compte rendu

Affaire Bolloré : le président guinéen va porter plainte, le Togo se dit prêt à coopérer

L’homme d’affaires Vincent Bolloré est suspecté par la justice française de corruption pour l’obtention de concessions portuaires à Conakry et à Lomé.


Le Monde.fr avec Reuters
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        Le 04.05.2018 à 15h34

     •
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        Mis à jour le 04.05.2018 à 16h14






    
Le président guinéen, Alpha Condé, et l’homme d’affaires Vincent Bolloré, à Conakry, le 12 juin 2014.
Crédits : CELLOU DIALLO / AFP


Le président guinéen, Alpha Condé, a annoncé, vendredi 4 mai, qu’il allait déposer une plainte devant la justice française pour des allégations de corruption dans l’enquête sur les activités en Afrique du groupe Bolloré. « Je vais porter plainte pour dénonciation calomnieuse. On a tous les éléments qui prouvent que moi je n’ai fait que défendre les intérêts de la Guinée », a-t-il déclaré lors d’un bref entretien téléphonique avec Reuters.
Il a également dit accueillir favorablement la proposition de l’opposition guinéenne d’ouvrir une enquête parlementaire dans cette affaire. « Cette enquête parlementaire, si elle a lieu, va clarifier les choses. C’est une très bonne chose », a estimé le président guinéen.
Toujours dans le cadre des activités de Bolloré en Afrique, le Togo s’est dit prêt vendredi à fournir des informations à la justice française.

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                Démêlés judiciaires, gouvernance contestée, concurrence accrue : l’empire de Vincent Bolloré accumule les déconvenues



Le groupe Bolloré dément toute irrégularité
Vincent Bolloré a été mis en examen fin avril, au terme de près de deux jours de garde à vue, dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de corruption pour l’obtention de concessions en Afrique. Il est soupçonné de corruption d’agent public étranger, complicité d’abus de confiance et complicité de faux, mais n’a pas été placé sous contrôle judiciaire. Le groupe Bolloré dément toute irrégularité.
La justice française soupçonne des dirigeants de Bolloré d’avoir utilisé le groupe de communication Havas, alors filiale du groupe, pour faciliter l’accession au pouvoir de dirigeants africains et obtenir en contrepartie des concessions portuaires. Les juges s’intéressent en particulier aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du terminal à conteneurs du port de Conakry, en Guinée, et de la gestion d’un terminal à conteneurs au port de Lomé, au Togo.
L’entreprise française Getma International avait d’abord obtenu en 2008 le contrat du terminal de Conakry, battant ses concurrents, parmi lesquels Bolloré. Le président Alpha Condé est arrivé au pouvoir en 2010. L’accord avec Getma a été annulé en mars 2011. Le même mois, la concession était octroyée à Bolloré. « Getma n’avait respecté aucun de ses engagements contractuels », a redit Alpha Condé vendredi à Reuters.
L’ancien ministre guinéen des transports Alpha Ibrahima Keira a assuré en avril que les lois en vigueur avaient été respectées. « Cela n’a absolument rien à voir avec [le rôle de conseil de] Havas dans la campagne présidentielle de 2010. Le président [Alpha Condé] n’était pas impliqué dans le processus d’appel d’offres, qui a eu lieu avant son arrivée au pouvoir », a-t-il dit. « A aucun moment de la négociation ou du processus de marchandage, le président n’a été mêlé de près ou de loin » à cette affaire de concession, a ajouté Alpha Ibrahima Keira.
« Nous respectons la justice française »
A Lomé, la capitale togolaise, le ministre de la fonction publique, Gilbert Bawara, a assuré que son pays était prêt à coopérer avec la justice française. « Un opérateur économique français est poursuivi par la justice de son pays. Nous respectons la justice française, nous sommes attachés à la présomption d’innocence. L’Etat togolais n’a aucun élément fiable du dossier qui est en cours en France », a-t-il dit au micro de la radio Victoire FM.
« Nous n’avons pas à prendre un engagement particulier, nous n’avons pas à donner une assurance quelconque parce que nous ne nous sentons pas concernés. Mais si dans la poursuite de la procédure judiciaire l’Etat togolais était requis pour fournir une information ou quelque élément que ce soit, soyez rassurés, nous le ferons volontiers, sans aucun problème », a-t-il ajouté.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le groupe français reste l’actionnaire principal de l’opérateur mais se trouve en minorité au sein du conseil d’administration.
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Vivendi perd le contrôle de Telecom Italia

Le groupe français reste l’actionnaire principal de l’opérateur mais se trouve en minorité au sein du conseil d’administration.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 16h17
   





                        



   


Le groupe français Vivendi a essuyé un sérieux revers vendredi 4 mai en perdant le contrôle du conseil d’administration (CA) de Telecom Italia (Tim) au profit du fonds américain Elliott.
Parmi les actionnaires votants, 49,84 % se sont prononcés pour le fonds activiste et 47,18 % pour le groupe de Vincent Bolloré, principal actionnaire de Tim avec 23,94 % du capital. Elliott détiendra donc dix sièges sur les quinze du CA, et Vivendi cinq. Interrogé après le vote, le groupe français a dit être engagé sur le long terme dans l’opérateur et souligné qu’il veillerait à empêcher son éventuel « démantèlement ».
« Nous avons cinq sièges au conseil, nous sommes l’actionnaire principal. Nous continuerons à soutenir la stratégie [du directeur général] Amos Genish, qui a été votée à l’unanimité par le conseil, a déclaré le directeur de la communication de Vivendi, Simon Gillham. Nous serons très vigilants sur le fait qu’il n’y ait pas d’autre stratégie, de démantèlement ou autre. » Interrogé sur une éventuelle baisse de sa participation, il a déclaré : « Nous sommes un actionnaire à long terme. »

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                En Italie, les méthodes de Vincent Bolloré vivement critiquées



La Caisse italienne des dépôts, favorable à Elliott
Lors de cette assemblée générale réunie à Rozzano, en banlieue de Milan (nord), 67,15 % du capital était représenté. Les influentes sociétés de conseil Glass Lewis, ISS et Frontis avaient recommandé de voter pour Elliott, qui détient quelque 9 % de Tim.
La Caisse italienne des dépôts – entrée en avril au capital dans le cadre de son soutien aux « infrastructures stratégiques nationales » et qui en possède désormais 4,78 % – s’est aussi rangée du côté du fonds activiste, une alliance qui peut sembler incongrue vu de l’étranger.
Mais le gouvernement italien a régulièrement condamné l’attitude de Vivendi, et les tensions ont été à plusieurs reprises extrêmement vives entre Rome et le groupe français, même si ce dernier a cherché à apaiser la situation ces derniers mois.
« Vivendi a été un très mauvais actionnaire », avait déclaré en avril le ministre du développement économique Carlo Calenda. « Je suis favorable aux investissements étrangers, mais cela ne veut pas dire rester inerte quand ils [veulent] détruire la valeur plutôt que la créer », avait-il à l’adresse du groupe français, qui s’est aussi mis à dos de l’autre côté de l’échiquier politique les Berlusconi, en raison d’un contentieux autour de Mediaset.
Incertitude sur le poste de directeur général
« Ce n’est pas une victoire conduite par le marché. La CDP contrôlée par le gouvernement a fait la différence en votant pour un fonds, au lieu d’un actionnaire industriel sur le long terme », a déploré Simon Gillham.
La plupart des petits actionnaires, Assogestioni, qui regroupe des fonds italiens, et le grand gestionnaire américain Blackrock ont également soutenu Elliott. Le fonds dénonçait la « mauvaise gestion » du groupe français et estimait nécessaire un CA « indépendant » pour « améliorer la gouvernance et la performance de Tim ».
Entrent au conseil ses dix candidats, des personnalités connues du monde italien des affaires, dont Luigi Gubitosi, administrateur d’Alitalia et ex-directeur général de la télévision publique Rai, et Fulvio Conti, ex-directeur général d’Enel, qui sera le nouveau président de Tim.
L’incertitude demeure en revanche sur qui assumera le poste de directeur général, même si les déclarations de Vivendi laissent entendre qu’Amos Genish pourrait rester en poste. Elliott, qui avait soutenu l’élection au CA d’Amos Genish, désigné avec quasi 98 % des voix le 24 avril, a souhaité qu’il poursuive son mandat. Très apprécié des marchés, qui saluent l’amélioration des résultats de Tim ces derniers mois, M. Genish menait la liste remaniée de Vivendi et avait mis son poids dans la balance, en jugeant sa position « intenable » en cas d’échec de Vivendi.



                            


                        

                        


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Mort de Doina Cornea, figure de la résistance roumaine au communisme

Cette professeure de français a été l’une des rares dissidents à s’être élevés contre la dictature de Nicolae Ceausescu, elle s’est éteinte à 88 ans.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 14h55
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 16h48
    |

            Mirel Bran (Bucarest, correspondant)








                        



   


Il y a, dans des moments clés de l’histoire, des gens qui sauvent l’honneur de leur pays. Doina Cornea, l’icône de la dissidence roumaine dans les années 1980, est de ceux-là. La modeste professeure de français de la ville de Cluj, dans le nord-ouest de la Roumanie, une des rares dissidents à s’être élevés contre la dictature de Nicolae Ceausescu, est morte vendredi 4 mai, à l’âge de 88 ans, a fait savoir son fils. Née le 30 mai 1929 à Brasov, ville à forte minorité allemande, qui a marqué sa personnalité, Doina Cornea a fait ses études à Cluj, le centre culturel de la Transylvanie. Elle y étudie la philologie et intègre l’université en tant que professeure de français.
A l’origine de ses démêlés avec la Securitate, la sinistre police politique du régime, une visite à Strasbourg en 1965. En l’espace de quelques instants elle prend conscience de l’absurdité de son pays. « Je me trouvais dans un café avec des amis français, racontait-elle. J’admirais de Gaulle, mais un ami socialiste n’arrêtait pas de le critiquer. Je m’attendais à ce qu’on vienne l’arrêter d’un moment à l’autre, mais il ne s’est rien passé. C’est à ce moment précis que j’ai pris conscience de ce que je vivais en Roumanie. J’avais honte, et peu à peu cette honte m’a poussée à agir. J’ai essayé de vivre normalement dans un pays anormal. Rien d’extraordinaire. »
Le déclic
De retour en Roumanie, la sensation de liberté qu’elle avait ressentie en France la poursuit. Plus la dictature communiste se durcissait, plus elle s’accrochait au souvenir de ces instants strasbourgeois. Puis, le déclic se produit. Dans les années 1980, cette femme fait trembler l’une des pires dictatures au monde. A l’époque, le pays de Nicolae Ceausescu, le « génie des Carpates », semblait condamné au silence. Mais en 1982, la professeure de français élève publiquement la voix contre la dictature.
Doina Cornea envoie à la radio anticommuniste Europe libre, établie à Munich, une lettre intitulée « A ceux qui n’ont pas cessé de penser ». La Securitate s’en saisit immédiatement, mais la dissidente réussit à envoyer à la radio maudite une trentaine de messages publics. « Après l’envoi de la première lettre, j’ai été convoquée par la Securitate, dira-t-elle après la chute du régime. Au début, ils ont été gentils avec moi, ce qui m’a encouragée, mais j’ai vite appris les règles. Il ne fallait jamais dire la vérité ou leur mentir, mais il fallait un mélange des deux. C’était comme au jeu d’échecs, où chacun avance les pièces en fonction de l’autre. »
Dans les tréfonds des archives de la police politique, son dossier portait le numéro 666, et un nom de code lui avait été attribué : Diana. Surveillée en permanence, assignée à résidence à son domicile, arrêtée et emprisonnée en 1987, interrogée parfois jour et nuit, Doina Cornea résiste et continue. Son époux, l’avocat Leontin Iuhas, la soutient dans son opposition à la dictature. Sa fille, Ariadna, est à l’abri en France, où elle s’était mariée en 1976. Avec son fils, qu’elle avait surnommé « Tintin », elle répand des tracts anticommunistes et met dans l’embarras un régime qui se croyait infaillible.
Ses lettres publiques rencontraient un large écho dans la presse occidentale, ce qui la protégeait face à l’ire du Conducator et de ses affidés. « Je n’aurais pas pu faire grand-chose sans le soutien des ambassades occidentales, reconnaissait-elle après la chute du régime. L’ambassade de France à Bucarest est allée très loin. Tous les jeudis, je devais l’appeler pour confirmer que j’étais toujours en vie. C’était une sorte de garantie pour mon action. »
Un symbole de la résistance
Ce n’est qu’en décembre 1989, après le jugement et l’exécution sommaires du Conducator et de son épouse, que les Roumains découvrent à la télévision le visage de Doina Cornea, la femme devenue symbole de la résistance anticommuniste. Mais son calvaire était loin d’être terminé. L’apparatchik Ion Iliescu, le tombeur de Ceausescu, et l’ancienne nomenklatura avaient accaparé le pouvoir de la jeune démocratie roumaine. L’ex-dissidente continuait à gêner non seulement les nouvelles autorités en quête de légitimité, mais aussi une société qui refusait de se regarder dans le miroir de son passé. « On ne fait rien tant qu’on ne sacrifie pas un peu de soi-même, affirmait-elle. Un pays change grâce aux petits gestes de tous les jours. Ces petits sacrifices devraient être un exercice quotidien. » Mais la Roumanie peine encore à faire cet examen de conscience collectif.
Celle qui a rendu la dignité à son pays s’est vu accorder plusieurs distinctions : l’Etoile de la Roumanie en 2000, la plus haute distinction de son pays ; l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, offert par le pape Jean Paul II en 2003 ; la croix de commandeure de la Légion d’honneur que la France lui a décernée en 2009. Mais Doina Cornea n’en parlait pas. Vers la fin de sa vie, elle s’intéressait à la religion et se demandait s’il y avait quelque chose après la mort. Aux amis proches, elle promettait de leur passer un coup de fil de l’au-delà pour le leur dire. Parmi ceux qui l’ont connue, d’aucuns guettent la sonnerie de leur téléphone.

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Le prix Nobel de littérature en 2018 reporté d’un an

L’académie suédoise est en crise depuis novembre à cause de la publication d’allégations de harcèlement sexuel à l’encontre de l’époux d’un membre de l’institution.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 09h19
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 11h22
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








                        



   


Quand ils sont sortis de leur réunion hebdomadaire, jeudi soir, bras dessus, bras dessous, dans les rues du quartier de la vieille ville à Stockholm, les académiciens affichaient des mines réjouies. Les Suédois en ont donc conclu que le prix Nobel de littérature 2018, dont le sort était à l’ordre du jour de la rencontre, était sauvé. D’où la stupeur, vendredi matin, quand le communiqué de presse est tombé à 9 heures, annonçant que la récompense ne serait pas décernée cette année, mais reportée à l’année prochaine, et attribuée en même temps que le prix 2019. Les académiciens expliquent leur décision par la « crise de confiance » traversée par l’institution et leur insuffisance numéraire. Depuis les démissions en série et l’éviction de la secrétaire perpétuelle, Sara Danius, les sages ne sont plus que dix sur dix-huit. Ils évoquent aussi le travail de reconstruction à mener, après ces mois de troubles – un « travail sur le long terme et en profondeur », souligne Anders Olsson, secrétaire perpétuel par intérim.
Dix-huit femmes accusaient le mari d’une des académiciennes de viols et d’agressions sexuelles
Ce n’est pas la première fois que le prix Nobel de littérature n’est pas décerné. Depuis 1901, il a été annulé à sept reprises : en 1914, 1918, 1935 et pendant la seconde guerre mondiale. Il a également été reporté cinq fois.
Mais le contexte est bien différent cette année, puisque c’est la légitimité même de l’académie suédoise qui est en cause et sa gestion d’une crise historique, qui a débuté en novembre 2017, en plein mouvement #metoo. Dix-huit femmes accusaient le mari d’une des académiciennes de viols et d’agressions sexuelles. Un Français, Jean-Claude Arnault, 71 ans, directeur d’un lieu d’expositions culturelles dans la capitale du royaume. Un audit, mené par un cabinet d’avocats, a depuis révélé que l’académie lui versait de généreuses subventions. Le parquet financier a ouvert une enquête.

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          L’Académie suédoise s’enfonce dans la crise



Réputation entachée
La décision d’annuler l’attribution du prix Nobel de littérature semble donc logique. D’abord, parce que le travail de préparation, mené au sein du comité Nobel, formé d’un petit groupe d’académiciens, aurait déjà dû être bien avancé, pour un prix traditionnellement décerné fin octobre. Ce n’était pas le cas, alors que plusieurs des membres du comité Nobel ont quitté leur fauteuil.
Maintenir la récompense présentait aussi des risques. Rien ne garantissait que le lauréat potentiel se déplace à Stockholm, pour venir y recevoir son prix des mains d’une institution à la réputation entachée. Il aurait même pu le refuser. Après l’esclandre causé par le chanteur Bob Dylan, lauréat 2016, aux abonnés absents lors de la cérémonie des Nobels, les académiciens ne pouvaient prendre ce risque.

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                Comprendre la crise qui secoue l’Académie suédoise



Le report du prix 2018, cependant, est loin de mettre un terme à la crise qui secoue l’académie. D’abord, parce qu’il va falloir trouver des remplaçants aux sages qui ont décidé de partir. Jeudi 3 mai, le roi, Carl XVI Gustaf, protecteur de l’institution, a annoncé une modification du règlement, permettant aux démissionnaires de partir définitivement. Jusqu’à présent, ils ne pouvaient être remplacés qu’après la mort, ce qui aurait conduit à une paralysie de l’institution. Or trouver des candidats ne sera pas aisé. Car de nombreux intellectuels et écrivains suédois ont pris parti pour un des deux camps qui s’opposent – majoritairement d’ailleurs pour les académiciens qui ont claqué la porte, protestant contre l’immobilisme de ceux qui sont restés, dont certains continuaient de nier la gravité de la crise, il y a quelques jours.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ La députée LRM de la Nièvre, Perrine Goulet, avait émis cette proposition dans le cadre d’une commission d’enquête sur la sûreté de ces installations.
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Greenpeace porte plainte contre une députée qui a suggéré de « tirer » sur les intrus dans les centrales nucléaires

La députée LRM de la Nièvre, Perrine Goulet, avait émis cette proposition dans le cadre d’une commission d’enquête sur la sûreté de ces installations.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 17h25
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 17h36
    |

            Patricia Jolly








                        



                                


                            

L’intervention de la députée (LRM) de la première circonscription de la Nièvre, Perrine Goulet, le 22 mars, avait glacé le sang des militants de Greenpeace France. Membre de la commission d’enquête parlementaire sur la sûreté et la sécurité des installations nucléaires qui auditionnait, ce jour-là, le ministre de l’intérieur Gérard Collomb, la parlementaire avait suggéré de « tirer » en cas d’intrusion dans une centrale nucléaire.
Alors que plusieurs de ses activistes se sont introduits, à l’automne 2017, dans l’enceinte deux centrales nucléaires afin, explique Greenpeace, de « démontrer l’extrême vulnérabilité des piscines d’entreposage de combustible usagé, hautement radioactif, face aux risques d’attaques extérieures », l’organisation écologiste a déposé, le 25 avril, une plainte avec constitution de parties civiles contre Mme Goulet pour « provocations à un crime et à un délit non suivis d’effet » au tribunal de grande instance de Paris.
Lors de l’audition du 22 mars, retransmise en directe sur le portail vidéo de l’Assemblée nationale, Gérard Collomb avait souligné que les ONG, et en particulier Greenpeace, prennent « la précaution d’afficher leur nom de loin sur les banderoles, ce qui, évidemment, ne suscite par le même type de réaction que si quelqu’un d’inconnu venait pénétrer » dans des sites sensibles. Députée LRM de la Somme et rapporteure de la commission, Barbara Pompili, avait alors objecté : « A ce moment-là, le bon petit terroriste va prendre la banderole Greenpeace », inspirant ainsi Mme Goulet.
« Tirer dans les jambes »
« Pourquoi nous ne ferions pas un peu comme aux Etats-Unis ? Avec une sécurisation par miradors et possibilité, effectivement, de ne pas se poser de questions, et quand il y a une intrusion, de tirer ?, avait interrogé cette dernière. Je pense qu’à un moment il va falloir ne plus distinguer, puisque c’est un délit de rentrer sur une...




                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 03/05/2018
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La France creuse sa « dette écologique »

Si le monde entier vivait comme les Français, les ressources naturelles que la planète peut renouveler en un an seraient consommées dès le 5 mai.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 00h41
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 09h48
    |

            Pierre Le Hir








                        



   


La France a commencé à réduire son déficit budgétaire, mais son déficit écologique, lui, continue de se creuser inexorablement. C’est l’alerte que lance le WWF dans un rapport publié vendredi 4 mai. A compter du samedi 5, les Français vivront en quelque sorte à crédit : si leur niveau de consommation était généralisé à la planète, l’ensemble des ressources que la nature peut renouveler en un an serait d’ores et déjà épuisé.
L’ONG a travaillé en collaboration avec le Global Footprint Network, un institut de recherche international qui, chaque année, calcule le « jour du dépassement » : celui à partir duquel l’empreinte écologique de l’humanité – émissions de carbone, utilisation de terres agricoles, de prairies, de forêts et de milieux aquatiques, ou encore artificialisation des sols – excède la biocapacité de la planète, c’est-à-dire sa capacité annuelle à absorber les gaz à effet de serre d’origine anthropique et à reconstituer ses réserves.

   


Sans doute cet indicateur présente-t-il des limites. Il donne en effet un poids prépondérant aux émissions carbonées (60 % de l’empreinte écologique) et ne prend pas en compte des facteurs tels que la perte de biodiversité, la pollution ou la pression sur la ressource en eau. Il n’en permet pas moins de mesurer, année après année et à paramètres constants, l’évolution de la situation. Et la tendance n’est pas bonne.
Alors que jusqu’au début des années 1970 l’humanité consommait moins de ressources que ce que pouvait lui procurer la nature, elle est ensuite devenue débitrice. Et le jour fatidique du dépassement est de plus en plus précoce : le 1er décembre en 1975, le 5 novembre en 1985, le 5 octobre en 1995, le 26 août en 2005, le 4 août en 2015, le 2 août en 2017, peut-être plus tôt encore cette année, pour laquelle le Global Footprint Network rendra son verdict cet été. Autrement dit, il faudrait désormais 1,7 planète pour subvenir aux besoins annuels des quelque 7,5 milliards d’humains.
Modèle de développement
Le WWF s’est penché, pour la première fois, sur le cas particulier de l’Hexagone. Il apparaît que, si le monde entier vivait comme les Français, la capacité des écosystèmes à se régénérer serait épuisée dès le 5 mai, en à peine plus de quatre mois. Il faudrait donc 2,9 planètes pour que les océans et les forêts stockent le CO2 relâché en un an par les activités humaines, et pour assurer l’alimentation en bétail et en poissons, ou l’approvisionnement en bois de la population mondiale.
Certes, l’empreinte écologique de la France est moindre, si on la rapporte à la biocapacité du territoire national, en métropole mais aussi dans les outre-mer. Avec ce calcul, les Français consomment 1,8 fois plus de ressources que ce que « leurs » milieux naturels sont en mesure de leur fournir. « Ce rapport ne met pas en avant une approche “nationaliste”, mais pointe un modèle de développement qui conduit à une aggravation de notre dette écologique », précise Pascal Canfin, directeur général du WWF-France.

   


Au reste, la France se classe dans le groupe de tête des pays les plus « prédateurs », loin derrière le Qatar (avec le train de vie qatari, le jour du dépassement planétaire serait le… 9 février), les Etats-Unis, le Canada ou l’Australie, mais à peu près au même niveau que l’Allemagne et le Royaume-Uni, devant le Japon, la Grèce ou l’Italie. A titre de comparaison, avec le mode de vie du Vietnam, le jour du dépassement n’interviendrait que le 20 décembre !
Dans le détail, les émissions de carbone pèsent pour plus de moitié (56 %) dans l’empreinte écologique des Français, devant l’utilisation des terres agricoles pour l’alimentation humaine et animale (20 %), l’exploitation forestière (11 %), l’affectation des prairies à l’élevage du bétail (5 %), la pêche (4 %) et la couverture des sols par des infrastructures industrielles, des voies de transports ou des habitations (4 %). Globalement, le logement, les transports et l’alimentation sont à l’origine de plus des deux tiers de la pression exercée sur les milieux naturels, du fait notamment des émissions de gaz à effet de serre qu’ils génèrent.

   


Pour le WWF, ce constat est d’autant plus alarmant que l’Hexagone avait, sur la période 2008-2015, réduit de façon continue son empreinte écologique. Celle-ci est depuis repartie à la hausse, avec une augmentation de 5 % entre 2015 et 2018. Un mauvais résultat dû principalement à une poussée des émissions de gaz à effet de serre dans les secteurs du bâtiment et des transports.

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                Gaz à effet de serre : la France sur la mauvaise pente



« Le paradoxe est que cette dégradation a commencé en 2015, l’année de l’adoption de l’accord de Paris sur le climat », commente Pascal Canfin. Au-delà d’explications conjoncturelles, telles que la baisse des cours du pétrole ayant favorisé un regain de consommation, l’ONG y voit la preuve que la politique nationale de transition écologique « n’est pas assez ambitieuse ».
« Pas de planète B »
« Si la planète était une entreprise, elle serait en faillite, ajoute son directeur général. Le dérèglement climatique, la disparition du vivant, la destruction des forêts primaires et la transformation des océans en soupe de plastique sont les signes de cette faillite écologique. »
L’ONG estime pourtant qu’il n’est pas trop tard pour redresser la barre. « Les technologies sont aujourd’hui disponibles, qu’il s’agisse des véhicules électriques, de l’habitat à basse consommation, des énergies renouvelables ou de l’alimentation biologique, souligne M. Canfin. C’est donc une question de volonté politique. Le président de la République a fait de la bonne gestion financière un élément-clé de son quinquennat. Il doit désormais mettre en place une stratégie de désendettement écologique. »
Et de prendre au mot Emmanuel Macron qui, le 25 avril, devant le Congrès américain, déclarait : « Il n’y a pas de planète B. » Autrement dit, pas d’autre choix que de vivre avec la finitude de notre Terre nourricière.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Lors de l’occupation par des étudiants dans la nuit de mercredi à jeudi, le monument aux morts de l’Ecole normale supérieure de Paris a été profané, ce qui a provoqué de vives réactions.
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Après son occupation, Normale-Sup annonce la reprise normale de ses activités lundi

Lors de l’occupation par des étudiants dans la nuit de mercredi à jeudi, le monument aux morts de l’Ecole normale supérieure de Paris a été profané, ce qui a provoqué de vives réactions.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 14h32
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 14h38
    |

                            Caroline Pain








                        



   


L’Ecole normale supérieure (ENS) de la rue d’Ulm, à Paris (5e), « vient de vivre des moments difficiles, mais la situation est rétablie » et elle rouvrira lundi 7 mai, a fait savoir l’école par un communiqué, vendredi 4 mai. Toutes les activités y avaient été suspendues à la suite d’un « colloque intempestif », mercredi soir, suivi d’une occupation des locaux.

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Le communiqué explique :
« Durant cette journée du 3 mai, un grand nombre de discussions ont eu lieu entre l’équipe de direction de l’Ecole et des délégations d’étudiants et/ou occupants et de normaliens. Les occupants extérieurs sont repartis peu à peu, sans qu’il soit nécessaire de faire intervenir dans l’Ecole les forces de police (qui avaient mis en place un dispositif rue d’Ulm pour réguler l’accès), et depuis hier soir l’Ecole n’est plus occupée. »
Jeudi après-midi, la direction de l’ENS avait posé un ultimatum aux étudiants qui occupaient le bâtiment depuis mercredi soir : soit ils quittaient les lieux ; soit les CRS intervenaient. L’occupation s’est donc terminée jeudi soir, comme l’annonçaient les étudiants mobilisés sur leur page Facebook :



« Dès aujourd’hui [vendredi], le personnel de l’Ecole est de retour pour préparer les conditions de cette réouverture. La sécurité de l’Ecole est à nouveau assurée pour l’ensemble des étudiants et des personnels », dit l’ENS, qui prévoit une reprise normale des activités à partir de lundi, même si la cafétéria sera en service restreint, « car les stocks pillés doivent être reconstitués ».
L’occupation a laissé des stigmates, notamment de nombreux tags, et la détérioration du monument aux morts de l’école, qui a suscité une indignation.

Le monument aux morts de l'ENS a été souillé cette nuit. La mémoire de ces anciens élèves, femmes et hommes, qui on… https://t.co/zCzZVI6ffL— gdarrieussecq (@Geneviève Darrieussecq)


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« De manière particulièrement choquante pour toute la communauté normalienne, le monument aux morts a été tagué, et un message “Mort à la démocratie” orne tout un pan de mur », pouvait-on lire dans un communiqué de l’école le jeudi 3 mai.
Du côté des étudiants, cette action a également choqué. « J’ai vu des photos de tags sur le monument aux morts, c’est assez déplacé de faire ça, raconte Margot, étudiante en littérature, rencontrée devant l’école jeudi. Je sais qu’il n’y avait pas exclusivement des étudiants de l’ENS, donc ce n’est peut-être pas de leur fait, mais ça reste grave… »
Pour Juan Branco, qui a participé à l’organisation du « colloque intempestif » mercredi, ce n’est pas du fait d’étudiants mobilisés. « Nous ne sommes pas des gens stupides, là pour saccager leur propre bâtiment. » Et d’ajouter, « au départ il semblait y avoir une portée politique, mais ensuite il a été vandalisé ». Sur une des photos diffusées sur Twitter, on voit une liste de noms intitulée « A nos morts, tués par votre police ».

Les https://t.co/Yyatm2aQKA de l’ENS rendent hommage à nos morts , tués par la police. 
— NnoMan1 (@... 📷)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Selon l’entreprise américaine, la page du mouvement, connu pour ses actions antimigrants en Méditerranée ou dans les Alpes, contrevenait aux règles du site.
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Facebook confirme avoir fermé la page du mouvement Génération identitaire

Selon l’entreprise américaine, la page du mouvement, connu pour ses actions antimigrants en Méditerranée ou dans les Alpes, contrevenait aux règles du site.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 14h18
   





                        



   


Un porte-parole de Facebook a confirmé, vendredi 4 mai, que le réseau social avait fermé la page du mouvement français d’extrême droite Génération identitaire.
Selon l’entreprise américaine, cette page contrevenait aux règles du site. « Nous n’autorisons pas les discours incitant à la haine sur Facebook, parce que ces discours créent une atmosphère d’intimidation et d’exclusion, et peuvent aboutir à des violences dans le monde réel. » 
Selon le « code de conduite » signé avec la Commission européenne en 2016, Facebook a l’obligation de réagir en moins de vingt-quatre heures quand un discours de haine lui est signalé par des utilisateurs.
« Des démarches judiciaires à l’étude »
Génération identitaire mène des campagnes contre « l’immigration et l’islamisation » à coups d’actions visibles, telle la campagne « Defend Europe », affrétant un navire antimigrants en Méditerranée, et, depuis la fin d’avril, en déployant des patrouilles de militants à la frontière franco-italienne pour « veiller à ce qu’aucun clandestin ne puisse rentrer en France ».
« Nous avons face à nous de grands défenseurs de la démocratie et de l’échange d’idées, mais qui en réalité veulent museler l’expression, faire en sorte que l’opposition ne puisse plus s’exprimer, y compris quand elle mène des actions légales », s’est indigné Romain Espino, porte-parole de Génération identitaire.
Génération identitaire France avait annoncé mercredi après-midi sur Twitter être décidée à faire appel de cette décision auprès de Facebook et de sa filiale Instagram. « Des démarches judiciaires sont actuellement à l’étude », avait tweeté le compte de la campagne « Defend Europe », avec le hashtag #FacebookCensure.
Très actif sur Internet, notamment sur Facebook et sur Twitter, Génération identitaire utilise les réseaux sociaux pour financer ses actions. Plus de 180 000 euros avaient ainsi été collectés pour l’opération « Defend Europe » pendant l’été 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ L’archipel est au centre d’une contrebande meurtrière. Dix-huit médias internationaux, dont « Le Monde », enquêtent sur les traces de la journaliste Daphne Caruana Galizia, assassinée en 2017.
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édition abonné


Le trafic de pétrole entre Libye et Italie passe par les eaux de Malte

L’archipel est au centre d’une contrebande meurtrière. Dix-huit médias internationaux, dont « Le Monde », enquêtent sur les traces de la journaliste Daphne Caruana Galizia, assassinée en 2017.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 10h19
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 12h17
   





                        



                                


                            

Niché à l’extrémité sud-est de l’île de Malte, face à la Libye, Marsaxlokk est un petit village de pêcheurs d’où partent les luzzi, ces petits bateaux de pêche traditionnels qui font le bonheur des touristes. Mais, derrière ce paysage de carte postale, ce village est le centre de trafics illégaux de pétrole libyen.
« Les pêcheurs libyens vendent de l’essence sur leurs vieux bateaux de pêche cabossés, oui. Et nous l’achetons, tous, les Maltais et les Siciliens, reconnaît Giuseppe, un pêcheur maltais qui se rend souvent en Libye. Ils n’ont pas d’autre moyen de survie. » Mais ça, ce n’est pas le vrai trafic de carburant, se défend Paul Piscopo, secrétaire général de la coopérative de pêcheurs Tas-Sajd, à Marsaxlokk : « Le vrai trafic, c’est une immense organisation criminelle. Les pêcheurs n’ont rien à voir avec ça. »
Deux membres de sa coopérative ont payé cher le fait de s’être sali les mains dans la contrebande d’essence. En juin 2014, Darren Degabriele est mort dans l’explosion de sa voiture. Il venait tout juste d’être embauché comme informateur par la police. Un autre membre de Tas-Sajd, Martin Cachia, a perdu la vie de la même façon en 2016. La police maltaise le soupçonnait de tremper dans le trafic.
Sur son blog, la journalise Daphne Caruana Galizia, assassinée elle aussi dans l’explosion de sa voiture, le 16 octobre 2017, avait relevé « l’émergence de ce mode opératoire pour se débarrasser de certains trafiquants de carburant ». Parmi les 18 médias de 15 pays unis pour poursuivre ses enquêtes dans le cadre du « Projet Daphne », les journalistes de l’Investigative Reporting Project Italy (IRPI) ont enquêté sur un des principaux cartels de contrebande d’essence.
Flotte aménageable
Identifié dans un rapport de l’ONU dès 2016, le réseau a commencé à être démantelé par les autorités italiennes trois jours après l’assassinat de la journaliste. Selon la police italienne, ce réseau...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ La concertation avec les élus devrait commencer fin mai, avant une phase de consultation du public à partir de septembre.
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Le gouvernement lance une concertation publique sur l’aménagement de l’actuel aéroport de Nantes

La concertation avec les élus devrait commencer fin mai, avant une phase de consultation du public à partir de septembre.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 15h48
   





                        



   


La ministre des transports, Elisabeth Borne, a annoncé, vendredi 4 mai, une concertation publique à partir de septembre sur le réaménagement de l’aéroport de Nantes-Atlantique. L’objectif : réaménager ce dernier, situé au sud-ouest de la ville, pour pouvoir répondre « aux besoins du Grand Ouest », après l’abandon, il y a trois mois, du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.
Nantes-Atlantique, qui a franchi à l’automne le cap des 5 millions de passagers annuels, devrait en effet en accueillir 9 millions à l’horizon de l’année 2040. Des besoins qui seront évalués lors d’une concertation avec les élus « à partir de la deuxième quinzaine de mai ». « Ensuite, on aura une phase de consultation du public sur le projet qui pourra démarrer à la rentrée » de septembre, a ajouté la ministre lors d’un point de presse en préfecture.

        Lire aussi :
         

                Notre-Dame-des-Landes : le gouvernement ménage le suspense



Le rôle de Vinci en question
La ministre des transports recevait vendredi les représentants des collectivités des Pays de la Loire, dont les maires des communes voisines de l’aéroport, pour aborder les enjeux de la protection des populations et des mobilités du Grand Ouest. Elle doit ensuite rencontrer à Rennes les élus de Bretagne.
Une décision sur une éventuelle résiliation du contrat entre l’Etat et le groupe de BTP Vinci, concessionnaire de l’aéroport de Nantes et qui devait construire et exploiter celui de Notre-Dame-des-Landes, « sera annoncée le moment venu », a également dit la ministre.
« On cherche la meilleure forme juridique, la plus robuste, la plus respectueuse des intérêts de l’Etat », a-t-elle ajouté. En attendant les aménagements les plus importants, « le concessionnaire a des travaux à faire à court terme » pour mieux accueillir les passagers.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Avec 17,12 % de grévistes vendredi, selon les chiffres de la direction, le mouvement connaît son taux le plus bas enregistré en semaine depuis le lancement de la grève.
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SNCF : une mobilisation des grévistes en baisse

Avec 17,12 % de grévistes vendredi, selon les chiffres de la direction, le mouvement connaît son taux le plus bas enregistré en semaine depuis le lancement de la grève.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 15h52
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 16h19
   





                        



   


Selon la direction de la SNCF, le taux de grévistes s’établissait à 17,12 % vendredi 4 mai, au quatorzième jour de mobilisation contre la réforme ferroviaire du gouvernement. C’est le taux le plus bas enregistré en semaine depuis le lancement, début avril, de la grève par épisode de deux jours sur cinq, selon les données publiées par la direction.
Le détail des chiffres de la mobilisation
Si le taux global d’agents grévistes (17,12 %) était en légère baisse par rapport à jeudi (18,15 %), il y avait toutefois plus de grévistes parmi les agents indispensables à la circulation des trains, a annoncé la direction dans un communiqué.
63 % des conducteurs étaient en grève, en nette hausse par rapport à jeudi (56,7 %), ainsi que 58,9 % des contrôleurs (contre 53,1 %). Le taux était en revanche stable pour les aiguilleurs, avec 24,5 % de grévistes (contre 24,7 %).
Le taux de cadres grévistes s’établissait à 4,7 %, en légère baisse (5,7 % jeudi), tandis que celui des agents de maîtrise en grève a plus nettement diminué, à 14,8 % (contre 17 %).

        Lire le reportage :
         

          SNCF : les grévistes prêts à « durcir le mouvement »



Les prévisions de trafic
Un TGV et un Transilien sur deux, deux TER sur cinq et un train Intercités sur trois devaient circuler, selon les prévisions de la direction, identiques à celles publiées pour jeudi. Ce septième épisode de deux jours de grève s’achèvera samedi à 7 h 55. Le mouvement de protestation est entré cette semaine dans son deuxième mois.
CGT, UNSA et CFDT ont déjà déposé leur préavis pour la huitième séquence de grève, qui couvrira la période allant de lundi à 20 heures à jeudi à 7 h 55. SUD-Rail avait, lui, déposé un préavis de grève illimitée au commencement du conflit, début avril. Ces quatre syndicats, ainsi que FO, organisation représentative au niveau de la branche ferroviaire, seront reçus lundi à tour de rôle par le premier ministre, Edouard Philippe.
Une cagnotte à plus d’un million d’euros
La cagnotte lancée en mars par des intellectuels en soutien aux cheminots grévistes a dépassé un million d’euros sur Leetchi vendredi à la mi-journée avec près de 26 300 donateurs. Les fonds seront gérés et distribués par une association créée par les quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT-Cheminots, UNSA-ferroviaire, SUD-Rail et CFDT-Cheminots).

        Lire notre entretien :
         

          Guillaume Pepy : « La seule façon d’avancer, c’est de regarder en face la réalité de la concurrence »




Notre sélection d’articles pour comprendre la réforme de la SNCF
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr concernant le « projet de loi pour un nouveau pacte ferroviaire » présenté par le gouvernement, et ses conséquences :
la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Si les neuf prétendants ont vu leur candidature retenue, deux ont déjà renoncé à se présenter. Les 560 membres de l’assemblée générale du Medef voteront le 3 juillet.
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Medef : la campagne pour la succession de Pierre Gattaz est ouverte

Si les neuf prétendants ont vu leur candidature retenue, deux ont déjà renoncé à se présenter. Les 560 membres de l’assemblée générale du Medef voteront le 3 juillet.



Le Monde
 |    04.05.2018 à 16h01
 • Mis à jour le
04.05.2018 à 16h05
   





                        



   


La course à la présidence du Mouvement des entreprises de France (Medef) a été officiellement ouverte vendredi 4 mai avec la validation des candidatures pour succéder, à partir du 3 juillet, à Pierre Gattaz.
Les neuf candidats, qui avaient jusqu’à jeudi pour déposer leur candidature, ont tous réussi à obtenir leurs cinquante parrainages de membres de l’assemblée générale du Medef. Sans surprise, sachant que ces derniers sont autorisés à donner leur signature à plusieurs prétendants.
La course ne se disputera toutefois qu’entre sept personnes, Pierre Brajeux, patron du Medef des Hauts-de-Seine, et Fabrice Le Saché, fondateur d’Aera Group, ayant annoncé qu’ils se rallieraient au président du Medef d’Auvergne-Rhône-Alpes, Patrick Martin, une fois passée l’étape du comité statutaire.

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                Medef : la majorité des candidats en lice veulent la fin du paritarisme



Une femme pour six hommes
Parmi les sept candidats ne figure qu’une seule femme, Dominique Carlac’h, ancienne spécialiste du 400 mètres, à la tête depuis vingt-cinq ans d’une société de conseil.
Geoffroy Roux de Bézieux, 55 ans, à la tête du groupe Notus Technologies et vice-président de l’organisation patronale chargé du pôle économie, se présente pour la deuxième fois à la présidence du mouvement. Il est l’un des favoris pour l’élection, avec Alexandre Saubot, ancien vice-président du Medef chargé du pôle social et patron du groupe industriel familial Haulotte.
Frédéric Motte, originaire du nord de la France, est lui aussi vice-président du Medef, chargé du pôle branches, mandats et territoires. Jean-Charles Simon est quant à lui un ancien directeur général du Medef et un ancien cadre de l’Association française des entreprises privées, qui regroupe les plus grands groupes français. Enfin, Olivier Klotz est le président du Medef en Alsace.
Election en juillet
Au-delà des thèmes qui font consensus, telle la sempiternelle baisse des cotisations pour les entreprises, les prétendants partagent pour beaucoup une volonté plus surprenante, celle de réduire, voire de mettre fin au paritarisme, principe de cogestion de certaines instances par les organisations syndicales et patronales.
Les candidats seront auditionnés le 28 mai par le comité exécutif, qui rendra son avis le 11 juin. La décision finale reviendra cependant à quelque 560 membres de l’assemblée générale du Medef, qui voteront le 3 juillet.
Le candidat qui obtient la majorité absolue est élu pour un mandat de cinq ans renouvelable, à condition que les deux tiers des membres votants aient pris part au scrutin. Si aucun candidat ne l’obtient, un second tour est organisé.

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                Les candidatures à la présidence du Medef se multiplient






                            


                        

                        

