<FILE-date="2018/05/03/19">

<article-nb="2018/05/03/19-1">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Ravagée par la crise dans les années 1980, la ville industrielle a retrouvé sa prospérité. Mais celle-ci ne profite pas à l’ensemble de la population.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Pittsburgh, ville phénix de la « Rust Belt » américaine

Ravagée par la crise dans les années 1980, la ville industrielle a retrouvé sa prospérité. Mais celle-ci ne profite pas à l’ensemble de la population.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 13h06
    |

            Jessica Gourdon








                        



                                


                            

Le long de la rivière Monongahela, d’immenses hauts-fourneaux rouillés se dressent au milieu d’un terrain vague. De 1884 à 1982, cette usine de Pittsburgh (Pennsylvanie), qui a appartenu au milliardaire Andrew Carnegie et à l’US Steel, crachait jusqu’à 1 250 tonnes de fer par jour, et employait 15 000 ouvriers. Parmi eux, de nombreux Tchèques, Polonais ou Slovaques venus tenter leur chance en Amérique.
A l’époque, la « Steel City » des Appalaches (nord-est des Etats-Unis) était l’une des villes les plus prospères du pays. Aujourd’hui, la friche de cette usine accueille des visites guidées pour les touristes. Les hangars poussiéreux, encore jonchés de pièces industrielles, sont loués pour des tournages de film, des mariages, des concerts…
Pittsburgh, où la métallurgie faisait vivre jusqu’à 90 000 personnes avant l’effondrement du secteur, s’est métamorphosée. Après des années de crise – la ville a vu disparaître la moitié de sa population en trente ans –, elle ne perd plus d’habitants. Elle se positionne comme la reconversion la plus réussie de la « Rust Belt », la « ceinture de la rouille ». Son taux de chômage est de 4,3 %, contre 7,8 % à Detroit et 6 % à Cleveland, les cités voisines. Surtout, le revenu médian d’un foyer y atteint 42 000 dollars par an (environ 35 000 euros), quand il est de 31 000 dollars à Cleveland et de 26 000 dollars à Detroit ou à Flint.
Cette résurrection est liée aux technologies et aux sciences du vivant. Depuis dix ans, Pittsburgh séduit une nouvelle population de jeunes diplômés, chercheurs-entrepreneurs dans ces domaines, qui lui ont permis de retrouver une forme de prospérité. Ainsi, Uber y emploie 400 personnes dans son centre de recherche sur les véhicules autonomes, Facebook y a installé son équipe travaillant sur la réalité virtuelle, et Google y compte 500 ingénieurs… Amazon, de son côté, a inscrit la ville sur sa liste finale pour l’installation de son second siège – avec une promesse de 40 000 postes.

A...




                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-2">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ A Pittsburgh, en Pennsylvanie, ou à Youngstown (Ohio), les municipalités détruisent les maisons abandonnées, afin de rendre un maximum de terrains à la nature.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Aux Etats-Unis, des villes tirent parti du déclin démographique

A Pittsburgh, en Pennsylvanie, ou à Youngstown (Ohio), les municipalités détruisent les maisons abandonnées, afin de rendre un maximum de terrains à la nature.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h53
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 13h08
    |

            Jessica Gourdon (Pittsburgh, Pennylvanie, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Comment rendre attractive et fonctionnelle une ville qui a été conçue pour deux fois plus d’habitants ? Cette difficulté est au cœur de la gestion urbaine de nombreuses villes de la Rust Belt (« ceinture de rouille »). Pittsburgh (Pennsylvanie), qui a perdu plus de 300 000 résidents en trente ans, compte 29 000 maisons ou terrains inoccupés. Elle en fait peu à peu l’acquisition, pour y promouvoir de nouveaux usages : jardins potagers, réserves d’eau de pluie, fermes de panneaux solaires… Quant aux infrastructures vieillissantes – la ville compte plus de 400 ponts – et sur-dimensionnées, tout se décide au cas par cas. « Souvent, nous devons faire des choix : faut-il réparer cet escalier extérieur peu fréquenté ? Dépenser 2 millions de dollars pour rénover une route rendue inutilisable par un glissement de terrain, alors qu’elle n’est plus essentielle ? », s’interroge Grant Evin, responsable de la résilience à la mairie.

« Offrir une meilleure qualité de vie »
Youngstown, ancienne ville industrielle de l’Ohio, a adopté une posture plus radicale, qui lui a valu une médiatisation internationale. La ville, passée de 160 000 habitants en 1960 à 66 000 aujourd’hui, « a décidé d’accompagner le déclin de sa population, plutôt que de lutter contre », explique le chercheur Max Rousseau, qui étudie ces modèles urbains. En accord avec sa population, elle a renoncé à certains quartiers, ceux où l’immobilier s’était énormément déprécié et où la part de maisons vacantes atteignait jusqu’à 70 %. Elle y détruit toutes les maisons abandonnées, afin de rendre un maximum de terrains à la nature, pour de la reforestation ou de l’agriculture.
En revanche, dans les quartiers plus stables, elle rénove les maisons abandonnées, afin de recréer de l’attractivité et de la densité à cette échelle. « C’est ce que Youngstown appelle le “smart shrinkage” [rétrécissement intelligent], poursuit M. Rousseau. L’idée de ces politiques...




                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-3">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ La plupart des morts sont attribuées à des chutes d’arbres ou de murs ayant cédé sous la violence des vents, dont certains soufflaient jusqu’à 130 km/h.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Inde : plus de 100 morts dans des tempêtes de sable dans le nord du pays

La plupart des morts sont attribuées à des chutes d’arbres ou de murs ayant cédé sous la violence des vents, dont certains soufflaient jusqu’à 130 km/h.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 15h44
   





                        



   


Au moins 116 personnes sont mortes ces derniers jours en Inde, victimes de tempêtes de sable parmi les plus meurtrières depuis plusieurs décennies. Cent deux morts ont été rapportées pour la nuit de mercredi 2 à jeudi 3 mai, et plus de 140 blessés.
Des vents soufflant jusqu’à 130 km/h ont causé 65 morts dans l’Etat d’Uttar Pradesh et 33 dans celui, voisin, du Rajasthan, ont annoncé à l’Agence France-Presse les autorités de gestion des catastrophes de ces deux Etats. Le Pendjab, plus au nord, a pour sa part recensé deux victimes et le Madhya Pradesh, davantage au sud, deux morts également.
Le district d’Agra, dans l’Uttar Pradesh, où se situe le Taj Mahal, est la région la plus lourdement affectée, avec 43 décès répertoriés à ce stade. Le célèbre mausolée moghol est, lui, intact.
Le bilan pourrait être amené à s’alourdir alors que les secouristes s’affairent encore dans les décombres à la recherche de survivants.
Dans un épisode météorologique distinct, la foudre a, par ailleurs, provoqué mercredi la mort de 14 personnes dans l’Etat méridional d’Andra Pradesh.
Chutes d’arbres et de murs
La plupart des morts sont attribuées à des chutes d’arbres ou de murs ayant cédé sous la violence des vents. Des tempêtes similaires surviennent chaque année en Inde, mais généralement sans causer des destructions d’une telle ampleur.
En fin de journée mercredi, un voile blanc avait enveloppé la capitale, New Delhi, brouillant la visibilité avant de céder la place à de violents orages. Aucune mort n’a été signalée dans la mégapole.
« Attristé par les vies perdues en raison des tempêtes de sable dans plusieurs endroits d’Inde. Condoléances aux familles en deuil », ont tweeté les services du premier ministre, Narendra Modi.
De nouvelles tempêtes pourraient survenir au cours des quarante-huit prochaines heures, ont averti les services météorologiques.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-4">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Une tendance qui devrait se poursuivre au cours des années à venir, avec l’essor inattendu du gaz de schiste.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les Etats-Unis franchissent un cap en devenant exportateurs nets de gaz

Une tendance qui devrait se poursuivre au cours des années à venir, avec l’essor inattendu du gaz de schiste.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h05
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            
Pour la première fois depuis 1957, les Etats-Unis sont devenus exportateurs nets de gaz. A la fin du mois de mars, l’Agence américaine de l’énergie (EIA) a confirmé que les volumes de gaz naturel exportés avaient dépassé les importations sur l’année 2017. La tendance va se poursuivre au cours des années à venir, avec l’essor inattendu du gaz de schiste.
Certes, les Etats-Unis s’étaient déjà hissés au rang de premier producteur mondial en 2010, devant la Russie. Mais à l’époque, l’idée qu’ils exportent massivement du gaz semblait saugrenue. Gros consommateurs, ils se préparaient à voir leurs importations progresser et avaient investi des millions de dollars pour construire des terminaux afin d’accueillir des méthaniers – ces gigantesques bateaux qui transportent du gaz naturel liquéfié (GNL) – le long des côtes américaines.
La frénésie du gaz de schiste a bouleversé la donne. Avec une production qui a augmenté de près de 50 % en dix ans, le pays se retrouve avec une production de gaz bien supérieure aux besoins nationaux.
Il a donc fallu investir de nouveau, pour bâtir des usines de liquéfaction de gaz et des terminaux, cette fois-ci pour exporter le gaz. Selon l’EIA, les capacités de liquéfaction devraient tripler d’ici à la fin de l’année 2019. La première usine, à Sabine Pass en Louisiane, a démarré son activité en 2016. Une deuxième, à Cove Point dans le Maryland, a exporté sa première cargaison en mars 2018. Et ce n’est pas tout : quatre usines sont en cours de construction.
Ce surplus de production a une forte incidence sur les prix du gaz aux Etats-Unis. Les consommateurs ont ainsi vu leur facture diminuer de près de 25 % en l’espace d’une décennie. Surtout, le gaz est devenu meilleur marché que le charbon pour produire de l’électricité.
Cette nouvelle donne a aussi des conséquences géopolitiques : en exportant leur gaz, les Etats-Unis peuvent espérer peser sur la dépendance russe de l’Europe en la matière. On a ainsi vu des...




                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-5">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ La Commission européenne a annoncé, mercredi, de réduire de 5 % le budget de la politique agricole commune.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

La France agricole s’insurge contre les coupes dans le budget de la PAC

La Commission européenne a annoncé, mercredi, de réduire de 5 % le budget de la politique agricole commune.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 11h49
    |

            Laurence Girard








                        



   


Comme un coup de grêle sur un verger à maturité. La décision de la Commission européenne annoncée mercredi 2 mai de réduire de 5 % le budget de la politique agricole commune (PAC) après 2020 a jeté un froid glacial sur le monde agricole français.
« Des propositions inacceptables », a réagi le ministère de l’agriculture. « Une telle baisse, drastique, massive et aveugle est simplement inenvisageable », a souligné Stéphane Travert, le ministre, avant d’ajouter : « Elle comporte un risque sans précédent sur la viabilité des exploitations en impactant dangereusement les revenus des agriculteurs pour qui les aides directes constituent un filet de sécurité essentiel. La France ne pourra accepter aucune baisse du revenu direct des agriculteurs. »

        Lire aussi :
         

                Bruxelles veut réduire les aides directes aux agriculteurs



Désaccord
Les syndicats agricoles sont aussi montés au créneau. La FNSEA a jugé « la baisse drastique annoncée inacceptable ». Elle estime « le coût de rabot à 10 % en tenant compte de l’inflation ». Voire même à 15 % pour le premier pilier, celui des aides directes aux agriculteurs, en 2027. La FNSEA « en appelle solennellement au chef de l’Etat pour provoquer un sursaut de l’Union européenne ». Elle demande à Emmanuel Macron de trouver un accord avec la chancelière allemande Angela Merkel pour conforter la PAC. En ligne de mire, le conseil européen des chefs d’Etat qui doit se tenir les 25 et 26 mai.
Pour la Confédération paysanne, la première question à se poser, au-delà du budget, est celle des objectifs de la PAC. « La Commission entend-elle pérenniser la PAC actuelle, dont les règles d’éligibilité et de calculs discriminent les petites fermes et les fermes diversifiées, qui ne répond pas aux attentes des paysans et de la société, ou prévoit-elle un véritable changement de cap ? », s’interroge le syndicat. Quant à la Coordination rurale, si elle qualifie aussi les propositions de la Commission d’inacceptables, elle exprime son désaccord avec le gouvernement, coupable à ses yeux de ne pas dénoncer les dérives de la PAC.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-6">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ L’Anses considère qu’il faut intégrer la « dimension mentale » du ressenti de l’animal. Une recommandation fondée sur l’évolution des connaissances scientifiques.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Souffrances, frustration, satisfaction : l’agence sanitaire française définit le bien-être animal

L’Anses considère qu’il faut intégrer la « dimension mentale » du ressenti de l’animal. Une recommandation fondée sur l’évolution des connaissances scientifiques.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 15h34
    |

                            Sylvie Burnouf








                        



                                


                            

« Le bien-être d’un animal est l’état mental et physique positif lié à la satisfaction de ses besoins physiologiques et comportementaux, ainsi que de ses attentes. » Pour la première fois, une agence officielle française propose une définition de ce concept, qui s’applique aux bêtes d’élevage, de zoo, de cirque, de compagnie, de laboratoire, celles utilisées pour les loisirs (chasse, pêche, corridas...) ou à des fins d’enseignement. 
Mercredi 25 avril, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié un avis qui se veut en adéquation avec l’évolution des connaissances scientifiques sur les capacités cognitives et émotionnelles des animaux. Une telle définition était notamment attendue par des associations de défense des bêtes.
Ainsi, estime l’Anses, l’idée de bien-être nécessite de considérer comme centrale la « dimension mentale » du ressenti de l’animal dans son environnement. Cela passe notamment par la prise en compte de ce que ce dernier perçoit comme déplaisant – et qui est à l’origine de douleurs, de souffrances et de frustrations –, mais aussi par la mise en place de mesures favorisant l’expression de ses émotions positives, telles que le plaisir ou la satisfaction. Il faut aussi y associer une dimension temporelle : la notion de qualité de vie implique que l’animal soit satisfait « pendant toute sa vie », ce qui englobe « son passé, sa vision du futur mais aussi les conditions de sa mort ».
L’Anses ne pousse pas la logique jusqu’à remettre en question le principe de l’appropriation et de l’exploitation des animaux par les humains. L’agence se positionne plutôt du côté du « welfarisme », un courant qui prône l’amélioration des conditions de vie des bêtes sans interroger la finalité de leur « mise sous tutelle humaine ».
« Bouteille à la mer »
Brigitte Gothière, cofondatrice de l’association L214, qui lutte pour...




                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-7">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Quatre grandes entreprises de l’habillement ont annoncé mercredi bannir le mohair d’ici à 2020, à la suite de la diffusion par l’ONG PETA d’une vidéo montrant des chèvres maltraitées en Afrique du Sud.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Bien-être animal : Gap, Zara et H&M renoncent à la laine mohair

Quatre grandes entreprises de l’habillement ont annoncé mercredi bannir le mohair d’ici à 2020, à la suite de la diffusion par l’ONG PETA d’une vidéo montrant des chèvres maltraitées en Afrique du Sud.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 10h45
   





                        



   


Des groupes internationaux de l’habillement, dont Gap, Zara, H&M et Topshop ont annoncé mercredi 2 mai avoir renoncé à se fournir en laine mohair, à la suite de la diffusion par PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) d’une vidéo montrant des chèvres maltraitées, tournée, selon l’ONG, en Afrique du Sud.
L’organisation de défense du bien-être animal affirme que cette vidéo a été « réalisée par un témoin » et « contient des images tournées en janvier et février de cette année dans 12 élevages différents » en Afrique du Sud, pays d’où provient plus de la moitié du mohair vendu dans le monde. Sur ces images, des chèvres angoras dont la laine sert à faire des pulls, des écharpes ou des couvertures, sont notamment traînées par les cornes et les pattes, soulevées par la queue et jetées au sol par les tondeurs. Peta a demandé l’ouverture d’une enquête aux autorités sud-africaines.
Des porte-parole des groupes H&M, Gap Inc. (Athleta, Banana Republic, Gap et Old Navy), Inditex (Zara, Pull & Bear, Massimo Dutti, Bershka, Stradivarius, Oysho, Zara home, Uterqüe) et Arcadia (Topshop, Topman, Burton Menswear, Dorothy Perkins, Evans, Miss Selfridge, Outfit Kids, Wallis), contactés par l’Agence France-Presse (AFP), ont confirmé s’être engagés à bannir d’ici à 2020 la laine mohair.
« Aucun standard crédible »
Le suédois H&M a toutefois précisé n’utiliser qu’une proportion infime de mohair dans ses collections (0,044 % des fibres utilisées), et pour son rival espagnol Inditex cette matière ne représente qu’« un petit nombre de produits ».
« Aucun standard crédible ne permet à ce jour une information transparente et contrôlable de la production de mohair », a affirmé un porte-parole de H&M à l’AFP, ajoutant que le groupe « continue ses recherches de fibres alternatives ». « Inditex déplore les pratiques cruelles dans les fermes de mohair sud-africaines mises au jour par PETA », a déclaré le groupe espagnol, précisant toutefois n’avoir « en l’espèce pas de preuves de l’existence de faits semblables à ceux dénoncés par PETA dans les élevages auprès desquels s’approvisionnent [ses] fournisseurs ».
La question du bien-être animal a également conduit récemment une série de marques, telles que Gucci et Versace, à bannir la fourrure de leurs collections.

        Lire aussi :
         

                La Norvège va interdire les élevages d’animaux à fourrure







                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-8">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Alors que des négociations se déroulent à Bonn, l’ONG Oxfam publie, jeudi, un rapport sur « les vrais chiffres des financements ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 02/05/2018
Découvrir l’application


                        

Climat : les pays du Nord loin de leur promesse de mobiliser 100 milliards pour le Sud

Alors que des négociations se déroulent à Bonn, l’ONG Oxfam publie, jeudi, un rapport sur « les vrais chiffres des financements ».



Le Monde
 |    03.05.2018 à 01h19
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 11h33
    |

            Simon Roger (Bonn (Allemagne), envoyé spécial)








                        



   


A chaque nouvelle session de négociations sa trouvaille linguistique. Le terme était apparu lors de la conférence climat de novembre 2017 (COP23), il entre en force dans le vocabulaire de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la CCNUCC. Réunis à Bonn, en Allemagne, jusqu’au 10 mai, les délégués des 195 pays signataires de l’accord de Paris – destiné à contenir le réchauffement planétaire sous le seuil des 2 °C – devront dorénavant s’habituer au « dialogue Talanoa ».
L’expression forgée par les îles Fidji, qui supervisent les débats jusqu’en décembre, avant de passer le relais à la Pologne lors de la COP24, fait référence à l’approche polynésienne de la résolution des problèmes ; une manière « de partager nos histoires, dans un esprit d’empathie et de confiance », a tenté de résumer, mercredi 2 mai en séance plénière, l’ambassadeur fidjien Luke Daunivalu.
En attendant d’étrenner, dimanche 6 mai, ce nouveau format de discussion entre Etats et acteurs non étatiques, les quelque 4 000 accrédités du World Conference Center des bords du Rhin mettent à l’épreuve leur capacité d’écoute sur l’un des dossiers les plus crispants des négociations : les financements. Le rapport que publie, jeudi, l’ONG internationale Oxfam risque de faire chuter la cote de confiance que l’institution onusienne cherche à maintenir.
Intitulé « 2018 : les vrais chiffres des financements climat », le document passe en revue les données publiées par les pays bailleurs pour la période 2015-2016 et s’interroge sur le chemin qui reste à parcourir par les nations du Nord pour tenir leur engagement de mobiliser conjointement 100 milliards de dollars (83 milliards d’euros) par an, d’ici à 2020, en faveur des pays du Sud.
« Tendances préoccupantes »
Le rapport s’ouvre sur un chiffre qui devrait faire tousser quelques délégués siégeant à Bonn. Selon les estimations d’Oxfam, le montant total des financements climat publics déclarés par les bailleurs s’élève à 48 milliards de dollars par an. L’ONG pousse l’analyse plus loin et considère que seuls 16 à 21 milliards de dollars aident réellement les pays du Sud, puisqu’une grande partie des fonds engagés par le Nord financent des projets dont le climat n’est qu’un volet d’action.
Dans un précédent exercice de comptabilisation, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) avait estimé, en octobre 2016, que ces financements publics pourraient représenter 67 milliards de dollars en 2020, la part restante des 100 milliards étant comblée selon l’OCDE par des capitaux privés. Mais il s’agissait là d’une projection, basée sur les engagements annoncés par plusieurs pays riches en 2015, et pas d’une photographie à l’instant T.
En publiant cette synthèse en pleine session de travail de la CCNUCC, l’ONG veut mettre l’accent sur des « tendances très préoccupantes pour les pays et les populations les plus pauvres dans le monde », argumente Armelle Le Comte. La responsable climat et énergie d’Oxfam France s’inquiète notamment de la faible augmentation de l’aide publique accordée sous forme de subventions : entre 11 et 13 milliards de dollars en 2015-2016 (sur le total de 48 milliards), contre 10 milliards sur la période 2013-2014.
Elle déplore la part modique des sommes consacrées à l’adaptation au changement climatique, qui représentent seulement 20 % des financements publics, contre 19 % en 2013-2014 (les politiques d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre captent la majeure partie des fonds). Seuls 18 % des financements comptabilisés en 2015-2016 ont bénéficié aux quarante-huit pays les moins avancés (PMA), relève par ailleurs la responsable d’Oxfam.
Le rapport de l’ONG n’élude pas la disparité des informations transmises par les Etats, qui rend cet effort de chiffrage délicat. Tous les pays ne précisent pas la part bilatérale et multilatérale de leurs fonds publics, n’intègrent pas de la même manière les flux financiers privés et n’affichent pas les mêmes ratios entre les prêts et les dons. Les Etats-Unis, qui ne cachent pas leur hostilité à l’égard de l’accord de Paris, n’ont pas indiqué de leur côté les sommes dépensées en 2016.

        Voir aussi :
         

          Où en est l’accord de Paris ?



En fait, « il n’existe aucune définition des finances climat au sein de la CCNUCC, et cela ne changera pas, confie un fin connaisseur de la gouvernance climatique, le sujet est très compliqué techniquement et trop sensible politiquement ». Les négociateurs se veulent plus optimistes puisque l’accord de 2015 a ouvert la voie à deux groupes de travail : l’un sur les modalités de comptabilisation, l’autre sur la « prévisibilité » des financements des pays développés à destination de ceux du Sud.
Une occasion manquée
Ce deuxième point, qui avait paralysé les débats de la COP23, est pris très au sérieux à Bonn. « La prévisibilité est un enjeu crucial, analyse Lucile Dufour, du Réseau Action Climat. C’est ce qui doit permettre aux pays en développement de planifier leurs actions climatiques, c’est aussi une garantie de confiance entre le Nord et le Sud. » 
La question de la comptabilisation des financements relève du rule book, c’est-à-dire des règles de mise en œuvre de l’accord conclu fin 2015 à Paris, qui doivent être adoptées en décembre en Pologne à Katowice, ville hôte de la COP24. Ce mode d’emploi aborde de nombreux sujets, comme le contenu des contributions nationales pour réduire les émissions polluantes de chaque pays, les règles de transparence des informations communiquées par les parties ou encore les contours du bilan mondial auquel va s’astreindre la communauté internationale, tous les cinq ans, à partir de 2023.
Devant cette pile de dossiers qui s’amoncellent sur la table des négociations, le secrétariat de la CCNUCC envisage d’ajouter une session de travail supplémentaire, début septembre, à Bangkok. Cofacilitateur du groupe sur la comptabilisation des financements climat, l’ambassadeur malien Seyni Nafo esquisse un calendrier : « Nous avons beaucoup de notes informelles, il faut désormais préparer un texte clair pour Bangkok, qui rendra possibles les arbitrages au moment de la COP24. » 
D’autres étapes vont jalonner cette année. Les nations industrialisées sont invitées (sur une base volontaire) à transmettre d’ici à septembre à la Convention-cadre la feuille de route de leurs financements climat jusqu’en 2020. Un exercice auquel pourrait se plier la France.
Les pays du Nord vont ouvrir, fin 2018, le chantier de la recapitalisation du Fonds vert pour le climat, dont le premier cycle (2015-2018) arrive à échéance. Ils devront compter sans les Etats-Unis, Donald Trump ayant décidé de bloquer 2 milliards de dollars promis au fonds par son prédécesseur Barack Obama.

        Lire aussi :
         

                Les Etats-Unis sont en bonne voie pour honorer les objectifs de l’Accord de Paris, veut croire l’ONU



La promesse des 100 milliards de dollars est elle aussi une occasion manquée, estime Seyni Nafo. « C’est un minimum qui n’existe pas aujourd’hui, commente le porte-parole du groupe Afrique au sein de la CCNUCC, et on a fait l’erreur d’annoncer des engagements avant de se mettre d’accord sur des règles ! » A l’horizon 2050, le coût du changement climatique pour les pays en développement devrait dépasser les 1 000 milliards de dollars par an, même avec une hausse de la température moyenne inférieure à 2 °C, avancent les experts d’Oxfam.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-9">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Pour tenter de contrer la sécheresse, l’Etat a décidé un moratoire sur l’abattage des arbres. Depuis, les familles pauvres sont contraintes d’utiliser du kérosène, néfaste pour la santé.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Au Kenya, la protection des forêts fait grimper le prix du charbon de bois

Pour tenter de contrer la sécheresse, l’Etat a décidé un moratoire sur l’abattage des arbres. Depuis, les familles pauvres sont contraintes d’utiliser du kérosène, néfaste pour la santé.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 17h22
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 10h21
    |

                            Marion Douet (Nairobi, correspondance)








                        



                                


                            

Il y a quelques semaines encore, les sacs de charbon de bois s’entassaient du sol au plafond dans la boutique de Pius Mweu Kyule. Mais depuis un mois le combustible se fait rare dans sa petite échoppe ouverte sur la rue du bidonville de Kibera à Nairobi, la capitale du Kenya. « On en trouvait facilement auprès des grossistes dans tout le pays, toute l’année, mais maintenant il n’y a plus beaucoup de produit, ce charbon que vous voyez là j’ai dû l’importer du Soudan », relate avec amertume le revendeur en costume de mécanicien – combinaison bleu nuit et casquette assortie.
A l’origine de cette raréfaction du charbon de bois : une décision du gouvernement prise fin février. « J’ordonne aujourd’hui que l’on arrête de couper les arbres dans toutes les forêts gérées par l’Etat et par les communautés pour les trois mois à venir », a annoncé le vice-président William Ruto, précisant que cette période permettrait de refonder la politique nationale en la matière. Une décision que le n° 2 de l’Etat a justifié par l’urgence de protéger l’environnement : « Le mauvais usage de nos forêts ne peut plus continuer. La disponibilité de l’eau et la sécurité alimentaire dans le pays sont menacées. »
Et pour cause : environ 3,4 millions de Kényans sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire selon l’Unicef. Un fléau que l’exécutif, réélu en octobre dernier, a désigné comme l’un des quatre combats prioritaires de son mandat. L’eau manque dans de nombreux comtés, à commencer par la capitale qui ne parvient plus à étancher la soif de ses 4 millions d’habitants.
Plus que 7 % de couverture forestière
Autant de conséquences des vagues de sécheresse subies par le Kenya ces dernières années, notamment en 2016 et 2017. Parmi les responsables désignés de ce désastre climatique : la déforestation, souvent illégale, qui met à mal les écosystèmes. En raison de l’accroissement démographique, de l’extension des cultures, mais aussi de...




                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-10">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Selon un bilan publié mercredi par l’Organisation mondiale de la santé, neuf habitants sur dix respirent quotidiennement un air trop chargé en particules fines
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 01/05/2018
Découvrir l’application


                        

La pollution de l’air tue 7 millions de personnes par an dans le monde, alerte l’OMS

Selon un bilan publié mercredi par l’Organisation mondiale de la santé, neuf habitants sur dix respirent quotidiennement un air trop chargé en particules fines



Le Monde
 |    02.05.2018 à 00h00
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 10h06
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


La pollution de l’air ne fait pas seulement tousser. Elle tue. En masse. Chaque année, 7 millions de personnes meurent dans le monde parce qu’elles respirent un air trop chargé en particules fines. Tel est le dernier bilan macabre publié mercredi 2 mai par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui sonne l’alerte. C’est davantage que les morts cumulés du sida (1,1 million), de la tuberculose (1,4 million), du diabète (1,6 million) et des accidents de la route (1,3 million).
Aussi, l’OMS reconnaît désormais la pollution de l’air comme un « facteur de risque majeur » des maladies non transmissibles considérées comme étant à l’origine de 70 % des décès dans le monde. Selon les estimations de l’institution onusienne, ce risque serait, chez les adultes, en cause dans 29 % des morts par cancer du poumon, 25 % par accident vasculaire cérébral (AVC), 24 % par infarctus et 43 % des maladies pulmonaires chroniques obstructives (broncho-pneumopathies, asthme…).
Et ce risque s’accroît. L’estimation globale de 7 millions de morts est en légère hausse. Le dernier bilan, de 2016, faisait état de 6,5 millions de décès. Cette augmentation s’explique par une explosion de la mortalité due à la pollution de l’air extérieur (4,2 millions contre 3 millions en 2016). Les décès imputables à la pollution de l’air intérieur, eux, régressent de 4,3 millions à 3,8 millions.
Les régions les plus affectées sont l’Asie du Sud-Est (dont l’Inde) et le Pacifique occidental (incluant la Chine) avec plus de 2 millions de décès chacune
Un autre chiffre, tout aussi impressionnant, donne la mesure du péril. Selon les dernières données compilées par l’OMS, neuf personnes sur dix (91 % de la population mondiale) sont exposées quotidiennement à un air contenant de « hauts niveaux de polluants ». L’organisation recommande la limite annuelle de 10 µg/m³ en particules fines PM2,5 (de diamètre inférieur à 2,5 micromètres).

        Lire aussi :
         

                Pollution de l’air : des familles de la vallée de l’Arve attaquent l’Etat pour « carence fautive »



« A l’instar de New Delhi, Pékin, Shanghaï, Lima ou Mexico, de nombreuses mégalopoles du monde entier dépassent plus de cinq fois ce seuil, alerte Maria Neira, la directrice du département de santé publique de l’OMS. Cela représente un risque majeur pour la santé des populations. »
Ce risque est inégalement réparti. Les régions les plus affectées sont l’Asie du Sud-Est (dont l’Inde) et le Pacifique occidental (incluant la Chine), avec plus de 2 millions de décès chacune. L’Afrique totalise près de 1 million de victimes. Les pays de l’arc méditerranéen oriental concentrent autant de morts que l’ensemble du continent européen : environ 500 000. Les Amériques s’en sortent le moins mal, avec tout de même plus de 300 000 morts par an.
Dans ce panorama aussi alarmant que détaillé, l’OMS note que les premières victimes sont sans surprise les enfants. La pneumonie est la principale cause de mortalité chez les moins de 5 ans. L’institution insiste aussi sur la vulnérabilité des femmes qui, dans les pays en développement, cuisinent encore avec des équipements d’un autre âge, comme des fours à charbon.

   


Les efforts de la Chine
« La pollution de l’air menace chacun d’entre nous mais ce sont les plus pauvres et les plus marginalisés qui paient le plus lourd tribut, déclare le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus. Il est inacceptable que plus de 3 milliards de personnes – la plupart sont des femmes et des enfants – continuent à respirer des fumées mortelles tous les jours en utilisant des poêles et des combustibles polluants dans leurs maisons. » Pour le patron de l’organisation, « si nous ne prenons pas des mesures urgentes contre la pollution de l’air, nous ne parviendrons jamais à atteindre le développement durable ».

   


Les données compilées par l’OMS sont les plus complètes jamais publiées par l’institution sur la qualité de l’air. Elles se fondent sur les résultats des mesures effectuées dans plus de 4 300 villes de 108 pays, soit 1 000 villes de plus que lors du dernier bilan de 2016. Avec un « sérieux manque de données » pour le continent africain, où seuls 8 des 47 pays surveillent les niveaux de particules fines.
Malgré ce vaste tableau catastrophique, le directeur de l’OMS se félicite que « des leadeurs politiques, à tous les niveaux, et notamment des maires, commencent à prendre le sujet au sérieux et à agir ». L’organisation salue les efforts de la Chine – le gouvernement a décrété cet hiver la fin du chauffage au charbon – ou d’une ville comme Mexico qui, sur le modèle de Paris, a annoncé l’interdiction des véhicules diesel dans ses rues d’ici à 2025.

        Lire aussi :
         

                La pollution de l’air en huit questions



En Europe, après dix ans d’avertissements sans frais, la Commission semble enfin décidée à mettre la pression sur les Etats qui ne respectent pas sa directive de 2008 sur la qualité de l’air et qui dépassent régulièrement les valeurs limites en PM10 (de diamètre inférieur à 10 µm) et dioxyde d’azote (NO2).
Prendre la mesure de l’urgence
Pour la première fois, le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella, avait convoqué fin janvier les ministres de l’écologie de neuf pays (France, Allemagne, Royaume-Uni, Italie, Espagne, Hongrie, Roumanie, République tchèque et Slovénie) pour les presser de prendre rapidement des mesures capables de mieux protéger leurs citoyens. Faute de réponses adéquates, Bruxelles devrait bientôt mettre sa menace à exécution en renvoyant certains de ses Etats cancres devant la Cour de justice de l’Union européenne. Maintes fois reportée, la sanction est attendue avant la fin mai.
Mais d’autres régions du monde n’ont pas encore pris la mesure de l’urgence. A commencer par l’Inde. Alors que New Delhi a encore connu en novembre 2017 des pics de pollution culminant à 1 000 µg/m³, le ministre de l’environnement continuait à nier la réalité de leurs effets sanitaires (plus de 1 million de morts par an à l’échelle du pays) et se contentait de réclamer des masques à l’OMS plutôt que de s’attaquer aux sources du problème, comme l’incinération des résidus agricoles.
Pour convaincre un maximum de pays de déclarer la guerre à ce « tueur invisible », l’OMS organisera à Genève, du 30 octobre au 1er novembre, la première conférence mondiale sur la pollution de l’air et la santé.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-11">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Plus de 1 200 bergers, agriculteurs et élus ont manifesté à Pau lundi pour dire leur opposition au projet de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤                     
                                                

Pyrénées-Atlantiques : manifestation contre la réintroduction de deux ourses

Plus de 1 200 bergers, agriculteurs et élus ont manifesté à Pau lundi pour dire leur opposition au projet de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h37
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 19h09
   





                        


Plus de 1 200 manifestants, bergers, agriculteurs et élus de tous bords, ont défilé lundi 30 avril à Pau pour s’opposer à la réintroduction d’ourses dans les Pyrénées-Atlantiques. Le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, avait annoncé à la fin de mars qu’il souhaitait réintroduire deux ourses dès cet automne dans le département pour assurer la pérennité de l’espèce. Mais les opposants estiment que la présence des ours et les activités humaines, notamment pastorales, ne sont pas compatibles.
« Stop ours », « Hulot, l’écologie qui se déplace en hélico », pouvait-on lire sur les banderoles tendues sur les tracteurs des manifestants, certains venus d’Ariège ou de la province espagnole voisine d’Aragon, tandis que des bergers avaient pendu des ours en peluche au bout de leurs bâtons. « Non, M. Hulot, vous n’aurez pas la peau des bergers ! », a lancé du haut d’une tribune improvisée face à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques Olivier Maurin, président de l’Association pyrénéenne pour le développement durable de l’identité des Pyrénées (Addip).

        Lire aussi :
         

                En Ariège, la présence des ours fait sortir les fusils



« Plus de 600 bêtes tuées en 2017 par les ours »
Des parlementaires, la sénatrice socialiste Frédérique Espagnac, le sénateur Les Républicains Max Brisson ou encore le député Jean Lassalle (non inscrit), lui-même ancien berger, s’étaient joints à la manifestation, mais ne faisaient pas partie de la délégation reçue par le préfet. « En Ariège, dans les vallées où les ours sont concentrés, les attaques se sont multipliées. Plus de 600 bêtes tuées en 2017 par les ours, pour la majorité des brebis », a déploré Claude Soulas, directeur du centre départemental de l’élevage ovin. Pour lui, « les mesures de protection, barrières, chiens, etc. préconisées par le gouvernement sont totalement inefficaces ».
A la fin de mars, Nicolas Hulot avait annoncé qu’il souhaitait réintroduire deux ourses dans les Pyrénées-Atlantiques car il ne reste que deux mâles dans ce département. Cannelle, la dernière représentante de l’ours de souche des Pyrénées, avait été tuée par un chasseur en 2004. La décision avait été prise un an après une consultation en ligne sur la conservation de l’ours brun dans les Pyrénées qui avait réuni 6 000 personnes en trois semaines. Quelques jours avant l’annonce de Nicolas Hulot, l’Etat avait été condamné à Toulouse pour n’avoir pas suffisamment protégé l’ursidé dans les Pyrénées.
Après une réintroduction en 1996-1997 de trois ours slovènes non loin de la frontière avec l’Espagne, puis de cinq autres en 2006 (dont un est mort), le nombre d’ours dans les Pyrénées est évalué à 39, principalement dans le centre du massif.

        Lire aussi :
         

                Quel avenir pour l’ours dans les Pyrénées ?






                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-12">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Financement, calendrier : alors que la planète se réchauffe, la session de la Convention-cadre des Nations unies qui s’ouvre lundi ne s’annonce pas sous de paisibles auspices.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Climat : à Bonn, les négociations entre Etats risquent d’être tendues

Financement, calendrier : alors que la planète se réchauffe, la session de la Convention-cadre des Nations unies qui s’ouvre lundi ne s’annonce pas sous de paisibles auspices.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 10h29
    |

            Simon Roger








                        



   


A quel rythme les négociateurs réunis jusqu’au 10 mai à Bonn, en Allemagne, vont-ils mener leurs travaux ? Cette question, récurrente à chaque début de session de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), devrait gagner en acuité cette année. Car les délégués des 195 pays signataires de l’accord de Paris visant à contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C savent que le temps est compté.
A l’extérieur de la bulle du Convention Center de Bonn, où vont siéger les représentants des nations, l’état de la planète se dégrade. Ces trois dernières années ont été les plus chaudes dans l’histoire des relevés météo, a rappelé l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans un rapport rendu public à la fin mars. « Le début 2018 a continué comme 2017 s’était terminée, avec des épisodes extrêmes qui coûtent des vies et détruisent des moyens de subsistances », écrit Petteri Taalas, le secrétaire général de cette agence.
L’OMM souligne par ailleurs que les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère sont désormais supérieures à 400 parties par million, tandis que plusieurs études concluent à une nouvelle hausse des émissions de CO2 en 2017.

        Lire aussi :
         

                Climat : de timides avancées en conclusion de la COP23



Règles de transparence
Les délégués ont aussi en tête un autre calendrier, celui du secrétariat de la CCNUCC, qui leur demande de tenir les délais d’ici à la prochaine conférence sur le climat, la COP24, prévue en décembre à Katowice, dans le Sud de la Pologne. C’est dans cette ville que doit être adopté le rule book, c’est-à-dire les règles de mise en œuvre de l’accord de Paris. Ce mode d’emploi doit notamment définir le contenu des contributions nationales des pays pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et les règles de transparence que les Etats devront suivre pour rendre compte de leurs actions et de leurs financements en faveur du climat.
Il doit préciser également les contours du bilan mondial, auquel vont s’astreindre les pays tous les cinq ans à partir de 2023. Mais ces discussions ne progressent pas au même rythme : le document relatif au bilan mondial tient en moins de dix pages, alors que celui qui traite de la transparence en comporte près de cinquante.
Pour faire face à l’hétérogénéité de ces négociations et aux réticences de grands acteurs – les Etats-Unis ont annoncé leur intention de se retirer de l’accord ; la Russie et la Turquie n’ont toujours pas ratifié le texte –, l’institution onusienne envisage d’ajouter une session de travail supplémentaire, en septembre, à Bangkok. Cette option n’est pas sans risque : elle pourrait inciter certains pays à ne dévoiler leurs positions qu’à l’automne et vider ainsi de leur substance les discussions qui s’ouvrent le 30 avril.
Ce choix aurait un coût financier, alors que la CCNUCC doit déjà pallier le refus de paiement de Washington. Elle peut compter, en revanche, sur la générosité de la fondation Bloomberg Philanthropies, qui, le 22 avril, a versé 4,5 millions de dollars à la Convention-cadre, comme elle s’y était engagée en 2017.

        Lire aussi :
         

                COP23 : l’urgence climatique en dix chiffres



Vives tensions sur les financements
Mais cette bonne nouvelle ne suffira pas à atténuer les tensions toujours très vives en ce qui concerne les financements pour le climat. Les Etats développés sont régulièrement critiqués pour ne pas honorer leur promesse de porter à 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 leur aide aux pays du Sud.
Un autre engagement de l’accord de Paris a empoisonné les débats de la COP23 en Allemagne en 2017, celui de la « prévisibilité » des financements sur lesquels pourront compter les nations en développement. « C’est une question légitime pour les pays du Sud, mais on ne peut pas non plus faire l’impasse sur les contraintes budgétaires réelles de certains pays du Nord, commente Lucile Dufour, du Réseau action climat (RAC). Il faut lutter contre cette défiance », qui pourrait paralyser les travaux de Bonn, met en garde la responsable négociations internationales et développement de cette association.
Un autre point pourrait tendre les discussions : le souhait de plusieurs pays en développement de voir apparaître un principe de « bifurcation » dans l’application de l’accord de Paris. Il s’agirait de tracer une voie pour les Etats du Nord, obligés de réduire leurs émissions polluantes, une autre pour ceux du Sud, invités à agir à leur rythme et selon leurs moyens. « C’est un sujet très sensible, note la responsable du RAC, cela reviendrait à accepter une mise en œuvre à deux vitesses de l’accord de Paris », contraire à l’esprit du texte adopté durant la COP21, à la fin 2015. Selon de nombreux observateurs, les pays en développement brandissent cette menace dans l’espoir d’obtenir des moyens financiers et techniques supplémentaires.
La dernière inconnue de ces négociations sur le climat réside dans la capacité des îles Fidji, qui président les débats jusqu’en décembre, d’imposer des solutions de compromis. Le petit Etat insulaire va roder à Bonn le format d’échanges validé à la COP23 : le « dialogue de Talanoa ». La première étape est prévue dimanche 6 mai, avec l’organisation de dix-huit tables rondes sur l’état des lieux et les stratégies de long terme. A chacun de ces ateliers prendront part trente Etats et cinq acteurs non étatiques. Ces séances seront fermées au public, ce que regrettent toutefois les ONG, inquiètes du peu d’espace laissé à la société civile.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-13">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Quatorze familles de cette vallée encaissée au pied du mont Blanc lancent une série de recours devant le tribunal de Grenoble.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Pollution de l’air : des familles de la vallée de l’Arve attaquent l’Etat pour « carence fautive »

Quatorze familles de cette vallée encaissée au pied du mont Blanc lancent une série de recours devant le tribunal de Grenoble.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 13h13
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


En septembre 2017, Nicolas Hulot avait choisi la vallée de l’Arve (Haute-Savoie), « une des plus polluée de France », selon les termes du ministre de la transition écologique et solidaire, pour son déplacement sur le thème de la qualité de l’air. Aux habitants excédés de ce territoire coincé entre les montagnes au pied du mont Blanc, il avait expliqué qu’il n’avait pas de « baguette magique ».
Depuis, 540 plaintes contre X pour mise en danger d’autrui ont été déposées auprès des gendarmeries du département conduisant le parquet de Bonneville à ouvrir une enquête préliminaire. Et quatorze familles de plaignants s’apprêtent à ouvrir un deuxième front judiciaire et vont lancer, mercredi 2 mai, une vague de recours pour « carence fautive » de l’Etat devant le tribunal administratif de Grenoble.
Parmi ses plaignants figurent les représentants légaux de quatre enfants. Ils demandent jusqu’à 100 000 euros d’indemnisation pour les préjudices subis. Les recours s’appuient sur des dossiers médicaux épais. « Ces enfants souffrent de pathologies que nous estimons liées à la pollution : asthme, otites, pneumopathies… », explique au Monde François Lafforgue, l’avocat qui défend les familles.

        Lire aussi :
         

          l’enquête du « Monde » sur la pollution dans la vallée de l’Arve



« Une urgence sanitaire »
Mallory Guyon est médecin généraliste aux Houches et habite à Passy, dans la vallée :
« Dans mon quotidien de médecin, je constate de plus en plus de pathologies ORL et respiratoires, longues, persistantes et difficiles à traiter. Ça m’interpelle. Des patients me racontent que lorsqu’ils partent en vacances ailleurs, ils respirent mieux. Et, a contrario, d’autres me disent que quand ils viennent dans leur résidence secondaire dans la vallée, ils se mettent à tousser au bout de deux jours. »
La docteure Guyon a décidé de s’impliquer au sein du collectif local Coll’air pur santé qui coordonne les plaintes avec le soutien d’Ecologie sans frontière, l’association qui avait la première porté plainte contre l’Etat après les pics de pollution de 2014. « On organise la résistance, explique Mme Guyon. On n’attaque pas de gaieté de cœur. L’objectif est de susciter une prise de conscience générale dans le pays, que chaque Français se rende compte qu’il s’agit d’une urgence sanitaire. »
A l’échelle de la France, on estime que la pollution de l’air est à l’origine de 48 000 morts prématurés chaque année. Selon une étude de Santé publique France de septembre 2017, les seules particules fines PM2,5 (de diamètre inférieur à 2,5 µm) seraient responsables de 8 % de la mortalité annuelle dans la vallée de l’Arve, soit 85 morts. Une baisse de 30 % des concentrations annuelles de PM2,5 permettrait de diviser par deux cette mortalité.
Or, pour la docteure Guyon et maître Lafforgue, c’est l’« inaction » de l’Etat et des autorités administratives qui est en cause. Et ils ne sont pas les seuls à le penser. La vallée de l’Arve est l’une des 14 zones de dépassements des normes européennes de qualité de l’air (PM10 inférieurs à 10 µm et dioxyde d’azote) qui valent à la France d’être sous la menace d’un renvoi devant la Cour de justice de l’Union européenne et d’avoir été enjoint par le Conseil d’Etat de prendre rapidement des mesures pour réduire la pollution.
Nicolas Hulot a présenté le 13 avril quatorze « feuilles de route » élaborées avec les préfets de région. Celle concernant la vallée de l’Arve et ses 155 000 habitants prévoit notamment d’amplifier les aides (Fonds air bois énergies) pour réduire le recours au chauffage au bois ou de privilégier le report modal de la route vers le ferroviaire pour le transport des marchandises et des voyageurs. Des mesures jugées « insuffisantes et pas assez ambitieuses » par les associations.

        Voir aussi :
         

          les « feuilles de route » de la France pour lutter contre la pollution de l’air



« Tout est à revoir »
« Ces plaintes ont pour objectifs de faire bouger l’Etat. Il doit agir vite et bien, exhorte Mme Guyon. Ici, tout est à revoir de façon urgente : le chauffage, les infrastructures routières, l’industrie. » Le chauffage au bois est la principale source de pollution dans la vallée. Mais pas la seule. Elle accueille aussi de nombreuses usines spécialisées dans l’industrie du décolletage. Et chaque année, elle est traversée par les flots de touristes qui accèdent aux stations de ski depuis l’A40 et près de 600 000 poids lourds empruntant le tunnel du Mont-Blanc.
En janvier, la communauté de commune Pays du Mont-Blanc se félicitait d’une qualité de l’air « en nette amélioration » en 2017. Pour la première fois que des mesures sont effectuées dans la commune savoyarde de Passy, les jours de pic de pollution (supérieur à 50 µg/m3 en PM10) n’ont pas excédé la limite européenne (trente-cinq jours). Vingt et un ont été recensés, contre 36 en 2016 ou 44 en 2015. Mais comme le fait remarquer la docteure Guyon, pour ses patients, le plus dangereux, ce ne sont pas les pics mais la « pollution chronique ».
Les familles de la vallée de l’Arve ne sont pas les premières victimes de la pollution de l’air à déposer un recours pour carence fautive de l’Etat. En juin 2017, comme Le Monde l’avait relaté, Clotile Nonnez, une professeure de Yoga vivant dans la capitale, avait saisi le tribunal administratif de Paris. Près d’un an après, son cas n’a pas encore été traité mais son état de santé s’est un peu plus dégradé.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-14">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », des préhistoriens et des paléontologues s’inquiètent de l’impact de l’élimination de lisiers issus d’activités de méthanisation sur le patrimoine souterrain de ces zones calcaires.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Non aux épandages polluants qui menacent les sites archéologiques des causses du Lot »

Dans une tribune au « Monde », des préhistoriens et des paléontologues s’inquiètent de l’impact de l’élimination de lisiers issus d’activités de méthanisation sur le patrimoine souterrain de ces zones calcaires.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h52
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Un gros méthaniseur industriel, qui va traiter 67 000 tonnes de déchets par an, vient de s’installer à Gramat (Lot). Ces ­déchets proviendront de cinq départements dans un rayon de 130 kilomètres. Ils comprendront des déchets d’abattoirs, de stations d’épuration des villes, de restauration collective, d’élevages industriels, de laiteries, etc.
En cas d’épidémie de grippe aviaire, ce méthaniseur est envisagé comme moyen d’élimination des lisiers contaminés. Ces différents intrants contiennent des matières polluantes (métaux lourds, PCB, perturbateurs endocriniens, germes, pesticides, biocides, antibiotiques, éléments minéraux et organiques divers dont l’azote et le phosphore). Un méthaniseur industriel plus petit se développe aussi sur le causse de Martel à Mayrac, qui traitera 15 000 tonnes de déchets par an, et quatre autres projets sont en construction dans la région.
Les digestats s’infiltrent immédiatement dans les sols et sous-sols
Ces installations produiront du ­méthane, de l’électricité et un sous-produit, le digestat brut liquide, présenté comme un « fertilisant », qui sera épandu sur 6 000 hectares au cœur du parc naturel des causses du Quercy et 800 hectares du causse de Martel. Rappelons que tout ce qui ­entre dans le méthaniseur se retrouve en sortie dans le digestat, même si une hygiénisation incomplète est effectuée. Les digestats s’infiltrent immédiatement dans les sols et sous-sols.
La région calcaire des causses est un milieu particulièrement vulnérable déjà victime des épandages du lisier des élevages industriels, qui provoquent l’expansion extraordinaire de la végétation aquatique dans le lit de la Dordogne, du Célé et de leurs affluents ainsi que des pollutions d’eau potable enregistrées notamment à Cahors au printemps 2017. Une opposition ­citoyenne locale s’organise.
Nous, préhistoriens et paléontologues, voulons aussi attirer l’attention des pouvoirs publics sur le risque de pollution des...




                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-15">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Le dispositif fournit à l’apiculteur des données-clés sur ses ruches.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Hostabee, la start-up qui connecte les ruches pour sauver les abeilles

Le dispositif fournit à l’apiculteur des données-clés sur ses ruches.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h37
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 06h38
    |

            Jean-Michel Normand








                        



                                


                            
Le milieu apicole n’est pas vraiment réputé pour ses penchants high-tech. Traditionnellement, élever des abeilles est considéré comme une affaire d’expérience personnelle et de flair, loin des algorithmes et de l’intelligence artificielle. La percée d’Hostabee, une start-up installée à Saint-Quentin, dans l’Aisne, n’en est que plus significative. En mettant au point le boîtier B-Keep, conçu pour « prendre le pouls de la ruche », la société entend faire basculer les apiculteurs dans l’ère du numérique.
Créée en 2015, Hostabee a levé 150 000 euros auprès d’investisseurs et devrait réaliser un chiffre d’affaires de 250 000 euros cette année. Son président et fondateur, Maxime Mularz, compte atteindre le seuil de 2 millions d’euros en 2019 et de 5 millions en 2020. En 2018, plus de 2 000 boîtiers devraient être diffusés (plus d’un millier ont déjà été vendus) en France mais aussi aux Etats-Unis, en Italie, en Suisse ou en Belgique. Un service consistant à installer une puce-GPS a également été lancé afin de remédier aux (nombreux) vols de ruche.

Le prix d’achat du module, que l’on glisse en bordure du couvain (ensemble des œufs et larves d’abeilles) ou dans la hausse (la partie supérieure de la ruche, là où sera récolté le miel), et dont l’autonomie de fonctionnement est de deux années, a été fixé à 80 euros. L’abonnement au service, qui permet de suivre en temps réel la vie de la colonie, est de 3 euros par mois (le tarif, dégressif selon la quantité, peut descendre à 1 euro). Nettement moins cher que les balances connectées installées sous les ruches, le boîtier B-Keep est équipé d’un capteur d’humidité et d’un capteur de température.
En mode « push »
Ces données – diffusées grâce à une technologie de communication bas-débit (celle de l’Internet des objets), disponible sur l’ensemble du territoire – aident à déterminer si la grappe d’abeilles est suffisamment forte pour maintenir la température nécessaire (autour de 35 °C) à la...




                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-16">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Les forces de l’ordre se félicitent de leurs opérations de « concours de la force publique » et des destructions menées « squat par squat ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Notre-Dame-des-Landes : les gendarmes en attente de la reprise des expulsions dans la ZAD

Les forces de l’ordre se félicitent de leurs opérations de « concours de la force publique » et des destructions menées « squat par squat ».



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h23
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            

Après avoir concouru à l’éviction de 29 squats sur les 97 recensés à Notre-Dame-des-Landes, la gendarmerie nationale est désormais dans l’attente de pouvoir poursuivre ses opérations. Le 14 mai, le comité de pilotage réuni par la préfecture de Loire-Atlantique doit analyser les demandes de régularisation déposées par des occupants de la « zone à défendre » (ZAD). Au 23 avril, 41 avaient été dénombrées – dont 28 pour des projets agricoles. A l’issue de cet examen, les expulsions devraient reprendre pour conclure l’opération de gendarmerie débutée le 9 avril et dont les autorités se disent, jusqu’à présent, satisfaites. « La mission a été remplie », résume un cadre de la place Beauvau.
Les forces de l’ordre ont d’abord procédé au démantèlement de squats dans un périmètre entourant la route départementale 281, aussi appelée « route des chicanes », qui est l’un des principaux axes traversant la ZAD. Le ciblage a procédé à la fois d’une analyse juridique et d’un choix d’opportunité. « Ça a été compliqué et on a travaillé squat par squat, en interministériel, détaille une source proche du dossier. Il est évident que nous n’allions pas dégager des occupants historiques qui ont vocation à se voir rétrocéder leur terrain. C’était difficile de faire plus. »
Les parcelles n’abritant ni des habitats en « dur » ni des projets agricoles ont été privilégiées : 29 squats au total ont été évacués, puis détruits. Cette première phase a été présentée non pas comme une opération de maintien de l’ordre, mais comme un « concours de la force publique » à des décisions judiciaires d’expulsion. « Ce sont les huissiers qui sont à la manœuvre, a insisté le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Richard Lizurey, interviewé sur la chaîne BFM-TV. Aucun gendarme ne procède à des déconstructions. Nous accompagnons le mouvement », assure-t-il.
Moyens considérables
En engageant 2 500 militaires sur...




                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-17">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Entre dialogue et autorité, la préfète de Loire-Atlantique veut conduire avec mesure un dossier sensible.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Nicole Klein, l’équilibriste de Notre-Dame-des-Landes

Entre dialogue et autorité, la préfète de Loire-Atlantique veut conduire avec mesure un dossier sensible.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 11h40
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

La scène se passe en marge d’une banale journée de préfète, le 28 septembre 2017. Nicole Klein vient d’accueillir à Nantes, successivement, Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, puis Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances. La première est venue parler d’économie sociale et solidaire, le second de chantier naval. Personne n’évoque le sujet sensible de Notre-Dame-des-Landes. Le gouvernement n’a pas encore tranché le sort du futur aéroport. On sonde la préfète de la région Pays de la Loire et de Loire-Atlantique sur l’issue possible de ce projet, vieux de cinquante ans. « Il y a beaucoup trop de testostérone dans ce dossier », dit Nicole Klein en plissant ses yeux bleu-vert. Les postures guerrières ne séduisent guère cette femme chargée de déminer l’un des dossiers les plus difficiles pour le gouvernement.
La décision de l’exécutif d’abandonner le projet interviendra quatre mois plus tard, le 17 janvier. Mais la préfète s’est déjà forgé son opinion. Non qu’elle soit contre l’aéroport – elle prononce souvent « aréoport » comme on dit « aréopage » –, mais l’histoire n’a que trop duré, et les conditions ne sont plus guère réunies pour réussir le transfert de l’infrastructure de Nantes Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes. Une rupture par rapport à l’engagement sans faille de ses prédécesseurs, Christian de Lavernée, puis Henri-Michel Comet.
Nicole Klein n’a pris ses fonctions qu’en février 2017, mais elle connaît parfaitement le dossier. Dix-sept ans auparavant, elle est secrétaire générale de la préfecture de Loire-Atlantique quand le gouvernement socialiste de Lionel Jospin décide de relancer le projet de nouvel aéroport et que débutent les débats sur la déclaration d’utilité publique. Mais quand, à l’automne 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault lance une offensive (avortée) pour évacuer la ZAD – la zone d’aménagement différé devenue « zone à...




                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-18">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Sportifs, attention aux pics polliniques

Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h48
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Les concentrations de pollens de bouleau ont atteint ces derniers jours des records, notamment dans le nord du pays. Des niveaux jamais atteints depuis 1993 en Ile-de-France, comme l’a fait savoir le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les personnes allergiques et asthmatiques. Rappelons que l’asthme touche 4 millions de personnes en France. Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.
Si le sport – on vous l’a déjà dit au fil de ces chroniques – a des effets positifs sur la santé, et évidemment pour les personnes allergiques, ne faut-il pas ­limiter la pratique sportive lors des pics polliniques ? « Il faut l’adapter », répondent les allergologues.
Tôt le matin ou tard le soir
Ils sont unanimes : il n’est pas conseillé de courir en plein air lors d’un pic de concentration de pollens. En effet, « la surventilation entraînée par la course fait que l’on inhale cinq à dix fois plus de pollens », explique l’allergologue Pierrick Hordé. Les symptômes (rhinite, conjonctivite, asthme…) peuvent s’amplifier, jusqu’à aller vers une crise allergique. Il n’est donc pas conseillé de faire du sport à l’extérieur, sauf tôt le matin ou tard le soir, lorsque les concentrations sont moins fortes, surtout lorsqu’il a plu, car les pollens sont à terre.
Lors des pics, mieux vaut avoir son bronchodilatateur à portée de main, prendre des antihistaminiques, mettre des lunettes de soleil, un chapeau, pour éviter que les pollens se déposent dans les cheveux et ensuite sur l’oreiller – le mieux est de prendre une douche le soir.
Autre sport à éviter : la natation dans les piscines. Présent dans l’eau de la plupart des piscines, le chlore, mélangé aux matières azotées apportées par les baigneurs (sueur, urines, cosmétiques…), produit des chloramines, gaz irritants...




                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-19">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ La policière, âgée de 27 ans, avait disparu lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors que la Seine était en crue.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Paris : le corps de la policière disparue lors d’un exercice en janvier retrouvé dans la Seine

La policière, âgée de 27 ans, avait disparu lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors que la Seine était en crue.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 21h19
   





                        


Le corps de la policière de la brigade fluviale qui avait disparu lors d’un exercice dans la Seine, le 5 janvier, a été retrouvé dimanche 29 avril dans le fleuve, a appris l’Agence France-Presse auprès de la préfecture de police.
La policière, âgée de 27 ans, avait disparu lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors que la Seine était en crue. Son corps a été retrouvé en aval du pont des Arts, à quelques centaines de mètres du lieu de la disparition, a précisé la préfecture.
Le corps a été transporté à l’institut médico-légal (IML) de Paris pour une identification formelle, selon une source policière.
Une enquête ouverte
Le parquet de Paris avait confié une enquête pour rechercher les raisons de la disparition à l’inspection générale de la police nationale (IGPN). Le 23 février, suite à cette enquête, une information judiciaire avait été ouverte pour homicide involontaire, a appris l’AFP de source judiciaire cette semaine.

        Lire aussi :
         

                Enquête de la « police des polices » sur la disparition d’une policière dans la Seine



Le syndicat Unsa-Police avait notamment demandé l’ouverture d’une enquête administrative sur les conditions dans lesquelles avait été réalisé cet exercice. La préfecture de police avait assuré que l’exercice de routine auquel participait la jeune femme était « prévu et encadré ». Or, dans son édition de cette semaine, Le Canard enchaîné, citant des éléments de l’enquête, a au contraire assuré que l’exercice s’était décidé « sur un coup de tête, le matin même », et qu’une « erreur d’appréciation » avait été comise par un moniteur.
« Rien ne motivait qu’on mette en place cet exercice alors qu’après le passage de la tempête, la Seine est en crue », avait estimé le secrétaire départemental adjoint du syndicat, Nicolas Pucheu. Après le passage de la tempête Eleanor, le niveau de la Seine était en train de monter début janvier, pour dépasser les 5,80 m fin janvier. Selon lui, la policière n’avait son diplôme de plongée sous-marine « que depuis trois semaines ». « C’était pour nous suicidaire de la mettre à l’eau », avait-il estimé.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/05/03/19-20">
<filnamedate="20180503"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180503"><AAMMJJHH="2018050319">
<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Trois du nord et neuf de l’est de la France sont en vigilance orange à cause des intempéries dimanche 29 avril.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Douze départements en vigilance orange pour « pluies-inondations » et « orages »

Trois du nord et neuf de l’est de la France sont en vigilance orange à cause des intempéries dimanche 29 avril.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 18h31
   





                        


Les intempéries sont au rendez-vous dans une grande partie de la France dimanche 29 avril. Le temps sera perturbé et orageux, selon les prévisions de Météo France, qui a placé douze départements en vigilance orange pour des risques d’orages et de pluies-inondations.

🔶 12 dpts en #vigilanceOrange

— VigiMeteoFrance (@VigiMétéoFrance)


require(["twitter/widgets"]);

Les trois premiers concernés des départements des côtes de la Manche à partir de 22 heures : le Pas-de-Calais, la Seine-Maritime et la Somme. Météo France y prévoit un épisode pluvieux particulièrement intense, avec des cumuls de pluie « de 30 à 40 mm, localement 50 mm ». l’agence météorologique annoncé « des pluies continues persistantes à partir du milieu de nuit de dimanche à lundi et jusqu’en journée de lundi ».
La vigilance orange aux orages et aux pluies-inondations a en revanche été levée dimanche après-midi pour la Corrèze, le Lot et le Tarn-et-Garonne, qui sont placés en vigilance jaune jusqu’à 20 heures. « Sur l’épisode, les cumuls ont atteint entre 50 et 60 mm parfois 70 mm, ce qui correspond habituellement à environ deux à trois semaines de pluie en cette saison », a précisé l’institut dans un bulletin.
De multiples orages dans l’Est
Neuf départements de l’est de la France ont été placés sous surveillance en raison de risques d’orage (Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Haute-Saône et Vosges). « Dans une masse d’air assez instable, des orages vont se multiplier et s’organiser [dimanche] après-midi et [dans la] nuit pour devenir forts voire violents. » 
Une amélioration est attendue dans les douze départements concernés par ces intempéries dimanche en soirée et en début de nuit.



                            


                        

                        

