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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Les forces de l’ordre sont intervenues sur plusieurs sites d’examens. La faculté de Nanterre tente un « scénario de sortie de crise » en autorisant partiellement les « devoirs à la maison ».
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Les universités bloquées face à la perturbation des partiels

Les forces de l’ordre sont intervenues sur plusieurs sites d’examens. La faculté de Nanterre tente un « scénario de sortie de crise » en autorisant partiellement les « devoirs à la maison ».



Le Monde
 |    03.05.2018 à 18h32
    |

                            Service Campus








                        



   


Confrontées à des blocages, les universités tentent de s’adapter pour évaluer les semestres des étudiants, non sans difficultés. Sur plusieurs sites en France, les examens se déroulent sous tension. Les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises pour lever des blocages d’étudiants opposés à la loi orientation et réussite des étudiants (ORE), accusée d’instaurer une sélection à l’université.
Un « scénario de sortie de crise » à Nanterre
A Nanterre, la commission formation et vie universitaire (CFVU) et le conseil d’administration de l’université se sont réunis, mercredi 2 mai, pour arrêter les nouvelles modalités des examens, qui devaient commencer le 7 mai. Un « scénario de sortie de crise » que le président de l’université, Jean-François Balaudé, a communiqué aux étudiants et à la communauté universitaire dans un message dans la nuit de mercredi à jeudi. Il prévoit que « pour les examens qui n’ont pu se tenir et ne pourront se tenir en raison du blocage des bâtiments d’enseignement, le devoir à la maison est le principe général retenu ; toutefois, pour les enseignements qui ne pourront être validés par devoir à la maison en raison de leur spécificité, les examens seront délocalisés ».
Les départements de l’université (UFR) doivent se prononcer sur ces modalités vendredi 4 mai. De nouvelles dates d’examens et des sites pour les passer pourront alors être communiqués.

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Allongement de la période des examens à Paris-I Panthéon-Sorbonne
A la suite du blocage de son site de Tolbiac, l’université Paris-I Panthéon-Sorbonne a, de son côté, annoncé l’allongement de la période des examens et organise des partiels sur d’autres sites, notamment dans un centre d’examens loué à Rungis (Val-de-Marne). Ces examens sont en partie perturbés ou contestés, et une dizaine d’entre eux ont dû être annulés et reportés à une date ultérieure, notamment en histoire et en philosophie, rapporte Le Figaro Etudiant.
Intervention des forces de l’ordre à Nancy
Sur le campus de lettres et de sciences humaines de Nancy, où les examens avaient débuté dans la matinée jeudi, les forces de l’ordre sont intervenues pour assurer l’accès à un amphithéâtre que des étudiants tentaient de bloquer. Une trentaine d’étudiants opposés à la loi ORE s’étaient postés en début d’après-midi devant l’amphithéâtre où devait se dérouler un partiel d’anglais et « les forces de l’ordre sont intervenues » vers 14 h 45, a fait savoir le directeur de la communication de l’université de Lorraine, David Diné.
Des bousculades se sont produites quand les forces de l’ordre ont essayé d’évacuer des étudiants assis par terre. Au moins cinq d’entre eux ont été menottés et emmenés à l’extérieur du campus, a constaté l’AFP.
D’autres tentatives de blocage de partiels ont eu lieu, comme sur le campus de l’université de Grenoble-Alpes, à Saint-Martin-d’Hères, où il a été levé à la suite de l’arrivée des forces de l’ordre, écrit Le Dauphiné libéré.

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A Strasbourg, des étudiants empêchés de participer à une épreuve
Environ 700 étudiants strasbourgeois ont été empêchés de participer jeudi matin à une épreuve qui devait se tenir à l’université, dans un bâtiment bloqué par un groupe d’étudiants opposés à la loi ORE, a indiqué Thibaut Haan, président de l’Association fédérative générale des étudiants de Strasbourg (Afges) affiliée à la Fédération des associations générales étudiantes (Fage).
« Quelques personnes qui voulaient entrer ont été menacées. Il n’y a pas eu de violences en tant que telles », a souligné Thibaut Haan. Contactée à la mi-journée, la direction de l’université a confirmé que le bâtiment de l’institut Le Bel « était bloqué une partie de la matinée ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Au 1er janvier 2018, la France comptait 226 000 médecins en activité, soit 10 000 de plus qu’en 2012. Le nombre de spécialistes salariés a notamment bondi de 13,9 %.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤                     
                                                

La France n’a jamais compté autant de médecins en activité

Au 1er janvier 2018, la France comptait 226 000 médecins en activité, soit 10 000 de plus qu’en 2012. Le nombre de spécialistes salariés a notamment bondi de 13,9 %.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 18h41
    |

            François Béguin








                        


Avec 226 000 médecins en activité au 1er janvier 2018, soit 10 000 de plus qu’en 2012, la France n’a jamais compté autant de praticiens actifs. Ce constat, qui peut paraître paradoxal à l’heure où de nombreux Français ont des difficultés à accéder à un généraliste, a été tiré jeudi 3 mai à l’occasion de la parution d’une étude de la Drees, la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la santé. L’étude met en lumière les profondes mutations du mode d’exercice de la profession de médecin.
Une forte hausse des spécialistes salariés
C’est la confirmation d’un phénomène de fond : les jeunes professionnels ne souhaitent plus exercer comme leurs aînés. Si le nombre global de médecins a cru de 4,5 % entre 2006 et 2012, en raison notamment d’un desserrement régulier du numerus clausus à l’issue de la première année de médecine, le nombre de généralistes libéraux a baissé de 3,5 % (+ 0,7 % tous modes d’exercice confondus). Au cours de cette même période, le nombre de spécialistes salariés a pour sa part bondi de 13,9 %.

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          Déserts médicaux : un catalogue de solutions sans mesures coercitives



Une nouvelle génération de médecins
C’est là aussi un phénomène identifié depuis plusieurs années : la profession se féminise. En 2017, 59 % des 8 600 nouveaux inscrits au Conseil national de l’ordre des médecins étaient des femmes. Deux tiers (63 %) des nouveaux médecins ont choisi le salariat, « soit une proportion nettement plus élevée que parmi l’ensemble des médecins en exercice (43 %) », note la Drees. Enfin, 15 % de ces 8 600 nouveaux inscrits sont des médecins à diplôme étranger, dont les deux tiers sont des spécialistes salariés, exerçant notamment dans les petits hôpitaux qui peinent à recruter certaines spécialités.

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          Ces médecins étrangers qui font tourner l’hôpital



5,7 millions de Français dans des « déserts médicaux »
Selon les calculs de la Drees, près de 5,7 millions de Français, soit 8,6 % de la population, résidaient en 2016 dans une commune « sous-dense » en médecins généralistes, c’est-à-dire avec une accessibilité à des praticiens inférieure de 30 % à la moyenne nationale. Au total, 9 142 communes sont en situation de « sous-densité ».
Les principales zones concernées : les communes rurales périphériques des grands pôles urbains ou les communes « hors influence des pôles », même si des espaces urbains sont également touchés. « Un quart de la population habitant dans une commune sous-dense en médecins généralistes vit dans un pôle urbain, dont près de 18 % dans l’unité urbaine de Paris », relève la Drees.
L’étude bat également en brèche quelques idées reçues sur l’évolution de l’accessibilité aux soins. Elle fait par exemple valoir que les inégalités de densités de médecins généralistes entre départements « n’ont pas évolué depuis 1983 ». Le nombre de communes où est installé au moins un médecin généraliste est même passé de 8 843 en 1981 à 9 595 en 2016.
Phénomène notable, les personnes âgées de plus de 70 ans, qui ont 2,3 fois plus recours aux soins que les autres, n’ont pas moins accès aux médecins généralistes que le reste de la population, constate par ailleurs la Drees. Elles habitent en effet « relativement plus souvent » dans des pôles urbains (hors Paris), « quelle que soit leur taille», qui sont peu touchés par le phénomène de déserts médicaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Trente ans après les morts d’Ouvéa, et à l’approche du ­référendum du 4 novembre sur l’accès à la pleine souveraineté de ce territoire, il n’est pas sûr que la construction d’un « destin commun » ait totalement abouti.
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édition abonné


« Décolonisation et construction d’une nation “arc-en-ciel” semblent hypothétiques en Nouvelle-Calédonie »

Trente ans après les morts d’Ouvéa, et à l’approche du ­référendum du 4 novembre sur l’accès à la pleine souveraineté de ce territoire, il n’est pas sûr que la construction d’un « destin commun » ait totalement abouti.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 17h06
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 17h33
    |

                            Michel Naepels (Anthropologue)








                        



                                


                            

Résonances. La violence politique ouvre des temporalités hantées, des souvenirs douloureux, des géographies bouleversées, des traumatismes transmis silencieusement par-delà les générations. Un accord de paix ne met jamais tout à fait fin à la guerre. Quand une plaie se referme-t-elle ? Et à quelles conditions ?
Après la guerre de Bosnie, les accords de Dayton, en 1995, n’ont certainement pas suffi à tourner la page de l’épuration ethnique, à effacer le siège de Sarajevo, les massacres de Prijedor, de Srebrenica et d’ailleurs. Pire, ratifiant dans l’organisation de l’Etat l’ethnicisation du corps ­politique désirée par les nationalistes, ils ont ouvert une crise permanente dans la citoyenneté bosnienne. ­Vingt-trois ans plus tard, le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie vient de terminer ses procès, avec la condamnation de Ratko Mladic. Mais il reste beaucoup de silence, de tristesse, et le sentiment de l’abandon par l’Union européenne. La lutte contre l’oubli, pour la ­réconciliation, pour la démocratie est loin d’être achevée.
Rares sont les pays qui ont pleinement affronté la violence politique. La Commission vérité et réconciliation sud-africaine a certainement été un modèle : des mois d’audiences retransmises à la télévision, fondées sur la révélation franche et complète des crimes politiques commis, pour construire la « nation arc-en-ciel ». La situation est loin d’être parfaite, les traumatismes ­individuels n’ont pas été réparés, les injustices héritées de la colonisation et de l’apartheid n’ont pas disparu. Et le parti au pouvoir, l’ANC, n’a pas toujours su incarner la vision politique et la promesse qu’incarnait Nelson Mandela. Mais les torts ont été reconnus.
Une Nouvelle-Calédonie « arc-en-ciel » ?
C’est une autre nation que la Nouvelle-Calédonie est amenée à construire. Il y a trente ans, la mort de quatre gendarmes, le 22 avril 1988, et de dix-neuf Kanak indépendantistes à Ouvéa, preneurs d’otages...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le pourvoi en cassation d’Ian Bailey a été rejeté. Le Britannique, que la justice irlandaise n’a jamais mis en accusation, contestait aux magistrats français la capacité de le juger.
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Le procès du meurtrier présumé de Sophie Toscan du Plantier aura bien lieu

Le pourvoi en cassation d’Ian Bailey a été rejeté. Le Britannique, que la justice irlandaise n’a jamais mis en accusation, contestait aux magistrats français la capacité de le juger.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 16h33
   





                        



   


Vingt-deux ans après la mort, en Irlande, de Sophie Toscan du Plantier, la Cour de cassation a validé, mercredi 2 mai, le renvoi aux assises de son meurtrier présumé, le Britannique Ian Bailey.
Le journaliste de 60 ans, qui a toujours contesté être l’auteur du crime, avait été renvoyé le 27 juillet 2016 devant la cour d’assises de Paris pour le meurtre de l’épouse du producteur de cinéma Daniel Toscan du Plantier, mort en 2003. M. Bailey a toujours nié être l’auteur du crime et avait contesté ce renvoi devant la cour d’appel – qui l’avait confirmé le 1er février –, puis devant la Cour de cassation, arguant que les magistrats irlandais jugeaient insuffisantes les preuves pour justifier sa mise en accusation.

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                Sophie Toscan du Plantier : la justice confirme le renvoi aux assises du principal suspect



Absence de l’accusé
Le rejet mercredi du pourvoi en cassation du Britannique entérine donc la tenue d’un procès criminel à Paris. Celui-ci pourrait toutefois se tenir en l’absence de l’accusé : jusqu’ici, la justice irlandaise a refusé d’exécuter les deux mandats d’arrêt délivrés par les autorités françaises à l’encontre de M. Bailey en 2010 et 2016, invoquant l’absence de réciprocité entre les deux pays en matière d’extradition.
Sophie Toscan du Plantier avait été retrouvée morte au matin du 23 décembre 1996 en contrebas de sa maison isolée de Schull, un village de la côte sud-ouest de l’Irlande, où elle était venue passer quelques jours avant Noël. La jeune femme de 39 ans avait été frappée à la tête à coups de parpaing.
Journaliste pigiste résidant à quelques kilomètres de là, Ian Bailey a rapidement fait figure de suspect en étant parmi les premiers sur les lieux du crime, puis en évoquant dans ses articles des éléments de l’enquête censés être connus uniquement du meurtrier et des enquêteurs.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ « Le Monde » a analysé les dépenses de campagne de l’actuel président de la République. Emeline Cazi et Yann Bouchez, journalistes au service Société, ont répondu aux questions d’internautes.
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Comptes de campagne de Macron : « 87 600 euros de dons ont été jugés non conformes »

« Le Monde » a analysé les dépenses de campagne de l’actuel président de la République. Emeline Cazi et Yann Bouchez, journalistes au service Société, ont répondu aux questions d’internautes.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 17h22
   





                        


Roger : Quel est le montant « réformé » par la Commission des comptes de campagne pour Macron ? Est-ce plus ou moins par rapport aux autres candidats ? A combien s’élevait le montant réformé pour Le Pen, Fillon, Mélenchon ?
Yann Bouchez et Emeline Cazi : Le candidat Emmanuel Macron a déclaré 16 698 320 euros de dépenses à la Commission des comptes de campagne et des financements politiques. Cette dernière a décidé de « réformer », selon son terme — c’est-à-dire de corriger ce montant — pour l’établir à 16 578 781 euros. Ces « réformations » sont moins importantes que celles de Marine le Pen (873 576 euros) ou de Jean-Luc Mélenchon (434 939 euros).
Antoine : Quel est le budget moyen d’une campagne présidentielle pour les principaux candidats ?
Après réformations, la Commission des comptes de campagne a fixé les dépenses de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) à 10 241 560 euros ; à 13 794 601 euros pour François Fillon (Les Républicains). Les dépenses de Benoît Hamon (Parti socialiste), elles, ont été arrêtées à 15 008 634 euros. Jean Lassalle (Résistons !), quant à lui, n’a dépensé que 241 573 euros. Des onze candidats, il est le plus économe.

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Patrick : Je suis très déçu par « Le Monde ». Votre article est manifestement orienté et hostile. Pourquoi ne publiez-vous pas la même enquête sur tous les candidats ? Qu’y a-t-il d’illégal dans ces faits ?
Ne soyez pas déçu, et au contraire, plongez-vous dans la lecture des articles publiés ces dernières semaines par Le Monde. Nous avons en effet écrit sur les dépenses de François Fillon, sur celles de Jean-Luc Mélenchon, et sur celles de Marine Le Pen. Même l’économe Jean Lassalle a eu droit à son article. Dans quelques jours, du moins d’ici à la fin du mois de mai, nous vous parlerons aussi de Benoît Hamon.
Le_babz : Peut-on dire que les comptes de campagne d’Emmanuel Macron présentent des « irrégularités » ?
La Commission nationale des comptes de campagne a estimé que le compte d’Emmanuel Macron comportait certaines irrégularités concernant, notamment, les dons. 87 600 euros de dons (soit vingt-quatre cas), ont été jugés non conformes. Ces sommes, supérieures à 4 600 euros, étaient présentées « comme effectuées par deux personnes distinctes », mais provenaient d’un compte personnel, et non joint, a expliqué la Commission, dans sa décision du 13 février publiée au Journal officiel. Pour « vingt des vingt-quatre cas concernés », le second donateur a assuré que tout ce qui était supérieur à 4 600 euros avait été versé en son nom. La Commission n’a rien trouvé à redire et s’est satisfaite de cette réponse. Dans quatre cas (18 300 euros au total), aucune attestation n’a été fournie pour justifier le dépassement du montant fixé par la loi. Cette irrégularité n’a toutefois pas entraîné l’invalidation du compte de campagne, les sommes en cause « ne représentant qu’un très faible pourcentage des recettes ». Le parquet de Paris avait été saisi de ces dossiers, mais il les a classés sans suite au printemps.
Matth : Sur la base de votre enquête, avez-vous des soupçons d’illégalité pouvant faire l’objet de poursuites judiciaires ?
Nous sommes journalistes, et non juges. A ce stade de notre enquête, nous pouvons seulement dire que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a approuvé, après réformations, les comptes d’Emmanuel Macron, comme pour tous les autres candidats. La Commission s’est intéressée à des remises accordées par des fournisseurs à l’équipe d’Emmanuel Macron. Ces remises sont-elles des dons déguisés par des entreprises alors que la loi l’interdit depuis 1995 ? La Commission a visiblement écarté cette piste.
Nous avons contacté le Parquet national financier (PNF) pour savoir si ces nombreuses ristournes accordées par la société GL Events, et par d’autres, intéressaient la justice. Le PNF n’a pas souhaité communiquer à ce sujet.
Colbv : Existe-t-il des règles sur l’utilisation des fonds durant une campagne électorale ? Et une entreprise a-t-elle le droit d’accorder des conditions commerciales différentes selon ses affinités avec ses clients ?
C’est une question centrale, en effet. Plongeons-nous avec délice dans les méandres du code électoral. L’article 52-8 dispose que « les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués ».

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Cette question se pose précisément pour les rabais, soldes, remises en tout genre accordés par différents prestataires à l’équipe d’Emmanuel Macron. Elle se pose avec une acuité particulière pour GL Events, dont le patron est un proche du ministre Gérard Collomb et du président de la République, et qui a été particulièrement généreuse lors de certains meetings du candidat.
Cachou : Est-il vrai que des factures avec des rabais à 100 % ont été identifiées ?
Il y a eu des factures mentionnant, sur des postes de dépenses particuliers, des rabais à 100 %. Mais jamais sur une facture globale. Cela serait d’ailleurs interdit, puisque considéré comme un don de personne morale.
Omer : L’élection peut-elle être invalidée ?
Tous les comptes de campagne ont été approuvés par la Commission et ces décisions n’ont fait l’objet d’aucun appel.
Régis : Connaît-on l’origine des fonds de soutien à la campagne d’Emmanuel Macron ?
Lorsque nous consultons les comptes de campagne des candidats, l’identité des donateurs est systématiquement anonymisée. En revanche, pour Emmanuel Macron, les milliers d’e-mails — les MacronLeaks — qui ont fuité à quelques heures du second tour de la présidentielle et qui ont été publiés par WikiLeaks permettent de comprendre que l’équipe de Macron a cherché des fonds auprès d’avocats, de chasseurs de tête, de dirigeants d’entreprise, d’anciens banquiers… Bien sûr, des donateurs plus modestes ont aussi contribué à la campagne. Rappelons par ailleurs que chaque citoyen peut donner 7 500 euros, par an, au parti de son choix. Et par élection, 4 600 euros à un candidat.
Toto : Les journalistes du « Monde » ont-ils eu accès à l’intégralité des comptes de campagne ?
Le 13 février, la Commission a publié au Journal officiel ses décisions concernant les comptes de campagne des onze candidats. Depuis, elle a dû anonymiser certaines données personnelles figurant dans les milliers de documents de chacun des comptes. Cela a pris plusieurs semaines. Le premier compte consultable a été celui de Jean-Luc Mélenchon, suivi de ceux de François Fillon et de Jean Lassalle. Dès que nous l’avons pu, selon un calendrier établi par la Commission en fonction des demandes des médias, nous sommes allés consulter ces documents. Nous avons pu nous plonger dans celui d’Emmanuel Macron, vendredi 27 avril. Nous attendons à présent les comptes de Benoît Hamon et de Marine Le Pen, entre autres.
Arthur : Comment expliquez-vous que ce « scandale » Macron n’intervienne qu’après son élection alors qu’au contraire, M. Fillon a été au centre d’un lynchage médiatique pendant la campagne ?
Les comptes de campagne des différents candidats n’ont été déposés qu’à l’été 2017. Et la presse n’a eu accès à toutes ces informations qu’en février 2018. L’affaire concernant François Fillon et les soupçons d’emplois fictifs qui visent son épouse — le Penelopegate — n’avaient rien à voir avec les comptes de campagne, mais ils ont été révélés à la suite d’une enquête du Canard enchaîné.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ La cour d’appel de Paris a prononcé jeudi une peine de 5 000 euros d’amende à l’encontre du journaliste pour provocation à la haine religieuse en raison de propos tenus en 2016 dans l’émission « C à vous ».
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Eric Zemmour condamné en appel pour des propos islamophobes

La cour d’appel de Paris a prononcé jeudi une peine de 5 000 euros d’amende à l’encontre du journaliste pour provocation à la haine religieuse en raison de propos tenus en 2016 dans l’émission « C à vous ».



Le Monde
 |    03.05.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 18h34
   





                        


La cour d’appel de Paris a condamné le journaliste Eric Zemmour à 5 000 euros d’amende pour provocation à la haine religieuse en raison de propos islamophobes qu’il avait tenus en 2016 dans l’émission de télévision « C à vous », sur France 5.
Lors de l’émission du 6 septembre 2016, le journaliste avait notamment dit qu’il fallait donner aux musulmans « le choix entre l’islam et la France ». Il avait déclaré que la France vivait « depuis trente ans une invasion » et que « dans les innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées » se jouait une « lutte pour islamiser un territoire », « un djihad ». La cour d’appel a estimé que ces deux passages « visaient les musulmans dans leur globalité et constituaient une exhortation implicite à la discrimination », a déclaré la présidente à l’audience.
En revanche, la cour n’a pas retenu trois autres passages de l’émission, pour lesquels Eric Zemmour avait été condamné en première instance. Le journaliste soutenait notamment que « tous les musulmans, qu’ils le disent ou qu’ils ne le disent pas », considèrent les djihadistes comme de « bons musulmans ». La cour d’appel a estimé que ces passages ne comportaient « pas d’exhortation, même implicite, à la provocation à la haine, telle que la nouvelle jurisprudence » l’impose.
Nouveau procès
La Cour de cassation dispose depuis juin 2017 qu’une « incitation manifeste » ne suffit pas à caractériser le délit et qu’il faut désormais « pour entrer en voie de condamnation » que les propos relèvent d’un « appel » ou d’une « exhortation ».
Outre l’amende, Eric Zemmour a été condamné à verser 1 euro de dommages et intérêts à l’association CAPJPO EuroPalestine (Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient), qui avait engagé les poursuites, et 3 000 euros pour les frais de justice.
Eric Zemmour avait déjà été condamné en 2011 pour provocation à la haine pour avoir déclaré à la télévision que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait ». Plus récemment, la Cour de cassation a annulé sa condamnation pour provocation à la haine pour avoir déclaré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran » dans le journal italien Corriere Della Sera, en octobre 2014, et a ordonné un nouveau procès. La plus haute juridiction avait jugé que la cour d’appel n’avait pas suffisamment justifié sa décision.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ L’assemblée générale étudiante de jeudi s’est prononcée contre le déblocage de l’université Jean-Jaurès ordonnée par le tribunal administratif de Toulouse la veille.
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A Toulouse, les étudiants votent la poursuite du blocage de l’université du Mirail

L’assemblée générale étudiante de jeudi s’est prononcée contre le déblocage de l’université Jean-Jaurès ordonnée par le tribunal administratif de Toulouse la veille.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 14h59
   





                        



   


Les étudiants de l’université de Toulouse Le Mirail ont voté à la « quasi-unanimité », jeudi 3 mai, la poursuite du « blocage de l’université Jean-Jaurès » jusqu’au « mercredi 9 mai », a annoncé le syndicat étudiant Solidaires, au lendemain de la décision du tribunal administratif d’ordonner le déblocage du site.
« On ne se laissera pas intimider par le gouvernement », a ajouté ce syndicat au lendemain de la décision du tribunal administratif de Toulouse qui a ordonné le déblocage de l’université en arguant de « troubles à l’ordre public ».
L’assemblée générale a également voté en faveur de la démission de l’administrateur provisoire de l’université, Richard Laganier, a indiqué Solidaires. M. Laganier a été nommé à la mi-mars par la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, en raison du blocage. Mercredi, il avait pris « acte de la décision » du tribunal mais « à regret » et en reconnaissant « sa nécessité ».
Report des examens
Dans le même temps, l’Institut d’études politiques de Toulouse (Sciences Po) a été bloqué par des étudiants dans la nuit de mercredi à jeudi et fermé par la direction pour la journée de jeudi, a fait savoir à l’AFP un membre de l’administration, précisant que les examens prévus jeudi ont été reportés.
Par ailleurs, dans un communiqué, un collectif d’une quarantaine de personnes, réfugiés et demandeurs d’asile, occupant avec les étudiants le site universitaire du Mirail, a appelé au respect des droits et a prévu d’organiser une conférence de presse devant la préfecture, le jour de l’évacuation, lorsqu’elle aura lieu.

        Lire aussi :
         

                A Toulouse, le blocage vit-il ses dernières heures ?



L’évacuation de l’université Jean-Jaurès, occupée depuis le 6 mars, peut intervenir à tout moment.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Ce chercheur et cancérologue, pionnier des traitements d’immunothérapie dans les tumeurs, a dirigé pendant seize ans l’Institut Gustave-Roussy.
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Le cancérologue Thomas Tursz est mort

Ce chercheur et cancérologue, pionnier des traitements d’immunothérapie dans les tumeurs, a dirigé pendant seize ans l’Institut Gustave-Roussy.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 14h30
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 16h22
    |

            Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Eminent cancérologue et chercheur, le professeur Thomas Tursz est mort le 27 avril à Paris, à l’âge de 71 ans. Pendant seize ans, de 1994 à 2010, ce visionnaire à la forte personnalité a dirigé l’Institut Gustave-Roussy de Villejuif (IGR), la « maison » où il a fait la plus grande partie de sa carrière et qui est aujourd’hui le premier centre de lutte contre le cancer en Europe.
Il a également présidé pendant six ans la fédération des centres de lutte contre le cancer (Unicancer), puis, à partir de 2013, le comité d’orientation de la recherche de la Fondation ARC.
Né à Cracovie (Pologne) en 1946, c’est d’abord dans les récits de son père, qui fut médecin dans le ghetto de Varsovie, que Thomas Tursz puise son goût pour ce métier. Il se lance dans des études médicales puis scientifiques à la fin des années 1960. « Juste à la fin de cette période faste où on croyait encore que les progrès dans le traitement du cancer allaient continuer naturellement, rapidement et régulièrement jusqu’à la victoire finale, que nous étions censés connaître avant la fin de notre carrière médicale », écrit-il dans La Nouvelle Médecine du cancer (Odile Jacob, 2013). Enseignant à partir de 1986 au sein de l’université Paris-Sud, il passera la plus longue partie de sa vie professionnelle dans « une dualité frustrante » entre les soins aux patients et la recherche au laboratoire.
« Ma vieille et unique ennemie : la mort »
Comme clinicien, sa carrière est riche en rencontres fortes, en « moments d’espoir, de luttes pour repousser de quelques semaines, voire de quelques jours [sa] vieille et unique ennemie : la mort », mais elle est aussi remplie de « désillusions, d’espoirs déçus, d’échecs répétés… ». Les années 1970-2000 sont en effet selon lui « les années noires de la cancérologie », une période où les médecins ont la sensation que les avancées importantes ont été faites et qu’ils ne participent qu’à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les trois médecins désignés par le tribunal ont un mois pour rendre leur rapport et déterminer si « le tableau clinique » de l’infirmier hospitalisé dans un état végétatif a évolué depuis 2014.
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Affaire Vincent Lambert : un collège de médecins nommé pour réaliser une nouvelle expertise

Les trois médecins désignés par le tribunal ont un mois pour rendre leur rapport et déterminer si « le tableau clinique » de l’infirmier hospitalisé dans un état végétatif a évolué depuis 2014.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 13h05
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 15h11
   





                        


Un collège de trois médecins experts a été nommé mercredi 2 mai pour déterminer si « le tableau clinique » de Vincent Lambert, hospitalisé dans un état végétatif au centre hospitalier universitaire (CHU) de Reims, a évolué depuis 2014, a annoncé jeudi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne (Marne).
Les trois médecins désignés par le président de cette juridiction – qualifiés en neurologie ou en médecine physique et de réadaptation – « doivent déposer leur rapport d’ici un mois », conformément à l’ordonnance administrative rendue le 20 avril. Ils devront dire si l’état de santé du patient, tétraplégique depuis un accident de la circulation, en 2008, « a évolué depuis la dernière expertise réalisée en 2014 par le Conseil d’Etat ». Ce rapport avait souligné les lésions cérébrales irréversibles de Vincent Lambert et la dégradation clinique de son état comme autant d’indicateurs d’un « mauvais pronostic clinique ».
« Obstination déraisonnable »
Depuis cinq ans, les membres de la famille de l’ancien infirmier de 41 ans sont divisés. Ses parents, un frère et une sœur contestent devant les tribunaux les décisions médicales, entravant l’application des décisions judiciaires successives favorables à l’arrêt des traitements, jusqu’à celle de la Cour européenne des droits de l’homme en 2015.
Au terme d’une quatrième procédure collégiale, le docteur Vincent Sanchez du CHU de Reims avait décidé le 9 avril l’arrêt des soins en vertu de « l’obstination déraisonnable » faite au patient, devenu « un corps souffrant », selon ses observations. Mais sa mise en œuvre avait été suspendue à la suite d’un recours en justice des parents Lambert.
La prochaine expertise du collège de médecins devra tenter de clore le débat, avant une nouvelle audience devant le tribunal administratif, qui décidera de confirmer ou d’annuler la décision du CHU d’arrêter les traitements.

        Lire aussi :
         

                Le CHU de Reims de nouveau favorable à un « arrêt des traitements » de Vincent Lambert







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Paris nourrit d’étroites relations avec l’Arabie saoudite, constate l’historienne Sophie Bessis dans une tribune au « Monde », ajoutant que la politique extrémiste du gouvernement israélien représente aujourd’hui un danger pour les juifs du monde.
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« Cessons d’accueillir en France les prescripteurs d’un antisémitisme érigé en doctrine d’Etat »

Paris nourrit d’étroites relations avec l’Arabie saoudite, constate l’historienne Sophie Bessis dans une tribune au « Monde », ajoutant que la politique extrémiste du gouvernement israélien représente aujourd’hui un danger pour les juifs du monde.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h45
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 13h17
    |

Sophie Bessis (Historienne)







                        



                                


                            

Tribune. L’antisémitisme est chose bien trop grave pour que la lutte contre ce fléau soit instrumentalisée. Or, oubliant les tragédies qui ont ponctué l’histoire du XXe siècle et jetant de l’huile sur les brasiers d’un communautarisme en plein essor, les rédacteurs de l’Appel des 300 [publié dans Le Parisien] assimilent à une « épuration ethnique » les drames trop réels qui ont endeuillé au cours des dernières années nombre de familles juives françaises et le harcèlement inadmissible dont sont victimes des juifs dans certaines banlieues.
Employée dans le contexte français quand on sait ce qui se passe dans d’autres régions du monde, l’expression est scandaleuse.

L’antisémitisme connaît, il est vrai, une nouvelle jeunesse en France et dans toute l’Europe. Est-il seulement le fait, comme ils le prétendent, de populations que leur appartenance à l’islam rendrait, selon eux, ontologiquement antijuives ? Il ne fait guère de doute qu’une fraction minoritaire de la jeunesse d’origine arabo-musulmane est perméable à la propagande des prêcheurs des mouvances salafistes, qui ont fait de ses frustrations un terrain propice à la propagation de leur haine du juif.
Une « radio de la haine »
Outre le fait que ce « nouvel antisémitisme » ne remplace pas l’ancien, encore bien vivant, d’une France qui fut durant toute la première moitié du XXe siècle à l’avant-garde de l’antisémitisme européen et qui en garde de beaux restes, il convient pour mieux le combattre d’en rappeler les ressorts.

La République n’a pas seulement abandonné ces territoires perdus que sont nombre de banlieues de ses grandes villes, ghettoïsées par l’absence de transports, privées d’opportunités d’emploi, où l’école sans moyens ne peut plus remplir sa fonction d’éducation citoyenne, elle les a remises aux mains d’associations liées aux réseaux de l’islam politique, croyant pouvoir leur sous-traiter...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ La communauté de Riaumont est visée par plusieurs informations judiciaires, a fait savoir le parquet de Béthune jeudi.
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Soupçons d’abus sexuels dans une communauté catholique traditionaliste du Pas-de-Calais

La communauté de Riaumont est visée par plusieurs informations judiciaires, a fait savoir le parquet de Béthune jeudi.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h33
   





                        



   


Plusieurs informations judiciaires sont ouvertes pour des soupçons d’abus sexuels et de maltraitance à la communauté catholique traditionaliste de Riaumont, à Liévin (Pas-de-Calais), a-t-on appris jeudi 3 mai auprès du parquet de Béthune.
Depuis 2013 et une première plainte pour viol, plus de 200 témoins et victimes ont été auditionnés par la police « du Vietnam au Canada, en passant par la France », selon Le Point, qui a révélé l’information mercredi. L’hebdomadaire a recueilli « plusieurs témoignages concordants » faisant état de faits de maltraitance et de violences sexuelles sur mineurs. Certains, datant des années 1970, sont aujourd’hui prescrits. Toujours selon Le Point, le père Alain H. aurait déjà été mis en examen en mai 2017 et placé sous contrôle judiciaire. D’autres « anciens encadrants de Riaumont, devenus prêtres par la suite », auraient été mis en garde à vue ces dernières semaines.
Scouts traditionalistes
L’enquête est menée en partie par la section « mineurs » de l’Office central pour la répression des violences aux personnes (OCRVP), sis en région parisienne.
La communauté comprend l’école Jean-Bosco, une école libre hors contrat, qui n’est pas agréée par l’éducation nationale, et qui dispense des cours de la 6e à la 3e – conformément au programme d’un cours par correspondance – encadrés par des religieux en tenue traditionnelle. Tenue par les religieux de l’institut Sainte-Croix de Riaumont, la propriété abrite, en outre, un groupe scout autonome traditionaliste, le groupe Saint-Bernard, et un centre de documentation baptisé « laboratoire scout ».
En 2001, le parquet de Béthune avait ouvert une enquête pour déterminer les circonstances exactes de la mort d’un adolescent de 14 ans, retrouvé pendu dans l’institut. Un non-lieu avait finalement été prononcé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ L’anthropologue Alban Bensa, spécialiste de l’île, revient sur les évolutions sur le territoire depuis trente ans et les enjeux de la visite d’Emmanuel Macron.
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Nouvelle-Calédonie : « Le monde kanak s’est recomposé, mais il reste une référence identitaire forte »

L’anthropologue Alban Bensa, spécialiste de l’île, revient sur les évolutions sur le territoire depuis trente ans et les enjeux de la visite d’Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 12h36
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
Emmanuel Macron effectue un déplacement en Nouvelle-Calédonie du 3 au 5 mai, à six mois du référendum du 4 novembre sur l’accession à la pleine souveraineté. L’anthropologue Alban Bensa, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, un des meilleurs spécialistes de la Nouvelle-Calédonie, revient sur les évolutions qui se sont produites sur le territoire depuis trente ans et sur les enjeux de cette visite présidentielle.
L’accord de Nouméa mentionnait la volonté de « restituer au peuple kanak son identité confisquée ». Qu’en est-il aujourd’hui de l’identité kanak ?
La culture kanak, c’est un ensemble d’attitudes qui continuent à structurer les relations entre les unités de parenté et territoriales. Ces attitudes ancestrales sont articulées à celles héritées de l’influence de la France, notamment dans le domaine politique. Ainsi, il y a à la fois des chefs de clan et des élus. L’accord de Nouméa a structuré cette imbrication, avec en particulier la création d’un Sénat coutumier, de l’Agence pour le développement de la culture kanak ou d’autres institutions. Aujourd’hui, il est pratiquement impossible de passer outre ces doubles références, tout comme il est impossible de dissocier le monde kanak des apports de la France. Le monde kanak s’est recomposé, mais il reste une référence identitaire forte.
Les trente ans qui séparent les accords de Matignon du référendum d’accession à la pleine souveraineté ont-ils permis de jeter les bases d’une « citoyenneté calédonienne » ?
Si on se réfère à la période antérieure aux événements des années 1980, il est certain que les bases d’un nouveau mode de relations entre les communautés ont été jetées. Du fait, tout simplement, de l’amélioration des équipements, des infrastructures, des voies de circulation, des écoles, des hôpitaux… Il y a de plus en plus d’espaces communs de vie sociale. Le système scolaire, même s’il est très décrié, offre quand...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Selon des factures consultées par « Le Monde » dans les comptes de campagne du du candidat Macron, Soazig de La Moissonnière avait signé un « contrat de prestation de services » avec le futur vainqueur de la présidentielle.
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Campagne de Macron : une photographe rémunérée dès fin mai 2016

Selon des factures consultées par « Le Monde » dans les comptes de campagne du du candidat Macron, Soazig de La Moissonnière avait signé un « contrat de prestation de services » avec le futur vainqueur de la présidentielle.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h06
    |

            Emeline Cazi et 
Cédric Pietralunga








                        



   


L’équipe d’En marche ! s’est adjoint les services d’une professionnelle de l’image dès fin mai 2016. Soazig de La Moissonnière, qui fut la photographe officielle de François Bayrou lors de la campagne de 2012, a touché, en juin et en juillet, 4 000 euros par mois, pour des reportages photos « réalisés dans le cadre de la valorisation et de la communication du mouvement En marche ! », est-il noté sur les factures que Le Monde a pu consulter.
Le 1er septembre, le « contrat de prestation de services » qu’elle signe – pour une durée indéterminée et avec effet rétroactif au 28 mai (début de la « grande marche ») – stipule également qu’elle photographie Emmanuel Macron lors de déplacements, meetings, dans le cadre de cette « grande marche », « mais aussi d’une éventuelle campagne présidentielle et (…) législative ».

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                Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne Macron



« Cela pose problème »
Ces documents et ces versements mensuels réguliers, qui racontent les projets secrets d’Emmanuel Macron alors qu’il était encore en poste à Bercy, interpellent Christophe Bertolin, le directeur de l’agence IP3, spécialiste de la photo politique et qui a diffusé le travail de Soazig de La Moissonnière pendant la campagne. « Si j’avais su qu’elle était payée par l’équipe Macron dès cette époque, jamais nous n’aurions rediffusé ses images. Déontologiquement, cela pose problème. Il y a conflit d’intérêts. Si tout cela est confirmé, on arrêtera la diffusion de son travail. » 
Le flou sur la place qu’occupait Soazig de la Moissonnière a animé les discussions des photojournalistes pendant la campagne. Etait-elle une consœur qui bénéficiait d’un accès privilégié au candidat Macron ? Travaillait-elle pour le mouvement ? La photographe, dont les émoluments grimpent à 5 000 euros par mois en février 2017 – quand elle réserve la quasi-exclusivité de son travail à En Marche ! – est, aujourd’hui, salariée à temps plein de l’Elysée. Elle suit le chef de l’Etat dans chacun de ses déplacements et c’est elle qui a réalisé le portrait officiel du président Macron.

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                Quand le candidat Macron avançait masqué pour la présidentielle 2017






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ La ministre de la justice a incité le Parlement à ne toucher au dispositif qu’à la marge.
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Verrou de Bercy : la résistance de Belloubet

La ministre de la justice a incité le Parlement à ne toucher au dispositif qu’à la marge.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h02
    |

            Audrey Tonnelier








                        



                                


                            

« Il ne serait pas raisonnable que le Parlement retienne une option maximaliste » sur la suppression du verrou de Bercy. Nicole Belloubet a terminé son propos liminaire devant les députés d’une voix posée, mais c’est une petite bombe qu’elle a lâchée, mercredi 2 mai. La ministre de la justice était la dernière auditionnée dans le cadre de la mission d’information chargée de réformer ce dispositif, qui instaure un monopole de l’administration fiscale pour engager des poursuites pénales en matière de fraude fiscale.
Un système justifié, selon le fisc, pour des raisons d’efficacité, car la matière est très technique. Mais qui, en ne donnant pas la main au parquet sur l’identification des dossiers à traiter, prête le flanc aux soupçons d’arrangements à l’amiable avec les contribuables. « Il y a une incohérence entre la gravité affichée du délit de fraude fiscale et le régime dérogatoire dont il fait l’objet », avait déploré Eliane Houlette, la procureure du Parquet national financier, en janvier.

Or, loin de préconiser une suppression du verrou, Mme Belloubet a largement repris les propositions faites début mai au même endroit par son homologue des comptes publics, Gérald Darmanin. Elle a suggéré de « circonscrire les comportements frauduleux les plus graves » en précisant dans le projet de loi relatif à la lutte contre la fraude, qui doit être débattu à l’Assemblée en septembre, les critères de transmission des dossiers de fraude fiscale vers l’administration pénale. Une position également défendue par Emmanuel Macron dans son interview sur BFM-TV, mi-avril.
« Ce n’est pas satisfaisant »
Aujourd’hui, ces critères sont fixés par circulaire, mais un certain flou demeure sur leur application par la commission des infractions fiscales (CIF), l’organe chargé d’aiguiller les dossiers. Problème : l’aménagement prôné par le gouvernement ne répond que partiellement au débat, car le passage par la CIF n’est...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Céline Bosquet avait porté plainte contre lui pour « harcèlement » et « appels téléphoniques malveillants ».
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Harcèlement : le producteur Thomas Langmann en garde à vue à la suite de la plainte de son épouse

Céline Bosquet avait porté plainte contre lui pour « harcèlement » et « appels téléphoniques malveillants ».



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 17h51
   





                        



   


Le producteur et réalisateur Thomas Langmann, visé par une plainte de sa femme et entendu depuis mercredi 2 mai sur des faits présumés de « harcèlement » et d’« appels téléphoniques malveillants », a vu sa garde à vue prolongée jeudi après-midi pour une durée de vingt-quatre heures maximum, a-t-on appris de source proche du dossier.
Son audition, qui a commencé mercredi après-midi au commissariat des 5e et 6e arrondissements de Paris se poursuivait jeudi dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris à la suite de la plainte, selon une source judiciaire qui confirmait une information du Point.
La journaliste Céline Bosquet avait déposé plainte pour « messages malveillants réitérés et menaces » le 30 mars. Séparée de son mari depuis le mois d’août 2017 et dans l’attente du jugement de divorce, Céline Bosquet évoquait dans sa plainte les problèmes d’addiction à la drogue de Thomas Langmann et précisait avoir reçu près de 1 500 SMS menaçant.
Prison avec sursis pour violence
Le producteur avait expliqué récemment sur France 2 dans l’émission « Stupéfiant ! » vivre une procédure de divorce difficile avec son épouse, mère de deux de ses enfants. « J’ai peut-être beaucoup appelé ma femme. (…) J’ai harcelé ma femme pour voir mon fils », s’était-il justifié, regrettant un « déferlement médiatique ».
Producteur à succès de The Artist, également réalisateur, Thomas Langmann, 46 ans, avait été condamné à quatre mois de prison avec sursis pour violence à l’encontre de sa précédente compagne, mère de sa première fille. « J’ai commis un mauvais geste que je regrette, pour lequel je me suis excusé immédiatement, pour lequel j’ai été condamné, pour lequel je n’ai pas fait appel, il y a eu trois jours d’ITT, cela date de onze années », avait-il rappelé sur France 2.
Thomas Langmann, fils de Claude Berri et héritier d’une famille de producteurs du cinéma à l’histoire émaillée de drames, avait admis avoir eu des problèmes de drogue, précisant qu’ils avaient « duré plus de quinze ans » et étaient « derrière » lui.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Ségolène Royal, Dominique de Villepin, Christine Lagarde, Jean-Louis Borloo étaient envisagés dans le gouvernement de Macron.
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Comptes de campagne Macron : des noms de ministres testés dans un sondage en février 2017

Ségolène Royal, Dominique de Villepin, Christine Lagarde, Jean-Louis Borloo étaient envisagés dans le gouvernement de Macron.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 11h55
    |

            Cédric Pietralunga








                        


Deux mois avant le premier tour de l’élection présidentielle et alors qu’il n’était même pas certain de se qualifier pour le second tour, Emmanuel Macron a commandé une étude à Ipsos pour tester la composition de son éventuel futur gouvernement. Réalisée le 23 février 2017 et facturée 18 720 euros, elle avait pour but d’« identifier les personnalités (...) attendues » par les Français et celles « perçues comme totalement repoussoirs ».
Au total, une douzaine de personnalités ont été testées par En marche !. Sans surprise, on trouve dans cette liste le socialiste Jean-Yves Le Drian – dont le ralliement était alors attendu–, présenté comme « consensuel rassurant », ou l’écologiste François de Rugy, qui venait d’annoncer son soutien à Emmanuel Macron après avoir obtenu 3,8 % des voix à la primaire de la gauche. Le futur président de l’Assemblée nationale y est jugé « crédible par tous sur son sujet de prédilection ».
Plus surprenant, les noms de Dominique de Villepin, de Christine Lagarde et de Jean-Louis Borloo ont été également soumis par Ipsos à un panel de Français, preuve qu’Emmanuel Macron avait déjà en tête l’idée de se servir de son gouvernement pour fracturer la droite. Mais leurs profils sont considérés comme clivants ou trop « ancien monde ». Thierry Breton, ex-ministre de Jacques Chirac, lui aussi testé, est cruellement perçu comme « oublié ». « Personne n’a d’avis sur ses qualités personnelles et professionnelles », écrit l’institut.
« Un repoussoir »
A gauche, Emmanuel Macron est aussi parti en chasse de noms à épingler, alors qu’il a du mal à gagner les soutiens à ce moment de sa campagne. Marisol Touraine, ministre de la santé dans le gouvernement de Manuel Valls, Bernard Kouchner et Daniel Cohn-Bendit sont envisagés, sans faire le consensus. Ségolène Royal est présentée comme « caution de gauche » mais « repoussoir pour le centre et la droite ». Certains sondés déclarés « centristes » citent aussi spontanément les noms de Manuel Valls et de Bernard Cazeneuve, rapporte Ipsos.
Emmanuel Macron a enfin testé le nom de François Bayrou, le patron du MoDem, qui avait annoncé la veille de l’enquête vouloir faire « alliance » avec le candidat d’En marche !. « Si son soutien est bien sûr attendu et accepté, son éventuelle participation à un gouvernement est envisagée comme un repoussoir », écrit Ipsos. Cela n’empêchera pas le futur chef de l’Etat de lui confier la chancellerie, en remerciement de son ralliement.

Sur les comptes de campagne de Macron, retrouvez tous nos articles :
Dîners lucratifs, dons, rabais : les combines de la campagne MacronQuand le candidat Macron avançait masqué pour la présidentielle 2017A Lyon, la réunion organisée par Collomb qui pose questionUne photographe rémunérée dès fin mai 2016Plus de 29 000 euros pour 35 séances de maquillage Des noms de ministres testés dans un sondage en février 2017





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ Si la « mise en beauté » avait bien un caractère électoral, le recours à un coach vocal a été retiré des dépenses de campagne susceptibles d’être remboursées.
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Campagne de Macron : 29 042 euros pour 35 séances de maquillage

Si la « mise en beauté » avait bien un caractère électoral, le recours à un coach vocal a été retiré des dépenses de campagne susceptibles d’être remboursées.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h31
    |

            Simon Piel








                        



   


Hillary Clinton avait de son propre aveu passé six cents heures, soit vingt-cinq jours de la campagne présidentielle, à être coiffée et maquillée pour ses apparitions publiques. Emmanuel Macron a, pour sa part et selon les calculs effectués par la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP), dépensé 29 042 euros pour trente-cinq séances de maquillage.
Interventions à la télévision, meetings, réunions publiques, la « mise en beauté » du candidat Macron a été un élément important de son dispositif de campagne. Au point de faire tiquer la CNCCFP qui, soupçonnant des « dépenses apparemment personnelles », a demandé à l’actuel président de justifier que ces prestations aient revêtu un caractère électoral. Nicolas Sarkozy avait certes lui déclaré 34 000 euros en frais de maquillage pour sa campagne de 2007, mais seuls 11 482 euros lui avaient finalement été remboursés.
Dans sa réponse, qui aura finalement convaincu la commission, l’équipe d’Emmanuel Macron cite une décision du Conseil d’Etat du 30 novembre 2005 et conclut que « les frais de maquillage sont considérés par le juge électoral comme des dépenses à finalité électorale et peuvent donner lieu à remboursement dès lors que ces frais ont été exposés en vue de collecter des suffrages. »
Respirer par le nez
C’est la société parisienne d’événementiel Eurydice qui a assuré l’essentiel des prestations de maquillage du candidat, facturant pas loin de 800 euros la journée de prestation, frais de gestion compris, alors qu’il s’agissait parfois d’une simple intervention pour une émission de télévision. L’entente entre les équipes d’En marche ! et cette société a manifestement été bonne. Arnaud Jolens, alors dirigeant d’Eurydice, est aujourd’hui directeur du pôle Images et Evénements à l’Elysée.
L’équipe d’En marche ! a en revanche renoncé à se voir rembourser les dépenses effectuées par le candidat pour les leçons qu’il a prises avec le chanteur lyrique et coach vocal Jean-Philippe Lafont. Deux factures pour un montant total de 7 000 euros ont été fournies à la CNCCFP.
Au Parisien, M. Lafont avait expliqué les quelques conseils dispensés au candidat, notamment après son premier grand meeting à la porte de Versailles en décembre 2016 où la voix d’Emmanuel Macron s’était perdue dans un désormais célèbre « c’est notre projet » : respirer par le nez, faire couler de l’eau chaude le long de sa colonne vertébrale pendant la douche, éviter les aliments acides ou encore faire des vocalises.
Des « dépenses apparemment personnelles », a souligné la Commission des comptes, qui a demandé « toutes les explications utiles sur le caractère électoral de cette dépense ». « La réformation proposée est acceptée », a simplement répondu l’équipe d’Emmanuel Macron. Les factures n’ont donc pas été intégrées aux dépenses éligibles à un remboursement de l’Etat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Les documents envoyés à la Commission des comptes de campagne racontent un ministre en campagne dès le printemps 2016.
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Quand le candidat Macron avançait masqué pour la présidentielle 2017

Les documents envoyés à la Commission des comptes de campagne racontent un ministre en campagne dès le printemps 2016.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 11h55
    |

            Emeline Cazi, 
Laura Motet et 
Cédric Pietralunga








                        



                                


                            
Jusqu’à quel point Emmanuel Macron a-t-il menti à François Hollande ? Les fidèles de l’ancien chef de l’Etat le martèlent depuis longtemps : l’ex-secrétaire général adjoint de l’Elysée, devenu ministre de l’économie à l’été 2014, n’a cessé de tromper son mentor lorsqu’il était à Bercy, en assurant le président de son soutien alors qu’il s’apprêtait, en secret, à conquérir l’Elysée. Il « a toujours nié l’évidence avec un sourire, relate de son côté François Hollande, dans son livre Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 €). Un an avant la présidentielle (…), je n’imagine pas qu’Emmanuel Macron puisse préparer une candidature ». 
Et pourtant. Les comptes de campagne d’Emmanuel Macron, épluchés depuis l’été 2017 par la Commission nationale des comptes de campagne, et consultés par le Monde, permettent, pour la première fois, chiffres et données à l’appui, de confirmer les accusations des proches de François Hollande.
Ces milliers de factures et notes de frais révèlent une histoire différente du récit officiel. Oui, l’actuel président de la République a bien lancé sa campagne, en toute discrétion, plus d’un an avant son élection, alors qu’il était encore ministre. Oui, il s’est joué de François Hollande en l’assurant de sa « bonne foi » et de sa « fidélité », alors qu’en coulisse, les préparatifs tournaient à plein régime.
Impact du terme « costard »
Ce n’est que le 16 novembre 2016, deux mois et demi après sa démission du gouvernement Valls, qu’Emmanuel Macron annonce sa candidature. Pourtant, six mois plus tôt, en mai, le jeune mouvement En marche ! commande à l’institut Ipsos un grand sondage qualitatif sur l’image de son leadeur. Son titre ? « Macron et les progressistes : potentiel et possibilités ». Livrée le 24 mai, facturée 24 960 euros, cette étude suggère au ministre de l’économie de « ne pas prendre part à la primaire, que François Hollande y soit ou non présent »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ La tenue en juin 2016 d’un événement à l’hôtel de ville pour recevoir Emmanuel Macron, financé par la métropole, suscite des critiques.
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Campagne de Macron : à Lyon, la réunion organisée par Collomb qui pose question

La tenue en juin 2016 d’un événement à l’hôtel de ville pour recevoir Emmanuel Macron, financé par la métropole, suscite des critiques.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 14h26
    |

            Yann Bouchez et 
Laura Motet








                        



                                


                            

La métropole de Lyon a-t-elle participé financièrement à la campagne d’Emmanuel Macron ? Entre Rhône et Saône, une date intrigue tout autant qu’elle irrite l’opposition politique. Etrangement, elle ne figure pas dans le compte de campagne du vainqueur de l’élection présidentielle, que Le Monde a pu consulter. Ce 2 juin 2016, le ministre de l’économie est en visite à Lyon. M. Macron n’est pas encore officiellement candidat à l’élection suprême, mais le programme est chargé pour le tout nouveau président… du mouvement En marche !
Un déplacement du ministre est prévu, le matin, dans une usine de chimie à Pierre-Bénite, en périphérie. Surtout, dans l’après-midi, une réunion publique est organisée à l’hôtel de ville de Lyon. Au menu, une rencontre avec des entrepreneurs et des élus locaux. Environ un millier de personnes ont été conviées. Accueil chaleureux garanti. Sénateur et maire de Lyon, mais aussi président de la métropole, Gérard Collomb, soutien de la première heure, a mis les petits plats dans les grands pour recevoir son hôte.
Les petits fours viennent du traiteur lyonnais Pignol, moyennant 13 500 euros payés par la métropole. La sono et l’éclairage, pour un peu plus de 4 100 euros, sont facturés par GL Events, une société d’événementiel basée à Lyon, habituée à travailler avec M. Collomb – et désormais dans la tourmente pour avoir accordé des ristournes au candidat Macron. « La venue de beaucoup ici aujourd’hui est un acte de confiance, assure le maire, avant de tutoyer le ministre. C’est à toi maintenant, cher Emmanuel, de montrer que tu es à même de répondre à cette espérance. » Des mots qui semblent s’adresser à un futur candidat.
« Pas un accueil républicain »
Cette réunion, à moins d’un an de la présidentielle, présentait-elle un caractère électoral ? Sans aucun doute, aux yeux de plusieurs élus lyonnais, qui estiment qu’En marche ! aurait dû régler la note. « Ce n’était pas un accueil républicain,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Un rassemblement a eu lieu, à Paris, à l’initiative de l’Association française des malades de la thyroïde.
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Levothyrox : des malades réclament toujours le retour de l’ancienne formule

Un rassemblement a eu lieu, à Paris, à l’initiative de l’Association française des malades de la thyroïde.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 13h00
    |

                            Cécile Fragne








                        



   


La mobilisation pour le retour définitif de l’ancienne formule du Levothyrox, ce médicament destiné à corriger l’hypothyroïdie, ne faiblit pas. Mercredi 2 mai après-midi, à l’initiative de l’Association française des malades de la thyroïde (AFMT), quelques centaines de personnes – une majorité de femmes – se sont rassemblées devant le ministère de la santé, à Paris.
Pendant que la ministre, Agnès Buzyn, recevait des représentants d’associations de patients et des professionnels de santé, les témoignages de responsables associatifs et de malades se sont succédé, avec un message commun : réclamer le maintien de l’ancienne formule du médicament, appelée Euthyrox, actuellement distribuée au compte-gouttes dans les pharmacies françaises.

        Lire aussi :
         

                La polémique sur le Levothyrox expliquée en six points



Face aux polémiques et aux plaintes suscitées par la mise sur le marché, à la fin de mars 2017 par le laboratoire Merck, d’une nouvelle formule du Levothyrox, le gouvernement avait, à l’automne, annoncé le rétablissement de l’ancienne formule. Les autorités avaient toutefois précisé que ce retour était temporaire. Aujourd’hui, l’arrêt définitif de la commercialisation de l’Euthyrox au-delà de 2018 inquiète particulièrement les malades.
Approvisionnement en Allemagne
« J’ai fait des stocks pour deux ans, explique par exemple Christine Froment, présidente du collectif Victimes du Levothyrox Champagne-Ardenne, venue de Troyes pour l’occasion. Après huit ans de traitement à l’Euthyrox, elle dit que le passage à la nouvelle formule sans avertissements lui a provoqué en l’espace de vingt et un jours « une extrême fatigue, des envies de suicide », ainsi que des problèmes moteurs. Le retour à l’ancienne formule lui à « redonné la forme en à peine cinq jours », assure-t-elle.
Comme beaucoup d’autres patients, elle s’approvisionne désormais en Allemagne, malgré les dépenses supplémentaires que cela implique. « Les pharmacies étrangères ont désormais un fonctionnement bien rodé », confirme Brigitte Chardigny, malade de la thyroïde depuis vingt-cinq ans. Elle-même dit avoir subi des effets secondaires de la nouvelle formule du Levothyrox pendant six mois, jusqu’à devenir « l’ombre d’elle-même ».
Depuis octobre, cette Lyonnaise a traversé une fois la frontière italienne, et commandé deux fois des boîtes d’Euthyrox par téléphone à une pharmacie allemande. Malgré le retour à l’ancienne formule, elle dit garder des séquelles au niveau du système neurologique, visuel et cardiaque.
« Fini d’être cobayes »
L’arrivée sur le marché français de cinq nouveaux médicaments alternatifs au Levothyrox (L-Thyroxin Henning, Thyrofix, TCAPS) n’a pas convaincu un certain nombre de malades d’abandonner l’ancienne formule. « C’est fini d’être cobayes, s’insurge Annie Attias, 59 ans, contrainte de prendre de l’Euthyrox depuis son cancer de la thyroïde en 2011. Je ne vais pas revivre les effets secondaires d’il y a un an. »

        Lire aussi :
         

                Un million de Français malades de la thyroïde ont abandonné le Levothyrox, selon une association



Certaines personnes se disent néanmoins prêtes à sauter le pas de ces nouveaux médicaments. Membre de l’AFMT, Sylvie Guillota raconte avoir subi les effets secondaires du nouveau traitement à l’été 2017. Elle cite des problèmes articulaires, des vertiges, des troubles de la vision… « C’est bien simple, je n’arrivais même pas à marcher 500 mètres sur la plage de Saint-Malo, se souvient-elle. C’est comme si on m’avait débranché la prise et je n’avais plus aucune énergie vitale. »
Il lui a fallu changer d’endocrinologue pour pouvoir se faire prescrire de la L-Thyroxine, produite par les laboratoires Serb, seule alternative au Levothyrox il y a un an. Elle dit aller mieux aujourd’hui, malgré une fatigue encore difficile à endiguer, et s’apprête à délaisser son traitement actuel pour le médicament TCAPS, des laboratoires Genevrier qui ont obtenu l’autorisation de le commercialiser en France depuis avril. « J’avais des inquiétudes sur le dosage, mais tous les retours que nous avons sont positifs », dit-elle.
« Il n’y a pas de volonté de la part du gouvernement de faire bouger les lignes afin d’imposer plus de transparence aux industriels »
Outre le maintien de la production et de la commercialisation de l’ancienne formule Euthyrox, les malades sont surtout en quête de réponses de la part de Merck et du gouvernement. Pourquoi avoir voulu retirer une formule qui convenait à 3 millions de patients ? Pourquoi ne pas avoir conservé les deux versions en circulation ? Et pourquoi les effets secondaires n’ont-ils pas atteint tous les malades ?
« Je me moque des dédommagements, explique Sylvie Guillot. Je veux qu’on fasse la lumière sur ce qu’il s’est passé, pour que cela ne puisse plus se reproduire. » Beaucoup de patients se disent toutefois sans illusions. « Il n’y a pas de volonté de la part du gouvernement de faire bouger les lignes afin d’imposer plus de transparence aux industriels, dit en soupirant Edith, sous traitement depuis qu’on lui a retiré la thyroïde. La ministre, Agnès Buzyn, ne reconnaîtra surtout jamais que l’Agence nationale de santé et du médicament [ANSM] a commis des erreurs. »

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Le ministère de la santé comptabilise 17 000 cas de malades ayant subi des effets indésirables. Il s’appuie sur le nombre de signalements effectués auprès de l’Agence du médicament, soit 0,75 % des patients.
« Il faut que la France cesse d’être dans le déni », lance Nell Gaudry, porte-parole de l’AFMT. « On ne demande pas la guillotine, assure Edith. On souhaite simplement que les choses rentrent dans l’ordre pour pouvoir reprendre nos vies. » 



                            


                        

                        

