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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Le juriste Philippe Sands se rend à Istanbul pour rencontrer, en prison, le journaliste Ahmet Altan, condamné à perpétuité. Il lui rend ici un hommage très politique.
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Lettre à un « cher ami absent » : Ahmet Altan

Le juriste Philippe Sands se rend à Istanbul pour rencontrer, en prison, le journaliste Ahmet Altan, condamné à perpétuité. Il lui rend ici un hommage très politique.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 16h19
    |

Philippe Sands (Professeur de droit à University College London et président de English PEN)







                        



                                


                            

[Accusé d’avoir participé au coup d’Etat manqué contre le président Erdogan en juillet 2016, le journaliste et écrivain turc Ahmet Altan a été condamné le 16 février à la réclusion à perpétuité, provoquant un vaste mouvement d’indignation international. Le juriste Philippe Sands, auteur de l’essai Retour à Lemberg, devrait, le 4 mai, être le premier étranger à pouvoir lui rendre visite.]
Tribune. Mon cher ami, j’espère que tu me permettras de t’adresser quelques mots en ton absence.
Pour commencer, laisse-moi te dire le plaisir que j’éprouve à être de retour dans « ta » ville. Istanbul est un lieu qui ne me rappelle que des bons souvenirs. Nous en avions discuté.
Je comprends absolument que ta situation personnelle actuelle ne te permet pas de m’y accueillir. Je te pardonne, même si cela fait un certain temps qu’on ne s’est pas vus. Te souviens-tu de cette visite à Londres, en août 2015 ? Nous étions assis ensemble dans un jardin ensoleillé. Tu admirais la pelouse, ma pelouse, et cela m’a réjoui. Je t’ai parlé de mon voisin, le juge qui a signé le mandat d’arrêt contre le sénateur Pinochet, en 1998.
Tu as souri quand je t’ai dit qu’il ne savait pas vraiment qui était Pinochet – « la Justice est aveugle », m’avait dit le juge. Tu dévorais les détails, et aussi l’idée même qu’il existe une justice indépendante, ou bien qu’on puisse demander des comptes à un puissant déchu. Nous avons parlé du monde, de ton nouveau livre, du mien. Nous avons ri, mangé, nous sommes inquiétés. Nous avons fait toutes ces choses ensemble. Quelques mois plus tard, je retournais dans ta ville merveilleuse.
Et puis tu as été enlevé. On m’a dit que c’était à cause des mots que tu as prononcés en place publique, ce qui les rendait pires encore. On m’a dit que ces mots parlaient de mains qui se glissent dans un sac. Ces paroles étaient nuisibles, a-t-on dit. Nous savons, toi et moi, chacun à notre façon,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ L’organisation séparatiste basque a confirmé, dans une « déclaration finale », mettre fin à toute activité politique.
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ETA annonce officiellement sa dissolution

L’organisation séparatiste basque a confirmé, dans une « déclaration finale », mettre fin à toute activité politique.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 18h45
   





                        



C’est désormais officiel. L’organisation séparatiste basque Euskadi ta Askatasuna (ETA – « Pays basque et liberté ») a annoncé dans une « déclaration finale » datée du 3 mai et distribuée à la presse sa dissolution, et la fin de toute activité politique.
Dans un enregistrement audio publié sur la plate-forme internet du journal basque Gara, relais privilégié de l’organisation pour ses communiqués, le texte est lu en différentes langues par un chef historique de l’organisation, Jose Antonio Urrutikoetxea, dit Josu Ternera, en fuite depuis 2002, et l’« etarra » emprisonnée Marixol Iparragirre.
ETA assure avoir pris cette décision « pour que le processus en faveur de la liberté et de la paix continue à travers d’autres voies. C’est la conséquence logique de la décision adoptée en 2011 d’abandonner la lutte armée ».
Pas de contrepartie
L’organisation avait déjà annoncé dans une lettre adressée aux personnalités l’enjoignant de renoncer à la violence, datée du 16 avril et publiée mercredi dans la presse espagnole, avoir « dissous complètement toutes ses structures ».
Fondée sous la dictature de Francisco Franco, ETA a fait au moins 829 morts dans une campagne d’assassinats et d’attentats à la bombe en Espagne et en France, au nom de l’indépendance d’« Euskal Herria », le Pays basque espagnol et français et la Navarre. Décimée par les arrestations de ses chefs, rejetée par la population, l’organisation classée comme terroriste par l’Union européenne avait déjà renoncé à la violence en 2011 et livré ses armes l’année dernière.
Le gouvernement espagnol a jusqu’à présent refusé toute contrepartie à la dissolution d’ETA, née en 1959 lors de la lutte contre le franquisme. « Quoi qu’elle fasse, ETA ne trouvera aucune faille et pas d’impunité pour ses crimes », a déclaré jeudi le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.
« Tout le projet d’ETA a été un échec retentissant. Elle n’a rien obtenu (…) en assassinant des centaines de personnes, ni quand elle a arrêté de tuer parce que sa capacité d’action avait été anéantie par les forces de sécurité et elle n’obtiendra rien de nouvelles opérations de propagande. »

        Lire aussi :
         

                L’organisation basque ETA demande pardon pour le « mal » causé durant sa lutte armée



358 crimes inexpliqués
L’immense majorité des Basques rejette la violence, mais une minorité réclame encore l’indépendance. La coalition séparatiste EH Bildu, second parti au Parlement basque, a recueilli 21 % des voix aux élections régionales de 2016.
Beaucoup de victimes d’ETA ne sont pas prêtes à pardonner le sang versé pendant les années de plomb. Dans une conférence de presse à Saint-Sébastien, la ville basque qui a connu le plus d’attentats, le Collectif des victimes du terrorisme (Covite) a exigé qu’ETA condamne la terreur et cesse de rendre des hommages publics à ses militants quand ils sortent de prison. Il attend aussi qu’elle fasse la lumière sur 358 crimes encore inexpliqués.
L’Espagne avait mal accueilli un message diffusé le 20 avril où la faction armée regrettait « les torts causés », mais ne demandait pardon qu’aux seules victimes qui n’étaient pas parties au « conflit », laissant entendre que les autres, comme les policiers, étaient des cibles légitimes.
L’annonce de la dissolution devait être suivie vendredi d’une « conférence internationale » à Cambo-les-Bains, au Pays basque français, où sont attendus Gerry Adams et des représentants de plusieurs partis espagnols qui seraient ainsi garants de la bonne foi d’ETA.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Alors que des élections municipales se déroulent jeudi, le budget des mairies britanniques a baissé de 28 % en huit ans. A travers le pays, des bibliothèques ferment, le ramassage des ordures s’espace et les aides aux personnes âgées sont coupées.
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Au Royaume-Uni, les collectivités locales étranglées par l’austérité

Alors que des élections municipales se déroulent jeudi, le budget des mairies britanniques a baissé de 28 % en huit ans. A travers le pays, des bibliothèques ferment, le ramassage des ordures s’espace et les aides aux personnes âgées sont coupées.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 15h24
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

La mairie de Wigan a choisi de ne ramasser les ordures ménagères qu’une fois toutes les trois semaines. Celle de Swindon a fermé tous ses centres Sure Start, consacrés à la petite enfance. A Barnet, décision a été prise de sous-traiter l’ensemble des services municipaux, du standard téléphonique jusqu’au centre d’accueil pour handicapés. Watford a augmenté le prix des enterrements dans le cimetière municipal de 49 %. Quant à la mairie de Northamptonshire, elle n’y arrive plus : en février 2018, elle a dû reconnaître qu’elle ne parvenait pas à équilibrer son budget, ce qui est interdit au Royaume-Uni pour une collectivité locale. Le gouvernement britannique a dû venir à la rescousse.
Le grand plan d’austérité lancé outre-Manche depuis 2010 a fait porter une large partie des coupes budgétaires aux 418 councils du pays, les collectivités locales. L’enveloppe qui leur est versée par l’Etat a chuté de moitié en valeur réelle (corrigé de l’inflation) en huit ans. En comptant les impôts locaux, qui compensent partiellement cette diminution, cela s’est traduit par une baisse de 28 % de leur budget en moyenne, selon les calculs du National Audit Office (NAO), l’équivalent britannique de la cour des comptes.
Une solution politique pratique
Alors que les élections municipales se déroulent dans un tiers des councils du pays jeudi 3 mai, le bilan est désormais préoccupant : « Initialement, les mairies ont réussi à faire face, et à maintenir le niveau de satisfaction du public, mais on arrive maintenant au moment où ça ne peut plus durer », estime Jonathan Carr-West, directeur du Local Government Information Unit, un think tank.
Les collectivités locales ont été particulièrement touchées par l’austérité parce que c’est une solution politique pratique pour faire passer les coupes. Les différentes municipalités ne forment pas un front uni pour s’y opposer, et le grand public ne fait pas forcément le lien entre la hausse du prix...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ La Commission européenne table toujours sur une croissance de 2 % en zone euro cette année. Mais les risques pesant sur ce scénario ont augmenté.
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Prévisions de croissance : le protectionnisme préoccupe Bruxelles

La Commission européenne table toujours sur une croissance de 2 % en zone euro cette année. Mais les risques pesant sur ce scénario ont augmenté.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 12h15
    |

            Marie Charrel et 
Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


L’optimisme affiché par la Commission européenne en février, lors de la présentation de ses prévisions de croissance intermédiaires, est quelque peu retombé. Jeudi 3 mai, l’institution a publié ses nouvelles prévisions de printemps, et le ton se veut plus prudent, comme le résume le titre du document : « L’expansion devrait se poursuivre malgré l’apparition de nouveaux risques. »
Après la très bonne année 2017, où le produit intérieur brut (PIB) de la zone euro comme celui de l’Union européenne (UE) ont progressé de 2,4 %, la reprise devrait rester robuste. A condition que la montée du protectionnisme ne dégénère pas en guerre commerciale.
La croissance devrait ralentir un peu
Passé l’effet rattrapage de 2017, la croissance devrait ralentir un peu cette année puis l’année prochaine. Dans la zone euro, elle devrait s’établir à 2,3 % en 2018, puis à 2 % en 2019, prévoit la Commission, comme elle l’estimait déjà en février. « Des goulots d’étranglement devraient apparaître dans certains pays et secteurs », détaille-t-elle, ajoutant que la croissance du commerce mondial devrait également se modérer.
Si les prévisions sont inchangées pour la France (2 % en 2018 puis 1,8 % en 2019), l’Allemagne (2,3 % puis 2,1 %) et l’Italie (1,5 % puis 1,2 %), la Commission est en revanche un peu plus optimiste pour l’économie espagnole, qui devrait croître de 2,9 % cette année, contre 2,6 % estimé en février, et de 2,4 % l’an prochain (contre 2,1 %). Mais elle est un peu plus pessimiste pour la Grèce : elle table désormais sur une croissance de 1,9 % en 2018, contre 2,5 % estimé en février, et de 2,3 % l’an prochain (2,5 %).

   


La baisse du chômage se poursuit
C’est probablement la meilleure nouvelle : le taux de chômage de l’UE devrait tomber de 7,6 % en 2017 à 7,1 % cette année, puis à 6,7 % en 2019. Dans la zone euro, il devrait passer de 9,1 % en 2017 à 8,4 % en 2018 puis 7,9 % in 2019. « Le chômage en Europe est au plus bas depuis dix ans. Nous nous rapprochons ainsi des niveaux d’avant-crise », souligne Pierre Moscovici, commissaire européen aux affaires économiques et financières. 

        Lire aussi :
         

                Zone euro : coup de mou de la croissance au premier trimestre



« Ce bon chiffre recouvre toutefois des disparités importantes entre les Etats membres et des formes d’emplois variées, nuance-t-il. Si la bataille contre le chômage est en passe d’être gagnée, celle pour des emplois de qualité en France et en Europe ne fait que commencer. » En 2018, le taux de chômage restera très élevé en Grèce (20,1 %), en Espagne (15,3 %) et en Italie (10,8 %), loin des niveaux enregistrés en République tchèque (2,4 %), en Allemagne (3,6 %) ou en Irlande (5,4 %).
Aucun pays n’affichera un déficit public supérieur à 3 % du PIB
Tout un symbole : « Cette année devrait être la première, depuis la création de l’Union économique et monétaire, où aucun gouvernement n’aura à gérer de déficit budgétaire supérieur à 3 % du PIB », souligne la Commission. La reprise et les taux d’intérêt très bas aident les pays membres à assainir leurs finances publiques. Dans la zone euro, le déficit public devrait ainsi tomber à 0,7 % du PIB en 2018, puis à 0,8 % en 2019. La dette publique, elle, devrait s’établir à 86,5 % du PIB en 2018.
En France, le déficit public, à 2,6 % du PIB en 2017, devrait passer à 2,3 % cette année, tandis que sa dette publique devrait un peu baisser, de 97 % du PIB l’an passé à 96,4 % cette année. « Je me réjouis que la France soit désormais en bonne position pour sortir de la procédure pour déficit excessif dans quelques semaines, déclare Pierre Moscovici. C’est l’aboutissement de 10 ans d’efforts de redressement. »
Il se montre tout aussi satisfait à propos de la dette : « La France est désormais sur une trajectoire de désendettement, soutenue par une croissance forte. Alors qu’elle avoisine les 100 points de PIB, faire baisser la dette est un choix politique nécessaire ».
De nouveaux risques planent sur la reprise
Sans surprise, la Commission se montre, elle, aussi préoccupée par la montée des tensions commerciales. « L’économie est plus exposée à des facteurs de risque externes devenus plus déterminants et défavorables », note-t-elle. La volatilité observée sur les marchés financiers ces derniers mois devrait se poursuivre.
La relance budgétaire aux Etats-Unis soutient l’activité à court terme, mais elle accroît le risque de surchauffe et de remontée plus rapide des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine. Sans oublier le protectionnisme qui, en cas d’escalade, est susceptible de peser sur la croissance mondiale. La zone euro, en raison de son degré d’ouverture, est particulièrement exposée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ D’après Eurostat, le PIB a crû de 0,4 %, contre 0,7 % au trimestre précédent. Un ralentissement passager, selon la plupart des économistes.
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Zone euro : coup de mou de la croissance au premier trimestre

D’après Eurostat, le PIB a crû de 0,4 %, contre 0,7 % au trimestre précédent. Un ralentissement passager, selon la plupart des économistes.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h31
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            

Le coup de mou était attendu. Il n’en reste pas moins préoccupant. Au premier trimestre, la zone euro a enregistré une croissance de 0,4 %, contre 0,7 % au quatrième trimestre 2017, selon les chiffres publiés par Eurostat, mercredi 2 mai. Voilà qui confirme le plongeon du moral des chefs d’entreprise européens observé ces dernières semaines, et les inquiétudes de nombre d’économistes.

Dans le détail, la croissance du produit intérieur brut (PIB) de la France est tombée à 0,3 % sur les trois premiers mois de l’année, contre 0,7 % au trimestre précédent : plutôt décevant. En Italie, le PIB a augmenté de 0,3 %, tandis qu’il a progressé de 0,7 % en Espagne, où l’activité est restée dynamique. « D’après nos prévisions, le PIB allemand, dévoilé le 15 mai, devrait lui aussi ralentir, autour de 0,4 %, contre 0,6 % sur les trois derniers mois de 2017 », estime Stephen Brown, un économiste de Capital Economics. Les premiers chiffres disponibles semblent indiquer que, dans l’ensemble, les exportations de la zone euro se sont un peu tassées, pénalisées par la récente hausse de l’euro, qui a progressé de 12 % face au dollar sur un an.
Ce coup de frein va-t-il durer, ou s’agit-il d’un simple trou d’air passager ? A première vue, tout porte à croire que la seconde option est la bonne. D’abord, parce que la forte accélération de l’activité enregistrée fin 2017 n’était pas tenable. « Le pic de croissance en zone euro est derrière nous », observent les analystes d’Oxford Economics, dans une note sur le sujet. Selon eux, le ralentissement observé aujourd’hui s’apparente à un retour à la normale. « S’est ajoutée à cela une série de facteurs exceptionnels, qui ont également pesé sur la croissance », souligne Gilles Moëc, économiste chez Bank of America Merrill Lynch. Comme la mauvaise météo au début de l’année, la foison d’arrêts maladie liés à la sévère épidémie de grippe en Allemagne, ou encore les grèves et le calendrier des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ La Commission européenne a annoncé, mercredi, de réduire de 5 % le budget de la politique agricole commune.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La France agricole s’insurge contre les coupes dans le budget de la PAC

La Commission européenne a annoncé, mercredi, de réduire de 5 % le budget de la politique agricole commune.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 11h49
    |

            Laurence Girard








                        



   


Comme un coup de grêle sur un verger à maturité. La décision de la Commission européenne annoncée mercredi 2 mai de réduire de 5 % le budget de la politique agricole commune (PAC) après 2020 a jeté un froid glacial sur le monde agricole français.
« Des propositions inacceptables », a réagi le ministère de l’agriculture. « Une telle baisse, drastique, massive et aveugle est simplement inenvisageable », a souligné Stéphane Travert, le ministre, avant d’ajouter : « Elle comporte un risque sans précédent sur la viabilité des exploitations en impactant dangereusement les revenus des agriculteurs pour qui les aides directes constituent un filet de sécurité essentiel. La France ne pourra accepter aucune baisse du revenu direct des agriculteurs. »

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                Bruxelles veut réduire les aides directes aux agriculteurs



Désaccord
Les syndicats agricoles sont aussi montés au créneau. La FNSEA a jugé « la baisse drastique annoncée inacceptable ». Elle estime « le coût de rabot à 10 % en tenant compte de l’inflation ». Voire même à 15 % pour le premier pilier, celui des aides directes aux agriculteurs, en 2027. La FNSEA « en appelle solennellement au chef de l’Etat pour provoquer un sursaut de l’Union européenne ». Elle demande à Emmanuel Macron de trouver un accord avec la chancelière allemande Angela Merkel pour conforter la PAC. En ligne de mire, le conseil européen des chefs d’Etat qui doit se tenir les 25 et 26 mai.
Pour la Confédération paysanne, la première question à se poser, au-delà du budget, est celle des objectifs de la PAC. « La Commission entend-elle pérenniser la PAC actuelle, dont les règles d’éligibilité et de calculs discriminent les petites fermes et les fermes diversifiées, qui ne répond pas aux attentes des paysans et de la société, ou prévoit-elle un véritable changement de cap ? », s’interroge le syndicat. Quant à la Coordination rurale, si elle qualifie aussi les propositions de la Commission d’inacceptables, elle exprime son désaccord avec le gouvernement, coupable à ses yeux de ne pas dénoncer les dérives de la PAC.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Pour tenir compte du trou laissé par le Brexit, la Commission va baisser le budget de la politique agricole commune (PAC). La France s’y oppose.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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Bruxelles veut réduire les aides directes aux agriculteurs

Pour tenir compte du trou laissé par le Brexit, la Commission va baisser le budget de la politique agricole commune (PAC). La France s’y oppose.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 11h18
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Attention, sujet explosif. Surtout pour la France, qui fut l’une des instigatrices de la politique agricole commune (PAC), il y a soixante ans, et en reste la première bénéficiaire de l’Union européenne (UE), avec un peu plus de 9 milliards d’euros versés par an sur la période 2014-2020.
Mercredi 2 mai, la Commission européenne a confirmé que, pour tenir compte du trou laissé par le Brexit dans le budget communautaire de la prochaine décennie (10 milliards d’euros annuels) et afin de financer les nouvelles priorités de l’UE (défense, numérique, migration), elle allait couper pour la première fois franchement dans les aides directes aux agriculteurs.
Au sein du budget pluriannuel 2021-2027, annoncé à 1 279 milliards d’euros, la PAC restera le premier poste de dépenses, mais diminuera de 5 % en euros courants, à 365 milliards d’euros, contre 408 milliards actuellement. Surtout, sa composante principale, les subventions, le reste étant du cofinancement allant au développement rural, passera en France à 50,03 milliards d’euros sur sept ans, soit une baisse de 3,9 %, comparée à l’enveloppe actuelle, courant jusqu’en 2020.
Une perte nette de revenus
« Vu nos contraintes, cette diminution est raisonnable », a osé le commissaire à l’agriculture, Phil Hogan, obligé lui aussi d’assumer une baisse de 3,9 % des aides directes pour son pays, l’Irlande, l’un des plus agricoles de l’Union.
Même régime sec pour les agriculteurs allemands, italiens ou grecs. L’est de l’Europe serait moins touché, continuant à bénéficier des politiques de rattrapage mises en place pour les Etats arrivés dans l’UE au début des années 2000. Les aides directes aux Polonais ne seraient rabotées que de 1 %.

C’est une mauvaise nouvelle pour les agriculteurs français, déjà durement frappés par la crise du lait et de l’élevage. La proposition de la Commission, qui doit encore être validée au Parlement de Strasbourg et adoptée à l’unanimité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Trois semaines après le début de la crise politique, le Parti républicain au pouvoir semble se résoudre à la désignation de l’opposant à la tête du gouvernement.
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En Arménie, Nikol Pachinian croit en sa victoire

Trois semaines après le début de la crise politique, le Parti républicain au pouvoir semble se résoudre à la désignation de l’opposant à la tête du gouvernement.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 12h55
    |

            Annick Cojean (Erevan, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le mot « victoire » a tellement été scandé par la foule, depuis trois semaines, dans les rues d’Erevan, qu’il pourrait logiquement avoir perdu de sa valeur. Mais mercredi 2 mai, au terme d’une journée de grève générale et de paralysie du pays, il semblait revêtir une saveur nouvelle : l’ennemi rendait les armes, vaincu par la démonstration d’unité et de force de la population.
L’« ennemi » ? Le Parti républicain au pouvoir. Celui de Serge Sarkissian, le premier ministre honni après dix ans au sommet de l’Etat et contraint le 23 avril à la démission. Celui de Karen Karapetian, premier ministre par intérim, proche de Moscou, qui refusait il y a encore quatre jours de négocier avec le meneur de la révolution arménienne. Celui, surtout, de cette cinquantaine de députés qui, le 1er mai, avaient affiché au Parlement leur mépris contre Nikol Pachinian et avaient voté contre sa candidature à la fonction de premier ministre, soulevant la colère de la population.
Mercredi, la formation annonçait que, le 8 mai, lors d’un nouveau vote prévu par la Constitution, elle soutiendrait le candidat qui serait désigné par un tiers des députés. C’est-à-dire… Nikol Pachinian. Un revirement que ce dernier, railleur, a expliqué à ses partisans rassemblés le soir place de la République, par un triple échec.

Les républicains avaient espéré, selon lui, le ridiculiser devant les caméras de la télévision nationale qui retransmettait pour une fois la séance. C’est exactement l’inverse qui s’est produit. Ils auraient également pensé que leur propre surdité aux revendications des « révolutionnaires » pousserait ces derniers au désordre public. Or, pas un dérapage n’était à déplorer, pas le moindre acte de violence, pas même une vitre cassée : la révolution est résolument restée « de velours ».
Enfin, ils étaient convaincus que les manifestants s’épuiseraient, perdraient espoir, et « rentreraient dans le rang ». Mais la mobilisation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Mercredi, des dizaines de milliers de manifestants bloquaient la capitale. Sur la place de la République d’Erevan le soir, Nikol Pachinian a annoncé à une foule enthousiaste que le parti au pouvoir acceptait sa candidature au poste de premier ministre.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ « Actuellement, tous les groupes [parlementaires] ont dit qu’ils soutiendraient ma candidature », a assuré l’opposant, qui a appelé à cesser les manifestations.
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Arménie : Pachinian dit avoir le soutien de tous les partis pour son élection au poste de premier ministre

« Actuellement, tous les groupes [parlementaires] ont dit qu’ils soutiendraient ma candidature », a assuré l’opposant, qui a appelé à cesser les manifestations.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 19h44
   





                        


C’est un nouveau rebondissement dans la crise politique qui secoue l’Arménie depuis près de trois semaines. L’opposant Nikol Pachinian a appelé, mercredi 2 mai, ses partisans à mettre fin aux manifestations, affirmant avoir obtenu le soutien des quatre forces politiques présentes au Parlement pour son élection au poste de premier ministre le 8 mai.
« Actuellement, tous les groupes [parlementaires] ont dit qu’ils soutiendraient ma candidature. La question est réglée », a-t-il assuré. « Nous arrêtons notre action et nous allons nous reposer », a-t-il ajouté, appelant les écoliers et étudiants à reprendre les cours. « Le 8 mai, nous serons 500 000 personnes à nous réunir ici et nous proclamerons notre victoire », a promis l’opposant.
Sur la place de la République à Erevan, la capitale, où des milliers de personnes étaient réunies, les annonces ont été accueillies par des acclamations de joie, selon Annick Cojean, l’envoyée spéciale du Monde :

Le Parti Républicain annonce qu'il ne présentera pas de candidat pour le nouveau your d'élection du 1er ministre d'… https://t.co/mKlbZKQCvR— AnnickCojean (@cojean annick)


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Erevan paralysée par les manifestants
A la tête de la fronde antigouvernementale qui agite l’Arménie depuis le 13 avril, M. Pachinian n’a pas réussi mardi à être élu premier ministre par le Parlement, où le Parti républicain au pouvoir possède 58 des 105 sièges.
L’opposant a alors appelé ses partisans à la « désobéissance civile ». Mercredi, des dizaines de milliers de manifestants, selon une estimation de l’Agence France-Presse, ont paralysé Erevan, bloquant les routes, le métro et les trains.
L’Arménie est plongée depuis trois semaines dans une crise politique sans précédent, qui a mené, le 23 avril, à la démission de Serge Sarkissian, tout juste élu premier ministre après avoir été président pendant dix ans de ce petit pays du Caucase du Sud.

        Lire le récit :
         

          En Arménie, le grand soir de la « révolution de velours » n’a pas eu lieu







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ C’est la première fois que le pays reconnaît une perte civile dans le cadre des frappes menées contre l’organisation Etat islamique.
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Londres reconnaît avoir « involontairement » tué un civil en Syrie

C’est la première fois que le pays reconnaît une perte civile dans le cadre des frappes menées contre l’organisation Etat islamique.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 18h10
   





                        



   


C’est la première fois que Londres reconnaît une perte civile dans le cadre des frappes menées en Syrie contre l’organisation Etat islamique (EI) par la coalition internationale, conduite par Washington. Le gouvernement britannique a annoncé mercredi 2 mai avoir « involontairement » tué un civil en mars, lors d’une frappe aérienne.
« Durant une frappe visant trois combattants de Daech [acronyme arabe de l’EI], un motocycliste civil a pénétré dans la zone de frappe au dernier moment », a déclaré le ministre de la défense Gavin Williamson dans une déclaration écrite au Parlement britannique. « On estime qu’un civil a été tué involontairement, a-t-il ajouté. C’est profondément regrettable. »
Mille six cents attaques aériennes
Le 26 mars, le ministère de la défense avait fait savoir dans un communiqué qu’un drone Reaper avait suivi « un groupe de terroristes dans un véhicule », dans la vallée de l’Euphrate, qu’il avait ensuite « détruit avec succès ainsi que ses occupants lors d’une attaque de précision avec un missile Hellfire ».
Selon Gavin Williamson, la Royal Air Force (RAF) a mené plus de 1 600 attaques aériennes en Irak et en Syrie dans la lutte contre l’EI, deuxième derrière les Etats-Unis. Le Royaume-Uni compte près de 1 400 personnels militaires dans la région pour fournir un « soutien aux partenaires locaux ».
L’armée britannique a ainsi entraîné plus de 60 000 membres des forces de sécurité irakiennes dans des domaines divers (ingénierie, médical, infanterie, etc.), selon le ministre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ La Commission européenne a plaidé mercredi pour une baisse « d’environ 5 % » des fonds alloués à la politique agricole commune.
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Budget de la PAC : la France juge « inacceptables » les propositions de Bruxelles

La Commission européenne a plaidé mercredi pour une baisse « d’environ 5 % » des fonds alloués à la politique agricole commune.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 16h50
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 17h14
   





                        


Le gouvernement français a jugé « inacceptables », mercredi 2 mai, les propositions budgétaires de Bruxelles sur la politique agricole commune (PAC). La Commission européenne a plaidé mercredi pour une baisse « d’environ 5 % » des fonds alloués à la PAC et à la politique de cohésion de l’UE, consacrée aux régions les plus pauvres, dans une proposition de budget pour la période 2021-2027.

        Lire aussi :
         

                La Commission européenne présente un budget 2021-2027 ambitieux mais explosif



« Une telle baisse, drastique, massive et aveugle, est simplement inenvisageable » et « la France ne pourra accepter aucune baisse de revenu direct pour les agriculteurs », fait savoir le ministère de l’agriculture dans un communiqué. Cette baisse fait porter « un risque sans précédent sur la viabilité des exploitations en impactant dangereusement les revenus des agriculteurs, pour qui les aides directes constituent un filet de sécurité essentiel », explique-t-il.
Le gouvernement défend « une modernisation et une simplification de la PAC pour protéger les agriculteurs face aux aléas climatiques et à la volatilité des marchés mondiaux, libérer le développement des entreprises agricoles et agroalimentaires, et accompagner la transition environnementale », selon le texte.
« Point de départ des négociations »
Ces propositions ne constituent toutefois « que le point de départ des négociations qui vont s’engager au niveau européen », rappelle le ministère. Dès maintenant, le gouvernement va les « analyser de manière approfondie ». Le texte rappelle que la France est prête à un budget européen à 27 en expansion, sous plusieurs conditions : « Une modernisation des politiques, de nouvelles ressources propres, des conditionnalités dans l’emploi des fonds de solidarité européens et une suppression des rabais sous toutes leurs formes. »
Il s’agit d’une « réduction modérée du financement de la politique agricole commune et de la politique de cohésion, de 5 % environ dans les deux cas, afin de tenir compte de la nouvelle réalité d’une Union à 27 » après le Brexit, a fait valoir la Commission dans un document de présentation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ Dans une lettre publiée par un journal espagnol, l’organisation séparatiste basque dit « mettre fin à son cycle historique et à sa fonction ».
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ETA annonce avoir « complètement dissous toutes ses structures »

Dans une lettre publiée par un journal espagnol, l’organisation séparatiste basque dit « mettre fin à son cycle historique et à sa fonction ».



Le Monde
 |    02.05.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 06h37
   





                        



   


Dans une lettre datée du 16 avril, envoyée à diverses institutions basques et publiée mercredi 2 mai par le journal en ligne espagnol El Diaro, l’organisation séparatiste basque Euskadi ta Askatasuna (ETA – « Pays basque et liberté ») a annoncé avoir « dissous toutes ses structures » et « mis fin à sa fonction » après des décennies d’attentats meurtriers.
« ETA a décidé de mettre fin à son cycle historique et à sa fonction, mettant un terme à son parcours. En conséquence, ETA a dissous complètement toutes ses structures et considère son initiative politique terminée », dit cette lettre, rédigée en basque et portant l’emblème de l’organisation, un serpent enroulé autour d’une hache.
Un membre du gouvernement basque a dit à l’Agence France-presse (AFP) que cette lettre n’était pas encore l’annonce définitive de la dissolution de cette organisation, considérée comme terroriste par l’Union européenne (UE). Il a ajouté attendre cette annonce pour jeudi, vraisemblablement sous la forme d’une vidéo envoyée à la BBC.
L’annonce de sa dissolution par ETA est « une bonne nouvelle pour ceux qui ont à cœur de continuer sur le chemin de la paix », a estimé Jean-Noël « Txetx » Etcheverry, militant altermondialiste, qui a œuvré pour le désarmement de l’organisation séparatiste à Bayonne le 8 avril 2017. Pour lui cependant, « ce n’est pas la déclaration officielle d’ETA », mais un simple « courrier » : « J’attends qu’ETA fasse une communication pour analyser de quoi il s’agit vraiment », a-t-il souligné.

        Lire aussi :
         

                L’organisation basque ETA demande pardon pour le « mal » causé durant sa lutte armée



Conférence internationale le 4 mai
C’est en octobre 2011, à la conférence internationale de paix d’Aiete, qu’ETA avait annoncé abandonner définitivement le recours à la violence. En avril 2017, l’organisation séparatiste avait remis aux autorités françaises la localisation de son arsenal, soit huit caches d’armes.
Enfin, dans un communiqué publié le 20 avril 2018 dans le quotidien basque Berria, l’organisation avait demandé « pardon » aux victimes pour les violences qu’elle avait commises. La même semaine, ETA avait annoncé qu’elle prononcerait sa dissolution au début du mois de mai, évoquant la date du 4 mai et la conférence internationale de Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques).
Depuis 1959, ETA aura fait au moins 829 morts et des milliers de blessés dans le nord de l’Espagne et le sud de la France. L’organisation est notamment responsable de l’assassinat du président du gouvernement espagnol Luis Carrero Blanco, en 1973.
Dans sa lettre, ETA dit qu’Euskal Herria, le territoire dont elle réclame l’indépendance, reste « en conflit avec l’Espagne et la France ». « Le conflit n’a pas commencé avec ETA et ne se termine pas avec la fin du parcours d’ETA », écrit-elle.

        Lire aussi :
         

                Dissolution d’ETA : « Conférence internationale » le 4 mai au Pays basque français






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Des dizaines de milliers de manifestants se sont réunis mercredi dans le centre d’Erevan. Ils paralysent la capitale arménienne pour protester contre le refus du Parlement d’élire Nikol Pachinian au poste de premier ministre.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Athènes n’est en rien sorti de la crise financière, si l’on s’en tient aux chiffres, considère l’économiste Didier Marteau, dans une tribune au « Monde ». L’optimisme officiel tient surtout à la résignation des créanciers face une situation devenue insoluble.
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« Le coût du défaut de la Grèce est désormais tel que ce dernier devient en réalité improbable »

Athènes n’est en rien sorti de la crise financière, si l’on s’en tient aux chiffres, considère l’économiste Didier Marteau, dans une tribune au « Monde ». L’optimisme officiel tient surtout à la résignation des créanciers face une situation devenue insoluble.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 15h00
    |

                            Didier Marteau (Professeur à l’ESCP-Europe)








                        



                                


                            

Tribune. Deux ans après mise en place d’un troisième plan de sauvetage de la Grèce concrétisé par la mise à disposition, lors de l’été 2015, d’une ligne de crédit de 86 milliards d’euros par le Mécanisme européen de stabilité (MES), la Grèce semblerait être sur le chemin du redressement économique.
Les membres de l’Eurogroupe viennent d’accepter le versement d’une tranche de 6,7 milliards d’euros pour couvrir… le service de la dette, satisfaits qu’Athènes ait voté un budget 2018 reposant sur la prévision d’un excédent budgétaire primaire – c’est-à-dire avant le paiement des intérêts de la dette – de 3,5 %.
Dans la foulée, les trois principales agences de notation se sont précipitées pour relever la note du pays, suivant l’argument complémentaire que les créanciers publics de la Grèce – MES, Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI) – allaient accepter une nouvelle restructuration de la dette à l’issue du plan de sauvetage en août 2018.
Sans oublier les propos très rassurants du gouverneur de la Banque centrale grecque, satisfait de la disparition des deux déficits jumeaux, le déficit budgétaire et le déficit de la balance des paiements courants. En d’autres termes, il n’y aurait plus de dossier grec…
« Too big to fail »
On peut malheureusement opposer à cette lecture d’autoconviction quelques données strictement économiques qui corrigent l’optimisme affiché.
D’abord, le sauvetage de la Grèce est le résultat d’une succession de prêts à taux voisins de zéro effectués par un fonds européen, le MES, dont les ressources proviennent de l’émission de titres achetés par des investisseurs privés, mais garantis par les Trésors européens. Les prêts du MES représentent aujourd’hui 230 milliards d’euros, et bien sûr un volume équivalent de garanties, sur une dette d’Etat de 330 milliards.
Nous sommes désormais dans une problématique de type « too big to fail » :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ A condition de traiter simultanément les défis actuels, note le politiste Janis Emmanouilidis dans une tribune au « Monde », le rapport « Redynamiser le projet européen », issu de cinq ans de débats, montre qu’une entente à vingt-sept est possible.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
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« Echouer à réformer l’Europe en 2018 pourrait conduire à de funestes regrets »

A condition de traiter simultanément les défis actuels, note le politiste Janis Emmanouilidis dans une tribune au « Monde », le rapport « Redynamiser le projet européen », issu de cinq ans de débats, montre qu’une entente à vingt-sept est possible.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 14h00
    |

Janis A. Emmanouilidis (Directeur des études de l’European Policy Centre)







                        



                                


                            

Tribune. Tout maître des horloges qu’il se veut, le président Macron peine à imposer son rythme pour la relance du projet européen. La fenêtre d’opportunité pour réformer l’Europe a tardé à s’ouvrir et pourrait bien se refermer rapidement. Pourtant, des solutions concrètes sur la manière de poursuivre le développement de la zone euro, de gérer les crises migratoires, ou de défendre nos pays et leurs citoyens sont toujours en attente.
Une échéance importante s’annonce en juin avec un Conseil européen où les grands défis européens actuels – migration, euro, défense – seront à l’agenda. Angela Merkel et Emmanuel Macron ont promis de formuler d’ici là des propositions communes. Leur compromis doit ouvrir la voie à des réformes à même de satisfaire les exigences des 27 pays de l’Union et les attentes des citoyens européens.
Inquiétudes, frustrations et divisions
Une forte impulsion du président et de la chancelière est une condition sine qua non pour sortir de l’impasse. Mais si un accord entre Paris et Berlin est une condition indispensable, elle n’est plus suffisante. Toute initiative franco-allemande devra tenir compte des intérêts et avis des autres Etats membres.
A cet égard, le pacte proposé dans le rapport « Redynamiser le projet européen », de l’initiative New Pact for Europe (Newpactforeurope.eu), lancée par un consortium de fondations européennes (Bertelsmann, Calouste Gulbenkian, Open Society, Roi Baudoin, etc.), pourrait guider les discussions entre Berlin et Paris car il a été rédigé en tenant compte des inquiétudes, frustrations et divisions qui animent les citoyens de l’Union européenne.

Les mesures prônées dans ce document résultent de centaines d’heures de débats nationaux et transnationaux qui, pendant cinq ans, ont impliqué des experts, des citoyens et des représentants de la société civile de toute l’Europe. L’objectif était de rétablir la confiance entre Européens par le biais du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Selon Lorenzo Bini Smaghi, président de la Société générale qui s’exprime dans une tribune au « Monde », penser que les investisseurs financiers puissent inciter les Etats membres à respecter les règles budgétaires est un déni de démocratie.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
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« Réformer le cadre institutionnel pour permettre à la zone euro d’être plus résiliente et par là définitivement irrévocable »

Selon Lorenzo Bini Smaghi, président de la Société générale qui s’exprime dans une tribune au « Monde », penser que les investisseurs financiers puissent inciter les Etats membres à respecter les règles budgétaires est un déni de démocratie.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 14h00
    |

                            Lorenzo Bini Smaghi (Président du conseil d'administration de la Société générale)








                        



                                


                            
Tribune. Alors que les règles budgétaires du pacte de stabilité et de croissance sont enfin respectées par tous les Etats membres de la zone euro, la France ayant franchi le seuil de référence de 3 % en 2017, il est paradoxal qu’un nombre croissant de voix laisse entendre que ces règles ne sont plus crédibles. Cette vision prône une réforme de l’union économique et monétaire qui réduirait le rôle du pacte de stabilité et de croissance et attribuerait aux marchés financiers la tâche de discipliner les gouvernements de la zone euro.
Les marchés peuvent être manipulés et évoluer au gré d’anticipations qui s’auto-alimentent, notamment en présence d’une architecture monétaire incomplète
Si la restructuration de la dette publique était rendue plus facile, voire automatique pour les pays qui demandent le soutien financier du Mécanisme de stabilité européen, les marchés deviendraient plus prudents à financer les Etats, nous dit-on. Les Etats seraient ainsi incités à être plus rigoureux.
Or, c’est une illusion de croire que les marchés financiers soient capables de discipliner les décideurs politiques, ou même que ce soit leur rôle. Les marchés ont tendance à pécher dans la durée par excès de complaisance, et à surréagir ensuite soudainement, en négligeant les fondamentaux sous-jacents. Les marchés peuvent être manipulés et évoluer au gré d’anticipations qui s’auto-alimentent, notamment en présence d’une architecture monétaire incomplète.

Une telle réforme serait donc préjudiciable pour tout un ensemble de raisons. D’abord, même si le seuil de référence d’un ratio de 3 % entre déficits public et produit intérieur brut (PIB) a été souvent franchi depuis l’introduction de l’euro, il ne faut pas oublier que, juste dix ans après sa création, la zone euro a été frappée par la récession la plus sévère depuis la seconde guerre mondiale. Dix ans après la crise, la zone euro ne s’en sort pas trop mal par rapport aux autres grandes économies...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Faute de majorité claire, l’Italie peine depuis les élections du 4 mars à se trouver un gouvernement.
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Le président italien exclut la tenue de nouvelles élections

Faute de majorité claire, l’Italie peine depuis les élections du 4 mars à se trouver un gouvernement.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 13h40
   





                        



   


Le président italien, Sergio Mattarella, exclut la tenue de nouvelles élections en juin et réclame un nouveau gouvernement en mesure d’adopter un budget pour 2019, a-t-on appris mercredi 2 mai dans son entourage.
Luigi Di Maio, le dirigeant du Mouvement 5 étoiles (M5S), a, lui, estimé lundi que l’organisation d’un nouveau scrutin dès le mois de juin était la seule solution pour sortir l’Italie de l’impasse politique.
Réunion du Parti démocrate jeudi
Après les élections législatives du 4 mars, qui n’avaient permis de dégager aucune majorité au Parlement, c’est d’abord vers la coalition de droite et d’extrême droite menée par la Ligue que le M5S, désormais première formation politique du pays, s’était tourné pour tenter de former un gouvernement. En vain, la Ligue n’envisageant pas de prendre ses distances avec son allié Silvio Berlusconi, condition sine qua non pour qu’un tel gouvernement puisse voir le jour.
Faute d’avoir pu parvenir à un accord, c’est ensuite avec le Parti démocrate sortant que le mouvement antisystème a tenté de former une alliance de circonstance. Alliance à laquelle s’oppose Matteo Renzi, ancien président du conseil redevenu simple sénateur, qui conserve cependant la maîtrise de l’appareil au sein du parti de centre gauche. La direction du Parti démocrate doit cependant se réunir jeudi 3 mai pour statuer sur cette question.
Il faut en moyenne un mois et demi pour former un gouvernement en Italie. En 1992, les négociations avaient ainsi duré près de trois mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Marie Charrel estime que l’Italie et sa vertigineuse dette publique pourrait bien, dans quelques années, devenir le maillon faible par lequel la prochaine crise européenne éclatera.
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« Le complexe et délétère cocktail de “l’anomalie italienne” »

Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Marie Charrel estime que l’Italie et sa vertigineuse dette publique pourrait bien, dans quelques années, devenir le maillon faible par lequel la prochaine crise européenne éclatera.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 13h00
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Toute symbolique qu’elle soit, la claque n’en est pas moins brutale. Selon les chiffres que vient de publier le Fonds monétaire international (FMI), les Espagnols sont désormais plus riches que les Italiens, qui se cherchent toujours un gouvernement. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) par habitant en parité de pouvoir d’achat des premiers a atteint 31 087 euros, contre 30 994 euros pour les seconds. Et Madrid devrait continuer de creuser l’écart avec Rome, qui sera rattrapée d’ici 2023 par Prague et Bratislava, estime le Fonds.
Depuis trois ans, l’économie ibérique fait des étincelles, tandis que celle de l’Italie est engluée dans une stagnation faisant désormais figure d’exception dans l’union monétaire. Selon la Commission européenne, elle devrait afficher une croissance de 1,5 % seulement cette année, le plus bas taux de la zone euro.
L’Italie est l’un des seuls états occidentaux qui n’a pas encore retrouvé son niveau de PIB d’avant-crise
Bien sûr, comparaison n’est pas toujours raison, et les chiffres du FMI doivent être manipulés avec précaution. Reste qu’ils confirment ce que les économistes Lorenzo Codogno (London School of Economics) et Giampaolo Galli (LUISS School of European Political Economy) désignent comme « l’anomalie italienne » dans un récent article. A de nombreux égards, les performances économiques du pays sont médiocres.
L’Italie est l’un des seuls Etats occidentaux qui n’a pas encore retrouvé son niveau de PIB d’avant-crise. La richesse par habitant n’a quasiment pas évolué depuis 1999. La croissance est systématiquement inférieure à celle de ses voisins. Le nombre de naissances est trop bas et la population vieillit à toute vitesse. « Nous sommes un pays mourant », s’alarmait déjà, en 2015, la ministre de la santé, Beatrice Lorenzin.
La rancœur prospère
Quel est le problème de la botte ? Toute la difficulté est qu’il n’y a pas de coupable évident. Le pays souffre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Le fonds vautour Elliott, dirigé par Paul Singer, et Vivendi, dont le premier actionnaire est Vincent Bolloré, bataillent pour le contrôle de l’opérateur historique italien
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Choc de titans autour de Telecom Italia

Le fonds vautour Elliott, dirigé par Paul Singer, et Vivendi, dont le premier actionnaire est Vincent Bolloré, bataillent pour le contrôle de l’opérateur historique italien



Le Monde
 |    02.05.2018 à 12h14
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Le 4 mai prochain, dans la banlieue de Milan, les actionnaires de Telecom Italia (TIM) assisteront à un choc de titans. Deux professionnels des marchés financiers, de l’activisme et des coups de théâtre en assemblée générale s’affronteront avec l’objectif de prendre le pouvoir chez l’opérateur historique italien. Le fonds vautour Elliott, dirigé par le milliardaire Paul Singer, et Vivendi, dont le premier actionnaire est Vincent Bolloré, présenteront chacun une liste d’administrateurs. Celui qui l’emporte est assuré d’avoir la majorité au conseil.
Au siège du groupe de médias français, la semaine dernière, on s’était déjà fait à l’idée de perdre cette bataille, tout en dénonçant la stratégie de « démantèlement » de TIM du fonds Elliott. Si une telle hypothèse se concrétisait, elle constituerait un véritable casse-tête pour Vincent Bolloré. En effet, celui qui détient aujourd’hui 17,2 % du capital et 23,9 % des droits de vote ne pourrait céder ses titres sans perdre 1,3 milliard d’euros.
Il faut dire qu’Elliott, avec 9 % du capital, a habilement manœuvré, profitant de la mauvaise réputation du milliardaire français en Italie pour avancer ses pions. A ce titre, la mise en examen de Vincent Bolloré a été une aubaine. « C’est juste le dernier exemple d’un bilan composé de conflits, de la poursuite d’intérêts propres, et même de problèmes plus graves relevant potentiellement de la criminalité, de la part de ceux qui demandent qu’on leur fasse confiance pour conduire TIM », a lancé Elliott dans un communiqué, le 26 avril, tandis que les ennuis judiciaires de l’homme d’affaires faisaient les choux gras de la presse transalpine.
Quelques résultats probants
Pour séduire les actionnaires de TIM, Elliott tente de faire oublier les divergences stratégiques qui l’ont conduit à monter au créneau contre Vivendi. Ainsi, le fonds rappelle qu’il soutient le plan du directeur général, Amos Genish, homme fort chargé de la convergence chez Vivendi...




                        

                        

