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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ « Le Monde » a analysé les dépenses de campagne de l’actuel président de la République. Emeline Cazi et Yann Bouchez, journalistes au service Société, ont répondu aux questions d’internautes.
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Comptes de campagne de Macron : « 87 600 euros de dons ont été jugés non conformes »

« Le Monde » a analysé les dépenses de campagne de l’actuel président de la République. Emeline Cazi et Yann Bouchez, journalistes au service Société, ont répondu aux questions d’internautes.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 17h22
   





                        


Roger : Quel est le montant « réformé » par la Commission des comptes de campagne pour Macron ? Est-ce plus ou moins par rapport aux autres candidats ? A combien s’élevait le montant réformé pour Le Pen, Fillon, Mélenchon ?
Yann Bouchez et Emeline Cazi : Le candidat Emmanuel Macron a déclaré 16 698 320 euros de dépenses à la Commission des comptes de campagne et des financements politiques. Cette dernière a décidé de « réformer », selon son terme — c’est-à-dire de corriger ce montant — pour l’établir à 16 578 781 euros. Ces « réformations » sont moins importantes que celles de Marine le Pen (873 576 euros) ou de Jean-Luc Mélenchon (434 939 euros).
Antoine : Quel est le budget moyen d’une campagne présidentielle pour les principaux candidats ?
Après réformations, la Commission des comptes de campagne a fixé les dépenses de Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise) à 10 241 560 euros ; à 13 794 601 euros pour François Fillon (Les Républicains). Les dépenses de Benoît Hamon (Parti socialiste), elles, ont été arrêtées à 15 008 634 euros. Jean Lassalle (Résistons !), quant à lui, n’a dépensé que 241 573 euros. Des onze candidats, il est le plus économe.

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Patrick : Je suis très déçu par « Le Monde ». Votre article est manifestement orienté et hostile. Pourquoi ne publiez-vous pas la même enquête sur tous les candidats ? Qu’y a-t-il d’illégal dans ces faits ?
Ne soyez pas déçu, et au contraire, plongez-vous dans la lecture des articles publiés ces dernières semaines par Le Monde. Nous avons en effet écrit sur les dépenses de François Fillon, sur celles de Jean-Luc Mélenchon, et sur celles de Marine Le Pen. Même l’économe Jean Lassalle a eu droit à son article. Dans quelques jours, du moins d’ici à la fin du mois de mai, nous vous parlerons aussi de Benoît Hamon.
Le_babz : Peut-on dire que les comptes de campagne d’Emmanuel Macron présentent des « irrégularités » ?
La Commission nationale des comptes de campagne a estimé que le compte d’Emmanuel Macron comportait certaines irrégularités concernant, notamment, les dons. 87 600 euros de dons (soit vingt-quatre cas), ont été jugés non conformes. Ces sommes, supérieures à 4 600 euros, étaient présentées « comme effectuées par deux personnes distinctes », mais provenaient d’un compte personnel, et non joint, a expliqué la Commission, dans sa décision du 13 février publiée au Journal officiel. Pour « vingt des vingt-quatre cas concernés », le second donateur a assuré que tout ce qui était supérieur à 4 600 euros avait été versé en son nom. La Commission n’a rien trouvé à redire et s’est satisfaite de cette réponse. Dans quatre cas (18 300 euros au total), aucune attestation n’a été fournie pour justifier le dépassement du montant fixé par la loi. Cette irrégularité n’a toutefois pas entraîné l’invalidation du compte de campagne, les sommes en cause « ne représentant qu’un très faible pourcentage des recettes ». Le parquet de Paris avait été saisi de ces dossiers, mais il les a classés sans suite au printemps.
Matth : Sur la base de votre enquête, avez-vous des soupçons d’illégalité pouvant faire l’objet de poursuites judiciaires ?
Nous sommes journalistes, et non juges. A ce stade de notre enquête, nous pouvons seulement dire que la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques a approuvé, après réformations, les comptes d’Emmanuel Macron, comme pour tous les autres candidats. La Commission s’est intéressée à des remises accordées par des fournisseurs à l’équipe d’Emmanuel Macron. Ces remises sont-elles des dons déguisés par des entreprises alors que la loi l’interdit depuis 1995 ? La Commission a visiblement écarté cette piste.
Nous avons contacté le Parquet national financier (PNF) pour savoir si ces nombreuses ristournes accordées par la société GL Events, et par d’autres, intéressaient la justice. Le PNF n’a pas souhaité communiquer à ce sujet.
Colbv : Existe-t-il des règles sur l’utilisation des fonds durant une campagne électorale ? Et une entreprise a-t-elle le droit d’accorder des conditions commerciales différentes selon ses affinités avec ses clients ?
C’est une question centrale, en effet. Plongeons-nous avec délice dans les méandres du code électoral. L’article 52-8 dispose que « les personnes morales, à l’exception des partis ou groupements politiques, ne peuvent participer au financement de la campagne électorale d’un candidat, ni en lui consentant des dons sous quelque forme que ce soit, ni en lui fournissant des biens, services ou autres avantages directs ou indirects à des prix inférieurs à ceux qui sont habituellement pratiqués ».

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Cette question se pose précisément pour les rabais, soldes, remises en tout genre accordés par différents prestataires à l’équipe d’Emmanuel Macron. Elle se pose avec une acuité particulière pour GL Events, dont le patron est un proche du ministre Gérard Collomb et du président de la République, et qui a été particulièrement généreuse lors de certains meetings du candidat.
Cachou : Est-il vrai que des factures avec des rabais à 100 % ont été identifiées ?
Il y a eu des factures mentionnant, sur des postes de dépenses particuliers, des rabais à 100 %. Mais jamais sur une facture globale. Cela serait d’ailleurs interdit, puisque considéré comme un don de personne morale.
Omer : L’élection peut-elle être invalidée ?
Tous les comptes de campagne ont été approuvés par la Commission et ces décisions n’ont fait l’objet d’aucun appel.
Régis : Connaît-on l’origine des fonds de soutien à la campagne d’Emmanuel Macron ?
Lorsque nous consultons les comptes de campagne des candidats, l’identité des donateurs est systématiquement anonymisée. En revanche, pour Emmanuel Macron, les milliers d’e-mails — les MacronLeaks — qui ont fuité à quelques heures du second tour de la présidentielle et qui ont été publiés par WikiLeaks permettent de comprendre que l’équipe de Macron a cherché des fonds auprès d’avocats, de chasseurs de tête, de dirigeants d’entreprise, d’anciens banquiers… Bien sûr, des donateurs plus modestes ont aussi contribué à la campagne. Rappelons par ailleurs que chaque citoyen peut donner 7 500 euros, par an, au parti de son choix. Et par élection, 4 600 euros à un candidat.
Toto : Les journalistes du « Monde » ont-ils eu accès à l’intégralité des comptes de campagne ?
Le 13 février, la Commission a publié au Journal officiel ses décisions concernant les comptes de campagne des onze candidats. Depuis, elle a dû anonymiser certaines données personnelles figurant dans les milliers de documents de chacun des comptes. Cela a pris plusieurs semaines. Le premier compte consultable a été celui de Jean-Luc Mélenchon, suivi de ceux de François Fillon et de Jean Lassalle. Dès que nous l’avons pu, selon un calendrier établi par la Commission en fonction des demandes des médias, nous sommes allés consulter ces documents. Nous avons pu nous plonger dans celui d’Emmanuel Macron, vendredi 27 avril. Nous attendons à présent les comptes de Benoît Hamon et de Marine Le Pen, entre autres.
Arthur : Comment expliquez-vous que ce « scandale » Macron n’intervienne qu’après son élection alors qu’au contraire, M. Fillon a été au centre d’un lynchage médiatique pendant la campagne ?
Les comptes de campagne des différents candidats n’ont été déposés qu’à l’été 2017. Et la presse n’a eu accès à toutes ces informations qu’en février 2018. L’affaire concernant François Fillon et les soupçons d’emplois fictifs qui visent son épouse — le Penelopegate — n’avaient rien à voir avec les comptes de campagne, mais ils ont été révélés à la suite d’une enquête du Canard enchaîné.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Remplacement de 3 000 vélos bloqués en station et retrait temporaire des vélos électriques… L’opérateur a présenté son plan pour sortir de la crise du déploiement du Vélib’ à Paris.
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Smovengo présente ses mesures d’urgence pour sortir de la crise du nouveau Vélib’

Remplacement de 3 000 vélos bloqués en station et retrait temporaire des vélos électriques… L’opérateur a présenté son plan pour sortir de la crise du déploiement du Vélib’ à Paris.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 17h56
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 18h58
   





                        



   


Sortir de la crise du déploiement du nouveau Vélib’ à Paris. L’opérateur Smovengo a présenté, jeudi 3 mai, son « plan d’urgence », avec le remplacement de « 3 000 vélos bloqués » en station et le retrait temporaire des vélos électriques.
« La situation est mauvaise, n’est pas acceptable », a reconnu Jorge Azevedo, directeur général de Smovengo, l’entreprise qui a succédé à JCDecaux. Pour justifier les retards successifs, il a invoqué à la fois « un planning très serré » pour un « projet ambitieux », des problèmes techniques et le mouvement de grève qui touche l’opérateur depuis la mi-avril.
« On a mis en place trois plans de sortie de crise », a détaillé le responsable de l’opérateur lors d’une conférence de presse. Première étape, « le remplacement des vélos bloqués en station » d’ici au 8 mai. Ils sont « environ 3 000 », selon M. Azevedo, qui a cependant précisé qu’il s’agissait encore d’une estimation et qu’il pouvait y en avoir plus. « 2 000 » d’entre eux auraient déjà été remplacés, selon le directeur général.

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Deuxième engagement de l’opérateur pour le 8 mai : « Le remplacement de 400 stations sous batterie », ces dispositifs destinés à palier les problèmes d’électrification des bornes, mais qui sont eux-mêmes peu fiables. Smovengo va d’ailleurs cesser d’ouvrir des stations fonctionnant sur batterie tout en maintenant le parc actuel.
Retrait temporaire des vélos électriques
Autre annonce phare, le « retrait temporaire des vélos électriques » trop souvent inutilisables à cause des problèmes d’électrification des bornes. Ces vélos, principal changement par rapport à la flotte de JC Decaux, seront progressivement réintroduits, selon Smovengo, à partir du moment où « l’ensemble des stations mises en service » seront « totalement électrifiées ».

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Le système « Park + », qui permettait de garer son vélo dans une station déjà pleine, mais trop complexe, sera lui aussi suspendu pour éviter l’engorgement des stations. L’entreprise prestataire assure également qu’il va doubler les effectifs de son centre d’appel.
Smovengo s’engage par ailleurs à atteindre les « 800 stations » installées, dont « 80 % électrifiées », pour la fin de juin au plus tard, contre environ 670 stations en place aujourd’hui (dont 400 fonctionnant sur batterie).

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L’objectif affiché est de retrouver une fréquence de courses quotidiennes équivalant à celle du début d’avril, 30 000 selon l’opérateur, contre « moins de 10 000 » aujourd’hui. Le déploiement final des 1 400 stations est, quant à lui, remis à plus tard, « une fois le fonctionnement du service stabilisé ».
Selon Smovengo, environ 9 000 vélos sont déployés aujourd’hui, dont au moins 3 000 à remplacer, et environ 20 % de vélos électriques qui sont donc eux aussi amenés à être remplacés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Seul le volet constitutionnel sera présenté en conseil des ministres le 9 mai, tandis que les textes ordinaire et organique seront dévoilés une semaine plus tard.
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Réforme des institutions : le gouvernement revoit son calendrier

Seul le volet constitutionnel sera présenté en conseil des ministres le 9 mai, tandis que les textes ordinaire et organique seront dévoilés une semaine plus tard.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 15h48
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 15h56
    |

            Alexandre Lemarié








                        


Changement de programme. Lorsqu’il avait présenté les grandes lignes de la réforme des institutions, le 4 avril, le premier ministre, Edouard Philippe, avait annoncé que les trois projets de loi distincts (constitutionnel, organique et ordinaire) seraient « présentés en conseil des ministres le 9 mai », avec l’objectif d’un examen en première lecture à l’Assemblée nationale en juin-juillet, au Sénat à la rentrée, en vue d’une adoption définitive en 2019.
Finalement, seul le volet constitutionnel (qui concerne la suppression de la Cour de justice de la République, la réforme du Conseil supérieur de la magistrature et la fabrique de la loi) sera présenté en conseil des ministres le 9 mai, a annoncé Matignon au Monde, jeudi 3 mai. Les textes ordinaire et organique seront, eux, dévoilés « plus tard en mai », le temps qu’ils soient examinés par le Conseil d’Etat. D’après nos informations, ces deux volets, porteurs des sujets les plus épineux (introduction d’une dose de proportionnelle, réduction du nombre des parlementaires, non-cumul des mandats dans le temps), devraient être présentés le 16 mai.
« Problème technique »
Ce décalage dans le temps, considéré comme « un problème technique », ne pose pas de problème majeur au président du Sénat, Gérard Larcher, dont l’accord est indispensable pour l’adoption de la réforme. « Tant que c’est un retard d’une semaine et qu’on dispose des trois textes le 16 mai, on considère qu’il n’y a pas d’entourloupe derrière », affirme son entourage, tout en restant « vigilant ».
Cette présentation séparée retarde toutefois l’avancée des négociations. Les Républicains (LR) ont d’ores et déjà prévenu qu’ils refuseraient toute « vente par appartement ». « Soit on trouve un accord sur la loi organique, la loi ordinaire et la réforme de la Constitution, les trois ensemble, soit on fait le constat qu’il n’y a pas d’accord », avertissait à la mi-mars le chef de file des députés LR, Christian Jacob.
Pour l’instant, le gouvernement n’a dévoilé que les grandes lignes des textes ordinaire et organique, qui prévoient notamment une réduction de 30 % du nombre des parlementaires, l’introduction d’une dose de 15 % de proportionnelle aux législatives de 2022 et la fin du cumul des mandats dans le temps (pas plus de trois mandats identiques pour les élus, sauf pour les maires des communes de moins de 9 000 habitants). La copie finale du gouvernement sur ces deux textes, telle qu’elle sera présentée en conseil des ministres, reste attendue.
Soutien essentiel
En revanche, les détails du volet constitutionnel sont largement connus. L’avant-projet de loi, que le gouvernement a envoyé au Conseil d’Etat au début d’avril et que Le Monde s’est procuré, prévoit notamment d’encadrer davantage le droit d’amendement des parlementaires, un raccourcissement des navettes au profit de l’Assemblée, ou une maîtrise accrue de l’ordre du jour par l’exécutif. Ce dernier y assume sa volonté d’accroître sa domination sur le pouvoir législatif, au nom de l’« efficacité ».

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La révélation du volet constitutionnel a déjà suscité un tir de barrage de M. Larcher, qui dénonce « une diminution des pouvoirs du Parlement ». Le 17 avril, ce dernier a envoyé un courrier au président de la République pour lui demander de réexaminer ce texte avant sa présentation en conseil des ministres. Et le mettre en garde sur un possible « échec » de la réforme constitutionnelle, à cause d’un blocage du Sénat, si l’exécutif ne répondait pas à ses revendications.
Le soutien du Sénat – majoritairement à droite – à cette réforme est en effet essentiel pour le gouvernement. Pour une raison simple : toute réforme de la Constitution doit être votée dans les mêmes termes par les deux assemblées, puis obtenir une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés au Parlement réuni en Congrès à Versailles. Pour les textes ordinaire et organique, en revanche, l’exécutif n’a besoin que de sa majorité à l’Assemblée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Editorial. Le ballon ovale compte ses blessés, de plus en plus souvent victimes de traumatisme crânien, surtout chez les professionnels mais aussi parmi les amateurs. Un risque que la Fédération française de rugby doit prendre au sérieux.
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Rugby : la santé des joueurs en danger

Editorial. Le ballon ovale compte ses blessés, de plus en plus souvent victimes de traumatisme crânien, surtout chez les professionnels mais aussi parmi les amateurs. Un risque que la Fédération française de rugby doit prendre au sérieux.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 10h49
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 12h54
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Ce sport, l’un des plus pratiqués du pays, est tombé sur la tête. Au niveau professionnel mais aussi amateur, le rugby compte ses blessés, en particulier les victimes de plus en plus nombreuses d’une commotion cérébrale. Le terme médical désigne un traumatisme crânien. En une décennie à peine, il a remplacé le diagnostic plus vague de « K.-O. ».

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En France, le phénomène s’observe surtout chez les professionnels. Chaque saison du Top 14, le championnat de première division, offre l’occasion d’un nouveau bilan : l’édition 2016-2017 a enregistré 102 commotions cérébrales, presque deux fois plus que les 53 cas de la saison 2012-2013.
Les chiffres traduisent l’évolution d’un sport de contact en dangereuse mutation. Là où le rugby récompensait les passes à foison, les combinaisons inventives et les courses dans l’espace, il semble aujourd’hui produire l’inverse. Le réflexe est à l’affrontement frontal, kilos de muscles contre kilos de muscles, entre des joueurs façonnés au rythme de leurs séances de musculation. Des joueurs en voie de « robotisation », pour reprendre le mot de Daniel Herrero, l’ancien entraîneur de Toulon. La professionnalisation, depuis 1995, a transformé à la fois les corps et la façon de jouer à ce sport singulier. Désireux de marquer les esprits, certains médecins lancent un cri d’alarme et redoutent l’irréparable.
Perte de 16 500 licences
Sans caméras de télévision, la situation préoccupe aussi au niveau amateur, où l’encadrement médical est moindre. Les joueurs ont beau courir bien moins vite, plaquer bien moins fort, le risque existe. A plus forte raison pour ceux dont les gestes sont moins maîtrisés et qui auraient tendance, par mimétisme, à reproduire les séquences « vues à la télé ». Pour la seule saison 2016-2017, la Fédération française de rugby (FFR) a recensé 1 820 suspicions de commotion.
Impossible, pour l’heure, de connaître avec exactitude les séquelles de telles lésions. Une chose de sûre, cependant : la fédération, qui a communiqué, en mars, les préconisations de son « observatoire médical du rugby », a tout intérêt à prendre la question à bras-le-corps pour rassurer parents et enfants. En 2017, elle reconnaissait une perte de 16 500 licences d’une année à l’autre, sans établir les corréler avec le problème des commotions cérébrales.
De nouvelles règles fédérales ou internationales pourraient circonscrire le risque, réhabiliter la passe, la prise d’espace et d’initiative, plutôt que d’innombrables télescopages dans les « rucks », ces regroupements informels où se multiplient les collisions. Lors de la décennie précédente, des changements de réglementation ont déjà assaini la mêlée, et permis une baisse des blessures au rachis cervical.
Un changement semble aussi urgent si la FFR et la Ligue nationale de rugby, institution chargée du volet professionnel, veulent éviter une judiciarisation de la question – phénomène observé aux Etats-Unis dans le football américain, l’un des sports les plus populaires outre-Atlantique, mais aussi l’un des plus destructeurs. Le rugby est devenu professionnel. C’est un fait. Il ne doit pas oublier pour autant qu’il est un jeu, dont « le ballon est un hommage permanent à la fantaisie et au talent », naguère célébrés dans ces colonnes par Jean Lacouture.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Le sulfureux Charles Pieri, ex-chef du FLNC, revient à la tête de son parti indépendantiste, Corsica libera. Emmanuel Macron, lui, veut pousser les nationalistes à désavouer celui que les Corses surnomment « u vecchju ».
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édition abonné


En Corse, l’éternel retour du « Vieux »

Le sulfureux Charles Pieri, ex-chef du FLNC, revient à la tête de son parti indépendantiste, Corsica libera. Emmanuel Macron, lui, veut pousser les nationalistes à désavouer celui que les Corses surnomment « u vecchju ».



Le Monde
 |    02.05.2018 à 07h15
    |

            Ariane Chemin (Corte, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
C’est un déjeuner au soleil de Corse. Charles Pieri et sa compagne ont choisi la terrasse d’un restaurant de la place Paoli, à Corte. Le « Vieux », « u vecchju », comme on dit ici, préside une grande tablée : son clan familial et politique, où les amis servent aussi de gardes du corps. Dans quelques heures, ce dimanche 15 avril, se tiendra l’assemblée générale annuelle de son parti, Corsica libera. C’est la première fois que les indépendantistes se réunissent depuis qu’en décembre 2017 les nationalistes ont gagné la majorité dans les urnes – mais sans traduction politique majeure, peste-t-il. « Je vais les remettre d’équerre ! », a glissé Pieri la veille à un jeune militant. C’est ce qu’il s’apprête à faire une fois avalé son dernier verre d’eau – le « Vieux » ne boit presque jamais d’alcool, une exception remarquable dans un milieu nationaliste où les soirées « culturelles » en soutien aux militants incarcérés se musclent volontiers au comptoir.

Du passé de Charles Pieri, personne n’ignore son emploi à mi-temps de caissier à l’office HLM de Bastia, au début des années 1970, son engagement de jeunesse à la CFDT, et, surtout, cet « attentat à la libanaise », en juillet 1996, à Bastia : il se trouvait avec un camarade sur le Vieux-Port, une voiture piégée a explosé devant eux. « Charles » a perdu un tympan et son œil droit (il ôte ses lunettes fumées pour nous montrer sa blessure) ; son camarade, lui, est mort déchiqueté. Pieri appartient au dernier carré des « chefs » nationalistes réchappés des « années de plomb ». « Il aurait dû mourir mille fois, il est toujours vivant. Dans les sociétés méditerranéennes, ça vous forge une légende », note un connaisseur.
Travail en famille
C’est l’apanage des hommes craints : la Corse connaît mieux sa réputation que les détails de sa vie. Le village familial ? Lui seul a la réponse : « Rapaggio, près d’Orezza », la célèbre source de Castagniccia, lâche-t-il au Monde, « mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Selon les informations du « Monde », l’attitude de Rudi Garcia lors d’un contrôle antidopage de ses joueurs, à deux jours du match retour contre le Red Bull Salzbourg, est pointée du doigt dans un rapport.
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Contrôle antidopage : l’OM va être rappelé à l’ordre

Selon les informations du « Monde », l’attitude de Rudi Garcia lors d’un contrôle antidopage de ses joueurs, à deux jours du match retour contre le Red Bull Salzbourg, est pointée du doigt dans un rapport.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 15h51
    |

            Clément Guillou








                        



   


Malgré l’avantage acquis à l’aller contre le RB Salzbourg (2-0), c’est visiblement dans un climat de tension, voire de paranoïa, que l’Olympique de Marseille a préparé sa demi-finale retour de la Ligue Europa. En témoigne le déroulement d’un contrôle antidopage inopiné au centre d’entraînement de l’OM, mardi 1er mai, qui a fait couler plus d’encre qu’il n’aurait dû.
Ce mardi après-midi, quarante-huit heures avant le match retour en Autriche, un préleveur mandaté par l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) se présente à la Commanderie, le centre d’entraînement de l’OM. Il souhaite contrôler les cinq internationaux français de l’équipe : Jordan Amavi, Steve Mandanda, Dimitri Payet, Adil Rami et Florian Thauvin.

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Les joueurs se prêtent au contrôle dans une ambiance détendue, selon les déclarations faites depuis par le secrétaire général de l’AFLD, Mathieu Teoran. Le staff, beaucoup moins.
Des membres du staff marseillais s’interrogent ouvertement sur un rôle éventuel de Jean-Michel Aulas dans ce contrôle, le président de l’Olympique lyonnais étant engagé dans une passe d’armes médiatique avec son homologue de l’Olympique de Marseille Jacques-Henri Eyraud. « L’AFLD est une autorité publique indépendante qui ne reçoit d’instruction de qui que ce soit pour diligenter des contrôles antidopage », a cru bon de préciser Mathieu Teoran auprès de l’Agence France-Presse.
Un rapport sur le comportement du staff marseillais
Selon nos informations, l’entraîneur marseillais Rudi Garcia a été le plus véhément, affichant sa suspicion vis-à-vis du préleveur. « Comment je l’ai pris ? Mal, a-t-il confirmé mercredi 2 mai en réponse à une question sur le sujet en conférence de presse. On n’a rien à cacher et je ne me plains pas, mais j’ai trouvé ça un peu bizarre à deux jours d’un match aussi important. (…) Le type est arrivé tout seul avec une carte de médecin périmée, sans tampon sur l’ordre de mission, et on a perdu deux heures sur le départ de l’entraînement, voilà pourquoi je n’étais pas spécialement ravi hier [mardi]. »
L’AFLD précise que le préleveur – qui n’a pas besoin d’être accompagné – était en possession des deux seuls documents dont il ait besoin : sa carte professionnelle de préleveur en cours de validité et un ordre de mission signé.
Le préleveur a, depuis, rédigé un rapport complémentaire, a appris Le Monde, pour faire part de l’attitude des membres de l’encadrement du club. L’Olympique de Marseille devrait désormais être rappelé à l’ordre par courrier.
Ce coup de semonce de l’AFLD ne serait pas inédit : en décembre 2015, certains joueurs du Paris-Saint-Germain avaient eu un comportement similaire vis-à-vis des préleveurs lors d’un contrôle d’après-match. Le PSG avait été rappelé à l’ordre par écrit, avec copie à la Ligue de football professionnel, et l’AFLD n’avait plus eu de problèmes avec le club parisien par la suite.
Passeport biologique
La réaction des dirigeants de l’OM étonne d’autant plus que les contrôles hors compétition ne sont pas rares dans le football – bien que plus rares qu’en cyclisme ou en athlétisme. Avant les grandes compétitions internationales, l’UEFA ou la FIFA réclament aux agences nationales antidopage un suivi plus strict des potentiels internationaux.
Ainsi, si les cinq Marseillais ont subi à la fois un contrôle urinaire et un contrôle sanguin, c’est que la FIFA souhaitait alimenter leur passeport biologique personnel, qui permet de suivre l’évolution dans le temps des paramètres sanguins et stéroïdiens et repérer un éventuel dopage. De même, le Paris-Saint-Germain, où évoluent de nombreux joueurs susceptibles de participer à la Coupe du monde, a subi trois contrôles depuis un mois.
Depuis le 1er janvier, 243 prélèvements ont été effectués sur des footballeurs professionnels en France, dont 180 hors compétition. Que le contrôle ait lieu à quarante-huit heures d’une compétition n’est pas non plus étonnant : l’Agence mondiale antidopage préconise ce type de contrôles inopinés à proximité d’une grande échéance.
A un autre niveau, les joueurs des Herbiers avaient aussi été contrôlés à l’entraînement dans les jours précédant leur demi-finale (victorieuse) de Coupe de France… sans faire d’esclandre.
Quant aux cyclistes ou athlètes, régulièrement contrôlés le matin de leurs compétitions au saut du lit, ils sont désormais habitués aux piqûres imprévues. Un journaliste de Sud-Ouest rapportait mercredi que les coureurs de l’équipe Groupama-FDJ, arrivés à 1 h 30 dans leur hôtel de Jérusalem pour le départ du Tour d’Italie, avaient été réveillés six heures plus tard pour un contrôle antidopage.

Ce matin, les coureurs de @GroupamaFDJ (arrivés à 1h30) ont été réveillés à 7h30 dans leur piaule d'hôtel à Jérusal… https://t.co/YusBw8EXRd— julien_duby (@julien_duby)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Ravagée par la crise dans les années 1980, la ville industrielle a retrouvé sa prospérité. Mais celle-ci ne profite pas à l’ensemble de la population.
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Pittsburgh, ville phénix de la « Rust Belt » américaine

Ravagée par la crise dans les années 1980, la ville industrielle a retrouvé sa prospérité. Mais celle-ci ne profite pas à l’ensemble de la population.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 13h06
    |

            Jessica Gourdon








                        



                                


                            

Le long de la rivière Monongahela, d’immenses hauts-fourneaux rouillés se dressent au milieu d’un terrain vague. De 1884 à 1982, cette usine de Pittsburgh (Pennsylvanie), qui a appartenu au milliardaire Andrew Carnegie et à l’US Steel, crachait jusqu’à 1 250 tonnes de fer par jour, et employait 15 000 ouvriers. Parmi eux, de nombreux Tchèques, Polonais ou Slovaques venus tenter leur chance en Amérique.
A l’époque, la « Steel City » des Appalaches (nord-est des Etats-Unis) était l’une des villes les plus prospères du pays. Aujourd’hui, la friche de cette usine accueille des visites guidées pour les touristes. Les hangars poussiéreux, encore jonchés de pièces industrielles, sont loués pour des tournages de film, des mariages, des concerts…
Pittsburgh, où la métallurgie faisait vivre jusqu’à 90 000 personnes avant l’effondrement du secteur, s’est métamorphosée. Après des années de crise – la ville a vu disparaître la moitié de sa population en trente ans –, elle ne perd plus d’habitants. Elle se positionne comme la reconversion la plus réussie de la « Rust Belt », la « ceinture de la rouille ». Son taux de chômage est de 4,3 %, contre 7,8 % à Detroit et 6 % à Cleveland, les cités voisines. Surtout, le revenu médian d’un foyer y atteint 42 000 dollars par an (environ 35 000 euros), quand il est de 31 000 dollars à Cleveland et de 26 000 dollars à Detroit ou à Flint.
Cette résurrection est liée aux technologies et aux sciences du vivant. Depuis dix ans, Pittsburgh séduit une nouvelle population de jeunes diplômés, chercheurs-entrepreneurs dans ces domaines, qui lui ont permis de retrouver une forme de prospérité. Ainsi, Uber y emploie 400 personnes dans son centre de recherche sur les véhicules autonomes, Facebook y a installé son équipe travaillant sur la réalité virtuelle, et Google y compte 500 ingénieurs… Amazon, de son côté, a inscrit la ville sur sa liste finale pour l’installation de son second siège – avec une promesse de 40 000 postes.

A...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ L’Etat veut soutenir le transport combiné rail-route et baisser les péages ferroviaires.
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Fret ferroviaire : le gouvernement esquisse son plan de relance

L’Etat veut soutenir le transport combiné rail-route et baisser les péages ferroviaires.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h22
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 16h20
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Ouvert par le premier ministre, Edouard Philippe, le 16 avril dernier, dans la continuité de sa réforme du train en France, le chantier du redressement du fret ferroviaire a connu un coup d’accélération, jeudi 3 mai. La ministre des transports, Elisabeth Borne, a esquissé, lors d’une réunion avec les acteurs de la filière, les axes du plan de relance de cette activité en difficulté chronique. Un plan qui sera dévoilé à la mi-mai.
Jeudi, seules manquaient à l’appel les organisations syndicales qui boycottent depuis le 19 avril les réunions avec Mme Borne. Le fret, précisément, a été l’un des sujets qui ont déclenché l’ire syndicale. Les représentants des salariés n’ont pas du tout apprécié l’annonce, le 16 avril, d’une transformation de la branche fret de la SNCF, déficitaire et lourdement endettée, en une société filiale.

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De fait, le transport ferroviaire de marchandises est en recul par rapport au transport routier depuis des années. Sa part dans l’ensemble du transport de marchandises (9,9 % en 2016) a été divisée par deux par rapport à 1990. Une situation que le ministère des transports explique par « une série de facteurs externes (faible densité industrielle, moindre compétitivité de nos ports, crise économique de 2008), mais aussi par la baisse des coûts du transport routier sur cette période ».
Quelles sont les pistes pour redonner du lustre à « ce levier essentiel d’une mobilité propre », pour reprendre l’expression du ministère, où l’on souligne qu’un seul train de fret représente 50 camions en moins sur les routes. Le gouvernement rappelle d’abord que « l’effort sans précédent d’investissement » dans le réseau ferré – environ 10 millions d’euros par jour – bénéficiera largement au fret, qui souffre de la vétusté du réseau ferré français.
Surtout, le gouvernement met en avant deux axes importants. Il souhaite revoir la hausse de 6,9 % par an des péages ferroviaires prévue dans le contrat de performance 2017-2026 signé lors du quinquennat précédent entre l’Etat et SNCF Réseau, afin de fixer une nouvelle trajectoire « pour la rendre plus soutenable ». Ensuite, Mme Borne a l’intention de renforcer le transport combiné rail-route, en facilitant la réduction des coûts liés au transbordement des marchandises d’un mode à l’autre. « Le principe d’un soutien public au transport combiné sera maintenu », assure le ministère des transports, sans donner davantage de détails.
Si on ajoute à ces éléments un encouragement de l’innovation essentiellement numérique et la lutte contre le dumping social routier menée par le ministère des transports à l’échelon européen, la structure du futur plan fret se dessine à grands traits.
Très touché par les grèves
En attendant ce travail de fond, le gouvernement joue les pompiers pour sauver de la noyade une activité très touchée par les grèves. Selon nos informations, un tiers seulement des trains de marchandises circule en moyenne les jours de grève. La ministre a d’ailleurs souhaité ajouter à l’ordre du jour de la réunion du 3 mai un point sur les mesures d’urgence mises en œuvre par l’Etat. Mot d’ordre : « La relance du fret demain commence par ne pas le fragiliser aujourd’hui. »
Le gouvernement a donc mis sur le qui-vive les préfets, afin de soutenir les secteurs les plus gênés par le mouvement (sidérurgie, agroalimentaire et matériaux). SNCF Réseau est largement sollicité en liaison avec l’Etat : mise en place d’un guichet unique chargé de répondre 24 heures sur 24 aux demandes des industriels et des transporteurs, circuit d’alerte pour repérer les situations d’urgence (une quinzaine de cas précis ont fait l’objet de remontées).

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Et cette crise se soldera par davantage de camions sur les routes. Du moins à court terme. Pour limiter l’impact de la grève sur les entreprises, le gouvernement a décidé de lever l’interdiction nationale de circuler pour les poids lourds le mardi 8 mai, ainsi que, localement, le 10 mai, jeudi de l’Ascension. Et, d’une manière générale, les préfets ont reçu pour consigne de « prendre les mesures proportionnées visant à faciliter le trafic de poids lourds ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Au 1er janvier 2018, la France comptait 226 000 médecins en activité, soit 10 000 de plus qu’en 2012. Le nombre de spécialistes salariés a notamment bondi de 13,9 %.
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La France n’a jamais compté autant de médecins en activité

Au 1er janvier 2018, la France comptait 226 000 médecins en activité, soit 10 000 de plus qu’en 2012. Le nombre de spécialistes salariés a notamment bondi de 13,9 %.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 18h41
    |

            François Béguin








                        


Avec 226 000 médecins en activité au 1er janvier 2018, soit 10 000 de plus qu’en 2012, la France n’a jamais compté autant de praticiens actifs. Ce constat, qui peut paraître paradoxal à l’heure où de nombreux Français ont des difficultés à accéder à un généraliste, a été tiré jeudi 3 mai à l’occasion de la parution d’une étude de la Drees, la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la santé. L’étude met en lumière les profondes mutations du mode d’exercice de la profession de médecin.
Une forte hausse des spécialistes salariés
C’est la confirmation d’un phénomène de fond : les jeunes professionnels ne souhaitent plus exercer comme leurs aînés. Si le nombre global de médecins a cru de 4,5 % entre 2006 et 2012, en raison notamment d’un desserrement régulier du numerus clausus à l’issue de la première année de médecine, le nombre de généralistes libéraux a baissé de 3,5 % (+ 0,7 % tous modes d’exercice confondus). Au cours de cette même période, le nombre de spécialistes salariés a pour sa part bondi de 13,9 %.

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          Déserts médicaux : un catalogue de solutions sans mesures coercitives



Une nouvelle génération de médecins
C’est là aussi un phénomène identifié depuis plusieurs années : la profession se féminise. En 2017, 59 % des 8 600 nouveaux inscrits au Conseil national de l’ordre des médecins étaient des femmes. Deux tiers (63 %) des nouveaux médecins ont choisi le salariat, « soit une proportion nettement plus élevée que parmi l’ensemble des médecins en exercice (43 %) », note la Drees. Enfin, 15 % de ces 8 600 nouveaux inscrits sont des médecins à diplôme étranger, dont les deux tiers sont des spécialistes salariés, exerçant notamment dans les petits hôpitaux qui peinent à recruter certaines spécialités.

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5,7 millions de Français dans des « déserts médicaux »
Selon les calculs de la Drees, près de 5,7 millions de Français, soit 8,6 % de la population, résidaient en 2016 dans une commune « sous-dense » en médecins généralistes, c’est-à-dire avec une accessibilité à des praticiens inférieure de 30 % à la moyenne nationale. Au total, 9 142 communes sont en situation de « sous-densité ».
Les principales zones concernées : les communes rurales périphériques des grands pôles urbains ou les communes « hors influence des pôles », même si des espaces urbains sont également touchés. « Un quart de la population habitant dans une commune sous-dense en médecins généralistes vit dans un pôle urbain, dont près de 18 % dans l’unité urbaine de Paris », relève la Drees.
L’étude bat également en brèche quelques idées reçues sur l’évolution de l’accessibilité aux soins. Elle fait par exemple valoir que les inégalités de densités de médecins généralistes entre départements « n’ont pas évolué depuis 1983 ». Le nombre de communes où est installé au moins un médecin généraliste est même passé de 8 843 en 1981 à 9 595 en 2016.
Phénomène notable, les personnes âgées de plus de 70 ans, qui ont 2,3 fois plus recours aux soins que les autres, n’ont pas moins accès aux médecins généralistes que le reste de la population, constate par ailleurs la Drees. Elles habitent en effet « relativement plus souvent » dans des pôles urbains (hors Paris), « quelle que soit leur taille», qui sont peu touchés par le phénomène de déserts médicaux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le pourvoi en cassation d’Ian Bailey a été rejeté. Le Britannique, que la justice irlandaise n’a jamais mis en accusation, contestait aux magistrats français la capacité de le juger.
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Le procès du meurtrier présumé de Sophie Toscan du Plantier aura bien lieu

Le pourvoi en cassation d’Ian Bailey a été rejeté. Le Britannique, que la justice irlandaise n’a jamais mis en accusation, contestait aux magistrats français la capacité de le juger.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 16h33
   





                        



   


Vingt-deux ans après la mort, en Irlande, de Sophie Toscan du Plantier, la Cour de cassation a validé, mercredi 2 mai, le renvoi aux assises de son meurtrier présumé, le Britannique Ian Bailey.
Le journaliste de 60 ans, qui a toujours contesté être l’auteur du crime, avait été renvoyé le 27 juillet 2016 devant la cour d’assises de Paris pour le meurtre de l’épouse du producteur de cinéma Daniel Toscan du Plantier, mort en 2003. M. Bailey a toujours nié être l’auteur du crime et avait contesté ce renvoi devant la cour d’appel – qui l’avait confirmé le 1er février –, puis devant la Cour de cassation, arguant que les magistrats irlandais jugeaient insuffisantes les preuves pour justifier sa mise en accusation.

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Absence de l’accusé
Le rejet mercredi du pourvoi en cassation du Britannique entérine donc la tenue d’un procès criminel à Paris. Celui-ci pourrait toutefois se tenir en l’absence de l’accusé : jusqu’ici, la justice irlandaise a refusé d’exécuter les deux mandats d’arrêt délivrés par les autorités françaises à l’encontre de M. Bailey en 2010 et 2016, invoquant l’absence de réciprocité entre les deux pays en matière d’extradition.
Sophie Toscan du Plantier avait été retrouvée morte au matin du 23 décembre 1996 en contrebas de sa maison isolée de Schull, un village de la côte sud-ouest de l’Irlande, où elle était venue passer quelques jours avant Noël. La jeune femme de 39 ans avait été frappée à la tête à coups de parpaing.
Journaliste pigiste résidant à quelques kilomètres de là, Ian Bailey a rapidement fait figure de suspect en étant parmi les premiers sur les lieux du crime, puis en évoquant dans ses articles des éléments de l’enquête censés être connus uniquement du meurtrier et des enquêteurs.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Dans des dessins animés, sur du mobilier urbain ou encore dans des publicités, il n’est pas rare que l’archipel de l’océan Pacifique soit gommé du globe.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ L’anthropologue Alban Bensa, spécialiste de l’île, revient sur les évolutions sur le territoire depuis trente ans et les enjeux de la visite d’Emmanuel Macron.
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Nouvelle-Calédonie : « Le monde kanak s’est recomposé, mais il reste une référence identitaire forte »

L’anthropologue Alban Bensa, spécialiste de l’île, revient sur les évolutions sur le territoire depuis trente ans et les enjeux de la visite d’Emmanuel Macron.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 12h36
    |

            Patrick Roger








                        



                                


                            
Emmanuel Macron effectue un déplacement en Nouvelle-Calédonie du 3 au 5 mai, à six mois du référendum du 4 novembre sur l’accession à la pleine souveraineté. L’anthropologue Alban Bensa, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, un des meilleurs spécialistes de la Nouvelle-Calédonie, revient sur les évolutions qui se sont produites sur le territoire depuis trente ans et sur les enjeux de cette visite présidentielle.
L’accord de Nouméa mentionnait la volonté de « restituer au peuple kanak son identité confisquée ». Qu’en est-il aujourd’hui de l’identité kanak ?
La culture kanak, c’est un ensemble d’attitudes qui continuent à structurer les relations entre les unités de parenté et territoriales. Ces attitudes ancestrales sont articulées à celles héritées de l’influence de la France, notamment dans le domaine politique. Ainsi, il y a à la fois des chefs de clan et des élus. L’accord de Nouméa a structuré cette imbrication, avec en particulier la création d’un Sénat coutumier, de l’Agence pour le développement de la culture kanak ou d’autres institutions. Aujourd’hui, il est pratiquement impossible de passer outre ces doubles références, tout comme il est impossible de dissocier le monde kanak des apports de la France. Le monde kanak s’est recomposé, mais il reste une référence identitaire forte.
Les trente ans qui séparent les accords de Matignon du référendum d’accession à la pleine souveraineté ont-ils permis de jeter les bases d’une « citoyenneté calédonienne » ?
Si on se réfère à la période antérieure aux événements des années 1980, il est certain que les bases d’un nouveau mode de relations entre les communautés ont été jetées. Du fait, tout simplement, de l’amélioration des équipements, des infrastructures, des voies de circulation, des écoles, des hôpitaux… Il y a de plus en plus d’espaces communs de vie sociale. Le système scolaire, même s’il est très décrié, offre quand...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Selon l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, qui vient de rejoindre l’équipe d’avocats du président, ce dernier a remboursé la somme « sur plusieurs mois ».
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Affaire Stormy Daniels : Donald Trump change brutalement de ligne de défense

Selon l’ancien maire de New York Rudy Giuliani, qui vient de rejoindre l’équipe d’avocats du président, ce dernier a remboursé la somme « sur plusieurs mois ».



Le Monde
 |    03.05.2018 à 05h28
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 18h06
    |

            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



La valse des avocats qui entourent Donald Trump produit des effets sur les versions successives des affaires qui empoisonnent sa présidence. Entré au service de son vieil ami le 19 avril, l’ancien maire de New York Rudy Giuliani a provoqué la stupeur, mercredi 2 mai, en contredisant le président et la Maison Blanche à propos de l’affaire Stormy Daniels.
Il s’agit de l’ancienne actrice de films pornographiques, de son vrai nom Stephanie Clifford, avec qui le magnat de l’immobilier aurait eu selon elle une liaison extraconjugale en 2005, peu de temps après son troisième mariage. L’un des avocats du milliardaire, Michael Cohen, a reconnu avoir acheté pour 130 000 dollars le silence de la jeune femme quelques semaines avant l’élection présidentielle de 2016, sans aucun lien avec Donald Trump.

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Invité de l’animateur de la chaîne Fox News Sean Hannity, un proche de Donald Trump, Rudy Giuliani a assuré au contraire mercredi que Donald Trump avait « remboursé » Michael Cohen « sur une période de plusieurs mois ». Le nouveau conseil du président a insisté sur le fait qu’il s’agissait d’argent privé et non de fonds de campagne, donnant à penser que ce revirement brutal vise à écarter le risque d’une infraction à la législation sur les dépenses électorales. Versée juste avant l’élection pour éviter un scandale, cette somme a indiscutablement eu un effet sur le scrutin présidentiel.
Le 5 avril, le président, qui a nié toute relation intime avec l’actrice, avait pourtant assuré n’avoir pas eu connaissance de ce versement – révélé par le Wall Street Journal trois mois plus tôt – effectué par le biais de sociétés écran. Au cours d’un échange filmé avec des journalistes à bord d’Air Force One, M. Trump, interrogé pour savoir s’il était informé de cette transaction, avait répondu « non ». A la question de savoir pourquoi l’avocat avait effectué ce paiement, M. Trump avait répondu : « Il faut demander à Michael Cohen. Michael est mon avocat. » « Savez-vous où il a trouvé l’argent pour effectuer ce paiement ? », lui avait encore demandé un journaliste. « Non, je ne sais pas », avait-il répondu.
Le 13 février, Michael Cohen avait nié tout remboursement par Donald Trump. Un mois plus tôt, le 7 mars, sa porte-parole, Sarah Sanders, avait campé sur la même ligne de dénégations générales, précisant alors avoir évoqué le sujet directement avec le président.
« Ces accords sont très fréquents »
Après le choc créé par l’affirmation de M. Giuliani, Donald Trump a publié jeudi matin une série de messages sur son compte Twitter pour conforter cette nouvelle version. Les exégètes du président ont été surpris par le ton et la syntaxe très maîtrisés de ces messages qui ont alimenté des interrogations sur l’identité de leur véritable auteur.
Dans ces messages, le président a insisté sur le fait que « M. Cohen, un avocat, a reçu une avance sur honoraires mensuelle, pas de la campagne et qui n’avait rien à voir avec la campagne, en vertu de laquelle il a conclu, avec remboursement, un contrat privé entre deux parties connu comme un accord de confidentialité ».
M. Trump a assuré également que « ces accords sont très fréquents parmi les célébrités et les personnes riches ». Il visait, selon lui, à « mettre fin aux accusations fausses visant à [lui] extorquer [de l’argent] faites par [Mme Clifford] au sujet d’une liaison, en dépit d’avoir préalablement signé une lettre détaillée admettant qu’il n’y avait pas eu de liaison », une posture curieuse compte tenu des dénégations répétées sur l’absence de liaison extraconjugale.
Ajout malencontreux
Le trouble créé par ses déclarations a renvoyé Rudy Giuliani sur le plateau de Fox News, jeudi matin, dans le programme préféré du président, l’émission matinale « Fox and Friends ». L’avocat y a répété sa version en ajoutant que ce versement avait pour but d’éviter que le sujet soit évoqué « au cours du dernier débat » avant l’élection. « Michael Cohen s’en est débarrassé, il a fait son travail », a complété Rudy Giuliani.
Cet ajout peut s’avérer extrêmement malencontreux puisqu’il introduit un lien direct entre l’affaire et l’élection présidentielle. Selon certains experts sollicités par les médias américains jeudi matin, la somme versée à Stormy Daniels aurait donc dû apparaître dans les comptes du candidat, même s’il s’agissait d’argent personnel et non de fonds de campagne.
Le revirement de Rudy Giuliani peut s’expliquer par la confiance du président dans la fidélité de son électorat, y compris sa base chrétienne évangélique qui semble déterminée à le soutenir à tout prix. Le 10 avril, un sondage de la Quinnipiac University a ainsi montré que si les républicains sont divisés sur la réalité de la liaison extraconjugale (32 % la jugent crédible contre 32 % qui pensent le contraire) ou sur sa connaissance du versement d’argent (31 % estiment qu’il savait contre 44 % d’avis contraire), des majorités écrasantes (88 % et 90 %) jugent que ces deux points sont sans importance.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ L’organisation séparatiste basque a confirmé, dans une « déclaration finale », mettre fin à toute activité politique.
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ETA annonce officiellement sa dissolution

L’organisation séparatiste basque a confirmé, dans une « déclaration finale », mettre fin à toute activité politique.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 15h18
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 18h45
   





                        



C’est désormais officiel. L’organisation séparatiste basque Euskadi ta Askatasuna (ETA – « Pays basque et liberté ») a annoncé dans une « déclaration finale » datée du 3 mai et distribuée à la presse sa dissolution, et la fin de toute activité politique.
Dans un enregistrement audio publié sur la plate-forme internet du journal basque Gara, relais privilégié de l’organisation pour ses communiqués, le texte est lu en différentes langues par un chef historique de l’organisation, Jose Antonio Urrutikoetxea, dit Josu Ternera, en fuite depuis 2002, et l’« etarra » emprisonnée Marixol Iparragirre.
ETA assure avoir pris cette décision « pour que le processus en faveur de la liberté et de la paix continue à travers d’autres voies. C’est la conséquence logique de la décision adoptée en 2011 d’abandonner la lutte armée ».
Pas de contrepartie
L’organisation avait déjà annoncé dans une lettre adressée aux personnalités l’enjoignant de renoncer à la violence, datée du 16 avril et publiée mercredi dans la presse espagnole, avoir « dissous complètement toutes ses structures ».
Fondée sous la dictature de Francisco Franco, ETA a fait au moins 829 morts dans une campagne d’assassinats et d’attentats à la bombe en Espagne et en France, au nom de l’indépendance d’« Euskal Herria », le Pays basque espagnol et français et la Navarre. Décimée par les arrestations de ses chefs, rejetée par la population, l’organisation classée comme terroriste par l’Union européenne avait déjà renoncé à la violence en 2011 et livré ses armes l’année dernière.
Le gouvernement espagnol a jusqu’à présent refusé toute contrepartie à la dissolution d’ETA, née en 1959 lors de la lutte contre le franquisme. « Quoi qu’elle fasse, ETA ne trouvera aucune faille et pas d’impunité pour ses crimes », a déclaré jeudi le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy.
« Tout le projet d’ETA a été un échec retentissant. Elle n’a rien obtenu (…) en assassinant des centaines de personnes, ni quand elle a arrêté de tuer parce que sa capacité d’action avait été anéantie par les forces de sécurité et elle n’obtiendra rien de nouvelles opérations de propagande. »

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358 crimes inexpliqués
L’immense majorité des Basques rejette la violence, mais une minorité réclame encore l’indépendance. La coalition séparatiste EH Bildu, second parti au Parlement basque, a recueilli 21 % des voix aux élections régionales de 2016.
Beaucoup de victimes d’ETA ne sont pas prêtes à pardonner le sang versé pendant les années de plomb. Dans une conférence de presse à Saint-Sébastien, la ville basque qui a connu le plus d’attentats, le Collectif des victimes du terrorisme (Covite) a exigé qu’ETA condamne la terreur et cesse de rendre des hommages publics à ses militants quand ils sortent de prison. Il attend aussi qu’elle fasse la lumière sur 358 crimes encore inexpliqués.
L’Espagne avait mal accueilli un message diffusé le 20 avril où la faction armée regrettait « les torts causés », mais ne demandait pardon qu’aux seules victimes qui n’étaient pas parties au « conflit », laissant entendre que les autres, comme les policiers, étaient des cibles légitimes.
L’annonce de la dissolution devait être suivie vendredi d’une « conférence internationale » à Cambo-les-Bains, au Pays basque français, où sont attendus Gerry Adams et des représentants de plusieurs partis espagnols qui seraient ainsi garants de la bonne foi d’ETA.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Selon les premiers éléments de l’enquête, plusieurs hommes armés ont pénétré dans les locaux de l’organisation grâce à des complicités internes.
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Compte rendu

Une infirmière allemande de la Croix-Rouge enlevée en Somalie

Selon les premiers éléments de l’enquête, plusieurs hommes armés ont pénétré dans les locaux de l’organisation grâce à des complicités internes.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-03T16:50:25+02:00"

        Le 03.05.2018 à 16h50






    
Les locaux du Comité international de la Croix-Rouge, à Mogadiscio, le 3 mai 2018.
Crédits : MOHAMED ABDIWAHAB / AFP


Une infirmière allemande du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été enlevée, mercredi 2 mai au soir, dans les locaux de l’organisation à Mogadiscio par des hommes en armes qui ont bénéficié de complicités internes, selon les premiers éléments de l’enquête.
« Nous sommes profondément inquiets pour la sécurité de notre collègue », a déclaré dans un communiqué Daniel O’Malley, directeur adjoint du CICR pour la Somalie. « C’est une infirmière qui travaille tous les jours pour sauver des vies et soigner les gens les plus vulnérables en Somalie », a-t-il ajouté. Le CICR a indiqué être « en contact avec les autorités pour essayer d’obtenir sa libération ».
Selon la Croix-Rouge, l’attaque a eu lieu vers 20 heures (17 heures GMT), lorsque des inconnus armés ont pénétré dans ses locaux à Mogadiscio. Des Somaliens travaillant pour le CICR à Mogadiscio ont indiqué à l’AFP que les ravisseurs avaient pénétré dans l’enceinte de l’ONG par une porte située à l’arrière et emmené de force l’infirmière dans un véhicule.
Deuxième attaque en deux semaines
Selon le porte-parole du ministère de la sécurité, les ravisseurs ont bénéficié de complicités en interne. « Il y a une enquête en cours et les premiers éléments obtenus conduisent pour le moment à penser que l’un des gardes de sécurité [des locaux du CICR] est impliqué dans l’enlèvement », a déclaré à la presse Abdilaziz Ali Ibrahim.
« Les forces de sécurité se sont mises à la poursuite des ravisseurs et ont trouvé une voiture abandonnée qui a été utilisée pour l’enlèvement », a-t-il précisé. Le véhicule en question a semble-t-il été victime d’une crevaison ou d’un problème mécanique, contraignant les kidnappeurs a en changer, selon des sources concordantes. On ignore encore si les ravisseurs ont quitté Mogadiscio ou s’ils s’y dissimulent avec leur otage.

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Cet enlèvement constitue la deuxième attaque en moins de deux semaines contre un employé du CICR. Abdulhafid Yusuf Ibrahim, un Somalien qui travaillait pour l’organisation depuis cinq mois, a été tué le 25 mars dans l’explosion d’un engin piégé placé sous son véhicule alors qu’il quittait les locaux du CICR. Jeudi, le CICR a fait évacuer deux ressortissants étrangers et plusieurs employés somaliens de ses locaux, selon un membre de l’équipe qui a souhaité conserver l’anonymat.
Les enlèvements d’étrangers, souvent travailleurs humanitaires ou journalistes, se sont raréfiés ces dernières années en Somalie mais demeurent toujours une menace. Ils sont le plus souvent le fait de milices ou des islamistes radicaux chabab, qui négocient leur libération contre d’importantes rançons, parfois au terme de plusieurs années de captivité.
Guérilla et attentats-suicides
Les Chabab tentent depuis 2007 de renverser le fragile gouvernement central somalien, soutenu par la communauté internationale et par les plus de 20 000 hommes de la force de l’Union africaine, l’Amisom.
Chassés de Mogadiscio en août 2011, les Chabab ont ensuite perdu l’essentiel de leurs bastions. Mais ils contrôlent toujours de vastes zones rurales d’où ils mènent des opérations de guérilla et des attentats-suicides, jusque dans la capitale et contre des bases militaires somaliennes ou étrangères. Les organisations humanitaires internationales, qui s’appuient dans leurs équipes sur de nombreux Somaliens, sont considérées par les Chabab comme des soutiens du gouvernement fédéral.

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A la différence de ceux de nombreuses ONG internationales et agences humanitaires de l’ONU opérant en Somalie, les locaux du CICR sont en ville et non pas dans l’enceinte de l’aéroport international, relativement bien protégé par les soldats de l’Amisom. L’aéroport fait office de zone verte pour des ambassades et les agences de l’ONU qui coordonnent la réponse humanitaire aux différentes crises qui secouent le pays : déplacements de population en raison du conflit, malnutrition à grande échelle liée à la situation sécuritaire, aux sécheresses à répétition ou aux inondations.
Le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, actuellement en tournée en Afrique de l’Est, a déclaré à la presse à Addis-Abeba qu’il se refusait à commenter « toute situation d’otages ». « J’ai un immense respect pour toutes les personnes, en particulier les ressortissants allemands, qui travaillent à l’étranger pour venir en aide à d’autres populations », a ajouté M. Maas.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Au moins 24 personnes ont été tuées dans des affrontements entre groupes armés et forces de sécurité.
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Centrafrique : nouveau cycle de violences à Bangui



Le Monde.fr avec Reuters
              datetime="2018-05-03T17:26:30+02:00"

        Le 03.05.2018 à 17h26

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        Mis à jour le 03.05.2018 à 17h32






Durée : 01:51 | 

Alors que des groupes armés sévissent en Centrafrique, la capitale était relativement épargnée par les violences. Mais depuis environ un mois, Bangui connaît un regain de violences. Le bilan de la dernière attaque fait état d’au moins 24 personnes tuées et 170 blessés.


                

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Les mineurs se partageront environ 330 millions d’euros.
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Compte rendu

Des dizaines de milliers de mineurs sud-africains atteints de silicose vont être indemnisés

Les mineurs se partageront environ 330 millions d’euros.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-03T17:02:36+02:00"

        Le 03.05.2018 à 17h02

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        Mis à jour le 03.05.2018 à 17h49





Après des années de négociations, des dizaines de milliers de mineurs sud-africains atteints de silicose, qui s’étaient rassemblés dans une action de groupe, ont appris jeudi 3 mai qu’ils se partageront environ 5 milliards de rands (330 millions d’euros) d’indemnisation.
La somme correspond aux provisions budgétées par sept géants miniers d’Afrique du Sud mis en cause – African Rainbow Minerals, AngloAmerican, AngloGold Ashanti, Harmony Gold, Gold Fields et Sibanye Gold – pour l’indemnisation de leurs salariés.
En 2016, la Haute Cour de Johannesburg avait autorisé des centaines des milliers de mineurs d’or atteints de silicose à engager une action collective contre ces compagnies. Les plaignants affirmaient avoir contracté cette maladie en étant contraints par leurs employeurs de travailler pendant des années dans des conditions jugées dangereuses. Les entreprises avaient fait appel de cette décision.
Affection irréversible
Cet accord, paraphé devant la presse à Johannesburg, entrera en vigueur une fois validé par la justice sud-africaine, saisie d’une plainte en nom collectif déposée par les mineurs. Il a été qualifié d’« accord historique » par le ministre de la santé, Aaroin Motsoaledi.
Surnommée « le mal des mineurs », la silicose est provoquée par l’inhalation de poussières de silice, notamment lors du forage de roches. Elle affecte les poumons de manière irréversible, mais est évitable en portant des équipements de protection. Le taux de prévalence de silicose dans les mines d’or sud-africaines est l’un des plus élevés dans le monde, estimé entre 22 % et 36 %.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ L’édition 2018 du Tour d’Italie s’élancera d’Israël, en hommage à l’ancien cycliste professionnel, héros de l’ombre de la seconde guerre mondiale.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Alors que des élections municipales se déroulent jeudi, le budget des mairies britanniques a baissé de 28 % en huit ans. A travers le pays, des bibliothèques ferment, le ramassage des ordures s’espace et les aides aux personnes âgées sont coupées.
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édition abonné


Au Royaume-Uni, les collectivités locales étranglées par l’austérité

Alors que des élections municipales se déroulent jeudi, le budget des mairies britanniques a baissé de 28 % en huit ans. A travers le pays, des bibliothèques ferment, le ramassage des ordures s’espace et les aides aux personnes âgées sont coupées.



Le Monde
 |    03.05.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 15h24
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

La mairie de Wigan a choisi de ne ramasser les ordures ménagères qu’une fois toutes les trois semaines. Celle de Swindon a fermé tous ses centres Sure Start, consacrés à la petite enfance. A Barnet, décision a été prise de sous-traiter l’ensemble des services municipaux, du standard téléphonique jusqu’au centre d’accueil pour handicapés. Watford a augmenté le prix des enterrements dans le cimetière municipal de 49 %. Quant à la mairie de Northamptonshire, elle n’y arrive plus : en février 2018, elle a dû reconnaître qu’elle ne parvenait pas à équilibrer son budget, ce qui est interdit au Royaume-Uni pour une collectivité locale. Le gouvernement britannique a dû venir à la rescousse.
Le grand plan d’austérité lancé outre-Manche depuis 2010 a fait porter une large partie des coupes budgétaires aux 418 councils du pays, les collectivités locales. L’enveloppe qui leur est versée par l’Etat a chuté de moitié en valeur réelle (corrigé de l’inflation) en huit ans. En comptant les impôts locaux, qui compensent partiellement cette diminution, cela s’est traduit par une baisse de 28 % de leur budget en moyenne, selon les calculs du National Audit Office (NAO), l’équivalent britannique de la cour des comptes.
Une solution politique pratique
Alors que les élections municipales se déroulent dans un tiers des councils du pays jeudi 3 mai, le bilan est désormais préoccupant : « Initialement, les mairies ont réussi à faire face, et à maintenir le niveau de satisfaction du public, mais on arrive maintenant au moment où ça ne peut plus durer », estime Jonathan Carr-West, directeur du Local Government Information Unit, un think tank.
Les collectivités locales ont été particulièrement touchées par l’austérité parce que c’est une solution politique pratique pour faire passer les coupes. Les différentes municipalités ne forment pas un front uni pour s’y opposer, et le grand public ne fait pas forcément le lien entre la hausse du prix...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ La cour d’appel de Paris a prononcé jeudi une peine de 5 000 euros d’amende à l’encontre du journaliste pour provocation à la haine religieuse en raison de propos tenus en 2016 dans l’émission « C à vous ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Eric Zemmour condamné en appel pour des propos islamophobes

La cour d’appel de Paris a prononcé jeudi une peine de 5 000 euros d’amende à l’encontre du journaliste pour provocation à la haine religieuse en raison de propos tenus en 2016 dans l’émission « C à vous ».



Le Monde
 |    03.05.2018 à 15h50
 • Mis à jour le
03.05.2018 à 18h34
   





                        


La cour d’appel de Paris a condamné le journaliste Eric Zemmour à 5 000 euros d’amende pour provocation à la haine religieuse en raison de propos islamophobes qu’il avait tenus en 2016 dans l’émission de télévision « C à vous », sur France 5.
Lors de l’émission du 6 septembre 2016, le journaliste avait notamment dit qu’il fallait donner aux musulmans « le choix entre l’islam et la France ». Il avait déclaré que la France vivait « depuis trente ans une invasion » et que « dans les innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées » se jouait une « lutte pour islamiser un territoire », « un djihad ». La cour d’appel a estimé que ces deux passages « visaient les musulmans dans leur globalité et constituaient une exhortation implicite à la discrimination », a déclaré la présidente à l’audience.
En revanche, la cour n’a pas retenu trois autres passages de l’émission, pour lesquels Eric Zemmour avait été condamné en première instance. Le journaliste soutenait notamment que « tous les musulmans, qu’ils le disent ou qu’ils ne le disent pas », considèrent les djihadistes comme de « bons musulmans ». La cour d’appel a estimé que ces passages ne comportaient « pas d’exhortation, même implicite, à la provocation à la haine, telle que la nouvelle jurisprudence » l’impose.
Nouveau procès
La Cour de cassation dispose depuis juin 2017 qu’une « incitation manifeste » ne suffit pas à caractériser le délit et qu’il faut désormais « pour entrer en voie de condamnation » que les propos relèvent d’un « appel » ou d’une « exhortation ».
Outre l’amende, Eric Zemmour a été condamné à verser 1 euro de dommages et intérêts à l’association CAPJPO EuroPalestine (Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient), qui avait engagé les poursuites, et 3 000 euros pour les frais de justice.
Eric Zemmour avait déjà été condamné en 2011 pour provocation à la haine pour avoir déclaré à la télévision que « la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est comme ça, c’est un fait ». Plus récemment, la Cour de cassation a annulé sa condamnation pour provocation à la haine pour avoir déclaré que les musulmans « ont leur code civil, c’est le Coran » dans le journal italien Corriere Della Sera, en octobre 2014, et a ordonné un nouveau procès. La plus haute juridiction avait jugé que la cour d’appel n’avait pas suffisamment justifié sa décision.



                            


                        

                        

