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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Cette mouvance, régulièrement présente dans les manifestations, a rassemblé au moins 1 200 personnes lors du défilé parisien du 1er-Mai et a violemment affronté les forces de l’ordre.
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Qui sont les black blocs ?

Cette mouvance, régulièrement présente dans les manifestations, a rassemblé au moins 1 200 personnes lors du défilé parisien du 1er-Mai et a violemment affronté les forces de l’ordre.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 20h10
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre et 
                                Cyrielle Chazal








                        


Des militants vêtus de noirs, cagoulés, cassant du mobilier urbain, dégradant des commerces et affrontant les forces de l’ordre : l’image revient régulièrement lors des manifestations. Elle a encore marqué, de manière spectaculaire, le défilé du 1er-Mai à Paris. Selon la préfecture de police, près de 1 200 « individus cagoulés et masqués » s’étaient massés devant le cortège syndical.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Antifas, black blocs, anars : ce « cortège de tête » qui a fait dérailler le 1er Mai syndical



Qui sont ces black blocs ? S’ils sont particulièrement difficiles à définir, c’est qu’il s’agit avant tout d’une tactique de lutte, et non d’une idéologie ou d’un mouvement structuré.

Manifestation du 1er mai, présence d’environ 1200 individus cagoulés et masqués au niveau du Pont d’Austerlitz https://t.co/NaVld5hsft— prefpolice (@Préfecture de police)


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D’où vient le mouvement black bloc ?
Les racines du mouvement black bloc, né outre-Rhin, ne sont pas orientées à l’extrême droite, mais plutôt du côté de l’extrême gauche. A la fin des années 1980, la police de Berlin-Ouest invente l’expression « schwarze block » (« bloc noir ») pour désigner des manifestants cagoulés de noir et armés de bâtons.
Selon le politologue québécois Francis Dupuis-Déri, qui leur a consacré un article dans la revue Politix, les black blocs allemands s’inspirent eux-mêmes du mouvement Autonomia, né en Italie dans le courant des années 1960 : ce mouvement, ancré à l’extrême gauche, prône des formes d’action insurrectionnelles et illégales.
Que revendiquent-ils ?
La mouvance black bloc s’inscrit en opposition au capitalisme, aux gouvernements, aux forces policières et à la mondialisation. Sur les réseaux sociaux, leurs membres appellent à « rendre l’insurrection irréversible ». Leurs banderoles du défilé du 1er-Mai mêlaient références à l’anarchisme et emprunts à la culture populaire : « Marx attack », « sous les k-ways la plage » ou encore « la piraterie féministe n’est jamais finie », en référence à une chanson du rappeur Booba.
Un tract diffusé en marge de la manifestation du 1er-Mai éclaire les motivations des black blocs :
« Casser, c’est récupérer l’argent que les multinationales volent au peuple. Faire payer les assurances, les agent.e.s de privatisations, les propriétaires lucratif.ve.s et tou.te.s ceux qui monopolisent les richesses, pour les inégalités qu’ils instaurent. »
Quels sont leurs moyens d’action ?
« Les black blocs n’ont pas de moyens très importants », résume dans un rapport le Centre de recherche de l’école des officiers de la gendarmerie nationale (CREOGN). Les membres des black blocs se mêlent aux manifestants avec, dans leur sac, de quoi assurer leur anonymat – des cagoules notamment. Ils se repèrent grâce à des signes de la main et se masquent le visage une fois qu’ils forment un « bloc » suffisamment important au sein du cortège.
Les black blocs arrivent avec leurs propres outils, tels que des marteaux ou des pioches, afin de créer des projectiles à partir de ce qu’ils trouvent dans la rue (mobilier urbain, pavés, etc.). « Ils confectionnent également leurs propres armes, précise le rapport, comme des bombes et projectiles de peinture, des engins incendiaires, ou encore des banderoles renforcées avec des clous et des vis en direction des forces de l’ordre ».
« Un défi pour les forces de l’ordre »
Pour se protéger, ils communiquent sur des réseaux de messagerie cryptés et portent des lunettes de piscine contre les grenades lacrymogènes. Une fois leur action terminée, ils enfilent généralement des vêtements de couleur pour mieux se fondre dans la foule. Ils mettent en place des stratégies pour ne pas être dispersés avant la fin de leur action. Par exemple, ils essaiment en petits groupes afin de saturer les services d’ordre et se replient ensuite en bloc afin d’assurer une défense solidaire. « Cette recomposition perpétuelle est un défi pour les forces de l’ordre, plus habituées aux casseurs », relève le rapport.
Les black blocs fonctionnent sans chef. « C’est au cours d’un processus délibératif que les membres discutent des risques qu’ils entendent prendre et qu’ils décident du type d’actions qu’ils désirent mener », explique le chercheur québécois Francis Dupuis-Déri dans la revue Mouvements. Ils se livrent souvent à des dégradations matérielles, sur du mobilier urbain ou des lieux symboliques comme des vitrines de banques ou d’assureurs. Ces attaques vont des vitres brisées au déclenchement d’incendies, en passant par des jets de cocktails Molotov ou de pavés. Tous les black blocs n’ont cependant pas recours à la force.
Objectif de médiatisation
Leur objectif est double : exprimer une critique directe du « système », via des destructions de lieux symboliques, mais aussi indirecte. « L’action est couverte et discutée dans les médias, ce qui permet de diffuser dans le champ politique une critique radicale du capitalisme et de l’Etat libéral », décrypte Francis Dupuis-Déri.
Quelles ont été leurs actions les plus marquantes ?
En 1999, à Seattle, plusieurs centaines de black blocs se mêlent aux marches contre la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’état d’urgence est décrété et un couvre-feu, instauré. A Gênes, en juillet 2001, ils saccagent la ville en se fondant dans des marches pacifiques anti-G8. En avril 2009, à Strasbourg, ils sont 2 000 à semer le trouble en marge du 60e anniversaire de l’OTAN. En octobre de la même année, ils sont 300 à noyauter la manifestation d’un collectif anti-carcéral, à Poitiers.
En octobre 2011 à Rome, lors de la journée mondiale des « Indignés » contre la crise et la finance mondiale, des black blocs se mêlent aux manifestants et jettent des cocktails Molotov. En février 2014, ces émeutiers cagoulés rejoignent les rangs des opposants à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. En juillet 2017, à Hambourg, ils intègrent les rangs des anti-G20 et suscitent le déploiement d’une dizaine de camions anti-émeutes.



Ressources

Le black bloc : quand l’antisystème effraie, par Francis Dupuis-Déri, professeur à l'université du Québec à Montréal (UQAM), sur TheConversation.com (août 2017).
La répression des « black blocs », prétexte à la domestication de la rue protestataire, par Olivier Cahn, maître de conférence à l'Université de Cergy-Pontoise, sur Cairn.info (2010).
Les Black blocs, preuves de la mutation de la contestation sociale, rapport du Centre de recherche de l'école des officiers de la gendarmerie nationale (juillet 2016).
(en anglais) Making the News: Anarchist Counter-Public Relations on the World Wide Web, dans la revue Critical Studies in Media Communication (juin 2010).


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Comment des sites militants ont diffusé un faux témoignage sur la « propagande islamique »

Deux sites ont publié, en avril, le témoignage d’un parent sur « l’islamisation » de l’école publique. Il s’agissait d’un faux, répercuté sans vérification préalable.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 18h40
    |

            Adrien Sénécat








                        


« Propagande islamique à l’école maternelle laïque à Angers. » C’est sous ce titre que le blog Le Salon beige relayait le témoignage alarmiste d’une « lectrice », le 12 avril. Cette rumeur a largement circulé sur différents sites d’extrême droite, comme Riposte laïque, avant d’être démentie dans Ouest-France par l’école concernée, le 28 avril.
Selon nos informations, il ne s’agit pas d’une intox comme une autre. Les sites à l’origine de la rumeur ont, en fait, été piégés par un témoignage mensonger, qu’ils ont recopié dans leurs textes le jour même, sans aucun souci de vérification préalable. Un cas d’école des biais de la « réinformation » militante.
Ce que dit la rumeur
Le site Riposte laïque, qui nous paraît peu fiable dans le Décodex, parce qu’il publie un nombre significatif de fausses informations, a publié le 12 avril le récit d’un « jeune père de deux enfants de 3 et 5 ans », selon lequel son fils aurait appris une chanson intitulée Bismillah au nom d’Allah dans son école maternelle, à Angers.
L’homme cité dans l’article dit avoir fait part de son « indignation à la directrice de l’établissement dès le lendemain », laquelle lui aurait simplement répondu en invoquant « l’ouverture aux cultures étrangères ». Le témoignage se conclut en dénonçant la « France sclérosée par le mensonge, l’islam rampant et la culture de la mort ».
Le même témoignage a été reproduit par Le Salon beige, un site proche de La Manif pour tous, qui nous paraît, lui aussi, peu fiable, à la différence qu’il y est cette fois attribué à « une lectrice », et pas « un lecteur », et que le nom de l’école maternelle où les faits se seraient déroulés est précisé. La rumeur a ensuite circulé sur divers blogs proches de l’extrême droite dans les jours qui ont suivi.
POURQUOI C’EST FAUX
1. Un simple e-mail à l’origine de la rumeur
La rumeur a été démentie auprès de Ouest-France le 28 avril par une enseignante de l’école en question, ainsi que par Caroline Fel, adjointe à la petite enfance à la mairie d’Angers, qui a évoqué une « énorme calomnie, sans aucun fondement ». 
Au-delà de ces démentis, l’itinéraire de cette rumeur est un cas d’école. Lundi 1er mai, Les Décodeurs du Monde ont reçu un message émanant d’un internaute se présentant sous le nom de « Caroline », adressé aux responsables des sites Riposte laïque et Le Salon beige. Dans ce message, l’internaute dit avoir piégé les deux sites en leur envoyant, par un simple e-mail, le témoignage dénonçant la prétendue « islamisation » à l’école maternelle d’Angers.
Selon « Caroline », il n’a fallu que quelques dizaines de minutes pour que son message soit repris sur Le Salon beige, et quelques heures seulement pour que Riposte laïque s’en saisisse. La rumeur est donc née d’un simple e-mail, sans autre information ou détail que ceux repris ensuite par les deux sites.
Contactés, les responsables de Riposte laïque confirment que l’e-mail de la prétendue « mère de famille » est à l’origine de son article. On nous explique que ce témoignage « recoupait de nombreuses autres informations », dont le site dit disposer sur « l’islamisation de notre école ». Ce dernier reconnaît en fait en creux s’être rué sur les affirmations de « Caroline » car elles correspondent à sa vision de la société et aux messages qu’il veut diffuser.
Interrogés par courriel, les administrateurs du Salon beige n’ont, quant à eux, pas répondu à nos sollicitations pour l’heure. Leur article a néanmoins été mis à jour, comme celui de Riposte laïque l’a été mardi 2 mai, après nos messages.
2. Une démarche militante pour soutenir « la vérification »
Reste que Riposte laïque digère mal l’épisode et annonce vouloir « déposer plainte » à l’encontre de « Caroline » pour « divulgation volontaire d’une fausse information afin de porter préjudice ».
Si les personnes du site s’exonèrent un peu vite de leur responsabilité quant aux informations qu’elles publient, la démarche de l’internaute peut aussi poser question. Interrogé·e sur sa démarche, l’intéressé·e n’a pas souhaité nous répondre, disant préférer rester anonyme.
Son message adressé aux administrateurs des différents sites donne néanmoins quelques clés de lecture de son mode d’action :
« Quel est le but de tout ça finalement ? Il y en a deux :
— Montrer qu’il est très facile (et très marrant, on ne va pas se le cacher…) de faire croire ce que l’on veut à cette communauté, cette bulle qui s’autoalimente et qui s’autoconfirme dans ses idées, ses obsessions (…).
— Faire comprendre que la vérification, le croisement des sources indépendantes et tous ces trucs de journaliste, c’est pas si mal finalement… »
Cette méthode n’en est pas moins discutable, notamment à cause de la confusion qu’elle a créée en citant nommément une école d’Angers, dont le nom a été repris dans le texte diffusé par Le Salon beige. Elle a, en revanche, mis en lumière une nouvelle fois les pratiques tout aussi contestable de sites militants peu préoccupés par l’authenticité des informations qu’ils diffusent.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils développés par Les Décodeurs pour vous aider à éviter les fausses informations :
Fiables ou pas ? Testez les sites que vous consultez sur notre moteur de recherche (cliquez ici pour y accéder) ;Pour savoir en un coup d’œil si vous êtes sur un site fiable ou pas, installez notre extension pour les navigateurs Chrome (à télécharger ici) et Firefox (à télécharger ici) ;Vous voulez apprendre à vérifier l’information en ligne ? Lisez nos conseils pour éviter les fausses informations ;Besoin d’aide pour vérifier une info ? Interrogez notre robot Facebook (cliquez ici pour y accéder).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le président a estimé que cet impôt, destiné à juguler l’optimisation fiscale, a bridé l’installation d’entrepreneurs en France.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Qu’est-ce que « l’exit tax », que Macron souhaite supprimer ?

Le président a estimé que cet impôt, destiné à juguler l’optimisation fiscale, a bridé l’installation d’entrepreneurs en France.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 18h04
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 18h28
    |

            Jérémie Baruch








                        



   


L’annonce est tombée dans un article du magazine américain Forbes, spécialiste de la finance et du monde de l’industrie, mais surtout connu pour sa liste annuelle des milliardaires de la planète. Emmanuel Macron, qui fait la « une » de la publication au début de mai, y est décrit comme « chef de file du marché libre ». Toujours soucieux de donner une image de chef d’Etat favorable aux affaires, comme il l’avait fait savoir à Davos en janvier, il a affirmé vouloir supprimer « l’exit tax » dès l’année prochaine, estimant que cet impôt envoie un message négatif aux entrepreneurs en France. Il avait tenu des propos similaires déjà en avril 2016, en critiquant une taxe qui « conduit maintenant les jeunes à créer leur entreprise à l’étranger dès l’origine ».
Qu’est-ce que « l’exit tax » ?
La loi, au doux nom d’« imposition des plus-values latentes lors du transfert par les contribuables de leur domicile fiscal hors de France », et plus communément appelée « exit tax », est un impôt créé pour lutter contre l’évasion fiscale : le dispositif a été lancé pour dissuader les contribuables de pratiquer l’expatriation fiscale vers des pays où l’imposition est plus clémente. En Belgique, par exemple, la différence entre le prix d’achat et de revente d’actions n’est pas taxée et, pour cette raison, des chefs d’entreprise partaient de France pour revendre leur société, bénéficiant ainsi de l’indulgence fiscale de Bruxelles.
Introduite par Nicolas Sarkozy en 2011, l’« exit tax » vise la plus-value réalisée lors de la revente d’actions, à hauteur de 34,5 % et au moment du transfert de la résidence fiscale hors de France. Néanmoins, le dispositif vise uniquement les personnes détenant un important patrimoine : depuis 2014, il fallait détenir plus de 800 000 euros en actions (le montant était de 1,3 million d’euros en 2011) ou la moitié des actions d’une société pour y être assujetti.
Dans quel contexte cette loi a-t-elle été votée ?
Une première mouture avait été votée en septembre 1998, avant d’être supprimée six ans plus tard pour cause de non-conformité avec les traités européens. La Cour de justice des communautés européennes – l’ancien nom de la Cour de justice de l’Union européenne – avait alors estimé que la loi allait à l’encontre de la liberté d’établissement en Europe.
Cet impôt a fait son retour en étant voté par le Parlement en juillet 2011, dans le cadre plus global de la réforme de la fiscalité patrimoniale. Le bouclier fiscal, marqueur du quinquennat Sarkozy voté à l’été 2007, plafonnait à 50 % des revenus le montant de l’impôt. Mais en 2011, de nombreuses voix – même à droite – se sont élevées pour réclamer l’aménagement, voire la suppression de cette mesure, au nom de l’impopularité du bouclier fiscal ou de la lutte contre les déficits alors que la crise financière pesait de tout son poids sur les finances publiques.
L’abrogation du bouclier fiscal est actée dans la loi de finances rectificative. Mais dans ce même mouvement, Nicolas Sarkozy a fait réduire le nombre de tranches pour le paiement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), exonérant quelque 300 000 contribuables de l’ISF. Pour compenser cet allégement, il fallait alors trouver des recettes de substitution : l’« exit tax » en a fait partie.
Que reproche Emmanuel Macron à cette taxe ?
Dans l’interview donnée à Forbes, le président de la République a estimé que cette taxe ne rapportait de toute façon pas assez, alors qu’elle représentait « un coût d’opportunité » : il estime que cet impôt n’encourage pas l’installation des start-up – les entreprises ne s’établiraient pas en France parce qu’elles devraient payer une taxe s’il fallait partir –, et que l’« exit tax » fait donc perdre plus d’argent qu’elle n’en fait gagner à l’Etat.
La portée dissuasive de cet impôt reste à prouver, tout autant que le manque à gagner fiscal pour ces entreprises qui auraient décidé de ne jamais s’installer en France. En revanche, alors que la ministre du budget de l’époque, Valérie Pécresse, estimait le rendement de cette mesure à « près de 200 millions d’euros par an », l’Etat n’aurait récupéré que 53 millions d’euros en 2012 et 115 millions en 2013 et 2014, selon le rapporteur général de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Christian Eckert, fin 2013.
803 millions d’euros de recettes en 2016
Le conseil des prélèvements obligatoires, qui dépend de la Cour des comptes, donne des chiffres bien plus conséquents aujourd’hui, estimant les recettes de « l’exit tax » à 803 millions d’euros en 2016. Et la Cour des comptes de noter qu’en moyenne, les 399 foyers redevables de cette taxe déclaraient un montant de 6,9 millions d’euros.


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Une « exit tax » au montant pas si anodin
en millions d'euros. Le montant 2016 est un montant estimé.

Source : Cour des comptes



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« Echouer à réformer l’Europe en 2018 pourrait conduire à de funestes regrets »

A condition de traiter simultanément les défis actuels, note le politiste Janis Emmanouilidis dans une tribune au « Monde », le rapport « Redynamiser le projet européen », issu de cinq ans de débats, montre qu’une entente à vingt-sept est possible.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 14h00
    |

Janis A. Emmanouilidis (Directeur des études de l’European Policy Centre)







                        



                                


                            

Tribune. Tout maître des horloges qu’il se veut, le président Macron peine à imposer son rythme pour la relance du projet européen. La fenêtre d’opportunité pour réformer l’Europe a tardé à s’ouvrir et pourrait bien se refermer rapidement. Pourtant, des solutions concrètes sur la manière de poursuivre le développement de la zone euro, de gérer les crises migratoires, ou de défendre nos pays et leurs citoyens sont toujours en attente.
Une échéance importante s’annonce en juin avec un Conseil européen où les grands défis européens actuels – migration, euro, défense – seront à l’agenda. Angela Merkel et Emmanuel Macron ont promis de formuler d’ici là des propositions communes. Leur compromis doit ouvrir la voie à des réformes à même de satisfaire les exigences des 27 pays de l’Union et les attentes des citoyens européens.
Inquiétudes, frustrations et divisions
Une forte impulsion du président et de la chancelière est une condition sine qua non pour sortir de l’impasse. Mais si un accord entre Paris et Berlin est une condition indispensable, elle n’est plus suffisante. Toute initiative franco-allemande devra tenir compte des intérêts et avis des autres Etats membres.
A cet égard, le pacte proposé dans le rapport « Redynamiser le projet européen », de l’initiative New Pact for Europe (Newpactforeurope.eu), lancée par un consortium de fondations européennes (Bertelsmann, Calouste Gulbenkian, Open Society, Roi Baudoin, etc.), pourrait guider les discussions entre Berlin et Paris car il a été rédigé en tenant compte des inquiétudes, frustrations et divisions qui animent les citoyens de l’Union européenne.

Les mesures prônées dans ce document résultent de centaines d’heures de débats nationaux et transnationaux qui, pendant cinq ans, ont impliqué des experts, des citoyens et des représentants de la société civile de toute l’Europe. L’objectif était de rétablir la confiance entre Européens par le biais du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le président français et le premier ministre australien ont souligné l’importance d’un « axe indo-pacifique ».
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Des accords entre la France et l’Australie contre le terrorisme et le dérèglement climatique

Le président français et le premier ministre australien ont souligné l’importance d’un « axe indo-pacifique ».



Le Monde
 |    02.05.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 13h42
   





                        



   


Emmanuel Macron, en visite officielle en Australie, et le premier ministre australien, Malcolm Turnbull, ont annoncé mercredi 2 mai la signature d’accords institutionnels et de contrats commerciaux. Les deux hommes, qui venaient de s’entretenir à Admiralty House, la résidence officielle du premier ministre australien, ont notamment annoncé avoir signé un « accord bilatéral relatif à la fourniture de soutien logistique mutuel » entre les forces armées des deux pays.
Un accord sur la cybersécurité a aussi été « acté », par une « lettre d’intention » visant à renforcer la coopération entre l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi) française et le centre de cybersécurité australien (ACSC).
Le président français a aussi rappelé, concernant la livraison signée de 2016 de douze sous-marins à l’Australie, que « le premier ministre Turnbull (…) pouvait pleinement compter sur la France pour que cette ambition navale et politique soit une réussite ». Ce contrat historique est par son montant le plus important de l’histoire de l’Australie.
Ils ont également acté la mise en place d’initiatives conjointes sur la lutte contre le réchauffement climatique « pour notre patrimoine commun, le Pacifique », a dit M. Macron. Il a ainsi souligné le rôle joué par le dérèglement climatique sur le développement de la zone Pacifique, qui aurait pour conséquences d’exacerber « les rivalités entre puissances, les tensions identitaires, les trafics de toutes sortes ».
La Chine omniprésente
S’ils ont mis l’accent sur « le dialogue trilatéral Australie-Inde-France », qui a vocation à jouer un rôle central dans cet « axe indo-pacifique », MM. Macron et Turnbull ont toutefois tenu à souligner qu’il ne s’agissait pas d’agir contre la Chine dont la croissance est, selon le président français, « une très bonne nouvelle pour tout le monde ».
Ils ont cependant rappelé qu’il était impératif pour la République populaire de « respecter les règles » en matière de développement, ainsi que la nécessité d’éviter « une hégémonie » dont s’inquiète l’Australie.
La Chine inonde en effet la zone de dons, mais surtout de prêts à taux préférentiels. Entre 2006 et 2016, la Chine a apporté une aide de 1,78 milliard de dollars (1,47 milliard d’euros) dans la région, selon le Lowy Institute, un think tank.
Vanuatu, en particulier, est devenu emblématique de la percée de Pékin, qui y a investi dans plus d’une trentaine de projets. Le 9 avril, une enquête publiée par le Sydney Morning Herald faisait même état de discussions préliminaires entre les gouvernements chinois et vanuatan afin d’établir une présence militaire chinoise permanente dans l’archipel.
« Un partenariat stratégique »
Plus tôt dans l’après-midi de mercredi, Emmanuel Macron et Malcolm Turnbull ont déposé une gerbe sur le principal mémorial de guerre de Sydney à l’occasion du centenaire du corps d’armée australien et néo-zélandais. Le président français y évoquait son objectif de bâtir, aux côtés de l’Australie, « un partenariat stratégique pour les cinquante années à venir ».
M. Macron a à cette occasion remis la Légion d’honneur à trois vétérans australiens s’étant battus en France pendant la seconde guerre mondiale. Il a ainsi salué le « sacrifice australien (…), puissant message en cette époque qui voit fleurir le nationalisme, replié derrière ses frontières et son hostilité au reste du monde ».
Après celle de François Hollande en 2014 à l’occasion du G20 de Brisbane, il s’agit de la seconde visite en Australie d’un président français. La tournée d’Emmanuel Macron dans le Pacifique Sud se poursuivra vendredi par un déplacement en Nouvelle-Calédonie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Cette réforme, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019, pourrait avoir des effets imprévisibles sur la croissance.
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Les enjeux très politiques du prélèvement à la source

Cette réforme, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2019, pourrait avoir des effets imprévisibles sur la croissance.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 11h34
    |

            Benoît Floc'h et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
Gérald Darmanin surveille cette réforme comme le lait sur le feu. Mercredi 2 mai, le ministre de l’action et des comptes publics devait se rendre à Dijon pour diriger un comité de pilotage sur le prélèvement à la source (PAS). Il devait y rencontrer des agents publics, des entreprises et des éditeurs de logiciels de paie. M. Darmanin tient ce genre de réunion de suivi tous les mois.

Pour le gouvernement, l’enjeu politique de cette réforme est loin d’être négligeable. Le prélèvement à la source entrera en vigueur le 1er janvier 2019. Dès lors, 38 millions de ménages verront leurs habitudes fiscales changer. L’impôt deviendra contemporain : au lieu d’attendre un an pour payer ce que l’on doit à l’Etat, chacun le paiera en temps réel sur son salaire ou sa pension. Et c’est l’entreprise (ou la caisse de retraite) qui le collectera dorénavant pour le compte de l’Etat. Chacun verra son impôt évoluer immédiatement, en fonction de sa situation.

Le ministre ne ménage pas ses efforts : le prélèvement à la source simplifiera la vie des Français, ne cesse-t-il de répéter sur tous les tons. Presque de la méthode Coué, au vu des risques qui pèsent sur cette réforme.
« On n’est pas prêts »
Le premier est technique. Ce « big bang » va-t-il se passer correctement ? L’efficacité de l’administration fiscale est réputée. Mais la manœuvre est délicate. « Avec 3 millions d’entreprises et 38 millions de foyers fiscaux, il n’est pas possible qu’il n’y ait strictement aucun incident », constate, lucide, Bruno Parent, le patron de la direction générale des finances publiques (DGFIP), avant de nuancer : « Nous nous organisons pour qu’il y en ait le moins possible et, quand cela arrive, pour les corriger au plus vite. »
Reste que le gouvernement s’avance sur le champ de bataille avec des troupes « au bord de l’épuisement », alertent leurs représentants syndicaux. Lors d’une conférence de presse, le 17 avril, les...




                        

                        


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Fiscalité, pouvoir d’achat : le message brouillé du gouvernement

Les récentes promesses de l’exécutif pourraient peser sur la trajectoire des finances publiques.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 11h31
    |

            Benoît Floc'h et 
Audrey Tonnelier








                        



                                


                            
La date aurait dû être synonyme de soulagement pour Emmanuel Macron. Jeudi 3 mai, la Commission européenne doit présenter ses prévisions de déficit public 2018 et 2019, consacrant la sortie de la France de la procédure de déficit excessif. Celle-ci exige de se trouver deux années de suite sous le seuil des 3 % du produit intérieur brut (PIB), ratio qui s’est élevé à 2,6 % en 2017, selon Bercy, et devrait plafonner à 2,3 % cette année.
Le chef de l’Etat a fait de cette victoire budgétaire la condition d’une crédibilité retrouvée en Europe. Et pourtant… Loin d’être une fin en soi, le retour à une meilleure fortune des comptes publics place l’exécutif face à de nouveaux défis.
Si, depuis l’automne, le gouvernement déroule l’essentiel de ses réformes sans accroc, le chemin paraît plus sinueux en matière de politique budgétaire et fiscale. La majorité vante les baisses d’impôts ? Les Français constatent aussi la hausse des taxes sur le tabac et le diesel, et celle de la CSG pour les retraités. La taxe d’habitation aura disparu en 2020 pour tout le monde, notamment les 20 % de foyers les plus aisés ? L’incertitude règne sur les moyens de financer une telle mesure. Enfin, l’exécutif promet une baisse de la dépense publique, encore non détaillée, mais évoque aussi de quoi alourdir les charges de l’Etat : reprise de la dette de la SNCF, baisses d’impôt pour les entreprises, etc.
« Pas de tour de passe-passe »
Dans ses enquêtes qualitatives, l’IFOP voit poindre un certain scepticisme : « Comme Nicolas Sarkozy en 2012, Emmanuel Macron a aiguisé les appétits pendant la campagne, et les Français attendent des résultats », note Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’institut de sondages. Or, l’attente vire à l’impatience. « ll y a un flou certain. Que ce soit pour les ménages, les élus ou les entreprises, le discours ne colle pas avec la réalité », déplore Valérie Rabault, présidente du groupe Nouvelle Gauche à l’Assemblée nationale.
Les...




                        

                        


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Congé parental : la lettre ouverte des syndicats à Emmanuel Macron

Le chef de l’Etat est appelé à soutenir un projet de directive européenne visant à bonifier l’indemnisation de ce dispositif en France.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 11h27
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


Chose rare en ces temps de désunion syndicale, Laurent Berger (CFDT), Philippe Martinez (CGT), Pascal Pavageau (FO), Philippe Louis (CTFC) et Luc Bérille (UNSA), les cinq numéros un des syndicats français membres de la Confédération européenne des syndicats (CES), ont pris la plume pour s’adresser à Emmanuel Macron dans un courrier qui devait être envoyé mercredi 2 mai. L’objectif : appeler le chef de l’Etat à soutenir un projet de directive européenne, proposée par la Commission de Bruxelles et actuellement en discussion au Conseil de l’Union européenne, qui améliorerait notamment l’indemnisation du congé parental en France.

        Lire aussi :
         

                1er Mai : 109 personnes en garde à vue après les violences en marge du cortège parisien



Cette lettre, que Le Monde a pu consulter, est aussi paraphée par Luca Visentini, le secrétaire général de la CES. « Les politiques d’austérité et de flexibilité du marché du travail développées dans l’Union européenne suite à la crise pénalisent directement les femmes », écrivent-ils, jugeant « déterminante » cette directive sur l’équilibre vie privée-vie professionnelle « pour garantir l’autonomie économique des femmes, leur égal accès au marché du travail et un autre partage des tâches ». Ces derniers rappellent à M. Macron qu’il a fait de l’égalité entre les femmes et les hommes « une grande cause nationale » et qu’à plusieurs reprises, il a souhaité que « la France soit exemplaire à l’échelle internationale ».
396 euros par mois
Le 16 avril, une cinquantaine d’associations avaient déjà publié une lettre ouverte au président de la République dans le même but. Le projet de directive souligne que l’actuelle directive sur le congé parental ne garantissant pas d’allocation, « de nombreuses familles ne peuvent pas se permettre de le prendre » et que « cette question a une incidence majeure sur la prise de ce congé par les pères ». Pour tenter d’y remédier, il prévoit un congé parental de quatre mois non transférable et payé au niveau des indemnités journalières de maladie, soit 50 % du salaire en France, alors qu’il est actuellement plafonné dans l’Hexagone à 396 euros par mois.
Mais le 17 avril, devant le Parlement européen, M. Macron s’est opposé à cette proposition. « Les congés parentaux payés au niveau de l’indemnité maladie journalière, c’est une belle idée mais qui peut coûter très cher et finir par être insoutenable », a déclaré le chef de l’Etat, estimant que « les modalités ainsi décrites telles qu’elles sont analysées sur le système français ont un coût qui est potentiellement explosif ». Les associations signataires de la lettre du 16 avril avait, elles, calculé que ce « coût serait limité pour les finances publiques, voire nul », car « il réduirait la pression sur le système d’accueil du jeune enfant ». Pour les leadeurs syndicaux, il s’agirait aussi de « mettre les paroles en adéquation avec les actes ».

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le président de la République considère que cet impôt, mis en place sous Nicolas Sarkozy en 2012, envoie un « message négatif aux entrepreneurs, plus qu’aux investisseurs ».
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Emmanuel Macron annonce la suppression de l’« exit tax » en 2019

Le président de la République considère que cet impôt, mis en place sous Nicolas Sarkozy en 2012, envoie un « message négatif aux entrepreneurs, plus qu’aux investisseurs ».



Le Monde
 |    02.05.2018 à 10h16
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 11h50
   





                        


Dans un entretien au magazine Forbes, mardi 1er mai, Emmanuel Macron explique qu’il compte mettre un terme à l’« exit tax ». Cet impôt a été mis en place sous Nicolas Sarkozy en 2012 avec pour objectif de freiner l’exil fiscal, notamment pour la Belgique. L’« exit tax » cible les contribuables transférant leur domicile fiscal hors de France.
Elle est assise sur les plus-values constatées lors du transfert. Selon Le Figaro, cette mesure fiscale vise depuis le 1er janvier 2014 les contribuables détenant un patrimoine en actions et obligations supérieur à 800 000 euros ou détenant au moins 50 % du capital d’une entreprise.
« Pas particulièrement bénéfique pour les finances publiques »
Le président de la République considère que cet impôt envoie un « message négatif aux entrepreneurs, plus qu’aux investisseurs », car elle signifie qu’« au-delà d’un certain seuil, vous êtes pénalisé si vous quittez la France ».
« C’est une grave erreur pour nos start-up parce que nombre d’entre elles, quand elles considéraient la France moins attractive, décidaient de lancer leurs projets en partant de zéro à l’étranger dans le but d’éviter cet impôt », ajoute le chef de l’Etat, qui précise que cette suppression aura lieu « l’année prochaine ». Cet impôt n’est « pas particulièrement bénéfique pour les finances publiques », il est « tout petit », a souligné M. Macron.
« Le message que je veux envoyer aux investisseurs étrangers est que nous baissons l’impôt sur les sociétés, nous simplifions tout, apportons plus de flexibilité sur le marché du travail, accélérons la transformation de l’économie française », a-t-il ajouté. Selon lui, « l’un des principaux problèmes du pays était le coût de la défaillance [des entreprises], mortel pour l’investissement ». « Dorénavant, il est plus facile d’échouer et ça ne coûte rien, ce qui est le meilleur moyen d’encourager les entrepreneurs à se lancer et réussir », a-t-il argué.
« Les gens sont libres d’investir comme ils le souhaitent », déclare Emmanuel Macron au magazine. « Si vous voulez vous marier, vous ne devriez pas avoir à expliquer à votre partenaire : “Si tu te maries avec moi, tu ne seras pas libre de divorcer.” » « Je suis pour l’idée de pouvoir se marier et être libre de divorcer », a-t-il ajouté.
L’exécutif et l’attractivité de la France
Emmanuel Macron et les membres du gouvernement ont relayé au cours des derniers mois le message « France is back » auprès des dirigeants économiques et financiers internationaux, notamment lors du Forum économique mondial de Davos, le 24 janvier. « Personne ne pourra me soupçonner de ne pas être “business friendly” », a-t-il dit.
L’exécutif met en avant la réforme du code du travail et les différentes mesures fiscales engagées ou annoncées, comme l’allégement de la fiscalité des entreprises, la réforme de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) et l’instauration d’une « flat tax » pour les revenus du capital.



                            


                        

                        


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Gérard Collomb promet « encore plus de forces de l’ordre » lors des prochaines manifestations

Le ministre a rejeté la polémique sur la réaction des forces de sécurité et l’étendue des dégâts.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 09h21
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 14h46
   





                        



   


Gérard Collomb, le ministre de l’intérieur, a contesté, mercredi 2 mai sur France 2, la polémique naissante sur la réaction des forces de sécurité et l’étendue des dégâts. Il a souligné que les quelque 1 200 militants black blocs à l’origine des incidents s’étaient mêlés aux manifestants et que charger aurait provoqué des blessés. « On est en train de regarder l’identité d’un certain nombre de gens, ils seront recherchés et traduits en justice », a-t-il dit.
Il a ajouté que la préfecture de police s’attendait à la venue de « 500 à 600 » militants radicaux et que le double avait convergé à Paris. « Il y a un mouvement qui est puissant », « nous allons nous adapter », a déclaré M. Collomb. « Pour les prochaines manifestations, il y aura encore plus de forces de l’ordre avec la volonté cette fois-ci de séparer totalement les manifestants de ceux qui veulent casser », a déclaré le ministre de l’intérieur. Il a affirmé vouloir « tirer les leçons » des violences : il faut « faire en sorte que les mots n’appellent pas à l’insurrection », a-t-il souligné, en promettant de rechercher les « acteurs » de ces violences mais aussi, « derrière (…) les organisateurs ».
Les forces de l’ordre ont interpellé 283 personnes en marge de la manifestation du 1er Mai à Paris, qui a été émaillée de violences et de dégradations, et 109 étaient mardi matin en garde à vue.

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« La question, c’est : “A qui sert le crime ?” »
Philippe Martinez, le secrétaire général de la Confédération générale du travail (CGT), a vivement critiqué la gestion par les autorités des violences ayant émaillé la manifestation. « Il faut d’autres explications que celles que j’ai entendues depuis hier soir, de la part du préfet de police et de la part du ministère de l’intérieur », a-t-il lancé. M. Martinez s’est étonné « qu’il ne se passe rien » alors que « ces individus sont repérables ». La CGT aurait alerté les autorités « depuis deux ans » quant à la présence de ces groupes dans les cortèges syndicaux.
Côté police, dès mardi en soirée, le syndicat UNSA-police a également réagi. Selon son secrétaire général, Philippe Capon, « le 1er mai 2018 a franchi un nouveau cap (…) Comment est-il possible que 1 200 individus puissent se passer le mot, s’organiser, se déplacer, se réunir en plein Paris, sans que le moindre ordre d’interpellation en amont n’ait été donné au préalable ? », interroge le responsable syndical. L’UNSA-police demande que « les moyens de police scientifique » soient utilisés afin que « ces exactions cessent ».
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, souhaite qu’une commission d’enquête parlementaire puisse faire la lumière sur les responsabilités dans « la chaîne de commandement ». « La question, c’est : “A qui sert en fait le crime ?” », a-t-il fait remarquer sur Franceinfo. Le responsable socialiste a également déploré que « visiblement les consignes qui ont été données n’étaient pas celles de la fermeté a priori, mais de la fermeté a posteriori ».
Jean-Luc Mélenchon qui dès mardi s’en était pris à « l’extrême droite » sur Twitter est revenu mercredi matin sur sa première réaction. « Je me suis dit : des gens qui empêchent une manif du 1er Mai d’avoir lieu, c’est des fachos », s’est-il justifié. « Apparemment, c’est pas le cas », a-t-il rectifié, tout en soulignant que « ce type de violence ne mène nulle part (…) Quand vous serez en taule, quand vous aurez un casier judiciaire, vous servirez à quoi pour la lutte ? », a-t-il poursuivi à l’adresse des jeunes qu’il a appelés « à ne pas se laisser embarquer là-dedans ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Le sulfureux Charles Pieri, ex-chef du FLNC, revient à la tête de son parti indépendantiste, Corsica libera. Emmanuel Macron, lui, veut pousser les nationalistes à désavouer celui que les Corses surnomment « u vecchju ».
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En Corse, l’éternel retour du « Vieux »

Le sulfureux Charles Pieri, ex-chef du FLNC, revient à la tête de son parti indépendantiste, Corsica libera. Emmanuel Macron, lui, veut pousser les nationalistes à désavouer celui que les Corses surnomment « u vecchju ».



Le Monde
 |    02.05.2018 à 07h15
    |

            Ariane Chemin (Corte, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
C’est un déjeuner au soleil de Corse. Charles Pieri et sa compagne ont choisi la terrasse d’un restaurant de la place Paoli, à Corte. Le « Vieux », « u vecchju », comme on dit ici, préside une grande tablée : son clan familial et politique, où les amis servent aussi de gardes du corps. Dans quelques heures, ce dimanche 15 avril, se tiendra l’assemblée générale annuelle de son parti, Corsica libera. C’est la première fois que les indépendantistes se réunissent depuis qu’en décembre 2017 les nationalistes ont gagné la majorité dans les urnes – mais sans traduction politique majeure, peste-t-il. « Je vais les remettre d’équerre ! », a glissé Pieri la veille à un jeune militant. C’est ce qu’il s’apprête à faire une fois avalé son dernier verre d’eau – le « Vieux » ne boit presque jamais d’alcool, une exception remarquable dans un milieu nationaliste où les soirées « culturelles » en soutien aux militants incarcérés se musclent volontiers au comptoir.

Du passé de Charles Pieri, personne n’ignore son emploi à mi-temps de caissier à l’office HLM de Bastia, au début des années 1970, son engagement de jeunesse à la CFDT, et, surtout, cet « attentat à la libanaise », en juillet 1996, à Bastia : il se trouvait avec un camarade sur le Vieux-Port, une voiture piégée a explosé devant eux. « Charles » a perdu un tympan et son œil droit (il ôte ses lunettes fumées pour nous montrer sa blessure) ; son camarade, lui, est mort déchiqueté. Pieri appartient au dernier carré des « chefs » nationalistes réchappés des « années de plomb ». « Il aurait dû mourir mille fois, il est toujours vivant. Dans les sociétés méditerranéennes, ça vous forge une légende », note un connaisseur.
Travail en famille
C’est l’apanage des hommes craints : la Corse connaît mieux sa réputation que les détails de sa vie. Le village familial ? Lui seul a la réponse : « Rapaggio, près d’Orezza », la célèbre source de Castagniccia, lâche-t-il au Monde, « mais...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ La députée des Deux-Sèvres prendra la tête de Génération écologie, formation centriste de 2 000 adhérents.
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Delphine Batho : « Je quitte le PS sans regrets »

La députée des Deux-Sèvres prendra la tête de Génération écologie, formation centriste de 2 000 adhérents.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 08h11
    |

            Abel Mestre








                        



                                


                            

C’est un nouveau départ d’une figure du Parti socialiste. Après vingt-quatre ans passés Rue de Solférino, Delphine Batho, 45 ans, députée des Deux-Sèvres, ancienne ministre de l’écologie, prendra la tête, à partir de septembre, de Génération écologie (2 000 adhérents), où elle succédera à Yves Piétrasanta. Mme Batho veut faire de l’écologie politique une « alternative » crédible.
Pourquoi quittez-vous le Parti socialiste pour prendre la tête de Génération écologie ?
L’écologie est partout dans la société, mais elle n’est plus nulle part dans le paysage politique. Mon objectif est de faire de Génération écologie le parti d’une révolution non violente, celui de l’écologie intégrale. Je veux que l’écologie ne soit plus considérée comme une force d’appoint ou marginale, mais centrale et hégémonique. Quand 15 000 scientifiques disent « bientôt il sera trop tard », cela doit déterminer nos choix économiques et sociaux. L’écologie est la question historique de ce siècle.
Plusieurs formations ont cet objectif : Europe écologie-Les Verts (EELV), l’Union des démocrates et écologistes (UDE, centre), voire Génération. s ou La France insoumise…
Aucune d’entre elles ne préconise une ligne d’autonomie, de construire une force politique de l’écologie à vocation majoritaire, pour avoir un gouvernement 100 % écologiste. Génération écologie est une formation pionnière de l’écologie en France, une écologie ouverte, pragmatique, non sectaire et ancrée dans le travail de terrain. Je veux que l’on devienne une alternative. On doit s’attaquer enfin à la crédibilité économique et sociale du projet écologiste.
EELV n’est pas crédible ?
Avec tout le respect que j’ai pour les militants EELV et l’action de ses élus dans les territoires, ce parti n’a pas échappé aux travers des vieux appareils. Il ne détermine pas ses décisions politiques en fonction de cette cause....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Selon la préfecture de police, 14 500 personnes étaient positionnées devant le cortège syndical « officiel » ce 1er Mai, dont 1 200 militants du black bloc. 109 personnes ont été placées en garde à vue.
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Antifas, black blocs, anars : ce « cortège de tête » qui a fait dérailler le 1er Mai syndical

Selon la préfecture de police, 14 500 personnes étaient positionnées devant le cortège syndical « officiel » ce 1er Mai, dont 1 200 militants du black bloc. 109 personnes ont été placées en garde à vue.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 06h31
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 15h06
    |

            Abel Mestre et 
Julia Pascual








                        



                                


                            

La scène est saisissante. Plusieurs manifestants encagoulés, entièrement vêtus de noir, s’approchent au pas de course du restaurant McDonald’s, boulevard de l’Hôpital, dans le 5e arrondissement de Paris. Ils cassent les vitrines et jettent des engins incendiaires. L’établissement est saccagé. A quelques mètres de là, deux concessionnaires subissent le même sort, des voitures sans permis sont brûlées. Puis, c’est une pelleteuse de chantier qui prend feu. Du mobilier urbain a également été dégradé.

Les heurts se multiplieront sur cette grande artère : les manifestants lançaient des mortiers d’artifice et divers autres projectiles, quand les forces de l’ordre intervenaient avec des canons à eau et des gaz lacrymogènes pour faire reculer les militants radicaux. Lors de ce reflux, des barricades sommaires ont été érigées et le feu a été mis à d’autres véhicules.

Le « cortège de tête » − groupe affinitaire réunissant des militants radicaux se réclamant de l’antifascisme, de l’anarchisme ou de l’autonomie, dont certains constituent le black bloc, en raison de leur tenue entièrement noire, masques ou cagoules compris − avait promis « une journée en enfer » pour ce 1er Mai. S’ils n’ont pas mis la ville sens dessus dessous comme dans le film du même nom de John McTiernan avec Bruce Willis, ils ont tout de même réussi une démonstration de force.
Conjonction d’événements
La préfecture de police évoque ainsi 14 500 personnes défilant devant le cortège syndical « officiel », dont 1 200 militants du black bloc. « Du jamais-vu », d’après une source policière, le cortège syndical comptant quelque 20 000 personnes. La conjonction d’événements tels que les opérations d’expulsion à Notre-Dame-des-Landes, l’évacuation de l’université de Paris-Tolbiac ou encore le cinquantenaire de Mai 68 expliquent l’ampleur de ce cortège. Des militants étrangers étaient également présents. Rien d’étonnant puisqu’un « appel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le 1er mai, la patronne du Front national a estimé que l’extrême droite était dans une position « favorable comme jamais » pour s’imposer lors des élections européennes de 2019
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A Nice, Marine Le Pen vante l’« Europe des nations » malgré des défections

Le 1er mai, la patronne du Front national a estimé que l’extrême droite était dans une position « favorable comme jamais » pour s’imposer lors des élections européennes de 2019



Le Monde
 |    02.05.2018 à 03h22
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 10h00
    |

            Lucie Soullier (envoyée spéciale à Nice)








                        



   


L’affiche décrétait que l’événement serait une « fête ». Le 1er-Mai du Front national (FN), à Nice, était l’occasion pour Marine Le Pen de poser « la première pierre » à son « Europe des nations » à un an du scrutin européen, selon ses mots prononcés le matin même, lors d’un bref hommage à Jeanne d’Arc, à Cannes – tradition frontiste oblige. L’occasion, surtout, de montrer qu’elle est toujours capable de rassembler. Si ce n’est en France, où ses alliés potentiels restent frileux depuis la présidentielle, à l’image de Nicolas Dupont-Aignan, du moins à l’échelle européenne. Une « préfiguration » de la campagne prochaine, déclarait en souriant un cadre frontiste.
Mais cette « fête des nations » organisée par le Mouvement de l’Europe des nations et des libertés (MENL) – rassemblant partis populistes et d’extrême droite, dont le FN – a été quelque peu ternie par l’absence des deux têtes d’affiche de la droite nationaliste européenne. L’annulation de Matteo Salvini était attendue. Le chef de file de la Ligue italienne, en pleines tractations gouvernementales pour la conquête de Rome, avait tout de même pris le soin d’enregistrer un message vidéo de soutien à son alliée française.
La défection de Geert Wilders, annoncée à la dernière minute, a occasionné davantage de surprise et de déception dans les rangs frontistes. Officiellement, le dirigeant du Parti pour la liberté (PVV) devait « préparer sa défense aux Pays-Bas », selon le président belge du MENL, Gerolf Annemans. Un mot d’excuse venu rappeler le visage sulfureux des partenaires européens du FN. Geert Wilders doit en effet comparaître en appel le 17 mai dans une affaire pour laquelle il a été condamné pour incitation à la discrimination, en décembre 2016. Le dirigeant eurosceptique et anti-islam avait demandé en mars 2014 à ses partisans s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains ». Réponse de la foule : « Moins ! Moins ! Moins ! » « Nous allons nous en charger », avait alors rétorqué le chef de file de l’extrême droite néerlandaise.
Vague nationaliste en Europe
A Nice, les dirigeants des « partis frères » présents ont préféré appuyer sur les « bonnes nouvelles » et un sentiment partagé : que le « vent », la « vague », « l’histoire » allait dans le sens des nationalistes en Europe. Et de citer la réélection de Viktor Orban en Hongrie, le score de Matteo Salvini en Italie, la présence de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle en France, le FPÖ au sein de la coalition autrichienne au pouvoir…

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« Cela signifie que nous sommes tous sur la bonne voie », s’est enthousiasmé Veselin Mareshki, président de la Volya bulgare. « Il revient à la mode de dire “Je suis fier de ma culture, fier de mon pays” », a acquiescé l’Autrichien Harald Vilimsky, secrétaire général du FPÖ, avant de prévenir : « Nous étions un parti d’opposition et sommes devenus un parti au pouvoir, mais cela signifie que l’on doit toujours négocier nos positions, faire des concessions. » Un cadre frontiste soupirait il y a quelques semaines en évoquant la stratégie d’alliance de son parti, estimant que le compromis n’était justement « pas vraiment dans l’ADN du FN ».
« Situation favorable comme jamais »
Pas de quoi faire changer de cap à Marine Le Pen, revigorée par une embellie, après un an de crise post-présidentielle. Le projet de loi asile-immigration débattu à l’Assemblée nationale a remis le parti d’extrême droite au centre du jeu politique en France ; un sondage réalisé par l’IFOP-Fiducial, paru dans Paris Match mi-avril, crédite la dirigeante frontiste de 23 % des intentions de vote si la présidentielle avait lieu aujourd’hui… contre 8 % pour le président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez.

   


Ajoutez à cela, conclut-elle à la tribune niçoise, un nouveau « rapport de force » en Europe avec la « poussée des mouvements nationaux », et la patronne de l’extrême droite française ose pointer une « situation favorable comme jamais » pour que le FN et ses alliés prennent le pouvoir au sein du Parlement européen, dans un an.

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Pour cela, Marine Le Pen sait qu’elle doit d’abord fédérer plus largement autour d’elle, en France. A Nice, elle a donc répété son ambition de parvenir à créer « une liste d’ouverture qui accueillera tous les courants souverainistes, d’où qu’ils viennent, qui sont attachés à la nation ». Une nouvelle main tendue « au-delà du FN », restée pour le moment sans réponse. Mais quoi de mieux, pour rassembler, qu’un ennemi commun ? La présidente du FN a donc réservé ses saillies les plus musclées à Emmanuel Macron, affirmant ici qu’il « prépare la bifurcation identitaire de l’Europe et de la France », taclant là son « Europe souveraine, voire impériale ». 
Peut-être est-ce en cela que ce 1er-Mai préfigure la future campagne du FN : une tribune européenne, mais avec un objectif bien français. Celui d’imposer son clivage « mondialistes contre nationaux » tant théorisé, et tenter de faire oublier le désastreux débat de l’entre-deux-tours en incarnant la seule opposition audible face à Emmanuel Macron. Une façon de jouer le match retour de la présidentielle pendant les élections européennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Les débordements en marge du défilé ont donné l’occasion aux Républicains, comme au Front National, de s’en prendre au gouvernement.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤                     
                                                

Violences lors de la manifestation du 1er Mai : l’opposition cible le gouvernement

Les débordements en marge du défilé ont donné l’occasion aux Républicains, comme au Front National, de s’en prendre au gouvernement.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 01h19
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 15h03
   





                        



Emmanuel Macron a promis la « fermeté » contre les auteurs de violences qui ont éclaté en marge du traditionnel défilé syndical du 1er Mai, qui a rassemblé mardi 20 000 personnes. « Tout sera fait pour que leurs auteurs soient identifiés et tenus responsables de leurs actes », a assuré le président français, en déplacement en Australie, sur Twitter.

Je condamne avec une absolue fermeté les violences qui ont eu lieu aujourd’hui et qui ont dévoyé les cortèges du 1e… https://t.co/8WUne2hWIO— EmmanuelMacron (@Emmanuel Macron)


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Face à environ 1 200 personnes encagoulées de la mouvance radicale d’extrême gauche des black blocs recensées par la préfecture de police, la police a fait usage de tirs de gaz lacrymogènes et de deux lanceurs d’eau. Deux cent soixante-seize d’entre elles ont été interpellées, et cent deux placées en garde à vue.
Le premier ministre Edouard Philippe s’est rendu avec Gérard Collomb en milieu de soirée au commissariat du 13e arrondissement de Paris où étaient survenus les heurts. Il a déploré qu’il y « aura des polémiques ». « Soit on bouge trop vite, soit on bouge pas assez vite, soit il y a trop de monde, soit il n’y a pas assez de monde », a-t-il poursuivi, en répondant aux critiques de l’opposition qui s’était interrogée sur le dispositif policier mis en place. Mais le premier ministre, en remerciant les forces de l’ordre, a « constaté qu’il n’y avait pas de blessés [graves] ».

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Plus tôt dans la soirée, dans un communiqué, il avait pointé « l’irresponsabilité des discours radicaux qui encouragent de tels agissements » et salué « le professionnalisme des forces de l’ordre ».
La responsabilité du gouvernement pointée
Cette mise au point a suivi des critiques sévères émises contre le gouvernement par la droite et le Front national (FN). « Ces milices d’extrême gauche devraient être dissoutes depuis bien longtemps. Mais le problème, c’est que le pouvoir de gauche fait preuve à leur égard d’une mansuétude et maintenant on peut presque dire d’une complicité », a ainsi dénoncé la présidente du FN, Marine Le Pen.
Laurent Wauquiez, président des Républicains (LR), a pour sa part regretté de « terribles images pour notre pays », dans un tweet. « Faillite de l’État régalien. Il est urgent de rétablir l’autorité : soutien total à nos forces de l’ordre qui font face à ces voyous », a ajouté le président de la région Auvergne-Rhône-Alpes.

Terribles images aujourd'hui pour notre pays. Faillite de l’État régalien. Il est urgent de rétablir l’autorité : s… https://t.co/qSLJu8MayE— laurentwauquiez (@Laurent Wauquiez)


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Le député LR des Alpes-Maritimes, Eric Ciotti, a de son côté estimé que « jamais de telles violences n’avaient été commises à Paris lors d’une manifestation depuis Mai-68 », en raillant « l’autorité de Macron », qu’il a qualifié de « tigre de papier ». Or, de nombreuses manifestations donnent régulièrement lieu à des violences à Paris. Ce fut le cas lors des mouvements contre le contrat d’insertion professionnelle en 1994, le contrat première embauche en 2006 ou la loi travail en 2016.
L’une des porte-parole des Républicains, Lydia Guirous, a également raillé Emmanuel Macron, qui « continue son road show de banquier d’affaires en Australie en oubliant les Français et leur sécurité qui est pourtant sa mission première », en déplorant que « l’État se délite dans Paris ».
Florian Philippot, président des Patriotes, a pour sa part laissé entendre dans un tweet que « le gouvernement a refusé d’anticiper » le « déferlement de violence », « à en croire plusieurs syndicats policiers », qu’il n’a pas nommés.

Courage aux forces de l’ordre face à un déferlement de violence que le gouvernement a refusé d’anticiper, à en croi… https://t.co/3Vw0zko4SY— f_philippot (@Florian Philippot)


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Des messages contraires à gauche
Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, a pour sa part fait valoir que « la lutte, ce n’est pas la casse ». « Ceux qui cassent font le jeu de ceux qui refusent d’entendre la lutte. Doublement inexcusable. Doublement condamnable », a-t-il encore tweeté.

La lutte ce n’est pas la casse. Ceux qui cassent font le jeu de ceux qui refusent d’entendre la lutte. Doublement i… https://t.co/T7t33FbXYa— faureolivier (@Olivier Faure)


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Présent à Marseille, où la manifestation a rassemblé 4 200 personnes selon la police, le leader de la France Insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a dénoncé sur Twitter d’« insupportables violences » à Paris, considérant qu’elles étaient « sans doute   l’œuvre « des bandes d’extrême droite ».

Insupportables violences contre la manifestation du premier mai. Sans doute des bandes d'extrême droite. #1erMai— JLMelenchon (@Jean-Luc Mélenchon)


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Pas de condamnation, en revanche, chez l’ex-candidat à la présidentielle, Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste, NPA) qui a estimé que les dégradations en marge de la manifestation étaient la traduction d’une « violence légitime » et « semée », selon lui, par le gouvernement. « Mais nous, ce qu’on a envie de dire, c’est que le gouvernement a semé la violence, et il la récolte (…) La violence est l’illustration de cette colère-là ! Il y a un ras-le-bol de cette société-là, il y a des jeunes qui ont envie d’en découdre », a-t-il déclaré sur franceinfo.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Selon le ministère de l’intérieur, 143 500 personnes ont défilé dans toute la France, 210 000 selon la CGT, qui vante une « réussite ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/05/2018
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1er-Mai : pas d’union syndicale malgré le contexte social tendu

Selon le ministère de l’intérieur, 143 500 personnes ont défilé dans toute la France, 210 000 selon la CGT, qui vante une « réussite ».



Le Monde
 |    01.05.2018 à 21h05
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 10h18
    |

                            Service France








                        


Les violences ont gâché la fête. Malgré la désunion syndicale, ce 1er-Mai s’annonçait sous de bons auspices dans la capitale. Place de la Bastille, l’ambiance était bon enfant. Le soleil était au rendez-vous et les manifestants étaient venus en famille. Mais le cortège n’a pas fait 500 mètres. La manifestation a été stoppée au milieu du pont d’Austerlitz et n’a jamais pu le franchir, repoussée par un nuage de gaz lacrymogènes des forces de l’ordre, tentant de contrer les assauts de plus de 1 200 individus encagoulés, déployés devant la manifestation parisienne.

   


« On n’a même pas pu manifester », se lamentait Sofia, jeune militante CGT de Saint-Denis. De fait, le cortège n’a jamais pu vraiment se déployer. C’était, de mémoire de militant, une première pour un défilé de 1er-Mai.
« On a des points communs »
Selon le ministère de l’intérieur, 143 500 personnes ont tout de même défilé dans toute la France, 210 000 selon la CGT. « Une réussite », a même vanté la centrale de Montreuil (Seine-Saint-Denis) dans un communiqué qui ne dit pas un mot des violences dans la capitale. En 2017, les défilés avaient rassemblé 142 000 personnes, selon les autorités.
Avant le départ de la manifestation parisienne, Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, avait déploré que ses appels à l’unité n’aient pas été entendus plus largement. Si la FSU, Solidaires et l’UNEF étaient présents, les autres confédérations ne se sont pas déplacées. S’il est rare que les cinq centrales représentatives (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CTFC) défilent ensemble à l’occasion du 1er-Mai, le contexte social tendu de ce printemps 2018 n’y aura rien changé. En cause, notamment, la « convergence des luttes » souhaitée par la centrale de Montreuil, dont la plupart de ses homologues ne veulent pas entendre parler.

   


« Il est important de montrer, face à un gouvernement qui essaie de diviser, qu’on a des points communs », a plaidé M. Martinez, qui a jugé qu’« il y a une grogne sociale et [qu’]il faut qu’elle s’élargisse ». « Je ne connais pas un gouvernement qui n’ait pas cédé devant la pression de la rue, a-t-il affirmé. Le premier ministre avait dit qu’il ne recevrait pas les syndicats des cheminots et nous avons rendez-vous le 7 mai. » 

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Cette convergence des luttes, certains politiques de gauche aimeraient également la voir se réaliser alors que plusieurs rendez-vous sont à l’agenda social ces prochaines semaines. Le 3 mai, les cheminots appellent à des rassemblements. Deux jours plus tard, c’est une marche pour « faire la fête à Macron », à l’initiative du député de La France insoumise François Ruffin, qui aura lieu à Paris. Le 22 mai, les fonctionnaires sont appelés à se mobiliser, avant les retraités, le 14 juin.
« Nous devons faire de ce mois de mai la séquence décisive que redoute Macron » Olivier Besancenot, porte-parole du NPA
Comme le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, le numéro un du PS, Olivier Faure, est allé saluer M. Martinez. « Il faut que le mouvement s’amplifie, c’est pour ça que nous sommes là, a-t-il déclaré. Nous voulons créer le rapport de force avec le gouvernement sur la SNCF et la fonction publique. »

   


« Nous devons faire de ce mois de mai la séquence décisive que redoute Macron, a déclaré le porte-parole du Nouveau Parti anticapitaliste, Olivier Besancenot, présent dans la capitale. Pour que la contestation trouve la convergence et l’unité des luttes. » Même son de cloche à Marseille, où défilait Jean-Luc Mélenchon, député La France insoumise des Bouches-du-Rhône. « Pour ce qui est de la jonction des forces, oui, c’est bien parti, c’est en train de se faire », veut croire M. Mélenchon, qui a cependant déploré qu’en revanche « rien [ne soit] réglé pour ce qui est de la division syndicale. »
Film italien
Pour le mesurer, il suffisait de quitter le défilé parisien pour se rendre dans le 14e arrondissement. La CFDT, la CFTC et l’UNSA y avaient donné rendez-vous à leurs militants autour de la diffusion d’un film italien sur le dialogue social. Pour eux, il s’agissait d’afficher l’unité des centrales réformistes qui, selon Laurent Berger, numéro un de la CFDT, « sont de vraies forces de propositions et de progrès, même si certains semblent l’oublier ». Ce qui n’a pas empêché le leader cédétiste de vertement critiquer la politique d’Emmanuel Macron. « Il n’y aura jamais ni ruissellement, ni cordée tirée par le haut, a-t-il lancé. Seuls la solidarité, l’égalité et l’accompagnement des plus fragiles nous garantiront un avenir meilleur collectivement. » Mais pour lui, la convergence des luttes est une « confusion des luttes ». « Ce n’est pas Philippe Martinez qui donne le la du mouvement social aujourd’hui », a-t-il lâché.

   


Même si certains de ses « camarades » étaient aux côtés de la CGT, Pascal Pavageau, le nouveau secrétaire général de FO, n’avait pas non plus répondu positivement à la proposition de M. Martinez. Lui souhaitait un 1er-Mai « purement FO », a fait savoir le successeur de Jean-Claude Mailly lors d’une conférence de presse au siège de la confédération. Mais sa position pourrait évoluer. Celui qui a haussé le ton envers le gouvernement lors de son congrès a ajouté qu’il prendrait contact avec ses homologues « dès demain », soit mercredi, pour « regarder si une action commune est envisageable ». Son mandat :
« Travailler à une perspective de mobilisation interprofessionnelle dans l’unité la plus large. »
Pas de quoi inquiéter Emmanuel Macron, en déplacement officiel à des milliers de kilomètres de la France, en Australie. Mardi, à son arrivée à l’aéroport international de Sydney, le chef de l’Etat s’est défendu de vouloir « esquiver » les conflits sociaux. « Vous vouliez que je fasse quoi ? Que je reste chez moi à regarder la télévision ? J’ai autre chose à faire, je continue à travailler », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il n’y a « pas de jour férié quand on est président de la République ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre et des manifestants encagoulés, près de la gare d’Austerlitz, à la suite de dégradations commises en marge du défilé, le 1er mai 2018.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Le 7 mai 2017, vous faisiez partie des 20,7 millions d’électeurs ayant contribué à l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. Un an après, quelle mesure vous a satisfait, quelle autre vous a déçue ?
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Vous avez voté Macron en 2017 ; quelle mesure vous a conforté dans votre choix, quelle autre vous l’a fait regretter ?

Discussion lancée le 01 mai 2018

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En 2017, vous avez voté pour Emmanuel Macron, dès le premier tour ou seulement au second. Un an après son accession à l’Elysée, le président de la République et son gouvernement ont enclenché des réformes dans plusieurs domaines : code du travail, formation professionnelle, fiscalité, système éducatif, droit d’asile, institutions…
Sur la forme et sur la communication, le chef de l’Etat a également imprimé sa marque : sur le plan national, avec une organisation très verticale du pouvoir et une parole présidentielle plus rare que sous le quinquennat précédent ; mais aussi sur le plan international, avec notamment les frappes en Syrie ou encore sa visite d’Etat aux Etats-Unis.
Aujourd’hui, quelle est la mesure ou la décision qui vous conforte dans le choix que vous avez fait en 2017 ? A l’inverse, quelle réforme (ou absence de réforme) vous a déçu, voire vous a fait regretter votre choix ?
Votre témoignage pourra être utilisé dans le cadre d’un article à paraître dans Le Monde. N’oubliez pas de saisir une adresse électronique que vous consultez souvent et un numéro de téléphone, au cas où nous souhaiterions vous contacter pour quelques précisions. Vos coordonnées resteront strictement confidentielles.                            





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Après Salvini, Wilders annule sa participation au rassemblement du Front national à Nice

A l’occasion du 1er Mai, Marine Le Pen souhaitait rassembler les leadeurs des partis d’extrême droite européens



Le Monde
 |    01.05.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 17h29
   





                        



   


Coup dur pour le Front national. Après Matteo Salvini, de la Ligue italienne, c’est le Néerlandais Geert Wilders, leadeur xénophobe du Parti pour la liberté, qui a annulé sa participation au rassemblement prévu par Marine Le Pen mardi 1er mai à Nice.
Sur le tract présentant cette « fête des nations », MM. Salvini et Wilders étaient pourtant les têtes d’affiche de ce rassemblement.

#1erMai du FN - Annulation de Geert Wilders, leader du Parti pour la liberté néerlandais (PVV), la droite populiste… https://t.co/5FY8scRi0L— LucieSoullier (@Lucie Soullier)


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Leur absence est un revers symbolique pour la présidente du FN Marine Le Pen, qui souhaitait rassembler mardi les partis du groupe ENL (Europe des nations et des libertés) au Parlement européen et ceux susceptibles d’obtenir des élus lors des élections européennes de 2019.
Mais Matteo Salvini, retenu par des tractations gouvernementales, n’a pu se déplacer et transmettra seulement un message vidéo.

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                Mis à l’écart à Rome, Salvini retrouve ses fiefs du nord de l’Italie



Geert Wilders s’est, lui, désisté à la dernière minute. Pour un procès imminent dans son pays, selon le président du groupe ENL, Gerolf Annemans, parce que « le droit français ne respecte pas assez la liberté d’expression », selon un eurodéputé FN. M. Wilders est poursuivi pour des propos tenus lors d’une soirée après des élections municipales en mars 2014 à La Haye, lorsqu’il avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans [leur] ville et aux Pays-Bas ». Le député anti-islam de 54 ans avait été reconnu coupable en décembre de discrimination mais avait été relaxé du chef d’accusation d’incitation à la haine et ne s’était vu infliger aucune peine. Il doit comparaître en appel le 17 mai.
Malgré ces deux désistements, sont toutefois encore annoncés le secrétaire général du FPÖ autrichien, Harald Vilimsky, l’ancien dirigeant du Vlaams Belang belge, actuel président du MENL, Gerolf Annemans, et des dirigeants du KNP (Pologne), SPD (République tchèque), Volya (Bulgarie) et Nea Dexia (Grèce).

#1erMai du FN - A la tribune, les alliés européens du FN (sauf Wilders et Salvini si vous avez suivi) se succèdent… https://t.co/OUpkbM58Rl— LucieSoullier (@Lucie Soullier)


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Il s’agit de rassembler les partis du groupe ENL au Parlement européen et ceux susceptibles d’obtenir des élus l’an prochain en vue d’une éventuelle recomposition, explique l’eurodéputé Nicolas Bay, grand artisan de cette manifestation.
Ces formations ne manqueront pas de célébrer les récentes victoires en Autriche du FPÖ, en Italie de la Ligue, en Allemagne de l’AfD, voire en Hongrie du parti national-conservateur Fidesz de Viktor Orban, certes membre du PPE (droite) au Parlement européen mais que Marine Le Pen a été une des premières à féliciter.
« Une autre Europe est possible »
Marine Le Pen réunit ses alliés européens pour défendre une « autre Europe » des nations, actant un changement de doctrine du Front national à cet égard, dans l’espoir d’une victoire de ces partis nationaux-populistes aux élections sur le continent l’an prochain.
« L’Union européenne aujourd’hui entraîne des conséquences catastrophiques pour nos pays. Or une autre Europe est possible, l’Union des nations européennes », a déclaré la présidente du Front national sur France Bleu Azur. « L’Europe est une bonne idée et l’Union européenne est en train de la tuer », a déploré la finaliste de la présidentielle, pour qui l’idée d’une sortie de la France de l’UE (Frexit), antienne de sa campagne, n’est plus une priorité.
Des organisations de gauche organisent de leur côté un « meeting concert » contre ce rassemblement.

Petit rassemblement de militants de la France insoumise de l’autre côté du trottoir « pour montrer qu’on est aussi… https://t.co/L19iD68mxL— LucieSoullier (@Lucie Soullier)


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Avant ce meeting, Mme Le Pen a déposé une gerbe au pied d’une statue de Jeanne d’Arc à Cannes, où elle a rendu « hommage » à la « belle opération de communication » du mouvement radical Génération identitaire, qui a mené sous la bannière « Defend Europe » des actions antimigrants dans les Alpes voisines.

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Jean-Marie Le Pen « fidèle à Jeanne d’Arc »
Jean-Marie Le Pen, s’est de son côté rendu mardi matin au pied de la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides, à Paris, entouré d’environ 200 fidèles. Il a déploré la suppression par le FN du « grand défilé populaire » du 1er-Mai.
Le fondateur du parti d’extrême droite, ancien président d’honneur exclu du parti, qui fêtera ses 90 ans en juin, a déposé une gerbe de roses blanches, barrée de l’inscription « Fidélité à Jeanne », au pied de la statue, avant de se recueillir un instant.
Sans estrade ni micro, Jean-Marie Le Pen n’a cette année prononcé aucun discours. Autrefois, l’hommage à Jeanne-d’Arc, chaque 1er mai, était l’un des événements annuels les plus importants du parti, réunissant plusieurs milliers de partisans.
« Je suis là comme je le suis chaque année depuis plus de cinquante ans, par conséquent je suis fidèle à Jeanne d’Arc, fidèle à la tradition nationale et fidèle à moi-même », a-t-il poursuivi, aux cris de « Jean-Marie, Jean-Marie » scandés par la foule.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Des heurts ont éclaté entre les CRS et plus d’un millier d’individus encagoulés près de la gare d’Austerlitz, dont 200 ont été arrêtés.
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