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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Battue 5-2 au match aller, l’AS Roma est condamnée à l’expoit face au Liverpool FC de Mohamed Sala sur sa pelouse du Stade Olympique de Rome.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’édition 2018 du Tour d’Italie s’élancera d’Israël, en hommage à l’ancien cycliste professionnel, héros de l’ombre de la seconde guerre mondiale.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le transfert de l’Egyptien entre les deux clubs, à l’été 2017, leur a apporté ce dont ils avaient crucialement besoin : de l’argent pour la Roma ; un buteur pour Liverpool.
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Football : comment Mohamed Salah a sauvé à la fois la Roma et Liverpool

Le transfert de l’Egyptien entre les deux clubs, à l’été 2017, leur a apporté ce dont ils avaient crucialement besoin : de l’argent pour la Roma ; un buteur pour Liverpool.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 14h28
    |

            Clément Guillou








                        



   


En un paraphe, il a sauvé la Roma. En une saison, il a redonné des couleurs à Liverpool. Cette demi-finale de Ligue des champions entre les deux clubs, dont Mohammed Salah a survolé la première manche sans pouvoir tout à fait tuer le suspense (5-2), est une célébration de ce que l’Egyptien a apporté à l’un et à l’autre.
Il est rare que les deux clubs soient gagnants dans un transfert, mais ce fut le cas lorsque, à l’été 2017, Salah est passé de la Roma à Liverpool, même si les supporteurs romains déplorent légitimement d’avoir perdu un joueur que l’on annonce désormais candidat au prochain Ballon d’or — et dont la valeur marchande est désormais évaluée à 168 millions d’euros.
La transaction, pour 42 millions d’euros, était passée inaperçue dans un marché des transferts de plus en plus irrationnel et focalisé sur le feuilleton du passage du Brésilien Neymar au Paris–Saint-Germain — pour une somme plus de cinq fois supérieure.

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Et, aussi étrange que cela puisse paraître avec le recul, elle semblait davantage satisfaire le club vendeur. La Roma était sous pression de l’UEFA pour équilibrer ses comptes : sanctionnée en 2015 dans le cadre du fair-play financier, le club giallorosso s’était engagé à présenter un déficit maximum de 30 millions d’euros pour les deux saisons suivantes et un budget strictement à l’équilibre en 2017-2018.
« C’était le mieux que l’on puisse faire »
Pour rester sous 30 millions d’euros de déficit, le club, qui n’avait pas disputé cette année-là la Ligue des champions, avait l’obligation de vendre son meilleur joueur avant la fin de l’exercice financier, le 30 juin 2017. Il n’était pas en position de force dans les négociations : « Qui connaît un peu ce business sait ce que signifie avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête », résume « Monchi », le directeur sportif du club romain, expert du marché des transferts.
Il l’a expliqué à la radio espagnole Onda Cero : « Quand je suis arrivé, il y avait une offre de 30 millions d’euros et, avec les bonus, je suis arrivé à près de 50 millions. C’était le mieux que l’on puisse faire à ce moment-là. Si nous ne l’avions pas fait, nous ne jouerions probablement pas les demi-finales de la Ligue des champions car l’UEFA nous surveillait de près. » 
Si l’UEFA vient d’annoncer que la Roma était restée dans les clous financièrement pour l’exercice passé, c’est grâce à cette négociation.
Et si Salah était le joueur majeur de la Roma la saison passée, passant d’un rôle d’ailier rapide et dribbleur à celui de buteur et organisateur du jeu, ses statistiques (15 buts, 11 passes décisives) et son âge (25 ans déjà) n’en faisaient pas encore un crack.

   


« A l’époque, ça me semblait représenter beaucoup d’euros »
En juin 2017, lorsque les propriétaires des deux clubs avaient célébré ensemble autour d’un déjeuner ce transfert, c’est d’ailleurs celui de la Roma, James Pallotta, qui avait pris l’addition. Car 42 millions, « ça me semblait représenter beaucoup d’euros à l’époque ! », s’est amusé John W. Henry, propriétaire de Liverpool, dans le Wall Street Journal. Ah, oui : le déjeuner avait eu lieu à Boston, ville des nouveaux patrons de Liverpool et de la Roma, deux milliardaires ayant réussi dans la finance avant d’investir dans le sport.
En fin de compte, les Reds ont aussi fait une bonne affaire. Depuis le départ de Luis Suarez pour Barcelone, en 2014, un buteur était ce qu’il manquait au Liverpool de Jürgen Klopp. Daniel Sturridge n’avait jamais totalement convaincu, Philippe Coutinho ne pouvait jouer ce rôle.
A l’intersaison, le staff de Jürgen Klopp cherchait encore quelqu’un pour compléter l’attaque formée par les Brésiliens Roberto Firmino, Philippe Coutinho et le Sénégalais Sadio Mané. Julian Brandt, international allemand du Bayer Leverkusen, aurait dû être celui-là, avant de refuser par peur d’être trop souvent sur le banc. Cette année, il a marqué 11 buts, quatre fois moins que Salah, qui n’était que le second choix liverpuldien.
Par bonheur pour Liverpool, Klopp a compris que Salah pouvait être autre chose qu’un ailier. Il le laisse jouer en électron libre, repiquer au centre pour marquer ses buts caractéristiques, d’une pichenette par-dessus le gardien en coupant une passe plein axe ou en frappant dans la lucarne opposée.
Si Liverpool est, mercredi soir, le premier club européen à marquer au Stadio Olimpico cette saison, les romanistes auront probablement du mal à se consoler en se disant que les comptes du club ne sont plus dans le rouge.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Le Marocain Mustapha El Haddaoui a participé à deux Coupes du monde en Amérique du Nord, en 1986 et 1994.
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Entretien

Mondial 2026 : « Jouer au football en plein soleil au Mexique, ce n’est pas naturel »

Le Marocain Mustapha El Haddaoui a participé à deux Coupes du monde en Amérique du Nord, en 1986 et 1994.

Propos recueillis par                                            Alexis Billebault (contributeur Le Monde Afrique)




LE MONDE
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        Le 02.05.2018 à 13h56

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        Mis à jour le 02.05.2018 à 14h10






    
Mustapha El Haddaoui.
Crédits : Wikimedia Commons


L’ancien international marocain Mustapha El Haddaoui (56 ans, 38 sélections) est le seul joueur africain à avoir participé aux Coupes du monde au Mexique (1986) et aux Etats-Unis (1994), deux des trois pays (avec le Canada) qui se sont associés pour se porter candidats, face au Maroc, à l’organisation du Mondial 2026. L’ex-milieu de terrain des Lions de l’Atlas, qui en 1986 avait atteint les huitièmes de finale, se souvient de conditions de jeu particulièrement difficiles à Monterrey, Guadalajara, Orlando ou East Rutherford. Autant de villes retenues pour 2026. Les candidatures marocaine et nord-américaine seront départagées le 13 juin à Moscou.

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Vous avez participé à la Coupe du monde 1986 au Mexique. Pour des raisons de droits de retransmission, les matchs étaient programmés en pleine journée. En avez-vous souffert ?
Mustapha El Haddaoui Oui. Et aussi, dans certaines villes, de l’altitude. A l’époque, notre sélectionneur était le Brésilien José Faria et le préparateur physique s’appelait Jorvan Vieira. Ils connaissaient donc bien l’Amérique latine et le Mexique et n’ignoraient rien des conditions climatiques en juin-juillet. On devait jouer deux de nos trois matchs du premier tour à Monterrey et l’autre à Zapopan, dans la banlieue de Guadalajara, une ville située en altitude [1 600 m]. Le coach avait donc décidé de nous emmener pendant un mois à Monterrey pour notre stage. C’était compliqué pour nous, car c’était le ramadan. Faria avait donc prévu de nous faire jouer des matchs amicaux à des horaires comparables à ceux de la Coupe du monde. On s’entraînait à 7 heures du matin, parfois à 10 ou 15 heures.
Quelles étaient les principales difficultés rencontrées par les joueurs lors des matchs de phase finale ?
La sensation de soif. A l’époque, les arbitres n’interrompaient pas le jeu pour que les joueurs puissent se désaltérer. Alors on essayait d’aller boire un peu d’eau ou des boissons énergisantes dès qu’on pouvait se rapprocher du banc de touche. La chaleur, l’altitude et le taux d’humidité ont une influence évidente sur le jeu lui-même. Pour nous, joueurs marocains habitués à disputer des matchs en Afrique sous la chaleur, c’était déjà compliqué. Alors imaginez pour nos adversaires anglais, polonais, portugais et allemands… Ils souffraient beaucoup.
J’avais été frappé de voir des joueurs de très haut niveau, tels le Polonais Boniek, les Anglais Lineker, Hateley ou Barnes, ne pas avoir le rendement habituel. On voyait qu’ils essayaient de gérer leur effort et cela se ressentait sur le rythme des matchs. Mais ce qui m’avait le plus surpris, c’était de voir l’Allemand Hans-Peter Briegel, pourtant une force de la nature, lors du huitième de finale que nous avions perdu [0-1]. Il était vraiment en difficulté, il avait du mal à répéter les efforts, à faire les allers-retours. J’ai cru qu’il allait exploser !

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Aux Etats-Unis, en 1994, quels étaient les problèmes rencontrés par les joueurs ?
On devait jouer encore plus tôt, à midi ! Ce n’était pas habituel pour les joueurs. L’heure idéale pour jouer au football, c’est le soir. Mais là encore, pour des questions de droits télé, on devait jouer à midi, avec des températures qui pouvaient atteindre les 40 °C. Quand vous jouez à midi, c’est toute la préparation qui est chamboulée. Il faut se lever très tôt et prendre un petit-déjeuner adapté. Le sommeil est également perturbé. Il faut s’entraîner à midi pour s’adapter. En Europe, on ne fait quasiment jamais ça. En fait, en ajoutant les voyages et les matchs tous les trois jours, on est un peu déboussolé.
Les conditions que vous avez connues au Mexique et aux Etats-Unis sont-elles risquées pour la santé des joueurs ?
Pour limiter les risques, il faut que les joueurs soient vraiment très bien préparés. Jouer à midi en plein soleil au Mexique, sous des températures très élevées, ce n’est pas naturel. A partir du moment où les joueurs sont exposés à la chaleur et à l’humidité, ils sont obligatoirement obligés de gérer leurs efforts. Cela aura une influence sur le rythme des matchs et donc sur le spectacle. En 1986 et 1994, certaines rencontres manquaient franchement d’intensité.


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Figure du cyclisme du XXe siècle, l’Italien a sauvé de nombreux juifs pendant la seconde guerre mondiale. Un acte de bravoure qu’il a toujours gardé secret. Il vient de se voir attribuer la nationalité israélienne à titre posthume.
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Le silence du Juste Gino Bartali

Figure du cyclisme du XXe siècle, l’Italien a sauvé de nombreux juifs pendant la seconde guerre mondiale. Un acte de bravoure qu’il a toujours gardé secret. Il vient de se voir attribuer la nationalité israélienne à titre posthume.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 13h06
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 17h09
    |

            Philippe Ridet (Florence, envoyé spécial)








                        



                                


                            
L’Etat d’Israël, qui organise le départ du Tour d’Italie, vendredi 4 mai, a attribué mercredi à Gino Bartali, l’ancien cycliste italien, la citoyenneté israélienne à titre posthume. Ce geste rarissime fait suite à la reconnaissance par le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem de son statut de « Juste parmi les nations », pour avoir aidé à sauver de nombreux juifs durant la seconde guerre mondiale. A cette occasion, nous republions un reportage publié en 2013 sur cette histoire longtemps demeurée secrète.

C’est tout lui… Déjà parti quand pleuvent les honneurs, se laissant tresser de nouvelles couronnes de laurier qui s’ajoutent à celles conquises dans la poussière des routes. « Le bien, disait-il, on ne le fait pas pour le crier sur les toits. »
Il n’était pas là lorsque, en marge des championnats du monde sur route en 2013, l’ambassadeur d’Israël en Italie remettait au maire de Florence, Matteo Renzi, le document officiel distinguant ce « Juste parmi les nations ». Gino Bartali, né à Ponte a Ema le 18 juillet 1914, vainqueur de deux Tours de France (1938, 1948) et de trois Tours d’Italie (1936, 1937, 1946). Tout comme il était absent lorsque le président de la République Carlo Azeglio Ciampi lui décerna, en 2005, la Médaille d’or du mérite civil, la plus haute distinction italienne. Gino Bartali est mort le 5 mai 2000 d’une attaque cardiaque. Le cœur, encore et toujours.
Pour les Italiens, il fut d’abord « Gino le Pieux ». Le Toscan priait sur la ligne de départ, priait en course, priait encore sur le podium, remerciait la Madone et tous les saints des victoires remportées par dizaines. Pendant ce temps, le Piémontais Fausto Coppi (1919-1960), son cadet et son plus grand rival, qui lui disputait l’admiration de ses compatriotes (deux Tours de France et cinq Giro), embrassait Giulia Occhini, cette mystérieuse « Dame blanche » qui n’était pas son épouse.
A l’époque, le premier représente l’Italie...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Grâce aux progrès de la biologie de synthèse, la start-up californienne a créé une soie d’araignée et un cuir « animal free », qui ne nécessite le sacrifice d’aucun animal.
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Bolt Threads réinvente la soie et le cuir

Grâce aux progrès de la biologie de synthèse, la start-up californienne a créé une soie d’araignée et un cuir « animal free », qui ne nécessite le sacrifice d’aucun animal.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 11h53
    |

            Chloé Hecketsweiler








                        



                                


                            

Depuis quelques jours les visiteurs du Victoria and Albert Museum, à Londres, peuvent admirer une pièce symbolisant le futur de la mode : un sac fabriqué dans un « cuir » qui n’a nécessité le sacrifice d’aucune vache ni d’aucun autre animal. Dessiné par la styliste anglaise Stella McCartney – qui refuse d’utiliser du cuir dans ses collections –, cette déclinaison de son modèle Falabella a été réalisée avec un matériau à base de racines de champignon (mycélium).
Ce modèle d’exposition ne sera pas commercialisé, mais Bolt Threads, la start-up californienne à l’origine de ce « cuir » qui a pour nom « Mylo », a annoncé pour juin le lancement d’un modèle maison. L’an passé, sa première création avait déjà fait le buzz, avec une magnifique robe jaune d’or tissée dans une soie d’araignée issue de levures génétiquement modifiées, présentée au MoMA, le musée d’art moderne de New York.
Surfant sur les progrès de la biologie de synthèse, la société ambitionne de créer des textiles dérivés de micro-organismes, et non plus du pétrole ou des animaux. Le marché est immense : 90 milliards de dollars (74 milliards d’euros) pour les fibres synthétiques et près de 100 milliards pour le cuir. Pour financer ce pari, Bolt Threads a déjà empoché plus de 200 millions de dollars.
Gènes de synthèse
« Nous capitalisons sur 4 milliards d’années d’évolution de la vie sur cette planète pour fabriquer des produits que nous utilisons tous : des vêtements, des accessoires. Ce n’est que le premier volet de notre histoire », s’enthousiasme Dan Widmaier, cofondateur de Bolt Threads, en 2009, avec deux amis rencontrés sur les bancs de l’université de San Francisco. « Nous voulons faire de meilleurs matériaux pour un monde meilleur », poursuit ce docteur en biochimie.
Située à Emeryville, en face de San Francisco, la start-up évoque davantage un laboratoire pharmaceutique qu’un atelier de filature ou de tannage. De part et d’autre d’un long couloir...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Avant de briguer un triplé européen historique avec le Real Madrid, « Zizou » a surmonté sa première crise sur le banc.
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Zinédine Zidane, en Ligue des champions comme chez lui

Avant de briguer un triplé européen historique avec le Real Madrid, « Zizou » a surmonté sa première crise sur le banc.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 06h50
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 09h17
    |

            Rémi Dupré








                        



   


Et Zinédine Zidane serra le poing avant de manifester son soulagement. L’écran géant du stade Santiago-Bernabeu indiquait alors la sixième minute du temps additionnel et l’entraîneur français du Real Madrid, d’un calme olympien jusqu’ici, pouvait enfin fendre l’armure. Dans une atmosphère irrespirable, les Merengue de l’ex-n°10 des Bleus ont réussi, mardi 1er mai, à éliminer les Allemands du Bayern Munich et à se hisser en finale de la Ligue des champions pour la troisième fois d’affilée. « Ce fut compliqué pour mon cœur », a-t-il reconnu, dans un sourire, après la rencontre.

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Celui qui a apporté au club espagnol sa undécima (onzième) victoire dans la compétition, en 2016 à Milan, puis sa duodécima (douzième), en 2017 à Cardiff, tentera de lui offrir, le 26 mai à Kiev, sa decimotercera (treizième) couronne. Dans la capitale ukrainienne, le Real pourrait retrouver Liverpool, quintuple vainqueur de l’épreuve, qui était en ballottage favorable (victoire 5-2 au match aller) avant son déplacement, mercredi, sur la pelouse de l’AS Roma.
La bravoure du Bayern n’a pas changé la donne : en vertu de son succès (2-1), acquis six jours plus tôt en Bavière, le club madrilène est parvenu à s’extraire des demi-finales malgré le nul anxiogène (2-2) concédé dans son antre. Grâce au doublé inscrit par son compatriote et protégé Karim Benzema et à une décision arbitrale contestée (une main non sifflée du Brésilien Marcelo dans sa surface), Zidane, 45 ans, est sorti gagnant de son duel de haut vol avec l’entraîneur et vétéran allemand Jupp Heynckes (72 ans).

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En passe d’égaler Ancelotti
En vingt-huit mois d’exercice seulement, le Marseillais rejoint des figures du métier, Fabio Capello (1993, 1994, 1995 avec le Milan AC) et Marcello Lippi (1996, 1997 et 1998 avec la Juventus), seuls entraîneurs de l’histoire à disputer trois finales consécutives de Ligue des champions. Avant même la finale de Kiev, il a déjà fait mieux : les deux Italiens, dans leur trilogie respective, n’en ont remporté qu’une. Après la qualification, Zidane a rappelé une évidence : « Ce n’est pas normal d’être en finale pour la troisième fois d’affilée. »
Déjà sacré en 2014, lorsqu’il officiait sur le banc madrilène comme adjoint de Carlo Ancelotti, Zidane pourrait, en cas de triomphe à Kiev, égaler son ancien mentor, trois fois vainqueur du tournoi (2003, 2007, 2014), ainsi que l’Anglais Bob Paisley, sacré sur le banc de Liverpool en 1977, 1978 et 1981. Si d’aventure il soulevait encore le trophée, « ZZ » deviendrait le premier technicien à être couronné trois fois de suite.
Pour dire les choses simplement : le Real Madrid, sous Zidane, n’a jamais été éliminé en Ligue des champions. Il a accompli cette prouesse sans transfert faramineux et, chose anachronique, avec un 11 titulaire presque inchangé depuis sa première finale européenne ; même si, de plus en plus fréquemment, deux des trois membres du trident d’attaque surnommé « BBC », Gareth Bale et Karim Benzema, débutent sur le banc au profit des Espagnols Isco et Lucas Vasquez.
« Des entraîneurs plus compétents, il y en a à la pelle », a osé clamer Zidane, pourtant bardé de diplômes et de titres, avant la réception du Bayern. Doit-on y voir de la fausse modestie ou du sarcasme alors que l’ex-milieu du Real (2001-2006) – dont la sublime reprise de volée avait offert la Ligue des champions aux « Galactiques » en 2002 – fait désormais partie des entraîneurs les plus couronnés du Vieux Continent ?

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Vitrine de l’institution madrilène, adulé par les socios, les supporteurs-actionnaires du club, « Zizou » peut d’autant plus savourer cette énième épopée européenne qu’elle vient égayer une saison morose sur la scène espagnole. Couvé par son « père spirituel » Florentino Pérez, le puissant patron du Real dont il fut le conseiller zélé et directeur sportif, le Français a rapidement fait une croix sur sa couronne en Liga, acquise au printemps 2017 et tout juste récupérée par le FC Barcelone.
A quatre journées du terme de la saison, les Merengue errent à la troisième place du championnat, à quinze points du leader catalan et à quatre unités de son dauphin, l’Atlético Madrid. Cet hiver, Zidane a battu sa coulpe alors que ses joueurs traversaient une période sombre, marquée par l’élimination en quarts de finale de Coupe du roi par la modeste équipe de Leganés.
Une sortie de crise réussie
« Il ne reste plus que la Ligue des champions au Real cette saison, disait alors un proche du vestiaire madrilène. Jusqu’ici, Zidane bénéficie de la confiance des dirigeants. Mais on sait que tout peut aller très vite au club. » Sur la sellette, l’entraîneur a poli son image de grand frère du vestiaire pour sortir de la crise. Très proche de son groupe, il a multiplié les entretiens individuels pour remobiliser ses cadres et serrer les rangs. Un climat d’union sacrée règne depuis au sein de la « Maison blanche ».

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Zidane a également rallongé les séances d’entraînement, axant sa préparation sur les courses, l’endurance et l’impact dans les duels et le travail défensif. Outre son fidèle adjoint David Bettoni, rencontré au centre de formation de l’AS Cannes au début des années 1990, il s’appuie sur son préparateur physique, Antonio Pintus. Connu pour ses méthodes musclées et éprouvantes, l’Italien connaît bien Zidane pour l’avoir fait souffrir sur les pelouses, de 1996 à 1998 à la Juventus Turin.
Le déclic est intervenu face au Paris-Saint-Germain, en huitièmes de finale de Ligue des champions. Au match aller, les choix tactiques et le management de « ZZ » désarçonnent son homologue Unai Emery, guère inspiré dans ce domaine et battu (3-1) sur le fil à Bernabeu. Au Parc des Princes, le Real étend sa toile et enterre avec maîtrise les ambitions européennes du PSG. En quarts, la capacité de Zidane à s’adapter à l’adversaire, à modifier ses schémas de jeu et à lancer ses jeunes talents (Isco, Marco Asensio) contribue à écarter l’expérimentée Juventus. La gestion de Cristiano Ronaldo, buteur attitré du Real et régulièrement ménagé, est aussi à mettre au crédit de l’entraîneur madrilène : à 33 ans, le Portugais est une fois encore le meilleur buteur de la compétition, avec 15 réalisations.

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« L’ADN de ce club, c’est de ne rien lâcher jusqu’à la dernière minute », a rappelé Zidane mardi soir, enclin à incarner cette « culture de la gagne » chère au Real. Sous contrat jusqu’en 2020, conforté par ses dirigeants, Zidane a confirmé qu’il souhaitait poursuivre sa mission à Madrid la saison prochaine. Quel que soit le dénouement de la finale de Kiev, son avenir immédiat est donc tout tracé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les Madrilènes disputeront une troisième finale le 26 mai face au vainqueur de Roma-Liverpool. Le Real s’est qualifié mardi grâce à un match nul contre le Bayern (2-2).
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Ligue des champions : le Real répond encore présent au rendez-vous de la finale

Les Madrilènes disputeront une troisième finale le 26 mai face au vainqueur de Roma-Liverpool. Le Real s’est qualifié mardi grâce à un match nul contre le Bayern (2-2).



Le Monde
 |    01.05.2018 à 23h09
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 23h26
   





                        



   


Bousculé et malmené, le Real Madrid a encore décroché sa place en finale. Cela commence à rassembler à une habitude. Les Madrilènes vont en effet jouer une troisième finale de Ligue des champions d’affilée : avec deux buts de Benzema, le double tenant du titre a résisté au Bayern Munich (2-2) mardi 2 mai dans une folle demi-finale retour.Et voilà les Madrilènes aux portes d’un triplé historique, inédit depuis… le Bayern de 1974 à 1976.
Qualifié grâce à sa victoire 2-1 à l’aller, le Real a souffert au stade Santiago-Bernabeu.

Pourtant, Joshua Kimmich avait rapidement ouvert le score (3e). Mais Benzema a égalisé d’une tête puissante (11e), puis donné l’avantage au Real en profitant d’une grossière erreur du gardien allemand, Ulreich, pour marquer dans la cage vide (46e).
Voilà de quoi faire taire les critiques récurrentes de la presse espagnole à l’encontre de l’attaquant, toujours mis à l’écart des Bleus. Et de quoi confirmer aussi la bonne habitude prise par Benzema d’apparaître dans les grands rendez-vous, et notamment les demi-finales de C1 : but en 2014 face au Bayern, dribble d’anthologie la saison passée contre l’Atletico.

Et même si James Rodriguez, ancien Madrilène, a marqué le but de l’espoir (63e), la défense merengue a tenu bon dans l’apnée d’une fin de match irrespirable, marquée par les multiples parades du gardien Keylor Navas.

Zinédine Zidane estimait ce week-end qu’il était un peu tôt pour donner son nom à l’âge d’or que vit le Real. Pourtant, les faits sont là : avec « ZZ » comme entraîneur adjoint en 2014, puis comme entraîneur principal depuis 2016, le club merengue reste sur quatre finales de C1 en cinq ans, dont trois d’affilée, comme la Juventus entre 1996 et 1998.
Le 26 mai à Kiev, l’équipe de Zidane se posera en favorite soit contre Liverpool, soit contre l’AS Rome, pour tenter de décrocher la « Decimotercera », la 13e C1 de son histoire, un record absolu. Les 30 dernières minutes n’ont été que souffrance pour le Real après le but d’un James qui s’est aussitôt excusé devant son ancien public (63e).

Et sans le Costaricien Navas (74e, 80e, 90e), un autre mal-aimé de la presse espagnole, le Bayern aurait bien pu arracher la qualification… Mais les Bavarois ont été trop maladroits, et c’est le Real, « roi d’Europe » comme l’a chanté le Bernabeu au coup de sifflet final, qui jouera la finale. Comme à son habitude.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Vainqueurs 2 à 1 à l’aller en Bavière, les Madrilènes, grâce à un doublé de Benzema, ont tenu le choc au retour pour se qualifier pour une troisième finale consécutive.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Vainqueur (2-1) lors du match aller face au Bayern Munich, le Real Madrid peut entrer dans l’histoire en se qualifiant pour une troisième finale d’affilée.
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Le Real Madrid de Zidane vise une troisième finale de rang en Ligue des champions

Vainqueur (2-1) lors du match aller face au Bayern Munich, le Real Madrid peut entrer dans l’histoire en se qualifiant pour une troisième finale d’affilée.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 14h49
   





                        



   


Le Real Madrid de Zinédine Zidane, fort de sa victoire (2-1) à l’aller à Munich contre le Bayern en demi-finale de Ligue des champions, peut entrer mardi dans l’histoire en se qualifiant pour une troisième finale d’affilée, exploit inédit au XXIe siècle. Quel qu’il soit, le vainqueur du duel entre ces deux titans du football européen se posera en favori de la finale du 26 mai à Kiev, contre Liverpool ou la Roma, deux équipes que l’on n’attendait pas forcément à ce niveau-là.
Pour les Espagnols, il s’agit de faire fructifier leur avance sans répéter l’erreur du quart de finale contre la Juventus, où ils avaient failli passer à la trappe, battus (3-1) à domicile après avoir pourtant remporté l’aller (3-0) à Turin. « Nous devons réussir un match énorme, dans tous les sens du terme, a prévenu Zidane. Il va falloir se battre comme jamais pour passer. Nous sommes prêts, nous avons une détermination que nous n’avons jamais eue. »
Ronaldo et Lewandowski attendus
« ZZ » devra très probablement se passer de son meneur offensif Isco et à coup sûr de son latéral Dani Carvajal. Mais Cristiano Ronaldo sera bien là, et sans doute désireux de faire oublier le match aller où, sevré de ballons, il n’a pas marqué pour la première fois depuis onze matchs en Ligue des champions.
Au Bayern, deux joueurs majeurs feront défaut : le défenseur central Jérôme Boateng, et l’ailier Arjen Robben, tous les deux blessés aux adducteurs. Le buteur bavarois Robert Lewandowski a été lui mis au défi par les médias et par les consultants, après un match aller transparent : « Tous les regards sont tournés vers lui. Pour retourner un 1-2 en demi-finales de Ligue des champions à Bernabeu, le Bayern a besoin d’un Lewandowski de gala », a lancé Christoph Metzelder, ancien du Real Madrid (2007-2010) et aujourd’hui consultant influent sur Sky.
Pour passer, le Bayern devra réussir le match parfait, mais le scénario de mercredi dernier lui permet d’espérer. « Nous avons montré que nous pouvions nous créer des occasions, maintenant il faut les utiliser mieux, il faut avoir faim », a lancé le capitaine allemand Thomas Müller. « Nous venons à Madrid pour saisir notre chance, a renchéri son coach Jupp Heynckes. Nous savons que nous jouons contre le double tenant du titre mais mon équipe est capable de se surpasser dans de tels matchs, et en football, on peut déplacer des montagnes. »
Les faiblesses défensives de Madrid
Avec un but d’avance et à domicile, Madrid est évidemment favori, mais devra surtout se méfier de ses propres démons : ses deux derniers matchs de Ligue des champions ont mis en lumière de grosses faiblesses défensives, que le Bayern espère enfin exploiter. Après les trois buts encaissés contre la Juventus, les Madrilènes ont de nouveau concédé un nombre incroyable d’occasions la semaine dernière à Munich, que seule la maladresse des attaquants Bavarois a empêché de convertir en buts.
« Nous aurions pu gagner 7-2 » avait lancé à chaud, quelques secondes après le coup de sifflet final, le latéral Joshua Kimmich, auteur de l’unique but allemand. Son équipier Niklas Süle, qui remplacera mardi Jérôme Boateng, blessé, en défense centrale, avait lui estimé que la défense du Real « était à la rame sur chaque centre et sur chaque balle longue ». Mais le Real ne serait pas double champion d’Europe s’il n’avait pas un peu de chance, et surtout une capacité hors du commun de bien gérer ses moments faibles, pour mieux poignarder ses adversaires dès que l’occasion se présente.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Les ligues sportives ont cédé massivement à la tentation du superlatif. Quitte à aboutir à des dénominations absurdes quand plus personne ne veut apparaître comme de second rang.
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Football : les ligues inférieures se rêvent en première classe

Les ligues sportives ont cédé massivement à la tentation du superlatif. Quitte à aboutir à des dénominations absurdes quand plus personne ne veut apparaître comme de second rang.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 13h09
   





                        



   


C’est l’histoire de compétitions sportives qui ne veulent plus être classées. De divisions inférieures qui n’osent dire leur nom. Du sport moderne et de son injonction paradoxale : hiérarchiser mais ne surtout pas dévaloriser. C’est une histoire contemporaine qui, à force de ménager la chèvre et le chou, de manier l’euphémisme et le superlatif, mêle le rationnel et l’absurde.
Dans sa forme la plus aboutie, le spectacle sportif vend — fort cher — l’excellence. Public, médias et sponsors sont prêts à payer, mais à condition d’avoir la certitude qu’il s’agit de « la crème de la crème » (comme disent les Anglais). Problème : le sport repose sur une structure pyramidale ; pas de spectacle majeur sans ligues mineures ; pas de championnat professionnel sans catégories semi-professionnelles et amateurs. Il n’y a pas de meilleurs sans moins bons, mais plus grand monde ne veut les voir, alors qu’ils ont également besoin de public, de médias et de sponsors pour développer des moyens de prospérer et de fournir l’élite.
Il faut appartenir au moins à la troisième ou à la quatrième série pour accepter d’être numéroté 2 ou classé B sans se sentir dévalorisé.
Le football, qui a parallèlement commencé la transformation de ses stades, de ses règles et de ses supporteurs, a trouvé une parade en modifiant les noms de ses compétitions. Le nouveau terme doit être valorisant, quitte à tricher un peu sur la marchandise. Impossible désormais pour les catégories inférieures de porter un nom reflétant clairement leur position. C’est le règne du « first », du « gold », du surclassement en Premium pour tous. Il faut appartenir au moins à la troisième ou à la quatrième série pour accepter d’être numéroté 2 ou classé B sans se sentir dévalorisé.
Lorsque le développement du sport a imposé la création de plusieurs catégories de niveaux différents, la densité s’est développée par le bas. On ajouta une ligue B, puis C, etc. Cet ordre ancien a été remis en question au début des années 1990 lorsque les clubs professionnels se sont désolidarisés du monde amateur et ont manifesté leur volonté de s’auto-organiser pour générer davantage de revenus. Coincées entre le marteau et l’enclume, les ligues inférieures professionnelles durent se battre pour exister.
Le modèle anglais
Les Anglais ont titré les premiers. En 1992, la Premier League a remplacé la First Division, laquelle a pris la place de la Second Division, qui a elle-même chassé la Third Division. Ce jeu de domino a de nouveau été bouleversé en 2004 par l’apparition du Championship (2e division). Depuis, le premier niveau anglais s’appelle Premier League, le deuxième niveau Championship, le troisième... League One, le quatrième League Two. La National League est le cinquième niveau, le premier non professionnel.
Le modèle anglais a rapidement été copié, en Ecosse ou en Belgique, où cohabitent pas moins de trois premières divisions. En Turquie, la Süper Lig est un peu plus super que la 1re Lig, qui est tout de même très bien. Aux Pays-Bas, la troisième division s’appelait jusqu’en 2016 la Top Klasse (pas besoin de traduire).
Dans le football italien, derrière les Serie A et B, les Serie C et D sont devenues en 2008 Lega Pro 1 et 2. Ce qui ne les empêche pas d’enchaîner les faillites.
Au niveau européen, la Ligue des champions — qui ne comptait que dix-sept champions sur trente-deux équipes en début de saison — et l’Europa League, terme neutre, ont remplacé les anciennes coupes d’Europe. Le public et les médias les surnommaient C1 (Coupe des clubs champions), C2 (Coupe des vainqueurs de coupe) et C3 (Coupe de l’UEFA), ce qui exprimait une hiérarchie qui existait de fait.
« Donner de la valeur à la ligue E ou F a pour conséquence de donner encore plus de valeur aux ligues supérieures. »
Professeur de sociologie du sport à l’Institut des sciences du sport de l’université de Lausanne (Issul), Fabien Ohl comprend bien la logique derrière ces mutations. « Le classement sportif est l’élément central de ce qui détermine la valeur dans cet espace social qu’est le sport, souligne-t-il. C’est le bien le plus précieux de ce milieu. Il permet d’obtenir de l’audience, de vendre des images, des billets, des vêtements, etc. En conséquence, c’est un bien qu’il faut absolument préserver et valoriser. »
Mais pourquoi valoriser toutes les compétitions ? « Partir d’une ligue A et descendre jusqu’à des ligues E ou F, c’est dévaloriser les derniers classés et faire penser qu’un seul classement a de la valeur, répond Fabien Ohl. Au contraire, donner de la valeur à la ligue E ou F a pour conséquence de donner encore plus de valeur aux ligues supérieures. »
« L’effet psychologique est réel »
En France, les deux principales divisions professionnelles sont devenues ligues pour se fixer sur les standards internationaux mais sont restées 1 et 2. En dessous, la D3 est devenue National 1 en 1993, puis simplement National. En dessous, l’appellation « National 2 » est un double mensonge puisqu’il s’agit du quatrième niveau et qu’il n’est pas national, car divisé en quatre poules régionales.
Le cabinet néerlandais Hypercube a déjà collaboré avec l’UEFA et plusieurs ligues européennes sur la refonte marketing de compétitions.
« Le nom de la ligue n’a jamais été un point important de discussion, assure son consultant Kasper van Vliet.  Les gens veulent tous être les meilleurs de quelque chose. Et être le meilleur de la Promotion League 1 procure un autre sentiment que dominer la troisième division. Est-ce pertinent ? Oui, car l’effet psychologique est réel. Est-ce efficace ? Difficile à dire, il faudrait étudier cela de manière plus approfondie. »
Reste à comprendre le sens de tout cela. Admettons le recours systématique à l’anglais, la langue du marketing. Mais pourquoi plus personne ne supporte-t-il d’habiter l’étage du dessous ? Il fut un temps où les films de série B avaient un certain charme, et même un charme certain. Une catégorie inférieure fait-elle de vous un être inférieur ?
« Dans un monde de l’excellence, les deuxièmes ont mauvaise presse et il est difficile pour un sponsor d’y accoler son nom, sourit l’ethnologue français Christian Bromberger, auteur de plusieurs travaux sur le football. Zlatan Ibrahimovic déclarait: “Etre deuxième, c’est comme être dernier.” Cela fait penser au cas des départements français dont le nom comportait l’adjectif “bas” (Basses-Alpes, Basses-Pyrénées), autrement dit Alpes, Pyrénées de deuxième classe. Dans les années 1970, on les a rebaptisés Alpes de Haute-Provence, Pyrénées-Atlantiques. »
Pour le sociologue Fabien Ohl, « le marketing rend nécessaire un changement d’appellation, mais l’explication est surtout sociale, elle réside dans la nécessité d’entretenir la croyance dans la valeur des classements et de toute l’économie financière, politique et symbolique qui y est liée. Si le classement sportif est si important, c’est que les personnes et équipes classées représentent très souvent des groupements sociaux, des pays, des villes, des régions, mais aussi des identités sexuées, d’âge ou même de style de vie. » Dis-moi comment s’appelle ta ligue, je te dirai qui tu es.
Laurent Favre 
(Article publié le 05 avril 2018 dans Le Temps)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ 24,38 m, soit l’équivalent d’environ 9 étages. C’est la taille du monstre d’eau qu’a dévalé le Brésilien Rodrigo Koxa, surpassant de 61 cm le précédent record.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les sifflets des supporteurs du PSG à l’encontre de leur joueur Thomas Meunier, coupable à leurs yeux d’avoir « liké » une photo des fans du rival marseillais, n’ont rien de honteux, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Football : le PSG, le « respect » et les ultras

Les sifflets des supporteurs du PSG à l’encontre de leur joueur Thomas Meunier, coupable à leurs yeux d’avoir « liké » une photo des fans du rival marseillais, n’ont rien de honteux, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 14h26
   





                        



   


Chronique. Encore une fracture au PSG, mais celle-ci ne concerne pas Neymar, ni même une cheville plus quelconque de l’effectif. C’est d’ailleurs une vieille blessure qui se réveille, entre les joueurs et les supporteurs. En cause, le latéral parisien Thomas Meunier, coupable d’avoir « liké » la photo d’un (très beau) tifo marseillais déployé au Stade-Vélodrome jeudi 26 avril.
Ce clic infinitésimal a vite été repéré et répercuté, suscitant la colère d’une partie des supporteurs parisiens, pour lesquels ce genre de fantaisie, sur fond de rivalité bien connue avec l’OM, n’est pas acceptable et témoigne d’un « manque de respect » envers le club et eux-mêmes. A toute indignation, sa contre-indignation : cette réaction a à son tour suscité une vague de réprobation contre ces supporteurs intolérants.
« Honteux » ou « salutaire » ?
Le joueur s’est exprimé sur Instagram, assurant de son engagement et dénonçant « l’irrespect et la médiocrité des propos tenus à [son] égard ces derniers jours ». Dimanche soir lors de PSG-Guingamp, l’entrée en jeu du joueur ayant été sifflée par une partie du public, les commentateurs de Canal+ y sont allés de leurs propres déplorations : « On se demande dans quelle société on vit. (…) Le type, il a “liké” des trucs sur les réseaux sociaux et ça engendre des comportements limite haineux », a regretté Eric Carrière. « Barbares », a complété Stéphane Guy.

    La passion, l'implication et le respect des valeurs humaines et professionnelles que je mets dans mon travail sont aussi importantes que celles qui m'alimentent en tant que père. Des valeurs qui lui servent d'exemples et que j'essaye de vous montrer tous les week-ends sur les terrains. L' irrespect et la médiocrité des propos tenus à mon égard ces derniers jours me montrent clairement les limites de certains supporters à ne faire qu'UN dans un club où beaucoup de choses ont changé à vitesse grand V ces dernières années. Étant étranger, fan de football dans sa globalité et surtout joueur du Paris Saint-Germain, sachez que mon implication et ma passion vous sont dévouées à 1000% et le fait d'aimer ce qui se fait ailleurs en France ne doit en AUCUN cas remettre en question le respect et l'envie que j'ai de me battre pour les rouges et bleus. Sur ce... #TÔTOUTARD #ICICESTPARIS Une publication partagée par  Meunier Thomas 💏👨‍👩‍👦‍👦 (@thomas12meunier) le 28 Avril 2018 à 3 :32 PDT 

« Honteux » pour les uns, le comportement des ultras a été jugé « salutaire » par d’autres. Faut-il absolument prendre parti en participant à l’escalade des postures moralistes ?
D’un point de vue extérieur au supportérisme, le petit cœur attribué par Thomas Meunier à une image de tribune marseillaise relève d’une sorte d’élégance ou de fair-play très sportif, consistant à féliciter un rival pour une belle réalisation. D’autant que, s’agissant d’une simple image et d’un dérisoire « j’aime », on est très loin d’une provocation. Dès lors, les réactions outragées ne peuvent résulter que d’une lamentable étroitesse d’esprit.
Extrême sensibilité
Pour autant, le feuilleton des « dérapages » de footballeurs sur les réseaux sociaux a été suffisamment alimenté pour que les plus exposés d’entre eux, dans des clubs très médiatiques, n’ignorent pas les risques d’un exercice dans lequel rien n’est anodin. On peut regretter que les esclandres déclenchés au moindre incident conduisent à une énième mise sous tutelle de la communication des joueurs et à une plus grande hypocrisie. Mais Karim Benzema sait ce qu’il fait quand il « like » un montage parodique moquant Olivier Giroud ou Didier Deschamps.
Les joueurs sont également bien placés pour connaître la sensibilité de leurs supporteurs les plus fervents. Or la saison parisienne a été émaillée d’incidents qui ont mis en cause le manque de considération de plusieurs joueurs pour le club. Le comportement de Neymar Jr a particulièrement creusé cette plaie – depuis le « penaltygate » jusqu’à la gestion en soliste de sa blessure.



Justement, une photo postée par le Brésilien sur Instagram, le 15 avril, a indiqué qu’il jouait au poker en ligne pendant que ses partenaires obtenaient le titre de champion de France face à l’AS Monaco (7-1). Son compatriote Dani Alvès n’a, pour sa part, pas craint d’évoquer le plaisir qu’il aurait à rejouer à Barcelone. Désinvoltures bénignes ou coupables ?
Le « respect », monnaie des supporteurs
Si les supporteurs exigent des joueurs une allégeance totale aux symboles de leur club, c’est aussi pour résister (un peu désespérément) à l’évolution exactement inverse : les footballeurs professionnels sont de moins en moins attachés au maillot. Peut-on les en tenir pour responsables ? Le marché des transferts en a fait des mercenaires, et les clubs en ont fait des actifs spéculatifs.
Mais en dépit du lien de plus en plus délétère avec leurs couleurs, il leur est demandé une paradoxale exemplarité dans leur engagement sur le terrain et en dehors. Personne n’est dupe, mais c’est le jeu à jouer. « Contrairement à vos contrats, le respect n’est pas négociable », a résumé une banderole au Parc des Princes. Le respect, c’est cette monnaie très virtuelle avec laquelle les supporteurs veulent être payés (de retour).

Le message du @Co_Ultras_Paris semble clair : « Respectez l’institution @PSG_inside ou cassez-vous ! » 🔵🔴🔵 #PSGEAG pic.twitter.com/FEiT3HKDci— Jonathan Bensadoun (@bensjonathan) 29 avril 2018 

Ce genre de débat se reproduit à chaque moment d’incompréhension entre les joueurs et les supporteurs, par exemple lorsqu’un des premiers est transféré chez un rival et ainsi considéré comme un « traître » par les seconds. On doit simplement voir dans cette dramatisation le symptôme de la tension entre deux logiques parfaitement contradictoires : d’un côté un attachement inconditionnel, de l’autre l’indifférence propre à un statut de valeurs mobilières. Ne pas comprendre les réactions des supporteurs en pareil cas, c’est ne pas bien savoir ce qu’est un supporteur.
Jérôme Latta



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.
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Sportifs, attention aux pics polliniques

Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h48
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Les concentrations de pollens de bouleau ont atteint ces derniers jours des records, notamment dans le nord du pays. Des niveaux jamais atteints depuis 1993 en Ile-de-France, comme l’a fait savoir le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les personnes allergiques et asthmatiques. Rappelons que l’asthme touche 4 millions de personnes en France. Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.
Si le sport – on vous l’a déjà dit au fil de ces chroniques – a des effets positifs sur la santé, et évidemment pour les personnes allergiques, ne faut-il pas ­limiter la pratique sportive lors des pics polliniques ? « Il faut l’adapter », répondent les allergologues.
Tôt le matin ou tard le soir
Ils sont unanimes : il n’est pas conseillé de courir en plein air lors d’un pic de concentration de pollens. En effet, « la surventilation entraînée par la course fait que l’on inhale cinq à dix fois plus de pollens », explique l’allergologue Pierrick Hordé. Les symptômes (rhinite, conjonctivite, asthme…) peuvent s’amplifier, jusqu’à aller vers une crise allergique. Il n’est donc pas conseillé de faire du sport à l’extérieur, sauf tôt le matin ou tard le soir, lorsque les concentrations sont moins fortes, surtout lorsqu’il a plu, car les pollens sont à terre.
Lors des pics, mieux vaut avoir son bronchodilatateur à portée de main, prendre des antihistaminiques, mettre des lunettes de soleil, un chapeau, pour éviter que les pollens se déposent dans les cheveux et ensuite sur l’oreiller – le mieux est de prendre une douche le soir.
Autre sport à éviter : la natation dans les piscines. Présent dans l’eau de la plupart des piscines, le chlore, mélangé aux matières azotées apportées par les baigneurs (sueur, urines, cosmétiques…), produit des chloramines, gaz irritants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la guerre Aulas-Eyraud et à la qualification de l’OL féminin en finale de Ligue des champions. La preuve par Le Monde. fr.
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L’accident de Grosjean, l’hommage à Norman..., ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la guerre Aulas-Eyraud et à la qualification de l’OL féminin en finale de Ligue des champions. La preuve par Le Monde. fr.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 21h02
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h10
    |

                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, les présidents de l’Olympique de Marseille et de l’Olympique lyonnais s’écharpent par média interposé.

   


Oui, l’OL féminin s’est encore qualifié pour la finale de la Ligue des champions.

   


Oui, il y aura trois clubs français dans la finale à quatre de la Ligue des champions de handball.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois commandements du week-end
Au ralenti, dans le mur tu iras

   


Si les habitants de Bakou ont eu la bonne idée de mettre le nez à leur fenêtre pour voir quelle était l’origine de tout ce boucan dans les rues de leur ville, ils n’ont pas dû être déçus. Le Grand Prix d’Azerbaïdjan a réservé à ses spectateurs un joli catalogue de péripéties, qui a abouti à la victoire de Lewis Hamilton, dont les mots à la radio en fin de parcours résument bien l’ambiance de la course : « Les gars, je crois que la chance était de notre côté aujourd’hui. »

Elle n’était certainement pas du côté des RedBull puisque Max Verstappen et Daniel Ricciardo, coéquipiers, se sont percutés à dix tours de l’arrivée, provoquant leur double abandon sur ce quatrième grand prix de la saison et l’entrée en piste de la « safety car » qui a rebattu toutes les cartes.
Elle n’était pas non plus du côté de Valterri Bottas, premier à trois tours de l’arrivée mais qui a crevé, la faute à l’un des nombreux débris qui traînaient sur la piste après plusieurs accrochages.
Elle n’était pas enfin du côté de Romain Grosjean. Le malheureux a foncé dans un mur alors qu’il roulait au pas, derrière la«  safety car ». Le pilote français zigzaguait tranquillement pour faire chauffer ses pneus, quand ses roues se sont bloquées. Accident, fin de course et aucune blessure autre que celle à l’ego après cette scène, il faut l’avouer, un peu ridicule. Après la course, le pilote a expliqué avoir heurté un interrupteur alors qu’il faisait chauffer ses pneus. « Cela fait du mal et je veux m’excuser auprès de l’équipe. Nous étions en train de faire une course incroyable, en étant 6e après être partis derniers. »

À l’arrivée, Lewis Hamilton remporte sa première victoire de la saison, la 63e de sa carrière. Le pilote britannique prend également la tête du classement des pilotes après ce succès un peu inespéré.
Avec une seule main tu joueras

   


Shaquem Griffin est un monstre physique de 22 ans, qui pèse 103 kg pour 1,83 m et qui vient d’être sélectionné par l’équipe de Seattle pour intégrer la NFL, la ligue de football américain. Rien d’incroyable jusqu’ici. Mais Shaquem Griffin n’a qu’une seule main.
Né avec une malformation, il a été amputé à l’âge de quatre ans, alors que les douleurs provoquées par sa main malade devenaient insoutenables. Ce qui ne l’a pas empêché de devenir l’un des meilleurs défenseurs du championnat universitaire américain.
Véritable phénomène, Griffin s’est imposé à l’université de Central Florida, aux côtés de son frère jumeau Shaquill. Un frère qu’il retrouvera chez les pros à Seattle, puisqu’il avait été sélectionné par cette même équipe l’an passé.

Tout au long de sa jeune carrière, Griffin a prouvé que son handicap ne l’empêchait pas d’être un excellent footballeur. Il a impressionné les recruteurs au mois de février lors du « combine », lors duquel les aspirants sont mesurés sous toutes les coutures. Il y a battu un record, parcourant les 40 yards du test de vitesse en 4,38 secondes, du jamais vu depuis quinze ans.
Alors qu’il est en train d’incarner l’une de ces belles histoires dont la ligue américaine est friande, Shaquem Griffin a très vite voulu préciser qu’il était, d’abord et avant tout, un footballeur professionnel : « Je veux juste être un gars qui joue au football américain, qui y joue bien même. »
Avec cinquante ans de retard, un hommage tu recevras

   


Peter Norman est le troisième homme. Celui qui détonne sur la photo. Le seul Blanc du podium du 200 mètres des Jeux olympiques de Mexico, le seul qui ne lève pas un poing ganté de noir en baissant la tête. Mais Peter Norman portait un badge pour les droits humains, sur ce podium historique. Pour avoir affiché ainsi son soutien aux deux Américains Tommie Smith et John Carlos, le sprinteur australien avait été exclu de sa fédération à son retour de Mexico. Il n’a plus représenté son pays ensuite, la fédération australienne ayant refusé de le sélectionner pour les Jeux de 1972 malgré ses bons résultats.

Cinquante ans après, le comité olympique australien a décidé d’honorer la mémoire de celui qui détient toujours le record national du 200 m en lui décernant une récompense posthume. En 1968, Peter Norman s’était hissé à la deuxième place de la course après une ligne droite impressionnante, avec un temps de 20 secondes et six centièmes. C’est lui qui avait suggéré à Smith et Carlos de se partager une paire de gant pour réaliser leur geste sur le podium, pendant l’hymne américain, afin de protester contre la ségrégation raciale aux États-Unis.
Norman est mort en 2006 d’une crise cardiaque. John Carlos et Tommie Smith ont porté son cercueil lors de ses obsèques.
La femme du week-end : Romane Dicko

   


A seulement 18 ans, la Française Romane Dicko vient de remporter le titre de championne d’Europe de judo (+78 kg). Un sacre précoce qui rappelle, évidemment, celui de Teddy Riner, champion d’Europe en 2007 au même âge. En 2016, Romane Dicko était sacrée chez les cadettes. En 2017, elle prenait l’or européen dans la catégorie junior. La voici donc, après une progression linéaire, au sommet continental de la catégorie.
En battant coup sur coup les deux dernières tenantes du titre avant de disposer en finale de la Bosnienne Larisa Ceric, vice-championne du monde, Romane Dicko a confirmé son potentiel. Venue au judo sur le tard, en 2012, Dicko a d’abord impressionné par son physique, sa puissance et sa mobilité hors norme chez les poids lourds. Depuis, elle travaille avec le groupe de l’INSEP pour acquérir la palette technique qui pourra faire d’elle, peut-être, la nouvelle star du judo français.
Prise sous son aile par Clarisse Agbegnenou, championne d’Europe en moins de 63 kilos, Dicko visera dès les Jeux de Tokyo en 2020 la succession d’Emilie Andéol, championne d’Europe de la catégorie à la surprise générale à Rio.
Le chiffre qui en dit long : 49

   


Pour la 49e fois de son histoire, et pour la septième fois consécutive, le Celtic Glasgow est devenu champion d’Écosse. Surtout, les vert-et-blanc se sont offert ce nouveau titre en écrasant le rival éternel, les Rangers, lors du derby de Glasgow. Grâce à deux buts du Parisien Odsonne Edouard, prêté cette saison par le PSG, les joueurs du Celtic ont remporté 5-0 ce « Old Firm », nom donné à ce derby. Depuis 130 ans, les Rangers, club traditionnellement protestant, proche de l’Angleterre, et le Celtic, catholique et soutenu par la communauté irlandaise, règnent en maîtres sur le football écossais.

        Lire aussi :
         

                Football : au cœur du derby de Glasgow



Ce n’est pourtant pas le Celtic qui détient le record du nombre de victoires : en 2011, leurs rivaux de toujours avaient remporté leur 54e titre. L’année suivante, les Rangers, placés en redressement judiciaires, avaient été relégués en quatrième division, laissant la suprématie nationale au Celtic. De retour dans l’élite, les Rangers n’ont pas encore réussi à renverser leurs rivaux, qui enchaînent les titres. Pour la petite histoire, il faut remonter à 1985 pour trouver trace d’un autre club champion d’Écosse. Il s’agissait d’Aberdeen, entraîné alors par Alex Ferguson.

🍾 We have won the league again, fly the flag! #Magnificen7 https://t.co/9Nqx071IlT— CelticFC (@Celtic Football Club)


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Les wikis du week-end
Facile
A 41 ans, je continue d’évoluer au plus haut niveau. Mieux, je continue à être très important pour mon équipe : j’ai marqué ce week-end dans une victoire capitale pour le maintien.

   


Difficile
J’ai marqué l’unique but de mon équipe en demi-finale de Ligue des champions, face à mes anciennes coéquipières. De quoi nous qualifier pour une nouvelle finale européenne.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Trois clubs français – Paris, Nantes et Montpellier – disputeront le Final Four de la Ligue des champions de handball. Cela semblait inimaginable il y a quelques années.
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Après les Bleus, les clubs : le handball français fait un carton

Trois clubs français – Paris, Nantes et Montpellier – disputeront le Final Four de la Ligue des champions de handball. Cela semblait inimaginable il y a quelques années.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 20h58
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 06h27
    |

            Clément Guillou








                        



   


Après les Barjots et les Experts de l’équipe de France, faut-il trouver aussi un surnom à ce trio de clubs français qui disputeront, dans un mois à Cologne, le Final Four de la Ligue des champions ? Au Paris Saint-Germain, déjà présent l’an dernier à cette tablée de rois, se sont ajoutés Nantes et Montpellier, qualifié dimanche 29 avril en éliminant respectivement les surprenants Danois de Skjern et les Allemands de Flensburg. La veille, Paris avait facilement éliminé les Polonais de Kielce.
Le club macédonien du Vardar Skopje, tenant du titre, se sentira bien seul à Cologne. Se méfier, toutefois : lorsque trois clubs d’un même pays, l’Allemagne, se sont retrouvés ensemble dans le dernier carré, en 2009, c’est le quatrième larron, Ciudad Real, qui s’était imposé.
Mais quelle que soit l’issue du rendez-vous allemand, impossible de ne pas voir dans ce tir groupé la concrétisation de la montée en puissance des clubs professionnels de handball en France, avec deux décennies de retard sur l’équipe nationale. Nation majeure de ce sport depuis 1995 – neuf médailles dont deux en or chez les femmes, 19 dont 11 en or pour les messieurs –, la France a longtemps pêché par un handball de clubs trop dépendant de sa seule puissance : Montpellier.

   


En 2003, pour la première et la dernière fois, les Héraultais étaient devenus champions d’Europe avec une équipe presque entièrement française, Thierry Omeyer dans les buts, Nikola Karabatic pour les marquer (les deux hommes seront réunis à Cologne sous les couleurs parisiennes). Montpellier et les Bleus se recoupaient largement. Mais bientôt, la formation française n’a plus suffi à exister face aux clubs espagnols et allemands, plus riches, plus structurés et attirant les plus grands talents du jeu, y compris les Français.
Le Qatar a tout changé
Il a fallu 10 ans pour que la situation commence à s’inverser, avec l’arrivée à Paris des investisseurs qataris (2012). Depuis, le Paris Saint-Germain est le club le plus riche d’Europe et, compte tenu de l’assemblage d’étoiles sous son maillot, qu’il ait échoué à remporter le titre suprême est une anomalie (demi-finaliste en 2016, finaliste en 2017). Les autres puissances européennes sont loin derrière : le FC Barcelone, recordman de victoires dans la compétition (9), présente un budget deux fois inférieur à celui du PSG.
Montpellier et Nantes ont suivi la vague, largement aidés par l’effondrement économique du championnat espagnol qui a permis de retenir des talents français, d’attirer les Espagnols et d’amoindrir une forte concurrence ibérique. Le coup de projecteur apporté par le PSG qatari a permis de développer l’attractivité du championnat en ramenant en France des noms comme les frères Karabatic, Thierry Omeyer ou Daniel Narcisse.

   


De nouvelles salles ont été construites, à Montpellier, Nantes (considéré comme le meilleur public de France) et Aix-en-Provence, générant des revenus plus importants pour les clubs. Le budget de Montpellier est désormais de 7,5 millions d’euros et celui de Nantes de 6 millions, proches des grands budgets européens, hormis Paris.
« Un joueur qui vient en France sait qu’il va évoluer dans des salles bien remplies, avec une bonne exposition télé et de bonnes chances de disputer une Coupe d’Europe, dit dans L’Equipe l’ancien international français Andrej Golic, devenu l’un des principaux agents de joueurs européens. Et il est sûr d’être payé tous les mois sans retard car la situation financière des clubs est saine. »
Ce qui n’est pas le cas, par exemple, au Vardar Skopje, futur adversaire des Français au Final Four, où les salaires sont versés de manière très irrégulière.
Le championnat le plus attirant derrière l’Allemagne
Hormis l’Allemagne, peu de championnats sont désormais aussi attirants que la « Lidl Starligue », championnat de France de première division, qui place aussi Saint-Raphaël dans le Final Four de la petite Coupe d’Europe (EHF Cup).
Montpellier a donc pu compter sur la nouvelle génération bleue pour se reconstruire, autour de Valentin Porte ou Ludovic Fabregas, tandis que Nantes a pris une forte coloration hispanique, d’abord avec Valero Rivera et Alberto Entrerrios, aujourd’hui avec David Balaguer. Ces deux dernières années, les vétérans Kiril Lazarov (Macédoine) et Dominik Klein (Allemagne) ont apporté l’expérience de la Ligue des champions qui manquait à Nantes pour franchir le cap du Final Four.
Le club de Thierry Anti est sans doute celui qui a le moins à perdre en cette fin de saison, avec un PSG presque obligé de gagner la Ligue des champions et un Montpellier qui doit assurer son titre de champion de France.
« Que ce soit Montpellier, par sa façon de voir les choses depuis des années, Nantes par la construction très rapide du club ou Paris, par les moyens qu’ils ont déployés, tout le monde mérite de toucher le Graal », estimait avant ces quarts de finale le gardien nantais Arnaud Siffert.
D’ici là, le handball français aura définitivement tiré un trait sur une affaire qui aura considérablement terni son image : le scandale des paris truqués. La Cour de cassation rend, jeudi 3 mai, sa décision concernant les pourvois des frères Karabatic contre leur condamnation à deux mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Pourtant meilleure équipe de saison régulière l’an dernier, La Rochelle ne sera probablement pas en phase finale après sa défaite à Toulouse dimanche.
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Top 14 : le Stade rochelais quasi éliminé, Toulouse en phase finale

Pourtant meilleure équipe de saison régulière l’an dernier, La Rochelle ne sera probablement pas en phase finale après sa défaite à Toulouse dimanche.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 09h40
   





                        



   


Le Stade rochelais a-t-il grandi trop vite ? Un an après sa qualification directe pour le dernier carré, les Maritimes ne verront sans doute pas la phase finale après leur défaite dimanche 29 avril à Toulouse (19-14). A la même époque l’an dernier, ils avaient égalé le record d’invincibilité en championnat du Stade toulousain (11 matchs sans défaite).
Cette fois, La Rochelle n’a gagné que deux fois sur les dix derniers matchs depuis la trêve de février. Dimanche, les Rochelais ont obtenu à la 80è minute un point de bonus défensif qui leur permet de croire encore à la qualification mais, avec deux points de retard sur Castres, sixième et dernier qualifié pour les barrages, alors que les Tarnais recevront Oyonnax (13è) lors de la dernière journée, l’espoir est mince.

Brive relégué
Les résultats de la 25e journée de Top 14 :
Toulon (bo) - Castres 59 - 13 Agen - Clermont 27 - 17 Montpellier (bo) - Pau 45 - 13 Oyonnax (bo) - Lyon 39 - 18 Stade Français - Brive 30 - 22 Bordeaux-Bègles - Racing 92 (bo) 15 - 39 Toulouse - La Rochelle (bo) 19 - 14


La Rochelle, qui recevra le Stade français, peut aussi espérer reprendre Lyon, quatre points devant, mais le LOU accueillera une équipe de Montpellier déjà certaine de sa première place de saison régulière.
Toulouse, de son côté, est troisième du classement entre le Racing et Toulon, à qui le Stade disputera le deuxième billet d’accès direct aux demi-finales disputées à Lyon.
Coup d’arrêt
Une élimination représenterait un gros coup d’arrêt pour le club et son manageur Patrice Collazo. C’est l’autre sensation de cette première phase, avec l’élimination de Clermont, finaliste sortant.
Arrivée du All Black Tawera Kerr-Barlow, forte progression du budget à 25 millions d’euros, centre d’entraînement flambant neuf : le Stade rochelais avait pourtant franchi, l’été passé, de nouveaux paliers dans sa montée en puissance.
Présents dans le haut du tableau en Top 14 jusqu’en janvier, les Maritimes ont brillé en Coupe d’Europe en se qualifiant pour les quarts de finale lors de leur première participation (défaite 17-29 face aux Scarlets). Une Coupe d’Europe qui leur a certainement pris beaucoup d’énergie et qu’ils ne rejoueront peut-être pas la saison prochaine.
Quatre ans après la remontée dans l’élite du club, cette issue marquerait une première petite crise de croissance pour ce club ambitieux et son manageur, qui a mis en scène sa montée en puissance de la Pro D2 aux demi-finales du Top 14.
Loué au point de faire partie des manageurs courtisés par Jacques Brunel pour entrer dans le staff du XV de France, l’ancien pilier, qui déserte les conférences de presse depuis plusieurs mois, n’a pas semblé trouver les solutions ces dernières semaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ La réouverture de l’hippodrome de Longchamp, dimanche, dans un contexte économique délicat pour les courses hippiques, vise à séduire le jeune public et à rapprocher les spectateurs de ce qui fait la particularité des courses : le cheval.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Comme Marseille à Angers, Paris concède le nul contre Guingamp après avoir été longtemps dominé. Le match s’est joué dans un climat de défiance entre les champions de France et leurs supporteurs.
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Ligue 1 : Paris glisse contre Guingamp, l’OM patine à Angers

Comme Marseille à Angers, Paris concède le nul contre Guingamp après avoir été longtemps dominé. Le match s’est joué dans un climat de défiance entre les champions de France et leurs supporteurs.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h14
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 09h29
   





                        


Paris-Saint-Germain 2 - 2 EA Guingamp

   


L’objectif des 100 points en Ligue 1 n’a pas l’air de concerner tant que cela les stars du Paris-Saint-Germain, pour beaucoup déjà tournées vers la Coupe du monde : le club champion de France a livré dimanche 29 avril face à Guingamp une partie médiocre durant une heure, avant d’être sauvé par Edinson Cavani (2-2).
Au moins le PSG aura-t-il sauvé, grâce aux buts de son Uruguayen – sur penalty à la 75e minute, de la tête à la 82e – son invincibilité cette saison à domicile. Il lui faudra remporter ses trois derniers matchs de la saison pour atteindre 100 points.
Les Guingampais peuvent regretter une victoire de prestige qui leur tendait les bras après le deuxième but, signé Jimmy Briand à la 68e minute. Sous une pluie battante, Ludovic Blas avait ouvert le score de façon méritée en fin de première période sur une frappe lointaine, l’une des 14 (!) concédées par le PSG en quarante-cinq minutes.
Les Parisiens ont relevé la tête par la suite mais ont d’abord été privés d’un but de Kylian MBappé pour un hors-jeu signalé par l’arbitre assistant. C’est ensuite Guingamp qui a trouvé matière à contester l’arbitrage lorsqu’un penalty a été accordé pour une faute de Jimmy Briand sur Giovanni Lo Celso, semble-t-il en dehors de la surface de réparation.
De la rencontre, le Parc des Princes retiendra surtout la démobilisation de ses joueurs deux jours après l’officialisation du départ d’Unaï Emery et à neuf jours de la finale de la Coupe de France face aux Herbiers. Des banderoles hostiles aux joueurs ont été brandies par le groupe Collectif Ultras Paris pour réclamer un plus grand « respect » de « l’institution » PSG, à la suite des déclarations de joueurs diversement appréciées en tribunes. Pas sûr que la prestation du soir ait convaincu les ultras parisiens.

📊 Le classement de la @Ligue1Conforama après la rencontre @PSG_inside / @EAGuingamp ! 

— Ligue1Conforama (@Ligue 1 Conforama)


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SCO Angers 1 - 1 Olympique de Marseille

   


Les Marseillais étaient visiblement fatigués. Trois jours après leur victoire en demi-finale aller de la Ligue Europa contre Salzbourg, les joueurs de Rudi Garcia ont été clairement dominés par Angers et ont concédé le match nul dimanche 29 avril.
Au classement, l’OM laisse s’échapper Lyon, désormais deuxième avec deux points d’avance. Monaco est intercalé entre les deux Olympiques. Quatorzièmes, les Angevins ne gagnent plus depuis quatre matchs mais prennent un point précieux dans la course au maintien.

        Lire aussi :
         

                Ligue 1 : la semaine (presque) parfaite de l’Olympique lyonnais



L’OM a pourtant rapidement pris les commandes du match, grâce au vingtième but de la saison de Florian Thauvin. Le Français a ouvert le score sur penalty dès la troisième minute, après une faute de Jonathan Bamba sur un corner.
Le reste du match a été dominé par les joueurs de Stéphane Moulin, qui n’ont pas encore assuré leur maintien. A plusieurs reprises, Yohann Pelé a dû s’employer pour conserver l’avantage marseillais. L’OM a aussi pu compter sur la maladresse des attaquants adverses, à l’image de Thomas Mangani qui a manqué le but vide après une belle percée de Karl Toko Ekambi.
C’est finalement Ismaël Traoré, à la 78e minute, qui a inscrit le but tant attendu du côté d’Angers, reprenant de la tête un corner tiré par Flavien Tait. Ce but a bien réveillé les Marseillais, plus entreprenants dans les dix dernières minutes mais incapables d’arracher la victoire.
Stade rennais 2 - 1 Toulouse FC

   


Alors que ses deux poursuivants, Troyes et Lille, avaient gagné la veille, le Toulouse FC avait la pression au moment d’affronter Rennes. Dix-septièmes au coup d’envoi, les joueurs de Mickaël Débève se sont inclinés (2-1) face aux Bretons et voient la zone rouge se rapprocher. Avec encore trois matchs à disputer, dont un qui s’annonce tendu le week-end prochain contre les Lillois, dix-neuvièmes, les Toulousains ont encore leur destin en main, mais n’ont plus de marge.
Tout avait pourtant bien commencé pour Toulouse, puisque le malheureux Joris Gnagnon a trompé son propre gardien après dix-huit minutes de jeu, permettant au TFC de prendre la tête.
Mais les Rennais, sixièmes, et donc toujours en course pour jouer la Ligue Europa, ont su réagir, grâce à James Léa Siliki, qui s’est triplement illustré dans ce match. Le jeune milieu de 21 ans, passé par le centre de formation de Guingamp, a d’abord inscrit un but, servi par Wahbi Khazri, juste avant la pause. Au retour des vestiaires, c’est Léa Siliki qui a offert une passe décisive à Benjamin Bourigeaud, pour donner l’avantage au Stade rennais.
Rennes a été contraint de terminer le match à dix après l’expulsion de l’inévitable Léa Siliki, qui a été puni d’un second carton jaune à la 70e minute pour un coup de coude à Max-Alain Gradel. Cela n’a pas empêché les Bretons de conserver leur avance, malgré une ultime occasion du… gardien toulousain, Alban Lafont, monté sur le dernier corner du match.
Les Rennais sont grâce à cette victoire sixièmes du classement. Si le PSG remporte la Coupe de France, cette place deviendra qualificative pour la Ligue Europa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Pour sa 3e édition, la course de monoplaces électriques s’est voulue accrocheuse devant ses 42 000 spectateurs. « Le Monde » est allé à la rencontre de ce nouveau public.
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A l’ePrix de Paris : « La F1 est plus spectaculaire...mais cela viendra »

Pour sa 3e édition, la course de monoplaces électriques s’est voulue accrocheuse devant ses 42 000 spectateurs. « Le Monde » est allé à la rencontre de ce nouveau public.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h03
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            Catherine Pacary








                        



   


Jean-Eric Vergne, Lucas Di Grassi, Sam Bird : pour les 42 000 personnes venues assister au 3e ePrix de Paris autour des Invalides, les trois pilotes montés sur le podium ne sont plus des inconnus. Là est peut-être la plus belle victoire de cette 8e étape du jeune championnat de Formule E : comme on le constate en partant à la rencontre des spectateurs, on ne vient plus voir une course de FE par hasard.
Ils étaient 42.000 spectateurs pour la course samedi, dont 7 500 en tribunes. C’est 3.000 de moins, au total, qu’un an plus tôt.
Parmi eux, John, installé près des grilles dès 14 heures avec son épouse et un couple d’amis. Venus de Floride les quatre septuagénaires voulaient assister à l’ePrix avant de profiter des atouts touristiques de la capitale. Ils ont découvert la FE il y a deux ans, lorsqu’elle a été organisée à New York. « Mais Paris offre un plus bel écrin, et de meilleurs points de vue, gratuitement ! », estime John.
On croise aussi Victoria, Zena et Diana, 25 à 28 ans et venues de Cologne, en Allemagne, notamment dans l’espoir de voir Mike Schumacher, le fils de Michaël, lors de la remise des prix. Raté : il n’est pas venu cette année. Il y a aussi Andreï, venu de Lyon avec son fils de 6 ans, fan de Lucas Di Grassi, le pilote Audi ABT Schaeffler. Mais la grande majorité du public familial présent sur l’esplanade ou en tribune réside en Ile-de-France ou dans la capitale.

Course agressive
L’ePrix se vit avant tout comme une sortie familiale, le « eVillage », sur la partie ouest des Invalides étant accessible sans billet. « Après tout, les courses électriques sont organisées pour convaincre les gens d’acheter une voiture électrique. On n’a pas à payer pour assister à une démonstration », relève Paul, 65 ans, qui vient chaque année - et n’a ni voiture, ni permis.
Le passage à la compétition automobile électrique est considéré, dans les tribunes, comme une évidence à plus ou moins long terme, entre trois et… cinquante ans selon les interlocuteurs.

   


« Il faudra du temps, note Alain, venu avec son épouse Beverly et leur petit-fils Lucas. Parce que la F1 est beaucoup plus spectaculaire. Mais cela viendra. » Est-ce le bruit qui manque ? « Non, pas vraiment. » Certains apprécient même ce sifflement « qui ressemble à celui d’un avion », et les écrans et la sonorisation, face aux gradins des places payantes, assurent l’animation.
Sur la piste, les pilotes font leur maximum pour assurer le spectacle, multiplient les accrochages pneu à pneu et les tout-droit dans les bordures rembourrées. Au point que Sam Bird (DS Virgin) a pointé, en conférence de presse d’après course, le comportement « trop agressif » de l’Allemand de Techeetah André Lotterer. En bord de piste, derrière les grillages enfin débarrassés de publicités intempestives, la foule, elle, adore frissonner sans danger.
On pointe en revanche la durée de la course, jugée trop fugace : 40 minutes au maximum. Ce qui ne devrait pas s’arranger l’année prochaine avec l’arrivée de la Gen2, la nouvelle monoplace électrique à l’autonomie doublée. Elle est capable d’assurer un ePrix entier, mais pas plus.



                            


                        

                        

