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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ « Actuellement, tous les groupes [parlementaires] ont dit qu’ils soutiendraient ma candidature », a assuré l’opposant, qui a appelé à cesser les manifestations.
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Arménie : Pachinian dit avoir le soutien de tous les partis pour son élection au poste de premier ministre

« Actuellement, tous les groupes [parlementaires] ont dit qu’ils soutiendraient ma candidature », a assuré l’opposant, qui a appelé à cesser les manifestations.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 19h44
   





                        


C’est un nouveau rebondissement dans la crise politique qui secoue l’Arménie depuis près de trois semaines. L’opposant Nikol Pachinian a appelé, mercredi 2 mai, ses partisans à mettre fin aux manifestations, affirmant avoir obtenu le soutien des quatre forces politiques présentes au Parlement pour son élection au poste de premier ministre le 8 mai.
« Actuellement, tous les groupes [parlementaires] ont dit qu’ils soutiendraient ma candidature. La question est réglée », a-t-il assuré. « Nous arrêtons notre action et nous allons nous reposer », a-t-il ajouté, appelant les écoliers et étudiants à reprendre les cours. « Le 8 mai, nous serons 500 000 personnes à nous réunir ici et nous proclamerons notre victoire », a promis l’opposant.
Sur la place de la République à Erevan, la capitale, où des milliers de personnes étaient réunies, les annonces ont été accueillies par des acclamations de joie, selon Annick Cojean, l’envoyée spéciale du Monde :

Le Parti Républicain annonce qu'il ne présentera pas de candidat pour le nouveau your d'élection du 1er ministre d'… https://t.co/mKlbZKQCvR— AnnickCojean (@cojean annick)


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Erevan paralysée par les manifestants
A la tête de la fronde antigouvernementale qui agite l’Arménie depuis le 13 avril, M. Pachinian n’a pas réussi mardi à être élu premier ministre par le Parlement, où le Parti républicain au pouvoir possède 58 des 105 sièges.
L’opposant a alors appelé ses partisans à la « désobéissance civile ». Mercredi, des dizaines de milliers de manifestants, selon une estimation de l’Agence France-Presse, ont paralysé Erevan, bloquant les routes, le métro et les trains.
L’Arménie est plongée depuis trois semaines dans une crise politique sans précédent, qui a mené, le 23 avril, à la démission de Serge Sarkissian, tout juste élu premier ministre après avoir été président pendant dix ans de ce petit pays du Caucase du Sud.

        Lire le récit :
         

          En Arménie, le grand soir de la « révolution de velours » n’a pas eu lieu







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ C’est la première fois que le pays reconnaît une perte civile dans le cadre des frappes menées contre l’organisation Etat islamique.
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Londres reconnaît avoir « involontairement » tué un civil en Syrie

C’est la première fois que le pays reconnaît une perte civile dans le cadre des frappes menées contre l’organisation Etat islamique.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 17h34
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 18h10
   





                        



   


C’est la première fois que Londres reconnaît une perte civile dans le cadre des frappes menées en Syrie contre l’organisation Etat islamique (EI) par la coalition internationale, conduite par Washington. Le gouvernement britannique a annoncé mercredi 2 mai avoir « involontairement » tué un civil en mars, lors d’une frappe aérienne.
« Durant une frappe visant trois combattants de Daech [acronyme arabe de l’EI], un motocycliste civil a pénétré dans la zone de frappe au dernier moment », a déclaré le ministre de la défense Gavin Williamson dans une déclaration écrite au Parlement britannique. « On estime qu’un civil a été tué involontairement, a-t-il ajouté. C’est profondément regrettable. »
Mille six cents attaques aériennes
Le 26 mars, le ministère de la défense avait fait savoir dans un communiqué qu’un drone Reaper avait suivi « un groupe de terroristes dans un véhicule », dans la vallée de l’Euphrate, qu’il avait ensuite « détruit avec succès ainsi que ses occupants lors d’une attaque de précision avec un missile Hellfire ».
Selon Gavin Williamson, la Royal Air Force (RAF) a mené plus de 1 600 attaques aériennes en Irak et en Syrie dans la lutte contre l’EI, deuxième derrière les Etats-Unis. Le Royaume-Uni compte près de 1 400 personnels militaires dans la région pour fournir un « soutien aux partenaires locaux ».
L’armée britannique a ainsi entraîné plus de 60 000 membres des forces de sécurité irakiennes dans des domaines divers (ingénierie, médical, infanterie, etc.), selon le ministre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ La Commission européenne a plaidé mercredi pour une baisse « d’environ 5 % » des fonds alloués à la politique agricole commune.
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Budget de la PAC : la France juge « inacceptables » les propositions de Bruxelles

La Commission européenne a plaidé mercredi pour une baisse « d’environ 5 % » des fonds alloués à la politique agricole commune.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 16h50
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 17h14
   





                        


Le gouvernement français a jugé « inacceptables », mercredi 2 mai, les propositions budgétaires de Bruxelles sur la politique agricole commune (PAC). La Commission européenne a plaidé mercredi pour une baisse « d’environ 5 % » des fonds alloués à la PAC et à la politique de cohésion de l’UE, consacrée aux régions les plus pauvres, dans une proposition de budget pour la période 2021-2027.

        Lire aussi :
         

                La Commission européenne présente un budget 2021-2027 ambitieux mais explosif



« Une telle baisse, drastique, massive et aveugle, est simplement inenvisageable » et « la France ne pourra accepter aucune baisse de revenu direct pour les agriculteurs », fait savoir le ministère de l’agriculture dans un communiqué. Cette baisse fait porter « un risque sans précédent sur la viabilité des exploitations en impactant dangereusement les revenus des agriculteurs, pour qui les aides directes constituent un filet de sécurité essentiel », explique-t-il.
Le gouvernement défend « une modernisation et une simplification de la PAC pour protéger les agriculteurs face aux aléas climatiques et à la volatilité des marchés mondiaux, libérer le développement des entreprises agricoles et agroalimentaires, et accompagner la transition environnementale », selon le texte.
« Point de départ des négociations »
Ces propositions ne constituent toutefois « que le point de départ des négociations qui vont s’engager au niveau européen », rappelle le ministère. Dès maintenant, le gouvernement va les « analyser de manière approfondie ». Le texte rappelle que la France est prête à un budget européen à 27 en expansion, sous plusieurs conditions : « Une modernisation des politiques, de nouvelles ressources propres, des conditionnalités dans l’emploi des fonds de solidarité européens et une suppression des rabais sous toutes leurs formes. »
Il s’agit d’une « réduction modérée du financement de la politique agricole commune et de la politique de cohésion, de 5 % environ dans les deux cas, afin de tenir compte de la nouvelle réalité d’une Union à 27 » après le Brexit, a fait valoir la Commission dans un document de présentation.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Après des décennies d’attentats meurtriers, l’organisation séparatiste basque dit « mettre fin à son cycle historique et à sa fonction », dans une lettre publiée par un journal espagnol.
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ETA annonce avoir « complètement dissous toutes ses structures »

Après des décennies d’attentats meurtriers, l’organisation séparatiste basque dit « mettre fin à son cycle historique et à sa fonction », dans une lettre publiée par un journal espagnol.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 17h37
   





                        



   


Dans une lettre datée du 16 avril, envoyée à diverses institutions basques et publiée mercredi 2 mai par le journal en ligne espagnol El Diaro, l’organisation séparatiste basque Euskadi ta Askatasuna (ETA – « Pays basque et liberté ») a annoncé avoir « dissous toutes ses structures » et « mis fin à sa fonction » après des décennies d’attentats meurtriers.
« ETA a décidé de mettre fin à son cycle historique et à sa fonction, mettant un terme à son parcours. En conséquence, ETA a dissous complètement toutes ses structures et considère son initiative politique terminée », dit cette lettre, rédigée en basque et portant l’emblème de l’organisation, un serpent enroulé autour d’une hache.
Un membre du gouvernement basque a dit à l’Agence France-Presse (AFP) que cette lettre n’était pas encore l’annonce définitive de la dissolution de cette organisation, considérée comme terroriste par l’Union européenne. Il a ajouté attendre cette annonce pour jeudi, vraisemblablement sous la forme d’une vidéo envoyée à la BBC.
L’annonce de sa dissolution par ETA est « une bonne nouvelle pour ceux qui ont à cœur de continuer sur le chemin de la paix », a estimé Jean-Noël « Txetx » Etcheverry, militant altermondialiste, qui a œuvré pour le désarmement d’ETA à Bayonne le 8 avril 2017. Pour lui cependant, « ce n’est pas la déclaration officielle d’ETA », mais un simple « courrier » : « J’attends qu’ETA fasse une communication pour analyser de quoi il s’agit vraiment », a-t-il souligné.

        Lire aussi :
         

                L’organisation basque ETA demande pardon pour le « mal » causé durant sa lutte armée



Conférence internationale le 4 mai
C’est en octobre 2011, à la conférence internationale de paix d’Aiete, qu’ETA avait annoncé abandonner définitivement le recours à la violence. En avril 2017, l’organisation séparatiste avait remis aux autorités françaises la localisation de son arsenal, soit huit caches d’armes.
Enfin, dans un communiqué publié le 20 avril 2018 dans le quotidien basque Berria, l’organisation terroriste avait demandé « pardon » aux victimes pour les violences qu’elle avait commises. La même semaine, ETA avait annoncé qu’elle prononcerait sa dissolution au début du mois de mai, évoquant la date du 4 mai et la conférence internationale de Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques).
Depuis 1959, ETA aura fait au moins 829 morts et des milliers de blessés dans le nord de l’Espagne et le sud de la France. L’organisation est notamment responsable de l’assassinat du président du gouvernement espagnol Luis Carrero Blanco, en 1973.
Dans sa lettre, ETA dit qu’Euskal Herria, le territoire dont elle réclame l’indépendance, reste « en conflit avec l’Espagne et la France ». « Le conflit n’a pas commencé avec ETA et ne se termine pas avec la fin du parcours d’ETA », écrit-elle.

        Lire aussi :
         

                Dissolution d’ETA : « Conférence internationale » le 4 mai au Pays basque français






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Des dizaines de milliers de manifestants se sont réunis mercredi dans le centre d’Erevan. Ils paralysent la capitale arménienne pour protester contre le refus du Parlement d’élire Nikol Pachinian au poste de premier ministre.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Athènes n’est en rien sorti de la crise financière, si l’on s’en tient aux chiffres, considère l’économiste Didier Marteau, dans une tribune au « Monde ». L’optimisme officiel tient surtout à la résignation des créanciers face une situation devenue insoluble.
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« Le coût du défaut de la Grèce est désormais tel que ce dernier devient en réalité improbable »

Athènes n’est en rien sorti de la crise financière, si l’on s’en tient aux chiffres, considère l’économiste Didier Marteau, dans une tribune au « Monde ». L’optimisme officiel tient surtout à la résignation des créanciers face une situation devenue insoluble.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 15h00
    |

                            Didier Marteau (Professeur à l’ESCP-Europe)








                        



                                


                            

Tribune. Deux ans après mise en place d’un troisième plan de sauvetage de la Grèce concrétisé par la mise à disposition, lors de l’été 2015, d’une ligne de crédit de 86 milliards d’euros par le Mécanisme européen de stabilité (MES), la Grèce semblerait être sur le chemin du redressement économique.
Les membres de l’Eurogroupe viennent d’accepter le versement d’une tranche de 6,7 milliards d’euros pour couvrir… le service de la dette, satisfaits qu’Athènes ait voté un budget 2018 reposant sur la prévision d’un excédent budgétaire primaire – c’est-à-dire avant le paiement des intérêts de la dette – de 3,5 %.
Dans la foulée, les trois principales agences de notation se sont précipitées pour relever la note du pays, suivant l’argument complémentaire que les créanciers publics de la Grèce – MES, Banque centrale européenne (BCE) et Fonds monétaire international (FMI) – allaient accepter une nouvelle restructuration de la dette à l’issue du plan de sauvetage en août 2018.
Sans oublier les propos très rassurants du gouverneur de la Banque centrale grecque, satisfait de la disparition des deux déficits jumeaux, le déficit budgétaire et le déficit de la balance des paiements courants. En d’autres termes, il n’y aurait plus de dossier grec…
« Too big to fail »
On peut malheureusement opposer à cette lecture d’autoconviction quelques données strictement économiques qui corrigent l’optimisme affiché.
D’abord, le sauvetage de la Grèce est le résultat d’une succession de prêts à taux voisins de zéro effectués par un fonds européen, le MES, dont les ressources proviennent de l’émission de titres achetés par des investisseurs privés, mais garantis par les Trésors européens. Les prêts du MES représentent aujourd’hui 230 milliards d’euros, et bien sûr un volume équivalent de garanties, sur une dette d’Etat de 330 milliards.
Nous sommes désormais dans une problématique de type « too big to fail » :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ A condition de traiter simultanément les défis actuels, note le politiste Janis Emmanouilidis dans une tribune au « Monde », le rapport « Redynamiser le projet européen », issu de cinq ans de débats, montre qu’une entente à vingt-sept est possible.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
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« Echouer à réformer l’Europe en 2018 pourrait conduire à de funestes regrets »

A condition de traiter simultanément les défis actuels, note le politiste Janis Emmanouilidis dans une tribune au « Monde », le rapport « Redynamiser le projet européen », issu de cinq ans de débats, montre qu’une entente à vingt-sept est possible.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 14h00
    |

Janis A. Emmanouilidis (Directeur des études de l’European Policy Centre)







                        



                                


                            

Tribune. Tout maître des horloges qu’il se veut, le président Macron peine à imposer son rythme pour la relance du projet européen. La fenêtre d’opportunité pour réformer l’Europe a tardé à s’ouvrir et pourrait bien se refermer rapidement. Pourtant, des solutions concrètes sur la manière de poursuivre le développement de la zone euro, de gérer les crises migratoires, ou de défendre nos pays et leurs citoyens sont toujours en attente.
Une échéance importante s’annonce en juin avec un Conseil européen où les grands défis européens actuels – migration, euro, défense – seront à l’agenda. Angela Merkel et Emmanuel Macron ont promis de formuler d’ici là des propositions communes. Leur compromis doit ouvrir la voie à des réformes à même de satisfaire les exigences des 27 pays de l’Union et les attentes des citoyens européens.
Inquiétudes, frustrations et divisions
Une forte impulsion du président et de la chancelière est une condition sine qua non pour sortir de l’impasse. Mais si un accord entre Paris et Berlin est une condition indispensable, elle n’est plus suffisante. Toute initiative franco-allemande devra tenir compte des intérêts et avis des autres Etats membres.
A cet égard, le pacte proposé dans le rapport « Redynamiser le projet européen », de l’initiative New Pact for Europe (Newpactforeurope.eu), lancée par un consortium de fondations européennes (Bertelsmann, Calouste Gulbenkian, Open Society, Roi Baudoin, etc.), pourrait guider les discussions entre Berlin et Paris car il a été rédigé en tenant compte des inquiétudes, frustrations et divisions qui animent les citoyens de l’Union européenne.

Les mesures prônées dans ce document résultent de centaines d’heures de débats nationaux et transnationaux qui, pendant cinq ans, ont impliqué des experts, des citoyens et des représentants de la société civile de toute l’Europe. L’objectif était de rétablir la confiance entre Européens par le biais du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Selon Lorenzo Bini Smaghi, président de la Société générale qui s’exprime dans une tribune au « Monde », penser que les investisseurs financiers puissent inciter les Etats membres à respecter les règles budgétaires est un déni de démocratie.
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« Réformer le cadre institutionnel pour permettre à la zone euro d’être plus résiliente et par là définitivement irrévocable »

Selon Lorenzo Bini Smaghi, président de la Société générale qui s’exprime dans une tribune au « Monde », penser que les investisseurs financiers puissent inciter les Etats membres à respecter les règles budgétaires est un déni de démocratie.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 14h00
    |

                            Lorenzo Bini Smaghi (Président du conseil d'administration de la Société générale)








                        



                                


                            
Tribune. Alors que les règles budgétaires du pacte de stabilité et de croissance sont enfin respectées par tous les Etats membres de la zone euro, la France ayant franchi le seuil de référence de 3 % en 2017, il est paradoxal qu’un nombre croissant de voix laisse entendre que ces règles ne sont plus crédibles. Cette vision prône une réforme de l’union économique et monétaire qui réduirait le rôle du pacte de stabilité et de croissance et attribuerait aux marchés financiers la tâche de discipliner les gouvernements de la zone euro.
Les marchés peuvent être manipulés et évoluer au gré d’anticipations qui s’auto-alimentent, notamment en présence d’une architecture monétaire incomplète
Si la restructuration de la dette publique était rendue plus facile, voire automatique pour les pays qui demandent le soutien financier du Mécanisme de stabilité européen, les marchés deviendraient plus prudents à financer les Etats, nous dit-on. Les Etats seraient ainsi incités à être plus rigoureux.
Or, c’est une illusion de croire que les marchés financiers soient capables de discipliner les décideurs politiques, ou même que ce soit leur rôle. Les marchés ont tendance à pécher dans la durée par excès de complaisance, et à surréagir ensuite soudainement, en négligeant les fondamentaux sous-jacents. Les marchés peuvent être manipulés et évoluer au gré d’anticipations qui s’auto-alimentent, notamment en présence d’une architecture monétaire incomplète.

Une telle réforme serait donc préjudiciable pour tout un ensemble de raisons. D’abord, même si le seuil de référence d’un ratio de 3 % entre déficits public et produit intérieur brut (PIB) a été souvent franchi depuis l’introduction de l’euro, il ne faut pas oublier que, juste dix ans après sa création, la zone euro a été frappée par la récession la plus sévère depuis la seconde guerre mondiale. Dix ans après la crise, la zone euro ne s’en sort pas trop mal par rapport aux autres grandes économies...




                        

                        


<article-nb="2018/05/02/21-9">
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Faute de majorité claire, l’Italie peine depuis les élections du 4 mars à se trouver un gouvernement.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Le président italien exclut la tenue de nouvelles élections

Faute de majorité claire, l’Italie peine depuis les élections du 4 mars à se trouver un gouvernement.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 13h40
   





                        



   


Le président italien, Sergio Mattarella, exclut la tenue de nouvelles élections en juin et réclame un nouveau gouvernement en mesure d’adopter un budget pour 2019, a-t-on appris mercredi 2 mai dans son entourage.
Luigi Di Maio, le dirigeant du Mouvement 5 étoiles (M5S), a, lui, estimé lundi que l’organisation d’un nouveau scrutin dès le mois de juin était la seule solution pour sortir l’Italie de l’impasse politique.
Réunion du Parti démocrate jeudi
Après les élections législatives du 4 mars, qui n’avaient permis de dégager aucune majorité au Parlement, c’est d’abord vers la coalition de droite et d’extrême droite menée par la Ligue que le M5S, désormais première formation politique du pays, s’était tourné pour tenter de former un gouvernement. En vain, la Ligue n’envisageant pas de prendre ses distances avec son allié Silvio Berlusconi, condition sine qua non pour qu’un tel gouvernement puisse voir le jour.
Faute d’avoir pu parvenir à un accord, c’est ensuite avec le Parti démocrate sortant que le mouvement antisystème a tenté de former une alliance de circonstance. Alliance à laquelle s’oppose Matteo Renzi, ancien président du conseil redevenu simple sénateur, qui conserve cependant la maîtrise de l’appareil au sein du parti de centre gauche. La direction du Parti démocrate doit cependant se réunir jeudi 3 mai pour statuer sur cette question.
Il faut en moyenne un mois et demi pour former un gouvernement en Italie. En 1992, les négociations avaient ainsi duré près de trois mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Marie Charrel estime que l’Italie et sa vertigineuse dette publique pourrait bien, dans quelques années, devenir le maillon faible par lequel la prochaine crise européenne éclatera.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
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« Le complexe et délétère cocktail de “l’anomalie italienne” »

Dans cette chronique, la journaliste du « Monde » Marie Charrel estime que l’Italie et sa vertigineuse dette publique pourrait bien, dans quelques années, devenir le maillon faible par lequel la prochaine crise européenne éclatera.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 13h00
    |

            Marie Charrel








                        



                                


                            
Vu d’ailleurs. Toute symbolique qu’elle soit, la claque n’en est pas moins brutale. Selon les chiffres que vient de publier le Fonds monétaire international (FMI), les Espagnols sont désormais plus riches que les Italiens, qui se cherchent toujours un gouvernement. En 2017, le produit intérieur brut (PIB) par habitant en parité de pouvoir d’achat des premiers a atteint 31 087 euros, contre 30 994 euros pour les seconds. Et Madrid devrait continuer de creuser l’écart avec Rome, qui sera rattrapée d’ici 2023 par Prague et Bratislava, estime le Fonds.
Depuis trois ans, l’économie ibérique fait des étincelles, tandis que celle de l’Italie est engluée dans une stagnation faisant désormais figure d’exception dans l’union monétaire. Selon la Commission européenne, elle devrait afficher une croissance de 1,5 % seulement cette année, le plus bas taux de la zone euro.
L’Italie est l’un des seuls états occidentaux qui n’a pas encore retrouvé son niveau de PIB d’avant-crise
Bien sûr, comparaison n’est pas toujours raison, et les chiffres du FMI doivent être manipulés avec précaution. Reste qu’ils confirment ce que les économistes Lorenzo Codogno (London School of Economics) et Giampaolo Galli (LUISS School of European Political Economy) désignent comme « l’anomalie italienne » dans un récent article. A de nombreux égards, les performances économiques du pays sont médiocres.
L’Italie est l’un des seuls Etats occidentaux qui n’a pas encore retrouvé son niveau de PIB d’avant-crise. La richesse par habitant n’a quasiment pas évolué depuis 1999. La croissance est systématiquement inférieure à celle de ses voisins. Le nombre de naissances est trop bas et la population vieillit à toute vitesse. « Nous sommes un pays mourant », s’alarmait déjà, en 2015, la ministre de la santé, Beatrice Lorenzin.
La rancœur prospère
Quel est le problème de la botte ? Toute la difficulté est qu’il n’y a pas de coupable évident. Le pays souffre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le fonds vautour Elliott, dirigé par Paul Singer, et Vivendi, dont le premier actionnaire est Vincent Bolloré, bataillent pour le contrôle de l’opérateur historique italien
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Choc de titans autour de Telecom Italia

Le fonds vautour Elliott, dirigé par Paul Singer, et Vivendi, dont le premier actionnaire est Vincent Bolloré, bataillent pour le contrôle de l’opérateur historique italien



Le Monde
 |    02.05.2018 à 12h14
    |

            Sandrine Cassini








                        



                                


                            

Le 4 mai prochain, dans la banlieue de Milan, les actionnaires de Telecom Italia (TIM) assisteront à un choc de titans. Deux professionnels des marchés financiers, de l’activisme et des coups de théâtre en assemblée générale s’affronteront avec l’objectif de prendre le pouvoir chez l’opérateur historique italien. Le fonds vautour Elliott, dirigé par le milliardaire Paul Singer, et Vivendi, dont le premier actionnaire est Vincent Bolloré, présenteront chacun une liste d’administrateurs. Celui qui l’emporte est assuré d’avoir la majorité au conseil.
Au siège du groupe de médias français, la semaine dernière, on s’était déjà fait à l’idée de perdre cette bataille, tout en dénonçant la stratégie de « démantèlement » de TIM du fonds Elliott. Si une telle hypothèse se concrétisait, elle constituerait un véritable casse-tête pour Vincent Bolloré. En effet, celui qui détient aujourd’hui 17,2 % du capital et 23,9 % des droits de vote ne pourrait céder ses titres sans perdre 1,3 milliard d’euros.
Il faut dire qu’Elliott, avec 9 % du capital, a habilement manœuvré, profitant de la mauvaise réputation du milliardaire français en Italie pour avancer ses pions. A ce titre, la mise en examen de Vincent Bolloré a été une aubaine. « C’est juste le dernier exemple d’un bilan composé de conflits, de la poursuite d’intérêts propres, et même de problèmes plus graves relevant potentiellement de la criminalité, de la part de ceux qui demandent qu’on leur fasse confiance pour conduire TIM », a lancé Elliott dans un communiqué, le 26 avril, tandis que les ennuis judiciaires de l’homme d’affaires faisaient les choux gras de la presse transalpine.
Quelques résultats probants
Pour séduire les actionnaires de TIM, Elliott tente de faire oublier les divergences stratégiques qui l’ont conduit à monter au créneau contre Vivendi. Ainsi, le fonds rappelle qu’il soutient le plan du directeur général, Amos Genish, homme fort chargé de la convergence chez Vivendi...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Mis en cause par les révélations du réseau de dix-huit médias internationaux, le premier ministre, Joseph Muscat, a réuni des milliers de supporteurs à La Valette.
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« Projet Daphne » : à Malte, le pouvoir fait front contre la presse

Mis en cause par les révélations du réseau de dix-huit médias internationaux, le premier ministre, Joseph Muscat, a réuni des milliers de supporteurs à La Valette.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 12h02
    |

            Jean-Baptiste Chastand (La Valette, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« La corruption ? Mais, en ce moment, on a tous de l’argent plein les poches. » Anna Celia joint le geste à la parole en tapant bruyamment sur les siennes. « Vous, les journalistes, vous ne vous intéressez qu’aux mauvaises choses, mais à Malte tout va bien. Il faut réserver les restaurants une semaine à l’avance tellement ils ont du monde. On a tellement de travail que beaucoup d’étrangers viennent en chercher ici », proclame agressivement cette mère au foyer de 45 ans venue, mardi 1er mai, soutenir Joseph Muscat, le premier ministre travailliste de l’archipel.

Celui-ci avait appelé à faire de la Fête du travail de cette année la « meilleure réponse » aux révélations du « Projet Daphne », ce réseau de dix-huit médias internationaux – dont Le Monde – créé pour enquêter sur les traces de la journaliste maltaise anticorruption Daphne Caruana Galizia, assassinée dans l’explosion de sa voiture le 16 octobre 2017.
Habillée de rouge – la couleur des travaillistes – comme la plupart des milliers de soutiens du parti qui ont répondu à cet appel devant les portes de la citadelle de La Valette, Anna Celia se moque bien des révélations faites depuis le 17 avril. Pour elle, il s’agit uniquement d’une manipulation de « l’opposition » face à « notre gouvernement, le meilleur d’Europe ».
Peu lui importe que le « Projet Daphne » ait révélé que la police maltaise écartait mystérieusement toute piste politique dans son enquête sur la mort de la journaliste, malgré plusieurs éléments troublants. Comme le fait que le ministre de l’économie, Chris Cardona, a été vu dans un bar discutant avec certains des assassins quelques jours avant leur arrestation. « J’habite dans le village où se trouve ce bar, et il y a plein de monde qui y va, on peut serrer la main à n’importe qui », affirme Anna Celia. D’ailleurs, le ministre en question est monté sur scène juste avant le discours du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ En cas d’échec des négociations, de nouvelles élections sont probables.
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En Italie, le sénateur Renzi s’oppose à une alliance entre la gauche et le Mouvement 5 étoiles

En cas d’échec des négociations, de nouvelles élections sont probables.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 11h48
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

Lors de son premier jour au Sénat italien, le 23 mars, il s’était engagé à « rester silencieux pendant deux ans », histoire de se faire un peu oublier après la déconfiture du Parti démocrate (PD) aux législatives du 4 mars. Mais Matteo Renzi n’est pas homme à forcer longtemps sa nature. Finalement, il n’aura pas tenu six semaines avant de reprendre la parole sur la Rai, dimanche 29 avril.
Principale victime de la débâcle du 4 mars, l’ancien premier ministre n’est plus que simple sénateur, ayant été forcé d’abandonner la direction du principal parti de gauche. Mais il conserve la maîtrise de l’appareil, et il n’entend pas que celle-ci lui échappe. C’est précisément ce qu’il entendait rappeler, alors que le secrétaire par intérim, Maurizio Martina, est engagé depuis plus d’une semaine dans de très périlleuses discussions avec le président de la Chambre des députés, Roberto Fico, chargé par le président Sergio Mattarella d’examiner les possibilités d’un gouvernement gauche-Mouvement 5 étoiles (M5S) afin de sortir l’Italie de la paralysie.
Risque d’« extinction » du parti
« Discuter avec Di Maio, oui. Mais voter la confiance à un gouvernement “5 étoiles”, non ! », a lancé Matteo Renzi, quatre jours avant une réunion de la direction du parti, jeudi 3 mai, qui doit, justement, statuer sur cette question. Convaincu que les positions du Parti démocrate et du M5S sur l’économie, l’Europe, l’immigration et tant d’autres sujets sont irréconciliables, Matteo Renzi considère donc que poursuivre ce pas de deux ne servirait qu’à ajouter de la confusion à la confusion.

L’ancien premier ministre connaît par cœur les mécaniques du PD, ce parti où les relations ne sont jamais paisibles, et sait très bien que de plus en plus de voix se sont fait entendre en faveur de l’élaboration d’un « contrat » de gouvernement entre le PD et le M5S. Parmi ces avocats du dialogue, on trouve des notables locaux ayant depuis toujours plaidé pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ La capitale, Erevan, est bloquée par des milliers de manifestants mercredi à la suite du rejet de la candidature de l’opposant Nikol Pachinian au poste de premier ministre.
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Arménie  : une nouvelle élection aura lieu le 8 mai pour désigner le premier ministre

La capitale, Erevan, est bloquée par des milliers de manifestants mercredi à la suite du rejet de la candidature de l’opposant Nikol Pachinian au poste de premier ministre.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 15h40
   





                        



L’essentiel
Une nouvelle élection aura lieu au Parlement arménien le 8 mai afin de désigner un premier ministre.Des dizaines de milliers de manifestants favorables à Pachinian paralysaient la capitale arménienne, Erevan, mercredi 2 mai.L’opposant Nikol Pachinian a appelé mardi à la « désobéissance civile » et au « blocage total » des routes, des trains et des aéroports dans le pays à la suite du rejet de sa candidature au poste de premier ministre.Depuis le 12 avril, l’Arménie est plongée dans une crise politique sans précédent : les manifestations ont provoqué le 23 avril la démission de Serge Sarkissian, qui venait d’être élu premier ministre, après avoir été le chef de l’Etat pendant dix ans.
Le tweet
Notre envoyée spéciale Annick Cojean est actuellement à Erevan :

Ville d'Erevan paralysée depuis 8h. Rues barrées, metro fermé. Atmosphère bon enfant, danses, musique, barbecues. N… https://t.co/wuKjcvEcz2— AnnickCojean (@cojean annick)


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La citation
« Chers amis, les métros et routes ont été paralysés, la route vers l’aéroport fermée. »
Nikol Pachinian, meneur de la contestation, s’est adressé mercredi matin à ses partisans, ajoutant que des universités et des écoles s’étaient jointes au mouvement de protestation. Des dizaines de milliers de manifestants convergeaient mercredi matin vers le centre d’Erevan. Presque toutes les rues de la ville étaient bloquées et de nombreux magasins fermés, conformément à l’appel à la population lancé mardi par M. Pachinian. La voie d’accès à l’aéroport était bloquée et les trains de banlieue perturbés, selon des responsables locaux.
Le chiffre
55 députés
Appelé à élire un nouveau premier ministre, mardi 1er mai, le Parlement arménien a rejeté la candidature de l’opposant Nikol Pachinian, qui était le seul candidat. Le parti au pouvoir a voté contre lui, et sur les 100 députés ayant participé au scrutin, 55 se sont exprimés contre et 45 pour la candidature du chef de l’opposition. Pourtant, après avoir renoncé samedi à présenter un candidat, le parti majoritaire avait déclaré dimanche, par la voix de Vahram Baghdassarian, le chef de son groupe parlementaire, qu’il n’entraverait pas « l’élection du candidat du peuple » si tous les groupes d’opposition soutenaient sa candidature.
La date
8 mai
En vertu de la Constitution, le Parlement doit procéder à un nouveau vote dans un délai d’une semaine au plus après l’élection infructueuse de mardi. Le vote est prévu mardi 8 mai. S’il échoue une nouvelle fois dans sa tentative d’élire le chef du gouvernement, le Parlement est dissous et des élections législatives anticipées sont convoquées.
Le portfolio
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            data-slide-description="La manifestation de l'opposant Nikol Pachinian dans la ville de Vanadzor, la troisième plus grande ville d'Arménie après Erevan, la capitale, et Gyumri."
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            data-slide-description="Les gens saluent le passage de l'opposant Nikol Pachinian dans la village de Margahovit, environ 65 km au nord d’Erevan."
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            data-slide-description="Le convoi en route vers la manifestation et le meeting de Nikol Pachinian."
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            data-slide-description="Tout au long de la route vers Gumri, le convoi est salué, comme ici."
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            data-slide-description="Nikol Pachinian après son discours dans la ville d’Idjevan, capitale de la région de Tavush, non loin du lac Sevan."
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            data-slide-description="A  Vanadzor, Nikol Pachinian traversant la foule pour accéder à la tribune."
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            data-slide-description="L’arrivée à Vanadzor, la troisième plus grande ville d'Arménie , le 28 avril."
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            data-slide-description="A la tribune, devant ses supporteurs rassemblés à Vanadzor."
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            data-slide-description="Sa mère fait patienter Astrik, 4 ans, pour assister au meeting."
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            data-slide-description="Dans la foule, Anait Vartinian, 56 ans (souriante, à droite) : « Enfin de l’espoir dans cette ville qui a tant souffert et ne survit que grâce à la diaspora ! »"
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            data-slide-description="Les plus âgés espèrent que Nikol Pachinian retiendra les jeunes tentés par le départ."
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            data-slide-description="Nikol Pachinian espère que c’est la mobilisation populaire qui permettra au Parlement arménien de l’élire premier ministre."
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            data-slide-description="Pour tous ses supporteurs, l’opposant représente un espoir de revanche, un rêve de justice."
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            data-slide-description="A la tribune, dans la ville de Vanadzor."
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La manifestation de l'opposant Nikol Pachinian dans la ville de Vanadzor, la troisième plus grande ville d'Arménie après Erevan, la capitale, et Gyumri.

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Nikol Pachinian a réuni ce week-end des dizaines de milliers de ses partisans à Erevan, réclamant « le pouvoir au peuple ». Ce journaliste de 42 ans devenu député prétend mener une révolution de « velours » – comme celle de Tchécoslovaquie en 1989 – mais dont le pacifisme et l’autodiscipline dessinent quelque chose d’inédit dans le Caucase.
Il a entrepris, en mars, une marche à travers le pays pour « réveiller le peuple », l’inciter à se rebeller, le conjurer de ne pas se résigner à un nouveau mandat de l’ancien président, Serge Sarkissian, après dix ans de pouvoir, cette fois sous le titre de premier ministre. Il dénonce un système postsoviétique, gangrené par la corruption et la prévarication.
Pour aller plus loin :

Sur l’Arménie, lire les tribunes
Dans une tribune au Monde, « Les Arméniens n’ont plus peur », Levon Abrahamian, professeur d’anthropologie politique à Erevan, estime que la société civile a pris son destin en main – même s’il reste des défis à surmonter.
Pour le politologue Hrand Mikaelian, « Serge Sarkissian a tout fait pour dépolitiser la société » et la démission du premier ministre et ancien président de la République arménienne (2008-2018) ne signifie pas la chute intégrale de son régime.
Cette « transition politique » s’est faite « sans bouleversement géopolitique », affirme Richard Giragosian, directeur d’un think tank indépendant à Erevan, pour qui à aucun moment la géopolitique n’est entrée en jeu, même si Moscou cherche un moyen de conserver la main.
De son côté, l’éditorialiste Hagop Badalian estime que, pour l’instant, « le mouvement ne menace pas la “paix” avec l’Azerbaïdjan », alors que les deux pays sont en conflit depuis 1988 à propos de la province du Haut-Karabakh.
Vous pouvez également retrouver l’analyse de notre journaliste, Gaïdz Minassian : « Sortir du postsoviétisme ? »


 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Face aux revendications de l’administration Trump, Berlin semble davantage prêt à des concessions.
<filname="PROF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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Taxes américaines sur l’acier : l’unité des Européens à l’épreuve

Face aux revendications de l’administration Trump, Berlin semble davantage prêt à des concessions.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 11h34
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            
Avec son chantage aux taxes sur les importations américaines d’acier et d’aluminium, Donald Trump a réussi à mettre les Européens sous tension et à leur dicter son tempo. Parviendra-t-il aussi à les diviser ? Ces derniers étaient certes un peu soulagés, mardi 1er mai, de constater que Washington leur accordait un mois d’exemption de plus, jusqu’au 1er juin, alors qu’ils s’attendaient, la veille encore, à ce que le couperet tombe, avec des taxes de 25 % sur leurs exportations d’acier aux Etats-Unis et de 10 % sur celles d’aluminium.
Mais la Commission européenne l’a souligné elle-même dans un communiqué publié mardi à la première heure : « La décision américaine prolonge l’incertitude du marché, qui affecte déjà les décisions des entreprises. L’Union européenne devrait être exemptée de manière permanente de ces taxes qui ne peuvent être justifiées pour des raisons de sécurité [comme le prétend Washington]. » 
Accentuer la pression sur Pékin
Les Européens, comme ils l’ont fait durant tout le mois d’avril, devraient continuer à travailler, au niveau technique et politique, pour tenter de convaincre l’administration Trump que la Chine est la première responsable des difficultés de l’acier américain, avec ses surplus colossaux. Et que les Etats-Unis auraient tout intérêt à mieux coopérer avec Bruxelles pour accentuer la pression sur Pékin.
Cecilia Malmström, la commissaire européenne au commerce, qui s’est démenée ces dernières semaines, va probablement continuer à expliquer que, contrairement à la Corée du Sud (qui a cédé à M. Trump il y a quelques semaines), l’Union européenne (UE) ne peut décider de contingenter ses exportations d’acier ou de baisser ses droits de douane sur les voitures américaines à leur arrivée en Europe – l’obsession du président américain. Car ce serait contraire aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) : ces ajustements bilatéraux ne sont possibles que dans le cadre d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Parrainé à l’origine par le financier Antoine Bernheim, avec qui il a rompu en 2010, le milliardaire breton s’est aliéné le gouvernement transalpin et Silvio Berlusconi.
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En Italie, les méthodes de Vincent Bolloré vivement critiquées

Parrainé à l’origine par le financier Antoine Bernheim, avec qui il a rompu en 2010, le milliardaire breton s’est aliéné le gouvernement transalpin et Silvio Berlusconi.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 11h31
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



                                


                            

L’aventure italienne de Vincent Bolloré avait pourtant bien commencé… Le Français est apparu dans le monde feutré du capitalisme italien au début des années 2000, parrainé par une figure centrale de la finance, des deux côtés des Alpes : Antoine Bernheim (1924-2012). De ses bureaux de la banque Lazard, au début des années 1980, celui-ci avait joué un rôle décisif dans la constitution de son groupe.
Fort de cette indispensable protection, c’est dans la peau du chevalier blanc qu’il a émergé, en 2002. Il s’agissait d’entrer au capital de Mediobanca (l’homme d’affaires breton en a acquis 8 %), afin de contrecarrer le double assaut d’Unicredit et de la Banca di Roma sur cette banque d’affaires stratégique, premier actionnaire, entre autres, de l’assureur Generali, dont le président, de 1995 à 1999 et de 2002 à 2010, n’était autre… qu’Antoine Bernheim.

Les deux hommes rompront de manière spectaculaire en 2010, Vincent Bolloré favorisant l’éviction du patriarche, qui ne dissimulera pas son amertume d’avoir été trahi. Les ambitions du milliardaire français semblaient alors avant tout patrimoniales.
Plus délicate, en revanche, sera son entrée tonitruante dans le monde des télécommunications, en 2015. Au départ, elle survient presque par hasard, lorsque M. Bolloré récupère 8 % du capital du groupe Telecom Italia par le biais d’une transaction avec l’espagnol Telefonica. Toutefois, les ambitions de l’homme d’affaires ne s’arrêtent pas là. Il monte aussitôt au capital, atteignant rapidement les 15 %, puis poursuivant ses achats de titres jusqu’à devenir le principal actionnaire du groupe, avec plus de 24 %.
Accusé de vouloir « dicter sa loi au pays »
Cette irruption est accueillie fraîchement par les pouvoirs publics italiens : pour eux, Telecom Italia n’est pas une société comme les autres. Ancien monopole d’Etat et fleuron de l’innovation technologique italienne, elle est aussi un mastodonte de 66 000 employés, lourdement endetté.
Parallèlement,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ Editorial. Dans le projet de budget 2021-2027, Bruxelles veut conditionner le versement de fonds à l’indépendance des tribunaux des Etats membres.
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Les audaces bienvenues de la Commission européenne pour la défense de l’Etat de droit

Editorial. Dans le projet de budget 2021-2027, Bruxelles veut conditionner le versement de fonds à l’indépendance des tribunaux des Etats membres.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 15h18
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Intéressant budget que celui que présente mercredi 2 mai la Commission européenne. Ce n’est qu’un projet, bien sûr, qui court sur la période 2021-2027 : dans la bonne tradition bruxelloise, il va immanquablement donner lieu à de longs et âpres marchandages entre les désormais 27 Etats membres concernés. Mais une nouveauté, en particulier, mérite d’être saluée : le lien établi entre l’attribution de fonds européens et l’existence dans les Etats bénéficiaires d’un système judiciaire indépendant.
Depuis que la Hongrie, avec le retour au pouvoir de Viktor Orban en 2010, puis la Pologne, avec la victoire du parti Droit et justice (PiS) aux élections de 2015, ont pris des mesures restreignant l’Etat de droit, notamment dans le domaine judiciaire, la Commission bute sur la réponse juridique et politique. Elle semble cette fois-ci avoir trouvé le moyen de contourner l’obstacle de l’article 7 du traité de Lisbonne, qui exige l’unanimité pour sanctionner un Etat membre.
Le 20 décembre 2017, la Commission, ayant établi l’existence d’un « risque clair d’une violation grave de l’Etat de droit » dans les réformes du système judiciaire engagées à Varsovie, a ouvert une procédure contre la Pologne dans le cadre de l’article 7 ; cette procédure est cependant vouée à l’échec, la Hongrie ayant promis de ­voter contre.
La Pologne, la Hongrie et Malte visés
C’est donc dans la marge de manœuvre accordée par un autre article du traité, l’article 322, que va puiser la Commission pour établir les conditions de l’attribution des fonds aux Etats membres. Ces fonds, estime la Commission, ne peuvent être utilisés que si l’UE est assurée de l’indépendance des tribunaux dans l’Etat destinataire des fonds. Si le système judiciaire est défaillant, la Commission recommandera de suspendre les fonds ; cette recommandation sera soumise au vote du Conseil européen, constitué des Etats membres, mais là, seule la majorité qualifiée est requise.
Cette proposition, qui, outre la Pologne, vise aussi des pays comme la Hongrie et Malte, répond à une préoccupation de plus en plus largement exprimée parmi les Etats membres : comment, politiquement, justifier que des pays qui ne respectent pas les valeurs fondamentales de l’Union européenne, telles que l’Etat de droit et la solidarité, puissent continuer à être les plus grands bénéficiaires (dans le cas de la Pologne) de ses fonds de cohésion ?

        Lire aussi :
         

                La Commission européenne présente un budget 2021-2027 ambitieux mais explosif



C’est également à cette préoccupation que répond opportunément une autre mesure prévue par le projet de budget : consacrer une partie du fonds social européen (FSE), composante des fonds structurels, à l’intégration des migrants.
Les gouvernements de Varsovie et de Budapest vont inévitablement s’élever contre ce qu’ils considéreront comme des mesures punitives. Il ne s’agit pas, pourtant, de punir, mais simplement de rappeler, au-delà des discours sur la démocratie comme celui qu’a récemment prononcé le président Emmanuel Macron devant le Parlement de Strasbourg, que l’appartenance à l’UE exige le respect des règles et valeurs communes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Analyse. Pour le correspondant du « Monde » à Berlin Thomas Wieder, malgré la présence visible de femmes à des postes hauts placés, le monde politique allemand reste encore trop masculin.
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Allemagne : une parité en trompe-l’œil

Analyse. Pour le correspondant du « Monde » à Berlin Thomas Wieder, malgré la présence visible de femmes à des postes hauts placés, le monde politique allemand reste encore trop masculin.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 10h30
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



                                


                            

Analyse. En raison de la place centrale occupée par le chef du gouvernement dans le jeu institutionnel, l’Allemagne est souvent qualifiée de Kanzlerdemokratie (« démocratie du chancelier »). Le temps n’est-il pas venu de féminiser la notion ? Treize ans après l’élection d’Angela Merkel à la chancellerie, la probabilité de voir une femme lui succéder n’a en tout cas jamais paru aussi forte.
Désormais, les deux principaux partis du pays sont dirigés par des femmes. C’est une première. Du côté de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), que Mme Merkel préside depuis 2000, la relève semble assurée avec Annegret Kramp-Karrenbauer. Elue secrétaire générale de la CDU le 26 février, l’ancienne ministre-présidente de la Sarre est aujourd’hui considérée comme la mieux placée pour représenter la droite conservatrice aux prochaines législatives, prévues en 2021.
L’actuel Bundestag, issu des élections du 24 septembre 2017, ne compte ainsi que 31 % de femmes. Elles étaient 37 % dans l’assemblée précédente
Dans cette bataille, celle que la presse allemande a baptisée « AKK » pourrait avoir pour adversaire principale une autre femme, Andrea Nahles, qui préside depuis le 22 avril le Parti social-démocrate (SPD). Depuis sa fondation, il y a un siècle et demi, le SPD n’avait été dirigé que par des hommes. Elue avec seulement 66 % des voix, Mme Nahles n’apparaît certes pas encore comme une candidate naturelle à la chancellerie.
Selon un sondage Civey pour le Spiegel, publié le 24 avril, 38 % des électeurs du SPD lui préféreraient Olaf Scholz, le nouveau ministre des finances. Seuls 31 % soutiendraient Mme Nahles. Il n’empêche : en cumulant la présidence du parti et celle de son groupe au Bundestag, cette dernière jouit d’une indéniable légitimité institutionnelle pour briguer la succession de Mme Merkel.
Peu de femmes à l’extrême droite
Ce qui est vrai pour les premiers rôles...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ De l’occupation de Nanterre, le 22 mars, à la victoire de l’UDR du général de Gaulle en juin, retour sur les grands événements de Mai 68.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Nikol Pachinian a appelé mercredi au « blocage total » des routes, trains et aéroports arméniens, après le rejet de sa candidature au poste de premier ministre.
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Article sélectionné dans La Matinale du 01/05/2018
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En Arménie, le grand soir de la révolution de velours n’a pas eu lieu

Nikol Pachinian a appelé mercredi au « blocage total » des routes, trains et aéroports arméniens, après le rejet de sa candidature au poste de premier ministre.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 06h34
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 07h37
    |

            Annick Cojean (Erevan, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
C’était un jour crucial et ils le savaient tous. Un jour de 1er mai, radieux et parfumé, qu’ils souhaitaient historique. Un jour de basculement d’une époque à une autre : de la vieille Arménie, enlisée dans le post-soviétisme, à la jeune Arménie, enfin libérée de ses mœurs, de son esprit, et de son népotisme. L’apogée, pensaient les supporters de l’opposant Nikol Pachinian, de leur révolution « de velours ».
Las. La journée fut terrible, qui les surprit joyeux et optimistes de bon matin, intrigués et inquiets l’après-midi, en colère et plus combatifs que jamais le soir. Mais abattus, non ! La victoire n’en est que retardée. Pachinian, leur héros, sitôt sorti du Parlement qui venait de voter contre sa nomination au poste de premier ministre, les a convaincus, dans un discours vibrant, devant plus de 100 000 personnes place de la République à Erevan, qu’au fond, ils avaient gagné.
Le Parti républicain au pouvoir venait, au terme d’une journée de débats, de claquer la porte au nez du chef de file de la révolution et des foules qui le soutiennent. Les manifestants gardent, intacte, la conviction qu’un point de non-retour a été atteint. Et que rien, surtout pas une bande d’oligarques élus par des méthodes frauduleuses et coupés des réalités, pourrait endiguer leur soif de démocratie.

« Cher peuple, n’allons pas nous moquer des cadavres du Parti Républicain !, a raillé M. Pachinian. Les seules négociations possibles ne porteront que sur l’organisation de ses funérailles ! (…) Nous n’avons pas la possibilité de faire ne serait-ce qu’un demi-pas en arrière. Alors nous allons marcher vers le futur ! »
Et d’annoncer pour le mercredi 2 mai, à 8 h 15, une grève générale dans toute l’Arménie. Le blocage de toutes les rues, les routes, les universités, les administrations, les aéroports, les chemins de fer. « Vous êtes puissants ! », a-t-il lancé. De fait, jeunes et vieux rassemblés dans la nuit...




                        

                        

