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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Evaluez, pour les 43 principales liaisons ferroviaires françaises, l’évolution du meilleur temps de parcours inscrit dans les horaires officiels depuis 1963.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Vainqueur 5-2 au match aller, Liverpool mène déjà 1-0 face à la Roma après un but de Sadio Mané.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Le président a estimé que cet impôt, destiné à juguler l’optimisation fiscale, a bridé l’installation d’entrepreneurs en France.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Qu’est-ce que « l’exit tax », que Macron souhaite supprimer ?

Le président a estimé que cet impôt, destiné à juguler l’optimisation fiscale, a bridé l’installation d’entrepreneurs en France.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 18h04
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 18h28
    |

            Jérémie Baruch








                        



   


L’annonce est tombée dans un article du magazine américain Forbes, spécialiste de la finance et du monde de l’industrie, mais surtout connu pour sa liste annuelle des milliardaires de la planète. Emmanuel Macron, qui fait la « une » de la publication au début de mai, y est décrit comme « chef de file du marché libre ». Toujours soucieux de donner une image de chef d’Etat favorable aux affaires, comme il l’avait fait savoir à Davos en janvier, il a affirmé vouloir supprimer « l’exit tax » dès l’année prochaine, estimant que cet impôt envoie un message négatif aux entrepreneurs en France. Il avait tenu des propos similaires déjà en avril 2016, en critiquant une taxe qui « conduit maintenant les jeunes à créer leur entreprise à l’étranger dès l’origine ».
Qu’est-ce que « l’exit tax » ?
La loi, au doux nom d’« imposition des plus-values latentes lors du transfert par les contribuables de leur domicile fiscal hors de France », et plus communément appelée « exit tax », est un impôt créé pour lutter contre l’évasion fiscale : le dispositif a été lancé pour dissuader les contribuables de pratiquer l’expatriation fiscale vers des pays où l’imposition est plus clémente. En Belgique, par exemple, la différence entre le prix d’achat et de revente d’actions n’est pas taxée et, pour cette raison, des chefs d’entreprise partaient de France pour revendre leur société, bénéficiant ainsi de l’indulgence fiscale de Bruxelles.
Introduite par Nicolas Sarkozy en 2011, l’« exit tax » vise la plus-value réalisée lors de la revente d’actions, à hauteur de 34,5 % et au moment du transfert de la résidence fiscale hors de France. Néanmoins, le dispositif vise uniquement les personnes détenant un important patrimoine : depuis 2014, il fallait détenir plus de 800 000 euros en actions (le montant était de 1,3 million d’euros en 2011) ou la moitié des actions d’une société pour y être assujetti.
Dans quel contexte cette loi a-t-elle été votée ?
Une première mouture avait été votée en septembre 1998, avant d’être supprimée six ans plus tard pour cause de non-conformité avec les traités européens. La Cour de justice des communautés européennes – l’ancien nom de la Cour de justice de l’Union européenne – avait alors estimé que la loi allait à l’encontre de la liberté d’établissement en Europe.
Cet impôt a fait son retour en étant voté par le Parlement en juillet 2011, dans le cadre plus global de la réforme de la fiscalité patrimoniale. Le bouclier fiscal, marqueur du quinquennat Sarkozy voté à l’été 2007, plafonnait à 50 % des revenus le montant de l’impôt. Mais en 2011, de nombreuses voix – même à droite – se sont élevées pour réclamer l’aménagement, voire la suppression de cette mesure, au nom de l’impopularité du bouclier fiscal ou de la lutte contre les déficits alors que la crise financière pesait de tout son poids sur les finances publiques.
L’abrogation du bouclier fiscal est actée dans la loi de finances rectificative. Mais dans ce même mouvement, Nicolas Sarkozy a fait réduire le nombre de tranches pour le paiement de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), exonérant quelque 300 000 contribuables de l’ISF. Pour compenser cet allégement, il fallait alors trouver des recettes de substitution : l’« exit tax » en a fait partie.
Que reproche Emmanuel Macron à cette taxe ?
Dans l’interview donnée à Forbes, le président de la République a estimé que cette taxe ne rapportait de toute façon pas assez, alors qu’elle représentait « un coût d’opportunité » : il estime que cet impôt n’encourage pas l’installation des start-up – les entreprises ne s’établiraient pas en France parce qu’elles devraient payer une taxe s’il fallait partir –, et que l’« exit tax » fait donc perdre plus d’argent qu’elle n’en fait gagner à l’Etat.
La portée dissuasive de cet impôt reste à prouver, tout autant que le manque à gagner fiscal pour ces entreprises qui auraient décidé de ne jamais s’installer en France. En revanche, alors que la ministre du budget de l’époque, Valérie Pécresse, estimait le rendement de cette mesure à « près de 200 millions d’euros par an », l’Etat n’aurait récupéré que 53 millions d’euros en 2012 et 115 millions en 2013 et 2014, selon le rapporteur général de la commission des finances de l’Assemblée nationale, Christian Eckert, fin 2013.
803 millions d’euros de recettes en 2016
Le conseil des prélèvements obligatoires, qui dépend de la Cour des comptes, donne des chiffres bien plus conséquents aujourd’hui, estimant les recettes de « l’exit tax » à 803 millions d’euros en 2016. Et la Cour des comptes de noter qu’en moyenne, les 399 foyers redevables de cette taxe déclaraient un montant de 6,9 millions d’euros.


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Une « exit tax » au montant pas si anodin
en millions d'euros. Le montant 2016 est un montant estimé.

Source : Cour des comptes



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Qui sont les black blocs ?

Cette mouvance, régulièrement présente dans les manifestations, a rassemblé au moins 1 200 personnes lors du défilé parisien du 1er-Mai et a violemment affronté les forces de l’ordre.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 20h10
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre et 
                                Cyrielle Chazal








                        


Des militants vêtus de noirs, cagoulés, cassant du mobilier urbain, dégradant des commerces et affrontant les forces de l’ordre : l’image revient régulièrement lors des manifestations. Elle a encore marqué, de manière spectaculaire, le défilé du 1er-Mai à Paris. Selon la préfecture de police, près de 1 200 « individus cagoulés et masqués » s’étaient massés devant le cortège syndical.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Antifas, black blocs, anars : ce « cortège de tête » qui a fait dérailler le 1er Mai syndical



Qui sont ces black blocs ? S’ils sont particulièrement difficiles à définir, c’est qu’il s’agit avant tout d’une tactique de lutte, et non d’une idéologie ou d’un mouvement structuré.

Manifestation du 1er mai, présence d’environ 1200 individus cagoulés et masqués au niveau du Pont d’Austerlitz https://t.co/NaVld5hsft— prefpolice (@Préfecture de police)


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D’où vient le mouvement black bloc ?
Les racines du mouvement black bloc, né outre-Rhin, ne sont pas orientées à l’extrême droite, mais plutôt du côté de l’extrême gauche. A la fin des années 1980, la police de Berlin-Ouest invente l’expression « schwarze block » (« bloc noir ») pour désigner des manifestants cagoulés de noir et armés de bâtons.
Selon le politologue québécois Francis Dupuis-Déri, qui leur a consacré un article dans la revue Politix, les black blocs allemands s’inspirent eux-mêmes du mouvement Autonomia, né en Italie dans le courant des années 1960 : ce mouvement, ancré à l’extrême gauche, prône des formes d’action insurrectionnelles et illégales.
Que revendiquent-ils ?
La mouvance black bloc s’inscrit en opposition au capitalisme, aux gouvernements, aux forces policières et à la mondialisation. Sur les réseaux sociaux, leurs membres appellent à « rendre l’insurrection irréversible ». Leurs banderoles du défilé du 1er-Mai mêlaient références à l’anarchisme et emprunts à la culture populaire : « Marx attack », « sous les k-ways la plage » ou encore « la piraterie féministe n’est jamais finie », en référence à une chanson du rappeur Booba.
Un tract diffusé en marge de la manifestation du 1er-Mai éclaire les motivations des black blocs :
« Casser, c’est récupérer l’argent que les multinationales volent au peuple. Faire payer les assurances, les agent.e.s de privatisations, les propriétaires lucratif.ve.s et tou.te.s ceux qui monopolisent les richesses, pour les inégalités qu’ils instaurent. »
Quels sont leurs moyens d’action ?
« Les black blocs n’ont pas de moyens très importants », résume dans un rapport le Centre de recherche de l’école des officiers de la gendarmerie nationale (CREOGN). Les membres des black blocs se mêlent aux manifestants avec, dans leur sac, de quoi assurer leur anonymat – des cagoules notamment. Ils se repèrent grâce à des signes de la main et se masquent le visage une fois qu’ils forment un « bloc » suffisamment important au sein du cortège.
Les black blocs arrivent avec leurs propres outils, tels que des marteaux ou des pioches, afin de créer des projectiles à partir de ce qu’ils trouvent dans la rue (mobilier urbain, pavés, etc.). « Ils confectionnent également leurs propres armes, précise le rapport, comme des bombes et projectiles de peinture, des engins incendiaires, ou encore des banderoles renforcées avec des clous et des vis en direction des forces de l’ordre ».
« Un défi pour les forces de l’ordre »
Pour se protéger, ils communiquent sur des réseaux de messagerie cryptés et portent des lunettes de piscine contre les grenades lacrymogènes. Une fois leur action terminée, ils enfilent généralement des vêtements de couleur pour mieux se fondre dans la foule. Ils mettent en place des stratégies pour ne pas être dispersés avant la fin de leur action. Par exemple, ils essaiment en petits groupes afin de saturer les services d’ordre et se replient ensuite en bloc afin d’assurer une défense solidaire. « Cette recomposition perpétuelle est un défi pour les forces de l’ordre, plus habituées aux casseurs », relève le rapport.
Les black blocs fonctionnent sans chef. « C’est au cours d’un processus délibératif que les membres discutent des risques qu’ils entendent prendre et qu’ils décident du type d’actions qu’ils désirent mener », explique le chercheur québécois Francis Dupuis-Déri dans la revue Mouvements. Ils se livrent souvent à des dégradations matérielles, sur du mobilier urbain ou des lieux symboliques comme des vitrines de banques ou d’assureurs. Ces attaques vont des vitres brisées au déclenchement d’incendies, en passant par des jets de cocktails Molotov ou de pavés. Tous les black blocs n’ont cependant pas recours à la force.
Objectif de médiatisation
Leur objectif est double : exprimer une critique directe du « système », via des destructions de lieux symboliques, mais aussi indirecte. « L’action est couverte et discutée dans les médias, ce qui permet de diffuser dans le champ politique une critique radicale du capitalisme et de l’Etat libéral », décrypte Francis Dupuis-Déri.
Quelles ont été leurs actions les plus marquantes ?
En 1999, à Seattle, plusieurs centaines de black blocs se mêlent aux marches contre la conférence ministérielle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). L’état d’urgence est décrété et un couvre-feu, instauré. A Gênes, en juillet 2001, ils saccagent la ville en se fondant dans des marches pacifiques anti-G8. En avril 2009, à Strasbourg, ils sont 2 000 à semer le trouble en marge du 60e anniversaire de l’OTAN. En octobre de la même année, ils sont 300 à noyauter la manifestation d’un collectif anti-carcéral, à Poitiers.
En octobre 2011 à Rome, lors de la journée mondiale des « Indignés » contre la crise et la finance mondiale, des black blocs se mêlent aux manifestants et jettent des cocktails Molotov. En février 2014, ces émeutiers cagoulés rejoignent les rangs des opposants à l’aéroport Notre-Dame-des-Landes. En juillet 2017, à Hambourg, ils intègrent les rangs des anti-G20 et suscitent le déploiement d’une dizaine de camions anti-émeutes.



Ressources

Le black bloc : quand l’antisystème effraie, par Francis Dupuis-Déri, professeur à l'université du Québec à Montréal (UQAM), sur TheConversation.com (août 2017).
La répression des « black blocs », prétexte à la domestication de la rue protestataire, par Olivier Cahn, maître de conférence à l'Université de Cergy-Pontoise, sur Cairn.info (2010).
Les Black blocs, preuves de la mutation de la contestation sociale, rapport du Centre de recherche de l'école des officiers de la gendarmerie nationale (juillet 2016).
(en anglais) Making the News: Anarchist Counter-Public Relations on the World Wide Web, dans la revue Critical Studies in Media Communication (juin 2010).


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Comores et Mayotte, si loin, si proches (1/4). Dans l’archipel, des voix dénoncent l’exploitation, la xénophobie et les expulsions dont sont victimes ceux qui ont migré sur l’île française.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤         

Reportage

Entre Comoriens et Mahorais, le ressentiment menace de virer à l’orage

Comores et Mayotte, si loin, si proches (1/4). Dans l’archipel, des voix dénoncent l’exploitation, la xénophobie et les expulsions dont sont victimes ceux qui ont migré sur l’île française.

Par                                            Ghalia Kadiri (Domoni, Moroni (Comores), envoyée spéciale)




LE MONDE
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        Le 02.05.2018 à 14h55

     •
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        Mis à jour le 02.05.2018 à 20h49






                        

Crédits : IBRAHIM YOUSSOUF / AFP


                    

Saïd Ibrahim a passé la journée à l’observer. La mer, si calme, si bleue que face aux paysages de misère, elle donne naturellement envie d’y plonger. De fuir le « paradis » tropical comorien, un archipel de trois îles posées sur l’océan Indien, rongé par la pauvreté, la corruption et l’instabilité politique, pour rejoindre le lagon français de Mayotte, à 70 km au sud.
De la plage de Domoni, sur la façade est de l’île d’Anjouan, on peut distinguer au loin les contours du 101e département français. C’est d’ici que se font la plupart des départs illégaux sur les dangereux kwassa-kwassa, des canots de fortune surchargés où les clandestins embarquent, au péril de leur vie, à la recherche d’un avenir ou pour donner naissance à un enfant sur le territoire français.

Mais depuis que le gouvernement comorien de Moroni a interdit les reconduites à la frontière des expulsés, le 21 mars, revendiquant sa souveraineté sur l’île française, et que, sur l’autre rive, les Mahorais se sont lancés dans une véritable chasse aux migrants, « le business est au ralenti », indique Saïd Ibrahim. Surnommé « commandant », ce robuste quadragénaire est l’un des nombreux pêcheurs anjouanais reconvertis en passeurs depuis que la France a instauré, en 1995, un visa entre l’Union des Comores, indépendante depuis 1975, et Mayotte, restée française.
Difficile à obtenir, ce visa a poussé l’essentiel des migrants à entreprendre la traversée dans la clandestinité. « La France nous a ouvert un marché », ironise Saïd Ibrahim. En un peu plus de vingt ans, l’île d’Anjouan, plus proche de Mayotte et plus pauvre que sa grande sœur Ngazidja (Grande Comore), est devenue une plaque tournante des départs. Les ateliers sauvages de fabrication de kwassa-kwassa y ont pignon sur rue – on en compte une douzaine rien qu’à Domoni.
« On donne rendez-vous aux clients au milieu de la nuit »
Chaque année depuis 1995, des milliers de Comoriens...



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Après des décennies d’attentats meurtriers, l’organisation séparatiste basque dit « mettre fin à son cycle historique et à sa fonction », dans une lettre publiée par un journal espagnol.
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ETA annonce avoir « complètement dissous toutes ses structures »

Après des décennies d’attentats meurtriers, l’organisation séparatiste basque dit « mettre fin à son cycle historique et à sa fonction », dans une lettre publiée par un journal espagnol.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 15h54
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 17h37
   





                        



   


Dans une lettre datée du 16 avril, envoyée à diverses institutions basques et publiée mercredi 2 mai par le journal en ligne espagnol El Diaro, l’organisation séparatiste basque Euskadi ta Askatasuna (ETA – « Pays basque et liberté ») a annoncé avoir « dissous toutes ses structures » et « mis fin à sa fonction » après des décennies d’attentats meurtriers.
« ETA a décidé de mettre fin à son cycle historique et à sa fonction, mettant un terme à son parcours. En conséquence, ETA a dissous complètement toutes ses structures et considère son initiative politique terminée », dit cette lettre, rédigée en basque et portant l’emblème de l’organisation, un serpent enroulé autour d’une hache.
Un membre du gouvernement basque a dit à l’Agence France-Presse (AFP) que cette lettre n’était pas encore l’annonce définitive de la dissolution de cette organisation, considérée comme terroriste par l’Union européenne. Il a ajouté attendre cette annonce pour jeudi, vraisemblablement sous la forme d’une vidéo envoyée à la BBC.
L’annonce de sa dissolution par ETA est « une bonne nouvelle pour ceux qui ont à cœur de continuer sur le chemin de la paix », a estimé Jean-Noël « Txetx » Etcheverry, militant altermondialiste, qui a œuvré pour le désarmement d’ETA à Bayonne le 8 avril 2017. Pour lui cependant, « ce n’est pas la déclaration officielle d’ETA », mais un simple « courrier » : « J’attends qu’ETA fasse une communication pour analyser de quoi il s’agit vraiment », a-t-il souligné.

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                L’organisation basque ETA demande pardon pour le « mal » causé durant sa lutte armée



Conférence internationale le 4 mai
C’est en octobre 2011, à la conférence internationale de paix d’Aiete, qu’ETA avait annoncé abandonner définitivement le recours à la violence. En avril 2017, l’organisation séparatiste avait remis aux autorités françaises la localisation de son arsenal, soit huit caches d’armes.
Enfin, dans un communiqué publié le 20 avril 2018 dans le quotidien basque Berria, l’organisation terroriste avait demandé « pardon » aux victimes pour les violences qu’elle avait commises. La même semaine, ETA avait annoncé qu’elle prononcerait sa dissolution au début du mois de mai, évoquant la date du 4 mai et la conférence internationale de Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques).
Depuis 1959, ETA aura fait au moins 829 morts et des milliers de blessés dans le nord de l’Espagne et le sud de la France. L’organisation est notamment responsable de l’assassinat du président du gouvernement espagnol Luis Carrero Blanco, en 1973.
Dans sa lettre, ETA dit qu’Euskal Herria, le territoire dont elle réclame l’indépendance, reste « en conflit avec l’Espagne et la France ». « Le conflit n’a pas commencé avec ETA et ne se termine pas avec la fin du parcours d’ETA », écrit-elle.

        Lire aussi :
         

                Dissolution d’ETA : « Conférence internationale » le 4 mai au Pays basque français






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Mis en examen pour corruption, l’industriel breton, qui a échoué à s’emparer d’Ubisoft, est aussi en difficulté en Italie. Ses détracteurs critiquent son mode de gouvernance et sa conception des conflits d’intérêts.
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édition abonné


Démêlés judiciaires, gouvernance contestée, concurrence accrue : l’empire de Vincent Bolloré accumule les déconvenues

Mis en examen pour corruption, l’industriel breton, qui a échoué à s’emparer d’Ubisoft, est aussi en difficulté en Italie. Ses détracteurs critiquent son mode de gouvernance et sa conception des conflits d’intérêts.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 11h25
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 19h56
    |

            Sandrine Cassini et 
François Bougon








                        



                                


                            

Sur son téléphone portable, l’industriel breton Vincent Bolloré a installé une application particulière : elle décompte les jours le séparant du 17 février 2022, date de sa retraite annoncée, avant son 70e anniversaire. Une grande fête marquera le bicentenaire du groupe familial fondé sur les bords de l’Odet, près de Quimper (Finistère).
Mais, dans un futur proche, le vendredi 4 mai 2018 pourrait marquer un tournant pour l’empire industriel qui compte près de 60 000 collaborateurs – il est présent dans les transports et la logistique, la communication et le stockage d’électricité – et qu’il a édifié à partir de l’entreprise de papeterie en difficulté héritée de son père dans les années 1980. A l’occasion de l’assemblée générale de Telecom Italia, à Milan, l’entrepreneur pourrait, ce jour-là, tomber sur un os : il risque de perdre la majorité au conseil d’administration d’une entreprise emblématique de la péninsule.

Un affront pour cet homme d’affaires réputé pour sa méthode faite d’audace, de ténacité et, si nécessaire, de rudesse. « Il a le sang froid d’un tonton flingueur de la Mafia sicilienne », explique un proche.
Dans le pétrin en Italie
Avec Telecom Italia, Vincent Bolloré aurait-il perdu la baraka ? Comme il l’a fait pendant toute sa vie professionnelle, l’homme d’affaires avait réussi l’exploit de prendre le contrôle du premier opérateur télécoms italien avec seulement 23,9 % du capital. Las, le fonds activiste Elliott a commencé, le 16 mars, à brider cette belle ambition, en montant progressivement dans le capital de l’opérateur, avec l’objectif de réduire le pouvoir du Français.
« Le problème, c’est que le directoire est tétanisé par Vincent Bolloré qui manage par la peur. Mais ses cadres ne lui rendent pas service en ne lui parlant pas des problèmes », analyse un proche.
Peu s’expliquent les raisons qui ont conduit Vincent Bolloré à se mettre dans un pareil pétrin en Italie. « Péché d’arrogance »,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Mark Zuckerberg a annoncé mardi l’intégration prochaine d’une plate-forme de rencontres dans son réseau social pour bâtir des « relations durables, pas seulement des plans d’un soir ».
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Facebook : comment va fonctionner son service de rencontres

Mark Zuckerberg a annoncé mardi l’intégration prochaine d’une plate-forme de rencontres dans son réseau social pour bâtir des « relations durables, pas seulement des plans d’un soir ».



Le Monde
 |    02.05.2018 à 16h38
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 17h20
    |

            Morgane Tual








                        



   


« Il y a deux cents millions de personnes sur Facebook qui se définissent comme célibataires, donc, à l’évidence, il y a quelque chose à faire. » Et ce « quelque chose » sera un service de rencontres. C’est ce qu’a annoncé mardi 1er mai Mark Zuckerberg, le patron du réseau social, lors de l’ouverture de la conférence F8, grand événement annuel de Facebook. L’objectif, selon Mark Zuckerberg, est de bâtir des « relations durables, pas seulement des plans d’un soir ». Prévue pour être mise en service dans le courant de l’année, que sait-on aujourd’hui de cette plate-forme ?
Appelé « Dating » — du moins dans sa version anglaise, l’équivalent en français de « sortir avec quelqu’un qu’on aime » —, ce service sera intégré à Facebook et ne nécessitera pas l’installation d’une nouvelle application ou la création d’un nouveau compte. Mais Facebook se veut rassurant : le profil servant aux rencontres sera séparé du profil classique. En clair, les amis ne pourront rien voir des activités de l’utilisateur ou de l’utilisatrice dans le contexte de Dating. Et d’ailleurs, les personnes amies ne seront jamais suggérées dans le cadre de ce service, afin d’éviter des situations embarrassantes.
Des personnes inscrites au même événement

   


Concrètement, c’est par l’intermédiaire d’événements ou de groupes d’intérêt que la personne utilisant Dating pourra être mise en contact avec d’autres. Par exemple, si elle dit dans Dating se rendre à un concert, il lui sera alors suggéré plusieurs profils de personnes s’y rendant également.
L’interface semble assez proche de celle de Tinder et d’autres applications de rencontres populaires : large place accordée aux photos ; indication immédiate de l’âge ; petite phrase d’accroche… Et seul le prénom de la personne apparaîtra. Des profils seront proposés en fonction « des préférences amoureuses, des intérêts de chacun et de chacune et des amies et amis communs », explique Facebook.
Deux personnes pourront échanger par tchat sur un espace à part, qui ne sera ni Messenger — le système de messagerie instantanée de Facebook — ni Whatsapp — l’application de messagerie appartenant à Facebook. En revanche, pour des raisons de « sécurité », il ne sera pas possible d’échanger dans cet espace des images ou des liens. L’entreprise assure qu’elle n’utilisera pas les informations de Dating pour afficher des publicités ciblées.
Plusieurs cartes à jouer

   


Ce nouveau service peut-il vraiment changer la donne, et bouleverser le marché déjà très saturé des applications de rencontres ? C’est en tout cas ce que semblent penser les investisseurs : dans la foulée de ces annonces, l’action de Match, qui détient d’importantes plates-formes de rencontres, comme Tinder, OKcupid ou encore Meetic, a chuté de 22 %.
Avec plus de 2 milliards d’utilisateurs actifs, le premier réseau social au monde part avec un énorme avantage. D’autant plus qu’un certain nombre d’applications concurrentes, comme Tinder, se fondent sur Facebook pour fonctionner. Il est par exemple possible de s’y connecter avec ses identifiants Facebook, et l’application peut y récupérer des photos et des informations, comme la ville d’origine ou les études. Elle dit même aux utilisateurs quels sont les amis qu’ils ont en commun avec les profils qui leur sont proposés. Et si Tinder et les autres disposent d’un temps d’avance, Facebook a déjà prouvé qu’il savait rattraper son retard rapidement : quand Instagram, propriété de Facebook, a copié les fameuses « stories » qui ont fait la réputation de Snapchat, les internautes les ont rapidement adoptées.
Facebook a aussi une carte à jouer avec son système fondé, entre autres, sur les événements. Un des problèmes récurrents évoqués par les utilisateurs de Tinder est que les échanges en ligne se transforment trop rarement en rencontres. Or, si Dating prend en compte la présence de deux personnes à un même événement, alors la probabilité d’une rencontre semble bien plus importante.
La réaction acide des concurrents
Reste toutefois une grande inconnue : les utilisateurs de Facebook lui font-ils assez confiance pour lui confier également une partie de leur vie sentimentale et sexuelle ? La place prépondérante qu’occupe Facebook dans la vie en ligne des internautes est au cœur d’inquiétudes grandissantes. Accepteront-ils que l’entreprise s’immisce aussi dans cette partie de leur existence ?
D’autant plus que Facebook est empêtré dans plusieurs polémiques, et notamment le scandale Cambridge Analytica, qui a éclaté en mars. Les données de 87 millions de ses utilisateurs ont été obtenues par cette entreprise spécialisée dans l’influence politique et proche de Donald Trump. Une affaire qui a remis la question des données personnelles au centre du débat public. Or, les données échangées sur une plate-forme de rencontres sont particulièrement sensibles.
La PDG de Match, Mandy Ginsberg, s’est à ce propos montrée acide à l’annonce de Mark Zuckerberg :
« Nous sommes flattés que Facebook vienne sur notre territoire — et perçoive comme nous cette occasion mondiale — tandis que Tinder continue d’atteindre des sommets. Nous sommes surpris du calendrier, étant donné le nombre de données personnelles et sensibles liées à ce territoire. »
« Nous connaissons ces questions mieux que quiconque, a-t-elle ajouté. L’arrivée de Facebook ne va que nous revigorer. » Joey Levin, le PDG d’IAC, la maison-mère de Match, s’est lui aussi fendu d’une remarque acerbe. « Leur produit pourrait être super pour les relations entre les Etats-Unis et la Russie », a-t-il déclaré ironiquement, en référence aux accusations selon lesquelles la Russie aurait exploité Facebook pour influencer l’opinion publique américaine, notamment lors de l’élection présidentielle de 2016.
De son côté, l’application de rencontres Bumble a, au contraire, préféré faire un appel du pied à Facebook :
« Peut-être que nous pouvons joindre nos forces pour rendre le monde connecté encore plus sûr et utile. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le projet de budget européen, la dissolution d’ETA, les décès liés à la pollution de l’air... Le point sur l’actualité du mercredi 2 mai en fin de journée.
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Budget européen, ETA, pollution de l’air…, le résumé de l’actualité à 19 heures

Le projet de budget européen, la dissolution d’ETA, les décès liés à la pollution de l’air... Le point sur l’actualité du mercredi 2 mai en fin de journée.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 19h05
   





                        



   


Ce qu’il faut retenir des propositions explosives de la Commission européenne sur le budget
La Commission propose de conditionner tous les fonds du budget 2021-2027 au respect par les gouvernements de l’Etat de droit. Les fonds allant à un pays pourraient être suspendus si son système judiciaire national s’avère défaillant. Dans le viseur de Bruxelles : la Pologne, la Hongrie, Malte ou la Roumanie.Autre coup porté par Bruxelles aux gouvernements s’éloignant des valeurs communes : une partie du fonds social européen (FSE), composante des fonds structurels (environ 100 milliards pour le budget 2014-2020), ira à l’intégration de migrants.La Commission européenne a également plaidé pour une baisse « d’environ 5 % » des fonds alloués à la politique agricole commune et à la politique de cohésion de l’UE, consacrée aux régions les plus pauvres. La proposition sur la PAC a été jugée « inacceptable » par le gouvernement français.
Dans le reste de l’actualité
Terrorisme. ETA annonce avoir « complètement dissous toutes ses structures ». Après des décennies d’attentats meurtriers, l’organisation séparatiste basque dit « mettre fin à son cycle historique et à sa fonction », dans une lettre publiée par un journal espagnol.
Grève. La direction de la SNCF a annoncé qu’un TGV et un Transilien sur deux, et deux TER sur cinq, circuleraient jeudi, au septième épisode de grève. Il y aura également un train Intercités sur trois, tandis qu’à l’international trois trains sur cinq sont prévus. De son côté, Air France prévoit 85 % des vols.
Santé. La pollution de l’air tue 7 millions de personnes par an dans le monde, alerte l’Organisation mondiale de la santé. Neuf habitants sur dix respirent quotidiennement un air trop chargé en particules fines.
« Il y a deux cents millions de personnes sur Facebook qui se définissent comme célibataires, donc, à l’évidence, il y a quelque chose à faire. » 
Mark Zuckerberg, le patron de Facebook, a annoncé mardi l’intégration prochaine d’une plate-forme de rencontres dans son réseau social pour bâtir des « relations durables, pas seulement des plans d’un soir ».
Ce qu’il ne fallait pas manquer
Les déconvenues s’accumulent pour Vincent Bolloré. Jugé arrogant et critiqué pour son mode de gouvernance, l’industriel, à la tête d’un empire dans les médias et les transports, est également mis en examen pour corruption en Afrique. Le 4 mai, l’homme d’affaires breton devra en outre faire face à l’offensive du fonds vautour Elliott pour prendre le contrôle de Telecom Italia. Le Monde explique pourquoi le système Bolloré a fini par se gripper.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ « Actuellement, tous les groupes [parlementaires] ont dit qu’ils soutiendraient ma candidature », a assuré l’opposant, qui a appelé à cesser les manifestations.
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Arménie : Pachinian dit avoir le soutien de tous les partis pour son élection au poste de premier ministre

« Actuellement, tous les groupes [parlementaires] ont dit qu’ils soutiendraient ma candidature », a assuré l’opposant, qui a appelé à cesser les manifestations.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 18h54
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 19h44
   





                        


C’est un nouveau rebondissement dans la crise politique qui secoue l’Arménie depuis près de trois semaines. L’opposant Nikol Pachinian a appelé, mercredi 2 mai, ses partisans à mettre fin aux manifestations, affirmant avoir obtenu le soutien des quatre forces politiques présentes au Parlement pour son élection au poste de premier ministre le 8 mai.
« Actuellement, tous les groupes [parlementaires] ont dit qu’ils soutiendraient ma candidature. La question est réglée », a-t-il assuré. « Nous arrêtons notre action et nous allons nous reposer », a-t-il ajouté, appelant les écoliers et étudiants à reprendre les cours. « Le 8 mai, nous serons 500 000 personnes à nous réunir ici et nous proclamerons notre victoire », a promis l’opposant.
Sur la place de la République à Erevan, la capitale, où des milliers de personnes étaient réunies, les annonces ont été accueillies par des acclamations de joie, selon Annick Cojean, l’envoyée spéciale du Monde :

Le Parti Républicain annonce qu'il ne présentera pas de candidat pour le nouveau your d'élection du 1er ministre d'… https://t.co/mKlbZKQCvR— AnnickCojean (@cojean annick)


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Erevan paralysée par les manifestants
A la tête de la fronde antigouvernementale qui agite l’Arménie depuis le 13 avril, M. Pachinian n’a pas réussi mardi à être élu premier ministre par le Parlement, où le Parti républicain au pouvoir possède 58 des 105 sièges.
L’opposant a alors appelé ses partisans à la « désobéissance civile ». Mercredi, des dizaines de milliers de manifestants, selon une estimation de l’Agence France-Presse, ont paralysé Erevan, bloquant les routes, le métro et les trains.
L’Arménie est plongée depuis trois semaines dans une crise politique sans précédent, qui a mené, le 23 avril, à la démission de Serge Sarkissian, tout juste élu premier ministre après avoir été président pendant dix ans de ce petit pays du Caucase du Sud.

        Lire le récit :
         

          En Arménie, le grand soir de la « révolution de velours » n’a pas eu lieu







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le mois d’avril a été riche en sorties. La sélection de Pixels fait une large place aux jeux d’aventure 2D et aux jeux de gestion originaux.
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« God of War », « Nintendo Labo », « Frostpunk »… les 10 meilleurs jeux vidéo du mois

Le mois d’avril a été riche en sorties. La sélection de Pixels fait une large place aux jeux d’aventure 2D et aux jeux de gestion originaux.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 12h46
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 13h04
    |

            William Audureau et 
Corentin Lamy








                        


L’expérience la plus familiale
Nintendo Labo, pour l’amour du carton

   


Les manettes ? Dépassées. Le véritable accessoire du futur, c’est le carton, nous dit le Nintendo Labo. Le carton que l’on détache, que l’on plie et que l’on assemble, pour donner naissance à un piano, une canne à pêche, une maison ou encore une moto. Tous servent de périphérique de jeu, et il y a de véritables moments de magie à découvrir le fonctionnement instinctif de l’objet que l’on a mis des heures à construire. Dommage que les minijeux eux-mêmes soient assez limités.
Note Pixels : 4/5
Sur Switch, 60 euros, à partir de 3 ans. Lire notre test
La superproduction du mois
« God of War », blockbuster musclé et velu

   


Qu’on ne s’y trompe pas, loin de la révolution annoncée, le God of War nouveau ne fait que synthétiser, et occasionnellement perfectionner, l’ancestrale recette du jeu de castagne. Mais impossible de passer outre les incroyables qualités esthétiques, techniques et architecturales de ce titre mégalomaniaque. Beau à tomber, il bénéficie d’un sens du détail rarement vu dans un jeu vidéo, souligné par une mise en scène coup de poing jubilatoire.
Note Pixels : 4/5
Sur PlayStation 4, 60 euros, à partir de 18 ans. Lire notre test
Notre coup de cœur sur mobile
« Vandals », un tagueur ninja

   


Les jeux d’infiltration ont tôt fait de mettre en scène de sombres assassins ou de mutiques soldats. Ici, notre infiltré, c’est un tagueur. A Paris dans les années 1960, ou à Berlin dans les années 1980, il doit parvenir jusqu’à un mur, y laisser sa signature, avant de sortir dans la zone sans se faire attraper par la police. Un jeu de réflexion davantage que d’adresse (on joue au tour par tour, comme dans Hitman Go), qui se double en plus, production Arte oblige, d’une surcouche pédagogique remarquablement peu envahissante. Réjouissant.
Note Pixels : 3,5/5
Sur PC, iOS et Android, 4,50 euros, à partir de 4 ans.
Les jeux de gestion qui font voyager
« Frostpunk », un « Sim City » dans un hiver infernal

   


Notre jeu du mois ! Entre survie et simulation d’urbanisme à la Sim City, Frostpunk propose de prendre la destinée d’un petit groupe d’Anglais du XIXe siècle plongés dans un hiver perpétuel. Un jeu où l’on ne fait pas que construire des maisons et des usines, mais où il faut aussi faire des choix cornéliens — faire travailler les enfants, ou manquer de charbon pour réchauffer les maisons ? Amputer, ou laisser un malade occuper indéfiniment un lit en attendant une hypothétique rémission ? Pas gai, Frostpunk, mais définitivement brillant dans sa façon d’injecter moralité et narration dans un genre d’habitude bien austère.
Note Pixels : 5/5
Sur PC, 30 euros, à partir de 16 ans. Lire notre test
« Dead in Vinland », sauvez les Vikings

   


Ils ne font pas les malins, nos quatre Vikings échoués sur les côtes de Vinland (Terre-Neuve). Pour survivre, ils vont devoir collecter des ressources, améliorer leur campement, partager les rations, ou encore se défendre contre des Vikings bien moins polis déjà établis dans l’île. Mais aussi, ils vont devoir composer avec leurs caractères (qu’ils ont bien trempés), tisser des relations, ou veiller à leur moral en discutant (et en se disputant) le soir, au coin du feu. Un jeu de survie original, servi par une réalisation et une direction artistique aussi atypiques que rafraîchissantes.
Note Pixels : 4/5
Sur PC, 20 euros, à partir de 16 ans.
« Neo Atlas 1469 », cap sur les Indes

   


De Lisbonne, envoyez vos explorateurs cartographier le nouveau monde en évitant pirates et krakens, mettez en place des liaisons commerciales entre les ports pour échanger épices et pierres précieuses, et découvrez le légendaire royaume du Zipangu, le Japon actuel. Sorte de Civilization allégé, centré sur la découverte de la carte du monde, Neo Atlas 1469 souffre d’une direction artistique pâlichonne et de dialogues envahissants. Mais une fois nos aventuriers partis en mer, il devient très dur d’en décrocher.
Note Pixels : 3,5/5
Sur PC et Switch, 43 euros, à partir de 7 ans. Textes en anglais.
Les aventures à la mode des années 1990
« Minit », le jour de la marmotte façon « Legend of Zelda »

   


Sorte de Zelda de poche, Minit est une quête où la progression est rythmée par la recherche d’objets, les traditionnelles bougies, épée et autres clés indissociables du genre. L’astuce : le héros s’endort toutes les soixante secondes et se réveille dans sa maison. Il ne perd certes pas les objets qu’il a trouvés, mais tout le reste est à refaire : alors on planifie mentalement son parcours, on optimise, et on tente de trouver le moyen de boucler cette quête minuscule dans le temps imparti. Malin comme tout.
Note Pixels : 4/5
Sur PC, PlayStation 4 et Xbox One, 10 euros.
« The Swords of Ditto », le Zelda évolutif

   


The Swords of Ditto reprend, lui aussi, les grandes lignes d’un Zelda, mais période Super Nintendo. Comme Link, le héros de Ditto revient d’ailleurs tous les cent ans affronter une nouvelle menace. Chaque mort, mais aussi chaque victoire, est donc l’occasion de recommencer le jeu et de redécouvrir le royaume, qui aura entre-temps évolué en fonction de nos actions et, il faut le dire, d’un certain nombre de critères aléatoires. C’est ce côté hasardeux qui le rend forcément moins prenant et moins malin qu’un Zelda, mais soyons francs : comment résister à ses adorables graphismes ?
Note Pixels : 3/5
Sur PC et PlayStation 4, 20 euros, à partir de 7 ans.
« Healer’s Quest », le jeu de rôle infirmier

   


Sans lui, les chevaliers n’occiraient nul dragon, les mages ne banniraient nul démon, les voleuses ne détrousseraient nul troll. Lui, c’est le « soigneur », cette classe de personnage dont aucun jeu n’avait osé faire sa star. Healer’s Quest est un titre parodique, humoristique (il multiplie avec plus ou moins de succès les blagues, jouant sur les clichés du genre), mais c’est un vrai jeu, qui propose de protéger les héros, les vrais. Pour cela, il s’agit d’améliorer ses sorts, de les panacher, de les lancer au bon moment, au cours de combats qui rappellent davantage un jeu de rythme qu’un véritable jeu de rôle.
Note Pixels : 3,5/5
Sur PC, 15 euros.
« Bombslinger », western-frites explosif

   


S’il y a bien un jeu rétro que l’on n’imaginait pas servir de référence à un jeu solo en 2018, c’est bien Bomberman. Mais le jeu belge Bombslinger ne cache pas son amour du mode aventure de ce classique des années 1990, dont il s’inspire en le mâtinant avec astuce d’un thème western, de niveaux générés aléatoirement façon Spelunky, et d’un système de montée en niveau rapidement stratégique. Le résultat, c’est un univers délicieusement décalé, des parties renouvelées, et surtout un challenge très pimenté. Et l’inévitable mode bataille royale particulièrement anarchique est de mise pour s’exploser entre amis.
Note Pixels : 3/5
Sur PC et Switch, 15 euros, à partir de 3 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Le Parti démocratique des peuples a déclaré que la candidature de M. Demirtas, emprisonné depuis novembre 2016, serait officiellement annoncée vendredi.
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Turquie : l’ancien leadeur du parti prokurde sera candidat à la présidentielle

Le Parti démocratique des peuples a déclaré que la candidature de M. Demirtas, emprisonné depuis novembre 2016, serait officiellement annoncée vendredi.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 18h05
   





                        



   


L’annonce risque de ne pas être du goût du président turc Recep Tayyip Erdogan. Le principal parti prokurde de Turquie a annoncé mercredi 2 mai que son ancien leader, toujours emprisonné, Selahattin Demirtas, serait candidat à la présidence lors des élections anticipées prévues le 24 juin.

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                Le président turc Erdogan avance d’un an les élections pour conserver et asseoir son pouvoir



Le Parti démocratique des peuples (HDP) a déclaré dans un message que la candidature de M. Demirtas, détenu depuis novembre 2016, serait officiellement annoncée lors de deux rassemblements qui auront lieu simultanément vendredi à Istanbul et à Diyarbakir, principale ville du sud-est, à majorité kurde, de la Turquie. Le HDP avait élu de nouveaux dirigeants en février. M. Demirtas n’avait pas souhaité briguer sa propre succession depuis sa prison, mais il en demeure la figure de proue.
« Nous pouvons d’ores et déjà apercevoir un avenir radieux. Nous caressons nos rêves et nos espoirs avec cette bonne nouvelle. Nous allons nous réunir pour partager notre joie d’annoncer la candidature de Selahattin Demirtas pour la présidence », a déclaré le HDP.
Arrêté au moment des purges
M. Demirtas, 45 ans, a été arrêté avec une dizaine d’autres députés du HDP lorsque les purges lancées après le putsch manqué de juillet 2016 s’étendaient aux milieux prokurdes. Accusé notamment de diriger une « organisation terroriste » et de « propagande terroriste », il risque jusqu’à cent quarante-deux ans de prison.

        Lire aussi :
         

          Le procès du leadeur kurde Selahattin Demirtas s’est ouvert en son absence



Les autorités turques accusent le HDP d’être la vitrine politique du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), une organisation classée « terroriste » par la Turquie, l’Union européenne et les Etats-Unis. Mais le parti, troisième formation au Parlement, rejette ces allégations, affirmant être visé en raison de sa ferme opposition au président Recep Tayyip Erdogan.
Le HDP avait élu de nouveaux dirigeants en février. M. Demirtas n’avait pas souhaité briguer sa propre succession depuis sa prison, mais il en demeure la figure de proue.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La dénucléarisation vérifiée de la Corée du Nord est loin d’être acquise, analyse François Godement, spécialiste de l’Asie à l’ECFR, dans une tribune au « Monde ».
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édition abonné


Sommet intercoréen : la paix n’est pas encore « à portée de main »

La dénucléarisation vérifiée de la Corée du Nord est loin d’être acquise, analyse François Godement, spécialiste de l’Asie à l’ECFR, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    28.04.2018 à 03h15
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 09h50
    |

François Godement (Directeur du programme Asie à l'European Council on Foreign Relations/ECFR)







                        



                                


                            

Tribune. Voilà seulement deux mois, un conflit majeur paraissait possible en Corée. Aujourd’hui, la paix peut sembler à portée de main. L’emballement médiatique fait le reste : pour la seconde fois en un mois, Kim Jong-un s’est livré à une extraordinaire chorégraphie. Mais si lors de sa visite à Pékin, fin mars, la Chine tenait en main la caméra, à Panmunjon la scène a été minutieusement négociée entre les deux parties.
La décoration patriotique (non seulement le mont Kumgang, mais aussi les îlots Dokdo, disputés par la Corée du Sud avec le Japon, y figurent), le menu (Kim plaisantant sur les nouilles « apportées de Pyongyang », un contre-pied à l’aide alimentaire souvent accordée par le Sud) sont calculés pour toucher l’opinion sud-coréenne.
Le président Moon Jae-in, négligé par la Corée du Nord pendant une année entière, en tire un bénéfice politique énorme, deux mois avant des élections législatives. Qui serait contre la paix ? Les Nord-Coréens auraient plus de mal à se prononcer. La tenue du sommet ne leur a pas été révélée pour l’instant, tout comme de nombreux aspects du voyage en Chine n’ont pas été diffusés.
Perche tendue aux Etats-Unis
La paix, le renoncement à toute agression, et même la dénucléarisation, tout cela a déjà fait l’objet de plusieurs engagements entre les deux Corées depuis 2001. Certains propos de Kim Jong-un sont des redites. La promesse, sur le ton de l’humour badin, de ne plus déranger au petit matin avec des tirs de missiles, avait déjà été faite par son père Kim Jong-il au président Roh Moo-hyun en 2007…
C’est sur des détails concrets qu’il faut évaluer les avancées du sommet de 2018 : engagement à éviter les incidents en mer Jaune pour les deux parties, fin de la propagande par haut-parleurs de la Corée du Sud dans la zone démilitarisée. Surtout, le président Moon affirme le caractère positif de la proposition de dénucléarisation du Nord : mais on ne sait rien de son contenu à ce jour.
Rien...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ « Le Monde Afrique » s’est rendu dans l’archipel pour comprendre les origines et les conséquences du conflit territorial entre Moroni et Paris.
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Enquête

Comores et Mayotte, si loin, si proches : présentation de notre série

« Le Monde Afrique » s’est rendu dans l’archipel pour comprendre les origines et les conséquences du conflit territorial entre Moroni et Paris.

Par                Le Monde Afrique



LE MONDE
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        Le 02.05.2018 à 14h54

     •
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        Mis à jour le 02.05.2018 à 15h20






    
A Moroni, aux Comores, en 2015.
Crédits : MARCO LONGARI / AFP


En arabe, le mot « Comores » signifie « les îles de la Lune ». Telle une petite constellation perdue dans l’immensité de l’océan Indien, à mi-chemin entre l’Afrique et Madagascar, l’archipel peut sembler lointain vu de Paris. Pourtant, à seulement 70 km au sud des côtes comoriennes, il existe un petit bout de France : Mayotte, la quatrième île de l’archipel, est la source d’un conflit qui dure depuis plus de quarante ans.
Ancienne colonie française, les Comores, autrefois composées de quatre îles (Grande Comore, Anjouan, Mohéli et Mayotte), ont proclamé leur indépendance en 1975. Mais Mayotte a préféré rester dans le giron de Paris. Territoire non décolonisé aux yeux des Nations unies, l’île est bel et bien « comorienne », selon l’organisation internationale. Entre 1973 et 1994, pas moins de 20 résolutions non contraignantes ont été adoptées par l’assemblée générale de l’ONU. Rien n’y a fait : depuis 2011, Mayotte est le 101e département français.

        Episode 1
         

          Entre Comoriens et Mahorais, le ressentiment menace de tourner à l’orage



La « vache à quatre pattes », comme disait l’ancien président comorien Ahmed Abdallah, a été amputée d’une patte et ne peut plus avancer. Quarante-trois ans après l’indépendance, l’archipel est « en sursis », craignent certains. Le pays est plombé par la misère, la corruption, le manque de perspectives et de stabilité, avec une vingtaine de tentatives de coups d’Etat depuis l’indépendance et un contentieux territorial avec la France encore loin d’être réglé.
Des familles déchirées
La dislocation de l’archipel a provoqué une fracture bien au-delà de la sphère politique. La séparation a dessiné une frontière à l’intérieur même des familles, dont certaines ont été déchirées à l’instauration, en 1995, d’un visa pour les Comoriens souhaitant se rendre à Mayotte. Cette dernière a donné l’illusion d’un eldorado, creusant davantage les inégalités entre deux peuples proches aussi bien géographiquement que culturellement.

        Lire aussi :
         

                Mayotte, une île au cœur des flux de populations



La crise migratoire qui en a découlé a non seulement entraîné la mort de plusieurs milliers de Comoriens, mais a aussi déstabilisé l’ensemble de l’archipel, jusqu’à Mayotte, où les habitants pourchassent ceux qui ont été leurs frères et qu’ils appellent désormais des « clandestins ».
Au moment où les risques de tensions communautaires occupent toutes les pensées et alors que le gouvernement de Moroni a décidé de durcir le ton face à Paris, Ghalia Kadiri, journaliste au Monde Afrique, s’est rendue dans l’archipel, côté comorien, pour comprendre, à travers une série de quatre épisodes, les origines et les conséquences de ce conflit dont les échos résonnent jusqu’au cœur de la France.

Sommaire de notre série : Comores et Mayotte, si loin, si proches
Le Monde Afrique s’est rendu dans l’archipel, côté comorien, pour comprendre les origines et les conséquences d’un conflit territorial dont les échos résonnent jusqu’au cœur de la France.

        Episode 1
         

          Entre Comoriens et Mahorais, le ressentiment menace de tourner à l’orage




        Présentation de notre série
         

          Comores et Mayotte, si loin, si proches






    

Crédits : 




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Tout comme Google, Amazon va empêcher Signal d’utiliser certains de ses services, qui lui permettent de contourner la censure de certains Etats.
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Amazon complique le travail de la messagerie chiffrée Signal

Tout comme Google, Amazon va empêcher Signal d’utiliser certains de ses services, qui lui permettent de contourner la censure de certains Etats.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 16h41
    |

                            Nicolas Six








                        



   


L’application de messagerie Signal permet de communiquer de manière chiffrée, et selon ses créateurs, d’échapper à la surveillance des agences de renseignement étatiques. Certains gouvernements moyen-orientaux ont tenté de bloquer son usage, mais jusqu’à présent, cette obstruction s’est avérée difficile à pérenniser : Signal a adopté une technique de brouillage des pistes très aboutie.
Cette technique est baptisée « domain-fronting », qu’on pourrait traduire par « masquage du domaine ». Elle permet de dissimuler l’identité de Signal en faisant passer ses communications pour celles d’un autre service Internet. Or Amazon a annoncé vendredi 27 avril une solution technique pour bloquer le domain-fronting. Elle doit être activée dans les prochaines semaines.
Un coup dur pour ces outils anticensure
En attendant, Amazon aurait demandé à Signal de cesser de recourir à cette technique. Dans un post de blog publié mardi, le fondateur de Signal Moxie Marlinspike reproduit un courriel d’Amazon qu’il aurait reçu à la fin d’avril. Le groupe américain y menace Signal de « suspendre immédiatement » ses services s’il ne cesse pas de recourir au domain-fronting.
Cette interdiction est un coup dur pour Signal, car Amazon est un paravent très commode permettant de contourner la censure de l’application dans certains pays. L’entreprise américaine de commerce est devenu un acteur majeur de l’hébergement, qui abrite de nombreux services numériques partout dans le monde. Lorsqu’on coupe les tuyaux d’Amazon, par exemple pour censurer une application utilisant ses services, on paralyse donc une partie de l’Internet.
Censuré en Egypte et aux Emirats arabes unis
Selon Moxie Marlinspike, respecter l’interdiction d’Amazon reviendrait à débrancher Signal dans au moins quatre pays qui interdisent l’application : l’Egypte, Oman, le Qatar, et les Emirats arabes unis. Le problème est d’autant plus gênant que l’interdiction d’Amazon fait suite à celle de Google. A partir de la mi-avril, le moteur de recherche, qui héberge également de nombreux services Internet, a progressivement modifié le fonctionnement de ses fermes d’ordinateurs pour empêcher le recours au domain-fronting, tout en soulignant n’avoir jamais officiellement autorisé ce type de pratique.
Selon Amazon, l’objectif de l’interdiction du domain-fronting est d’empêcher des groupes d’informaticiens malintentionnés de dissimuler leurs attaques en recourant à cette technique. Un problème bien réel puisque le groupe de pirates informatiques russes APT29 aurait utilisé ce procédé pour masquer ses offensives numériques, si l’on en croit la firme de sécurité californienne FireEye.
Dans un communiqué publié mercredi, Reporters sans frontières réclame à Google le rétablissement de cette possibilité technique. L’interdiction de Google et Amazon pourrait menacer le fonctionnement même de Signal dans les pays censeurs à court terme, voire peut-être à long terme, comme le souligne son fondateur :
« Nous passons en revue quelques idées qui nous permettraient de bâtir un système plus robuste. Mais ces changements d’écosystème ont été très soudains. Notre équipe ne comprend que quelques membres, et il nous faudra du temps pour développer d’autres solutions. Par ailleurs, si les changements récents chez les grands hébergeurs montrent une volonté de mettre en pleine lumière [la destination des communications], alors pour nous, le champ des solutions possibles se limite drastiquement. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Deux sites ont publié, en avril, le témoignage d’un parent sur « l’islamisation » de l’école publique. Il s’agissait d’un faux, répercuté sans vérification préalable.
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Comment des sites militants ont diffusé un faux témoignage sur la « propagande islamique »

Deux sites ont publié, en avril, le témoignage d’un parent sur « l’islamisation » de l’école publique. Il s’agissait d’un faux, répercuté sans vérification préalable.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 18h23
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 18h40
    |

            Adrien Sénécat








                        


« Propagande islamique à l’école maternelle laïque à Angers. » C’est sous ce titre que le blog Le Salon beige relayait le témoignage alarmiste d’une « lectrice », le 12 avril. Cette rumeur a largement circulé sur différents sites d’extrême droite, comme Riposte laïque, avant d’être démentie dans Ouest-France par l’école concernée, le 28 avril.
Selon nos informations, il ne s’agit pas d’une intox comme une autre. Les sites à l’origine de la rumeur ont, en fait, été piégés par un témoignage mensonger, qu’ils ont recopié dans leurs textes le jour même, sans aucun souci de vérification préalable. Un cas d’école des biais de la « réinformation » militante.
Ce que dit la rumeur
Le site Riposte laïque, qui nous paraît peu fiable dans le Décodex, parce qu’il publie un nombre significatif de fausses informations, a publié le 12 avril le récit d’un « jeune père de deux enfants de 3 et 5 ans », selon lequel son fils aurait appris une chanson intitulée Bismillah au nom d’Allah dans son école maternelle, à Angers.
L’homme cité dans l’article dit avoir fait part de son « indignation à la directrice de l’établissement dès le lendemain », laquelle lui aurait simplement répondu en invoquant « l’ouverture aux cultures étrangères ». Le témoignage se conclut en dénonçant la « France sclérosée par le mensonge, l’islam rampant et la culture de la mort ».
Le même témoignage a été reproduit par Le Salon beige, un site proche de La Manif pour tous, qui nous paraît, lui aussi, peu fiable, à la différence qu’il y est cette fois attribué à « une lectrice », et pas « un lecteur », et que le nom de l’école maternelle où les faits se seraient déroulés est précisé. La rumeur a ensuite circulé sur divers blogs proches de l’extrême droite dans les jours qui ont suivi.
POURQUOI C’EST FAUX
1. Un simple e-mail à l’origine de la rumeur
La rumeur a été démentie auprès de Ouest-France le 28 avril par une enseignante de l’école en question, ainsi que par Caroline Fel, adjointe à la petite enfance à la mairie d’Angers, qui a évoqué une « énorme calomnie, sans aucun fondement ». 
Au-delà de ces démentis, l’itinéraire de cette rumeur est un cas d’école. Lundi 1er mai, Les Décodeurs du Monde ont reçu un message émanant d’un internaute se présentant sous le nom de « Caroline », adressé aux responsables des sites Riposte laïque et Le Salon beige. Dans ce message, l’internaute dit avoir piégé les deux sites en leur envoyant, par un simple e-mail, le témoignage dénonçant la prétendue « islamisation » à l’école maternelle d’Angers.
Selon « Caroline », il n’a fallu que quelques dizaines de minutes pour que son message soit repris sur Le Salon beige, et quelques heures seulement pour que Riposte laïque s’en saisisse. La rumeur est donc née d’un simple e-mail, sans autre information ou détail que ceux repris ensuite par les deux sites.
Contactés, les responsables de Riposte laïque confirment que l’e-mail de la prétendue « mère de famille » est à l’origine de son article. On nous explique que ce témoignage « recoupait de nombreuses autres informations », dont le site dit disposer sur « l’islamisation de notre école ». Ce dernier reconnaît en fait en creux s’être rué sur les affirmations de « Caroline » car elles correspondent à sa vision de la société et aux messages qu’il veut diffuser.
Interrogés par courriel, les administrateurs du Salon beige n’ont, quant à eux, pas répondu à nos sollicitations pour l’heure. Leur article a néanmoins été mis à jour, comme celui de Riposte laïque l’a été mardi 2 mai, après nos messages.
2. Une démarche militante pour soutenir « la vérification »
Reste que Riposte laïque digère mal l’épisode et annonce vouloir « déposer plainte » à l’encontre de « Caroline » pour « divulgation volontaire d’une fausse information afin de porter préjudice ».
Si les personnes du site s’exonèrent un peu vite de leur responsabilité quant aux informations qu’elles publient, la démarche de l’internaute peut aussi poser question. Interrogé·e sur sa démarche, l’intéressé·e n’a pas souhaité nous répondre, disant préférer rester anonyme.
Son message adressé aux administrateurs des différents sites donne néanmoins quelques clés de lecture de son mode d’action :
« Quel est le but de tout ça finalement ? Il y en a deux :
— Montrer qu’il est très facile (et très marrant, on ne va pas se le cacher…) de faire croire ce que l’on veut à cette communauté, cette bulle qui s’autoalimente et qui s’autoconfirme dans ses idées, ses obsessions (…).
— Faire comprendre que la vérification, le croisement des sources indépendantes et tous ces trucs de journaliste, c’est pas si mal finalement… »
Cette méthode n’en est pas moins discutable, notamment à cause de la confusion qu’elle a créée en citant nommément une école d’Angers, dont le nom a été repris dans le texte diffusé par Le Salon beige. Elle a, en revanche, mis en lumière une nouvelle fois les pratiques tout aussi contestable de sites militants peu préoccupés par l’authenticité des informations qu’ils diffusent.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils développés par Les Décodeurs pour vous aider à éviter les fausses informations :
Fiables ou pas ? Testez les sites que vous consultez sur notre moteur de recherche (cliquez ici pour y accéder) ;Pour savoir en un coup d’œil si vous êtes sur un site fiable ou pas, installez notre extension pour les navigateurs Chrome (à télécharger ici) et Firefox (à télécharger ici) ;Vous voulez apprendre à vérifier l’information en ligne ? Lisez nos conseils pour éviter les fausses informations ;Besoin d’aide pour vérifier une info ? Interrogez notre robot Facebook (cliquez ici pour y accéder).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Au douzième épisode de la grève, le trafic sera moins perturbé qu’habituellement, a annoncé la direction d’Air France.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Grève : Air France prévoit 85 % des vols jeudi

Au douzième épisode de la grève, le trafic sera moins perturbé qu’habituellement, a annoncé la direction d’Air France.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 13h44
   





                        



   


La direction d’Air France prévoit de maintenir près de 85 % des vols jeudi 3 mai, soit le taux le plus élevé depuis le début du conflit salarial, en février, a annoncé la compagnie aérienne mercredi dans un communiqué.
Au douzième épisode de la grève, le taux de grévistes prévisionnel sera, selon la direction, de 18,8 % côté pilotes, 18 % pour les personnels de cabine et 10 % parmi les personnels au sol.
Le trafic devrait être en amélioration par rapport aux précédents arrêts de travail qui avaient cloué au sol entre 25 % et 30 % des avions, à chaque fois.
Dans le détail, le groupe aérien vise 78 % de vols long-courriers assurés jeudi, plus de 80 % des moyen-courriers de et vers Roissy-Charles-de-Gaulle, et près de 90 % des court-courriers à Orly et en province.

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Appel à la grève le 4 mai
L’intersyndicale à l’origine du mouvement appelle également à faire grève vendredi 4 mai, date de clôture de la consultation salariale lancée par le président d’Air France (et PDG d’Air France-KLM), Jean-Marc Janaillac.
Le vote, qui sera clos vendredi à 18 heures, porte sur un projet d’accord prévoyant « des augmentations générales de salaire de 7 % sur quatre ans, s’ajoutant aux augmentations individuelles » de 2018 à 2021, selon la direction. Les dix syndicats de tous métiers qui mènent la grève ont refusé cette proposition.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Inventaire des principaux changements alors que les contribuables ont encore quelques semaines pour déclarer leurs revenus 2017, mais aussi, pour certains, leur patrimoine immobilier.
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Déclaration de revenus mode d’emploi

Inventaire des principaux changements alors que les contribuables ont encore quelques semaines pour déclarer leurs revenus 2017, mais aussi, pour certains, leur patrimoine immobilier.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 14h59
    |

                            Nathalie Cheysson-Kaplan








                        



                                


                            

Grande nouveauté cette année, tous les ménages dont le ­revenu fiscal de référence est supérieur à 15 000 euros doivent en principe effectuer leur déclaration en ligne, si leur résidence principale est équipée d’un accès Internet. Le revenu à prendre en compte est celui de l’année 2016, qui figure sur le dernier avis d’imposition qu’ils ont reçu au cours de l’été 2017.
Toutefois, les personnes qui estiment ­qu’elles ne peuvent pas remplir leur déclaration en ligne, parce qu’elles ne sont pas suffisamment familiarisées avec Internet, peuvent continuer à remplir un formulaire ­papier. Elles n’ont pas besoin d’informer l’administration fiscale de leur situation. Il leur suffit de renvoyer une déclaration papier par courrier, et l’administration fiscale comprendra qu’elles ne sont pas en mesure de souscrire leur déclaration en ligne.
Il n’y a plus, comme les années passées, de différence de calendrier entre les « petits » contribuables et les « gros » patrimoines
Autre nouveauté, tous les contribuables dont la valeur du patrimoine immobilier taxable au nouvel impôt sur la fortune immobilière (IFI) excède 1 300 000 euros au 1er janvier 2018 vont devoir le déclarer en même temps que leurs revenus. Il n’y a plus, comme les années passées, de différence de calendrier entre les « petits » contribuables, qui devaient déclarer leur patrimoine en même temps que leurs revenus, et les « gros » patrimoines, qui continuaient à déposer une déclaration à part.
Le cas des concubins
Les concubins qui déclarent ensemble leur patrimoine, mais déposent des déclarations de revenus séparées, peuvent déclarer leur ­patrimoine imposable sur l’une ou l’autre de leurs déclarations de revenus. Quel que soit le montant de leur patrimoine, les contribuables n’ont plus à calculer eux-mêmes le ­montant de leur ­impôt ni à joindre de chèque à leur déclaration. Ils recevront un avis d’imposition, distinct de celui de l’impôt sur le revenu, en août 2018. L’IFI...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le chanteur, qui a été condamné et a purgé sa peine pour le meurtre de Marie Trintignant, a vu la pression s’intensifier autour de sa tournée.
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L’Olympia annule les concerts de Bertrand Cantat fin mai par crainte de troubles

Le chanteur, qui a été condamné et a purgé sa peine pour le meurtre de Marie Trintignant, a vu la pression s’intensifier autour de sa tournée.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 17h52
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 18h07
   





                        


L’Olympia a annoncé mercredi 2 mai l’annulation de deux concerts de Bertrand Cantat prévus les 29 et 30 mai, par crainte de « troubles à l’ordre public ». 
Quinze ans après avoir tué l’actrice Marie Trintignant, le chanteur, qui a été condamné et a purgé sa peine, a vu la pression s’intensifier autour de sa tournée. Face à la colère des défenseurs des droits des femmes, il avait déjà renoncé à se produire lors des festivals d’été.

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Il avait dénoncé une « censure »
Bertrand Cantat, qui a sorti un nouvel album le 1er décembre, Amor Fati, avait dénoncé sur Facebook une « censure » après l’annulation de son concert prévu à Istres (Bouches-du-Rhône). Sur le réseau social, le chanteur avait écrit :
« Nous sommes maintenant à GRENOBLE où j’ai voulu entamer une discussion avec quelques personnes qui manifestaient leur hostilité devant la salle. A peine apparu, un déchaînement de violence, d’insultes, une pluie de coups, aucune possibilité de discuter, de la violence, seulement de la violence, aucune écoute, aucun échange : Bref, le retour au moyen-age. Ces gens sont sourds, et aveuglés par la haine. Peut être se sentent-ils encouragés par le merveilleux climat ambiant. »
La ministre de la culture, Françoise Nyssen, avait volé à son secours le 15 mars : « Il a été jugé, il a le droit de vivre sa vie (…), il a payé ».

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Une première délégation du Conseil de sécurité s’est rendue en Birmanie depuis que la crise des musulmans rohingya a éclaté, en août 2017. L’ONU réclame « une véritable enquête » sur ce qu’elle qualifie de « nettoyage ethnique ».
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Selon une note du ministère, les moyens annoncés ne sont pas suffisants pour faire face aux effets du boom démographique de l’an 2000.
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Les effectifs étudiants pourraient croître de 65 000 à la prochaine rentrée

Selon une note du ministère, les moyens annoncés ne sont pas suffisants pour faire face aux effets du boom démographique de l’an 2000.



Le Monde
 |    02.05.2018 à 17h48
 • Mis à jour le
02.05.2018 à 20h09
    |

            Adrien de Tricornot








                        



   


Le nombre d’étudiants pourrait augmenter au total de 65 000 à la prochaine rentrée, les effectifs croissant notamment à l’université, prévoit une note d’information du ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation (Mesri) rendue publique lundi 30 avril. Ainsi, précise-t-elle : « Une hausse substantielle des nouveaux inscrits dans l’enseignement supérieur est attendue en 2018 afin d’absorber le boom démographique intervenu en l’an 2000. »
Cette hausse concernerait notamment l’enseignement supérieur public : 28 300 étudiants supplémentaires s’inscriraient pour la première fois à l’université (15 000, soit + 5,5 %), en IUT (3 600, soit + 6,9 ), en classe préparatoire aux grandes écoles (2 800 ou + 6,6 %) ou en section de technicien supérieur (6 800, soit + 5,3 %). Cette progression, qui sera « conjuguée aux effets cumulés des augmentations d’entrée dans l’enseignement supérieur les années précédentes, se traduira par une progression substantielle du nombre total des inscriptions dans l’enseignement supérieur », prévoit le Mesri.
En raison de la poursuite des études, le nombre d’inscrits à l’université progresserait ainsi de 34 000 l’an prochain, soit deux fois plus que les deux dernières années. « En particulier, les effectifs en licence devraient augmenter de 25 200 étudiants (+ 3,0 %), ceux en master de 10 100 (+ 1,7 %), tandis que ceux en doctorat diminueraient d’environ 1 000 (– 2,2 %) », précise-t-elle.

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En cinq ans : + 225 000 étudiants
Mais pour que ces prévisions se réalisent, les capacités d’accueil doivent encore s’ajuster. En cinq ans, l’effectif étudiant s’est déjà accru de plus de 225 000 personnes, dont 160 000 à l’université. Et l’étude laisse donc entrevoir des difficultés pour accueillir les candidats lors de la rentrée 2018. « Sur la base des vœux des candidats, nous accompagnerons les établissements pour créer des places », a promis le premier ministre, Edouard Philippe, mercredi 25 avril, en citant les filières de BTS et de DUT et les licences universitaires.
S’il a évoqué « des moyens supplémentaires », leur montant ne sera arrêté qu’à la fin du mois de juin. Or les moyens dégagés à l’heure actuelle comme la prolongation de l’incertitude autour de ces derniers pourraient empêcher l’ajustement du nombre de places au choc démographique.
L’étude examine en effet deux scénarios alternatifs pouvant empêcher ses prévisions de se réaliser. Elle présente notamment un « scénario C », appelé « annoncé », car « en cohérence avec les annonces d’ouverture de places supplémentaires en prévision des prochaines rentrées chargées ». Il « correspond à un ajustement effectif dès 2018 sur les capacités à l’université mais plus étalé pour les filières sélectives », explique la note.
Dans cette hypothèse, la hausse des effectifs en section de technicien supérieur (STS) se limiterait à 2 200 places supplémentaires au lieu des 6 800 nécessaires à la prochaine rentrée, tandis que seulement la moitié des 3 600 nouvelles places attendues en IUT seraient créées, et 1 500 (au lieu de 2 700) en classes préparatoires.

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Trois millions d’étudiants prévus en 2026
Pour ces filières, le « scénario B », dit « contraint ,» examiné par l’étude aurait des effets aussi malthusiens, voire plus en ce qui concerne les BTS. Mais il toucherait aussi fortement les universités, qui compteraient seulement 10 000 nouveaux inscrits à la prochaine rentrée, au lieu de 15 000.
Le scénario B émet l’hypothèse « que les capacités d’accueil sont accrues mais ne parviennent pas immédiatement à absorber les nouveaux entrants, parce qu’en dépit des financements obtenus par les établissements, les moyens humains d’enseignement nécessaires ne parviennent pas, d’emblée, à être rassemblés ». Ce scénario, précise la note, pourrait aussi refléter « des anticipations des futurs bacheliers sur des capacités d’accueil contraintes », ou résulter « d’une évolution des comportements et des préférences des bacheliers liée au nouveau contexte de Parcoursup [la nouvelle procédure, diffusion systématique des informations statistiques sur la réussite dans les filières] ».
A l’horizon 2020, l’étude estime néanmoins que ces problèmes devraient s’estomper, car la croissance démographique se réduira dans les prochaines années, et se stabilisera presque en 2021 et 2022. Il serait néanmoins illusoire d’attendre un reflux : si le nombre de places est suffisant, la France devrait compter près de 3 millions d’étudiants en 2026 (2,937) selon les projections de l’étude, soit 327 000 de plus qu’en 2016.

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