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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre et des manifestants encagoulés, près de la gare d’Austerlitz, à la suite de dégradations commises en marge du défilé, le 1er mai 2018.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Le 7 mai 2017, vous faisiez partie des 20,7 millions d’électeurs ayant contribué à l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. Un an après, quelle mesure vous a satisfait, quelle autre vous a déçue ?
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Vous avez voté Macron en 2017 ; quelle mesure vous a conforté dans votre choix, quelle autre vous l’a fait regretter ?

Discussion lancée le 01 mai 2018

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En 2017, vous avez voté pour Emmanuel Macron, dès le premier tour ou seulement au second. Un an après son accession à l’Elysée, le président de la République et son gouvernement ont enclenché des réformes dans plusieurs domaines : code du travail, formation professionnelle, fiscalité, système éducatif, droit d’asile, institutions…
Sur la forme et sur la communication, le chef de l’Etat a également imprimé sa marque : sur le plan national, avec une organisation très verticale du pouvoir et une parole présidentielle plus rare que sous le quinquennat précédent ; mais aussi sur le plan international, avec notamment les frappes en Syrie ou encore sa visite d’Etat aux Etats-Unis.
Aujourd’hui, quelle est la mesure ou la décision qui vous conforte dans le choix que vous avez fait en 2017 ? A l’inverse, quelle réforme (ou absence de réforme) vous a déçu, voire vous a fait regretter votre choix ?
Votre témoignage pourra être utilisé dans le cadre d’un article à paraître dans Le Monde. N’oubliez pas de saisir une adresse électronique que vous consultez souvent et un numéro de téléphone, au cas où nous souhaiterions vous contacter pour quelques précisions. Vos coordonnées resteront strictement confidentielles.                            





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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ A l’occasion du 1er Mai, Marine Le Pen souhaitait rassembler les leadeurs des partis d’extrême droite européens
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤                     
                                                

Après Salvini, Wilders annule sa participation au rassemblement du Front national à Nice

A l’occasion du 1er Mai, Marine Le Pen souhaitait rassembler les leadeurs des partis d’extrême droite européens



Le Monde
 |    01.05.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 17h29
   





                        



   


Coup dur pour le Front national. Après Matteo Salvini, de la Ligue italienne, c’est le Néerlandais Geert Wilders, leadeur xénophobe du Parti pour la liberté, qui a annulé sa participation au rassemblement prévu par Marine Le Pen mardi 1er mai à Nice.
Sur le tract présentant cette « fête des nations », MM. Salvini et Wilders étaient pourtant les têtes d’affiche de ce rassemblement.

#1erMai du FN - Annulation de Geert Wilders, leader du Parti pour la liberté néerlandais (PVV), la droite populiste… https://t.co/5FY8scRi0L— LucieSoullier (@Lucie Soullier)


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Leur absence est un revers symbolique pour la présidente du FN Marine Le Pen, qui souhaitait rassembler mardi les partis du groupe ENL (Europe des nations et des libertés) au Parlement européen et ceux susceptibles d’obtenir des élus lors des élections européennes de 2019.
Mais Matteo Salvini, retenu par des tractations gouvernementales, n’a pu se déplacer et transmettra seulement un message vidéo.

        Lire aussi :
         

                Mis à l’écart à Rome, Salvini retrouve ses fiefs du nord de l’Italie



Geert Wilders s’est, lui, désisté à la dernière minute. Pour un procès imminent dans son pays, selon le président du groupe ENL, Gerolf Annemans, parce que « le droit français ne respecte pas assez la liberté d’expression », selon un eurodéputé FN. M. Wilders est poursuivi pour des propos tenus lors d’une soirée après des élections municipales en mars 2014 à La Haye, lorsqu’il avait demandé à ses militants s’ils voulaient « plus ou moins de Marocains dans [leur] ville et aux Pays-Bas ». Le député anti-islam de 54 ans avait été reconnu coupable en décembre de discrimination mais avait été relaxé du chef d’accusation d’incitation à la haine et ne s’était vu infliger aucune peine. Il doit comparaître en appel le 17 mai.
Malgré ces deux désistements, sont toutefois encore annoncés le secrétaire général du FPÖ autrichien, Harald Vilimsky, l’ancien dirigeant du Vlaams Belang belge, actuel président du MENL, Gerolf Annemans, et des dirigeants du KNP (Pologne), SPD (République tchèque), Volya (Bulgarie) et Nea Dexia (Grèce).

#1erMai du FN - A la tribune, les alliés européens du FN (sauf Wilders et Salvini si vous avez suivi) se succèdent… https://t.co/OUpkbM58Rl— LucieSoullier (@Lucie Soullier)


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Il s’agit de rassembler les partis du groupe ENL au Parlement européen et ceux susceptibles d’obtenir des élus l’an prochain en vue d’une éventuelle recomposition, explique l’eurodéputé Nicolas Bay, grand artisan de cette manifestation.
Ces formations ne manqueront pas de célébrer les récentes victoires en Autriche du FPÖ, en Italie de la Ligue, en Allemagne de l’AfD, voire en Hongrie du parti national-conservateur Fidesz de Viktor Orban, certes membre du PPE (droite) au Parlement européen mais que Marine Le Pen a été une des premières à féliciter.
« Une autre Europe est possible »
Marine Le Pen réunit ses alliés européens pour défendre une « autre Europe » des nations, actant un changement de doctrine du Front national à cet égard, dans l’espoir d’une victoire de ces partis nationaux-populistes aux élections sur le continent l’an prochain.
« L’Union européenne aujourd’hui entraîne des conséquences catastrophiques pour nos pays. Or une autre Europe est possible, l’Union des nations européennes », a déclaré la présidente du Front national sur France Bleu Azur. « L’Europe est une bonne idée et l’Union européenne est en train de la tuer », a déploré la finaliste de la présidentielle, pour qui l’idée d’une sortie de la France de l’UE (Frexit), antienne de sa campagne, n’est plus une priorité.
Des organisations de gauche organisent de leur côté un « meeting concert » contre ce rassemblement.

Petit rassemblement de militants de la France insoumise de l’autre côté du trottoir « pour montrer qu’on est aussi… https://t.co/L19iD68mxL— LucieSoullier (@Lucie Soullier)


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Avant ce meeting, Mme Le Pen a déposé une gerbe au pied d’une statue de Jeanne d’Arc à Cannes, où elle a rendu « hommage » à la « belle opération de communication » du mouvement radical Génération identitaire, qui a mené sous la bannière « Defend Europe » des actions antimigrants dans les Alpes voisines.

        Lire aussi :
         

                Les identitaires font la guerre de la com aux migrants




Jean-Marie Le Pen « fidèle à Jeanne d’Arc »
Jean-Marie Le Pen, s’est de son côté rendu mardi matin au pied de la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides, à Paris, entouré d’environ 200 fidèles. Il a déploré la suppression par le FN du « grand défilé populaire » du 1er-Mai.
Le fondateur du parti d’extrême droite, ancien président d’honneur exclu du parti, qui fêtera ses 90 ans en juin, a déposé une gerbe de roses blanches, barrée de l’inscription « Fidélité à Jeanne », au pied de la statue, avant de se recueillir un instant.
Sans estrade ni micro, Jean-Marie Le Pen n’a cette année prononcé aucun discours. Autrefois, l’hommage à Jeanne-d’Arc, chaque 1er mai, était l’un des événements annuels les plus importants du parti, réunissant plusieurs milliers de partisans.
« Je suis là comme je le suis chaque année depuis plus de cinquante ans, par conséquent je suis fidèle à Jeanne d’Arc, fidèle à la tradition nationale et fidèle à moi-même », a-t-il poursuivi, aux cris de « Jean-Marie, Jean-Marie » scandés par la foule.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre et plus d’un millier de manifestants encagoulés, près de la gare d’Austerlitz, à la suite de dégradations commises en marge du défilé.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Le jeune homme avait été poussé dans la Seine, à Paris, par des militants d’extrême droite le 1er mai 1995, durant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤                     
                                                

Paris : hommage à Brahim Bouarram, tué en 1995 par des militants d’extrême droite

Le jeune homme avait été poussé dans la Seine, à Paris, par des militants d’extrême droite le 1er mai 1995, durant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 11h53
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 14h07
   





                        


La maire de Paris, Anne Hidalgo, et le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux – présent au nom du président de la République –, ont rendu hommage, mardi 1er mai, à Brahim Bouarram, tué il y a vingt-trois ans en marge d’un défilé du Front national. Ils ont tous les deux déposé une gerbe près du pont du Carrousel, où le jeune homme de 29 ans fut poussé dans la Seine par des militants d’extrême droite le 1er mai 1995, durant l’entre-deux tours de l’élection présidentielle.

Il y a 23 ans, jour pour jour, Brahim Bouarram était jeté dans la Seine par des militants d'extrême-droite. N'oubli… https://t.co/y1CJzLCYDW— Anne_Hidalgo (@Anne Hidalgo)


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Interrogée par BFM Paris, Mme Hidalgo s’est « réjouie qu’il n’y ait pas de défilé du Front national à Paris cette année, mais ses idées restent extrêmement présentes dans la société française et il faut les combattre ». Cette année, le FN accueille ses alliés européens à Nice pour y défendre une « Union des nations européennes ».
Huit ans de prison
Le 1er mai 1995, alors que le défilé du Front national en l’honneur de Jeanne d’Arc se déroulait sur la rive gauche de la Seine au pas de douze mille supporteurs de Jean-Marie Le Pen, un groupe de quatre hommes s’était détaché du cortège des militants d’extrême droite pour se diriger vers les quais. Quelques instants plus tard, Brahim Bouarram tombait à l’eau après une courte altercation avec l’un d’entre eux. La Seine était en crue ce jour-là, et, ne sachant pas nager, le jeune Marocain mourut noyé.
Les quatre skinheads, venus de Reims par des cars affrétés pour l’occasion, avaient dit ne pas être membres du Front national. Deux d’entre eux avaient pourtant participé à la sécurité de plusieurs meetings du parti. Mickaël Fréminet fut condamné, le 15 mai 1998, à huit ans de prison pour le meurtre de M. Bouarram, tandis que ses trois comparses étaient condamnés à des peines moins lourdes pour non-assistance à personne en danger.
Depuis, Brahim Bouarram est devenu un symbole de la lutte contre le racisme. En 2003, Bertrand Delanoë, alors maire de Paris, fit poser une plaque commémorative sur le lieu de sa mort.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Thibault Faure, commissaire aux comptes, s’élève dans une tribune au « Monde » contre une mesure du projet de loi Pacte qui prévoit l’élévation des seuils d’obligation de la certification des comptes d’une entreprise.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤                     
                                                   
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« Un risque pour la qualité de l’information financière »

Thibault Faure, commissaire aux comptes, s’élève dans une tribune au « Monde » contre une mesure du projet de loi Pacte qui prévoit l’élévation des seuils d’obligation de la certification des comptes d’une entreprise.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 08h00
    |

Thibault Faure (Expert-comptable et commissaire aux comptes, dirigeant associé du Groupe T2F)







                        



                                


                            

[La loi Pacte (« plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises ») a pour objectif l’évolution du tissu entrepreneurial français et une association plus grande des salariés aux résultats de l’entreprise. L’un des volets du projet de loi, incarné par le rapport Senard-Notat, propose une réécriture du code civil, pour mieux intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans les problématiques des sociétés commerciales. Mais la présentation du projet de loi en conseil des ministres, prévue initialement le 18 avril, a été repoussée successivement au 2 mai, au 16 mai, puis au 23 mai, et pourrait l’être plus tard encore]
Tribune. Présenté et débattu ce printemps, le projet de loi Pacte entend « donner aux entreprises le cadre et les leviers pour innover, pour se transformer, pour grandir et créer des emplois ». Il devrait notamment s’attacher à simplifier la gestion administrative des entreprises. Dans cette optique, le ministère de l’économie souhaite alléger les contraintes qui pèsent sur les entreprises dans divers domaines, dont celui de la certification des comptes.
Il paraît paradoxal, à l’heure de la mondialisation des normalisations, d’enlever des attributions au seul organe de contrôle des comptes des entreprises au nom de la « simplification »
Il s’appuie pour cela sur un rapport de l’Inspection générale des finances qui préconise d’aligner sur les standards européens les seuils minimaux rendant l’audit obligatoire, en les relevant pour toutes les entreprises à 8 millions d’euros de chiffre d’affaires, 4 millions de bilan et cinquante salariés. Concrètement, le nombre d’entreprises auditées chutera ainsi de 70 %. Si la mesure sera bien accueillie par les petites entreprises, elle est problématique pour les commissaires aux comptes qui perdront mécaniquement une part significative de leur activité.
Cette réforme, si elle est confirmée, appelle quelques réflexions de fond sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Dans un ouvrage passionnant, où ils décryptent la pensée et l’action de l’ancien premier ministre, Alain Bergounioux et Jean-François Merle expliquent que le socialisme rocardien n’a conçu la raison d’être de la politique qu’articulée avec le social : c’est donc à l’aune de cette dualité qu’il faut aussi évaluer l’héritage du rocardisme.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Michel Rocard, l’alchimiste du socialisme

Dans un ouvrage passionnant, où ils décryptent la pensée et l’action de l’ancien premier ministre, Alain Bergounioux et Jean-François Merle expliquent que le socialisme rocardien n’a conçu la raison d’être de la politique qu’articulée avec le social : c’est donc à l’aune de cette dualité qu’il faut aussi évaluer l’héritage du rocardisme.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 09h53
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            

Le livre. Au lendemain de sa mort, le 2 juillet 2016, Michel Rocard, qui se voulait en même temps un « briseur de rêves » et « un porteur d’utopie », fut l’objet d’un hommage quasi unanime des hommes politiques comme s’ils étaient tous, avaient été, ou seraient rocardiens. La presse évoqua même « une victoire idéologique » du rocardisme.
Dans un ouvrage passionnant, où ils décryptent la pensée et l’action de l’ancien premier ministre, depuis ses premiers engagements contre la guerre d’Algérie jusqu’à l’exercice de ses diverses responsabilités, Alain Bergounioux, rocardien pur sucre et historien du PS, et Jean-François Merle se montrent circonspects.
« Le socialisme rocardien, écrivent-ils, n’a conçu la raison d’être de la politique que profondément articulée avec le social : c’est donc à l’aune de cette dualité qu’il faut aussi évaluer l’héritage du rocardisme. Or, de ce point de vue, la période la plus récente tempère significativement l’idée d’une “victoire idéologique”. »
Les auteurs ne voient pas davantage en Emmanuel Macron un « héritier du rocardisme », le « et de droite et de gauche » du président de la République étant « aux antipodes » du positionnement de Michel Rocard : « Il pouvait critiquer la gauche avec férocité, la qualifiant de “plus rétrograde d’Europe”, elle restait son camp et son parti, parce que ses critiques étaient énoncées au nom de principes – l’efficacité, le pragmatisme, la tolérance – dont il voulait aussi faire des marqueurs de la gauche. » Doctrine – un « socialisme de la liberté » –, aventure collective, méthode, morale, le rocardisme a un « caractère multidimensionnel » qui « rend son héritage fragile, dispersé et dilué à la fois ». Mais il subsiste comme « une inspiration ».
« Chantre du parler vrai »
De son mandat de secrétaire...




                        

                        


<article-nb="2018/05/01/19-8">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Au cours des semaines à venir, les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier. Objectif : tenter d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤                     
                                                   
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Réforme de la zone euro : la France et l’Allemagne entrent dans le vif du sujet

Au cours des semaines à venir, les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier. Objectif : tenter d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h46
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

La première vraie réunion de travail entre Olaf Scholz, le nouveau ministre allemand des finances, et son homologue français, Bruno Le Maire, vendredi 27 avril à Sofia (Bulgarie), en marge d’une réunion de l’Eurogroupe, a un peu rassuré à Paris et à Bruxelles. Ces dernières semaines, le successeur du très orthodoxe Wolfgang Schäuble n’avait en effet montré aucun enthousiasme pour les réformes de la zone euro voulues par Emmanuel Macron.
A Sofia, « on a rouvert des portes », glissait-on dans le camp français, après un rendez-vous de plus de deux heures essentiellement consacré à la poursuite de l’intégration de la zone euro. « Nous avons enfin retrouvé une méthode de travail sérieuse, rigoureuse et efficace », se félicitait M. Le Maire, samedi 28 avril, à l’issue du tête-à-tête. Paris se remet à espérer que la France et l’Allemagne soient capables d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.

Plus question de parler d’un « super ministre » de la zone euro, d’un budget très élevé et surtout d’un Parlement de la zone euro – ce dernier projet a été enterré dès l’automne 2017. Mais, samedi à Sofia, Olaf Scholz a reconnu la nécessité de « quelques avancées avant l’été », ajoutant qu’il « restait peu de temps », mais que « la France et l’Allemagne travaill[aient] vraiment ensemble ».
L’ancien maire de Hambourg (nord de l’Allemagne), réputé pour son caractère austère mais pragmatique, est resté très prudent, mais s’est prêté, souriant, à l’exercice de la conférence de presse commune avec M. Le Maire, samedi. Si, face aux journalistes, il a soigneusement évité d’évoquer une « capacité budgétaire » pour la zone euro, il n’a fermement repoussé aucune des options hexagonales.
Les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier au cours des semaines à venir. Mais d’ores et déjà, tout progrès rapide concernant une assurance européenne des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.
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Un compte personnel de formation accessible en quelques clics ? Un pari de taille

Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h23
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h54
    |

Laurent Gérard







                        



                                


                            

La réforme de la formation professionnelle vise notamment à donner à chacun « la liberté de choisir son avenir professionnel », selon les termes de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. C’est sur cet argument que les modalités d’accès et d’utilisation du compte personnel de formation (CPF) vont être modifiées.
Désormais, tous les actifs verront leur CPF crédité non plus en heures mais en euros : 500 euros par an (financés par un impôt payé par les entreprises), plafonné à 5 000 euros sur dix ans.

Pour les salariés en contrat à durée déterminée, le compte sera crédité au prorata temporis. Et pour les personnes sans qualification, le crédit sera porté à 800 euros par an, plafonné à 8 000. « Ainsi, le CPF sera consolidé comme un droit personnel mais garanti collectivement. Cela permettra à tous de changer rapidement de catégorie professionnelle et d’évoluer professionnellement », affirme la ministre.
Apparente simplicité
Au terme de la réforme, tous les salariés à temps partiel, qui sont en majorité des femmes, bénéficieront des mêmes droits que les salariés à temps plein. « Les femmes représentent 80 % des salariés à temps partiel. Elles seront donc les premières bénéficiaires de ces nouveaux droits », poursuit Muriel Pénicaud.
Enfin, une application mobile sera créée pour aider chacun dans la gestion de son CPF, accessible sur smartphone, ou utilisable dans les agences de Pôle emploi. Selon la ministre, cette application permettra de connaître les droits acquis sur son compte, les différentes formations certifiantes proposées dans son bassin d’emploi ou sa région, et les dates de session des différentes formations.

Toute personne intéressée pourra ainsi « choisir sa formation en connaissant le taux d’insertion dans l’emploi à l’issue de la formation, le salaire prévisionnel à l’embauche et la différence de coût entre des formations similaires »....




                        

                        


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Le compte personnel de formation est-il pour moi ?

Le dispositif phare de la réforme de la formation professionnelle devrait bénéficier aux CSP +.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h13
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h14
    |

Laurent Gérard







                        



                                


                            

« – On va me donner 500 euros par an pour me former ?
– Oui, c’est une ligne de crédit, ce n’est pas du cash.
– Et je peux me former à ce que je veux ?
– Oui, du moment que la formation débouche sur un titre ou un diplôme reconnu.
– Et si je ne l’utilise pas une année, je le perds ?
– Non, c’est cumulable durant dix ans, soit 5 000 euros de financement au maximum.
– Et si ce n’est pas assez pour payer la formation que j’envisage, je peux avoir plus de financement ?
– Oui, c’est à construire avec son employeur et avec la branche professionnelle de son entreprise.
– Et ben, c’est super ! »
Cet échange avec Léa, étudiante en japonais à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), donne quelques réponses sur le compte personnel de formation (CPF). Tout comme la majorité de ses camarades de promo, elle n’avait jamais entendu parler du CPF.

Pourtant ce dispositif entré en vigueur il y a déjà plus de trois ans, le 1er janvier 2015, est au cœur de la réforme de la formation professionnelle, dont la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a présenté le projet de loi à la presse le 6 avril.
Des « microcompétences » certifiées
Avant l’adoption du projet de loi portant les réformes de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage attendu cet été au Parlement pour une mise en œuvre effective à l’horizon 2020, tout actif – salarié, demandeur d’emploi, indépendant, agent public – peut déjà activer son CPF et cumuler non pas des euros mais jusqu’à 150 heures de formation (400 pour les non-qualifiés). 5,26 millions de personnes ont activé leur compte et 270 000 salariés ont d’ores et déjà suivi une formation par son intermédiaire.

Mais quel est l’intérêt d’un compte personnel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?
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L’emploi des jeunes diplômés repart, Macron réforme

L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h04
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Retour de la confiance, recrutements à la hausse : 2018 s’annonce favorable à la dernière promotion des jeunes diplômés. La croissance du PIB a atteint fin 2017 son plus haut niveau depuis six ans et même l’emploi industriel avait, en mars, retrouvé des couleurs qui s’étaient estompées depuis une vingtaine d’années.
Début avril, l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) saluait une insertion professionnelle des jeunes diplômés encore plus élevée en 2018 que pour la promotion précédente, avec davantage d’emplois, plus de CDI, plus souvent cadres avec de meilleurs salaires. « Un an après l’obtention de leur diplôme, 83 % des bac + 5 et plus sont en emploi, dont 60 % dans leur premier emploi. Et leur entrée sur le marché du travail s’accélère : 70 % sont en poste six mois après leur diplôme », précise Jean-Marie Marx, le président de l’APEC.

Même les débutants auront cette année la faveur des recruteurs, en particulier dans les secteurs de l’informatique et de la recherche et développement. Tous secteurs confondus, 47 500 à 53 000 embauches de jeunes cadres de moins d’un an d’expérience sont prévues par les entreprises privées pour 2018, indique l’APEC.
Accélération
Mais « si les intentions d’embauches de jeunes augmentent, il y a aussi des tensions sur les offres d’emploi, remarque Jean-Marie Marx, on est passé de 45 à 35 candidats par offre et même à 10 candidats seulement dans l’informatique ». Tous les métiers sont en perpétuelle mutation, mais quand tout change très vite, les candidats opérationnels dans les nouveaux métiers sont trop peu nombreux. C’est déjà le cas dans le secteur informatique, mais pas seulement. Les employeurs comme les jeunes diplômés sont confrontés à l’accélération de l’évolution des métiers.
Les réformes lancées par Emmanuel Macron pour fluidifier le « marché » du travail apporteront-elles une réponse appropriée à cette évolution ?
Dans le cadre du plan Action...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !
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Jeunes diplômés : le « big bang » des réformes Macron

Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 17h18
    |

            Anne Rodier








                        



   


Editorial. Quel lien entre Calvin, héros populaire de la bande dessinée américaine Calvin et Hobbes, et Emmanuel Macron ? Le goût de la rupture, de l’innovation, de l’imagination ? Originaire de Picardie comme Jean Calvin (1509-1564), dont s’est ironiquement inspiré le dessinateur américain de bande dessinée Bill Watterson pour baptiser son héros hyperactif et plein de fantaisie, le président Macron a, semble-t-il, aussi un point commun avec le célèbre théologien : le goût de la réforme. Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !
Alors que les belles perspectives de recrutement pour les jeunes diplômés, y compris les moins expérimentés, auraient pu laisser espérer un retour de la sérénité à l’entrée du marché du travail en 2018, les repères qui guidaient jusqu’alors le parcours professionnel, tels que les statuts d’emploi, l’accès à la formation, le dialogue social, la rupture du contrat, l’indemnisation-chômage, sont effacés par une succession de projets de loi destinés à adapter la société à la révolution technologique à l’œuvre.

    Cet article est extrait du semestriel Le Monde Campus Avril 2018 by Anne Rodier on Scribd

L’heure est à la rupture et à l’innovation. Une récente étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), « Automatisation, compétences et formation », a évalué l’impact de cette « révolution » sur l’emploi. Elle estime que les emplois de 66 millions de travailleurs des trente-deux pays observés sont fortement automatisables, soit 14 % environ du total. Et 32 % d’autres emplois exigeront de nouvelles compétences pour 50 % à 70 % de leur activité.
Réflexion est ouverte dans les entreprises
Le rythme de la formation professionnelle doit donc suivre pour assurer la transformation des métiers, intégrer l’intelligence artificielle et faciliter l’interdisciplinarité. « Le défi pour le système de formation professionnelle des adultes est considérable », souligne l’OCDE. Le sujet est donc à la fois urgent et sérieux.
La réflexion est ouverte dans les entreprises. « On est dans une période particulière de l’histoire. Il y a une certaine urgence à s’interroger sur les nouvelles manières de faire pour préparer le futur. Car si la réinvention des métiers a déjà existé par le passé, ce qui est nouveau c’est l’accélération portée par le numérique », soulignait le 11 avril Laurence Lehmann-Ortega, professeure de stratégie et politique à HEC Paris, lors du colloque « Comment et jusqu’où réinventer l’entreprise ? »
Bref, les organisations inventent en marchant et voudraient marcher de plus en plus vite. Et l’Etat leur emboîte le pas. Le gouvernement a lancé le « big bang » de la formation professionnelle : un compte personnel de formation, 500 euros par an et une application numérique dès 2019 pour déterminer son avenir en un clic… Même les indépendants y auront droit. Le statut cadre doit être redéfini et la fonction publique réformée : elle recrutera davantage de contractuels, quitte à brouiller les frontières entre privé et public. Le Calvin de Bill Watterson voit rarement l’emballement de ses inventions avant le crash final, mais le très sérieux Jean Calvin n’a jamais cédé à la tentation de la pensée magique.
Cet article est tiré du semestriel « Le Monde Campus » téléchargeable ci-dessus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.
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La taxe foncière sur des sables mouvants

S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 18h07
    |

                            Laurence Boccara








                        



   


Enclenchée cette année, la suppression progressive de la taxe d’habitation d’ici 2020 pour 80 % des ménages aura-t-elle des conséquences inflationnistes sur la taxe foncière ? Après plusieurs mois d’incertitude, il semblerait que ce scénario ne se produise pas. Début avril, la Fnaim a d’ailleurs « salué favorablement la décision de ne pas compenser la fin de la taxe d’habitation par une augmentation de la taxe foncière ». Reste que pour ne pas trop perdre en recettes fiscales, les collectivités locales pourraient être tentées de renflouer leurs caisses en majorant le taux de l’impôt qui frappe tous les détenteurs d’immobiliers.

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Quelques initiatives commencent à fleurir ici et là. Ainsi, le 6 mars, Christian Estrosi, le président de la métropole Nice-Côte d’Azur a annoncé la création d’une nouvelle taxe foncière pour les propriétaires de la métropole. Cette nouvelle ponction s’ajoutera aux parts communales et départementales déjà prélevées.
Casse-tête
Pour tenter de trouver un nouvel équilibre consécutif à la suppression de la taxe d’habitation, l’exécutif planche sur une nouvelle architecture des finances locales et possiblement sur une évolution à terme du mode de calcul de la taxe foncière. Une piste de réflexion récemment avancée, puis vite écartée, proposait de faire varier l’imposition en fonction des revenus.
Les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille, Argenteuil, Nantes, Créteil et Saint-Denis
Si rien n’est encore arrêté, la refonte de ce système de financement s’avère un vrai casse-tête, d’autant plus que les valeurs locatives servant de base au calcul de cette taxe remontent aux années 1970. Elles sont donc largement sous-évaluées par rapport aux valeurs actuelles. « Des révisions de ces bases locatives ont déjà donné lieu à des expérimentations 5 départements », indique Vincent Drezet, membre du bureau national du syndicat Solidaire Finances Publiques, représenté au sein de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) à Bercy.
En attendant une réforme de la fiscalité qui ne devrait pas voir le jour pas avant 2020 voire 2022, le montant de la taxe foncière reste un critère à prendre en compte au moment d’acheter. D’abord parce que cet impôt acquitté chaque année en octobre a, dans un passé récent, déjà connu de significatives envolées. Des majorations qui pèsent sur les finances des propriétaires.

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« Si l’année 2017 semble marquer une modération dans une trentaine des 50 plus grandes villes de France, entre 2011 et 2016, la hausse moyenne de cet impôt s’est établie à 14 %. Cette progression est quatre fois et demie supérieure à celle de l’inflation (estimée à 3,76 % entre octobre 2011 et octobre 2016) et trois fois et demie supérieure à celle des loyers observée sur cette même période par l’observatoire Clameur », rappelle Pierre Hautus, directeur général de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).
Des variations d’une ville à l’autre
Ensuite, il faut savoir que cette ponction varie sensiblement d’une ville à l’autre. Car ce sont les collectivités locales (commune, département et parfois intercommunalités) qui votent à l’occasion de leur budget annuel, le taux d’imposition applicable. D’après la dernière édition de l’Observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties de l’UNPI, les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille (+ 32,24 %), Argenteuil (+ 23,30 %), Nantes (+20,75 %), Créteil (+ 20,43 %) et Saint-Denis (+20,37 %). Et parmi les communes où les augmentations ont été les plus modérées, soit légèrement au-dessus de 6 %, on relève Saint-Etienne, Nice, Grenoble, Montpellier et Caen.

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La taxe foncière fait parfois l’objet de quelques exonérations prévues par la loi. « C’est le cas des bâtiments ruraux réservés à des usages agricoles comme une grange. Cela concerne aussi les logements neufs qui bénéficient d’une exonération pendant 2 ans à compter du 1er janvier suivant la date d’achèvement des travaux. Reste que chaque ville peut décider de supprimer totalement ou partiellement cette exonération », souligne Vincent Drezet. Les logements vacants peuvent faire l’objet d’un dégrèvement partiel de cette taxe mais il faudra au préalable cumuler trois conditions : la vacance devra être indépendante de la volonté du contribuable ; durer au moins trois mois et concerner la totalité du logement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle contient des dispositions peu commentées mais dangereuses, estime le chercheur Jean-Yves Rochex dans une tribune au « Monde ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤                     
                                                   
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La disparition des centres d’information et d’orientation « privilégiera les plus privilégiés »

Le projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle contient des dispositions peu commentées mais dangereuses, estime le chercheur Jean-Yves Rochex dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    30.04.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 13h55
    |

Jean-Yves Rochex (Psychologue, professeur des sciences de l’éducation à l’université Paris-VIII)







                        



                                


                            

Tribune. Le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel – outre une logique de marchandisation et d’individualisation de la formation professionnelle, considérée comme devant obéir à la seule logique de l’offre et de la demande, sans régulation collective par les partenaires sociaux – comporte des dispositions passées relativement inaperçues en matière d’orientation.
Y sont prévus la suppression des délégations régionales de l’Office national d’information sur les enseignements et professions (Onisep) et le transfert de leurs missions et de leurs personnels aux régions ; la suppression des centres d’information et d’orientation (CIO) et le rattachement des psychologues de l’éducation nationale (PsyEN), ex-conseillers d’orientation psychologues (COP), qui exercent dans les établissements scolaires, et de leurs directeurs aux rectorats ou aux inspections académiques.

Ces mesures, formulées de manière abrupte, sans aucune concertation, et qui semblent préfigurer la disparition des personnels d’orientation de l’éducation nationale, s’inscrivent à l’encontre de la création en février 2017 d’un corps unique de psychologues de l’éducation nationale et renouent avec une politique antérieure erratique mettant en cause les services d’orientation – en réduisant drastiquement le recrutement par la diminution du nombre de places au concours – et promouvant une conception simpliste et étriquée de l’orientation, qui ne peut que renforcer le caractère profondément inégalitaire de notre système éducatif.
Certes, bien des choses sont à améliorer en matière d’orientation dans notre pays. Mais, de la même manière qu’il est plus facile, pour justifier l’institutionnalisation de la sélection à l’entrée à l’université, de pointer du doigt la plate-forme APB que le manque criant de moyens de l’université pour faire face à l’accueil des nouveaux étudiants, il est plus facile de désigner tel ou tel manque ou difficulté...




                        

                        


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<filnamedate="20180501"><AAMM="201805"><AAMMJJ="20180501"><AAMMJJHH="2018050119">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Evaluez, pour les 43 principales liaisons ferroviaires françaises, l’évolution du meilleur temps de parcours inscrit dans les horaires officiels depuis 1963.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ 
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Editorial. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. Mais la « convergence des luttes » ne semble pas à l’ordre du jour, alors que le paysage syndical vient de subir un tsunami.
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1er Mai : démonstration de faiblesse syndicale

Editorial. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. Mais la « convergence des luttes » ne semble pas à l’ordre du jour, alors que le paysage syndical vient de subir un tsunami.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 11h58
   





                        



   


Editorial du « Monde ». En ce 1er Mai 1968, la CGT avait choisi de défiler avec le Parti communiste. La CFDT et FO avaient refusé de se joindre au cortège. Nul n’imaginait que, quelques jours plus tard, un mouvement social d’une ampleur inédite déferlerait sur la France, sans que les syndicats en soient à l’origine. Cinquante ans après, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. La grève des cheminots marque le pas, celle d’Air France bat de l’aile. Et, contrairement au souhait de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, un an après l’élection d’Emmanuel Macron, dont la politique est très contestée, la « convergence des luttes » ne semble pas être à l’ordre du jour.

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                Un 1er Mai sous le signe de la désunion syndicale



Le 1er Mai 2017, à la veille du deuxième tour de l’élection présidentielle qui avait opposé M. Macron à Marine Le Pen, les ­syndicats avaient célébré la journée de ­solidarité internationale des travailleurs en ordre dispersé. La CGT avait manifesté avec FO, la FSU, Solidaires, l’UNEF et les syndicats lycéens. Cette année, elle défilera avec les mêmes compagnons, mais FO ne sera représentée à Paris que par son union régionale d’Ile-de-France. De son côté, la CFDT organise une manifestation culturelle avec la CFTC et l’UNSA.
Troupes divisées
Il est vrai que le paysage syndical vient de subir un tsunami. Jean-Claude Mailly avait, à l’occasion de la réforme du code du travail, réinséré FO dans le jeu contractuel. Le 24e congrès de sa centrale, qui s’est achevé le 27 avril à Lille, vient de lui infliger un désaveu aussi cinglant qu’humiliant, comme s’il avait été licencié pour faute grave. Son rapport d’activité n’a été validé que par 50,54 % des voix. Seul candidat à sa succession, Pascal Pavageau, pourtant membre du bureau confédéral sortant, s’est comporté comme s’il se présentait contre M. Mailly, comme s’il devait le chasser avant d’occuper la place qu’il lui laissait. Le congrès a ainsi offert le spectacle mortifère d’un affrontement violent entre les réformistes — jusqu’alors majoritaires, ils sont désormais minoritaires dans la direction de la centrale — et la mouvance « trotsko-anarchiste », prompte à dénoncer les ­« trahisons » et à prôner la grève inter­professionnelle. FO en ressort profondément frac­turée et affaiblie.

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                Pascal Pavageau élu à la tête de Force ouvrière pour succéder à Jean-Claude Mailly



M. Pavageau veut incarner une opposition forte à M. Macron et renouer avec un langage radical. Ce scénario rappelle celui de 1989, quand Marc Blondel avait succédé à André Bergeron sur une ligne contestataire, cherchant à concurrencer la CGT sur son ­terrain. M. Pavageau a peut-être les mêmes espérances, mais les précédents calculs se sont révélés erronés. FO signe 90 % des accords dans les entreprises et elle a récemment ratifié deux accords interprofessionnels (assurance-chômage et formation professionnelle). Mais elle campe toujours à la troisième place dans le secteur privé, derrière la CFDT, première, et la CGT. La centrale quitte la planète du pragmatisme pour rejoindre celle des utopies qui ont pour noms « grève générale » et « abrogation des ordonnances » sur le code du travail, objectifs, l’un comme l’autre, pour l’heure inatteignables.
Sur le papier, le bloc syndical contestataire — CGT, FO, FSU, Solidaires — se trouve renforcé, mais encore faudra-t-il que M. Pavageau réussisse à entraîner des troupes divisées, ce qui est loin d’être gagné. Dans l’immédiat, lors du 1er Mai, face à un président de la République qui traite les syn­dicats comme quantité négligeable et ­malmène la démocratie sociale, les syndicats vont faire une nouvelle démonstration de faiblesse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Cette semaine, trois dates vont réunir différentes formations contre la politique de l’exécutif.
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A la recherche de son unité, la gauche multiplie les rendez-vous anti-Macron

Cette semaine, trois dates vont réunir différentes formations contre la politique de l’exécutif.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 19h54
    |

            Abel Mestre et 
                                Astrid de Villaines








                        



                                


                            
La gauche a un agenda bien rempli. Pas moins de trois rendez-vous en six jours vont scander la semaine : un meeting parisien lundi 30 avril, le traditionnel 1er-Mai et la « manifestation pot-au-feu » contre la politique d’Emmanuel Macron, samedi 5 mai. Autant de moments où la résistance d’une « unité de la gauche » toujours en construction va être testée. Au risque de révéler des divergences de vue.

La France insoumise (LFI) ne s’en cache pas : pour elle, pas question de revenir au « cartel d’organisations » qui a longtemps constitué la forme idoine de la gauche unitaire. C’est pour cette raison que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon va passer son tour pour la réunion publique de lundi. Prévue place de la République à Paris, elle doit réunir des « cheminot-e-s en lutte », le NPA, Génération.s, le PCF, Europe Ecologie-Les Verts, EELV et d’autres petites formations. LFI n’appelle pas à y participer, et il n’est même pas sûr qu’une prise de parole « insoumise » ait lieu. « Ça fait un moment que l’on dit que c’est une forme décalée, qui n’est pas à la hauteur de ce qu’il se passe dans le pays. Ça ne rameute pas les foules », tranche Sarah Legrain, responsable des « relations unitaires et extérieures » du Parti de gauche, une composante de LFI.
Dubitatifs
Le député (LFI) du Nord, Adrien Quatennens, abonde : « Je suis revenu de cette idée que l’union de la gauche est un propulseur. Beaucoup de gens qui nous ont rejoints ne se reconnaissent pas dans la gauche. Si vous dites “je suis de gauche”, il y a des gens pour qui ça fait barrage. Mais ce n’est pas pour cette raison qu’il faut tout abandonner. » Le député LFI Alexis Corbière (Seine-Saint-Denis) n’a, lui, « même pas envie de commenter » cette initiative : « Ce n’est pas un meeting de douze organisations qui va régler le problème », lâche-t-il malgré tout.
Les « insoumis » ne sont pas les seuls à être dubitatifs sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que « la sortie de crise sera aussi importante que l’entrée ».
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SNCF : « La bataille du rail est une drôle de guerre »

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que « la sortie de crise sera aussi importante que l’entrée ».



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 15h59
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Débutée sans déclaration de guerre et se poursuivant sans bornes idéologiques, la bataille du rail est une drôle de guerre qui a déjà fait deux victimes, une ministre et un responsable syndical. Dans ce match ouaté – premier test social majeur du quinquennat – qui se joue à l’usure, la sortie de crise sera aussi importante que l’entrée.
Au terme du sixième épisode d’arrêts de travail à la SNCF, le gouvernement n’a pour le moment pas de regret à avoir sur la stratégie qu’il a adoptée pour conduire une réforme sur laquelle tant de ses prédécesseurs se sont cassé les dents. Parce que mettre à bas le statut des cheminots, attaquer la CGT dans l’un de ses derniers bastions, ce n’est pas rien.
Or, le pays n’est pas à feu et à sang, juste agacé par ce mouvement de grève inédit de quarante-huit heures qui se déclenche tous les cinq jours, use les nerfs des usagers, et rend les grévistes de moins en moins sympathiques aux yeux de l’opinion : seuls quatre Français sur dix approuvent la grève, selon un sondage IFOP paru dans Le Journal du dimanche du 29 avril tandis que 62 % souhaitent que le gouvernement aille au bout de la réforme.
Pas de convergence des luttes
La fermeté affichée par l’exécutif et le jusqu’au-boutisme affirmé par Emmanuel Macron lors de son intervention télévisée du 12 avril contribuent à souder autour du président l’électorat de droite favorable à la réforme tandis que la gauche peine à qualifier l’adversaire.
Macron = Thatcher ? Alexis Corbière, député La France insoumise, a bien tenté la comparaison. En vain. Depuis qu’il est monté au front, le président français fait tout pour se différencier de la Dame de fer qui revendiquait un combat idéologique contre Arthur Scargill, le patron du syndicat des mineurs, lors de la longue grève de 1984 et 1985.
Emmanuel Macron joue un jeu différent. « Je n’ai pas de mépris, les cheminots ne sont pas des privilégiés, je suis petit-fils de cheminot », ne cesse-t-il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Pour accroître le quota de logements sociaux, l’élu de cette commune située près de Nice crée des places en Ehpad.
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Villefranche-sur-Mer : les astuces d’un maire pour échapper aux HLM

Pour accroître le quota de logements sociaux, l’élu de cette commune située près de Nice crée des places en Ehpad.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h47
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre (Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes) - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, est un bijou de la Côte d’Azur, niché au fond d’une baie aux eaux profondes pouvant accueillir des bateaux de croisière, qui compte 5 000 habitants à l’année et le double en été. La ville est un cadre enchanteur pour villas de milliardaires, où le prix du mètre carré avoisine celui de Paris, et où le taux de logements sociaux est dérisoire : 5,65 %.
Villefranche aurait pourtant dû, entre 2013 et 2016, en construire 210 pour rattraper son retard sur le quota de 25 % du parc de résidences principales qu’impose la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU), applicable à toute commune de plus de 3 500 habitants membre d’une agglomération, en l’occurrence celle de Nice. La ville a pourtant bien besoin de ces appartements HLM pour répondre à la longue liste d’attente de 200 demandeurs, mais elle n’en a produit que 98, soit 46 % de l’objectif.

Le préfet a, en conséquence, prononcé, fin 2017, la carence de Villefranche-sur-Mer – comme celle de 25 autres communes du département –, imposé une pénalité de 205 000 euros (qui écorne un budget global de 10 millions d’euros), confisqué le droit de préemption urbain du maire pour la période 2017-2019, lui fixant, en outre, un nouvel objectif de 173 logements sociaux à créer durant cette période, et lui a retiré son pouvoir d’attribution des logements sociaux, octroyé au préfet lui-même.
Appartements de luxe

« L’Etat a durci sa position et je conteste sa sanction », plaide Christophe Trojani, maire (LR) et proche d’Eric Ciotti. « Nous n’avons pas les moyens de construire ces logements », assure-t-il. Ce professeur de médecine, chirurgien orthopédique réputé exerçant au CHU de Nice, où il est aussi champion et défenseur des dépassements d’honoraires, a, à la surprise générale, ravi en 2014 la municipalité à un autre élu LR, tendance gaulliste, Gérard Grosgogeat, élu et réélu depuis près de vingt ans. « Sous la précédente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Analyse. Si les 312 députés du groupe La République en marche ont voté les premiers projets de loi comme un seul homme, les récents débats autour de la loi asile et immigration ont révélé une autre réalité.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤                     
                                                   
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LRM, une majorité pas si monolithique

Analyse. Si les 312 députés du groupe La République en marche ont voté les premiers projets de loi comme un seul homme, les récents débats autour de la loi asile et immigration ont révélé une autre réalité.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h18
    |

            Matthieu Goar








                        



                                


                            

Analyse. En juin 2017, En marche ! a conquis l’Hémicycle avec une armée d’anonymes. Impossible dans un premier temps de distinguer les personnalités. Pas de stars, pas de chapelles, pas de courants… Juste une masse de macronistes convaincus. A part quelques visages issus de la société civile (Cédric Villani, Jean-Michel Fauvergue) et quelques ralliés (Manuel Valls), les électeurs ne connaissaient pas ces nouveaux députés. L’opposition a aussitôt raillé ces apôtres d’un prétendu nouveau monde. Inexpérimentés, élus grâce à la photo d’un jeune président sur leur affiche, ils ne pourraient être que des godillots asservis à un exécutif tout-puissant.
Les premiers mois n’ont pas forcément donné tort aux survivants de la déferlante. Les 312 députés du groupe La République en marche (LRM) ont voté comme un seul homme les premiers projets de loi. Sans vraiment se démener pour les atténuer ou les renforcer. Mais les récents débats autour de la future loi sur l’asile et l’immigration ont révélé une tout autre réalité. Pour adoucir ce texte jugé trop répressif par beaucoup d’associations de migrants, une aile gauche a fait pleuvoir les amendements.
Et le malaise d’une partie de la Macronie s’est traduit dans un vote très mitigé. A l’issue de la première lecture, le 22 avril, 197 députés macronistes ont voté en faveur du texte. Seulement 14 députés se sont abstenus et un a voté contre. A première vue, la fronde semble donc largement circonscrite. Mais un autre chiffre interpelle : au moment de ce scrutin très observé, 99 députés macronistes étaient absents.
Manque d’assiduité
L’Elysée et Matignon n’y ont officiellement pas vu une brèche. Selon l’exécutif, ce manque d’assiduité n’est pas inédit. Le 28 juillet 2017, 102 macronistes avaient déserté l’Assemblée lors du vote en première lecture de la loi sur la confiance dans la vie politique. Mais le scrutin avait eu lieu au cœur de l’été. Et cette explication ne tient pas à la lumière...




                        

                        

