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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Le 7 mai 2017, vous faisiez partie des 20,7 millions d’électeurs ayant contribué à l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République. Un an après, quelle mesure vous a satisfait, quelle autre vous a déçue ?
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤     

APPEL À TÉMOIGNAGES
Vous avez voté Macron en 2017 ; quelle mesure vous a conforté dans votre choix, quelle autre vous l’a fait regretter ?

Discussion lancée le 01 mai 2018

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En 2017, vous avez voté pour Emmanuel Macron, dès le premier tour ou seulement au second. Un an après son accession à l’Elysée, le président de la République et son gouvernement ont enclenché des réformes dans plusieurs domaines : code du travail, formation professionnelle, fiscalité, système éducatif, droit d’asile, institutions…
Sur la forme et sur la communication, le chef de l’Etat a également imprimé sa marque : sur le plan national, avec une organisation très verticale du pouvoir et une parole présidentielle plus rare que sous le quinquennat précédent ; mais aussi sur le plan international, avec notamment les frappes en Syrie ou encore sa visite d’Etat aux Etats-Unis.
Aujourd’hui, quelle est la mesure ou la décision qui vous conforte dans le choix que vous avez fait en 2017 ? A l’inverse, quelle réforme (ou absence de réforme) vous a déçu, voire vous a fait regretter votre choix ?
Votre témoignage pourra être utilisé dans le cadre d’un article à paraître dans Le Monde. N’oubliez pas de saisir une adresse électronique que vous consultez souvent et un numéro de téléphone, au cas où nous souhaiterions vous contacter pour quelques précisions. Vos coordonnées resteront strictement confidentielles.                            





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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre et plus d’un millier de manifestants encagoulés, près de la gare d’Austerlitz, à la suite de dégradations commises en marge du défilé.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/05/01/19-3">
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Mêlant communication et logistique, le système bien huilé du groupe français connaît des ratés en zone francophone et peine à faire ses preuves sur le reste du continent.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
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En Afrique, la roue tourne pour Bolloré

Mêlant communication et logistique, le système bien huilé du groupe français connaît des ratés en zone francophone et peine à faire ses preuves sur le reste du continent.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 13h59
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



                                


                            

Vincent Bolloré a fait de l’Afrique francophone sa terre de prédilection : le milliardaire français y a enregistré près de 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et, avant que les ennuis judiciaires s’abattent sur lui, il prévoyait d’y investir 300 millions d’euros cette année. Sur ce qu’il qualifie de « continent d’avenir », il exploite 18 terminaux à conteneurs, règne sur le marché très rentable du transport et de la logistique du fret et reste majoritaire dans les concessions ferroviaires en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso (Sitarail), mais aussi au Cameroun et au Bénin.

Le bras armé du groupe français en Afrique est la filiale Bolloré Transport & Logistics, dont la direction a été confiée à l’un de ses trois fils, Cyrille, en janvier 2016. Son frère Yannick s’est quant à lui hissé, en ce mois d’avril 2018, à la tête de Vivendi, qui développe sur le continent des salles de cinéma, des événements musicaux et la connexion Internet à haut débit, donnant la priorité, pour l’heure, à des pays dirigés par des proches de son père.
Il tutoie les présidents
Le système Bolloré en Afrique francophone est plutôt bien huilé, mais il arrive que des dysfonctionnements fâcheux surviennent. Comme lors de l’élection présidentielle de 2016 au Bénin, l’un des quatre pays que devaient traverser les 3 000 km de la boucle ferroviaire reliant Cotonou à Abidjan, projet phare du groupe. Sans en informer Vincent Bolloré, le responsable du pôle international d’Havas, Jean-Philippe Dorent, avait loué ses services à l’homme d’affaires – et candidat malheureux – Sébastien Ajavon. Selon un cadre du groupe, le communicant avait ensuite rédigé une lettre d’excuse à M. Bolloré, irrité par cette initiative.
Le président élu, Patrice Talon, riche entrepreneur décomplexé et méfiant à l’égard du magnat français, avait d’abord privilégié le projet concurrent d’une entreprise béninoise, au détriment du groupe français, pour la construction du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ A partir de mai, le contrôle technique des voitures sera plus contraignant, le gaz plus cher et la protection des données personnelles renforcée... Tour d’horizon.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Tabac, contrôle technique, prix du gaz…, ce qui va changer en mai

A partir de mai, le contrôle technique des voitures sera plus contraignant, le gaz plus cher et la protection des données personnelles renforcée... Tour d’horizon.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 14h07
   





                        


Hausse du prix du gaz, contrôle technique plus contraignant, ou encore date limite pour déclarer ses revenus…, le mois de mai comporte de nombreuses dates importantes pour les ménages français. Tour d’horizon.
Augmentation des tarifs du gaz
Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie, augmentent jusqu’à 0,4 % pour certains Français à partir du 1er mai. « Cette augmentation est de 0,1 % pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 0,2 % pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude et de 0,4 % pour les foyers qui se chauffent au gaz », a précisé la Commission de régulation de l’énergie dans un communiqué.
Depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l’ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents.

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Durcissement du contrôle technique 
A partir du 20 mai, un nouveau contrôle technique, plus contraignant, sera mis en place en raison de l’application d’une directive européenne signée en 2014. Le nombre de points de contrôle passera de 123 à 132. Ce qui représente 606 défaillances potentielles, contre 400 jusqu’ici. Ces défaillances sont désormais classées en trois catégories : mineures, majeures ou critiques.
Dans le premier cas, aucune contre-visite n’est demandée ;pour les défaillances majeures, une contre-visite doit être effectuée dans les deux mois ;enfin, si le problème technique est critique, la réparation doit être faite dans les vingt-quatre heures. Si cette contre-visite n’est pas faite dans le temps imparti, il sera interdit de rouler avec le véhicule en cause. Le véhicule qui présente une ou plusieurs défaillances critiques se verra apposer sur le pare-brise une vignette mentionnant l’obligation d’une contre-visite.
Léger changement du prix des cigarettes
Après avoir augmenté de 1 euro en moyenne le 1er mars, le prix du paquet de cigarettes ne variera qu’à la marge en ce début de mois de mai. Le prix moyen du paquet de vingt cigarettes s’établit désormais à 7,90 euros, avec des tarifs allant de 7,50 euros à 9,30 euros, et « près de la moitié des paquets de vingt cigarettes auront un prix égal ou supérieur à 8 euros », fait savoir le ministère de la santé.
Dans le détail, le paquet de vingt Marlboro Red, qui était à 8 euros depuis le 1er mars — contre 7,30 euros auparavant — conservera ce prix. Le numéro un du marché français avait été critiqué pour avoir décidé de rogner sur ses marges afin d’absorber une partie de la hausse des taxes décidée par le gouvernement.
Dans la même catégorie, les paquets de Philip Morris et de Gauloises blondes restent eux aussi à 8 euros, tandis que ceux de Camel filtre passent à 7,90 euros, soit une baisse de 10 centimes.

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Dates limites pour payer ses impôts 
Le mois de mai est également marqué par la déclaration des revenus à l’administration fiscale. Les habitants des départements numérotés de 01 à 19 ont jusqu’au 22 mai pour remplir leur déclaration en ligne.
La date limite est le 29 mai pour les départements de 20 à 49, et le 5 juin pour ceux de 50 à 976. Pour la déclaration papier, la date limite est fixée au 17 mai.

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                Impôt sur le revenu : 2018, l’année blanche ?



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Données personnelles : le RGPD entre en application
A partir du 25 mai, les entreprises françaises seront sommées de renforcer la protection des données personnelles en appliquant le nouveau règlement européen relatif à la protection des données des personnes physiques (RGPD).
Ce texte publié il y a deux ans, le 27 avril 2016, concerne toutes les entreprises et tous les organismes publics qui assurent le traitement de données personnelles et représentés dans plusieurs pays européens. Il vise à étendre le droit des citoyens à la protection de leur vie privée, à l’heure où le big data devient de plus en plus important et stratégique.
Ce texte invite les entreprises à davantage de transparence sur leur recours aux données personnelles. Ainsi, les utilisateurs doivent-ils être informés de l’utilisation de leurs données et doivent exprimer leur accord à leur traitement ou pouvoir s’y opposer.

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                Protection des données personnelles : dernière ligne droite pour les entreprises






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Les ligues sportives ont cédé massivement à la tentation du superlatif. Quitte à aboutir à des dénominations absurdes quand plus personne ne veut apparaître comme de second rang.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Football : les ligues inférieures se rêvent en première classe

Les ligues sportives ont cédé massivement à la tentation du superlatif. Quitte à aboutir à des dénominations absurdes quand plus personne ne veut apparaître comme de second rang.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 11h42
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 13h09
   





                        



   


C’est l’histoire de compétitions sportives qui ne veulent plus être classées. De divisions inférieures qui n’osent dire leur nom. Du sport moderne et de son injonction paradoxale : hiérarchiser mais ne surtout pas dévaloriser. C’est une histoire contemporaine qui, à force de ménager la chèvre et le chou, de manier l’euphémisme et le superlatif, mêle le rationnel et l’absurde.
Dans sa forme la plus aboutie, le spectacle sportif vend — fort cher — l’excellence. Public, médias et sponsors sont prêts à payer, mais à condition d’avoir la certitude qu’il s’agit de « la crème de la crème » (comme disent les Anglais). Problème : le sport repose sur une structure pyramidale ; pas de spectacle majeur sans ligues mineures ; pas de championnat professionnel sans catégories semi-professionnelles et amateurs. Il n’y a pas de meilleurs sans moins bons, mais plus grand monde ne veut les voir, alors qu’ils ont également besoin de public, de médias et de sponsors pour développer des moyens de prospérer et de fournir l’élite.
Il faut appartenir au moins à la troisième ou à la quatrième série pour accepter d’être numéroté 2 ou classé B sans se sentir dévalorisé.
Le football, qui a parallèlement commencé la transformation de ses stades, de ses règles et de ses supporteurs, a trouvé une parade en modifiant les noms de ses compétitions. Le nouveau terme doit être valorisant, quitte à tricher un peu sur la marchandise. Impossible désormais pour les catégories inférieures de porter un nom reflétant clairement leur position. C’est le règne du « first », du « gold », du surclassement en Premium pour tous. Il faut appartenir au moins à la troisième ou à la quatrième série pour accepter d’être numéroté 2 ou classé B sans se sentir dévalorisé.
Lorsque le développement du sport a imposé la création de plusieurs catégories de niveaux différents, la densité s’est développée par le bas. On ajouta une ligue B, puis C, etc. Cet ordre ancien a été remis en question au début des années 1990 lorsque les clubs professionnels se sont désolidarisés du monde amateur et ont manifesté leur volonté de s’auto-organiser pour générer davantage de revenus. Coincées entre le marteau et l’enclume, les ligues inférieures professionnelles durent se battre pour exister.
Le modèle anglais
Les Anglais ont titré les premiers. En 1992, la Premier League a remplacé la First Division, laquelle a pris la place de la Second Division, qui a elle-même chassé la Third Division. Ce jeu de domino a de nouveau été bouleversé en 2004 par l’apparition du Championship (2e division). Depuis, le premier niveau anglais s’appelle Premier League, le deuxième niveau Championship, le troisième... League One, le quatrième League Two. La National League est le cinquième niveau, le premier non professionnel.
Le modèle anglais a rapidement été copié, en Ecosse ou en Belgique, où cohabitent pas moins de trois premières divisions. En Turquie, la Süper Lig est un peu plus super que la 1re Lig, qui est tout de même très bien. Aux Pays-Bas, la troisième division s’appelait jusqu’en 2016 la Top Klasse (pas besoin de traduire).
Dans le football italien, derrière les Serie A et B, les Serie C et D sont devenues en 2008 Lega Pro 1 et 2. Ce qui ne les empêche pas d’enchaîner les faillites.
Au niveau européen, la Ligue des champions — qui ne comptait que dix-sept champions sur trente-deux équipes en début de saison — et l’Europa League, terme neutre, ont remplacé les anciennes coupes d’Europe. Le public et les médias les surnommaient C1 (Coupe des clubs champions), C2 (Coupe des vainqueurs de coupe) et C3 (Coupe de l’UEFA), ce qui exprimait une hiérarchie qui existait de fait.
« Donner de la valeur à la ligue E ou F a pour conséquence de donner encore plus de valeur aux ligues supérieures. »
Professeur de sociologie du sport à l’Institut des sciences du sport de l’université de Lausanne (Issul), Fabien Ohl comprend bien la logique derrière ces mutations. « Le classement sportif est l’élément central de ce qui détermine la valeur dans cet espace social qu’est le sport, souligne-t-il. C’est le bien le plus précieux de ce milieu. Il permet d’obtenir de l’audience, de vendre des images, des billets, des vêtements, etc. En conséquence, c’est un bien qu’il faut absolument préserver et valoriser. »
Mais pourquoi valoriser toutes les compétitions ? « Partir d’une ligue A et descendre jusqu’à des ligues E ou F, c’est dévaloriser les derniers classés et faire penser qu’un seul classement a de la valeur, répond Fabien Ohl. Au contraire, donner de la valeur à la ligue E ou F a pour conséquence de donner encore plus de valeur aux ligues supérieures. »
« L’effet psychologique est réel »
En France, les deux principales divisions professionnelles sont devenues ligues pour se fixer sur les standards internationaux mais sont restées 1 et 2. En dessous, la D3 est devenue National 1 en 1993, puis simplement National. En dessous, l’appellation « National 2 » est un double mensonge puisqu’il s’agit du quatrième niveau et qu’il n’est pas national, car divisé en quatre poules régionales.
Le cabinet néerlandais Hypercube a déjà collaboré avec l’UEFA et plusieurs ligues européennes sur la refonte marketing de compétitions.
« Le nom de la ligue n’a jamais été un point important de discussion, assure son consultant Kasper van Vliet.  Les gens veulent tous être les meilleurs de quelque chose. Et être le meilleur de la Promotion League 1 procure un autre sentiment que dominer la troisième division. Est-ce pertinent ? Oui, car l’effet psychologique est réel. Est-ce efficace ? Difficile à dire, il faudrait étudier cela de manière plus approfondie. »
Reste à comprendre le sens de tout cela. Admettons le recours systématique à l’anglais, la langue du marketing. Mais pourquoi plus personne ne supporte-t-il d’habiter l’étage du dessous ? Il fut un temps où les films de série B avaient un certain charme, et même un charme certain. Une catégorie inférieure fait-elle de vous un être inférieur ?
« Dans un monde de l’excellence, les deuxièmes ont mauvaise presse et il est difficile pour un sponsor d’y accoler son nom, sourit l’ethnologue français Christian Bromberger, auteur de plusieurs travaux sur le football. Zlatan Ibrahimovic déclarait: “Etre deuxième, c’est comme être dernier.” Cela fait penser au cas des départements français dont le nom comportait l’adjectif “bas” (Basses-Alpes, Basses-Pyrénées), autrement dit Alpes, Pyrénées de deuxième classe. Dans les années 1970, on les a rebaptisés Alpes de Haute-Provence, Pyrénées-Atlantiques. »
Pour le sociologue Fabien Ohl, « le marketing rend nécessaire un changement d’appellation, mais l’explication est surtout sociale, elle réside dans la nécessité d’entretenir la croyance dans la valeur des classements et de toute l’économie financière, politique et symbolique qui y est liée. Si le classement sportif est si important, c’est que les personnes et équipes classées représentent très souvent des groupements sociaux, des pays, des villes, des régions, mais aussi des identités sexuées, d’âge ou même de style de vie. » Dis-moi comment s’appelle ta ligue, je te dirai qui tu es.
Laurent Favre 
(Article publié le 05 avril 2018 dans Le Temps)



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Thibault Faure, commissaire aux comptes, s’élève dans une tribune au « Monde » contre une mesure du projet de loi Pacte qui prévoit l’élévation des seuils d’obligation de la certification des comptes d’une entreprise.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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« Un risque pour la qualité de l’information financière »

Thibault Faure, commissaire aux comptes, s’élève dans une tribune au « Monde » contre une mesure du projet de loi Pacte qui prévoit l’élévation des seuils d’obligation de la certification des comptes d’une entreprise.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 08h00
    |

Thibault Faure (Expert-comptable et commissaire aux comptes, dirigeant associé du Groupe T2F)







                        



                                


                            

[La loi Pacte (« plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises ») a pour objectif l’évolution du tissu entrepreneurial français et une association plus grande des salariés aux résultats de l’entreprise. L’un des volets du projet de loi, incarné par le rapport Senard-Notat, propose une réécriture du code civil, pour mieux intégrer les enjeux sociaux et environnementaux dans les problématiques des sociétés commerciales. Mais la présentation du projet de loi en conseil des ministres, prévue initialement le 18 avril, a été repoussée successivement au 2 mai, au 16 mai, puis au 23 mai, et pourrait l’être plus tard encore]
Tribune. Présenté et débattu ce printemps, le projet de loi Pacte entend « donner aux entreprises le cadre et les leviers pour innover, pour se transformer, pour grandir et créer des emplois ». Il devrait notamment s’attacher à simplifier la gestion administrative des entreprises. Dans cette optique, le ministère de l’économie souhaite alléger les contraintes qui pèsent sur les entreprises dans divers domaines, dont celui de la certification des comptes.
Il paraît paradoxal, à l’heure de la mondialisation des normalisations, d’enlever des attributions au seul organe de contrôle des comptes des entreprises au nom de la « simplification »
Il s’appuie pour cela sur un rapport de l’Inspection générale des finances qui préconise d’aligner sur les standards européens les seuils minimaux rendant l’audit obligatoire, en les relevant pour toutes les entreprises à 8 millions d’euros de chiffre d’affaires, 4 millions de bilan et cinquante salariés. Concrètement, le nombre d’entreprises auditées chutera ainsi de 70 %. Si la mesure sera bien accueillie par les petites entreprises, elle est problématique pour les commissaires aux comptes qui perdront mécaniquement une part significative de leur activité.
Cette réforme, si elle est confirmée, appelle quelques réflexions de fond sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Selon la presse américaine, la décision de Jan Koum est liée à des différends avec les dirigeants du réseau social, comme l’utilisation des données personnelles.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le président américain a promulgué le 8 mars des taxes de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium, que les partenaires commerciaux des Etats-Unis contestent.
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Taxes sur l’acier et l’aluminium : Trump prolonge de trente jours l’exemption pour l’UE

Le président américain a promulgué le 8 mars des taxes de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium, que les partenaires commerciaux des Etats-Unis contestent.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 02h45
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 14h38
   





                        


Washington a décidé d’éviter une escalade dans le conflit commercial. Donald Trump a consenti à maintenir jusqu’au 1er juin l’exemption provisoire des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance de l’Union européenne (UE) et « d’autres alliés américains », annonçait la Maison Blanche, lundi 30 avril au soir, confirmant des informations du Wall Street Journal (WSJ).
« L’administration [Trump] a prolongé de trente jours les négociations avec le Canada, le Mexique et l’Union européenne. Dans toutes ces négociations, l’administration reste focalisée sur les quotas qui restreindront les importations (…) et préserveront la sécurité nationale », dit le communiqué de Washington.
Le président américain avait promulgué le 8 mars des taxes de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium. Mais, à la fin du mois de mars, il en avait exempté provisoirement — jusqu’au 1er mai — l’UE, qui a exporté pour 5,3 milliards d’euros d’acier et pour 1,1 milliard d’euros d’aluminium en 2017 aux Etats-Unis.
Des négociations à venir
L’Union européenne (UE) a multiplié les demandes d’exemption définitive ces dernières semaines et a fait savoir qu’elle était prête à riposter en cas de mise en application de ces taxes.
La Commission européenne a ainsi déclaré, mardi, que par cette décision, les Etats-Unis ne faisaient que prolonger « l’incertitude du marché ». « L’UE devrait être totalement et définitivement exemptée de ces mesures, car elles ne peuvent être justifiées par des raisons de sécurité nationale. »
L’exemption « jusqu’au 1er juin seulement n’est pas suffisante », a renchéri sur Twitter le président du Parlement européen, Antonio Tajani, regrettant une incertitude « néfaste pour l’industrie des deux côtés de l’Atlantique ».

        Lire aussi :
         

                Les Européens se préparent à subir les sanctions américaines sur l’acier



Le ton est le même du côté des grandes capitales européennes : il faut une exemption « durable » a réclamé Berlin, « définitive » a dit Londres, « permanente » a réclamé Paris, qui en fait la condition préalable pour discuter « sereinement » avec Washington du problème réel de surcapacité dans le secteur de l’aluminium et de l’acier.
« Nous demeurons inquiets quant à l’impact de ces tarifs sur le commerce mondial et nous continuerons de travailler avec l’UE à une solution multilatérale au problème de surcapacité », a également déclaré un porte-parole du gouvernement britannique.
Le Canada et le Mexique bénéficient eux aussi d’une exemption temporaire. Le président Donald Trump a lié une éventuelle exemption définitive de ces pays à la renégociation du traité de libre-échange nord-américain (Aléna).

        Lire aussi :
         

                A Mexico, Donald Trump fait s’enliser la renégociation de l’Alena



Des « accords de principe » avec l’Argentine, l’Australie et le Brésil
En échange d’exemptions de ces taxes, les Etats-Unis réclament des concessions commerciales. Ils ont ainsi obtenu de la Corée du Sud une plus grande ouverture de son marché à leurs constructeurs automobiles, ainsi que la prolongation jusqu’en 2041 de taxes américaines de 25 % sur les pick-up (véhicules à plate-forme arrière). La Maison Blanche a d’ailleurs confirmé lundi soir la finalisation de l’accord de principe annoncé le 28 mars avec Séoul.

        Lire aussi :
         

                L’impact des taxes de Trump sur les importations d’acier et d’aluminium sera limité



S’agissant de l’acier, Séoul accepte un quota annuel d’exportations aux Etats-Unis de 2,68 millions de tonnes, soit 70 % de la moyenne de ses exportations annuelles sur les trois dernières années.
Enfin, l’administration américaine a passé « des accords de principe » avec l’Argentine, l’Australie et le Brésil, dont « les détails devraient être finalisés prochainement », a-t-elle également fait savoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Au cours des semaines à venir, les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier. Objectif : tenter d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.
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Réforme de la zone euro : la France et l’Allemagne entrent dans le vif du sujet

Au cours des semaines à venir, les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier. Objectif : tenter d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h46
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

La première vraie réunion de travail entre Olaf Scholz, le nouveau ministre allemand des finances, et son homologue français, Bruno Le Maire, vendredi 27 avril à Sofia (Bulgarie), en marge d’une réunion de l’Eurogroupe, a un peu rassuré à Paris et à Bruxelles. Ces dernières semaines, le successeur du très orthodoxe Wolfgang Schäuble n’avait en effet montré aucun enthousiasme pour les réformes de la zone euro voulues par Emmanuel Macron.
A Sofia, « on a rouvert des portes », glissait-on dans le camp français, après un rendez-vous de plus de deux heures essentiellement consacré à la poursuite de l’intégration de la zone euro. « Nous avons enfin retrouvé une méthode de travail sérieuse, rigoureuse et efficace », se félicitait M. Le Maire, samedi 28 avril, à l’issue du tête-à-tête. Paris se remet à espérer que la France et l’Allemagne soient capables d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.

Plus question de parler d’un « super ministre » de la zone euro, d’un budget très élevé et surtout d’un Parlement de la zone euro – ce dernier projet a été enterré dès l’automne 2017. Mais, samedi à Sofia, Olaf Scholz a reconnu la nécessité de « quelques avancées avant l’été », ajoutant qu’il « restait peu de temps », mais que « la France et l’Allemagne travaill[aient] vraiment ensemble ».
L’ancien maire de Hambourg (nord de l’Allemagne), réputé pour son caractère austère mais pragmatique, est resté très prudent, mais s’est prêté, souriant, à l’exercice de la conférence de presse commune avec M. Le Maire, samedi. Si, face aux journalistes, il a soigneusement évité d’évoquer une « capacité budgétaire » pour la zone euro, il n’a fermement repoussé aucune des options hexagonales.
Les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier au cours des semaines à venir. Mais d’ores et déjà, tout progrès rapide concernant une assurance européenne des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.
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Un compte personnel de formation accessible en quelques clics ? Un pari de taille

Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h23
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h54
    |

Laurent Gérard







                        



                                


                            

La réforme de la formation professionnelle vise notamment à donner à chacun « la liberté de choisir son avenir professionnel », selon les termes de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. C’est sur cet argument que les modalités d’accès et d’utilisation du compte personnel de formation (CPF) vont être modifiées.
Désormais, tous les actifs verront leur CPF crédité non plus en heures mais en euros : 500 euros par an (financés par un impôt payé par les entreprises), plafonné à 5 000 euros sur dix ans.

Pour les salariés en contrat à durée déterminée, le compte sera crédité au prorata temporis. Et pour les personnes sans qualification, le crédit sera porté à 800 euros par an, plafonné à 8 000. « Ainsi, le CPF sera consolidé comme un droit personnel mais garanti collectivement. Cela permettra à tous de changer rapidement de catégorie professionnelle et d’évoluer professionnellement », affirme la ministre.
Apparente simplicité
Au terme de la réforme, tous les salariés à temps partiel, qui sont en majorité des femmes, bénéficieront des mêmes droits que les salariés à temps plein. « Les femmes représentent 80 % des salariés à temps partiel. Elles seront donc les premières bénéficiaires de ces nouveaux droits », poursuit Muriel Pénicaud.
Enfin, une application mobile sera créée pour aider chacun dans la gestion de son CPF, accessible sur smartphone, ou utilisable dans les agences de Pôle emploi. Selon la ministre, cette application permettra de connaître les droits acquis sur son compte, les différentes formations certifiantes proposées dans son bassin d’emploi ou sa région, et les dates de session des différentes formations.

Toute personne intéressée pourra ainsi « choisir sa formation en connaissant le taux d’insertion dans l’emploi à l’issue de la formation, le salaire prévisionnel à l’embauche et la différence de coût entre des formations similaires »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Le dispositif phare de la réforme de la formation professionnelle devrait bénéficier aux CSP +.
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Le compte personnel de formation est-il pour moi ?

Le dispositif phare de la réforme de la formation professionnelle devrait bénéficier aux CSP +.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h13
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h14
    |

Laurent Gérard







                        



                                


                            

« – On va me donner 500 euros par an pour me former ?
– Oui, c’est une ligne de crédit, ce n’est pas du cash.
– Et je peux me former à ce que je veux ?
– Oui, du moment que la formation débouche sur un titre ou un diplôme reconnu.
– Et si je ne l’utilise pas une année, je le perds ?
– Non, c’est cumulable durant dix ans, soit 5 000 euros de financement au maximum.
– Et si ce n’est pas assez pour payer la formation que j’envisage, je peux avoir plus de financement ?
– Oui, c’est à construire avec son employeur et avec la branche professionnelle de son entreprise.
– Et ben, c’est super ! »
Cet échange avec Léa, étudiante en japonais à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), donne quelques réponses sur le compte personnel de formation (CPF). Tout comme la majorité de ses camarades de promo, elle n’avait jamais entendu parler du CPF.

Pourtant ce dispositif entré en vigueur il y a déjà plus de trois ans, le 1er janvier 2015, est au cœur de la réforme de la formation professionnelle, dont la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a présenté le projet de loi à la presse le 6 avril.
Des « microcompétences » certifiées
Avant l’adoption du projet de loi portant les réformes de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage attendu cet été au Parlement pour une mise en œuvre effective à l’horizon 2020, tout actif – salarié, demandeur d’emploi, indépendant, agent public – peut déjà activer son CPF et cumuler non pas des euros mais jusqu’à 150 heures de formation (400 pour les non-qualifiés). 5,26 millions de personnes ont activé leur compte et 270 000 salariés ont d’ores et déjà suivi une formation par son intermédiaire.

Mais quel est l’intérêt d’un compte personnel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?
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L’emploi des jeunes diplômés repart, Macron réforme

L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h04
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Retour de la confiance, recrutements à la hausse : 2018 s’annonce favorable à la dernière promotion des jeunes diplômés. La croissance du PIB a atteint fin 2017 son plus haut niveau depuis six ans et même l’emploi industriel avait, en mars, retrouvé des couleurs qui s’étaient estompées depuis une vingtaine d’années.
Début avril, l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) saluait une insertion professionnelle des jeunes diplômés encore plus élevée en 2018 que pour la promotion précédente, avec davantage d’emplois, plus de CDI, plus souvent cadres avec de meilleurs salaires. « Un an après l’obtention de leur diplôme, 83 % des bac + 5 et plus sont en emploi, dont 60 % dans leur premier emploi. Et leur entrée sur le marché du travail s’accélère : 70 % sont en poste six mois après leur diplôme », précise Jean-Marie Marx, le président de l’APEC.

Même les débutants auront cette année la faveur des recruteurs, en particulier dans les secteurs de l’informatique et de la recherche et développement. Tous secteurs confondus, 47 500 à 53 000 embauches de jeunes cadres de moins d’un an d’expérience sont prévues par les entreprises privées pour 2018, indique l’APEC.
Accélération
Mais « si les intentions d’embauches de jeunes augmentent, il y a aussi des tensions sur les offres d’emploi, remarque Jean-Marie Marx, on est passé de 45 à 35 candidats par offre et même à 10 candidats seulement dans l’informatique ». Tous les métiers sont en perpétuelle mutation, mais quand tout change très vite, les candidats opérationnels dans les nouveaux métiers sont trop peu nombreux. C’est déjà le cas dans le secteur informatique, mais pas seulement. Les employeurs comme les jeunes diplômés sont confrontés à l’accélération de l’évolution des métiers.
Les réformes lancées par Emmanuel Macron pour fluidifier le « marché » du travail apporteront-elles une réponse appropriée à cette évolution ?
Dans le cadre du plan Action...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !
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Jeunes diplômés : le « big bang » des réformes Macron

Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 17h18
    |

            Anne Rodier








                        



   


Editorial. Quel lien entre Calvin, héros populaire de la bande dessinée américaine Calvin et Hobbes, et Emmanuel Macron ? Le goût de la rupture, de l’innovation, de l’imagination ? Originaire de Picardie comme Jean Calvin (1509-1564), dont s’est ironiquement inspiré le dessinateur américain de bande dessinée Bill Watterson pour baptiser son héros hyperactif et plein de fantaisie, le président Macron a, semble-t-il, aussi un point commun avec le célèbre théologien : le goût de la réforme. Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !
Alors que les belles perspectives de recrutement pour les jeunes diplômés, y compris les moins expérimentés, auraient pu laisser espérer un retour de la sérénité à l’entrée du marché du travail en 2018, les repères qui guidaient jusqu’alors le parcours professionnel, tels que les statuts d’emploi, l’accès à la formation, le dialogue social, la rupture du contrat, l’indemnisation-chômage, sont effacés par une succession de projets de loi destinés à adapter la société à la révolution technologique à l’œuvre.

    Cet article est extrait du semestriel Le Monde Campus Avril 2018 by Anne Rodier on Scribd

L’heure est à la rupture et à l’innovation. Une récente étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), « Automatisation, compétences et formation », a évalué l’impact de cette « révolution » sur l’emploi. Elle estime que les emplois de 66 millions de travailleurs des trente-deux pays observés sont fortement automatisables, soit 14 % environ du total. Et 32 % d’autres emplois exigeront de nouvelles compétences pour 50 % à 70 % de leur activité.
Réflexion est ouverte dans les entreprises
Le rythme de la formation professionnelle doit donc suivre pour assurer la transformation des métiers, intégrer l’intelligence artificielle et faciliter l’interdisciplinarité. « Le défi pour le système de formation professionnelle des adultes est considérable », souligne l’OCDE. Le sujet est donc à la fois urgent et sérieux.
La réflexion est ouverte dans les entreprises. « On est dans une période particulière de l’histoire. Il y a une certaine urgence à s’interroger sur les nouvelles manières de faire pour préparer le futur. Car si la réinvention des métiers a déjà existé par le passé, ce qui est nouveau c’est l’accélération portée par le numérique », soulignait le 11 avril Laurence Lehmann-Ortega, professeure de stratégie et politique à HEC Paris, lors du colloque « Comment et jusqu’où réinventer l’entreprise ? »
Bref, les organisations inventent en marchant et voudraient marcher de plus en plus vite. Et l’Etat leur emboîte le pas. Le gouvernement a lancé le « big bang » de la formation professionnelle : un compte personnel de formation, 500 euros par an et une application numérique dès 2019 pour déterminer son avenir en un clic… Même les indépendants y auront droit. Le statut cadre doit être redéfini et la fonction publique réformée : elle recrutera davantage de contractuels, quitte à brouiller les frontières entre privé et public. Le Calvin de Bill Watterson voit rarement l’emballement de ses inventions avant le crash final, mais le très sérieux Jean Calvin n’a jamais cédé à la tentation de la pensée magique.
Cet article est tiré du semestriel « Le Monde Campus » téléchargeable ci-dessus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.
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La taxe foncière sur des sables mouvants

S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 18h07
    |

                            Laurence Boccara








                        



   


Enclenchée cette année, la suppression progressive de la taxe d’habitation d’ici 2020 pour 80 % des ménages aura-t-elle des conséquences inflationnistes sur la taxe foncière ? Après plusieurs mois d’incertitude, il semblerait que ce scénario ne se produise pas. Début avril, la Fnaim a d’ailleurs « salué favorablement la décision de ne pas compenser la fin de la taxe d’habitation par une augmentation de la taxe foncière ». Reste que pour ne pas trop perdre en recettes fiscales, les collectivités locales pourraient être tentées de renflouer leurs caisses en majorant le taux de l’impôt qui frappe tous les détenteurs d’immobiliers.

        Lire aussi :
         

                Résidences secondaires : vers une hausse de la taxe d’habitation



Quelques initiatives commencent à fleurir ici et là. Ainsi, le 6 mars, Christian Estrosi, le président de la métropole Nice-Côte d’Azur a annoncé la création d’une nouvelle taxe foncière pour les propriétaires de la métropole. Cette nouvelle ponction s’ajoutera aux parts communales et départementales déjà prélevées.
Casse-tête
Pour tenter de trouver un nouvel équilibre consécutif à la suppression de la taxe d’habitation, l’exécutif planche sur une nouvelle architecture des finances locales et possiblement sur une évolution à terme du mode de calcul de la taxe foncière. Une piste de réflexion récemment avancée, puis vite écartée, proposait de faire varier l’imposition en fonction des revenus.
Les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille, Argenteuil, Nantes, Créteil et Saint-Denis
Si rien n’est encore arrêté, la refonte de ce système de financement s’avère un vrai casse-tête, d’autant plus que les valeurs locatives servant de base au calcul de cette taxe remontent aux années 1970. Elles sont donc largement sous-évaluées par rapport aux valeurs actuelles. « Des révisions de ces bases locatives ont déjà donné lieu à des expérimentations 5 départements », indique Vincent Drezet, membre du bureau national du syndicat Solidaire Finances Publiques, représenté au sein de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) à Bercy.
En attendant une réforme de la fiscalité qui ne devrait pas voir le jour pas avant 2020 voire 2022, le montant de la taxe foncière reste un critère à prendre en compte au moment d’acheter. D’abord parce que cet impôt acquitté chaque année en octobre a, dans un passé récent, déjà connu de significatives envolées. Des majorations qui pèsent sur les finances des propriétaires.

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« Si l’année 2017 semble marquer une modération dans une trentaine des 50 plus grandes villes de France, entre 2011 et 2016, la hausse moyenne de cet impôt s’est établie à 14 %. Cette progression est quatre fois et demie supérieure à celle de l’inflation (estimée à 3,76 % entre octobre 2011 et octobre 2016) et trois fois et demie supérieure à celle des loyers observée sur cette même période par l’observatoire Clameur », rappelle Pierre Hautus, directeur général de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).
Des variations d’une ville à l’autre
Ensuite, il faut savoir que cette ponction varie sensiblement d’une ville à l’autre. Car ce sont les collectivités locales (commune, département et parfois intercommunalités) qui votent à l’occasion de leur budget annuel, le taux d’imposition applicable. D’après la dernière édition de l’Observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties de l’UNPI, les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille (+ 32,24 %), Argenteuil (+ 23,30 %), Nantes (+20,75 %), Créteil (+ 20,43 %) et Saint-Denis (+20,37 %). Et parmi les communes où les augmentations ont été les plus modérées, soit légèrement au-dessus de 6 %, on relève Saint-Etienne, Nice, Grenoble, Montpellier et Caen.

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La taxe foncière fait parfois l’objet de quelques exonérations prévues par la loi. « C’est le cas des bâtiments ruraux réservés à des usages agricoles comme une grange. Cela concerne aussi les logements neufs qui bénéficient d’une exonération pendant 2 ans à compter du 1er janvier suivant la date d’achèvement des travaux. Reste que chaque ville peut décider de supprimer totalement ou partiellement cette exonération », souligne Vincent Drezet. Les logements vacants peuvent faire l’objet d’un dégrèvement partiel de cette taxe mais il faudra au préalable cumuler trois conditions : la vacance devra être indépendante de la volonté du contribuable ; durer au moins trois mois et concerner la totalité du logement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Evaluez, pour les 43 principales liaisons ferroviaires françaises, l’évolution du meilleur temps de parcours inscrit dans les horaires officiels depuis 1963.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Le milliardaire, patron de Blackstone, a voulu faire un don de 25 millions de dollars à son ancien lycée de Philadelphie. Mais ses exigences en contrepartie ont provoqué des réactions indignées de parents d’élèves, explique dans sa chronique le correspondant du « Monde » à New York, Arnaud Le parmentier.
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« La charité un peu ostentatoire de Stephen Schwarzman »

Le milliardaire, patron de Blackstone, a voulu faire un don de 25 millions de dollars à son ancien lycée de Philadelphie. Mais ses exigences en contrepartie ont provoqué des réactions indignées de parents d’élèves, explique dans sa chronique le correspondant du « Monde » à New York, Arnaud Le parmentier.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 15h24
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            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Marchés. Aux Etats-Unis, au-delà d’une certaine fortune, on bascule du statut de milliardaire à celui de philanthrope. Oubliées, les conditions dans lesquelles ont été amassées ces fortunes – nul ne se souvient que le spéculateur George Soros fut honni pour avoir bouté la livre britannique hors du système monétaire européen en 1992, et il est aujourd’hui héraut de la démocratie en Europe de l’Est –, l’éthique du capitalisme fait de votre succès un don, et la morale veut que vous le rendiez à la communauté.
Stephen Schwarzman, président-fondateur du groupe d’investissement privé Blackstone, ne fait pas exception. Le milliardaire, dont la fortune est estimée à 13 milliards de dollars (près de 11 milliards d’euros) par Forbes, a voulu financer le lycée de son enfance à Abington, une banlieue résidentielle de Philadelphie dans laquelle ses parents avaient déménagé parce que l’école publique y était de bon niveau. La coquette somme a été annoncée en février : 25 millions de dollars. « Je suis très loyal à cette école, elle a changé ma vie », a déclaré M. Schwarzman.
Sauf que sa charitable loyauté est un peu ostentatoire, et le patron de Blackstone avait assorti son don de quelques conditions : le lycée devait être rebaptisé lycée Abington-Schwarzman, le nom du donateur figurer sur les six entrées et un portrait de taille conséquente accroché dans le bâtiment ; tandis que deux emplacements devaient prendre le nom de ses frères, Mark et Warren Schwarzman.
C’était sans compter sur le tollé d’une partie des parents d’élèves, qui ont protesté lorsqu’ils ont découvert que leur progéniture allait devoir prononcer chaque jour le nom de Schwarzman, lequel défraye la chronique de Wall Street pour ses fêtes fastueuses et conseille discrètement Donald Trump.
Initiative tournée en ridicule
La presse a tourné en ridicule le patron de Blackstone, qui a multiplié les dons en échange de l’affichage de son patronyme :...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Editorial. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. Mais la « convergence des luttes » ne semble pas à l’ordre du jour, alors que le paysage syndical vient de subir un tsunami.
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1er Mai : démonstration de faiblesse syndicale

Editorial. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. Mais la « convergence des luttes » ne semble pas à l’ordre du jour, alors que le paysage syndical vient de subir un tsunami.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 12h06
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01.05.2018 à 11h58
   





                        



   


Editorial du « Monde ». En ce 1er Mai 1968, la CGT avait choisi de défiler avec le Parti communiste. La CFDT et FO avaient refusé de se joindre au cortège. Nul n’imaginait que, quelques jours plus tard, un mouvement social d’une ampleur inédite déferlerait sur la France, sans que les syndicats en soient à l’origine. Cinquante ans après, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. La grève des cheminots marque le pas, celle d’Air France bat de l’aile. Et, contrairement au souhait de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, un an après l’élection d’Emmanuel Macron, dont la politique est très contestée, la « convergence des luttes » ne semble pas être à l’ordre du jour.

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Le 1er Mai 2017, à la veille du deuxième tour de l’élection présidentielle qui avait opposé M. Macron à Marine Le Pen, les ­syndicats avaient célébré la journée de ­solidarité internationale des travailleurs en ordre dispersé. La CGT avait manifesté avec FO, la FSU, Solidaires, l’UNEF et les syndicats lycéens. Cette année, elle défilera avec les mêmes compagnons, mais FO ne sera représentée à Paris que par son union régionale d’Ile-de-France. De son côté, la CFDT organise une manifestation culturelle avec la CFTC et l’UNSA.
Troupes divisées
Il est vrai que le paysage syndical vient de subir un tsunami. Jean-Claude Mailly avait, à l’occasion de la réforme du code du travail, réinséré FO dans le jeu contractuel. Le 24e congrès de sa centrale, qui s’est achevé le 27 avril à Lille, vient de lui infliger un désaveu aussi cinglant qu’humiliant, comme s’il avait été licencié pour faute grave. Son rapport d’activité n’a été validé que par 50,54 % des voix. Seul candidat à sa succession, Pascal Pavageau, pourtant membre du bureau confédéral sortant, s’est comporté comme s’il se présentait contre M. Mailly, comme s’il devait le chasser avant d’occuper la place qu’il lui laissait. Le congrès a ainsi offert le spectacle mortifère d’un affrontement violent entre les réformistes — jusqu’alors majoritaires, ils sont désormais minoritaires dans la direction de la centrale — et la mouvance « trotsko-anarchiste », prompte à dénoncer les ­« trahisons » et à prôner la grève inter­professionnelle. FO en ressort profondément frac­turée et affaiblie.

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M. Pavageau veut incarner une opposition forte à M. Macron et renouer avec un langage radical. Ce scénario rappelle celui de 1989, quand Marc Blondel avait succédé à André Bergeron sur une ligne contestataire, cherchant à concurrencer la CGT sur son ­terrain. M. Pavageau a peut-être les mêmes espérances, mais les précédents calculs se sont révélés erronés. FO signe 90 % des accords dans les entreprises et elle a récemment ratifié deux accords interprofessionnels (assurance-chômage et formation professionnelle). Mais elle campe toujours à la troisième place dans le secteur privé, derrière la CFDT, première, et la CGT. La centrale quitte la planète du pragmatisme pour rejoindre celle des utopies qui ont pour noms « grève générale » et « abrogation des ordonnances » sur le code du travail, objectifs, l’un comme l’autre, pour l’heure inatteignables.
Sur le papier, le bloc syndical contestataire — CGT, FO, FSU, Solidaires — se trouve renforcé, mais encore faudra-t-il que M. Pavageau réussisse à entraîner des troupes divisées, ce qui est loin d’être gagné. Dans l’immédiat, lors du 1er Mai, face à un président de la République qui traite les syn­dicats comme quantité négligeable et ­malmène la démocratie sociale, les syndicats vont faire une nouvelle démonstration de faiblesse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Après avoir entendu son histoire, ils compatissent. Mais ne peuvent pas faire grand-chose pour lui : Jérôme, l’une des innombrables victimes de Groupe solaire de France, a été mal défendu devant les tribunaux.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Il arrive que les temps de parcours s’allongent, pour diverses raisons, qui vont de la nécessité d’aménagements à l’évolution des trains.
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SNCF : Saturation des métropoles, travaux… Les causes du surplace

Il arrive que les temps de parcours s’allongent, pour diverses raisons, qui vont de la nécessité d’aménagements à l’évolution des trains.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h47
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30.04.2018 à 15h59
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                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Mettons deux chiffres en parallèle. Le premier : depuis 1993 et la mise en service de cinq lignes à grande vitesse majeures (Paris-Lille, Lyon-Marseille, Paris-Strasbourg, Tours-Bordeaux, Le Mans-Rennes), les gains de temps de parcours cumulés pour leurs utilisateurs avoisinent les sept heures. Le second : sur la même période, les meilleurs temps de parcours sur 29 des 43 principales grandes lignes se sont rallongés de plus de quatre heures si on les additionne tous.

Voilà qui entache quelque peu le bilan ferroviaire de la France, présentée comme la championne de la grande vitesse. Mais pourquoi diable la SNCF a-t-elle procédé à ces « détentes de temps de parcours » pour reprendre son langage pittoresque ?
Pour comprendre cette mécanique du ralentissement horaire, rien de tel qu’un exemple concret. Prenons Paris-Cherbourg, 370 kilomètres d’une voie qui dessert Caen, Carentan et Valognes et qui a vu son meilleur temps de parcours augmenté de vingt minutes en vingt ans. En 1996, il fallait deux heures et quarante-deux minutes pour relier la capitale de la France au chef-lieu de la Manche, aujourd’hui on a dépassé la barre symbolique des trois heures…
L’approche des grandes villes
La saturation ferroviaire des métropoles est la raison majeure de ces allongements de temps de parcours. L’augmentation de la circulation des trains de banlieue et autres RER à l’approche des gares parisiennes conduit à un embouteillage. La cause profonde en est la démographie : la population urbaine et périurbaine augmente, pour des voies ferrées qui restent les mêmes. A Paris-Saint-Lazare, le terminus des Paris-Cherbourg, une rame entre ou sort toutes les vingt-sept secondes. Or, la tranchée ferroviaire reste la même qu’au temps de Claude Monet.
Toujours dans notre exemple, le fait de passer en plusieurs décennies de deux à six trains de banlieue entre Paris et Mantes-la-Jolie (à une cinquantaine de kilomètres de la capitale)...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ « Le Monde » s’est penché sur les temps de trajet en train entre deux villes et leur évolution dans le temps. Constat  : la priorité à la construction de nouvelles lignes a fait prendre un retard néfaste à la régénération du réseau.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Rail : une France à deux vitesses

« Le Monde » s’est penché sur les temps de trajet en train entre deux villes et leur évolution dans le temps. Constat  : la priorité à la construction de nouvelles lignes a fait prendre un retard néfaste à la régénération du réseau.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h47
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                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Il y a comme une ironie dans la carte de France que nous publions ici. De toutes les destinations que nous avons étudiées statistiquement afin d’évaluer, sur la durée, le service public ferroviaire en France, une seule ligne affiche un temps de trajet qui s’est rallongé aujourd’hui par rapport à… 1963. Et c’est Paris-Amiens, soit la liaison entre la capitale et la ville de naissance et de jeunesse d’Emmanuel Macron.

Nul ne sait si ce constat aura influencé les choix du président de la République de faire mener par son gouvernement une réforme majeure de la SNCF et du système ferroviaire français. Il est en tout cas certain que le premier ministre, Edouard Philippe, dans sa présentation du « nouveau pacte ferroviaire », le 26 février, avançait l’argument de la piètre qualité de service pour justifier son action.
« Les Français, qu’ils prennent ou non le train, payent de plus en plus cher pour un service public qui marche de moins en moins bien », expliquait M. Philippe, clouant au pilori des lignes où « la vitesse frôle parfois le surplace en jouant avec les nerfs des usagers ». Un agacement qui n’est peut-être pas étranger au fait que l’on met aujourd’hui vingt minutes de plus qu’en 1973 pour aller de Paris au Havre, la ville dont Edouard Philippe fut le maire de 2010 à 2017.
Amélioration ou dégradation ?
Ces propos avaient vexé les salariés de la SNCF, jusqu’aux plus hauts cadres, et probablement joué leur rôle d’aiguillon dans la mobilisation des cheminots contre la réforme. Mais ces critiques étaient-elles, ou non, dénuées de fondement ? Qu’en est-il réellement de cette qualité de service et de son évolution dans le temps ?
Pour répondre à cette interrogation, nous avons choisi de nous pencher en détail, en quatre pages de carte et d’infographies, sur les temps de trajet des trains entre deux villes et leur évolution dans le temps. Pour ce faire, nous sommes allés chercher dans la plate-forme de données...




                        

                        

