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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ L’adolescente de 13 ans a été retrouvée morte ce week-end. Dans la nuit de lundi à mardi, un voisin a été mis en examen pour séquestration, viol et meurtre d’un mineur de moins de 15 ans et placé en détention provisoire.
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A Wambrechies, des milliers de personnes rendent hommage à Angélique

L’adolescente de 13 ans a été retrouvée morte ce week-end. Dans la nuit de lundi à mardi, un voisin a été mis en examen pour séquestration, viol et meurtre d’un mineur de moins de 15 ans et placé en détention provisoire.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 18h01
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01.05.2018 à 18h42
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                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



   


« Nos cœurs sont brisés, nos têtes sont remplies de questions, nos yeux pleurent mais nous ne faiblirons pas. » Les mots d’Anaïs Six, 21 ans, la grande sœur d’Angélique Six, ont clôturé avec une grande dignité la marche blanche organisée, mardi 1er mai, à Wambrechies (Nord). Plus de 3 000 personnes étaient présentes pour rendre hommage à cette enfant de 13 ans, disparue mercredi et retrouvée morte ce week-end.
Dans la nuit de lundi à mardi, David Ramault, un voisin, a été mis en examen pour séquestration, viol et meurtre d’un mineur de moins de 15 ans et placé en détention provisoire après avoir avoué le meurtre de l’adolescente.
« C’était une petite fille gentille comme tout, adorable, toujours prête à rendre service. » Tout de blanc vêtu, c’est le cœur gros et les yeux emplis de larmes que Patrick Billiau, ancien directeur de l’école Jules-Ferry à Wambrechies, a marché aux côtés d’une foule anonyme nombreuse et recueillie. « C’était mon élève, je m’étais battu pour qu’elle aille dans une classe adaptée car elle avait un très léger handicap, confie-t-il. Quand j’ai su qu’elle avait disparu, j’ai eu un mauvais pressentiment. Elle était toujours prête à aider les autres, à porter les sacs de courses des grands-mères, c’est dur. »
A 14 heures, des milliers de personnes étaient massées devant l’hôtel de ville, recouvert d’une grande photo d’Angélique Six. Les drapeaux étaient en berne. « On se sent tous concernés, explique Nathalie, 47 ans. Ça s’est passé à 300 mètres de chez moi. On prend conscience que ça pourrait être nos enfants. » Accompagnée de sa fille de 9 ans, Nathalie soupire : « Dans deux ans, ma fille sera au collège, je ne l’imagine pas rentrer seule comme nous on le faisait quand on avait son âge. »

Un long cortège qui n'en finit pas, une foule émue, la famille d'Angelique d'une grande dignité et la Ville de… https://t.co/SdHsBEdck4— lmoniez (@Laurie Moniez)


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« On ne sait plus comment protéger nos enfants »
Cyllia, 11 ans, va, elle, seule à l’école Saint-Vaast de Wambrechies. Venue à la marche blanche, la petite fille est « triste ». Elle raconte avec ses mots la tragédie : « Angélique jouait au parc et un homme l’a kidnappée. Maintenant, je vais avoir peur. » Sa maman, Hélène Delmare, était la voisine des parents d’Angélique. « C’est un cauchemar. Je me sens très mal. On ne sait plus comment protéger nos enfants. Des malades, on en rencontre tous les jours, mais on n’arrive pas à les détecter. »
La foule, digne, a marché en silence du centre-ville de cette petite commune, réputée pour son calme et son cadre de vie, vers le parc Agrippin, où Angélique Six a disparu. En tête de cortège, ses parents, Corinne et Frédéric Six, et sa sœur étaient soutenus par leurs proches habillés en blanc. A 14 h 30, arrivés à l’angle de l’avenue du Général-Leclerc et de la rue de l’Agrippin, la famille a souhaité s’arrêter devant le domicile de l’assassin de leur fille, gardé par quelques policiers en civil, et dont une vitre a été brisée, probablement la nuit dernière. En larmes, la maman d’Angélique a lâché un juron avant de passer son chemin et retrouver la foule pour un lâcher de ballons au parc de l’Agrippin.
« C’est quoi, ce circuit ?, demande Edith, 63 ans. Ce n’est pas du tout apaisant pour la famille ! C’est ajouter de l’huile sur le feu. » Cette ancienne employée de mairie à la retraite aime sa ville, elle y a travaillé quarante-trois ans mais elle ne comprend pas comment un tel drame a pu se jouer ici. « Pour les parents actuels, comment faire avec les enfants ? Entre la guerre, les attentats où on peut se faire attaquer dans un petit Super U, et des choses comme ça, comment on fait ? Y a plus rien. C’est dur ».
« Nous allons nous battre »
Pour la famille d’Angélique, le combat ne fait que commencer. « Nous allons nous battre pour Angélique, a témoigné Anaïs Six, très proche de sa sœur. Nous allons encore traverser des épreuves difficiles mais la colère va nous permettre de lutter jusqu’au bout pour toi. » Avant de remercier une fois encore la foule pour son soutien et sa solidarité, Anaïs Six a ajouté : « Gardons en mémoire ce sourire, cette insouciance, cette vivacité qu’avait Angélique. »
Après s’être recueillie devant une grille du parc recouverte de milliers de fleurs blanches, la mère d’Angélique a proposé aux 3 000 personnes réunies de crier : « Angélique, on t’aime ! », avant de lâcher des ballons blancs dans le ciel. Les obsèques de l’adolescente auront lieu samedi.

À la demande de la famille, la foule crie "Angelique, on t'aime" avant le lâcher de ballons. Ultime intense moment… https://t.co/YbuxdrOkh0— lmoniez (@Laurie Moniez)


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Une tour de plus de 20 étages s’est effondrée des suites d’un incendie. L’immeuble, qui n’était plus habitable, était occupé par des familles sans logement.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’essor depuis quelques années de ces formations en trois ans après le bac répond aux préoccupations de nombreux étudiants et parents. Quatre raisons expliquent ce succès. Avec quelques bémols.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ A partir de mai, le contrôle technique des voitures sera plus contraignant, le gaz plus cher et la protection des données personnelles renforcée... Tour d’horizon.
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Tabac, contrôle technique, prix du gaz…, ce qui va changer en mai

A partir de mai, le contrôle technique des voitures sera plus contraignant, le gaz plus cher et la protection des données personnelles renforcée... Tour d’horizon.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 14h07
   





                        


Hausse du prix du gaz, contrôle technique plus contraignant, ou encore date limite pour déclarer ses revenus…, le mois de mai comporte de nombreuses dates importantes pour les ménages français. Tour d’horizon.
Augmentation des tarifs du gaz
Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie, augmentent jusqu’à 0,4 % pour certains Français à partir du 1er mai. « Cette augmentation est de 0,1 % pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 0,2 % pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude et de 0,4 % pour les foyers qui se chauffent au gaz », a précisé la Commission de régulation de l’énergie dans un communiqué.
Depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l’ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents.

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Durcissement du contrôle technique 
A partir du 20 mai, un nouveau contrôle technique, plus contraignant, sera mis en place en raison de l’application d’une directive européenne signée en 2014. Le nombre de points de contrôle passera de 123 à 132. Ce qui représente 606 défaillances potentielles, contre 400 jusqu’ici. Ces défaillances sont désormais classées en trois catégories : mineures, majeures ou critiques.
Dans le premier cas, aucune contre-visite n’est demandée ;pour les défaillances majeures, une contre-visite doit être effectuée dans les deux mois ;enfin, si le problème technique est critique, la réparation doit être faite dans les vingt-quatre heures. Si cette contre-visite n’est pas faite dans le temps imparti, il sera interdit de rouler avec le véhicule en cause. Le véhicule qui présente une ou plusieurs défaillances critiques se verra apposer sur le pare-brise une vignette mentionnant l’obligation d’une contre-visite.
Léger changement du prix des cigarettes
Après avoir augmenté de 1 euro en moyenne le 1er mars, le prix du paquet de cigarettes ne variera qu’à la marge en ce début de mois de mai. Le prix moyen du paquet de vingt cigarettes s’établit désormais à 7,90 euros, avec des tarifs allant de 7,50 euros à 9,30 euros, et « près de la moitié des paquets de vingt cigarettes auront un prix égal ou supérieur à 8 euros », fait savoir le ministère de la santé.
Dans le détail, le paquet de vingt Marlboro Red, qui était à 8 euros depuis le 1er mars — contre 7,30 euros auparavant — conservera ce prix. Le numéro un du marché français avait été critiqué pour avoir décidé de rogner sur ses marges afin d’absorber une partie de la hausse des taxes décidée par le gouvernement.
Dans la même catégorie, les paquets de Philip Morris et de Gauloises blondes restent eux aussi à 8 euros, tandis que ceux de Camel filtre passent à 7,90 euros, soit une baisse de 10 centimes.

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Dates limites pour payer ses impôts 
Le mois de mai est également marqué par la déclaration des revenus à l’administration fiscale. Les habitants des départements numérotés de 01 à 19 ont jusqu’au 22 mai pour remplir leur déclaration en ligne.
La date limite est le 29 mai pour les départements de 20 à 49, et le 5 juin pour ceux de 50 à 976. Pour la déclaration papier, la date limite est fixée au 17 mai.

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Données personnelles : le RGPD entre en application
A partir du 25 mai, les entreprises françaises seront sommées de renforcer la protection des données personnelles en appliquant le nouveau règlement européen relatif à la protection des données des personnes physiques (RGPD).
Ce texte publié il y a deux ans, le 27 avril 2016, concerne toutes les entreprises et tous les organismes publics qui assurent le traitement de données personnelles et représentés dans plusieurs pays européens. Il vise à étendre le droit des citoyens à la protection de leur vie privée, à l’heure où le big data devient de plus en plus important et stratégique.
Ce texte invite les entreprises à davantage de transparence sur leur recours aux données personnelles. Ainsi, les utilisateurs doivent-ils être informés de l’utilisation de leurs données et doivent exprimer leur accord à leur traitement ou pouvoir s’y opposer.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ En garde à vue depuis samedi soir, David Ramault, marié et père de deux enfants, a rapidement reconnu les faits. Il a été placé en détention provisoire.
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Meurtre d’Angélique : le suspect mis en examen pour séquestration, viol et meurtre

En garde à vue depuis samedi soir, David Ramault, marié et père de deux enfants, a rapidement reconnu les faits. Il a été placé en détention provisoire.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 18h05
   





                        



   


Après avoir avoué samedi le meurtre d’Angélique, jeune adolescente de 13 ans, David Ramault a été mis en examen dans la nuit du lundi 30 avril au mardi 1er mai pour séquestration, viol et meurtre d’un mineur de moins de 15 ans, a annoncé son avocat, Eric Demey. Le suspect a été placé en détention provisoire.
Dans un communiqué, le parquet de Lille a annoncé que la récidive légale a été retenue à l’encontre de M. Ramault. Le suspect avait été condamné en 1996 pour « viol avec arme sur mineure de moins de 15 ans », « attentats à la pudeur aggravés » et « vol avec violence ». Il avait alors été inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais), entraînant des obligations qu’il a « globalement suivies », selon le parquet : « C’est-à-dire une présentation tous les ans aux services de police et le signalement de ses changements d’adresse. »

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Garde à vue depuis samedi
En garde à vue depuis samedi soir, David Ramault, marié et père de deux enfants, a rapidement reconnu les faits, puis a conduit les enquêteurs à l’endroit où il avait abandonné le corps de la jeune fille, retrouvé dimanche, aux alentours de 1 h 30 du matin, sur un chemin forestier de Quesnoy-sur-Deûle (Nord).
Me Demey a longuement rencontré son client lundi : « C’est un homme complètement effondré, hagard, abasourdi, en larmes. » « Il a évoqué une sorte de cauchemar. Il ne s’explique pas ce qui s’est passé. Il est très conscient de la gravité de son crime », a dit l’avocat mardi matin sur Europe 1.
Au cours d’une conférence de presse, lundi, le procureur de la République de Lille, Thierry Pocquet du Haut-Jussé, était revenu sur les circonstances du drame et avait expliqué que la mort d’Angélique était liée à une « asphyxie traumatique ».
L’adolescente avait disparu à Wambrechies mercredi après-midi. Elle avait laissé un mot à ses parents disant qu’elle rejoignait des amies, mais elle n’est jamais rentrée. Les policiers avaient alors lancé un avis de recherche. Voisin d’Angélique dans le quartier de l’Agrippin, à Wambrechies (Nord), David Ramault connaissait la victime. 
Le suspect a expliqué aux enquêteurs que lors de son jour de repos, mercredi, en l’absence de sa famille, en vacances dans le Sud, il était passé devant le jardin où jouait la jeune fille. « Il dit qu’il a eu envie d’elle et de la ramener chez lui : il dit “c’était plus fort que moi, j’étais comme dans un état second” », a rapporté le procureur.

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Marche blanche
Mardi après-midi, quelque 3 300 personnes ont défilé dans le recueillement à Wambrechies pour la marche blanche en hommage à Angélique, selon la préfecture du Nord. Certaines portaient des roses blanches, d’autres étaient vêtues de blanc, et se recueillaient dans le silence.
« Nous vous remercions d’avoir répondu si nombreux pour soutenir la famille d’Angélique », a déclaré au micro, sur le perron de l’hôtel de ville, le premier adjoint au maire de Wambrechies, Michel Sas. Le cortège s’est arrêté au square où Angélique a été enlevée, mercredi, et où un mémorial a été dressé. Anïs, la grande sœur d’Angelique a dit quelques mots, puis un lâcher de ballons a eu lieu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ A Vannes, les bancs de certaines écoles, lycées et centres de formation d’apprentis présentent de forts déséquilibres entre filles et garçons. Reflet d’une orientation parfois « genrée ».
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« En vingt ans, je n’ai jamais vu une fille en maçonnerie »

A Vannes, les bancs de certaines écoles, lycées et centres de formation d’apprentis présentent de forts déséquilibres entre filles et garçons. Reflet d’une orientation parfois « genrée ».



Le Monde
 |    01.05.2018 à 08h00
    |

                            Mégane De Amorim








                        



   


Dans l’atelier de menuiserie, où le bruit est assourdissant, dans le cours de carrelage, où les étudiants sont agenouillés au sol devant leurs mosaïques, comme dans la classe de charpente, où un étudiant s’est entaillé un doigt, des garçons et seulement des garçons. Ce centre de formation d’apprentis (CFA) qui forme aux métiers du bâtiment, à Vannes, affiche à peine 5 % de femmes parmi ses six cents apprentis.
« C’est simple, en vingt ans je n’ai jamais vu une fille en maçonnerie », constate François Houdard, conseiller jeunes et entreprises du CFA. Selon une étude de l’Onisep, les métiers du bâtiment comptent moins de 10 % de femmes en Bretagne. Parmi elles, Mégane Corral, qui a intégré le cursus de peinture du CFA il y a huit ans. « J’avais besoin d’un métier manuel. A l’époque, j’étais la seule fille et j’ai dû montrer de quoi j’étais capable pour me faire une place », se souvient-elle.

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Ces déséquilibres dans certains secteurs apparaissent dès la classe de troisième, note Céline Mélédo, proviseure adjointe du lycée Lesage, à Vannes, qui constate que les séries sciences et technologies de l’industrie et du développement durable (STI2D) sont, dans les esprits, « restées comme une filière qui ne serait pas pour les filles ». Dans l’académie de Rennes, 94 % des effectifs de STI2D sont masculins, d’après l’Onisep.
Des jeunes filles qui renoncent à leur choix d’orientation professionnelle par peur d’être dans un milieu « qui n’est pour elles », Anne Samson, psychologue et spécialiste de l’orientation professionnelle à Vannes, en a beaucoup rencontré. « Je viens de recevoir une jeune qui s’est orientée vers le commerce, alors qu’elle était passionnée d’automobile, raconte-t-elle. Est-ce à cause de la pression sociale ? Parce qu’elle s’est dit qu’un employeur préférerait embaucher un homme ? Personne ne l’a poussée à renoncer, c’était intériorisé. »
Six filles pour cinquante-neuf garçons
Quand elle était en seconde, Sophie Dissaux a, elle aussi, abandonné son projet d’intégrer un baccalauréat spécialisé en sciences de l’ingénieur, « parce que je savais que j’allais être la seule fille pendant deux ans, et je n’y étais pas prête ». Après le lycée, cette Lilloise d’origine a finalement osé pousser la porte d’une école d’ingénieurs.
A l’Institut catholique des arts et métiers (ICAM) de Bretagne, établi à Vannes, elle est entourée de cinq autres filles… et de cinquante-neuf garçons. Une disproportion ressentie dès le hall d’entrée, où un tournoi de ping-pong a rassemblé les étudiants, uniquement des garçons, affairés autour de la table. « Depuis 1994, nous sommes toujours autour de 10 % de filles dans la promotion, cela n’a jamais progressé », regrette Pierre Dupouet, ancien directeur des études.

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Pour encourager les jeunes filles à intégrer les écoles d’ingénieurs, Mme Dissaux est intervenue dans un lycée pour présenter son cursus, et a pris conscience des craintes de sexisme, de harcèlement sexuel et de dénigrement. « Toutes les lycéennes étaient inquiètes à l’idée de se retrouver dans un univers machiste », précise-t-elle. Si elle se veut rassurante, insistant sur l’évolution des mentalités en cours dans les entreprises, l’étudiante ne cache pas les malaises déjà ressentis lors de ses stages. « Lorsque je devais porter la blouse blanche transparente au travail, j’en entendais parler toute la journée et c’était très lourd », témoigne-t-elle.

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Etre en minorité peut aussi devenir un atout. Baptiste Biard est devenu aide-soignant, une profession où les hommes représentent moins de 10 % des effectifs en Bretagne, selon l’Onisep. « Il est plus facile de trouver du travail en étant un homme, car les hôpitaux ont besoin de mixité », assure-t-il.
Pour Nicole Guenneuguès, chargée de mission égalité au rectorat de Rennes, « les choix d’orientation ne sont de toute façon qu’un symptôme et il faut se concentrer sur tout ce qui fait que, dès les plus petites classes, filles et garçons se préparent à occuper des places différentes dans la société ».

« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Alors que les lycéens vont commencer, le 22 mai, à recevoir des réponses concernant leurs vœux d’orientation formulés de janvier à mars sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup 2018, Le Monde Campus propose reportages, décryptages, tchats, à retrouver dans ses sous-rubriques Parcoursup APB et Etudes supérieures.
Retrouvez également des vidéos, témoignages et enquêtes réalisés dans le cadre de nos conférences « O21/S’orienter au 21e siècle », qui se sont tenues entre novembre et mars à Nancy, Lille, Nantes, Bordeaux et Paris, dans notre rubrique O21.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ La force d’évocation des parfums n’échappe pas aux stéréotypes, suggère une étude américaine.
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Les odeurs ont un sens, et une classe sociale

La force d’évocation des parfums n’échappe pas aux stéréotypes, suggère une étude américaine.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 17h41
    |

                            Baptiste Coulmont (Sociologue, maître de conférences à l’université Paris-VIII et contributeur "Sciences")








                        



                                


                            
Carte blanche. Marcel Proust écrivait, en substance, que « quand d’un passé ­ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres (…), seules, plus frêles mais plus vivaces (…), plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps (…) à porter sans fléchir (…)l’édifice immense du souvenir ». L’odeur est une des clés qui ouvrent la porte de cet « édifice immense » du souvenir personnel. Mais pas seulement le souvenir personnel, comme le montre Karen Cerulo dans « Scents and Sensibility » (American Sociological Review, non traduit).
Effet proustien par excellence
La sociologue de Rutgers University (New Jersey) se demande comment on attribue un sens à ce que l’on sent, une signification à l’olfaction. Elle a choisi trois parfums très différents vendus dans le commerce. Le premier coûte environ 300 euros les 100 ml, le second 150, et le dernier 11. Et elle a demandé à plus de 70 personnes, plutôt des femmes, réparties dans une douzaine de groupes, de renifler, à l’aveugle, ces odeurs.
La grande majorité des participantes à cette enquête savent reconnaître les grandes ­classifications olfactives de ces parfums : « boisé », « floral »…, et quand elles offrent leurs propres termes (« sexy », « vanille », « puissant »…), ces termes sont très souvent des synonymes des mots que les parfumeurs utilisent dans leurs publicités. Premier résultat donc : les odeurs font sens parce qu’il existe un « code public », socialement partagé, une forme de classification générale.
Mais il n’y a pas que ce code. Il y a aussi une forme de culture personnelle presque indicible. En observant comment reniflent les participants à son enquête, Karen Cerulo remarque des yeux fermés, des larmes parfois, des hésitations. Et quand elle leur demande : « Vous avez dit que ce parfum était sexy, pourquoi ? », les enquêtés ont du mal à répondre, sauf à faire intervenir des images (« J’ai vu une nuit de noces… »), des souvenirs,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Dans un ouvrage passionnant, où ils décryptent la pensée et l’action de l’ancien premier ministre, Alain Bergounioux et Jean-François Merle expliquent que le socialisme rocardien n’a conçu la raison d’être de la politique qu’articulée avec le social : c’est donc à l’aune de cette dualité qu’il faut aussi évaluer l’héritage du rocardisme.
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Michel Rocard, l’alchimiste du socialisme

Dans un ouvrage passionnant, où ils décryptent la pensée et l’action de l’ancien premier ministre, Alain Bergounioux et Jean-François Merle expliquent que le socialisme rocardien n’a conçu la raison d’être de la politique qu’articulée avec le social : c’est donc à l’aune de cette dualité qu’il faut aussi évaluer l’héritage du rocardisme.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 09h53
    |

            Michel Noblecourt








                        



                                


                            

Le livre. Au lendemain de sa mort, le 2 juillet 2016, Michel Rocard, qui se voulait en même temps un « briseur de rêves » et « un porteur d’utopie », fut l’objet d’un hommage quasi unanime des hommes politiques comme s’ils étaient tous, avaient été, ou seraient rocardiens. La presse évoqua même « une victoire idéologique » du rocardisme.
Dans un ouvrage passionnant, où ils décryptent la pensée et l’action de l’ancien premier ministre, depuis ses premiers engagements contre la guerre d’Algérie jusqu’à l’exercice de ses diverses responsabilités, Alain Bergounioux, rocardien pur sucre et historien du PS, et Jean-François Merle se montrent circonspects.
« Le socialisme rocardien, écrivent-ils, n’a conçu la raison d’être de la politique que profondément articulée avec le social : c’est donc à l’aune de cette dualité qu’il faut aussi évaluer l’héritage du rocardisme. Or, de ce point de vue, la période la plus récente tempère significativement l’idée d’une “victoire idéologique”. »
Les auteurs ne voient pas davantage en Emmanuel Macron un « héritier du rocardisme », le « et de droite et de gauche » du président de la République étant « aux antipodes » du positionnement de Michel Rocard : « Il pouvait critiquer la gauche avec férocité, la qualifiant de “plus rétrograde d’Europe”, elle restait son camp et son parti, parce que ses critiques étaient énoncées au nom de principes – l’efficacité, le pragmatisme, la tolérance – dont il voulait aussi faire des marqueurs de la gauche. » Doctrine – un « socialisme de la liberté » –, aventure collective, méthode, morale, le rocardisme a un « caractère multidimensionnel » qui « rend son héritage fragile, dispersé et dilué à la fois ». Mais il subsiste comme « une inspiration ».
« Chantre du parler vrai »
De son mandat de secrétaire...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les autorités affirment avoir mis un terme aux patrouilles « néfastes » de Génération identitaire contre les migrants à la frontière franco-italienne. Le groupuscule d’extrême droite dément.
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Militants identitaires dans les Alpes : les autorités dénoncent « une opération de communication »

Les autorités affirment avoir mis un terme aux patrouilles « néfastes » de Génération identitaire contre les migrants à la frontière franco-italienne. Le groupuscule d’extrême droite dément.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 21h26
   





                        



   


Une guerre de communication. Les autorités ont annoncé, lundi 30 avril, avoir mis un terme aux patrouilles « néfastes » des « supplétifs » de Génération identitaire (GI) à la frontière franco-italienne, ce que dément de son côté le groupuscule d’extrême droite, qui assure rester sur place et agir en conformité avec la loi.
Depuis leur démonstration d’hostilité aux migrants, au col de l’Echelle près de Briançon le 21 avril, des militants identitaires affirment participer au contrôle de la frontière aux côtés des forces de l’ordre, sous la bannière « Defend Europe », mouvement qui a déjà fait parler de lui l’été dernier en Méditerranée.
Après avoir revendiqué, vidéo à l’appui, la remise à la police de quatre « clandestins » la semaine dernière, ils affirmaient samedi sur Twitter que la police aux frontières avait arrêté sept migrants « repérés et signalés » par leurs soins.

        Lire notre enquête:
         

          Les identitaires font la guerre de la com aux migrants



La préfecture des Hautes-Alpes dénonce « une opération de communication (…) visant à faire croire qu’ils contribuent à la lutte contre l’immigration clandestine ». « La mission régalienne de contrôle aux frontières relève des seuls services de l’Etat » et « en aucun cas cette mission ne concerne GI, qui n’est en rien habilité à agir dans ce domaine », a-t-elle déclaré lundi dans un communiqué.
Alors que huit Identitaires, dans la nuit de samedi à dimanche, « ont tenté une nouvelle fois de se faire passer pour des supplétifs des services de l’Etat », les forces de l’ordre leur ont ordonné « de stopper immédiatement leurs agissements néfastes », qui ne servent à rien et « ne font qu’exacerber les tensions autour de la question migratoire », a poursuivi la préfecture en assurant que le groupe avait depuis quitté les lieux.
GI dément la fin des patrouilles
Joint par l’Agence France-Presse, le porte-parole de GI a cependant démenti la fin des patrouilles. « Nos équipes sont toujours sur place, leur mission continue et nous n’avons pas reçu de demande de partir », a déclaré Romain Espino, évoquant la présence d’une « vingtaine de militants », en majorité des Français.
« Juridiquement, on peut intervenir car on a la loi de notre côté et l’article 73 du code pénal protège notre action », a-t-il fait valoir. Ce texte prévoit que « dans les cas de crime ou délit flagrant puni d’une peine d’emprisonnement, toute personne a qualité pour appréhender l’auteur et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche ».
Vendredi, le parquet de Gap avait ouvert une enquête sur les agissements de GI, classée sans suite dans la journée faute d’infraction ou de plainte.

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« Deux poids, deux mesures » dans la réaction des autorités
Cette absence de sanction, alors que trois personnes sont poursuivies par la justice pour avoir franchi la frontière avec des migrants le 22 avril, passe mal parmi ceux qui viennent en aide aux réfugiés depuis des mois. Ils dénoncent « deux poids, deux mesures » dans la réaction des autorités et s’interrogent sur la légalité de l’action des Identitaires, au-delà des articles de loi qu’ils invoquent.
Yassine Djermoune, défenseur d’un des trois prévenus actuellement détenus à Marseille, n’y voit qu’une « couverture », un « subterfuge », car si « l’entrée sur un territoire en situation irrégulière est effectivement un délit », « GI n’est pas en mesure d’apprécier les situations » de chacun. Sans compter que « le droit de solliciter l’asile est un droit inconditionnel ». Pour lui, les conditions de l’article 73 « ne sont pas remplies : pour preuve, on ne poursuit pas les personnes entrées de manière irrégulière sur le territoire ».

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« En se comportant comme ça, ils instaurent une sorte de confusion dans l’esprit des migrants, qui pensent avoir affaire à une autorité de l’Etat, ce qui n’est pas le cas. Et ça, c’est un délit puni par le code pénal », souligne l’avocat en citant l’article 433-13, déjà évoqué samedi par Mediapart.
Autre argument opposé aux Identitaires, Me Djermoune fait valoir un arrêt rendu par la cour d’appel de Grenoble en 1978, selon lequel « le pouvoir d’arrestation que l’article 73 donne à tout citoyen permet seulement d’appréhender ceux qui, selon toute apparence, ont commis une infraction » et « ne peut justifier un contrôle systématique ». Le parquet de Gap n’a pu être joint lundi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ La commune du Nord de 10 000 habitants, où de nombreux riverains connaissaient l’adolescente et le meurtrier supposé, est sous le choc du drame survenu mercredi.
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Wambrechies sous le choc du meurtre d’Angélique

La commune du Nord de 10 000 habitants, où de nombreux riverains connaissaient l’adolescente et le meurtrier supposé, est sous le choc du drame survenu mercredi.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 21h00
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 11h14
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



   


Les abribus de la commune de Wambrechies sont encore recouverts d’affichettes rouge et blanc signalant la « disparition inquiétante » d’Angélique Six, une adolescente de 13 ans. « Elle était très gentille, très belle, elle ressemblait fort à sa maman », raconte, la gorge nouée, Noëlle Monti.
Cette Wambrecitaine de 73 ans a été « toute retournée » en apprenant la mort de l’adolescente. « C’est un quartier familial ici, on se connaît tous », dit-elle en essuyant une larme. Noëlle Monti est venue se recueillir devant les grilles du parc de l’Agrippin, là où a été vue vivante Angélique pour la dernière fois. Des centaines de fleurs blanches, de dessins et de peluches jonchent l’entrée du parc de cette commune du Nord d’à peine 10 000 habitants. Des caméras de télévision filment un flot incessant d’habitants venus partager leur tristesse. Trois voisines des parents d’Angélique Six racontent leur émotion après la conférence de presse du procureur de Lille en direct à la télévision. « Après ce qu’on a entendu, on se pose plein de questions, dit Corinne, 51 ans. Est-ce qu’il l’avait pistée ? Est-ce qu’il a fait quelque chose sur ses propres enfants ? Pourquoi personne n’était au courant de son passé ? Et dire qu’il était parent bénévole à l’école Saint-Vaast ! »

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« Il », c’est David R., 45 ans, marié, père de deux enfants, chauffeur de bus à Transpole, les transports en commun de la métropole lilloise. Condamné en 1996 pour « viol avec arme sur mineur de moins de 15 ans » (sa victime avait alors 12 ans), « attentats à la pudeur aggravés » (il avait agressé sexuellement deux femmes d’une quarantaine d’années) et « vol avec violence », l’homme interpellé à son travail samedi soir à 21 h 30 était inscrit au fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (Fijais). Au cours de la conférence de presse de lundi après-midi, le procureur de la République de Lille, Thierry Pocquet du Haut-Jussé, a fait savoir que le suspect « respectait globalement » les obligations liées à son fichage au susdit fichier, « c’est-à-dire une présentation tous les ans aux services de police et le signalement de ses changements d’adresse ».

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Le récit glaçant d’une après-midi tragique
Cet habitant de Wambrechies avait été placé en détention provisoire en janvier 1994, à l’âge de 20 ans, et condamné par la cour d’assises du Nord le 26 mars 1996. Il avait purgé six ans et demi de prison sur une peine de neuf ans. Après avoir résidé à La Madeleine, il avait emménagé à Wambrechies, dans le même immeuble que les parents d’Angélique. Il avait ensuite déménagé dans une maison de l’avenue du Général-Leclerc, il y a deux ans. Il connaissait donc sa victime.
Avec une certaine émotion, le procureur a retracé cette dramatique journée du 25 avril. Mercredi, le suspect était seul chez lui, c’était son jour de repos. Sa femme et ses deux fils étaient en vacances dans le Sud. Il est allé dans un sex-shop à Lille acheter des pilules contre les troubles de l’érection. Il en a absorbé deux ou trois en buvant trois canettes de bière avant de s’endormir devant la télévision. Vers 16 heures, ne se sentant pas bien, il est allé prendre l’air, a-t-il raconté aux services de police. « Il est passé devant le jardin où jouait Angélique, a rapporté le procureur. Il a eu envie d’elle. Il a dit “c’était plus fort que moi, j’étais comme dans un état second” ». David R. a prétexté devoir remettre un objet aux parents d’Angélique pour l’emmener chez lui, à quelques centaines de mètres de là.
C’est dans cette maison en brique rouge, à la porte d’entrée blanche, désormais verrouillée par des scellés, que la jeune fille a été violée et assassinée. « Il lui a offert à boire et rapidement, il lui a posé des questions intimes », a dit Thierry Pocquet du Haut-Jussé. Angélique a cherché à partir, s’est mise à crier, s’est cognée à la table du séjour. David R. l’a déshabillée, enfermée dans les toilettes, lui a donné une gifle avant de lui faire subir une fellation et des pénétrations digitales. Comme Angélique continuait à se débattre, il a passé le pantalon de la jeune fille autour de son cou et l’a étranglée. L’horrible calvaire aurait duré un quart d’heure, selon l’individu fiché au Fijais.
Un livre blanc, une urne et une marche blanche
La suite, les voisines d’Angélique l’ont aussi découverte sur une chaîne d’information en continu. « On le connaît, et jamais on aurait imaginé ça, lâche Marie-Noëlle, 67 ans. Il a détruit cette famille. Faut pas le lâcher ici dans la foule, il serait massacré. »
Les riverains devraient être nombreux mardi après-midi à la marche blanche organisée pour soutenir les parents et la grande sœur d’Angélique Six. « C’est une famille très simple, sans histoires, qui élevait ses enfants normalement, dit le maire de la commune, Daniel Janssens. Ils vivent dans ce gros quartier de six cents logements où j’ai moi-même habité. C’est un quartier d’employés, d’ouvriers, de jeunes cadres, et le parc est entouré d’immeubles et de maisons où les familles laissent jouer leurs enfants. » Un quartier familial, dans une ville tranquille, reconnue pour son cadre de vie. « Comme beaucoup, je suis sous le choc, nous confie le maire, qui a mis en place dès dimanche une cellule de soutien psychologique, ouvert un livre blanc en mairie et disposé une urne pour recueillir des dons pour la famille d’Angélique. Je connaissais de vue celui qui a tué Angélique mais je ne connaissais pas son passé judiciaire. En tant qu’élu, on est officier de police judiciaire en titre mais on n’est pas la police nationale… »
La police judiciaire, saisie du dossier vendredi à 19 heures, a rapidement remonté la piste de David R. « Il y a eu beaucoup d’auditions de témoins, mais sans le fichier Fijais, on n’aurait pas pu sortir si rapidement cette affaire », a expliqué Romuald Muller, directeur régional de la police judiciaire de Lille. Le témoignage d’un enfant de 10 ans a été décisif, et puis il y a eu aussi l’utilisation d’un drone de la police, le travail des enquêteurs et d’un chien pisteur. Mais pourquoi ne pas avoir lancé une alerte enlèvement dès le mercredi ? « En France, il y a chaque année cinquante mille mineurs signalés en fugue, dont dix mille rien que pour le Nord, soit 20 % », rappelle Romuald Muller.
Le directeur régional de la PJ et son équipe vont désormais creuser le passé de l’individu, qui devait être présenté au parquet lundi soir. Une perquisition « poussée » de la police scientifique a eu lieu à son domicile et des recherches ont été effectuées dans ses deux véhicules. L’individu a-t-il pu commettre d’autres agressions sexuelles entre sa sortie de prison en juillet 2000 et son interpellation samedi soir ? L’enquête ne fait que commencer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Le FIJAIS, sur lequel était inscrit le meurtrier présumé d’Angélique, adolescente de 13 ans retrouvée morte dans le Nord, n’est pas public.
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5 questions sur le fichier des délinquants sexuels ou violents

Le FIJAIS, sur lequel était inscrit le meurtrier présumé d’Angélique, adolescente de 13 ans retrouvée morte dans le Nord, n’est pas public.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 20h31
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre et 
Alexandre Pouchard








                        




L'actualité

Un homme de 45 ans a avoué avoir tué une adolescente de 13 ans, Angélique, dont le corps a été retrouvé dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 avril à Quesnoy-sur-Deûle (Nord), près de Lille. Il a pu être retrouvé grâce à sa présence dans le Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS), après une condamnation en 1996 pour « viol avec arme », « attentats à la pudeur aggravés » et « vol avec violence ».Le premier adjoint au maire de Wambrechies, commune où habitaient Angélique et son agresseur, a déploré le fait que l’inscription de l’homme à ce fichier n’avait pas été rendue publique : « C’est incompréhensible d’avoir un habitant délinquant sexuel et que personne n’avait été mis au courant. Il faisait partie des Wambrecitains et personne ne s’est douté de rien. »



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Le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS) est né des suites de l’affaire Fourniret, du nom de cet homme arrêté en 2003 et condamné en 2008 à la prison à perpétuité pour de multiples viols et meurtres, dont certains sur mineurs, en France et en Belgique. Condamné une première fois pour des agressions sexuelles et des viols, il a ensuite récidivé sans que les enquêteurs ne puissent le retrouver, en l’absence de fichier centralisé avec obligation de mentionner les changements de domicile.
Ce fichier, qui a pour but de prévenir la récidive et de retrouver plus rapidement des suspects potentiels, a finalement vu le jour par une loi adoptée en février 2004 et a été mis en service par un décret de 2005.
1. Pour quels motifs y a-t-il inscription au FIJAIS ?
78 197 personnes au 31 mars 2018
Lors de sa création en 2005, le FIJAIS ne concernait que les auteurs d’infractions sexuelles mais a été étendu en 2006 aux actes très violents. C’est ce qui explique qu’il est passé de 13 300 personnes au moment de sa création à 78 197 personnes au 31 mars 2018, selon les chiffres du ministère de la justice.
L’article 706-47 du code de procédure pénale définit les faits entraînant une inscription dans le fichier :
meurtre ou assassinat avec facteur aggravant (commis sur mineur, accompagné d’un viol, de torture ou d’acte de barbarie, en récidive) ;torture ou acte de barbarie ;atteinte sexuelle, agression sexuelle et viol ;proxénétisme sur mineurs et recours à la prostitution d’un mineur ;traite des êtres humains aux dépens d’un mineur ;incitation d’un mineur à se soumettre à une mutilation sexuelle ou à commettre cette mutilation ;proposition sexuelle faite par un majeur à un mineur de 15 ans ;captation, diffusion ou détention d’images pédopornographiques ;corruption de mineur (action de faire participer un mineur à une réunion comportant des exhibitions ou relations sexuelles).
Les mineurs de moins de 13 ans ayant commis des infractions sexuelles ne peuvent être inscrits dans ce fichier. Entre 13 et 18 ans, l’inscription au fichier ne peut se faire que sur demande expresse de la juridiction ou du procureur de la République.
2. Quelles informations figurent dans ce fichier ?
Ce fichier contient des renseignements sur l’identité des personnes qui y sont inscrites : nom, prénom, pseudonyme(s) éventuel(s), sexe, date et lieu de naissance, filiation, adresses successives du domicile. Il mentionne également la décision de justice à l’origine de l’inscription au fichier, la nature de l’infraction et des informations de suivi diverses, telles que la périodicité de l’obligation de présentation (à un commissariat en cas de changement d’adresse, par exemple) ou les dates de justification d’adresse.
3. Combien de temps les informations sont-elles conservées dans le fichier ?
La durée de conservation des informations varie selon la gravité des faits :
trente ans s’il s’agit d’un crime ou d’un délit passible de dix ans d’emprisonnement ;vingt ans dans les autres cas.
Elles sont effacées en cas de non-lieu, relaxe ou acquittement, de cessation d’une mesure de contrôle judiciaire, d’ordre du procureur de la République ou de mort de l’intéressé.
4. Quelles contraintes impose-t-il ?
Les personnes inscrites au sein du FIJAIS sont dans l’obligation de justifier de leur adresse une fois par an et de déclarer leurs changements d’adresse dans les quinze jours. Ces contraintes peuvent toutefois être renforcées pour les auteurs d’infractions les plus graves qui doivent justifier en personne de leur adresse tous les six mois ou tous les mois, en cas de dangerosité.
5. Qui peut consulter ce fichier ?
Aux Etats-Unis, le fichier national des délinquants sexuels est public, comprend des photos des délinquants et comporte l’ensemble de leurs données personnelles, de l’adresse à la pointure de leurs chaussures.
En France, le FIJAIS n’est pas consultable par des particuliers, y compris les élus. Il s’adresse en premier lieu aux autorités judiciaires, à la police et à la gendarmerie, puis aux préfets et aux agents de l’Etat chargés du recrutement, de l’affectation, de l’autorisation ou de l’habilitation de personnes exerçant une profession impliquant un contact avec des mineurs : rectorats, direction de la jeunesse et des sports, directeurs généraux des agences régionales de santé…
Les personnes concernées ne peuvent pas obtenir une copie de leur fiche mais « peuvent se faire communiquer oralement par un magistrat les informations les concernant », précise la Commission nationale de l’informatique et des libertés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Le suspect, David R., a avoué samedi le meurtre de l’adolescente. D’après le procureur, la mort d’Angélique, 13 ans, est liée à une « asphyxie traumatique ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Meurtre d’Angélique : une information judiciaire ouverte

Le suspect, David R., a avoué samedi le meurtre de l’adolescente. D’après le procureur, la mort d’Angélique, 13 ans, est liée à une « asphyxie traumatique ».



Le Monde
 |    30.04.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 21h14
   





                        



   


Deux jours après que David R. a reconnu avoir tué Angélique, une adolescente de 13 ans, à Quesnoy-sur-Deûle (Nord), une petite commune au nord de Lille, le procureur de la République, Thierry Pocquet du Haut-Jussé, a tenu une conférence de presse, lundi 30 avril, pour revenir sur les circonstances du drame. Il a notamment annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour séquestration, viol et meurtre sur mineure de moins de 15 ans.
M. Pocquet du Haut-Jussé a également expliqué que la mort d’Angélique était liée à une « asphyxie traumatique ». Marié, père de deux enfants, David R., 45 ans, est en garde à vue depuis samedi soir. Il avait alors rapidement reconnu les faits avant d’emmener les enquêteurs « à l’endroit où il avait abandonné le corps de la jeune fille », précisait le parquet de Lille dans un communiqué dimanche. Il a été retrouvé dimanche, aux alentours de 1 h 30 du matin, sur un chemin forestier de Quesnoy-sur-Deûle (Nord).

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                Wambrechies sous le choc du meurtre d’Angélique



Lors de sa découverte, « le corps de la jeune fille est entièrement dévêtu, le médecin légiste constate un coup sur la tête et des traces de sang (…), a précisé le procureur lundi après-midi. L’autopsie qui vient d’être achevée a confirmé des traces compatibles avec les abus sexuels reconnus [par le suspect David R.] et le décès lié à une asphyxie traumatique. »
« J’étais comme dans un état second »
L’adolescente avait disparu à Wambrechies mercredi après-midi. Elle avait laissé un mot à ses parents disant rejoindre des amies, mais n’est jamais rentrée. Les policiers avaient alors lancé un avis de recherche. Voisin d’Angélique dans le quartier de l’Agrippin à Wambrechies (Nord), David R. connaissait la victime. Le suspect a expliqué aux enquêteurs que lors de son jour de repos, mercredi, en l’absence de sa famille en vacances dans le Sud, il est passé devant le jardin où jouait la jeune fille. « Il dit qu’il a eu envie d’elle et de la ramener chez lui : il dit “c’était plus fort que moi, j’étais comme dans un état second” », a expliqué le procureur.
Prétextant avoir des objets à lui remettre pour ses parents, il l’amène chez lui. « Il la fait parler et très rapidement en vient à poser des questions de plus en plus intimes, elle cherche à partir, et comme il l’en empêche elle se met à crier », a poursuivi le magistrat.
Tout s’enchaîne ensuite en moins d’un quart d’heure : il la maintient de force, la déshabille, l’emmène dans les toilettes et s’y enferme à clé avec elle. « Comme elle tente de se débattre, il lui donne une gifle, puis va lui imposer une fellation et des pénétrations digitales », a continué M. Pocquet du Haut-Jussé. « Ensuite il prend le pantalon de la jeune fille, qu’il passe autour de son cou et l’étrangle. Il indique que lorsqu’elle a commencé à se débattre, il a compris qu’il fallait qu’il la tue », a-t-il ajouté.
Selon M. Pocquet du Haut-Jussé, le suspect exprime désormais beaucoup de regrets. Dans des lettres écrites après son crime et adressées à sa famille, « il parle de troubles, de pulsions, de choses de sa vie qui sont en désordre ».
« Il était insoupçonnable »
Condamné en 1996 pour « viol avec arme », « attentats à la pudeur aggravés » et « vol avec violence », l’homme interpellé était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS). Au cours de la conférence de presse lundi après-midi, le procureur de la République a fait savoir que le suspect « respectait globalement » les obligations liées à son fichage au FIJAIS, « c’est-à-dire une présentation tous les ans aux services de police et le signalement de ses changements d’adresse ».

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Sa présence dans ce fichier a aidé les enquêteurs, a expliqué lundi le directeur régional de la police judiciaire, Romuald Muller :
« Le fichier a été extrêmement utile pour nous parce qu’il a la particularité d’avoir l’historique des domiciles et donc en recherchant sur Wambrechies on a trouvé cette personne et nous nous sommes rendu compte qu’elle habitait [autrefois] dans le même immeuble que la petite Angélique. »
« Tout le monde tombe des nues. Il paraissait totalement normal, il était serviable, à la fête d’école il aidait… C’était un homme à qui on fait confiance, il était insoupçonnable, a fait savoir Michel Sas, premier adjoint au maire de Wambrechies. C’est incompréhensible d’avoir un habitant délinquant sexuel et que personne n’ait été mis au courant. »

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.
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Un compte personnel de formation accessible en quelques clics ? Un pari de taille

Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h23
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h54
    |

Laurent Gérard







                        



                                


                            

La réforme de la formation professionnelle vise notamment à donner à chacun « la liberté de choisir son avenir professionnel », selon les termes de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. C’est sur cet argument que les modalités d’accès et d’utilisation du compte personnel de formation (CPF) vont être modifiées.
Désormais, tous les actifs verront leur CPF crédité non plus en heures mais en euros : 500 euros par an (financés par un impôt payé par les entreprises), plafonné à 5 000 euros sur dix ans.

Pour les salariés en contrat à durée déterminée, le compte sera crédité au prorata temporis. Et pour les personnes sans qualification, le crédit sera porté à 800 euros par an, plafonné à 8 000. « Ainsi, le CPF sera consolidé comme un droit personnel mais garanti collectivement. Cela permettra à tous de changer rapidement de catégorie professionnelle et d’évoluer professionnellement », affirme la ministre.
Apparente simplicité
Au terme de la réforme, tous les salariés à temps partiel, qui sont en majorité des femmes, bénéficieront des mêmes droits que les salariés à temps plein. « Les femmes représentent 80 % des salariés à temps partiel. Elles seront donc les premières bénéficiaires de ces nouveaux droits », poursuit Muriel Pénicaud.
Enfin, une application mobile sera créée pour aider chacun dans la gestion de son CPF, accessible sur smartphone, ou utilisable dans les agences de Pôle emploi. Selon la ministre, cette application permettra de connaître les droits acquis sur son compte, les différentes formations certifiantes proposées dans son bassin d’emploi ou sa région, et les dates de session des différentes formations.

Toute personne intéressée pourra ainsi « choisir sa formation en connaissant le taux d’insertion dans l’emploi à l’issue de la formation, le salaire prévisionnel à l’embauche et la différence de coût entre des formations similaires »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le dispositif phare de la réforme de la formation professionnelle devrait bénéficier aux CSP +.
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Le compte personnel de formation est-il pour moi ?

Le dispositif phare de la réforme de la formation professionnelle devrait bénéficier aux CSP +.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h13
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30.04.2018 à 16h14
    |

Laurent Gérard







                        



                                


                            

« – On va me donner 500 euros par an pour me former ?
– Oui, c’est une ligne de crédit, ce n’est pas du cash.
– Et je peux me former à ce que je veux ?
– Oui, du moment que la formation débouche sur un titre ou un diplôme reconnu.
– Et si je ne l’utilise pas une année, je le perds ?
– Non, c’est cumulable durant dix ans, soit 5 000 euros de financement au maximum.
– Et si ce n’est pas assez pour payer la formation que j’envisage, je peux avoir plus de financement ?
– Oui, c’est à construire avec son employeur et avec la branche professionnelle de son entreprise.
– Et ben, c’est super ! »
Cet échange avec Léa, étudiante en japonais à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), donne quelques réponses sur le compte personnel de formation (CPF). Tout comme la majorité de ses camarades de promo, elle n’avait jamais entendu parler du CPF.

Pourtant ce dispositif entré en vigueur il y a déjà plus de trois ans, le 1er janvier 2015, est au cœur de la réforme de la formation professionnelle, dont la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a présenté le projet de loi à la presse le 6 avril.
Des « microcompétences » certifiées
Avant l’adoption du projet de loi portant les réformes de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage attendu cet été au Parlement pour une mise en œuvre effective à l’horizon 2020, tout actif – salarié, demandeur d’emploi, indépendant, agent public – peut déjà activer son CPF et cumuler non pas des euros mais jusqu’à 150 heures de formation (400 pour les non-qualifiés). 5,26 millions de personnes ont activé leur compte et 270 000 salariés ont d’ores et déjà suivi une formation par son intermédiaire.

Mais quel est l’intérêt d’un compte personnel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?
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L’emploi des jeunes diplômés repart, Macron réforme

L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h04
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Retour de la confiance, recrutements à la hausse : 2018 s’annonce favorable à la dernière promotion des jeunes diplômés. La croissance du PIB a atteint fin 2017 son plus haut niveau depuis six ans et même l’emploi industriel avait, en mars, retrouvé des couleurs qui s’étaient estompées depuis une vingtaine d’années.
Début avril, l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) saluait une insertion professionnelle des jeunes diplômés encore plus élevée en 2018 que pour la promotion précédente, avec davantage d’emplois, plus de CDI, plus souvent cadres avec de meilleurs salaires. « Un an après l’obtention de leur diplôme, 83 % des bac + 5 et plus sont en emploi, dont 60 % dans leur premier emploi. Et leur entrée sur le marché du travail s’accélère : 70 % sont en poste six mois après leur diplôme », précise Jean-Marie Marx, le président de l’APEC.

Même les débutants auront cette année la faveur des recruteurs, en particulier dans les secteurs de l’informatique et de la recherche et développement. Tous secteurs confondus, 47 500 à 53 000 embauches de jeunes cadres de moins d’un an d’expérience sont prévues par les entreprises privées pour 2018, indique l’APEC.
Accélération
Mais « si les intentions d’embauches de jeunes augmentent, il y a aussi des tensions sur les offres d’emploi, remarque Jean-Marie Marx, on est passé de 45 à 35 candidats par offre et même à 10 candidats seulement dans l’informatique ». Tous les métiers sont en perpétuelle mutation, mais quand tout change très vite, les candidats opérationnels dans les nouveaux métiers sont trop peu nombreux. C’est déjà le cas dans le secteur informatique, mais pas seulement. Les employeurs comme les jeunes diplômés sont confrontés à l’accélération de l’évolution des métiers.
Les réformes lancées par Emmanuel Macron pour fluidifier le « marché » du travail apporteront-elles une réponse appropriée à cette évolution ?
Dans le cadre du plan Action...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Archives audio et vidéo, BD, expositions, littérature, chansons…, il existe de multiples façons de réviser. A moins de deux mois du bac, le professeur d’histoire-géographie Jean-Pierre Costille donne des pistes.
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Bac 2018 : réviser l’histoire sans (presque) s’en rendre compte

Archives audio et vidéo, BD, expositions, littérature, chansons…, il existe de multiples façons de réviser. A moins de deux mois du bac, le professeur d’histoire-géographie Jean-Pierre Costille donne des pistes.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h52
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h18
   





                        



                                


                            

Plongez dans plusieurs bandes dessinées, que ce soit pour comprendre le Moyen-Orient ou l’histoire de la Chine, ou encore dans les archives américaines et françaises. Jean-Pierre Costille, professeur d’histoire-géographie au lycée Jules-Haag, à Besançon, vous propose d’autres façons de travailler et d’apprendre. A vos claviers !

Du côté des Etats-Unis
La revue L’Histoire propose une analyse de l’élection de 2016 à travers différentes cartes et infographies.
L’Institut national de l’audiovisuel (INA) propose un bilan de l’ancien président Barack Obama en vidéos.
Le site France Télévisions explore les Etats-Unis à travers leurs présidents.
Le New York Times met en ligne les « unes » de son journal concernant quarante et une élections présidentielles entre 1852 et 2012, avec le commentaire d’un historien pour chacune d’entre elles.
L’histoire de la Chine au XXe siècle
Li Kunwu et Philippe Otié ont publié une bande dessinée intitulée Une vie chinoise, dans laquelle on suit l’évolution de la Chine de l’époque de Mao et aujourd’hui. Tout y est ! Les trois volumes ont été rassemblés en une intégrale augmentée d’une quarantaine de pages. Un incontournable !
La situation au Moyen-Orient : je vous explique ?
Aborder autrement le conflit israélo-palestinien, c’est ce que propose le dessinateur José Pablo Garcia, en choisissant comme angle le quotidien des populations qui vivent en territoire occupé, dans son livre Vivre en terre occupée : un voyage en Palestine, de Naplouse à Gaza, La Boîte à bulles - Action contre la faim.
Un livre très synthétique sur le Moyen-Orient Israël-Palestine : une terre pour deux, de Gérard Dhôtel. En vingt-cinq courts chapitres, l’auteur réussit à exposer ce qu’il faut pour mieux comprendre la situation israélo-palestinienne.
Un Atlas du Moyen-Orient chez Autrement,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.
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La taxe foncière sur des sables mouvants

S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 18h07
    |

                            Laurence Boccara








                        



   


Enclenchée cette année, la suppression progressive de la taxe d’habitation d’ici 2020 pour 80 % des ménages aura-t-elle des conséquences inflationnistes sur la taxe foncière ? Après plusieurs mois d’incertitude, il semblerait que ce scénario ne se produise pas. Début avril, la Fnaim a d’ailleurs « salué favorablement la décision de ne pas compenser la fin de la taxe d’habitation par une augmentation de la taxe foncière ». Reste que pour ne pas trop perdre en recettes fiscales, les collectivités locales pourraient être tentées de renflouer leurs caisses en majorant le taux de l’impôt qui frappe tous les détenteurs d’immobiliers.

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Quelques initiatives commencent à fleurir ici et là. Ainsi, le 6 mars, Christian Estrosi, le président de la métropole Nice-Côte d’Azur a annoncé la création d’une nouvelle taxe foncière pour les propriétaires de la métropole. Cette nouvelle ponction s’ajoutera aux parts communales et départementales déjà prélevées.
Casse-tête
Pour tenter de trouver un nouvel équilibre consécutif à la suppression de la taxe d’habitation, l’exécutif planche sur une nouvelle architecture des finances locales et possiblement sur une évolution à terme du mode de calcul de la taxe foncière. Une piste de réflexion récemment avancée, puis vite écartée, proposait de faire varier l’imposition en fonction des revenus.
Les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille, Argenteuil, Nantes, Créteil et Saint-Denis
Si rien n’est encore arrêté, la refonte de ce système de financement s’avère un vrai casse-tête, d’autant plus que les valeurs locatives servant de base au calcul de cette taxe remontent aux années 1970. Elles sont donc largement sous-évaluées par rapport aux valeurs actuelles. « Des révisions de ces bases locatives ont déjà donné lieu à des expérimentations 5 départements », indique Vincent Drezet, membre du bureau national du syndicat Solidaire Finances Publiques, représenté au sein de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) à Bercy.
En attendant une réforme de la fiscalité qui ne devrait pas voir le jour pas avant 2020 voire 2022, le montant de la taxe foncière reste un critère à prendre en compte au moment d’acheter. D’abord parce que cet impôt acquitté chaque année en octobre a, dans un passé récent, déjà connu de significatives envolées. Des majorations qui pèsent sur les finances des propriétaires.

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« Si l’année 2017 semble marquer une modération dans une trentaine des 50 plus grandes villes de France, entre 2011 et 2016, la hausse moyenne de cet impôt s’est établie à 14 %. Cette progression est quatre fois et demie supérieure à celle de l’inflation (estimée à 3,76 % entre octobre 2011 et octobre 2016) et trois fois et demie supérieure à celle des loyers observée sur cette même période par l’observatoire Clameur », rappelle Pierre Hautus, directeur général de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).
Des variations d’une ville à l’autre
Ensuite, il faut savoir que cette ponction varie sensiblement d’une ville à l’autre. Car ce sont les collectivités locales (commune, département et parfois intercommunalités) qui votent à l’occasion de leur budget annuel, le taux d’imposition applicable. D’après la dernière édition de l’Observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties de l’UNPI, les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille (+ 32,24 %), Argenteuil (+ 23,30 %), Nantes (+20,75 %), Créteil (+ 20,43 %) et Saint-Denis (+20,37 %). Et parmi les communes où les augmentations ont été les plus modérées, soit légèrement au-dessus de 6 %, on relève Saint-Etienne, Nice, Grenoble, Montpellier et Caen.

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La taxe foncière fait parfois l’objet de quelques exonérations prévues par la loi. « C’est le cas des bâtiments ruraux réservés à des usages agricoles comme une grange. Cela concerne aussi les logements neufs qui bénéficient d’une exonération pendant 2 ans à compter du 1er janvier suivant la date d’achèvement des travaux. Reste que chaque ville peut décider de supprimer totalement ou partiellement cette exonération », souligne Vincent Drezet. Les logements vacants peuvent faire l’objet d’un dégrèvement partiel de cette taxe mais il faudra au préalable cumuler trois conditions : la vacance devra être indépendante de la volonté du contribuable ; durer au moins trois mois et concerner la totalité du logement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle contient des dispositions peu commentées mais dangereuses, estime le chercheur Jean-Yves Rochex dans une tribune au « Monde ».
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La disparition des centres d’information et d’orientation « privilégiera les plus privilégiés »

Le projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle contient des dispositions peu commentées mais dangereuses, estime le chercheur Jean-Yves Rochex dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    30.04.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 13h55
    |

Jean-Yves Rochex (Psychologue, professeur des sciences de l’éducation à l’université Paris-VIII)







                        



                                


                            

Tribune. Le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel – outre une logique de marchandisation et d’individualisation de la formation professionnelle, considérée comme devant obéir à la seule logique de l’offre et de la demande, sans régulation collective par les partenaires sociaux – comporte des dispositions passées relativement inaperçues en matière d’orientation.
Y sont prévus la suppression des délégations régionales de l’Office national d’information sur les enseignements et professions (Onisep) et le transfert de leurs missions et de leurs personnels aux régions ; la suppression des centres d’information et d’orientation (CIO) et le rattachement des psychologues de l’éducation nationale (PsyEN), ex-conseillers d’orientation psychologues (COP), qui exercent dans les établissements scolaires, et de leurs directeurs aux rectorats ou aux inspections académiques.

Ces mesures, formulées de manière abrupte, sans aucune concertation, et qui semblent préfigurer la disparition des personnels d’orientation de l’éducation nationale, s’inscrivent à l’encontre de la création en février 2017 d’un corps unique de psychologues de l’éducation nationale et renouent avec une politique antérieure erratique mettant en cause les services d’orientation – en réduisant drastiquement le recrutement par la diminution du nombre de places au concours – et promouvant une conception simpliste et étriquée de l’orientation, qui ne peut que renforcer le caractère profondément inégalitaire de notre système éducatif.
Certes, bien des choses sont à améliorer en matière d’orientation dans notre pays. Mais, de la même manière qu’il est plus facile, pour justifier l’institutionnalisation de la sélection à l’entrée à l’université, de pointer du doigt la plate-forme APB que le manque criant de moyens de l’université pour faire face à l’accueil des nouveaux étudiants, il est plus facile de désigner tel ou tel manque ou difficulté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Le pédopsychiatre Daniel Marcelli constate, avec tous les professionnels de la petite enfance, l’apparition de comportements inquiétants avec une fréquence croissante.
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« L’exposition précoce aux écrans est un nouveau trouble neuro-développemental »

Le pédopsychiatre Daniel Marcelli constate, avec tous les professionnels de la petite enfance, l’apparition de comportements inquiétants avec une fréquence croissante.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 17h00
    |

            Pascale Santi et 
Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Les écrans peuvent-ils nuire au développement des très jeunes enfants et provoquer divers troubles, en particulier des « symptômes d’allure autistique » ? La polémique enfle et divise les professionnels de la petite enfance. Le Collectif surexpositions écrans (COSE) et l’une de ses fondatrices, Anne-Lise Ducanda, médecin de protection materno-infantile, qui alertent l’opinion publique sur les effets graves d’une surexposition massive et précoce aux écrans, sont sous le feu des critiques.
Dans une tribune (Le Monde du 14 février), un collectif de médecins, psychologues… estime « qu’aucune étude ne peut établir une relation de causalité entre consommation d’écrans et autisme », et qu’il est peu probable que l’addiction aux écrans concerne les moins de 4 ans.
Président de la Société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et disciplines associées (Sfpeada), professeur émérite de ­pédopsychiatrie, Daniel Marcelli s’est engagé aux côtés du Collectif Surexpositions écrans.
Que pensez-vous des tableaux cliniques spectaculaires décrits par certains médecins ?
Depuis un petit nombre d’années, tous les professionnels de la petite enfance, médecins pédiatres ou pédopsychiatres, mais aussi ­psychologues, enseignants de maternelle, personnel de crèche… constatent l’apparition de comportements inquiétants avec une ­fréquence croissante.

Les signes sont nombreux : retard de communication et de langage devenant patent vers 18-30 mois, prosodie particulière, centrage d’intérêt de plus en plus exclusif sur les écrans, difficulté de contact avec les autres enfants, conduites d’allure agressive, agitation et instabilité d’attention, manque d’intérêt pour les jeux habituels… Ces troubles ont été très bien résumés dans une vidéo postée sur YouTube en 2017 par les docteurs Terrasse et Ducanda.
Voilà vingt ans que les effets délétères de la surexposition des enfants et adolescents...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Après avoir entendu son histoire, ils compatissent. Mais ne peuvent pas faire grand-chose pour lui : Jérôme, l’une des innombrables victimes de Groupe solaire de France, a été mal défendu devant les tribunaux.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ 