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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ La recrudescence des attentats-suicides dans les centres urbains est une réponse à la nouvelle offensive militaire de l’armée afghane, qui privilégie les raids aériens au risque d’augmenter le nombre des victimes civiles.
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Les villes afghanes, nouveau champ de bataille des insurgés

La recrudescence des attentats-suicides dans les centres urbains est une réponse à la nouvelle offensive militaire de l’armée afghane, qui privilégie les raids aériens au risque d’augmenter le nombre des victimes civiles.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 18h15
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 18h16
    |

            Julien Bouissou (New Delhi, correspondant régional)








                        



                                


                            

Les journalistes afghans n’avaient pas connu de journée aussi meurtrière depuis au moins quinze ans. Ce lundi 30 avril, neuf d’entre eux sont morts dans une attaque-suicide à Kaboul, et un autre travaillant pour la BBC a été tué par balles à Khost, dans le sud-est du pays.
Vers 8 h 30 du matin, alors que les journalistes étaient arrivés sur les lieux d’une première explosion qui avait fait quatre morts dans la capitale afghane, un kamikaze tenant une caméra s’est glissé parmi eux. Une deuxième explosion a retenti et 25 autres personnes sont mortes. L’organisation Etat islamique (EI), qui a revendiqué cette double attaque, s’en est prise dans un communiqué aux « apostats des forces de sécurité et des médias ».

« En une semaine, les journalistes ont été la cible d’attaques à trois endroits du pays. Si cette menace se confirme, alors nous devrons changer nos manières de fonctionner, mais notre détermination reste intacte », insiste Lotfullah Najafizada, le directeur de la chaîne de télévision afghane TOLOnews, qui a perdu un cameraman dans l’attentat de lundi.
Quelques heures après la double attaque, les directeurs de plusieurs médias afghans se sont rendus dans les morgues des hôpitaux pour identifier leurs journalistes. Le chef photographe de l’Agence France-Presse (AFP) à Kaboul, Shah Marai, fait partie des victimes. Agé de 41 ans, il laisse derrière lui deux épouses et 6 enfants, dont une fille née deux semaines plus tôt. Un autre journaliste de l’AFP, Sardar Ahmad, avait été tué en mars 2014 avec toute sa famille dans un attentat des talibans.
Les combats de province « au second plan »
En seulement un mois, entre le 28 décembre 2017 et le 29 janvier 2018, les insurgés ont revendiqué huit attentats, dans trois grandes villes afghanes, faisant au total 230 morts. Le retentissement médiatique et le choc psychologique provoqués par ces attentats contrastent avec la situation militaire sur le terrain. Selon...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ Une tour de plus de 20 étages s’est effondrée des suites d’un incendie. L’immeuble, qui n’était plus habitable, était occupé par des familles sans logement.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Alors que les assassinats et les enlèvements de fonctionnaires se multiplient, le personnel du tribunal de Djibo, craignant pour sa sécurité, a fui la ville.
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Décryptage

Dans le nord du Burkina, la justice recule face à la menace djihadiste

Alors que les assassinats et les enlèvements de fonctionnaires se multiplient, le personnel du tribunal de Djibo, craignant pour sa sécurité, a fui la ville.

Par                Sophie Douce (contributrice Le Monde Afrique, Ouagadougou)



LE MONDE
              datetime="2018-05-01T17:12:43+02:00"

        Le 01.05.2018 à 17h12






    
Près du village de Selbo, dans le nord du Burkina Faso, en 2009.
Crédits : ISSOUF SANOGO / AFP


Lundi 23 avril, le tribunal de grande instance (TGI) de Djibo, dans le nord du Burkina Faso, a été contraint de fermer ses portes. La raison : le départ de la totalité de son personnel judiciaire, soit six magistrats et huit greffiers, effrayés par la menace terroriste. « L’absence de dispositif sécuritaire idoine a conduit le personnel en fonction dans ce tribunal à quitter ladite localité », a indiqué le Conseil supérieur de la magistrature dans un communiqué daté du 24 avril.
Cette décision a été motivée « par des rumeurs persistantes qui faisaient état d’une attaque imminente du palais de justice », précise, sous le couvert de l’anonymat, un fonctionnaire désormais réfugié à Ouagadougou : « Plusieurs personnes nous ont alertés que le TGI était ciblé et on nous a conseillé de quitter la zone rapidement. » Selon une source sécuritaire, des djihadistes prévoyaient « une opération d’envergure » contre plusieurs sites du chef-lieu de la province du Soum.

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Installé dans la localité depuis plusieurs années, le fonctionnaire raconte : « On vit dans une psychose permanente. Dès que la nuit tombe, on s’enferme chez nous. Ici tout le monde sait que nous travaillons au palais de justice, nous ne pouvons pas nous cacher. On ne peut faire confiance à personne, c’est difficile psychologiquement. » Depuis 2015, les magistrats et greffiers du TGI de Djibo ont traité plus de 50 dossiers de djihadistes présumés, ce qui fait d’eux des cibles toutes désignées.
« J’ai épuisé mon quota de courage »
« On exerce la peur au ventre. Personnellement, j’ai épuisé mon quota de courage », poursuit notre source, qui réclame le renforcement du dispositif de sécurité autour du palais et de son domicile. Selon cet agent, le personnel se plaint de ne pas avoir le matériel suffisant pour faire face à une éventuelle attaque. « Nous ne reviendrons pas tant que des moyens ne seront pas mis en place », affirme-t-il. Beaucoup craignent des représailles à leur retour.

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                Au Burkina Faso, le rapt d’un enseignant revendiqué par un groupe islamiste



Jeudi 26 avril, le ministre de la justice a reçu plusieurs acteurs du secteur pour faire le point sur la situation. « On a haussé le ton car ça fait longtemps que nous demandons des mesures », rapporte un porte-parole d’un syndicat de la magistrature, irrité : « Aujourd’hui, la question est d’assurer les conditions de sécurité des juges pour qu’ils puissent exercer en toute liberté. Si les magistrats se mettent à avoir peur de condamner les coupables, c’est que le terrorisme a gagné. »
Ces derniers jours, les assassinats ciblés et les enlèvements de fonctionnaires se sont multipliés dans le nord du Burkina Faso, théâtre d’attaques djihadistes régulières depuis 2015. L’assassinat du maire de Koutougou, le 8 avril, et le rapt d’un enseignant à Bouro, quatre jours plus tard, ont tous deux été revendiqués par le groupe Etat islamique dans le Grand Sahara (EIGS).
« Le dernier rempart de l’autorité »
Face à la montée de l’insécurité, plus de 5 000 personnes ont fui leur domicile dans le Soum, depuis janvier, pour se réfugier dans des localités plus au sud, selon les estimations de la Croix-Rouge. Près de 200 écoles sont toujours fermées dans les régions du Nord et du Sahel, affectant plus de 20 000 élèves et 895 enseignants. « La population fuit, les écoles ferment, certains commissariats ont cessé de fonctionner. Si les terroristes arrivent à attaquer le dernier rempart de l’autorité, la justice, que reste-t-il ? », s’inquiète notre source du tribunal de Djibo.

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                Au Burkina Faso, la longue veillée des femmes autour des bornes-fontaines



L’homme explique que la situation s’est encore tendue il y a quelques semaines avec l’arrivée de groupes d’hommes armés à quelques kilomètres de là : « Des membres d’Ansaroul Islam sont venus prêcher dans des mosquées. Les chefs et les imams ne peuvent pas s’opposer. Les djihadistes disent alors à la population qu’ils n’en ont pas après elle et qu’ils visent les forces de sécurité, les juges et ceux qui les dénonceront. »
Du côté du ministère de la justice, Bachirou Nana, chargé de la communication, a assuré le 30 avril que des actions étaient en cours « pour que le tribunal puisse rouvrir dans les jours à venir », sans plus de précisions. Dans un communiqué, les forces armées burkinabées ont annoncé avoir mené plusieurs opérations, du 19 au 27 avril, le long de la frontière malienne, ayant conduit à « l’interpellation d’une centaine de personnes suspectes, l’arrestation d’individus recherchés ainsi que la neutralisation d’engins explosifs ».


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ Benjamin Hautecouverture, spécialiste des questions de sécurité internationale, estime que le premier ministre israélien n’apporte aucun élément nouveau sur une éventuelle duplicité iranienne.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Déclarations de Nétanyahou sur le nucléaire iranien : « Une opération de communication politique »

Benjamin Hautecouverture, spécialiste des questions de sécurité internationale, estime que le premier ministre israélien n’apporte aucun élément nouveau sur une éventuelle duplicité iranienne.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 16h50
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 17h12
    |

            Marc Semo








                        



Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou a affirmé lundi soir devant les télévisions israéliennes qu’Israël disposait de « preuves concluantes » sur l’existence d’un plan « secret » que l’Iran pourrait activer à tout moment pour se doter de la bombe atomique. A treize jours de la décision des Etats-Unis quant à leur éventuel retrait de l’accord signé à l’été 2015 avec Téhéran, les Européens ont signalé clairement mardi 1er mai que cette masse d’informations ne semblait pas justifier une remise en cause de l’accord.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’est dite prête à examiner toutes les informations pertinentes qui lui parviendraient sur le respect de cet accord mais a répété n’avoir « aucune indication crédible d’activités en Iran liées au développement d’un engin nucléaire après 2009 ».

        Lire notre article :
         

          Israël prétend détenir des preuves des mensonges continus de l’Iran



Spécialiste des questions de sécurité internationale, notamment à propos de la prolifération des armes de destructions massives dont le nucléaire, et maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique, Benjamin Hautecouverture, estime que le premier ministre israélien n’apporte aucun élément nouveau sur une éventuelle duplicité iranienne.
Benyamin Nétanyahou apporte-t-il des révélations sur un programme nucléaire caché des Iraniens ?
Benjamin Hautecouverture : Si l’on regarde en détail le rapport publié en décembre 2015 par l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), le « Final Assessment on Past and Present Outstanding Issues regarding Iran’s Nuclear Programme » (le document le plus complet et à jour de l’agence de Vienne sur la question des menées nucléaires passées de l’Iran), on se rend compte que cette organisation chargée de vérifier l’application par Téhéran de l’accord du 14 juillet 2015 (JCPOA) entre les « 5 + 1 » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne) et l’Iran, évoquait déjà la quasi-totalité de ce qu’a annoncé le premier ministre israélien lundi 30 avril.
Il s’agit donc avant tout d’une opération de communication politique sur la base d’informations connues, même si le premier ministre israélien monte en épingle quelques réelles zones d’ombre afin de dire que l’Iran a menti en premier lieu à propos de ce programme militaire nucléaire AMAD. Un projet structuré sous le contrôle du bureau « Orchid » (du nom de la rue Orchid, à Téhéran, où était située cette organisation gestionnaire du projet jusqu’à la fin 2003), sous la responsabilité effective du Dr. Mohsen Fakhrizadeh, l’un des pères du programme nucléaire iranien au cours des années 1990 et 2000.
Qu’est-ce exactement que le programme AMAD ?
AMAD est un acronyme qui, traduit en français, donne à peu près : Organisation pour la planification et les fournitures spéciales. Les Iraniens n’ont pas reconnu l’existence de ce projet, démantelé fin 2003, mais ils ont fini par reconnaître du bout des lèvres l’existence d’une organisation relativement structurée sans la nommer, dont la vocation était de conduire un programme nucléaire militaire clandestin afin d’obtenir l’arme nucléaire. En revanche, les Iraniens nient avoir continué leurs recherches nucléaires militaires après cette date. L’AIEA, dans son document d’évaluation de décembre 2015, rapporte que ce programme et la structure qui l’encadrait ont été démantelés à cette date, mais admet que le programme pourrait avoir perduré de façon déstructurée.
Par la suite, la République islamique a créé le SPND, acronyme persan pour « Organisation pour la recherche et l’innovation de défense », dont la vocation nucléaire est niée par l’Iran. Or, il se trouve que l’on y retrouve notamment Mohsen Fakhrizadeh. Cela étant, l’AIEA affirme aussi qu’il n’y a pas « d’indications crédibles » selon lesquelles l’Iran aurait cherché à développer des engins explosifs nucléaires après 2009. Et l’agence n’a pas non plus « d’indication crédible » de diversion de matière nucléaire vers un programme militaire. Ce sont les deux conclusions du rapport de décembre 2015, qui contient certaines zones d’ombre quand on s’y intéresse dans le détail.
Les accusations israéliennes sont donc infondées ?
La démonstration de Benyamin Nétanyahou se fonde avant tout sur un raisonnement par analogie, mais corrélation n’est pas raison. L’Iran, selon le premier ministre israélien, a menti en 2003 et a encore menti en 2015, même après l’entrée en vigueur du JCPOA. Le pays aurait continué de développer ses connaissances et son savoir-faire en matière nucléaire, au moins ses connaissances duales – c’est-à-dire civiles, mais qui peuvent aussi un jour servir le militaire – pour une reprise future de son programme militaire. D’après Israël, l’accord de juillet 2015 est donc fondé sur le mensonge. A défaut d’apporter des éléments vraiment nouveaux sur la duplicité iranienne, les Israéliens n’ont de cesse de rappeler – comme le font par ailleurs les Américains – les limites de ce texte, s’agissant en particulier du programme balistique du pays, que l’accord de 2015 n’aborde pas, faute d’accord avec les Iraniens (le projet d’aborder la question balistique dans un accord général avait été abandonné dès janvier 2014 par les négociateurs occidentaux).
Quelles sont ces limites ?
Même si l’accord de juillet 2015 rappelle que l’Iran a droit aux usages civils de l’énergie nucléaire, la lettre et l’esprit de l’accord se rejoignent pour interdire la relance d’un programme nucléaire militaire en Iran. Cela étant, l’accord n’empêche pas l’Iran de continuer l’enrichissement de l’uranium à un taux maximal certes inoffensif, mais qui maintient équipements et compétences. Il était difficile de l’interdire en vertu de l’article 4 du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qui garantit aux Etats parties le droit aux usages civils, notamment l’enrichissement de l’uranium à des fins civiles. Mais rien n’empêcherait l’Iran, à l’issue du « deal » en 2025, ou si Téhéran dénonce l’accord plus tôt, de reprendre ses activités d’enrichissement au-delà de 20 %, seuil critique. Le fait même que Mohsen Fakhrizadeh soit toujours à la tête du SPND montre aussi que la République Islamique ne veut pas laisse filer ses compétences sur le sujet et qu’elle maintient des activités duales.

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                Les regards se tournent vers Israël après des frappes sur des sites militaires en Syrie



En outre, le programme balistique iranien n’est pas intégré dans le JCPOA, alors même que Téhéran continue de développer ses missiles à moyenne et longue portées, mais aussi un missile intercontinental. Ces développements rendent encore plus cruciale la question de l’après 2025, date à laquelle la plupart des clauses du JCPOA seront caduques. C’est pour cela qu’il faut, malgré les limites de cet accord qui reste un compromis, maintenir en vigueur le JCPOA tout en tentant de le compléter pour l’après 2025, en particulier sur le volet balistique ou sur le rôle de l’Iran dans les crises régionales.
Si le JCPOA est dénoncé dans dix jours [le 12 mai, Donald Trump doit se prononcer sur un éventuel retrait de l’accord signé à l’été 2015 avec Téhéran], les Iraniens auront les coudées franches pour aller encore plus vite dans leur quête du nucléaire militaire, sauf à imaginer une solution d’interdiction militaire qui serait une folie dans le contexte régional et international actuel.

Notre sélection d’articles sur l’accord sur le nucléaire iranien
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les points clés de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, conclu le 14 juillet 2015ce qu’il faut savoir de l’accord, en sept questionsl’analyse de notre correspondant aux Etats-Unis, qui voit dans l’accord avec l’Iran le miroir de la diplomatie Obamacomprendre ce qu’implique la « décertification » de l’accord par Donald Trumpla tribune de parlementaires européens qui appellent leurs homologues américains à sauver l’accord sur le nucléaireles images de la visite d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis, où il a débattu de l’accord avec Donald Trumpla chronique de Sylvie Kauffmann, pour qui « sur le nucléaire iranien, le compte à rebours vers une sorte de catastrophe annoncée a commencé »la tribune de François Nicoullaud, ancien ambassadeur à Téhéran qui appelle à « sortir par le haut de la crise du nucléaire avec l’Iran »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ L’initiative a été saluée par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics.
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L’Ecosse introduit un prix minimal pour l’alcool

L’initiative a été saluée par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 17h38
   





                        



   


L’Ecosse est devenue, mardi 1er mai, la première nation au monde à introduire un prix minimal pour l’alcool, avec l’entrée en vigueur d’une loi après des années de bataille juridique. « Je pense que des pays en Europe et ailleurs chercheront à reproduire ce qui a été fait ici », a déclaré à l’Agence France-Presse la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, notant que l’Irlande et le Pays de Galles souhaitaient lancer des projets similaires.
Le prix minimal par unité d’alcool est désormais fixé à 50 pence (57 centimes), une mesure qui prend en compte à la fois la teneur en alcool et le volume du produit. Ainsi, une bouteille de 70 cl de whisky ne pourra pas être vendue en dessous de 14 livres (15,60 euros) et une bouteille de 75 cl de vin à 12,5 % pas moins de 4,69 livres (5,30 euros).
Le texte, qui vise à combattre les méfaits liés à l’alcool, a été salué par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics. « Cette loi sauvera des vies », a déclaré Alison Douglas, directrice générale de l’organisation caritative Alcohol Focus Scotland.
1 265 morts liées à l’alcool en 2016
En 2016, 1 265 morts étaient liées à l’alcool en Ecosse, où vivent 5,3 millions de personnes, une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente.
Les commerçants ont déclaré qu’ils s’attendaient à des pertes minimes et avaient depuis longtemps anticipé la mise en place de la mesure. Linda Williams, propriétaire d’un magasin à Edimbourg, estime que la mesure pourrait même contribuer à « mettre au même niveau les supermarchés et les commerces indépendants ». « Il ne pourra plus y avoir les gros rabais sur les spiritueux et les gros packs de bière qui ont vraiment été à l’origine de tous les problèmes avec l’alcool », a-t-elle souligné.

   


La loi, votée en 2012 par le Parlement écossais, entre finalement en vigueur après des années de querelles judiciaires. La Cour suprême a soutenu l’initiative du gouvernement écossais l’an dernier, rejetant l’appel constitué par l’Association du whisky écossais (Scotch Whisky Association, SWA) et d’autres représentants de cette industrie pour l’annuler.
Sept juges à Londres ont unanimement déclaré que la mise en place d’un prix minimal était « un moyen proportionné d’atteindre un but légitime » et ne violait pas les lois européennes. Cela a mis fin à une bataille juridique qui était allée jusqu’à la Cour européenne de justice en 2015.
Malgré l’échec de son appel, un porte-parole de la SWA a déclaré que l’industrie avait travaillé « en coopération » avec le gouvernement pour mettre en œuvre la mesure.
Nicola Sturgeon a déclaré qu’elle n’avait jamais cru que la mesure nuirait à l’industrie lucrative du whisky en Ecosse, soulignant que « les whiskys haut de gamme pour lesquels l’industrie écossaise est si renommée ne figurent pas parmi les produits alcoolisés qui seront les plus touchés par les prix minimaux ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Les trois pays voisins ont des relations particulières avec Pyongyang et sont impliqués à divers titres dans la crise avec la Corée du Nord.
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Corée du Nord : le Japon, la Corée du Sud et la Chine annoncent la tenue d’un sommet le 9 mai

Les trois pays voisins ont des relations particulières avec Pyongyang et sont impliqués à divers titres dans la crise avec la Corée du Nord.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 16h47
   





                        


La Corée du Sud, la Chine et le Japon tiendront un sommet le 9 mai à Tokyo, a annoncé Séoul mardi 1er mai, un nouveau rendez-vous en période d’intense activité diplomatique autour de la Corée du Nord. Ce sommet réunira le président sud-coréen Moon Jae-in ainsi que les premiers ministres japonais Shinzo Abe et chinois Li Keqiang.
Il fait suite à un sommet historique le 27 avril entre le président sud-coréen et le leadeur nord-coréen Kim Jong-un, dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées, avant une rencontre très attendue entre M. Kim et le président américain Donald Trump, dont ni la date ni le lieu n’ont été annoncés.
« Confirmer la coopération »
« Nous voulons confirmer la coopération avec le président Moon avant le sommet entre les Etats-Unis et la Corée du Nord », a déclaré le premier ministre japonais lors d’une visite dans la capitale jordanienne, Amman.
« Je veux discuter de manière approfondie de la manière dont la Corée du Nord peut prendre le bon chemin, résoudre les questions des enlèvements, des missiles et du nucléaire », a-t-il ajouté, faisant référence aux enlèvements de Japonais par la Corée du Nord dans le passé.
Les trois pays voisins ont des relations particulières avec Pyongyang et sont impliqués à divers titres dans la crise avec la Corée du Nord : la Corée du Sud en qualité de voisin et ancien adversaire de la guerre des années 1950-1953, le Japon en qualité d’allié-clé des Etats-Unis dans la région et de cible potentielle des missiles nord-coréens, et la Chine en qualité de principal partenaire diplomatique et commercial de Pyongyang.

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les images historiques de la rencontre entre les deux chefs d’Etat, Kim Jong-un et Moon Jae-inla synthèse pour tout comprendre de la rencontre entre les dirigeants des deux Coréesce que contient la déclaration de Panmunjom, signée par les dirigeants nord et sud-coréensles réponses de Mathieu Duchâtel, spécialiste de l’Asie et de la Chine à l’European Council of Foreign Relations, à vos questionsle compte rendu du sommet intercoréen de Panmunjomla tribune de François Godement, directeur du programme Asie à l’European Council on Foreign Relations, pour qui « la paix n’est pas encore à portée de main »l’enquête à Panmunjom, village de la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Les services de renseignement israéliens ont obtenu des archives iraniennes sur le programme nucléaire du pays au début des années 2000. Mais la communauté internationale avait connaissance de ce programme avant de conclure l’accord de 2015.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Mêlant communication et logistique, le système bien huilé du groupe français connaît des ratés en zone francophone et peine à faire ses preuves sur le reste du continent.
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En Afrique, la roue tourne pour Bolloré

Mêlant communication et logistique, le système bien huilé du groupe français connaît des ratés en zone francophone et peine à faire ses preuves sur le reste du continent.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 12h24
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 13h59
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



                                


                            

Vincent Bolloré a fait de l’Afrique francophone sa terre de prédilection : le milliardaire français y a enregistré près de 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017 et, avant que les ennuis judiciaires s’abattent sur lui, il prévoyait d’y investir 300 millions d’euros cette année. Sur ce qu’il qualifie de « continent d’avenir », il exploite 18 terminaux à conteneurs, règne sur le marché très rentable du transport et de la logistique du fret et reste majoritaire dans les concessions ferroviaires en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso (Sitarail), mais aussi au Cameroun et au Bénin.

Le bras armé du groupe français en Afrique est la filiale Bolloré Transport & Logistics, dont la direction a été confiée à l’un de ses trois fils, Cyrille, en janvier 2016. Son frère Yannick s’est quant à lui hissé, en ce mois d’avril 2018, à la tête de Vivendi, qui développe sur le continent des salles de cinéma, des événements musicaux et la connexion Internet à haut débit, donnant la priorité, pour l’heure, à des pays dirigés par des proches de son père.
Il tutoie les présidents
Le système Bolloré en Afrique francophone est plutôt bien huilé, mais il arrive que des dysfonctionnements fâcheux surviennent. Comme lors de l’élection présidentielle de 2016 au Bénin, l’un des quatre pays que devaient traverser les 3 000 km de la boucle ferroviaire reliant Cotonou à Abidjan, projet phare du groupe. Sans en informer Vincent Bolloré, le responsable du pôle international d’Havas, Jean-Philippe Dorent, avait loué ses services à l’homme d’affaires – et candidat malheureux – Sébastien Ajavon. Selon un cadre du groupe, le communicant avait ensuite rédigé une lettre d’excuse à M. Bolloré, irrité par cette initiative.
Le président élu, Patrice Talon, riche entrepreneur décomplexé et méfiant à l’égard du magnat français, avait d’abord privilégié le projet concurrent d’une entreprise béninoise, au détriment du groupe français, pour la construction du...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ Le réalisateur, qui décrivait ses films comme des « études contemplatives sur la vie », s’est éteint le 29 avril à l’âge de 99 ans.
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Le cinéaste sri-lankais Lester James Peries est mort

Le réalisateur, qui décrivait ses films comme des « études contemplatives sur la vie », s’est éteint le 29 avril à l’âge de 99 ans.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 17h26
    |

                            Jean-François Rauger








                        



                                


                            

Il incarna longtemps une cinématographie à lui tout seul. Certes pas une cinématographie quantitativement importante, celle du Sri Lanka, mais dont il sera longtemps l’emblème. Il ne faudrait pourtant pas que cette qualité particulière fasse oublier qu’il était aussi un immense cinéaste. Lester James Peries est mort le 29 avril à l’age de 99 ans. Il était né le 5 avril 1919 à Colombo, capitale de ce que l’on appelait encore Ceylan, dans une famille bourgeoise catholique.
Il découvre le cinéma adolescent au Colombo Film Society, un des premiers ciné-clubs créés en Asie. Il s’y passionne notamment pour les films américains de l’époque et surtout pour Citizen Kane, d’Orson Welles, dont les audaces techniques le fascinent. Il commence une carrière de journaliste avant de rejoindre son frère, jeune artiste peintre ayant reçu une bourse, à Londres. Il y restera six ans, d’abord à écrire pour le Times, notamment des critiques de films. Avec un compatriote cameraman, il tourne son premier film en amateur, Soliloquy (1949), un court-métrage expérimental. Le critique de cinéma et futur réalisateur Lindsay Anderson le remarque et l’incite à retourner à Ceylan pour y faire des films.
Lester James Peries réalise une série de documentaires au sein de la Government Film Unit alors dirigée par Ralph Keene, un des grands documentaristes britanniques. Les sujets imposés (la malaria, la sécurité routière) lui apparaissent comme autant de défis à relever : comment se tirer d’un matériau de base un peu ingrat.
Premier film sri-lankais tourné en extérieurs
Il crée sa compagnie de production et son premier long-métrage de fiction, La Ligne du destin (1957), fut aussi le premier film sri-lankais tourné en extérieurs, l’industrie locale préférant jusqu’alors les films de genre réalisés systématiquement en studio. Le film ne rencontrera aucun succès, déroutant un public peu habitué à ce type de récits. Il décrit un conflit entre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ Washington exige, en plus de l’arrêt du site du mont Mantap, la destruction des infrastructures permettant de produire la bombe atomique.
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Corée du Nord : la fermeture du site d’essais nucléaires est-elle le signe d’une dénucléarisation ?

Washington exige, en plus de l’arrêt du site du mont Mantap, la destruction des infrastructures permettant de produire la bombe atomique.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 12h12
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 15h30
    |

            Harold Thibault








                        



   


Selon la présidence sud-coréenne, le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, s’est dit prêt, vendredi 27 avril, lors de sa rencontre avec le chef d’Etat du Sud, Moon Jae-in, à fermer dès le mois de mai le site d’essais nucléaires sur son territoire et à y inviter observateurs et journalistes américains.

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Toutefois, la Corée du Nord dispose déjà du savoir-faire et de têtes nucléaires grâce à ses essais. La fermeture du site n’est donc pas synonyme de renoncement à l’arme nucléaire.
Pyongyang a-t-elle besoin de procéder à d’autres essais nucléaires ?
La Corée du Nord a réalisé six essais nucléaires, dont trois depuis le début de 2016, à chaque fois d’une puissance croissante. Le dernier, le 3 septembre 2017, a engendré une secousse de 6,3 sur l’échelle de Richter. Le pays a donc démontré sa capacité et se revendique puissance nucléaire. A ce titre, il n’aurait plus nécessairement besoin de procéder à des essais.
La Corée du Nord a également fait la preuve de ses capacités balistiques par de nombreux tirs de missile — trente-cinq ces deux dernières années, dont au moins trois de missiles intercontinentaux, capables d’atteindre les Etats-Unis.
Toutefois, Pyongyang a été confrontée à d’autres difficultés, qu’elle dit avoir dépassées, mais sur lesquelles les experts extérieurs n’ont pas de certitudes : il faut miniaturiser la bombe pour la monter sur un missile, et il faut maîtriser la technologie d’entrée dans l’atmosphère, au cours de laquelle la partie du missile destinée à frapper, soumise à une pression et à une chaleur extrêmes, peut se désintégrer.
Le site d’essais nucléaires est-il encore fonctionnel ?
Le site d’essais nucléaires nord-coréen consiste en une série de tunnels, creusés dans une montagne, le mont Mantap, dans le nord-est du pays. Dans les jours qui suivirent l’essai du 3 septembre 2017, des images satellites firent apparaître un fort effet de subsidence, c’est-à-dire d’affaissement, du mont.

Our friends at @AirbusDefence shared radar images of North Korea's nuclear test site showing post-test subsidence.… https://t.co/VQ5UJdqFr7— ArmsControlWonk (@Jeffrey Lewis)


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Deux études réalisées par des chercheurs chinois et publiées ces dernières semaines tendent à confirmer l’hypothèse d’un effondrement partiel interne de la colline. Elles révèlent qu’une réplique d’une magnitude de 4,1, survenue huit minutes après l’essai, a provoqué un effondrement de roches à l’intérieur de la montagne.
« Il est nécessaire de continuer à surveiller d’éventuelles fuites de matériaux radioactifs provoquées par l’effondrement », est-il écrit dans le résumé d’une étude de l’université de science et technologie de Chine. « La survenue de l’effondrement devrait condamner les infrastructures souterraines dans le mont Mantap à ne plus être utilisées pour des essais nucléaires », estiment dans un résumé en anglais les auteurs de l’étude sur une autre page du site Internet de l’université.
Toutefois, le site spécialisé 38 North souligne que si les cinq derniers essais ont été réalisés par l’entrée nord de Punggye-ri, deux autres tunnels, à l’ouest et au sud, seraient accessibles et pleinement utilisables. C’est ce qu’a semblé confirmer Kim Jong-un dans ses échanges avec Moon Jae-in vendredi, lorsqu’il a précisé que des observateurs et journalistes étrangers pourraient y accéder — se défendant de faire une fausse concession en renonçant à un site qui ne serait plus en état. 
« Certains disent que nous fermons les sites qui ne sont pas fonctionnels, mais vous verrez que nous avons deux autres tunnels qui sont plus gros que les précédents et qu’ils sont en bonne condition », aurait dit le dictateur, selon un porte-parole de la présidence sud-coréenne.
La fermeture du site sera-t-elle suffisante pour Washington ?
Les Etats-Unis, eux, exigent un démantèlement « complet, vérifiable, irréversible » des capacités nucléaires de la République populaire démocratique de Corée. C’est-à-dire la fermeture du site d’essais, mais aussi la destruction des stocks d’armement nucléaire et des infrastructures permettant de produire la bombe — ils pourraient également demander la destruction des missiles nord-coréens. M. Kim a semblé ne pas exclure cette idée, déclarant à propos des Etats-Unis : « Si nous nous voyons souvent, si nous bâtissons la confiance, mettons fin à la guerre et si, finalement, on nous promet qu’il n’y aura pas d’invasion, pourquoi vivrions-nous avec des armes nucléaires ? »
Mais le ton suggère davantage une perspective à long terme — comme en atteste l’utilisation de l’adverbe « finalement ». Reste à savoir si Pyongyang se résoudra à des gestes de nature à convaincre l’administration conservatrice américaine qu’elle souhaite réellement renoncer au nucléaire et si, en retour, Washington lui donnera des garanties de sécurité qui la pousseront à abandonner son assurance vie.
La dénucléarisation de la Corée du Nord n’est donc pas actée pour l’heure. Kim Jong-un présentait la fermeture du site de Punggye-ri non comme une concession mais, au contraire, comme la preuve d’avancées. « Dans le contexte de parachèvement des armes nucléaires, nous n’avons plus besoin d’essais nucléaires, de tests de missiles balistiques et intercontinentaux et de moyenne portée, et le site d’essais nucléaires dans la région du Nord a accompli sa mission », a-t-il déclaré le 21 avril, selon l’agence de propagande nord-coréenne KCNA (Korean Central News Agency) — relativisant au passage la concession.

Notre sélection d’articles pour comprendre la diplomatie coréenne
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les images historiques de la rencontre entre les deux chefs d’Etat, Kim Jong-un et Moon Jae-inla synthèse pour tout comprendre de la rencontre entre les dirigeants des deux Coréesce que contient la déclaration de Panmunjom, signée par les dirigeants nord et sud-coréensles réponses de Mathieu Duchâtel, spécialiste de l’Asie et de la Chine à l’European Council of Foreign Relations, à vos questionsle compte rendu du sommet intercoréen de Panmunjomla tribune de François Godement, directeur du programme Asie à l’European Council on Foreign Relations, pour qui « la paix n’est pas encore à portée de main »l’enquête à Panmunjom, village de la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Seul candidat en lice, le leadeur de l’opposition a prévenu d’un « véritable tsunami politique » s’il n’est pas élu premier ministre mardi par le Parlement.
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Arménie : plus de 20 000 personnes manifestent pour exiger l’élection de Nikol Pachinian

Seul candidat en lice, le leadeur de l’opposition a prévenu d’un « véritable tsunami politique » s’il n’est pas élu premier ministre mardi par le Parlement.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 18h08
   





                        



   


Seul candidat en lice, Nikol Pachinian réussira-t-il à se faire élire premier ministre, mardi 1er mai, à l’occasion d’une session extraordinaire du Parlement ? Soutenu par trois des quatre formations représentées au Parlement arménien, M. Pachinian peut compter sur 47 votes. Mais il doit en réunir 53 pour être élu.
Face à un possible blocage, M. Pachinian accuse désormais le Parti républicain, formation du premier ministre démissionnaire Serge Sarkissian, qui dispose de 58 sièges au Parlement, de vouloir entraver son élection.

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« Je voudrais avertir ces messieurs (du Parti républicain au pouvoir) de ne pas se tromper en prenant la tolérance du peuple pour de la faiblesse, cela peut mener à un véritable tsunami politique », a déclaré M. Pachinian mardi matin devant les députés à l’ouverture de la séance parlementaire. A l’appel de ce dernier, plus de 20 000 personnes se sont rassemblées dans le centre d’Erevan mardi en fin de matinée pour lui apporter leur soutien.
La journaliste du Monde Annick Cojean suit actuellement la situation à Erevan :

Tweets by AnnickCojean 

Crise politique sans précédent
Depuis le 13 avril, l’Arménie est plongée dans une crise politique sans précédent : des manifestations de plusieurs dizaines de milliers d’opposants ont provoqué le 23 avril la démission de Serge Sarkissian, qui venait d’être élu premier ministre six jours auparavant par les députés, après avoir été le chef de l’Etat pendant dix ans.

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Jusqu’à présent, le Parti républicain, qui a rencontré lundi M. Pachinian, avait dit ne pas vouloir présenter de candidat rival et ne pas s’opposer à son élection. Mais le ton a changé mardi. « Après la rencontre insatisfaisante d’hier (avec l’opposant), je suis convaincu que M. Pachinian ne peut pas être premier ministre », a ainsi déclaré Edouard Charmazanov, porte-parole du Parti républicain et vice-président du Parlement, cité par l’agence de presse russe Interfax.
S’il est élu mardi, M. Pachinian a promis de former un gouvernement dans deux semaines et de présenter un programme d’ici à vingt jours. Des élections législatives anticipées seront aussi organisées, a-t-il dit.
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            data-slide-description="La manifestation de l'opposant Nikol Pachinian dans la ville de Vanadzor, la troisième plus grande ville d'Arménie après Erevan, la capitale, et Gyumri."
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            data-slide-description="Les gens saluent le passage de l'opposant Nikol Pachinian dans la village de Margahovit, environ 65 km au nord d’Erevan."
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            data-slide-description="Le convoi en route vers la manifestation et le meeting de Nikol Pachinian."
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            data-slide-description="Tout au long de la route vers Gumri, le convoi est salué, comme ici."
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            data-slide-description="Nikol Pachinian après son discours dans la ville d’Idjevan, capitale de la région de Tavush, non loin du lac Sevan."
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            data-slide-description="A  Vanadzor, Nikol Pachinian traversant la foule pour accéder à la tribune."
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            data-slide-description="L’arrivée à Vanadzor, la troisième plus grande ville d'Arménie , le 28 avril."
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            data-slide-description="A la tribune, devant ses supporteurs rassemblés à Vanadzor."
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            data-slide-description="Sa mère fait patienter Astrik, 4 ans, pour assister au meeting."
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            data-slide-description="Dans la foule, Anait Vartinian, 56 ans (souriante, à droite) : « Enfin de l’espoir dans cette ville qui a tant souffert et ne survit que grâce à la diaspora ! »"
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            data-slide-description="Les plus âgés espèrent que Nikol Pachinian retiendra les jeunes tentés par le départ."
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            data-slide-description="Nikol Pachinian espère que c’est la mobilisation populaire qui permettra au Parlement arménien de l’élire premier ministre."
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            data-slide-description="Pour tous ses supporteurs, l’opposant représente un espoir de revanche, un rêve de justice."
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            data-slide-description="A la tribune, dans la ville de Vanadzor."
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La manifestation de l'opposant Nikol Pachinian dans la ville de Vanadzor, la troisième plus grande ville d'Arménie après Erevan, la capitale, et Gyumri.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ L’opposition a boycotté le vote à l’Assemblée, dénonçant un texte permettant à Idriss Déby de rester au pouvoir jusqu’en 2033.
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Compte rendu

Le Tchad adopte une nouvelle Constitution renforçant les pouvoirs du président

L’opposition a boycotté le vote à l’Assemblée, dénonçant un texte permettant à Idriss Déby de rester au pouvoir jusqu’en 2033.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-01T11:04:03+02:00"

        Le 01.05.2018 à 11h04






    
Le président tchadien, Idriss Déby, à Paris, le 28 août 2017.
Crédits : LUDOVIC MARIN / AFP


Les députés tchadiens ont adopté, lundi 30 avril, une nouvelle Constitution instaurant un régime présidentiel et renforçant les pouvoirs du président Idriss Déby, lors d’un scrutin boycotté par l’opposition, qui a tenté de manifester devant le Parlement.

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L’Assemblée nationale a voté le projet de Constitution par 132 voix pour, 2 contre. Une forte présence policière était visible aux abords de l’Assemblée nationale à N’Djamena, l’opposition et plusieurs organisations de la société civile ayant appelé à manifester dans la matinée. La route menant au Parlement était quadrillée par les forces de l’ordre.
Un mandat de six ans, renouvelable une fois
La majorité des 33 députés de l’opposition, sur les 170 que compte l’Assemblée, a boycotté le scrutin pour protester contre l’adoption du projet de révision constitutionnelle par voie parlementaire. L’opposition, des organisations de la société civile et l’Eglise catholique avaient demandé qu’il soit adopté par référendum. Pour la conférence épiscopale, l’adoption du texte par l’Assemblée « risque de fausser gravement les règles du jeu démocratique », dans la mesure où le pouvoir y dispose d’une écrasante majorité.
Le texte est issu des résolutions d’un forum rassemblant les forces politiques, religieuses et sociales du pays, tenu en mars mais boycotté par l’opposition et une partie de la société civile. Le texte prévoit que le mandat du président passera à six ans, renouvelable une fois, contre cinq ans renouvelable indéfiniment actuellement. Idriss Déby, 65 ans, en est à son cinquième mandat, qui doit s’achever en août 2021. Cette limitation ne convainc pas l’opposition, qui relève qu’Idriss Déby pourrait rester au pouvoir jusqu’en 2033.

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                L’opposition tchadienne refuse le passage à un régime présidentiel



Les ministres, nommés par le président, prêteront serment devant celui-ci, qui pourra aussi « déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres ». « Déby seul sera aux commandes, plus qu’il ne l’était déjà », estime l’un des principaux partis d’opposition, l’Union nationale pour la démocratie et le renouveau (UNDR). Le texte prévoit aussi que le gouvernement sera responsable devant l’Assemblée nationale et que les députés seront élus au suffrage universel direct.
Dénonçant un « vote quasi mécanique » au Parlement, l’UNDR avait appelé samedi les Tchadiens à protester. « L’ensemble des partis politiques de l’opposition a voulu manifester ce [lundi] matin devant l’Assemblée nationale, pour protester contre le vote à l’Assemblée, mais les forces armées étaient présentes tout autour du Parlement », a indiqué à l’AFP le porte-parole de l’UNDR, Tchindebbé Patalle.
Deux militants de la Convention tchadienne pour la défense des droits de l’homme (CTDDH) qui « voulaient faire un sit-in à l’Assemblée » ont été arrêtés, a déclaré son président, Mahamat Nour Ibedou, à l’AFP. Ils ont été libérés en fin de journée.
Des élections législatives avant la fin de l’année ?
Au Tchad, les manifestations de rue sont rares. N’Djamena, qui a connu plusieurs coups d’Etat et lutte contre les djihadistes du groupe nigérian Boko Haram sur les abords du lac Tchad, estime que les rassemblements de foule représentent un risque sécuritaire. Des élections législatives, repoussées depuis 2015, devraient avoir lieu avant la fin de l’année.

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Pays d’environ 1,3 million de km2 en partie désertique, le Tchad est frappé par une crise économique consécutive à la chute des cours du baril en 2014. Des tentatives de diversification économique sont en cours. Le pays, qui compte environ 14 millions d’habitants, est classé parmi les plus pauvres du monde, selon l’Indice de développement humain (IDH) onusien. La mise en place de nouvelles mesures d’austérité début 2018 a provoqué deux mois de grève dans la fonction publique.
Allié de l’Occident dans la lutte contre les djihadistes, le Tchad fournit des soldats et des appuis financiers à des forces internationales, comme le G5 Sahel et la Force multinationale mixte (FMM) au lac Tchad, et se bat aux côtés des Français de l’opération « Barkhane », dont le siège est à N’Djamena.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ La juridiction a demandé la démission du gouvernement, celui-ci ayant échoué à organiser le scrutin initialement prévu en décembre 2016.
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Compte rendu

Faute d’élections législatives au Gabon, la Cour constitutionnelle dissout l’Assemblée

La juridiction a demandé la démission du gouvernement, celui-ci ayant échoué à organiser le scrutin initialement prévu en décembre 2016.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-05-01T09:34:02+02:00"

        Le 01.05.2018 à 09h34






    
La Cour constitutionnelle du Gabon, à Libreville, en septembre 2016.
Crédits : STEVE JORDAN / AFP


La Cour constitutionnelle gabonaise a dissous l’Assemblée nationale, lundi 30 avril, et demandé la démission du gouvernement, alors que le Gabon devait organiser des élections législatives avant fin avril, a annoncé la présidente de cette juridiction, Madeleine Mborantsuo. La Cour précise que le mandat des députés prend fin et que le chef de l’Etat doit procéder à la nomination d’un nouveau gouvernement qui sera uniquement responsable devant le président de la République.

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« Force est de constater que le gouvernement n’a pas pu accomplir les missions qui lui sont dévolues, notamment la révision de la liste électorale depuis 2017 et la mise en place du Centre gabonais des élections depuis janvier 2018 », a ajouté Mme Mborantsuo dans une déclaration dont l’AFP a obtenu copie.
Pouvoirs transférés au Sénat
Selon la Cour, le gouvernement a surtout échoué dans l’organisation des législatives au plus tard le 30 avril, après deux reports de ces élections depuis décembre 2016. Les commentateurs expliquent ce retard par les remous suscités par la présidentielle d’août 2016, dont les résultats reconduisant le président sortant, Ali Bongo Ondimba, sont contestés par l’opposition.

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Le Parlement gabonais est considéré comme « illégitime » depuis dimanche 29 avril, les législatives n’ayant pas été tenues dans les temps fixés par la Cour constitutionnelle, qui a décidé de transférer temporairement les pouvoirs de l’Assemblée nationale au Sénat.
La date des législatives sera annoncée par la Cour après avoir été saisie par le Centre gabonais des élections (CGE), une instance rassemblant des membres de la majorité et de l’opposition qui vient de se mettre en place et doit prêter serment mercredi. Le CGE remplace la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap), qui avait validé les résultats de l’élection présidentielle d’août 2016.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Le couple était en détention provisoire depuis juillet 2017 à la demande du parquet, qui réunit des documents afin de le juger pour blanchiment d’argent.
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Corruption : l’ex-président péruvien Ollanta Humala et son épouse ont été libérés

Le couple était en détention provisoire depuis juillet 2017 à la demande du parquet, qui réunit des documents afin de le juger pour blanchiment d’argent.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 06h52
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 07h27
   





                        



   


Quatre jours après la décision du Tribunal constitutionnel d’ordonner leur libération, l’ex-président péruvien Ollanta Humala et son épouse sont sortis de prison lundi 30 avril, après neuf mois de détention provisoire pour des accusations de corruption.
L’ex-président (2011-2016) a été libéré vers 18 heures (1 heure, mardi à Paris), des problèmes administratifs ayant retardé sa libération, attendue vendredi, au lendemain de la décision de la cour.

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M. Humala, 55 ans et son épouse, Nadine Heredia, 41 ans, avaient été placés en détention provisoire en juillet 2017 à la demande du parquet, qui réunit des documents et des preuves afin de les juger pour blanchiment d’argent. Ils sont soupçonnés d’avoir reçu 3 millions de dollars (2,5 millions d’euros) du géant du BTP brésilien Odebrecht pour la campagne électorale de 2011.
Des scandales de corruption à profusion
Selon les déclarations à la justice de l’ancien patron d’Odebrecht au Pérou Jorge Barata, cet argent aurait été remis à M. Humala à la demande du parti du président brésilien de l’époque, Luiz Inacio Lula da Silva. Dans le cadre de l’enquête, un juge avait ordonné leur placement en détention provisoire pendant dix-huit mois.

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En vingt-cinq ans, quatre des cinq derniers présidents péruviens ont été touchés par des scandales de corruption.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ La présidente du Parti des travailleurs, Gleisi Hoffmann, et l’ancien président sont poursuivis pour des faits de corruption et de blanchiment d’argent datant de 2010.
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Au Brésil, Lula da Silva mis en examen dans une nouvelle affaire de pots-de-vin

La présidente du Parti des travailleurs, Gleisi Hoffmann, et l’ancien président sont poursuivis pour des faits de corruption et de blanchiment d’argent datant de 2010.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 05h36
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 07h54
   





                        


Bien qu’Inacio Lula da Silva purge déjà une peine de prison, il n’échappera pas aux tribunaux. Le parquet brésilien l’a mis en examen pour corruption et blanchiment d’argent, ainsi que Gleisi Hoffmann, la présidente du Parti des travailleurs (PT, gauche), dans une nouvelle affaire impliquant des pots-de-vin versés par la société de BTP Odebrecht.
« L’origine des actes criminels remonte à 2010, lorsque l’entreprise de construction Odebrecht a promis à Lula, président de la République à l’époque, 40 millions de dollars [33 millions d’euros] en échange de décisions politiques qui profiteraient au groupe », écrit le ministère public dans un communiqué.
Cette somme « a été mise à la disposition du PT et a été utilisée dans des opérations telles que celle qui a profité » à la sénatrice et présidente du parti, Gleisi Hoffmann, dans la lutte pour diriger l’Etat du Parana en 2014.

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Le 7 avril, Inacio Lula da Silva a commencé à purger une peine de douze ans de prison pour corruption passive et blanchiment d’argent pour avoir reçu un appartement sur la côte, près de Sao Paulo, en échange de faveurs politiques. Mais l’ancien président est également inculpé dans six autres affaires.
Mme Hoffmann rejettent ces « allégations »
La mise en examen du parquet, faisant suite aux aveux des dirigeants d’Odebrecht dans le cadre de l’opération « Lava Jato » (« lavage express »), concerne également l’ancien ministre des finances d’Inacio Lula da Silva Antonio Palocci, Paulo Bernardo, également ancien ministre des finances de M. Lula da Silva et de sa successeure Dilma Rousseff, et l’homme d’affaires Marcelo Odebrecht.

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La procureure générale Raquel Dodge a déclaré qu’en 2014 Mme Hoffmann, son mari, Paulo Bernardo, et le chef de cabinet de la sénatrice, Leones Dall’Agnol, avaient « reçu au moins 3 millions de reais [environ 1,07 million d’euros] de pots-de-vin. »

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« Une autre allégation fondée sur des allégations, sans preuve, impliquant des faits sans rapport. Je regrette l’irresponsabilité des poursuites (…). En plus d’être fausses, les accusations sont incongrues, car elles tentent de lier les décisions de 2010 à une campagne de 2014 », s’est offusquée Mme Hoffmann sur Twitter.

Mais uma denúncia baseada em delações, sem provas, envolvendo fatos sem relacionamento. Lamento a irresponsabilidad… https://t.co/CTUzPuVSD7— gleisi (@Gleisi Lula Hoffmann)


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Outre les peines d’emprisonnement prévues par le code pénal, l’accusation exige qu’Inacio Lula da Silva, Paulo Bernardo et Antonio Palocci paient 50 millions de dollars [41 millions d’euros] en « réparation des dommages » causés, et que Mme Hoffmann, son mari et son chef de cabinet paient 3 millions de dollars (2,5 millions d’euros) de plus, également pour les dommages causés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Le tribunal de Melbourne a écarté plusieurs autres chefs d’accusation de même nature. Le numéro trois du Vatican a décidé de plaider non coupable.
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Le cardinal Pell sera jugé pour agressions sexuelles en Australie

Le tribunal de Melbourne a écarté plusieurs autres chefs d’accusation de même nature. Le numéro trois du Vatican a décidé de plaider non coupable.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 04h33
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 10h05
   





                        



   


Le numéro trois du Vatican, le cardinal George Pell, sera jugé pour des accusations d’agressions sexuelles anciennes, a décidé un tribunal de Melbourne, mardi 1er mai. Le cardinal australien de 76 ans, présent au tribunal à la lecture des attendus, a décidé de plaider non coupable. Il dément catégoriquement toutes les accusations portées contre lui.
Le prélat, l’un des plus proches conseillers du pape François, est le plus haut représentant de l’Eglise catholique ainsi poursuivi pour agressions sexuelles.
George Pell est demeuré impassible mardi quand le tribunal de Melbourne a ordonné qu’il soit jugé pour de « multiples » chefs d’inculpation, tout en abandonnant plus de la moitié des accusations, dont certaines parmi les plus graves.

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« Plaignants multiples »
Lisant sa décision, la juge Belinda Wallington s’est déclarée « convaincue » qu’il y avait suffisamment de preuves pour que le prélat comparaisse pour des chefs d’accusation « multiples ». Une audience procédurale est prévue mercredi pour discuter de la date du procès. Le cardinal, qui était arrivé au milieu d’une importante présence policière, a été libéré sous caution. Il a interdiction de quitter l’Australie et a déjà remis son passeport aux autorités, selon le tribunal.
L’ancien archevêque de Sydney et de Melbourne avait pris congé de ses fonctions au Vatican pour rentrer en Australie et se défendre de ces accusations sur des faits qui se seraient déroulées il y a de nombreuses années.
La nature exacte des faits présumés n’a pas été dévoilée, les autorités se bornant à parler de « plaignants multiples ». Le tribunal de Melbourne a entendu pendant quatre semaines des témoignages de victimes supposées qui se sont soumises au feu roulant des questions de la défense.
Une onde de choc en Australie
Robert Richter, l’avocat du cardinal, avait estimé que l’affaire ne devait pas aller en procès, car les victimes supposées n’étaient pas crédibles. Les accusations « sont le fruit de problèmes mentaux, de fantasmes ou sont de l’invention pure, dans le but de punir le représentant de l’Eglise catholique dans ce pays pour n’avoir pas empêché les agressions pédophiles commises par d’autres. Le cardinal Pell a été perçu comme le visage de cette responsabilité », avait-il dit.
Le scandale a provoqué une onde de choc en Australie. L’annonce de l’inculpation de George Pell avait coïncidé avec la fin d’une longue enquête nationale portant sur les réponses institutionnelles apportées en Australie aux abus sexuels commis sur des enfants. Le gouvernement avait ordonné son ouverture en 2012, après une décennie de pressions de la part de victimes.
Le cardinal Pell avait été entendu trois fois dans ce cadre et avait reconnu avoir « failli » dans sa gestion des prêtres pédophiles dans l’Etat de Victoria dans les années 1970. En décembre, la commission d’enquête avait conclu que les institutions australiennes avaient « gravement manqué à leurs devoirs » envers les enfants pendant des décennies.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ L’île des Caraïbes a accepté de reconnaître « qu’il n’y a qu’une seule Chine », isolant un peu plus Taïwan. Taipei accuse Pékin d’utiliser « la diplomatie du dollar ».
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La République dominicaine se rapproche de Pékin, et rompt avec Taïwan

L’île des Caraïbes a accepté de reconnaître « qu’il n’y a qu’une seule Chine », isolant un peu plus Taïwan. Taipei accuse Pékin d’utiliser « la diplomatie du dollar ».



Le Monde
 |    01.05.2018 à 03h47
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 09h59
   





                        


La République dominicaine a décidé de mettre fin à ses relations diplomatiques avec Taïwan et d’en établir avec la Chine, a annoncé lundi 30 avril au soir le gouvernement de l’île des Caraïbes. Dans un communiqué, l’exécutif se dit convaincu « que cette décision sera extraordinairement positive pour l’avenir de [la République dominicaine] ».
« La République dominicaine reconnaît qu’il n’y a qu’une seule Chine dans le monde et que Taïwan est une partie inaliénable du territoire chinois. »

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L’accord « apportera beaucoup pour le développement de la République dominicaine », a assuré le ministre chinois Wang Yi lors d’une cérémonie pendant laquelle ont retenti les hymnes des deux pays. « Cela donnera un nouvel élan aux relations entre la Chine et l’Amérique latine. » L’accord se concrétisera notamment par le remplacement des ambassadeurs « dans un avenir très proche ».
L’accord a été formalisé à Pékin, où le ministre des affaires étrangères dominicain, Miguel Vargas, était en visite lundi. Après la signature de cet accord, le gouvernement du président Danilo Medina a informé Taïwan de « la rupture des relations diplomatiques maintenues jusqu’à présent ».
Un « changement de cap »
La République dominicaine a remercié Taipei pour sa coopération au fil des ans, qui a permis la réalisation de nombreux programmes. Mais « l’histoire et la réalité socio-économique nous obligent maintenant à changer de cap. Notre gouvernement est confiant que la nouvelle situation résultant de cette décision sera gérée de la manière la plus constructive et la plus harmonieuse possible », ajoute le communiqué.
A Taipei, le ministre des affaires étrangères, Joseph Wu, a déclaré que le gouvernement taïwanais regrettait « profondément » la décision de la République dominicaine et qu’il coupait ses relations diplomatiques avec elle et mettait fin à tous les programmes d’aide et de coopération.
M. Wu a dénoncé la décision de Pékin de recourir à « la diplomatie du dollar pour attirer des alliés diplomatiques de Taïwan », après soixante-dix-sept années d’alliance entre la République dominicaine et son gouvernement (issu de ce qui était la République de Chine en 1941). Or, « la Chine offre des montants énormes que Taïwan ne peut pas égaler », a-t-il fustigé lors d’une conférence de presse, accusant le régime communiste de ne pas tenir ses promesses de développement une fois établies les nouvelles relations.

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Taipei ne compte plus désormais que dix-neuf Etats le reconnaissant, parmi lesquels le Vatican, des pays du Pacifique, en Amérique latine (Honduras, Guatemala, Nicaragua…) ou en Afrique (Burkina Faso). Haïti, qui partage l’île d’Hispaniola avec la République dominicaine, reste fidèle à Taïwan. Après Sao Tomé et Principe en 2016, le Panama avait été le dernier pays en date, l’an dernier, à changer de partenaire diplomatique en faveur de la Chine communiste.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le président américain a promulgué le 8 mars des taxes de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium, que les partenaires commerciaux des Etats-Unis contestent.
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Taxes sur l’acier et l’aluminium : Trump prolonge de trente jours l’exemption pour l’UE

Le président américain a promulgué le 8 mars des taxes de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium, que les partenaires commerciaux des Etats-Unis contestent.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 02h45
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 14h38
   





                        


Washington a décidé d’éviter une escalade dans le conflit commercial. Donald Trump a consenti à maintenir jusqu’au 1er juin l’exemption provisoire des droits de douane sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance de l’Union européenne (UE) et « d’autres alliés américains », annonçait la Maison Blanche, lundi 30 avril au soir, confirmant des informations du Wall Street Journal (WSJ).
« L’administration [Trump] a prolongé de trente jours les négociations avec le Canada, le Mexique et l’Union européenne. Dans toutes ces négociations, l’administration reste focalisée sur les quotas qui restreindront les importations (…) et préserveront la sécurité nationale », dit le communiqué de Washington.
Le président américain avait promulgué le 8 mars des taxes de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium. Mais, à la fin du mois de mars, il en avait exempté provisoirement — jusqu’au 1er mai — l’UE, qui a exporté pour 5,3 milliards d’euros d’acier et pour 1,1 milliard d’euros d’aluminium en 2017 aux Etats-Unis.
Des négociations à venir
L’Union européenne (UE) a multiplié les demandes d’exemption définitive ces dernières semaines et a fait savoir qu’elle était prête à riposter en cas de mise en application de ces taxes.
La Commission européenne a ainsi déclaré, mardi, que par cette décision, les Etats-Unis ne faisaient que prolonger « l’incertitude du marché ». « L’UE devrait être totalement et définitivement exemptée de ces mesures, car elles ne peuvent être justifiées par des raisons de sécurité nationale. »
L’exemption « jusqu’au 1er juin seulement n’est pas suffisante », a renchéri sur Twitter le président du Parlement européen, Antonio Tajani, regrettant une incertitude « néfaste pour l’industrie des deux côtés de l’Atlantique ».

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Le ton est le même du côté des grandes capitales européennes : il faut une exemption « durable » a réclamé Berlin, « définitive » a dit Londres, « permanente » a réclamé Paris, qui en fait la condition préalable pour discuter « sereinement » avec Washington du problème réel de surcapacité dans le secteur de l’aluminium et de l’acier.
« Nous demeurons inquiets quant à l’impact de ces tarifs sur le commerce mondial et nous continuerons de travailler avec l’UE à une solution multilatérale au problème de surcapacité », a également déclaré un porte-parole du gouvernement britannique.
Le Canada et le Mexique bénéficient eux aussi d’une exemption temporaire. Le président Donald Trump a lié une éventuelle exemption définitive de ces pays à la renégociation du traité de libre-échange nord-américain (Aléna).

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Des « accords de principe » avec l’Argentine, l’Australie et le Brésil
En échange d’exemptions de ces taxes, les Etats-Unis réclament des concessions commerciales. Ils ont ainsi obtenu de la Corée du Sud une plus grande ouverture de son marché à leurs constructeurs automobiles, ainsi que la prolongation jusqu’en 2041 de taxes américaines de 25 % sur les pick-up (véhicules à plate-forme arrière). La Maison Blanche a d’ailleurs confirmé lundi soir la finalisation de l’accord de principe annoncé le 28 mars avec Séoul.

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S’agissant de l’acier, Séoul accepte un quota annuel d’exportations aux Etats-Unis de 2,68 millions de tonnes, soit 70 % de la moyenne de ses exportations annuelles sur les trois dernières années.
Enfin, l’administration américaine a passé « des accords de principe » avec l’Argentine, l’Australie et le Brésil, dont « les détails devraient être finalisés prochainement », a-t-elle également fait savoir.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Après l’intervention de M. Nétanyahou, le président américain s’est à nouveau inquiété qu’au terme de cet accord, dans sept ans, l’Iran puisse développer des armes nucléaires.
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Les accusations israéliennes renforcent l’hostilité de Donald Trump envers le nucléaire iranien

Après l’intervention de M. Nétanyahou, le président américain s’est à nouveau inquiété qu’au terme de cet accord, dans sept ans, l’Iran puisse développer des armes nucléaires.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 00h35
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 09h28
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            Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        


Donald Trump n’a pas pu assister à la présentation télévisée des renseignements collectés par le Mossad qu’a faite le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, lundi 30 avril, qui prouvent — selon lui — le double jeu iranien dans le dossier du nucléaire. En effet, M. Trump recevait au même moment, et pour la première fois à la Maison Blanche, un responsable africain, le président du Nigeria, Muhammadu Buhari.

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Au cours de la conférence de presse commune tenue au terme de leurs échanges, en début d’après-midi, le président des Etats-Unis a cependant montré qu’il avait été informé en amont du contenu de l’intervention de M. Nétanyahou. Les affirmations du premier ministre israélien ont alors donné à M. Trump l’occasion de critiquer une nouvelle fois un accord jugé « horrible ». « C’est un accord qui n’a pas été approuvé par beaucoup de monde », a-t-il dit, en dépit du soutien unanime obtenu à l’époque par le compromis au Conseil de sécurité des Nations unies (ONU). Il a assuré que « dans sept ans, cet accord aura expiré et l’Iran pourra », selon lui, « développer des armes nucléaires ».
« Ce n’est pas acceptable, sept ans, c’est demain », a-t-il insisté. Le texte permet pourtant à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) d’assurer en Iran la surveillance — la plus rigoureuse de l’histoire de la prolifération nucléaire — pendant vingt ans du parc de centrifugeuses utilisées pour l’enrichissement et pendant vingt-cinq ans de la production de concentré d’uranium.
De fervents défenseurs de l’accord
M. Trump avait promis pendant sa campagne présidentielle de « déchirer » cet accord. Il a tiré un premier coup de semonce en octobre en refusant de certifier, comme une loi américaine l’y invite, qu’il est conforme aux « intérêts de sécurité nationale » des Etats-Unis. Au début de janvier, il a ensuite fixé au 12 mai la date limite pour obtenir des améliorations, qui semblent pour l’instant hors d’atteinte.
Tout en affichant leur inquiétude quant à des dossiers non nucléaires, comme le programme balistique iranien et l’influence jugée déstabilisatrice de Téhéran au Proche-Orient, notamment au Yémen, en Syrie et au Liban, deux préoccupations sans cesse rappelées par Washington, les trois pays européens signataires (France, Allemagne et Royaume-Uni) campent en effet sur une ligne de grande fermeté à propos du texte de 2015.

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Comme les autres signataires, russe, chinois et bien sûr iranien, ils jugent en effet impossible de réécrire unilatéralement le compromis obtenu laborieusement en 2015 après une campagne de sanctions particulièrement dévastatrices, notamment européennes. La semaine dernière, le président de la République français, Emmanuel Macron, et la chancelière allemande, Angela Merkel, en visite à Washington, ont l’un et l’autre plaidé pour les mérites du texte, tout en reconnaissant certaines lacunes.
Les velléités de M. Trump buttent également sur le Congrès américain. La franche hostilité de naguère envers ce texte a en effet fait place, au Sénat comme à la Chambre des représentants, à une défiance raisonnée. Une bonne partie des élus, notamment démocrates, qui avaient voté en 2015 contre le compromis, sans pour autant rassembler les voix nécessaires pour le bloquer, n’entend pas rompre l’accord et mettre en difficulté les relations des Etats-Unis avec leurs alliés, ainsi que la crédibilité de Washington.
« Un bon signal » à la Corée du Nord
La constitution d’une équipe de « faucons » autour du président, après l’entrée en fonction de John Bolton, son nouveau conseiller à la sécurité nationale, et la confirmation de Mike Pompeo au poste de secrétaire d’Etat, plaide pourtant en faveur d’une sortie américaine de l’accord. M. Pompeo, qui a rencontré dimanche Benyamin Nétanyahou, a notamment déclaré à la presse « que ces documents [présentés par le premier ministre israélien] [étaient] réels, qu’ils [étaient] authentiques ».
S’exprimant devant une commission du Sénat le 26 avril, le secrétaire à la défense, James Mattis, a insisté lui aussi sur les vertus du compromis. « Je l’ai lu maintenant trois fois (…), et je dirais que c’est écrit presque avec l’hypothèse que l’Iran essaiera de tricher », a-t-il dit avant de juger le mécanisme de vérification « assez robuste ». M. Mattis s’est pourtant abstenu de répéter comme il le faisait auparavant que le texte est « dans l’intérêt des Etats-Unis ».

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A la veille de sa prise de fonction, il y a un peu plus d’un an, le même homme avait jugé que « quand l’Amérique donne sa parole, [elle doit] la respecter ». Lundi, M. Trump a trouvé au contraire une vertu à un renoncement unilatéral des Etats-Unis : celle d’envoyer « un bon signal » à la Corée du Nord, à la veille d’un sommet avec Kim Jong-un, qui devrait être essentiellement consacré au programme nucléaire de Pyongyang.

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La justice iranienne ordonne le blocage de Telegram

La République islamique reproche au réseau de messagerie d’héberger des groupes d’opposition armés ou violents.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 23h44
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 09h39
   





                        


La justice iranienne a ordonné, lundi 30 avril, le blocage de Telegram, le réseau de messagerie le plus populaire en Iran. Rapportée par Mizan Online, l’agence de presse de l’autorité judiciaire, cette décision était attendue depuis que le gouvernement avait ordonné, à la mi-avril, à tous les organes de l’Etat de cesser d’utiliser Telegram pour leurs communications externes.
Tous les fournisseurs d’accès à Internet et les opérateurs téléphoniques « ont le devoir de bloquer totalement à partir d’aujourd’hui l’accès à Telegram », rapporte Mizan, citant la décision du juge. En dépit de cette décision, des journalistes de l’Agence France-Presse (AFP) ont constaté que la messagerie restait accessible lundi soir.

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Le jugement impose d’empêcher tout accès à Telegram avec un logiciel de type VPN (« Virtual Private Network » ou « réseau privé virtuel »), avertissant qu’en cas contraire, « cela sera considéré comme une contravention à l’ordre de la justice et poursuivi », précise Mizan.
Le tribunal a agi sur la base de nombreuses plaintes contre Telegram, reconnu coupable entre autres de « perturbation de l’unité nationale », d’« incitation à la révolte », d’« espionnage », de propagation « d’écrits et de contenus obscènes […] encourageant la corruption et la prostitution », d’insultes à l’islam ou encore d’« action contre la sécurité nationale par des groupes terroristes ».
Une absence de coopération
Le chef de la police chargé de la lutte contre la criminalité sur Internet, le général Kamal Hadianfar, avait accusé lundi matin Telegram de ne pas coopérer avec les autorités en matière de lutte contre le terrorisme. Malheureusement, « des réseaux de messagerie comme Telegram ne coopèrent d’aucune façon avec nous », a-t-il déclaré à l’Iranian Students’ News Agency (ISNA), tandis que vingt-six personnes comparaissent en justice depuis samedi pour leur implication supposée dans deux attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI), qui firent dix-sept morts à Téhéran le 7 juin 2017.
« Ces gens qui sont en train d’être jugés ont utilisé Telegram pour toutes leurs […] communications entre eux. Malheureusement, le directeur de Telegram ne nous a absolument pas aidés à ce sujet », affirme encore le général Hadianfar, cité par l’ISNA, parlant de Pavel Dourov, le cofondateur et PDG du réseau de messagerie.
Un constat que font également les autorités russes qui, depuis la mi-avril, ont imposé un blocage de Telegram après que le réseau eut refusé de fournir aux services fédéraux de sécurité (FSB) les clés permettant de lire les messages des utilisateurs.

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Les autorités iraniennes ont également accusé Telegram d’avoir attisé la vague de contestation qui a touché des dizaines de villes autour du nouvel an en permettant la diffusion de messages insurrectionnels diffusés par des groupes en exil.
La promotion de messageries locales
Telegram revendique 40 millions d’utilisateurs en Iran, soit près d’un habitant sur deux. Le réseau, qui permet des communications cryptées, est utilisé au quotidien par des entreprises, des particuliers, des médias et des hommes politiques.

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Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, et le président Hassan Rohani ont fermé leur compte Telegram le 19 avril, en même temps que paraissait une directive interdisant à tous les organismes étatiques l’usage d’applications de messagerie étrangères pour leurs communications extérieures. Contre Telegram, les autorités iraniennes cherchent à promouvoir des services de messagerie mis au point en Iran.



                            


                        

                        

