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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Des affrontements ont éclaté entre les forces de l’ordre et plus d’un millier d’individus encagoulés près de la gare d’Austerlitz. Le reste du cortège, détourné de son itinéraire, a atteind la place d’Italie vers 18 heures.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’adolescente de 13 ans a été retrouvée morte ce week-end. Dans la nuit de lundi à mardi, un voisin a été mis en examen pour séquestration, viol et meurtre d’un mineur de moins de 15 ans et placé en détention provisoire.
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A Wambrechies, des milliers de personnes rendent hommage à Angélique

L’adolescente de 13 ans a été retrouvée morte ce week-end. Dans la nuit de lundi à mardi, un voisin a été mis en examen pour séquestration, viol et meurtre d’un mineur de moins de 15 ans et placé en détention provisoire.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 18h01
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 18h42
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



   


« Nos cœurs sont brisés, nos têtes sont remplies de questions, nos yeux pleurent mais nous ne faiblirons pas. » Les mots d’Anaïs Six, 21 ans, la grande sœur d’Angélique Six, ont clôturé avec une grande dignité la marche blanche organisée, mardi 1er mai, à Wambrechies (Nord). Plus de 3 000 personnes étaient présentes pour rendre hommage à cette enfant de 13 ans, disparue mercredi et retrouvée morte ce week-end.
Dans la nuit de lundi à mardi, David Ramault, un voisin, a été mis en examen pour séquestration, viol et meurtre d’un mineur de moins de 15 ans et placé en détention provisoire après avoir avoué le meurtre de l’adolescente.
« C’était une petite fille gentille comme tout, adorable, toujours prête à rendre service. » Tout de blanc vêtu, c’est le cœur gros et les yeux emplis de larmes que Patrick Billiau, ancien directeur de l’école Jules-Ferry à Wambrechies, a marché aux côtés d’une foule anonyme nombreuse et recueillie. « C’était mon élève, je m’étais battu pour qu’elle aille dans une classe adaptée car elle avait un très léger handicap, confie-t-il. Quand j’ai su qu’elle avait disparu, j’ai eu un mauvais pressentiment. Elle était toujours prête à aider les autres, à porter les sacs de courses des grands-mères, c’est dur. »
A 14 heures, des milliers de personnes étaient massées devant l’hôtel de ville, recouvert d’une grande photo d’Angélique Six. Les drapeaux étaient en berne. « On se sent tous concernés, explique Nathalie, 47 ans. Ça s’est passé à 300 mètres de chez moi. On prend conscience que ça pourrait être nos enfants. » Accompagnée de sa fille de 9 ans, Nathalie soupire : « Dans deux ans, ma fille sera au collège, je ne l’imagine pas rentrer seule comme nous on le faisait quand on avait son âge. »

Un long cortège qui n'en finit pas, une foule émue, la famille d'Angelique d'une grande dignité et la Ville de… https://t.co/SdHsBEdck4— lmoniez (@Laurie Moniez)


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« On ne sait plus comment protéger nos enfants »
Cyllia, 11 ans, va, elle, seule à l’école Saint-Vaast de Wambrechies. Venue à la marche blanche, la petite fille est « triste ». Elle raconte avec ses mots la tragédie : « Angélique jouait au parc et un homme l’a kidnappée. Maintenant, je vais avoir peur. » Sa maman, Hélène Delmare, était la voisine des parents d’Angélique. « C’est un cauchemar. Je me sens très mal. On ne sait plus comment protéger nos enfants. Des malades, on en rencontre tous les jours, mais on n’arrive pas à les détecter. »
La foule, digne, a marché en silence du centre-ville de cette petite commune, réputée pour son calme et son cadre de vie, vers le parc Agrippin, où Angélique Six a disparu. En tête de cortège, ses parents, Corinne et Frédéric Six, et sa sœur étaient soutenus par leurs proches habillés en blanc. A 14 h 30, arrivés à l’angle de l’avenue du Général-Leclerc et de la rue de l’Agrippin, la famille a souhaité s’arrêter devant le domicile de l’assassin de leur fille, gardé par quelques policiers en civil, et dont une vitre a été brisée, probablement la nuit dernière. En larmes, la maman d’Angélique a lâché un juron avant de passer son chemin et retrouver la foule pour un lâcher de ballons au parc de l’Agrippin.
« C’est quoi, ce circuit ?, demande Edith, 63 ans. Ce n’est pas du tout apaisant pour la famille ! C’est ajouter de l’huile sur le feu. » Cette ancienne employée de mairie à la retraite aime sa ville, elle y a travaillé quarante-trois ans mais elle ne comprend pas comment un tel drame a pu se jouer ici. « Pour les parents actuels, comment faire avec les enfants ? Entre la guerre, les attentats où on peut se faire attaquer dans un petit Super U, et des choses comme ça, comment on fait ? Y a plus rien. C’est dur ».
« Nous allons nous battre »
Pour la famille d’Angélique, le combat ne fait que commencer. « Nous allons nous battre pour Angélique, a témoigné Anaïs Six, très proche de sa sœur. Nous allons encore traverser des épreuves difficiles mais la colère va nous permettre de lutter jusqu’au bout pour toi. » Avant de remercier une fois encore la foule pour son soutien et sa solidarité, Anaïs Six a ajouté : « Gardons en mémoire ce sourire, cette insouciance, cette vivacité qu’avait Angélique. »
Après s’être recueillie devant une grille du parc recouverte de milliers de fleurs blanches, la mère d’Angélique a proposé aux 3 000 personnes réunies de crier : « Angélique, on t’aime ! », avant de lâcher des ballons blancs dans le ciel. Les obsèques de l’adolescente auront lieu samedi.

À la demande de la famille, la foule crie "Angelique, on t'aime" avant le lâcher de ballons. Ultime intense moment… https://t.co/YbuxdrOkh0— lmoniez (@Laurie Moniez)


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Benjamin Hautecouverture, spécialiste des questions de sécurité internationale, estime que le premier ministre israélien n’apporte aucun élément nouveau sur une éventuelle duplicité iranienne.
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Déclarations de Nétanyahou sur le nucléaire iranien : « Une opération de communication politique »

Benjamin Hautecouverture, spécialiste des questions de sécurité internationale, estime que le premier ministre israélien n’apporte aucun élément nouveau sur une éventuelle duplicité iranienne.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 16h50
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 17h12
    |

            Marc Semo








                        



Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou a affirmé lundi soir devant les télévisions israéliennes qu’Israël disposait de « preuves concluantes » sur l’existence d’un plan « secret » que l’Iran pourrait activer à tout moment pour se doter de la bombe atomique. A treize jours de la décision des Etats-Unis quant à leur éventuel retrait de l’accord signé à l’été 2015 avec Téhéran, les Européens ont signalé clairement mardi 1er mai que cette masse d’informations ne semblait pas justifier une remise en cause de l’accord.
L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) s’est dite prête à examiner toutes les informations pertinentes qui lui parviendraient sur le respect de cet accord mais a répété n’avoir « aucune indication crédible d’activités en Iran liées au développement d’un engin nucléaire après 2009 ».

        Lire notre article :
         

          Israël prétend détenir des preuves des mensonges continus de l’Iran



Spécialiste des questions de sécurité internationale, notamment à propos de la prolifération des armes de destructions massives dont le nucléaire, et maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique, Benjamin Hautecouverture, estime que le premier ministre israélien n’apporte aucun élément nouveau sur une éventuelle duplicité iranienne.
Benyamin Nétanyahou apporte-t-il des révélations sur un programme nucléaire caché des Iraniens ?
Benjamin Hautecouverture : Si l’on regarde en détail le rapport publié en décembre 2015 par l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), le « Final Assessment on Past and Present Outstanding Issues regarding Iran’s Nuclear Programme » (le document le plus complet et à jour de l’agence de Vienne sur la question des menées nucléaires passées de l’Iran), on se rend compte que cette organisation chargée de vérifier l’application par Téhéran de l’accord du 14 juillet 2015 (JCPOA) entre les « 5 + 1 » (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité plus l’Allemagne) et l’Iran, évoquait déjà la quasi-totalité de ce qu’a annoncé le premier ministre israélien lundi 30 avril.
Il s’agit donc avant tout d’une opération de communication politique sur la base d’informations connues, même si le premier ministre israélien monte en épingle quelques réelles zones d’ombre afin de dire que l’Iran a menti en premier lieu à propos de ce programme militaire nucléaire AMAD. Un projet structuré sous le contrôle du bureau « Orchid » (du nom de la rue Orchid, à Téhéran, où était située cette organisation gestionnaire du projet jusqu’à la fin 2003), sous la responsabilité effective du Dr. Mohsen Fakhrizadeh, l’un des pères du programme nucléaire iranien au cours des années 1990 et 2000.
Qu’est-ce exactement que le programme AMAD ?
AMAD est un acronyme qui, traduit en français, donne à peu près : Organisation pour la planification et les fournitures spéciales. Les Iraniens n’ont pas reconnu l’existence de ce projet, démantelé fin 2003, mais ils ont fini par reconnaître du bout des lèvres l’existence d’une organisation relativement structurée sans la nommer, dont la vocation était de conduire un programme nucléaire militaire clandestin afin d’obtenir l’arme nucléaire. En revanche, les Iraniens nient avoir continué leurs recherches nucléaires militaires après cette date. L’AIEA, dans son document d’évaluation de décembre 2015, rapporte que ce programme et la structure qui l’encadrait ont été démantelés à cette date, mais admet que le programme pourrait avoir perduré de façon déstructurée.
Par la suite, la République islamique a créé le SPND, acronyme persan pour « Organisation pour la recherche et l’innovation de défense », dont la vocation nucléaire est niée par l’Iran. Or, il se trouve que l’on y retrouve notamment Mohsen Fakhrizadeh. Cela étant, l’AIEA affirme aussi qu’il n’y a pas « d’indications crédibles » selon lesquelles l’Iran aurait cherché à développer des engins explosifs nucléaires après 2009. Et l’agence n’a pas non plus « d’indication crédible » de diversion de matière nucléaire vers un programme militaire. Ce sont les deux conclusions du rapport de décembre 2015, qui contient certaines zones d’ombre quand on s’y intéresse dans le détail.
Les accusations israéliennes sont donc infondées ?
La démonstration de Benyamin Nétanyahou se fonde avant tout sur un raisonnement par analogie, mais corrélation n’est pas raison. L’Iran, selon le premier ministre israélien, a menti en 2003 et a encore menti en 2015, même après l’entrée en vigueur du JCPOA. Le pays aurait continué de développer ses connaissances et son savoir-faire en matière nucléaire, au moins ses connaissances duales – c’est-à-dire civiles, mais qui peuvent aussi un jour servir le militaire – pour une reprise future de son programme militaire. D’après Israël, l’accord de juillet 2015 est donc fondé sur le mensonge. A défaut d’apporter des éléments vraiment nouveaux sur la duplicité iranienne, les Israéliens n’ont de cesse de rappeler – comme le font par ailleurs les Américains – les limites de ce texte, s’agissant en particulier du programme balistique du pays, que l’accord de 2015 n’aborde pas, faute d’accord avec les Iraniens (le projet d’aborder la question balistique dans un accord général avait été abandonné dès janvier 2014 par les négociateurs occidentaux).
Quelles sont ces limites ?
Même si l’accord de juillet 2015 rappelle que l’Iran a droit aux usages civils de l’énergie nucléaire, la lettre et l’esprit de l’accord se rejoignent pour interdire la relance d’un programme nucléaire militaire en Iran. Cela étant, l’accord n’empêche pas l’Iran de continuer l’enrichissement de l’uranium à un taux maximal certes inoffensif, mais qui maintient équipements et compétences. Il était difficile de l’interdire en vertu de l’article 4 du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), qui garantit aux Etats parties le droit aux usages civils, notamment l’enrichissement de l’uranium à des fins civiles. Mais rien n’empêcherait l’Iran, à l’issue du « deal » en 2025, ou si Téhéran dénonce l’accord plus tôt, de reprendre ses activités d’enrichissement au-delà de 20 %, seuil critique. Le fait même que Mohsen Fakhrizadeh soit toujours à la tête du SPND montre aussi que la République Islamique ne veut pas laisse filer ses compétences sur le sujet et qu’elle maintient des activités duales.

        Lire aussi :
         

                Les regards se tournent vers Israël après des frappes sur des sites militaires en Syrie



En outre, le programme balistique iranien n’est pas intégré dans le JCPOA, alors même que Téhéran continue de développer ses missiles à moyenne et longue portées, mais aussi un missile intercontinental. Ces développements rendent encore plus cruciale la question de l’après 2025, date à laquelle la plupart des clauses du JCPOA seront caduques. C’est pour cela qu’il faut, malgré les limites de cet accord qui reste un compromis, maintenir en vigueur le JCPOA tout en tentant de le compléter pour l’après 2025, en particulier sur le volet balistique ou sur le rôle de l’Iran dans les crises régionales.
Si le JCPOA est dénoncé dans dix jours [le 12 mai, Donald Trump doit se prononcer sur un éventuel retrait de l’accord signé à l’été 2015 avec Téhéran], les Iraniens auront les coudées franches pour aller encore plus vite dans leur quête du nucléaire militaire, sauf à imaginer une solution d’interdiction militaire qui serait une folie dans le contexte régional et international actuel.

Notre sélection d’articles sur l’accord sur le nucléaire iranien
Retrouvez les contenus de référence du Monde.fr sur l’accord sur le nucléaire iranien :
les points clés de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, conclu le 14 juillet 2015ce qu’il faut savoir de l’accord, en sept questionsl’analyse de notre correspondant aux Etats-Unis, qui voit dans l’accord avec l’Iran le miroir de la diplomatie Obamacomprendre ce qu’implique la « décertification » de l’accord par Donald Trumpla tribune de parlementaires européens qui appellent leurs homologues américains à sauver l’accord sur le nucléaireles images de la visite d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis, où il a débattu de l’accord avec Donald Trumpla chronique de Sylvie Kauffmann, pour qui « sur le nucléaire iranien, le compte à rebours vers une sorte de catastrophe annoncée a commencé »la tribune de François Nicoullaud, ancien ambassadeur à Téhéran qui appelle à « sortir par le haut de la crise du nucléaire avec l’Iran »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ L’initiative a été saluée par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics.
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L’Ecosse introduit un prix minimal pour l’alcool

L’initiative a été saluée par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 17h38
   





                        



   


L’Ecosse est devenue, mardi 1er mai, la première nation au monde à introduire un prix minimal pour l’alcool, avec l’entrée en vigueur d’une loi après des années de bataille juridique. « Je pense que des pays en Europe et ailleurs chercheront à reproduire ce qui a été fait ici », a déclaré à l’Agence France-Presse la première ministre écossaise Nicola Sturgeon, notant que l’Irlande et le Pays de Galles souhaitaient lancer des projets similaires.
Le prix minimal par unité d’alcool est désormais fixé à 50 pence (57 centimes), une mesure qui prend en compte à la fois la teneur en alcool et le volume du produit. Ainsi, une bouteille de 70 cl de whisky ne pourra pas être vendue en dessous de 14 livres (15,60 euros) et une bouteille de 75 cl de vin à 12,5 % pas moins de 4,69 livres (5,30 euros).
Le texte, qui vise à combattre les méfaits liés à l’alcool, a été salué par le corps médical et des associations comme le plus grand progrès en matière de santé publique depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics. « Cette loi sauvera des vies », a déclaré Alison Douglas, directrice générale de l’organisation caritative Alcohol Focus Scotland.
1 265 morts liées à l’alcool en 2016
En 2016, 1 265 morts étaient liées à l’alcool en Ecosse, où vivent 5,3 millions de personnes, une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente.
Les commerçants ont déclaré qu’ils s’attendaient à des pertes minimes et avaient depuis longtemps anticipé la mise en place de la mesure. Linda Williams, propriétaire d’un magasin à Edimbourg, estime que la mesure pourrait même contribuer à « mettre au même niveau les supermarchés et les commerces indépendants ». « Il ne pourra plus y avoir les gros rabais sur les spiritueux et les gros packs de bière qui ont vraiment été à l’origine de tous les problèmes avec l’alcool », a-t-elle souligné.

   


La loi, votée en 2012 par le Parlement écossais, entre finalement en vigueur après des années de querelles judiciaires. La Cour suprême a soutenu l’initiative du gouvernement écossais l’an dernier, rejetant l’appel constitué par l’Association du whisky écossais (Scotch Whisky Association, SWA) et d’autres représentants de cette industrie pour l’annuler.
Sept juges à Londres ont unanimement déclaré que la mise en place d’un prix minimal était « un moyen proportionné d’atteindre un but légitime » et ne violait pas les lois européennes. Cela a mis fin à une bataille juridique qui était allée jusqu’à la Cour européenne de justice en 2015.
Malgré l’échec de son appel, un porte-parole de la SWA a déclaré que l’industrie avait travaillé « en coopération » avec le gouvernement pour mettre en œuvre la mesure.
Nicola Sturgeon a déclaré qu’elle n’avait jamais cru que la mesure nuirait à l’industrie lucrative du whisky en Ecosse, soulignant que « les whiskys haut de gamme pour lesquels l’industrie écossaise est si renommée ne figurent pas parmi les produits alcoolisés qui seront les plus touchés par les prix minimaux ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Cafés littéraires, salles de concerts, maisons d’édition, école de cinéma… La capitale irakienne voit éclore une liberté nouvelle qu’artistes et intellectuels entendent préserver, en pesant sur les élections législatives du 12 mai.
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La vie culturelle renaît à Bagdad 
                  
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Le Monde
 |
                  27.04.2018 à 13h43
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 18h54


Cafés littéraires, salles de concerts, maisons d’édition, école de cinéma… La capitale irakienne voit éclore une liberté nouvelle qu’artistes et intellectuels entendent préserver, en pesant sur les élections législatives du 12 mai.

Par             Hélène Sallon





                     

Face aux eaux paisibles du Tigre, la villa Sassoon est un lieu hors du temps. Les bruits de klaxons qui émanent de la rue Al-Rachid voisine, constamment embouteillée par un barrage militaire, parviennent en sons étouffés. La villa ottomane est un cocon feutré au lustre décati, à l’image de ce quartier de Bagdad qui fut le cœur de la vie politique et culturelle des années 1920 jusqu’à la dictature imposée, en 1979, par Saddam Hussein.
Ses immeubles délabrés et noircis racontent les guerres successives, l’embargo et les quinze années tourmentées qui ont suivi l’invasion américaine de l’Irak, en 2003. Les bric-à-brac et les surplus militaires ont remplacé les théâtres et cafés qui faisaient la renommée de la plus ancienne rue de Bagdad.
Lorsqu’ils l’ont récupérée aux soldats qui l’occupaient jusqu’en 2004 et en avaient fait un checkpoint, la villa de Sassoon Eskell, fils d’une illustre famille juive de Bagdad devenu ministre des finances du premier gouvernement de l’Irak (1921-1925), les jeunes réalisateurs Mohamed Al-Daradji et Oday Rasheed ont voulu sauver un bout de la mémoire de cet Irak d’antan, multiconfessionnel et bouillonnant. Entre ces murs chargés d’histoire, ils ont défié l’occupation, les violences confessionnelles et le délitement de l’Etat pour donner forme au rêve un peu fou de faire renaître le cinéma irakien.
Pépinière de talents
Quatorze ans plus tard, le rêve s’est concrétisé. Créé en 2009, au sortir de la guerre civile, l’Iraqi Independent Film Center (IIFC – Centre indépendant pour le cinéma irakien) est une pépinière de jeunes talents. Inspirés par le néoréalisme italien et le cinéma de l’Allemagne d’après-guerre, ils défendent un cinéma ancré dans la réalité, qui puise dans l’histoire tourmentée de l’Irak, dans les vies des 37 millions d’habitants où le romanesque le dispute au dramatique. Un cinéma adapté aux contingences : des budgets dérisoires, le manque d’acteurs professionnels, la menace des groupes armés et...





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ A partir de mai, le contrôle technique des voitures sera plus contraignant, le gaz plus cher et la protection des données personnelles renforcée... Tour d’horizon.
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Tabac, contrôle technique, prix du gaz…, ce qui va changer en mai

A partir de mai, le contrôle technique des voitures sera plus contraignant, le gaz plus cher et la protection des données personnelles renforcée... Tour d’horizon.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 14h07
   





                        


Hausse du prix du gaz, contrôle technique plus contraignant, ou encore date limite pour déclarer ses revenus…, le mois de mai comporte de nombreuses dates importantes pour les ménages français. Tour d’horizon.
Augmentation des tarifs du gaz
Les tarifs réglementés du gaz naturel, appliqués par Engie, augmentent jusqu’à 0,4 % pour certains Français à partir du 1er mai. « Cette augmentation est de 0,1 % pour ceux qui utilisent le gaz pour la cuisson, de 0,2 % pour ceux qui ont un double usage cuisson et eau chaude et de 0,4 % pour les foyers qui se chauffent au gaz », a précisé la Commission de régulation de l’énergie dans un communiqué.
Depuis l’ouverture du marché de l’énergie à la concurrence, les 10,6 millions de consommateurs français abonnés au gaz ont le choix entre les tarifs réglementés de l’ancien monopole et les prix de marché, proposés tant par Engie que par ses concurrents.

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Durcissement du contrôle technique 
A partir du 20 mai, un nouveau contrôle technique, plus contraignant, sera mis en place en raison de l’application d’une directive européenne signée en 2014. Le nombre de points de contrôle passera de 123 à 132. Ce qui représente 606 défaillances potentielles, contre 400 jusqu’ici. Ces défaillances sont désormais classées en trois catégories : mineures, majeures ou critiques.
Dans le premier cas, aucune contre-visite n’est demandée ;pour les défaillances majeures, une contre-visite doit être effectuée dans les deux mois ;enfin, si le problème technique est critique, la réparation doit être faite dans les vingt-quatre heures. Si cette contre-visite n’est pas faite dans le temps imparti, il sera interdit de rouler avec le véhicule en cause. Le véhicule qui présente une ou plusieurs défaillances critiques se verra apposer sur le pare-brise une vignette mentionnant l’obligation d’une contre-visite.
Léger changement du prix des cigarettes
Après avoir augmenté de 1 euro en moyenne le 1er mars, le prix du paquet de cigarettes ne variera qu’à la marge en ce début de mois de mai. Le prix moyen du paquet de vingt cigarettes s’établit désormais à 7,90 euros, avec des tarifs allant de 7,50 euros à 9,30 euros, et « près de la moitié des paquets de vingt cigarettes auront un prix égal ou supérieur à 8 euros », fait savoir le ministère de la santé.
Dans le détail, le paquet de vingt Marlboro Red, qui était à 8 euros depuis le 1er mars — contre 7,30 euros auparavant — conservera ce prix. Le numéro un du marché français avait été critiqué pour avoir décidé de rogner sur ses marges afin d’absorber une partie de la hausse des taxes décidée par le gouvernement.
Dans la même catégorie, les paquets de Philip Morris et de Gauloises blondes restent eux aussi à 8 euros, tandis que ceux de Camel filtre passent à 7,90 euros, soit une baisse de 10 centimes.

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Dates limites pour payer ses impôts 
Le mois de mai est également marqué par la déclaration des revenus à l’administration fiscale. Les habitants des départements numérotés de 01 à 19 ont jusqu’au 22 mai pour remplir leur déclaration en ligne.
La date limite est le 29 mai pour les départements de 20 à 49, et le 5 juin pour ceux de 50 à 976. Pour la déclaration papier, la date limite est fixée au 17 mai.

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Données personnelles : le RGPD entre en application
A partir du 25 mai, les entreprises françaises seront sommées de renforcer la protection des données personnelles en appliquant le nouveau règlement européen relatif à la protection des données des personnes physiques (RGPD).
Ce texte publié il y a deux ans, le 27 avril 2016, concerne toutes les entreprises et tous les organismes publics qui assurent le traitement de données personnelles et représentés dans plusieurs pays européens. Il vise à étendre le droit des citoyens à la protection de leur vie privée, à l’heure où le big data devient de plus en plus important et stratégique.
Ce texte invite les entreprises à davantage de transparence sur leur recours aux données personnelles. Ainsi, les utilisateurs doivent-ils être informés de l’utilisation de leurs données et doivent exprimer leur accord à leur traitement ou pouvoir s’y opposer.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Avec l’appli mobile du projet « In Their Shoes », les soignants s’immergent dans le quotidien des personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. « Le Monde » a tenté l’expérience.
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Dans la peau d’un patient atteint de la maladie de Crohn

Avec l’appli mobile du projet « In Their Shoes », les soignants s’immergent dans le quotidien des personnes souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin. « Le Monde » a tenté l’expérience.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 14h00
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            

« Vous avez dix minutes pour aller aux toilettes », ce message est envoyé à de nombreuses reprises. C’est l’une des 70 notifications que va m’envoyer l’application du projet « In Their Shoes », qui consiste à se mettre durant trente-six heures dans la peau d’un patient souffrant de maladies inflammatoires chroniques de l’intestin (MICI). Pour percevoir ce que ressentent ces patients, j’ai fait cette expérience. Tout comme 23 personnes de l’équipe de gastro-entérologie de l’hôpital Saint-Antoine à Paris (AP-HP), infirmiers, médecins, internes, aides-soignants, soit environ la moitié du service.
Lorsque ce message est arrivé, j’étais dans le métro, une autre fois, dans la rue. Pas simple de trouver des toilettes dans le métro, et je n’ai pas trouvé de café… bref, je n’ai pas eu le temps. Je reçois une notification : « Raté ! » en rouge. Et des messages qui sont de vrais témoignages de patients : « J’étais chez des amis, j’ai eu une crampe, je n’ai pas eu le temps d’arriver aux toilettes, mon pantalon était taché. Je suis rentré, très contrarié », ou « J’étais coincée dans les embouteillages, j’étais en pleurs »… C’est l’un des enjeux principaux : « Où pensez-vous aller en cas de poussée de la maladie ? Connaissez-vous l’emplacement des toilettes ? » Lorsque le défi est lancé, il faut envoyer une photo de la porte des toilettes pour être sûr qu’on ne triche pas.
Une ceinture pour simuler des gênes abdominales
Les MICI recouvrent principalement la maladie de Crohn et la rectocolique hémorragique, et touchent environ 250 000 personnes en France, dont la maladie débute souvent entre 15 et 30 ans. Elles évoluent par poussées entrecoupées de périodes de rémission. Les MICI provoquent notamment des douleurs abdominales, des diarrhées (avec parfois des émissions de sang), souvent nombreuses… jusqu’à 15 à 20 par jour. A cela s’ajoute un état général dégradé (fatigue, fièvre…). Autant de symptômes qui altèrent...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Les trois pays voisins ont des relations particulières avec Pyongyang et sont impliqués à divers titres dans la crise avec la Corée du Nord.
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Corée du Nord : le Japon, la Corée du Sud et la Chine annoncent la tenue d’un sommet le 9 mai

Les trois pays voisins ont des relations particulières avec Pyongyang et sont impliqués à divers titres dans la crise avec la Corée du Nord.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 16h47
   





                        


La Corée du Sud, la Chine et le Japon tiendront un sommet le 9 mai à Tokyo, a annoncé Séoul mardi 1er mai, un nouveau rendez-vous en période d’intense activité diplomatique autour de la Corée du Nord. Ce sommet réunira le président sud-coréen Moon Jae-in ainsi que les premiers ministres japonais Shinzo Abe et chinois Li Keqiang.
Il fait suite à un sommet historique le 27 avril entre le président sud-coréen et le leadeur nord-coréen Kim Jong-un, dans la zone démilitarisée séparant les deux Corées, avant une rencontre très attendue entre M. Kim et le président américain Donald Trump, dont ni la date ni le lieu n’ont été annoncés.
« Confirmer la coopération »
« Nous voulons confirmer la coopération avec le président Moon avant le sommet entre les Etats-Unis et la Corée du Nord », a déclaré le premier ministre japonais lors d’une visite dans la capitale jordanienne, Amman.
« Je veux discuter de manière approfondie de la manière dont la Corée du Nord peut prendre le bon chemin, résoudre les questions des enlèvements, des missiles et du nucléaire », a-t-il ajouté, faisant référence aux enlèvements de Japonais par la Corée du Nord dans le passé.
Les trois pays voisins ont des relations particulières avec Pyongyang et sont impliqués à divers titres dans la crise avec la Corée du Nord : la Corée du Sud en qualité de voisin et ancien adversaire de la guerre des années 1950-1953, le Japon en qualité d’allié-clé des Etats-Unis dans la région et de cible potentielle des missiles nord-coréens, et la Chine en qualité de principal partenaire diplomatique et commercial de Pyongyang.

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les images historiques de la rencontre entre les deux chefs d’Etat, Kim Jong-un et Moon Jae-inla synthèse pour tout comprendre de la rencontre entre les dirigeants des deux Coréesce que contient la déclaration de Panmunjom, signée par les dirigeants nord et sud-coréensles réponses de Mathieu Duchâtel, spécialiste de l’Asie et de la Chine à l’European Council of Foreign Relations, à vos questionsle compte rendu du sommet intercoréen de Panmunjomla tribune de François Godement, directeur du programme Asie à l’European Council on Foreign Relations, pour qui « la paix n’est pas encore à portée de main »l’enquête à Panmunjom, village de la zone démilitarisée qui sépare les deux Corées





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Un double attentat-suicide imputé à Boko Haram dans une mosquée a fait au moins 24 morts, selon la police locale. Des sources hospitalières donnent un bilan plus lourd.
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Compte rendu

Le Nigeria à nouveau frappé par des attentats-suicides, des dizaines de morts

Le double attentat-suicide imputé à Boko Haram dans une mosquée a fait au moins 24 morts, selon la police locale. Des sources hospitalières donnent un bilan plus lourd.


Le Monde.fr avec AFP
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        Le 01.05.2018 à 17h20

     •
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        Mis à jour le 01.05.2018 à 18h11





Le Nigeria n’en finit pas de compter ses morts. Un double attentat imputé aux djihadistes de Boko Haram dans une mosquée de Mubi, dans le nord-est du pays, a fait au moins 24 morts, selon la police locale, mais des bilans plus lourds ont été donnés par des témoins.
« Pour l’instant [le bilan des victimes] est de 24 », a déclaré Othman Abubakar, le porte-parole de la police de l’Etat d’Adamawa, alors que des secouristes et des sources hospitalières avancent un bilan bien plus lourd pouvant s’élever à 48 personnes tuées dans cette double explosion.
« Nous avons transporté des dizaines de morts et de blessés vers l’hôpital et l’opération de secours est toujours en cours, avait déclaré un peu plus tôt un secouriste volontaire, Habu Saleh. Il est encore difficile de donner un bilan exact des victimes, car nous sommes toujours en train d’évacuer [les victimes], ajoutait-il. C’est le chaos. »

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Des douzaines de blessés
Un kamikaze a déclenché sa ceinture explosive dans une mosquée à 14 h 20 (heure française), peu de temps après la prière de l’après-midi dans la ville de Mubi, à 200 kilomètres de Yola, la capitale de l’Etat d’Adamawa. Un second kamikaze s’est fait exploser dans un marché à proximité au moment où les fidèles fuyaient la mosquée.
La ville de Mubi a été régulièrement visée par les attaques du groupe djihadiste nigérian Boko Haram, qui sévit dans le nord-est du Nigeria. A la fin de novembre, au moins 50 personnes ont été tuées dans un attentat similaire. Le conflit qui ravage les contours du lac Tchad a fait plus de 20 000 morts et 2,6 millions de déplacés au Nigeria depuis 2009.





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Malgré les attaques meurtrières dans le nord du pays, les groupes Eni et Anadarko comptent exploiter les immenses réserves découvertes au large des côtes.
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Décryptage

La menace islamiste plane sur l’avenir gazier du Mozambique

Malgré les attaques meurtrières dans le nord du pays, les groupes Eni et Anadarko comptent exploiter les immenses réserves découvertes au large des côtes.

Par                                            Adrien Barbier (Mocimboa da Praia (Mozambique), envoyé spécial)




LE MONDE
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        Le 30.04.2018 à 16h22

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        Mis à jour le 01.05.2018 à 15h56






    
Des soldats mozambicains patrouillent à Mocimboa da Praia, dans le nord du pays, le 7 mars 2018, après une attaque d’insurgés islamistes.
Crédits : ADRIEN BARBIER / AFP


Des rues parsemées de nids-de-poule, des bâtiments officiels décrépis, un seul hôtel défraîchi : Mocimboa da Praia, dans l’extrême-nord du Mozambique, est une bourgade sans grand intérêt. Si ce n’est la mer, ses eaux turquoise et la pêche, principale source de revenus des habitants de cette zone retirée, bercée par l’océan Indien. Difficile d’imaginer qu’à 80 km se joue l’avenir économique de tout un pays.
Depuis 2010, plus de 5 000 milliards de mètres cubes de gaz ont été découverts au large des côtes, dans le bassin du fleuve Rovuma, qui fait la frontière avec la Tanzanie. Et les multinationales ont choisi Palma, jusque-là un simple village de pêcheurs, pour y ériger les infrastructures qui doivent faire du Mozambique le futur Qatar de l’Afrique.

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Las, en octobre 2017, c’est la ville voisine de Mocimboa qu’un groupe d’insurgés islamistes a choisi de frapper. Depuis, les assaillants – que les locaux nomment « Al-Chabab » (« les jeunes », en arabe) même s’il n’y a pas de lien avéré avec le mouvement somalien du même nom – ont plongé la région dans l’inconnu. Si les autorités se gardent bien de donner un bilan précis, une dizaine d’attaques ont fait au moins une quarantaine de morts.
Fortement réprimés par les forces gouvernementales, les survivants du groupe se sont retranchés dans les forêts avoisinantes, d’où ils mènent des raids sporadiques contre les villages. Les dernières attaques rapportées par les médias locaux remontent aux 20 et 21 avril. Des maisons ont été brûlées, des villageois tués, essentiellement pour dérober de la nourriture.
EDF et Total intéressés
Jusqu’à présent, les sites gaziers n’ont pas été visés et les multinationales poursuivent leurs projets comme si de rien n’était. La major italienne Eni, la première à avoir lancé son méga-projet en juin 2017 – une plateforme flottante d’extraction et de liquéfaction d’un coût de 8 milliards de dollars (environ 6,6 milliards d’euros) –, ne s’estime pas concernée. « Eni n’a pas de personnel dans cette zone, toutes nos activités sont offshore », affirme un représentant à Rome.
Du côté de l’américain Anadarko, l’autre grand groupe chargé du destin gazier du Mozambique, on « prend très au sérieux toute menace portant atteinte à la sécurité des personnels », explique une représentante depuis Houston. « Les projets se poursuivent, avec une grande attention portée à l’environnement sécuritaire », ajoute-t-elle, sans plus de détails.

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En mars, le gouvernement a approuvé le plan de développement d’Anadarko pour l’exploitation du champ gazier de Golfinho-Atum. Il reste désormais à la firme texane à convaincre suffisamment d’acheteurs pour boucler le financement (estimé à 12 milliards de dollars) et lancer officiellement la construction des infrastructures, au plus tôt fin 2018. En février, Electricité de France (EDF) a signé un contrat d’achat portant sur 1,2 million de tonnes de gaz liquéfié par an pendant quinze ans, tandis que Total serait également en discussion.
« Pour l’instant, la menace reste mineure, car les insurgés n’ont pas démontré leur capacité à viser des opérations commerciales, qui sont de toute façon dotées de gros dispositifs de sécurité, résume Barnaby Fletcher, du cabinet d’analyse des risques Control Risks. Les entreprises suivent néanmoins la situation avec attention, car il y a un fort potentiel pour que la situation devienne bien plus volatile. » 
Soufis contre wahhabites
Jusqu’à récemment, c’est le centre du pays qui concentrait l’attention de la communauté internationale. L’ancienne rébellion de la guerre civile (1976-1992), la Résistance nationale du Mozambique (Renamo), qui a repris les armes en 2013, s’y est opposée aux forces gouvernementales lors de heurts sanglants jusqu’à fin 2016. Le leader de l’opposition, Afonso Dhlakama, vit toujours retranché dans les montagnes de Gorongosa dans l’attente d’un nouveau traité de paix.
Les attaques à Mocimboa ont depuis mis un coup de projecteur sur le nord du Mozambique, où les facteurs d’instabilité sont multiples. « C’est une zone où les divisions se superposent : il y a un véritable problème social, politique et religieux qui a déjà causé des problèmes par le passé », estime le chercheur suisse Eric Morier-Genoud.

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La communauté musulmane, majoritaire dans la moitié nord, est depuis longtemps parcourue de tensions, entre la branche soufie qui pratique un islam modéré depuis plusieurs siècles, un leadership religieux installé à Maputo et sous influence des wahhabites, présents au Mozambique depuis les années 1960, et des jeunes qui ne se reconnaissent ni dans l’un ni dans l’autre.
« Ces jeunes sont allés étudier en Tanzanie, au Soudan, en Arabie saoudite. Et une fois rentrés, ils ont commencé à propager leur idéologie, explique l’administrateur adjoint de Mocimboa, Antonio Melembe. Puis, confrontés au contexte de pauvreté et d’analphabétisme, ils se sont très vite radicalisés. » 
« Narco-Etat » en gestation
Malgré les richesses de son sous-sol, la province de Cabo-Delgado est la moins développée du Mozambique. Or l’euphorie générée par la découverte du gaz et par les investissements liés à la phase d’exploration est retombée comme un soufflé lorsque les entreprises se sont retirées, en 2015, en attendant de trouver acheteurs et investisseurs. Depuis, l’attente s’est transformée en frustration, une potentielle source d’animosité vis-à-vis des multinationales. « Les entreprises gazières le savent bien : même s’il est bien géré, un tel flux d’investissement dans une région aussi défavorisée génère toujours de l’instabilité », estime Barnaby Fletcher.
Enfin, la région est réputée pour les réseaux criminels qui y pullulent, souvent avec la complicité de responsables gouvernementaux haut placés, comme le révélait WikiLeaks en 2010, évoquant un « narco-Etat » en gestation. Drogue, ivoire, pierres précieuses, blanchiment d’argent… La zone est sur la route de tous types de trafics entre l’Asie et l’Afrique du Sud.

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A seulement 300 km au sud-ouest de Mocimboa, Montepuez renferme les plus grandes réserves de rubis d’Afrique. Des mineurs viennent de tout le continent pour y prospecter illégalement. Or début 2017, les autorités mozambicaines ont lancé une vaste opération de nettoyage. Plus de 7 000 mineurs ont été expulsés sans ménagement. De quoi alimenter des sentiments de vengeance contre l’Etat et fournir de nouvelles recrues aux « Chabab ».
Tous les regards sont désormais tournés vers Maputo et sur la façon dont le gouvernement compte endiguer l’insurrection islamiste. S’il se focalise sur la répression sans réduire les inégalités, la situation pourrait perdurer. « Nous sommes assis sur un baril de poudre », résume Antonio Melembe.


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Seul candidat en lice, le leadeur de l’opposition a prévenu d’un « véritable tsunami politique » s’il n’est pas élu premier ministre mardi par le Parlement.
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Arménie : plus de 20 000 personnes manifestent pour exiger l’élection de Nikol Pachinian

Seul candidat en lice, le leadeur de l’opposition a prévenu d’un « véritable tsunami politique » s’il n’est pas élu premier ministre mardi par le Parlement.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 12h10
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 18h08
   





                        



   


Seul candidat en lice, Nikol Pachinian réussira-t-il à se faire élire premier ministre, mardi 1er mai, à l’occasion d’une session extraordinaire du Parlement ? Soutenu par trois des quatre formations représentées au Parlement arménien, M. Pachinian peut compter sur 47 votes. Mais il doit en réunir 53 pour être élu.
Face à un possible blocage, M. Pachinian accuse désormais le Parti républicain, formation du premier ministre démissionnaire Serge Sarkissian, qui dispose de 58 sièges au Parlement, de vouloir entraver son élection.

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« Je voudrais avertir ces messieurs (du Parti républicain au pouvoir) de ne pas se tromper en prenant la tolérance du peuple pour de la faiblesse, cela peut mener à un véritable tsunami politique », a déclaré M. Pachinian mardi matin devant les députés à l’ouverture de la séance parlementaire. A l’appel de ce dernier, plus de 20 000 personnes se sont rassemblées dans le centre d’Erevan mardi en fin de matinée pour lui apporter leur soutien.
La journaliste du Monde Annick Cojean suit actuellement la situation à Erevan :

Tweets by AnnickCojean 

Crise politique sans précédent
Depuis le 13 avril, l’Arménie est plongée dans une crise politique sans précédent : des manifestations de plusieurs dizaines de milliers d’opposants ont provoqué le 23 avril la démission de Serge Sarkissian, qui venait d’être élu premier ministre six jours auparavant par les députés, après avoir été le chef de l’Etat pendant dix ans.

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                Les Arméniens « ne connaissent pas la peur »



Jusqu’à présent, le Parti républicain, qui a rencontré lundi M. Pachinian, avait dit ne pas vouloir présenter de candidat rival et ne pas s’opposer à son élection. Mais le ton a changé mardi. « Après la rencontre insatisfaisante d’hier (avec l’opposant), je suis convaincu que M. Pachinian ne peut pas être premier ministre », a ainsi déclaré Edouard Charmazanov, porte-parole du Parti républicain et vice-président du Parlement, cité par l’agence de presse russe Interfax.
S’il est élu mardi, M. Pachinian a promis de former un gouvernement dans deux semaines et de présenter un programme d’ici à vingt jours. Des élections législatives anticipées seront aussi organisées, a-t-il dit.
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            data-slide-description="La manifestation de l'opposant Nikol Pachinian dans la ville de Vanadzor, la troisième plus grande ville d'Arménie après Erevan, la capitale, et Gyumri."
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            data-slide-description="Les gens saluent le passage de l'opposant Nikol Pachinian dans la village de Margahovit, environ 65 km au nord d’Erevan."
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            data-slide-description="Le convoi en route vers la manifestation et le meeting de Nikol Pachinian."
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            data-slide-description="Tout au long de la route vers Gumri, le convoi est salué, comme ici."
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            data-slide-description="Nikol Pachinian après son discours dans la ville d’Idjevan, capitale de la région de Tavush, non loin du lac Sevan."
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            data-slide-description="A  Vanadzor, Nikol Pachinian traversant la foule pour accéder à la tribune."
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            data-slide-description="L’arrivée à Vanadzor, la troisième plus grande ville d'Arménie , le 28 avril."
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            data-slide-description="A la tribune, devant ses supporteurs rassemblés à Vanadzor."
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            data-slide-description="Sa mère fait patienter Astrik, 4 ans, pour assister au meeting."
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            data-slide-description="Dans la foule, Anait Vartinian, 56 ans (souriante, à droite) : « Enfin de l’espoir dans cette ville qui a tant souffert et ne survit que grâce à la diaspora ! »"
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            data-slide-description="Les plus âgés espèrent que Nikol Pachinian retiendra les jeunes tentés par le départ."
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            data-slide-description="Nikol Pachinian espère que c’est la mobilisation populaire qui permettra au Parlement arménien de l’élire premier ministre."
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            data-slide-description="Pour tous ses supporteurs, l’opposant représente un espoir de revanche, un rêve de justice."
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            data-slide-description="A la tribune, dans la ville de Vanadzor."
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La manifestation de l'opposant Nikol Pachinian dans la ville de Vanadzor, la troisième plus grande ville d'Arménie après Erevan, la capitale, et Gyumri.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Une tour de plus de 20 étages s’est effondrée des suites d’un incendie. L’immeuble, qui n’était plus habitable, était occupé par des familles sans logement.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ La force d’évocation des parfums n’échappe pas aux stéréotypes, suggère une étude américaine.
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édition abonné


Les odeurs ont un sens, et une classe sociale

La force d’évocation des parfums n’échappe pas aux stéréotypes, suggère une étude américaine.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 17h41
    |

                            Baptiste Coulmont (Sociologue, maître de conférences à l’université Paris-VIII et contributeur "Sciences")








                        



                                


                            
Carte blanche. Marcel Proust écrivait, en substance, que « quand d’un passé ­ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres (…), seules, plus frêles mais plus vivaces (…), plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps (…) à porter sans fléchir (…)l’édifice immense du souvenir ». L’odeur est une des clés qui ouvrent la porte de cet « édifice immense » du souvenir personnel. Mais pas seulement le souvenir personnel, comme le montre Karen Cerulo dans « Scents and Sensibility » (American Sociological Review, non traduit).
Effet proustien par excellence
La sociologue de Rutgers University (New Jersey) se demande comment on attribue un sens à ce que l’on sent, une signification à l’olfaction. Elle a choisi trois parfums très différents vendus dans le commerce. Le premier coûte environ 300 euros les 100 ml, le second 150, et le dernier 11. Et elle a demandé à plus de 70 personnes, plutôt des femmes, réparties dans une douzaine de groupes, de renifler, à l’aveugle, ces odeurs.
La grande majorité des participantes à cette enquête savent reconnaître les grandes ­classifications olfactives de ces parfums : « boisé », « floral »…, et quand elles offrent leurs propres termes (« sexy », « vanille », « puissant »…), ces termes sont très souvent des synonymes des mots que les parfumeurs utilisent dans leurs publicités. Premier résultat donc : les odeurs font sens parce qu’il existe un « code public », socialement partagé, une forme de classification générale.
Mais il n’y a pas que ce code. Il y a aussi une forme de culture personnelle presque indicible. En observant comment reniflent les participants à son enquête, Karen Cerulo remarque des yeux fermés, des larmes parfois, des hésitations. Et quand elle leur demande : « Vous avez dit que ce parfum était sexy, pourquoi ? », les enquêtés ont du mal à répondre, sauf à faire intervenir des images (« J’ai vu une nuit de noces… »), des souvenirs,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ L’essor depuis quelques années de ces formations en trois ans après le bac répond aux préoccupations de nombreux étudiants et parents. Quatre raisons expliquent ce succès. Avec quelques bémols.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Vainqueur (2-1) lors du match aller face au Bayern Munich, le Real Madrid peut entrer dans l’histoire en se qualifiant pour une troisième finale d’affilée.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Le Real Madrid de Zidane vise une troisième finale de rang en Ligue des champions

Vainqueur (2-1) lors du match aller face au Bayern Munich, le Real Madrid peut entrer dans l’histoire en se qualifiant pour une troisième finale d’affilée.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 14h49
   





                        



   


Le Real Madrid de Zinédine Zidane, fort de sa victoire (2-1) à l’aller à Munich contre le Bayern en demi-finale de Ligue des champions, peut entrer mardi dans l’histoire en se qualifiant pour une troisième finale d’affilée, exploit inédit au XXIe siècle. Quel qu’il soit, le vainqueur du duel entre ces deux titans du football européen se posera en favori de la finale du 26 mai à Kiev, contre Liverpool ou la Roma, deux équipes que l’on n’attendait pas forcément à ce niveau-là.
Pour les Espagnols, il s’agit de faire fructifier leur avance sans répéter l’erreur du quart de finale contre la Juventus, où ils avaient failli passer à la trappe, battus (3-1) à domicile après avoir pourtant remporté l’aller (3-0) à Turin. « Nous devons réussir un match énorme, dans tous les sens du terme, a prévenu Zidane. Il va falloir se battre comme jamais pour passer. Nous sommes prêts, nous avons une détermination que nous n’avons jamais eue. »
Ronaldo et Lewandowski attendus
« ZZ » devra très probablement se passer de son meneur offensif Isco et à coup sûr de son latéral Dani Carvajal. Mais Cristiano Ronaldo sera bien là, et sans doute désireux de faire oublier le match aller où, sevré de ballons, il n’a pas marqué pour la première fois depuis onze matchs en Ligue des champions.
Au Bayern, deux joueurs majeurs feront défaut : le défenseur central Jérôme Boateng, et l’ailier Arjen Robben, tous les deux blessés aux adducteurs. Le buteur bavarois Robert Lewandowski a été lui mis au défi par les médias et par les consultants, après un match aller transparent : « Tous les regards sont tournés vers lui. Pour retourner un 1-2 en demi-finales de Ligue des champions à Bernabeu, le Bayern a besoin d’un Lewandowski de gala », a lancé Christoph Metzelder, ancien du Real Madrid (2007-2010) et aujourd’hui consultant influent sur Sky.
Pour passer, le Bayern devra réussir le match parfait, mais le scénario de mercredi dernier lui permet d’espérer. « Nous avons montré que nous pouvions nous créer des occasions, maintenant il faut les utiliser mieux, il faut avoir faim », a lancé le capitaine allemand Thomas Müller. « Nous venons à Madrid pour saisir notre chance, a renchéri son coach Jupp Heynckes. Nous savons que nous jouons contre le double tenant du titre mais mon équipe est capable de se surpasser dans de tels matchs, et en football, on peut déplacer des montagnes. »
Les faiblesses défensives de Madrid
Avec un but d’avance et à domicile, Madrid est évidemment favori, mais devra surtout se méfier de ses propres démons : ses deux derniers matchs de Ligue des champions ont mis en lumière de grosses faiblesses défensives, que le Bayern espère enfin exploiter. Après les trois buts encaissés contre la Juventus, les Madrilènes ont de nouveau concédé un nombre incroyable d’occasions la semaine dernière à Munich, que seule la maladresse des attaquants Bavarois a empêché de convertir en buts.
« Nous aurions pu gagner 7-2 » avait lancé à chaud, quelques secondes après le coup de sifflet final, le latéral Joshua Kimmich, auteur de l’unique but allemand. Son équipier Niklas Süle, qui remplacera mardi Jérôme Boateng, blessé, en défense centrale, avait lui estimé que la défense du Real « était à la rame sur chaque centre et sur chaque balle longue ». Mais le Real ne serait pas double champion d’Europe s’il n’avait pas un peu de chance, et surtout une capacité hors du commun de bien gérer ses moments faibles, pour mieux poignarder ses adversaires dès que l’occasion se présente.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Petite histoire d’une tradition, de la Rome antique au régime de Vichy.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

Pourquoi offre-t-on du muguet le 1er mai ?

Petite histoire d’une tradition, de la Rome antique au régime de Vichy.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
01.05.2018 à 12h56
    |

                            Les Décodeurs








                        


Le 1er Mai, journée internationale de solidarité des travailleurs, est aussi la « fête du muguet ». Chaque année, la tradition veut que l’on offre des petits brins de cette fleur à des proches, achetés chez un fleuriste ou à l’un des nombreux stands qui occupent la voie publique spécialement pour l’occasion (une pratique tolérée, à condition de respecter certaines règles). Mais d’où vient cette coutume ?
Des racines qui remontent à l’Antiquité
L’histoire de cette habitude remonte loin. Dans la Rome antique, déjà, on célébrait la floraison autour de la fin du mois d’avril et du début du mois de mai. Les Celtes avaient une fête comparable, Beltaine, qui marquait le passage de la saison sombre à la saison claire.
Plusieurs anecdotes historiques font remonter la tradition à l’époque de Charles IX. Le 1er mai 1560, le roi se serait vu offrir un brin de muguet lors d’une visite dans le Dauphiné. Il aurait tellement apprécié le geste qu’il aurait décidé de reprendre cette idée pour offrir, chaque printemps, un brin de muguet aux dames de la cour. Bien que difficilement vérifiable, cet épisode est souvent rapporté dans des récits autour de Charles IX, comme le roman Charly 9, de Jean Teulé, paru en 2011.
A la Révolution, le muguet est lié non pas au 1er mai mais au « jour républicain » du 7 Floréal (le 26 avril) dans le calendrier de Fabre d’Eglantine. C’est alors l’églantine rouge qui est associée au 1er mai, et qui le sera pendant longtemps aux travailleurs.
Cent ans plus tard, pour la première journée internationale des travailleurs, en 1889, les manifestants arborent un triangle rouge, rapidement remplacé par l’églantine rouge. Un hommage à Fabre d’Eglantine, mais pas seulement. La fleur est très cultivée dans le nord de la France, où se déroulent d’importants rassemblements ouvriers. L’un deux, le 1er mai 1891 à Fourmies, est violemment réprimé, faisant neuf morts et trente-cinq blessés parmi les manifestants. L’églantine rouge symbolise aussi ce sang versé.
Un retour du muguet à la fin du XIXe siècle
Le muguet est quant à lui revenu en grâce progressivement à partir de la fin des années 1800. Le chansonnier Félix Mayol en aurait reçu un de son amie parisienne Jenny Cook en 1895 et l’aurait arboré au revers de sa veste lors de sa première sur scène au Concert parisien. Cette prestation ayant été un succès, il conserva son brin de muguet, ce qui aurait contribué à relancer la coutume, comme le raconte l’intéressé dans ses mémoires.
Les grands couturiers français ont eux aussi contribué à ce retour en grâce à la même époque en offrant des brins de muguet à leurs employées et à leurs clientes. Christian Dior fit d’ailleurs de la fleur l’emblème de sa griffe.
Mais ce n’est qu’en 1941, sous le maréchal Pétain, que le muguet est officiellement associé à la « fête du travail et de la concorde sociale » instaurée par le chef du régime de Vichy. Ce dernier préfère en effet la fleur blanche à l’églantine rouge, cette dernière étant trop associée à la gauche et au communisme à son goût.

19)et c’est Pétain qui impose le muguet à la place de l’églantine trop prolétarienne, trop "rouge", trop révolution… https://t.co/7X8zV8MXJV— LarrereMathilde (@mathilde larrere)


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Comme l’appellation « fête du travail », la tradition qui associe le muguet au 1er mai tire donc en partie ses racines du régime de Vichy.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Le réalisateur israélien Samuel Maoz interroge l’identité et le devenir de l’Etat juif.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

« Foxtrot » : la danse macabre des mythes fondateurs

Le réalisateur israélien Samuel Maoz interroge l’identité et le devenir de l’Etat juif.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 07h31
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 08h19
    |

                            Thomas Sotinel








                        



   


L’avis du « Monde » – à voir
Depuis sa première à Tel-Aviv, le 28 août  2017, Foxtrot est poursuivi par la vindicte de la ministre de la culture israélienne, Miri Regev. La présentation du deuxième long-métrage de Samuel Maoz à la Mostra de Venise quelques jours plus tard, sa sélection pour représenter Israël aux Oscars, sa projection en ouverture du Festival du cinéma israélien de Paris en février, chacun de ces ­épisodes a excité l’aigreur de la ministre qui s’est tour à tour affligée du Lion d’argent remporté par Foxtrot à Venise (« C’est la preuve que l’Etat ne doit pas financer des films qui peuvent être utilisés comme des armes de propagande aux mains de nos ennemis »), réjouie qu’il ne soit pas nommé à l’Oscar du film en langue étrangère, avant de demander à l’ambassade d’Israël à Paris de retirer son soutien à la manifestation qu’ouvrait le film de Maoz.

        Lire le portrait dans « M » :
         

          Samuel Maoz, un cinéaste sur le front en Israël



La compilation des interventions de Mme Regev pourrait avantageusement remplacer les citations de critiques de cinéma sur une colonne Morris. Elle ne s’y serait pas autrement prise si elle avait voulu démontrer que Foxtrot (dont elle convient qu’elle ne l’a jamais vu) constituait une contribution importante à la conversation nationale israélienne. De fait, Samuel Maoz a tenté de concentrer en à peine deux heures des décennies ­d’interrogations sur l’identité et le devenir de l’Etat juif. Le cinéaste le fait en déployant un ­arsenal impressionnant : dérision, distanciation, recherche formelle qui confine au maniérisme. Cette virtuosité est souvent irritante, elle est peut-être nécessaire pour tenir en respect la force de la tragédie qui menace sans cesse d’engloutir le monde absurde dans lequel se débattent les personnages de Foxtrot.
Infinie perversité
Pour parler d’eux et de ce qui leur arrive, il est à peu près impossible de ne pas dévoiler les mécanismes de ce drame en trois actes, dont les articulations sont mues par un destin qui semble tirer sa force d’une infinie perversité. Au premier acte, Michael Feldman ouvre sa porte à un groupe de jeunes gens en uniformes. Feldman (Lior Ashkenazi) est un quinquagénaire dont le physique altier se marie à merveille avec la décoration géométrique de son appartement moderne. C’est normal, il est architecte. Les jeunes gens en uniforme sont venus lui annoncer la mort de son fils Yonatan, qui sert dans les rangs de Tsahal. Daphna (Sarah Adler), la mère du jeune homme, s’évanouit et est immédiatement placée sous sédation par la fraction médicale de la petite troupe de prophètes de malheur. C’est la première d’une série de métaphores qui jalonnent ce film au point d’en briser souvent les lignes.

   


Une fois la moitié du peuple endormie, le père est pris d’une sainte rage qui le dresse contre le mutisme de Tsahal (on refuse de le laisser voir le corps de son fils, de lui révéler les circonstances de sa mort) et d’une subite allergie aux visites de condoléances. Michael Feldman file donc dans l’équivalent israélien d’un Ehpad pour annoncer la nouvelle à la grand-mère du jeune soldat, une femme atteinte de démence sénile qui prend des cours de danse de salon en compagnie d’autres patients qui portent, pour certains, un pyjama rayé. Lorsque Mme Feldman mère s’adresse à son fils, elle le fait en allemand, la seule langue dont elle a conservé la maîtrise. C’est l’une des autres obsessions dont traite le film, souvent sur le mode du sacrilège : le lien entre la naissance d’Israël et la Shoah.
Soldats désabusés
Dans la seconde partie de Foxtrot, qui montre la vie quotidienne de Yonatan dans un poste de garde perdu dans un désert boueux, ce thème se déploie en un récit picaresque et sordide, qui explique la haine que voue la mère germanophone à son fils. Là où le premier acte relevait d’un théâtre cruel et intellectuel, le volet central de Foxtrot entre de plain-pied dans le théâtre de l’absurde. Le checkpoint où sont affectés Yonatan et ses camarades ne ressemble en rien à ceux que l’on a vus ailleurs, chez Elia Suleiman ou Avi Mograbi. Les soldats sont casernés dans un conteneur qui menace de s’enfoncer dans le sol, le point de passage est bordé d’une casemate protégée par un parasol en lambeaux. De toute évidence, ce sont ces images de soldats désabusés, chargés sans grands moyens d’une mission absurde qui ont suscité la colère de la ministre de Benyamin Nétanyahou, plus encore peut-être que la séquence mettant en scène la mort d’un groupe de civils palestiniens sous les balles israéliennes – on laissera à chacun(e) le soin de qualifier l’événement : crime de guerre, bavure ou accident.
Le volet central de « Foxtrot » entre de plain-pied dans le théâtre de l’absurde
Quand il filme ces gamins en uniforme, Samuel Maoz aime les inscrire dans des cadres géométriques qui rappellent les cases de la bande dessinée à laquelle le conscrit Yonatan consacre ses heures d’ennui. On dirait presque que ce conflit est devenu abstrait, élément d’une structure à laquelle il contribue sans que personne ne prenne plus conscience de sa réalité humaine. Dans cette configuration, les Palestiniens qui, dans Foxtrot, ne sont jamais que les ­passagers d’une voiture dont on contrôle l’identité, n’ont pas d’autre rôle que de venir troubler une utopie dont on cherche en vain la pureté originelle.
Le troisième acte de Foxtrot, situé quelques mois après les deux précédents, est consacré au deuil de la famille Feldman, et, pour filer la métaphore, à celui de l’utopie sioniste. Les parents et leur fille Alma (Shira Haas) sont réunis dans l’appartement qui a perdu de sa splendeur. Ils cherchent à donner un sens à ce qui a précédé. Ces séquences à la tonalité sombre permettent à Sarah Adler de donner corps à son personnage de mère, sans parachever tout à fait l’architecture ambitieuse dont Samuel Maoz avait entrepris l’édification. Le foxtrot est une lettre de l’alphabet militaire, mais aussi – c’est le cinéaste qui le souligne – une danse qui ramène toujours les danseurs au point de départ. On pourrait presque reprocher au film homonyme de ne pas laisser ses spectateurs beaucoup plus avancés qu’ils ne l’étaient en entrant dans la salle. Samuel Maoz répondrait probablement que son propos était de mettre en scène cette immobilité gesticulante.

Film israélien de Samuel Maoz. Avec Lior Ashkenazi, Sarah Adler, Yonatan Shiray (1 h 53). Sur le Web : www.sddistribution.fr/film/foxtrot/136

Les sorties cinéma de la semaine (mercredi 25 avril)
Marion, film français d’HPG (à ne pas manquer)Milla, film français et portugais de Valérie Massadian (à ne pas manquer)Bottle Rocket (1996), film américain de Wes Anderson (à voir)Foxtrot, film allemand, français et israélien de Samuel Maoz (à voir)Land, film français, italien, mexicain et néerlandais de Babak Jalali (à voir)Mai 68, la belle ouvrage, documentaire français de Jean-Luc Magneron (à voir)Nobody’s Watching, film américain, argentin, brésilien, colombien, espagnol et français de Julia Solomonoff (à voir)Transit, film allemand de Christian Petzold (à voir)Amoureux de ma femme, film français de Daniel Auteuil (pourquoi pas)Avengers : Infinity War, film américain d’Anthony et Joe Russo (pourquoi pas)Ciao Ciao, film chinois et français de Song Chuan (pourquoi pas)La Route sauvage, film américain d’Andrew Haigh (pourquoi pas)La Vita possibile, film italien et français d’Ivano De Matteo (on peut éviter)
Nous n’avons pas vu :
Le Bateau ivre, film français de Dominique PhilippeComme des garçons, film français de Julien HallardMika et Sébastian, l’aventure de la poire géante, film d’animation danois de Jorgen Lerdam, Philip Einstein Lipski et Amalie Næsby FickLes Municipaux (ces héros), film français d’Eric Carrière et Francis GinibreUne femme heureuse, film britannique de Dominic Savage





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ A la Cinémathèque, l’exposition « Les 7 Vies d’un cinéaste », accompagnée d’une rétrospective de ses films, parcourt l’œuvre immense d’un artiste qui s’est confondu avec son siècle.
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Chris Marker, un œil insatiable sur le monde

A la Cinémathèque, l’exposition « Les 7 Vies d’un cinéaste », accompagnée d’une rétrospective de ses films, parcourt l’œuvre immense d’un artiste qui s’est confondu avec son siècle.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 10h27
    |

                            Thomas Sotinel








                        



                                


                            

Pour pénétrer dans « Les 7 Vies d’un cinéaste », l’exposition et la rétrospective de tous ses films que la Cinémathèque consacre à l’auteur de La Jetée du 3 mai au 29 juillet, il faut passer par un corridor sur les murs duquel sont posées d’immenses photographies d’un intérieur parisien, prises par l’Amé­ricain Adam Bartos en 2007. C’est le studio du 20e arrondissement dans lequel Chris Marker, cinéaste, c’est vrai, mais aussi écrivain, photographe, plasticien, musicien, a passé les dernières années de sa vie, jusqu’à sa mort, le 29 juillet 2012, à 91 ans.
Mieux vaut ne pas faire que passer par ce corridor mais y séjourner un peu. Il faut du temps pour assimiler le fantastique désordre qui gronde sous ces alignements de ­livres, de VHS, de DVD, derrière cette prolifération de machines (caméras, ordinateurs, lecteurs de cassettes ou de disques numériques) qui raconte le passage de l’analogique au numérique, à la surface des innom­brables collages que Marker insérait dans les volumes au gré de ses lectures.

Ces images sont un présage de ce qui va suivre. Aussi judicieux qu’aient été les choix des trois commissaires de l’exposition, Raymond Bellour, Jean-Michel Frodon et Christine Van Assche, aussi chronologique que soit l’enchaînement des sept espaces qui la composent, il faudra trouver soi-même son chemin dans une œuvre à la si vaste étendue, de la Sibérie à la Guinée-Bissau, d’Au­bervilliers à Tokyo, sur des terrains si dif­férents, du super-8 à la Toile, de l’imprimé au CD-Rom, qu’elle paraît recouvrir toute l’époque qui l’a vue naître.
On peut emprunter la voie politique, suivre les pas de Chris Marker au temps où il arpentait le bloc socialiste (URSS, Chine, Corée du Nord, Cuba…) avant d’être à la fois ­prophète et photographe de Mai 1968, et conclure ce parcours en se calant pour trois heures dans un des recoins de pro­jection de l’exposition pour voir ou revoir Le fond de l’air est rouge (1977),...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Carla, jeune Abidjanaise, assume son homosexualité. Avec ses mots simples et son humour, elle raconte son quotidien.
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« Moi, Carla, ivoirienne et lesbienne »


Par                                            Haby Niakaté (Abidjan, correspondance)




LE MONDE
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        Le 01.05.2018 à 11h14

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        Mis à jour le 01.05.2018 à 14h02






Durée : 01:54 | 

Comment vit-on son homosexualité lorsqu’on est une femme en Côte d’Ivoire ? Dans un pays longtemps réputé pour sa relative tolérance envers les personnes LGBT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres) mais qui a montré ces dernières années des signes de raidissement (condamnation de deux hommes à de la prison ferme pour « pratique homosexuelle » en novembre 2016, une première), la question est épineuse. Carla, 21 ans, témoigne à visage découvert sur sa condition de lesbienne à Abidjan.


                

                     Le film « Rafiki », sur une histoire d’amour lesbien, sélectionné à Cannes mais interdit au Kenya

                

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Le 12 avril, Sara Danius est évincée de l’Académie suédoise. En cause ? Son ardeur à élucider une affaire d’agressions sexuelles au sein de l’institution. Depuis, des milliers de Suédois arborent un col lavallière, son vêtement fétiche, en signe de soutien.
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En Suède, les féministes empruntent le col lavallière


                      Le 12 avril, Sara Danius est évincée de l’Académie suédoise. En cause ? Son ardeur à élucider une affaire d’agressions sexuelles au sein de l’institution. Depuis, des milliers de Suédois arborent un col lavallière, son vêtement fétiche, en signe de soutien.



Le Monde
 |    01.05.2018 à 08h15
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Malmö (Suède), correspondante régionale)








   


L’Académie suédoise, chargée d’attribuer le prix Nobel de littérature depuis 1901, a été fondée en 1786, par le roi Gustav III, sur le modèle de l’Académie française. Il était donc sans doute logique que ce fût un vêtement popularisé par une duchesse française au XVIIe siècle qui devienne, dans la Suède post-metoo, le symbole d’une révolte contre le sexisme et le patriarcat qu’incarne, selon ses détracteurs, la prestigieuse maison. Depuis novembre, celle-ci se trouve entachée par un scandale d’agressions sexuelles qui ne cesse de faire des remous.

        Lire aussi :
         

                L’Académie suédoise s’enfonce dans la crise



En suédois, le vêtement en question porte le nom de knytblus. En français, il s’agit de la lavallière, du nom de la maîtresse officielle de Louis XIV, Louise de La Vallière, férue de cette cravate à large nœud flottant, qu’elle nouait autour de son cou. Parmi ses adeptes : le mathématicien Cédric Villani, mais aussi l’ancienne secrétaire perpétuelle de l’Académie suédoise, Sara Danius. C’est d’ailleurs pour lui manifester leur soutien que plus de deux mille personnes en arboraient une, le 19 avril, devant les locaux de l’Académie. Sara Danius, 56 ans, confiait au magazine Elle en 2015 qu’elle avait commencé à la porter, agrémentée d’une jupe crayon et de talons hauts, quand elle enseignait l’esthétique à l’université de Södertörn, au sud de Stockholm, « un peu à la Margaret Thatcher, mais pour rigoler ».
Une énorme injustice
Jeudi 12 avril, elle en a choisi une blanche en satin, pour assister à la réunion hebdomadaire des Immortels. Son nœud épais danse dans les courants d’air, quand Sara Danius prend la parole, quelques heures plus tard, sur le perron de Börshuset, l’ancienne Bourse, où siège l’Académie, pour annoncer qu’elle vient d’être limogée par ses pairs.
Depuis les premières révélations, elle n’a eu de cesse d’affirmer que toute la lumière serait faite sur cette embarrassante affaire et a exposé au grand jour les luttes intestines au sein de l’institution. Son éviction est vécue comme une énorme injustice. Car si c’est un homme – le Français Jean-Claude Arnault, époux de l’académicienne Katarina Frostenson – qui est accusé de viols et d’agressions sexuelles, et d’autres hommes – d’anciens secrétaires perpétuels – qui sont soupçonnés de vouloir le protéger, c’est une femme qui doit s’en aller. 
Dans la soirée du 12 avril, le hashtag knytblusforsara (« chemisier à lavallière pour Sara ») fait son apparition sur les réseaux sociaux. Dans les jours suivants, des centaines de Suédois et Suédoises postent des autoportraits dans la tenue de prédilection de Mme Danius. Parmi eux, la ministre de la culture, Alice Bah Kuhnke, en chemisier blanc, qui note sur Instagram : « Un nouveau jour se lève. Le combat féministe a lieu chaque jour, nous le savons. »
Vêtement féministe ou tenue sexiste ?
Pour celles qui ne trouvent pas de lavallière dans leur garde-robe, le magazine Elle propose sur son site dix-sept façons d’en improviser un. Le Musée nordique, qui documente les grands mouvements sociétaux, demande de lui envoyer des photos pour ses archives. Dans une tribune publiée dans le quotidien Dagens Nyheter, son ancien rédacteur en chef Arne Ruth constate que « la knytblus met au défi les dinosaures ». Peu importe d’ailleurs que tous ceux qui l’arborent soient au fait des derniers rebondissements dans la crise de l’Académie : « Nous vivons une révolution et les femmes ne se laisseront plus réduire au silence », martèle la criminologue Nina Rung, lors de la manifestation du 19 avril.
La symbolique de la lavallière, revenue à la mode ces dernières années, est depuis longtemps discutée. Vêtement féministe, ou bien tenue sexiste visant à soumettre les femmes à un ordre établi ? Dans un documentaire, Meg Whitman, ex-PDG de Hewlett-Packard, expliquait que les femmes avaient commencé à la porter, en allant travailler, dans les années 1960, pour remplacer la cravate.
Mais, en octobre 2016, le chemisier Gucci fuchsia, arboré par Melania Trump, lors du second débat télévisé entre les deux candidats à la présidentielle américaine, a fait couler beaucoup d’encre. En anglais, lavallière se dit pussy bow (« nœud du minou »). Etrange écho aux déclarations de son mari, qui se vantait, dans une vidéo, exhumée quelques jours plus tôt, d’attraper les femmes « par la chatte » (« Grab them by the pussy »).



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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Selon la presse américaine, la décision de Jan Koum est liée à des différends avec les dirigeants du réseau social, comme l’utilisation des données personnelles.
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