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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Au cours des semaines à venir, les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier. Objectif : tenter d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.
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Réforme de la zone euro : la France et l’Allemagne entrent dans le vif du sujet

Au cours des semaines à venir, les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier. Objectif : tenter d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h46
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

La première vraie réunion de travail entre Olaf Scholz, le nouveau ministre allemand des finances, et son homologue français, Bruno Le Maire, vendredi 27 avril à Sofia (Bulgarie), en marge d’une réunion de l’Eurogroupe, a un peu rassuré à Paris et à Bruxelles. Ces dernières semaines, le successeur du très orthodoxe Wolfgang Schäuble n’avait en effet montré aucun enthousiasme pour les réformes de la zone euro voulues par Emmanuel Macron.
A Sofia, « on a rouvert des portes », glissait-on dans le camp français, après un rendez-vous de plus de deux heures essentiellement consacré à la poursuite de l’intégration de la zone euro. « Nous avons enfin retrouvé une méthode de travail sérieuse, rigoureuse et efficace », se félicitait M. Le Maire, samedi 28 avril, à l’issue du tête-à-tête. Paris se remet à espérer que la France et l’Allemagne soient capables d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.

Plus question de parler d’un « super ministre » de la zone euro, d’un budget très élevé et surtout d’un Parlement de la zone euro – ce dernier projet a été enterré dès l’automne 2017. Mais, samedi à Sofia, Olaf Scholz a reconnu la nécessité de « quelques avancées avant l’été », ajoutant qu’il « restait peu de temps », mais que « la France et l’Allemagne travaill[aient] vraiment ensemble ».
L’ancien maire de Hambourg (nord de l’Allemagne), réputé pour son caractère austère mais pragmatique, est resté très prudent, mais s’est prêté, souriant, à l’exercice de la conférence de presse commune avec M. Le Maire, samedi. Si, face aux journalistes, il a soigneusement évité d’évoquer une « capacité budgétaire » pour la zone euro, il n’a fermement repoussé aucune des options hexagonales.
Les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier au cours des semaines à venir. Mais d’ores et déjà, tout progrès rapide concernant une assurance européenne des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.
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Un compte personnel de formation accessible en quelques clics ? Un pari de taille

Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h23
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h54
    |

Laurent Gérard







                        



                                


                            

La réforme de la formation professionnelle vise notamment à donner à chacun « la liberté de choisir son avenir professionnel », selon les termes de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. C’est sur cet argument que les modalités d’accès et d’utilisation du compte personnel de formation (CPF) vont être modifiées.
Désormais, tous les actifs verront leur CPF crédité non plus en heures mais en euros : 500 euros par an (financés par un impôt payé par les entreprises), plafonné à 5 000 euros sur dix ans.

Pour les salariés en contrat à durée déterminée, le compte sera crédité au prorata temporis. Et pour les personnes sans qualification, le crédit sera porté à 800 euros par an, plafonné à 8 000. « Ainsi, le CPF sera consolidé comme un droit personnel mais garanti collectivement. Cela permettra à tous de changer rapidement de catégorie professionnelle et d’évoluer professionnellement », affirme la ministre.
Apparente simplicité
Au terme de la réforme, tous les salariés à temps partiel, qui sont en majorité des femmes, bénéficieront des mêmes droits que les salariés à temps plein. « Les femmes représentent 80 % des salariés à temps partiel. Elles seront donc les premières bénéficiaires de ces nouveaux droits », poursuit Muriel Pénicaud.
Enfin, une application mobile sera créée pour aider chacun dans la gestion de son CPF, accessible sur smartphone, ou utilisable dans les agences de Pôle emploi. Selon la ministre, cette application permettra de connaître les droits acquis sur son compte, les différentes formations certifiantes proposées dans son bassin d’emploi ou sa région, et les dates de session des différentes formations.

Toute personne intéressée pourra ainsi « choisir sa formation en connaissant le taux d’insertion dans l’emploi à l’issue de la formation, le salaire prévisionnel à l’embauche et la différence de coût entre des formations similaires »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Le dispositif phare de la réforme de la formation professionnelle devrait bénéficier aux CSP +.
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Le compte personnel de formation est-il pour moi ?

Le dispositif phare de la réforme de la formation professionnelle devrait bénéficier aux CSP +.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h13
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h14
    |

Laurent Gérard







                        



                                


                            

« – On va me donner 500 euros par an pour me former ?
– Oui, c’est une ligne de crédit, ce n’est pas du cash.
– Et je peux me former à ce que je veux ?
– Oui, du moment que la formation débouche sur un titre ou un diplôme reconnu.
– Et si je ne l’utilise pas une année, je le perds ?
– Non, c’est cumulable durant dix ans, soit 5 000 euros de financement au maximum.
– Et si ce n’est pas assez pour payer la formation que j’envisage, je peux avoir plus de financement ?
– Oui, c’est à construire avec son employeur et avec la branche professionnelle de son entreprise.
– Et ben, c’est super ! »
Cet échange avec Léa, étudiante en japonais à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), donne quelques réponses sur le compte personnel de formation (CPF). Tout comme la majorité de ses camarades de promo, elle n’avait jamais entendu parler du CPF.

Pourtant ce dispositif entré en vigueur il y a déjà plus de trois ans, le 1er janvier 2015, est au cœur de la réforme de la formation professionnelle, dont la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a présenté le projet de loi à la presse le 6 avril.
Des « microcompétences » certifiées
Avant l’adoption du projet de loi portant les réformes de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage attendu cet été au Parlement pour une mise en œuvre effective à l’horizon 2020, tout actif – salarié, demandeur d’emploi, indépendant, agent public – peut déjà activer son CPF et cumuler non pas des euros mais jusqu’à 150 heures de formation (400 pour les non-qualifiés). 5,26 millions de personnes ont activé leur compte et 270 000 salariés ont d’ores et déjà suivi une formation par son intermédiaire.

Mais quel est l’intérêt d’un compte personnel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?
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L’emploi des jeunes diplômés repart, Macron réforme

L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h04
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Retour de la confiance, recrutements à la hausse : 2018 s’annonce favorable à la dernière promotion des jeunes diplômés. La croissance du PIB a atteint fin 2017 son plus haut niveau depuis six ans et même l’emploi industriel avait, en mars, retrouvé des couleurs qui s’étaient estompées depuis une vingtaine d’années.
Début avril, l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) saluait une insertion professionnelle des jeunes diplômés encore plus élevée en 2018 que pour la promotion précédente, avec davantage d’emplois, plus de CDI, plus souvent cadres avec de meilleurs salaires. « Un an après l’obtention de leur diplôme, 83 % des bac + 5 et plus sont en emploi, dont 60 % dans leur premier emploi. Et leur entrée sur le marché du travail s’accélère : 70 % sont en poste six mois après leur diplôme », précise Jean-Marie Marx, le président de l’APEC.

Même les débutants auront cette année la faveur des recruteurs, en particulier dans les secteurs de l’informatique et de la recherche et développement. Tous secteurs confondus, 47 500 à 53 000 embauches de jeunes cadres de moins d’un an d’expérience sont prévues par les entreprises privées pour 2018, indique l’APEC.
Accélération
Mais « si les intentions d’embauches de jeunes augmentent, il y a aussi des tensions sur les offres d’emploi, remarque Jean-Marie Marx, on est passé de 45 à 35 candidats par offre et même à 10 candidats seulement dans l’informatique ». Tous les métiers sont en perpétuelle mutation, mais quand tout change très vite, les candidats opérationnels dans les nouveaux métiers sont trop peu nombreux. C’est déjà le cas dans le secteur informatique, mais pas seulement. Les employeurs comme les jeunes diplômés sont confrontés à l’accélération de l’évolution des métiers.
Les réformes lancées par Emmanuel Macron pour fluidifier le « marché » du travail apporteront-elles une réponse appropriée à cette évolution ?
Dans le cadre du plan Action...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !
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Jeunes diplômés : le « big bang » des réformes Macron

Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 17h18
    |

            Anne Rodier








                        



   


Editorial. Quel lien entre Calvin, héros populaire de la bande dessinée américaine Calvin et Hobbes, et Emmanuel Macron ? Le goût de la rupture, de l’innovation, de l’imagination ? Originaire de Picardie comme Jean Calvin (1509-1564), dont s’est ironiquement inspiré le dessinateur américain de bande dessinée Bill Watterson pour baptiser son héros hyperactif et plein de fantaisie, le président Macron a, semble-t-il, aussi un point commun avec le célèbre théologien : le goût de la réforme. Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !
Alors que les belles perspectives de recrutement pour les jeunes diplômés, y compris les moins expérimentés, auraient pu laisser espérer un retour de la sérénité à l’entrée du marché du travail en 2018, les repères qui guidaient jusqu’alors le parcours professionnel, tels que les statuts d’emploi, l’accès à la formation, le dialogue social, la rupture du contrat, l’indemnisation-chômage, sont effacés par une succession de projets de loi destinés à adapter la société à la révolution technologique à l’œuvre.

    Cet article est extrait du semestriel Le Monde Campus Avril 2018 by Anne Rodier on Scribd

L’heure est à la rupture et à l’innovation. Une récente étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), « Automatisation, compétences et formation », a évalué l’impact de cette « révolution » sur l’emploi. Elle estime que les emplois de 66 millions de travailleurs des trente-deux pays observés sont fortement automatisables, soit 14 % environ du total. Et 32 % d’autres emplois exigeront de nouvelles compétences pour 50 % à 70 % de leur activité.
Réflexion est ouverte dans les entreprises
Le rythme de la formation professionnelle doit donc suivre pour assurer la transformation des métiers, intégrer l’intelligence artificielle et faciliter l’interdisciplinarité. « Le défi pour le système de formation professionnelle des adultes est considérable », souligne l’OCDE. Le sujet est donc à la fois urgent et sérieux.
La réflexion est ouverte dans les entreprises. « On est dans une période particulière de l’histoire. Il y a une certaine urgence à s’interroger sur les nouvelles manières de faire pour préparer le futur. Car si la réinvention des métiers a déjà existé par le passé, ce qui est nouveau c’est l’accélération portée par le numérique », soulignait le 11 avril Laurence Lehmann-Ortega, professeure de stratégie et politique à HEC Paris, lors du colloque « Comment et jusqu’où réinventer l’entreprise ? »
Bref, les organisations inventent en marchant et voudraient marcher de plus en plus vite. Et l’Etat leur emboîte le pas. Le gouvernement a lancé le « big bang » de la formation professionnelle : un compte personnel de formation, 500 euros par an et une application numérique dès 2019 pour déterminer son avenir en un clic… Même les indépendants y auront droit. Le statut cadre doit être redéfini et la fonction publique réformée : elle recrutera davantage de contractuels, quitte à brouiller les frontières entre privé et public. Le Calvin de Bill Watterson voit rarement l’emballement de ses inventions avant le crash final, mais le très sérieux Jean Calvin n’a jamais cédé à la tentation de la pensée magique.
Cet article est tiré du semestriel « Le Monde Campus » téléchargeable ci-dessus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.
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La taxe foncière sur des sables mouvants

S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 18h07
    |

                            Laurence Boccara








                        



   


Enclenchée cette année, la suppression progressive de la taxe d’habitation d’ici 2020 pour 80 % des ménages aura-t-elle des conséquences inflationnistes sur la taxe foncière ? Après plusieurs mois d’incertitude, il semblerait que ce scénario ne se produise pas. Début avril, la Fnaim a d’ailleurs « salué favorablement la décision de ne pas compenser la fin de la taxe d’habitation par une augmentation de la taxe foncière ». Reste que pour ne pas trop perdre en recettes fiscales, les collectivités locales pourraient être tentées de renflouer leurs caisses en majorant le taux de l’impôt qui frappe tous les détenteurs d’immobiliers.

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Quelques initiatives commencent à fleurir ici et là. Ainsi, le 6 mars, Christian Estrosi, le président de la métropole Nice-Côte d’Azur a annoncé la création d’une nouvelle taxe foncière pour les propriétaires de la métropole. Cette nouvelle ponction s’ajoutera aux parts communales et départementales déjà prélevées.
Casse-tête
Pour tenter de trouver un nouvel équilibre consécutif à la suppression de la taxe d’habitation, l’exécutif planche sur une nouvelle architecture des finances locales et possiblement sur une évolution à terme du mode de calcul de la taxe foncière. Une piste de réflexion récemment avancée, puis vite écartée, proposait de faire varier l’imposition en fonction des revenus.
Les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille, Argenteuil, Nantes, Créteil et Saint-Denis
Si rien n’est encore arrêté, la refonte de ce système de financement s’avère un vrai casse-tête, d’autant plus que les valeurs locatives servant de base au calcul de cette taxe remontent aux années 1970. Elles sont donc largement sous-évaluées par rapport aux valeurs actuelles. « Des révisions de ces bases locatives ont déjà donné lieu à des expérimentations 5 départements », indique Vincent Drezet, membre du bureau national du syndicat Solidaire Finances Publiques, représenté au sein de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) à Bercy.
En attendant une réforme de la fiscalité qui ne devrait pas voir le jour pas avant 2020 voire 2022, le montant de la taxe foncière reste un critère à prendre en compte au moment d’acheter. D’abord parce que cet impôt acquitté chaque année en octobre a, dans un passé récent, déjà connu de significatives envolées. Des majorations qui pèsent sur les finances des propriétaires.

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« Si l’année 2017 semble marquer une modération dans une trentaine des 50 plus grandes villes de France, entre 2011 et 2016, la hausse moyenne de cet impôt s’est établie à 14 %. Cette progression est quatre fois et demie supérieure à celle de l’inflation (estimée à 3,76 % entre octobre 2011 et octobre 2016) et trois fois et demie supérieure à celle des loyers observée sur cette même période par l’observatoire Clameur », rappelle Pierre Hautus, directeur général de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).
Des variations d’une ville à l’autre
Ensuite, il faut savoir que cette ponction varie sensiblement d’une ville à l’autre. Car ce sont les collectivités locales (commune, département et parfois intercommunalités) qui votent à l’occasion de leur budget annuel, le taux d’imposition applicable. D’après la dernière édition de l’Observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties de l’UNPI, les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille (+ 32,24 %), Argenteuil (+ 23,30 %), Nantes (+20,75 %), Créteil (+ 20,43 %) et Saint-Denis (+20,37 %). Et parmi les communes où les augmentations ont été les plus modérées, soit légèrement au-dessus de 6 %, on relève Saint-Etienne, Nice, Grenoble, Montpellier et Caen.

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La taxe foncière fait parfois l’objet de quelques exonérations prévues par la loi. « C’est le cas des bâtiments ruraux réservés à des usages agricoles comme une grange. Cela concerne aussi les logements neufs qui bénéficient d’une exonération pendant 2 ans à compter du 1er janvier suivant la date d’achèvement des travaux. Reste que chaque ville peut décider de supprimer totalement ou partiellement cette exonération », souligne Vincent Drezet. Les logements vacants peuvent faire l’objet d’un dégrèvement partiel de cette taxe mais il faudra au préalable cumuler trois conditions : la vacance devra être indépendante de la volonté du contribuable ; durer au moins trois mois et concerner la totalité du logement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle contient des dispositions peu commentées mais dangereuses, estime le chercheur Jean-Yves Rochex dans une tribune au « Monde ».
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La disparition des centres d’information et d’orientation « privilégiera les plus privilégiés »

Le projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle contient des dispositions peu commentées mais dangereuses, estime le chercheur Jean-Yves Rochex dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    30.04.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 13h55
    |

Jean-Yves Rochex (Psychologue, professeur des sciences de l’éducation à l’université Paris-VIII)







                        



                                


                            

Tribune. Le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel – outre une logique de marchandisation et d’individualisation de la formation professionnelle, considérée comme devant obéir à la seule logique de l’offre et de la demande, sans régulation collective par les partenaires sociaux – comporte des dispositions passées relativement inaperçues en matière d’orientation.
Y sont prévus la suppression des délégations régionales de l’Office national d’information sur les enseignements et professions (Onisep) et le transfert de leurs missions et de leurs personnels aux régions ; la suppression des centres d’information et d’orientation (CIO) et le rattachement des psychologues de l’éducation nationale (PsyEN), ex-conseillers d’orientation psychologues (COP), qui exercent dans les établissements scolaires, et de leurs directeurs aux rectorats ou aux inspections académiques.

Ces mesures, formulées de manière abrupte, sans aucune concertation, et qui semblent préfigurer la disparition des personnels d’orientation de l’éducation nationale, s’inscrivent à l’encontre de la création en février 2017 d’un corps unique de psychologues de l’éducation nationale et renouent avec une politique antérieure erratique mettant en cause les services d’orientation – en réduisant drastiquement le recrutement par la diminution du nombre de places au concours – et promouvant une conception simpliste et étriquée de l’orientation, qui ne peut que renforcer le caractère profondément inégalitaire de notre système éducatif.
Certes, bien des choses sont à améliorer en matière d’orientation dans notre pays. Mais, de la même manière qu’il est plus facile, pour justifier l’institutionnalisation de la sélection à l’entrée à l’université, de pointer du doigt la plate-forme APB que le manque criant de moyens de l’université pour faire face à l’accueil des nouveaux étudiants, il est plus facile de désigner tel ou tel manque ou difficulté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Evaluez, pour les 43 principales liaisons ferroviaires françaises, l’évolution du meilleur temps de parcours inscrit dans les horaires officiels depuis 1963.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Editorial. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. Mais la « convergence des luttes » ne semble pas à l’ordre du jour, alors que le paysage syndical vient de subir un tsunami.
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1er-Mai : démonstration de faiblesse syndicale

Editorial. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. Mais la « convergence des luttes » ne semble pas à l’ordre du jour, alors que le paysage syndical vient de subir un tsunami.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 12h06
   





                        



   


Editorial du « Monde ». En ce 1er-Mai 1968, la CGT avait choisi de défiler avec le Parti communiste. La CFDT et FO avaient refusé de se joindre au cortège. Nul n’imaginait que, quelques jours plus tard, un mouvement social d’une ampleur inédite déferlerait sur la France, sans que les syndicats en soient à l’origine. Cinquante ans après, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. La grève des cheminots marque le pas, celle d’Air France bat de l’aile. Et, contrairement au souhait de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, un an après l’élection d’Emmanuel Macron, dont la politique est très contestée, la « convergence des luttes » ne semble pas être à l’ordre du jour.

        Lire aussi :
         

                Un 1er-Mai sous le signe de la désunion syndicale



Le 1er-Mai 2017, à la veille du deuxième tour de l’élection présidentielle qui avait opposé M. Macron à Marine Le Pen, les ­syndicats avaient célébré la journée de ­solidarité internationale en ordre dispersé. La CGT avait manifesté avec FO, la FSU, ­Solidaires, l’UNEF et les syndicats lycéens. Cette année, elle défilera avec les mêmes compagnons, mais FO ne sera représentée à Paris que par son union régionale d’Ile-de-France. De son côté, la CFDT organise une manifestation culturelle avec la CFTC et l’UNSA.
Troupes divisées
Il est vrai que le paysage syndical vient de subir un tsunami. Jean-Claude Mailly avait, à l’occasion de la réforme du code du travail, réinséré FO dans le jeu contractuel. Le 24e congrès de sa centrale, qui s’est achevé le 27 avril à Lille, vient de lui infliger un désaveu aussi cinglant qu’humiliant, comme s’il avait été licencié pour faute grave. Son rapport d’activité n’a été validé que par 50,54 % des voix. Seul candidat à sa succession, Pascal Pavageau, pourtant membre du bureau confédéral sortant, s’est comporté comme s’il se présentait contre M. Mailly, comme s’il devait le chasser avant d’occuper la place qu’il lui laissait. Le congrès a ainsi offert le spectacle mortifère d’un affrontement violent entre les réformistes – jusqu’alors majoritaires, ils sont désormais minoritaires dans la direction de la centrale – et la mouvance « trotsko-arnarchiste » prompte à dénoncer les ­« trahisons » et à prôner la grève inter­professionnelle. FO en ressort profondément frac­turée et affaiblie.

        Lire aussi :
         

                Pascal Pavageau élu à la tête de Force ouvrière pour succéder à Jean-Claude Mailly



M. Pavageau veut incarner une opposition forte à M. Macron et renouer avec un langage radical. Ce scénario rappelle celui de 1989, quand Marc Blondel avait succédé à André Bergeron sur une ligne contestataire, cherchant à concurrencer la CGT sur son ­terrain. M. Pavageau a peut-être les mêmes espérances mais les précédents calculs se sont révélés erronés. FO signe 90 % des accords dans les entreprises et elle a récemment ratifié deux accords interprofessionnels (assurance-chômage et formation professionnelle). Mais elle campe toujours à la troisième place dans le secteur privé, derrière la CFDT, première, et la CGT. La centrale quitte la planète du pragmatisme pour rejoindre celle des utopies qui ont pour noms « grève générale » et « abrogation des ordonnances » sur le code du travail, objectifs, l’un comme l’autre, pour l’heure inatteignables.
Sur le papier, le bloc syndical contestataire – CGT, FO, FSU, Solidaires – se trouve renforcé, mais encore faudra-t-il que M. Pavageau réussisse à entraîner des troupes divisées, ce qui est loin d’être gagné. Dans l’immédiat, lors du 1er-Mai, face à un président de la République qui traite les syn­dicats comme quantité négligeable et ­malmène la démocratie sociale, les syndicats vont faire une nouvelle démonstration de faiblesse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Cette semaine, trois dates vont réunir différentes formations contre la politique de l’exécutif.
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A la recherche de son unité, la gauche multiplie les rendez-vous anti-Macron

Cette semaine, trois dates vont réunir différentes formations contre la politique de l’exécutif.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h20
    |

            Abel Mestre et 
                                Astrid de Villaines








                        



                                


                            
La gauche a un agenda bien rempli. Pas moins de trois rendez-vous en six jours vont scander la semaine : un meeting parisien lundi 30 avril, le traditionnel 1er-Mai et la « manifestation pot-au-feu » contre la politique d’Emmanuel Macron, samedi 5 mai. Autant de moments où la résistance d’une « unité de la gauche » toujours en construction va être testée. Au risque de révéler des divergences de vue.

La France insoumise (LFI) ne s’en cache pas : pour elle, pas question de revenir au « cartel d’organisations » qui a longtemps constitué la forme idoine de la gauche unitaire. C’est pour cette raison que le mouvement de Jean-Luc Mélenchon va passer son tour pour la réunion publique de lundi. Prévue place de la République à Paris, elle doit réunir des « cheminot-e-s en lutte », le NPA, Génération.s, le PCF, Europe Ecologie-Les Verts, EELV et d’autres petites formations. LFI n’appelle pas à y participer, et il n’est même pas sûr qu’une prise de parole « insoumise » ait lieu. « Ça fait un moment que l’on dit que c’est une forme décalée, qui n’est pas à la hauteur de ce qu’il se passe dans le pays. Ça ne rameute pas les foules », tranche Sarah Legrain, responsable des « relations unitaires et extérieures » du Parti de gauche, une composante de LFI.
Dubitatifs
Le député (LFI) du Nord, Adrien Quatennens, abonde : « Je suis revenu de cette idée que l’union de la gauche est un propulseur. Beaucoup de gens qui nous ont rejoints ne se reconnaissent pas dans la gauche. Si vous dites “je suis de gauche”, il y a des gens pour qui ça fait barrage. Mais ce n’est pas pour cette raison qu’il faut tout abandonner. » Le député LFI Alexis Corbière (Seine-Saint-Denis) n’a, lui, « même pas envie de commenter » cette initiative : « Ce n’est pas un meeting de douze organisations qui va régler le problème », lâche-t-il malgré tout.
Les « insoumis » ne sont pas les seuls à être dubitatifs sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que « la sortie de crise sera aussi importante que l’entrée ».
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SNCF : « La bataille du rail est une drôle de guerre »

Dans sa chronique, Françoise Fressoz, éditorialiste au « Monde », estime que « la sortie de crise sera aussi importante que l’entrée ».



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h18
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 15h59
    |

            Françoise Fressoz








                        



                                


                            
Débutée sans déclaration de guerre et se poursuivant sans bornes idéologiques, la bataille du rail est une drôle de guerre qui a déjà fait deux victimes, une ministre et un responsable syndical. Dans ce match ouaté – premier test social majeur du quinquennat – qui se joue à l’usure, la sortie de crise sera aussi importante que l’entrée.
Au terme du sixième épisode d’arrêts de travail à la SNCF, le gouvernement n’a pour le moment pas de regret à avoir sur la stratégie qu’il a adoptée pour conduire une réforme sur laquelle tant de ses prédécesseurs se sont cassé les dents. Parce que mettre à bas le statut des cheminots, attaquer la CGT dans l’un de ses derniers bastions, ce n’est pas rien.
Or, le pays n’est pas à feu et à sang, juste agacé par ce mouvement de grève inédit de quarante-huit heures qui se déclenche tous les cinq jours, use les nerfs des usagers, et rend les grévistes de moins en moins sympathiques aux yeux de l’opinion : seuls quatre Français sur dix approuvent la grève, selon un sondage IFOP paru dans Le Journal du dimanche du 29 avril tandis que 62 % souhaitent que le gouvernement aille au bout de la réforme.
Pas de convergence des luttes
La fermeté affichée par l’exécutif et le jusqu’au-boutisme affirmé par Emmanuel Macron lors de son intervention télévisée du 12 avril contribuent à souder autour du président l’électorat de droite favorable à la réforme tandis que la gauche peine à qualifier l’adversaire.
Macron = Thatcher ? Alexis Corbière, député La France insoumise, a bien tenté la comparaison. En vain. Depuis qu’il est monté au front, le président français fait tout pour se différencier de la Dame de fer qui revendiquait un combat idéologique contre Arthur Scargill, le patron du syndicat des mineurs, lors de la longue grève de 1984 et 1985.
Emmanuel Macron joue un jeu différent. « Je n’ai pas de mépris, les cheminots ne sont pas des privilégiés, je suis petit-fils de cheminot », ne cesse-t-il...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Pour accroître le quota de logements sociaux, l’élu de cette commune située près de Nice crée des places en Ehpad.
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Villefranche-sur-Mer : les astuces d’un maire pour échapper aux HLM

Pour accroître le quota de logements sociaux, l’élu de cette commune située près de Nice crée des places en Ehpad.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h47
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre (Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes) - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, est un bijou de la Côte d’Azur, niché au fond d’une baie aux eaux profondes pouvant accueillir des bateaux de croisière, qui compte 5 000 habitants à l’année et le double en été. La ville est un cadre enchanteur pour villas de milliardaires, où le prix du mètre carré avoisine celui de Paris, et où le taux de logements sociaux est dérisoire : 5,65 %.
Villefranche aurait pourtant dû, entre 2013 et 2016, en construire 210 pour rattraper son retard sur le quota de 25 % du parc de résidences principales qu’impose la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU), applicable à toute commune de plus de 3 500 habitants membre d’une agglomération, en l’occurrence celle de Nice. La ville a pourtant bien besoin de ces appartements HLM pour répondre à la longue liste d’attente de 200 demandeurs, mais elle n’en a produit que 98, soit 46 % de l’objectif.

Le préfet a, en conséquence, prononcé, fin 2017, la carence de Villefranche-sur-Mer – comme celle de 25 autres communes du département –, imposé une pénalité de 205 000 euros (qui écorne un budget global de 10 millions d’euros), confisqué le droit de préemption urbain du maire pour la période 2017-2019, lui fixant, en outre, un nouvel objectif de 173 logements sociaux à créer durant cette période, et lui a retiré son pouvoir d’attribution des logements sociaux, octroyé au préfet lui-même.
Appartements de luxe

« L’Etat a durci sa position et je conteste sa sanction », plaide Christophe Trojani, maire (LR) et proche d’Eric Ciotti. « Nous n’avons pas les moyens de construire ces logements », assure-t-il. Ce professeur de médecine, chirurgien orthopédique réputé exerçant au CHU de Nice, où il est aussi champion et défenseur des dépassements d’honoraires, a, à la surprise générale, ravi en 2014 la municipalité à un autre élu LR, tendance gaulliste, Gérard Grosgogeat, élu et réélu depuis près de vingt ans. « Sous la précédente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Analyse. Si les 312 députés du groupe La République en marche ont voté les premiers projets de loi comme un seul homme, les récents débats autour de la loi asile et immigration ont révélé une autre réalité.
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LRM, une majorité pas si monolithique

Analyse. Si les 312 députés du groupe La République en marche ont voté les premiers projets de loi comme un seul homme, les récents débats autour de la loi asile et immigration ont révélé une autre réalité.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 10h57
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h18
    |

            Matthieu Goar








                        



                                


                            

Analyse. En juin 2017, En marche ! a conquis l’Hémicycle avec une armée d’anonymes. Impossible dans un premier temps de distinguer les personnalités. Pas de stars, pas de chapelles, pas de courants… Juste une masse de macronistes convaincus. A part quelques visages issus de la société civile (Cédric Villani, Jean-Michel Fauvergue) et quelques ralliés (Manuel Valls), les électeurs ne connaissaient pas ces nouveaux députés. L’opposition a aussitôt raillé ces apôtres d’un prétendu nouveau monde. Inexpérimentés, élus grâce à la photo d’un jeune président sur leur affiche, ils ne pourraient être que des godillots asservis à un exécutif tout-puissant.
Les premiers mois n’ont pas forcément donné tort aux survivants de la déferlante. Les 312 députés du groupe La République en marche (LRM) ont voté comme un seul homme les premiers projets de loi. Sans vraiment se démener pour les atténuer ou les renforcer. Mais les récents débats autour de la future loi sur l’asile et l’immigration ont révélé une tout autre réalité. Pour adoucir ce texte jugé trop répressif par beaucoup d’associations de migrants, une aile gauche a fait pleuvoir les amendements.
Et le malaise d’une partie de la Macronie s’est traduit dans un vote très mitigé. A l’issue de la première lecture, le 22 avril, 197 députés macronistes ont voté en faveur du texte. Seulement 14 députés se sont abstenus et un a voté contre. A première vue, la fronde semble donc largement circonscrite. Mais un autre chiffre interpelle : au moment de ce scrutin très observé, 99 députés macronistes étaient absents.
Manque d’assiduité
L’Elysée et Matignon n’y ont officiellement pas vu une brèche. Selon l’exécutif, ce manque d’assiduité n’est pas inédit. Le 28 juillet 2017, 102 macronistes avaient déserté l’Assemblée lors du vote en première lecture de la loi sur la confiance dans la vie politique. Mais le scrutin avait eu lieu au cœur de l’été. Et cette explication ne tient pas à la lumière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Le premier ministre devait assister, lundi, à la commémoration de la bataille de Camerone, combat mythique de la Légion étrangère. Plus que ses prédécesseurs, le premier ministre s’intéresse aux armées.
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Edouard Philippe occupe le terrain des affaires militaires

Le premier ministre devait assister, lundi, à la commémoration de la bataille de Camerone, combat mythique de la Légion étrangère. Plus que ses prédécesseurs, le premier ministre s’intéresse aux armées.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 10h27
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h11
    |

            Cédric Pietralunga et 
Nathalie Guibert








                        



                                


                            
Aucun premier ministre n’avait jamais fait le déplacement pour cette occasion. Edouard Philippe devait se rendre à Aubagne (Bouches-du-Rhône), lundi 30 avril, afin de présider la cérémonie d’anniversaire de la bataille de Camerone, combat mythique qui opposa en 1863 les troupes mexicaines aux légionnaires français, envoyés par Napoléon III contrer l’expansionnisme américain. Lors de cette bataille, soixante-deux képis blancs, assiégés dans une hacienda, résistèrent plus d’une journée à l’assaut de 2 000 soldats mexicains. Avant lui, seul Pierre Messmer a visité régulièrement la Légion qu’il avait servie, mais pas pour Camerone, l’usage voulant que le gouvernement envoie le ministre des armées le 30 avril.
Avec cet hommage, lors duquel il devait aussi remettre des certificats de nationalité à plusieurs légionnaires, Edouard Philippe montre une nouvelle fois qu’il compte jouer sa partition en matière de défense. Alors que le premier ministre est traditionnellement en retrait sur ce sujet régalien, l’ex-maire du Havre multiplie depuis son arrivée à Matignon les déplacements auprès des troupes. En septembre 2017, il s’est rendu sur la base navale de Toulon, où il a visité le porte-avions Charles-de-Gaulle avant d’assister à un exercice à bord du Mistral. En mars, il est monté dans un Rafale parti de la base de Saint-Dizier (Haute-Marne), déjà visitée en juin 2017, pour une opération de surveillance de l’espace aérien français.
Lors de ses déplacements à l’étranger, le premier ministre ne manque jamais non plus de saluer les militaires tricolores. Aux Emirats arabes unis en février, il s’est arrêté sur la base aérienne française d’Al-Dhafra. Edouard Philippe avait aussi prévu de se rendre début avril au Mali, afin de soutenir les troupes de l’opération « Barkhane », engagées au Sahel contre le terrorisme islamiste. Il y avait renoncé au dernier moment, retenu à Paris par les réunions d’arbitrage sur le dossier de Notre-Dame-des-Landes. « Ce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le photographe Alain Keler a sillonné ce quartier de l’est parisien où vivent entre 15 000 et 17 000 juifs.
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<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Après son vote contre le texte asile-immigration le 22 avril, Jean-Michel Clément s’est mis en congé du groupe LRM.
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤                     
                                                   
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Le « premier frondeur » de la Macronie  veut créer un nouveau groupe à l’Assemblée

Après son vote contre le texte asile-immigration le 22 avril, Jean-Michel Clément s’est mis en congé du groupe LRM.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 09h57
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 11h31
    |

            Alexandre Lemarié








                        



                                


                            
« On se sent toujours mieux en paisible compagnie de sa conscience. » Quelques jours après son départ du groupe La République en marche (LRM), lié à son vote contre le projet de loi sur l’asile et l’immigration adopté en première lecture dimanche 22 avril, Jean-Michel Clément ne regrette rien. Au contraire : le député de la Vienne affirme se sentir en accord avec lui-même. « Le mandat qui nous a été donné n’est pas impératif. Il y a un devoir d’exprimer ses propres convictions, même quand elles sont différentes de celles de son groupe », théorise le premier élu macroniste à avoir quitté la majorité. Et qui est à ce titre désigné dans la presse comme le « premier frondeur ».
Depuis la rupture avec sa famille d’adoption, cet ex-député socialiste se targue de recevoir de « très nombreux » messages de soutien venant aussi bien de citoyens que de personnalités politiques, comme les ex-ministres Christiane Taubira, Jean-Jacques Urvoas ou Dominique Bussereau. « On me félicite d’avoir dit non à ce texte inique et d’être allé jusqu’au bout de ma démarche », explique-t-il d’une voix posée. Référence à l’annonce de sa mise en congé du groupe majoritaire, le 22 avril, juste après son vote contre.

« A 63 ans, j’ai passé l’âge de passer en conseil de discipline… », dit celui qui a préféré prendre les devants, au lieu de subir la sanction qu’il savait inévitable. Le chef de file des députés LRM, Richard Ferrand, avait en effet menacé d’exclusion tout membre de son groupe votant contre le projet de loi. Mais M. Clément était trop en désaccord avec ce texte, qu’il jugeait excessivement répressif à l’égard des étrangers. « Il n’est pas normal qu’on laisse dans la précarité des gens qui ont déjà beaucoup souffert », déplore cet avocat spécialisé dans le droit des étrangers. Avant de s’insurger : « La tradition d’accueil existe-t-elle toujours dans notre pays ? »
Discipline trop...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde », trente-quatre élus demandent au gouvernement de reconnaître à leurs collectivités le droit d’utiliser les monnaies locales pour leurs propres paiements.
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« Les collectivités locales doivent pouvoir payer en monnaie complémentaire »

Dans une tribune au « Monde », trente-quatre élus demandent au gouvernement de reconnaître à leurs collectivités le droit d’utiliser les monnaies locales pour leurs propres paiements.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 07h01
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Impulsée par le président de la République, la Conférence nationale des territoires propose entre autres de « donner aux collectivités plus de liberté et plus de souplesse pour agir ». On ne peut que soutenir cet objectif : pour vitaliser le tissu économique local et réparer les nombreuses fractures territoriales, nous avons besoin d’outils décentralisés, innovants et surtout à la portée des citoyens.
Parmi ces outils figurent désormais les monnaies locales et complémentaires, une vraie innovation sociale qui émerge un peu partout en France, le plus souvent grâce au travail bénévole des habitants réunis au sein d’une association. Cet engagement citoyen mérite d’être soutenu tant il s’inscrit dans les objectifs largement partagés : bâtir une économie plus inclusive, un système alimentaire plus soutenable, mener une transition énergétique et écologique pourvoyeuse d’emploi.

Améliorer l’accès des PME à la commande publique, soutenir l’agriculture de proximité ou revitaliser les centres-villes sont des mesures qui vont dans le bon sens, encore faut-il que la richesse créée sur un territoire serve durablement à développer ce territoire même, au lieu de s’enfuir ailleurs comme c’est souvent le cas.
C’est tout l’enjeu d’un circuit monétaire complémentaire, qui ne vise nullement à se substituer à l’euro mais précisément à le complémenter, en organisant une partie des échanges au profit des emplois locaux et en mieux valorisant les ressources locales. Cet enjeu n’est pas uniquement économique, il en va fondamentalement du territoire comme cadre de vie où se nouent les liens sociaux de proximité.
Flou juridique
Si les collectivités ont un rôle clef à jouer pour inventer les territoires de demain, c’est à l’Etat de leur offrir le cadre légal approprié. Les collectivités qui le souhaitent doivent pouvoir participer activement au circuit monétaire local, à la fois en acceptant la monnaie en paiement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Si les syndicats sont unis à la SNCF ou dans la fonction publique, les confédérations ne parviennent pas à s’entendre au niveau interprofessionnel.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/04/2018
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Un 1er-Mai sous le signe de la désunion syndicale

Si les syndicats sont unis à la SNCF ou dans la fonction publique, les confédérations ne parviennent pas à s’entendre au niveau interprofessionnel.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 06h24
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 11h21
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



   


A chacun son 1er-Mai. A l’approche de cette date destinée à célébrer la Journée internationale de solidarité des travailleurs, et non à fêter le travail, comme le voulait le maréchal Pétain, les cinq centrales syndicales représentatives au niveau interprofessionnel affichent, comme les années précédentes, leur désunion. Il faut remonter à 2012, entre les deux tours de la présidentielle, pour voir la CGT et la CFDT défiler ensemble à cette occasion.
Mais cette année, le 1er-Mai intervient dans un contexte social troublé, avec les mobilisations des cheminots, des fonctionnaires, des étudiants, des retraités ou des salariés des Ehpad et d’Air France. Alors que le premier printemps socialement tendu de l’ère Macron aurait pu être propice à un rapprochement, les confédérations syndicales avancent, chacune, dans leur couloir. Le rassemblement, quand il a lieu, se fait au niveau sectoriel, où les syndicats essaient d’unir leurs forces pour tenter de peser. C’est le cas à la SNCF où la CGT, la CFDT, l’UNSA et SUD-Rail avancent conjointement depuis le début du conflit, mais aussi dans la fonction publique, où la CFDT et l’UNSA ont finalement décidé de rejoindre leurs collègues pour la journée de mobilisation du 22 mai. A Air France aussi, une large intersyndicale fait bloc. Mais l’unité ne parvient pas à franchir le stade supérieur.
« Unitaire, pour quoi faire ? »
Mardi, seul Solidaires devait être aux côtés de la CGT pour manifester « contre la remise en cause des acquis sociaux » et « la sélection à l’université ». A Paris, le cortège, dans lequel sera présent le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, partira de Bastille pour rejoindre la place d’Italie. « Il y a la nécessité pour nous de pouvoir articuler les mouvements sectoriels avec des mots d’ordre plus généraux », indique Fabrice Angei, de la direction cégétiste. Déjà le 19 avril, la CGT n’avait pas réussi à entraîner les autres centrales pour cette journée interprofessionnelle, qu’elle avait lancée et qui avait faiblement mobilisé. En cause notamment, la « convergence des luttes » que la confédération appelle de ses vœux mais qui ne convainc par ses homologues et ne prend pas, pour l’heure, sur le terrain.

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De son côté, le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, qui hausse le ton ces dernières semaines contre l’exécutif, devait assister à la projection d’un film italien, 7 minuti, de Michele Placido, qui « met l’accent sur l’importance du dialogue social et de la négociation collective ». Une initiative organisée à Paris par son syndicat, la CFTC et l’UNSA. « Un 1er-Mai unitaire, pour quoi faire, dans quel objectif ?, interroge la numéro deux cédétiste, Véronique Descacq. Les cheminots comme les fonctionnaires tiennent à ne pas mélanger leur mouvement et leurs revendications dans quelque chose de plus global. Nous comprenons d’autant mieux cette logique que nous ne souhaitons pas participer à quelque chose de plus politique que syndical. » 

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La CFE-CGC, qui n’a rien préparé de particulier, n’a pas non plus souhaité rejoindre la CGT. « Son slogan pour le 1er-Mai n’est pas lisible, estime son président, François Homméril. La mobilisation est un fusil à un coup. Quand on y va, il ne faut pas tirer à côté. » Quant à Force ouvrière, elle doit se remettre en ordre de marche après son congrès mouvementé de la semaine dernière. Son nouveau secrétaire général, Pascal Pavageau, qui a succédé à Jean-Claude Mailly, devait se contenter de présenter les grandes orientations de son syndicat lors d’une conférence de presse. « Nous ne nous afficherons avec aucune organisation syndicale : pour le 1er-Mai, il est normal que nous restions au niveau FO », avait-il déclaré vendredi 27 avril. Certains de ses « camarades » étaient attendus aux côtés de la CGT dans la manifestation parisienne, comme l’union régionale d’Ile-de-France (URIF), qui s’est jointe à l’appel.
Mais la position de FO pourrait évoluer dans les prochaines semaines. Contrairement à M. Mailly, qui rechignait à défiler avec la CGT en novembre 2017 contre la réforme du code du travail, son successeur devrait se montrer plus ouvert. M. Pavageau a en effet eu mandat du congrès « pour travailler à une perspective de mobilisation interprofessionnelle dans l’unité la plus large ». Vendredi, lors d’un discours très offensif envers le gouvernement, le nouveau secrétaire général a indiqué à la tribune qu’il prendrait contact « dès la semaine prochaine » avec les autres leaders syndicaux pour échanger sur le sujet.

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Après le 1er-Mai, la fin de la semaine sera également chargée au niveau social. Une nouvelle séquence de la grève à la SNCF – la septième depuis début avril –, aura lieu jeudi 3 et vendredi 4 mai. A ces dates, les salariés d’Air France sont également appelés à cesser le travail. Jeudi, l’intersyndicale des cheminots a aussi prévu des rassemblements à Paris et en province, quatre jours avant leur rencontre à Matignon avec le premier ministre Edouard Philippe. Samedi enfin, une « marche nationale » pour « dire stop à Macron et à sa politique », dont l’idée a été lancée par le député de La France insoumise François Ruffin, se tiendra dans la capitale. Une manifestation à laquelle la CGT a refusé de participer. « Notre objectif n’est pas de chasser Macron du pouvoir, explique M. Angei. Le 5 mai n’est ni la date la plus appropriée en termes de timing ni même en termes de contenus. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Lors d’un échange avec Emmanuel Macron, le président iranien a prévenu qu’il n’accepterait « aucune restriction au-delà de ses engagements ».
<filname="PROF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤                     
                                                

Pour Hassan Rohani, l’accord sur le nucléaire iranien n’est en « aucune manière négociable »

Lors d’un échange avec Emmanuel Macron, le président iranien a prévenu qu’il n’accepterait « aucune restriction au-delà de ses engagements ».



Le Monde
 |    29.04.2018 à 20h41
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h18
   





                        



   


L’accord nucléaire entre l’Iran et les pays du groupe 5 + 1 conclu en 2015 n’est en « aucune manière négociable », a déclaré le président iranien, Hassan Rohani, à son homologue français, Emmanuel Macron, dimanche 29 avril, selon le site Internet de présidence iranienne.
« L’accord nucléaire ou tout autre sujet sous son prétexte n’est en aucune manière négociable », a déclaré M. Rohani lors d’une conversation téléphonique dimanche avec son homologue français, informe un communiqué des services de M. Rohani. L’Iran « n’acceptera aucune restriction au-delà de ses engagements » conformes aux règles internationales après 2025, a-t-il prévenu. Une position qu’il tient fermement depuis que le président états-unien, Donald Trump, a annoncé sa volonté de se retirer de l’accord en vigueur s’il n’est pas révisé.
La France comptait « rester dans le cadre de l’accord de 2015 »
Le président français, pour sa part, « a fait part de son souhait que les acquis de la négociation de 2015 soient préservés et que les discussions puissent s’ouvrir sur les trois sujets additionnels indispensables que sont le contrôle de l’activité nucléaire après 2025, le programme balistique de l’Iran et les principales crises régionales », a précisé l’Elysée dans un communiqué.
« Le président de la République française et le président iranien sont convenus de travailler principalement dans les prochaines semaines sur la préservation du contenu de l’accord de 2015 dans toutes ses composantes, ainsi que sur la situation au Yémen et en Syrie », ajoute le texte. Emmanuel Macron a également rappelé à son interlocuteur que la France comptait « rester dans le cadre de l’accord de 2015 » et œuvrer pour « obtenir des avancées sur les trois autres sujets évoqués ».
Lundi, M. Macron s’est également entretenu avec le président russe, Vladimir Poutine. Les deux chefs d’Etat « se sont prononcés en faveur du maintien et de la stricte application de l’accord de juillet 2015 », a assuré le Kremlin dans un communiqué.
Nouvel accord en négociation
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, fervent opposant à l’accord signé en juillet 2015, doit annoncer le 12 mai s’il se retire ou non de l’accord nucléaire âprement négocié. Il a donné aux signataires européens du texte – France, Royaume-Uni, Allemagne – jusqu’à cette date pour « réparer les affreuses erreurs » de cet accord, faute de quoi il refusera de prolonger l’assouplissement des sanctions américaines contre la République islamique.
Lors de sa visite la semaine dernière aux Etats-Unis, M. Macron a fait une série de propositions à son homologue américain pour préserver l’accord nucléaire qui deviendrait le premier des « quatre piliers » d’un futur texte plus large.
Les autres « piliers » concerneraient l’après-2025, pour durcir les limitations du programme nucléaire iranien – certaines clauses du texte actuel concernant les activités nucléaires du pays vont expirer –, mais aussi le programme balistique très controversé de Téhéran, ainsi que son rôle jugé « déstabilisateur » dans la région. Mais les responsables iraniens ont rejeté ces derniers jours toute nouvelle négociation sur ces questions et toute restriction future du programme nucléaire de Téhéran.

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les points clés de l’accord de Vienne sur le nucléaire iranien, conclu le 14 juillet 2015ce qu’il faut savoir de l’accord, en sept questionsl’analyse de notre correspondant aux Etats-Unis, qui voit dans l’accord avec l’Iran le miroir de la diplomatie Obamacomprendre ce qu’implique la « décertification » de l’accord par Donald Trumpla tribune de parlementaires européens qui appellent leurs homologues américains à sauver l’accord sur le nucléaireles images de la visite d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis, où il a débattu de l’accord avec Donald Trumpla chronique de Sylvie Kauffmann, pour qui « sur le nucléaire iranien, le compte à rebours vers une sorte de catastrophe annoncée a commencé »la tribune de François Nicoullaud, ancien ambassadeur à Téhéran qui appelle à « sortir par le haut de la crise du nucléaire avec l’Iran »





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Les exemptions aux taxes sur l’acier et l’aluminium décidées par les Etats-Unis expirent le 1er mai et pourraient ne pas être renouvelées.
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Taxes sur l’acier et l’aluminium : l’Union européenne se tient « prête à réagir »

Les exemptions aux taxes sur l’acier et l’aluminium décidées par les Etats-Unis expirent le 1er mai et pourraient ne pas être renouvelées.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 19h36
   





                        


Emmanuel Macron, Angela Merkel et Theresa May ont de nouveau mis en garde les Etats-Unis contre des sanctions commerciales vis-à-vis de l’Europe, dimanche 29 avril, estimant que l’Union européenne (UE) « doit se tenir prête à réagir, le cas échéant, avec efficacité et célérité ».
« Les trois dirigeants souhaitent que Washington ne prenne pas de mesures contraires aux intérêts transatlantiques », selon un communiqué publié par l’Elysée à l’issue d’un entretien téléphonique, samedi, entre le président français, la chancelière allemande et la première ministre britannique.
Plusieurs pays, dont le Canada, le Mexique, l’Union européenne et la Corée du Sud, ont bénéficié d’exemptions aux taxes de 25 % sur l’acier et de 10 % sur l’aluminium annoncées en mars par l’administration américaine. Mais celles-ci arrivent à expiration le 1er mai et pourraient ne pas être renouvelées. Larry Kudlow, principal conseiller économique de Donald Trump, a d’ailleurs signifié jeudi que l’UE devait faire « des concessions » si elle voulait échapper à ces droits. Ce à quoi le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire, avait répondu que l’Europe n’avait aucune concession à faire.

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Cette semaine, M. Macron et Mme Merkel se sont succédé à Washington pour tenter de convaincre le président américain Donald Trump de préserver l’UE de sanctions commerciales. Dans le cas contraire, les Européens ont dit et répété que, sans exemption, des mesures de représailles viseraient des produits emblématiques américains.
Action pour sauver l’accord sur le nucléaire iranien
Emmanuel Macron et Angela Merkel ont également plaidé auprès de Donald Trump pour sauvegarder l’accord stratégique sur le nucléaire iranien.
Lors de leur entretien téléphonique, les trois dirigeants ont échangé « sur la double dynamique affirmée à Washington », « d’une part, la poursuite du travail de conviction jusqu’au 12 mai pour que les États-Unis restent dans l’accord de 2015 » et, « d’autre part, un travail à engager, dès à présent, pour intégrer l’acquis de cet accord dans un accord-cadre, plus large, qui couvre aussi la période après 2025, ainsi que les préoccupations des États-Unis et de l’Europe sur l’activité balistique iranienne et les conflits au Moyen-Orient ».
« Dans ce double effort, l’unité des Européens en format E3 (France, Allemagne, Royaume-Uni) sera décisive pour préserver nos intérêts et notre sécurité », poursuit le communiqué.



                            


                        

                        

