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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Plus de 1 200 bergers, agriculteurs et élus ont manifesté à Pau lundi pour dire leur opposition au projet de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire.
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Pyrénées-Atlantiques : manifestation contre la réintroduction de deux ourses à l’automne

Plus de 1 200 bergers, agriculteurs et élus ont manifesté à Pau lundi pour dire leur opposition au projet de Nicolas Hulot, ministre de la transition écologique et solidaire.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h37
   





                        


Plus de 1 200 manifestants, bergers, agriculteurs et élus de tous bords, ont défilé lundi 30 avril à Pau pour s’opposer à la réintroduction d’ourses dans les Pyrénées-Atlantiques. Le ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, avait annoncé à la fin de mars qu’il souhaitait réintroduire deux ourses dès cet automne dans le département pour assurer la pérennité de l’espèce. Mais les opposants estiment que la présence des ours et les activités humaines, notamment pastorales, ne sont pas compatibles.
« Stop ours », « Hulot, l’écologie qui se déplace en hélico », pouvait-on lire sur les banderoles tendues sur les tracteurs des manifestants, certains venus d’Ariège ou de la province espagnole voisine d’Aragon, tandis que des bergers avaient pendu des ours en peluche au bout de leurs bâtons. « Non, M. Hulot, vous n’aurez pas la peau des bergers ! », a lancé du haut d’une tribune improvisée face à la préfecture des Pyrénées-Atlantiques Olivier Maurin, président de l’Association pyrénéenne pour le développement durable de l’identité des Pyrénées (Addip).

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                En Ariège, la présence des ours fait sortir les fusils



« Plus de 600 bêtes tuées en 2017 par les ours »
Des parlementaires, la sénatrice socialiste Frédérique Espagnac, le sénateur Les Républicains Max Brisson ou encore le député Jean Lassalle (non inscrit), lui-même ancien berger, s’étaient joints à la manifestation, mais ne faisaient pas partie de la délégation reçue par le préfet. « En Ariège, dans les vallées où les ours sont concentrés, les attaques se sont multipliées. Plus de 600 bêtes tuées en 2017 par les ours, pour la majorité des brebis », a déploré Claude Soulas, directeur du centre départemental de l’élevage ovin. Pour lui, « les mesures de protection, barrières, chiens, etc. préconisées par le gouvernement sont totalement inefficaces ».
A la fin de mars, Nicolas Hulot avait annoncé qu’il souhaitait réintroduire deux ourses dans les Pyrénées-Atlantiques car il ne reste que deux mâles dans ce département. Cannelle, la dernière représentante de l’ours de souche des Pyrénées, avait été tuée par un chasseur en 2004. La décision avait été prise un an après une consultation en ligne sur la conservation de l’ours brun dans les Pyrénées qui avait réuni 6 000 personnes en trois semaines. Quelques jours avant l’annonce de Nicolas Hulot, l’Etat avait été condamné à Toulouse pour n’avoir pas suffisamment protégé l’ursidé dans les Pyrénées.
Après une réintroduction en 1996-1997 de trois ours slovènes non loin de la frontière avec l’Espagne, puis de cinq autres en 2006 (dont un est mort), le nombre d’ours dans les Pyrénées est évalué à 39, principalement dans le centre du massif.

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                Quel avenir pour l’ours dans les Pyrénées ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Financement, calendrier : alors que la planète se réchauffe, la session de la Convention-cadre des Nations unies qui s’ouvre lundi ne s’annonce pas sous de paisibles auspices.
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Climat : à Bonn, les négociations entre Etats risquent d’être tendues

Financement, calendrier : alors que la planète se réchauffe, la session de la Convention-cadre des Nations unies qui s’ouvre lundi ne s’annonce pas sous de paisibles auspices.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h17
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 15h43
    |

            Simon Roger








                        



   


A quel rythme les négociateurs réunis jusqu’au 10 mai à Bonn, en Allemagne, vont-ils mener leurs travaux ? Cette question, récurrente à chaque début de session de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), devrait gagner en acuité cette année. Car les délégués des 195 pays signataires de l’accord de Paris visant à contenir le réchauffement sous le seuil des 2 °C savent que le temps est compté.
A l’extérieur de la bulle du Convention Center de Bonn, où vont siéger les représentants des nations, l’état de la planète se dégrade. Ces trois dernières années ont été les plus chaudes dans l’histoire des relevés météo, a rappelé l’Organisation météorologique mondiale (OMM) dans un rapport rendu public à la fin mars. « Le début 2018 a continué comme 2017 s’était terminée, avec des épisodes extrêmes qui coûtent des vies et détruisent des moyens de subsistances », écrit Petteri Taalas, le secrétaire général de cette agence.
L’OMM souligne par ailleurs que les concentrations de dioxyde de carbone dans l’atmosphère sont désormais supérieures à 400 parties par million, tandis que plusieurs études concluent à une nouvelle hausse des émissions de CO2 en 2017.

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                Climat : de timides avancées en conclusion de la COP23



Règles de transparence
Les délégués ont aussi en tête un autre calendrier, celui du secrétariat de la CCNUCC, qui leur demande de tenir les délais d’ici à la prochaine conférence sur le climat, la COP24, prévue en décembre à Katowice, dans le Sud de la Pologne. C’est dans cette ville que doit être adopté le rule book, c’est-à-dire les règles de mise en œuvre de l’accord de Paris. Ce mode d’emploi doit notamment définir le contenu des contributions nationales des pays pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, et les règles de transparence que les Etats devront suivre pour rendre compte de leurs actions et de leurs financements en faveur du climat.
Il doit préciser également les contours du bilan mondial, auquel vont s’astreindre les pays tous les cinq ans à partir de 2023. Mais ces discussions ne progressent pas au même rythme : le document relatif au bilan mondial tient en moins de dix pages, alors que celui qui traite de la transparence en comporte près de cinquante.
Pour faire face à l’hétérogénéité de ces négociations et aux réticences de grands acteurs – les Etats-Unis ont annoncé leur intention de se retirer de l’accord ; la Russie, la Turquie et l’Arabie saoudite n’ont toujours pas ratifié le texte –, l’institution onusienne envisage d’ajouter une session de travail supplémentaire, en septembre, à Bangkok. Cette option n’est pas sans risque : elle pourrait inciter certains pays à ne dévoiler leurs positions qu’à l’automne et vider ainsi de leur substance les discussions qui s’ouvrent le 30 avril.
Ce choix aurait un coût financier, alors que la CCNUCC doit déjà pallier le refus de paiement de Washington. Elle peut compter, en revanche, sur la générosité de la fondation Bloomberg Philanthropies, qui, le 22 avril, a versé 4,5 millions de dollars à la Convention-cadre, comme elle s’y était engagée en 2017.

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                COP23 : l’urgence climatique en dix chiffres



Vives tensions sur les financements
Mais cette bonne nouvelle ne suffira pas à atténuer les tensions toujours très vives en ce qui concerne les financements pour le climat. Les Etats développés sont régulièrement critiqués pour ne pas honorer leur promesse de porter à 100 milliards d’euros par an d’ici à 2020 leur aide aux pays du Sud.
Un autre engagement de l’accord de Paris a empoisonné les débats de la COP23 en Allemagne en 2017, celui de la « prévisibilité » des financements sur lesquels pourront compter les nations en développement. « C’est une question légitime pour les pays du Sud, mais on ne peut pas non plus faire l’impasse sur les contraintes budgétaires réelles de certains pays du Nord, commente Lucile Dufour, du Réseau action climat (RAC). Il faut lutter contre cette défiance », qui pourrait paralyser les travaux de Bonn, met en garde la responsable négociations internationales et développement de cette association.
Un autre point pourrait tendre les discussions : le souhait de plusieurs pays en développement de voir apparaître un principe de « bifurcation » dans l’application de l’accord de Paris. Il s’agirait de tracer une voie pour les Etats du Nord, obligés de réduire leurs émissions polluantes, une autre pour ceux du Sud, invités à agir à leur rythme et selon leurs moyens. « C’est un sujet très sensible, note la responsable du RAC, cela reviendrait à accepter une mise en œuvre à deux vitesses de l’accord de Paris », contraire à l’esprit du texte adopté durant la COP21, à la fin 2015. Selon de nombreux observateurs, les pays en développement brandissent cette menace dans l’espoir d’obtenir des moyens financiers et techniques supplémentaires.
La dernière inconnue de ces négociations sur le climat réside dans la capacité des îles Fidji, qui président les débats jusqu’en décembre, d’imposer des solutions de compromis. Le petit Etat insulaire va roder à Bonn le format d’échanges validé à la COP23 : le « dialogue de Talanoa ». La première étape est prévue dimanche 6 mai, avec l’organisation de dix-huit tables rondes sur l’état des lieux et les stratégies de long terme. A chacun de ces ateliers prendront part trente Etats et cinq acteurs non étatiques. Ces séances seront fermées au public, ce que regrettent toutefois les ONG, inquiètes du peu d’espace laissé à la société civile.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Quatorze familles de cette vallée encaissée au pied du mont Blanc lancent une série de recours devant le tribunal de Grenoble.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Pollution de l’air : des familles de la vallée de l’Arve attaquent l’Etat pour « carence fautive »

Quatorze familles de cette vallée encaissée au pied du mont Blanc lancent une série de recours devant le tribunal de Grenoble.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 13h13
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


En septembre 2017, Nicolas Hulot avait choisi la vallée de l’Arve (Haute-Savoie), « une des plus polluée de France », selon les termes du ministre de la transition écologique et solidaire, pour son déplacement sur le thème de la qualité de l’air. Aux habitants excédés de ce territoire coincé entre les montagnes au pied du mont Blanc, il avait expliqué qu’il n’avait pas de « baguette magique ».
Depuis, 540 plaintes contre X pour mise en danger d’autrui ont été déposées auprès des gendarmeries du département conduisant le parquet de Bonneville à ouvrir une enquête préliminaire. Et quatorze familles de plaignants s’apprêtent à ouvrir un deuxième front judiciaire et vont lancer, mercredi 2 mai, une vague de recours pour « carence fautive » de l’Etat devant le tribunal administratif de Grenoble.
Parmi ses plaignants figurent les représentants légaux de quatre enfants. Ils demandent jusqu’à 100 000 euros d’indemnisation pour les préjudices subis. Les recours s’appuient sur des dossiers médicaux épais. « Ces enfants souffrent de pathologies que nous estimons liées à la pollution : asthme, otites, pneumopathies… », explique au Monde François Lafforgue, l’avocat qui défend les familles.

        Lire aussi :
         

          l’enquête du « Monde » sur la pollution dans la vallée de l’Arve



« Une urgence sanitaire »
Mallory Guyon est médecin généraliste aux Houches et habite à Passy, dans la vallée :
« Dans mon quotidien de médecin, je constate de plus en plus de pathologies ORL et respiratoires, longues, persistantes et difficiles à traiter. Ça m’interpelle. Des patients me racontent que lorsqu’ils partent en vacances ailleurs, ils respirent mieux. Et, a contrario, d’autres me disent que quand ils viennent dans leur résidence secondaire dans la vallée, ils se mettent à tousser au bout de deux jours. »
La docteure Guyon a décidé de s’impliquer au sein du collectif local Coll’air pur santé qui coordonne les plaintes avec le soutien d’Ecologie sans frontière, l’association qui avait la première porté plainte contre l’Etat après les pics de pollution de 2014. « On organise la résistance, explique Mme Guyon. On n’attaque pas de gaieté de cœur. L’objectif est de susciter une prise de conscience générale dans le pays, que chaque Français se rende compte qu’il s’agit d’une urgence sanitaire. »
A l’échelle de la France, on estime que la pollution de l’air est à l’origine de 48 000 morts prématurés chaque année. Selon une étude de Santé publique France de septembre 2017, les seules particules fines PM2,5 (de diamètre inférieur à 2,5 µm) seraient responsables de 8 % de la mortalité annuelle dans la vallée de l’Arve, soit 85 morts. Une baisse de 30 % des concentrations annuelles de PM2,5 permettrait de diviser par deux cette mortalité.
Or, pour la docteure Guyon et maître Lafforgue, c’est l’« inaction » de l’Etat et des autorités administratives qui est en cause. Et ils ne sont pas les seuls à le penser. La vallée de l’Arve est l’une des 14 zones de dépassements des normes européennes de qualité de l’air (PM10 inférieurs à 10 µm et dioxyde d’azote) qui valent à la France d’être sous la menace d’un renvoi devant la Cour de justice de l’Union européenne et d’avoir été enjoint par le Conseil d’Etat de prendre rapidement des mesures pour réduire la pollution.
Nicolas Hulot a présenté le 13 avril quatorze « feuilles de route » élaborées avec les préfets de région. Celle concernant la vallée de l’Arve et ses 155 000 habitants prévoit notamment d’amplifier les aides (Fonds air bois énergies) pour réduire le recours au chauffage au bois ou de privilégier le report modal de la route vers le ferroviaire pour le transport des marchandises et des voyageurs. Des mesures jugées « insuffisantes et pas assez ambitieuses » par les associations.

        Voir aussi :
         

          les « feuilles de route » de la France pour lutter contre la pollution de l’air



« Tout est à revoir »
« Ces plaintes ont pour objectifs de faire bouger l’Etat. Il doit agir vite et bien, exhorte Mme Guyon. Ici, tout est à revoir de façon urgente : le chauffage, les infrastructures routières, l’industrie. » Le chauffage au bois est la principale source de pollution dans la vallée. Mais pas la seule. Elle accueille aussi de nombreuses usines spécialisées dans l’industrie du décolletage. Et chaque année, elle est traversée par les flots de touristes qui accèdent aux stations de ski depuis l’A40 et près de 600 000 poids lourds empruntant le tunnel du Mont-Blanc.
En janvier, la communauté de commune Pays du Mont-Blanc se félicitait d’une qualité de l’air « en nette amélioration » en 2017. Pour la première fois que des mesures sont effectuées dans la commune savoyarde de Passy, les jours de pic de pollution (supérieur à 50 µg/m3 en PM10) n’ont pas excédé la limite européenne (trente-cinq jours). Vingt et un ont été recensés, contre 36 en 2016 ou 44 en 2015. Mais comme le fait remarquer la docteure Guyon, pour ses patients, le plus dangereux, ce ne sont pas les pics mais la « pollution chronique ».
Les familles de la vallée de l’Arve ne sont pas les premières victimes de la pollution de l’air à déposer un recours pour carence fautive de l’Etat. En juin 2017, comme Le Monde l’avait relaté, Clotile Nonnez, une professeure de Yoga vivant dans la capitale, avait saisi le tribunal administratif de Paris. Près d’un an après, son cas n’a pas encore été traité mais son état de santé s’est un peu plus dégradé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Dans une tribune au « Monde », des préhistoriens et des paléontologues s’inquiètent de l’impact de l’élimination de lisiers issus d’activités de méthanisation sur le patrimoine souterrain de ces zones calcaires.
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« Non aux épandages polluants qui menacent les sites archéologiques des causses du Lot »

Dans une tribune au « Monde », des préhistoriens et des paléontologues s’inquiètent de l’impact de l’élimination de lisiers issus d’activités de méthanisation sur le patrimoine souterrain de ces zones calcaires.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h52
    |

                            Collectif








                        



                                


                            
Tribune. Un gros méthaniseur industriel, qui va traiter 67 000 tonnes de déchets par an, vient de s’installer à Gramat (Lot). Ces ­déchets proviendront de cinq départements dans un rayon de 130 kilomètres. Ils comprendront des déchets d’abattoirs, de stations d’épuration des villes, de restauration collective, d’élevages industriels, de laiteries, etc.
En cas d’épidémie de grippe aviaire, ce méthaniseur est envisagé comme moyen d’élimination des lisiers contaminés. Ces différents intrants contiennent des matières polluantes (métaux lourds, PCB, perturbateurs endocriniens, germes, pesticides, biocides, antibiotiques, éléments minéraux et organiques divers dont l’azote et le phosphore). Un méthaniseur industriel plus petit se développe aussi sur le causse de Martel à Mayrac, qui traitera 15 000 tonnes de déchets par an, et quatre autres projets sont en construction dans la région.
Les digestats s’infiltrent immédiatement dans les sols et sous-sols
Ces installations produiront du ­méthane, de l’électricité et un sous-produit, le digestat brut liquide, présenté comme un « fertilisant », qui sera épandu sur 6 000 hectares au cœur du parc naturel des causses du Quercy et 800 hectares du causse de Martel. Rappelons que tout ce qui ­entre dans le méthaniseur se retrouve en sortie dans le digestat, même si une hygiénisation incomplète est effectuée. Les digestats s’infiltrent immédiatement dans les sols et sous-sols.
La région calcaire des causses est un milieu particulièrement vulnérable déjà victime des épandages du lisier des élevages industriels, qui provoquent l’expansion extraordinaire de la végétation aquatique dans le lit de la Dordogne, du Célé et de leurs affluents ainsi que des pollutions d’eau potable enregistrées notamment à Cahors au printemps 2017. Une opposition ­citoyenne locale s’organise.
Nous, préhistoriens et paléontologues, voulons aussi attirer l’attention des pouvoirs publics sur le risque de pollution des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le dispositif fournit à l’apiculteur des données-clés sur ses ruches.
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Hostabee, la start-up qui connecte les ruches pour sauver les abeilles

Le dispositif fournit à l’apiculteur des données-clés sur ses ruches.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h37
    |

            Jean-Michel Normand








                        



                                


                            
Le milieu apicole n’est pas vraiment réputé pour ses penchants high-tech. Traditionnellement, élever des abeilles est considéré comme une affaire d’expérience personnelle et de flair, loin des algorithmes et de l’intelligence artificielle. La percée d’Hostabee, une start-up installée à Saint-Quentin, dans l’Aisne, n’en est que plus significative. En mettant au point le boîtier B-Keep, conçu pour « prendre le pouls de la ruche », la société entend faire basculer les apiculteurs dans l’ère du numérique.
Créée en 2015, Hostabee a levé 150 000 euros auprès d’investisseurs et devrait réaliser un chiffre d’affaires de 250 000 euros cette année. Son président et fondateur, Maxime Mularz, compte atteindre le seuil de 2 millions d’euros en 2019 et de 5 millions en 2020. En 2018, plus de 2 000 boîtiers devraient être diffusés (plus d’un millier a déjà été vendu) en France mais aussi aux Etats-Unis, en Italie, en Suisse ou en Belgique. Un service, consistant à installer une puce-GPS, a également été lancé afin de remédier aux (nombreux) vols de ruche.
Le prix d’achat du module, que l’on glisse en bordure du couvain (ensemble des œufs et larves d’abeilles) ou dans la hausse (la partie supérieure de la ruche, là où sera récolté le miel), et dont l’autonomie de fonctionnement est de deux années, a été fixé à 80 euros. L’abonnement au service, qui permet de suivre en temps réel la vie de la colonie, est de 3 euros par mois (le tarif, dégressif selon la quantité, peut descendre à 1 euro). Nettement moins cher que les balances connectées installées sous les ruches, le boîtier B-Keep est équipé d’un capteur d’humidité et d’un capteur de température.
En mode « push »
Ces données – diffusées grâce à une technologie de communication bas débit (celle de l’Internet des objets), disponible sur l’ensemble du territoire – aident à déterminer si la grappe d’abeilles est suffisamment forte pour maintenir la température nécessaire (autour de 35 °C) à la survie de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Les forces de l’ordre se félicitent de leurs opérations de « concours de la force publique » et des destructions menées « squat par squat ».
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Notre-Dame-des-Landes : les gendarmes en attente de la reprise des expulsions dans la ZAD

Les forces de l’ordre se félicitent de leurs opérations de « concours de la force publique » et des destructions menées « squat par squat ».



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h23
    |

            Julia Pascual








                        



                                


                            

Après avoir concouru à l’éviction de 29 squats sur les 97 recensés à Notre-Dame-des-Landes, la gendarmerie nationale est désormais dans l’attente de pouvoir poursuivre ses opérations. Le 14 mai, le comité de pilotage réuni par la préfecture de Loire-Atlantique doit analyser les demandes de régularisation déposées par des occupants de la « zone à défendre » (ZAD). Au 23 avril, 41 avaient été dénombrées – dont 28 pour des projets agricoles. A l’issue de cet examen, les expulsions devraient reprendre pour conclure l’opération de gendarmerie débutée le 9 avril et dont les autorités se disent, jusqu’à présent, satisfaites. « La mission a été remplie », résume un cadre de la place Beauvau.
Les forces de l’ordre ont d’abord procédé au démantèlement de squats dans un périmètre entourant la route départementale 281, aussi appelée « route des chicanes », qui est l’un des principaux axes traversant la ZAD. Le ciblage a procédé à la fois d’une analyse juridique et d’un choix d’opportunité. « Ça a été compliqué et on a travaillé squat par squat, en interministériel, détaille une source proche du dossier. Il est évident que nous n’allions pas dégager des occupants historiques qui ont vocation à se voir rétrocéder leur terrain. C’était difficile de faire plus. »
Les parcelles n’abritant ni des habitats en « dur » ni des projets agricoles ont été privilégiées : 29 squats au total ont été évacués, puis détruits. Cette première phase a été présentée non pas comme une opération de maintien de l’ordre, mais comme un « concours de la force publique » à des décisions judiciaires d’expulsion. « Ce sont les huissiers qui sont à la manœuvre, a insisté le directeur général de la gendarmerie nationale, le général Richard Lizurey, interviewé sur la chaîne BFM-TV. Aucun gendarme ne procède à des déconstructions. Nous accompagnons le mouvement », assure-t-il.
Moyens considérables
En engageant 2 500 militaires sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Entre dialogue et autorité, la préfète de Loire-Atlantique veut conduire avec mesure un dossier sensible.
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Nicole Klein, l’équilibriste de Notre-Dame-des-Landes

Entre dialogue et autorité, la préfète de Loire-Atlantique veut conduire avec mesure un dossier sensible.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 11h40
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

La scène se passe en marge d’une banale journée de préfète, le 28 septembre 2017. Nicole Klein vient d’accueillir à Nantes, successivement, Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, puis Bruno Le Maire, ministre de l’économie et des finances. La première est venue parler d’économie sociale et solidaire, le second de chantier naval. Personne n’évoque le sujet sensible de Notre-Dame-des-Landes. Le gouvernement n’a pas encore tranché le sort du futur aéroport. On sonde la préfète de la région Pays de la Loire et de Loire-Atlantique sur l’issue possible de ce projet, vieux de cinquante ans. « Il y a beaucoup trop de testostérone dans ce dossier », dit Nicole Klein en plissant ses yeux bleu-vert. Les postures guerrières ne séduisent guère cette femme chargée de déminer l’un des dossiers les plus difficiles pour le gouvernement.
La décision de l’exécutif d’abandonner le projet interviendra quatre mois plus tard, le 17 janvier. Mais la préfète s’est déjà forgé son opinion. Non qu’elle soit contre l’aéroport – elle prononce souvent « aréoport » comme on dit « aréopage » –, mais l’histoire n’a que trop duré, et les conditions ne sont plus guère réunies pour réussir le transfert de l’infrastructure de Nantes Atlantique vers Notre-Dame-des-Landes. Une rupture par rapport à l’engagement sans faille de ses prédécesseurs, Christian de Lavernée, puis Henri-Michel Comet.
Nicole Klein n’a pris ses fonctions qu’en février 2017, mais elle connaît parfaitement le dossier. Dix-sept ans auparavant, elle est secrétaire générale de la préfecture de Loire-Atlantique quand le gouvernement socialiste de Lionel Jospin décide de relancer le projet de nouvel aéroport et que débutent les débats sur la déclaration d’utilité publique. Mais quand, à l’automne 2012, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault lance une offensive (avortée) pour évacuer la ZAD – la zone d’aménagement différé devenue « zone à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.
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Sportifs, attention aux pics polliniques

Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h48
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Les concentrations de pollens de bouleau ont atteint ces derniers jours des records, notamment dans le nord du pays. Des niveaux jamais atteints depuis 1993 en Ile-de-France, comme l’a fait savoir le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les personnes allergiques et asthmatiques. Rappelons que l’asthme touche 4 millions de personnes en France. Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.
Si le sport – on vous l’a déjà dit au fil de ces chroniques – a des effets positifs sur la santé, et évidemment pour les personnes allergiques, ne faut-il pas ­limiter la pratique sportive lors des pics polliniques ? « Il faut l’adapter », répondent les allergologues.
Tôt le matin ou tard le soir
Ils sont unanimes : il n’est pas conseillé de courir en plein air lors d’un pic de concentration de pollens. En effet, « la surventilation entraînée par la course fait que l’on inhale cinq à dix fois plus de pollens », explique l’allergologue Pierrick Hordé. Les symptômes (rhinite, conjonctivite, asthme…) peuvent s’amplifier, jusqu’à aller vers une crise allergique. Il n’est donc pas conseillé de faire du sport à l’extérieur, sauf tôt le matin ou tard le soir, lorsque les concentrations sont moins fortes, surtout lorsqu’il a plu, car les pollens sont à terre.
Lors des pics, mieux vaut avoir son bronchodilatateur à portée de main, prendre des antihistaminiques, mettre des lunettes de soleil, un chapeau, pour éviter que les pollens se déposent dans les cheveux et ensuite sur l’oreiller – le mieux est de prendre une douche le soir.
Autre sport à éviter : la natation dans les piscines. Présent dans l’eau de la plupart des piscines, le chlore, mélangé aux matières azotées apportées par les baigneurs (sueur, urines, cosmétiques…), produit des chloramines, gaz irritants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ La policière, âgée de 27 ans, avait disparu lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors que la Seine était en crue.
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Paris : le corps de la policière disparue lors d’un exercice en janvier retrouvé dans la Seine

La policière, âgée de 27 ans, avait disparu lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors que la Seine était en crue.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 19h00
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 21h19
   





                        


Le corps de la policière de la brigade fluviale qui avait disparu lors d’un exercice dans la Seine, le 5 janvier, a été retrouvé dimanche 29 avril dans le fleuve, a appris l’Agence France-Presse auprès de la préfecture de police.
La policière, âgée de 27 ans, avait disparu lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors que la Seine était en crue. Son corps a été retrouvé en aval du pont des Arts, à quelques centaines de mètres du lieu de la disparition, a précisé la préfecture.
Le corps a été transporté à l’institut médico-légal (IML) de Paris pour une identification formelle, selon une source policière.
Une enquête ouverte
Le parquet de Paris avait confié une enquête pour rechercher les raisons de la disparition à l’inspection générale de la police nationale (IGPN). Le 23 février, suite à cette enquête, une information judiciaire avait été ouverte pour homicide involontaire, a appris l’AFP de source judiciaire cette semaine.

        Lire aussi :
         

                Enquête de la « police des polices » sur la disparition d’une policière dans la Seine



Le syndicat Unsa-Police avait notamment demandé l’ouverture d’une enquête administrative sur les conditions dans lesquelles avait été réalisé cet exercice. La préfecture de police avait assuré que l’exercice de routine auquel participait la jeune femme était « prévu et encadré ». Or, dans son édition de cette semaine, Le Canard enchaîné, citant des éléments de l’enquête, a au contraire assuré que l’exercice s’était décidé « sur un coup de tête, le matin même », et qu’une « erreur d’appréciation » avait été comise par un moniteur.
« Rien ne motivait qu’on mette en place cet exercice alors qu’après le passage de la tempête, la Seine est en crue », avait estimé le secrétaire départemental adjoint du syndicat, Nicolas Pucheu. Après le passage de la tempête Eleanor, le niveau de la Seine était en train de monter début janvier, pour dépasser les 5,80 m fin janvier. Selon lui, la policière n’avait son diplôme de plongée sous-marine « que depuis trois semaines ». « C’était pour nous suicidaire de la mettre à l’eau », avait-il estimé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ Trois du nord et neuf de l’est de la France sont en vigilance orange à cause des intempéries dimanche 29 avril.
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Douze départements en vigilance orange pour « pluies-inondations » et « orages »

Trois du nord et neuf de l’est de la France sont en vigilance orange à cause des intempéries dimanche 29 avril.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 18h31
   





                        


Les intempéries sont au rendez-vous dans une grande partie de la France dimanche 29 avril. Le temps sera perturbé et orageux, selon les prévisions de Météo France, qui a placé douze départements en vigilance orange pour des risques d’orages et de pluies-inondations.

🔶 12 dpts en #vigilanceOrange

— VigiMeteoFrance (@VigiMétéoFrance)


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Les trois premiers concernés des départements des côtes de la Manche à partir de 22 heures : le Pas-de-Calais, la Seine-Maritime et la Somme. Météo France y prévoit un épisode pluvieux particulièrement intense, avec des cumuls de pluie « de 30 à 40 mm, localement 50 mm ». l’agence météorologique annoncé « des pluies continues persistantes à partir du milieu de nuit de dimanche à lundi et jusqu’en journée de lundi ».
La vigilance orange aux orages et aux pluies-inondations a en revanche été levée dimanche après-midi pour la Corrèze, le Lot et le Tarn-et-Garonne, qui sont placés en vigilance jaune jusqu’à 20 heures. « Sur l’épisode, les cumuls ont atteint entre 50 et 60 mm parfois 70 mm, ce qui correspond habituellement à environ deux à trois semaines de pluie en cette saison », a précisé l’institut dans un bulletin.
De multiples orages dans l’Est
Neuf départements de l’est de la France ont été placés sous surveillance en raison de risques d’orage (Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Haute-Saône et Vosges). « Dans une masse d’air assez instable, des orages vont se multiplier et s’organiser [dimanche] après-midi et [dans la] nuit pour devenir forts voire violents. » 
Une amélioration est attendue dans les douze départements concernés par ces intempéries dimanche en soirée et en début de nuit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ La semaine des Primeurs, rendez-vous annuel des grands crus bordelais, s’est tenue du 9 au 12 avril.  Négociants, journalistes et importateurs du monde entier ont dégusté un millésime marqué par le gel.
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Bordeaux 2017 : le boire plutôt que spéculer


                      La semaine des Primeurs, rendez-vous annuel des grands crus bordelais, s’est tenue du 9 au 12 avril.  Négociants, journalistes et importateurs du monde entier ont dégusté un millésime marqué par le gel.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 12h30
    |

                            Laure Gasparotto








   


On s’attendait à des Primeurs moroses. Il n’en fut rien. Et même l’afflux des professionnels du monde entier pour ­venir découvrir le dernier-né a étonné tout le monde. « On voit arriver jusqu’à 2 000 visiteurs par jour », s’étonne Basile Tesseron au Château Lafon-Rochet, à Saint-Estèphe, qui reçoit l’Union des grands crus de bordeaux ce mardi 10 avril 2018. Il en attendait deux fois moins. Surtout pour un millésime où il n’y aura pas grand-chose à vendre : moitié moins de vin qu’en 2016 ! Le gel d’avril 2017 a eu raison de la moitié de la récolte bordelaise, avec des températures allant jusqu’à – 5 °C.
Une situation qui n’est pas sans rappeler le millésime 1991. De nombreux propriétaires ont d’ailleurs ressorti de leurs caves des 91, pendant des dîners de discussions, afin de faire un point sur son évolution et le comparer au devenir du millésime présenté. Les surprises étaient plutôt bonnes, telle la beauté d’un palmer 1991 qui laisse envisager une belle garde pour les vins de 2017. Peu d’appellations ont été épargnées par la ­rudesse climatique de l’année dernière. Seul le nord du Médoc en sort quasi indemne. Mais au sein même des vignobles, les situations sont à étudier au cas par cas. D’où la marée de professionnels qui a envahi les chais pendant cette semaine de présentation des Primeurs. Ils veulent tout goûter. Car même là où il y a du vin, les assemblages sortent du classicisme.
Travail hors norme
Au Château Figeac, à Saint-Emilion, par exemple, les gelées ont beaucoup affecté les cabernets francs : ils sont logiquement moins présents dans le résultat final. Ce nouvel assemblage lui donne un caractère différent des millésimes précédents. Mais le résultat est tel que les propriétaires envisagent des plantations dif­férentes pour l’avenir. Non seulement pour s’adapter au changement climatique, mais aussi pour ­réorienter un peu le style de leur vin. « On produira 48 000 bouteilles de 2017, au lieu de 120 000 bouteilles », explique Frédéric Faye, le directeur de Figeac, qui n’a donc pas de second vin à présenter. Comme beaucoup d’ailleurs. Au Château La Dominique, à Saint-Emilion, idem, tout comme à La Conseillante, à Pomerol, pour n’en citer que quelques-uns.
Au Château Angélus, à Saint-Emilion, on goûte heureusement le premier comme le second vin, Le Carillon, qui se révèlent majestueux. A Pavie, tout près, Gérard Perse déclare : « Nous n’avons rien perdu sur ce vignoble, mais nous avons subi une perte de 30 % sur celui de Monbousquet. » En réalité, il existe une certaine logique parmi cette hiérarchie des parcelles préservées : la lutte ­contre le gel s’est concentrée sur les meilleures d’entre elles. De l’usage d’un hélicoptère aux premières lueurs du jour, à un nettoyage manuel de chaque rameau, jusqu’à la conduite différenciée du vignoble, un travail hors norme a été fait pour sauver la récolte. « C’est le millésime qui a coûté le plus cher à produire », soupire ­Véronique Sanders, directrice du Château Haut-Bailly en pessac-léognan qui a perdu 35 % de sa récolte. Chez elle, ce sont surtout les merlots qui ont gelé. Haut-Bailly 2017 comporte donc de facto plus de cabernet et ça lui va très bien. Si le style change légèrement, l’identité du vin est préservée. Les plantations futures de la ­propriété seront décidées en conséquence.
« Goûter l’évolution »
Mais d’autres vignerons, comme Anabelle Cruse au Château Corbin, à Saint-Emilion, ont vu l’intégralité de leur vignoble cuire avec le gel d’avril. « J’avais ­décidé dans un premier temps de m’enfuir de Saint-Emilion pendant la semaine des Primeurs, mais je me suis ravisée. Je fais goûter l’évolution de mes millésimes ­précédents, 2015 et 2016 », ­positive-t-elle. Il faut donc aller du côté du ­Médoc pour voir des situations plus optimistes.
Au Château d’Issan, à Margaux, par exemple, le gel n’a pas frappé. C’est d’ailleurs l’un des seuls de l’appellation à n’en avoir pas souffert. Les vins se révèlent denses, structurés, dans une belle tension. Idem à Lynch-Bages, à Pauillac. Son ­directeur Jean-Charles Cazes reçoit, heureux, dans le chai de Haut-Batailley qu’il vient tout juste d’acquérir, pour présenter tous ses vins. Ses ­Ormes de Pez, notamment, détonnent.
Face à une telle hétérogénéité des situations, impossible de déclarer que 2017 est un grand millésime. Il l’est, ici ou là, mais à chacun de se faire sa propre opinion. En blanc, il offrira de réelles surprises, notamment version sec. A Fourcas Hosten, en listrac-médoc, par exemple, le blanc 2017 est sans doute le plus beau de l’histoire du Château : il offre des perspectives vraiment alléchantes.
Ce qui est certain, c’est que de part et d’autre de la Garonne, il existe de très beaux vins, ­expressifs et délicats, aptes à vieillir avec grâce. Mais aussi des Châteaux qui ont fait des compromis avec la qualité. Il faudra se donner la peine de goûter. Impossible d’acheter à l’aveugle pour spéculer. Finalement, avec 2017, le vin de Bordeaux retrouve son sens premier : celui d’être bu.



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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ L’oiseau des poètes a fait son nid dans des ordures : cette photographie, prise ce printemps à Copenhague, montre-t-elle la fragilité de la nature ou, au contraire, sa résilience ?
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Que nous dit ce cygne dans les détritus ?

L’oiseau des poètes a fait son nid dans des ordures : cette photographie, prise ce printemps à Copenhague, montre-t-elle la fragilité de la nature ou, au contraire, sa résilience ?



Le Monde
 |    29.04.2018 à 12h30
    |

            Catherine Vincent








                        



                                


                            

Si la force d’une image réside dans l’imaginaire qu’elle permet de déployer, cette photo est exemplaire. Que fait donc ce cygne blanc, symbole de pureté, sur ce radeau d’herbes jonché de détritus ? ­A-t-il été contraint de s’y réfugier pour pondre ses œufs ? D’ailleurs, les œufs en sont-ils vraiment, ou s’agit-il de jouets en plastique ? Et ce cygne lui-même, est-il seulement vivant ?
« La marque de l’anthropocène »
Tout est trouble dans cette photo : la couleur de l’eau, la nature des déchets, l’état de l’animal. Sans légende, il est impossible de la localiser – le cygne blanc existe un peu partout dans le monde. Celui-ci s’est-il posé sur un fragment du « septième continent », cette immense plaque de déchets évoluant dans le nord de l’océan Pacifique ? Le cadre est intentionnellement serré, nous n’en saurons rien. Ni même s’il s’agit d’une mise en scène ou d’une image de la réalité. Tout ce qui est donné à voir, c’est un cygne s’apprêtant à couver sur un fragment de décharge. Un télescopage cinglant entre la vie sauvage et notre folie consumériste, symbolisée par ces déchets persistants que nous dispersons à tout va.
Pour Stéphane Durant, biologiste et ornithologue, l’image est clairement authentique. « Le cygne est une espèce qui vit à proximité des hommes, commente-t-il. Celui-ci est bagué, il vient de sortir de l’eau et va se mettre en place pour couver. Sa position est très naturelle. » Coauteur, avec Gilbert Cochet, de l’ouvrage Ré-ensauvageons la France (Actes Sud, 176 pages, 20 euros), il réagit en trois temps devant cette photo. Elle lui évoque tout d’abord « la marque de l’anthropocène », ce mot popularisé à la fin du XXe siècle pour désigner les activités humaines contemporaines comme une force géologique à part entière.
Les mésanges qui font usage de mégots de cigarette pour leur nid en tirent un avantage évolutif, du fait des propriétés antiseptiques du tabac
Mais tout de suite...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Le récif corallien le plus vaste au monde attire des millions de touristes et compte pour 6,4 milliards de dollars par an dans l’économie australienne.
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Article sélectionné dans La Matinale du 29/04/2018
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Australie : 312 millions d’euros pour restaurer et protéger la Grande Barrière

Le récif corallien le plus vaste au monde attire des millions de touristes et compte pour 6,4 milliards de dollars par an dans l’économie australienne.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 10h08
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 08h01
   





                        



   


L’Australie a promis, dimanche 29 avril, plus de 500 millions de dollars australiens (312 millions d’euros) pour restaurer et protéger la Grande Barrière de corail, joyau du patrimoine de l’humanité, menacé par le changement climatique.
Le récif, qui s’étend sur 348 000 kilomètres carrés le long de la côte nord-est de l’Australie, le plus vaste ensemble corallien du monde, a subi de graves épisodes de blanchissement du fait des hausses de la température de l’eau. Il est aussi menacé par les activités industrielles et agricoles, ainsi que par l’acanthaster pourpre, une étoile de mer dévoreuse de coraux.

        Lire aussi :
         

                Hécatombe « catastrophique » dans la Grande Barrière de corail australienne



Le premier ministre australien, Malcolm Turnbull, a déclaré que cette somme serait débloquée pour améliorer la qualité de l’eau, lutter contre les prédateurs et renforcer les mesures de restauration. « Il s’agit de l’investissement d’un seul tenant le plus important, destiné à protéger le récif, à assurer sa viabilité et les soixante-quatre mille emplois qui en dépendent », a-t-il déclaré.
La Grande Barrière attire des millions de touristes et compte pour 6,4 milliards de dollars par an dans l’économie nationale. « Nous voulons assurer l’avenir du récif pour le bénéfice de tous les Australiens, particulièrement pour ceux qui gagnent leur vie avec », a ajouté Malcolm Turnbull.
Il a ajouté, sans plus de précisions, qu’une partie des fonds servirait à lutter contre le changement climatique.
« Exploit acrobatique d’une classe politique cynique »
Canberra, qui avait déjà promis en janvier de consacrer 2 millions de dollars australiens à la protection du site au cours des dix prochaines années, essuie les foudres des écologistes pour avoir donné son accord à un projet de mine géante du groupe indien Adani à proximité. Du fait de sa dépendance à l’énergie fossile et de sa faible population, l’Australie est considérée comme l’un des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre par habitant de la planète.

        Lire aussi :
         

                Australie : feu vert pour une immense mine de charbon



Canberra fait valoir qu’il s’est engagé à réduire ses émissions de 26 % à 28 % d’ici à 2030, par rapport aux niveaux de 2005.
Les écologistes ont salué l’annonce du gouvernement, mais ils l’ont accusé de ne pas assez promouvoir l’énergie propre pour lutter contre la principale menace, le réchauffement. « Promouvoir simultanément la plus grande mine de charbon du monde tout en faisant semblant d’être préoccupé par le plus grand récif du monde constitue un exploit acrobatique que seule tenterait une classe politique cynique », a déclaré Bill McKibben, fondateur du mouvement international sur le climat 350.org.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Des sites Internet ont affirmé que le compteur connecté aurait engendré un incendie meurtrier en Meurthe-et-Moselle. L’enquête les contredit.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/04/2018
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L’intox du « premier mort lié au compteur Linky »

Des sites Internet ont affirmé que le compteur connecté aurait engendré un incendie meurtrier en Meurthe-et-Moselle. L’enquête les contredit.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 07h02
    |

                            Les Décodeurs








                        


« Le compteur Linky fait hélas son premier mort. » Plusieurs sites internet se sont fait le relais de gros titres alarmistes attribuant la mort d’un homme dans un incendie en Meurthe-et-Moselle au compteur connecté d’Enedis. Si la mort en question est bien réelle, rien ne permet d’affirmer que le feu aurait un quelconque lien avec Linky. Explications.
Ce que dit la rumeur
La rumeur a circulé sur plusieurs sites Internet, comme le blog stoplinky76320, au mois de mars ou, plus récemment, le site quelmonde.fr. Tous ces articles partagés des milliers de fois sur les réseaux sociaux citent L’Est républicain, qui relatait le 8 mars la mort d’un homme à Laxou-Champ-le-Bœuf (Meurthe-et-Moselle) dans l’incendie de son appartement.
On lit dans cet article que « le compteur électrique fondu témoignait d’un important dégagement de chaleur ». Or, relèvent les sites à l’origine de la rumeur, les compteurs Linky auraient été entièrement déployés dans la commune et ce serait donc « assurément un compteur Linky qui a causé l’incendie mortel ». 
POURQUOI C’EST FAUX
Cette histoire a été en réalité montée en épingle par des sites peu scrupuleux. Si ces derniers affirment s’être basés sur la version des faits d’un article de L’Est républicain, ils se sont bien gardés de relever que ce dernier restait prudent sur l’origine de l’incendie :
« Pour une raison encore indéterminée, le feu s’est déclaré mercredi vers midi. »
Six jours plus tard, un second article du même quotidien local rapportait des précisions du procureur de la République de Nancy, François Pérain, au sujet de l’origine de la mort de cet homme de 44 ans. Selon lui, l’homme est mort d’une asphyxie liée à l’inhalation de fumées, à l’intérieur de son appartement. Il a également livré les éléments connus concernant la source du feu :
« Un expert en incendie a été requis pour déterminer l’origine de l’incendie. En tout état de cause, le foyer de l’incendie a été situé à l’intérieur du logement au niveau de l’emplacement d’un fauteuil ou d’un canapé. Des analyses sont en cours pour rechercher la présence éventuelle d’accélérants. Selon l’expert, le compteur électrique – qui est un compteur “classique” – est situé à l’extérieur du logement et n’a aucun rapport avec la survenue de l’incendie. »
Et d’ajouter que les causes du départ du feu restaient incertaines en l’état des expertises. Enedis, qui gère le réseau de distribution d’électricité, a également publié un communiqué démentant tout lien entre le compteur électrique et le départ d’incendie. Contrairement à L’Est républicain, Enedis confirme néanmoins bien que le compteur en question était bien un Linky.
En résumé, le seul élément qui permettait aux sites comme stoplinky76320 de faire un lien entre l’incendie et un compteur Linky était un bref extrait de presse évoquant un compteur électrique fondu. Depuis, la préfecture et Enedis ont démenti tout lien entre ce compteur, situé à l’extérieur de l’appartement, et le départ des flammes, à l’intérieur de celui-ci.

Décodex : nos outils contre les fausses informations
Utilisez les outils développés par Les Décodeurs pour vous aider à éviter les fausses informations :
Fiables ou pas ? Testez les sites que vous consultez sur notre moteur de recherche (cliquez ici pour y accéder) ;Pour savoir en un coup d’œil si vous êtes sur un site fiable ou pas, installez notre extension pour les navigateurs Chrome (à télécharger ici) et Firefox (à télécharger ici) ;Vous voulez apprendre à vérifier l’information en ligne ? Lisez nos conseils pour éviter les fausses informations ;Besoin d’aide pour vérifier une info ? Interrogez notre robot Facebook (cliquez ici pour y accéder).





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Après le scandale du fipronil qui a touché les éleveurs belges et hollandais à l’été 2017, le secteur veut garantir la traçabilité de ses produits à l’intérieur des frontières grâce à un label « bleu-blanc-rouge ».
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« L’œuf français fait son cocorico »

Après le scandale du fipronil qui a touché les éleveurs belges et hollandais à l’été 2017, le secteur veut garantir la traçabilité de ses produits à l’intérieur des frontières grâce à un label « bleu-blanc-rouge ».



Le Monde
 |    28.04.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 15h22
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Chronique. L’œuf français fait son cocorico. Prêt à arborer sa cocarde tricolore dans les rayons des supermarchés. Etrange, direz-vous, quand 99 % des œufs proposés au consommateur français sont aujourd’hui pondus dans l’Hexagone. Sauf si, demain, il jouait à saute-frontière. La crainte d’un flux d’importations orchestré par la grande distribution est suffisamment forte pour justifier la démarche des éleveurs. Un appel d’air lié à la vitesse d’ouverture des cages.
« Ouvrez la cage aux poules ! », s’époumonent, en effet, les ONG, autoproclamées porte-parole du bien-être animal. Un cri du cœur repris par les consommateurs. Obligeant industriels et surtout grande distribution à répondre à ces attentes. Prêts, disent-ils, à bannir, dans les magasins, la ponte de gallinacées en batterie. A quelle échéance ? La marque de biscuits Saint-Michel ou Monoprix ont déjà franchi le pas. D’autres ont fixé 2022 ou 2025.
L’interprofession des œufs (CNPO) ne peut leur rétorquer d’aller se faire cuire un œuf. Mais les éleveurs font leurs comptes. « On ne fait pas d’omelette sans casser sa tirelire », disent-ils. Il en coûte 40 euros par poule pour que chacune batifole en plein air, ou 50 euros pour picorer bio. Ils se sont donc fixé l’objectif d’une poule sur deux en cage en 2022 contre deux sur trois aujourd’hui. Soit une facture de 277 millions d’euros pour reloger 9 millions de volailles. Invitée à abonder un fonds de transformation des élevages, la distribution n’est pas sortie de sa coquille.
Pour une contractualisation
Le CNPO milite désormais pour une contractualisation avec les grandes enseignes. Un sujet au cœur des débats des états généraux de l’alimentation et du projet de loi qui en découle. Lors des premières discussions sur le texte, la température est montée d’un cran dans les poulaillers. Les députés se sont volés dans les plumes au sujet d’un amendement prônant l’interdiction de la vente d’œufs issus d’élevage en cage à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ L’insecte, qui peut transmettre le chikungunya, la dengue ou le zika, est une « cible de surveillance prioritaire », selon la direction générale de la santé.
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Le moustique-tigre sous surveillance dans 42 départements

L’insecte, qui peut transmettre le chikungunya, la dengue ou le zika, est une « cible de surveillance prioritaire », selon la direction générale de la santé.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 06h38
   





                        


Les autorités sanitaires appellent à la vigilance envers le moustique-tigre. L’insecte, vecteur de plusieurs maladies comme le chikungunya, la dengue et le zika, est désormais présent dans 42 départements de métropole. Ce chiffre « a doublé ces deux dernières années », a souligné vendredi dans un communiqué la direction générale de la santé (DGS).
La capacité du moustique-tigre à transmettre des maladies « en fait une cible de surveillance prioritaire durant sa période d’activité en métropole du 1er mai au 30 novembre », ajoute la DGS. Cette surveillance vise à la fois à ralentir la progression de l’implantation de l’insecte et à limiter le risque d’importation et de circulation des virus dont il peut être le vecteur.
La DGS rappelle que, pour éviter la prolifération du moustique-tigre, « il est très important de supprimer les eaux stagnantes », car elles permettent sa reproduction. La DGS préconise d’enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable, de changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine ou de mettre à l’abri de la pluie tout objet pouvant se remplir d’eau.
Un portail en ligne (www.signalement-moustique.fr) ainsi qu’une application mobile, IMoustique (disponible sur l’AppStore et Google Play), permettent de signaler les moustiques-tigres.
Des dizaines de cas de dengue en métropole depuis 2014
Le moustique-tigre est présent depuis longtemps en outre-mer et « notamment dans l’océan Indien, où il est actuellement à l’origine d’une épidémie de dengue sur l’île de la Réunion », note la DGS. En raison des voyages entre la métropole et la Réunion, « il existe un risque d’importation de ce virus ». Cela fait craindre l’apparition de cas autochtones, c’est-à-dire des personnes piquées et contaminées en métropole.
Les autorités sanitaires recommandent donc aux personnes qui vont à la Réunion « de se protéger contre les piqûres de moustique, y compris en journée, en utilisant des répulsifs pour la peau et les vêtements et en portant des vêtements longs et amples ».

        Lire aussi :
         

                Le moustique-tigre éradiqué par accident



Les signes de la dengue sont des douleurs articulaires, musculaires, des maux de tête, une éruption cutanée avec ou sans fièvre, une conjonctivite. Si une personne présente ces signes dans les sept jours suivant son retour en métropole, elle doit « consulter un médecin et continuer à se protéger contre les piqûres de moustiques, y compris en utilisant si possible une moustiquaire ». Le but : « ne pas transmettre la maladie en métropole, si le moustique-tigre est présent dans le département ».
La DGS rappelle que 11 cas autochtones de dengue ont été signalés dans l’Hérault en 2014, sept cas autochtones de dengue dans le Gard en 2015 et 17 cas autochtones de chikungunya dans le Var en 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ De nouvelles imprimantes 3D utilisant du béton peuvent construire des habitations plus rapidement et pour un coût moindre qu’avec des méthodes traditionnelles.
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Imprimer des maisons pour lutter contre le mal-logement

De nouvelles imprimantes 3D utilisant du béton peuvent construire des habitations plus rapidement et pour un coût moindre qu’avec des méthodes traditionnelles.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h36
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
Rapport d’étonnement. C’est une petite maison en béton d’un étage d’environ 55 mètres carrés – deux chambres, cuisine, salle de bains. Un toit pour une famille. Elle a été dévoilée le 12 mars à Austin, Texas, par l’ONG américaine New Story, qui se démène pour offrir un logement décent aux mal-logés. Une habitation toute simple et pourtant exceptionnelle : elle a été imprimée en moins de vingt-quatre heures, pour un coût de 4 000 dollars (moins de 3 300 euros), par une imprimante 3D utilisant du béton liquide. Avec ce procédé, New Story pourrait construire en cent jours, au Salvador ou en Haïti, un village abritant cent familles – ce qui, avec les méthodes de construction traditionnelles les moins chères, prendrait huit mois et coûterait 6 500 dollars (5 300 euros) par unité.
Pour réaliser ce prototype, New Story s’est appuyée sur une start-up de makers américains qui se consacre « à la révolution de la construction des maisons », Icon. Ce sont eux qui ont conçu l’imposante imprimante 3D capable de fabriquer l’habitation. Le cahier des charges de l’ONG était strict : Icon devait créer un logiciel permettant aux habitants de personnaliser leur maison. Aucun matériel coûteux et extérieur aux pays ciblés ne devait entrer dans la composition du béton. L’imprimante devait être légère et aisément transportable sur des routes cabossées, et fonctionner avec un générateur électrique.
Le pari a été tenu. L’imprimante, appelée Vulcan, devrait être bientôt transportée au Salvador pour construire cinquante logis – une main-d’œuvre locale ajoutera les toitures, les portes et les fenêtres, l’installation électrique et les sanitaires. « Tout le monde mérite une maison saine, abordable et sûre », professe New Story, rappelant que, d’après un rapport du World Ressources Institute sur le logement urbain publié en juillet 2017, 330 millions de familles, soit 1,2 milliard de personnes, vivent dans des habitats précaires et des bidonvilles....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Le volcan de la Réunion est entré en éruption vendredi 27 avril, dans une zone inhabitée.
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Le piton de la Fournaise en éruption pour la deuxième fois en un mois

Le volcan de la Réunion est entré en éruption vendredi 27 avril, dans une zone inhabitée.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 10h46
   





                        


Le piton de la Fournaise, volcan situé sur l’île de la Réunion, est entré en éruption vendredi 27 avril à 23 h 50, heure locale (21 h 50, heure de Paris). La zone concernée est totalement inhabitée et le phénomène ne présente aucun danger pour la population, selon l’observatoire volcanologique du piton de la Fournaise (OVPF), qui dépend de l’Institut physique du globe de Paris.

Survol de la deuxième éruption de l'année grâce au concours de la SAG et du PGHM. L'une des fissures a traversé le… https://t.co/cL7HpJirbv— ObsFournaise (@Obs Fournaise)


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Le magma est arrivé en surface après une crise sismique qui a débuté trois heures et demie plus tôt. La faille éruptive s’est ouverte sur le flanc sud du volcan à l’intérieur de l’Enclos, la caldera centrale du volcan. Des images du phénomène ont été prises par les caméras de l’OVPF.

Lever de soleil sur une éruption à #LaRéunion.
— ActusMeteo974 (@Actus Météo 974)


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C’est la deuxième fois depuis le début de l’année 2018 que le Piton de la Fournaise entre en éruption. La précédente avait eu lieu le 3 avril et n’avait duré que quelques heures. Sur les dix dernières années, le volcan est entré en éruption à une quinzaine de reprises, ce qui en fait l’un des plus actifs au monde. Le spectacle attire régulièrement des milliers de personnes, des touristes mais également des habitants de l’île.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ La volonté de Banque Postale Asset Management de convertir tous ses fonds à l’investissement socialement responsable (ISR) d’ici 2020 pourrait être imitée par d’autres.
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L’investissement responsable progresse en France

La volonté de Banque Postale Asset Management de convertir tous ses fonds à l’investissement socialement responsable (ISR) d’ici 2020 pourrait être imitée par d’autres.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 07h15
    |

                            Stéphane Le Page








                        



                                


                            

Début avril, Banque postale Asset Management annonçait qu’elle s’engageait à « devenir le premier gérant généraliste 100 % ISR [investissement socialement responsable] d’ici à 2020 ». Ce projet ambitieux n’est pas un acte isolé puisque nous assistons à un mouvement d’ensemble vers des gestions responsables qui couvrent l’ISR, la finance solidaire, l’« impact investing », la finance « verte ». Et plus largement vers une intégration de l’extra-financier, autrement dit des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), les trois piliers de la gestion ISR, dans l’analyse des entreprises, des Etats, des collectivités locales, aux côtés des aspects financiers.
« Ceux-ci servaient au départ d’indicateurs avancés des risques. Aujourd’hui, ces critères sont également des réponses aux profondes mutations de nos économies que sont les transitions démographiques, écologiques et numériques. Ils sont aussi des mesures d’opportunités. Il n’est pas question d’analyser le E en oubliant le S et le G. L’ESG est une nouvelle méthode pour appréhender l’analyse », confirme Marie-Pierre Peillon, directrice de la recherche de Groupama Asset Management.
Hausse de 14 % du marché de l’ISR
Les chiffres de l’ISR sont là pour témoigner de cette montée en puissance. Le centre de recherche spécialisé Novethic a noté une hausse de 14 % du marché de l’ISR en France en 2017, avec près de 135 milliards d’euros répartis sur 404 fonds. Cependant, les montants sont plus importants dès lors que l’on prend en compte cette intégration ESG dans la gestion. Selon les données livrées par Novethic et le Forum pour l’investissement responsable (FIR), elle recouvrait déjà près de 750 milliards d’euros d’en-cours en 2015, près de 25 % des actifs de la gestion française.

A la pertinence de l’analyse ESG s’est ajoutée une urgence, celle de la lutte contre le réchauffement climatique, qu’a rappelée avec force la conférence sur le climat à Paris,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ L’interdiction des insecticides néonicotinoïdes par la Commission européenne, vendredi, intervient beaucoup trop tard, estime dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/04/2018
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Néonicotinoïdes : « L’interdiction intervient alors que les dégâts sont immenses et en partie irréversibles »

L’interdiction des insecticides néonicotinoïdes par la Commission européenne, vendredi, intervient beaucoup trop tard, estime dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    28.04.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h06
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Chronique. La Commission européenne a annoncé, vendredi 27 avril, que trois des principaux insecticides néonicotinoïdes (imidaclopride, clothianidine et thiaméthoxame) seraient interdits dans tous leurs usages extérieurs. Rappelons que l’introduction de ces substances en Europe, au milieu des années 1990, et leur adoption massive par le modèle agricole dominant coïncident avec l’accélération du déclin des abeilles domestiques et, surtout, avec un effondrement de l’ensemble de l’entomofaune.

Pour les défenseurs de l’environnement, cette décision est une bonne nouvelle. Mais elle signale aussi une grave catastrophe réglementaire. Car il aura fallu attendre près de vingt ans avant que les autorités européennes tiennent pleinement compte des alertes lancées par les apiculteurs et les scientifiques travaillant sur le sujet.
« Dès 1994, des apiculteurs français signalaient des troubles graves de leurs colonies d’abeilles, allant jusqu’à leur mortalité, rappelle l’apidologue Gérard Arnold, directeur de recherche émérite au CNRS et l’un des premiers chercheurs à avoir expertisé la question. Ces troubles apparaissaient principalement au début de la floraison des tournesols, qui fournissaient à cette époque aux colonies d’abeilles une abondante quantité de nectar et de pollen. Après enquête sur le terrain pour en comprendre les raisons, les apiculteurs avaient constaté qu’un nouvel insecticide de la famille des néonicotinoïdes, l’imidaclopride, était utilisé pour le traitement préventif de cette culture. » Grande innovation : le toxique n’était pas pulvérisé, mais enrobait les graines de la plante qui, au cours de sa croissance, s’en imprégnait.
La boîte à outils des cigarettiers
Après les premières alertes des apiculteurs, il fallut attendre sept ans pour que le ministre de l’agriculture de l’époque, Jean Glavany, décide de la formation d’un groupe d’une vingtaine d’experts – le Comité scientifique et technique...




                        

                        

