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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ 24,38 m, soit l’équivalent d’environ 9 étages. C’est la taille du monstre d’eau qu’a dévalé le Brésilien Rodrigo Koxa, surpassant de 61 cm le précédent record.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Les sifflets des supporteurs du PSG à l’encontre de leur joueur Thomas Meunier, coupable à leurs yeux d’avoir « liké » une photo des fans du rival marseillais, n’ont rien de honteux, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.
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Football : le PSG, le « respect » et les ultras

Les sifflets des supporteurs du PSG à l’encontre de leur joueur Thomas Meunier, coupable à leurs yeux d’avoir « liké » une photo des fans du rival marseillais, n’ont rien de honteux, estime notre chroniqueur Jérôme Latta.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h46
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 14h26
   





                        



   


Chronique. Encore une fracture au PSG, mais celle-ci ne concerne pas Neymar, ni même une cheville plus quelconque de l’effectif. C’est d’ailleurs une vieille blessure qui se réveille, entre les joueurs et les supporteurs. En cause, le latéral parisien Thomas Meunier, coupable d’avoir « liké » la photo d’un (très beau) tifo marseillais déployé au Stade-Vélodrome jeudi 26 avril.
Ce clic infinitésimal a vite été repéré et répercuté, suscitant la colère d’une partie des supporteurs parisiens, pour lesquels ce genre de fantaisie, sur fond de rivalité bien connue avec l’OM, n’est pas acceptable et témoigne d’un « manque de respect » envers le club et eux-mêmes. A toute indignation, sa contre-indignation : cette réaction a à son tour suscité une vague de réprobation contre ces supporteurs intolérants.
« Honteux » ou « salutaire » ?
Le joueur s’est exprimé sur Instagram, assurant de son engagement et dénonçant « l’irrespect et la médiocrité des propos tenus à [son] égard ces derniers jours ». Dimanche soir lors de PSG-Guingamp, l’entrée en jeu du joueur ayant été sifflée par une partie du public, les commentateurs de Canal+ y sont allés de leurs propres déplorations : « On se demande dans quelle société on vit. (…) Le type, il a “liké” des trucs sur les réseaux sociaux et ça engendre des comportements limite haineux », a regretté Eric Carrière. « Barbares », a complété Stéphane Guy.

    La passion, l'implication et le respect des valeurs humaines et professionnelles que je mets dans mon travail sont aussi importantes que celles qui m'alimentent en tant que père. Des valeurs qui lui servent d'exemples et que j'essaye de vous montrer tous les week-ends sur les terrains. L' irrespect et la médiocrité des propos tenus à mon égard ces derniers jours me montrent clairement les limites de certains supporters à ne faire qu'UN dans un club où beaucoup de choses ont changé à vitesse grand V ces dernières années. Étant étranger, fan de football dans sa globalité et surtout joueur du Paris Saint-Germain, sachez que mon implication et ma passion vous sont dévouées à 1000% et le fait d'aimer ce qui se fait ailleurs en France ne doit en AUCUN cas remettre en question le respect et l'envie que j'ai de me battre pour les rouges et bleus. Sur ce... #TÔTOUTARD #ICICESTPARIS Une publication partagée par  Meunier Thomas 💏👨‍👩‍👦‍👦 (@thomas12meunier) le 28 Avril 2018 à 3 :32 PDT 

« Honteux » pour les uns, le comportement des ultras a été jugé « salutaire » par d’autres. Faut-il absolument prendre parti en participant à l’escalade des postures moralistes ?
D’un point de vue extérieur au supportérisme, le petit cœur attribué par Thomas Meunier à une image de tribune marseillaise relève d’une sorte d’élégance ou de fair-play très sportif, consistant à féliciter un rival pour une belle réalisation. D’autant que, s’agissant d’une simple image et d’un dérisoire « j’aime », on est très loin d’une provocation. Dès lors, les réactions outragées ne peuvent résulter que d’une lamentable étroitesse d’esprit.
Extrême sensibilité
Pour autant, le feuilleton des « dérapages » de footballeurs sur les réseaux sociaux a été suffisamment alimenté pour que les plus exposés d’entre eux, dans des clubs très médiatiques, n’ignorent pas les risques d’un exercice dans lequel rien n’est anodin. On peut regretter que les esclandres déclenchés au moindre incident conduisent à une énième mise sous tutelle de la communication des joueurs et à une plus grande hypocrisie. Mais Karim Benzema sait ce qu’il fait quand il « like » un montage parodique moquant Olivier Giroud ou Didier Deschamps.
Les joueurs sont également bien placés pour connaître la sensibilité de leurs supporteurs les plus fervents. Or la saison parisienne a été émaillée d’incidents qui ont mis en cause le manque de considération de plusieurs joueurs pour le club. Le comportement de Neymar Jr a particulièrement creusé cette plaie – depuis le « penaltygate » jusqu’à la gestion en soliste de sa blessure.



Justement, une photo postée par le Brésilien sur Instagram, le 15 avril, a indiqué qu’il jouait au poker en ligne pendant que ses partenaires obtenaient le titre de champion de France face à l’AS Monaco (7-1). Son compatriote Dani Alvès n’a, pour sa part, pas craint d’évoquer le plaisir qu’il aurait à rejouer à Barcelone. Désinvoltures bénignes ou coupables ?
Le « respect », monnaie des supporteurs
Si les supporteurs exigent des joueurs une allégeance totale aux symboles de leur club, c’est aussi pour résister (un peu désespérément) à l’évolution exactement inverse : les footballeurs professionnels sont de moins en moins attachés au maillot. Peut-on les en tenir pour responsables ? Le marché des transferts en a fait des mercenaires, et les clubs en ont fait des actifs spéculatifs.
Mais en dépit du lien de plus en plus délétère avec leurs couleurs, il leur est demandé une paradoxale exemplarité dans leur engagement sur le terrain et en dehors. Personne n’est dupe, mais c’est le jeu à jouer. « Contrairement à vos contrats, le respect n’est pas négociable », a résumé une banderole au Parc des Princes. Le respect, c’est cette monnaie très virtuelle avec laquelle les supporteurs veulent être payés (de retour).

Le message du @Co_Ultras_Paris semble clair : « Respectez l’institution @PSG_inside ou cassez-vous ! » 🔵🔴🔵 #PSGEAG pic.twitter.com/FEiT3HKDci— Jonathan Bensadoun (@bensjonathan) 29 avril 2018 

Ce genre de débat se reproduit à chaque moment d’incompréhension entre les joueurs et les supporteurs, par exemple lorsqu’un des premiers est transféré chez un rival et ainsi considéré comme un « traître » par les seconds. On doit simplement voir dans cette dramatisation le symptôme de la tension entre deux logiques parfaitement contradictoires : d’un côté un attachement inconditionnel, de l’autre l’indifférence propre à un statut de valeurs mobilières. Ne pas comprendre les réactions des supporteurs en pareil cas, c’est ne pas bien savoir ce qu’est un supporteur.
Jérôme Latta



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.
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édition abonné


Sportifs, attention aux pics polliniques

Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h48
    |

            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Les concentrations de pollens de bouleau ont atteint ces derniers jours des records, notamment dans le nord du pays. Des niveaux jamais atteints depuis 1993 en Ile-de-France, comme l’a fait savoir le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les personnes allergiques et asthmatiques. Rappelons que l’asthme touche 4 millions de personnes en France. Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.
Si le sport – on vous l’a déjà dit au fil de ces chroniques – a des effets positifs sur la santé, et évidemment pour les personnes allergiques, ne faut-il pas ­limiter la pratique sportive lors des pics polliniques ? « Il faut l’adapter », répondent les allergologues.
Tôt le matin ou tard le soir
Ils sont unanimes : il n’est pas conseillé de courir en plein air lors d’un pic de concentration de pollens. En effet, « la surventilation entraînée par la course fait que l’on inhale cinq à dix fois plus de pollens », explique l’allergologue Pierrick Hordé. Les symptômes (rhinite, conjonctivite, asthme…) peuvent s’amplifier, jusqu’à aller vers une crise allergique. Il n’est donc pas conseillé de faire du sport à l’extérieur, sauf tôt le matin ou tard le soir, lorsque les concentrations sont moins fortes, surtout lorsqu’il a plu, car les pollens sont à terre.
Lors des pics, mieux vaut avoir son bronchodilatateur à portée de main, prendre des antihistaminiques, mettre des lunettes de soleil, un chapeau, pour éviter que les pollens se déposent dans les cheveux et ensuite sur l’oreiller – le mieux est de prendre une douche le soir.
Autre sport à éviter : la natation dans les piscines. Présent dans l’eau de la plupart des piscines, le chlore, mélangé aux matières azotées apportées par les baigneurs (sueur, urines, cosmétiques…), produit des chloramines, gaz irritants...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la guerre Aulas-Eyraud et à la qualification de l’OL féminin en finale de Ligue des champions. La preuve par Le Monde. fr.
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L’accident de Grosjean, l’hommage à Norman..., ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la guerre Aulas-Eyraud et à la qualification de l’OL féminin en finale de Ligue des champions. La preuve par Le Monde. fr.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 21h02
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h10
    |

                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, les présidents de l’Olympique de Marseille et de l’Olympique lyonnais s’écharpent par média interposé.

   


Oui, l’OL féminin s’est encore qualifié pour la finale de la Ligue des champions.

   


Oui, il y aura trois clubs français dans la finale à quatre de la Ligue des champions de handball.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois commandements du week-end
Au ralenti, dans le mur tu iras

   


Si les habitants de Bakou ont eu la bonne idée de mettre le nez à leur fenêtre pour voir quelle était l’origine de tout ce boucan dans les rues de leur ville, ils n’ont pas dû être déçus. Le Grand Prix d’Azerbaïdjan a réservé à ses spectateurs un joli catalogue de péripéties, qui a abouti à la victoire de Lewis Hamilton, dont les mots à la radio en fin de parcours résument bien l’ambiance de la course : « Les gars, je crois que la chance était de notre côté aujourd’hui. »

Elle n’était certainement pas du côté des RedBull puisque Max Verstappen et Daniel Ricciardo, coéquipiers, se sont percutés à dix tours de l’arrivée, provoquant leur double abandon sur ce quatrième grand prix de la saison et l’entrée en piste de la « safety car » qui a rebattu toutes les cartes.
Elle n’était pas non plus du côté de Valterri Bottas, premier à trois tours de l’arrivée mais qui a crevé, la faute à l’un des nombreux débris qui traînaient sur la piste après plusieurs accrochages.
Elle n’était pas enfin du côté de Romain Grosjean. Le malheureux a foncé dans un mur alors qu’il roulait au pas, derrière la«  safety car ». Le pilote français zigzaguait tranquillement pour faire chauffer ses pneus, quand ses roues se sont bloquées. Accident, fin de course et aucune blessure autre que celle à l’ego après cette scène, il faut l’avouer, un peu ridicule. Après la course, le pilote a expliqué avoir heurté un interrupteur alors qu’il faisait chauffer ses pneus. « Cela fait du mal et je veux m’excuser auprès de l’équipe. Nous étions en train de faire une course incroyable, en étant 6e après être partis derniers. »

À l’arrivée, Lewis Hamilton remporte sa première victoire de la saison, la 63e de sa carrière. Le pilote britannique prend également la tête du classement des pilotes après ce succès un peu inespéré.
Avec une seule main tu joueras

   


Shaquem Griffin est un monstre physique de 22 ans, qui pèse 103 kg pour 1,83 m et qui vient d’être sélectionné par l’équipe de Seattle pour intégrer la NFL, la ligue de football américain. Rien d’incroyable jusqu’ici. Mais Shaquem Griffin n’a qu’une seule main.
Né avec une malformation, il a été amputé à l’âge de quatre ans, alors que les douleurs provoquées par sa main malade devenaient insoutenables. Ce qui ne l’a pas empêché de devenir l’un des meilleurs défenseurs du championnat universitaire américain.
Véritable phénomène, Griffin s’est imposé à l’université de Central Florida, aux côtés de son frère jumeau Shaquill. Un frère qu’il retrouvera chez les pros à Seattle, puisqu’il avait été sélectionné par cette même équipe l’an passé.

Tout au long de sa jeune carrière, Griffin a prouvé que son handicap ne l’empêchait pas d’être un excellent footballeur. Il a impressionné les recruteurs au mois de février lors du « combine », lors duquel les aspirants sont mesurés sous toutes les coutures. Il y a battu un record, parcourant les 40 yards du test de vitesse en 4,38 secondes, du jamais vu depuis quinze ans.
Alors qu’il est en train d’incarner l’une de ces belles histoires dont la ligue américaine est friande, Shaquem Griffin a très vite voulu préciser qu’il était, d’abord et avant tout, un footballeur professionnel : « Je veux juste être un gars qui joue au football américain, qui y joue bien même. »
Avec cinquante ans de retard, un hommage tu recevras

   


Peter Norman est le troisième homme. Celui qui détonne sur la photo. Le seul Blanc du podium du 200 mètres des Jeux olympiques de Mexico, le seul qui ne lève pas un poing ganté de noir en baissant la tête. Mais Peter Norman portait un badge pour les droits humains, sur ce podium historique. Pour avoir affiché ainsi son soutien aux deux Américains Tommie Smith et John Carlos, le sprinteur australien avait été exclu de sa fédération à son retour de Mexico. Il n’a plus représenté son pays ensuite, la fédération australienne ayant refusé de le sélectionner pour les Jeux de 1972 malgré ses bons résultats.

Cinquante ans après, le comité olympique australien a décidé d’honorer la mémoire de celui qui détient toujours le record national du 200 m en lui décernant une récompense posthume. En 1968, Peter Norman s’était hissé à la deuxième place de la course après une ligne droite impressionnante, avec un temps de 20 secondes et six centièmes. C’est lui qui avait suggéré à Smith et Carlos de se partager une paire de gant pour réaliser leur geste sur le podium, pendant l’hymne américain, afin de protester contre la ségrégation raciale aux États-Unis.
Norman est mort en 2006 d’une crise cardiaque. John Carlos et Tommie Smith ont porté son cercueil lors de ses obsèques.
La femme du week-end : Romane Dicko

   


A seulement 18 ans, la Française Romane Dicko vient de remporter le titre de championne d’Europe de judo (+78 kg). Un sacre précoce qui rappelle, évidemment, celui de Teddy Riner, champion d’Europe en 2007 au même âge. En 2016, Romane Dicko était sacrée chez les cadettes. En 2017, elle prenait l’or européen dans la catégorie junior. La voici donc, après une progression linéaire, au sommet continental de la catégorie.
En battant coup sur coup les deux dernières tenantes du titre avant de disposer en finale de la Bosnienne Larisa Ceric, vice-championne du monde, Romane Dicko a confirmé son potentiel. Venue au judo sur le tard, en 2012, Dicko a d’abord impressionné par son physique, sa puissance et sa mobilité hors norme chez les poids lourds. Depuis, elle travaille avec le groupe de l’INSEP pour acquérir la palette technique qui pourra faire d’elle, peut-être, la nouvelle star du judo français.
Prise sous son aile par Clarisse Agbegnenou, championne d’Europe en moins de 63 kilos, Dicko visera dès les Jeux de Tokyo en 2020 la succession d’Emilie Andéol, championne d’Europe de la catégorie à la surprise générale à Rio.
Le chiffre qui en dit long : 49

   


Pour la 49e fois de son histoire, et pour la septième fois consécutive, le Celtic Glasgow est devenu champion d’Écosse. Surtout, les vert-et-blanc se sont offert ce nouveau titre en écrasant le rival éternel, les Rangers, lors du derby de Glasgow. Grâce à deux buts du Parisien Odsonne Edouard, prêté cette saison par le PSG, les joueurs du Celtic ont remporté 5-0 ce « Old Firm », nom donné à ce derby. Depuis 130 ans, les Rangers, club traditionnellement protestant, proche de l’Angleterre, et le Celtic, catholique et soutenu par la communauté irlandaise, règnent en maîtres sur le football écossais.

        Lire aussi :
         

                Football : au cœur du derby de Glasgow



Ce n’est pourtant pas le Celtic qui détient le record du nombre de victoires : en 2011, leurs rivaux de toujours avaient remporté leur 54e titre. L’année suivante, les Rangers, placés en redressement judiciaires, avaient été relégués en quatrième division, laissant la suprématie nationale au Celtic. De retour dans l’élite, les Rangers n’ont pas encore réussi à renverser leurs rivaux, qui enchaînent les titres. Pour la petite histoire, il faut remonter à 1985 pour trouver trace d’un autre club champion d’Écosse. Il s’agissait d’Aberdeen, entraîné alors par Alex Ferguson.

🍾 We have won the league again, fly the flag! #Magnificen7 https://t.co/9Nqx071IlT— CelticFC (@Celtic Football Club)


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Les wikis du week-end
Facile
A 41 ans, je continue d’évoluer au plus haut niveau. Mieux, je continue à être très important pour mon équipe : j’ai marqué ce week-end dans une victoire capitale pour le maintien.

   


Difficile
J’ai marqué l’unique but de mon équipe en demi-finale de Ligue des champions, face à mes anciennes coéquipières. De quoi nous qualifier pour une nouvelle finale européenne.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Trois clubs français – Paris, Nantes et Montpellier – disputeront le Final Four de la Ligue des champions de handball. Cela semblait inimaginable il y a quelques années.
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Après les Bleus, les clubs : le handball français fait un carton

Trois clubs français – Paris, Nantes et Montpellier – disputeront le Final Four de la Ligue des champions de handball. Cela semblait inimaginable il y a quelques années.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 20h58
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 06h27
    |

            Clément Guillou








                        



   


Après les Barjots et les Experts de l’équipe de France, faut-il trouver aussi un surnom à ce trio de clubs français qui disputeront, dans un mois à Cologne, le Final Four de la Ligue des champions ? Au Paris Saint-Germain, déjà présent l’an dernier à cette tablée de rois, se sont ajoutés Nantes et Montpellier, qualifié dimanche 29 avril en éliminant respectivement les surprenants Danois de Skjern et les Allemands de Flensburg. La veille, Paris avait facilement éliminé les Polonais de Kielce.
Le club macédonien du Vardar Skopje, tenant du titre, se sentira bien seul à Cologne. Se méfier, toutefois : lorsque trois clubs d’un même pays, l’Allemagne, se sont retrouvés ensemble dans le dernier carré, en 2009, c’est le quatrième larron, Ciudad Real, qui s’était imposé.
Mais quelle que soit l’issue du rendez-vous allemand, impossible de ne pas voir dans ce tir groupé la concrétisation de la montée en puissance des clubs professionnels de handball en France, avec deux décennies de retard sur l’équipe nationale. Nation majeure de ce sport depuis 1995 – neuf médailles dont deux en or chez les femmes, 19 dont 11 en or pour les messieurs –, la France a longtemps pêché par un handball de clubs trop dépendant de sa seule puissance : Montpellier.

   


En 2003, pour la première et la dernière fois, les Héraultais étaient devenus champions d’Europe avec une équipe presque entièrement française, Thierry Omeyer dans les buts, Nikola Karabatic pour les marquer (les deux hommes seront réunis à Cologne sous les couleurs parisiennes). Montpellier et les Bleus se recoupaient largement. Mais bientôt, la formation française n’a plus suffi à exister face aux clubs espagnols et allemands, plus riches, plus structurés et attirant les plus grands talents du jeu, y compris les Français.
Le Qatar a tout changé
Il a fallu 10 ans pour que la situation commence à s’inverser, avec l’arrivée à Paris des investisseurs qataris (2012). Depuis, le Paris Saint-Germain est le club le plus riche d’Europe et, compte tenu de l’assemblage d’étoiles sous son maillot, qu’il ait échoué à remporter le titre suprême est une anomalie (demi-finaliste en 2016, finaliste en 2017). Les autres puissances européennes sont loin derrière : le FC Barcelone, recordman de victoires dans la compétition (9), présente un budget deux fois inférieur à celui du PSG.
Montpellier et Nantes ont suivi la vague, largement aidés par l’effondrement économique du championnat espagnol qui a permis de retenir des talents français, d’attirer les Espagnols et d’amoindrir une forte concurrence ibérique. Le coup de projecteur apporté par le PSG qatari a permis de développer l’attractivité du championnat en ramenant en France des noms comme les frères Karabatic, Thierry Omeyer ou Daniel Narcisse.

   


De nouvelles salles ont été construites, à Montpellier, Nantes (considéré comme le meilleur public de France) et Aix-en-Provence, générant des revenus plus importants pour les clubs. Le budget de Montpellier est désormais de 7,5 millions d’euros et celui de Nantes de 6 millions, proches des grands budgets européens, hormis Paris.
« Un joueur qui vient en France sait qu’il va évoluer dans des salles bien remplies, avec une bonne exposition télé et de bonnes chances de disputer une Coupe d’Europe, dit dans L’Equipe l’ancien international français Andrej Golic, devenu l’un des principaux agents de joueurs européens. Et il est sûr d’être payé tous les mois sans retard car la situation financière des clubs est saine. »
Ce qui n’est pas le cas, par exemple, au Vardar Skopje, futur adversaire des Français au Final Four, où les salaires sont versés de manière très irrégulière.
Le championnat le plus attirant derrière l’Allemagne
Hormis l’Allemagne, peu de championnats sont désormais aussi attirants que la « Lidl Starligue », championnat de France de première division, qui place aussi Saint-Raphaël dans le Final Four de la petite Coupe d’Europe (EHF Cup).
Montpellier a donc pu compter sur la nouvelle génération bleue pour se reconstruire, autour de Valentin Porte ou Ludovic Fabregas, tandis que Nantes a pris une forte coloration hispanique, d’abord avec Valero Rivera et Alberto Entrerrios, aujourd’hui avec David Balaguer. Ces deux dernières années, les vétérans Kiril Lazarov (Macédoine) et Dominik Klein (Allemagne) ont apporté l’expérience de la Ligue des champions qui manquait à Nantes pour franchir le cap du Final Four.
Le club de Thierry Anti est sans doute celui qui a le moins à perdre en cette fin de saison, avec un PSG presque obligé de gagner la Ligue des champions et un Montpellier qui doit assurer son titre de champion de France.
« Que ce soit Montpellier, par sa façon de voir les choses depuis des années, Nantes par la construction très rapide du club ou Paris, par les moyens qu’ils ont déployés, tout le monde mérite de toucher le Graal », estimait avant ces quarts de finale le gardien nantais Arnaud Siffert.
D’ici là, le handball français aura définitivement tiré un trait sur une affaire qui aura considérablement terni son image : le scandale des paris truqués. La Cour de cassation rend, jeudi 3 mai, sa décision concernant les pourvois des frères Karabatic contre leur condamnation à deux mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Pourtant meilleure équipe de saison régulière l’an dernier, La Rochelle ne sera probablement pas en phase finale après sa défaite à Toulouse dimanche.
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Top 14 : le Stade rochelais quasi éliminé, Toulouse en phase finale

Pourtant meilleure équipe de saison régulière l’an dernier, La Rochelle ne sera probablement pas en phase finale après sa défaite à Toulouse dimanche.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 19h02
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 09h40
   





                        



   


Le Stade rochelais a-t-il grandi trop vite ? Un an après sa qualification directe pour le dernier carré, les Maritimes ne verront sans doute pas la phase finale après leur défaite dimanche 29 avril à Toulouse (19-14). A la même époque l’an dernier, ils avaient égalé le record d’invincibilité en championnat du Stade toulousain (11 matchs sans défaite).
Cette fois, La Rochelle n’a gagné que deux fois sur les dix derniers matchs depuis la trêve de février. Dimanche, les Rochelais ont obtenu à la 80è minute un point de bonus défensif qui leur permet de croire encore à la qualification mais, avec deux points de retard sur Castres, sixième et dernier qualifié pour les barrages, alors que les Tarnais recevront Oyonnax (13è) lors de la dernière journée, l’espoir est mince.

Brive relégué
Les résultats de la 25e journée de Top 14 :
Toulon (bo) - Castres 59 - 13 Agen - Clermont 27 - 17 Montpellier (bo) - Pau 45 - 13 Oyonnax (bo) - Lyon 39 - 18 Stade Français - Brive 30 - 22 Bordeaux-Bègles - Racing 92 (bo) 15 - 39 Toulouse - La Rochelle (bo) 19 - 14


La Rochelle, qui recevra le Stade français, peut aussi espérer reprendre Lyon, quatre points devant, mais le LOU accueillera une équipe de Montpellier déjà certaine de sa première place de saison régulière.
Toulouse, de son côté, est troisième du classement entre le Racing et Toulon, à qui le Stade disputera le deuxième billet d’accès direct aux demi-finales disputées à Lyon.
Coup d’arrêt
Une élimination représenterait un gros coup d’arrêt pour le club et son manageur Patrice Collazo. C’est l’autre sensation de cette première phase, avec l’élimination de Clermont, finaliste sortant.
Arrivée du All Black Tawera Kerr-Barlow, forte progression du budget à 25 millions d’euros, centre d’entraînement flambant neuf : le Stade rochelais avait pourtant franchi, l’été passé, de nouveaux paliers dans sa montée en puissance.
Présents dans le haut du tableau en Top 14 jusqu’en janvier, les Maritimes ont brillé en Coupe d’Europe en se qualifiant pour les quarts de finale lors de leur première participation (défaite 17-29 face aux Scarlets). Une Coupe d’Europe qui leur a certainement pris beaucoup d’énergie et qu’ils ne rejoueront peut-être pas la saison prochaine.
Quatre ans après la remontée dans l’élite du club, cette issue marquerait une première petite crise de croissance pour ce club ambitieux et son manageur, qui a mis en scène sa montée en puissance de la Pro D2 aux demi-finales du Top 14.
Loué au point de faire partie des manageurs courtisés par Jacques Brunel pour entrer dans le staff du XV de France, l’ancien pilier, qui déserte les conférences de presse depuis plusieurs mois, n’a pas semblé trouver les solutions ces dernières semaines.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ La réouverture de l’hippodrome de Longchamp, dimanche, dans un contexte économique délicat pour les courses hippiques, vise à séduire le jeune public et à rapprocher les spectateurs de ce qui fait la particularité des courses : le cheval.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Comme Marseille à Angers, Paris concède le nul contre Guingamp après avoir été longtemps dominé. Le match s’est joué dans un climat de défiance entre les champions de France et leurs supporteurs.
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Ligue 1 : Paris glisse contre Guingamp, l’OM patine à Angers

Comme Marseille à Angers, Paris concède le nul contre Guingamp après avoir été longtemps dominé. Le match s’est joué dans un climat de défiance entre les champions de France et leurs supporteurs.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h14
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 09h29
   





                        


Paris-Saint-Germain 2 - 2 EA Guingamp

   


L’objectif des 100 points en Ligue 1 n’a pas l’air de concerner tant que cela les stars du Paris-Saint-Germain, pour beaucoup déjà tournées vers la Coupe du monde : le club champion de France a livré dimanche 29 avril face à Guingamp une partie médiocre durant une heure, avant d’être sauvé par Edinson Cavani (2-2).
Au moins le PSG aura-t-il sauvé, grâce aux buts de son Uruguayen – sur penalty à la 75e minute, de la tête à la 82e – son invincibilité cette saison à domicile. Il lui faudra remporter ses trois derniers matchs de la saison pour atteindre 100 points.
Les Guingampais peuvent regretter une victoire de prestige qui leur tendait les bras après le deuxième but, signé Jimmy Briand à la 68e minute. Sous une pluie battante, Ludovic Blas avait ouvert le score de façon méritée en fin de première période sur une frappe lointaine, l’une des 14 (!) concédées par le PSG en quarante-cinq minutes.
Les Parisiens ont relevé la tête par la suite mais ont d’abord été privés d’un but de Kylian MBappé pour un hors-jeu signalé par l’arbitre assistant. C’est ensuite Guingamp qui a trouvé matière à contester l’arbitrage lorsqu’un penalty a été accordé pour une faute de Jimmy Briand sur Giovanni Lo Celso, semble-t-il en dehors de la surface de réparation.
De la rencontre, le Parc des Princes retiendra surtout la démobilisation de ses joueurs deux jours après l’officialisation du départ d’Unaï Emery et à neuf jours de la finale de la Coupe de France face aux Herbiers. Des banderoles hostiles aux joueurs ont été brandies par le groupe Collectif Ultras Paris pour réclamer un plus grand « respect » de « l’institution » PSG, à la suite des déclarations de joueurs diversement appréciées en tribunes. Pas sûr que la prestation du soir ait convaincu les ultras parisiens.

📊 Le classement de la @Ligue1Conforama après la rencontre @PSG_inside / @EAGuingamp ! 

— Ligue1Conforama (@Ligue 1 Conforama)


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SCO Angers 1 - 1 Olympique de Marseille

   


Les Marseillais étaient visiblement fatigués. Trois jours après leur victoire en demi-finale aller de la Ligue Europa contre Salzbourg, les joueurs de Rudi Garcia ont été clairement dominés par Angers et ont concédé le match nul dimanche 29 avril.
Au classement, l’OM laisse s’échapper Lyon, désormais deuxième avec deux points d’avance. Monaco est intercalé entre les deux Olympiques. Quatorzièmes, les Angevins ne gagnent plus depuis quatre matchs mais prennent un point précieux dans la course au maintien.

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L’OM a pourtant rapidement pris les commandes du match, grâce au vingtième but de la saison de Florian Thauvin. Le Français a ouvert le score sur penalty dès la troisième minute, après une faute de Jonathan Bamba sur un corner.
Le reste du match a été dominé par les joueurs de Stéphane Moulin, qui n’ont pas encore assuré leur maintien. A plusieurs reprises, Yohann Pelé a dû s’employer pour conserver l’avantage marseillais. L’OM a aussi pu compter sur la maladresse des attaquants adverses, à l’image de Thomas Mangani qui a manqué le but vide après une belle percée de Karl Toko Ekambi.
C’est finalement Ismaël Traoré, à la 78e minute, qui a inscrit le but tant attendu du côté d’Angers, reprenant de la tête un corner tiré par Flavien Tait. Ce but a bien réveillé les Marseillais, plus entreprenants dans les dix dernières minutes mais incapables d’arracher la victoire.
Stade rennais 2 - 1 Toulouse FC

   


Alors que ses deux poursuivants, Troyes et Lille, avaient gagné la veille, le Toulouse FC avait la pression au moment d’affronter Rennes. Dix-septièmes au coup d’envoi, les joueurs de Mickaël Débève se sont inclinés (2-1) face aux Bretons et voient la zone rouge se rapprocher. Avec encore trois matchs à disputer, dont un qui s’annonce tendu le week-end prochain contre les Lillois, dix-neuvièmes, les Toulousains ont encore leur destin en main, mais n’ont plus de marge.
Tout avait pourtant bien commencé pour Toulouse, puisque le malheureux Joris Gnagnon a trompé son propre gardien après dix-huit minutes de jeu, permettant au TFC de prendre la tête.
Mais les Rennais, sixièmes, et donc toujours en course pour jouer la Ligue Europa, ont su réagir, grâce à James Léa Siliki, qui s’est triplement illustré dans ce match. Le jeune milieu de 21 ans, passé par le centre de formation de Guingamp, a d’abord inscrit un but, servi par Wahbi Khazri, juste avant la pause. Au retour des vestiaires, c’est Léa Siliki qui a offert une passe décisive à Benjamin Bourigeaud, pour donner l’avantage au Stade rennais.
Rennes a été contraint de terminer le match à dix après l’expulsion de l’inévitable Léa Siliki, qui a été puni d’un second carton jaune à la 70e minute pour un coup de coude à Max-Alain Gradel. Cela n’a pas empêché les Bretons de conserver leur avance, malgré une ultime occasion du… gardien toulousain, Alban Lafont, monté sur le dernier corner du match.
Les Rennais sont grâce à cette victoire sixièmes du classement. Si le PSG remporte la Coupe de France, cette place deviendra qualificative pour la Ligue Europa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Pour sa 3e édition, la course de monoplaces électriques s’est voulue accrocheuse devant ses 42 000 spectateurs. « Le Monde » est allé à la rencontre de ce nouveau public.
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A l’ePrix de Paris : « La F1 est plus spectaculaire...mais cela viendra »

Pour sa 3e édition, la course de monoplaces électriques s’est voulue accrocheuse devant ses 42 000 spectateurs. « Le Monde » est allé à la rencontre de ce nouveau public.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h03
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Jean-Eric Vergne, Lucas Di Grassi, Sam Bird : pour les 42 000 personnes venues assister au 3e ePrix de Paris autour des Invalides, les trois pilotes montés sur le podium ne sont plus des inconnus. Là est peut-être la plus belle victoire de cette 8e étape du jeune championnat de Formule E : comme on le constate en partant à la rencontre des spectateurs, on ne vient plus voir une course de FE par hasard.
Ils étaient 42.000 spectateurs pour la course samedi, dont 7 500 en tribunes. C’est 3.000 de moins, au total, qu’un an plus tôt.
Parmi eux, John, installé près des grilles dès 14 heures avec son épouse et un couple d’amis. Venus de Floride les quatre septuagénaires voulaient assister à l’ePrix avant de profiter des atouts touristiques de la capitale. Ils ont découvert la FE il y a deux ans, lorsqu’elle a été organisée à New York. « Mais Paris offre un plus bel écrin, et de meilleurs points de vue, gratuitement ! », estime John.
On croise aussi Victoria, Zena et Diana, 25 à 28 ans et venues de Cologne, en Allemagne, notamment dans l’espoir de voir Mike Schumacher, le fils de Michaël, lors de la remise des prix. Raté : il n’est pas venu cette année. Il y a aussi Andreï, venu de Lyon avec son fils de 6 ans, fan de Lucas Di Grassi, le pilote Audi ABT Schaeffler. Mais la grande majorité du public familial présent sur l’esplanade ou en tribune réside en Ile-de-France ou dans la capitale.

Course agressive
L’ePrix se vit avant tout comme une sortie familiale, le « eVillage », sur la partie ouest des Invalides étant accessible sans billet. « Après tout, les courses électriques sont organisées pour convaincre les gens d’acheter une voiture électrique. On n’a pas à payer pour assister à une démonstration », relève Paul, 65 ans, qui vient chaque année - et n’a ni voiture, ni permis.
Le passage à la compétition automobile électrique est considéré, dans les tribunes, comme une évidence à plus ou moins long terme, entre trois et… cinquante ans selon les interlocuteurs.

   


« Il faudra du temps, note Alain, venu avec son épouse Beverly et leur petit-fils Lucas. Parce que la F1 est beaucoup plus spectaculaire. Mais cela viendra. » Est-ce le bruit qui manque ? « Non, pas vraiment. » Certains apprécient même ce sifflement « qui ressemble à celui d’un avion », et les écrans et la sonorisation, face aux gradins des places payantes, assurent l’animation.
Sur la piste, les pilotes font leur maximum pour assurer le spectacle, multiplient les accrochages pneu à pneu et les tout-droit dans les bordures rembourrées. Au point que Sam Bird (DS Virgin) a pointé, en conférence de presse d’après course, le comportement « trop agressif » de l’Allemand de Techeetah André Lotterer. En bord de piste, derrière les grillages enfin débarrassés de publicités intempestives, la foule, elle, adore frissonner sans danger.
On pointe en revanche la durée de la course, jugée trop fugace : 40 minutes au maximum. Ce qui ne devrait pas s’arranger l’année prochaine avec l’arrivée de la Gen2, la nouvelle monoplace électrique à l’autonomie doublée. Elle est capable d’assurer un ePrix entier, mais pas plus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ L’Olympique lyonnais s’est qualifié pour sa septième finale de Ligue des champions féminine en dominant Manchester City dimanche.
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Ligue des champions : l’OL féminin en habitué

L’Olympique lyonnais s’est qualifié pour sa septième finale de Ligue des champions féminine en dominant Manchester City dimanche.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 19h50
   





                        



   


Les plus expérimentées ont gagné : pour la septième fois en neuf ans, l’Olympique lyonnais s’est qualifié dimanche 29 avril pour la finale de la Ligue des champions féminine en disposant de Manchester City, plus novice à ce niveau.

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Les Lyonnaises ont dominé la rencontre de la tête et des épaules même si elles n’ont marqué qu’un seul but, par l’Anglaise Lucy Bronze au quart d’heure de jeu. Après le match nul 0-0 le week-end dernier à Manchester, ce but a suffi au bonheur des Lyonnaises, devant quelque 20 000 spectateurs dans le grand stade de Décines (Rhône).
Lucy Bronze a été sans pitié face à ses anciennes coéquipières, marquant d’une superbe reprise de volée du pied droit dans le coin opposé après un beau service d’Amel Majri. Les Citizen avaient déjà été éliminées à ce stade de la compétition par Lyon l’an dernier.
Les Lyonnaises n’ont jamais été inquiétées par les Anglaises, qui auraient pu s’incliner plus largement sans la maladresse en fin de match des attaquantes entraînées par Reynald Pedros.
« Entre le match aller et le retour, c’est un peu la même physionomie de match, a observé l’ancien international français. Elles nous ont un peu plus embêté à l’aller avec leur système en milieu de terrain. Nous avions bien étudié mais sur l’ensemble des deux rencontres, nous avons réussi à faire sur le retour ce que nous n’avions pu faire à l’aller à savoir marquer ce petit but. »
Détentrices avec Francfort du record de victoires en Ligue des champions féminine (4), « les Fénottes » brigueront le 24 mai à Kiev une cinquième couronne continentale.
« Nous aurions pu tuer le match plus vite mais ce manque de réalisme est assez récurrent même si City a très bien défendu. Contre Wolfsburg, ce sera un cran au dessus », a dit l’attaquante lyonnaise Camille Abily, qui concluera ainsi sa carrière professionnelle.
Les Allemandes de Wolfsburg ont elles-aussi battu un club anglais, Chelsea, pour atteindre la finale. Déjà victorieuses au match aller (3-1), les joueuses de Wolfsburg ont gagné le match retour 2-0 pour confirmer leur participation à la finale. Comme en 2013 et 2016, elles y retrouveront l’Olympique lyonnais. Les Allemandes s’étaient imposées en 2013 mais avaient été battues en 2016, aux tirs aux buts.
« Nous avons revu les images des anciennes finales, les images sont tellement belles que cela donne envie d’y retourner avec l’espoir de remporter un nouveau titre », a ajouté Abily.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Doubles championnes d’Europe en titre, les footballeuses lyonnaises doivent éliminer Manchester City, dimanche en demie, pour espérer conserver leur titre.
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Ligue des champions féminine : « L’OL n’a pas le droit à l’erreur »

Doubles championnes d’Europe en titre, les footballeuses lyonnaises doivent éliminer Manchester City, dimanche en demie, pour espérer conserver leur titre.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 11h15
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Tenues en échec il y a une semaine en Angleterre (0-0), les joueuses de l’Olympique lyonnais sont toujours en course pour disputer une troisième finale d’affilée de Ligue des champions. Dimanche 26 avril, les doubles championnes d’Europe en titre (quatre titres au total) affrontent Manchester City en demi-finale retour (14 h 45). Au club depuis 2010, la milieu de terrain Camille Abily, 33 ans, dispute sa dernière saison de footballeuse professionnelle. Pour l’ex-internationale aux 183 sélections, Lyon « doit gagner » face aux Mancuniennes.
Avez-vous été surpris par le niveau des joueuses de Manchester City ?
Nous les avions rencontrées au même stade de la compétition l’an passé. On avait gagné 3-1 là-bas avant de perdre 1-0 chez nous. On les a aussi affrontées en début de saison lors d’un tournoi amical avec une défaite 3-2. C’est une équipe avec d’énormes qualités. On savait que l’on allait jouer une très grosse équipe.
En championnat, vous avez aligné 18 victoires en 18 rencontres. Vous allez remporter votre 12e titre de suite. Est-ce difficile de se préparer pour les échéances européennes avec si peu d’adversité ?
La Division 1 progresse mais c’est sûr qu’il y a encore un écart avec l’OL. On peut dire que nous sommes trois clubs, avec le PSG et Montpellier, à vraiment tirer le championnat vers le haut. Sur une saison, nous avons quatre matchs, ceux contre ces deux équipes, qui requièrent l’intensité et les efforts semblables à ceux nécessaires en Ligue des champions. Attention, ce n’est pas pour dénigrer les autres équipes, car elles progressent.
En Europe, c’est un peu le cas aussi lors des premiers tours qui sont relativement à notre portée. Forcément, lorsque l’on doit jouer des équipes comme le Barça (quart de finale 2-1 et 1-0) ou City, des équipes professionnelles remplies de joueuses internationales, il faut être capable d’élever son niveau de jeu. On doit être capable de faire mieux que ce que l’on a fait jusqu’à présent.
Quels changements ont été induits par l’arrivée d’un nouvel entraîneur, l’ancien footballeur Reynald Pedros ?
Via son expérience de joueur, le fameux jeu à la nantaise, Reynald aime que l’on passe par les côtés et que l’on aille vite vers l’avant. Après, il désire que l’on soit capable d’alterner, on ne doit pas jouer non plus de manière trop directe. Lorsque l’on en a la possibilité, on se projette pour apporter le surnombre dans le camp d’en face. En ce qui concerne le management, c’est un coach plutôt cool, qui fait confiance à ses joueuses. Et le groupe vit bien.
Vous avez connu et gagné avec différents entraîneurs, notamment le dernier, Gérard Prêcheur, d’un caractère réputé difficile.
Gérard, qui est un entraîneur que j’apprécie énormément et que j’ai connu lors de ma formation de jeune joueuse, avait un peu un rôle de papa. Il était très direct dans son relationnel. Reynald est différent, plus jeune (46 ans).
L’OL est en lice pour remporter une cinquième Ligue des champions, la troisième de rang, ce qui serait un record. Comment fait-on pour se maintenir à un tel niveau ?
Le club a essayé d’apporter chaque saison des touches supplémentaires, pour amener une plus-value. Il est très compliqué de rester au haut niveau. Nous sommes à l’aube d’une demi-finale retour, nous ne sommes pas encore finalistes. Il faut franchir l’obstacle City pour aller chercher ce record.
Tout autre résultat qu’une victoire serait considéré comme un échec. Jouer votre saison sur une compétition, n’est-ce pas injuste ?
Oui, c’est dur mais c’est la réalité. On n’a pas le droit à l’erreur. On attend beaucoup de nous mais nous les premières. Même si Manchester City est une très belle équipe, on doit gagner. Sinon, cela serait une énorme déception pour le club.
L’acceptation de l’équipe féminine, qui est bonne au sein du club, progresse-t-elle au sein des supporteurs ?
J’ai senti une véritable évolution au sein du club depuis notre première victoire européenne en 2011. A 90 %, nous sommes acceptées si j’en crois les retours que j’ai. Les gens se sont aperçus que l’on pouvait vivre de belles années et des émotions avec les femmes aussi. Tout le club est représenté par nos victoires. Les Lyonnais sont en général fiers de leur équipe féminine. Au niveau des supporteurs, certains, pas tous, restent parfois machos. Il n’y a pas de comparaison à faire entre l’équipe masculine et féminine. Après, quand je me promène dans les rues de Lyon ou autour du stade pour les matchs des garçons, je n’ai que des propos agréables : « C’est top ce que vous faites les filles. » 
Vous disputez votre dernière saison de footballeuse. C’est forcément particulier.
Dès que l’on fait appel à moi, j’essaie de répondre présente. Mon rôle est de rassurer l’équipe, de donner des conseils au niveau du jeu et d’apporter de l’expérience. Sur le terrain, j’essaie de prendre un maximum de plaisir et puis quoi de mieux que de gagner pour finir en beauté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ L’équipe de France est repartie de Tel-Aviv avec cinq médailles, dont trois en or et deux en argent. Son plus mauvais bilan européen depuis 2010.
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Euro 2018 de judo : faible moisson pour les Bleus en Israël

L’équipe de France est repartie de Tel-Aviv avec cinq médailles, dont trois en or et deux en argent. Son plus mauvais bilan européen depuis 2010.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 01h11
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 11h55
   





                        



   


Présentée comme la future pépite du judo français, Romane Dicko, 18 ans, a signé une entrée éclatante sur la scène européenne à Tel-Aviv (Israël) en se parant d’or dès sa première apparition, en + 78 kg, samedi 28 avril. Avant elle, trois autres combattants tricolores avaient, enfin, fait grimper le nombre de médailles françaises lors de la dernière journée de compétition.
En - 78 kg, on attendait Audrey Tcheuméo (28 ans) sur la plus haute marche, mais la vice-championne olympique en titre et quadruple championne d’Europe (2011, 2014, 2016, 2017) doit cette année se contenter de l’argent (comme en 2012), au profit de sa compatriote Madeleine Malonga. A 24 ans, celle-ci s’est offert son premier titre international.
La quatrième récompense du jour est revenue à Cyrille Maret, un habitué des podiums. Mais le médaillé de bronze olympique 2016 et désormais quintuple médaillé européen (argent en 2017 et 2018, bronze en 2013, 2014 et 2015) a vu, comme il y a un an, la première marche se dérober sous ses pieds, battu en finale par le Belge Toma Nikiforov par ippon.

   


Vendredi, Clarisse Agbegnenou, 25 ans, avait été sacrée en - 63 kg pour la troisième fois de sa carrière.
Des inquiétudes côté messieurs
Les Bleus repartent d’Israël avec cinq récompenses (trois en or, deux en argent), soit leur plus faible total au niveau européen depuis huit ans, mais suffisant pour sauver leur rang de deuxième meilleure nation du continent, derrière la Russie (quatre en or, une en argent, trois en bronze).
« On ne peut pas se contenter de ça », juge tout de même le directeur des équipes de France Stéphane Traineau. D’autant que restent les inquiétudes lancinantes côté messieurs, où sept des neuf sélectionnés sont tombés dès leur premier combat. La figure de proue du judo tricolore, Teddy Riner (+ 100 kg), sacré champion du monde pour la dixième fois à la mi-novembre, n’avait repris l’entraînement qu’un mois auparavant, et son impasse sur l’échéance européenne était attendue.

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« Il va falloir qu’on s’interroge », anticipe M. Traineau. Car l’encadrement espérait voir naître une dynamique sur les tatamis israéliens. On n’en perçoit pas même un frémissement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Les stars du catch ont fait étape à Djedda vendredi, mais la WWE avait omis d’ôter les images de femmes en maillot de bain de ses clips promotionnels. Le royaume s’est excusé.
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L’Arabie Saoudite accueille un tournoi de catch… puis s’excuse pour les images « indécentes »

Les stars du catch ont fait étape à Djedda vendredi, mais la WWE avait omis d’ôter les images de femmes en maillot de bain de ses clips promotionnels. Le royaume s’est excusé.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 20h35
   





                        



   


Dur métier que celui d’organisateur de spectacle sportif en Arabie Saoudite. Vendredi 27 avril, le promoteur de catch WWE débarquait pour la première fois dans un royaume qui poursuit sa stratégie de promotion touristique et de développement de l’industrie du loisir.
La WWE avait signé un accord de collaboration pour dix ans et pris les dollars saoudiens – le montant est tenu secret – en acceptant la condition fixée par Djeddah : pas de femmes sur le ring. Une entorse majeure à sa stratégie commerciale du moment, qui vise à développer les combats féminins, notamment avec les débuts dans le catch de l’ancienne star du MMA (Mixed Martial Arts) Ronda Rousey.
Si les femmes, aux tenues de combat souvent légères, n’étaient donc pas les bienvenues dans le grand stade de Djedda, elles restaient bien présentes dans les clips promotionnels de la WWE. Et ceux-ci ont été diffusés sur les écrans géants dans le stade.
Samedi 28 avril, l’Autorité saoudienne des sports a dû s’excuser dans un communiqué. Elle a décrit comme « indécentes » les images de femmes en maillot de catch. Des téléspectateurs saoudiens ont dit à l’agence Associated Press que la retransmission du « Greatest Royal Rumble » avait été momentanément coupée.

Des femmes et des enfants étaient acceptés dans le stade mais devaient être accompagnés par des hommes. La présence féminine avait même été encouragée via la répartition des 52 000 places en vente, en particulier dans les sections les plus visibles à la télévision.
Ouverture progressive à l’industrie du sport
Le développement des sports de combat est l’un des axes majeurs de l’ouverture de l’Arabie saoudite aux sports occidentaux. Le fonds souverain saoudien a récemment pris une participation de 400 millions de dollars dans la maison-mère de l’UFC, la plus importante ligue de MMA. Et un grand combat de boxe aura lieu dans le pays d’ici la fin de l’année.
L’Arabie saoudite a par ailleurs accueilli en début d’année un tournoi international de squash… féminin. Et ouvert quelques stades de football aux femmes qui restent toutefois sous la tutelle des hommes pour voyager, entrer à l’université ou signer un contrat de travail.

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Le mois d’avril a aussi vu le cinéma faire son retour en Arabie saoudite à l’initiative Mohammed Ben Salman, le très entreprenant prince héritier, fils du roi Salman. Le prince multiplie depuis deux ans les mesures d’ouvertures sociétales, comme la mise au pas de la police religieuse, l’octroi du permis de conduire aux femmes et l’organisation de concerts et même de défilés de mode.
Intégrées dans un vaste plan de développement socio-économique, baptisé Vision 2030, ces réformes poursuivent trois objectifs : attirer les investisseurs en redorant l’image du royaume, ternie par son ultrapuritanisme ; prendre en compte les aspirations au changement d’une population très jeune ; et développer une industrie du loisir.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Grâce au match nul de Monaco, l’OL prend la deuxième place de Ligue 1 après une facile victoire contre le FC Nantes (2-0). Dans les autres résultats du soir, Lille et Troyes s’imposent.
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Ligue 1 : la semaine (presque) parfaite de l’Olympique lyonnais

Grâce au match nul de Monaco, l’OL prend la deuxième place de Ligue 1 après une facile victoire contre le FC Nantes (2-0). Dans les autres résultats du soir, Lille et Troyes s’imposent.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 19h14
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 22h04
    |

            Clément Guillou








                        



   


Epargnés par la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP) mardi, les Lyonnais l’ont été une nouvelle fois par les Nantais samedi 28 avril, pour la 35ème journée de Ligue 1. Porté par un Memphis Depay spectaculaire, l’Olympique lyonnais a facilement disposé 2-0 d’une équipe nantaise semble-t-il démobilisée depuis que la Ligue Europa lui est hors de portée.
Trois heures plus tard, Monaco a complété la semaine idéale de Lyon en étant incapable de marquer face à Amiens (0-0) au stade Louis-II.

Lille relève la tête
Résultats des autres matches disputés samedi 28 avril dans le cadre de la 35ème journée de Ligue 1 :
Monaco 0 - 0 Amiens
Lille 3 - 1 Metz (Araujo, Pépé, Bissouma pour Lille ; Roux pour Metz)
Bordeaux 3 - 1 Dijon (Sankharé, Kamano, Rosier contre son camp ; Sliti sur pénalty pour Dijon)
Troyes 3 - 1 Caen (Vercoutre contre son camp, Nivet et Suk pour Troyes ; Santini pour Caen)
Strasbourg 1 - 1 Nice (Saadi pour Strasbourg, Balotelli sur pénalty pour Nice)
Au classement, Lille et Troyes devancent désormais Metz de six points. Les Lorrains sont quasiment condamnés à la Ligue 2.


S’il n’y avait eu cette victoire marseillaise jeudi soir en Ligue Europa, qui rapproche Lyon de la perspective de voir l’OM disputer une finale européenne dans son propre stade… Encore les Lyonnais peuvent-ils y voir quelque avantage : l’énergie dépensée par les Marseillais dans cette quête européenne pourrait clairement leur manquer dans le sprint final en Ligue 1.

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Avec cette nouvelle victoire et le nouveau faux pas de Monaco, qui n’a plus gagné depuis trois matches, l’OL a son destin en mains. Il devance l’ASM d’un point et Marseille de trois, avec une meilleure différence de buts. Marseille se déplace à Angers dimanche.
L’OL, qui n’a rien d’autre à jouer que cette qualification pour la Ligue des champions, est portée par une meilleure dynamique que ses deux poursuivants : les joueurs de Bruno Genesio continuent leur saison en montagnes russes et finissent en hauteur avec une septième victoire consécutive en Ligue 1, ce qui ne lui était plus arrivé depuis trois ans.
Le calendrier lyonnais jusqu’à la fin de saison n’est pas des plus effrayants, sur le papier, mais l’OL affrontera trois clubs ayant encore quelque chose à jouer dans ce championnat. Le maintien pour Troyes et Strasbourg, ses deux prochains adversaires, et sans doute la Ligue Europa pour Nice, que l’OL recevra pour la dernière journée.
Depay encore décisif
La saison française de l’OL semble avoir basculé il y a un mois et demi lorsque, en quatre jours, ils ont été éliminés à domicile par le CSKA Moscou en huitièmes de finale de la Ligue Europa avant de s’imposer au stade Vélodrome avec un but à la 90è minute de Memphis Depay.
Depuis, le Néerlandais et son club sont inarrêtables. Sur les six derniers matches de Ligue 1, l’insaisissable Depay a inscrit sept buts et offert six passes décisives. Dans son sillage, Lyon a déjà atteint le total de 79 buts marqués cette saison, un record dans l’histoire du club.
Samedi, il s’est baladé face à la défense nantaise, étant à la conclusion d’une action de Nabil Fekir pour marquer le premier but à la 39ème minute. Il élimine le futur Lyonnais Léo Dubois en passant le ballon derrière sa jambe d’appui avant de décocher une frappe puissante qui vient se glisser entre le poteau et le gant du grand gardien nantais Cyprian Tatarusanu. Le Roumain, excellent samedi, a évité une correction à son équipe avec pas moins de huit arrêts.
Il n’a pas pu grand chose sur le deuxième but lyonnais, une frappe croisée de Bertrand Traoré dans la surface (68ème). Le Burkinabé avait récupéré opportunément un ballon échappé par Memphis Depay après un slalom dans la défense nantaise.
Les Lyonnais auraient pu alourdir la note avec un peu plus de réussite, puisqu’ils ont touché la barre transversale et un poteau.
Les Nantais en déroute
De leur côté, les Nantais auraient pu ouvrir le score contre le cours du jeu à la 22è minute, lorsque Adrien Thomasson a contré un dégagement d’Anthony Lopes, qui a fini au fond des filets lyonnais. Le but a été refusé par l’arbitre Anthony Gautier, estimant que le joueur nantais avait gêné le dégagement du gardien portugais. Pour le reste, Lopes, qui disputait son dernier match en club cette saison avant de purger ses trois matches de suspension hérités de la bagarre du stade Vélodrome, n’a pas eu grand chose à faire.
Avec une seule victoire depuis trois mois, les Nantais sont dixièmes de Ligue 1. Loin de l’objectif fixé en début de saison par le président Waldemar Kita, qui ne semble plus satisfait de son entraîneur star Claudio Ranieri.

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« Si mon président n’est pas content, il n’a qu’une chose à faire. Vous savez quoi », a dit l’Italien sur Canal Plus, laissant entendre qu’il ne renoncerait pas à sa dernière année de contrat mais qu’il ne pourrait s’opposer à un licenciement. Le nom de l’ancien entraîneur de Leicester revient fréquemment dans les médias anglais, alors que se prépare une nouvelle valse des coaches en Premier League.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Le président de l’Olympique de Marseille s’en est pris vivement à son homologue lyonnais, profitant d’une rivalité qui va crescendo pour endosser le costume de patron de l’OM, a priori mal taillé pour lui.
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Rivalité OL-OM : en s’attaquant à Jean-Michel Aulas, Eyraud brigue ses galons de président

Le président de l’Olympique de Marseille s’en est pris vivement à son homologue lyonnais, profitant d’une rivalité qui va crescendo pour endosser le costume de patron de l’OM, a priori mal taillé pour lui.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 12h07
    |

            Clément Guillou








                        



   


Peu importe ce que Jacques-Henri Eyraud, jeune président de l’Olympique de Marseille, pense de Jean-Michel Aulas. Ce qui compte, c’est que les supporteurs marseillais pensent qu’il en pense du mal. Pour cela, il a sorti l’artillerie lourde dans L’Equipe de samedi 28 avril, en s’en prenant frontalement à son homologue de l’Olympique lyonnais.
« Je rendrai désormais coup pour coup », dit le président marseillais, multipliant les piques à l’encontre de son nouveau rival sur son obsession du tweet — « y compris en vacances à Saint-Barthélemy » —, son âge ou sur ses pressions supposées sur la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP). « Je n’aime pas quand Jean-Michel devient “Don Giovanni-Michele” », poursuit l’ex-étudiant de Sciences-Po et de Harvard, prêtant visiblement des pratiques mafieuses à son homologue.
Pourtant peu crédible dans le rôle de la vierge effarouchée, Jean-Michel Aulas a feint la surprise et a déploré « des dénonciations calomnieuses » : « Il est en train de disjoncter. » Samedi 28 avril, l’Olympique lyonnais a menacé Jacques-Henri Eyraud de poursuites judiciaires, menaçant d’envenimer un peu plus la relation entre deux clubs qui se disputent une place en Ligue des champions l’année prochaine. Dans le même temps, le président lyonnais relayait sur son compte Twitter des messages de membres des Bad Gones, principal groupe de supporteurs ultras lyonnais, l’incitant à « fumer ce petit arrogant » et prédisant à Jacques-Henri Eyraud une durée de vie limitée dans le football français.
Le nœud de l’affaire, voudraient faire croire les deux hommes, est le déroulement de la commission de discipline de mardi 25 avril, jugeant les échanges de coups à la fin de la rencontre entre les deux clubs le 8 mars. Vu de Lyon, l’OM a été trop agressif ; vu de Marseille, l’OL a été épargné par le jugement.
A Lyon et à Marseille, tout le monde y gagne
Ce qui se joue en réalité est la popularité des deux présidents et, en filigrane, de deux clubs qui cherchent à garder une part de lumière, à survivre dans l’ombre portée du Paris – Saint-Germain. Jean-Michel Aulas n’a jamais eu l’intention de se laisser marcher sur les pieds et compte bien garder l’emprise qu’il a acquise sur les institutions du football français, comme propriétaire de l’OL depuis trente et un ans, avec le succès qui se lit sur le palmarès du club. Jacques-Henri Eyraud, qui a posé les pieds à Marseille il y a un an et demi, a vite compris qu’il lui faudrait ce genre de coups pour se faire respecter aux terrasses du Vieux-Port.
« L’OM, c’est le combat, c’est ne jamais rien lâcher, c’est montrer qu’on n’a pas peur. C’est être dans le rapport de force », disait-il au Monde en février 2017. Un an plus tard, le voilà qui engage un bras de fer, avec l’OL et avec la LFP tout à la fois. Avant lui, Pape Diouf et Vincent Labrune, ses prédécesseurs à la tête de l’OM n’avaient pas agi autrement. Transferts, arbitrage, Mathieu Valbuena… depuis plus de dix ans, tous les prétextes aux algarades entre le président lyonnais et son homologue marseillais sont bons.

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Peu importe que le combat de coqs entre un communicant façonné dans les grandes écoles et un chef d’entreprise ayant fait fortune dans les logiciels de comptabilité n’ait pas l’envergure du duel de poids lourds des années 1980, entre le Bordelais Claude Bez et le Marseillais Bernard Tapie, deux personnages furieux, charismatiques et sulfureux.
Peu importe aussi que cette rivalité se noue au deuxième étage du football français, tandis que le président parisien Nasser Al-Khelaïfi préfère désormais ferrailler avec les dirigeants des grands clubs européens. Dans le contexte actuel, celui d’un championnat dominé par un Paris – Saint-Germain évoluant dans d’autres sphères économiques et qui partage très peu à l’intérieur des frontières, il faut nourrir l’appétit des tribunes d’une autre manière. Et, pour Jacques-Henri Eyraud, continuer d’entrer dans le rôle de président de l’OM en même temps qu’il assainit le club.

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Aulas, punching-ball du Vieux-Port

   


Heureusement pour lui, il y a Jean-Michel Aulas. Si la rivalité entre l’Olympique de Marseille et le Paris – Saint-Germain est en fin de vie, la faute au gouffre qui sépare les deux clubs, celle entre l’OM et l’OL a comblé le vide. Jean-Michel Aulas a patiemment mais bruyamment construit une rivalité qui n’existait pas avec l’Olympique de Marseille et s’est forgé une stature d’ennemi public dans la cité phocéenne.
Lui taper dessus est donc, pour Jacques-Henri Eyraud, un moyen à bon compte de faire grimper sa cote de popularité dans les travées du Vélodrome. Homme de communication — EuroDisney, Club Med, Sporever, Paris-Turf… Olympique de Marseille —, parisien, pas fort en gueule pour un sou, il a d’abord tenté un peu maladroitement de faire valoir une forme de marseillitude en citant IAM dans chacune de ses interviews ou en évoquant ses souvenirs de Chris Waddle à la télévision. Insuffisant pour contrebalancer l’effet produit par ses PowerPoint en conférence de presse, qui le rapprochaient davantage d’un expert-comptable d’une tour de la Défense que du patron de la Commanderie, le centre d’entraînement de l’OM.
Monter cette rivalité en épingle peut toutefois avoir des conséquences désagréables pour les deux clubs, à trois semaines d’une possible finale de la Ligue Europa impliquant Marseille et ayant lieu à Lyon.
On ne saisit pas l’engouement que suscite, cette année, la Ligue Europa à Marseille si l’on oublie que la finale a lieu au Groupama Stadium, voulu, construit et financé par Jean-Michel Aulas à travers son club. Les Marseillais ne veulent pas seulement jouer une finale de Coupe d’Europe : ils veulent, comme on le chante beaucoup ces temps-ci à Marseille, « la gagner chez (lui) ». L’animosité est telle que les South Winners, principal groupe de supporteurs marseillais, chantaient jeudi au Stade Vélodrome, pendant la demi-finale de Ligue Europa contre Salzbourg : « Jean-Michel Aulas, on va tout casser chez toi ! »


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Seulement, comme l’Olympique lyonnais l’a déjà constaté, l’UEFA a encore moins de tendresse que la LFP pour les débordements en tribune. Et les conséquences d’une mise à sac du stade lyonnais par les supporteurs marseillais ne seraient pas que financières.

Boudjellal aussi « veut tout casser »
Sans trop sourire, le président du RC Toulon Mourad Boudjellal a lui aussi dit, samedi 28 avril, son intention de « tout casser chez Jean-Michel Aulas, parce qu’il le mérite bien quand même ».
C’était après la qualification de Toulon pour la phase finale du Top 14. Les deux demi-finales du championnat de France de rugby se joueront dans le stade lyonnais.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ L’OL a dominé les Nantais grâce à des buts de Memphis Depay et Bertrand Traoré. Les joueurs de Bruno Genesio pointent à la deuxième place de Ligue 1.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Pour la troisième année d’affilée, les bolides électriques tournent à Paris, samedi 28 avril. Si les constructeurs sont conquis, le public est encore rare.
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Vitrine de la voiture électrique, la formule E se rêve en sport populaire

Pour la troisième année d’affilée, les bolides électriques tournent à Paris, samedi 28 avril. Si les constructeurs sont conquis, le public est encore rare.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 09h12
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Les Invalides en vitrine planétaire de la mobilité électrique : pour la troisième année consécutive, le samedi 28 avril, la formule électrique (FE) monopolise la célèbre esplanade de l’Ouest parisien. Avec un objectif principal : vendre des voitures. Les courses font vendre, et le championnat de monoplaces à propulsion 100 % électrique a été conçu pour cela, en 2013. Mais pour sa cinquième saison, la FE affiche une nouvelle ambition : devenir un sport automomobile à part entière. Et pourquoi pas le seul, d’ici quelques décennies, comme aime à le prophétiser son promoteur Alejandro Agag. Si la justification de la compétition reste commerciale, sa reconnaissance ne pourra être que sportive. Le chemin paraît long.
« Il est temps pour nous de passer à une nouvelle étape, expliquait-il à l’orée de la quatrième saison, fin 2017. Nous avons su exister auprès de l’industrie automobile, le prochain pas est d’aller vers le grand public. »
La formule E bénéficie d’un contexte économique au beau fixe depuis dix-huit mois, dynamisé par un marché de l’automobile qui se tourne vers l’électrique. Conséquence, les constructeurs affluent : « La formule E a connu une croissance exponentielle depuis que nous l’avons rejointe (en 2016), avec les engagements récents d’Audi, Mercedes-Benz et Porsche » à partir de 2019, souligne Gerd Mäuser, président de Jaguar Racing. L’historique Renault e.Dams a quitté la FE mais uniquement dans l’idée stratégique de laisser sa place à son partenaire Nissan. Seuls Ford et Toyota manquent à l’appel parmi les grands constructeurs.
Parallèlement, les contrats se multiplient. Depuis 2017, Qatar Airways est sponsor-titre de l’ePrix de Paris et le groupe d’assurances Allianz a prolongé son partenariat pour cinq ans. La FE a également trouvé en ABB, un groupe helvético-suédois intéressé au développement de la mobilité électrique, un sponsor-titre pour son championnat. Total a également quitté la F1 pour la FE, imitant Michelin.
Londres et Montréal renoncent
Certains décideurs politiques adhèrent aussi. En ville, l’électrique apparaît comme une alternative crédible au moteur à combustion. La maire de Paris Anne Hidalgo, convaincue de la première heure : « l’ePrix est une compétition sportive vecteur de promotion des mobilités douces auprès des citoyens ». C’est donc au cœur des capitales, où se trouve la clientèle potentielle, qu’Alejandro Agag a voulu dès l’origine organiser les ePrix. Quitte à accumuler les difficultés : coût, contraintes de sécurité et nuisance. Certaines villes en reviennent : Londres s’est retirée après deux éditions (2015 et 2016) malgré un contrat de cinq ans et Montréal a également annulé la double course prévue en 2018. La nouvelle maire de la ville, Valérie Plante, a évoqué les désagréments en centre-ville et le « fiasco financier » que constituait l’épreuve, abreuvée de suventions publiques.

Car la formule E ne déplace pas encore les foules, même si Richard Branson, le fondateur de Virgin – un brin intéressé, puisqu’il finance l’écurie DS Virgin Racing –, veut croire qu’elle « surpassera la F1 d’ici dix ans ». Il faudrait pour cela que « la vitesse augmente de manière importante », explique Jean-Paul Driot, patron de Renault e.Dams. « Cela amènerait toute la course automobile à devenir électrique, avec des catégories différentes, en ville comme aujourd’hui mais aussi sur circuits. Vu que tous les constructeurs s’y mettent, dans dix à douze ans, ça peut avoir eu lieu. »
Les progrès technologiques permettront la saison prochaine aux batteries de couvrir la totalité d’un ePrix, sans qu’il y ait besoin de changer de voiture à mi-course. « Un pas de géant », estime Alejandro Agag. En quatre ans, la vitesse de pointe est aussi passée de 180 à 220 km/h.
Bientôt des pilotes de F1 ?
Le promoteur, toutefois, ne nie pas le déficit de popularité. Pour y remédier il ne compte pas sur les médias traditionnels – même si l’ePrix de Paris est retransmis en direct sur C8, Canal+ Sport et Eurosport. « Pour arriver aux gens, il faut faire du bruit, faire des campagnes, publicitaires, digitales surtout », estime-t-il, misant sur la production de vidéos virales.
Pour toucher le grand public, la FE manque encore de pilotes-stars. Ses rares noms connus sont des rebuts de la formule 1. Le champion du monde de F1, Nico Rosberg, s’est certes impliqué mais hors circuit, en devenant actionnaire de la FE. Il pilotera un bolide électrique en ouverture de l’ePrix de Berlin le 19 mai. « Plusieurs pilotes [de F1] m’ont contacté et seraient prêts à quitter la F1 pour la FE », affirmait fin mars à Paris Jean-Eric Vergne, ex-pilote de F1 aujourd’hui leadeur du championnat au sein de l’écurie chinoise Techeetah. Si tel était le cas, ils devraient s’habituer à des « voitures imprévisibles, si difficiles à piloter », selon les mots de l’ancien de Toro Rosso Sebastien Buemi, passé en FE chez Renault e.Dams.
Une évolution statutaire pourrait favoriser une montée en gamme : la Fédération internationale de l’automobile (FIA) pourrait accorder à la Formule E l’appellation de « championnat du monde », pour l’instant réservée à la F1, au rallye, à l’endurance, aux voitures de tourisme et au rallye-cross. Le patron de la FIA s’accorde du temps : « La Formula E est le dernier-né des championnats FIA, précisait Jean Todt le 27 avril en soirée, et il est déjà mondial puisqu’il va en Europe, en Amériques, en Afrique, en Asie, en Océanie. »

L’ePrix en chiffres
4 500. Nombre de places vendues pour l’ePrix de Paris, à 55 euros pour le tarif plein.
3 000. Nombre de places allouées aux institutionnels et riverains ou vendues aux partenaires.
10 millions. Coût en euros de l’organisation de l’ePrix de Paris, financé uniquement par le privé.
18 à 25 millions. Budget annuel d’une écurie de FE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’athlète Emma Oudiou l’avait accusé début avril dans « le Monde » de gestes très déplacés.
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Six mois de suspension ferme pour l’entraîneur d’athlétisme Pascal Machat, accusé d’agression sexuelle

L’athlète Emma Oudiou l’avait accusé début avril dans « le Monde » de gestes très déplacés.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 21h33
   





                        


L’entraîneur de demi-fond Pascal Machat, accusé par une athlète d’agression sexuelle, s’est vu infliger dix-huit mois de suspension, dont six ferme, par la Fédération française d’athlétisme (FFA), a annoncé vendredi 27 avril à l’Agence France-Presse son avocat, Hubert Delarue. Son client, qui nie depuis le début les accusations, a « immédiatement » fait appel, a précisé l’avocat.
Ancien responsable national du demi-fond chez les jeunes, Pascal Machat est aussi visé par une enquête du parquet de Fontainebleau, pour agression sexuelle, après une plainte déposée par l’athlète Emma Oudiou. Cette dernière l’a accusé début avril dans un article du Monde de gestes très déplacés, notamment d’avoir posé ses mains sur ses fesses le 26 juillet 2014, alors qu’elle s’apprêtait à disputer la finale du 3 000 m steeple des championnats du monde juniors à Eugene, aux Etats-Unis.

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Commission d’appel
Le Monde avait alors révélé l’existence d’une autre plainte, pour viol cette fois, contre l’entraîneur Giscard Samba, qui a sous son aile les hurdlers Dimitri Bascou et Aurel Manga. L’affaire a remis en lumière le problème des violences sexuelles dans le sport et la difficulté pour les victimes à dénoncer ce type de faits.
Pascal Machat a contesté les accusations et son avocat a annoncé avoir déposé plainte à son tour pour dénonciation calomnieuse contre Emma Oudiou. « En sanctionnant, même modestement, sans la moindre preuve sérieuse, et après avoir écarté tout fait d’agressions sexuelles, la FFA a porté gravement atteinte à l’honneur de M. Pascal Machat », déclare son avocat dans un communiqué.
« J’espère que cela enverra un message d’alerte dans le monde du sport, a déclaré au Monde Emma Oudiou. Pour que certains entraîneurs revoient leur façon de procéder, pour que les fédérations soient plus sensibilisées à ces questions-là et surtout pour que les sportives qui subissent ce genre de choses sachent qu’elles ont le droit à la parole et à la justice. »
Contactée par l’AFP, la FFA s’est refusée à tout commentaire, « par respect pour les délais de procédure ». C’est sa commission disciplinaire qui a rendu la sanction et l’appel sera examiné par sa commission d’appel.
Au-delà de sanctions disciplinaires, la justice pourrait se prononcer à l’avenir sur les accusations visant l’entraîneur : une enquête a été ouverte par le parquet de Fontainebleau, début mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le Britannique, dans l’attente d’une décision du tribunal antidopage de l’Union cycliste internationale, visera la victoire finale au Giro, qui s’élance le 4 mai de Jérusalem.
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Cyclisme : Chris Froome sera bien présent au Tour d’Italie

Le Britannique, dans l’attente d’une décision du tribunal antidopage de l’Union cycliste internationale, visera la victoire finale au Giro, qui s’élance le 4 mai de Jérusalem.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h43
   





                        



   


Le Britannique Chris Froome, dans l’attente d’une décision du tribunal antidopage de l’Union cycliste internationale (UCI), sera le leadeur de l’équipe Sky lors du Tour d’Italie cycliste, où il visera la victoire finale et qui s’élance le 4 mai de Jérusalem, a annoncé sa formation vendredi 27 avril.
Froome, qui sera présent au Giro pour la première fois depuis 2010, a présenté une concentration « anormale » de salbutamol lors d’un contrôle antidopage lors du dernier Tour d’Espagne et est, huit mois plus tard, toujours dans l’attente d’une décision de l’UCI.

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Dernière participation en 2010
« Le Giro est une épreuve spéciale, chargée d’histoire, et je m’apprête à le disputer pour la deuxième fois depuis près d’une décennie, a déclaré Froome. Bien sûr, viser le Giro avant le Tour, cela comporte une part de risque, mais je pense que si j’avais décidé de ne pas y aller, je l’aurais regretté toute ma vie. »
Le coureur est arrivé la première quinzaine d’avril en Italie. Il y a reconnu le terrible mont Zoncolan, que le peloton devra gravir lors de la 14e étape, et le parcours du contre-la-montre de la 16e étape, Trente-Rovereto, avant de disputer la semaine dernière le Tour des Alpes, qu’il a terminé à la 4e place. Il était déjà venu y disputer Tirreno-Adriatico début mars.
« Motivé par l’objectif de remporter un troisième grand Tour consécutif [après ses victoires au Tour de France puis d’Espagne l’été dernier], je me suis préparé différemment cette saison, afin d’atteindre mon pic de forme un peu plus tôt que d’habitude », a expliqué le champion de 32 ans, qui vise aussi cette année le doublé Giro-Grande Boucle, qui a été réussi jusqu’à présent douze fois par sept coureurs différents.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Le milieu de terrain quitte son seul et unique club après seize saisons au sommet. Il fut un des artisans de la domination footballistique catalane (en club) et espagnole (en sélection) du début du XXIe siècle.
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Andrés Iniesta, légende du Barça, annonce son départ du club de football

Le milieu de terrain quitte son seul et unique club après seize saisons au sommet. Il fut un des artisans de la domination footballistique catalane (en club) et espagnole (en sélection) du début du XXIe siècle.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h22
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Andrés Iniesta, le légendaire milieu de terrain du FC Barcelone, a confirmé, vendredi 27 avril, qu’il quitterait le club catalan à la fin de la saison. Il s’agira de sa 16e saison professionnelle avec le club, le seul qu’il ait jamais connu, ayant intégré son académie à l’âge de 12 ans. En tout et pour tout, Andrés Iniesta aura passé vingt-deux ans sous les couleurs barcelonaises. Presque aucun joueur ne peut en dire autant.
« En étant honnête avec moi-même et avec le club, mon parcours doit s’arrêter cette année. C’est une décision très réfléchie », a-t-il dit lors d’une longue conférence de presse en présence de sa famille et de ses coéquipiers.
« C’est un jour très difficile pour moi parce que j’ai passé ma vie ici. Je comprends que la loi de la vie veut que chaque nouvelle chose soit plus difficile que la précédente. Je ne me pardonnerai jamais de connaître une situation inconfortable au club. Ni moi ni le club ne méritons cela. »

The recognition is infinite 👏👏👏
— FCBarcelona (@FC Barcelona)


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Il ne s’agit pas d’une retraite pour l’Espagnol de bientôt 34 ans. Des rumeurs le donnent partant vers la Chine. Lui est resté évasif sur son futur footballistique, jurant seulement ne pas continuer en Europe pour ne pas jouer « contre [son] club ».
A la fois métronome et pivot du milieu du terrain du Barça depuis près de deux décennies, Iniesta restera dans l’histoire du foot non seulement comme un des joueurs les plus créatifs et les plus beaux à voir évoluer, mais comme un des artisans de la domination catalane (en club) et espagnole (en sélection) du début du XXIe siècle.
« Si Iniesta s’appelait Andrezinho, il aurait eu deux Ballons d’or »

   


Son palmarès compte 31 titres avec le FC Barcelone, dont quatre Ligue des champions (2006, 2009, 2011, 2015) remportés aux côtés de Lionel Messi, Ronaldinho ou de son binôme, Xavi. Avec l’Espagne, il gagnera les Euros 2008 et 2012 et, en 2010, la seule Coupe du monde de l’histoire de son pays. C’est lui qui marquera le but victorieux en prolongations contre les Pays-Bas.

Luis Enrique, un de ses entraîneurs sur le banc du Barça, dira de lui en 2016 qu’il « est unique au monde ». 
« Personne dans l’effectif ni même dans le football mondial ne ressemble à Andrés Iniesta. J’ai de bons profils à cette position, mais je n’ai vu aucun joueur ressemblant à Andrés Iniesta. »
Une illustre carrière qui n’a pas été couronnée de la récompense individuelle suprême, le Ballon d’or. Le petit Espagnol a été régulièrement oublié, sûrement parce que son jeu précis et vital avait le tort d’être moins spectaculaire que d’autres. Son grand rival du Real Madrid, Sergio Ramos, a eu une belle formule pour résumer ce scandale : « Si Iniesta s’appelait Andrezinho, il aurait eu deux Ballons d’or. » Ne pas avoir eu de Ballon d’Or « n’est pas un regret (...) ma perception du foot ou mon bonheur ne change pas en fonction d’un Ballon d’Or », a dit l’intéressé lorsqu’on lui posa, encore une fois, la question.
Au Camp Nou, la saison n’est pas officiellement terminée. Le FC Barcelone, qui possède onze points d’avance en tête de la Liga, a encore huit matchs à jouer. Une nouvelle victoire serait un trophée de plus pour Andrés Iniesta, qui partira ensuite vers la Russie pour disputer sa dernière Coupe du monde. Il quittera alors l’équipe espagnole, comme il a quitté aujourd’hui le Barça, en « se sentant important, en se sentant titulaire, avec la possibilité de gagner des titres ».



                            


                        

                        

