<FILE-date="2018/04/30/19">

<article-nb="2018/04/30/19-1">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Au cours des semaines à venir, les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier. Objectif : tenter d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Réforme de la zone euro : la France et l’Allemagne entrent dans le vif du sujet

Au cours des semaines à venir, les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier. Objectif : tenter d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h46
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

La première vraie réunion de travail entre Olaf Scholz, le nouveau ministre allemand des finances, et son homologue français, Bruno Le Maire, vendredi 27 avril à Sofia (Bulgarie), en marge d’une réunion de l’Eurogroupe, a un peu rassuré à Paris et à Bruxelles. Ces dernières semaines, le successeur du très orthodoxe Wolfgang Schäuble n’avait en effet montré aucun enthousiasme pour les réformes de la zone euro voulues par Emmanuel Macron.
A Sofia, « on a rouvert des portes », glissait-on dans le camp français, après un rendez-vous de plus de deux heures essentiellement consacré à la poursuite de l’intégration de la zone euro. « Nous avons enfin retrouvé une méthode de travail sérieuse, rigoureuse et efficace », se félicitait M. Le Maire, samedi 28 avril, à l’issue du tête-à-tête. Paris se remet à espérer que la France et l’Allemagne soient capables d’adopter une position commune en vue du Conseil européen des 28 et 29 juin.

Plus question de parler d’un « super ministre » de la zone euro, d’un budget très élevé et surtout d’un Parlement de la zone euro – ce dernier projet a été enterré dès l’automne 2017. Mais, samedi à Sofia, Olaf Scholz a reconnu la nécessité de « quelques avancées avant l’été », ajoutant qu’il « restait peu de temps », mais que « la France et l’Allemagne travaill[aient] vraiment ensemble ».
L’ancien maire de Hambourg (nord de l’Allemagne), réputé pour son caractère austère mais pragmatique, est resté très prudent, mais s’est prêté, souriant, à l’exercice de la conférence de presse commune avec M. Le Maire, samedi. Si, face aux journalistes, il a soigneusement évité d’évoquer une « capacité budgétaire » pour la zone euro, il n’a fermement repoussé aucune des options hexagonales.
Les travaux entre Paris et Berlin devraient s’intensifier au cours des semaines à venir. Mais d’ores et déjà, tout progrès rapide concernant une assurance européenne des...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-2">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Un compte personnel de formation accessible en quelques clics ? Un pari de taille

Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h23
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h54
    |

Laurent Gérard







                        



                                


                            

La réforme de la formation professionnelle vise notamment à donner à chacun « la liberté de choisir son avenir professionnel », selon les termes de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. C’est sur cet argument que les modalités d’accès et d’utilisation du compte personnel de formation (CPF) vont être modifiées.
Désormais, tous les actifs verront leur CPF crédité non plus en heures mais en euros : 500 euros par an (financés par un impôt payé par les entreprises), plafonné à 5 000 euros sur dix ans.

Pour les salariés en contrat à durée déterminée, le compte sera crédité au prorata temporis. Et pour les personnes sans qualification, le crédit sera porté à 800 euros par an, plafonné à 8 000. « Ainsi, le CPF sera consolidé comme un droit personnel mais garanti collectivement. Cela permettra à tous de changer rapidement de catégorie professionnelle et d’évoluer professionnellement », affirme la ministre.
Apparente simplicité
Au terme de la réforme, tous les salariés à temps partiel, qui sont en majorité des femmes, bénéficieront des mêmes droits que les salariés à temps plein. « Les femmes représentent 80 % des salariés à temps partiel. Elles seront donc les premières bénéficiaires de ces nouveaux droits », poursuit Muriel Pénicaud.
Enfin, une application mobile sera créée pour aider chacun dans la gestion de son CPF, accessible sur smartphone, ou utilisable dans les agences de Pôle emploi. Selon la ministre, cette application permettra de connaître les droits acquis sur son compte, les différentes formations certifiantes proposées dans son bassin d’emploi ou sa région, et les dates de session des différentes formations.

Toute personne intéressée pourra ainsi « choisir sa formation en connaissant le taux d’insertion dans l’emploi à l’issue de la formation, le salaire prévisionnel à l’embauche et la différence de coût entre des formations similaires »....




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-3">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Le dispositif phare de la réforme de la formation professionnelle devrait bénéficier aux CSP +.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le compte personnel de formation est-il pour moi ?

Le dispositif phare de la réforme de la formation professionnelle devrait bénéficier aux CSP +.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h13
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h14
    |

Laurent Gérard







                        



                                


                            

« – On va me donner 500 euros par an pour me former ?
– Oui, c’est une ligne de crédit, ce n’est pas du cash.
– Et je peux me former à ce que je veux ?
– Oui, du moment que la formation débouche sur un titre ou un diplôme reconnu.
– Et si je ne l’utilise pas une année, je le perds ?
– Non, c’est cumulable durant dix ans, soit 5 000 euros de financement au maximum.
– Et si ce n’est pas assez pour payer la formation que j’envisage, je peux avoir plus de financement ?
– Oui, c’est à construire avec son employeur et avec la branche professionnelle de son entreprise.
– Et ben, c’est super ! »
Cet échange avec Léa, étudiante en japonais à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), donne quelques réponses sur le compte personnel de formation (CPF). Tout comme la majorité de ses camarades de promo, elle n’avait jamais entendu parler du CPF.

Pourtant ce dispositif entré en vigueur il y a déjà plus de trois ans, le 1er janvier 2015, est au cœur de la réforme de la formation professionnelle, dont la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a présenté le projet de loi à la presse le 6 avril.
Des « microcompétences » certifiées
Avant l’adoption du projet de loi portant les réformes de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage attendu cet été au Parlement pour une mise en œuvre effective à l’horizon 2020, tout actif – salarié, demandeur d’emploi, indépendant, agent public – peut déjà activer son CPF et cumuler non pas des euros mais jusqu’à 150 heures de formation (400 pour les non-qualifiés). 5,26 millions de personnes ont activé leur compte et 270 000 salariés ont d’ores et déjà suivi une formation par son intermédiaire.

Mais quel est l’intérêt d’un compte personnel...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-4">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                   
édition abonné


L’emploi des jeunes diplômés repart, Macron réforme

L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h04
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Retour de la confiance, recrutements à la hausse : 2018 s’annonce favorable à la dernière promotion des jeunes diplômés. La croissance du PIB a atteint fin 2017 son plus haut niveau depuis six ans et même l’emploi industriel avait, en mars, retrouvé des couleurs qui s’étaient estompées depuis une vingtaine d’années.
Début avril, l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) saluait une insertion professionnelle des jeunes diplômés encore plus élevée en 2018 que pour la promotion précédente, avec davantage d’emplois, plus de CDI, plus souvent cadres avec de meilleurs salaires. « Un an après l’obtention de leur diplôme, 83 % des bac + 5 et plus sont en emploi, dont 60 % dans leur premier emploi. Et leur entrée sur le marché du travail s’accélère : 70 % sont en poste six mois après leur diplôme », précise Jean-Marie Marx, le président de l’APEC.

Même les débutants auront cette année la faveur des recruteurs, en particulier dans les secteurs de l’informatique et de la recherche et développement. Tous secteurs confondus, 47 500 à 53 000 embauches de jeunes cadres de moins d’un an d’expérience sont prévues par les entreprises privées pour 2018, indique l’APEC.
Accélération
Mais « si les intentions d’embauches de jeunes augmentent, il y a aussi des tensions sur les offres d’emploi, remarque Jean-Marie Marx, on est passé de 45 à 35 candidats par offre et même à 10 candidats seulement dans l’informatique ». Tous les métiers sont en perpétuelle mutation, mais quand tout change très vite, les candidats opérationnels dans les nouveaux métiers sont trop peu nombreux. C’est déjà le cas dans le secteur informatique, mais pas seulement. Les employeurs comme les jeunes diplômés sont confrontés à l’accélération de l’évolution des métiers.
Les réformes lancées par Emmanuel Macron pour fluidifier le « marché » du travail apporteront-elles une réponse appropriée à cette évolution ?
Dans le cadre du plan Action...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-5">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Jeunes diplômés : le « big bang » des réformes Macron

Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h48
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 17h18
    |

            Anne Rodier








                        



   


Editorial. Quel lien entre Calvin, héros populaire de la bande dessinée américaine Calvin et Hobbes, et Emmanuel Macron ? Le goût de la rupture, de l’innovation, de l’imagination ? Originaire de Picardie comme Jean Calvin (1509-1564), dont s’est ironiquement inspiré le dessinateur américain de bande dessinée Bill Watterson pour baptiser son héros hyperactif et plein de fantaisie, le président Macron a, semble-t-il, aussi un point commun avec le célèbre théologien : le goût de la réforme. Formation professionnelle, apprentissage, assurance-chômage, fonction publique et, bientôt, retraite sont au programme pour transformer radicalement le fonctionnement du marché du travail. Jeunes diplômés : attention réformes !
Alors que les belles perspectives de recrutement pour les jeunes diplômés, y compris les moins expérimentés, auraient pu laisser espérer un retour de la sérénité à l’entrée du marché du travail en 2018, les repères qui guidaient jusqu’alors le parcours professionnel, tels que les statuts d’emploi, l’accès à la formation, le dialogue social, la rupture du contrat, l’indemnisation-chômage, sont effacés par une succession de projets de loi destinés à adapter la société à la révolution technologique à l’œuvre.

    Cet article est extrait du semestriel Le Monde Campus Avril 2018 by Anne Rodier on Scribd

L’heure est à la rupture et à l’innovation. Une récente étude de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), « Automatisation, compétences et formation », a évalué l’impact de cette « révolution » sur l’emploi. Elle estime que les emplois de 66 millions de travailleurs des trente-deux pays observés sont fortement automatisables, soit 14 % environ du total. Et 32 % d’autres emplois exigeront de nouvelles compétences pour 50 % à 70 % de leur activité.
Réflexion est ouverte dans les entreprises
Le rythme de la formation professionnelle doit donc suivre pour assurer la transformation des métiers, intégrer l’intelligence artificielle et faciliter l’interdisciplinarité. « Le défi pour le système de formation professionnelle des adultes est considérable », souligne l’OCDE. Le sujet est donc à la fois urgent et sérieux.
La réflexion est ouverte dans les entreprises. « On est dans une période particulière de l’histoire. Il y a une certaine urgence à s’interroger sur les nouvelles manières de faire pour préparer le futur. Car si la réinvention des métiers a déjà existé par le passé, ce qui est nouveau c’est l’accélération portée par le numérique », soulignait le 11 avril Laurence Lehmann-Ortega, professeure de stratégie et politique à HEC Paris, lors du colloque « Comment et jusqu’où réinventer l’entreprise ? »
Bref, les organisations inventent en marchant et voudraient marcher de plus en plus vite. Et l’Etat leur emboîte le pas. Le gouvernement a lancé le « big bang » de la formation professionnelle : un compte personnel de formation, 500 euros par an et une application numérique dès 2019 pour déterminer son avenir en un clic… Même les indépendants y auront droit. Le statut cadre doit être redéfini et la fonction publique réformée : elle recrutera davantage de contractuels, quitte à brouiller les frontières entre privé et public. Le Calvin de Bill Watterson voit rarement l’emballement de ses inventions avant le crash final, mais le très sérieux Jean Calvin n’a jamais cédé à la tentation de la pensée magique.
Cet article est tiré du semestriel « Le Monde Campus » téléchargeable ci-dessus.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-6">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

La taxe foncière sur des sables mouvants

S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 18h07
    |

                            Laurence Boccara








                        



   


Enclenchée cette année, la suppression progressive de la taxe d’habitation d’ici 2020 pour 80 % des ménages aura-t-elle des conséquences inflationnistes sur la taxe foncière ? Après plusieurs mois d’incertitude, il semblerait que ce scénario ne se produise pas. Début avril, la Fnaim a d’ailleurs « salué favorablement la décision de ne pas compenser la fin de la taxe d’habitation par une augmentation de la taxe foncière ». Reste que pour ne pas trop perdre en recettes fiscales, les collectivités locales pourraient être tentées de renflouer leurs caisses en majorant le taux de l’impôt qui frappe tous les détenteurs d’immobiliers.

        Lire aussi :
         

                Résidences secondaires : vers une hausse de la taxe d’habitation



Quelques initiatives commencent à fleurir ici et là. Ainsi, le 6 mars, Christian Estrosi, le président de la métropole Nice-Côte d’Azur a annoncé la création d’une nouvelle taxe foncière pour les propriétaires de la métropole. Cette nouvelle ponction s’ajoutera aux parts communales et départementales déjà prélevées.
Casse-tête
Pour tenter de trouver un nouvel équilibre consécutif à la suppression de la taxe d’habitation, l’exécutif planche sur une nouvelle architecture des finances locales et possiblement sur une évolution à terme du mode de calcul de la taxe foncière. Une piste de réflexion récemment avancée, puis vite écartée, proposait de faire varier l’imposition en fonction des revenus.
Les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille, Argenteuil, Nantes, Créteil et Saint-Denis
Si rien n’est encore arrêté, la refonte de ce système de financement s’avère un vrai casse-tête, d’autant plus que les valeurs locatives servant de base au calcul de cette taxe remontent aux années 1970. Elles sont donc largement sous-évaluées par rapport aux valeurs actuelles. « Des révisions de ces bases locatives ont déjà donné lieu à des expérimentations 5 départements », indique Vincent Drezet, membre du bureau national du syndicat Solidaire Finances Publiques, représenté au sein de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) à Bercy.
En attendant une réforme de la fiscalité qui ne devrait pas voir le jour pas avant 2020 voire 2022, le montant de la taxe foncière reste un critère à prendre en compte au moment d’acheter. D’abord parce que cet impôt acquitté chaque année en octobre a, dans un passé récent, déjà connu de significatives envolées. Des majorations qui pèsent sur les finances des propriétaires.

        Lire aussi :
         

                Vous avez un terrain à vendre : profitez d’un abattement exceptionnel en 2018



« Si l’année 2017 semble marquer une modération dans une trentaine des 50 plus grandes villes de France, entre 2011 et 2016, la hausse moyenne de cet impôt s’est établie à 14 %. Cette progression est quatre fois et demie supérieure à celle de l’inflation (estimée à 3,76 % entre octobre 2011 et octobre 2016) et trois fois et demie supérieure à celle des loyers observée sur cette même période par l’observatoire Clameur », rappelle Pierre Hautus, directeur général de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).
Des variations d’une ville à l’autre
Ensuite, il faut savoir que cette ponction varie sensiblement d’une ville à l’autre. Car ce sont les collectivités locales (commune, département et parfois intercommunalités) qui votent à l’occasion de leur budget annuel, le taux d’imposition applicable. D’après la dernière édition de l’Observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties de l’UNPI, les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille (+ 32,24 %), Argenteuil (+ 23,30 %), Nantes (+20,75 %), Créteil (+ 20,43 %) et Saint-Denis (+20,37 %). Et parmi les communes où les augmentations ont été les plus modérées, soit légèrement au-dessus de 6 %, on relève Saint-Etienne, Nice, Grenoble, Montpellier et Caen.

        Lire aussi :
         

                L’IFI : l’immobilier, rien que l’immobilier ?



La taxe foncière fait parfois l’objet de quelques exonérations prévues par la loi. « C’est le cas des bâtiments ruraux réservés à des usages agricoles comme une grange. Cela concerne aussi les logements neufs qui bénéficient d’une exonération pendant 2 ans à compter du 1er janvier suivant la date d’achèvement des travaux. Reste que chaque ville peut décider de supprimer totalement ou partiellement cette exonération », souligne Vincent Drezet. Les logements vacants peuvent faire l’objet d’un dégrèvement partiel de cette taxe mais il faudra au préalable cumuler trois conditions : la vacance devra être indépendante de la volonté du contribuable ; durer au moins trois mois et concerner la totalité du logement.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-7">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Evaluez, pour les 43 principales liaisons ferroviaires françaises, l’évolution du meilleur temps de parcours inscrit dans les horaires officiels depuis 1963.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ 
<article-nb="2018/04/30/19-8">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Le milliardaire, patron de Blackstone, a voulu faire un don de 25 millions de dollars à son ancien lycée de Philadelphie. Mais ses exigences en contrepartie ont provoqué des réactions indignées de parents d’élèves, explique dans sa chronique le correspondant du « Monde » à New York, Arnaud Le parmentier.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La charité un peu ostentatoire de Stephen Schwarzman »

Le milliardaire, patron de Blackstone, a voulu faire un don de 25 millions de dollars à son ancien lycée de Philadelphie. Mais ses exigences en contrepartie ont provoqué des réactions indignées de parents d’élèves, explique dans sa chronique le correspondant du « Monde » à New York, Arnaud Le parmentier.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 12h09
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 15h24
    |

            Arnaud Leparmentier (New York, correspondant)








                        



                                


                            

Marchés. Aux Etats-Unis, au-delà d’une certaine fortune, on bascule du statut de milliardaire à celui de philanthrope. Oubliées, les conditions dans lesquelles ont été amassées ces fortunes – nul ne se souvient que le spéculateur George Soros fut honni pour avoir bouté la livre britannique hors du système monétaire européen en 1992, et il est aujourd’hui héraut de la démocratie en Europe de l’Est –, l’éthique du capitalisme fait de votre succès un don, et la morale veut que vous le rendiez à la communauté.
Stephen Schwarzman, président-fondateur du groupe d’investissement privé Blackstone, ne fait pas exception. Le milliardaire, dont la fortune est estimée à 13 milliards de dollars (près de 11 milliards d’euros) par Forbes, a voulu financer le lycée de son enfance à Abington, une banlieue résidentielle de Philadelphie dans laquelle ses parents avaient déménagé parce que l’école publique y était de bon niveau. La coquette somme a été annoncée en février : 25 millions de dollars. « Je suis très loyal à cette école, elle a changé ma vie », a déclaré M. Schwarzman.
Sauf que sa charitable loyauté est un peu ostentatoire, et le patron de Blackstone avait assorti son don de quelques conditions : le lycée devait être rebaptisé lycée Abington-Schwarzman, le nom du donateur figurer sur les six entrées et un portrait de taille conséquente accroché dans le bâtiment ; tandis que deux emplacements devaient prendre le nom de ses frères, Mark et Warren Schwarzman.
C’était sans compter sur le tollé d’une partie des parents d’élèves, qui ont protesté lorsqu’ils ont découvert que leur progéniture allait devoir prononcer chaque jour le nom de Schwarzman, lequel défraye la chronique de Wall Street pour ses fêtes fastueuses et conseille discrètement Donald Trump.
Initiative tournée en ridicule
La presse a tourné en ridicule le patron de Blackstone, qui a multiplié les dons en échange de l’affichage de son patronyme :...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-9">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Editorial. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. Mais la « convergence des luttes » ne semble pas à l’ordre du jour, alors que le paysage syndical vient de subir un tsunami.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

1er-Mai : démonstration de faiblesse syndicale

Editorial. Un an après l’élection d’Emmanuel Macron, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. Mais la « convergence des luttes » ne semble pas à l’ordre du jour, alors que le paysage syndical vient de subir un tsunami.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 12h06
   





                        



   


Editorial du « Monde ». En ce 1er-Mai 1968, la CGT avait choisi de défiler avec le Parti communiste. La CFDT et FO avaient refusé de se joindre au cortège. Nul n’imaginait que, quelques jours plus tard, un mouvement social d’une ampleur inédite déferlerait sur la France, sans que les syndicats en soient à l’origine. Cinquante ans après, plusieurs conflits alimentent la colère sociale. La grève des cheminots marque le pas, celle d’Air France bat de l’aile. Et, contrairement au souhait de Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, un an après l’élection d’Emmanuel Macron, dont la politique est très contestée, la « convergence des luttes » ne semble pas être à l’ordre du jour.

        Lire aussi :
         

                Un 1er-Mai sous le signe de la désunion syndicale



Le 1er-Mai 2017, à la veille du deuxième tour de l’élection présidentielle qui avait opposé M. Macron à Marine Le Pen, les ­syndicats avaient célébré la journée de ­solidarité internationale en ordre dispersé. La CGT avait manifesté avec FO, la FSU, ­Solidaires, l’UNEF et les syndicats lycéens. Cette année, elle défilera avec les mêmes compagnons, mais FO ne sera représentée à Paris que par son union régionale d’Ile-de-France. De son côté, la CFDT organise une manifestation culturelle avec la CFTC et l’UNSA.
Troupes divisées
Il est vrai que le paysage syndical vient de subir un tsunami. Jean-Claude Mailly avait, à l’occasion de la réforme du code du travail, réinséré FO dans le jeu contractuel. Le 24e congrès de sa centrale, qui s’est achevé le 27 avril à Lille, vient de lui infliger un désaveu aussi cinglant qu’humiliant, comme s’il avait été licencié pour faute grave. Son rapport d’activité n’a été validé que par 50,54 % des voix. Seul candidat à sa succession, Pascal Pavageau, pourtant membre du bureau confédéral sortant, s’est comporté comme s’il se présentait contre M. Mailly, comme s’il devait le chasser avant d’occuper la place qu’il lui laissait. Le congrès a ainsi offert le spectacle mortifère d’un affrontement violent entre les réformistes – jusqu’alors majoritaires, ils sont désormais minoritaires dans la direction de la centrale – et la mouvance « trotsko-arnarchiste » prompte à dénoncer les ­« trahisons » et à prôner la grève inter­professionnelle. FO en ressort profondément frac­turée et affaiblie.

        Lire aussi :
         

                Pascal Pavageau élu à la tête de Force ouvrière pour succéder à Jean-Claude Mailly



M. Pavageau veut incarner une opposition forte à M. Macron et renouer avec un langage radical. Ce scénario rappelle celui de 1989, quand Marc Blondel avait succédé à André Bergeron sur une ligne contestataire, cherchant à concurrencer la CGT sur son ­terrain. M. Pavageau a peut-être les mêmes espérances mais les précédents calculs se sont révélés erronés. FO signe 90 % des accords dans les entreprises et elle a récemment ratifié deux accords interprofessionnels (assurance-chômage et formation professionnelle). Mais elle campe toujours à la troisième place dans le secteur privé, derrière la CFDT, première, et la CGT. La centrale quitte la planète du pragmatisme pour rejoindre celle des utopies qui ont pour noms « grève générale » et « abrogation des ordonnances » sur le code du travail, objectifs, l’un comme l’autre, pour l’heure inatteignables.
Sur le papier, le bloc syndical contestataire – CGT, FO, FSU, Solidaires – se trouve renforcé, mais encore faudra-t-il que M. Pavageau réussisse à entraîner des troupes divisées, ce qui est loin d’être gagné. Dans l’immédiat, lors du 1er-Mai, face à un président de la République qui traite les syn­dicats comme quantité négligeable et ­malmène la démocratie sociale, les syndicats vont faire une nouvelle démonstration de faiblesse.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-10">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Après avoir entendu son histoire, ils compatissent. Mais ne peuvent pas faire grand-chose pour lui : Jérôme, l’une des innombrables victimes de Groupe solaire de France, a été mal défendu devant les tribunaux.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ 
<article-nb="2018/04/30/19-11">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Il arrive que les temps de parcours s’allongent, pour diverses raisons, qui vont de la nécessité d’aménagements à l’évolution des trains.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


SNCF : Saturation des métropoles, travaux… Les causes du surplace

Il arrive que les temps de parcours s’allongent, pour diverses raisons, qui vont de la nécessité d’aménagements à l’évolution des trains.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 15h59
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Mettons deux chiffres en parallèle. Le premier : depuis 1993 et la mise en service de cinq lignes à grande vitesse majeures (Paris-Lille, Lyon-Marseille, Paris-Strasbourg, Tours-Bordeaux, Le Mans-Rennes), les gains de temps de parcours cumulés pour leurs utilisateurs avoisinent les sept heures. Le second : sur la même période, les meilleurs temps de parcours sur 29 des 43 principales grandes lignes se sont rallongés de plus de quatre heures si on les additionne tous.

Voilà qui entache quelque peu le bilan ferroviaire de la France, présentée comme la championne de la grande vitesse. Mais pourquoi diable la SNCF a-t-elle procédé à ces « détentes de temps de parcours » pour reprendre son langage pittoresque ?
Pour comprendre cette mécanique du ralentissement horaire, rien de tel qu’un exemple concret. Prenons Paris-Cherbourg, 370 kilomètres d’une voie qui dessert Caen, Carentan et Valognes et qui a vu son meilleur temps de parcours augmenté de vingt minutes en vingt ans. En 1996, il fallait deux heures et quarante-deux minutes pour relier la capitale de la France au chef-lieu de la Manche, aujourd’hui on a dépassé la barre symbolique des trois heures…
L’approche des grandes villes
La saturation ferroviaire des métropoles est la raison majeure de ces allongements de temps de parcours. L’augmentation de la circulation des trains de banlieue et autres RER à l’approche des gares parisiennes conduit à un embouteillage. La cause profonde en est la démographie : la population urbaine et périurbaine augmente, pour des voies ferrées qui restent les mêmes. A Paris-Saint-Lazare, le terminus des Paris-Cherbourg, une rame entre ou sort toutes les vingt-sept secondes. Or, la tranchée ferroviaire reste la même qu’au temps de Claude Monet.
Toujours dans notre exemple, le fait de passer en plusieurs décennies de deux à six trains de banlieue entre Paris et Mantes-la-Jolie (à une cinquantaine de kilomètres de la capitale)...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-12">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ « Le Monde » s’est penché sur les temps de trajet en train entre deux villes et leur évolution dans le temps. Constat  : la priorité à la construction de nouvelles lignes a fait prendre un retard néfaste à la régénération du réseau.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Rail : une France à deux vitesses

« Le Monde » s’est penché sur les temps de trajet en train entre deux villes et leur évolution dans le temps. Constat  : la priorité à la construction de nouvelles lignes a fait prendre un retard néfaste à la régénération du réseau.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h47
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h21
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Il y a comme une ironie dans la carte de France que nous publions ici. De toutes les destinations que nous avons étudiées statistiquement afin d’évaluer, sur la durée, le service public ferroviaire en France, une seule ligne affiche un temps de trajet qui s’est rallongé aujourd’hui par rapport à… 1963. Et c’est Paris-Amiens, soit la liaison entre la capitale et la ville de naissance et de jeunesse d’Emmanuel Macron.

Nul ne sait si ce constat aura influencé les choix du président de la République de faire mener par son gouvernement une réforme majeure de la SNCF et du système ferroviaire français. Il est en tout cas certain que le premier ministre, Edouard Philippe, dans sa présentation du « nouveau pacte ferroviaire », le 26 février, avançait l’argument de la piètre qualité de service pour justifier son action.
« Les Français, qu’ils prennent ou non le train, payent de plus en plus cher pour un service public qui marche de moins en moins bien », expliquait M. Philippe, clouant au pilori des lignes où « la vitesse frôle parfois le surplace en jouant avec les nerfs des usagers ». Un agacement qui n’est peut-être pas étranger au fait que l’on met aujourd’hui vingt minutes de plus qu’en 1973 pour aller de Paris au Havre, la ville dont Edouard Philippe fut le maire de 2010 à 2017.
Amélioration ou dégradation ?
Ces propos avaient vexé les salariés de la SNCF, jusqu’aux plus hauts cadres, et probablement joué leur rôle d’aiguillon dans la mobilisation des cheminots contre la réforme. Mais ces critiques étaient-elles, ou non, dénuées de fondement ? Qu’en est-il réellement de cette qualité de service et de son évolution dans le temps ?
Pour répondre à cette interrogation, nous avons choisi de nous pencher en détail, en quatre pages de carte et d’infographies, sur les temps de trajet des trains entre deux villes et leur évolution dans le temps. Pour ce faire, nous sommes allés chercher dans la plate-forme de données...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-13">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ Le dispositif fournit à l’apiculteur des données-clés sur ses ruches.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Hostabee, la start-up qui connecte les ruches pour sauver les abeilles

Le dispositif fournit à l’apiculteur des données-clés sur ses ruches.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h37
    |

            Jean-Michel Normand








                        



                                


                            
Le milieu apicole n’est pas vraiment réputé pour ses penchants high-tech. Traditionnellement, élever des abeilles est considéré comme une affaire d’expérience personnelle et de flair, loin des algorithmes et de l’intelligence artificielle. La percée d’Hostabee, une start-up installée à Saint-Quentin, dans l’Aisne, n’en est que plus significative. En mettant au point le boîtier B-Keep, conçu pour « prendre le pouls de la ruche », la société entend faire basculer les apiculteurs dans l’ère du numérique.
Créée en 2015, Hostabee a levé 150 000 euros auprès d’investisseurs et devrait réaliser un chiffre d’affaires de 250 000 euros cette année. Son président et fondateur, Maxime Mularz, compte atteindre le seuil de 2 millions d’euros en 2019 et de 5 millions en 2020. En 2018, plus de 2 000 boîtiers devraient être diffusés (plus d’un millier a déjà été vendu) en France mais aussi aux Etats-Unis, en Italie, en Suisse ou en Belgique. Un service, consistant à installer une puce-GPS, a également été lancé afin de remédier aux (nombreux) vols de ruche.
Le prix d’achat du module, que l’on glisse en bordure du couvain (ensemble des œufs et larves d’abeilles) ou dans la hausse (la partie supérieure de la ruche, là où sera récolté le miel), et dont l’autonomie de fonctionnement est de deux années, a été fixé à 80 euros. L’abonnement au service, qui permet de suivre en temps réel la vie de la colonie, est de 3 euros par mois (le tarif, dégressif selon la quantité, peut descendre à 1 euro). Nettement moins cher que les balances connectées installées sous les ruches, le boîtier B-Keep est équipé d’un capteur d’humidité et d’un capteur de température.
En mode « push »
Ces données – diffusées grâce à une technologie de communication bas débit (celle de l’Internet des objets), disponible sur l’ensemble du territoire – aident à déterminer si la grappe d’abeilles est suffisamment forte pour maintenir la température nécessaire (autour de 35 °C) à la survie de...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-14">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ L’architecte des nouveaux sièges sociaux de Total, Lazard ou Chanel réinvente l’immobilier tertiaire en animant un ambitieux laboratoire de réflexion collective. Son immeuble Cloud, en plein cœur de Paris, a été plusieurs fois primé.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Philippe Chiambaretta chambarde les bureaux

L’architecte des nouveaux sièges sociaux de Total, Lazard ou Chanel réinvente l’immobilier tertiaire en animant un ambitieux laboratoire de réflexion collective. Son immeuble Cloud, en plein cœur de Paris, a été plusieurs fois primé.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h32
    |

            Grégoire Allix








                        



                                


                            

Il ne figure pas au nombre des « starchitectes » connus du grand public et courtisés par les métropoles en quête d’icônes pour leur skyline. Le terrain de jeu de Philippe Chiambaretta, c’est votre quotidien professionnel : la vie de bureau, un univers en pleine révolution. Cet architecte français de 54 ans au parcours hors norme est l’auteur de The Link, le futur siège du groupe Total, une double tour de 244 mètres à la Défense à laquelle le préfet d’Ile-de-France a donné son agrément le 11 avril. C’est lui aussi qui signe les nouveaux quartiers généraux parisiens de la banque Lazard, de la maison Chanel et du premier cabinet français d’avocats d’affaires, Gide Loyrette Nouel, en cours d’achèvement.
De manière inhabituelle, ses travaux sont nourris depuis 2005 par une réflexion collective de longue haleine, recensée dans les épais volumes de sa revue Stream, dont les titres reflètent l’ambition : Habiter l’anthropocène en 2014, Les Paradoxes du vivant en 2017… « Il occupe une place singulière dans le monde de l’architecture, observe le géographe Michel Lussault, spécialiste de l’urbanisme et contributeur de Stream. Contrairement à beaucoup de ses confrères dont l’assise repose sur la commande publique et l’enseignement en école d’architecture, lui vit grâce à des clients privés et finance ses propres recherches. » 
La quête de sens, c’est la ligne directrice de Philippe Chiambaretta, celle qui explique qu’il soit venu à l’architecture sur le tard, par des chemins de traverse. Ingénieur des Ponts et chaussées, titulaire d’un master du Massachusetts Institute of Technology, ce fils d’une famille de médecins de Toulouse a tâté des fusions-acquisitions pour le Crédit lyonnais à New York, puis rejoint les bureaux du cabinet de conseil en stratégie Booz-Allen, à Paris. Avant de se résoudre à accepter que cette vie n’était pas faite pour lui : « On était en compétition permanente, sans savoir...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-15">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Pour accroître le quota de logements sociaux, l’élu de cette commune située près de Nice crée des places en Ehpad.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Villefranche-sur-Mer : les astuces d’un maire pour échapper aux HLM

Pour accroître le quota de logements sociaux, l’élu de cette commune située près de Nice crée des places en Ehpad.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h47
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre (Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes) - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, est un bijou de la Côte d’Azur, niché au fond d’une baie aux eaux profondes pouvant accueillir des bateaux de croisière, qui compte 5 000 habitants à l’année et le double en été. La ville est un cadre enchanteur pour villas de milliardaires, où le prix du mètre carré avoisine celui de Paris, et où le taux de logements sociaux est dérisoire : 5,65 %.
Villefranche aurait pourtant dû, entre 2013 et 2016, en construire 210 pour rattraper son retard sur le quota de 25 % du parc de résidences principales qu’impose la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU), applicable à toute commune de plus de 3 500 habitants membre d’une agglomération, en l’occurrence celle de Nice. La ville a pourtant bien besoin de ces appartements HLM pour répondre à la longue liste d’attente de 200 demandeurs, mais elle n’en a produit que 98, soit 46 % de l’objectif.

Le préfet a, en conséquence, prononcé, fin 2017, la carence de Villefranche-sur-Mer – comme celle de 25 autres communes du département –, imposé une pénalité de 205 000 euros (qui écorne un budget global de 10 millions d’euros), confisqué le droit de préemption urbain du maire pour la période 2017-2019, lui fixant, en outre, un nouvel objectif de 173 logements sociaux à créer durant cette période, et lui a retiré son pouvoir d’attribution des logements sociaux, octroyé au préfet lui-même.
Appartements de luxe

« L’Etat a durci sa position et je conteste sa sanction », plaide Christophe Trojani, maire (LR) et proche d’Eric Ciotti. « Nous n’avons pas les moyens de construire ces logements », assure-t-il. Ce professeur de médecine, chirurgien orthopédique réputé exerçant au CHU de Nice, où il est aussi champion et défenseur des dépassements d’honoraires, a, à la surprise générale, ravi en 2014 la municipalité à un autre élu LR, tendance gaulliste, Gérard Grosgogeat, élu et réélu depuis près de vingt ans. « Sous la précédente...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-16">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Faute de pouvoir s’adapter à toutes les cultures et à l’offensive de la concurrence, la première entreprise mondiale est contrainte de réduire ses ambitions planétaires, explique l’éditorialiste économique du « Monde », Philippe Escande, dans sa chronique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Le dilemme de Walmart est celui de tous les empires »

Faute de pouvoir s’adapter à toutes les cultures et à l’offensive de la concurrence, la première entreprise mondiale est contrainte de réduire ses ambitions planétaires, explique l’éditorialiste économique du « Monde », Philippe Escande, dans sa chronique.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 10h59
    |

            Philippe Escande (éditorialiste économique du « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique « Pertes & Profits ». Aucun empire n’est invincible. Certains ne résistent pas à la disparition de leur créateur (Alexandre ou Napoléon) ; d’autres franchissent les ­siècles allègrement (Rome ou Byzance). Mais tous butent un jour sur leurs limites : lourdeur de l’administration, coût humain et matériel de l’extension des frontières, coalition des barbares. Il en va de même dans les affaires. En amorçant son désengagement de ­Grande-Bretagne et du Brésil, le géant américain de la distribution Walmart en fait une nouvelle fois l’expérience.
Née au fin fond de l’Arkansas en 1962, la petite épicerie de Sam Walton est devenue, en quarante ans, la première entreprise mondiale. Elle emploie 2,3 millions de personnes dans le monde, plus que les armées chinoise ou américaine, et son chiffre d’affaires a atteint en 2017 les 500 milliards de dollars (412 milliards d’euros).
A la fin du XXe siècle, elle ne rêve que d’inonder le monde de ses jeans, téléviseurs et boîtes de tomates à prix cassé. Fille de la mondialisation, elle a largement contribué à l’essor de la Chine grâce à ses commandes massives de textile ou d’électronique, approvisionnant ses 11 000 magasins. En 1995, elle s’attaque au Brésil et, en 1999, se lance à l’assaut de l’Europe avec l’acquisition du troisième distributeur britannique, Asda. On ne donne pas cher de la peau des concurrents locaux.

Mais aux marches de l’empire, les pratiques sont bien loin de celles imaginées à Bentonville (Arkansas), siège historique de la société. Les Brésiliens raffolent du « cash and carry » (la vente en gros en entrepôt), à l’inverse des consommateurs européens, qui préfèrent les plus petites quantités et surfaces.
Barbares plus agiles et plus jeunes
Résultat : le raz-de-marée n’a pas été au rendez-vous. Sainsbury’s, deuxième distributeur du Royaume-Uni, qui aurait dû être avalé par Walmart, va racheter Asda contre une entrée de l’américain dans...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-17">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Sainsbury’s, le numéro deux du secteur et Asda, le numéro trois possédé par Wal-Mart, vont se rapprocher, pour faire face à la concurrence des hard-discounters et d’Amazon.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Sainsbury’s - Asda : fusion géante sur le marché britannique de la distribution

Sainsbury’s, le numéro deux du secteur et Asda, le numéro trois possédé par Wal-Mart, vont se rapprocher, pour faire face à la concurrence des hard-discounters et d’Amazon.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 10h53
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 13h45
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

En guerre des prix permanente entre elles, mises à mal par la percée des hard-discounters, craignant l’arrivée d’Amazon, les grandes surfaces britanniques, actuellement dominées par les « Big Four », vont devenir les « Big Three ». Lundi 30 avril, Sainsbury’s, le numéro deux du secteur, a annoncé sa fusion avec Asda, le numéro trois, possédé par l’américain Wal-Mart. Ensemble, les deux groupes, aujourd’hui de taille équivalente, vont devenir leadeur au Royaume-Uni, avec 31 % de part de marché, dépassant le tout-puissant Tesco, qui en détient 28 %. Morrisons, le numéro quatre, est loin derrière, avec 10 % de part de marché.
Plus qu’une fusion, l’opération ressemble à une acquisition d’Asda par Sainsbury’s. Le premier ne possédera que 42 % de participation du nouvel ensemble, et pas plus de 29,9 % des droits de vote. Au total, Asda est valorisé 7,3 milliards de livres (8,3 milliards d’euros), payés à 60 % en actions et à 40 % en numéraire.
Le regroupement va créer un géant : 2 800 magasins, 51 milliards de livres de chiffre d’affaires et 330 000 salariés. Il lui faudra cependant passer le difficile test de l’Autorité britannique des marchés et de la concurrence (CMA), qui pourrait imposer de vendre certaines grandes surfaces, notamment dans les régions où les deux groupes sont les plus présents.

Les hard-discounters ont 12,5%de part de marché
Les deux marques, bien connues du grand public, seront préservées séparément et aucune fermeture de magasin n’est envisagée. Les synergies seront essentiellement réalisées grâce au pouvoir de négociation gagné sur les fournisseurs. Le nouveau groupe annonce « une baisse de 10 % des prix sur de nombreux produits achetés couramment ».
La fusion est avant tout une réaction au bouleversement provoqué depuis une décennie par les hard-discounters. Il y a vingt ans, Aldi et Lidl étaient quasiment inexistants au Royaume-Uni. Au début de la crise de 2008, ils avaient 5 % de part de marché...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-18">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Capitaine au long cours, gestion portuaire, construction navale, transport maritime…, en quête de recrues, le secteur maritime cherche plus de talents féminins.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

La mer ouvre des horizons aux lycéennes

Capitaine au long cours, gestion portuaire, construction navale, transport maritime…, en quête de recrues, le secteur maritime cherche plus de talents féminins.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 07h30
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h47
    |

                            Aurélie Djavadi








                        


Du yacht flambant neuf où se termine leur visite, Eléa et Mathilde ont une vue d’ensemble du Salon nautique de Paris. Désormais, elles perçoivent un peu mieux aussi les multiples pistes de carrières que peut offrir le secteur maritime à des jeunes qui, comme elles, aiment les mathématiques et la physique.
En ce jeudi pluvieux de décembre, les deux élèves de première scientifique, option sciences de l’ingénieur, ont en effet participé à la deuxième édition de l’événement « Elles bougent pour le maritime », destiné à promouvoir ces entreprises « en manque de talents féminins » auprès d’une centaine de collégiennes et lycéennes d’Ile-de-France.
Au programme, un parcours de découverte des différentes activités représentées au Salon, de la voilerie artisanale à l’électronique embarquée, en passant par la marine nationale, des conférences et des rencontres avec une quinzaine de « marraines ». Tout au long de l’après-midi, Mathilde et Eléa ont ainsi rejoint le groupe de Manuelle Adam, et ont pu bénéficier des conseils avisés de cette cheffe de projet de Construction navale de Bordeaux (CNB).

        Lire :
         

          « Il n’y a aucune raison que le sexe biologique ait une influence sur les choix d’orientation »



Une expérience partagée
« Tous les meubles sont en trapèze, ce qui représente des milliers de bouts de bois à assembler, explique l’ingénieure de 33 ans, en présentant aux lycéennes les cabines du yacht. Sur les soixante personnes qui composent notre bureau d’études, quinze s’occupent à temps plein de ces questions d’aménagement, en dialoguant avec des architectes et des stylistes. »
Passionnée par ce travail d’équipe, où elle voit prendre forme les plans esquissés sur ordinateur, Manuelle Adam n’a pas hésité à répondre à l’appel des organisateurs pour venir partager son expérience. Sur le terrain, elle-même remarque que « plus les postes se rapprochent de la production, moins les femmes sont présentes ».
Diplômée en mécanique de l’INSA Rouen, elle constate que les freins apparaissent dès les choix de la formation post-bac. Un diagnostic que valide l’association Elles bougent, mobilisée pour la mixité des genres dans les technologies et l’industrie. « Dans la tête des prescripteurs d’orientation, ces métiers restent connotés comme masculins, note sa présidente, Marie-Sophie Pawlak. Mais, au-delà des stéréotypes, il y a aussi une méconnaissance profonde de la diversité des postes possibles derrière l’intitulé “ingénieur”. » 

        Lire :
         

          A La Courneuve, « on essaie de faire réussir de la même façon les filles et les garçons »



Une « mixité, facteur de performance »
Le secteur maritime en est l’illustration : y travailler ne signifie pas forcément naviguer. « Parmi nos quatre cent trente adhérents se trouvent aussi bien des armateurs que des acteurs de la construction navale, de la gestion des ports ou de l’énergie, expose Marie-Noëlle Tiné, directrice adjointe du Cluster maritime, qui réunit les acteurs économiques du secteur. Au total, cela représente trois cent mille emplois, et les recruteurs, dans la marine ou les chantiers navals, recherchent du sang neuf. »
Pas question donc de passer à côté d’un vivier de compétences majeur, d’autant que « la mixité est facteur de performance, en enrichissant les points de vue et les modes de management », poursuit Mme Tiné. A travers son récent observatoire de l’égalité professionnelle, le cluster entend donc multiplier les opérations d’information.
D’autres initiatives auront lieu cette année. Le 8 juin se tiendra à Paris, en régions littorales et outre-mer « Les Elles de l’océan », une journée nationale sur les femmes et la mer, à l’occasion de la journée mondiale de l’Océan, à l’Unesco, sous le haut patronage de François de Rugy, président de l’Assemblée nationale. Un « Open Campus » à destination du public scolaire se tiendra sur les thèmes de la pollution par le plastique en mer et du climat.
Le chemin à parcourir est encore long pour féminiser les équipages, à terre comme en mer. Dans la grande école du secteur, l’Ecole nationale supérieure maritime (ENSM), les diplômées représentent à peine 10 % des promotions. Parmi les seize mille personnes qui composent le personnel navigant recensées par les Armateurs de France, le taux de féminisation n’est que de 9,51 %. Mais il aurait progressé de deux points en cinq ans.

« Le Monde » aide les jeunes à s’orienter vers les études supérieures
Alors que les lycéens vont commencer, le 22 mai, à recevoir des réponses concernant leurs vœux d’orientation formulés de janvier à mars sur la nouvelle plate-forme d’admission post-bac, Parcoursup 2018, Le Monde Campus propose reportages, décryptages, tchats, à retrouver dans ses sous-rubriques Parcoursup APB et Etudes supérieures.
Retrouvez également des vidéos, témoignages et enquêtes réalisés dans le cadre de nos conférences « O21/S’orienter au 21e siècle », qui se sont tenues entre novembre et mars à Nancy, Lille, Nantes, Bordeaux et Paris, dans notre rubrique O21.





                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-19">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Un propriétaire bailleur craint par-dessus tout les impayés de loyer qui engendrent un manque à gagner et nécessitent une procédure fastidieuse. Les dispositifs de garantie vont être améliorés.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Des dispositifs étendus pour s’assurer contre les loyers impayés

Un propriétaire bailleur craint par-dessus tout les impayés de loyer qui engendrent un manque à gagner et nécessitent une procédure fastidieuse. Les dispositifs de garantie vont être améliorés.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 18h23
    |

                            Nathalie Coulaud








                        



   


Lorsque le locataire arrête de payer son loyer, la situation peut virer au casse-tête pour le propriétaire. Ce dernier doit continuer à assumer les frais liés au logement notamment s’il a souscrit un emprunt pour son investissement locatif et prendre un avocat afin d’obtenir le paiement des sommes dues. « Il faut compter en moyenne dix-huit mois avant d’obtenir la sortie des lieux du locataire », explique Catherine Eleuche, directrice du service clients immobilier du courtier en assurance Solly Azar. La Fondation Abbé-Pierre estime que 155 000 procédures pour loyers impayés ont été engagées en 2016 suivies de 128 000 décisions d’expulsion.

        Lire aussi :
         

                Dispositif Girardin : attention aux risques



Afin de garantir le paiement du loyer, les propriétaires peuvent demander une caution lors de la signature du bail. Une tierce personne, souvent les parents du locataire, s’engage à payer le loyer en cas de défaillance. Lors de la signature du bail, la caution doit faire précéder sa signature d’une mention manuscrite exprimant de façon explicite la connaissance qu’elle a de son obligation et de son étendue.
Cette mention manuscrite n’est pas toujours facile à obtenir lorsque le logement loué ne se situe pas dans la même ville. La loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), qui va bientôt être examinée au Parlement, devrait supprimer l’obligation de mention manuscrite et la remplacer par une signature électronique.
Des assurances spécifiques
A la place d’une caution, le propriétaire peut s’assurer contre le risque de loyer impayé avec des assurances spécifiques appelées « garanties loyer impayé » (GLU). Celles-ci sont souvent comprises dans la gestion locative assurée par l’agence immobilière. Si le propriétaire assume seul la gestion locative, il peut souscrire lui-même une GLU par le biais d’une compagnie d’assurance : il faut alors compter un montant compris entre 2 % et 4 % du loyer annuel.

        Lire aussi :
         

                Quand acheter vaut mieux que louer



Autre solution, gratuite, pour le propriétaire : souscrire une garantie Visale. Mise en place par le groupe Action Logement qui collecte 0,45 % de la masse salariale des entreprises de plus de cinquante employés, Visale assure sert de caution aux locataires qui cherchent un logement dans le parc privé. Ils doivent avoir moins de trente ans ou avoir pris un nouvel emploi depuis moins de six mois, ou être en contrat à durée déterminée, ou, encore, être en période d’essai.
Le loyer charges comprises ne doit pas dépasser 1 500 euros par mois en Ile de France et 1 300 euros sur le reste du territoire. « L’avantage de Visale est que le dispositif est complètement gratuit, qu’il assure des locataires dont les assurances classiques ne veulent pas et il se souscrit en ligne très facilement sur www.visale.fr », explique Lucie Cahn, directrice générale de l’Association pour l’accès aux garanties locatives (Apagl).
Garanties élargies
A partir de fin mai 2018, les garanties de Visale seront élargies et couvriront 36 mois d’impayés de loyer tout au long de la durée du bail, contre les trois premières années seulement actuellement. « Mais les impayés de loyer s’accompagnent parfois de dégradations et celles-ci ne sont pas prises en compte par Visale », prévient Jean Perrin, président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi). Autre différence : un grand nombre de garanties loyer impayé (GLU) remboursent les frais de procédure engagés par le propriétaire alors que dans le cadre de Visale, Action Logement se retourne lui-même contre le locataire mauvais payeur. Dans ce cas, le propriétaire n’a plus la main sur la procédure. Avant de souscrire une assurance loyer impayé, il faut donc bien comparer.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-20">
<filnamedate="20180430"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180430"><AAMMJJHH="2018043019">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Dans une tribune au « Monde », trente-quatre élus demandent au gouvernement de reconnaître à leurs collectivités le droit d’utiliser les monnaies locales pour leurs propres paiements.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Les collectivités locales doivent pouvoir payer en monnaie complémentaire »

Dans une tribune au « Monde », trente-quatre élus demandent au gouvernement de reconnaître à leurs collectivités le droit d’utiliser les monnaies locales pour leurs propres paiements.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 07h01
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Impulsée par le président de la République, la Conférence nationale des territoires propose entre autres de « donner aux collectivités plus de liberté et plus de souplesse pour agir ». On ne peut que soutenir cet objectif : pour vitaliser le tissu économique local et réparer les nombreuses fractures territoriales, nous avons besoin d’outils décentralisés, innovants et surtout à la portée des citoyens.
Parmi ces outils figurent désormais les monnaies locales et complémentaires, une vraie innovation sociale qui émerge un peu partout en France, le plus souvent grâce au travail bénévole des habitants réunis au sein d’une association. Cet engagement citoyen mérite d’être soutenu tant il s’inscrit dans les objectifs largement partagés : bâtir une économie plus inclusive, un système alimentaire plus soutenable, mener une transition énergétique et écologique pourvoyeuse d’emploi.

Améliorer l’accès des PME à la commande publique, soutenir l’agriculture de proximité ou revitaliser les centres-villes sont des mesures qui vont dans le bon sens, encore faut-il que la richesse créée sur un territoire serve durablement à développer ce territoire même, au lieu de s’enfuir ailleurs comme c’est souvent le cas.
C’est tout l’enjeu d’un circuit monétaire complémentaire, qui ne vise nullement à se substituer à l’euro mais précisément à le complémenter, en organisant une partie des échanges au profit des emplois locaux et en mieux valorisant les ressources locales. Cet enjeu n’est pas uniquement économique, il en va fondamentalement du territoire comme cadre de vie où se nouent les liens sociaux de proximité.
Flou juridique
Si les collectivités ont un rôle clef à jouer pour inventer les territoires de demain, c’est à l’Etat de leur offrir le cadre légal approprié. Les collectivités qui le souhaitent doivent pouvoir participer activement au circuit monétaire local, à la fois en acceptant la monnaie en paiement...




                        

                        

