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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le FIJAISV, sur lequel était inscrit le meurtrier présumé d’Angélique, adolescente de 13 ans retrouvée morte dans le Nord, n’est pas public.
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5 questions sur le fichier des délinquants sexuels et violents

Le FIJAISV, sur lequel était inscrit le meurtrier présumé d’Angélique, adolescente de 13 ans retrouvée morte dans le Nord, n’est pas public.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 18h16
    |

            Anne-Sophie Faivre Le Cadre et 
Alexandre Pouchard








                        




L'actualité

Un homme de 45 ans a avoué avoir tué une adolescente de 13 ans, Angélique, dont le corps a été retrouvé dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 avril à Quesnoy-sur-Deûle (Nord), près de Lille. Il a pu être retrouvé grâce à sa présence dans le Fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV), après une condamnation en 1996 pour « viol avec arme », « attentats à la pudeur aggravés » et « vol avec violence ».Le premier adjoint au maire de Wambrechies, commune où habitaient Angélique et son agresseur, a déploré le fait que l’inscription de l’homme à ce fichier n’avait pas été rendue publique : « C’est incompréhensible d’avoir un habitant délinquant sexuel et que personne n’avait été mis au courant. Il faisait partie des Wambrecitains et personne ne s’est douté de rien. »



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Le fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAISV, souvent abrégé en FIJAIS) est né des suites de l’affaire Fourniret, du nom de cet homme arrêté en 2003 et condamné en 2008 à la prison à perpétuité pour de multiples viols et meurtres, dont certains sur mineurs, en France et en Belgique. Condamné une première fois pour des agressions sexuelles et des viols, il a ensuite récidivé sans que les enquêteurs ne puissent le retrouver, en l’absence de fichier centralisé avec obligation de mentionner les changements de domicile.
Ce fichier, qui a pour but de prévenir la récidive et de retrouver plus rapidement des suspects potentiels, a finalement vu le jour par une loi adoptée en février 2004 et a été mis en service par un décret de 2005.
1. Pour quels motifs y a-t-il inscription au FIJAISV ?
78 197 personnes au 31 mars 2018
Lors de sa création en 2005, le FIJAISV ne concernait que les auteurs d’infractions sexuelles mais a été étendu en 2006 aux actes très violents. C’est ce qui explique qu’il est passé de 13 300 personnes au moment de sa création à 78 197 personnes au 31 mars 2018, selon les chiffres du ministère de la justice.
L’article 706-47 du code de procédure pénale définit les faits entraînant une inscription dans le fichier :
meurtre ou assassinat avec facteur aggravant (commis sur mineur, accompagné d’un viol, de torture ou d’acte de barbarie, en récidive) ;torture ou acte de barbarie ;atteinte sexuelle, agression sexuelle et viol ;proxénétisme sur mineurs et recours à la prostitution d’un mineur ;traite des êtres humains aux dépens d’un mineur ;incitation d’un mineur à se soumettre à une mutilation sexuelle ou à commettre cette mutilation ;proposition sexuelle faite par un majeur à un mineur de 15 ans ;captation, diffusion ou détention d’images pédopornographiques ;corruption de mineur (action de faire participer un mineur à une réunion comportant des exhibitions ou relations sexuelles).
Les mineurs de moins de 13 ans ayant commis des infractions sexuelles ne peuvent être inscrits dans ce fichier. Entre 13 et 18 ans, l’inscription au fichier ne peut se faire que sur demande expresse de la juridiction ou du procureur de la République.
2. Quelles informations figurent dans ce fichier ?
Ce fichier contient des renseignements sur l’identité des personnes qui y sont inscrites : nom, prénom, pseudonyme(s) éventuel(s), sexe, date et lieu de naissance, filiation, adresses successives du domicile. Il mentionne également la décision de justice à l’origine de l’inscription au fichier, la nature de l’infraction et des informations de suivi diverses, telles que la périodicité de l’obligation de présentation (à un commissariat en cas de changement d’adresse, par exemple) ou les dates de justification d’adresse.
3. Combien de temps les informations sont-elles conservées dans le fichier ?
La durée de conservation des informations varie selon la gravité des faits :
trente ans s’il s’agit d’un crime ou d’un délit passible de dix ans d’emprisonnement ;vingt ans dans les autres cas.
Elles sont effacées en cas de non-lieu, relaxe ou acquittement, de cessation d’une mesure de contrôle judiciaire, d’ordre du procureur de la République ou de mort de l’intéressé.
4. Quelles contraintes impose-t-il ?
Les personnes inscrites au sein du FIJAISV sont dans l’obligation de justifier de leur adresse une fois par an et de déclarer leurs changements d’adresse dans les quinze jours. Ces contraintes peuvent toutefois être renforcées pour les auteurs d’infractions les plus graves qui doivent justifier en personne de leur adresse tous les six mois ou tous les mois, en cas de dangerosité.
5. Qui peut consulter ce fichier ?
Aux Etats-Unis, le fichier national des délinquants sexuels est public, comprend des photos des délinquants et comporte l’ensemble de leurs données personnelles, de l’adresse à la pointure de leurs chaussures.
En France, le FIJAISV n’est pas consultable par des particuliers, y compris les élus. Il s’adresse en premier lieu aux autorités judiciaires, à la police et à la gendarmerie, puis aux préfets et aux agents de l’Etat chargés du recrutement, de l’affectation, de l’autorisation ou de l’habilitation de personnes exerçant une profession impliquant un contact avec des mineurs : rectorats, direction de la jeunesse et des sports, directeurs généraux des agences régionales de santé…
Les personnes concernées ne peuvent pas obtenir une copie de leur fiche mais « peuvent se faire communiquer oralement par un magistrat les informations les concernant », précise la Commission nationale de l’informatique et des libertés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Le suspect, David R., a avoué samedi le meurtre de l’adolescente. D’après le procureur, la mort d’Angélique, 13 ans, est liée à une « asphyxie traumatique ».
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Meurtre d’Angélique : une information judiciaire ouverte

Le suspect, David R., a avoué samedi le meurtre de l’adolescente. D’après le procureur, la mort d’Angélique, 13 ans, est liée à une « asphyxie traumatique ».



Le Monde
 |    30.04.2018 à 16h55
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 18h19
   





                        



   


Deux jours après que David R. a reconnu avoir tué Angélique, une adolescente de 13 ans, à Quesnoy-sur-Deûle (Nord), une petite commune au nord de Lille, le procureur de la République, Thierry Pocquet du Haut-Jussé, a tenu une conférence de presse, lundi 30 avril, pour revenir sur les circonstances du drame. Il a notamment annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour séquestration, viol et meurtre sur mineure de moins de 15 ans.

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                Meurtre d’Angélique : colère à la suite des révélations sur le casier judiciaire du suspect



M. Pocquet du Haut-Jussé a également expliqué que la mort d’Angélique était liée à une « asphyxie traumatique ». Marié, père de deux enfants, David R., 45 ans, est en garde à vue depuis samedi soir. Il avait alors rapidement reconnu les faits avant d’emmener les enquêteurs « à l’endroit où il avait abandonné le corps de la jeune fille », précisait le parquet de Lille dans un communiqué dimanche. Il a été retrouvé dimanche, aux alentours de 1 h 30 du matin, sur un chemin forestier de Quesnoy-sur-Deûle (Nord).
Lors de sa découverte, « le corps de la jeune fille est entièrement dévêtu, le médecin légiste constate un coup sur la tête et des traces de sang (…), a précisé le procureur lundi après-midi. L’autopsie qui vient d’être achevée a confirmé des traces compatibles avec les abus sexuels reconnus [par le suspect David R.] et le décès lié à une asphyxie traumatique. »
« J’étais comme dans un état second »
L’adolescente avait disparu à Wambrechies mercredi après-midi. Elle avait laissé un mot à ses parents disant rejoindre des amies, mais n’est jamais rentrée. Les policiers avaient alors lancé un avis de recherche. Voisin d’Angélique dans le quartier de l’Agrippin à Wambrechies (Nord), David R. connaissait la victime. Le suspect a expliqué aux enquêteurs que lors de son jour de repos, mercredi, en l’absence de sa famille en vacances dans le Sud, il est passé devant le jardin où jouait la jeune fille. « Il dit qu’il a eu envie d’elle et de la ramener chez lui : il dit “c’était plus fort que moi, j’étais comme dans un état second” », a expliqué le procureur.
Prétextant avoir des objets à lui remettre pour ses parents, il l’amène chez lui. « Il la fait parler et très rapidement en vient à poser des questions de plus en plus intimes, elle cherche à partir, et comme il l’en empêche elle se met à crier », a poursuivi le magistrat.
Tout s’enchaîne ensuite en moins d’un quart d’heure : il la maintient de force, la déshabille, l’emmène dans les toilettes et s’y enferme à clé avec elle. « Comme elle tente de se débattre, il lui donne une gifle, puis va lui imposer une fellation et des pénétrations digitales », a continué M. Pocquet du Haut-Jussé. « Ensuite il prend le pantalon de la jeune fille, qu’il passe autour de son cou et l’étrangle. Il indique que lorsqu’elle a commencé à se débattre, il a compris qu’il fallait qu’il la tue », a-t-il ajouté.
Selon M. Pocquet du Haut-Jussé, le suspect exprime désormais beaucoup de regrets. Dans des lettres écrites après son crime et adressées à sa famille, « il parle de troubles, de pulsions, de choses de sa vie qui sont en désordre ».
« Il était insoupçonnable »
Condamné en 1996 pour « viol avec arme », « attentats à la pudeur aggravés » et « vol avec violence », l’homme interpellé était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles (FIJAIS). Au cours de la conférence de presse lundi après-midi, le procureur de la République a fait savoir que le suspect « respectait globalement » les obligations liées à son fichage au FIJAIS, « c’est-à-dire une présentation tous les ans aux services de police et le signalement de ses changements d’adresse ».

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                5 questions sur le fichier des délinquants sexuels et violents



Sa présence dans ce fichier a aidé les enquêteurs, a expliqué lundi le directeur régional de la police judiciaire, Romuald Muller :
« Le fichier a été extrêmement utile pour nous parce qu’il a la particularité d’avoir l’historique des domiciles et donc en recherchant sur Wambrechies on a trouvé cette personne et nous nous sommes rendu compte qu’elle habitait [autrefois] dans le même immeuble que la petite Angélique. »
« Tout le monde tombe des nues. Il paraissait totalement normal, il était serviable, à la fête d’école il aidait… C’était un homme à qui on fait confiance, il était insoupçonnable, a fait savoir Michel Sas, premier adjoint au maire de Wambrechies. C’est incompréhensible d’avoir un habitant délinquant sexuel et que personne n’ait été mis au courant. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.
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Un compte personnel de formation accessible en quelques clics ? Un pari de taille

Derrière cette apparente simplicité, apparaît la refonte d’une gouvernance qui a déjà été tentée par trois fois, la réorganisation des organismes collecteurs avec leurs 6 000 salariés et le risque d’un possible effondrement de la consommation de formation des salariés.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h23
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h54
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Laurent Gérard







                        



                                


                            

La réforme de la formation professionnelle vise notamment à donner à chacun « la liberté de choisir son avenir professionnel », selon les termes de la ministre du travail, Muriel Pénicaud. C’est sur cet argument que les modalités d’accès et d’utilisation du compte personnel de formation (CPF) vont être modifiées.
Désormais, tous les actifs verront leur CPF crédité non plus en heures mais en euros : 500 euros par an (financés par un impôt payé par les entreprises), plafonné à 5 000 euros sur dix ans.

Pour les salariés en contrat à durée déterminée, le compte sera crédité au prorata temporis. Et pour les personnes sans qualification, le crédit sera porté à 800 euros par an, plafonné à 8 000. « Ainsi, le CPF sera consolidé comme un droit personnel mais garanti collectivement. Cela permettra à tous de changer rapidement de catégorie professionnelle et d’évoluer professionnellement », affirme la ministre.
Apparente simplicité
Au terme de la réforme, tous les salariés à temps partiel, qui sont en majorité des femmes, bénéficieront des mêmes droits que les salariés à temps plein. « Les femmes représentent 80 % des salariés à temps partiel. Elles seront donc les premières bénéficiaires de ces nouveaux droits », poursuit Muriel Pénicaud.
Enfin, une application mobile sera créée pour aider chacun dans la gestion de son CPF, accessible sur smartphone, ou utilisable dans les agences de Pôle emploi. Selon la ministre, cette application permettra de connaître les droits acquis sur son compte, les différentes formations certifiantes proposées dans son bassin d’emploi ou sa région, et les dates de session des différentes formations.

Toute personne intéressée pourra ainsi « choisir sa formation en connaissant le taux d’insertion dans l’emploi à l’issue de la formation, le salaire prévisionnel à l’embauche et la différence de coût entre des formations similaires »....




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Le dispositif phare de la réforme de la formation professionnelle devrait bénéficier aux CSP +.
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Le compte personnel de formation est-il pour moi ?

Le dispositif phare de la réforme de la formation professionnelle devrait bénéficier aux CSP +.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h13
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h14
    |

Laurent Gérard







                        



                                


                            

« – On va me donner 500 euros par an pour me former ?
– Oui, c’est une ligne de crédit, ce n’est pas du cash.
– Et je peux me former à ce que je veux ?
– Oui, du moment que la formation débouche sur un titre ou un diplôme reconnu.
– Et si je ne l’utilise pas une année, je le perds ?
– Non, c’est cumulable durant dix ans, soit 5 000 euros de financement au maximum.
– Et si ce n’est pas assez pour payer la formation que j’envisage, je peux avoir plus de financement ?
– Oui, c’est à construire avec son employeur et avec la branche professionnelle de son entreprise.
– Et ben, c’est super ! »
Cet échange avec Léa, étudiante en japonais à l’Institut national des langues et civilisations orientales (Inalco), donne quelques réponses sur le compte personnel de formation (CPF). Tout comme la majorité de ses camarades de promo, elle n’avait jamais entendu parler du CPF.

Pourtant ce dispositif entré en vigueur il y a déjà plus de trois ans, le 1er janvier 2015, est au cœur de la réforme de la formation professionnelle, dont la ministre du travail, Muriel Pénicaud, a présenté le projet de loi à la presse le 6 avril.
Des « microcompétences » certifiées
Avant l’adoption du projet de loi portant les réformes de la formation, de l’apprentissage et de l’assurance-chômage attendu cet été au Parlement pour une mise en œuvre effective à l’horizon 2020, tout actif – salarié, demandeur d’emploi, indépendant, agent public – peut déjà activer son CPF et cumuler non pas des euros mais jusqu’à 150 heures de formation (400 pour les non-qualifiés). 5,26 millions de personnes ont activé leur compte et 270 000 salariés ont d’ores et déjà suivi une formation par son intermédiaire.

Mais quel est l’intérêt d’un compte personnel...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?
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L’emploi des jeunes diplômés repart, Macron réforme

L’entrée sur le marché du travail est plus facile qu’il y a dix ans. Le recrutement des cadres débutants repart à la hausse. Mais employeurs comme salariés doivent suivre l’évolution des métiers. Les réformes de la formation professionnelle et de la fonction publique seront-elles synonymes d’évolution et d’opportunités ?



Le Monde
 |    30.04.2018 à 15h04
    |

            Anne Rodier








                        



                                


                            

Retour de la confiance, recrutements à la hausse : 2018 s’annonce favorable à la dernière promotion des jeunes diplômés. La croissance du PIB a atteint fin 2017 son plus haut niveau depuis six ans et même l’emploi industriel avait, en mars, retrouvé des couleurs qui s’étaient estompées depuis une vingtaine d’années.
Début avril, l’Association pour l’emploi des cadres (APEC) saluait une insertion professionnelle des jeunes diplômés encore plus élevée en 2018 que pour la promotion précédente, avec davantage d’emplois, plus de CDI, plus souvent cadres avec de meilleurs salaires. « Un an après l’obtention de leur diplôme, 83 % des bac + 5 et plus sont en emploi, dont 60 % dans leur premier emploi. Et leur entrée sur le marché du travail s’accélère : 70 % sont en poste six mois après leur diplôme », précise Jean-Marie Marx, le président de l’APEC.

Même les débutants auront cette année la faveur des recruteurs, en particulier dans les secteurs de l’informatique et de la recherche et développement. Tous secteurs confondus, 47 500 à 53 000 embauches de jeunes cadres de moins d’un an d’expérience sont prévues par les entreprises privées pour 2018, indique l’APEC.
Accélération
Mais « si les intentions d’embauches de jeunes augmentent, il y a aussi des tensions sur les offres d’emploi, remarque Jean-Marie Marx, on est passé de 45 à 35 candidats par offre et même à 10 candidats seulement dans l’informatique ». Tous les métiers sont en perpétuelle mutation, mais quand tout change très vite, les candidats opérationnels dans les nouveaux métiers sont trop peu nombreux. C’est déjà le cas dans le secteur informatique, mais pas seulement. Les employeurs comme les jeunes diplômés sont confrontés à l’accélération de l’évolution des métiers.
Les réformes lancées par Emmanuel Macron pour fluidifier le « marché » du travail apporteront-elles une réponse appropriée à cette évolution ?
Dans le cadre du plan Action...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Archives audio et vidéo, BD, expositions, littérature, chansons…, il existe de multiples façons de réviser. A moins de deux mois du bac, le professeur d’histoire-géographie Jean-Pierre Costille donne des pistes.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
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Bac 2018 : réviser l’histoire sans (presque) s’en rendre compte

Archives audio et vidéo, BD, expositions, littérature, chansons…, il existe de multiples façons de réviser. A moins de deux mois du bac, le professeur d’histoire-géographie Jean-Pierre Costille donne des pistes.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h52
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 16h18
   





                        



                                


                            

Plongez dans plusieurs bandes dessinées, que ce soit pour comprendre le Moyen-Orient ou l’histoire de la Chine, ou encore dans les archives américaines et françaises. Jean-Pierre Costille, professeur d’histoire-géographie au lycée Jules-Haag, à Besançon, vous propose d’autres façons de travailler et d’apprendre. A vos claviers !

Du côté des Etats-Unis
La revue L’Histoire propose une analyse de l’élection de 2016 à travers différentes cartes et infographies.
L’Institut national de l’audiovisuel (INA) propose un bilan de l’ancien président Barack Obama en vidéos.
Le site France Télévisions explore les Etats-Unis à travers leurs présidents.
Le New York Times met en ligne les « unes » de son journal concernant quarante et une élections présidentielles entre 1852 et 2012, avec le commentaire d’un historien pour chacune d’entre elles.
L’histoire de la Chine au XXe siècle
Li Kunwu et Philippe Otié ont publié une bande dessinée intitulée Une vie chinoise, dans laquelle on suit l’évolution de la Chine de l’époque de Mao et aujourd’hui. Tout y est ! Les trois volumes ont été rassemblés en une intégrale augmentée d’une quarantaine de pages. Un incontournable !
La situation au Moyen-Orient : je vous explique ?
Aborder autrement le conflit israélo-palestinien, c’est ce que propose le dessinateur José Pablo Garcia, en choisissant comme angle le quotidien des populations qui vivent en territoire occupé, dans son livre Vivre en terre occupée : un voyage en Palestine, de Naplouse à Gaza, La Boîte à bulles - Action contre la faim.
Un livre très synthétique sur le Moyen-Orient Israël-Palestine : une terre pour deux, de Gérard Dhôtel. En vingt-cinq courts chapitres, l’auteur réussit à exposer ce qu’il faut pour mieux comprendre la situation israélo-palestinienne.
Un Atlas du Moyen-Orient chez Autrement,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/30/19-7">
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.
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La taxe foncière sur des sables mouvants

S’informer sur la taxe foncière est important avant d’acheter un logement. Sensiblement différent d’une commune à l’autre, cet impôt local payé par tout propriétaire pourrait connaître de nouvelles envolées avec la suppression progressive de la taxe d’habitation.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 14h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 18h07
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                            Laurence Boccara








                        



   


Enclenchée cette année, la suppression progressive de la taxe d’habitation d’ici 2020 pour 80 % des ménages aura-t-elle des conséquences inflationnistes sur la taxe foncière ? Après plusieurs mois d’incertitude, il semblerait que ce scénario ne se produise pas. Début avril, la Fnaim a d’ailleurs « salué favorablement la décision de ne pas compenser la fin de la taxe d’habitation par une augmentation de la taxe foncière ». Reste que pour ne pas trop perdre en recettes fiscales, les collectivités locales pourraient être tentées de renflouer leurs caisses en majorant le taux de l’impôt qui frappe tous les détenteurs d’immobiliers.

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Quelques initiatives commencent à fleurir ici et là. Ainsi, le 6 mars, Christian Estrosi, le président de la métropole Nice-Côte d’Azur a annoncé la création d’une nouvelle taxe foncière pour les propriétaires de la métropole. Cette nouvelle ponction s’ajoutera aux parts communales et départementales déjà prélevées.
Casse-tête
Pour tenter de trouver un nouvel équilibre consécutif à la suppression de la taxe d’habitation, l’exécutif planche sur une nouvelle architecture des finances locales et possiblement sur une évolution à terme du mode de calcul de la taxe foncière. Une piste de réflexion récemment avancée, puis vite écartée, proposait de faire varier l’imposition en fonction des revenus.
Les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille, Argenteuil, Nantes, Créteil et Saint-Denis
Si rien n’est encore arrêté, la refonte de ce système de financement s’avère un vrai casse-tête, d’autant plus que les valeurs locatives servant de base au calcul de cette taxe remontent aux années 1970. Elles sont donc largement sous-évaluées par rapport aux valeurs actuelles. « Des révisions de ces bases locatives ont déjà donné lieu à des expérimentations 5 départements », indique Vincent Drezet, membre du bureau national du syndicat Solidaire Finances Publiques, représenté au sein de la Direction Générale des Finances Publiques (DGFIP) à Bercy.
En attendant une réforme de la fiscalité qui ne devrait pas voir le jour pas avant 2020 voire 2022, le montant de la taxe foncière reste un critère à prendre en compte au moment d’acheter. D’abord parce que cet impôt acquitté chaque année en octobre a, dans un passé récent, déjà connu de significatives envolées. Des majorations qui pèsent sur les finances des propriétaires.

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« Si l’année 2017 semble marquer une modération dans une trentaine des 50 plus grandes villes de France, entre 2011 et 2016, la hausse moyenne de cet impôt s’est établie à 14 %. Cette progression est quatre fois et demie supérieure à celle de l’inflation (estimée à 3,76 % entre octobre 2011 et octobre 2016) et trois fois et demie supérieure à celle des loyers observée sur cette même période par l’observatoire Clameur », rappelle Pierre Hautus, directeur général de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI).
Des variations d’une ville à l’autre
Ensuite, il faut savoir que cette ponction varie sensiblement d’une ville à l’autre. Car ce sont les collectivités locales (commune, département et parfois intercommunalités) qui votent à l’occasion de leur budget annuel, le taux d’imposition applicable. D’après la dernière édition de l’Observatoire des taxes foncières sur les propriétés bâties de l’UNPI, les cinq villes où les majorations ont été les plus salées au cours de la période 2011- 2016 sont Lille (+ 32,24 %), Argenteuil (+ 23,30 %), Nantes (+20,75 %), Créteil (+ 20,43 %) et Saint-Denis (+20,37 %). Et parmi les communes où les augmentations ont été les plus modérées, soit légèrement au-dessus de 6 %, on relève Saint-Etienne, Nice, Grenoble, Montpellier et Caen.

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La taxe foncière fait parfois l’objet de quelques exonérations prévues par la loi. « C’est le cas des bâtiments ruraux réservés à des usages agricoles comme une grange. Cela concerne aussi les logements neufs qui bénéficient d’une exonération pendant 2 ans à compter du 1er janvier suivant la date d’achèvement des travaux. Reste que chaque ville peut décider de supprimer totalement ou partiellement cette exonération », souligne Vincent Drezet. Les logements vacants peuvent faire l’objet d’un dégrèvement partiel de cette taxe mais il faudra au préalable cumuler trois conditions : la vacance devra être indépendante de la volonté du contribuable ; durer au moins trois mois et concerner la totalité du logement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle contient des dispositions peu commentées mais dangereuses, estime le chercheur Jean-Yves Rochex dans une tribune au « Monde ».
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La disparition des centres d’information et d’orientation « privilégiera les plus privilégiés »

Le projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle contient des dispositions peu commentées mais dangereuses, estime le chercheur Jean-Yves Rochex dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    30.04.2018 à 13h30
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 13h55
    |

Jean-Yves Rochex (Psychologue, professeur des sciences de l’éducation à l’université Paris-VIII)







                        



                                


                            

Tribune. Le projet de loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel – outre une logique de marchandisation et d’individualisation de la formation professionnelle, considérée comme devant obéir à la seule logique de l’offre et de la demande, sans régulation collective par les partenaires sociaux – comporte des dispositions passées relativement inaperçues en matière d’orientation.
Y sont prévus la suppression des délégations régionales de l’Office national d’information sur les enseignements et professions (Onisep) et le transfert de leurs missions et de leurs personnels aux régions ; la suppression des centres d’information et d’orientation (CIO) et le rattachement des psychologues de l’éducation nationale (PsyEN), ex-conseillers d’orientation psychologues (COP), qui exercent dans les établissements scolaires, et de leurs directeurs aux rectorats ou aux inspections académiques.

Ces mesures, formulées de manière abrupte, sans aucune concertation, et qui semblent préfigurer la disparition des personnels d’orientation de l’éducation nationale, s’inscrivent à l’encontre de la création en février 2017 d’un corps unique de psychologues de l’éducation nationale et renouent avec une politique antérieure erratique mettant en cause les services d’orientation – en réduisant drastiquement le recrutement par la diminution du nombre de places au concours – et promouvant une conception simpliste et étriquée de l’orientation, qui ne peut que renforcer le caractère profondément inégalitaire de notre système éducatif.
Certes, bien des choses sont à améliorer en matière d’orientation dans notre pays. Mais, de la même manière qu’il est plus facile, pour justifier l’institutionnalisation de la sélection à l’entrée à l’université, de pointer du doigt la plate-forme APB que le manque criant de moyens de l’université pour faire face à l’accueil des nouveaux étudiants, il est plus facile de désigner tel ou tel manque ou difficulté...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le pédopsychiatre Daniel Marcelli constate, avec tous les professionnels de la petite enfance, l’apparition de comportements inquiétants avec une fréquence croissante.
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« L’exposition précoce aux écrans est un nouveau trouble neuro-développemental »

Le pédopsychiatre Daniel Marcelli constate, avec tous les professionnels de la petite enfance, l’apparition de comportements inquiétants avec une fréquence croissante.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 17h00
    |

            Pascale Santi et 
Sandrine Cabut








                        



                                


                            
Les écrans peuvent-ils nuire au développement des très jeunes enfants et provoquer divers troubles, en particulier des « symptômes d’allure autistique » ? La polémique enfle et divise les professionnels de la petite enfance. Le Collectif surexpositions écrans (COSE) et l’une de ses fondatrices, Anne-Lise Ducanda, médecin de protection materno-infantile, qui alertent l’opinion publique sur les effets graves d’une surexposition massive et précoce aux écrans, sont sous le feu des critiques.
Dans une tribune (Le Monde du 14 février), un collectif de médecins, psychologues… estime « qu’aucune étude ne peut établir une relation de causalité entre consommation d’écrans et autisme », et qu’il est peu probable que l’addiction aux écrans concerne les moins de 4 ans.
Président de la Société française de psychiatrie de l’enfant et de l’adolescent et disciplines associées (Sfpeada), professeur émérite de ­pédopsychiatrie, Daniel Marcelli s’est engagé aux côtés du Collectif Surexpositions écrans.
Que pensez-vous des tableaux cliniques spectaculaires décrits par certains médecins ?
Depuis un petit nombre d’années, tous les professionnels de la petite enfance, médecins pédiatres ou pédopsychiatres, mais aussi ­psychologues, enseignants de maternelle, personnel de crèche… constatent l’apparition de comportements inquiétants avec une ­fréquence croissante.

Les signes sont nombreux : retard de communication et de langage devenant patent vers 18-30 mois, prosodie particulière, centrage d’intérêt de plus en plus exclusif sur les écrans, difficulté de contact avec les autres enfants, conduites d’allure agressive, agitation et instabilité d’attention, manque d’intérêt pour les jeux habituels… Ces troubles ont été très bien résumés dans une vidéo postée sur YouTube en 2017 par les docteurs Terrasse et Ducanda.
Voilà vingt ans que les effets délétères de la surexposition des enfants et adolescents...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Après avoir entendu son histoire, ils compatissent. Mais ne peuvent pas faire grand-chose pour lui : Jérôme, l’une des innombrables victimes de Groupe solaire de France, a été mal défendu devant les tribunaux.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Les forces de l’ordre sont intervenues à l’université parisienne, lundi. Un collectif de soutien au blocage appelle à un rassemblement en fin de journée.
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Mouvement étudiant : le site de Censier évacué par la police

Les forces de l’ordre sont intervenues à l’université parisienne, lundi. Un collectif de soutien au blocage appelle à un rassemblement en fin de journée.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 13h57
   





                        



   


Les forces de l’ordre ont évacué, lundi 30 avril au matin, une cinquantaine de personnes présentes sur le site de Censier, de l’université Sorbonne-Nouvelle-Paris-III, a annoncé la préfecture de police. Des étudiants occupaient le campus parisien depuis trois semaines, pour manifester leur opposition à la réforme des règles d’entrée à l’université, en cours de mise en œuvre, dénoncée comme celle de la « sélection ».
« Aucun incident »
L’évacuation s’est déroulée « dans le calme et sans aucun incident », précise la préfecture de police dans un communiqué. L’opération, qui s’est déroulée entre 4 h 30 et 5 h 30, a été effectuée sur réquisition du président de l’université, Carle Bonafous-Murat.
« Le président a signalé une détérioration du système électrique jeudi », a précisé lundi matin la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, sur Europe 1. « Vendredi, il y a eu des affrontements entre les étudiants ou les personnes présentes sur le site de Censier, avec une personne hospitalisée », a-t-elle ajouté.

Nous sommes en liaison constante avec les présidents d’université. Le site de #Censier était particulier. Des affro… https://t.co/1vi9ZxuRJs— VidalFrederique (@Frédérique Vidal)


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« Au cours des derniers jours, la présence de plus en plus évidente de personnes extérieures à la Sorbonne-Nouvelle, y compris de mineurs, laissait entendre que les étudiants de l’université n’avaient plus la maîtrise des événements », a dit de son côté le président de l’université dans un communiqué.
La fermeture administrative du campus devrait rester en vigueur dans les jours qui viennent, « le temps de remettre de l’ordre dans les bâtiments et d’en sécuriser l’accès », a précisé Carle Bonafous-Murat.
Lieu emblématique
Sur place, les policiers ont découvert « plusieurs centaines de bouteilles vides et du matériel destiné à confectionner des engins incendiaires, ainsi que des banderoles affichant des slogans habituellement utilisés par les [militants du] black blocs ». « Quelques dégradations ont par ailleurs été commises sur les lieux » qui sont en cours de constatation « aux fins d’exploitation dans un cadre judiciaire », précise le communiqué de la préfecture de police.
Le 20 avril, les forces de l’ordre étaient déjà intervenues à Paris sur le site de Tolbiac (université Paris-I-Panthéon-Sorbonne), l’un des lieux emblématiques du mouvement étudiant contre la loi ORE (orientation et réussite des étudiants). Des opérations de police ont également eu lieu la semaine dernière à Montpellier, Grenoble, ou encore sur les campus de Nancy et Metz, pour débloquer des bâtiments universitaires, alors que le premier ministre, Edouard Philippe, a rappelé la « fermeté » du gouvernement face aux divers blocages, mercredi 25 avril.

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                Cinq jours après l’évacuation de Tolbiac, la vérité se fait jour



A la suite de cette intervention policière, Alexis Blanchet, directeur du master « cinéma et audiovisuel » à la Sorbonne-Nouvelle, a posté sur son compte Twitter la lettre qu’il a adressée au président de son université. Il se déclare « en grève administrative et pédagogique illimitée », annonçant renoncer à toutes les charges administratives qui lui incombent.
« J’arrête car nous crevons de ne pas arrêter, explique le maître de conférences. La loi ORE et le dispositif Parcoursup ont fini d’épuiser ma bonne volonté et ma conscience professionnelle. L’intervention policière de cette nuit est le geste de trop. J’assiste depuis quatorze ans maintenant (et depuis vingt et un ans si je compte mes années d’études universitaires) à une destruction programmée, lente mais résolue du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche. »
Dans un communiqué publié sur Twitter, le collectif Commune de Censier a estimé que « faire tomber » Censier n’était « pas anodin » alors que « la semaine à venir s’annonçait chargée et intense en mobilisation (1er Mai, 3 mai, 5 mai et organisation de la Coordination nationale étudiante) ». Le collectif appelle à un rassemblement ce lundi à 18 heures, rue de Santeuil, à deux pas du site universitaire.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Pour accroître le quota de logements sociaux, l’élu de cette commune située près de Nice crée des places en Ehpad.
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Villefranche-sur-Mer : les astuces d’un maire pour échapper aux HLM

Pour accroître le quota de logements sociaux, l’élu de cette commune située près de Nice crée des places en Ehpad.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 12h47
    |

            Isabelle Rey-Lefebvre (Villefranche-sur-Mer (Alpes-Maritimes) - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Villefranche-sur-Mer, dans les Alpes-Maritimes, est un bijou de la Côte d’Azur, niché au fond d’une baie aux eaux profondes pouvant accueillir des bateaux de croisière, qui compte 5 000 habitants à l’année et le double en été. La ville est un cadre enchanteur pour villas de milliardaires, où le prix du mètre carré avoisine celui de Paris, et où le taux de logements sociaux est dérisoire : 5,65 %.
Villefranche aurait pourtant dû, entre 2013 et 2016, en construire 210 pour rattraper son retard sur le quota de 25 % du parc de résidences principales qu’impose la loi solidarité et renouvellement urbains (SRU), applicable à toute commune de plus de 3 500 habitants membre d’une agglomération, en l’occurrence celle de Nice. La ville a pourtant bien besoin de ces appartements HLM pour répondre à la longue liste d’attente de 200 demandeurs, mais elle n’en a produit que 98, soit 46 % de l’objectif.

Le préfet a, en conséquence, prononcé, fin 2017, la carence de Villefranche-sur-Mer – comme celle de 25 autres communes du département –, imposé une pénalité de 205 000 euros (qui écorne un budget global de 10 millions d’euros), confisqué le droit de préemption urbain du maire pour la période 2017-2019, lui fixant, en outre, un nouvel objectif de 173 logements sociaux à créer durant cette période, et lui a retiré son pouvoir d’attribution des logements sociaux, octroyé au préfet lui-même.
Appartements de luxe

« L’Etat a durci sa position et je conteste sa sanction », plaide Christophe Trojani, maire (LR) et proche d’Eric Ciotti. « Nous n’avons pas les moyens de construire ces logements », assure-t-il. Ce professeur de médecine, chirurgien orthopédique réputé exerçant au CHU de Nice, où il est aussi champion et défenseur des dépassements d’honoraires, a, à la surprise générale, ravi en 2014 la municipalité à un autre élu LR, tendance gaulliste, Gérard Grosgogeat, élu et réélu depuis près de vingt ans. « Sous la précédente...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le photographe Alain Keler a sillonné ce quartier de l’est parisien où vivent entre 15 000 et 17 000 juifs.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Le prix du paquet de cigarettes ne variera qu’à la marge lundi, les marques ayant décidé de rogner sur leurs marges afin d’absorber une partie de la hausse des taxes décidée par le gouvernement.
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Tabac : le prix des cigarettes reste stable malgré une nouvelle hausse des taxes

Le prix du paquet de cigarettes ne variera qu’à la marge lundi, les marques ayant décidé de rogner sur leurs marges afin d’absorber une partie de la hausse des taxes décidée par le gouvernement.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 08h54
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 11h07
   





                        


Après avoir augmenté d’un euro en moyenne le 1er mars, le prix du paquet de cigarettes ne variera qu’à la marge, lundi 30 avril, malgré la publication de nouveaux tarifs. Les marques rognent en effet sur leurs marges pour absorber une partie de la hausse des taxes décidée par le gouvernement.
Le prix des paquets de 20 cigarettes Marlboro Red, Philip Morris ou Gauloises blondes n’augmenteront pas de prix et resteront à 8 euros. Ceux de Camel filtre baisseront même de prix, passant à 7,90 euros, soit 10 centimes de moins qu’auparavant.

        Lire aussi :
         

                Cinq idées reçues sur la hausse du prix du tabac



7,90 euros en moyenne
Le prix moyen du paquet de 20 cigarettes s’établit désormais à 7,90 euros, avec des tarifs allant de 7,50 euros à 9,30 euros. « Près de la moitié des paquets de 20 cigarettes auront un prix égal ou supérieur à 8 euros », assure le ministère de la santé.


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Le prix du paquet de cigarettes a presque triplé en 18 ans


Source : OFDT



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C’est la troisième fois que les prix du tabac changent depuis l’arrivée du nouveau gouvernement en mai 2017 après quatre années de stabilité. En mars, la hausse avait été en moyenne de 1 euro. Auparavant, en novembre, le prix du paquet avait augmenté en moyenne de 30 centimes d’euro.
Pour réduire la consommation de tabac, le gouvernement a prévu des augmentations successives pour atteindre, d’ici à novembre 2020, le prix de 10 euros le paquet de 20 cigarettes.




                            


                        

                        


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Sportifs, attention aux pics polliniques

Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 08h00
 • Mis à jour le
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            Pascale Santi








                        



                                


                            
Dix mille pas et plus. Les concentrations de pollens de bouleau ont atteint ces derniers jours des records, notamment dans le nord du pays. Des niveaux jamais atteints depuis 1993 en Ile-de-France, comme l’a fait savoir le Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA). Ce n’est pas une bonne nouvelle pour les personnes allergiques et asthmatiques. Rappelons que l’asthme touche 4 millions de personnes en France. Déjà présents dans l’air du sud de la France, les pollens de graminées devraient arriver à Lyon et à Paris dans les premiers jours de mai.
Si le sport – on vous l’a déjà dit au fil de ces chroniques – a des effets positifs sur la santé, et évidemment pour les personnes allergiques, ne faut-il pas ­limiter la pratique sportive lors des pics polliniques ? « Il faut l’adapter », répondent les allergologues.
Tôt le matin ou tard le soir
Ils sont unanimes : il n’est pas conseillé de courir en plein air lors d’un pic de concentration de pollens. En effet, « la surventilation entraînée par la course fait que l’on inhale cinq à dix fois plus de pollens », explique l’allergologue Pierrick Hordé. Les symptômes (rhinite, conjonctivite, asthme…) peuvent s’amplifier, jusqu’à aller vers une crise allergique. Il n’est donc pas conseillé de faire du sport à l’extérieur, sauf tôt le matin ou tard le soir, lorsque les concentrations sont moins fortes, surtout lorsqu’il a plu, car les pollens sont à terre.
Lors des pics, mieux vaut avoir son bronchodilatateur à portée de main, prendre des antihistaminiques, mettre des lunettes de soleil, un chapeau, pour éviter que les pollens se déposent dans les cheveux et ensuite sur l’oreiller – le mieux est de prendre une douche le soir.
Autre sport à éviter : la natation dans les piscines. Présent dans l’eau de la plupart des piscines, le chlore, mélangé aux matières azotées apportées par les baigneurs (sueur, urines, cosmétiques…), produit des chloramines, gaz irritants...




                        

                        


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Des dispositifs étendus pour s’assurer contre les loyers impayés

Un propriétaire bailleur craint par-dessus tout les impayés de loyer qui engendrent un manque à gagner et nécessitent une procédure fastidieuse. Les dispositifs de garantie vont être améliorés.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 18h23
    |

                            Nathalie Coulaud








                        



   


Lorsque le locataire arrête de payer son loyer, la situation peut virer au casse-tête pour le propriétaire. Ce dernier doit continuer à assumer les frais liés au logement notamment s’il a souscrit un emprunt pour son investissement locatif et prendre un avocat afin d’obtenir le paiement des sommes dues. « Il faut compter en moyenne dix-huit mois avant d’obtenir la sortie des lieux du locataire », explique Catherine Eleuche, directrice du service clients immobilier du courtier en assurance Solly Azar. La Fondation Abbé-Pierre estime que 155 000 procédures pour loyers impayés ont été engagées en 2016 suivies de 128 000 décisions d’expulsion.

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                Dispositif Girardin : attention aux risques



Afin de garantir le paiement du loyer, les propriétaires peuvent demander une caution lors de la signature du bail. Une tierce personne, souvent les parents du locataire, s’engage à payer le loyer en cas de défaillance. Lors de la signature du bail, la caution doit faire précéder sa signature d’une mention manuscrite exprimant de façon explicite la connaissance qu’elle a de son obligation et de son étendue.
Cette mention manuscrite n’est pas toujours facile à obtenir lorsque le logement loué ne se situe pas dans la même ville. La loi portant évolution du logement, de l’aménagement et du numérique (Elan), qui va bientôt être examinée au Parlement, devrait supprimer l’obligation de mention manuscrite et la remplacer par une signature électronique.
Des assurances spécifiques
A la place d’une caution, le propriétaire peut s’assurer contre le risque de loyer impayé avec des assurances spécifiques appelées « garanties loyer impayé » (GLU). Celles-ci sont souvent comprises dans la gestion locative assurée par l’agence immobilière. Si le propriétaire assume seul la gestion locative, il peut souscrire lui-même une GLU par le biais d’une compagnie d’assurance : il faut alors compter un montant compris entre 2 % et 4 % du loyer annuel.

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                Quand acheter vaut mieux que louer



Autre solution, gratuite, pour le propriétaire : souscrire une garantie Visale. Mise en place par le groupe Action Logement qui collecte 0,45 % de la masse salariale des entreprises de plus de cinquante employés, Visale assure sert de caution aux locataires qui cherchent un logement dans le parc privé. Ils doivent avoir moins de trente ans ou avoir pris un nouvel emploi depuis moins de six mois, ou être en contrat à durée déterminée, ou, encore, être en période d’essai.
Le loyer charges comprises ne doit pas dépasser 1 500 euros par mois en Ile de France et 1 300 euros sur le reste du territoire. « L’avantage de Visale est que le dispositif est complètement gratuit, qu’il assure des locataires dont les assurances classiques ne veulent pas et il se souscrit en ligne très facilement sur www.visale.fr », explique Lucie Cahn, directrice générale de l’Association pour l’accès aux garanties locatives (Apagl).
Garanties élargies
A partir de fin mai 2018, les garanties de Visale seront élargies et couvriront 36 mois d’impayés de loyer tout au long de la durée du bail, contre les trois premières années seulement actuellement. « Mais les impayés de loyer s’accompagnent parfois de dégradations et celles-ci ne sont pas prises en compte par Visale », prévient Jean Perrin, président de l’Union nationale des propriétaires immobiliers (Unpi). Autre différence : un grand nombre de garanties loyer impayé (GLU) remboursent les frais de procédure engagés par le propriétaire alors que dans le cadre de Visale, Action Logement se retourne lui-même contre le locataire mauvais payeur. Dans ce cas, le propriétaire n’a plus la main sur la procédure. Avant de souscrire une assurance loyer impayé, il faut donc bien comparer.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 29/04/2018
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Paris 11e, une histoire juive

Cet arrondissement de l’est de la capitale accueille depuis un siècle une importante communauté juive. C’est ici que vivaient Mireille Knoll et Sarah Halimi, victimes d’agressions mortelles.



Le Monde
 |    30.04.2018 à 06h26
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30.04.2018 à 10h15
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            Henri Seckel








                        



                                


                            

Au départ, c’était un Franprix comme les autres. Et puis, en 1985, une école juive s’est installée juste en face. Un rayon est alors devenu casher, puis un second, puis toute une salle, puis tout le supermarché du 238, boulevard Voltaire, dans le 11e arrondissement, un cas unique à Paris. Ici, l’hebdo Actualité juive est en libre-service et les clients peuvent venir en catastrophe, le vendredi soir, s’il leur manque quelque chose, puisque les portes restent ouvertes jusqu’à une heure avant le début du shabbat. Les allées offrent une plongée dans le monde merveilleux de la cacherout, le code alimentaire des pratiquants : les gâteaux Schneider’s, le pain azyme Rosinski, le vin Barkan, sans oublier les produits de la marque phare, « Mémé Hélène ». Le sourire de la vieille dame s’affiche sous le slogan : « Notre grand-mère à tous ».

La formule résonne curieusement désormais. On l’a beaucoup entendue après le décès de Mireille Knoll, octogénaire juive tuée de onze coups de couteau à 200 mètres de là, avenue Philippe-Auguste, le 23 mars. Voilà plus d’un demi-siècle que cette femme née de parents polonais et ukrainien vivait dans ce quartier de l’est parisien. Le destin tragique qu’elle y a connu souligne le paradoxe du 11e pour la population juive : à la fois terre d’accueil bienveillante et terre de tristesse.

Le 11e, terre d’accueil : il suffit d’arpenter le boulevard Voltaire pour le comprendre. La partie orientale de l’artère qui traverse tout l’arrondissement propose une vaste collection de mezouzot à l’entrée des commerces. On y mange des burgers casher, des pizzas casher, des sushis casher. On peut s’y offrir des lunettes casher, des faire-part de mariage casher, et, à la librairie Emet, toute la littérature ayant trait au judaïsme, de la plus savante des exégèses à La Torah pour les nuls, en passant par le chef-d’œuvre de Dan Greenburg, Comment devenir une mère...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ La policière, âgée de 27 ans, avait disparu lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors que la Seine était en crue.
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Paris : le corps de la policière disparue lors d’un exercice en janvier retrouvé dans la Seine

La policière, âgée de 27 ans, avait disparu lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors que la Seine était en crue.



Le Monde
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29.04.2018 à 21h19
   





                        


Le corps de la policière de la brigade fluviale qui avait disparu lors d’un exercice dans la Seine, le 5 janvier, a été retrouvé dimanche 29 avril dans le fleuve, a appris l’Agence France-Presse auprès de la préfecture de police.
La policière, âgée de 27 ans, avait disparu lors d’un exercice de routine qui se déroulait à hauteur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, alors que la Seine était en crue. Son corps a été retrouvé en aval du pont des Arts, à quelques centaines de mètres du lieu de la disparition, a précisé la préfecture.
Le corps a été transporté à l’institut médico-légal (IML) de Paris pour une identification formelle, selon une source policière.
Une enquête ouverte
Le parquet de Paris avait confié une enquête pour rechercher les raisons de la disparition à l’inspection générale de la police nationale (IGPN). Le 23 février, suite à cette enquête, une information judiciaire avait été ouverte pour homicide involontaire, a appris l’AFP de source judiciaire cette semaine.

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Le syndicat Unsa-Police avait notamment demandé l’ouverture d’une enquête administrative sur les conditions dans lesquelles avait été réalisé cet exercice. La préfecture de police avait assuré que l’exercice de routine auquel participait la jeune femme était « prévu et encadré ». Or, dans son édition de cette semaine, Le Canard enchaîné, citant des éléments de l’enquête, a au contraire assuré que l’exercice s’était décidé « sur un coup de tête, le matin même », et qu’une « erreur d’appréciation » avait été comise par un moniteur.
« Rien ne motivait qu’on mette en place cet exercice alors qu’après le passage de la tempête, la Seine est en crue », avait estimé le secrétaire départemental adjoint du syndicat, Nicolas Pucheu. Après le passage de la tempête Eleanor, le niveau de la Seine était en train de monter début janvier, pour dépasser les 5,80 m fin janvier. Selon lui, la policière n’avait son diplôme de plongée sous-marine « que depuis trois semaines ». « C’était pour nous suicidaire de la mettre à l’eau », avait-il estimé.



                            


                        

                        


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Grève à la SNCF : le trafic reviendra progressivement à la normale lundi

Quelques perturbations subsisteront sur les lignes de TER, où 9 trains sur 10 sont annoncés, ainsi que sur les lignes Intercités (3 trains sur 4).



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h40
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 15h59
   





                        


La fin du week-end prolongé du 1er mai devrait se dérouler sans encombre sur les rails. La SNCF a prévu un « retour progressif à la normale du trafic » lundi 30 avril, après le sixième épisode de grève qui a causé des perturbations samedi et dimanche, pour les retours de vacances de la zone C.
« Des perturbations pourront subsister en début de matinée », a cependant prévenu la SNCF dans un communiqué, invitant ses clients à vérifier sur ses sites d’information si leur train circulera.
Pour lundi, l’entreprise ferroviaire prévoit un trafic normal pour les TGV, et quasi normal pour les trains internationaux. Quelques perturbations subsisteront sur les lignes de TER, où neuf trains sur dix sont annoncés, ainsi que sur les lignes Intercités, sur lesquelles trois trains sur quatre circuleront. Certaines seront cependant particulièrement affectées, comme la ligne Paris-Caen-Cherbourg (deux trains sur cinq) ou la ligne Paris-Rouen-Le Havre (un train sur trois).

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En Ile-de-France, en moyenne quatre Transiliens sur cinq circuleront. Concernant le RER, le trafic sera normal sur les lignes A, B, R et U, et quasi normal sur la N. Quatre trains sur cinq circuleront sur la ligne P, et deux trains sur trois, ou trois sur quatre, sur les autres lignes, notamment le RER C.
« Moratoire » sur la réforme
Dimanche, comme samedi, la moitié des TGV et un tiers des Intercités ont circulé, selon les prévisions données vendredi par la direction, qui s’était félicitée que le trafic soit « nettement amélioré » par rapport aux précédentes journées de grève. Pour la première fois, moins de 50 % des conducteurs (49,6 %) avaient déclaré vouloir faire grève, contre 77 % au premier jour du mouvement.
Mais, selon les syndicats, cette baisse de la mobilisation n’est en rien synonyme d’essoufflement. Le nouveau secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Pascal Pavageau, a réclamé dimanche un « moratoire » sur la réforme du ferroviaire, pour permettre de reprendre « sereinement » les discussions. « Sinon c’est inextricable », a-t-il prévenu.

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Son homologue de la CFDT, Laurent Berger, qui doit être reçu à Matignon par le Premier ministre, Edouard Philippe, le 7 mai, dans le cadre de réunions bilatérales avec l’intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT et les responsables confédéraux, a espéré des discussions sur le « fond des sujets ». « L’issue du conflit, c’est d’abord les trains qui recirculent normalement mais c’est aussi que les cheminots ne se sentent pas humiliés », a estimé M. Berger.
Un point sur lequel il s'accorde avec son homologue de FO, qui regrette toutefois de ne pas être présent lors de la réunion du 7 mai. « A ma connaissance, ni la fédération FO des cheminots ni la confédération n’ont été invitées », a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. M. Pavageau a estimé que « le Premier ministre devrait inviter large », car « le sujet sort du simple cadre SNCF ».

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la synthèse pour tout comprendre à la réforme en 9 pointsles explications : que signifie l’ouverture de la SNCF à la concurrence ?en données : effectif, statut, rémunération, trois questions sur les cheminotsle point sur le supposé service minimumle panorama : comment l’ouverture du rail à la concurrence s’est faite en Europeles explications en cinq points sur la dette de la SNCFl’état des lieux sur la retraite des cheminots, un régime spécial déficitaireles cinq pistes pour une sortie de criseles détails du calendrier des perturbationsle moteur de recherche pour savoir si votre ligne s’est dégradée au fil du temps





                            


                        

                        


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Des milliers de personnes fêtent illégalement les 25 ans du Teknival dans la Marne

Ce festival de musique techno, dont chaque édition se déroule dans un lieu tenu secret jusqu’aux dernières heures, doit durer quatre jours.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
30.04.2018 à 08h48
   





                        


Ils sont entre 20 000 et 25 000 à s’être rassemblés dimanche 29 avril sur une ancienne base militaire de l’OTAN à Marigny, dans la Marne, pour fêter les 25 ans du Teknival. Ce festival de musique techo a débuté vendredi et doit durer quatre jours. A de rares exceptions, il a lieu sans l’accord des autorités, et l’édition 2018 n’a pas dérogé à la règle.

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« C’est une manifestation non déclarée qui n’a pas été préparée avec les services de l’Etat, notamment sous l’angle de la sécurité. C’est donc une manifestation illégale », a affirmé le préfet de la Marne, Denis Conus, à l’Agence France-Presse samedi. Les participants ont commencé à arriver vendredi soir vers 22 h 30, et le préfet a pris deux arrêtés d’interdiction dans la foulée.
L’un interdit la circulation des poids lourds « transportant du matériel de son à destination d’un rassemblement festif à caractère musical non autorisé », et l’autre interdit temporairement les « rassemblements festifs à caractère musical » dans le département de la Marne. Mais, en dépit de ces deux arrêtés, les festivaliers continuaient d’affluer dimanche sur le site.
Six personnes évacuées
Le Teknival se déroule à chaque édition dans un lieu différent, tenu secret jusqu’aux dernières heures. En 2017, le Teknival s’était tenu à Pernay, près de Tours.
« Pour nous, sur un événement comme celui-là, il y a trois enjeux : un enjeu de sécurité sanitaire, de sécurité publique et de sécurité routière », a détaillé le préfet de la Marne. Ainsi, 60 pompiers, 220 gendarmes, des médecins et des infirmiers du SAMU et des associations de protection civile ont été mobilisés.
Outre les problèmes de sécurité, l’installation du festival sur cette ancienne base militaire a été critiquée en raison de la présence de cette dernière sur la liste des sites à grande valeur patrimoniale du réseau Natura 2 000. La ligue de protection des oiseaux de Champagne-Ardenne a ainsi annoncé dans un communiqué son intention de porter plainte pour « destruction d’habitats en zone protégée » voire pour « destruction d’espèces », et réclamé le respect des arrêtés préfectoraux.
« Il est évident que la tenue de cette manifestation, comme les précédentes, va avoir des incidences irrémédiables sur la biodiversité et anéantir des années d’efforts pour assurer la conservation de ce site qui constitue une des dernières pelouses sèches du département », mentionne le communiqué.
A ce stade, la préfecture n’a relevé aucun incident majeur. « En matière de secours à la personne, on dénombre 43 entrées au poste médical avancé dont deux ayant nécessité une hospitalisation », a annoncé la préfecture dans un communiqué. Une centaine de personnes ont été prises en charge depuis samedi par les secours de la Croix-Rouge et de la protection civile pour « des soins médicaux bénins », a-t-elle ajouté.
« Autogestion »
Quand c’est illégal, « on est moins parqués, on choisit plus ce qu’on a envie de faire », estime Raphaël, qui fait partie depuis huit ans d’un soundsystem sis à Montreuil (Seine-Saint-Denis). Il est arrivé vendredi. « On était une cinquantaine de camions et voitures. On a dit aux gendarmes : “Si on ne rentre pas, on bloque la route, les villages.” » Mais illégal ne veut pas dire « que c’est n’importe quoi », poursuit le jeune homme. « Chaque soundsystem fournit cinq ou six bénévoles pour gérer le parking, les déchets, la sécurité. Au total, on est environ 200 prêts à intervenir en cas de problème. » Quoi qu’il en soit, selon lui, il y a « très peu d’incidents ».
Alors que le Teknival se déroule cette année sur une zone écologique, il montre les nombreux sacs-poubelle accrochés aux rétroviseurs des voitures : « Le plus souvent, on arrive à rendre le site aussi propre qu’on l’a trouvé », dit-il, vantant l’« esprit d’entraide » et l’« autogestion » du mouvement.
Cet esprit plaît à Esteban et Florian, 20 ans, venus de Dijon. Ils cherchent le soundsystem « des insoumis ». « Rien à voir avec Mélenchon », rigolent-ils. Depuis un an, ils vont régulièrement en « teuf » pour « tout ce qui est défendu derrière la musique : le respect de tout le monde, la liberté ».
Idem pour Lucie et Manon, étudiantes en droit et en communication dans la région. « Ça peut faire peur, à première vue, le Teknival, mais quand on est dedans, on se sent bien. » Les deux amies âgées de 20 ans vont rester quatre jours. « Ici, on ne vient pas pour plaire, comme en boîte. Là, on vient pour s’amuser. »



                            


                        

                        

