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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Quelques perturbations subsisteront sur les lignes de TER, où 9 trains sur 10 sont annoncés, ainsi que sur les lignes Intercités (3 trains sur 4).
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Grève à la SNCF : le trafic reviendra progressivement à la normale lundi

Quelques perturbations subsisteront sur les lignes de TER, où 9 trains sur 10 sont annoncés, ainsi que sur les lignes Intercités (3 trains sur 4).



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h40
   





                        


La fin du week-end prolongé du 1er mai devrait se dérouler sans encombre sur les rails. La SNCF a prévu un « retour progressif à la normale du trafic » lundi 30 avril, après le sixième épisode de grève qui a causé des perturbations samedi et dimanche, pour les retours de vacances de la zone C.
« Des perturbations pourront subsister en début de matinée », a cependant prévenu la SNCF dans un communiqué, invitant ses clients à vérifier sur ses sites d’information si leur train circulera.
Pour lundi, l’entreprise ferroviaire prévoit un trafic normal pour les TGV, et quasi normal pour les trains internationaux. Quelques perturbations subsisteront sur les lignes de TER, où neuf trains sur dix sont annoncés, ainsi que sur les lignes Intercités, sur lesquelles trois trains sur quatre circuleront. Certaines seront cependant particulièrement affectées, comme la ligne Paris-Caen-Cherbourg (deux trains sur cinq) ou la ligne Paris-Rouen-Le Havre (un train sur trois).

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En Ile-de-France, en moyenne quatre Transiliens sur cinq circuleront. Concernant le RER, le trafic sera normal sur les lignes A, B, R et U, et quasi normal sur la N. Quatre trains sur cinq circuleront sur la ligne P, et deux trains sur trois, ou trois sur quatre, sur les autres lignes, notamment le RER C.
« Moratoire » sur la réforme
Dimanche, comme samedi, la moitié des TGV et un tiers des Intercités ont circulé, selon les prévisions données vendredi par la direction, qui s’était félicitée que le trafic soit « nettement amélioré » par rapport aux précédentes journées de grève. Pour la première fois, moins de 50 % des conducteurs (49,6 %) avaient déclaré vouloir faire grève, contre 77 % au premier jour du mouvement.
Mais, selon les syndicats, cette baisse de la mobilisation n’est en rien synonyme d’essoufflement. Le nouveau secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Pascal Pavageau, a réclamé dimanche un « moratoire » sur la réforme du ferroviaire, pour permettre de reprendre « sereinement » les discussions. « Sinon c’est inextricable », a-t-il prévenu.

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Son homologue de la CFDT, Laurent Berger, qui doit être reçu à Matignon par le Premier ministre, Edouard Philippe, le 7 mai, dans le cadre de réunions bilatérales avec l’intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT et les responsables confédéraux, a espéré des discussions sur le « fond des sujets ». « L’issue du conflit, c’est d’abord les trains qui recirculent normalement mais c’est aussi que les cheminots ne se sentent pas humiliés », a estimé M. Berger.
Un point sur lequel il s'accorde avec son homologue de FO, qui regrette toutefois de ne pas être présent lors de la réunion du 7 mai. « A ma connaissance, ni la fédération FO des cheminots ni la confédération n’ont été invitées », a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. M. Pavageau a estimé que « le Premier ministre devrait inviter large », car « le sujet sort du simple cadre SNCF ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Elles sont rassemblées pour l’édition 2018 du Teknival, un festival de musique techno qui doit durer quatre jours mais n’a pas été autorisé.
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Des milliers de personnes fêtent illégalement les 25 ans du Teknival dans la Marne

Elles sont rassemblées pour l’édition 2018 du Teknival, un festival de musique techno qui doit durer quatre jours mais n’a pas été autorisé.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h01
   





                        


Ils sont plus de 10 000 à s’être rassemblés dimanche 29 avril sur une ancienne base militaire de l’OTAN à Marigny, dans la Marne, pour fêter les 25 ans du Teknival. Ce festival de musique techo a débuté vendredi et doit durer quatre jours. A de rares exceptions, il a lieu sans l’accord des autorités, et l’édition 2018 n’a pas dérogé à la règle.

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          Retour aux sources et clandestinité pour le Teknival



« C’est une manifestation non déclarée qui n’a pas été préparée avec les services de l’Etat, notamment sous l’angle de la sécurité, c’est donc une manifestation illégale », a affirmé le préfet de la Marne, Denis Conus, à l’Agence France-Presse samedi. Les participants ont commencé à arriver vendredi soir vers 22 h 30, et le préfet a pris deux arrêtés d’interdiction dans la foulée.
L’un interdit la circulation des poids lourds « transportant du matériel de son à destination d’un rassemblement festif à caractère musical non autorisé », et l’autre interdit temporairement les « rassemblements festifs à caractère musical » dans le département de la Marne. Mais, en dépit de ces deux arrêtés, les festivaliers continuaient d’affluer dimanche sur le site.
Six personnes évacuées
Le Teknival se déroule à chaque édition dans un lieu différent, tenu secret jusqu’aux dernières heures. En 2017, le Teknival s’était tenu à Pernay, près de Tours.
« Pour nous, sur un événement comme celui-là, il y a trois enjeux : un enjeu de sécurité sanitaire, de sécurité publique et de sécurité routière », a détaillé le préfet de la Marne. Ainsi, 60 pompiers, 250 gendarmes, des médecins et des infirmiers du SAMU et des associations de protection civile ont été mobilisés.
Outre les problèmes de sécurité, l’installation du festival sur cette ancienne base militaire a fait polémique en raison de son classement « Natura 2 000 ». La ligue de protection des oiseaux de Champagne-Ardenne a ainsi annoncé dans un communiqué son intention de porter plainte pour « destruction d’habitats en zone protégée voire pour destruction d’espèces », et réclamé le respect des arrêtés préfectoraux.
« Il est évident que la tenue de cette manifestation, comme les précédentes, va avoir des incidences irrémédiables pour la biodiversité et anéantir des années d’efforts pour assurer la conservation de ce site qui constitue une des dernières pelouses sèches du département », indique le communiqué.
A ce stade, « il n’y a eu aucun trouble à l’ordre public », l’événement étant à « 1 km de la commune, le bruit ne perturbe pas la population », et « six personnes ont été évacuées vers un hôpital après un malaise à cause de l’absorption de drogues et des blessures légères », a précisé le préfet samedi après-midi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ L’homme, originaire d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), « a vraisemblement dévissé à cause de la neige » d’une hauteur d’une centaine de mètres, selon les gendarmes.
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Chute mortelle d’un randonneur au pic du Midi d’Ossau

L’homme, originaire d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), « a vraisemblement dévissé à cause de la neige » d’une hauteur d’une centaine de mètres, selon les gendarmes.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 13h49
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 14h03
   





                        



   


Un randonneur de 58 ans qui avait fait une chute, samedi 28 avril, a été retrouvé mort près du pic du Midi d’Ossau (Pyrénées-Atlantiques). L’alerte avait été donnée par un autre randonneur qui l’accompagnait.
Originaire d’Hendaye (Pyrénées-Atlantiques), l’homme « a vraisemblement dévissé à cause de la neige » d’une hauteur d’une centaine de mètres, a rapporté le peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) d’Oloron-Sainte-Marie.
Un hélicoptère Dragon 64 avait d’abord tenté de le localiser samedi soir, mais il n’avait pu se poser en raison de mauvaises conditions météorologiques.
Une équipe du PGHM est alors partie à pied dans la nuit à la recherche du randonneur, et a découvert son corps dans une rivière vers minuit samedi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Une molécule, administrée à des singes infectés par un virus proche du VIH, leur a permis de ne pas développer la maladie.
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Une nouvelle piste thérapeutique contre le sida

Une molécule, administrée à des singes infectés par un virus proche du VIH, leur a permis de ne pas développer la maladie.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 13h00
    |

                            Anne Mellier








                        



                                


                            
La molécule Q-VD-OPH n’a pas un nom que l’on retient aisément. Mais elle a une action plutôt simple : empêcher la mort de certaines cellules. Une équipe de chercheurs du CNRS, de l’université Paris-Descartes et du CHU de Québec s’est intéressée aux propriétés de ce peptide pour lutter contre l’infection par le VIH.
Dans une étude parue le 19 mars dans le Journal of Clinical Investigation, ils révèlent que l’administration de cette molécule à des singes infectés par le VIS (virus de l’immunodéficience simienne, très proche du VIH) a permis à leur organisme de limiter l’infection : ils n’ont pas développé le sida. Mieux, le réservoir du virus dans l’organisme a diminué.
Dans l’armée dont dispose le système immunitaire pour lutter contre les agents pathogènes, le lymphocyte T CD4 fait figure d’officier. Il coordonne notamment l’action des troupes au niveau ­local. Mais lors d’une infection par le VIH ou le VIS, il est le premier à tomber au champ d’honneur, en raison de ses récepteurs CD4, auxquels se lie préférentiellement le virus. Dans la phase aiguë de l’infection, les populations de lymphocytes T CD4 sont décimées par le virus lui-même, jusqu’à ce que l’organisme produise des anticorps dirigés contre le VIH.
Mais si le système immunitaire gagne cette première bataille, et produit à nouveau ces lymphocytes (aussi appelés LT4) en nombre, il est destiné à perdre la guerre. Le virus s’est en effet infiltré dans les organes-clés de l’immunité que sont les ganglions lymphatiques. Sortes de base arrière des défenses de l’organisme, où des LT4, dits mémoires, sont casernés. Là, il forme ce que l’on appelle un ­réservoir viral.
A ce premier stade de l’infection succède une phase dite chronique, où l’envahisseur et les défenses immunitaires jouent au chat et à la souris pendant plusieurs années sans symptômes apparents. Les LT4 continuent à mourir en nombre, sans forcément être infectés par le virus. Le stress de la réponse immunitaire tue des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Un suspect âgé de 45 ans, interpellé et placé en garde à vue samedi, a « mené les enquêteurs à l’endroit où il avait abandonné le corps de la jeune fille », a annoncé le parquet de Lille dimanche midi.
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Nord : le corps d’Angélique, 13 ans, a été retrouvé, après les aveux du principal suspect

Un suspect âgé de 45 ans, interpellé et placé en garde à vue samedi, a « mené les enquêteurs à l’endroit où il avait abandonné le corps de la jeune fille », a annoncé le parquet de Lille dimanche midi.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 18h48
   





                        



   


Le corps sans vie d’Angélique, 13 ans, qui avait disparu depuis mercredi, a été retrouvé sur un chemin forestier dans la nuit du samedi au dimanche 29 avril à Quesnoy-sur-Deûle (Nord), à une dizaine de kilomètres au nord de Lille.
De nouvelles investigations et des recoupements ont conduit les enquêteurs à interpeler et à placer en garde à vue un homme de 45 ans « en fin de journée » samedi. Ce dernier a ensuite « avoué les faits », a annoncé le parquet de Lille dimanche midi dans un communiqué. Le texte précise que le corps de la jeune fille, qui était disparue depuis mercredi 25 avril à Wembrechies, « a été retrouvé cette nuit à 1 heure 30 sur la commune voisine de Quesnoy-sur-Deûle », sur la base des aveux du suspect :
« [Il] a très rapidement avoué les faits, et a emmené ces enquêteurs, accompagnés de ceux de la direction départementale de la sécurité publique du Nord, co-saisie de l’enquête, à l’endroit où il avait abandonné le corps de la jeune fille. »
Les magistrats ne donnent en revanche pas d’indications sur les circonstances de la mort de l’adolescente. « Les investigations et la garde à vue se poursuivent », ajoute seulement le parquet qui précise qu’une autopsie sera effectuée lundi sur le corps de la jeune fille.
Un homme déjà condamné pour viol en 1994
Selon le procureur de la République de Lille, le suspect était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS). « Sur le casier judiciaire de l’homme mis en cause est mentionnée une condamnation datant de 1996 pour des faits commis en 1994, qualifiés de viol avec arme, attentats à la pudeur aggravés et vol avec violence. Lorsque le FIJAIS a été créé par la loi du 9 mars 2004, cette condamnation a été reprise et a donc entraîné son inscription dans ce fichier », indique le communiqué du parquet de Lille.
« C’est incompréhensible d’avoir un habitant délinquant sexuel et que personne n’avait été mis au courant. Il faisait partie des Wambrecitains et personne ne s’est douté de rien », a dénoncé Michel Sas, premier adjoint au maire de Wambrechies.
Mercredi, l’adolescente avait laissé « un mot disant rejoindre des copines pour ensuite rentrer, mais n’est jamais rentrée » chez elle, relataient les policiers. Angélique a été aperçue pour la dernière fois à 16 h 30 dans le quartier de l’Agrippin. La police, jugeant la disparition « inquiétante », avait diffusé un avis de recherche vendredi. Une battue avait été organisée à Wambrechies vendredi après-midi rassemblant une centaine de personnes, dont des proches de la jeune fille.
« La ville est en état de choc, certains habitants sont abattus, d’autres en colère. Les gens sont extrêmement solidaires, une solidarité qui a notamment été exprimée par ces battues spontanées. Il y a une énorme tristesse chez tous les habitants », a affirmé à l’AFP Georges Spadavecchia, délégué sécurité de la Ville.
Une marche blanche sera organisée mardi à 14 h 00 à Wambrechies.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Avec la multiplication des écrans et le vieillissement de la population, les spécialistes de la rééducation visuelle sont de plus en plus recherchés.
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Les orthoptistes, « kinés de la vue », sortent de l’ombre

Avec la multiplication des écrans et le vieillissement de la population, les spécialistes de la rééducation visuelle sont de plus en plus recherchés.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 09h00
    |

                            Aurélie Djavadi








                        



                                


                            

Au lycée, Marlène Toia rêvait de travailler dans l’univers de la santé, sans toutefois se lancer dans « six à neuf ans d’études », dit-elle. ­Marion Crombez, pour sa part, n’était pas particulièrement attirée par les métiers des soins. Mais, plutôt bonne en sciences, elle était très intéressée par tout ce qui touche à la vue. Avec ces aspirations sensiblement différentes, ces jeunes diplômées ont toutes les deux trouvé leur compte dans la même profession, celle d’orthoptiste, consacrée à la prise en charge des troubles visuels.
Si cette filière paramédicale reste peu connue du grand public, son champ de compétences s’est beaucoup étendu ces dernières années, laissant place à une grande variété d’exercices, et donc de parcours. « Officiellement créé en 1956, le métier s’est focalisé quasi exclusivement sur les problèmes de strabisme et leur réédu­cation pendant une cinquantaine d’années. Mais, aujourd’hui, le ­dépistage et l’exploration des ­troubles de la vue font aussi partie de leurs missions », précise Benoît Rousseau, chargé de cours à ­l’université Pierre-et-Marie-Curie et gestionnaire du portail professionnel Orthoptie.net.
Un appui pour les ophtalmologistes
L’exercice libéral reste dominant. Une majorité d’orthoptistes accueillent toujours, dans leurs propres ­cabinets, sur prescription médicale, des patients souffrant d’une mauvaise coordination des mouvements oculaires auxquels ils proposent, au fil des séances, des exercices pour corriger leurs mauvaises habitudes et renforcer les muscles des yeux. Ils s’occupent aussi de personnes confrontées à une fatigue visuelle, ou ­atteints de basse vision. Mais le salariat gagne aussi du terrain : « Un certain nombre de collègues exercent désormais dans des centres hospitaliers où ils assurent les préconsultations des ophtalmologistes », observe Benoît Rousseau.
« Cette profession est vraiment devenue complémentaire de la ­nôtre, confirme Thierry Bour,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Dans certains cas, il est possible de récupérer les sommes placées dans les plans d’épargne entreprise avant l’échéance, indique au « Monde » Benjamin Sanson, consultant retraite et épargne salariale chez Mercer France.
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Epargne salariale : quand est-il possible de puiser dans son capital ?

Dans certains cas, il est possible de récupérer les sommes placées dans les plans d’épargne entreprise avant l’échéance, indique au « Monde » Benjamin Sanson, consultant retraite et épargne salariale chez Mercer France.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 09h49
    |

Benjamin Sanson (Consultant retraite et épargne salariale, Mercer France)







                        



   


Question à un expert. Les dispositifs d’épargne salariale existant au sein de l’entreprise peuvent être nombreux. Difficile alors de comprendre s’il est possible de récupérer son épargne. Si la participation ou l’intéressement permettent de récupérer sa prime immédiatement chaque année, sous réserve que l’entreprise dégage un montant à verser, il en est autrement si l’on opte pour le transfert vers un plan d’épargne.

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                Rente ou capital ? « La réforme de l’épargne-retraite risque de se heurter à des réalités difficiles à concilier »



Le plan épargne entreprise est le dispositif le plus souple. L’épargne y est bloquée cinq ans et bénéficie ensuite d’un avantage fiscal attractif : des prélèvements sociaux uniquement sur les intérêts générés et non sur l’ensemble du capital débloqué.
Cas malheureux
Par ailleurs, de nombreux cas de sortie existent afin de la récupérer de façon anticipée, qu’il s’agisse de faire face à certains coups durs (décès, invalidité, rupture du contrat de travail…) ou de bâtir des projets plus heureux (mariage, Pacs, naissance, financement de frais occasionnés par la résidence principale…).
Moins souple, le plan épargne pour la retraite collectif est surtout destiné à financer un futur complément de retraite. Cette épargne est bloquée jusqu’à ce moment. Toutefois, des cas de sorties anticipées existent, même s’ils sont presque uniquement malheureux.

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                Epargne salariale : mieux s’informer pour mieux la gérer



Une faculté méconnue permet une utilisation de son épargne : l’avance. Certains teneurs de compte proposent un adossement de prêt sur l’épargne accumulée permettant ainsi au salarié de bénéficier d’un taux attractif en échange du nantissement de son épargne salariale.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le groupe du milliardaire français est soupçonné d’avoir utilisé les activités de conseil d’Havas, entreprise qu’il contrôle, pour obtenir des marchés au Togo et en Guinée.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/04/2018
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Dans une tribune, Vincent Bolloré se dit victime de préjugés contre l’Afrique

Le groupe du milliardaire français est soupçonné d’avoir utilisé les activités de conseil d’Havas, entreprise qu’il contrôle, pour obtenir des marchés au Togo et en Guinée.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 02h38
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 10h36
   





                        



   


Mis en examen dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de corruption pour l’obtention de concessions portuaires en Afrique, Vincent Bolloré conteste ces accusations et toute irrégularité dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche du 29 avril.
Pour l’homme d’affaires, qui s’exprime pour la première fois depuis sa mise en examen mercredi, les suspicions à l’égard des activités du groupe Bolloré résultent d’une vision biaisée du « continent d’avenir » qu’est l’Afrique et d’un « traitement inexact et condescendant des Africains ».
« En raison de campagnes véhiculant des informations fausses ou malveillantes », l’Afrique est considérée « comme une terre de non-gouvernance, voire de corruption, [avec] des chefs d’Etat décidant seuls d’accorder des contrats mirobolants à des financiers peu scrupuleux », écrit M. Bolloré.
Le président-directeur général éponyme du groupe Bolloré a été mis en examen pour corruption d’agent public étranger, complicité d’abus de confiance et complicité de faux. La justice soupçonne des dirigeants du groupe d’avoir utilisé Havas, alors une de ses filiales de communication, pour faciliter l’accession au pouvoir de dirigeants africains et obtenir en contrepartie des concessions portuaires.

        Lire nos informations :
         

          Afrique, amis, affaires... Révélations sur le système Bolloré



Appels d’offres internationaux
Les juges s’intéressent en particulier aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry, en Guinée, et de la gestion d’un terminal de conteneurs du port de Lomé, au Togo.
« Comment imaginer que des dépenses de communication de quelques centaines de milliers d’euros comptabilisées en toute transparence avec un groupe de communication de taille et de réputation mondiales aient déterminé des investissements de centaines de millions d’euros pour des opérations portuaires [ayant fait l’objet] d’appels d’offres internationaux ? », argue Vincent Bolloré dans l’hebdomadaire dominical.
D’autant plus que ces opérations ont été réalisées « dans un cas, deux ans, dans l’autre, neuf ans avant les élections de personnalités présumées corrompues [d’Alpha Condé, en Guinée, et de Faure Gnassingbé, au Togo] », poursuit-il. Le groupe Bolloré avait déjà nié toute irrégularité en des termes comparables cette semaine.

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« En toute bonne foi »
L’homme d’affaires déplore aussi qu’« en raison de campagnes véhiculant des informations fausses ou malveillantes », le continent africain, où son groupe a investi « près de 4 milliards d’euros et a contribué à (…) créer énormément d’emplois », soit « appréhendé comme une terre de non-gouvernance, voire de corruption ».
« J’ai réalisé au cours de ces derniers jours que ce que nous faisions en toute bonne foi depuis longtemps, vu à travers le prisme d’un continent africain considéré comme dirigé par des équipes sans foi ni loi était le terreau d’une suspicion légitime », développe-t-il, assurant poser « sérieusement » la question : « Faut-il abandonner l’Afrique ? », qui donne son titre à la tribune.
« Chasse aux sorcières »
M. Bolloré revient également sur l’affaire de la Socapalm, société spécialisée dans l’huile de palme au Cameroun, dont son groupe est actionnaire. « Quand je vois la chasse aux sorcières organisée contre nos agissements dans des plantations qui ne nous ont jamais appartenu et où nous n’avons aucun employé… », poursuit l’entrepreneur, en référence à un reportage de France Télévisions, contre lequel le groupe Bolloré a porté plainte pour diffamation en 2016.
Ce reportage évoquait les activités de la Socapalm et diffusait notamment le témoignage de sous-traitants, pour certains présentés comme mineurs, payés à la tâche, travaillant sans vêtements de protection et logeant dans des conditions insalubres.
Le groupe contrôlé par la famille Bolloré joue un rôle de premier plan en Afrique, où il est présent dans quarante-six pays, exploite seize terminaux à conteneurs et trois concessions ferroviaires et emploie vingt-cinq mille personnes. Le continent représente environ 20 % de son activité, hors intégration récente du géant des médias Vivendi.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Les manifestants protestent contre les actions antimigrants menées depuis une semaine par des militants d’extrême droite dans la région.
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Une manifestation en soutien aux migrants rassemble 200 personnes à Gap

Les manifestants protestent contre les actions antimigrants menées depuis une semaine par des militants d’extrême droite dans la région.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 21h16
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 14h47
   





                        


Quelque deux cents personnes se sont rassemblées samedi 28 avril dans l’après-midi à Gap, dans les Hautes-Alpes, pour dire que « l’hospitalité des migrants n’a pas de frontière », en réponse aux actions antimigrants menées par des militants d’extrême droite dans la région depuis une semaine.
« Il y a un message de solidarité, avec notamment la mise en détention de militants au moment même où l’Etat ne fait rien par rapport à un groupe d’extrême droite qui tentait de fermer la frontière. Je redis que nous sommes dans l’espace Schengen, que la frontière entre l’Italie et la France est déjà un non-sens et qu’on laisse faire des identitaires est déjà un problème », a déclaré la députée européenne Front de gauche, Marie-Christine Vergiat.
Depuis le week-end dernier et une première action au col de l’Echelle, au-dessus de Briançon, des militants du mouvement Defend Europe, lié au groupe Génération identitaire, sillonnent les montagnes pour « veiller à ce qu’aucun clandestin ne puisse entrer en France ».

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En réponse à cette action, des militants promigrants avaient participé dans la foulée à l’entrée en France de clandestins, et le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, avait alors renvoyé dos à dos « ultradroite » et « ultragauche », annonçant l’envoi de renforts policiers dans les Hautes-Alpes pour « s’assurer du respect absolu du contrôle des frontières ».
Trois des militants promigrants, deux Suisses et une Italienne, sont poursuivis pour leur action et détenus dans l’attente de leur jugement. Mais aucune poursuite n’a été engagée à l’encontre des militants de Génération identitaire, qui assurent agir dans un strict respect de la loi.
« L’Etat ne fait pas son travail »
Une vingtaine d’organisations avaient prévu une « marche de l’hospitalité » samedi matin en soutien aux migrants. Mais, en raison d’incidents qui ont émaillé un carnaval solidaire le week-end précédent, la marche s’est transformée en un rassemblement sur l’esplanade de la Paix. « On trouve que l’Etat ne fait pas son travail, on se bat pour montrer cela. C’est aussi l’affaire de la population », a déclaré Michel Rousseau, un des porte-parole du collectif Tous migrants.
« Les agissements de Génération identitaire dans les Hautes-Alpes ne font qu’exacerber les tensions présentes dans le département sur le sujet migratoire », a réagi la préfète des Hautes-Alpes, Cécile Bigot-Dekeyzer, dans une déclaration à l’Agence France-Presse samedi soir. « La mission régalienne de contrôle aux frontières relève des seuls services de l’État. En aucun cas cette mission ne relève » de ce mouvement, a-t-elle ajouté.
« Les forces de l’ordre sur le terrain veillent à ce que Génération identitaire ne porte d’aucune manière atteinte à l’ordre public et respecte le droit. Notamment aucune violence d’aucune sorte, ni aucune entrave à la circulation sur la voie publique ne sont ainsi intervenues », ajoute encore la préfecture, qui évoque une « organisation rodée à la mise en œuvre d’actions médiatiques à l’échelle européenne ».
Lundi, une marche de solidarité organisée par l’association L’Auberge des migrants doit partir de Vintimille, à la frontière franco-italienne, et traverser la France en direction de Calais.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Ils étaient porteurs de poings américains et de matraques télescopiques au moment de leur interpellation, en marge du lancement d’une section locale du mouvement.
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Saint-Etienne : quatre militants de l’Action française mis en examen pour « attroupement armé »

Ils étaient porteurs de poings américains et de matraques télescopiques au moment de leur interpellation, en marge du lancement d’une section locale du mouvement.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 19h53
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 06h39
   





                        


Quatorze militants et sympathisants de l’Action française ont été interpellés et placés en garde à vue, vendredi 27 avril au soir, à Saint-Etienne, en marge du lancement d’une section locale du mouvement, a appris l’Agence France-Presse, de sources concordantes. Quatre d’entre eux ont été mis en examen samedi 28 avril pour « participation à un attroupement armé ». 
Portant des bâtons, les dix autres sympathisants de ce mouvement proche des milieux nationalistes et royalistes ont été remis en liberté samedi, après un rappel à la loi.
Les quatre militants mis en examen, âgés de 17 à 34 ans, étaient porteurs de poings américains et de matraques télescopiques au moment de leur interpellation. L’adolescent sera jugé par le tribunal des mineurs de Moulins, dans l’Allier, à proximité de son domicile. Les trois autres, également originaires de l’Allier, ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire et seront jugés devant le tribunal correctionnel de Saint-Etienne.
Opposition des « antifas »
Les interpellations avaient eu lieu vendredi en début de soirée, dans le centre de Saint-Etienne, où une contre-manifestation réunissant 110 « antifas » avait été organisée pour tenter de s’opposer à la création de cette section locale de l’Action française, et à une conférence sur Charles Maurras.

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Une soixantaine de policiers avaient été mobilisés pour empêcher les « antifas » d’atteindre l’hôtel où le président du comité directeur et membre du bureau politique de l’Action française, Stéphane Blanchonnet, s’apprêtait à donner une conférence sur l’écrivain d’extrême droite, à l’occasion du 150e anniversaire de sa naissance.
Les membres de l’Action française présents dans l’hôtel dont la direction avait reçu des menaces si la réunion se tenait ont été exfiltrés par la police, qui a empêché tout contact entre les deux groupes. M. Blanchonnet a dénoncé « tout ce qui peut être fait dans ce pays pour tenter d’empêcher la tenue d’une conférence ». Toutefois, a-t-il précisé, la section locale du mouvement a pu être créée, et la conférence prévue pourra être organisée dans une brasserie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Dans deux quartiers de cette ville de Seine-Saint-Denis, trois personnes ont été blessées par balles et plusieurs dizaines de voitures ont été incendiées depuis trois semaines.
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Bagnolet : après trois semaines de violences, le maire réclame l’aide de l’Etat

Dans deux quartiers de cette ville de Seine-Saint-Denis, trois personnes ont été blessées par balles et plusieurs dizaines de voitures ont été incendiées depuis trois semaines.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 17h24
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 06h49
   





                        



   


C’est un appel à l’aide qu’a lancé le maire de Bagnolet (Seine-Saint-Denis), samedi 28 avril. « Les habitants en ont marre, ils se sentent abandonnés et ils ne se sentent pas en sécurité », a déclaré sur Franceinfo Tony Di Martino, élu socialiste de cette commune de l’Est parisien. Des déclarations qui suivent une flambée de violences qui a touché deux quartiers de la ville (la Capsulerie et les Malassis) ces dernières semaines. Elles ont causé jusqu’ici trois blessés par balles et plusieurs dizaines de voitures incendiées.
« Tout laisse à penser qu’il s’agit de règlements de comptes liés au point de deal », l’un des principaux de Seine-Saint-Denis, a confié une source proche de l’enquête à l’Agence France-Presse (AFP). Le risque de « surenchère » inquiète les élus et les habitants, qui pressent les autorités d’agir avant un « mort » ou une « balle perdue », selon l’AFP. « Je n’ai pas le souvenir d’avoir connu une telle situation dans notre ville », a déclaré le maire à France Bleu, en évoquant une « guerre de territoires » entre trafiquants.
CRS déployés en renfort
La Capsulerie, le quartier théâtre des violences, est connu pour son trafic de drogue important. « Les clients viennent de toute la région parisienne, de tous les milieux », a expliqué la police à l’AFP. Il n’est cependant pas le seul quartier touché. Entre mardi et vendredi, quinze véhicules ont été brûlés dans le quartier des Malassis, rapporte France Bleu.
Dans un communiqué, samedi, la préfecture de police a souligné que la Capsulerie « fait partie depuis de nombreuses années des quartiers faisant l’objet d’un suivi prioritaire dans le cadre du Plan départemental de lutte contre les stupéfiants ». Elle a également déclaré avoir pris en compte la « situation de violence » et a assuré qu’une présence policière renforcée serait maintenue « jusqu’à nouvel ordre ». Depuis le 25 avril, des CRS ont été déployés en renfort dans le quartier de la Capsulerie.
Une présence policière insuffisante, selon M. Di Martino, qui déplore la seule existence d’un commissariat subdivisionnaire dans la ville, et l’inaction des pouvoirs publics sur la question.
Il est rejoint sur ce point par le député (La France insoumise) de Seine-Saint-Denis Alexis Corbière, qui a souligné sur Franceinfo le besoin de renforts policiers à Bagnolet, en plus de la brigade de 15 agents (groupe pour la sécurité du territoire - GST) déployée il y a un an. L’association d’habitants et plusieurs élus réclament aussi, depuis des années, l’ouverture d’un commissariat de plein exercice.
Des moyens supplémentaires
Pour l’heure, les deux élus ont été reçus vendredi par le préfet de police, qui leur a assuré « la volonté de maintenir dans la durée l’effort mené en matière de démantèlement des trafics », selon un communiqué de la préfecture.
Mais pour les élus, il ne peut s’agir d’une réponse suffisante. Alexis Corbière a ainsi dénoncé la fermeture ou le manque de moyens de plusieurs services publics à Bagnolet, et a estimé que « les réponses de sécurité ne [pouvaient] pas être les seules dans un quartier où les habitants ont un sentiment de relégation ».
« On a besoin de crédits en matière de droit commun, pour les politiques culturelles, pour nos écoles. Et il va falloir que l’Etat en prenne conscience […] », a renchéri le maire de Bagnolet sur Franceinfo. Tony Di Martino et Alexis Corbière ont demandé une audience au ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, pour « lui montrer l’étendue de la situation » et des violences des dernières semaines, a assuré le député LFI, deux jours après la remise au gouvernement du rapport Borloo sur la politique de la ville.

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Et les élus de Seine-Saint-Denis ne sont pas les seuls à faire face à de telles situations. Stéphane Gatignon, maire de la commune de Sevran, avait démissionné le 27 mars, « usé » par le mépris de l’Etat pour les banlieues. Depuis, les maires de plus d’une dizaine de villes, de Grigny (Essonne) à Vaux-en-Velin (banlieue de Lyon), en passant par Roubaix (Nord) ou Allonnes (Sarthe), dénoncent à l’unisson un « abandon de l’Etat ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ L’insecte, qui peut transmettre le chikungunya, la dengue ou le zika, est une « cible de surveillance prioritaire », selon la direction générale de la santé.
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Le moustique-tigre sous surveillance dans 42 départements

L’insecte, qui peut transmettre le chikungunya, la dengue ou le zika, est une « cible de surveillance prioritaire », selon la direction générale de la santé.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 13h58
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 06h38
   





                        


Les autorités sanitaires appellent à la vigilance envers le moustique-tigre. L’insecte, vecteur de plusieurs maladies comme le chikungunya, la dengue et le zika, est désormais présent dans 42 départements de métropole. Ce chiffre « a doublé ces deux dernières années », a souligné vendredi dans un communiqué la direction générale de la santé (DGS).
La capacité du moustique-tigre à transmettre des maladies « en fait une cible de surveillance prioritaire durant sa période d’activité en métropole du 1er mai au 30 novembre », ajoute la DGS. Cette surveillance vise à la fois à ralentir la progression de l’implantation de l’insecte et à limiter le risque d’importation et de circulation des virus dont il peut être le vecteur.
La DGS rappelle que, pour éviter la prolifération du moustique-tigre, « il est très important de supprimer les eaux stagnantes », car elles permettent sa reproduction. La DGS préconise d’enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable, de changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine ou de mettre à l’abri de la pluie tout objet pouvant se remplir d’eau.
Un portail en ligne (www.signalement-moustique.fr) ainsi qu’une application mobile, IMoustique (disponible sur l’AppStore et Google Play), permettent de signaler les moustiques-tigres.
Des dizaines de cas de dengue en métropole depuis 2014
Le moustique-tigre est présent depuis longtemps en outre-mer et « notamment dans l’océan Indien, où il est actuellement à l’origine d’une épidémie de dengue sur l’île de la Réunion », note la DGS. En raison des voyages entre la métropole et la Réunion, « il existe un risque d’importation de ce virus ». Cela fait craindre l’apparition de cas autochtones, c’est-à-dire des personnes piquées et contaminées en métropole.
Les autorités sanitaires recommandent donc aux personnes qui vont à la Réunion « de se protéger contre les piqûres de moustique, y compris en journée, en utilisant des répulsifs pour la peau et les vêtements et en portant des vêtements longs et amples ».

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Les signes de la dengue sont des douleurs articulaires, musculaires, des maux de tête, une éruption cutanée avec ou sans fièvre, une conjonctivite. Si une personne présente ces signes dans les sept jours suivant son retour en métropole, elle doit « consulter un médecin et continuer à se protéger contre les piqûres de moustiques, y compris en utilisant si possible une moustiquaire ». Le but : « ne pas transmettre la maladie en métropole, si le moustique-tigre est présent dans le département ».
La DGS rappelle que 11 cas autochtones de dengue ont été signalés dans l’Hérault en 2014, sept cas autochtones de dengue dans le Gard en 2015 et 17 cas autochtones de chikungunya dans le Var en 2017.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Dans plusieurs salles d’audiences du nouveau tribunal, prévenus et accusés comparaitront dans des box vitrés et fermés. Une situation inacceptable selon l’avocat pénaliste Yassine Bouzrou, qui dénonce une atteinte grave aux droits fondamentaux des individus.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Ce fils d’agriculteur est depuis 2006 le plus haut fonctionnaire de France. Un pouvoir patiemment conquis.
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Jean-Marc Sauvé, au cœur de la machine de l’Etat

Ce fils d’agriculteur est depuis 2006 le plus haut fonctionnaire de France. Un pouvoir patiemment conquis.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 09h58
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

L’homme qui prend la parole, ce mardi 9 mai 2017, sous les ors de l’Elysée, ressemble à de Gaulle. Jean-Marc Sauvé, vice-président du Conseil d’Etat, le sait, et en joue depuis longtemps. Devant François Hollande, président de la République pour quelques jours encore alors que son jeune successeur a été élu le 7 mai, il raconte l’histoire d’un petit garçon de 10 ans qui a dû quitter, à la fin de l’été 1959, son village et sa « ferme familiale dont il se souvient encore du nom de chacun des quatre chevaux et des six vaches ».
Cette épopée de fils d’agriculteur qui va gravir tous les échelons de la méritocratie républicaine jusqu’à devenir le plus haut fonctionnaire de l’Etat, Jean-Marc Sauvé la porte en étendard, même s’il n’en revient toujours pas. « Je suis resté ce petit garçon en détresse, parce qu’il s’éloignait du cocon familial pour devenir à la ville pensionnaire [à Cambrai], isolé dans un monde forcément inconnu et hostile », confesse-t-il, lors de cette remise par le chef de l’Etat des insignes de grand officier de la Légion d’honneur.
Son parcours a pourtant failli être très différent, hésitant un moment entre l’appel de l’absolu religieux et l’aspiration de l’idéal républicain. Après avoir intégré l’ENA, en 1971, il en claque la porte pour entrer au noviciat des jésuites, à Lyon. Deux ans plus tard, il revient à son premier choix, mais trouve porte fermée. L’école de l’élite n’est pas un self-service ! Qu’à cela ne tienne, le jeune Picard prépare de nouveau le concours d’entrée. Personne ne l’avait décroché deux fois. Et comme pour narguer ceux qui ont osé douter de lui, il sortira major de la promotion André Malraux. De quoi forger ambition et légende.
Ce grand commis de l’Etat inspire aujourd’hui autant le respect que la crainte. Gare à celui dont les propos risqueraient de porter ombrage à l’institution et à son chef. Les murs du Palais-Royal tremblent encore de sa colère après la publication par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Le « programme de réussite éducative » est pensé pour les élèves en grande difficulté des quartiers sensibles. Ce modèle, imaginé en 2005, est une des propositions-clés du rapport Borloo.
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A Bron, l’outil « réussite éducative » au service des familles

Le « programme de réussite éducative » est pensé pour les élèves en grande difficulté des quartiers sensibles. Ce modèle, imaginé en 2005, est une des propositions-clés du rapport Borloo.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 09h52
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 17h30
    |

            Violaine Morin (Bron (Rhône), envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Il est 15 h 30 précises lorsque le petit groupe d’enfants et de parents retrouve Anaëlle Collonge devant la médiathèque. Ensemble, ils vont rejoindre à pied un atelier de peinture associatif dans le quartier de Parilly. Nous sommes à Bron, dans la banlieue de Lyon (Rhône), une ville de 40 000 habitants dont deux quartiers, Parilly et Terraillon, font partie du dispositif « politique de la ville ». Anaëlle Collonge est référente de parcours PRE, pour « programme de réussite éducative ». Les enfants qu’elle accompagne font partie des 200 élèves par an – sur les 8 444 scolarisés à Bron – qui bénéficient de ce programme pensé pour les élèves « en grande difficulté » des quartiers sensibles.

A partir de signes souvent repérés à l’école, la direction propose à la famille « d’entrer dans le PRE » pour un « parcours » de quelques mois. On offrira des activités sportives ou culturelles, et des ateliers de rééducation (orthophonie, motricité). Du « sur-mesure ». Pour résoudre les difficultés passagères de l’enfant – le programme n’a pas vocation à remplacer l’action sociale ni les soins médicaux –, les acteurs se coordonnent au sein d’une équipe pluridisciplinaire qui suivra ses progrès. Elle réunit l’école, le centre social, le centre médico-psychologique, les éducateurs de rue.
La coordination des professionnels autour de l’enfant et de sa famille est la clé de voûte du programme de réussite éducative, imaginé en 2005 dans le « plan Borloo » pour les banlieues. Ce modèle de réseau éducatif est de nouveau au cœur du projet des « cités éducatives », l’une des propositions-clés du rapport remis jeudi 26 avril par Jean-Louis Borloo au premier ministre.
Logique de prévention
Ce mercredi, à l’atelier peinture, Ayoub, 7 ans, parachève un ciel bleu pendant que sa mère, Aïcha Zehri, détaille les bénéfices du PRE. Grâce aux sorties parents-enfants, elle a pris sa carte à la médiathèque et sa carte de bus. Aïcha se sentait...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ Si le cannabis est souvent destiné à un marché local, la cocaïne, souvent originaire du continent sud américain, transite par l’île et vise les pays d’Europe.
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Guadeloupe : progression des saisies de drogue de 93,7 % en 2017

Si le cannabis est souvent destiné à un marché local, la cocaïne, souvent originaire du continent sud américain, transite par l’île et vise les pays d’Europe.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 09h19
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 12h45
   





                        



   


La saisie de drogue sur l’année 2017 en Guadeloupe a progressé de 93,7 % – environ 1,6 tonne – par rapport à l’année précédente, ont annoncé, vendredi 27 avril, à Basse-Terre, les douanes. Des chiffres qui confirment que la Guadeloupe, au cœur des Antilles, fait désormais partie des trajectoires incontournables qu’empruntent les substances illicites.
« Nous avons saisi 22 kg de cannabis en 2017, et près de 800 kg de cocaïne (soit une augmentation de 200 % des saisies des années précédentes), auxquels s’ajoutent 792 kg saisis en une fois lors d’une opération spéciale », a détaillé Philippe Richard, directeur régional des douanes de Guadeloupe depuis février.

        Lire aussi :
         

                La consommation récréative de GHB alarme la nuit parisienne



Si le cannabis est souvent destiné à un marché local, la cocaïne, souvent originaire du continent sud-américain, transite par l’île et vise les pays d’Europe.
Cette hausse de l’activité s’explique d’une part par des flux de marchandises illicites constants, voire en accroissement, mais aussi et surtout par une réorganisation des services.
« Nous avons réuni deux unités en une seule », a expliqué Virginie Tillet, chef divisionnaire des douanes de Guadeloupe qui chapeaute les équipes opérationnelles. Installée à proximité du port commercial de Guadeloupe, la nouvelle brigade « dispose d’une force opérationnelle plus importante ».
Des moyens ont également été mis sur les équipements : deux spectromètres (appareils capables de repérer les empreintes chimiques de produits illicites sous toutes leurs formes) ont été fournis aux équipes locales. Enfin, le ciblage des containers suspects a été renforcé par des systèmes d’analyses de risque, aux dires des équipes, plus performants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ C’est l’un des foyers de mobilisation contre la loi orientation et réussite. Genre, féminisme, immigration… Héritière de l’esprit de Mai-68, l’université Vincennes-Saint-Denis est au centre des débats qui agitent la société. Quitte à déranger.
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Le Monde
 |
                  28.04.2018 à 06h46
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 06h55


C’est l’un des foyers de mobilisation contre la loi orientation et réussite. Genre, féminisme, immigration… Héritière de l’esprit de Mai-68, l’université Vincennes-Saint-Denis est au centre des débats qui agitent la société. Quitte à déranger.

Par                             Zineb Dryef





                     

Véronique Corazza peine à détacher les yeux de ses fiches. Le moment est solennel, le public attentif et les médias nombreux. Le visage grave, elle ouvre la table ronde « Etre toujours Charlie en Seine-Saint-Denis », devant un parterre de personnalités réunies aux Folies-Bergère à Paris. Principale d’un collège à Saint-Denis, elle raconte qu’« être Charlie, c’est aussi agir au quotidien contre l’intrusion dans [son] collège d’idéologie et d’agissements antirépublicains ». 
Le premier exemple qu’elle donne est celui des étudiants de Paris-VIII qui postulent pour devenir assistants d’éducation. Lors des entretiens d’embauche, elle est « très vigilante » : elle ne voudrait pas qu’ils introduisent dans son collège des « pratiques antirépublicaines » comme ces « réunions non mixtes racisées qu’ils organisent dans leur université ». La scène date de janvier.
Un « territoire perdu de la République » ?
Parmi les derniers échos de la faculté et de ses tumultueux étudiants ? Le 21 mars, Le Figaro titre « Le racisme antiblanc s’affiche à Paris-8 » où des murs ont été recouverts de tags scandaleux. Echantillon : « Français = PD », « Femmes, voilez-vous ! », « AntiFrance vaincra », « Mort aux Blancs », « Beau comme une voiture de police qui brûle », « Califat autogéré. Internationale islamo-situationniste ».
Certes, l’université est rarement immaculée mais, cette fois-ci, la virulence des tags interloque. L’affaire est prise au sérieux. La présidence porte plainte à l’encontre des auteurs non identifiés de tags antisémites et la Licra publie un communiqué à la conclusion ferme : Paris-VIII « ne doit pas être le prochain territoire perdu de la République ! »

Plus de 22 000 étudiants pour 71 435 hectares tout au bout de la ligne 13, à une dizaine de stations du centre de Paris. Le voici donc ce « territoire perdu de la République ». Plantés dans un paysage chagrin,...





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Article sélectionné dans La Matinale du 27/04/2018
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Jean-Marc Sauvé : « Nous vivons dans une société plurielle, souvent divisée, voire fracturée »

A quelques semaines de la fin de son mandat, le vice-président du Conseil d’Etat décrit les évolutions qui ont marqué ses douze ans à la tête de l’institution



Le Monde
 |    28.04.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 13h56
    |

            Jean-Baptiste Jacquin








                        



                                


                            

Jean-Marc Sauvé sera resté douze ans à la tête du Conseil d’Etat. Le 28 mai, jour de son soixante-neuvième anniversaire, il quittera cette institution à la fois conseiller du gouvernement dans l’élaboration des lois et décrets et juge administratif suprême. Il livre dans un entretien au Monde son bilan et surtout son analyse de l’évolution de la société et des risques sur le dispositif européen de protection des droits de l’homme.
Le Conseil d’Etat est aujourd’hui plus sollicité sur des sujets de société, comme la fin de vie ou la gestation pour autrui, qu’à votre arrivée en 2006. Est-ce en raison d’une défaillance du législateur ou du corps médical ?
Jean-Marc Sauvé : Non. Il est vrai qu’il n’était pas imaginable, il y a vingt ans, que nous puissions être saisis de telles questions. Mais nous vivons dans une société de plus en plus plurielle, souvent divisée, voire fracturée. Les consensus de naguère, notamment sur la fin de vie, se sont désagrégés. Les différentes autorités, médicales ou morales, ne sont plus révérées comme autrefois. Les progrès de la médecine ouvrent aussi des possibilités, comme les techniques d’assistance médicale à la procréation.
Le législateur est intervenu, comme il devait le faire, en édictant des principes directeurs. Il faut ensuite les appliquer à des situations toujours singulières. Or, des conflits surgissent au sein des familles ou entre elles et le corps médical. Chaque année, des milliers de situations problématiques sont résolues par le dialogue. De façon exceptionnelle, le juge est amené à arbitrer ces conflits.
Constatez-vous avec l’accroissement du contentieux lié à la laïcité une montée des tensions dans la société française ?
Les contentieux liés au principe de laïcité avaient fortement décru pendant l’entre-deux-guerres et quasiment disparu depuis le milieu du XXe siècle, pendant quarante ans. Ils ont ressurgi...




                        

                        


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Corée, Bolloré, Iran : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 06h42
    |

            Maxime Vaudano








                        


Macron rencontre Trump à Washington
Emmanuel Macron a soufflé le chaud et le froid lors de sa visite d’Etat de trois jours aux Etats-Unis. Il a pris soin de mettre en scène sa proximité avec Donald Trump, avant de critiquer en creux les principaux axes de sa politique lors d’un discours devant le Congrès américain, se posant en héraut de l’environnement, du multilatéralisme et de l’ouverture commerciale.
Le principal enjeu de ce déplacement était la survie de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, que Donald Trump souhaitait « déchirer ». Les deux présidents ont esquissé une voie de compromis, en s’engageant à travailler à un nouvel accord avec Téhéran, qui complèterait le texte actuel si Washington choisissait finalement de le conserver, ou le remplacerait dans le cas contraire.
Le dossier est toutefois encore loin d’être clos, à en juger par la réaction de l’Iran, qui a rejeté toute renégociation de l’accord et menacé de reprendre l’enrichissement d’uranium en cas de retrait des Américains. La décision de Donald Trump doit être annoncée le 12 mai.

        Lire l’éditorial :
         

          Macron aux Etats-Unis : une visite à double tranchant



Sommet historique entre les deux Corées
Pour la première fois depuis la fin de la guerre de Corée, en 1953, un dirigeant nord-coréen a foulé le sol du Sud vendredi. Le dirigeant du Nord, Kim Jong-un, et son homologue Moon Jae-in, se sont rencontrés dans une zone démilitarisée à la frontière pour un sommet historique de réconciliation. Ils se sont engagés à une « dénucléarisation complète » de la péninsule coréenne et ont promis de mettre enfin un terme à la guerre de Corée, gelée depuis plus de soixante ans.
Ces pourparlers intervenaient dans la perspective d’un sommet envisagé fin mai ou début juin entre Kim Jong-un et Donald Trump, qui a fait de la dénucléarisation sa priorité.

Vincent Bolloré mis en examen
A l’issue de deux jours de garde à vue, l’industriel breton Vincent Bolloré a écopé, mercredi, d’une rarissime mise en examen pour « corruption d’agent public étranger » dans l’affaire des concessions portuaires en Afrique.
Les juges d’instruction estiment qu’il existe des indices graves ou concordants laissant penser que le groupe Bolloré a eu recours à des méthodes illégales pour décrocher des contrats dans deux pays d’Afrique de l’Ouest. Selon les enquêteurs, le groupe a sous-facturé des conseils en communication aux futurs présidents du Togo et de la Guinée, pour qu’ils favorisent ses intérêts une fois élus. Ce traitement de faveur aurait permis à Bolloré de décrocher, ou de conserver, des concessions portuaires à Lomé et Conakry.

        Lire l’enquête :
         

          Afrique, amis, affaires : révélations sur le système Bolloré



La loi asile-immigration adoptée en première lecture
Après des dizaines d’heures de débats répartis sur sept jours, les députés ont adopté, dimanche, le projet de loi asile-immigration en première lecture.
Le texte, défendu par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, entend principalement réduire les délais de traitement des demandes d’asile et améliorer les reconduites à la frontière pour ceux qui en sont déboutés.
Les discussions entre parlementaires ont donné lieu à un affrontement entre deux visions de l’immigration et de l’accueil en France, dans une ambiance souvent tendue et polémique. La majorité s’est heurtée à une double opposition, avec d’un côté les accusations de laxisme de la droite et de l’extrême droite et, de l’autre, les critiques de la gauche sur un texte jugé trop répressif.

        Lire notre décryptage :
         

          Immigration : non, le « délit de solidarité » n’a pas été supprimé par les députés



Et aussi
Canada. Un jeune homme proche des « Incels » (groupe de « célibataires involontaires »), a tué dix personnes dans une attaque à la voiture bélier à Toronto.SNCF. Après dix journées de grève, les syndicats obtiennent une rencontre avec le premier ministre Edouard Philippe le 7 mai. Le ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin assure pour sa part que la reprise de la dette de la compagnie ferroviaire se fera « sans augmentation d’impôt ».Universités. Le blessé grave lors de l’évacuation de Tolbiac était une rumeur infondée.Banlieues. Jean-Louis Borloo remet au gouvernement ses propositions pour l’emploi, l’éducation ou la rénovation.Société. Cinq ans après le « mariage pour tous », 40 000 couples homosexuels se sont unis.Syndicats. Pascal Pavageau succède à Jean-Claude Mailly à la tête de Force ouvrière.Terrorisme. Salah Abdeslam condamné à vingt ans de prison pour sa participation à une fusillade à Bruxelles.Justice. Affaire Grégory : Murielle Bolle autorisée à rentrer chez elle.Liberté de la presse. Reporters sans frontières s’inquiète du « climat délétère » dans les démocraties.Religion. Trente imams « indignés » par l’antisémitisme et le terrorisme proposent de s’impliquer davantage dans le combat républicain.Biodiversité. L’Europe interdit trois néonicotinoïdes jugés dangereux pour les abeilles.Syrie. Financement du terrorisme par Lafarge : l’Etat était probablement au courant.Yémen. Le chef des rebelles tué dans une frappe aérienne.Arménie. Le premier ministre, Serge Sarkissian, démissionne sous la pression de la rue.Suède. L’inventeur Peter Madsen condamné à la prison à vie pour le meurtre de la journaliste Kim Wall.Football. Liverpool et le Real Madrid prennent une option sur le finale de la Ligue des Champions, tout comme l’Olympique de Marseille en Ligue Europa.« Game of Thrones ». Un nouveau livre cette année… Mais pas celui que les fans attendaient.
Disparitions
Abbas. Le photojournaliste français, qui avait notamment couvert la révolution dans son Iran natal en 1979, est mort à 74 ans.Henri Michel. L’ancien footballeur star du FC Nantes, qui fut successivement joueur et entraîneur de l’équipe de France, est mort à 70 ans.Gilles Millet. Le journaliste, membre fondateur de Libération et spécialiste des affaires de banditisme et de terrorisme, est mort à 66 ans.Sergio Pitol. Le romancier et diplomate mexicain est mort à 85 ans.Philippe Hugon. L’économiste, spécialiste du développement et de l’Afrique, est mort à 78 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Dans le troisième livre qu’il consacre aux décisions aberrantes, ce sociologue de l’organisation, qui a travaillé aux ressources humaines chez Renault, dénonce les dangers des règles trop complexes. Le remède ? Accorder la priorité aux compétences
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
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Christian Morel, ou la raison par l’absurde

Dans le troisième livre qu’il consacre aux décisions aberrantes, ce sociologue de l’organisation, qui a travaillé aux ressources humaines chez Renault, dénonce les dangers des règles trop complexes. Le remède ? Accorder la priorité aux compétences



Le Monde
 |    28.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 10h31
    |

            Frédéric Lemaître








                        



                                


                            

Si, dans votre souvenir, le Costa-Concordia s’est échoué au large des côtes italiennes en 2012 parce que le capitaine contait fleurette au lieu de surveiller les récifs ; si, intuitivement, vous pensez qu’il vaut mieux qu’un pilote de chasse ne boive aucune goutte d’alcool ; si l’interdiction des œufs frais dans les maisons de retraite vous rassure ; si, plus globalement, vous pensez que toute faute doit être sanctionnée, la lecture du nouvel ouvrage de Christian Morel s’impose. Son titre : Les Décisions absurdes III.
Oui, il s’agit bien d’un troisième volume. Car la déclinaison des livres de ce sociologue évoque davantage une série télévisée que des essais scientifiques. Après Les Décisions absurdes, paru en 2002 (27 700 exemplaires vendus, plus 41 000 en poche) et Les Décisions absurdes II en 2012 (11 900 exemplaires vendus plus 9 800 en poche), voici donc la saison 3, sous-titrée L’Enfer des règles, les pièges relationnels (272 pages, 20 euros) – tous publiés chez Gallimard, dans la « Bibliothèque des sciences humaines ».
« A la suite du deuxième volume, j’avais le sentiment de n’avoir pas assez travaillé sur l’inflation normative. Cet enfer des règles qui émanent des pouvoirs publics mais aussi des organisations privées. Surtout, le deuxième volume m’a ouvert de nombreuses portes et j’ai eu envie de compléter en travaillant sur les pièges relationnels, l’importance de la convivialité, sous-estimée dans les organisations, ainsi que sur la notion de culture juste », explique Christian Morel.
Un goût pour la recherche
Longtemps cadre chargé des ressources humaines chez Renault, cet ancien élève des sociologues Henri Mendras et Raymond ­Boudon à Sciences Po avait gardé un goût pour la recherche. En 1981, il offre déjà, avec La Grève froide (Editions d’Organisation), une grille de lecture originale de la négociation sociale. En 1993, il démontre, dans Gérer et comprendre,...




                        

                        

