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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le nouveau secrétaire d’Etat américain a affirmé que « beaucoup de travail » restait à faire mais qu’il voyait une « vraie opportunité » de progrès avec la Corée du Nord.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/04/2018
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Corée du Nord : optimisme prudent après les précisions de Kim Jong-un sur la fermeture de son site d’essais nucléaires

Le nouveau secrétaire d’Etat américain a affirmé que « beaucoup de travail » restait à faire mais qu’il voyait une « vraie opportunité » de progrès avec la Corée du Nord.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 05h03
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 18h43
   





                        



   


À quel point Kim Jong-un est-il prêt à abandonner les activités nucléaires de son pays ? Le dirigeant nord-coréen a en tout cas expliqué à son homologue sud-coréen, Moon Jae-in, que Pyongyang allait procéder au mois de mai à la fermeture de son principal site d’essais nucléaires, sous les yeux du monde extérieur. Cette annonce a été faite lors de la rencontre, vendredi, des dirigeants des deux Corées, qui se sont engagés sur la voie de la réconciliation de leurs pays, toujours théoriquement en guerre depuis soixante-cinq ans.
Le porte-parole de la présidence sud-coréenne, Yoon Young-chan, a donné des détails, dimanche 29 avril, sur les discussions tenues au cours de la rencontre entre les deux dirigeants : « M. Kim a dit, au cours du sommet avec le président Moon, qu’il procéderait à la fermeture du site [nord-coréen d’essais nucléaires] en mai et qu’il allait bientôt inviter des experts de Corée du Sud et des Etats-Unis ainsi que des journalistes pour révéler le processus à la communauté internationale de manière transparente ».
Des déclarations qui ont fait naître un optimisme prudent côté américain. Le nouveau secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo a déclaré, dimanche, voir une « vraie opportunité » de progrès dans les relations avec la Corée du Nord, à la suite de son tête-à-tête, pendant le week-end de Pâques, avec Kim Jong Un. Il a aussi affirmé avoir « beaucoup parlé » avec le dirigeant nord-coréen de la mise en place d’un « mécanisme complet, vérifiable, irréversible » en vue d’une dénucléarisation.
« Qui sait comment les discussions finales vont se dérouler? Il y a beaucoup de travail à faire, mais j’ai très bon espoir sur le fait que les conditions fixées par le président Trump nous donnent cette chance », a-t-il assuré.

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« Pas d’invasion »
Lors du sommet, Kim Jong-Un a également balayé l’idée que le site en question (le centre d’essais nucléaires souterrains de Punggye-ri) soit hors d’usage, comme l’ont suggéré certains experts, après le dernier test atomique, en septembre : « Certains racontent qu’on ferme un site d’essais qui est déjà inutilisable, mais, comme ils le constateront lors de leur visite, il y a deux tunnels supplémentaires encore plus grands (…) et ils sont en bon état », a déclaré le dirigeant nord-coréen au président sud-coréen, toujours selon le porte-parole Yoon Young-chan.
On ignore si Kim Jong-un procédera à cette fermeture en présence de spécialistes américains avant ou après son sommet avec Donald Trump, prévu dans les semaines à venir. La question du rôle des Etats-Unis, et de ses rapports avec la Corée du Nord, a toutefois été importante lors de la rencontre entre Kim Jong-un et Moon Jae-in vendredi, selon les détails fournis par la présidence sud-coréenne dimanche. « M. Kim a déclaré : “Les Etats-Unis nous trouvent repoussants, mais une fois que nous parlerons, ils se rendront compte que je ne suis pas quelqu’un qui va tirer une arme nucléaire sur le Sud ou viser les Etats-Unis.” » 
Il a ajouté au cours de la discussion : « Si nous nous voyons souvent [avec Washington], si nous construisons la confiance, mettons fin à la guerre et finalement qu’on nous promet qu’il n’y aura pas d’invasion, pourquoi vivrions-nous avec des armes nucléaires ? ».

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Le sommet avec Donald Trump au cœur des enjeux
Donald Trump s’est entretenu sur ces sujets samedi 28 avril avec son homologue Moon Jae-in et lui a « dit que c’était une bonne nouvelle non seulement pour les deux Corées, mais aussi pour le monde entier, que les deux dirigeants aient réaffirmé leur engagement pour une dénucléarisation complète de la péninsule », selon le porte-parole de la présidence sud-coréenne.
M. Trump et M. Moon ont convenu qu’il était nécessaire que le sommet entre les Etats-Unis et la Corée du Nord soit organisé rapidement. Ils ont aussi échangé leurs points de vue sur deux ou trois lieux possibles, d’après la présidence sud-coréenne. Les médias américains évoquent la Mongolie et Singapour comme lieux possibles de cette rencontre, qui est largement mise en avant par Donald Trump dans ses interventions publiques.
Le président américain a ainsi commenté, lors d’un déplacement dans l’Etat du Michigan samedi 28 avril : « Cela va être un rendez-vous très important, la dénucléarisation de la péninsule coréenne ». « Vous vous rappelez ce qu’ils disaient ? “Il va nous plonger dans une guerre nucléaire”. Non, la force va nous préserver de la guerre nucléaire, elle ne va pas nous y plonger ! », a déclaré le président américain, qui se dit « impatient » de s’entretenir avec Kim Jong-un selon Séoul. Mais Donald Trump a aussi prévenu que le sommet pourrait tourner court : « Ce qui arrivera arrivera. Je peux y aller. Ça peut ne pas marcher ». Dans ce cas, « je pars », a-t-il déclaré samedi.
« Un pion majeur »
Le Nord a déjà invité des spécialistes étrangers sur son principal site nucléaire, à Yongbyon, en 2008 quand il avait détruit une tour de refroidissement vétuste, rappelle Hong Ming, analyste à l’Institut Corée pour l’unification nationale, qui juge la situation plus prometteuse aujourd’hui.
« Il y a une grande différence entre faire sauter une tour de refroidissement et démanteler son unique site de tests nucléaires, le seul en état de fonctionnement, si Kim dit vrai », observe l’expert, pour qui Kim Jong-un « abandonne par avance un pion majeur qu’il aurait pu conserver pour la rencontre avec Trump ». « Vu qu’il ne s’agit que d’un geste de conciliation avant la rencontre, celle-ci est susceptible de produire quelque chose de plus concret, y compris l’éventail d’armes et installations nucléaires à démanteler et un calendrier spécifique pour ce faire. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ L’Olympique lyonnais s’est qualifié pour sa septième finale de Ligue des champions féminine en dominant Manchester City dimanche.
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Ligue des champions : l’OL féminin en habitué

L’Olympique lyonnais s’est qualifié pour sa septième finale de Ligue des champions féminine en dominant Manchester City dimanche.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 16h49
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 18h18
   





                        



   


Les plus expérimentées ont gagné : pour la septième fois en neuf ans, l’Olympique lyonnais s’est qualifié dimanche 29 avril pour la finale de la Ligue des champions féminine en disposant de Manchester City, plus novice à ce niveau.

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Les Lyonnaises ont dominé la rencontre de la tête et des épaules même si elles n’ont marqué qu’un seul but, par l’Anglaise Lucy Bronze au quart d’heure de jeu. Après le match nul 0-0 le week-end dernier à Manchester, ce but a suffi au bonheur des Lyonnaises, devant quelque 20 000 spectateurs dans le grand stade de Décines (Rhône).
Lucy Bronze a été sans pitié face à ses anciennes coéquipières, marquant d’une superbe reprise de volée du pied droit dans le coin opposé après un beau service d’Amel Majri. Les Citizen avaient déjà été éliminées à ce stade de la compétition par Lyon l’an dernier.
Les Lyonnaises n’ont jamais été inquiétées par les Anglaises, qui auraient pu s’incliner plus largement sans la maladresse en fin de match des attaquantes entraînées par Reynald Pedros.
« Entre le match aller et le retour, c’est un peu la même physionomie de match, a observé l’ancien international français. Elles nous ont un peu plus embêté à l’aller avec leur système en milieu de terrain. Nous avions bien étudié mais sur l’ensemble des deux rencontres, nous avons réussi à faire sur le retour ce que nous n’avions pu faire à l’aller à savoir marquer ce petit but. »
Détentrices avec Francfort du record de victoires en Ligue des champions féminine (4), « les Fénottes » brigueront le 24 mai à Kiev une cinquième couronne continentale.
« Nous aurions pu tuer le match plus vite mais ce manque de réalisme est assez récurrent même si City a très bien défendu. Contre Wolfsburg, ce sera un cran au dessus », a dit l’attaquante lyonnaise Camille Abily, qui concluera ainsi sa carrière professionnelle.
Les Allemandes de Wolfsburg ont de bonnes chances d’être les prochaines adversaires de Lyon. A l’aller, Wolfsburg s’était imposée 3-1 à Chelsea. Le match retour avait lieu dimanche en fin de journée.
« Nous avons revu les images des anciennes finales, les images sont tellement belles que cela donne envie d’y retourner avec l’espoir de remporter un nouveau titre », a ajouté Abily.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Quelques perturbations subsisteront sur les lignes de TER, où 9 trains sur 10 sont annoncés, ainsi que sur les lignes Intercités (3 trains sur 4).
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Grève à la SNCF : le trafic reviendra progressivement à la normale lundi

Quelques perturbations subsisteront sur les lignes de TER, où 9 trains sur 10 sont annoncés, ainsi que sur les lignes Intercités (3 trains sur 4).



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h40
   





                        


La fin du week-end prolongé du 1er mai devrait se dérouler sans encombre sur les rails. La SNCF a prévu un « retour progressif à la normale du trafic » lundi 30 avril, après le sixième épisode de grève qui a causé des perturbations samedi et dimanche, pour les retours de vacances de la zone C.
« Des perturbations pourront subsister en début de matinée », a cependant prévenu la SNCF dans un communiqué, invitant ses clients à vérifier sur ses sites d’information si leur train circulera.
Pour lundi, l’entreprise ferroviaire prévoit un trafic normal pour les TGV, et quasi normal pour les trains internationaux. Quelques perturbations subsisteront sur les lignes de TER, où neuf trains sur dix sont annoncés, ainsi que sur les lignes Intercités, sur lesquelles trois trains sur quatre circuleront. Certaines seront cependant particulièrement affectées, comme la ligne Paris-Caen-Cherbourg (deux trains sur cinq) ou la ligne Paris-Rouen-Le Havre (un train sur trois).

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En Ile-de-France, en moyenne quatre Transiliens sur cinq circuleront. Concernant le RER, le trafic sera normal sur les lignes A, B, R et U, et quasi normal sur la N. Quatre trains sur cinq circuleront sur la ligne P, et deux trains sur trois, ou trois sur quatre, sur les autres lignes, notamment le RER C.
« Moratoire » sur la réforme
Dimanche, comme samedi, la moitié des TGV et un tiers des Intercités ont circulé, selon les prévisions données vendredi par la direction, qui s’était félicitée que le trafic soit « nettement amélioré » par rapport aux précédentes journées de grève. Pour la première fois, moins de 50 % des conducteurs (49,6 %) avaient déclaré vouloir faire grève, contre 77 % au premier jour du mouvement.
Mais, selon les syndicats, cette baisse de la mobilisation n’est en rien synonyme d’essoufflement. Le nouveau secrétaire général de Force Ouvrière (FO), Pascal Pavageau, a réclamé dimanche un « moratoire » sur la réforme du ferroviaire, pour permettre de reprendre « sereinement » les discussions. « Sinon c’est inextricable », a-t-il prévenu.

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Son homologue de la CFDT, Laurent Berger, qui doit être reçu à Matignon par le Premier ministre, Edouard Philippe, le 7 mai, dans le cadre de réunions bilatérales avec l’intersyndicale CGT-Unsa-SUD-CFDT et les responsables confédéraux, a espéré des discussions sur le « fond des sujets ». « L’issue du conflit, c’est d’abord les trains qui recirculent normalement mais c’est aussi que les cheminots ne se sentent pas humiliés », a estimé M. Berger.
Un point sur lequel il s'accorde avec son homologue de FO, qui regrette toutefois de ne pas être présent lors de la réunion du 7 mai. « A ma connaissance, ni la fédération FO des cheminots ni la confédération n’ont été invitées », a-t-il déclaré lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI. M. Pavageau a estimé que « le Premier ministre devrait inviter large », car « le sujet sort du simple cadre SNCF ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Un suspect âgé de 45 ans, interpellé et placé en garde à vue samedi, a « mené les enquêteurs à l’endroit où il avait abandonné le corps de la jeune fille », a annoncé le parquet de Lille dimanche midi.
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Nord : le corps d’Angélique, 13 ans, a été retrouvé, après les aveux du principal suspect

Un suspect âgé de 45 ans, interpellé et placé en garde à vue samedi, a « mené les enquêteurs à l’endroit où il avait abandonné le corps de la jeune fille », a annoncé le parquet de Lille dimanche midi.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 09h31
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 18h48
   





                        



   


Le corps sans vie d’Angélique, 13 ans, qui avait disparu depuis mercredi, a été retrouvé sur un chemin forestier dans la nuit du samedi au dimanche 29 avril à Quesnoy-sur-Deûle (Nord), à une dizaine de kilomètres au nord de Lille.
De nouvelles investigations et des recoupements ont conduit les enquêteurs à interpeler et à placer en garde à vue un homme de 45 ans « en fin de journée » samedi. Ce dernier a ensuite « avoué les faits », a annoncé le parquet de Lille dimanche midi dans un communiqué. Le texte précise que le corps de la jeune fille, qui était disparue depuis mercredi 25 avril à Wembrechies, « a été retrouvé cette nuit à 1 heure 30 sur la commune voisine de Quesnoy-sur-Deûle », sur la base des aveux du suspect :
« [Il] a très rapidement avoué les faits, et a emmené ces enquêteurs, accompagnés de ceux de la direction départementale de la sécurité publique du Nord, co-saisie de l’enquête, à l’endroit où il avait abandonné le corps de la jeune fille. »
Les magistrats ne donnent en revanche pas d’indications sur les circonstances de la mort de l’adolescente. « Les investigations et la garde à vue se poursuivent », ajoute seulement le parquet qui précise qu’une autopsie sera effectuée lundi sur le corps de la jeune fille.
Un homme déjà condamné pour viol en 1994
Selon le procureur de la République de Lille, le suspect était inscrit au fichier judiciaire national automatisé des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (FIJAIS). « Sur le casier judiciaire de l’homme mis en cause est mentionnée une condamnation datant de 1996 pour des faits commis en 1994, qualifiés de viol avec arme, attentats à la pudeur aggravés et vol avec violence. Lorsque le FIJAIS a été créé par la loi du 9 mars 2004, cette condamnation a été reprise et a donc entraîné son inscription dans ce fichier », indique le communiqué du parquet de Lille.
« C’est incompréhensible d’avoir un habitant délinquant sexuel et que personne n’avait été mis au courant. Il faisait partie des Wambrecitains et personne ne s’est douté de rien », a dénoncé Michel Sas, premier adjoint au maire de Wambrechies.
Mercredi, l’adolescente avait laissé « un mot disant rejoindre des copines pour ensuite rentrer, mais n’est jamais rentrée » chez elle, relataient les policiers. Angélique a été aperçue pour la dernière fois à 16 h 30 dans le quartier de l’Agrippin. La police, jugeant la disparition « inquiétante », avait diffusé un avis de recherche vendredi. Une battue avait été organisée à Wambrechies vendredi après-midi rassemblant une centaine de personnes, dont des proches de la jeune fille.
« La ville est en état de choc, certains habitants sont abattus, d’autres en colère. Les gens sont extrêmement solidaires, une solidarité qui a notamment été exprimée par ces battues spontanées. Il y a une énorme tristesse chez tous les habitants », a affirmé à l’AFP Georges Spadavecchia, délégué sécurité de la Ville.
Une marche blanche sera organisée mardi à 14 h 00 à Wambrechies.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Les actions médiatisées de groupuscules identitaires, dans les universités de Montpellier et de Tolbiac ou au col de l’Echelle le 22 avril, sont-elles le signe d’une recomposition de l’extrême droite radicale ? Entretien avec le sociologue Ugo Palheta.
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« La violence d’extrême droite n’a jamais cessé »

Les actions médiatisées de groupuscules identitaires, dans les universités de Montpellier et de Tolbiac ou au col de l’Echelle le 22 avril, sont-elles le signe d’une recomposition de l’extrême droite radicale ? Entretien avec le sociologue Ugo Palheta.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 15h06
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Maître de conférences à l’université de Lille, le sociologue Ugo Palheta est directeur de publication de la revue en ligne Contretemps. Il est l’auteur d’un livre à paraître sur La Possibilité du fascisme (La Découverte).
Attaque contre le Lycée autogéré de Paris le 16 mars, attaque à la faculté de droit de Montpellier le 3 avril, puis à l’université de Tolbiac, à Paris, le 7 avril. Le 22 avril, action menée contre les migrants au col de l’Echelle (Hautes-Alpes). Peut-on partir du constat que la violence des activistes d’extrême droite, qui a baissé après les années 1980, retrouve une nouvelle intensité ? Et si oui, quelles sont les raisons de ce nouveau recours à la violence ?
Ugo Palheta : Il est difficile d’établir un tel constat et il ne faut pas oublier que la violence d’extrême droite n’a jamais cessé. Outre Clément ­Méric, tué par un membre des Jeunesses nationalistes révolutionnaires en 2013, il faut se souvenir des meurtres en 1995 d’Ibrahim Ali, tué par balles par des colleurs d’affiches du Front national (FN), et de Brahim Bouarram, poussé dans la Seine par un skinhead en marge d’une manifestation du FN, sans parler des violences commises dans les années 1990 par les groupes de choc du Département protection sécurité (DPS, le service d’ordre du FN). Mais il est vrai que l’on observe une multiplication récente des attaques violentes de mouvements sociaux et de migrants par des groupuscules d’extrême droite.
« Le FN subit actuellement un trou d’air, ce qui peut inciter les groupuscules d’extrême droite à chercher à occuper l’espace en se rendant visibles »
Cela renvoie à plusieurs logiques : d’abord, le mouvement de 2012-2013 contre l’égalité des droits (La Manif pour tous) les a mis en confiance et leur a permis de recruter ; ensuite, le FN subit actuellement un trou d’air, ce qui peut inciter ces groupes à chercher à occuper l’espace en se rendant visibles ; enfin, ils se font concurrence...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Elles sont rassemblées pour l’édition 2018 du Teknival, un festival de musique techno qui doit durer quatre jours mais n’a pas été autorisé.
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Des milliers de personnes fêtent illégalement les 25 ans du Teknival dans la Marne

Elles sont rassemblées pour l’édition 2018 du Teknival, un festival de musique techno qui doit durer quatre jours mais n’a pas été autorisé.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h01
   





                        


Ils sont plus de 10 000 à s’être rassemblés dimanche 29 avril sur une ancienne base militaire de l’OTAN à Marigny, dans la Marne, pour fêter les 25 ans du Teknival. Ce festival de musique techo a débuté vendredi et doit durer quatre jours. A de rares exceptions, il a lieu sans l’accord des autorités, et l’édition 2018 n’a pas dérogé à la règle.

        Lire aussi, sur le Teknival 2016 :
         

          Retour aux sources et clandestinité pour le Teknival



« C’est une manifestation non déclarée qui n’a pas été préparée avec les services de l’Etat, notamment sous l’angle de la sécurité, c’est donc une manifestation illégale », a affirmé le préfet de la Marne, Denis Conus, à l’Agence France-Presse samedi. Les participants ont commencé à arriver vendredi soir vers 22 h 30, et le préfet a pris deux arrêtés d’interdiction dans la foulée.
L’un interdit la circulation des poids lourds « transportant du matériel de son à destination d’un rassemblement festif à caractère musical non autorisé », et l’autre interdit temporairement les « rassemblements festifs à caractère musical » dans le département de la Marne. Mais, en dépit de ces deux arrêtés, les festivaliers continuaient d’affluer dimanche sur le site.
Six personnes évacuées
Le Teknival se déroule à chaque édition dans un lieu différent, tenu secret jusqu’aux dernières heures. En 2017, le Teknival s’était tenu à Pernay, près de Tours.
« Pour nous, sur un événement comme celui-là, il y a trois enjeux : un enjeu de sécurité sanitaire, de sécurité publique et de sécurité routière », a détaillé le préfet de la Marne. Ainsi, 60 pompiers, 250 gendarmes, des médecins et des infirmiers du SAMU et des associations de protection civile ont été mobilisés.
Outre les problèmes de sécurité, l’installation du festival sur cette ancienne base militaire a fait polémique en raison de son classement « Natura 2 000 ». La ligue de protection des oiseaux de Champagne-Ardenne a ainsi annoncé dans un communiqué son intention de porter plainte pour « destruction d’habitats en zone protégée voire pour destruction d’espèces », et réclamé le respect des arrêtés préfectoraux.
« Il est évident que la tenue de cette manifestation, comme les précédentes, va avoir des incidences irrémédiables pour la biodiversité et anéantir des années d’efforts pour assurer la conservation de ce site qui constitue une des dernières pelouses sèches du département », indique le communiqué.
A ce stade, « il n’y a eu aucun trouble à l’ordre public », l’événement étant à « 1 km de la commune, le bruit ne perturbe pas la population », et « six personnes ont été évacuées vers un hôpital après un malaise à cause de l’absorption de drogues et des blessures légères », a précisé le préfet samedi après-midi.



                            


                        

                        


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CroisiEurope, la PME alsacienne qui vogue sur les fleuves du monde entier

Portrait de la famille Schmitter, qui a développé le numéro un européen de la croisière fluviale.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 12h00
    |

            Philippe Jacqué (Strasbourg, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Nous sommes autant, ce n’est pas possible ! », s’écrit Christian, 53 ans. « Ben si, on vient de pointer. Nous sommes 1 600 salariés », répond, goguenard, Philippe, 62 ans. « Il faut suivre ! », enchérissent en chœur Lucas, Kim et Jordan, tous moins de 30 ans au compteur… Chez les Schmitter, la très discrète famille à la barre de CroisiEurope, les plus jeunes n’hésitent pas à chambrer leurs aînés. L’échange a lieu courant mars, rue du Havre, à l’embarcadère du port de Strasbourg du champion européen de la croisière fluviale. Ce jour-là, cependant, il manque à l’appel trois membres de cette famille alsacienne haute en couleur : Anne-Marie, 51 ans, et Patrick, 63 ans, de la seconde génération, ainsi que Deborah, de la troisième génération. Ils sont tous occupés à parcourir le monde pour la société.
« Tous sont importants pour faire fonctionner la société », insiste Christian. « Mon père [Gérard], qui a créé l’entreprise en 1976, pouvait se mêler de tout, jusqu’à la couleur du papier toilette des navires, se rappelle Philippe. Nous avons préféré nous répartir équitablement le boulot et le capital de la société. A Christian, le commercial, à Patrick, l’industriel, à Anne-Marie, l’administratif, et à moi, l’hôtellerie-restauration… Une seule règle : les conjoints n’ont pas voix au chapitre. Quant aux enfants, on les intègre progressivement à la direction des opérations et ils participent désormais aux décisions stratégiques. »
Un noyau de cadres participe également à l’aventure depuis le début. « Sans eux, nous ne serions pas là », reprend Christian. « C’est une famille humble, bienveillante et une entreprise fantastique, s’émerveille Monique Jung, la patronne de l’Agence de développement économique d’Alsace. En quarante-deux ans, le petit restaurant avec location de pédalos s’est transformé en une multinationale du tourisme ! »
« On a beaucoup trimé »
Tout...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Trois du nord et neuf de l’est de la France sont en vigilance orange à cause des intempéries dimanche 29 avril.
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Douze départements en vigilance orange pour « pluies-inondations » et « orages »

Trois du nord et neuf de l’est de la France sont en vigilance orange à cause des intempéries dimanche 29 avril.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 13h55
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 18h31
   





                        


Les intempéries sont au rendez-vous dans une grande partie de la France dimanche 29 avril. Le temps sera perturbé et orageux, selon les prévisions de Météo France, qui a placé douze départements en vigilance orange pour des risques d’orages et de pluies-inondations.

🔶 12 dpts en #vigilanceOrange

— VigiMeteoFrance (@VigiMétéoFrance)


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Les trois premiers concernés des départements des côtes de la Manche à partir de 22 heures : le Pas-de-Calais, la Seine-Maritime et la Somme. Météo France y prévoit un épisode pluvieux particulièrement intense, avec des cumuls de pluie « de 30 à 40 mm, localement 50 mm ». l’agence météorologique annoncé « des pluies continues persistantes à partir du milieu de nuit de dimanche à lundi et jusqu’en journée de lundi ».
La vigilance orange aux orages et aux pluies-inondations a en revanche été levée dimanche après-midi pour la Corrèze, le Lot et le Tarn-et-Garonne, qui sont placés en vigilance jaune jusqu’à 20 heures. « Sur l’épisode, les cumuls ont atteint entre 50 et 60 mm parfois 70 mm, ce qui correspond habituellement à environ deux à trois semaines de pluie en cette saison », a précisé l’institut dans un bulletin.
De multiples orages dans l’Est
Neuf départements de l’est de la France ont été placés sous surveillance en raison de risques d’orage (Ardennes, Aube, Marne, Haute-Marne, Meurthe-et-Moselle, Meuse, Moselle, Haute-Saône et Vosges). « Dans une masse d’air assez instable, des orages vont se multiplier et s’organiser [dimanche] après-midi et [dans la] nuit pour devenir forts voire violents. » 
Une amélioration est attendue dans les douze départements concernés par ces intempéries dimanche en soirée et en début de nuit.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ En battant Toulouse (2-1), les Rennais ont pris la sixième place du classement. Les Toulousains sont toujours 17es et menacés par la relégation.
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Ligue 1 : Rennes croit à l’Europe ; Toulouse est sous pression

En battant Toulouse (2-1), les Rennais ont pris la sixième place du classement. Les Toulousains sont toujours 17es et menacés par la relégation.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h14
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 17h23
   





                        



   


Alors que ses deux poursuivants, Troyes et Lille, avaient gagné la veille, le Toulouse FC avait la pression au moment d’affronter Rennes, dimanche 29 avril. Dix-septièmes au coup d’envoi, les joueurs de Michael Débève se sont inclinés (2-1) face aux Bretons et voient la zone rouge se rapprocher. Avec encore trois matchs à disputer, dont un qui s’annonce tendu le week-end prochain contre les Lillois, dix-neuvièmes, les Toulousains ont encore leur destin en main, mais n’ont plus de marge.
Tout avait pourtant bien commencé pour Toulouse, puisque le malheureux Joris Gnagnon a trompé son propre gardien après dix-huit minutes de jeu, permettant au TFC de prendre la tête.
Mais les Rennais, sixièmes, et donc toujours en course pour jouer la Ligue Europa, ont su réagir, grâce à James Lea Siliki, qui s’est triplement illustré dans ce match. Le jeune milieu de 21 ans, passé par le centre de formation de Guingamp, a d’abord inscrit un but, servi par Whabi Khazri, juste avant la pause. Au retour des vestiaires, c’est Lea Siliki qui a offert une passe décisive à Benjamin Bourigeaud, pour donner l’avantage au Stade rennais.
Rennes a été contraint de terminer le match à dix après l’expulsion de l’inévitable Lea Siliki, qui a écopé d’un second carton jaune à la 70e minute pour un coup de coude à Max-Alain Gradel. Cela n’a pas empêché les Bretons de conserver leur avance, malgré une ultime occasion du… gardien toulousain Alban Lafont, monté sur le dernier corner du match.
Les Rennais sont grâce à cette victoire sixièmes du classement. Si le PSG remporte la Coupe de France, cette place deviendra qualificative pour la Ligue Europa.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Avec la baisse de l’activité « courrier », l’entreprise a prévu que les postiers assurent plus de services durant leur tournée.
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A La Poste, les facteurs vont apprendre à jongler avec les « casquettes »

Avec la baisse de l’activité « courrier », l’entreprise a prévu que les postiers assurent plus de services durant leur tournée.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 10h14
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 18h05
    |

                            Véronique Chocron








                        



                                


                            

Le facteur est en passe de devenir un véritable couteau suisse des services de proximité. Alors que certains opérateurs postaux à l’étranger ont fait le choix de ne plus distribuer le courrier 6 jours sur 7 pour faire face à l’attrition de cette activité, La Poste française a décidé d’optimiser les tournées en densifiant les tâches des postiers. Selon les prévisions transmises en mars aux syndicats de La Poste, dans le cadre de la gestion prévisionnelle de l’emploi et des compétences (GPEC), le groupe prévoit que ces nouvelles « prestations facteurs », au nombre de 7 millions en 2017, devraient passer à 34 millions en 2023.
Leur liste tient de l’inventaire à la Prévert. En plus de distribuer le courrier, les facteurs ont par exemple vocation à aider les seniors à utiliser des tablettes tactiles ergonomiques (coût de la prestation « Ardoiz » : 30 euros). Plus de 4 000 postiers ont été formés à cette tâche et l’opérateur mise sur plus de 20 000 prestations en 2018, soit un quasi-doublement en un an. Prochainement ils pourront en outre aider des contribuables à remplir leur déclaration de revenus sur Internet (pour environ 50 euros).
Le facteur peut déjà livrer les courses effectuées auprès de petits commerçants (Proxi course), relever des données comme celles d’un compteur de gaz (Proxi data), installer à domicile un boîtier de téléassistance (Proxi équip) ou effectuer un travail de surveillance de la voirie à la demande d’une commune (Proxi vigie). Le préposé doit alors prendre en photo les nids-de-poule, les encombrants ou le mobilier urbain dégradé.
Portage de repas
Pour donner davantage de valeur à un courrier, La Poste propose encore la « remise commentée » d’une lettre, en main propre, accompagnée de quelques phrases prononcées par le facteur (Proxi contact), un service utilisé par exemple par l’Assurance maladie. Au total, le groupe public a effectué 6 millions de ces prestations labellisées « Proxi » en 2017, et en vise 10 millions...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Que le dirigeant syrien ait pu porter durant dix-sept ans la plus haute distinction de la République française soulève de sérieuses questions sur nos institutions, estime Jean-Pierre Filiu sur son blog.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Selon le secrétaire général de la CFDT, le syndicat national des pilotes de ligne « prend tout le monde en otage » dans le conflit salarial qui l’oppose à la direction de la compagnie.
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Grève à Air France : Laurent Berger critique vertement le syndicat majoritaire des pilotes

Selon le secrétaire général de la CFDT, le syndicat national des pilotes de ligne « prend tout le monde en otage » dans le conflit salarial qui l’oppose à la direction de la compagnie.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 14h17
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 15h25
   





                        


Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, a jugé sévèrement, dimanche 29 avril, l’action du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL), premier syndicat de pilotes à Air France. Dans ce conflit qui s’est traduit par onze journées de grève depuis la fin du mois de février, et par quatre autres programmées en mai, « on a un syndicat majoritaire de pilotes, qui s’appelle le SNPL, qui prend tout le monde en otage », a déclaré le dirigeant syndical dimanche lors du « Grand rendez-vous Les Echos/CNews/Europe 1 ».
« Ça va se passer comment à la fin si on suit le SNPL ? Les pilotes, on va leur donner de quoi s’en sortir, et le personnel au sol, il trinquera. On aura des suppressions d’effectifs, on aura des réductions de personnel », a dit M. Berger.
Selon lui, le SNPL « entraîne Air France vers le fond », et son président, Philippe Evain, « se prend pour le lider maximo et veut emmener tous les personnels du sol avec lui. Ils n’ont pas intérêt à le suivre, parce que c’est eux (…) qui vont payer la facture à la fin ».
« Il faut voter oui » au référendum 
Pour tenter de mettre fin au conflit, la direction de la compagnie a présenté un projet d’accord salarial qu’elle a soumis pour consultation au personnel jusqu’à vendredi prochain. Le patron d’Air France, Jean-Marc Janaillac, a mis sa démission dans la balance. La CFDT « n’est pas demandeur de ce type de consultation », mais « dans ce cas précis où il y a une impasse totale, (…) nous disons aux salariés : il faut voter oui pour sortir de cette impasse », déclare le dirigeant syndical.
Le texte prévoit dès 2018 une augmentation des grilles salariales de 2 % (et une enveloppe de 1,4 % d’augmentations individuelles au sol), puis 5 % supplémentaires étalés sur trois ans, conditionnés aux résultats économiques de l’entreprise. Le projet d’accord a été rejeté par les onze syndicats appelant à la grève, dont ne fait pas partie la CFDT. Ils réclament une augmentation générale des salaires de 5,1 % dès cette année, au nom des efforts fournis ces dernières années.
Le nouveau dirigeant de FO n’est « pas d’accord »
Interrogé sur les propos de M. Bergé dans l’émission « Le Grand Jury RTL/LCI/Le Figaro », le nouveau secrétaire général de Force ouvrière (FO), Pascal Pavageau, s’en est démarqué : « Je ne suis pas d’accord, le rapport de force n’est pas une prise d’otage, quelle que soit l’organisation syndicale. »
Il a rappelé que FO appelait à voter non à la consultation voulue par la direction, et il s’est dit « contre le principe du référendum en entreprise ». Avec cette consultation, « on a un phénomène de contournement des organisations syndicales », a-t-il argué.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Avec de la méthode, il est possible d’accroître de manière spectaculaire notre mémoire. Pour « Le Monde », un champion de France de mémoire explique comment y arriver.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Le président français et la première ministre britannique lancent cet appel à l’occasion du 21e anniversaire de la Convention sur les armes chimiques dimanche 29 avril.
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Emmanuel Macron et Theresa May veulent renforcer l’interdiction des armes chimiques

Le président français et la première ministre britannique lancent cet appel à l’occasion du 21e anniversaire de la Convention sur les armes chimiques dimanche 29 avril.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 13h34
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 13h38
   





                        


Emmanuel Macron et Theresa May appellent à renforcer l’interdiction des armes chimiques. Le chef de l’Etat français et la première ministre britannique ont tous les deux publié sur Twitter un message en ce sens dimanche 29 avril dans la matinée, à l’occasion du 21e anniversaire de la convention qui proscrit l’usage d’armes chimiques.
« A l’occasion du 21ᵉ anniversaire de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, et après les événements de Douma et Salisbury, @Theresa_May et moi appellons [sic] la communauté internationale à renforcer avec nous l’interdiction de ces armes de destruction massive », écrit Emmanuel Macron.
« Il y a vingt et un ans, la convention sur l’interdiction des armes chimiques bannissait l’usage, le développement, la production et le stockage de ces armes terribles. Emmanuel Macron et moi réaffirmons notre attachement à cet accord et appelons les autres nations à se joindre à notre position ferme : nous ne devrions jamais revenir en arrière », dit le 10 Downing Street.

21 years ago, the Chemical Weapons Convention banned the use and development, production and stockpiling of these t… https://t.co/MW8UhL4y6v— 10DowningStreet (@UK Prime Minister)


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Un appel sur fond de conflit syrien et d’affaire Skripal
La convention est entrée en vigueur le 29 avril 1997. L’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC), chargée de la mettre en œuvre, rassemble cent quatre-vingt-douze pays et siège à La Haye.
La France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont procédé le 14 avril à des frappes d’une ampleur inédite contre le régime de Bachar Al-Assad, qu’ils accusent d’une attaque chimique supposée le 7 avril à Douma, près de Damas, en Syrie.
Selon une délégation syrienne qui s’est exprimée jeudi devant l’OIAC, l’attaque était une mise en scène. La France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis ont dénoncé une « mascarade obscène ».
Londres accuse par ailleurs Moscou d’avoir empoisonné le 4 mars à Salisbury, dans le sud de l’Angleterre, l’ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille, ce que dément la Russie.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ En janvier, notre journaliste s’est engagée à relever le Défi Rien de neuf, organisé par le groupe Zero Waste France pour inciter à consommer autrement et développer le secteur de l’occasion.
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« J’ai décidé de ne rien acheter de neuf pendant un an »


                      En janvier, notre journaliste s’est engagée à relever le Défi Rien de neuf, organisé par le groupe Zero Waste France pour inciter à consommer autrement et développer le secteur de l’occasion.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 14h27
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 06h44
    |

                            Guillemette Faure








                              

                        

Le bonnet de bain pour la piscine à l’école. Là, il a fallu en acheter un. En mars, ce fut le premier accroc à ma résolution de l’année. En janvier, j’ai fait partie des 12 000 personnes qui se sont engagées sur le groupe Zero Waste France (pour « zéro déchet ») à ne rien acheter de neuf pendant un an. Plus d’un trimestre a passé, et j’ai à peu près réussi à tenir mon engagement. Le marché de l’occasion n’étant ni très développé ni très ragoûtant pour les bonnets de bain, j’ai sorti 4 euros.
« Quinze sortes de ketchup. A cause de choses pareilles, j’ai eu envie de quitter ce monde », écrivait Sylvain Tesson dans son récit Dans les forêts de Sibérie (Gallimard, 2011) pour évoquer le dégoût que peut susciter la course à la consommation. A défaut de pouvoir partir pour la taïga, c’est ce qui m’a conduit à rejoindre le Défi Rien de neuf.

Il est encore trop tôt pour faire le bilan de cette expérience. Cette année encore, Noël est à la fin de l’année mais, d’ici là, les vacances et la rentrée scolaire seront d’autres traquenards à achats neufs. Une seule chose est sûre après un trimestre, je n’avais pas anticipé ce qui m’attendait en me lançant dans cette expérience : rien. Nos intérieurs sont déjà tellement encombrés que, lorsqu’on cesse d’acheter du neuf, on reste encore très loin d’une vie frugale.
Tout se trouve d’occasion
Dans un sondage de Zero Waste France réalisé trois mois après le lancement de l’opération, seule une personne sur cinq trouve ça encore difficile de renoncer à acheter neuf. Effectivement, on découvre que tout se répare, se prête ou se trouve en seconde main. Les sites de vente type Leboncoin, les librairies d’occasion en ligne et les vide-greniers permettent de dénicher à peu près ce qu’on veut, à part de vieux bonnets de bain.
Ce qui tombe bien puisque, un peu comme les machines à laver qui se détraquent le lendemain de l’expiration de leur garantie, les semelles de mes chaussures ont...




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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Les occupants, hostiles à la loi sur l’accès aux études universitaires, ont annoncé leur départ dimanche 29 avril.
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Fin de l’occupation de la faculté de la Victoire, à Bordeaux

Les occupants, hostiles à la loi sur l’accès aux études universitaires, ont annoncé leur départ dimanche 29 avril.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 15h13
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 16h04
   





                        


« Ce soir, nous quittons la fac. » C’est par ces mots que le comité de mobilisation de l’université de Bordeaux-II a annoncé, dimanche 29 avril, sur sa page Facebook la fin de l’occupation de la faculté de la Victoire (sociologie-psychologie), qui avait débuté le 15 mars. Le mouvement entendait protester contre la loi sur l’accès aux études universitaires qui, selon le comité, « va fermer les portes de l’Université à des milliers de jeunes ».
« Nous partons d’ici, mais pour mieux occuper la rue, avec les autres secteurs en lutte dès le 1er mai », ajoute le texte diffusé par le mouvement des étudiants de la faculté de la Victoire sur les réseaux sociaux.
« Il est désormais primordial de mettre nos forces partout où il est possible d’étendre les lignes de front de la guerre sociale qui se joue aujourd’hui, concernant la destruction des services publics (SNCF, santé, Poste), l’évacuation de la ZAD, les licenciements, et l’accueil des réfugié·e·s et migrant·e·s fuyant les guerres et la misère », souligne encore le comité de mobilisation.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Pour sa 3e édition, la course de monoplaces électriques s’est voulue accrocheuse devant ses 42 000 spectateurs. « Le Monde » est allé à la rencontre de ce nouveau public.
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A l’ePrix de Paris : « La F1 est plus spectaculaire...mais cela viendra »

Pour sa 3e édition, la course de monoplaces électriques s’est voulue accrocheuse devant ses 42 000 spectateurs. « Le Monde » est allé à la rencontre de ce nouveau public.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 17h03
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Jean-Eric Vergne, Lucas Di Grassi, Sam Bird : pour les 42 000 personnes venues assister au 3e ePrix de Paris autour des Invalides, les trois pilotes montés sur le podium ne sont plus des inconnus. Là est peut-être la plus belle victoire de cette 8e étape du jeune championnat de Formule E : comme on le constate en partant à la rencontre des spectateurs, on ne vient plus voir une course de FE par hasard.
Ils étaient 42.000 spectateurs pour la course samedi, dont 7 500 en tribunes. C’est 3.000 de moins, au total, qu’un an plus tôt.
Parmi eux, John, installé près des grilles dès 14 heures avec son épouse et un couple d’amis. Venus de Floride les quatre septuagénaires voulaient assister à l’ePrix avant de profiter des atouts touristiques de la capitale. Ils ont découvert la FE il y a deux ans, lorsqu’elle a été organisée à New York. « Mais Paris offre un plus bel écrin, et de meilleurs points de vue, gratuitement ! », estime John.
On croise aussi Victoria, Zena et Diana, 25 à 28 ans et venues de Cologne, en Allemagne, notamment dans l’espoir de voir Mike Schumacher, le fils de Michaël, lors de la remise des prix. Raté : il n’est pas venu cette année. Il y a aussi Andreï, venu de Lyon avec son fils de 6 ans, fan de Lucas Di Grassi, le pilote Audi ABT Schaeffler. Mais la grande majorité du public familial présent sur l’esplanade ou en tribune réside en Ile-de-France ou dans la capitale.

Course agressive
L’ePrix se vit avant tout comme une sortie familiale, le « eVillage », sur la partie ouest des Invalides étant accessible sans billet. « Après tout, les courses électriques sont organisées pour convaincre les gens d’acheter une voiture électrique. On n’a pas à payer pour assister à une démonstration », relève Paul, 65 ans, qui vient chaque année - et n’a ni voiture, ni permis.
Le passage à la compétition automobile électrique est considéré, dans les tribunes, comme une évidence à plus ou moins long terme, entre trois et… cinquante ans selon les interlocuteurs.

   


« Il faudra du temps, note Alain, venu avec son épouse Beverly et leur petit-fils Lucas. Parce que la F1 est beaucoup plus spectaculaire. Mais cela viendra. » Est-ce le bruit qui manque ? « Non, pas vraiment. » Certains apprécient même ce sifflement « qui ressemble à celui d’un avion », et les écrans et la sonorisation, face aux gradins des places payantes, assurent l’animation.
Sur la piste, les pilotes font leur maximum pour assurer le spectacle, multiplient les accrochages pneu à pneu et les tout-droit dans les bordures rembourrées. Au point que Sam Bird (DS Virgin) a pointé, en conférence de presse d’après course, le comportement « trop agressif » de l’Allemand de Techeetah André Lotterer. En bord de piste, derrière les grillages enfin débarrassés de publicités intempestives, la foule, elle, adore frissonner sans danger.
On pointe en revanche la durée de la course, jugée trop fugace : 40 minutes au maximum. Ce qui ne devrait pas s’arranger l’année prochaine avec l’arrivée de la Gen2, la nouvelle monoplace électrique à l’autonomie doublée. Elle est capable d’assurer un ePrix entier, mais pas plus.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ En campagne dans le Frioul pour l’élection régionale de ce dimanche, le président de la Ligue a concentré ses efforts sur ses fiefs électoraux, loin des tractations pour former un gouvernement.
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Mis à l’écart à Rome, Salvini retrouve ses fiefs du nord de l’Italie

En campagne dans le Frioul pour l’élection régionale de ce dimanche, le président de la Ligue a concentré ses efforts sur ses fiefs électoraux, loin des tractations pour former un gouvernement.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 17h03
    |

            Jérôme Gautheret (Codroipo, Trieste (Frioul -Vénétie julienne), envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Eh bien, ils ne sont pas ponctuels… » Sans desserrer les dents, une femme un peu âgée et plutôt apprêtée peste en regardant sa montre, attablée à une terrasse de la place centrale de Codroipo. L’esplanade de la mairie se remplit. Des jeunes et des moins jeunes, des enfants… Ici, l’attachement à la Ligue est une affaire de famille, et c’est toutes ensemble que plusieurs centaines de personnes attendaient, lundi 23 avril, dans la douceur d’un début de soirée, le chef de file de la droite, candidat à l’élection du 29 avril dans cette région du Frioul-Vénétie julienne, Massimiliano Fedriga (Ligue), et, surtout, le dirigeant national du mouvement, Matteo Salvini.
Ils arrivent avec une bonne demi-heure de retard, mais comment aurait-il pu en être autrement ? Depuis 9 heures, c’est la sixième réunion publique de la journée pour les deux hommes, du centre de Trieste aux confins montagneux du Frioul et à la frontière slovène. Plus de cinquante jours après les élections législatives du 4 mars qui ont vu la coalition de droite arriver en tête avec 37 % des voix, le chef de la Ligue joue la carte du contraste.

Alors que le président de la République, Sergio Mattarella, vient de charger le président de la Chambre des députés, Roberto Fico, d’un « mandat exploratoire » pour évaluer les chances de constituer un gouvernement autour du Mouvement 5 étoiles (32 %) et du Parti démocrate (PD), grand perdant du scrutin, M. Salvini arpente le pays, de place de village en théâtre municipal, dans une campagne qui semble ne jamais devoir finir, loin des tractations d’arrière-salles qui se multiplient dans le secret des palais romains.
« Pas de miracles »
« La région, c’est le quotidien, commence Salvini. L’hôpital, les routes… », égrène-t-il, en bras de chemise, debout sur la table de plastique qui lui tient lieu d’estrade. Il poursuit : « Je ne vous promets pas de miracles. » Et la foule lui répond : « On n’en...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Le groupe du milliardaire français est soupçonné d’avoir utilisé les activités de conseil d’Havas, entreprise qu’il contrôle, pour obtenir des marchés au Togo et en Guinée.
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Article sélectionné dans La Matinale du 28/04/2018
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Dans une tribune, Vincent Bolloré se dit victime de préjugés contre l’Afrique

Le groupe du milliardaire français est soupçonné d’avoir utilisé les activités de conseil d’Havas, entreprise qu’il contrôle, pour obtenir des marchés au Togo et en Guinée.



Le Monde
 |    29.04.2018 à 02h38
 • Mis à jour le
29.04.2018 à 10h36
   





                        



   


Mis en examen dans le cadre d’une enquête sur des soupçons de corruption pour l’obtention de concessions portuaires en Afrique, Vincent Bolloré conteste ces accusations et toute irrégularité dans une tribune publiée dans Le Journal du dimanche du 29 avril.
Pour l’homme d’affaires, qui s’exprime pour la première fois depuis sa mise en examen mercredi, les suspicions à l’égard des activités du groupe Bolloré résultent d’une vision biaisée du « continent d’avenir » qu’est l’Afrique et d’un « traitement inexact et condescendant des Africains ».
« En raison de campagnes véhiculant des informations fausses ou malveillantes », l’Afrique est considérée « comme une terre de non-gouvernance, voire de corruption, [avec] des chefs d’Etat décidant seuls d’accorder des contrats mirobolants à des financiers peu scrupuleux », écrit M. Bolloré.
Le président-directeur général éponyme du groupe Bolloré a été mis en examen pour corruption d’agent public étranger, complicité d’abus de confiance et complicité de faux. La justice soupçonne des dirigeants du groupe d’avoir utilisé Havas, alors une de ses filiales de communication, pour faciliter l’accession au pouvoir de dirigeants africains et obtenir en contrepartie des concessions portuaires.

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          Afrique, amis, affaires... Révélations sur le système Bolloré



Appels d’offres internationaux
Les juges s’intéressent en particulier aux conditions de reprise par le groupe Bolloré de la concession du port de Conakry, en Guinée, et de la gestion d’un terminal de conteneurs du port de Lomé, au Togo.
« Comment imaginer que des dépenses de communication de quelques centaines de milliers d’euros comptabilisées en toute transparence avec un groupe de communication de taille et de réputation mondiales aient déterminé des investissements de centaines de millions d’euros pour des opérations portuaires [ayant fait l’objet] d’appels d’offres internationaux ? », argue Vincent Bolloré dans l’hebdomadaire dominical.
D’autant plus que ces opérations ont été réalisées « dans un cas, deux ans, dans l’autre, neuf ans avant les élections de personnalités présumées corrompues [d’Alpha Condé, en Guinée, et de Faure Gnassingbé, au Togo] », poursuit-il. Le groupe Bolloré avait déjà nié toute irrégularité en des termes comparables cette semaine.

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          « Je n’ai pas participé à ces négociations », affirme Vincent Bolloré



« En toute bonne foi »
L’homme d’affaires déplore aussi qu’« en raison de campagnes véhiculant des informations fausses ou malveillantes », le continent africain, où son groupe a investi « près de 4 milliards d’euros et a contribué à (…) créer énormément d’emplois », soit « appréhendé comme une terre de non-gouvernance, voire de corruption ».
« J’ai réalisé au cours de ces derniers jours que ce que nous faisions en toute bonne foi depuis longtemps, vu à travers le prisme d’un continent africain considéré comme dirigé par des équipes sans foi ni loi était le terreau d’une suspicion légitime », développe-t-il, assurant poser « sérieusement » la question : « Faut-il abandonner l’Afrique ? », qui donne son titre à la tribune.
« Chasse aux sorcières »
M. Bolloré revient également sur l’affaire de la Socapalm, société spécialisée dans l’huile de palme au Cameroun, dont son groupe est actionnaire. « Quand je vois la chasse aux sorcières organisée contre nos agissements dans des plantations qui ne nous ont jamais appartenu et où nous n’avons aucun employé… », poursuit l’entrepreneur, en référence à un reportage de France Télévisions, contre lequel le groupe Bolloré a porté plainte pour diffamation en 2016.
Ce reportage évoquait les activités de la Socapalm et diffusait notamment le témoignage de sous-traitants, pour certains présentés comme mineurs, payés à la tâche, travaillant sans vêtements de protection et logeant dans des conditions insalubres.
Le groupe contrôlé par la famille Bolloré joue un rôle de premier plan en Afrique, où il est présent dans quarante-six pays, exploite seize terminaux à conteneurs et trois concessions ferroviaires et emploie vingt-cinq mille personnes. Le continent représente environ 20 % de son activité, hors intégration récente du géant des médias Vivendi.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ L’acteur et réalisateur de films pornographiques HPG poursuit son travail d’introspection.
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« Marion » : mélancolie de l’homme nu moderne

L’acteur et réalisateur de films pornographiques HPG poursuit son travail d’introspection.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 07h33
    |

                            Jean-François Rauger








                        



   


L’avis du « Monde » – à ne pas manquer
Les films d’HPG (acronyme pour Hervé Pierre-Gustave) ne ressemblent à rien. Il est, en effet, impossible de les faire rentrer dans de quelconques catégories existantes. Le happening, l’autofiction, la pornographie en sont des ingrédients nécessaires tout autant, et surtout, que la présence du cinéaste/comédien dans le rôle principal, celui d’un personnage qui pourrait n’être que lui-même : un acteur de films pornographiques, en couple avec un enfant. Marion continue, de façon encore plus radicale, le parcours entamé avec des titres comme On ne devrait pas exister (2005) et Fils de… (2014).
Le flamboyant et histrionique comédien spécialisé, mais aussi réalisateur et producteur de films pornographiques, a commencé un jour à réaliser, à côté d’une prolifique production alimentant à jets continus les rayons des sex-shops, des œuvres d’un curieux naturalisme intime (cela a commencé par quelques courts-métrages), prétextes à un travail d’introspection teinté d’humour.
Le sexe filmé constitue le principe même de « Marion » et définit la série de dispositifs que le film met en place
Le sexe filmé est pourtant au centre de Marion. Il en constitue le principe même et définit en fait la série de dispositifs que le film met en place. Faire l’amour devant la caméra est tout à la fois le métier, la malédiction et le plaisir d’un personnage particulièrement bavard, qui s’interroge, à perte de vue, sur sa propre existence.
Le film est une succession de tableaux sexuels, entrecoupés de moments bizarres et burlesques : l’homme court nu dans les rues derrière une jeune fille à vélo, nue aussi. Il reçoit des trombes d’eau sur la tête ainsi que des sacs-poubelle, comme s’il se faisait virer du domicile conjugal. HPG y a des rapports sexuels, consécutivement, avec quatre jeunes femmes différentes.
Chacune des séquences est très stylisée, filmée dans de violents clairs-obscurs, à cent lieues de l’exigence panoptique du cinéma pornographique, d’autant plus que les cadrages se gardent bien de laisser dans le champ ce qui est pourtant la détermination ultime du genre, soit les organes en action (en tout cas pour la version destinée aux salles de cinéma puisqu’il semblerait qu’une autre, plus corsée et plus franche aussi, aura vocation à être diffusée sur Canal+).
Dimension comique
Il y a, en premier lieu, une dimension comique qui surgit de la façon même dont les personnages font l’amour. Le désir, même simulé, est remplacé par les interrogations du personnage central, nommé Gus, qui se demande s’il pourra encore longtemps continuer son activité de « hardeur », qui s’inquiète d’un éventuel épuisement de ses capacités physiques, qui s’étonne et s’angoisse de la différence d’âge qui le sépare de ses jeunes maîtresses, mais hésite aussi entre demeurer auprès de sa femme ou la quitter.
Désormais, l’acteur porno infatigable se « prend la tête », provoquant parfois la perplexité et les quolibets de ses partenaires. Cette rupture permanente et distanciée de toute la rhétorique filmée du cinéma pornographique, dans la foulée de ses précédents opus mais avec encore plus d’intensité ici, constitue déjà le premier intérêt du film.
Mais il conviendrait sans doute, pour saisir la pertinence des questions que soulèvent ces curieux et excentriques montages de dispositifs, de se détacher du contexte pornographique pour saisir l’intuition de celui qui éprouve une forme de mélancolie provoquée par la conjugaison d’un intense vagabondage sexuel (professionnel et privé) et l’inéluctable vieillissement des êtres humains.
La rupture permanente et distanciée de la rhétorique filmée du cinéma pornographique constitue le premier intérêt du film
Cette figure du mâle, entre narcissisme démesuré et masochisme inavoué, a-t-elle jamais été triomphante et souveraine ? Dans quelle mesure l’individu, au-delà de la persona même d’HPG, peut-il vivre le sexe sans sentiments ? Dans quelle mesure ceux-ci, travestis par le confort du lien conjugal, s’accommoderaient-ils d’un plaisir sans fin ? Et cela serait-il désirable ? Il fallait peut-être un spécialiste de la performance sexuelle filmée pour poser ce genre de question. Les cocasseries d’HPG cachent peut-être la permanence d’une quête inépuisable : non pas jouir sans entraves mais entraver, même pour rire, la jouissance pour mieux l’éprouver, ou pour le moins, dans ce film, la détacher du coït.
A la fin du XIXe siècle, Etienne-Jules Marey inventait le fusil photographique (un ancêtre du cinéma) pour décomposer et rendre visible le mouvement. Un modèle marchait nu, et la succession rapide de clichés, pris en rafales, dévoilait le mécanisme à l’œuvre dans la marche à pied. HPG n’est-il pas le descendant de l’homme nu de Marey ?
Homme nu (il l’est quasiment tout le long du film) moderne, il incarne, exemplairement, le sujet d’un naturalisme entendu au sens presque scientifique du terme : saisir, pour mieux les observer, les vibrations de l’âme et du sexe pour en dévoiler leur articulation.

Film français d’HPG. Avec HPG, SLND, Eeciahaa (1 h 02). Sur le Web : www.hpgnet.com



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Alors que l’auteur publie un nouveau roman intitulé « Revenir », notre chroniqueur l’a invité à s’exprimer sur les mots qui jalonnent sa vie et son œuvre.
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Chronique

L’abécédaire poétique de l’écrivain malgache Raharimanana

Alors que l’auteur publie un nouveau roman intitulé « Revenir », notre chroniqueur l’a invité à s’exprimer sur les mots qui jalonnent sa vie et son œuvre.

Par                                            Abdourahman Waberi (chroniqueur Le Monde Afrique)




LE MONDE
              datetime="2018-04-29T17:30:26+02:00"

        Le 29.04.2018 à 17h30






    
L’écrivain, poète et dramaturge malgache Jean-Luc Raharimanana.
Crédits : Jocelyn Maille


Chronique. La violence de l’histoire hante l’œuvre de l’écrivain malgache Jean-Luc Raharimanana. Des massacres commis par l’armée française en 1947 aux ruines de la mondialisation, sa plume poétique appuie là où ça fait mal. Raharimanana est de retour en librairie avec Revenir, son roman le plus autobiographique. Entretien en forme d’abécédaire.

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Afro Courts, mes cheveux semblent lisses et me classent hors de l’Afrique. Plus ils poussent, plus ils se dressent, méprisant toute tentative de les coiffer, ils n’en font qu’à leur tête ! La solution : couper ras, style militaire ou garçon sage. Mais ils poussent vite, il faut au bout de quelques jours aller chez le coiffeur avec cette impression de raser cette Afrique poussant sur ma tête. Puis un jour, j’ai laissé, comme pendant l’enfance, quand tout le monde était disco… Mon afro est politique, je la porte fière, pour dire à toutes ces jeunes femmes et hommes qui ont honte de leurs cheveux crépus ou frisés que nous sommes beaux et libres d’être nous-mêmes.
Autobiographie Dans la rue je regarde les gens qui traversent, qui passent, qui conversent, qui vivent. Leurs instants sont précieux, ils ne le savent pas toujours. Dans quelques secondes, ils n’iront plus dans cette rue de la même manière. Ils auront disparu. Et personne ne saura qu’ils étaient passés là. Puis je me rends compte que je fais partie du lot. Alors tricher, se poser en autobiographe… Peine perdue, je deviendrais personnage, fiction, car aucun lecteur, plus tard, ne m’aurait rencontré en vrai. Ceux qui m’auront connu passeront aussi. La même rue restera là, pour d’autres anonymes. L’autobiographie est une fiction en devenir.
Ecriture Aussi loin que je revienne en arrière, je ne retrouve pas le temps où j’ai été autre qu’écriture. Scriptura, l’ouvrage, sur soi, sur la langue, la voix et la graphie, se sculpter indéfiniment.

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Enfance Lente agonie de l’innocence. Qui a inoculé le premier poison ?
Etre Comment traduire « To be or not to be » ou « Je pense donc je suis » quand le verbe « être » n’existe pas dans sa propre langue, le malagasy ? Et quelle est cette folie d’utiliser le français où le verbe « être » se ramène à toutes les conjugaisons ?
Ile Notre continent est sous la mer, peuplé d’ancêtres mythiques. Nous sommes l’aller et le retour. Il a bien fallu arriver là, faire la traversée. Il faudrait bien repartir pour ne pas se couper de cette part de soi de l’autre côté de l’océan. La mer coupe la mémoire et élabore des utopies. L’île est un rêve qui vire très vite en illusion. Les vagues sont indispensables pour remodeler les rives et garder la variabilité des choses. L’éphémère est indispensable pour le renouvellement permanent.
Malagasy J’ai découvert enfant que les adultes se demandaient s’ils étaient malgaches ou français, j’étais sidéré ! Ils étaient adultes et ils ne savaient pas qu’ils étaient malagasy ? Je passe mon temps à dire aux journalistes, critiques et universitaires que non, je n’ai pas de problème d’identité. Je suis malagasy. Zay. Tsisy problem.
Mémoire Une lectrice, juive, m’avait dit un jour combien nous avons de la chance, nous les Malagasy, d’honorer autant nos morts, nos ancêtres, nos terres, elle ne pouvait pas remonter plus loin que son grand-père, mort à Auschwitz.

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Mondialisation Monde idéalisation, monde fait aliénation. J’aime bien le mot pourtant. Une bien grande maison…
Mourant Un ami m’appelle comme ça. Au téléphone, j’ai la voix à peine audible, je m’entends assez pour ne pas parler fort. Adolescent, j’étais convaincu de mourir jeune. Maintenant, tout est bonus. Jusqu’à 100 ans ! Au moins !
Nour Ce rêve qui m’accompagne, d’une femme d’eau dont les traits du visage ne se fixent pas. Elle revient, inlassablement, comme ses cheveux d’écume, dans tous mes livres, femme d’eau, fille de l’eau.
Océan Longtemps, j’ai cru que l’océan tombait dans l’horizon. Qu’il y avait une chute infinie, là-bas où mourrait le soleil. Un récit de mon grand-oncle m’avait marqué : des zébus sortent tous les jours de la mer et on n’a pas le droit de regarder cet instant. Les contempler sortir de l’océan, c’est se destiner au malheur. La terre est de conquête, la mer est d’oubli. Se rappeler que les ancêtres sont venus de là en laissant tout derrière eux. Pas la peine de revenir sur le passé. Les conquérants sont venus de là aussi. Les exilés y disparaissent. L’océan est une vaste blessure. Je regarde la carte : à l’ouest, le Mozambique, porte de l’Afrique, proche et si lointaine. Au nord et à l’est, l’Arabie, les Indes, l’Asie : du domaine de l’oubli et des mythes. Au sud : l’Antarctique, les terres sans rien, perdition. Restons sur terre.
Poésie L’anomalie, c’est la laideur.
Résistance Est-ce naturel de se soumettre ? Il n’y a rien d’héroïque dans le fait de résister. C’est juste rester en humanité. C’est peut-être cela qui n’est pas naturel : rester en humanité…

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Za Le verbe « être » n’existe donc pas en malagasy. Si l’on n’est pas, c’est que l’on est tout. Ainsi Za s’est mis en place. Un film invisible parcourt ce roman : les personnages se sont ligués pour exécuter le narrateur. En tête du cortège, Za. Za brouille les cartes en s’accaparant la première et la troisième personne : za, « je » en malagasy, et Za, équivalent d’un surnom en français, « il ». Ainsi chacun des personnages devait exister de lui-même, sans que le narrateur ne prenne en charge le récit de son être, maudire cette langue malagasy qui n’a pas de verbe « être » et rendre folle cette langue française où ne « sont » que deux auxiliaires, « être » et « avoir ». Deux verbes au service de tous, forts et faibles à la fois : forts, car aidant tous les autres ; faibles, car effaçant leurs propres sens quand ils conjuguent le gros de la troupe. Mais le narrateur a une défense imparable : se réfugier dans le malagasy et présenter l’inexistence du verbe « être ». S’ouvrir au tout, toutes possibilités d’être, ne plus se limiter à une seule identité qui souvent étouffe. Se tenir loin de cet être réduit dans le temps, dans la chair, dans l’existence. S’allonger alors sur le temps, sur l’espace, sur toute vibration, frémissement, le narrateur vit le cosmos. Il est Za finalement, « moi » et « il ». L’alter et l’ego. Tout personnage n’est qu’avatar du narrateur. Za est Ça.
Revenir, de Raharimanana, éd. Rivages, 300 pages, 22 euros. Egalement Nour, 1947, éd. Le Serpent à Plumes, 2001 (rééd. Vents d’ailleurs, 2017) et Za, réd. Philippe Rey, 2008.
Abdourahman A. Waberi est un écrivain franco-djiboutien, professeur à la George-Washington University et auteur, entre autres, de Moisson de crânes (2000), d’Aux Etats-Unis d’Afrique (2006) et de La Divine Chanson (2015).

