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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Des sites Internet ont affirmé que le compteur connecté aurait engendré un incendie meurtrier en Meurthe-et-Moselle. L’enquête les contredit.
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L’intox du « premier mort lié au compteur Linky »

Des sites Internet ont affirmé que le compteur connecté aurait engendré un incendie meurtrier en Meurthe-et-Moselle. L’enquête les contredit.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 16h24
    |

                            Les Décodeurs








                        


« Le compteur Linky fait hélas son premier mort. » Plusieurs sites internet se sont faits le relais de gros titres alarmistes attribuant la mort d’un homme dans un incendie en Meurthe-et-Moselle au compteur connecté d’Enedis. Si la mort en question est bien réelle, rien ne permet d’affirmer que le feu aurait un quelconque lien avec Linky. Explications.
Ce que dit la rumeur
La rumeur a circulé sur plusieurs sites Internet comme le blog stoplinky76320 au mois de mars ou, plus récemment, le site quelmonde.fr. Tous ces articles partagés des milliers de fois sur les réseaux sociaux citent L’Est républicain, qui relatait le 8 mars la mort d’un homme à Laxou-Champ-le-Bœuf (Meurthe-et-Moselle) dans l’incendie de son appartement.
On lit dans cet article que « le compteur électrique fondu témoignait d’un important dégagement de chaleur ». Or, relèvent les sites à l’origine de la rumeur, les compteurs Linky auraient été entièrement déployés dans la commune et ce serait donc « assurément un compteur Linky qui a causé l’incendie mortel ». 
POURQUOI C’EST FAUX
Cette histoire a été en réalité montée en épingle par des sites peu scrupuleux. Si ces derniers affirment s’être basés sur la version des faits d’un article de L’Est républicain, ils se sont bien gardés de relever que ce dernier restait prudent sur l’origine de l’incendie :
« Pour une raison encore indéterminée, le feu s’est déclaré mercredi vers midi. »
Six jours plus tard, un second article du même quotidien local rapportait des précisions du procureur de la République de Nancy François Pérain au sujet de l’origine de la mort de cet homme de 44 ans. Selon lui, l’homme est mort d’une asphyxie liée à l’inhalation de fumées, à l’intérieur de son appartement. Il a également livré les éléments connus concernant la source du feu :
« Un expert en incendie a été requis pour déterminer l’origine de l’incendie. En tout état de cause, le foyer de l’incendie a été situé à l’intérieur du logement au niveau de l’emplacement d’un fauteuil ou d’un canapé. Des analyses sont en cours pour rechercher la présence éventuelle d’accélérants. Selon l’expert, le compteur électrique – qui est un compteur “classique” – est situé à l’extérieur du logement et n’a aucun rapport avec la survenue de l’incendie. »
Et d’ajouter que les causes du départ du feu restaient incertaines en l’état des expertises. Enedis, qui gère le réseau de distribution d’électricité, a également publié un communiqué démentant tout lien entre le compteur électrique et le départ d’incendie. Contrairement à L’Est républicain, Enedis confirme néanmoins bien que le compteur en question était bien un Linky.
En résumé, le seul élément qui permettait aux sites comme stoplinky76320 de faire un lien entre l’incendie et un compteur Linky était un bref extrait de presse évoquant un compteur électrique fondu. Depuis, la préfecture et Enedis ont démenti tout lien entre ce compteur, situé à l’extérieur de l’appartement, et le départ des flammes, à l’intérieur de celui-ci.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-2"> ¤ Après le scandale du fipronil qui a touché les éleveurs belges et hollandais à l’été 2017, le secteur veut garantir la traçabilité de ses produits à l’intérieur des frontières grâce à un label « bleu-blanc-rouge ».
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« L’œuf français fait son cocorico »

Après le scandale du fipronil qui a touché les éleveurs belges et hollandais à l’été 2017, le secteur veut garantir la traçabilité de ses produits à l’intérieur des frontières grâce à un label « bleu-blanc-rouge ».



Le Monde
 |    28.04.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 15h22
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            
Chronique. L’œuf français fait son cocorico. Prêt à arborer sa cocarde tricolore dans les rayons des supermarchés. Etrange, direz-vous, quand 99 % des œufs proposés au consommateur français sont aujourd’hui pondus dans l’Hexagone. Sauf si, demain, il jouait à saute-frontière. La crainte d’un flux d’importations orchestré par la grande distribution est suffisamment forte pour justifier la démarche des éleveurs. Un appel d’air lié à la vitesse d’ouverture des cages.
« Ouvrez la cage aux poules ! », s’époumonent, en effet, les ONG, autoproclamées porte-parole du bien-être animal. Un cri du cœur repris par les consommateurs. Obligeant industriels et surtout grande distribution à répondre à ces attentes. Prêts, disent-ils, à bannir, dans les magasins, la ponte de gallinacées en batterie. A quelle échéance ? La marque de biscuits Saint-Michel ou Monoprix ont déjà franchi le pas. D’autres ont fixé 2022 ou 2025.
L’interprofession des œufs (CNPO) ne peut leur rétorquer d’aller se faire cuire un œuf. Mais les éleveurs font leurs comptes. « On ne fait pas d’omelette sans casser sa tirelire », disent-ils. Il en coûte 40 euros par poule pour que chacune batifole en plein air, ou 50 euros pour picorer bio. Ils se sont donc fixé l’objectif d’une poule sur deux en cage en 2022 contre deux sur trois aujourd’hui. Soit une facture de 277 millions d’euros pour reloger 9 millions de volailles. Invitée à abonder un fonds de transformation des élevages, la distribution n’est pas sortie de sa coquille.
Pour une contractualisation
Le CNPO milite désormais pour une contractualisation avec les grandes enseignes. Un sujet au cœur des débats des états généraux de l’alimentation et du projet de loi qui en découle. Lors des premières discussions sur le texte, la température est montée d’un cran dans les poulaillers. Les députés se sont volés dans les plumes au sujet d’un amendement prônant l’interdiction de la vente d’œufs issus d’élevage en cage à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ L’insecte qui peut transmettre le chikungunya, la dengue ou le zika est une « cible de surveillance prioritaire », selon la direction générale de la santé.
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Le moustique-tigre sous surveillance dans 42 départements

L’insecte qui peut transmettre le chikungunya, la dengue ou le zika est une « cible de surveillance prioritaire », selon la direction générale de la santé.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 13h58
   





                        


Les autorités sanitaires appellent à la vigilance envers le moustique-tigre. L’insecte, vecteur de plusieurs maladies comme le chikungunya, la dengue et le zika, est désormais présent dans 42 départements de métropole. Ce chiffre « a doublé ces deux dernières années », a souligné vendredi dans un communiqué la direction générale de la santé (DGS).
La capacité du moustique-tigre à transmettre des maladies « en fait une cible de surveillance prioritaire durant sa période d’activité en métropole du 1er mai au 30 novembre », ajoute la DGS. Cette surveillance vise à la fois à ralentir la progression de l’implantation de l’insecte et à limiter le risque d’importation et de circulation des virus dont il peut être le vecteur.
La DGS rappelle que, pour éviter la prolifération du moustique-tigre, « il est très important de supprimer les eaux stagnantes », car elles permettent sa reproduction. La DGS préconise d’enlever les soucoupes des pots de fleurs ou les remplir de sable, de changer l’eau des vases plusieurs fois par semaine ou de mettre à l’abri de la pluie tout objet pouvant se remplir d’eau.
Un portail en ligne (www.signalement-moustique.fr) ainsi qu’une application mobile, IMoustique (disponible sur l’AppStore et Google Play) permettent de signaler les moustiques-tigres.
Des dizaines de cas de dengue en métropole depuis 2014
Le moustique-tigre est présent depuis longtemps en outre-mer et « notamment dans l’océan Indien où il est actuellement à l’origine d’une épidémie de dengue sur l’île de la Réunion », note la DGS. En raison des voyages entre la métropole et la Réunion, « il existe un risque d’importation de ce virus ». Cela fait craindre l’apparition de cas autochtones, c’est-à-dire des personnes piquées et contaminées en métropole.
Les autorités sanitaires recommandent donc aux personnes qui vont à la Réunion « de se protéger contre les piqûres de moustique, y compris en journée, en utilisant des répulsifs pour la peau et les vêtements et en portant des vêtements longs et amples ».
Les signes de la dengue sont des douleurs articulaires, musculaires, des maux de tête, une éruption cutanée avec ou sans fièvre, une conjonctivite. Si une personne présente ces signes dans les sept jours suivant son retour en métropole, elle doit « consulter un médecin et continuer à se protéger contre les piqûres de moustiques, y compris en utilisant si possible une moustiquaire ». Le but : « ne pas transmettre la maladie en métropole, si le moustique-tigre est présent dans le département ».
La DGS rappelle que 11 cas autochtones de dengue ont été signalés dans l’Hérault en 2014, sept cas autochtones de dengue dans le Gard en 2015 et 17 cas autochtones de chikungunya dans le Var en 2017.

        Lire aussi :
         

                Le moustique-tigre éradiqué par accident






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Rapport d’étonnement. De nouvelles imprimantes 3D utilisant du béton peuvent construire des habitations plus rapidement et pour un coût moindre qu’avec des méthodes traditionnelles.
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Imprimer des maisons pour lutter contre le mal-logement

Rapport d’étonnement. De nouvelles imprimantes 3D utilisant du béton peuvent construire des habitations plus rapidement et pour un coût moindre qu’avec des méthodes traditionnelles.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 12h30
    |

            Frédéric Joignot








                        



                                


                            
C’est une petite maison en béton d’un étage d’environ 55 mètres carrés – deux chambres, cuisine, salle de bains. Un toit pour une famille. Elle a été dévoilée le 12 mars à Austin, Texas, par l’ONG américaine New Story, qui se démène pour offrir un logement décent aux mal-logés. Une habitation toute simple et pourtant exceptionnelle : elle a été imprimée en moins de vingt-quatre heures, pour un coût de 4 000 dollars (moins de 3 300 euros), par une imprimante 3D utilisant du béton liquide. Avec ce procédé, New Story pourrait construire en cent jours, au Salvador ou en Haïti, un village abritant cent familles – ce qui, avec les méthodes de construction traditionnelles les moins chères, prendrait huit mois et coûterait 6 500 dollars (5 300 euros) par unité.
Pour réaliser ce prototype, New Story s’est appuyée sur une start-up de makers américains qui se consacre « à la révolution de la construction des maisons », Icon. Ce sont eux qui ont conçu l’imposante imprimante 3D capable de fabriquer l’habitation. Le cahier des charges de l’ONG était strict : Icon devait créer un logiciel permettant aux habitants de personnaliser leur maison. Aucun matériel coûteux et extérieur aux pays ciblés ne devait entrer dans la composition du béton. L’imprimante devait être légère et aisément transportable sur des routes cabossées, et fonctionner avec un générateur électrique.
Le pari a été tenu. L’imprimante, appelée Vulcan, devrait être bientôt transportée au Salvador pour construire cinquante logis – une main-d’œuvre locale ajoutera les toitures, les portes et les fenêtres, l’installation électrique et les sanitaires. « Tout le monde mérite une maison saine, abordable et sûre », professe New Story, rappelant que, d’après un rapport du World Ressources Institute sur le logement urbain publié en juillet 2017, 330 millions de familles, soit 1,2 milliard de personnes, vivent dans des habitats précaires et des bidonvilles. Toute maison en dur est bienvenue.
Matériaux...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Le volcan de la Réunion est entré en éruption vendredi 27 avril, dans une zone inhabitée.
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Le piton de la Fournaise en éruption pour la deuxième fois en un mois

Le volcan de la Réunion est entré en éruption vendredi 27 avril, dans une zone inhabitée.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 09h58
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 10h46
   





                        


Le piton de la Fournaise, volcan situé sur l’île de la Réunion, est entré en éruption vendredi 27 avril à 23 h 50, heure locale (21 h 50, heure de Paris). La zone concernée est totalement inhabitée et le phénomène ne présente aucun danger pour la population, selon l’observatoire volcanologique du piton de la Fournaise (OVPF), qui dépend de l’Institut physique du globe de Paris.

Survol de la deuxième éruption de l'année grâce au concours de la SAG et du PGHM. L'une des fissures a traversé le… https://t.co/cL7HpJirbv— ObsFournaise (@Obs Fournaise)


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Le magma est arrivé en surface après une crise sismique qui a débuté trois heures et demie plus tôt. La faille éruptive s’est ouverte sur le flanc sud du volcan à l’intérieur de l’Enclos, la caldera centrale du volcan. Des images du phénomène ont été prises par les caméras de l’OVPF.

Lever de soleil sur une éruption à #LaRéunion.
— ActusMeteo974 (@Actus Météo 974)


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C’est la deuxième fois depuis le début de l’année 2018 que le Piton de la Fournaise entre en éruption. La précédente avait eu lieu le 3 avril et n’avait duré que quelques heures. Sur les dix dernières années, le volcan est entré en éruption à une quinzaine de reprises, ce qui en fait l’un des plus actifs au monde. Le spectacle attire régulièrement des milliers de personnes, des touristes mais également des habitants de l’île.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ La volonté de Banque Postale Asset Management de convertir tous ses fonds à l’investissement socialement responsable (ISR) d’ici 2020 pourrait être imitée par d’autres.
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L’investissement responsable progresse en France

La volonté de Banque Postale Asset Management de convertir tous ses fonds à l’investissement socialement responsable (ISR) d’ici 2020 pourrait être imitée par d’autres.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 07h15
    |

                            Stéphane Le Page








                        



                                


                            

Début avril, Banque postale Asset Management annonçait qu’elle s’engageait à « devenir le premier gérant généraliste 100 % ISR [investissement socialement responsable] d’ici à 2020 ». Ce projet ambitieux n’est pas un acte isolé puisque nous assistons à un mouvement d’ensemble vers des gestions responsables qui couvrent l’ISR, la finance solidaire, l’« impact investing », la finance « verte ». Et plus largement vers une intégration de l’extra-financier, autrement dit des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance), les trois piliers de la gestion ISR, dans l’analyse des entreprises, des Etats, des collectivités locales, aux côtés des aspects financiers.
« Ceux-ci servaient au départ d’indicateurs avancés des risques. Aujourd’hui, ces critères sont également des réponses aux profondes mutations de nos économies que sont les transitions démographiques, écologiques et numériques. Ils sont aussi des mesures d’opportunités. Il n’est pas question d’analyser le E en oubliant le S et le G. L’ESG est une nouvelle méthode pour appréhender l’analyse », confirme Marie-Pierre Peillon, directrice de la recherche de Groupama Asset Management.
Hausse de 14 % du marché de l’ISR
Les chiffres de l’ISR sont là pour témoigner de cette montée en puissance. Le centre de recherche spécialisé Novethic a noté une hausse de 14 % du marché de l’ISR en France en 2017, avec près de 135 milliards d’euros répartis sur 404 fonds. Cependant, les montants sont plus importants dès lors que l’on prend en compte cette intégration ESG dans la gestion. Selon les données livrées par Novethic et le Forum pour l’investissement responsable (FIR), elle recouvrait déjà près de 750 milliards d’euros d’en-cours en 2015, près de 25 % des actifs de la gestion française.

A la pertinence de l’analyse ESG s’est ajoutée une urgence, celle de la lutte contre le réchauffement climatique, qu’a rappelée avec force la conférence sur le climat à Paris,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ L’interdiction des insecticides néonicotinoïdes par la Commission européenne, vendredi, intervient beaucoup trop tard, estime dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/04/2018
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Néonicotinoïdes : « L’interdiction intervient alors que les dégâts sont immenses et en partie irréversibles »

L’interdiction des insecticides néonicotinoïdes par la Commission européenne, vendredi, intervient beaucoup trop tard, estime dans sa chronique Stéphane Foucart, journaliste au « Monde ».



Le Monde
 |    28.04.2018 à 06h45
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 11h20
    |

            Stéphane Foucart








                        



                                


                            
Chronique. La Commission européenne a annoncé, vendredi 27 avril, que trois des principaux insecticides néonicotinoïdes (imidaclopride, clothianidine et thiaméthoxame) seraient interdits dans tous leurs usages extérieurs. Rappelons que l’introduction de ces substances en Europe, au milieu des années 1990, et leur adoption massive par le modèle agricole dominant coïncident avec l’accélération du déclin des abeilles domestiques et, surtout, avec un effondrement de l’ensemble de l’entomofaune.

Pour les défenseurs de l’environnement, cette décision est une bonne nouvelle. Mais elle signale aussi une grave catastrophe réglementaire. Car il aura fallu attendre près de vingt ans avant que les autorités européennes tiennent pleinement compte des alertes lancées par les apiculteurs et les scientifiques travaillant sur le sujet.
« Dès 1994, des apiculteurs français signalaient des troubles graves de leurs colonies d’abeilles, allant jusqu’à leur mortalité, rappelle l’apidologue Gérard Arnold, directeur de recherche émérite au CNRS et l’un des premiers chercheurs à avoir expertisé la question. Ces troubles apparaissaient principalement au début de la floraison des tournesols, qui fournissaient à cette époque aux colonies d’abeilles une abondante quantité de nectar et de pollen. Après enquête sur le terrain pour en comprendre les raisons, les apiculteurs avaient constaté qu’un nouvel insecticide de la famille des néonicotinoïdes, l’imidaclopride, était utilisé pour le traitement préventif de cette culture. » Grande innovation : le toxique n’était pas pulvérisé, mais enrobait les graines de la plante qui, au cours de sa croissance, s’en imprégnait.
La boîte à outils des cigarettiers
Après les premières alertes des apiculteurs, il fallut attendre sept ans pour que le ministre de l’agriculture de l’époque, Jean Glavany, décide de la formation d’un groupe d’une vingtaine d’experts – le Comité scientifique et technique...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Les zones mortes ou hypoxiques sont des régions océaniques où le taux d’oxygène est très faible, ce qui provoque l’asphyxie de la flore et de la faune marines.
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Une « zone morte » plus grande que l’Ecosse dans le golfe d’Oman

Les zones mortes ou hypoxiques sont des régions océaniques où le taux d’oxygène est très faible, ce qui provoque l’asphyxie de la flore et de la faune marines.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 21h55
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 06h44
   





                        



   


Des chercheurs ont découvert dans le golfe d’Oman une « zone morte » plus grande que l’Ecosse où le faible niveau d’oxygène empêche la vie marine, selon une étude publiée vendredi 27 avril dans la revue Geophysical Research Letters. Un « désastre » plus grave que ce qu’anticipaient les modèles climatiques.
La mer d’Arabie, dont fait partie le golfe d’Oman, est « la plus grande » zone morte du monde, « mais jusqu’à maintenant, personne ne savait à quel point la situation était mauvaise parce que la piraterie et les conflits dans la zone empêchaient de recueillir des données », a expliqué dans un communiqué Bastien Queste, de l’université britannique d’East Anglia, un des auteurs de l’étude.
« Nos recherches montrent que la situation est pire que ce qu’on craignait, et que la zone morte est grande et continue à s’étendre. L’océan suffoque. »

        Lire aussi :
         

                La biodiversité déjà bouleversée par le réchauffement



Robots sous-marins
Les zones mortes ou hypoxiques sont des régions océaniques où le taux d’oxygène est très faible, ce qui provoque l’asphyxie de la flore et de la faune marines. Elles se développent naturellement dans certaines régions du monde entre 200 et 800 mètres de profondeur mais elles sont aggravées par le réchauffement des océans – l’eau plus chaude contenant moins d’oxygène – et par les engrais et les eaux usées qui s’y déversent.

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Pour évaluer la situation dans le golfe d’Oman, l’équipe de scientifiques d’East Anglia et de l’université Sultan Qaboos d’Oman a envoyé pendant huit mois des robots sous-marins de la taille d’un humain, qui peuvent plonger jusqu’à 1 000 mètres et couvrir des milliers de kilomètres.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Depuis quelques mois, les opérations « Plastic attack » se multiplient en Europe. L’objectif : faire prendre conscience du plastique inutile qui emballe nos aliments.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ En mars, le pays, confronté à une grave crise politico-économique, devait réduire sa production de 95 000 barils par jour. Il l’a en fait réduite de 579 000, ce qui a bénéficié aux autres Etats producteurs.
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La déroute du Venezuela soutient les prix du pétrole

En mars, le pays, confronté à une grave crise politico-économique, devait réduire sa production de 95 000 barils par jour. Il l’a en fait réduite de 579 000, ce qui a bénéficié aux autres Etats producteurs.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h29
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

L’effondrement est colossal : entre avril 2017 et mars 2018, la production pétrolière vénézuélienne est passée de 2,8 millions de barils par jour à 1,5 million. La crise du secteur pétrolier, avec un cours de l’or noir très bas entre 2015 et 2017, et surtout les troubles politiques qu’a connus le pays, couplés à la déroute de la compagnie nationale PDVSA, ont conduit le Venezuela à subir une chute de production quasiment jamais observée dans l’histoire du pétrole.

« La plus grosse inquiétude du marché, c’est le Venezuela. Les problèmes du pays ne sont pas près de disparaître et la chute se poursuit inexorablement », expliquait il y a quelques semaines Helima Croft, consultante chez RBC Capital Markets.
Cette analyse est partagée par le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, qui détaillait récemment devant des journalistes : « Entre l’arrivée de Nicolas Maduro au pouvoir, en 2013, et aujourd’hui, la production de pétrole a diminué de plus de la moitié. Et cette baisse va continuer. Nous pensons qu’il y a de sérieuses raisons d’abaisser encore nos prévisions de production. » 
Capacité de production pénalisée
Le paradoxe est que cette déroute permet de maintenir un prix élevé du pétrole. Le Venezuela est membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et s’est engagé, dans le cadre de l’accord trouvé avec la Russie en novembre 2016, à réduire sa production, comme les autres membres du cartel pétrolier, pour faire remonter les prix. A la surprise des observateurs, la discipline de cet accord a été particulièrement bien suivie par la plupart des pays, ce qui a permis au prix du baril de remonter sensiblement au cours de l’année 2017.

Le Venezuela, cependant, est un cas particulier. En mars, le pays latino-américain devait réduire sa production de 95 000 barils par jour ; il l’a en fait réduite de 579 000. Une très mauvaise nouvelle pour les finances d’un...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le baril a atteint, mercredi 25 avril, son plus haut niveau depuis 2014, à 74 dollars.
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Pourquoi les prix du pétrole continuent d’augmenter

Le baril a atteint, mercredi 25 avril, son plus haut niveau depuis 2014, à 74 dollars.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h14
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« C’est la nouvelle routine des tradeurs du pétrole : lire consciencieusement les Tweet de Donald Trump au réveil, même si personne ne sait aujourd’hui si cela aura un impact sur les prix. » Dans une note pleine d’interrogations, l’analyste Tamas Varga, de PVM Oil Associates, a résumé l’état d’esprit fébrile du monde pétrolier après la colère du président américain sur le réseau social, vendredi 20 avril, face à la montée des cours du baril, qui se sont envolés de plus de 10 % en trois semaines.
« On dirait que l’OPEP fait encore des siennes. Malgré les niveaux record de pétrole à travers le monde, y compris les bateaux pleins en mer, les prix du pétrole sont artificiellement élevés ! Ce n’est pas bien, et ce ne sera pas accepté ! », a tweeté un Donald Trump rageur.

Le moment choisi pour cette saillie ne doit rien au hasard. Au même moment, les ministres russe et saoudien de l’énergie se félicitaient du succès de leur accord de baisse de production pétrolière… justement dans le but de faire monter les prix. De fait, le pétrole a renoué avec des niveaux élevés : mercredi 25 avril, le baril a atteint 74 dollars pour la première fois depuis novembre 2014. Mais personne ne parierait sur une hausse durable, tant le marché est instable.
Le poids de l’accord sur le nucléaire iranien. La sortie de Donald Trump a d’autant plus surpris qu’il est lui-même l’un des acteurs de cette hausse temporaire. Sa volonté de « déchirer » l’accord sur le nucléaire iranien et de revenir à des sanctions plus fortes contre Téhéran sème l’inquiétude sur le marché pétrolier.
Officiellement, le président américain doit se prononcer le 12 mai sur la survie de cet accord. Mais les récentes nominations de tenants d’une ligne très anti-iranienne à des postes clefs – notamment John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale et Mike Pompeo au département d’Etat – laissent planer peu de doutes sur ses intentions.

Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ De multiples dysfonctionnements techniques et une grève au sein de l’opérateur Smovengo entravent le déploiement du nouveau système de vélos.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/04/2018
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Face aux difficultés de Vélib’, Paris demande un « plan d’urgence »

De multiples dysfonctionnements techniques et une grève au sein de l’opérateur Smovengo entravent le déploiement du nouveau système de vélos.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 21h42
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 06h59
   





                        



   


C’est désormais un « plan d’urgence » que réclame la mairie de Paris sur le dossier Vélib’. Elle a demandé, jeudi 26 avril, le remplacement d’ici à une semaine de 3 000 vélos inutilisables à l’opérateur Smovengo, chargé du nouveau Vélib’, mais confronté à une grève.
La « situation s’est fortement dégradée » depuis la mi-avril, a déclaré devant la presse Christophe Najdovski, adjoint aux transports (Europe Ecologie-Les Verts) à la mairie de Paris. Selon le gestionnaire, le syndicat Autolib’ Velib’ Métropole, 670 stations étaient en service ce jeudi, dont seulement 263 étaient raccordées directement au courant. La plupart des vélos fonctionnent sur batteries. Or celles-ci se déchargent et ne sont pas remplacées, en raison d’un mouvement social qui paralyse Smovengo.

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          le déploiement des nouveaux Vélib’ à Paris



Depuis le 1er janvier, le consortium chargé de prendre la suite de JCDecaux (Smoove, une PME de Montpellier, Mobivia, l’espagnol Moventia et les parkings Indigo) rencontre des difficultés dans le raccordement au réseau électrique du dispositif de vélos en libre-service (un tiers, à terme, sont censés être électriques). Elles ont conduit l’entreprise à faire fonctionner près de deux tiers des vélos sur batteries. Or l’utilisation de batteries « n’est pas fonctionnelle et le mouvement de grève actuel, qui entraîne l’absence de maintenance, fait que la situation s’est aggravée », a déploré l’élu parisien.
« Un chantier hors norme »
La mairie de Paris a de ce fait demandé au consortium un « plan en trois points », avec un « plan d’urgence d’ici au 3 mai » pour remplacer quelque 3 000 vélos dont les batteries sont déchargées et qui « bloquent le système ». Un « point » sera fait ce jour-là dans le bureau de la maire socialiste Anne Hidalgo, avec l’opérateur et le syndicat.

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La ville a également demandé « l’électrification accélérée » d’ici au début du mois de juin des stations existantes qui fonctionnaient sur batteries. Il s’agira ensuite pour Smovengo de poursuivre le reste du déploiement sans recourir à la solution batteries. « Vélib’aujourd’hui est un chantier hors norme qui n’a pas d’équivalent en Europe », a de nouveau plaidé Christophe Najdovski, en concédant une « sous-estimation de l’ampleur de ce chantier au moment de la préparation de cette transition, qui aurait dû être plus longue ».
« C’est un gigantesque cafouillage »
Le nouveau dispositif Vélib’fait l’objet de multiples critiques depuis le début de son déploiement raté. S’y ajoute désormais une grève, depuis le 20 avril, d’une partie du personnel qui réclame les mêmes avantages que ceux qui offerts à l’époque par l’ancien opérateur, JCDecaux. La grève a été reconduite, jeudi, a annoncé à l’Agence France-Presse un porte-parole des grévistes ; ceux-ci dénoncent également l’embauche par Smovengo d’intérimaires pour les remplacer.

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« C’est un gigantesque cafouillage », a de son côté martelé l’opposition municipale, dont les groupes Les Parisiens progressistes, constructifs et indépendants (PPCI, pro-Macron ex-Les Républicains) et Les Républicains ont envisagé des « dénonciations de contrat ».
Les pénalités financières, de 4 millions d’euros à ce jour, le surcoût du déploiement et la perte de recettes « interrogent la capacité financière de Smovengo à tenir le choc », a ajouté un communiqué. Le groupe La France insoumise, pour qui « le fiasco continue », a pour sa part déclaré, par la voix de la conseillère Danielle Simonnet, qu’il fallait « arrêter les frais et remunicipaliser » le dispositif.

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L’objectif initial prévoyait la mise en service de 700 stations au 1er janvier et de 1 400 à la fin du mois de mars dans Paris et dans les soixante communes adhérentes, selon les chiffres du syndicat Autolib’ Velib’ Métropole.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les « anti-Linky » souhaitent la suspension des installations de ces compteurs, voire leur retrait, au nom du « principe de précaution » et du « respect de la vie privée ».
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Les opposants au compteur Linky saisissent la justice

Les « anti-Linky » souhaitent la suspension des installations de ces compteurs, voire leur retrait, au nom du « principe de précaution » et du « respect de la vie privée ».



Le Monde
 |    26.04.2018 à 18h52
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 18h13
   





                        



   


Un collectif d’opposants au compteur Linky, dont 200 en Gironde, a annoncé jeudi 26 avril avoir saisi en référé une vingtaine de tribunaux de grande instance dans toute la France pour demander à la justice de « surseoir à l’installation » de ces appareils, voire de les retirer.
Ces nouveaux compteurs, qui suscitent la défiance de nombreux abonnés, permettent de mesurer la consommation d’électricité et de la transmettre directement au fournisseur, pour permettre une facturation plus précise sans relevé du compteur chez l’abonné. Enedis, le gestionnaire du réseau de distribution d’électricité en France, prévoit l’installation de 34 millions de ces compteurs communicants à la fin de 2021.
« La pose des compteurs Linky avance à marche forcée partout en France au mépris du droit à la santé, des libertés individuelles et de la vie privée », a dénoncé Me Pierre Hurmic, l’un des avocats accompagnant cette action collective, lors d’un point presse à Bordeaux. L’audience en référé devrait se tenir « courant juin », a-t-il précisé.
Manifestation le 5 mai
Chef de file des élus écologistes au conseil municipal de Bordeaux, Me Hurmic participe à cette initiative aux côtés de l’avocate et ancienne ministre de l’environnement (1995-1997) Corinne Lepage, qui coordonne l’action au niveau national. Dans le département de la Gironde où « un tiers des 280 000 abonnés sont déjà équipés », la mobilisation grossit, avec le soutien d’une dizaine de communes qui refusent le compteur Linky, selon l’avocat bordelais.

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          Corinne Lepage et un groupe d’avocats lancent une action collective contre le compteur électrique



C’est « au nom du principe de précaution » face aux risques sanitaires liés à l’exposition des utilisateurs aux champs électromagnétiques que la résistance s’organise, a expliqué Me Hurmic. C’est aussi « au nom du respect de la vie privée, car ce n’est pas un simple compteur, c’est un ordinateur avec des capteurs pilotés de l’extérieur qui recueille des données personnelles qui valent de l’or, dans le business très lucratif du big data », a renchéri Me Arnaud Durand, l’un des défenseurs du collectif.
Me Durand a également appelé tous les abonnés qui souhaitent se joindre à cette action collective à s’inscrire avant le 6 mai, sur la plate-forme en ligne Mysmartcab.fr (plate-forme en ligne pour les actions collectives), moyennant une contribution de 48 euros. Plus de 4 600 participants s’étaient déjà inscrits jeudi.
En attendant les premières audiences en référé, une manifestation nationale anti-Linky est prévue le 5 mai, dans toutes les villes concernées par cette action collective.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ Le gouvernement avait déjà présenté en novembre une première version du plan, destiné à « clarifier, fluidifier et simplifier tous les dispositifs ».
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Le gouvernement présente son plan pour la rénovation énergétique des bâtiments

Le gouvernement avait déjà présenté en novembre une première version du plan, destiné à « clarifier, fluidifier et simplifier tous les dispositifs ».



Le Monde
 |    26.04.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 16h43
   





                        


Le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a présenté jeudi 26 avril à Angers son plan visant à rénover les bâtiments publics et privés afin de réduire leur consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.
« Il faut créer un choc de confiance » des Français, a déclaré le ministre. Pour les « associer à tous les niveaux », il faut aussi « clarifier, fluidifier et simplifier tous les dispositifs », que souvent « soit les Français ignorent, soit sont dissuadés » par leur complexité. Le gouvernement avait déjà présenté en novembre une première version du plan, soumise à consultation jusqu’à janvier.

        Lire :
         

          L’exécutif accélère la rénovation énergétique des bâtiments



L’objectif est de rénover 500 000 logements par an – une ambition déjà affichée, sans succès, durant le quinquennat précédent –, en mobilisant 14 milliards d’euros sur cinq ans, planifiés dans le cadre du Grand plan d’investissement annoncé en septembre par le premier ministre Edouard Philippe. Les bâtiments résidentiels et tertiaires représentent 45 % de la consommation du pays en énergie. Le secteur est à l’origine d’environ 25 % des émissions de gaz à effet de serre.
Plusieurs dispositifs simplifiés
Le gouvernement affiche notamment le double objectif de 100 000 logements HLM rénovés par les bailleurs sociaux et de 250 000 logements particuliers rénovés chaque année grâce à des mécanismes existants tels le crédit d’impôt, l’éco-prêt à taux zéro (ECO-PTZ), les certificats d’économie d’énergie, etc.
Mais certains de ces mécanismes ont rencontré des difficultés. Lancé en 2009 et accordé sans conditions de ressources, l’ECO-PTZ a, par exemple, longtemps pâti de la complexité de l’instruction des dossiers par les banques. Ses modalités devraient ainsi être revues afin que les ménages les plus modestes aient accès à ce crédit.
Il faut « essayer de provoquer la confiance au niveau des banques. Si elles ne jouent pas leur rôle, l’Etat le jouera », a averti M. Hulot. La mise en œuvre opérationnelle du Fonds de garantie pour la rénovation énergétique doit ainsi faciliter la distribution de ce prêt aux plus modestes. Prévu par la loi de transition énergétique, ce fonds sera doté de « plus de 50 millions d’euros » afin d’aider « 35 000 ménages aux revenus modestes par an ».
Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) doit aussi être transformé en prime dès 2019, afin de permettre aux ménages de toucher l’aide financière plus rapidement. Et son mode de calcul doit être revu pour prendre en compte l’efficacité énergétique des travaux souhaités.

        Lire aussi l’entretien  :
         

          « Le véritable enjeu, c’est la rénovation des “passoires énergétiques” »



Le plan gouvernemental vise également la rénovation de 150 000 « passoires thermiques » par an, des logements particulièrement énergivores (étiquetés F ou G). La France en compte entre 7 et 8 millions, principalement occupés par des ménages modestes.
L’Etat va aussi agir sur son propre parc immobilier pour « faire des bâtiments publics des bâtiments exemplaires », en rénovant le quart d’entre eux en cinq ans. Les collectivités territoriales pourront aussi bénéficier de 3 milliards d’euros de prêts de la Caisse des dépôts (CDC) sur le quinquennat. Le gouvernement a prévu la création d’un observatoire destiné à évaluer l’impact de ces mesures et effectuer un suivi statistique du parc immobilier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Les Etats membres ont adopté, vendredi matin, la proposition de la Commission européenne d’interdire l’usage de ces insecticides « tueurs d’abeilles »
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L’Europe interdit trois néonicotinoïdes jugés dangereux pour les abeilles

Les Etats membres ont adopté, vendredi matin, la proposition de la Commission européenne d’interdire l’usage de ces insecticides « tueurs d’abeilles »



Le Monde
 |    26.04.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h45
    |

                            Stéphane Horel








                        



   


Serait-ce le début de la fin pour les néonicotinoïdes ? Vendredi 27 avril, les représentants des Etats membres de l’Union européenne ont décidé d’interdire trois produits de cette famille d’insecticides jugés dangereux pour les abeilles sur toutes les cultures de plein air.
La majorité qualifiée requise (55 % des Etats membres représentant 65 % de la population totale de l’UE) a donc été atteinte lors de la réunion du comité spécialisé chargé du dossier. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne se sont tenues à leurs positions exprimées publiquement et ont voté en faveur de l’interdiction. Quatre pays ont voté contre : Danemark, Hongrie, République tchèque et Roumanie. Pas moins de neuf pays se sont abstenus, dont la Belgique et la Pologne.
Proposé par la Commission européenne, le texte concerne trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame), dont elle avait partiellement restreint l’utilisation en décembre 2013. Il s’agissait donc cette fois non seulement de prolonger ce moratoire, mais aussi de le généraliser à toutes les cultures de plein champ, seul l’usage sous serre restant autorisé.
Responsable du dossier, le commissaire européen à la santé, le Lituanien Vytenis Andriukaitis, s’est réjoui de l’issue de l’adoption de sa proposition. Il s’agit d’un vote « essentiel pour l’avenir de la biodiversité et notre agriculture », s’est pour sa part félicité l’eurodéputé socialiste, Eric Andrieu, président de la commission pesticides du Parlement européen, créée à la suite de la controverse sur le glyphosate (principe actif du Roundup).
Lobbying des industriels de la betterave
Du côté des ONG, Pesticide Action Network (PAN) Europe évoque « un jour historique pour l’Union européenne », tandis que Greenpeace Europe souligne qu’« il reste encore beaucoup d’autres pesticides dans la nature, dont d’autres néonicotinoïdes, tout aussi dangereux pour les abeilles et les productions alimentaires ».
Le texte avait été combattu par un lobbying intensif du secteur des produits phytosanitaires et des industriels de la betterave à sucre, une des cultures jusque-là épargnée par le moratoire. Le groupe agrochimique allemand Bayer a déploré son adoption, rappelant qu’un jugement de la Cour de justice européenne, saisie par les fabricants de néonicotinoïdes, Bayer et Syngenta, était attendu le 17 mai. « Bayer demeure convaincu que les restrictions ne sont pas justifiées, car les néonicotinoïdes sont sûrs quand ils sont utilisés conformément aux instructions d’utilisation », indique le communiqué du groupe.
Le dossier scientifique concernant ces « tueurs d’abeilles », neurotoxiques et très persistants, est pourtant plus qu’étayé. Considérée comme conservatrice et proche des intérêts des industriels, l’Autorité européenne de sécurité des aliments est elle-même parvenue, en février 2018, à la conclusion que les néonicotinoïdes sont très toxiques pour les abeilles mellifères, les abeilles solitaires et les bourdons.

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                Les experts européens confirment les risques des néonicotinoïdes pour les abeilles



De nombreuses études désignent ces insecticides comme les principaux responsables de l’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs. Mis sur le marché dans les années 1990, ils sont appliqués en enrobage des semences lors du semis, c’est-à-dire en usage préventif, et se disséminent rapidement au-delà des cultures, contaminant l’environnement et les fleurs sauvages.
Plus récemment, ce sont leurs effets en cascade sur d’autres espèces animales qui ont été mis en évidence. En octobre 2017, une étude publiée dans la revue scientifique PLoS One avait fait les titres des journaux dans le monde entier. A partir de données de captures d’insectes réalisées depuis la fin des années 1980 en Allemagne, elle suggérait que les populations d’insectes avaient chuté de près de 80 % en moins de trente ans en Europe. En accusation : les « nouvelles méthodes de protection des cultures », qui comprennent les néonicotinoïdes.

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                En trente ans, près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe



En mars, des données publiées par le CNRS et le Muséum national d’histoire naturelle soulignaient une disparition d’un tiers des populations d’oiseaux en quinze ans en France. Une disparition qualifiée par les chercheurs de « proche de la catastrophe écologique » et également attribuée aux pratiques agricoles intensives.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Pour l’ONG Générations futures, « le compte n’y est pas », notamment sur le glyphosate pour lequel le gouvernement propose seulement de nouvelles études.
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Pesticides : un nouveau plan timide pour réduire la dépendance de l’agriculture française

Pour l’ONG Générations futures, « le compte n’y est pas », notamment sur le glyphosate pour lequel le gouvernement propose seulement de nouvelles études.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 12h15
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 18h05
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


Pas moins de quatre ministres pour un plan très attendu. Nicolas Hulot (écologie), Agnès Buzyn (santé), Stéphane Travert (agriculture) et Frédérique Vidal (recherche) ont présenté, mercredi 25 avril, le « plan d’actions pour réduire la dépendance de l’agriculture aux produits phytopharmaceutiques ». Avec une consommation estimée à plus de 60 000 tonnes par an, l’agriculture française reste une championne d’Europe des pesticides et semble incapable de s’en libérer malgré la multiplication des alertes sanitaires, notamment concernant le plus utilisé des herbicides, le fameux glyphosate de Monsanto.

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Il y a dix ans, dans la foulée du Grenelle de l’environnement, le premier plan gouvernemental Ecophyto visait une réduction par deux du recours aux pesticides d’ici à 2018. Intenable – la consommation ne cesse d’augmenter –, cet objectif a été reporté à l’horizon 2025 dans le plan Ecophyto 2, avec un palier intermédiaire à 25 % en 2020. Une des quatre priorités de la série d’actions dévoilée le 25 avril est de renforcer et améliorer le fonctionnement d’Ecophyto 2 dont une version « 2 + » doit être présentée en juin.
Afin de « diminuer rapidement l’utilisation des substances les plus préoccupantes pour la santé et l’environnement », les ministres assurent que des « leviers législatifs et financiers seront mobilisés ». Ils rappellent que le projet de loi issu des Etats généraux de l’alimentation, en discussion à l’Assemblée nationale, prévoit des dispositions relatives à la séparation de la vente et du conseil des produits phytopharmaceutiques.
Il s’agit d’une revendication essentielle aux yeux des associations qui dénoncent les pathologies liées à la dégradation de l’environnement. Le gouvernement annonce aussi qu’un « grand plan d’investissement » – dont on ne connaît pas encore le montant –, sera en partie mobilisé pour soutenir la recherche-développement et la diffusion de méthodes alternatives aux pesticides.
Nicolas Hulot a salué un « plan d’action sans précédent » et assuré que « ces mesures seront très rapidement mises en œuvre, et nous permettront d’atteindre nos objectifs de réduction des phytosanitaires et de construire les alternatives notamment à l’utilisation du glyphosate ». Du côté des ONG, on est beaucoup moins enthousiaste. 
« Manque de souffle et de volonté politique »
« Le compte n’y est clairement pas. L’ensemble manque de souffle et de volonté politique », estime François Veillerette, le directeur de Générations futures. L’association, qui a participé à la consultation publique préalable à l’établissement de ce plan, est à l’origine d’un recours devant le Conseil d’Etat contre l’arrêté du 4 mai 2017 encadrant l’usage des pesticides. Elle se félicite que « la situation des riverains des zones cultivées semble prise en compte par les ministères de l’environnement et de la santé ». Le dispositif propose en effet de définir, par voie réglementaire, des « zones non traitées pour l’utilisation de produits classés dangereux ». Mais sans en préciser les contours, relève M. Veillerette.
Surtout, l’ONG ne cache pas sa déception sur le glyphosate, classé « cancérogène probable » depuis 2015 par le Centre international de recherche sur le cancer. « La seule réponse du plan est de demander une expertise collective [sur les risques pour la santé] et d’élaborer un cahier des charges en vue d’une nouvelle étude expérimentale [sur la cancérogénicité] dont les résultats viendront… en 2020 ! », déplore l’association. Pour son directeur, c’est « inacceptable ».
Lorsque, après deux ans de batailles et de controverses, l’Union européenne a réautorisé l’herbicide pour cinq ans, fin 2017, Emmanuel Macron, avait annoncé que la France l’interdirait « au plus tard dans trois ans ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ Les habitants de la ZAD dont la situation ne sera pas régularisée mi-mai devront partir, affirme le premier ministre.
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Notre-Dame-des-Landes : possible reprise des expulsions après le 14 mai

Les habitants de la ZAD dont la situation ne sera pas régularisée mi-mai devront partir, affirme le premier ministre.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 11h41
    |

            Rémi Barroux








                        



   


C’est le 14 mai que seront étudiés les vingt-huit dossiers de projets agricoles déposés par des habitants de la « zone à défendre » de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique). Pour cette date, « la préfète convoquera la première réunion du comité qui a vocation à analyser les dossiers déposés par ceux des occupants illégaux qui veulent rentrer dans le droit chemin, dans le droit commun », a précisé le premier ministre, Edouard Philippe, sur Europe 1, jeudi 26 avril.
« A partir du moment où ces procédures sont en œuvre, ceux qui ont choisi de ne pas s’y insérer devront avoir quitté les lieux », a-t-il ajouté, annonçant ainsi la probable reprise des opérations d’expulsion commencées le 9 avril qui ont permis de « déconstruire vingt-neuf occupations illégales » sur la ZAD, et suscité de violents affrontements pendant plusieurs jours. « Nous interdisons les reconstructions, nous déblayons le terrain, 185 bennes de matériaux divers accumulés ont été dégagées, nous allons poursuivre ces travaux de déblaiement et préparer les interventions nécessaires pour tirer les conséquences d’une occupation illégale qui ne voudrait cesser », a indiqué Edouard Philippe.

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Un important effectif de 1 500 à 2 500 gendarmes mobiles est toujours en place sur la vaste zone à contrôler, au sud de Notre-Dame-des-Landes. Répondant au journaliste qui citait un coût de 5 millions d’euros pour ce dispositif, le premier ministre a répondu : « C’est vrai que c’est cher. On a en face de nous – pour certains d’entre eux parce que je ne crois pas que la population de la ZAD soit totalement homogène – des gens qui sont parfois d’une très grande violence. »
La veille de son intervention à la radio, le premier ministre a présidé une séance de travail réunissant la préfète de Loire-Atlantique, Nicole Klein, le général Richard Lizurey, directeur général de la gendarmerie nationale, les ministres de la transition écologique et solidaire, de l’intérieur et de l’agriculture ainsi que deux secrétaires d’Etat. A cette occasion, il semble que la ligne consistant à temporiser afin d’étudier les dossiers et de laisser se décanter la situation sur la zone, toujours sous haute tension, l’ait emporté.
Elevage, céréales, apiculture...
Si le calendrier d’une future opération d’expulsion se précise, il reste soumis à de possibles variations. Il est en effet difficile de dire dans quel délai les différentes instances chargées d’étudier les dossiers déposés en préfecture – direction départementale des territoires et de la mer, comité professionnel agricole puis comité de pilotage sur l’avenir des terres agricoles de la ZAD – auront validé ou non les demandes. On y trouve en effet aussi bien des projets d’élevage ovin et bovin, des céréales, du maraîchage, de l’apiculture, des vergers… Une quinzaine de ces dossiers, a précisé la préfète, sont d’ores et déjà solides, les autres sont à retravailler.
Par ailleurs, les 28 dossiers agricoles actuellement à l’étude – qui couvriraient une surface totale de 270 hectares sur les quelque 1 400 hectares de terres agricoles de la ZAD – ne sont qu’une partie des 41 dossiers déposés avant la date butoir du 23 avril à minuit fixée par le gouvernement. En effet, les habitants de la ZAD ont aussi avancé huit projets artisanaux, sept culturels et trois de distribution : forge, boulangeries, menuiserie, fromagerie, brasseur, bibliothèque… Pour l’heure, rien n’est dit sur le sort qui sera réservé à ces dossiers même si la préfète dit les avoir trouvés, pour certains, intéressants.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-18"> ¤ Alors qu’en Amérique du Nord ce type d’aménagement est fréquent, en France, les exemples en dehors des villes demeurent limités et n’accueillent souvent que les bus et taxis.
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Aux-Etats-Unis, des voies d’autoroute réservées aux covoitureurs

Alors qu’en Amérique du Nord ce type d’aménagement est fréquent, en France, les exemples en dehors des villes demeurent limités et n’accueillent souvent que les bus et taxis.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 11h15
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

« On n’incitera pas au covoiturage sans créer, sur les autoroutes, des voies qui lui sont réservées. » Stéphane Beaudet, vice-président (divers droite) de la région Ile-de-France, est catégorique. En Amérique du Nord, sur les axes qui convergent vers Houston, Los Angeles, Pittsburgh ou Toronto, ce type d’aménagement est fréquent. L’une des voies de l’autoroute, qui en compte souvent six ou huit, est dévolue à un usage spécifique, afin de limiter la congestion.

Cette voie est réservée, selon les cas, aux véhicules transportant au moins deux ou trois personnes, aux bus et taxis, aux voitures hybrides ou aux automobilistes qui acceptent de payer un supplément de péage. L’aménagement fonctionne en permanence ou à certaines heures seulement.
Amendes dissuasives
Cette organisation de la voirie porte un nom générique, « managed lanes », ou « gestion des voies ». En France, les exemples en dehors des villes demeurent limités et n’accueillent souvent que les bus et taxis. Sur l’autoroute A7, à Marseille, le car qui arrive d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône) dispose d’un couloir d’autoroute pour lui seul. Dans l’Isère, sur l’A48, entre Voreppe et Grenoble, la bande d’arrêt d’urgence a été transformée en « voie spécialisée partagée », réservée aux lignes de car. Un système équivalent existe dans l’Essonne, sur l’A10, et à l’entrée sud de Paris, sur l’A6.

Mais aucun de ces aménagements n’est pour l’instant ouvert au covoiturage. Comment s’assurer, en effet, que seuls les véhicules « pleins » emprunteront effectivement le couloir ? Chacun a son idée. Des radars spéciaux sont inventés pour détecter le nombre de personnes à bord. Karos brandit la « preuve de covoiturage » : les automobilistes devront prouver qu’ils ont eu recours à une plate-forme en ligne. André Broto, directeur de la stratégie et de la prospective chez Vinci Autoroutes, rappelle qu’aux Etats-Unis, « les amendes sont fixées à des niveaux dissuasifs,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-19"> ¤ Depuis son interdiction d’exportation hors UE en 2009, le braconnage de l’alevin de l’anguille explose. Ce trafic est « presque aussi rentable que la coke ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 25/04/2018
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Coups de filet chez les trafiquants de civelles, jeunes anguilles protégées

Depuis son interdiction d’exportation hors UE en 2009, le braconnage de l’alevin de l’anguille explose. Ce trafic est « presque aussi rentable que la coke ».



Le Monde
 |    26.04.2018 à 06h38
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 15h50
    |

                            Nicolas Legendre (Rennes, correspondance)








                        



                                


                            

L’opération a nécessité cinq mois d’enquête, des dizaines d’heures d’écoutes, des balisages de véhicules, des filatures; plus de cent gendarmes et fonctionnaires ont été mobilisés, treize interpellations effectuées.
Entamée mi-avril dans quatre départements de la façade atlantique (Vendée, Loire-Atlantique, Ille-et-Vilaine et Morbihan), dans le cadre d’une investigation toujours en cours, elle présente tous les attributs d’un coup de filet dans les eaux profondes du narcotrafic. Elle vise en réalité à démanteler un trafic international d’une espèce animale protégée : la civelle ou pibale – l’alevin de l’anguille, poisson migrateur menacé d’extinction.
Le braconnage et la revente de ce fretin translucide, principalement à destination des marchés asiatiques, s’intensifient depuis le début des années 2010, car il a été décidé, en 2010, d’en interdire l’exportation hors de l’Union européenne (UE), dans le but de la protéger. Petits délinquants et receleurs chevronnés se partagent un butin estimé à plusieurs centaines de millions d’euros par an. Beaucoup de ces filières transcontinentales prennent racine en France.
Marché noir
Jadis abondante, l’anguille européenne (Anguilla anguilla) subit une hécatombe. Selon l’Agence française pour la biodiversité, la quantité de spécimens présents dans les eaux hexagonales a diminué de 75 % en trente ans. En cause, notamment : la construction de barrages, la canalisation des cours d’eau, la pollution, la pêche, le braconnage et le parasitisme. Les 530 pêcheurs français disposant d’une licence sont soumis à des quotas. Lors de la saison 2017-2018, ils ont été autorisés à sortir de l’eau 65 tonnes de civelles, soit près de 80 % du total des pêches légales réalisées en Europe.
De l’autre côté du globe, Anguilla japonica, la cousine asiatique de l’anguille européenne, a décliné de façon spectaculaire pour des raisons semblables. Au Japon, la saison de pêche qui s’achève s’annonce comme...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Malgré la progression fulgurante du nombre d’adeptes, ce mode de transport demeure très minoritaire.
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Le covoiturage de courte distance, enjeu national

Malgré la progression fulgurante du nombre d’adeptes, ce mode de transport demeure très minoritaire.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 06h36
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

« Pontoise, un passager. » En cette matinée de la mi-avril, lorsqu’elle a vu, au bord de la route, le panneau lumineux clignoter, Nathalie, qui habite Chars (Val-d’Oise), n’a pas hésité. La conductrice, qui souhaite garder l’anonymat, se rend tous les jours à Pontoise, à une quinzaine de kilomètres, et s’arrête volontiers pour prendre des passagers qui attendent à la borne Covoit’ici, un service de covoiturage en temps réel, située près du lycée professionnel.
Le système Covoit’ici est constitué d’une borne alimentée par un panneau solaire, d’une place de stationnement et d’un panneau lumineux. Lorsqu’un passager se présente à la borne, il confirme son inscription, indique son numéro de téléphone, entre sa destination sur un clavier et paie sa course. La borne délivre alors un ticket sur lequel est inscrit le prix (1,65 euro pour le trajet Chars-Pontoise), qui sera remis au conducteur. L’opération ne prend que quelques minutes et ne nécessite pas de télécharger d’application.
Nathalie est une habituée du covoiturage. A Chars, localité de 2 000 habitants desservie par un seul train par heure, elle dépanne régulièrement des lycéens qui viennent de terminer leurs examens. Elle accepte volontiers les tickets que lui tendent ses passagers. L’automobiliste charge ses filles de récupérer, sur le site de Covoit’ici, les sommes correspondant aux trajets effectués.

Ecov, la société créée en 2014 qui a développé ce service, a déployé ses bornes dans plusieurs localités du Vexin (Val-d’Oise et Yvelines), dans l’ouest lyonnais, les alentours de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) et en Savoie. Comme une bonne dizaine d’autres entreprises, Ecov cherche la martingale du « covoiturage de proximité ».
Le « covoit’», comme on dit, covoiturage de longue distance, est désormais bien connu, grâce au succès phénoménal de Blablacar, qui emmène, chaque année, plusieurs dizaines de millions de personnes dans les voitures des autres. Pour la courte...




                        

                        

