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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Le président de l’Olympique de Marseille s’en est pris vivement à son homologue lyonnais, profitant d’une rivalité qui va crescendo pour endosser le costume de patron de l’OM, a priori mal taillé pour lui.
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Rivalité OL-OM : en s’attaquant à Jean-Michel Aulas, Eyraud brigue ses galons de président

Le président de l’Olympique de Marseille s’en est pris vivement à son homologue lyonnais, profitant d’une rivalité qui va crescendo pour endosser le costume de patron de l’OM, a priori mal taillé pour lui.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 17h53
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 18h11
    |

            Clément Guillou








                        



   


Peu importe ce que Jacques-Henri Eyraud, jeune président de l’Olympique de Marseille, pense de Jean-Michel Aulas. Ce qui compte, c’est que les supporteurs marseillais pensent qu’il en pense du mal. Pour cela, il a sorti l’artillerie lourde dans L’Equipe paru samedi 28 avril, en s’en prenant frontalement à son homologue de l’Olympique lyonnais.
« Je rendrai désormais coup pour coup », dit le président marseillais en multipliant les piques à l’encontre de son nouveau rival, sur son obsession du tweet - « y compris en vacances à Saint-Barthélémy » -, son âge ou ses pressions supposées sur la commission de discipline de la Ligue de football professionnel (LFP). « Je n’aime pas quand Jean-Michel devient “Don Giovanni-Michele” », poursuit l’ex-étudiant de Sciences-Po et Harvard, prêtant visiblement des pratiques mafieuses à son homologue.
Pourtant peu crédible dans le rôle de la vierge effarouchée, Jean-Michel Aulas a feint la surprise et déploré « des dénonciations calomnieuses » : « Il est en train de disjoncter. » Samedi 28 avril, l’Olympique lyonnais a menacé Jacques-Henri Eyraud de poursuites judiciaires, menaçant d’envenimer un peu plus la relation entre deux clubs qui se disputent une place en Ligue des champions l’année prochaine. Dans le même temps, le président lyonnais relayait sur son compte Twitter des messages de membres des Bad Gones, principal groupe de supporteurs ultras lyonnais, l’incitant à « fumer ce petit arrogant » et prédisant à Jacques-Henri Eyraud une durée de vie limitée dans le football français.
Le nœud de l’affaire, voudraient faire croire les deux hommes, est le déroulement de la commission de discipline du mardi 25 avril, jugeant les échanges de coups à la fin de la rencontre entre les deux clubs le 8 mars. Vu de Lyon, l’OM a été trop agressif. Vu de Marseille, l’OL a été épargné par le jugement.
A Lyon et Marseille, tout le monde y gagne
Ce qui se joue en réalité est la popularité des deux présidents et, en filigrane, de deux clubs qui cherchent à garder une part de lumière, à survivre dans l’ombre portée du Paris Saint-Germain. Jean-Michel Aulas n’a jamais eu l’intention de se laisser marcher sur les pieds et compte bien garder l’emprise qu’il a acquis sur les institutions du football français, comme propriétaire de l’OL depuis 31 ans avec le succès qui se lit sur le palmarès du club. Jacques-Henri Eyraud qui a posé les pieds à Marseille il y a un an et demi et a vite compris qu’il lui faudrait ce genre de coups pour se faire respecter sur les terrasses du Vieux-Port.
« L’OM, c’est le combat, c’est ne jamais rien lâcher, c’est montrer qu’on n’a pas peur. C’est être dans le rapport de force », disait-il au Monde en février 2017. Un an plus tard, le voilà qui engage un bras de fer, avec l’OL et avec la LFP tout à la fois. Avant lui, Pape Diouf et Vincent Labrune, ses prédécesseurs à la tête de l’OM n’avaient pas agi autrement. Transferts, arbitrage, Mathieu Valbuena...depuis plus de dix ans, tous les prétextes aux algarades entre le président lyonnais et son homologue marseillais sont bons.

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Peu importe que le combat de coqs entre un communiquant façonné dans les grandes écoles et un chef d’entreprise ayant fait fortune dans les logiciels de comptabilité n’ait pas l’envergure du duel de poids lourds des années 1980, entre le Bordelais Claude Bez et le Marseillais Bernard Tapie, deux personnages furieux, charismatiques et sulfureux.
Peu importe aussi que cette rivalité se noue au deuxième étage du football français, tandis que le président parisien Nasser Al-Khelaïfi préfère désormais ferrailler avec les dirigeants des grands clubs européens. Dans le contexte actuel, celui d’un championnat dominé par un Paris Saint-Germain évoluant dans d’autres sphères économiques et qui partage très peu à l’intérieur des frontières, il faut nourrir l’appétit des tribunes d’une autre manière. Et, pour Jacques-Henri Eyraud, continuer d’entrer dans le rôle de président de l’OM en même temps qu’il assainit le club.

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Aulas, punching-ball du Vieux-Port

   


Heureusement pour lui, il y a Jean-Michel Aulas. Si la rivalité entre l’Olympique de Marseille et le Paris Saint-Germain est en fin de vie, la faute au gouffre qui sépare les deux clubs, celle entre l’OM et l’OL a comblé le vide. Jean-Michel Aulas a patiemment mais bruyamment construit une rivalité qui n’existait pas avec l’Olympique de Marseille et s’est forgé une stature d’ennemi public dans la cité phocéenne.
Lui taper dessus est donc, pour Jacques-Henri Eyraud, un moyen à bon compte de faire grimper sa cote de popularité dans les travées du Vélodrome. Homme de communication - EuroDisney, Club Med, Sporever, Paris-Turf...Olympique de Marseille -, Parisien, pas fort en gueule pour un sou, il a d’abord tenté un peu maladroitement de faire valoir une forme de marseillitude en citant IAM dans chacune de ses interviews ou en évoquant ses souvenirs de Chris Waddle à la télévision. Insuffisant pour contrebalancer l’effet produit par ses PowerPoint en conférence de presse, qui le rapprochaient davantage d’un expert-comptable d’une tour de La Défense que du patron de la Commanderie, le centre d’entraînement de l’OM.
Monter cette rivalité en épingle peut toutefois avoir des conséquences désagréables pour les deux clubs, à trois semaines d’une possible finale de la Ligue Europa impliquant Marseille et ayant lieu à Lyon.
On ne saisit pas l’engouement que suscite, cette année, la Ligue Europa à Marseille si l’on oublie que la finale a lieu au Groupama Stadium voulu, construit et financé par Jean-Michel Aulas à travers son club. Les Marseillais ne veulent pas seulement jouer une finale de Coupe d’Europe : ils veulent, comme on le chante beaucoup ces temps-ci à Marseille, « la gagner chez (lui) ». L’animosité est telle que les South Winners, principal groupe de supporteurs marseillais chantaient jeudi au Stade Vélodrome, pendant la demi-finale de Ligue Europa contre Salzbourg : « Jean-Michel Aulas, on va tout casser chez toi ! »


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Seulement, comme l’Olympique lyonnais l’a déjà constaté, l’UEFA a encore moins de tendresse que la LFP pour les débordements en tribune. Et les conséquences d’une mise à sac du stade lyonnais par les supporteurs marseillais ne seraient pas que financières.

Boudjellal aussi « veut tout casser »
Sans trop sourire, le président du RC Toulon Mourad Boudjellal a lui aussi dit, samedi 28 avril, son intention de « tout casser chez Jean-Michel Aulas, parce qu’il le mérite bien quand même ».
C’était après la qualification de Toulon pour la phase finale du Top 14. Les deux demi-finales du championnat de France de rugby se joueront dans le stade lyonnais.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ L’OL a dominé les Nantais grâce à des buts de Memphis Depay et Bertrand Traoré. Les joueurs de Bruno Genesio pointent à la deuxième place de Ligue 1.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Pour la troisième année d’affilée, les bolides électriques tournent à Paris, samedi 28 avril. Si les constructeurs sont conquis, le public est encore rare.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Vitrine de la voiture électrique, la formule E se rêve en sport populaire

Pour la troisième année d’affilée, les bolides électriques tournent à Paris, samedi 28 avril. Si les constructeurs sont conquis, le public est encore rare.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 11h23
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Les Invalides en vitrine planétaire de la mobilité électrique : pour la troisième année consécutive, le samedi 28 avril, la formule électrique (FE) monopolise la célèbre esplanade de l’Ouest parisien. Avec un objectif principal : vendre des voitures. Les courses font vendre, et le championnat de monoplaces à propulsion 100 % électrique a été conçu pour cela, en 2013. Mais pour sa cinquième saison, la FE affiche une nouvelle ambition : devenir un sport automomobile à part entière. Et pourquoi pas le seul, d’ici quelques décennies, comme aime à le prophétiser son promoteur Alejandro Agag. Si la justification de la compétition reste commerciale, sa reconnaissance ne pourra être que sportive. Le chemin paraît long.
« Il est temps pour nous de passer à une nouvelle étape, expliquait-il à l’orée de la quatrième saison, fin 2017. Nous avons su exister auprès de l’industrie automobile, le prochain pas est d’aller vers le grand public. »
La formule E bénéficie d’un contexte économique au beau fixe depuis dix-huit mois, dynamisé par un marché de l’automobile qui se tourne vers l’électrique. Conséquence, les constructeurs affluent : « La formule E a connu une croissance exponentielle depuis que nous l’avons rejointe (en 2016), avec les engagements récents d’Audi, Mercedes-Benz et Porsche » à partir de 2019, souligne Gerd Mäuser, président de Jaguar Racing. L’historique Renault e.Dams a quitté la FE mais uniquement dans l’idée stratégique de laisser sa place à son partenaire Nissan. Seuls Ford et Toyota manquent à l’appel parmi les grands constructeurs.
Parallèlement, les contrats se multiplient. Depuis 2017, Qatar Airways est sponsor-titre de l’ePrix de Paris et le groupe d’assurances Allianz a prolongé son partenariat pour cinq ans. La FE a également trouvé en ABB, un groupe helvético-suédois intéressé au développement de la mobilité électrique, un sponsor-titre pour son championnat. Total a également quitté la F1 pour la FE, imitant Michelin.
Londres et Montréal renoncent
Certains décideurs politiques adhèrent aussi. En ville, l’électrique apparaît comme une alternative crédible au moteur à combustion. La maire de Paris Anne Hidalgo, convaincue de la première heure : « l’ePrix est une compétition sportive vecteur de promotion des mobilités douces auprès des citoyens ». C’est donc au cœur des capitales, où se trouve la clientèle potentielle, qu’Alejandro Agag a voulu dès l’origine organiser les ePrix. Quitte à accumuler les difficultés : coût, contraintes de sécurité et nuisance. Certaines villes en reviennent : Londres s’est retirée après deux éditions (2015 et 2016) malgré un contrat de cinq ans et Montréal a également annulé la double course prévue en 2018. La nouvelle maire de la ville, Valérie Plante, a évoqué les désagréments en centre-ville et le « fiasco financier » que constituait l’épreuve, abreuvée de suventions publiques.

Car la formule E ne déplace pas encore les foules, même si Richard Branson, le fondateur de Virgin – un brin intéressé, puisqu’il finance l’écurie DS Virgin Racing –, veut croire qu’elle « surpassera la F1 d’ici dix ans ». Il faudrait pour cela que « la vitesse augmente de manière importante », explique Jean-Paul Driot, patron de Renault e.Dams. « Cela amènerait toute la course automobile à devenir électrique, avec des catégories différentes, en ville comme aujourd’hui mais aussi sur circuits. Vu que tous les constructeurs s’y mettent, dans dix à douze ans, ça peut avoir eu lieu. »
Les progrès technologiques permettront la saison prochaine aux batteries de couvrir la totalité d’un ePrix, sans qu’il y ait besoin de changer de voiture à mi-course. « Un pas de géant », estime Alejandro Agag. En quatre ans, la vitesse de pointe est aussi passée de 180 à 220 km/h.
Bientôt des pilotes de F1 ?
Le promoteur, toutefois, ne nie pas le déficit de popularité. Pour y remédier il ne compte pas sur les médias traditionnels – même si l’ePrix de Paris est retransmis en direct sur C8, Canal+ Sport et Eurosport. « Pour arriver aux gens, il faut faire du bruit, faire des campagnes, publicitaires, digitales surtout », estime-t-il, misant sur la production de vidéos virales.
Pour toucher le grand public, la FE manque encore de pilotes-stars. Ses rares noms connus sont des rebuts de la formule 1. Le champion du monde de F1, Nico Rosberg, s’est certes impliqué mais hors circuit, en devenant actionnaire de la FE. Il pilotera un bolide électrique en ouverture de l’ePrix de Berlin le 19 mai. « Plusieurs pilotes [de F1] m’ont contacté et seraient prêts à quitter la F1 pour la FE », affirmait fin mars à Paris Jean-Eric Vergne, ex-pilote de F1 aujourd’hui leadeur du championnat au sein de l’écurie chinoise Techeetah. Si tel était le cas, ils devraient s’habituer à des « voitures imprévisibles, si difficiles à piloter », selon les mots de l’ancien de Toro Rosso Sebastien Buemi, passé en FE chez Renault e.Dams.
Une évolution statutaire pourrait favoriser une montée en gamme : la Fédération internationale de l’automobile (FIA) pourrait accorder à la Formule E l’appellation de « championnat du monde », pour l’instant réservée à la F1, au rallye, à l’endurance, aux voitures de tourisme et au rallye-cross. Le patron de la FIA s’accorde du temps : « La Formula E est le dernier-né des championnats FIA, précisait Jean Todt le 27 avril en soirée, et il est déjà mondial puisqu’il va en Europe, en Amériques, en Afrique, en Asie, en Océanie. »

L’ePrix en chiffres
4 500. Nombre de places vendues pour l’ePrix de Paris, à 55 euros pour le tarif plein.
3 000. Nombre de places allouées aux institutionnels et riverains ou vendues aux partenaires.
10 millions. Coût en euros de l’organisation de l’ePrix de Paris, financé uniquement par le privé.
18 à 25 millions. Budget annuel d’une écurie de FE.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ L’athlète Emma Oudiou l’avait accusé début avril dans « le Monde » de gestes très déplacés.
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Six mois de suspension ferme pour l’entraîneur d’athlétisme Pascal Machat, accusé d’agression sexuelle

L’athlète Emma Oudiou l’avait accusé début avril dans « le Monde » de gestes très déplacés.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 20h28
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 21h33
   





                        


L’entraîneur de demi-fond Pascal Machat, accusé par une athlète d’agression sexuelle, s’est vu infliger dix-huit mois de suspension, dont six ferme, par la Fédération française d’athlétisme (FFA), a annoncé vendredi 27 avril à l’Agence France-Presse son avocat, Hubert Delarue. Son client, qui nie depuis le début les accusations, a « immédiatement » fait appel, a précisé l’avocat.
Ancien responsable national du demi-fond chez les jeunes, Pascal Machat est aussi visé par une enquête du parquet de Fontainebleau, pour agression sexuelle, après une plainte déposée par l’athlète Emma Oudiou. Cette dernière l’a accusé début avril dans un article du Monde de gestes très déplacés, notamment d’avoir posé ses mains sur ses fesses le 26 juillet 2014, alors qu’elle s’apprêtait à disputer la finale du 3 000 m steeple des championnats du monde juniors à Eugene, aux Etats-Unis.

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Commission d’appel
Le Monde avait alors révélé l’existence d’une autre plainte, pour viol cette fois, contre l’entraîneur Giscard Samba, qui a sous son aile les hurdlers Dimitri Bascou et Aurel Manga. L’affaire a remis en lumière le problème des violences sexuelles dans le sport et la difficulté pour les victimes à dénoncer ce type de faits.
Pascal Machat a contesté les accusations et son avocat a annoncé avoir déposé plainte à son tour pour dénonciation calomnieuse contre Emma Oudiou. « En sanctionnant, même modestement, sans la moindre preuve sérieuse, et après avoir écarté tout fait d’agressions sexuelles, la FFA a porté gravement atteinte à l’honneur de M. Pascal Machat », déclare son avocat dans un communiqué.
« J’espère que cela enverra un message d’alerte dans le monde du sport, a déclaré au Monde Emma Oudiou. Pour que certains entraîneurs revoient leur façon de procéder, pour que les fédérations soient plus sensibilisées à ces questions-là et surtout pour que les sportives qui subissent ce genre de choses sachent qu’elles ont le droit à la parole et à la justice. »
Contactée par l’AFP, la FFA s’est refusée à tout commentaire, « par respect pour les délais de procédure ». C’est sa commission disciplinaire qui a rendu la sanction et l’appel sera examiné par sa commission d’appel.
Au-delà de sanctions disciplinaires, la justice pourrait se prononcer à l’avenir sur les accusations visant l’entraîneur : une enquête a été ouverte par le parquet de Fontainebleau, début mars.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Le Britannique, dans l’attente d’une décision du tribunal antidopage de l’Union cycliste internationale, visera la victoire finale au Giro, qui s’élance le 4 mai de Jérusalem.
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Cyclisme : Chris Froome sera bien présent au Tour d’Italie

Le Britannique, dans l’attente d’une décision du tribunal antidopage de l’Union cycliste internationale, visera la victoire finale au Giro, qui s’élance le 4 mai de Jérusalem.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 16h04
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h43
   





                        



   


Le Britannique Chris Froome, dans l’attente d’une décision du tribunal antidopage de l’Union cycliste internationale (UCI), sera le leadeur de l’équipe Sky lors du Tour d’Italie cycliste, où il visera la victoire finale et qui s’élance le 4 mai de Jérusalem, a annoncé sa formation vendredi 27 avril.
Froome, qui sera présent au Giro pour la première fois depuis 2010, a présenté une concentration « anormale » de salbutamol lors d’un contrôle antidopage lors du dernier Tour d’Espagne et est, huit mois plus tard, toujours dans l’attente d’une décision de l’UCI.

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Dernière participation en 2010
« Le Giro est une épreuve spéciale, chargée d’histoire, et je m’apprête à le disputer pour la deuxième fois depuis près d’une décennie, a déclaré Froome. Bien sûr, viser le Giro avant le Tour, cela comporte une part de risque, mais je pense que si j’avais décidé de ne pas y aller, je l’aurais regretté toute ma vie. »
Le coureur est arrivé la première quinzaine d’avril en Italie. Il y a reconnu le terrible mont Zoncolan, que le peloton devra gravir lors de la 14e étape, et le parcours du contre-la-montre de la 16e étape, Trente-Rovereto, avant de disputer la semaine dernière le Tour des Alpes, qu’il a terminé à la 4e place. Il était déjà venu y disputer Tirreno-Adriatico début mars.
« Motivé par l’objectif de remporter un troisième grand Tour consécutif [après ses victoires au Tour de France puis d’Espagne l’été dernier], je me suis préparé différemment cette saison, afin d’atteindre mon pic de forme un peu plus tôt que d’habitude », a expliqué le champion de 32 ans, qui vise aussi cette année le doublé Giro-Grande Boucle, qui a été réussi jusqu’à présent douze fois par sept coureurs différents.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Le milieu de terrain quitte son seul et unique club après seize saisons au sommet. Il fut un des artisans de la domination footballistique catalane (en club) et espagnole (en sélection) du début du XXIe siècle.
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Andrés Iniesta, légende du Barça, annonce son départ du club de football

Le milieu de terrain quitte son seul et unique club après seize saisons au sommet. Il fut un des artisans de la domination footballistique catalane (en club) et espagnole (en sélection) du début du XXIe siècle.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h22
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Andrés Iniesta, le légendaire milieu de terrain du FC Barcelone, a confirmé, vendredi 27 avril, qu’il quitterait le club catalan à la fin de la saison. Il s’agira de sa 16e saison professionnelle avec le club, le seul qu’il ait jamais connu, ayant intégré son académie à l’âge de 12 ans. En tout et pour tout, Andrés Iniesta aura passé vingt-deux ans sous les couleurs barcelonaises. Presque aucun joueur ne peut en dire autant.
« En étant honnête avec moi-même et avec le club, mon parcours doit s’arrêter cette année. C’est une décision très réfléchie », a-t-il dit lors d’une longue conférence de presse en présence de sa famille et de ses coéquipiers.
« C’est un jour très difficile pour moi parce que j’ai passé ma vie ici. Je comprends que la loi de la vie veut que chaque nouvelle chose soit plus difficile que la précédente. Je ne me pardonnerai jamais de connaître une situation inconfortable au club. Ni moi ni le club ne méritons cela. »

The recognition is infinite 👏👏👏
— FCBarcelona (@FC Barcelona)


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Il ne s’agit pas d’une retraite pour l’Espagnol de bientôt 34 ans. Des rumeurs le donnent partant vers la Chine. Lui est resté évasif sur son futur footballistique, jurant seulement ne pas continuer en Europe pour ne pas jouer « contre [son] club ».
A la fois métronome et pivot du milieu du terrain du Barça depuis près de deux décennies, Iniesta restera dans l’histoire du foot non seulement comme un des joueurs les plus créatifs et les plus beaux à voir évoluer, mais comme un des artisans de la domination catalane (en club) et espagnole (en sélection) du début du XXIe siècle.
« Si Iniesta s’appelait Andrezinho, il aurait eu deux Ballons d’or »

   


Son palmarès compte 31 titres avec le FC Barcelone, dont quatre Ligue des champions (2006, 2009, 2011, 2015) remportés aux côtés de Lionel Messi, Ronaldinho ou de son binôme, Xavi. Avec l’Espagne, il gagnera les Euros 2008 et 2012 et, en 2010, la seule Coupe du monde de l’histoire de son pays. C’est lui qui marquera le but victorieux en prolongations contre les Pays-Bas.

Luis Enrique, un de ses entraîneurs sur le banc du Barça, dira de lui en 2016 qu’il « est unique au monde ». 
« Personne dans l’effectif ni même dans le football mondial ne ressemble à Andrés Iniesta. J’ai de bons profils à cette position, mais je n’ai vu aucun joueur ressemblant à Andrés Iniesta. »
Une illustre carrière qui n’a pas été couronnée de la récompense individuelle suprême, le Ballon d’or. Le petit Espagnol a été régulièrement oublié, sûrement parce que son jeu précis et vital avait le tort d’être moins spectaculaire que d’autres. Son grand rival du Real Madrid, Sergio Ramos, a eu une belle formule pour résumer ce scandale : « Si Iniesta s’appelait Andrezinho, il aurait eu deux Ballons d’or. » Ne pas avoir eu de Ballon d’Or « n’est pas un regret (...) ma perception du foot ou mon bonheur ne change pas en fonction d’un Ballon d’Or », a dit l’intéressé lorsqu’on lui posa, encore une fois, la question.
Au Camp Nou, la saison n’est pas officiellement terminée. Le FC Barcelone, qui possède onze points d’avance en tête de la Liga, a encore huit matchs à jouer. Une nouvelle victoire serait un trophée de plus pour Andrés Iniesta, qui partira ensuite vers la Russie pour disputer sa dernière Coupe du monde. Il quittera alors l’équipe espagnole, comme il a quitté aujourd’hui le Barça, en « se sentant important, en se sentant titulaire, avec la possibilité de gagner des titres ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ C’était un secret de polichinelle, mais c’est la première fois que l’entraîneur espagnol s’exprime officiellement sur son avenir.
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PSG : Unai Emery annonce son départ

C’était un secret de polichinelle, mais c’est la première fois que l’entraîneur espagnol s’exprime officiellement sur son avenir.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 14h22
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h17
   





                        



   


Il n’aura tenu que deux saisons sur le banc parisien. Les clubs de son pays d’origine, le Barça, en 2017, et le Real, cette année, lui auront été fatals. L’entraîneur espagnol Unai Emery, en fin de contrat en juin, a officialisé vendredi 27 avril son départ du Paris – Saint-Germain (PSG) à la fin de la saison.
« J’ai communiqué aux joueurs que nous avons eu une réunion avec le président Nasser Al-Khelaifi et le directeur sportif Antero Henrique et nous avons décidé de ne pas continuer ensemble », a déclaré Emery en conférence de presse.

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                Les grands travaux du PSG



En dépit d’un recrutement à plus de 400 millions d’euros pour se payer la superstar brésilienne Neymar et la pépite française Kylian Mbappé, le PSG a été éliminé de la Ligue des champions, objectif suprême des dirigeants qatariens, dès les huitièmes de finale cette saison, comme la précédente, successivement par Barcelone (4-0, 1-6) et le Real Madrid (1-3, 1-2).
Tuchel arrive
Sous le mandat d’Emery, le club parisien a perdu son titre de champion de France en 2017, puis l’a récupéré cette saison. Il a remporté le Trophée des champions en 2016 et en 2017, la Coupe de France en 2017, et la Coupe de la Ligue en 2017 et en2018.
L’Allemand Thomas Tuchel, sans club depuis son départ tumultueux du Borussia Dortmund, en mai 2017, est pressenti comme le favori à la succession de l’Espagnol, selon la presse sportive. « Après le Real, il fallait maintenir le rythme, le niveau, c’était important, l’équipe l’a fait. Je vais voir ce qui est meilleur pour mon futur. Je suis très concentré pour dimanche [et le match contre Guingamp] et la finale de la coupe de France. Après, je vais voir », a-t-il déclaré au sujet de son avenir.
Est-il prêt désormais à donner des conseils à son futur successeur ? « C’est sûr que s’il a besoin de quelque chose, je peux l’aider et lui donner mon opinion », a t-il répondu. « Je suis ouvert pour aider si besoin. »
Le PSG, qui sera opposé aux Herbiers le 8 mai en finale de la Coupe de France, peut s’offrir un dernier trophée national sous la conduite de l’Espagnol.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Le capitaine de la Fiorentina, qui s’est éteint le 4 mars, a su marquer de manière singulière les cœurs des supporteurs de la Viola.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ La Tunisie à l’heure du Mondial. Souvent conflictuelles, les relations entre les journalistes et la sélection connaissent un net réchauffement
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Mondial 2018 de football : une nouvelle ère pour la presse et l’équipe nationale tunisiennes

La Tunisie à l’heure du Mondial. Souvent conflictuelles, les relations entre les journalistes et la sélection connaissent un net réchauffement



Le Monde
 |    27.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 08h52
    |

            Anthony Hernandez








                        



                                


                            

Depuis le mois de janvier, Le Monde accompagne la Tunisie sur la route de la Coupe du monde de football, qui aura lieu du 14 juin au 15 juillet en Russie. Chaque mois, notre envoyé spécial auprès de la sélection tunisienne aborde un aspect différent du contexte dans lequel se prépare une équipe dont la dernière participation au Mondial remonte à 2006.
A moins de deux mois d’une délicate mais excitante entrée en matière face à l’Angleterre en Coupe du monde, le climat change autour de la sélection tunisienne. De victime expiatoire au premier tour face aux favoris anglais et belges, les footballeurs tunisiens ont gagné un peu de crédit grâce à deux matchs remportés en mars face à l’Iran et au Costa Rica (1-0).

Le sélectionneur Nabil Maâloul a même été conforté par le président de la Fédération tunisienne de football (FTF), alors que la presse évoquait un possible limogeage avant le Mondial. Rencontré lors du premier stage de préparation en janvier à Doha, Nabil Maâloul est généralement considéré comme un bon communicant.
Un contexte particulier
Cela ne l’empêche pas de faire des bourdes. Après la qualification de son équipe au Mondial, il avait provoqué la polémique en adressant un message de soutien au Qatar, frappé d’un embargo décidé par ses voisins. Endurci par un premier passage raté à la tête de la sélection en 2013, il se montre beau joueur : « Le foot, c’est énorme en Tunisie. J’étais ouvert comme joueur, je le suis en tant que coach. Les journalistes font leur travail, je fais le mien. Soit tu acceptes, soit tu changes de métier. »

Souvent éclipsée par l’amour des Tunisiens pour leurs grands clubs, la sélection nationale revient sur le devant de la scène médiatique. Jamais qualifié pour le deuxième tour, vainqueur d’un seul de ses douze matchs en quatre participations, le pays est pris d’optimisme. Journaliste au Temps, deuxième quotidien en langue française du pays, Mourad...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le meneur français sort de la pire saison statistique de sa carrière. Agent libre pour la première fois, sa prolongation pour une 18e saison passera sûrement par l’acceptation d’un rôle nouveau dans la franchise.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/04/2018
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NBA : l’avenir en suspens de Tony Parker

Le meneur français sort de la pire saison statistique de sa carrière. Agent libre pour la première fois, sa prolongation pour une 18e saison passera sûrement par l’acceptation d’un rôle nouveau dans la franchise.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 09h29
    |

            Luc Vinogradoff (avec Clément Guillou)








                        



                                


                            

Une triste sortie pour conclure un annus horribili. Pour son 226e match de playoffs, Tony Parker a rendu une pâle copie : 4 points, un rebond et une passe décisive en 14 minutes de jeu. La quatrième défaite en cinq matchs de ses San Antonio Spurs contre les Golden State Warriors, champions en titre, a sonné la fin d’une année particulièrement compliquée, pour la franchise et pour le Français.
Le meneur de 35 ans, qui sera agent libre pour la première fois de sa carrière cet été, a décrit cette 17e saison en NBA comme « définitivement la plus dure et la plus bizarre que j’ai vécue, de loin ». Sur le plan purement statistique, ce fut la pire : ses moyennes de matchs joués (55), minutes (19,5), points (7,7) et passes décisives (3,5) ont été les plus basses de sa carrière, en saison régulière comme en playoffs (6,6 points, 1,2 passe décisive en 13,3 minutes).
Les chiffres, bien sûr, ne disent pas tout. La saison de Parker a été marquée par une grave blessure, une rupture du tendon quadricipital gauche qui l’a éloigné des parquets jusqu’en novembre, et la perte de sa place de meneur dans le cinq de départ. Elle s’est elle-même articulée autour d’une saison compliquée pour les Spurs, loin de la stabilité habituelle de la franchise texane. La 21e qualification consécutive en playoffs n’a pas suffi à occulter que le bilan de 47 victoires et 35 défaites en saison régulière est le pire résultat de la franchise sous la direction de leur emblématique entraîneur, Gregg Popovich.
Nouveau rôle et appels du pied
La mauvaise performance de Parker s’explique aussi par les mauvaises performances de son équipe handicapée par l’absence de Kawhi Leonard, le leader des Spurs, qui n’a joué que 9 matchs cette saison. « La blessure de Leonard a eu des conséquences sur le reste de l’équipe, et notamment sur le rôle de Parker », analyse Vincent Collet, sélectionneur de l’équipe de France et coach de Strasbourg.
« Pour...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Après sa victoire dans le match aller de la demi-finale de Ligue Europa contre Salzbourg (2-0), l’Olympique de Marseille veut éviter de s’enflammer.
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A l’OM, l’euphorie différée d’une semaine

Après sa victoire dans le match aller de la demi-finale de Ligue Europa contre Salzbourg (2-0), l’Olympique de Marseille veut éviter de s’enflammer.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 04h52
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 07h19
    |

                            Gilles Rof








                        



   


Adil Rami a immédiatement senti le danger. L’OM venait à peine de boucler sa victoire contre Salzbourg, dans la première manche de la demi-finale de Ligue Europa (2-0), que l’expérimenté défenseur de l’Olympique de Marseille a réuni son monde près du rond central. Les tribunes du stade Vélodrome étaient encore en fusion, hurlant « aux armes » en écho l’une à l’autre.
Mais Rami avait un message à faire passer, que certains coéquipiers relateraient plus tard. « On ne s’enflamme pas devant les journalistes. Il y a un match retour à jouer pour se qualifier », a rappelé, en substance, l’international, qui connaît parfaitement la compétition pour l’avoir remportée avec le FC Séville en 2016. « On a vu ces derniers temps que cela peut se retourner très vite en coupes d’Europe, on ne doit pas s’emballer », concédait, quelques minutes plus tard, le latéral Jordan Amavi, une des belles satisfactions olympiennes de la soirée, avec Bouna Sarr et le Brésilien Luiz Gustavo. « Il n’y a que la moitié du chemin qui est parcourue. On a vu des Real Madrid, des Barcelone se faire remonter alors qu’ils ont gagné 3-0 ou 4-1 au match aller », complétait le meneur de jeu Dimitri Payet.

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                L’Olympique de Marseille fait un pas vers la finale de la Ligue Europa en dominant Salzbourg



Trente-deuxième victoire d’une saison marathon
L’Olympique de Marseille et son peuple de supporteurs peuvent pourtant légitiment rêver d’accéder à leur cinquième finale européenne dans une semaine en Autriche. Jeudi 26 avril, l’OM n’a pas réédité le match délirant qu’elle avait réussi contre le RB Leipzig en quarts de finale. Mais, à raison d’un but par mi-temps signé Florian Thauvin (15e) et Clinton Njie (62e), sur deux services du décisif Payet, devenu meilleur passeur de la compétition, elle a dompté une équipe de Salzbourg accrocheuse, au pressing collant. Et obtenu sa trente-deuxième victoire d’une saison marathon de déjà cinquante-sept matches. « Ce soir, j’ai aimé le Vélodrome, le cœur mis sur le terrain mais aussi la réflexion tactique qu’on a eue », se félicitait l’entraîneur marseillais Rudi Garcia après la rencontre.
La victoire de cet OM sérieux et soucieux d’appliquer les consignes est méritée. Mais les Autrichiens peuvent aussi légitiment exprimer des regrets. Il y a eu ce tir sur le poteau du Norvégien Gulbrandsen qui a fugitivement fait taire le Vélodrome. Quelques belles occasions stoppées par un Yohann Pelé faisant presque oublier la blessure du titulaire Steve Mandanda. Et puis surtout ce penalty pour une faute évidente de Maxime Lopez sur Stefan Lainer, oublié par l’arbitre écossais William Collum, à un moment où l’OM peinait. Le même arbitre qui n’a, pas plus, souhaité sanctionner une main involontaire de Florian Thauvin sur l’ouverture du score marseillaise.
En championnat de France, la double décision aurait déclenché une polémique entre entraîneurs et présidents, suivie d’une guerre de tweets… Marco Rose, le technicien autrichien, lui voit les choses autrement. « On ne va pas pleurer », a-t-il coupé court lors de la conférence de presse d’après-match, préférant concentrer son regard sur le retour. Dans une Red Bull Arena dont les 30 000 places ont toutes déjà été vendues, il sait que tout reste possible. Au tour précédent, ses joueurs avaient aussi deux buts de retard après le match aller à Rome (4-2). À Salzbourg, ils ont étrillé la Lazio, pourtant solide quatrième du championnat italien (4-1). Un précédent que Rudi Garcia connaît parfaitement. Pour lui, la parade sera l’attaque : « On ira [à Salzbourg] pour marquer, pour gagner le match. C’est comme cela qu’on voudra se qualifier pour la finale. C’est l’approche qu’on aura au match retour », promet-il déjà.
Un record d’affluence au Vélodrome
La finale n’est pas acquise, mais Marseille a tout de même encore vécu une formidable journée de football pour la sixième demi-finale européenne de son histoire. Des maillots plein la ville dès le début d’après-midi. Le parvis du stade envahi quatre heures avant le coup d’envoi et, fait rare, les deux virages du Vélodrome survoltés dès 19 h 30 au moment où les Autrichiens de Salzbourg entraient sur la pelouse en costume.

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                Ligue Europa : le public marseillais en quête de l’étincelle



Depuis quatorze jours, Marseille brûlait d’envie de renouer avec l’extase de la qualification contre Leipzig (5-2). Une folie douce, une addiction qu’on avait presque oubliée, ont gagné toute une ville. Un retour de vague soudain incompressible qui aurait pu, selon le club, « remplir trois fois le stade Vélodrome », et qui a déjà permis de battre le record d’affluence européen avec 62 132 spectateurs. Sous la pression du public et de quelques adversaires politiques, le maire de Marseille Jean-Claude Gaudin (LR) a même annoncé qu’une fan zone de 20 000 places serait ouverte au Vélodrome, le jeudi 3 mai, pour suivre gratuitement le match retour sur écran géant.
Pour cette saison 2017-2018, la direction de l’OM avait planifié un budget prévoyant une quatrième place en championnat et un quart-de-finale européen. Les objectifs fixés sont déjà atteints, mais à Marseille, actionnaire, président, joueurs comme supporteurs sont désormais tendus pour rafler tous les bonus possibles. « Il y a un match important à Angers dimanche pour le championnat », a rappelé Rudi Garcia, qui espère toujours doubler Monaco (2e) et Lyon (3e) sur le fil, au classement de Ligue 1. Et empocher ainsi une qualification directe pour la Ligue des Champions. Les supporteurs de l’OM ont-ils le même objectif prioritaire ? Au hit-parade de leurs chants ces derniers jours, c’est bien le « Jean-Michel Aulas, on va la gagner chez toi », qui écrase tout. Il rappelle que la finale de la Ligue Europa se jouera le 16 mai prochain sur la pelouse de l’Olympique Lyonnais et de son président qu’on aime haïr par ici. Jeudi, très tard dans la nuit marseillaise, la rengaine montait à n’en plus finir aux alentours du stade Vélodrome.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Dans un Vélodrome incandescent, les Marseillais ont remporté la demi-finale aller de Ligue Europa 2-0. Retrouvez les buts de Thauvin et N’Jie en vidéo.
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L’Olympique de Marseille fait un pas vers la finale de la Ligue Europa en dominant Salzbourg

Dans un Vélodrome incandescent, les Marseillais ont remporté la demi-finale aller de Ligue Europa 2-0. Retrouvez les buts de Thauvin et N’Jie en vidéo.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 22h57
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 04h54
   





                        



   


Dans le vacarme d’un Vélodrome euphorique, l’Olympique de Marseille s’est approché jeudi 26 avril au soir d’une place en finale de la Ligue Europa en dominant le RB Salzbourg 2-0.
A l’issue d’un match perfectible mais globalement maîtrisé l’OM, devant 62 312 spectateurs – record historique en Ligue Europa –, s’est tiré du mieux possible de ce match aller. La réussite a été marseillaise des deux côtés du terrain, que ce soit en attaque – quatre tirs cadrés, deux buts – ou en défense, avec un poteau trouvé par Salzbourg en deuxième période et une action qui aurait pu mériter un penalty.
« On a fait un match sérieux, solide, intelligent aussi, a dit l’entraîneur marseillais Rudi Garcia sur BeIn Sport. Mais on n’a fait que la moitié du parcours. Il faudra aller marquer à Salzbourg. »
Florian Thauvin a ouvert le score à la 15e minute sur un coup franc de Dimitri Payet. Alexander Walke, le gardien autrichien, a raté sa sortie aérienne et laissé l’attaquant marseillais seul au deuxième poteau. Thauvin a touché le ballon de la main après l’avoir frappé de la tête, ce qui a sans doute contribué à faire entrer la sphère dans les filets, mais l’arbitre a immédiatement indiqué le rond central.

Les Marseillais, se reposant sur un excellent Luiz Gustavo, ont ensuite tenu la rencontre face à des Salzbourgeois inoffensifs. Bouna Sarr, sur le côté droit, était déjà intenable et propre défensivement, une partition parfaite qu’il continuerait de jouer en deuxième période.
Le but suprême de Clinton N’Jie
A la reprise, l’équipe autrichienne montrait davantage d’engagement et menaçait à plusieurs reprises Yoann Pelé, solide à la fois sur sa ligne face à une frappe de Wolf et dans ses sorties.
Le RB Salzbourg réclamait un penalty à la 53e minute lorsque Maxime Lopez heurtait l’arrière droit Lainer dans la surface de réparation.

C’est pourtant l’OM qui marquait le deuxième but du match grâce à Clinton N’Jie. Tout juste entré en jeu à la place de Lopez, après la sortie de Lucas Ocampos sur blessure, le Camerounais entamait un long une-deux avec Dimitri Payet sur le côté gauche. Après avoir lancé le Réunionnais, N’Jie poursuivait sa course et attendait le ballon à l’entrée de la surface de réparation. Parfaitement servi, il prenait le temps de contrôler et de placer une frappe croisée que Walke ne pouvait toucher.

Les Marseillais se mettaient alors à gérer la rencontre et passaient près de prendre un but valant cher lorsqu’une demi-volée signée Gulbrandsen fracassait un poteau à la 77e minute.
Dès lors, le dernier quart d’heure n’était qu’un long festival vocal du Vélodrome soulagé, et qui croit plus que jamais en ses chances d’envahir le stade de son nouvel ennemi, l’Olympique lyonnais, pour la finale du 16 mai.
Dans l’autre demi-finale, Arsenal n’a pas concrétisé sa domination et été tenu en échec 1-1 par l’Atletico Madrid, pourtant réduit à dix. Lacazette, pour Arsenal, et Griezmann, pour Madrid, ont été les deux buteurs du soir.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Dans un Vélodrome incandescent, les Marseillais ont remporté la demi-finale aller 2-0. Ils peuvent rêver d’une nouvelle finale européenne.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ L’Olympique de Marseille joue jeudi soir la demi-finale aller de la Ligue Europa, une coupe qui peut donner accès à la Ligue des champions après avoir gagné… la Coupe de la Ligue. Explications pour les néophytes.
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Ligue 1, Ligue des champions, Ligue Europa… S’y retrouver dans les compétitions de football

L’Olympique de Marseille joue jeudi soir la demi-finale aller de la Ligue Europa, une coupe qui peut donner accès à la Ligue des champions après avoir gagné… la Coupe de la Ligue. Explications pour les néophytes.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 15h36
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 17h41
    |

            Alexandre Pouchard et 
Maxime Vaudano








                        



   


L’Olympique de Marseille joue, jeudi 26 avril contre les Autrichiens de Salzbourg, la demi-finale aller de la Ligue Europa. C’est le dernier club français en lice dans une compétition européenne, après l’élimination du Paris-Saint-Germain en Ligue des champions. Ce dernier a pu se consoler avec sa victoire en Coupe de la Ligue et son sacre en Ligue 1, qui lui permettra notamment de jouer le Trophée des champions en début de saison prochaine… Tout cela vous paraît obscur ? Nous faisons le point sur les principales compétitions de football pour les clubs.
Deux compétitions au niveau européen
Elles sont toutes deux organisées par l’Union des associations européennes de football (UEFA), qui rassemble les différentes fédérations (comme la FFF, la Fédération française de football).
1. La Ligue des champions, la principale

Qu’est-ce que la Ligue des champions en football ?
C’est la compétition européenne la plus prestigieuse. Elle réunit les meilleurs clubs des championnats européens : les principaux championnats peuvent envoyer quatre équipes en Ligue des champions, quand les moins importants ne qualifient que leur champion.
Cette répartition est définie par un « classement des championnats » (appelé « indice UEFA »), qui varie chaque saison selon les résultats des équipes des pays concernés dans les compétitions européennes. Actuellement, ce sont l’Espagne, l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie qui sont les meilleurs championnats et qui bénéficieront, à partir de la saison prochaine, de quatre places directes en Ligue des champions. Viennent ensuite la France, la Russie et le Portugal, qui bénéficient de deux places directes (et une autre en tour préliminaire de qualification).
La compétition consiste en :
des tours préliminaires de qualification pour déterminer quelles équipes « plus faibles » pourront jouer la phase suivante ;une phase de groupes avec quatre équipes par groupe, où chacune rencontre les autres deux fois (matchs aller-retour, une fois à domicile, une fois chez l’autre) ;une phase finale (huitièmes de finale, quarts de finale, demi-finales, finale), là aussi en « aller-retour » – sauf la finale qui est un match unique.
Cet encadré s’inscrit dans un article consacré aux compétitions des clubs de football.


2. La Ligue Europa, la deuxième

Qu’est-ce que la Ligue Europa en football ?
La Ligue Europa (« Europa League » en anglais) est la deuxième compétition européenne, qui réunit les clubs un peu moins bien classés des championnats. Par exemple, en France, le 4e du championnat a une place directe, de même que les vainqueurs des deux coupes nationales (Coupe de France et Coupe de la Ligue, voir ci-dessous). Le 5e du championnat, lui, a accès à des tours de qualification avant le début officiel de la Ligue Europa. Subtilité : si un club qui remporte une des coupes nationales est déjà qualifié pour la Ligue des champions (parce qu’il termine premier ou deuxième du championnat, par exemple), alors la place de qualification directe pour la Ligue Europa, normalement dévolue au vainqueur de la coupe, est « reversée » dans le championnat (au 5e, par exemple).
Dorénavant, le vainqueur de la Ligue Europa se qualifie directement pour la Ligue des champions. Ainsi, Marseille peut finir 4e en Ligue 1 mais s’il gagne la Ligue Europa, il est qualifié pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. C’était le cas l’année dernière de Manchester United, qui a fini 6e du championnat anglais mais qui a pu disputer la Ligue des champions cette année.
Cet encadré s’inscrit dans un article consacré aux compétitions des clubs de football.


En bonus : la « Supercoupe d’Europe ». Moins connue, il s’agit simplement d’un match organisé au tout début de la saison (en août) entre le vainqueur de la Ligue des champions et la Ligue Europa.
A noter qu’il existe aussi une « Coupe du monde des clubs », opposant chaque année (en décembre) les vainqueurs des différentes Ligue des champions (ou équivalentes) sur chaque continent.
Les compétitions européennes de football ont beaucoup varié dans le temps, que ce soit par leur nom (la Ligue des champions s’appelait auparavant la Coupe des clubs champions) ou par leur format. Certaines compétitions ont un temps existé mais ont disparu aujourd’hui (comme feu les « Coupes d’Europe des vainqueurs de coupe », dite « Coupe des coupes » ou la « Coupe Intertoto »). Nous avons résumé ci-dessous les différentes compétitions européennes, et leurs changements de nom, depuis 1955 :

   


En France : un championnat et deux coupes
Les championnats professionnels :
La Ligue 1 : c’est la première division professionnelle, réunissant vingt clubs. Chaque équipe rencontre les autres deux fois (une fois à domicile, une fois chez l’autre) dans la saison, qui court d’août à mai. Les premières places donnent accès à la Ligue des champions, les places suivantes à la Ligue Europa. Les deux dernières places, elles, relèguent dans la division inférieure. Nouveauté de la saison 2016-2017 : l’antépénultième n’est plus relégué directement mais affronte un club de deuxième division lors d’un « match de barrage ».La Ligue 2 : c’est la deuxième division, réunissant elle aussi vingt clubs. Les premières places donnent accès à la Ligue 1, les dernières places relèguent dans la division inférieure, nommée « National ».
Les Coupes :

Coupe de France, Coupe de la Ligue : quelles différences ?
La Coupe de France : elle est organisée par la Fédération française de football (FFF). Elle est ouverte à tous les clubs de France, y compris les amateurs. C’est pour cela que l’équipe amateurs des Herbiers, en Vendée, jouera la finale de la Coupe de France face au PSG le 8 mai. Elle compte, au total, quatorze tours (les équipes professionnelles ne rentrant dans la compétition qu’à partir du 7e tour), avec des matchs uniques (pas d’« aller-retour »). Le vainqueur se qualifie pour la Ligue Europa.
La Coupe de la Ligue : elle est organisée par la Ligue de football professionnel qui, comme son nom l’indique, ne rassemble que les clubs professionnels. Cette compétition n’est donc pas ouverte aux clubs amateurs. Le vainqueur se qualifie directement pour la Ligue Europa.
Cet encadré s’inscrit dans un article consacré aux compétitions des clubs de football.


En bonus : le « Trophée des champions ». Moins connu, il s’agit simplement d’un match organisé au tout début de la saison (en août) entre le vainqueur du championnat et celui de la Coupe de France. S’il s’agit de la même équipe, elle est alors opposée au deuxième de Ligue 1.
Pour résumer :

   





                            


                        

                        


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Hyperandrogynie : « Le nouveau règlement relève d’un contrôle scandaleux du corps des femmes »

L’IAAF veut obliger les athlètes hyperandrogynes à abaisser leur taux de testostérone si elles veulent continuer à s’aligner sur certaines épreuves.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 16h48
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) dévoile, jeudi, les nouvelles règles d’éligibilité aux compétitions féminines. Au centre de la manœuvre, on retrouve la question de l’hyperandrogynie de certaines athlètes, accusées de profiter d’avantages inéquitables. Pierre-Jean Vazel, entraîneur d’athlétisme, qui a travaillé sur la question, notamment sur son blog pour Le Monde.fr, est en opposition totale avec la politique de l’IAAF.

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          Caster Semenya et ces championnes trop « testostéronées »



Quels sont les principaux changements induits par l’IAAF concernant les athlètes hyperandrogynes (qui produisent naturellement des taux élevés de testostérone) ?
Il est important de rappeler que, sur ce dossier, l’IAAF marche depuis le début main dans la main avec le CIO. Leurs experts scientifiques, qui travaillent sur ces réglementations, sont les mêmes. On sait tout d’abord qu’une nouvelle catégorie est en préparation, une sorte de troisième genre. Cela s’appuie sur les travaux du docteur Yannis Pitsiladis et d’une ancienne athlète transgenre, Johanna Harper. En début d’année, ils ont donné une conférence pour expliquer qu’en Allemagne, un troisième sexe venait d’être légalement créé, que cela existait dans une dizaine de pays, donc l’IAAF et le CIO veulent faire la même chose.
Dans ces travaux, l’IAAF parle de femmes DSD (différences de développement sexuel), qui présentent un taux de testostérone supérieur à 5 nmol/L, au lieu de 10 nmol/L auparavant, depuis un précédent règlement qui datait de 2011. Il faut savoir que 10, c’est la limite inférieure normale chez un homme. En dessous, on autorise, par exemple, un sportif à prendre une AUT (autorisations d’usage thérapeutique), car cela représente un risque pour la santé.
De plus, certaines de ces femmes « DSD » ont un chromosome XY, dont le métabolisme dépend beaucoup de la testostérone. Baisser ce taux pour pouvoir participer à des compétitions ne s’impose pas d’un point de vue médical – elles ne sont pas malades – et plus encore, cela les met en danger, car une vingtaine d’effets indésirables sont recensés et cela provoque de manière anticipée une sorte de ménopause.
L’obstination des instances sportives, en particulier l’IAAF, repose-t-elle sur les clichés associés aux corps des femmes ? Est-ce idéologique ?
On est dans une croyance. D’ailleurs, le président de l’IAAF Sebastian Coe a déclaré qu’il croyait que le taux de testostérone et les performances étaient directement corrélés. C’est une conception des années 1980. Ce sont des idées préconçues parce que cette ligne ne regarde la performance que par le prisme de la testostérone.
Aujourd’hui, on sait que ce n’est pas juste. Les performances dépendent de plusieurs facteurs qui se combinent comme le taux, le caryotype XX ou XY, les différents gènes mais aussi les récepteurs androgènes… D’ailleurs, parmi les femmes « DSD », certaines présentent un syndrome d’insensibilité complète ou partielle, leurs récepteurs ne reconnaissent pas ou peu la testostérone qui circule dans leur corps dans des proportions impossibles à quantifier. Or, ces dernières sont mises dans le même sac que les autres. Cela illustre l’absurdité de tout ça.
On oublie aussi de rappeler que toutes les femmes hyperandrogynes ne bénéficient pas de qualités physiques exceptionnelles. Toutes ne sont pas athlètes de haut niveau même si, à Rio, le podium du 800 m était composé exclusivement de ces athlètes. C’est très rare. Le syndrome n’est pas nouveau, il a toujours existé. Toutes ne font pas des podiums. Dutee Chand (sprinteuse indienne dont le cas avait étudié par le TAS en 2015) possède, par exemple, un record sur 100 m assez modeste.
Sur quelles études s’appuie l’IAAF ?
A l’époque de la première réglementation en 2011, aucune étude n’existait. Lors de l’examen du cas Dutee Chand en 2015, le Tribunal arbitral du sport avait opposé ça à l’IAAF : « Vous n’apportez aucune preuve scientifique. on vous donne deux ans pour le faire. » C’était déjà très généreux. Ils ont demandé une rallonge en 2017, qu’ils ont obtenue.
Finalement, courant 2017, les médecins de l’IAAF, pas du tout impartiaux, ont fini par sortir une étude, en cherchant ce qu’ils voulaient trouver. Ils ont pris les résultats des Mondiaux 2011 et 2013 en comparant pour chaque épreuve si les femmes qui présentaient le taux de testostérone le plus élevé avaient le plus haut niveau de performances.
Bizarrement, ce constat est le plus fort au marteau et à la perche. Il y a une tentative d’explication : les experts disent que la testostérone permet d’être plus agile et adroit. Il y a également une corrélation constatée sur des épreuves comme le 400 m, le 800 m ou le 400 m haies mais pas sur les disciplines de force comme le sprint ou le lancer de poids. En lisant l’article médical, on ne comprend pas pourquoi. L’agilité et l’adresse ne sont d’aucune utilité pour le 400 ou le 800 m. Il y a des doutes sur cette étude, car elle inclut forcément des athlètes dopées. On sait qu’à cette période les Russes notamment étaient très fortes sur 400 et 800 m. La réglementation va d’ailleurs du 400 m au mile (1,6 km).
En n’incluant pas le marteau ni la perche et en visant les épreuves du 400 m au 1 500 m, ne vise-t-on pas spécialement la coureuse sud-africaine Caster Semenya, dont l’éclosion en 2009 a toujours suscité la polémique ?
Exactement, cela correspond aux épreuves où elle s’aligne. Or, il n’a pas été trouvé d’association entre testostérone et 1 500 m. En incluant le 1 500 m et en excluant le marteau et la perche, l’IAAF n’est même pas cohérente avec sa propre démarche scientifique. Cela donne le sentiment de cibler Semenya qui a d’ailleurs annoncé qu’elle pourrait monter sur 5 000 et 10 000 m pour pouvoir continuer à participer à des compétitions. Tout cela est absurde.

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          Et si on laissait Caster Semenya enfin tranquille ?



L’un des principaux arguments des tenants de cette ligne est de comparer l’hyperandrogynie à une forme de dopage.
Comme avant cette étude, l’IAAF n’avait rien à se mettre sous la dent, c’est, en effet, leur grande théorie. Ils ont utilisé le dopage en RDA qui pouvait améliorer, selon eux, la performance des athlètes dopées de 9 à 10 %. Cela tombe bien, cela correspond justement à la différence de performance entre les hommes et les femmes dans les courses.
Le TAS a repris cette donnée et a demandé à l’IAAF de prouver que le taux de testostérone conférait à ces athlètes un avantage de 10 %. Les experts n’en sont qu’à 4 ou 5 % pour le moment… Ce chiffre est issu des études réalisées avec quatre athlètes qui ont accepté de se faire opérer. On leur a promis que leurs performances allaient baisser, mais qu’elles allaient rester athlètes élites. Cette promesse n’a pas été tenue. Tout cela est un énorme scandale : on a opéré sans justification médicale, juste pour faire entrer des athlètes dans les clous du règlement IAAF. On les a fait passer en situation de ménopause précoce avec des conséquences irréversibles notamment sur la fertilité.
Quid du secret médical ?
C’est un autre problème. Malgré l’anonymat de façade, les données de taille, de poids, d’âge ont permis d’identifier ces quatre cobayes. L’IAAF est incapable de préserver le secret médical. En 2009, lors des Mondiaux de Berlin, ils avaient livré en pâture une jeune fille de 17 ans. Tout le monde pérorait sur les organes sexuels, sur le taux de testostérone et sur le corps de Caster Semenya. Cette catégorie « DSD » ouvre la même boîte de Pandore. On n’a pas à savoir qui a un micropénis, des testicules pas descendus ou tel caryotype… C’est du délire. Cela ne regarde que ces athlètes et le CIO envisage de les faire concourir dans une catégorie troisième genre. Et ça va à l’encontre des statuts de l’IAAF censée protéger la santé des athlètes.
L’ironie n’est-elle pas encore plus grinçante lorsque l’on compare l’énergie dépensée dans ce dossier et la faiblesse, voire la passivité de l’IAAF en matière de lutte antidopage ?
C’est effectivement le même département médical qui était chargé du suivi du passeport biologique des athlètes russes notamment… On confond tout dans cette histoire. A mon sens, c’est l’un des plus gros scandales de l’histoire du sport. On essaie d’imposer un contrôle sur le corps des femmes. Ce n’est pas nouveau. Dès que les femmes ont voulu faire du sport, on a contrôlé les épreuves qu’elles étaient autorisées à pratiquer, on a scruté leur corps, on a contrôlé leurs organes génitaux. Finalement, toutes les femmes sont perdantes.
Y a-t-il une solidarité féminine de la part des autres athlètes ?
Pas vraiment, mais c’est un problème d’éducation et d’accès à l’information. Le CIO, l’AMA et l’IAAF ont une énorme responsabilité en ce domaine à cause de la manière dont ils communiquent sur ces cas. Comment peut-on se demander publiquement si Semenya est un homme ou une femme ? Toutes ces athlètes dans le collimateur de l’IAAF se considèrent femme, et non pas comme intersexe, elles ont été identifiées à la naissance en tant que femmes, ont des papiers qui mentionnent qu’elles le sont… C’est une violation de la façon dont elles se perçoivent et dont on les perçoit dans des pays qui ne reconnaissent pas ce troisième genre.
Caster Semenya a beaucoup de soutien en Afrique du Sud, comme Francine Niyonsaba au Burundi. Je me demande parfois quel accueil elles auraient reçu en France quand on voit la violence sur les réseaux sociaux. On parle d’elles au masculin, on insinue qu’elles trichent… Il y a un problème d’information du grand public et des autres athlètes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Partenaire du championnat du monde des rallyes, qui fait escale en Argentine de jeudi à dimanche, le chinois DJI produit des images spectaculaires en toute sécurité : un bond dans la modernité pour ce sport automobile.
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Rallyes : les drones dans la course

Partenaire du championnat du monde des rallyes, qui fait escale en Argentine de jeudi à dimanche, le chinois DJI produit des images spectaculaires en toute sécurité : un bond dans la modernité pour ce sport automobile.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 12h37
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 17h17
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Si le risque est inhérent à la vie des pilotes de rallye, il ne devrait pas en être de même pour celles des photographes et des cameramans. Malheureusement, le secteur ultra-concurrentiel de l’image ne pousse pas toujours ses acteurs à la prudence, comme l’ont rappelé la mort d’un photographe espagnol amateur, lors de la première spéciale du Monte Carlo 2017, ou celle du photojournaliste Stéphane Guraudi sur le rallye Mer et Maquis de novembre 2016. Alors que se déroule le rallye d’Argentine du jeudi 26 au dimanche 29 avril, le drone, alternative venue du ciel, permet à son pilote-cameraman de travailler en toute sécurité et de fournir des images dynamiques totalement inédites à partir de points de vue jusqu’alors inaccessibles. Pionniers, le constructeur chinois de drones DJI et le championnat du monde des rallyes (WRC) sont associés depuis le Monte Carlo 2016, pour le meilleur, et encore le meilleur.
« Tout a commencé lors d’un test au rallye d’Allemagne de 2015. Cet essai fut tellement concluant que nous avons décidé de sceller ce partenariat pour trois ans », rapporte Olivier Mondon, responsable en communication chez DJI. Créé en 2006 à Shenzen, DJI est devenu en moins d’une décennie leader mondial du drone de loisir. Totalement novice, la jeune Néerlandaise Janneke Rozendaal est alors chargée du développement avec le WRC.

La Fédération de l’automobile voit à l’époque dans les drones la possibilité de tenter de palier le déficit d’image dont souffre le rallye. Traversant des paysages hétérogènes, sur des routes parfois difficiles d’accès, il apparaît comme le moins télégénique des sports mécaniques. Par ailleurs, les images dynamiques obtenues par drones collent à « l’esprit rallyes ». Et leur retransmission par streaming en ligne, sur la chaîne WRC+, repositionne le WRC en tête de la course numérique.
A force de suivre – et de précéder – chaque étape du championnat à travers le monde des rallyes depuis trois ans, Janneke Rozendaal et ses équipes sont aujourd’hui de vrais spécialistes. Derrière le fun, la précision et le respect des règles prédominent.
Le choix des emplacements est essentiel. Trois mois avant chaque course, Janneke Rozendaal fait une première reconnaissance. « Nous recevons ensuite une liste de 20 à 40 emplacements possibles, pour en sélectionner finalement en moyenne 12 par rallye. » Deux jours avant le shakedown (essais), les accès aux routes et les emplacements des spectateurs sont finalisés. L’équipe du WRC affine sa recommandation auprès de DJI, qui valide. Les lieux privilégiés sont ceux où les voitures ralentissent pour mieux accélérer ensuite, comme une épingle à cheveu, les tremplins ou un virage en « S ». « Il faut que nous soyons éloignés des agglomérations », précise Janneke Rozendaal, excepté lorsqu’ils ont l’autorisation de filmer en ville, comme à Mexico City : « Nous avons pris une séquence en plan continu inoubliable au-dessus du Zocalo ! », la place nationale, plus habituée à recevoir les chefs d’Etat que les concurrents d’un rallye.

L’autorisation de voler est demandée en amont par le WRC. Les hélicos savent exactement où DJI filme. Pour accentuer la sécurité en vol, le Chinois recourt à plusieurs systèmes, dont « le système de géofencing GPS pour aider les pilotes à éviter les zones sensibles [comme les aéroports], les fonctions de retour automatique au point de décollage et des systèmes de détection et d’évitement d’obstacles de plus en plus perfectionnés », détaille Janneke Rozendaal.
Autre difficulté : les conditions météorologiques. Entre les − 20 °C possibles en Suède, et les 40 °C en Australie, la technologie a là aussi dû s’adapter. Ainsi les moniteurs DJI CrystalSky améliorent la netteté des images au soleil, et augmentent l’autonomie de la batterie par grand froid – chacun peut constater avec son smartphone que la batterie se vide à vitesse grand V dès que la température passe sous 0 degré. La météo est un vrai défi pour les drones, qui ne volent ni sous la pluie ni lorsque le vent dépasse 10 m/s, soit 36 km/h. Mais aussi pour les hommes.
Chaque drone nécessite un pilote et un opérateur. Ce dernier oriente la caméra multidirectionnelle, capable de tourner à 360 degrés. Généralement l’opérateur supervise deux drones. Positionné à mi-hauteur entre l’hélicoptère et le sol, le pilote tente de suivre la voiture. « La difficulté, c’est la vitesse. Il faut aller très vite, filmer vite et suivre la voiture autant que possible », témoigne Ferdinand Wolf, directeur artistique de DJI Studio Europe. La vitesse, point commun entre pilotes de drones et pilotes de voitures. « Nos pilotes adorent le WRC et les pilotes du WRC adorent les drones. Nous sommes toujours très amusés de voir comment ces deux mondes se prennent d’affection l’un l’autre », confirme Janneke Rozendaal.

Les vidéos finalisées sont toutes la propriété du WRC, et seules celles agréées par le championnat sont consultables sur le site, sur YouTube, ou sur la chaîne de streaming en ligne WRC+, qui propose aussi, depuis 2016, les vidéos embarquées en direct et en replay. Des images à sensation visibles depuis un ordinateur, smartphone ou tablette, qui renouvellent le public au-delà des fans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Les championnats du monde de cheerleading, mélange de gymnastique et de danse, se déroulent cette semaine à Orlando aux Etats-Unis. Pour la première fois, une sélection nationale représentera la France.
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Les cheerleadeurs français en quête de lumière

Les championnats du monde de cheerleading, mélange de gymnastique et de danse, se déroulent cette semaine à Orlando aux Etats-Unis. Pour la première fois, une sélection nationale représentera la France.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 15h06
    |

                            Lætitia Béraud








                        



   


La porte entrouverte du gymnase laisse échapper des airs de pop américaine. Les consignes sont distillées en anglais : « Partner stunt ! One, three, five, seven ! » Depuis plusieurs mois, Villenave-d’Ornon (Nouvelle-Aquitaine) passe à l’heure américaine tous les week-ends. C’est dans cette ville au sud de Bordeaux que s’entraîne la première sélection nationale de l’histoire du cheerleading en France.
Les 25 athlètes représentent la France aux championnats du monde, qui se déroulent du 24 au 27 avril, aux Etats-Unis. Jusqu’ici, la tâche revenait à l’équipe vainqueur du championnat national. Les figures s’enchaînent, les flyers (voltigeurs) montant sur les épaules de leurs partenaires. Quand la musique s’arrête, le pas est moins assuré, les enchaînements moins rythmés. « Vous êtes de vraies divas », plaisante une des entraîneuses. Et les chansons repartent de plus belle. Grand écart, sauts et pyramides aussi.
Sport venu des Etats-Unis, mélange de gymnastique et de danse, le cheerleading est plus connu en France sous le nom de « pom-pom girls ». On compte plus de 3 000 licenciés en 2018 répartis dans 88 clubs dans le pays. La discipline a trouvé sa place au sein de la fédération de football américain. Elle a même reçu l’agrément du ministère des sports en 2008, mais pas la reconnaissance de sport de haut niveau, nouvel objectif pour la fédération.
Sans pom-pom ni jupettes
Le cheerleading est un sport physique, précis et très technique. Sur certains lancers, les flyers peuvent sauter jusqu’à six mètres de haut. Une mauvaise impulsion, une trajectoire mal contrôlée, et c’est la chute. Lors des compétitions internationales, 20 juges examinent les routines des équipes. Celles-ci doivent comprendre cinq éléments : le tumbling (gymnastique acrobatique au sol), des portés (le nombre de porteurs définit la difficulté), une pyramide (un ensemble de portés), des lancers et de la danse (non obligatoire en compétition internationale).
L’esthétique joue aussi un rôle essentiel. « Il y a un côté spectacle et paillettes, on ne va pas se mentir », conçoit Elodie Mommessin, la capitaine des bleus qui veut mettre en avant l’effort physique que demande la discipline. « C’est un mix de plusieurs sports, de la gymnastique dans les portés… il y a besoin de force, et un côté danse plus artistique, c’est ça qui me plaît », précise-t-elle.
La Bordelaise affiche fièrement son uniforme bleu aux couleurs de la France. Pas de jupe en compétition. Les shorts leur sont préférés. Quant aux fameux pom-pom, ils sont seulement utilisés pendant la première partie des shows, le scand quand les « pom-pom girls » appellent le public à chanter.
Un sport mixte

   


La plupart des athlètes rejettent ce terme de « pom-pom girls » plein de préjugés. Notamment, car la discipline est loin d’être réservée aux filles. En bas des pyramides, on retrouve les « bases », souvent des hommes. Parmi les bleus à l’entraînement, Jordan Soler dépasse facilement d’une tête ses coéquipiers. Le co-capitaine est un ancien rugbyman. C’est sa sœur qui l’a convaincu de devenir cheerleadeur.
« Je n’ai pas assumé au début, je me suis fait chambrer. Les gens voient les pom-pom, ils ne voient pas l’effort physique », raconte-t-il. A 25 ans, il s’inspire des portés sur les touches au rugby pour entraîner les flyers.
Et puis à l’origine de ce sport, il y a… des hommes. La discipline est née dans les universités américaines à la fin du XIXe siècle pour « mener les encouragements » (to cheer, encourager ; to lead, mener). Le cheerleading était alors plutôt pratiqué par des hommes jusqu’à la seconde guerre mondiale. Plusieurs anciens présidents des Etats-Unis s’y sont d’ailleurs essayés, parmi les plus connus : George W. Bush, Dight Eisenhower, Franklin Roosevelt ou Ronald Reagan.
Ce dimanche d’avril, c’est la première fois que les cheerleadeurs montrent leur full out, la routine complète devant un public. La prestation impressionne. Les spectateurs frémissent à chaque lancer et porté. « Vous trouvez ça impressionnant et beau, jusqu’à ce que ce soit votre fille qui saute et là… », commente une spectatrice, anxieuse. Sa fille vient d’effectuer un salto dans les airs avant de retomber dans les bras de ses partenaires.
Un sport bientôt aux Jeux olympiques ?
Dans un coin du gymnase, Melissa Signor observe avec attention l’entraînement. Cette ancienne cheerleadeuse américaine et juge internationale est la technicienne de l’équipe. C’est déjà elle qui avait emmené pendant plusieurs années les champions de France aux mondiaux : les Cheers Excess de Charenton-le-Pont.
« En France, il y a beaucoup d’envie et de passion autour de ce sport, mais on manque d’expérience », confie-t-elle. « Nous sommes très en retard ». La coentraîneuse a étudié les fiches de notation et scores des précédents championnats du monde. Aucun élément de la routine ne doit être superflu, tout doit rapporter des points.
A Orlando, cette semaine, le défi est immense pour les Bleus. Ils ne concourent pas dans la même catégorie que les Américains, presque intouchables avec leurs pyramides à trois étages.
Mais l’objectif est ailleurs. Quarante nations sont représentées, 11 000 athlètes présents toutes catégories confondues. Ces Mondiaux sont une nouvelle démonstration de force à destination du Comité international olympique. Depuis 2016, celui-ci a donné une reconnaissance provisoire à ce sport qui se rêve déjà aux Jeux olympiques. Pourquoi pas dès Paris 2024 ?



                            


                        

                        

