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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le président s’est félicité de l’évolution des discussions samedi 28 avril, après une discussion avec son homologue sud-coréen.
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Rapprochement entre les Corées : « les choses se passent très bien » pour Donald Trump

Le président s’est félicité de l’évolution des discussions samedi 28 avril, après une discussion avec son homologue sud-coréen.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 16h29
   





                        


C’est Donald Trump qui l’affirme : « les choses se passent très bien » dans le dossier coréen. Le président américain a partagé ce constat sur Twitter après une « longue et très bonne discussion » avec le président sud-coréen Moon Jae-in. « La date et le lieu de la rencontre avec la Corée du Nord sont en train d’être fixés », a-t-il ajouté, indiquant également s’être entretenu avec le premier ministre japonais Shinzo Abe pour « l’informer des négociations en cours ».
Donald Trump doit rencontrer Kim Jong-un d’ici à juin pour un sommet historique. Son nouveau chef de la diplomatie, Mike Pompeo, a rencontré, alors qu’il était encore à la tête de la CIA, le dirigeant nord-coréen durant le week-end de Pâques, au cours d’une mission tenue un temps secrète.
Cette déclaration intervient au lendemain de la rencontre historique entre les dirigeants des deux Corées vendredi 27 avril. Moon Jae-in et Kim Jong-un s’y sont engagés à œuvrer en faveur de la dénucléarisation de la péninsule.
« Les deux dirigeants déclarent solennellement devant les 80 millions de Coréens et le monde entier qu’il n’y aura plus de guerre sur la péninsule coréenne et qu’en conséquence une nouvelle ère de paix a commencé », lit-on dans la déclaration officielle publiée à l’issue de la rencontre. Ils ont également indiqué qu’ils chercheraient à rencontrer les Etats-Unis, peut-être aussi la Chine, « en vue de déclarer la fin de la guerre et d’établir un régime de paix permanent et solide » sur la péninsule.

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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La possible candidature d’Abdullah Gül à la présidentielle anticipée de juin avait été évoquée ces derniers jours, mais l’intéressé a annoncé samedi ne pas être candidat.
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Turquie : pas de front commun de l’opposition aux élections du 24 juin

La possible candidature d’Abdullah Gül à la présidentielle anticipée de juin avait été évoquée ces derniers jours, mais l’intéressé a annoncé samedi ne pas être candidat.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 15h23
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 18h23
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



   


Incapable de s’unir, l’opposition turque au président Erdogan, et à son parti au pouvoir l’AKP, ira aux élections du 24 juin (présidentielle et législatives) en ordre dispersé. Décrit un temps comme le candidat possible du camp anti Erdogan à la présidentielle, l’ancien président Abdullah Gül a jeté l’éponge, lors d’une conférence de presse organisée samedi 28 avril à ses bureaux de Maslak, sur la rive asiatique d’Istanbul.
Il ne se présentera pas. D’ailleurs, il n’a jamais souhaité reprendre le flambeau depuis son retrait de la scène politique en 2014, lorsqu’il a renoncé à se présenter pour un second mandat de président, auquel il pouvait prétendre, afin de laisser le champ libre à Recep Tayyip Erdogan, aux manettes du pays depuis 2003.
Horreur du risque
Cette annonce clôt les négociations entamées un peu plus tôt entre les kémalistes du Parti Républicain du peuple (CHP), les nationalistes du Bon Parti et les islamistes du Parti de la Félicité pour former un front uni anti Erdogan. « Je sais qu’il y avait une demande en faveur d’un consensus global. Si ce consensus avait existé, sans doute n’aurais-je pas hésité à prendre mes responsabilités mais cela n’est pas le cas », a expliqué M. Gül.
Fidèle compagnon de route du Reis (« chef », l’un des surnoms de M. Erdogan), avec lequel il fonda en 2001 le Parti de la justice et du développement (AKP), Abdullah Gül est connu pour avoir horreur du risque. Si les trois partis d’opposition lui avaient apporté la candidature à la fonction suprême sur un plateau, il aurait pu franchir le pas. Mais Meral Aksener, l’égérie du Bon parti, n’a pas voulu renoncer à la sienne.
Avant de refuser les questions des journalistes, « parce qu’on est en pleine campagne électorale », M. Gül a osé jeter une petite pierre dans le jardin de son ancien mentor. À la fin de son intervention, il a souhaité à la Turquie « la démocratie, le respect des Droits de l’Homme, la liberté d’expression, celle de la presse », sous entendant que ces valeurs faisaient défaut.
Une perception renforcée samedi par le départ précipité du rédacteur en chef du site internet Habertürk, Baris Erkaya. Le site n’a pourtant rien d’un média d’opposition. La ligne rouge a, semble-t-il, été franchie avec la diffusion en ligne d’un article lié à la candidature d’Abdullah Gül.
L’article relatait la visite rendue à M. Gül, mercredi 26 avril, par le chef d’Etat major Hulusi Akar, accompagné du porte-parole du président Erdogan, Ibrahim Kalin. Au moment où sa candidature faisait des gorges chaudes, un hélicoptère transportant MM Akar et Kalin se posait dans son jardin à Maslak. Après trois heures de discussion, les émissaires sont repartis, soulagés d’apprendre que M. Gül ne comptait pas se présenter.

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D’autant qu’une rumeur détestable avait commencé à courir, selon laquelle cette candidature n’était, en réalité, qu’un scénario mis au point par Fethullah Gülen, le prédicateur musulman accusé d’avoir organisé le coup d’Etat manqué de juillet 2016. Cette rumeur n’a pas échappé au premier ministre Binali Yildirim, convaincu que « l’opposition conspire contre le pays avec la complicité de forces étrangères ».
Aubaine
L’incapacité de l’opposition à s’unir est une véritable aubaine pour le président Erdogan qui joue sa survie politique aux élections du 24 juin. L’homme fort de Turquie voit en effet sa popularité s’éroder. Les sondages sont unanimes : il ne parviendra pas à atteindre les 51 % de voix nécessaires pour gagner la présidentielle dès le premier tour. Ceci malgré de sérieux avantages : l’opposition est divisée, les médias sont contrôlés à 90 % par le gouvernement, la mise en place de l’état d’urgence, enfin, permettent toutes les options, y compris les plus répressives.
L’opposition veut croire que l’anticipation des élections au 24 juin (au lieu du 3 novembre 2019) atteste d’un « mouvement de panique » au sein de l’élite islamo conservatrice, consciente que son règne touche à sa fin. L’épisode des émissaires laisse à penser que la panique est bien réelle.

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Au sein de l’AKP, le mécontentement règne. La purge des maires (à Istanbul, Ankara, Bursa, Balikesir et d’autres localités), effectuée par le président à l’automne 2017, a déplu. L’alliance avec le MHP en vue des élections de juin est un autre motif de mécontentement. Dorénavant, l’AKP va devoir héberger sur ses listes des candidats MHP, ce qui n’a pas l’heur de plaire à certains de ses cadres, peu enclins à céder la place.
Enfin, l’AKP n’a plus rien du mouvement rassembleur qu’il était en 2002. Devenu le parti personnel du président, il est traversé par des tensions. La zizanie prévaut, selon Ahmet Takan, un ancien conseiller d’Abdullah Gül, qui a écrit en février plusieurs articles à ce sujet dans le journal Yenicag, avec une telle véracité que ses articles ont été caviardés peu après leur parution.
Craintes de fraudes
L’économie est un autre motif d’inquiétude. Malgré une croissance record (7,4 % en 2017), la Turquie voit les déséquilibres s’amonceler, avec un déficit accru des comptes courants, une inflation à deux chiffres (10,3 % en mars) et une dégringolade de la livre turque qui a perdu 7 % de sa valeur par rapport au dollar depuis janvier. Le coup est rude pour les ménages turcs qui vivent dans la hantise de voir resurgir l’instabilité économique des années 1990-2000, que l’AKP se targue tant d’avoir éradiqué.
M. Erdogan aurait-il convoqué des élections s’il n’était pas sûr de les gagner ? Assurément non. « Ne vous inquiétez pas, le gouvernement va rester au pouvoir, c’est sûr à 100 % », a rassuré Nihat Zeybekci, le ministre de l’économie lors d’un forum économique à Izmir, jeudi 26 avril.
Les commentateurs évoquent un recours possible à la fraude. « Probablement, Recep Tayyip Erdogan le peut. Son contrôle des institutions est illimité et on imagine mal un tribunal, des militaires ou n’importe qui d’autre se mettre en travers de son chemin. Mais agir ainsi sera très coûteux », affirme Howard Eissenstat, spécialiste de la Turquie et enseignant à l’université américaine St Lawrence, dans une tribune publiée par le Washington Post le 20 avril.
Les récentes modifications à la loi électorale renforcent cette crainte. Elles assurent à l’AKP un contrôle accru sur le déroulement du scrutin en permettant au Conseil électoral suprême de redécouper les circonscriptions, de déplacer les urnes pour des raisons de sécurité. Dorénavant, les responsables des bureaux de vote seront nommés par le gouvernement, les bulletins de votes non estampillés par les assesseurs pourront être considérés comme valides et, en cas d’incident sur les lieux du vote, les forces de l’ordre pourront y faire irruption à la demande de n’importe quel citoyen.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ La Minurso, la mission de l’ONU au Sahara occidental a été renouvelée pour six mois seulement afin de mettre une pression maximale sur le Maroc et le Front Polisario.
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Compte rendu

Sahara occidental : l’ONU presse pour un compromis dans les six prochains mois

La Minurso, la mission de l’ONU au Sahara occidental a été renouvelée pour six mois seulement afin de mettre une pression maximale sur le Maroc et le Front Polisario.

Marie Bourreau (New York, Nations unies, correspondante)
    



LE MONDE
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        Le 28.04.2018 à 13h43

     •
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        Mis à jour le 28.04.2018 à 18h18





Vingt-sept ans après sa création, la mission de l’ONU au Sahara occidental fait l’objet, chaque année, d’un renouvellement pour le moins houleux entre les alliés du Maroc, au premier rang desquels la France et les États Unis, et ceux du Polisario.
Ancienne colonie espagnole, le territoire du Sahara occidental fait l’objet d’une dispute entre les indépendantistes du Front Polisario – soutenus par l’Algérie – et le Maroc, qui contrôle 80 % du territoire sahraoui depuis 1975. Le Polisario réclame la tenue d’un référendum d’autodétermination, comme fixé par les Nations unies, tandis que Rabat, considérant que la zone fait partie intégrante de son territoire, propose un statut d’autonomie. Un cessez-le-feu et une zone tampon ont été décidés depuis 1991.
Echéance de six mois
Au bout de plusieurs semaines de négociations et de trois jours de report du vote, les parties se sont finalement accordées, vendredi 27 avril, sur un texte qui met une pression maximale pour une reprise des négociations directes et aboutir à un « compromis juste et durable » pour le Sahara occidental.
La Russie, la Chine et l’Ethiopie, et dans une moindre mesure la Suède, se sont toutefois élevées contre un texte qu’elles estiment trop favorable au Maroc sans pour autant s’opposer au renouvellement de la Minurso (Mission des Nations Unies pour l’organisation d’un référendum au Sahara Occidental), dont elles ont reconnu le « rôle stabilisateur ».
Le conseil fixe néanmoins pour la première fois une échéance. Le mandat est renouvelé uniquement pour six mois jusqu’au 31 octobre 2018, au lieu d’un an. Cela doit permettre, selon un diplomate, de « mettre la pression » sur les parties pour retourner rapidement à la table des négociations sous les auspices du nouvel envoyé spécial, l’ex-président allemand Horst Koehler.
Sans quoi les Américains ont prévenu : « En cas d’échec, nous devrons assumer nos responsabilités, a tonné Amy Tachco, la coordinatrice politique de la mission américaine. Après vingt-sept ans, le statu quo n’est plus acceptable. Les Etats-Unis veulent que les choses avancent enfin. »
« Conflit gelé »
Le texte demande aux parties de rejoindre « sans préconditions et de bonne foi » la table des négociations et réaffirme la volonté du Conseil d’« aider les parties à parvenir à une solution politique réaliste, juste, durable et mutuellement acceptable qui permette l’autodétermination du peuple du Sahara occidental ». Reste maintenant à s’entendre sur la sémantique de « réaliste ». Les Américains ont indiqué que le plan d’autonomie proposé par les Marocains pouvait être « une approche potentielle pour satisfaire les aspirations du peuple du Sahara Occidental ». Une proposition que rejette catégoriquement le Front Polisario. La Russie a immédiatement objecté que « tout règlement devait être mutuellement acceptable ».
L’envoyé spécial Horst Koehler, qui espère relancer un cinquième cycle de négociations directes, est resté jusqu’à présent très prudent, indiquant que les parties avaient montré « un certain désir » d’aboutir à une solution. A l’issue du vote, l’intensité de ce désir paraissait déjà bien atrophiée.
Dans un communiqué, le représentant du Front Polisario Mahmed Khadad indiquait « n’accepter rien de moins que [notre] droit légal à l’autodétermination et à l’indépendance » mais « être prêt à s’engager dans des pourparlers ». De son côté, Omar Hilale, représentant du Maroc à l’ONU, a estimé « qu’il ne pourrait y avoir de processus politique » si le Polisario ne se conformait pas à la résolution qui lui ordonne de se retirer de la zone tampon de Guerguerat, théâtre de tensions entre le Maroc et le Polisario depuis 2016.
Les parties ont six mois pour trouver un terrain d’entente, sans quoi Washington a envoyé une menace à peine voilée regrettant que la Minurso « soit devenue l’exemple typique d’un conflit gelé et d’une mission qui ne sert plus d’objectif politique ».


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ En l’absence d’un projet national assumé, d’autres types de loyauté – ethnique, religieuse ou politique – peuvent remettre en question la capacité de l’Etat à commander le sacrifice des citoyens lorsque survient l’affrontement militaire, analyse dans sa chronique l’économiste Paul Seabright.
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« Qu’est-ce qui conduit les soldats à se battre pour leur pays ? »

En l’absence d’un projet national assumé, d’autres types de loyauté – ethnique, religieuse ou politique – peuvent remettre en question la capacité de l’Etat à commander le sacrifice des citoyens lorsque survient l’affrontement militaire, analyse dans sa chronique l’économiste Paul Seabright.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 11h30
    |

                            Paul Seabright (Economiste, professeur à l'Institut d'études avancées de Toulouse)








                        



                                


                            

Recherches. Qu’est-ce qui conduit les soldats à se battre pour leur pays ? Il serait tentant de faire appel à des sentiments de solidarité, présents depuis l’aube des temps en raison de leur contribution à la survie des communautés.
Même si cette explication a une part de vérité, il reste difficile de comprendre pourquoi nos sentiments de solidarité peuvent nous conduire à nous sacrifier pour une collectivité aussi grande et abstraite que l’Etat-nation, qui n’existe que depuis quelques centaines d’années.
La montée de l’Etat-providence, depuis la deuxième moitié du XIXe siècle, a suivi de peu l’arrivée de la guerre de masse, où de grandes armées composées d’une proportion importante de citoyens s’affrontaient dans les plaines d’Europe.
L’Etat-providence
Certains y voient une relation assumée, issue de la conscience des leadeurs politiques que leur capacité à mobiliser de fortes armées ne pouvait s’appuyer uniquement sur des obligations, comme par le passé : les Etats modernes devaient désormais créer, par l’Etat-providence, un sentiment de partage des fruits de la modernisation entre leurs populations. Mais est-on certain que ce sentiment ait conduit à l’effet escompté ? L’Etat-providence a-t-il vraiment augmenté la volonté des citoyens à se battre pour leur pays ?
Un document de travail du Centre for Economic Policy Research (CEPR) donne un début de réponse en examinant l’expérience du New Deal, aux Etats-Unis, dans les années 1930 (« From Welfare to Warfare : New Deal Spending and Patriotism During World War Two », Bruno Caprettini, Fabio Schmidt-Fischbach et Hans-Joachim Voth, CEPR Discussion Papers n° 12807).

A partir de 1933, les dépenses de l’Etat pour aider la population en détresse après la crise de 1929 ont considérablement augmenté, à commencer par les subventions aux agriculteurs, puis, deux ans plus tard, aux chômeurs, aux personnes âgées et aux mères isolées. Les auteurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Le leader de la contestation qui a causé la démission du chef de gouvernement teste son soutien populaire, après le refus du premier ministre par intérim de négocier avec lui.
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La caravane de l’opposant Pachinian défie le pouvoir arménien

Le leader de la contestation qui a causé la démission du chef de gouvernement teste son soutien populaire, après le refus du premier ministre par intérim de négocier avec lui.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 11h09
    |

            Annick Cojean (Erevan, Gumri - envoyée spéciale)








                        



                                


                            

A-t-il été déçu ? Il y avait de quoi, devant le refus net et sans appel du premier ministre par intérim, Karen Karapetian, de venir « négocier » avec lui à une heure, dans un lieu, et sur un sujet qu’il avait lui-même fixés et annoncés triomphalement, la veille, à la foule de ses partisans. Mais Nikol Pachinian, le chef de la contestation qui ébranle l’Arménie depuis deux semaines et a abouti à la démission du premier ministre Serge Sarkissian, remplacé par son prédécesseur, n’est pas homme à avouer un revers ou déclarer forfait. Son assurance – certains disent son « arrogance » – a même stupéfié les journalistes russes venus nombreux à la conférence de presse qu’il a donnée vendredi 27 avril à l’hôtel d’Erevan où devait avoir lieu la rencontre.
Le pouvoir en place estimait « sans perspectives » de participer à des négociations « où une partie dicte son agenda à l’autre » ? Cela signifie, selon M. Pachinian, qu’il voulait aggraver la crise politique alors même que lui, député d’un mouvement minoritaire certes, mais « candidat du peuple », est à ses yeux seul capable de la résoudre pour peu que le Parlement l’élise premier ministre lors de sa réunion extraordinaire du 1er mai. Une évidence, dit-il, et un choix « 100 % conforme à la Constitution », puisque « le Parlement peut nommer au poste de premier ministre n’importe quelle personne, sans qu’elle soit forcément membre du parti au pouvoir ou de la majorité parlementaire ».

Mais il avait hâte de reprendre la route. Hâte de vérifier, après le déboire matinal causé par la sphère politique, le soutien de la population. Pas seulement à Erevan qu’il a arpentée dans tous les sens, Pataugas et sac au dos, mais dans le reste du pays et particulièrement à Gumri, deuxième ville du pays, à 130 kilomètres au nord de la capitale, là où il avait lancé le mouvement de contestation à la mi-avril.
Flûtes et petits chevaux
Pas question de s’y...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Editorial. Si la rencontre historique des deux dirigeants coréens et la promesse d’un traité de paix constituent un motif d’espoir, cela ne peut pas effacer une impression de déjà-vu.
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Corées : la longue route du rapprochement

Editorial. Si la rencontre historique des deux dirigeants coréens et la promesse d’un traité de paix constituent un motif d’espoir, cela ne peut pas effacer une impression de déjà-vu.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 10h39
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 10h48
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Signe des temps, l’image historique des deux dirigeants coréens, celui du Sud et celui du Nord, franchissant main dans la main, dans un sens puis dans l’autre, la frontière qui sépare leurs pays à Panmunjom a instantanément fait le tour du monde et enfiévré les réseaux sociaux, vendredi 27 avril. Ce monde fracturé et tourmenté a désespérément besoin de bonnes nouvelles : la rencontre entre Kim Jong-un et Moon Jae-in, sa bonhomie soigneusement chorégraphiée, sa minute inattendue avec l’invitation du numéro un nord-coréen au président sud-coréen à faire un pas au Nord, puis leur engagement à conclure un traité de paix et à dénucléariser la péninsule constituent, incontestablement, des motifs d’espoir.
Cet espoir dépasse la péninsule coréenne, où la tension entre les deux pays était à son comble il y a quelques mois encore. Un conflit armé entre les deux Corées aurait en effet immédiatement des conséquences désastreuses sur les Etats-Unis, la Chine, le Japon, et l’Asie en général. Quant au risque de prolifération nucléaire, il concerne la planète tout entière.

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                Au sommet de Panmunjom, les deux Corées ont repris leur destin en main



Mais s’il faut évidemment applaudir à ces bonnes nouvelles, il ne faut pas non plus verser dans la naïveté. La mise en scène et le renouvellement des hommes au sommet de l’un et l’autre pays ne peut pas effacer complètement une impression de déjà-vu. Ce n’est pas, en effet, le premier sommet intercoréen : en 2007, Kim Jong-il, le père de Kim Jong-un, avait déjà rencontré le président Roh Moon-hyun. Il était déjà question de gel de programme nucléaire et de traité de paix, qui sont restés lettre morte, tout comme les promesses faites lors d’un précédent sommet, en 2000.
« Dénucléarisation complète »
Pourquoi cette fois-ci serait-elle la bonne ? L’entrée des Etats-Unis dans le jeu, avec la promesse d’un sommet offerte par le président Trump au dictateur nord-coréen, qu’il menaçait, il y a quelques mois, de pulvériser en le traitant de « Little Rocketman », a sans doute poussé Kim Jong-un à de meilleurs sentiments. Ayant mené à bien son programme nucléaire, celui-ci peut ­dorénavant négocier en position de force. Autre facteur possible : l’effet des sanctions pèse de plus en plus sur l’économie nord-coréenne.
Mais diplomates et analystes, après avoir épluché la déclaration commune de Panmunjom, restent sur leur faim sur plusieurs points. S’il y est fait état de « dénucléarisation complète », aucune définition de ladite « dénucléarisation » n’est apportée, ce qui ouvre la porte à de multiples interprétations. Rien n’est dit sur les mécanismes de vérification du supposé démantèlement, mécanismes essentiels aux yeux des Etats-Unis. Aucun calendrier ne vient non plus encadrer les prochaines étapes de ce rapprochement. Comme le dit l’adage, en diplomatie, le diable est dans les détails ; cette déclaration, pour prometteuse qu’elle soit, est particulièrement pauvre en détails.
Peut-être, finalement, la révélation la plus intéressante de cette étonnante rencontre est-elle l’aveu glissé par le dictateur nord-coréen à son interlocuteur du Sud, qui lui confiait son rêve de visiter un site légendaire pour tous les Coréens dans la partie Nord de la péninsule : « Ce sera embar­rassant, lui aurait répondu Kim. La route pour y aller est très mauvaise. » Oui, le régime de Pyongyang a besoin d’aide. Mais la route à emprunter pour transformer les louables intentions de ce sommet en réalisations concrètes risque d’être, elle aussi, très chaotique.

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                Quand deux dirigeants coréens se rencontrent, qu’est-ce qu’ils se racontent ?






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Ces éliminations, qui sont de sérieux revers pour les rebelles houthistes, signifient que l’Arabie saoudite reste fermement décidée à privilégier une solution militaire au Yémen.
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Yémen : des dizaines de rebelles dont des chefs tués dans un raid

Ces éliminations, qui sont de sérieux revers pour les rebelles houthistes, signifient que l’Arabie saoudite reste fermement décidée à privilégier une solution militaire au Yémen.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 10h35
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 13h16
   





                        



   


Des dizaines de rebelles, dont des commandants, ont péri au Yémen dans une frappe menée par la coalition dirigée par l’Arabie saoudite, vendredi 27 avril au soir, à la veille des obsèques du plus haut responsable politique des insurgés, Saleh Al-Sammad, tué le 19 avril dans un raid ciblé, ont annoncé des médias.
Ces éliminations, qui sont de sérieux revers pour les rebelles houthistes, signifient que l’Arabie saoudite reste fermement décidée à privilégier une solution militaire au Yémen, selon des experts.
C’est en mars 2015 que la coalition militaire sous commandement saoudien est intervenue au Yémen pour aider le pouvoir du président Abd Rabbo Mansour Hadi à stopper la progression des houthistes pro-iraniens qui s’étaient emparés de vastes pans du territoire, dont la capitale, Sanaa.

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                Paris continue de livrer des munitions à Riyad, en guerre au Yémen



Le bilan de la frappe de vendredi soir est de 38 morts parmi les houthistes, selon la chaîne de télévision à capitaux saoudiens Al-Arabiya. C’est « le plus grand succès de la coalition jusqu’ici et cela indique que ses capacités de renseignements s’améliorent », selon Adam Baron, expert à l’European Council on Foreign Relations. Mais, a-t-il ajouté, dans le passé, les houthistes « ont perdu des leadeurs-clés » et ils « ont réussi à rebondir. »
Depuis six mois et un premier tir rebelle de missile balistique vers l’aéroport de Riyad, il y a eu une intensification des tirs de missiles par les houthistes sur l’Arabie saoudite voisine. Riyad accuse le grand rival iranien de fournir ce type d’armements, ainsi que des drones, aux insurgés, ce que Téhéran conteste vigoureusement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-8"> ¤ Comme les brexiters les plus durs, Mme May défend l’idée d’une sortie de l’union douanière. Theresa May pourrait être mise en difficulté par un vote formel prévu dans les deux mois.
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Brexit : union douanière ou souveraineté totale ? Le Royaume-Uni débat sur sa future frontière

Comme les brexiters les plus durs, Mme May défend l’idée d’une sortie de l’union douanière. Theresa May pourrait être mise en difficulté par un vote formel prévu dans les deux mois.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 10h15
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Près de deux ans après le référendum pour sortir de l’Union européenne, le monde politique britannique continue à se déchirer sur la forme que prendra le Brexit. La discussion fait rage entre les partisans d’un modèle proche de celui de la Norvège, qui fait partie du marché unique européen et a une frontière très réduite avec le reste de l’UE, et ceux qui souhaitent s’éloigner le plus possible pour regagner en souveraineté, quitte à rendre les échanges commerciaux plus difficiles.
Depuis quelques semaines, le débat se concentre sur la question de l’union douanière. Celle-ci définit les droits de douane communs à tous les pays de l’UE (et à quelques autres pays associés). Elle permet de supprimer les droits de douane entre ses membres, tout en formant un bloc uni vis-à-vis du reste du monde. Mais, pour les brexiters, cet arrangement représente un problème majeur : le Royaume-Uni n’est pas libre de sa politique commerciale et il ne peut pas passer ses propres accords de libre-échange avec d’autres pays. Pour cette raison, le gouvernement de Theresa May a promis d’en sortir.

Epineux problème irlandais
En février, après de longues hésitations, le Parti travailliste s’est opposé à cette idée : sa politique officielle est désormais de rester dans l’union douanière. Le 18 avril, la Chambre des lords a également mis la pression, en votant pour un amendement demandant au gouvernement d’expliquer ce qu’il fait pour « continuer à participer à l’union douanière ». Et jeudi 26 avril, le débat est arrivé à la Chambre des communes.
Il s’agissait d’un simple vote consultatif, le scrutin définitif devant avoir lieu dans les deux mois qui viennent, à une date encore non définie. Le gouvernement avait donc ordonné à ses troupes de déserter le Parlement et le débat a eu lieu dans une salle aux trois quarts vide. Presque tous les députés présents étaient favorables à un maintien dans l’union douanière.

Et le débat a démontré que Mme May,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-9"> ¤ A un an du rétablissement d’une frontière économique avec le Royaume-Uni, Gérald Darmanin prévoit d’embaucher 700 douaniers.
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Le gouvernement prépare les douanes à un Brexit dur

A un an du rétablissement d’une frontière économique avec le Royaume-Uni, Gérald Darmanin prévoit d’embaucher 700 douaniers.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 10h12
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 10h18
    |

            Benoît Floc'h








                        



                                


                            

Le Brexit aura des conséquences pour la France. La principale sera le rétablissement d’une frontière économique à partir du 30 mars 2019. Car, si le Royaume-Uni n’a jamais appartenu à l’espace Schengen et si les passagers ont toujours été contrôlés, les marchandises circulaient librement avant le Brexit. Cette future frontière économique reste encore à définir. Les Britanniques et l’Union européenne sont engagés dans une négociation au long cours, dont les premiers résultats sont attendus en octobre. La frontière fait partie des discussions. Difficile de dire quelle forme elle prendra, confie-t-on à l’Elysée, « tant que la négociation n’a pas abouti : cela dépendra de ce que le Royaume-Uni souhaite comme relation ».
Trois scénarios existent. Première possibilité : le Royaume-Uni demeure dans le marché unique. Peu de choses changeraient alors côté frontière, mais les Britanniques l’excluent. Deuxième option : notre voisin souhaite toujours faire partie de l’union douanière (un peu plus de contrôles, mais pas de droits de douane). Là encore, l’hypothèse est pour l’instant rejetée : le Royaume-Uni demande un « partenariat douanier ». Reste une troisième option : l’absence d’accord. C’est le Brexit dur. La frontière serait immédiatement et totalement rétablie en mars 2019.

Le gouvernement envisage très fortement cette dernière option. « Le premier ministre nous a demandé de préparer un Brexit dur », a ainsi confié Gérald Darmanin, le ministre de l’action et des comptes publics, le 13 avril, lors d’un déplacement au Havre. Dans ce cas-là, si rien ou presque ne change pour le passage des personnes, il en sera autrement pour les services et les marchandises. Sortant de l’UE, le Royaume-Uni ne pourra plus y vendre sans restriction des services financiers. Un point sensible, rappelle l’Elysée.
Un sujet qui soulève des inquiétudes en France, notamment dans les ports et du côté des entreprises. Avec un Brexit dur, le fret...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ La menace d’une guerre commerciale entre Etats-Unis et Europe a affecté la visite express (2h30) de la chancelière allemande à Washington, vendredi.
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Rencontre Merkel-Trump : compliments de circonstance et échanges peu fructueux

La menace d’une guerre commerciale entre Etats-Unis et Europe a affecté la visite express (2h30) de la chancelière allemande à Washington, vendredi.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 09h52
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 10h18
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant) et 
Gilles Paris (Washington, correspondant)








                        



   


Après les longues heures partagées avec Emmanuel Macron, lundi 23 et mardi 24 avril, Donald Trump s’est contenté du minimum avec Angela Merkel, vendredi. Avant de recevoir la chancelière allemande à la Maison Blanche, en fin de matinée, il a fait mine de déplorer la brièveté de leurs échanges. « Tant de choses à évoquer, en aussi peu de temps ! », a-t-il écrit sur son compte Twitter, comme s’il n’était pour rien dans le choix de ne consacrer que deux heures et demie à cette seconde visite à Washington de la chancelière depuis l’élection du président américain, en 2016.
Angela Merkel avait pour l’essentiel un agenda identique à celui d’Emmanuel Macron : rappeler l’attachement de Berlin à l’accord sur le nucléaire iranien dont l’Allemagne est signataire, comme la France, mais que Donald Trump pourrait dénoncer le 12 mai ; écarter la menace d’une guerre commerciale entre l’Union européenne et les Etats-Unis, alors que les importations d’acier européen pourraient être taxées à hauteur de 25 % et celles d’aluminium à 10 % à partir du 1er mai.
Sur ces deux points, aucune avancée n’a été manifeste au terme de cette brève visite, conclue par une conférence de presse commune. Sur l’Iran, Angela Merkel a convenu que l’accord en vigueur, signé en 2015, « ne résoudra pas tous les problèmes qui existent ». « C’est un des éléments d’une mosaïque, une pierre à partir de laquelle on peut bâtir une structure plus large », a-t-elle estimé aux côtés d’un président des Etats-Unis marmoréen, qui s’est contenté d’affirmer avec force : les dirigeants iraniens « n’obtiendront pas d’armes nucléaires, ça je peux vous le garantir ! »
« Besoin de réciprocité »
Les échanges ont semblé aussi peu fructueux sur le commerce. « La décision revient au président », a constaté Mme Merkel après avoir pris acte de « l’insatisfaction » de son hôte. Elle a ajouté que la réforme fiscale adoptée en 2017 a fait des Etats-Unis « à nouveau une place très intéressante pour investir ». « Nous avons besoin de réciprocité, que nous n’avons pas », a évasivement indiqué pour sa part Donald Trump.
Le président a pris soin vendredi de rendre hommage à Angela Merkel, qualifiée de « femme extraordinaire ». Il l’a également félicitée pour son maintien à la chancellerie après les élections du 24 septembre 2017. Enfin, après l’avoir accueillie en lui faisant la bise à sa sortie de voiture sur le perron de la Maison Blanche, il n’a cette fois pas manqué de lui serrer la main devant les photographes au début de leur entrevue dans le bureau Ovale. Le moment était scruté avec une attention particulière : le 17 mars 2017, à la même place, Donald Trump avait ostensiblement snobé Angela Merkel qui lui avait proposé une poignée de main… Vendredi, les compliments de circonstance du président américain à l’égard de la chancelière ont cependant contrasté avec les effusions parfois surjouées du début de semaine avec son homologue français.
Il faut dire que par rapport à Emmanuel Macron, Angela Merkel pâtit d’un double handicap : l’excédent commercial de l’Allemagne et le montant de la contribution de son pays au budget de l’OTAN, jugé insuffisant au même moment par le nouveau secrétaire d’Etat des Etats-Unis, Mike Pompeo, en visite au siège de l’Alliance à Bruxelles.

        Lire aussi :
         

                Lors de sa première apparition à Bruxelles, Mike Pompeo juge l’OTAN « indispensable »



Sur ce point, le président américain n’a pas manqué de rappeler à la chancelière que l’Allemagne – comme d’autres Etats membres de l’Alliance atlantique – était loin d’avoir atteint l’objectif consistant à consacrer 2 % de son produit intérieur brut à la défense. Angela Merkel a précisé que son pays allait consacrer 1,3 % de son PIB aux dépenses militaires en 2019, « une part en hausse par rapport aux années précédentes ». Elle l’a néanmoins reconnu : « Nous sommes encore loin de l’objectif, et nous le savons. »
Avant cette brève visite à Washington, l’entourage de Mme Merkel avait prévenu qu’il ne fallait pas s’attendre à des avancées considérables. « Ce serait déjà un succès, si le président américain écoutait et qu’il lui apparaissait clairement que les Européens font bloc », avait notamment déclaré Peter Beyer, le délégué du gouvernement allemand pour les relations germano-américaines.
Macron-Merkel, le « tandem »
Dans un entretien à la Frankfurter Rundschau, jeudi, M. Beyer avait également évoqué une sorte de répartition des rôles concertée entre Angela Merkel et Emmanuel Macron quant à leur attitude respective vis-à-vis de Donald Trump : « Leurs objectifs sont communs et leur action est coordonnée, même si Macron et Merkel jouent des rôles différents. Macron, sur le plan personnel, est plus proche de Trump. Merkel est celle qui, avec sa ténacité et son pragmatisme, sait particulièrement bien s’y prendre pour faire avancer les dossiers. Ce ne sont pas des oppositions, mais un jeu orchestré conjointement. Macron et Merkel savent très bien jouer en tandem. »
« Il y a parfois [entre nos deux pays] des points de vue assez différents », a concédé Angela Merkel, avec un art certain de l’euphémisme, vendredi, aux côtés de Donald Trump. En venant à Washington, elle a toutefois souhaité rappeler que « les liens transatlantiques restent d’une importance existentielle » à ses yeux. Au vu de la teneur de ses échanges avec le président américain, il n’est pas certain que ses concitoyens soient rassurés sur l’avenir de la relation entre l’Allemagne et les Etats-Unis. Selon un sondage de l’institut Civey réalisé outre-Rhin entre le 20 et le 25 avril, 68 % des personnes interrogées estiment que cette relation va se dégrader.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Il était atteint d’une pathologie neurodégénérative rare et pour laquelle il n’existait pas de traitement. Ses parents s’opposaient à l’arrêt des soins contre l’avis des médecins.
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Grande-Bretagne : mort d’Alfie Evans, le bébé en état semi-végétatif au centre d’une bataille judiciaire

Il était atteint d’une pathologie neurodégénérative rare et pour laquelle il n’existait pas de traitement. Ses parents s’opposaient à l’arrêt des soins contre l’avis des médecins.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 09h47
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 10h59
   





                        



   


Alfie Evans, le bébé britannique en état semi-végétatif dont les parents s’étaient opposés à l’arrêt des soins contre l’avis des médecins, est mort samedi 28 avril, a annoncé sa famille. « Notre bébé a déployé ses ailes cette nuit à 2 h 30. Nous avons le cœur brisé. Merci à tous pour votre soutien », ont écrit sur Facebook le père et la mère d’Alfie, qui avait 23 mois.
La justice britannique avait rejeté mercredi un dernier recours de Kate James et Tom Evans qui, forts du soutien du pape et du gouvernement italien, demandaient de pouvoir poursuivre le traitement de leur enfant en Italie où des hôpitaux avaient proposé de l’accueillir.
Cette décision avait mis fin à une longue bataille judiciaire opposant les parents à l’équipe médicale de l’hôpital pour enfants Alder Hey à Liverpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre, où Alfie était hospitalisé depuis décembre 2016.
Le bébé, né le 9 mai 2016, était atteint d’une pathologie neurodégénérative rare et pour laquelle il n’existait pas de traitement. Ses médecins estimaient qu’il était dans son intérêt de ne pas poursuivre les soins.
Lundi soir, l’assistance respiratoire avait été retirée à Alfie, avant d’être réinstallée vingt heures plus tard. Ce qui selon son père prouvait qu’il pouvait respirer seul et que son état de santé était « significativement meilleur » qu’évalué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Analyse. La crise qui secoue la République depuis deux semaines marque la fin de la génération du Comité Karabakh. Elle est portée par le député Nikol Pachinian.
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Sortir du postsoviétisme ?

Analyse. La crise qui secoue la République depuis deux semaines marque la fin de la génération du Comité Karabakh. Elle est portée par le député Nikol Pachinian.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 08h26
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 10h43
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            

Analyse. En 1991, l’Arménie est sortie du soviétisme, à l’image des autres Républiques de l’URSS. Près de trois décennies plus tard, la République d’Arménie est-elle en train de sortir du post-soviétisme ? A la faveur d’un mouvement de protestation sans précédent depuis la fin de la guerre froide dans la capitale, Erevan, tout semble indiquer que ce processus d’affranchissement est lancé.
Les trois présidents qui se sont succédé à la tête de cette petite république du Caucase du Sud – Levon Ter-Petrossian (1991-1998), Robert Kotcharian (1998-2008), Serge Sarkissian (2008-2018) – ont eu la même technique de gestion : démontrer qu’il n’y avait pas d’alternative à leur choix politique. Serge Sarkissian, récemment élu premier ministre, l’a reconnu, le 23 avril, dans sa lettre de démission : « Je me suis trompé », a-t-il écrit, dans un rare moment de sincérité, mettant fin à au moins dix ans d’autoritarisme et d’intimidations à l’adresse d’un peuple vivant dans la peur et la pauvreté et qui tient là sa revanche contre le régime mais aussi sur lui-même.
La crise qui secoue la République depuis deux semaines marque la fin de la génération du Comité Karabakh, fer de lance de la lutte pour l’indépendance de l’Arménie en 1988 et au pouvoir depuis 1991. Elle est portée depuis le début des manifestations, le 13 avril, par une jeune génération qui n’a jamais connu le communisme.
Cette jeunesse, incarnée par son leadeur, le député Nikol Pachinian, veut rompre avec les pratiques claniques et népotiques du pouvoir, stopper le pillage des ressources du pays aux mains de quelques puissantes familles d’oligarques et assainir l’appareil d’Etat de toute corruption endémique.
Mettre fin à l’état-parti
Les rassemblements populaires se veulent solidaires, joyeux, en rupture avec le cynisme et l’égoïsme d’un pouvoir fataliste qui s’autorisait tout sans jamais rendre le moindre compte à la population. Cette vague de protestation...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Pour le politologue Hrand Mikaelian, la démission du premier ministre Serge Sarkissian, ancien président de la République (2008-2018) ne signifie pas la chute intégrale de son régime.
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Hrand Mikaelian : « L’ex-premier ministre arménien a tout fait pour dépolitiser la société »

Pour le politologue Hrand Mikaelian, la démission du premier ministre Serge Sarkissian, ancien président de la République (2008-2018) ne signifie pas la chute intégrale de son régime.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 10h40
    |

            Gaïdz Minassian








                        



                                


                            
[Petite République du Caucase du Sud, de 3 millions d’habitants, l’Arménie est secouée par une crise majeure depuis deux semaines, au cours de laquelle le premier ministre Serge Sarkissian a démissionné le 23 avril sous la pression de la rue, hostile à son maintien au pouvoir après deux mandats présidentiels (2008-2018). Le leadeur de l’opposition, Nikol Pachinian, appelle les citoyens arméniens à poursuivre la « révolution de velours » en manifestant le 1er mai, jour de l’élection du prochain premier ministre par le Parlement toujours aux mains du régime incarné désormais par le premier ministre intérimaire, Karen Karapetian. La Russie, alliée de l’Arménie dans la région, a proposé sa médiation pour régler la crise et appelé Erevan à respecter le droit.]
Hrand Mikaelian est un jeune politologue arménien issu d’une génération qui n’a jamais connu l’URSS. Il travaille à Erevan comme chercheur au Caucasus Institute.
Hormis la corruption endémique, les inégalités sociales et l’autoritarisme du président Serge Sarkissian, quelles sont les raisons sous-jacentes de la crise politique actuelle ?
Il faut souligner que la corruption, les tensions sociales et l’autoritarisme du président sortant et de son gouvernement ont très souvent été exagérés. Mais en tout cas beaucoup de gens avaient cette vision de Sarkissian et de son gouvernement. Cela dit, il y a plusieurs raisons à la crise politique en cours.
Tout d’abord, le crédit du Parti républicain d’Arménie (HHK) était très bas. Si en 2009 le niveau de confiance envers le président s’élevait à 46 %, il était descendu à 17 % en 2017 selon le Caucasus Barometer de 2009 et 2017 publié par le Caucasus Research Resource Center (CRRC).

En deuxième lieu, malgré sa faible popularité, le HHK a tout fait pour dépolitiser la société et réduire le degré d’engagement politique des citoyens. Il n’y a plus d’élection présidentielle au suffrage universel, le président...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Levon Abrahamian, professeur d’anthropologie politique à Erevan, estime que la société civile a pris son destin en main – même s’il reste des défis à surmonter.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
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Les Arméniens « ne connaissent pas la peur »

Dans une tribune au « Monde », Levon Abrahamian, professeur d’anthropologie politique à Erevan, estime que la société civile a pris son destin en main – même s’il reste des défis à surmonter.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 07h15
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 10h35
    |

Levon Abrahamian (Professeur d'anthropologie politique et membre de l'Académie nationale des sciences de la République d'Arménie)







                        



                                


                            
Tribune. Dimanche 22 avril à Erevan, sur la place de la République noire de monde, un de mes anciens étudiants m’a demandé si nous avions une chance de gagner. Je lui ai répondu que je ne le pensais pas. Le lendemain, le premier ministre arménien, Serge Sarkissian, a démissionné. Comme moi, beaucoup de gens ont été surpris par la rapidité des événements et par les foules, de plus en plus importantes, qui ont participé aux rassemblements.

Comment des marches de protestation, lancées à l’initiative de Nikol Pachinian, député au Parlement et dirigeant du parti d’opposition Contrat civil, ont-elles pu entraîner le pays dans la situation de crise politique qu’il connaît actuellement ? Les manifestations ont commencé lorsque Serge Sarkissian, alors président de la République d’Arménie, a prétendu pourvoir à un troisième mandat, cette fois-ci en tant que premier ministre. Les manifestants ont refusé, avec le slogan « Merjir Serjin » (« Serge, dégage »).
Le mouvement est en fait dirigé contre la nouvelle Constitution, qui accorde un pouvoir absolu au premier ministre, élu par des députés appartenant en majorité au Hayastani Hanrabedagan Koussagtsoutioun (HHK, le parti républicain d’Arménie), dirigé par Serge Sarkissian lui-même. Ce nouveau texte fournit aussi un mécanisme idéal de reconduction au pouvoir, perpétuant de fait le système de parti unique de l’ère communiste.
Abondamment critiqué, le projet a tout de même été adopté par référendum en 2015, grâce à la distribution de pots-de-vin et autres manipulations habituelles du scrutin. Et c’est avec les mêmes méthodes que les élections législatives de 2017 ont donné la majorité au HHK, verrouillant ainsi l’organisme suprême du pouvoir.
La jeunesse dans la rue
Les gens se demandent pourquoi des manifestations de masse comme celles qui ont lieu actuellement n’ont pas été organisées à l’époque? dès ce moment-là. Les recherches que j’ai faites sur les mouvements...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Après une année marquée par la crainte d’une nouvelle guerre, la déclaration signée vendredi renforce la dynamique d’apaisement observée depuis le début de 2018
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/04/2018
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Au sommet de Panmunjom, les deux Corées ont repris leur destin en main

Après une année marquée par la crainte d’une nouvelle guerre, la déclaration signée vendredi renforce la dynamique d’apaisement observée depuis le début de 2018



Le Monde
 |    28.04.2018 à 06h44
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 09h45
    |

            Philippe Pons (Tokyo, correspondant) et 
Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        



                                


                            

« Une dénucléarisation complète de la péninsule » ainsi que la tenue cette année de négociations en vue d’un traité de paix mettant fin à la guerre de Corée (1950-1953) sont les principaux engagements pris par les dirigeants des deux Corées vendredi 27 avril. Ils se sont rencontrés à Panmunjom, au milieu de la zone démilitarisée qui les sépare, stigmate d’un des conflits les plus meurtriers du XXe siècle, suspendu par un simple armistice.
Afin de ménager les susceptibilités, la garde d’honneur convoquée pour l’événement était vêtue de tenues de l’armée royale d’avant la colonisation japonaise (1910-1945) et la division de la péninsule par les vainqueurs américains et soviétiques de la guerre du Pacifique.
Ce troisième sommet entre les deux pays, grand spectacle d’une journée parfaitement chorégraphié et fortement médiatisé, a offert l’image de dirigeants – accompagnés de leurs épouses – détendus et chaleureux. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un et le président du Sud Moon Jae-in se sont longuement entretenus, allant jusqu’à s’isoler une demi-heure en tête à tête sur une petite terrasse de bois bleue, loin de leurs conseillers et de leurs services de sécurité.
Actes symboliques
La déclaration signée à l’issue de cette rencontre s’en tient à de grands objectifs, sans entrer dans les détails ni indiquer les étapes pour les réaliser ou un calendrier. Mais la cordialité affichée n’en donne pas moins un élan décisif à la paix. L’ordonnateur du sommet, M. Moon, chercherait-il à contraindre le président américain à reprendre ce registre pacifique lors de sa rencontre prévue fin mai ou début juin avec M. Kim ?
Conclue après une année marquée dans les deux Corées par la crainte d’une nouvelle guerre, la déclaration de Panmunjom renforce la dynamique d’apaisement observée dans la péninsule depuis le début de l’année – enclenchée par l’invitation au dialogue lancée par Kim Jong-un dans son discours du 1er janvier,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-16"> ¤ Liron Libman, ex-procureur militaire général israélien, justifie l’usage de balles réelles à la clôture entre Israël et la bande de Gaza lors des manifestations de la « marche du retour ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 27/04/2018
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A Gaza, « la distinction est brouillée entre combattants et civils », selon un ancien procureur militaire

Liron Libman, ex-procureur militaire général israélien, justifie l’usage de balles réelles à la clôture entre Israël et la bande de Gaza lors des manifestations de la « marche du retour ».



Le Monde
 |    28.04.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 10h28
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

« L’armée la plus morale du monde » : telle est la formule régulièrement retenue par certains responsables politiques ou militaires israéliens, pour couper court aux critiques sur les méthodes utilisées le long de la bande de Gaza, depuis le début de la « marche du grand retour ». Mais l’expression ne répond pas aux interrogations sur les règles d’engagement décidées, alors que quatre nouvelles personnes ont été tuées, vendredi 27 avril, portant le total des morts à 43 depuis le 30 mars. Près de 1 700 personnes ont aussi été blessées par balles durant cette période.
Dans un entretien au Monde, Liron Libman, ancien procureur militaire général et ex-chef du département de la loi internationale de l’armée, revient sur la nature de ces règles.
Chercheur à l’Israel Democracy Institute, vous venez de publier un article sur la « distinction brouillée » entre le conflit armé et les troubles civils. En quoi est-ce vrai dans le cas de Gaza ?
Nous l’observons dans de nombreuses situations dans le monde : la distinction classique entre les troubles civils et le conflit armé n’est plus aussi claire qu’avant. Regardez ce qui se passe en Amérique du Sud par exemple. Les groupes criminels qui agissent comme des groupes militaires armés sont confrontés à une force de même nature, étatique.
Mon analyse est que la situation entre Israël et les groupes armés à Gaza, à commencer par le Hamas, relève d’un conflit armé toujours en cours. Son intensité change, elle est parfois élevée comme au moment de la guerre de l’été 2014. En février, on a eu des engins explosifs sur la clôture frontalière, des tirs de roquettes, et du côté israélien des bombardements des positions du Hamas à Gaza.
Mais même dans le cadre d’un conflit armé, il peut se produire des situations de nature civile, comme des émeutes, qui doivent être traitées par des mesures de maintien de l’ordre, par des moyens non létaux comme le gaz lacrymogène...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-17"> ¤ Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.
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Corée, Bolloré, Iran : les infos à retenir cette semaine

Les Décodeurs résument, pour les lecteurs de « La Matinale du Monde », l’essentiel de l’actualité de ces derniers jours.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 06h42
    |

            Maxime Vaudano








                        


Macron rencontre Trump à Washington
Emmanuel Macron a soufflé le chaud et le froid lors de sa visite d’Etat de trois jours aux Etats-Unis. Il a pris soin de mettre en scène sa proximité avec Donald Trump, avant de critiquer en creux les principaux axes de sa politique lors d’un discours devant le Congrès américain, se posant en héraut de l’environnement, du multilatéralisme et de l’ouverture commerciale.
Le principal enjeu de ce déplacement était la survie de l’accord de 2015 sur le nucléaire iranien, que Donald Trump souhaitait « déchirer ». Les deux présidents ont esquissé une voie de compromis, en s’engageant à travailler à un nouvel accord avec Téhéran, qui complèterait le texte actuel si Washington choisissait finalement de le conserver, ou le remplacerait dans le cas contraire.
Le dossier est toutefois encore loin d’être clos, à en juger par la réaction de l’Iran, qui a rejeté toute renégociation de l’accord et menacé de reprendre l’enrichissement d’uranium en cas de retrait des Américains. La décision de Donald Trump doit être annoncée le 12 mai.

        Lire l’éditorial :
         

          Macron aux Etats-Unis : une visite à double tranchant



Sommet historique entre les deux Corées
Pour la première fois depuis la fin de la guerre de Corée, en 1953, un dirigeant nord-coréen a foulé le sol du Sud vendredi. Le dirigeant du Nord, Kim Jong-un, et son homologue Moon Jae-in, se sont rencontrés dans une zone démilitarisée à la frontière pour un sommet historique de réconciliation. Ils se sont engagés à une « dénucléarisation complète » de la péninsule coréenne et ont promis de mettre enfin un terme à la guerre de Corée, gelée depuis plus de soixante ans.
Ces pourparlers intervenaient dans la perspective d’un sommet envisagé fin mai ou début juin entre Kim Jong-un et Donald Trump, qui a fait de la dénucléarisation sa priorité.

Vincent Bolloré mis en examen
A l’issue de deux jours de garde à vue, l’industriel breton Vincent Bolloré a écopé, mercredi, d’une rarissime mise en examen pour « corruption d’agent public étranger » dans l’affaire des concessions portuaires en Afrique.
Les juges d’instruction estiment qu’il existe des indices graves ou concordants laissant penser que le groupe Bolloré a eu recours à des méthodes illégales pour décrocher des contrats dans deux pays d’Afrique de l’Ouest. Selon les enquêteurs, le groupe a sous-facturé des conseils en communication aux futurs présidents du Togo et de la Guinée, pour qu’ils favorisent ses intérêts une fois élus. Ce traitement de faveur aurait permis à Bolloré de décrocher, ou de conserver, des concessions portuaires à Lomé et Conakry.

        Lire l’enquête :
         

          Afrique, amis, affaires : révélations sur le système Bolloré



La loi asile-immigration adoptée en première lecture
Après des dizaines d’heures de débats répartis sur sept jours, les députés ont adopté, dimanche, le projet de loi asile-immigration en première lecture.
Le texte, défendu par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, entend principalement réduire les délais de traitement des demandes d’asile et améliorer les reconduites à la frontière pour ceux qui en sont déboutés.
Les discussions entre parlementaires ont donné lieu à un affrontement entre deux visions de l’immigration et de l’accueil en France, dans une ambiance souvent tendue et polémique. La majorité s’est heurtée à une double opposition, avec d’un côté les accusations de laxisme de la droite et de l’extrême droite et, de l’autre, les critiques de la gauche sur un texte jugé trop répressif.

        Lire notre décryptage :
         

          Immigration : non, le « délit de solidarité » n’a pas été supprimé par les députés



Et aussi
Canada. Un jeune homme proche des « Incels » (groupe de « célibataires involontaires »), a tué dix personnes dans une attaque à la voiture bélier à Toronto.SNCF. Après dix journées de grève, les syndicats obtiennent une rencontre avec le premier ministre Edouard Philippe le 7 mai. Le ministre de l’action et des comptes publics Gérald Darmanin assure pour sa part que la reprise de la dette de la compagnie ferroviaire se fera « sans augmentation d’impôt ».Universités. Le blessé grave lors de l’évacuation de Tolbiac était une rumeur infondée.Banlieues. Jean-Louis Borloo remet au gouvernement ses propositions pour l’emploi, l’éducation ou la rénovation.Société. Cinq ans après le « mariage pour tous », 40 000 couples homosexuels se sont unis.Syndicats. Pascal Pavageau succède à Jean-Claude Mailly à la tête de Force ouvrière.Terrorisme. Salah Abdeslam condamné à vingt ans de prison pour sa participation à une fusillade à Bruxelles.Justice. Affaire Grégory : Murielle Bolle autorisée à rentrer chez elle.Liberté de la presse. Reporters sans frontières s’inquiète du « climat délétère » dans les démocraties.Religion. Trente imams « indignés » par l’antisémitisme et le terrorisme proposent de s’impliquer davantage dans le combat républicain.Biodiversité. L’Europe interdit trois néonicotinoïdes jugés dangereux pour les abeilles.Syrie. Financement du terrorisme par Lafarge : l’Etat était probablement au courant.Yémen. Le chef des rebelles tué dans une frappe aérienne.Arménie. Le premier ministre, Serge Sarkissian, démissionne sous la pression de la rue.Suède. L’inventeur Peter Madsen condamné à la prison à vie pour le meurtre de la journaliste Kim Wall.Football. Liverpool et le Real Madrid prennent une option sur le finale de la Ligue des Champions, tout comme l’Olympique de Marseille en Ligue Europa.« Game of Thrones ». Un nouveau livre cette année… Mais pas celui que les fans attendaient.
Disparitions
Abbas. Le photojournaliste français, qui avait notamment couvert la révolution dans son Iran natal en 1979, est mort à 74 ans.Henri Michel. L’ancien footballeur star du FC Nantes, qui fut successivement joueur et entraîneur de l’équipe de France, est mort à 70 ans.Gilles Millet. Le journaliste, membre fondateur de Libération et spécialiste des affaires de banditisme et de terrorisme, est mort à 66 ans.Sergio Pitol. Le romancier et diplomate mexicain est mort à 85 ans.Philippe Hugon. L’économiste, spécialiste du développement et de l’Afrique, est mort à 78 ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Depuis 1988, Arméniens et Azerbaïdjanais sont en conflit à propos de la province du Haut-Karabakh. Dans une tribune au « Monde », l’éditorialiste Hagop Badalian estime que, pour l’instant, le mouvement de contestation ne compromet pas la sécurité de l’Arménie.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
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« Le mouvement de contestation en Arménie n’a pas déstabilisé l’équilibre politique avec l’Azerbaïdjan »

Depuis 1988, Arméniens et Azerbaïdjanais sont en conflit à propos de la province du Haut-Karabakh. Dans une tribune au « Monde », l’éditorialiste Hagop Badalian estime que, pour l’instant, le mouvement de contestation ne compromet pas la sécurité de l’Arménie.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 11h10
    |

Hagop Badalian (Editorialiste au journal d'opposition "Lragir" ("Quotidien") à Erevan)







                        



                                


                            

Tribune. En Arménie, la ligne rouge n’a pas été franchie. Mais l’Azerbaïdjan franchira-t-il la ligne de démarcation ? En Arménie, depuis le 13 avril, tout au long du mouvement #Im Kayle (ma démarche), initié par Nikol Pachinian contre le gouvernement de Serge Sarkissian et favorable à un changement de pouvoir, une question circule dans toutes les têtes : le conflit du Haut-Karabakh, province arménienne rattachée à l’Azerbaïdjan en 1921 et théâtre d’une guerre entre Arméniens et Azerbaïdjanais (1990-1994) – dont le règlement de paix est placé sous l’égide du Groupe de Minsk de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) coprésidé par la France, les Etats-Unis et la Russie – va-t-il dégénérer ?
Cette question guette l’ensemble des acteurs depuis le début de la crise à Erevan. Les autorités l’ont instrumentalisée dans le but de manipuler l’opinion publique et de maîtriser les foules sous prétexte que les tensions internes risquaient de favoriser une agression de la part de l’Azerbaïdjan susceptible de profiter des tensions actuelles en Arménie.
Le mouvement s’est abstenu de jeter de l’huile sur les secteurs stratégiques du pays, sur la politique étrangère et sur les relations internationales
Dans le Caucase du Sud plus qu’ailleurs, la frontière entre la manipulation et le réel danger est mince. Car, l’adversaire armé jusqu’aux dents est juste de l’autre côté de la frontière de l’Arménie et du Haut-Karabakh (« République d’Artsakh ») et n’hésite pas à exprimer par la voix de son président Ilham Aliev sa volonté de régler le conflit par le recours à la force sans cacher ses intentions de poursuivre l’offensive jusqu’à Erevan.
La question ne traduit pas seulement une inquiétude arménienne, car une éventuelle agression peut donner lieu à une escalade militaire régionale, le Caucase étant, eu égard à sa position géostratégique, un maillon sensible pour la sécurité internationale.
Une certaine...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Richard Giragosian, directeur d’un think tank indépendant à Erevan, explique dans une tribune au « Monde » qu’à aucun moment la géopolitique n’est entrée en jeu, même si Moscou cherche un moyen de conserver la main.
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Arménie : « Une transition politique sans volte-face stratégique »

Richard Giragosian, directeur d’un think tank indépendant à Erevan, explique dans une tribune au « Monde » qu’à aucun moment la géopolitique n’est entrée en jeu, même si Moscou cherche un moyen de conserver la main.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 16h08
    |

Richard Giragosian (directeur du Regional Studies Center (RSC), un think tank indépendant basé à Erevan, en Arménie)







                        



                                


                            

Tribune. En Arménie, des dizaines de milliers de manifestants pacifiques ont réussi l’exploit de contraindre le leadeur du pays à quitter le pouvoir. Au terme d’à peine onze jours de protestations, la démission de Serge Sarkissian est aussi significative que soudaine.
La situation actuelle en Arménie est exceptionnelle à maints égards. Tout d’abord, c’est l’un des rares pays au monde où le peuple a réussi à prendre le pouvoir, et ce après des manifestations non violentes. Après deux mandats passés à la présidence (2008-2018) puis quelques jours en tant que premier ministre, Serge Sarkissian ne semblait pas près de quitter le devant de la scène si rapidement ni si facilement.
Saluons d’ailleurs le fait qu’il s’est abstenu de recourir à la force pour rester au pouvoir. Il se pourrait cependant que cet exploit ne constitue que la partie la plus facile de la transition. Aujourd’hui, le pays doit d’urgence forger un consensus, trouver des compromis et mettre en place un nouveau gouvernement.

Lors de cette « révolution de velours », à aucun moment la géopolitique n’est entrée en jeu. Ce point est particulièrement notable étant donné la dualité de l’alliance stratégique avec la Russie et la permissivité inhabituelle de celle-ci. Tandis qu’aucun dirigeant de l’opposition ni aucun membre du gouvernement n’ont essayé de faire jouer la géopolitique internationale, il est fort étonnant qu’un chef loyal et soumis d’un petit pays fermement ancré dans l’orbite russe n’ait pas été défendu par Moscou et n’ait pas tenté d’appeler la Russie à la rescousse.
L’Arménie est dépendante du gaz naturel russe
Contrairement à ce qui s’est passé en Ukraine ou en Géorgie, en Arménie, la transition politique ne repose pas sur une volte-face stratégique. Si, jusqu’à présent, les manifestations ont suivi un agenda local plutôt que géopolitique, il ne fait nul doute que des considérations d’ordre stratégiques exerceront une influence sur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Connu pour avoir signé un accord de paix mettant fin à la guerre civile au Guatemala, il a succombé à un infarctus vendredi à l’âge de 72 ans.
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L’ancien président du Guatemala Alvaro Arzu est mort

Connu pour avoir signé un accord de paix mettant fin à la guerre civile au Guatemala, il a succombé à un infarctus vendredi à l’âge de 72 ans.



Le Monde
 |    28.04.2018 à 06h14
 • Mis à jour le
28.04.2018 à 11h54
   





                        



   


L’ancien président du Guatemala, Alvaro Arzu, maire de la capitale guatémaltèque depuis 2004, est mort vendredi 27 avril à l’âge de 72 ans, ont annoncé des représentants.
Alvaro Arzu était l’un des politiciens les plus influents du pays, mais il faisait depuis l’année dernière l’objet d’une enquête pour corruption présumée, comme un grand nombre de politiciens importants.
L’ancien président a été victime d’une crise cardiaque alors qu’il jouait au golf et a été emmené à l’hôpital, ont rapporté les médias locaux.
Accords de fin de guerre civile
Heinz Heimann, porte-parole présidentiel, a confirmé à Reuters la mort d’Arzu, sans préciser les circonstances ni la cause du décès. « Le Guatemala a perdu un grand homme qui a consacré sa vie à servir », a dit le président Jimmy Morales sur Twitter.
Arzu a été président du pays de 1996 à 2000 et a supervisé la signature des accords de paix de 1996 qui ont mis fin à trente-six ans de guerre civile, au cours de laquelle environ 250 000 personnes ont été tuées ou portées disparues.
L’année dernière, Arzu a été accusé par le procureur général du pays et par l’organisme de lutte contre la corruption de l’ONU d’emplois fictifs et de détournement de fonds publics pour financer sa campagne pour l’élection présidentielle de 2015.



                            


                        

                        

