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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ François Hollande avait annoncé la création de cette fondation le 10 mai 2016, lors de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage.
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Une « fondation pour la mémoire de l’esclavage » sera créée en 2018, a annoncé Emmanuel Macron

François Hollande avait annoncé la création de cette fondation le 10 mai 2016, lors de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 18h04
   





                        



   


Annoncée en 2016 par François Hollande, une « fondation pour la mémoire de l’esclavage » sera « créée cette année », a fait savoir Emmanuel Macron, vendredi 27 avril.
Elle sera présidée par l’ancien premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault et « sera logée à l’Hôtel de la Marine, où l’abolition de l’esclavage fut décrétée le 27 avril 1848 » par Victor Schœlcher, a précisé le chef de l’Etat au Panthéon, lors de la cérémonie du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises.

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« Replacer l’esclavage dans le temps long de l’histoire de la France »
Cette fondation « sera dotée de moyens humains et financiers mais aussi scientifiques, pour mener des missions d’éducation, de culture, de soutien à la recherche et aux projets locaux », a poursuivi M. Macron.
« La fondation aidera également à replacer l’esclavage dans le temps long de l’histoire de la France, du premier empire colonial français à nos jours, car il est impossible de parler de la France d’aujourd’hui sans parler de son passé colonial, sans dire en particulier le rapport singulier qu’elle entretient avec le continent africain, cette relation complexe et profonde qui est devenue une part inaliénable de nos identités respectives. »
Le prédécesseur immédiat de M. Macron, François Hollande, avait annoncé la création de cette fondation le 10 mai 2016, lors de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage, qui marquait aussi les quinze ans de la loi Taubira qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité.
La création d’un musée de l’esclavage est l’une des demandes récurrentes d’associations antiracistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Les « recommandations » ministérielles sur les méthodes pédagogiques à privilégier en primaire s’inscrivent en fait dans la continuité de pratiques déjà largement répandues.
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Lire, écrire, compter à l’école : un « retour aux fondamentaux » tout relatif

Les « recommandations » ministérielles sur les méthodes pédagogiques à privilégier en primaire s’inscrivent en fait dans la continuité de pratiques déjà largement répandues.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 17h29
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 17h41
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Le ministère de l’éducation nationale a publié, jeudi 26 avril, des « recommandations » aux enseignants du primaire. Il s’agit de quatre circulaires qui détaillent des recommandations pédagogiques pour « faciliter l’apprentissage des savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter, respecter autrui », selon leur présentation officielle. « L’idée n’est pas d’homogénéiser les pratiques mais de créer une référence commune », plaide le ministre Jean-Michel Blanquer dans une interview au Parisien.
A en croire de nombreux titres de presse et réactions, cette initiative serait un « retour aux fondamentaux », salutaire pour certains, passéiste pour d’autres. « Dorénavant, grâce à un retour aux fondamentaux, nos enfants seront éduqués “à l’ancienne” : une dictée et quinze minutes de calcul mental par jour, cinq à dix livres à étudier dans l’année et l’utilisation d’un manuel de lecture imposée », lit-on par exemple dans le quotidien bourguignon Le Bien public.

   


Une version que Jean-Michel Blanquer n’a pas reprise à son compte : « Je ne prétends pas que tout va mal ou que rien n’existait jusqu’ici, a-t-il expliqué au Parisien. Fort heureusement, dans la majorité des écoles, les pratiques des enseignants correspondent à nos recommandations. Mais ils y sont parvenus par tâtonnements. Désormais, il existe une référence. »
Si le ministre insiste fortement sur le « lire, écrire, compter », il serait erroné de prétendre que ces apprentissages fondamentaux étaient en voie de disparition à l’école. La plupart des recommandations publiées jeudi sont en réalité loin de réclamer une rupture dans les pratiques pédagogiques. Plus que de « retour des fondamentaux », il s’agit plutôt de piqûres de rappel. Illustration en trois exemples :

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                Lecture, grammaire, calcul… Les « recommandations » de M. Blanquer heurtent les enseignants



1. La dictée quotidienne, une recommandation de longue date
La « dictée du jour » figure parmi les « consignes » du ministre aux enseignants. Elle figurait aussi au programme de sa prédécesseure Najat Vallaud-Belkacem, qui avait, elle aussi, réclamé le retour de la dictée quotidienne en 2015. Les programmes du CP à la troisième mis en place à l’époque mentionnent d’ailleurs bien des activités d’écriture « quotidiennes », qui peuvent être des dictées, sous différentes formes, mais pas seulement.
Preuve que ce débat revient sur la table périodiquement, le retour de la dictée à l’école avait été promis par Luc Chatel en avril 2012, déjà. Ou encore par François Fillon, en 2004.
2. L’apprentissage de la grammaire n’avait pas disparu
Contrairement à ce que certaines présentations des circulaires ont pu laisser entendre, il n’est pas plus question de « retour » des leçons de grammaire. Si M. Blanquer a déploré qu’elles soient absentes, selon lui, « dans certains cahiers d’élèves », elles restent à l’évidence attendues dans les programmes. Ce que la circulaire ministérielle du 26 avril dit elle-même :
« A tous les niveaux de la scolarité obligatoire, l’enseignement de la langue est donc mené systématiquement, et la leçon de grammaire et de vocabulaire […] doit être pratiquée conformément aux programmes, qui affirment la place importante des séances qui leur sont consacrées. »
3. Le calcul mental régulier était déjà au programme
Autre souhait du ministre, faire quinze minutes de calcul mental par jour en classe. La consigne n’était certes pas formulée aussi précisément auparavant, mais force est de constater que les programmes actuellement en vigueur mettaient déjà, là aussi, fortement l’accent sur cette pratique fondamentale.
La pratique du calcul mental était ainsi fortement prescrite aux cycles 2, 3 et 4, c’est-à-dire sur l’ensemble de l’élémentaire et du collège. « La pratique quotidienne du calcul mental conforte la maîtrise des nombres et des opérations », lit-on ainsi dans l’introduction du programme de mathématiques du CP au CE2. Et la « pratique régulière » du calcul mental reste conseillée jusqu’à la classe de troisième.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Après moult renvois et plus de douze ans de procédure pour certains, la quasi-totalité des plaignants avaient obtenu gain de cause devant les prud’hommes en septembre 2015.
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Les chibanis discriminés l’emportent définitivement face à la SNCF

Après moult renvois et plus de douze ans de procédure pour certains, la quasi-totalité des plaignants avaient obtenu gain de cause devant les prud’hommes en septembre 2015.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 17h24
   





                        



   


La SNCF jette l’éponge. La direction de l’entreprise ferroviaire a annoncé, vendredi 27 avril, qu’elle renonçait à se pourvoir en cassation face aux 848 chibanis qui l’accusent de discrimination en raison de leurs origines.
Après moult renvois et plus de douze ans de procédure pour certains, la quasi-totalité des plaignants avaient obtenu gain de cause devant les prud’hommes en septembre 2015. Mais l’entreprise avait fait appel de cette décision.
La cour d’appel de Paris avait donné raison le 31 janvier 2018 à ces (ex-)cheminots, principalement marocains, en leur accordant des dommages et intérêts pour préjudice moral, de carrière, de formation et de retraite pour un montant total estimé à près de 160 millions d’euros. La SNCF a fait savoir qu’elle ne « [reconnaissait] pas la discrimination, mais [souhaitait] de l’apaisement vis-à-vis de ces travailleurs marocains ».

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                Les déclassés de la SNCF demandent réparation après « quarante ans de discrimination »



« Grand soulagement »
Les chibanis (« cheveux blancs » en arabe) avaient été embauchés entre 1970 et 1983 par la SNCF, majoritairement comme contractuels, et n’ont pas bénéficié à ce titre du statut, plus avantageux, des cheminots, réservé aux ressortissants européens, sous condition d’âge.
Sollicitée par l’Agence France-Presse, leur avocate, Clélie de Lesquen-Jonas, a fait part de son « grand soulagement », trouvant cependant « dommage » que la SNCF « soit toujours dans le déni ». « Je comprends ce renoncement comme une reconnaissance des discriminations qui ne dit pas son nom », a ajouté l’avocate.

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                Les chibanis ou comment « faire entendre la voix de nos vieux invisibles »



L’avocate a déjà commencé à distribuer des chèques à des clients, dont certains avaient « les larmes aux yeux » en le recevant. De leur côté, certaines veuves « n’osaient pas le toucher », affirmant : « C’est mon mari qui aurait dû l’avoir », rapporte-t-elle.
Discrimination « organisée, statutaire »
Tout au long de la procédure judiciaire, la SNCF a nié une « quelconque politique discriminatoire », estimant avoir constamment « veillé à l’égalité de traitement de tous ses agents dans l’environnement réglementaire décidé par les pouvoirs publics ». A l’inverse, le Défenseur des droits a pointé devant la cour d’appel, par la voix de son représentant, une discrimination « organisée, statutaire », qui n’est pas sans lien avec « notre histoire coloniale ». La cour d’appel n’a pas retenu les arguments du groupe public ferroviaire.
Concernant les dommages et intérêts, ils peuvent « atteindre, en fonction de la durée d’ancienneté, 290 000 euros pour le préjudice de carrière », selon le parquet. S’y ajoutent des préjudices liés aux droits à la retraite et à la formation. La cour d’appel, contrairement aux prud’hommes, a aussi reconnu un préjudice moral.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ L’économiste Charles Dennery dénonce, dans une tribune au « Monde », un risque de taxation des entreprises et prône la suppression des incitations au recours aux CDD, du côté des employeurs comme des salariés.
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« A trop vouloir aider les précaires, “victimes” des contrats courts, c’est in fine la précarité que l’on a encouragée ! »

L’économiste Charles Dennery dénonce, dans une tribune au « Monde », un risque de taxation des entreprises et prône la suppression des incitations au recours aux CDD, du côté des employeurs comme des salariés.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 14h42
    |

Charles Dennery (Doctorant à la London School of Economics)







                        



                                


                            

Tribune. De nombreux économistes proposent d’instaurer en France un mécanisme de bonus-malus sur les cotisations chômage : comme pour les accidents du travail, une entreprise qui a un mauvais historique de licenciements serait pénalisée par des cotisations chômage plus élevées. Cela l’inciterait à devenir vertueuse, en ayant moins recours aux contrats courts. Politiquement, des entreprises plus responsables seraient le juste pendant d’un emploi plus flexible…
Ce système existe aux Etats-Unis depuis le New Deal. Les cotisations chômage d’une entreprise dépendent du montant des allocations-chômage touchées par les salariés qu’elle a licenciés par le passé. Ainsi, si le salarié retrouve très vite un emploi – par exemple grâce aux efforts de reclassement de l’entreprise –, il ne sera pas un poids pour l’assurance-chômage, et l’entreprise ne sera pas pénalisée.
Mais il serait en réalité compliqué de transposer cela en France. L’emploi est flexible aux Etats-Unis, il est donc plus facile de retrouver vite du travail. La durée normale d’indemnisation est de six mois ; il est donc aisé de faire le lien entre le chômeur et l’entreprise qui l’a licencié récemment. En France, quid de quelqu’un qui perd son emploi, retrouve un emploi temporaire, puis retourne au chômage ? A quelle entreprise faut-il présenter la note ?
Les contrats courts en réalité encouragés
Surtout, ce système fonctionne aux Etats-Unis comme un grain de sable dans un marché très flexible, où il n’y a pas d’indemnité de licenciement, et peu ou pas de recours juridique du salarié. Alors qu’il y a déjà en France des incitations à ne pas licencier : indemnité de licenciement, prime de précarité, lourdeur juridique. Pour l’entreprise, c’est déjà une forme de taxe, même si elle bénéficie au salarié et non à l’Etat.
Par ailleurs, certains secteurs en France ne paient pas la prime de précarité de fin de CDD, pour les emplois saisonniers (hôtellerie-restauration,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ Des membres de Génération identitaire s’enorgueillissaient, cette nuit auprès du « Monde », d’avoir orienté trois migrants vers un poste de police.
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Action de militants identitaires dans les Alpes : ouverture d’une enquête préliminaire

Des membres de Génération identitaire s’enorgueillissaient, cette nuit auprès du « Monde », d’avoir orienté trois migrants vers un poste de police.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 13h41
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h47
    |

            Lucie Soullier (envoyée spéciale dans les Hautes-Alpes) et 
Julia Pascual








                        



   


Selon les informations du Monde, le procureur de la République de Gap (Hautes-Alpes), Raphaël Balland, a ouvert une enquête préliminaire contre X, vendredi 27 avril, afin de vérifier si des infractions ont été commises à l’encontre de migrants par des militants identitaires à la frontière franco-italienne des Hautes-Alpes.
« Nous n’avons aucune certitude de ce qu’il s’est passé, précise Raphaël Balland. Il s’agit de vérifier si une infraction a été commise. Des identitaires étaient présents, et il y aurait eu des contacts avec des migrants. » L’enquête a été confiée à la gendarmerie de Briançon et à la police aux frontières.

        Lire l’enquête
         

          sur l’action des identitaires dans les Alpes



Dans la nuit de jeudi à vendredi 27 avril, des militants identitaires qui patrouillent aux abords de la frontière s’enorgueillissaient auprès du Monde d’avoir orienté vers un poste de police trois migrants repérés durant leur « surveillance » nocturne : « On en a rencontré, on les a amenés à la frontière calmement, gentiment et la police ensuite les a interpellés », expliquait l’un d’eux au Monde.
Côté policier, on fait état d’un autre déroulement des faits. Des militaires de l’opération « Sentinelle » en patrouille dans la nuit de jeudi à vendredi auraient repéré à la jumelle un groupe de personnes près du col de Montgenèvre. « Ils ont fait appel aux gendarmes, qui ont vu le groupe se séparer en deux, rapporte une source policière. Ils ont pu contrôler quatre personnes et les ont accompagnées à la police aux frontières. Les gendarmes se sont alors rendu compte qu’ils étaient suivis par un groupe d’identitaires. » Une version qui contredit le récit des militants d’extrême droite. Quant aux personnes contrôlées, deux d’entre elles, majeures, ont été reconduites en Italie. Les deux autres, mineures, ont été placées.
Contactée vendredi matin, la préfecture des Hautes-Alpes a rappelé que seuls les services de police étaient habilités à procéder à des interpellations, qui sont quotidiennes au niveau de la frontière. Dans la nuit du 25 au 26 avril, quinze migrants ont ainsi été interpellés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Natanaël Wright, dirigeant d’un organisme de formation, met en garde contre le risque de diminution des droits à la formation que générera le changement du mode de calcul de ces droits, passé d’heures en euros.
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Le compte personnel de formation: « Les Français doivent retrouver le goût de se former »

Dans une tribune au « Monde », Natanaël Wright, dirigeant d’un organisme de formation, met en garde contre le risque de diminution des droits à la formation que générera le changement du mode de calcul de ces droits, passé d’heures en euros.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h42
    |

Natanaël Wright (Président de l’organisme de formation de langues Wall Street English)







                        



                                


                            

Tribune. Le candidat Macron l’avait annoncé, Muriel Penicaud l’a fait : le projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », présenté au conseil des ministres vendredi 27 avril, entend produire un « big bang ». Cette réforme cruciale suscite autant d’attentes que d’interrogations légitimes.
L’enjeu est de taille alors que la transformation des métiers induite par la révolution numérique exige de mieux outiller les individus face à l’impérieuse nécessité d’acquérir de nouvelles compétences. Jugé inefficace par 77 % des Français, selon un sondage BVA réalisé du 12 au 13 mars 2018 pour La Tribune, le système qui organise la formation des individus doit faire sa mue.
Des zones d’ombre
Si l’ambition que se donne l’exécutif ne souffre d’aucune contestation – et c’est heureux – le texte porté par la ministre du travail comporte des zones d’ombre qu’il convient d’éclaircir, sans quoi le chemin de la transformation conduira les actifs dans une impasse dangereuse pour leur sécurité professionnelle.
Au centre de la « révolution copernicienne » qu’appelle de ses vœux le gouvernement figure la transformation du compte personnel de formation (CPF), véritable instrument de formation tout au long de la vie pour les actifs.

En vigueur depuis le 1er janvier 2015, il reste très largement méconnu de ses bénéficiaires. Une étude de l’agence d’intérim spécialisée dans le BTP MisterTemp’ réalisée par e-mailing auprès de 170 000 utilisateurs de sa base entre le 8 et 15 mars montrait que 76 % d’entre eux ignorent ce que le CPF leur permet de faire, et 81 % ne connaissent pas le volume d’heures de formation dont ils disposent.
Derrière ces chiffres figure une réalité qu’il convient de rappeler : le CPF reste principalement un instrument de formation pour les demandeurs d’emploi, dont la décision de se former est très largement conditionnée par les prescriptions de Pôle emploi.
L’unité...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ L’économiste Anne Fretel dénonce dans une tribune au « Monde » la suppression du congé individuel de formation prévu par la réforme de la formation professionnelle, au risque de supprimer les possibilités de reconversion à l’initiative du salarié.
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Avec la réforme Pénicaud, « on est bien loin de la liberté de choisir son projet professionnel »

L’économiste Anne Fretel dénonce dans une tribune au « Monde » la suppression du congé individuel de formation prévu par la réforme de la formation professionnelle, au risque de supprimer les possibilités de reconversion à l’initiative du salarié.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h38
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 14h43
    |

Anne Fretel (Maître de conférences en économie au Centre d’études lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques de l’université de...







                        



                                


                            

Tribune. La formation professionnelle connaît depuis des années un paradoxe : alors que les objectifs qui lui sont assignés sont très ambitieux (insertion professionnelle, maintien en emploi, promotion sociale, développement économique et culturel du pays), la mise en œuvre et le fonctionnement des dispositifs peinent à remplir ces objectifs renforçant, en pratique, les compétences des plus diplômés, favorisant les formations d’adaptation mobilisables à court terme par les entreprises au détriment des formations qualifiantes plus longues, et proposant aux personnes un accès à la formation dépendant de leur statut au regard de l’emploi (CDD, intérim, demandeurs d’emploi, CDI, etc.).
Le projet de loi portant réforme de la formation professionnelle, rendu public le 6 avril et présenté en conseil des ministres le 27 avril, s’intitule « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » et entend mettre l’individu au cœur du système.

L’exposé des motifs indique que la réforme vise à « donner de nouveaux droits aux personnes pour leur permettre de choisir leur vie professionnelle tout au long de leur carrière. Il s’agit de développer et de faciliter l’accès à la formation, autour des initiatives et des besoins des personnes, dans un souci d’équité, de liberté professionnelle ». L’article 1 de la loi cherche à poser « les jalons d’une nouvelle société de compétences, qui s’appuie d’abord sur un accès à la formation tout au long de la vie garanti comme un droit individuel, dont l’exercice est facilité et garanti par des financements collectifs ».
Des possibilités de reconversion limitées
On pourrait y lire un progrès, l’affirmation d’un système qui doit s’organiser en fonction des besoins et des choix de la personne – et non l’inverse – mais ce serait conclure trop vite car la réforme supprime par exemple un droit au congé de formation – le congé individuel de formation (CIF) – qui permettait à des...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Les actions médiatisées de groupuscules identitaires, dans les universités de Montpellier et de Tolbiac ou au col de l’Echelle le 22 avril, sont-elles le signe d’une recomposition de l’extrême droite radicale ? Entretien avec le sociologue Ugo Palheta.
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« La violence d’extrême droite n’a jamais cessé »

Les actions médiatisées de groupuscules identitaires, dans les universités de Montpellier et de Tolbiac ou au col de l’Echelle le 22 avril, sont-elles le signe d’une recomposition de l’extrême droite radicale ? Entretien avec le sociologue Ugo Palheta.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h30
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 15h47
    |

                            Julie Clarini








                        



                                


                            
Maître de conférences à l’université de Lille, le sociologue Ugo Palheta est directeur de publication de la revue en ligne Contretemps. Il est l’auteur d’un livre à paraître sur La Possibilité du fascisme (La Découverte).
Attaque contre le Lycée autogéré de Paris le 16 mars, attaque à la faculté de droit de Montpellier le 3 avril, puis à l’université de Tolbiac, à Paris, le 7 avril. Le 22 avril, action menée contre les migrants au col de l’Echelle (Hautes-Alpes). Peut-on partir du constat que la violence des activistes d’extrême droite, qui a baissé après les années 1980, retrouve une nouvelle intensité ? Et si oui, quelles sont les raisons de ce nouveau recours à la violence ?
Il est difficile d’établir un tel constat et il ne faut pas oublier que la violence d’extrême droite n’a jamais cessé. Outre Clément ­Méric, tué par un membre des Jeunesses nationalistes révolutionnaires en 2013, il faut se souvenir des meurtres en 1995 d’Ibrahim Ali, tué par balles par des colleurs d’affiches du Front national (FN), et de Brahim Bouarram, poussé dans la Seine par un skinhead en marge d’une manifestation du FN, sans parler des violences commises dans les années 1990 par les groupes de choc du Département protection sécurité (DPS, le service d’ordre du FN). Mais il est vrai que l’on observe une multiplication récente des attaques violentes de mouvements sociaux et de migrants par des groupuscules d’extrême droite.
« Le FN subit actuellement un trou d’air, ce qui peut inciter les groupuscules d’extrême droite à chercher à occuper l’espace en se rendant visibles »
Cela renvoie à plusieurs logiques : d’abord, le mouvement de 2012-2013 contre l’égalité des droits (La Manif pour tous) les a mis en confiance et leur a permis de recruter ; ensuite, le FN subit actuellement un trou d’air, ce qui peut inciter ces groupes à chercher à occuper l’espace en se rendant visibles ; enfin, ils se font concurrence et, dans...




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-9">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Le président de la République a accordé un entretien à « La Nouvelle Revue française », dans lequel il revient sur la littérature et l’exercice du pouvoir.
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Emmanuel Macron : « Paradoxalement, ce qui me rend optimiste, c’est que l’histoire en Europe redevient tragique »

Le président de la République a accordé un entretien à « La Nouvelle Revue française », dans lequel il revient sur la littérature et l’exercice du pouvoir.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h45
   





                        



                                


                            
Y a-t-il encore dans la politique quelque chose de « romanesque » ? C’est la question que pose La NRF dans son 630e numéro, à paraître au mois de mai. Pour tenter de répondre à cette question, le rédacteur en chef, Michel Crépu, et l’avocat et écrivain Alexandre Duval-Stalla ont confronté le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, à son propre rapport à la littérature.

Dans quelle mesure votre pratique de la littérature joue-t-elle avec votre travail de président de la République, concrètement, à travers vos contacts avec les dirigeants du monde entier ?
Emmanuel Macron : Cela dépend des situations. Pour moi, le premier apport de la littérature est de m’avoir transmis certaines choses avant même que je les connaisse. J’ai connu les odeurs des fleurs d’abord chez Colette ou Giono avant de les respirer moi-même… Ma grand-mère m’a initié au premier Giono, celui de Regain et de Colline, au merveilleux Giraudoux que plus personne ne lit aujourd’hui, à Colette énormément. Ensuite, au cours de l’adolescence, il y a eu Gide et Camus. Proust et Céline sont venus après. Un livre comme Les Nourritures terrestres a été très important pour moi, en même temps que j’étais touché aussi par Camus. D’un côté, Gide l’intellectuel devenu sensuel, et de l’autre côté, Camus arrivant de la Méditerranée, avec son côté brut, minéral, devenant intellectuel engagé. Il y eut aussi René Char, pour la poésie.
Ce que je veux dire, c’est que tout cela construit un cadre sensible et intellectuel qui demeure et qui influence le regard qu’on porte sur le monde. J’ai fait beaucoup de philosophie, mais c’est surtout la littérature qui m’a structuré, à la fois pour les « grands personnages » et le sens du détail. On se souvient de la phrase de Stendhal : « Au séminaire, il est une façon de manger un œuf à la coque qui annonce les progrès faits dans la vie dévote. » Cette façon d’esquisser à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Le ministre de l’économie Bruno Le Maire est face à un dilemme dans sa volonté de développer et simplifier les produits d’épargne retraite nous explique, dans sa chronique pour « Le Monde », Valérie Plagnol, présidente du Cercle des épargnants.
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Rente ou capital ? « La réforme de l’épargne-retraite risque de se heurter à des réalités difficiles à concilier »

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire est face à un dilemme dans sa volonté de développer et simplifier les produits d’épargne retraite nous explique, dans sa chronique pour « Le Monde », Valérie Plagnol, présidente du Cercle des épargnants.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 12h10
    |

Valérie Plagnol (Présidente du Cercle des épargnants)







                        



   


La loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui devrait être présentée en conseil des ministres prochainement comportera un important volet épargne et retraite. Celui-ci s’articule autour d’une double ambition : d’une part redéployer une partie des flux d’épargne vers l’économie dite réelle, d’autre part « développer et simplifier les produits d’épargne-retraite, pour les faire converger autour de caractéristiques communes ».

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                Dans quelles conditions pouvez-vous cumuler emploi et retraite ?



Sur le deuxième point, l’intention s’inscrit dans une démarche globale de simplification et de clarification des régimes de retraites comme de l’épargne des ménages. Mais elle risque de se heurter à quelques réalités qui semblent aujourd’hui difficiles à concilier.
En effet, faire converger l’épargne-retraite vers un produit aux caractéristiques communes, pose la question centrale du choix de la sortie en rente ou en capital ? Cette question va dépasser largement sa dimension technique, pour savoir si l’on peut décider de ce qui est le mieux pour assurer les revenus des futurs retraités ?
Préférence pour la liquidité
Un sondage intitulé « Demain, quelle retraite ? » et réalisé par Audirep pour le compte de Natixis et Amundi, signale que 77 % des sondés aimeraient « disposer librement de l’intégralité du capital (et des futures plus-values), avec retrait possible à tout moment, plutôt que d’une rente viagère ». Ce résultat n’est pas vraiment surprenant. La préférence pour la liquidité est une caractéristique principale des critères de placements des épargnants français. Selon le baromètre 2018 du Cercle des épargnants, c’est même le deuxième critère (76 %) juste après la garantie du capital (79 %) et même relativement loin devant la « fiscalité avantageuse » des produits (68 %).

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                Estimer sa retraite lorsqu’on a travaillé à l’étranger



D’un autre côté, transférer la totalité du capital le jour de sa retraite à son bénéficiaire revient à le priver du revenu complémentaire qui devait garantir ses vieux jours. C’est l’argument que soutiennent la majorité des assureurs représentés par la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). Ils rappellent ainsi la promesse initiale et l’essence même de l’épargne retraite : celle d’assurer cette période de la vie, qui d’ailleurs tant à s’allonger.
Dans cette perspective, l’épargne-retraite est bien conçue pour compenser la baisse de revenus lors du passage en retraite. La crainte de voir les pensions de retraite à venir se réduire du fait de l’allongement de l’espérance de vie après la retraite et du nombre croissant des inactifs, ajoute du poids à cette idée.
L’assurance-vie plutôt que le Perp
L’assurance-vie, qui totalise 1 676 milliards d’euros d’encours au 31 décembre 2017 (+3 % sur un an), satisfait bien les préférences des épargnants en permettant de disposer intégralement d’un capital complémentaire à la retraite. Les épargnants l’utilisent massivement en ce sens. Le baromètre annuel du Cercle des épargnants confirme que l’assurance-vie est considérée comme le meilleur produit d’épargne pour préparer sa retraite (45 %) loin devant le plan d’épargne retraite populaire (Perp, 12 %), pourtant conçu à cet effet.

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                Faut-il alimenter son plan d’épargne retraite populaire (Perp) en 2018 ?



Face à ce dilemme, le ministre de l’économie Bruno Le Maire plaidait récemment pour laisser le choix de la sortie en rente ou en capital quel que soit le produit – au-delà d’un certain délai de détention s’entend. Il n’est pas sûr que cette intention soit réalisable ni qu’elle referme le débat autour des moyens de renforcer et équilibrer un système quasiment exclusivement constitué par la répartition.
Alors qu’en parallèle démarrent les consultations sur l’harmonisation des régimes de retraites, on peut penser que les prochaines années seront marquées par un certain tâtonnement législatif, afin de trouver un équilibre acceptable entre solidarité et assurance privée.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Editorial. Jean-Louis Borloo a remis au premier ministre un rapport qui livre un constat alarmiste. Reste à savoir ce qu’en retiendra Macron, le 22 mai, lors de l’annonce de son plan de mobilisation.
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Un nouveau plan banlieue et après ?

Editorial. Jean-Louis Borloo a remis au premier ministre un rapport qui livre un constat alarmiste. Reste à savoir ce qu’en retiendra Macron, le 22 mai, lors de l’annonce de son plan de mobilisation.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h49
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 14h35
   





                        


Editorial du « Monde ». « Le plan de la dernière chance ». Combien de fois cette formule a-t-elle été brandie comme pour se persuader que les leçons du passé avaient été tirées et que, acculés, nous nous déciderions enfin à prendre la mesure du délabrement des banlieues, qui abîme la société française tout entière ? Pourtant, depuis quarante ans, après une dizaine de « plans banlieue », « plan de rénovation urbaine » et autres « plan Marshall pour la ville », cette ultime chance n’a jamais été vraiment saisie, laissant le sentiment d’une incurie des pouvoirs publics et d’une impuissance collective.
Tel Sisyphe, Jean-Louis Borloo s’attelle une nouvelle fois à la tâche, en espérant que ce soit enfin la bonne. L’ex-ministre à l’origine du programme national de rénovation urbaine de 2003 a au moins le mérite de savoir de quoi il parle, à la fois sur le fond et sur les limites de l’exercice. A la demande d’Emmanuel Macron, qui veut « changer le visage de nos quartiers d’ici à la fin du quinquennat », il a remis, jeudi 26 avril, au premier ministre, Edouard Philippe, un rapport qui livre un constat alarmiste, justifiant des préconisations détonantes.

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                Education, emploi, rénovation… Les propositions-chocs du rapport Borloo



Le constat d’abord. C’est celui de ces « 500 000 jeunes de 16 à 24 ans, en bas des tours, les bras croisés ». Celui de ces  1 500 quartiers labellisés « politique de la ville », qui regroupent 5,5 millions de personnes, où les taux de chômage et de pauvreté représentent plus du double de la moyenne nationale et où l’échec scolaire est devenu la norme. C’est aussi celui d’un décalage grandissant entre la parole publique et la situation sur le terrain.
« Une mystification »
« Moins on en a fait en matière de politique de la ville, plus on a annoncé de dispositifs, de chiffres, de politiques prioritaires », affirme M. Borloo. A la clé, une double peine pour ces quartiers. Alors que la distribution confuse des crédits au gré des contraintes budgétaires n’était pas à la hauteur des besoins, on a fait passer les banlieues pour un tonneau des Danaïdes. « Une mystification », dénonce l’ex-ministre de la ville. La réalité, c’est moins de services publics, moins d’équipements, moins de capacités financières des communes.

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                Banlieues à l’abandon : Jean-Louis Borloo dénonce un « scandale absolu »



Pour y remédier, les préconisations s’inscrivent dans une logique globale et transversale. Là où les plans précédents se sont souvent contentés d’une rénovation urbaine plus ou moins aboutie, M.Borloo propose de s’attaquer simultanément au chômage, à l’éducation, au logement, à la mobilité et à la diversification des élites. Il s’agit d’encourager le recrutement d’apprentis issus de ces quartiers, d’organiser un suivi de tous les instants des enfants en difficulté, grâce à des « cités éducatives », de créer une « académie des leadeurs », capable de casser la « consanguinité » de nos grandes écoles. Le tout accompagné d’une véritable révolution, avec la création d’une juridiction chargée de sanctionner l’inaction des administrations en faveur des banlieues.

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                Banlieues : Borloo suscite l’enthousiasme des maires et l’embarras du gouvernement



La sincérité de M.Borloo ne peut être mise en doute. Ce qu’en retiendra M.Macron, le 22 mai, lors de l’annonce de son plan de mobilisation pour les quartiers défavorisés, est une autre histoire. Nombre d’élus constatent, depuis un an, que la politique de la ville se résume à une baisse des moyens et à un manque de perspective criants. Faute de volonté politique, justifiée par des moyens budgétaires limités, le gouvernement peut être tenté, de nouveau, de faire du saupoudrage. Ce serait une erreur.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Elu à l’issue du congrès du syndicat vendredi, le nouveau secrétaire général a promis de combattre « très fortement la politique d’Emmanuel Macron ».
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Pascal Pavageau élu à la tête de Force ouvrière pour succéder à Jean-Claude Mailly

Elu à l’issue du congrès du syndicat vendredi, le nouveau secrétaire général a promis de combattre « très fortement la politique d’Emmanuel Macron ».



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h40
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            
Pascal Pavageau aurait sûrement rêvé d’un autre scénario pour son accession à la tête de Force ouvrière. Las. Vendredi 27 avril, à Lille, il a certes été élu secrétaire général avec plus de 96 % des voix mais, au terme du 24e congrès de FO, il hérite d’un syndicat profondément divisé. Son prédécesseur Jean-Claude Mailly ne croyait pas si bien dire quand il a déclaré jeudi à la tribune  qu’« une succession à FO n’est jamais simple ». Y compris quand on est l’unique candidat.

Tout semblait pourtant si bien parti. A 49 ans, Pascal Pavageau était seul en lice pour s’installer dans le fauteuil de numéro un. Un temps évoquée, la candidature de Stéphane Lardy, ex-secrétaire confédéral chargé de l’emploi et de la formation, parti ensuite au cabinet de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, n’avait jamais vu le jour. Lui se prépare depuis longtemps à devenir secrétaire général de la centrale de l’avenue du Maine à Paris. Au moins depuis 2011, date à laquelle cet ingénieur de formation fait part à Jean-Claude Mailly de sa volonté de lui succéder, deux ans seulement après être entré au bureau confédéral.
Les ordonnances réformant le code du travail sont venues contrarier ses plans bien huilés. Pascal Pavageau est resté discret quand la tempête s’est déchaînée en interne à l’automne 2017 contre Jean-Claude Mailly, dont le positionnement était jugé trop complaisant par une partie de ses troupes. Mais à l’approche du congrès, il a commencé à faire entendre sa petite musique. « In fine, les ordonnances sont à jeter, on a évité beaucoup de choses, mais on n’a rien obtenu, confiait-il il y a peu. J’étais partisan d’appeler à la mobilisation et c’était une position ultramajoritaire. J’en ai fait part à Jean-Claude [Mailly], mais les relations sont compliquées depuis l’élection de Macron. » 

Réponse de l’intéressé : « Pavageau n’a jamais dit, ni à moi, ni en bureau confédéral, qu’il n’était...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ Les militants qui viennent en aide aux migrants s’interrogent sur la contre-attaque à mener après l’opération de Génération identitaire au col de l’Echelle.
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Migrants dans les Hautes-Alpes : « On peut prêcher la haine, mais pas la solidarité »

Les militants qui viennent en aide aux migrants s’interrogent sur la contre-attaque à mener après l’opération de Génération identitaire au col de l’Echelle.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h40
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 12h22
    |

            Julia Pascual et 
Lucie Soullier (Hautes-Alpes, envoyée spéciale)








                        



                                


                            
Ils sont venus organiser la riposte. Rendez-vous avait été donné dans un parc de Briançon, jeudi 26 avril, où une trentaine de militants étaient présents pour « discuter de la suite ». Tous dénoncent le placement en détention provisoire, mardi, de deux Suisses et d’une Italienne, poursuivis pour avoir, « par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée irrégulière en France de plus d’une vingtaine d’étrangers, avec cette circonstance que les faits ont été commis en bande organisée ». 
Les trois prévenus avaient traversé la frontière franco-italienne, dimanche, avec 120 personnes et une vingtaine de migrants, en réaction à l’opération hostile aux migrants « Defend Europe » lancée samedi par des militants d’extrême droite sur le col voisin. Un passage en force de la frontière, aux yeux des autorités.

Pousser les habitants à se positionner contre la présence des « fachos » dans la vallée ? S’autodénoncer en nombre pour « faire masse » ? Les militants du parc s’interrogent sur la contre-attaque à mener. « Si tu fais partie d’une asso et que tu files un sandwich à un migrant, tu entres dans leur qualification. Alors pourquoi trois et pas 500 ? », lance l’un des militants du parc.
« La loi fait la différence entre ceux qui font du maraudage et portent secours aux migrants et ceux qui forcent des barrages de gendarmerie », rétorque au Monde le procureur de la République de Gap, Raphaël Balland, répétant sa volonté de mettre « un coup d’arrêt à la montée en puissance des délits commis au nom de la lutte en faveur des migrants ». Des investigations sont toujours en cours pour identifier les auteurs de dégradations et de violences commises contre un agent pénitentiaire dans le cadre d’une manifestation à Gap, le 21 avril. Ainsi que les auteurs de violences contre des policiers, à Briançon le 22 avril, là encore en marge d’une manifestation.
Laisser-faire...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Une multitude d’acteurs et de procédures sont chamboulés par ce texte présenté en conseil des ministres vendredi.
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Formation, apprentissage : le projet de loi Pénicaud 2 soulève encore beaucoup de questions

Une multitude d’acteurs et de procédures sont chamboulés par ce texte présenté en conseil des ministres vendredi.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h31
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 14h55
    |

            Sarah Belouezzane et 
Bertrand Bissuel








                        


La ministre du travail, Muriel Pénicaud, n’a pas lésiné sur les hyperboles pour surligner la dimension novatrice de sa réforme : « révolution copernicienne », « big bang »… Conformément au calendrier initialement évoqué, le projet de loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a été présenté, vendredi 27 avril, en conseil des ministres. Il transforme en profondeur l’assurance-chômage, la formation professionnelle et l’apprentissage.

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                Formation professionnelle : les principaux axes de la réforme



L’un de ses principaux objectifs est de donner des droits supplémentaires et des outils nouveaux aux actifs afin de faciliter leur cheminement dans un monde du travail en mutation permanente, avec la montée du numérique, de l’intelligence artificielle et la transition écologique. Une multitude d’acteurs et de procédures sont touchés, ce qui suscite des questions, voire des critiques – en particulier du côté des régions et des organisations syndicales.
Des droits à la formation dégradés ?
Opérationnel depuis début 2015, le compte personnel de formation (CPF) était, au départ, doté d’un crédit d’heures, augmenté au fil des années. Il sera désormais libellé en euros. Mais ce changement, radical, est dénoncé par les syndicats, car il revient à convertir les droits, stockés sur le CPF, au taux de 14,22 euros par heure. Or, la moyenne était plutôt de 30 à 40 euros, avec des pics à 50 euros et plus dans certaines branches, affirme Yvan Ricordeau (CFDT) : « Concrètement, ça veut dire moins de droits pour les salariés. Il faudra attendre quatre ans pour pouvoir suivre une formation qualifiante et intéressante, alors qu’auparavant, deux à trois années suffisaient pour accumuler le crédit requis. »
L’économiste Bertrand Martinot, lui, y voit plutôt une mesure « redistributive » : un CPF en heures introduisait de l’iniquité, selon lui, car le coût d’une heure d’une formation pour un cadre est souvent plus élevé que pour d’autres catégories.
« Si les actions de formations sont importantes, les travailleurs pourront compléter leur CPF avec leurs propres moyens ou demander à leur employeur de faire des abondements », poursuit M. Martinot.
A Matignon, on fait remarquer que les ressources allouées au CPF seront accrues (0,37 % de la masse salariale des entreprises, contre 0,2 %, aujourd’hui).
Des pénalités pour réduire les contrats courts ?
Pour limiter le recours aux contrats courts, le gouvernement demande aux branches professionnelles de négocier. Si elles ne prennent pas de mesures satisfaisantes contre la précarité, il mettra en œuvre le bonus-malus, un dispositif qui diminue les prélèvements pesant sur les patrons vertueux et qui les majore dans les entreprises où le turn-over est massif.
Pour Bruno Coquet, de l’Observatoire français des conjonctures économiques, les branches sont incapables d’arrêter des décisions déterminantes sur cette problématique. A ses yeux, mieux vaudrait instaurer dès à présent un bonus-malus avec un taux dégressif en fonction de la longueur effective du contrat : ainsi, tous les employeurs seraient assujettis au même taux de cotisation, au début, puis celui-ci baisserait au fur et à mesure que le contrat se prolonge. Le patronat des hôtels-cafés-restaurants ne veut pas en entendre parler. 
« Notre économie repose sur la saisonnalité et l’événementiel. Nous avons besoin des contrats courts pour fonctionner ; sinon, nous ne serons plus compétitifs », justifie-t-on à l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie.
Un plan social dans le monde de la formation continue ?
A l’heure actuelle, les fonds consacrés à la formation continue sont recueillis par des organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA), que les partenaires sociaux coadministrent. A l’avenir, cette tâche sera confiée au réseau des Urssaf, tandis que les OPCA se transformeront en « opérateurs de compétences », avec de nouvelles missions : financement des contrats en alternance, etc. Or, plusieurs milliers de personnes travaillent dans les OPCA et sont « potentiellement concernées par des restructurations, observe Maxime Dumont (CFTC). Nous avons des grosses inquiétudes pour elles ».
Les « opérateurs de compétences » ont deux ans et demi devant eux pour faire évoluer leurs personnels, puisque la collecte des contributions pour la formation continue leur sera retirée début 2021, explique Thierry Teboul, directeur général de l’Afdas, l’un des OPCA présents sur le marché. La reconversion des salariés relève du domaine du « faisable » pour M. Teboul.
« Je ne sais pas quelles seront les conséquences de la réforme en termes de ressources humaines pour nous, enchaîne Yves Hinnekint, patron d’Opcalia, un autre OPCA. Cela dépendra notamment du nombre de contrats d’apprentissage que nous allons gérer. » Mais il n’est pas exclu que la charge de travail s’accroisse, dit-il, et qu’il faille même étoffer les effectifs.
Un système d’apprentissage privatisé ?
Jusqu’à présent, les régions jouaient un rôle central en matière d’apprentissage : elles percevaient une fraction importante de la taxe allouée au système et leur feu vert était requis pour créer des centres de formation des apprentis (CFA). Seront désormais au cœur du réacteur les branches professionnelles. Il leur reviendra, entre autres, de définir le coût de prise en charge des contrats d’apprentissage par les « opérateurs de compétences » (ex-OPCA). Les CFA ouvriront librement et seront financés en fonction du nombre de contrats signés. On passe ainsi d’un fonctionnement administré à une logique de marché.
« C’est une privatisation complète », s’indigne David Margueritte, de l’association d’élus Régions de France. D’après lui, les branches, à l’exception des plus grandes, ne sont pas outillées pour exercer les prérogatives qui leur sont octroyées et bon nombre de CFA vont voir leurs comptes plonger dans le rouge – notamment dans le monde rural et dans les zones urbaines sensibles.
A Matignon, on fait valoir que les régions disposeront de deux enveloppes financières – l’une pour tenir compte de problématiques liées à « l’aménagement du territoire », l’autre pour réaliser des investissements dans les CFA. Mais les sommes prévues sont insuffisantes, aux yeux des régions. « Qu’elles les utilisent et on verra après », rétorque-t-on dans l’entourage du premier ministre, en rappelant que certaines d’entre elles ne consacrent pas l’intégralité du produit de la taxe d’apprentissage aux apprentis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Le groupuscule Génération identitaire mène dans les Alpes une opération minutieuse, qui embarrasse la police. Le procureur de Gap a toutefois décidé vendredi d’ouvrir une enquête préliminaire.
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Les identitaires font la guerre de la com aux migrants

Le groupuscule Génération identitaire mène dans les Alpes une opération minutieuse, qui embarrasse la police. Le procureur de Gap a toutefois décidé vendredi d’ouvrir une enquête préliminaire.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 14h50
    |

            Julia Pascual et 
Lucie Soullier (envoyée spéciale dans les Hautes-Alpes)








                        



                                


                            

Cinq parkas bleu criard sautent d’un pick-up blanc affublé de trois énormes autocollants « Defend Europe Mission Alpes ». Depuis lundi 23 avril, une petite milice « patrouille » à la frontière franco-italienne des Hautes-Alpes, « collecte » des informations sur les points de passage et de refuge, « relève » les lieux d’aide aux migrants.
« Vous n’avez pas de caméra ? » Les cinq blousons bleus ont pris l’habitude de poser pour les médias. Ici, « on s’assume », lâche Aymeric Courtet, étudiant toulousain de 21 ans. « Pourquoi on devrait avoir honte de ce qu’on pense ? », enchérit un autre Toulousain de 28 ans, Romain Lechant. Ce qu’ils pensent, c’est être les « défenseurs » de « l’identité européenne » contre « l’islamisation » et « l’africanisation ». Pour cela, ils paradent fièrement, comme un écho à l’appel de Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, invité vedette du congrès du Front national en mars : « Laissez-les vous appeler racistes, xénophobes, islamophobes… Portez-le comme un badge d’honneur. »

Les cinq patrouilleurs croisés sur la route de Montgenèvre sont membres de Génération identitaire (GI), branche jeunesse de la mouvance identitaire fondée à Lyon en 2012. Avec le conglomérat d’Européens radicaux Defend Europe, GI a mené, samedi 21 et dimanche 22 avril, l’« opération » du col de l’Echelle. Là où, depuis l’été 2017, des migrants sont de plus en plus nombreux à tenter de gagner la France, entre 80 et 100 militants d’extrême droite ont déroulé un filet de chantier censé « symboliser une frontière physique » et des banderoles géantes sur lesquelles est écrit en anglais « pas de passage, rentrez dans votre pays ». Le tout survolé par deux hélicoptères afin d’ajouter quelques vidéos théâtrales à une opération très orchestrée.
Inimitiés avec la justice
Parmi les militants présents sur le col alpin, nombreux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Le président de la République doit rendre son arbitrage le 22 mai après la remise du rapport jeudi.
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Banlieues : Borloo suscite l’enthousiasme des maires et l’embarras du gouvernement

Le président de la République doit rendre son arbitrage le 22 mai après la remise du rapport jeudi.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 10h25
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 10h33
    |

            Louise Couvelaire








                        


La première étape est à peine franchie qu’ils attendent déjà la suivante : le verdict d’Emmanuel Macron. Jeudi 26 avril, quelques heures après la remise du rapport de Jean-Louis Borloo au premier ministre, plusieurs centaines d’élus et d’associations de banlieue étaient rassemblés dans un gymnase du 19e arrondissement de Paris, à l’occasion de la cinquième édition des Etats généraux de la politique de la ville. « C’est un plan d’attaque exceptionnel, s’est félicité Jean-Philippe Acensi, président du mouvement Bleu Blanc Zèbre, qui a contribué à l’élaboration du projet. Nous sommes à la mi-temps, on attend l’avis du président de la République. »

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                Education, emploi, rénovation… Les propositions-chocs du rapport Borloo



La présentation de ce rapport, intitulé « Vivre ensemble – vivre en grand la République », était attendue depuis plusieurs semaines. Sa remise en catastrophe, jeudi, a pris tout le monde de court et étonné certains, qui se demandent pourquoi « le rapport n’a pas été remis à celui qui l’avait commandé [le chef de l’Etat] ». « Cela fait des mois que nous travaillons à ces propositions, il était important de les présenter sans attendre pour montrer que ça avance, c’était urgent », estime Stéphane Gatignon, maire démissionnaire de Sevran (Seine-Saint-Denis), qui a fustigé « le mépris de l’Etat » envers les quartiers populaires à l’annonce de son départ, fin mars.
Entre l’exécutif et les maires des territoires urbains défavorisés, le torchon brûle depuis le mois de juillet 2017. Accablés par les annonces des coupes budgétaires, du gel des emplois aidés et de la baisse de l’aide personnalisée au logement, ces derniers s’étaient réunis, avec les associations de terrain, pour faire entendre leur colère lors de la première édition des Etats généraux de la politique de la ville, mi-octobre. Un mouvement inédit et transpartisan baptisé l’« appel de Grigny ».

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« Pas à Borloo de décider »
Un mois plus tard, lors de son discours de Tourcoing (Nord), Emmanuel Macron avait invité tous les acteurs de terrain à s’engager dans une démarche de coconstruction et mandaté l’ancien ministre de la ville et « père » de la rénovation urbaine, Jean-Louis Borloo, pour lui proposer un plan de bataille en faveur des quartiers populaires. Une approche destinée à donner un nouvel élan à la politique de la ville, qui venait de souffler ses quarante bougies dans un contexte particulièrement tendu.
« En nous poussant à réagir face à une série de mesures brutales, ils ont créé une bande, commente Philippe Rio, maire (PCF) de Grigny (Essonne), qui attend de Macron qu’« il prenne tout, la totalité des recommandations de Borloo ». Le noyau dur – composé de Bleu Blanc Zèbre et d’une dizaine d’élus de toute la France et de toutes les couleurs politiques (Chanteloup-les-Vignes, dans les Yvelines, Allonnes, dans la Sarthe, Roubaix, dans le Nord, Arras, dans le Pas-de-Calais, Vaulx-en-Velin, dans la banlieue de Lyon, La Seyne-sur Mer, dans le Var…) – est devenu un acteur qui prend du poids et donne de la voix. « On se connaissait à peine, aujourd’hui, on se voit toutes les semaines et on s’appelle presque tous les jours, poursuit M. Rio. En fait, nous avons créé une start-up. Nous avons coconstruit ce rapport et nous n’allons pas nous arrêter là. »

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Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a qualifié les préconisations de Borloo de « base de travail ». « Ce n’est pas à Borloo de décider », a-t-il insisté sur la chaîne LCP. Un rapport destiné à « nourrir le futur plan présidentiel », a, de son côté, précisé le premier ministre, Edouard Philippe.
Hier, aux Etats généraux, face à une assemblée qui attend beaucoup de l’exécutif, le ministre de la cohésion des territoires, Jacques Mézard, et le secrétaire d’Etat, Julien Denormandie, se sont, quant à eux, appliqués à donner des gages de bonne volonté. « On ne lâchera rien », a assuré ce dernier. « C’est un enjeu national », a martelé le premier au micro. « On va continuer à se voir et à construire ensemble », a-t-il ajouté, tout en précisant que ce sera à l’exécutif de « trancher ». Le chef de l’Etat devrait s’exprimer sur le sujet le 22 mai.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Deux jours après le départ d’Emmanuel Macron, la chancelière allemande sera accueillie à son tour vendredi à la Maison Blanche. L’entretien doit durer deux heures.
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Angela Merkel reçue par Donald Trump pour une visite express

Deux jours après le départ d’Emmanuel Macron, la chancelière allemande sera accueillie à son tour vendredi à la Maison Blanche. L’entretien doit durer deux heures.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 09h28
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 09h40
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        


Et maintenant, Angela Merkel. Deux jours après le départ d’Emmanuel Macron de Washington, la chancelière allemande sera reçue à son tour par Donald Trump à la Maison Blanche, vendredi 27 avril. Après un déjeuner, les deux dirigeants doivent donner une conférence de presse commune à 13 h 30, heure locale (19 h 30, heure de Paris).
Observant l’accueil réservé au président français par son homologue américain, la presse allemande a abondamment commenté, en amont, celui auquel Mme Merkel devait s’attendre. Une visite d’Etat de deux jours, d’un côté, une simple visite de travail d’à peine une journée, de l’autre, la rencontre entre Mme Merkel et M. Trump ne devant durer qu’à peine plus de deux heures au total. Deux déplacements, deux ambiances, en somme.
De ce point de vue, le dessin publié vendredi matin à la « une » de la Frankfurter Allgemeine Zeitung résume bien le sentiment qui domine en Allemagne. Titré « Merkel en visite chez Trump », il montre une table dressée avec de jolis couverts, sur laquelle est posé un menu à en-tête de la Maison Blanche, où l’on peut lire : « Restes réchauffés du dîner de gala avec le formidable Emmanuel Macron. »
Deux dossiers, le commerce et l’Iran
Si le déjeuner prévu vendredi à Washington entre la chancelière allemande et le président américain n’aura ni le faste ni le glamour des dîners auxquels M. Macron a participé à Mount Vernon et à la Maison Blanche, sera-t-il pour autant un échec diplomatique ? Deux dossiers, en particulier, seront au cœur des discussions : le commerce et l’Iran.

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                Devant le Congrès des Etats-Unis, Emmanuel Macron plaide pour l’environnement et la diplomatie



Sur le premier point, Mme Merkel semble se faire assez peu d’illusions sur sa capacité à convaincre M. Trump de ne pas appliquer à l’Union européenne des taxes de 25 % sur les importations d’acier et de 10 % sur celles d’aluminium.
Ces nouveaux tarifs douaniers doivent concerner l’Union européenne à compter du 1er-Mai. Jeudi, plusieurs responsables gouvernementaux allemands ont fait savoir, sous couvert d’anonymat, qu’il fallait s’attendre à ce que ce calendrier soit respecté.
Malgré cela, la chancelière ne désespère pas de négocier un ensemble de mesures élargi à d’autres industries. Sa visite a été notamment précédée par celle de son nouveau ministre de l’économie, Peter Altmaier. Quelques jours après la nomination du gouvernement allemand, mi-mars, l’ancien bras droit de Mme Merkel à la chancellerie avait traversé l’Atlantique pour rencontrer Wilbur Ross, le secrétaire au commerce de M. Trump.
Mode de communication différent
A Washington, la chancelière allemande va aussi tenter de convaincre le président américain de ne pas abandonner l’accord sur le nucléaire iranien. Là aussi, une date butoir approche : celle du 12 mai, date à laquelle M. Trump doit dire s’il sort ou non de cet accord signé en 2015 par son prédécesseur Barack Obama.
Mercredi, avant de quitter les Etats-Unis, M. Macron avait déclaré à la presse qu’il pensait que M. Trump se retirerait de cet accord « pour des raisons de politique intérieure ».
Mme Merkel – à laquelle son hôte devrait réclamer une fois de plus une hausse de la contribution de l’Allemagne au budget de l’OTAN – parviendra-t-elle à infléchir quelque peu la ligne de M. Trump ? L’entourage de la chancelière allemande a, en tout cas, choisi un mode de communication assez différent de celui du président français en amont de cette visite, s’efforçant de placer la barre assez bas, quant aux concessions susceptibles d’être faites par le président américain.

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                Merkel arrive à Washington, sans illusions



« Ce serait déjà un succès, si le président américain écoutait et qu’il lui apparaissait clairement que les Européens font bloc », a déclaré Peter Beyer, le délégué du gouvernement allemand pour les relations germano-américaines.
En préparant ainsi les esprits, Berlin espère sans doute faire du moindre petit « bougé » de M. Trump un grand pas en direction de l’Allemagne.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ En marge de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis, la première dame s’est confiée sur les joies et les servitudes de la fonction, sa vie à l’Elysée et son amitié avec Melania Trump.
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Article sélectionné dans La Matinale du 26/04/2018
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Les confidences de Brigitte Macron à Washington

En marge de la visite d’Etat d’Emmanuel Macron aux Etats-Unis, la première dame s’est confiée sur les joies et les servitudes de la fonction, sa vie à l’Elysée et son amitié avec Melania Trump.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 18h35
    |

            Solenn de Royer (envoyée spéciale à Washington)








                        



                                


                            

Un, deux, trois… Les cuivres, les flûtes traversières et les tambours s’accordent et soudain la fanfare explose. Vêtus d’un polo bleu, les élèves de la Duke Ellington School of the Arts, à Georgetown, quartier huppé de Washington, donnent tout pour leur invitée. Entièrement vêtue de noir, Brigitte Macron les écoute attentivement, en battant la cadence, avant de s’exclamer, quand ils posent leurs instruments : « Wahou ! » Puis, dans un anglais impeccable : « On appelle ça un accueil en fanfare, merci ! » 
Comme elle le fait régulièrement en marge des visites officielles d’Emmanuel Macron, la première dame française s’est échappée du convoi présidentiel pour un programme sur mesure. « Je fais toujours l’école buissonnière », dit-elle en riant. Mercredi 25 avril, juste avant de décoller pour Paris, elle a souhaité visiter cette école gratuite pour les enfants de Washington, qui accueille 92 % d’élèves issus des minorités pour un enseignement mixte, matières classiques le matin et disciplines artistiques l’après-midi.
Cours de théâtre, de danse ou de gospel : Brigitte Macron s’attarde dans chacune des classes, prend son temps, interroge les élèves avec attention, propose de faire une photo et prend la pose. Son chargé de communication, Tristan Bromet, n’en perd pas une miette. Il en fera bon usage sur les réseaux sociaux, afin de soigner l’image d’une première dame simple et empathique, qui ne se prend pas au sérieux.
La veille, Brigitte Macron a visité avec Melania Trump une exposition sur le peintre français Paul Cézanne, à la National Gallery of Art, fermée pour l’occasion. Les deux premières dames avaient visité ensemble Notre-Dame de Paris, le 13 juillet 2017, en marge de la visite de Donald Trump pour le 14-Juillet, avant de faire un tour sur la Seine, photographiées en exclusivité par Best Image, l’agence de Mimi Marchand, papesse de la presse people et amie personnelle de Brigitte.
Ne pas apparaître comme...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Profitant de la sortie de son livre « Les Leçons du pouvoir », paru chez Stock, l’ancien chef de l’Etat s’oppose désormais frontalement à la politique de son successeur.
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Omniprésent dans les médias, Hollande fait de l’ombre au Parti socialiste

Profitant de la sortie de son livre « Les Leçons du pouvoir », paru chez Stock, l’ancien chef de l’Etat s’oppose désormais frontalement à la politique de son successeur.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 11h41
    |

                            Astrid de Villaines








                        



                                


                            
« J’espère qu’on ne va pas passer un mois à commenter son livre. » Le député (PS) des Landes Boris Vallaud ne savait pas ce qui l’attendait quand il prononça cette phrase, à la fin mars, avant la sortie de l’ouvrage de François Hollande Les Leçons du pouvoir (Stock, 288 p., 22 euros). Car ce n’est pas un mois, mais plusieurs, que l’ancien chef de l’Etat a prévus pour en faire la promotion.
Au fil des dédicaces annoncées jusqu’en juin un peu partout en France, M. Hollande entend « retrouver le contact » avec les Français et il en profite pour multiplier les passages dans les médias. Jusqu’à mercredi 25 avril, où, invité de l’émission « Quotidien » sur TMC, l’ex-premier secrétaire du PS a franchi un autre cap. Il s’est placé en opposant direct à la politique de son ancien ministre de l’économie. « Emmanuel Macron est-il le président des riches ? », interroge le présentateur Yann Barthès. « Non, ce n’est pas vrai. [silence] Il est le président des très riches », a répondu M. Hollande.
Soupesée, la formule a fait mouche. A tel point que le premier ministre lui-même a été sommé de réagir, le lendemain, sur Europe 1 : « Je pense que François Hollande est amer (…) Je trouve ça très triste », a lancé Edouard Philippe. Le même jour, elle a été reprise par la porte-parole du parti Les Républicains, Laurence Saillet, sur le plateau de Public Sénat : « Dire cela est une réalité », faisant de l’ex-chef d’Etat un opposant politique comme les autres. Sans parler des très nombreuses reprises dans tous les médias.
« Il se remet au centre du jeu »
Progressivement, M. Hollande ne serait-il pas en train de prendre la place de son ancien collaborateur rue de Solférino, Olivier Faure, discret nouveau premier secrétaire du PS ? « C’est un acte politique. il se remet au centre du jeu. Je pense qu’il essaie d’installer un match avec Macron », analyse François Kalfon, membre...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ Compte tenu des critiques en interne à l’encontre de Jean-Claude Mailly, le résultat de ce vote était scruté comme thermomètre du mécontentement.
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Force ouvrière : le rapport d’activité de Mailly adopté d’extrême justesse

Compte tenu des critiques en interne à l’encontre de Jean-Claude Mailly, le résultat de ce vote était scruté comme thermomètre du mécontentement.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 02h18
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 12h18
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            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        


C’est un terrible désaveu qu’a subi Jean-Claude Mailly, jeudi 26 avril à Lille, lors du 24e congrès de Force ouvrière. Son rapport d’activité qui faisait le bilan de son mandat a été voté de justesse, à 50,54 % des suffrages exprimés. Le pire a été évité de peu pour le secrétaire général sortant mais, en prenant en compte les abstentions (12,63 %), le « pour » n’a recueilli que 44,16 % des voix. Une première dans l’histoire de la centrale. En 2015, son rapport d’activité avait été adopté à 97,07 % et quatre ans plus tôt à 97,27 %. Ces résultats devaient être officiellement annoncés vendredi matin.
Après quatorze ans à la tête de la centrale, celui qui avait succédé à Marc Blondel en 2004 quitte le premier plan syndical par la petite porte.
« Comme je l’ai affirmé ce matin [jeudi] devant le congrès, je n’ai aucun regret sur la manière dont le bureau confédéral sortant a géré la situation sociale et économique depuis un an et, en tant qu’individu, je peux me regarder dans la glace, a réagi peu après le vote M. Mailly auprès des Echos. Je salue les militantes et militants de FO ; pour moi, une deuxième vie commence ; vive la liberté et l’indépendance ! » 
L’un de ses proches indiquait jeudi soir que M. Mailly ne se rendrait pas vendredi à la dernière journée du congrès au cours de laquelle Pascal Pavageau, seul candidat en lice, devait être élu.

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Au cœur des critiques : la gestion par M. Mailly des ordonnances réformant le code du travail, jugée trop complaisante par une partie de ses « camarades ». Une année de mandat qui balaye ses treize autres à la tête du syndicat. Dans son entourage, on s’attendait à ce que la partie soit compliquée mais personne n’imaginait un score aussi serré. Un membre du bureau confédéral sortant espérait que le rapport d’activité serait approuvé « à 60 % » des voix – ce qui aurait déjà été un coup rude.
Ces résultats sont une réelle surprise, même si l’ambiance du congrès était délétère depuis l’ouverture lundi. Ils témoignent aussi du fait que la colère envers M. Mailly a débordé les seuls trotskistes et anarchistes qui l’ont violemment pris à partie ces derniers jours.
Depuis le début de la semaine, la fracture était béante entre réformistes et contestataires qui se sont succédé à la tribune. Les premiers pour défendre le bilan du secrétaire général sortant, les seconds pour le conspuer. Les mots de « vendu », « traître », et même « macroniste », sont revenus dans les propos de militants d’extrême gauche. Les déchirements internes ont atteint un tel degré que l’on pouvait finir par croire que M. Pavageau était candidat contre M. Mailly. Le numéro un sortant a martelé tout au long de ces quatre jours que, lors des discussions sur les ordonnances, les décisions avaient été prises « à l’unanimité » du bureau confédéral, dont M. Pavageau est membre. Ce dernier a affirmé le contraire à plusieurs reprises par médias interposés.
« C’est plus long à construire qu’a détruire »
Jeudi matin, le soufflé semblait pourtant être retombé. Et c’est dans une ambiance plutôt apaisée que M. Mailly a pris la parole pour la dernière fois devant ses troupes. « Avec le discours de Jean-Claude, les choses se sont détendues », voulait même croire un haut gradé de l’organisation. Cette fois, pas de sifflets mais des applaudissements et une ovation de la part d’une grosse moitié des 3 500 délégués présents. Considérant que « certains ont mordu le trait de la fraternité et de la camaraderie », M. Mailly a tenu à répondre à ceux qui l’avaient attaqué tout en appelant à l’unité de l’organisation, rappelant que « c’est comme dans le bâtiment, c’est plus long à construire qu’a détruire ».
Celui qui s’apprête à siéger au Comité économique et social européen a mis en garde ses troupes sur les dangers mortifères de la division. Pour lui, il y en a « un qui doit se friser les moustaches aujourd’hui, il s’appelle Martinez », le secrétaire général de la CGT, et un autre qui se dit qu’il a « peut-être un boulevard si FO se déchire comme ça, il s’appelle Laurent Berger », le numéro un de la CFDT. « Vous voulez que demain Pascal et les membres du bureau confédéral nouveau passent leur temps à recoller les morceaux ? Vous ne pensez pas qu’on a autre chose à faire ? », a-t-il lancé.

        Sur le dernier discours de Mailly :
         

          « Certains chez FO ont mordu le trait de la camaraderie »



Il n’aura pas été entendu et M. Pavageau hérite d’une organisation coupée en deux. Jeudi, ce fin connaisseur du syndicat semblait pourtant confiant sur l’issue du vote. « Evidemment que le rapport d’activité sera voté, confiait-il au Monde. D’habitude, c’est assez binaire. Là, il y aura beaucoup d’abstention de camarades qui ne veulent pas en rajouter. » Et de conclure : « Le résultat du rapport d’activité sera annoncé demain [vendredi] mais c’est déjà du passé. » Les traces de cet épisode risquent pourtant de se faire sentir pendant un moment.



                            


                        

                        

