<FILE-date="2018/04/27/19">

<article-nb="2018/04/27/19-1">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Créé en 1999, Aufeminin propose une offre éditoriale sur des thèmes tels que la mode, la beauté, la cuisine et la santé, avec des marques comme Marmiton ou My Little Paris.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Olivier Abecassis nommé PDG d’Aufeminin, après le rachat par TF1

Créé en 1999, Aufeminin propose une offre éditoriale sur des thèmes tels que la mode, la beauté, la cuisine et la santé, avec des marques comme Marmiton ou My Little Paris.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 18h46
   





                        



   


TF1 détient désormais 78,07 % du capital de l’éditeur de site Internet Auféminin. Le groupe a annoncé, vendredi 27 avril, qu’Olivier Abecassis assurerait le poste de PDG, à la place de Marie-Laure Sauty de Chalon, qui quitte le groupe.
La vente par le groupe allemand Axel Springer a été réalisée au prix unitaire de 39,47 euros par action, soit environ 290 millions d’euros. TF1 a par ailleurs annoncé son intention de déposer une offre publique d’achat obligatoire simplifiée au même prix sur le solde du capital, ce qui représentera un coût supplémentaire de plus de 81 millions d’euros, soit une valorisation d’Aufeminin autour de 371 millions d’euros.
« Nous renforçons notre capacité à toucher tous les publics et notamment les femmes, au travers de verticales puissantes et fédératrices et d’offrir de nouvelles solutions de communication aux marques », s’est félicité le PDG de TF1, Gilles Pélisson. Ce dernier rejoint par ailleurs le conseil d’administration d’Aufeminin, en compagnie de M. Abecassis, de Philippe Denery et de Christine Bellin, en remplacement des administrateurs d’Axel Springer.
129 millions d’utilisateurs dans le monde
La filiale du groupe Bouygues avait obtenu lundi l’aval de l’Autorité de la concurrence, qui a estimé que cette « opération ne pos[ait] pas de problème de concurrence sur les marchés de la vente d’espaces publicitaires », notamment du fait de « la présence de concurrents puissants tels que Google et Facebook ».

        Lire aussi :
         

                Avec My Little Paris, TF1 se rapproche des millennials



Créé en 1999, Aufeminin propose une offre éditoriale sur des thèmes tels que la mode, la beauté, la cuisine et la santé, avec des marques comme Marmiton ou My Little Paris. Le groupe est présent dans plus de vingt pays, en Europe, au Maghreb, en Amérique du Nord et en Amérique latine, avec une forte présence sur les réseaux sociaux. L’éditeur de sites est passé sous le contrôle d’Axel Springer en 2007 pour 23 millions d’euros.
Aufeminin, qui compte 470 collaborateurs, a réalisé en 2016 un bénéfice net de 11 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 107,3 millions d’euros. Il revendique 129 millions d’utilisateurs dans le monde, dont 20 millions en France.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-2">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ Depuis quelques mois, les opérations « Plastic attack » se multiplient en Europe. L’objectif : faire prendre conscience du plastique inutile qui emballe nos aliments.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ 
<article-nb="2018/04/27/19-3">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ Après moult renvois et plus de douze ans de procédure pour certains, la quasi-totalité des plaignants avaient obtenu gain de cause devant les prud’hommes en septembre 2015.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Les chibanis discriminés l’emportent définitivement face à la SNCF

Après moult renvois et plus de douze ans de procédure pour certains, la quasi-totalité des plaignants avaient obtenu gain de cause devant les prud’hommes en septembre 2015.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 17h24
   





                        



   


La SNCF jette l’éponge. La direction de l’entreprise ferroviaire a annoncé, vendredi 27 avril, qu’elle renonçait à se pourvoir en cassation face aux 848 chibanis qui l’accusent de discrimination en raison de leurs origines.
Après moult renvois et plus de douze ans de procédure pour certains, la quasi-totalité des plaignants avaient obtenu gain de cause devant les prud’hommes en septembre 2015. Mais l’entreprise avait fait appel de cette décision.
La cour d’appel de Paris avait donné raison le 31 janvier 2018 à ces (ex-)cheminots, principalement marocains, en leur accordant des dommages et intérêts pour préjudice moral, de carrière, de formation et de retraite pour un montant total estimé à près de 160 millions d’euros. La SNCF a fait savoir qu’elle ne « [reconnaissait] pas la discrimination, mais [souhaitait] de l’apaisement vis-à-vis de ces travailleurs marocains ».

        Lire aussi :
         

                Les déclassés de la SNCF demandent réparation après « quarante ans de discrimination »



« Grand soulagement »
Les chibanis (« cheveux blancs » en arabe) avaient été embauchés entre 1970 et 1983 par la SNCF, majoritairement comme contractuels, et n’ont pas bénéficié à ce titre du statut, plus avantageux, des cheminots, réservé aux ressortissants européens, sous condition d’âge.
Sollicitée par l’Agence France-Presse, leur avocate, Clélie de Lesquen-Jonas, a fait part de son « grand soulagement », trouvant cependant « dommage » que la SNCF « soit toujours dans le déni ». « Je comprends ce renoncement comme une reconnaissance des discriminations qui ne dit pas son nom », a ajouté l’avocate.

        Lire aussi :
         

                Les chibanis ou comment « faire entendre la voix de nos vieux invisibles »



L’avocate a déjà commencé à distribuer des chèques à des clients, dont certains avaient « les larmes aux yeux » en le recevant. De leur côté, certaines veuves « n’osaient pas le toucher », affirmant : « C’est mon mari qui aurait dû l’avoir », rapporte-t-elle.
Discrimination « organisée, statutaire »
Tout au long de la procédure judiciaire, la SNCF a nié une « quelconque politique discriminatoire », estimant avoir constamment « veillé à l’égalité de traitement de tous ses agents dans l’environnement réglementaire décidé par les pouvoirs publics ». A l’inverse, le Défenseur des droits a pointé devant la cour d’appel, par la voix de son représentant, une discrimination « organisée, statutaire », qui n’est pas sans lien avec « notre histoire coloniale ». La cour d’appel n’a pas retenu les arguments du groupe public ferroviaire.
Concernant les dommages et intérêts, ils peuvent « atteindre, en fonction de la durée d’ancienneté, 290 000 euros pour le préjudice de carrière », selon le parquet. S’y ajoutent des préjudices liés aux droits à la retraite et à la formation. La cour d’appel, contrairement aux prud’hommes, a aussi reconnu un préjudice moral.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-4">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Les 275 000 abonnés concernés devront fournir leur abonnement d’avril ou un justificatif quand ils achèteront celui de juin.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤                     
                                                

Grève à la SNCF : réduction de 50 % en juin pour les abonnés TER d’avril

Les 275 000 abonnés concernés devront fournir leur abonnement d’avril ou un justificatif quand ils achèteront celui de juin.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 17h04
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 17h51
   





                        


Depuis plusieurs semaines, les associations d’usagers des transports ferroviaires réclament, au minimum, le remboursement des forfaits mensuels des trains express régionaux (TER). Certains ont même lancé une « grève du billet » pour marquer leur mécontentement.
En réaction, la SNCF a annoncé, vendredi 27 avril, que ses clients abonnés en avril paieraient leur abonnement à moitié prix en juin, en compensation des perturbations. « Les associations d’usagers voulaient un geste à la fois simple, lisible et homogène », a commenté le directeur général des TER, Franck Lacroix, précisant que la mesure coûterait à la SNCF « un peu plus de 10 millions d’euros ».
Les 275 000 abonnés concernés devront fournir leur abonnement d’avril ou un justificatif quand ils achèteront celui de juin. Pour les 750 000 usagers non abonnés qui prennent des TER tous les jours, les billets émis en avril seront utilisables pendant dix jours et, en cas de non-utilisation, ils seront remboursables sans frais pendant soixante et un jours.
30 % pour les Intercités
Les abonnés aux trains de banlieue d’Ile-de-France (Transilien), eux, doivent être remboursés au prorata du nombre de jours de grève pendant lesquels moins d’un train sur trois a circulé sur leur ligne. Les modalités de ce remboursement seront discutées le 17 mai lors d’une réunion avec Ile-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice, et les associations d’usagers concernées, a précisé la SNCF.
Quant aux abonnés TGV, ils bénéficieront d’une réduction de 30 % sur leur abonnement de mai (pour les abonnements annuels) ou en bons d’achat (pour les mensuels) si moins d’un train sur trois a circulé sur leur ligne habituelle pendant les jours de grève entre le 22 mars et le 19 avril. Même chose pour les Intercités, à la différence que les abonnés annuels obtiendront 30 % de réduction en juin.
Le principe sera ensuite le même s’il y a moins d’un train sur trois du 20 avril au 20 mai. Pour les abonnements hebdomadaires, dans les deux cas, des bons d’achat sont prévus, au prorata du nombre de jours de grève dans la semaine. Enfin, les abonnés TGV Max ne paieront pas en avril.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-5">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ Les cheminots seront également en grève dimanche pour la sixième période de ce mouvement de grève alternatif — deux jours sur cinq —, qui a débuté au début d’avril.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Grève à la SNCF : un TGV sur deux et deux TER sur cinq circuleront samedi

Les cheminots seront également en grève dimanche pour la sixième période de ce mouvement de grève alternatif qui a débuté au début d’avril.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 18h57
   





                        



   


Le trafic ferroviaire sera de nouveau perturbé, samedi 28 avril, en raison de la grève à la SNCF. La direction de l’entreprise publique a annoncé vendredi qu’un TGV sur deux et un Intercité sur trois circuleraient samedi.

        Lire aussi :
         

                SNCF : l’intersyndicale affine sa stratégie sur la grève



Trois Transilien sur cinq et deux TER sur cinq circuleront également, selon un communiqué de la direction. « Le trafic est nettement amélioré » par rapport aux précédentes journées, a commenté vendredi après-midi devant la presse Mathias Vicherat, directeur général adjoint du groupe SNCF. En région parisienne, la moitié des RER seront cependant annulés sur les lignes A, B, D et E, très fréquentées. Il y aura également deux trains sur cinq sur le RER C.
Mobilisation le 3 mai
D’après la direction de la SNCF, le taux de grévistes est en baisse pour cette nouvelle journée de mobilisation. Parmi le personnel étant soumis à une déclaration d’intention de faire grève, 28 % ont déclaré vouloir faire grève samedi, contre « 48 % en début de conflit ». M. Vicherat a noté « une baisse continue du taux de grévistes », notamment parmi les conducteurs. Pour la première fois, moins de 50 % d’entre eux (49,6 %) ont déclaré vouloir faire grève, contre 77 % au premier jour du mouvement.

        Lire aussi :
         

                SNCF : pourquoi toujours tant de perturbations avec un taux de grévistes en baisse ?



Après plus d’un mois de grève, les syndicats ne comptent pas faire retomber la pression face au gouvernement. Ils ont notamment prévu une journée de mobilisation le 3 mai, soit quatre jours avant leur rencontre à Matignon avec le premier ministre, Edouard Philippe.
Et alors que le mouvement de grève alternatif est prévu jusqu’au 28 juin, certains syndicats envisagent de le prolonger cet été. « Il ne sera pas question de suspension du mouvement tant qu’on n’aura pas débouché sur la méthode, c’est-à-dire de vraies négociations, et sur le contenu », a notamment déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, dans La Marseillaise.

        Lire aussi :
         

                Grève à la SNCF : réduction de 50 % en juin pour les abonnés TER d’avril






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-6">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ L’architecte Mathieu Mercuriali explique, dans une tribune au « Monde », que la numérisation des transactions et des services ouvre la gestion et la construction des villes à une économie collaborative entre ses usagers.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« La révolution numérique transforme la matière de la construction en fluide, grâce à l’alchimie de la blockchain »

L’architecte Mathieu Mercuriali explique, dans une tribune au « Monde », que la numérisation des transactions et des services ouvre la gestion et la construction des villes à une économie collaborative entre ses usagers.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 15h13
    |

Mathieu Mercuriali (Architecte)







                        



                                


                            

Tribune. Jusqu’ici célèbre pour être le support technologique des cryptomonnaies comme le bitcoin, la « blockchain », outil décentralisé et numérisé de sécurisation des transactions, va investir tous les secteurs. Dans celui de la construction, ses applications pourraient entraîner la suppression d’intermédiaires et la redéfinition des marchés, provoquant l’apparition d’une économie collaborative dans une ville qui appartient à tous, et donc la participation de nouveaux acteurs pour la gérer. Tous les segments sont concernés, du réseau d’énergie à la gestion de location de bureaux à la demande, à travers la création de réseaux décentralisés à l’échelle mondiale.
Dans les années 1960, l’historien américain Lewis Mumford (1895-1990) décrivait notre société, verticale et hiérarchisée, comme une « mégamachine » dont les humains sont les composants et leurs dirigeants les mécaniciens.

Aujourd’hui, la « blockchain » casse ce principe pour créer un réseau où chacun contrôle une machine protéiforme grâce au « pair à pair » (peer-to-peer). Patrick Waelbroeck, professeur à Telecom ParisTech, parle de « liquéfaction du monde physique », dont l’organisation passe par les réseaux informatiques décentralisés. L’arrivée des systèmes informatiques est matérialisée par la mise en place des smart grids. Première pierre de la smart city, les smart grids sont des réseaux intelligents d’électricité qui ajustent les flux en fonction des demandes.
Une centrale virtuelle
Le projet Issygrid, par exemple, est déjà opérationnel à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine) et connecte près de 100 foyers et 2 000 employés dans un groupe de partage d’énergie. La numérisation de notre environnement urbain par des smart programs est en marche : un groupe d’habitants de Brooklyn, à New York, a mis en place en 2016 un microréseau de production d’énergie entre voisins, pour limiter le recours...




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-7">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ L’économiste Charles Dennery dénonce, dans une tribune au « Monde », un risque de taxation des entreprises et prône la suppression des incitations au recours aux CDD, du côté des employeurs comme des salariés.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« A trop vouloir aider les précaires, “victimes” des contrats courts, c’est in fine la précarité que l’on a encouragée ! »

L’économiste Charles Dennery dénonce, dans une tribune au « Monde », un risque de taxation des entreprises et prône la suppression des incitations au recours aux CDD, du côté des employeurs comme des salariés.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 14h42
    |

Charles Dennery (Doctorant à la London School of Economics)







                        



                                


                            

Tribune. De nombreux économistes proposent d’instaurer en France un mécanisme de bonus-malus sur les cotisations chômage : comme pour les accidents du travail, une entreprise qui a un mauvais historique de licenciements serait pénalisée par des cotisations chômage plus élevées. Cela l’inciterait à devenir vertueuse, en ayant moins recours aux contrats courts. Politiquement, des entreprises plus responsables seraient le juste pendant d’un emploi plus flexible…
Ce système existe aux Etats-Unis depuis le New Deal. Les cotisations chômage d’une entreprise dépendent du montant des allocations-chômage touchées par les salariés qu’elle a licenciés par le passé. Ainsi, si le salarié retrouve très vite un emploi – par exemple grâce aux efforts de reclassement de l’entreprise –, il ne sera pas un poids pour l’assurance-chômage, et l’entreprise ne sera pas pénalisée.
Mais il serait en réalité compliqué de transposer cela en France. L’emploi est flexible aux Etats-Unis, il est donc plus facile de retrouver vite du travail. La durée normale d’indemnisation est de six mois ; il est donc aisé de faire le lien entre le chômeur et l’entreprise qui l’a licencié récemment. En France, quid de quelqu’un qui perd son emploi, retrouve un emploi temporaire, puis retourne au chômage ? A quelle entreprise faut-il présenter la note ?
Les contrats courts en réalité encouragés
Surtout, ce système fonctionne aux Etats-Unis comme un grain de sable dans un marché très flexible, où il n’y a pas d’indemnité de licenciement, et peu ou pas de recours juridique du salarié. Alors qu’il y a déjà en France des incitations à ne pas licencier : indemnité de licenciement, prime de précarité, lourdeur juridique. Pour l’entreprise, c’est déjà une forme de taxe, même si elle bénéficie au salarié et non à l’Etat.
Par ailleurs, certains secteurs en France ne paient pas la prime de précarité de fin de CDD, pour les emplois saisonniers (hôtellerie-restauration,...




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-8">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Dans sa chronique, le professeur en sciences de gestion Armand Hatchuel explique que l’innovation de rupture n’exige pas un leadeur qui impose toutes les idées du projet. En revanche, il doit avoir une grande connaissance des solutions que les savoirs constitués ou les systèmes sociaux ont rendues « naturelles ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les premiers de cordée de la rupture technologique

Dans sa chronique, le professeur en sciences de gestion Armand Hatchuel explique que l’innovation de rupture n’exige pas un leadeur qui impose toutes les idées du projet. En revanche, il doit avoir une grande connaissance des solutions que les savoirs constitués ou les systèmes sociaux ont rendues « naturelles ».



Le Monde
 |    27.04.2018 à 14h15
    |

                            Armand Hatchuel (Professeur à Mines ParisTech, PSL Research University)








                        



                                


                            

Entreprises. Il y a peu, l’innovation de rupture passait pour un hasard heureux ou pour la conséquence improbable d’une découverte. Aujourd’hui, le rôle stimulant des concepts futuristes – numérisation, cœur artificiel, Hyperloop (projet de train futuriste à très grande vitesse) – est mieux compris par les entreprises et les Etats. Ainsi, la France a-t-elle plaidé récemment pour la création d’une « agence européenne pour l’innovation de rupture ».
Pour autant, quelles sont les qualités requises pour conduire l’exploration de tels concepts ? Doit-on recourir à une autorité créatrice et visionnaire, ou à un leadeur modeste et attentif aux idées de son équipe ?
« Zone de fixation » cognitive
La recherche d’Hicham Ezzat parue en novembre 2017, « Leaders for Creativity : Modeling and Experimenting Defixation-Oriented Leadership » (thèse de doctorat de Mines ParisTech, PSL Research University), combinant théorie de la conception et psychologie expérimentale, invite à quitter ces stéréotypes. Car, face à la rupture, le leadeur doit construire sa relation avec son équipe à la fois comme un processus de « défixation » (rupture avec les concepts établis) et de reconnaissance mutuelle.
Cette recherche s’est d’abord appuyée sur un résultat important de la théorie de la conception, qui fournit un bon modèle du raisonnement créatif. Face à une proposition de rupture, nous cherchons tous des solutions originales, mais une grande majorité d’entre nous reste dans une « zone de fixation » cognitive : celle des définitions habituelles des choses et des connaissances les plus accessibles et les plus assurées.
Par exemple, si on demande de trouver des solutions pour « jeter un œuf d’une hauteur de plus de 10 m sans le casser », la solution du parachute est proposée dans une très large majorité des cas. Or, il faut pour réussir explorer une zone dite « d’expansion » où des notions inédites et des connaissances...




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-9">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Lors d’une table ronde sur l’avenir d’Internet, Tim Berners-Lee a opposé une vision humaine de la technologie face à Facebook, Amazon et eBay.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

L’inventeur du Web exhorte à réguler l’intelligence artificielle

Lors d’une table ronde sur l’avenir d’Internet, Tim Berners-Lee a opposé une vision humaine de la technologie face à Facebook, Amazon et eBay.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 13h17
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 14h35
    |

            William Audureau








                        



   


Père contrarié du World Wide Web, dont il déplore de plus en plus régulièrement les dérives, le Britannique Tim Berners-Lee a profité d’une table ronde à Lyon, jeudi 26 avril à la conférence mondiale annuelle d’Internet, pour lancer un cri du cœur à l’intention de ses grandes multinationales sur la question des données personnelles et de l’intelligence artificielle (IA), deux sujets intimement liés.
« Les données personnelles ne sont pas le nouveau pétrole. Si je vous donne mes données, ce n’est pas comme du pétrole, ce n’est pas comme de l’eau, je les ai encore. Ce sont les miennes. »
Son discours fait écho à une idée très répandue, selon laquelle la « data » serait l’or noir du XXIe siècle.
Les géants du Web plus conciliants
Cette déclaration très applaudie contraste avec celles des autres participants à cette table ronde — issus d’Amazon, de Facebook, d’eBay et de Google —, défendant des intérêts industriels. Reprenant une formule désormais bien connue, Ruhi Sarikaya, directeur des sciences appliquées d’Amazon, a ainsi souligné l’importance stratégique des recherches autour de l’IA et de l’apprentissage automatique, dont les données sont le carburant.
« Je pense que, dans les cinq prochaines années, on va considérer les données comme une monnaie d’échange, estime Kira Radinsky, directrice scientifique du site eBay. Elles n’appartiennent pas aux entreprises mais à moi, et on les fournira en échange d’un service, en maîtrisant cet échange. »
Une proposition loin d’être désintéressée. « Il faut rendre le pouvoir aux utilisateurs, leur permettre de comprendre ce qui se passe, et leur offrir une compensation honnête. Si les utilisateurs sont gagnants, nous le sommes aussi », défend la responsable du site de commerce en ligne.
Certains voient même dans le partage des données personnelles une obligation morale. « Ne pas partager ses données de santé, c’est causer par inadvertance la mort de quelqu’un. Idem pour les données liées au terrorisme », a notamment déclaré Mme Radinsky, dans un argumentaire qui n’a guère fait l’unanimité dans la salle. « Les données sont mon droit, je veux pouvoir les donner à une entreprise, comme pouvoir les reprendre, y oppose Tim Berners-Lee. 
« Si vous les envoyez dans le cloud à un tiers, comme une compagnie d’assurance, je suis juste un point pour eux. Mais, moi, je suis moi, et je veux garder le contrôle. »
Les GAFA défendent l’autorégulation
Le débat se tenait alors que, le 25 mai, entrera en vigueur le règlement européen de protection des données (RGPD), une nouvelle loi interdisant notamment aux entreprises d’exploiter les informations sur leurs utilisateurs sans leur consentement, et à laquelle les géants du Web n’ont d’autre choix que de se conformer.
Certaines tentent, désormais, de montrer patte blanche. « On a besoin que les gens fassent confiance à Facebook, on veut plus de transparence », promet ainsi Antoine Bordes, qui dirige le bureau de recherche en IA de Facebook à Paris, le FAIR. Tout en rappelant les récentes initiatives de la plate-forme pour permettre à ses usagers d’accéder à leur historique de fichiers et de les supprimer.
Mais cette loi ne couvre pas tout. « La régulation de l’IA reste à faire », pointe Tim Berners-Lee. Or, les géants du Web sont plutôt réticents à l’irruption du politique dans leurs projets technologiques les plus stratégiques, préférant jouer la carte d’une industrie devenue plus adulte et responsable. « Il faut de la formation éthique à l’utilisation des données, et ce genre de programme apparaît ces dernières années, c’est complètement nouveau », souligne ainsi M. Bordes.

        Lire (en édition abonnés) :
         

          Données personnelles : un nouveau règlement européen contraignant



Les risques de dérapages de l’IA
Vinton Cerf, de Google, ingénieur et l’un des pères fondateurs d’Internet, appelle, lui aussi, à une innovation contrôlée de l’intérieur :
« La vraie réponse, c’est qu’on doit avoir des développeurs avec un vrai sens de l’éthique. Ce n’est pas facile, tout le monde ne sera pas d’accord. Mais j’appelle les gouvernements à ne pas sauter tout de suite dans le contrôle de l’IA, car on ne sait même pas encore le potentiel de ces outils. Et en même temps, il faudra être vigilant. »
Cela suffira-t-il ? « On s’est rendu compte que les mensonges faisaient plus de clics. Qui l’aurait cru ? On a vu le système que l’on a mis en place être dévoyé », rappelle le créateur du Web Tim Berners-Lee, qui invite à ne pas reproduire la même erreur pour l’intelligence artificielle. Vinton Cerf, lui-même, reconnaît que des risques existent : « S’il faut s’inquiéter, c’est des logiciels qui tournent sans supervision humaine, et avec l’IA, il y en a aura, et il y aura des erreurs de faites. »
Certains dégâts causés par cette dernière sont déjà connus : ce sont, par exemple, les systèmes de reconnaissance faciale qui fonctionnent mieux pour les personnes blanches de peau, les algorithmes de prédiction criminelle qui reproduisent les stéréotypes racistes des données statistiques sur lesquelles ils s’appuient, ou encore les recommandations personnalisées qui enferment les internautes dans des bulles politiques.

        Lire aussi :
         

                Au-delà des fantasmes, quels sont les problèmes concrets que pose l’intelligence artificielle ?



« Le ver est déjà dans la pomme »
Interrogée sur les questionnements éthiques liés aux accidents provoqués par des voitures autonomes ou par l’IA appliquée à des robots tueurs, Kira Radinsky, d’eBay, préfère minimiser :
« Il y a beaucoup de questions dans les médias sur l’éthique de l’IA mais, à ce stade, mon souci est surtout de faire en sorte qu’un algorithme d’analyse visuelle fasse la différence entre un chat et une banane. Il faut débattre de ces questions, mais pas empêcher l’innovation. »
Pour elle, il faudrait relativiser ce que sait faire, à ce stade, l’intelligence artificielle, à peine capable de générer un vêtement aux formes humaines, ou de mémoriser une date d’anniversaire, rebondit Antoine Bordes. « On ne parle pas de la difficulté de faire des robots aux yeux bleus crédibles, balaye Tim Berners-Lee. On parle de l’impact de l’IA sur l’humanité, de l’IA dans nos maisons, de l’IA dans nos emplois. Il y a déjà des jobs que seul l’IA peut faire, comme le trading à haute fréquence sur les marchés financiers. » 
Il redoute un monde régi par des règles d’optimisation calculées de manière algorithmique par des machines, au détriment de critères humains. « Méfiance, les entreprises qui survivront parce qu’elles seront gérées par des IA seront impitoyables, paieront leurs vendeurs à la commission, leurs patrons à la commission. Et vous savez quoi ? Le ver est déjà dans la pomme », alerte le créateur du Web.

        Lire aussi :
         

                Tim Berners-Lee, le père du Web, appelle à réguler les grandes plates-formes






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-10">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ Chaque année, 800 jeunes sont formés, parmi les 100 000 décrocheurs du pays. Cette forme d’alternance suscite un regain d’intérêt chez les industriels.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Les écoles de production, pour apprendre un métier aux décrocheurs

Chaque année, 800 jeunes sont formés, parmi les 100 000 décrocheurs du pays. Cette forme d’alternance suscite un regain d’intérêt chez les industriels.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 13h00
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 14h07
    |

            Elise Barthet (Rhône, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Le bleu de travail a ce mérite : comme l’uniforme, il gomme tout. Dans l’atelier de l’école de production de Gorge de Loup, dans le 9e arrondissement de Lyon, le fils de patron se confond avec le migrant, la fille avec le garçon. Chacun a les mains sales, les yeux rivés sur sa machine, des galoches de protection aux pieds. Et, pour puiser l’huile qui sert à graisser les rouages, tout le monde demande à Amandine Rousset.
La jeune fille est penchée sur un grand cahier à spirales. Elle écrit des lignes de code : le programme qu’elle enregistrera avant de lancer l’usinage d’une pièce de métal. « Ça sort de ma tête comme si je parlais, dit-elle. J’ai toujours eu du mal à apprendre, sauf ici. On m’a mis derrière un établi et j’ai tout compris. La trigonométrie, le dessin industriel, la mécanique appliquée… Je ne vois pas le temps passer. Si on ne me le rappelait pas, j’oublierais de déjeuner. »
En classe de 4e, la moyenne générale de l’adolescente, fan de pop sud-coréenne, plafonnait à 7,6. Acceptée exceptionnellement à 14 ans à Gorge de Loup, parce qu’elle était « vraiment motivée », elle a bouclé, en 2017, un certificat d’aptitude professionnelle (CAP) et compte bien, en 2019, décrocher son baccalauréat professionnel. Peu importe les mini-coupures laissées sur ses mains par les tours et les longues heures de bus à s’agacer contre les pièces mal ajustées qui vibrent dans l’habitacle. Amandine Rousset, comme les 47 élèves de l’école de production, est assurée de trouver un emploi.
« Les résultats sont remarquables »

A mi-chemin entre le lycée professionnel et l’usine, l’établissement privé hors contrat où la jeune fille s’est révélée est d’un genre un peu particulier. Les élèves, à la peine dans le système scolaire classique, apprennent ici en mettant la main à la pâte. Ils produisent pour de vrais clients. Les deux tiers de l’enseignement se déroulent dans l’atelier, le reste en classe....




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-11">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », Natanaël Wright, dirigeant d’un organisme de formation, met en garde contre le risque de diminution des droits à la formation que générera le changement du mode de calcul de ces droits, passé d’heures en euros.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Le compte personnel de formation: « Les Français doivent retrouver le goût de se former »

Dans une tribune au « Monde », Natanaël Wright, dirigeant d’un organisme de formation, met en garde contre le risque de diminution des droits à la formation que générera le changement du mode de calcul de ces droits, passé d’heures en euros.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h42
    |

Natanaël Wright (Président de l’organisme de formation de langues Wall Street English)







                        



                                


                            

Tribune. Le candidat Macron l’avait annoncé, Muriel Penicaud l’a fait : le projet de loi « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel », présenté au conseil des ministres vendredi 27 avril, entend produire un « big bang ». Cette réforme cruciale suscite autant d’attentes que d’interrogations légitimes.
L’enjeu est de taille alors que la transformation des métiers induite par la révolution numérique exige de mieux outiller les individus face à l’impérieuse nécessité d’acquérir de nouvelles compétences. Jugé inefficace par 77 % des Français, selon un sondage BVA réalisé du 12 au 13 mars 2018 pour La Tribune, le système qui organise la formation des individus doit faire sa mue.
Des zones d’ombre
Si l’ambition que se donne l’exécutif ne souffre d’aucune contestation – et c’est heureux – le texte porté par la ministre du travail comporte des zones d’ombre qu’il convient d’éclaircir, sans quoi le chemin de la transformation conduira les actifs dans une impasse dangereuse pour leur sécurité professionnelle.
Au centre de la « révolution copernicienne » qu’appelle de ses vœux le gouvernement figure la transformation du compte personnel de formation (CPF), véritable instrument de formation tout au long de la vie pour les actifs.

En vigueur depuis le 1er janvier 2015, il reste très largement méconnu de ses bénéficiaires. Une étude de l’agence d’intérim spécialisée dans le BTP MisterTemp’ réalisée par e-mailing auprès de 170 000 utilisateurs de sa base entre le 8 et 15 mars montrait que 76 % d’entre eux ignorent ce que le CPF leur permet de faire, et 81 % ne connaissent pas le volume d’heures de formation dont ils disposent.
Derrière ces chiffres figure une réalité qu’il convient de rappeler : le CPF reste principalement un instrument de formation pour les demandeurs d’emploi, dont la décision de se former est très largement conditionnée par les prescriptions de Pôle emploi.
L’unité...



                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-12">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ L’économiste Anne Fretel dénonce dans une tribune au « Monde » la suppression du congé individuel de formation prévu par la réforme de la formation professionnelle, au risque de supprimer les possibilités de reconversion à l’initiative du salarié.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Avec la réforme Pénicaud, « on est bien loin de la liberté de choisir son projet professionnel »

L’économiste Anne Fretel dénonce dans une tribune au « Monde » la suppression du congé individuel de formation prévu par la réforme de la formation professionnelle, au risque de supprimer les possibilités de reconversion à l’initiative du salarié.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h38
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 14h43
    |

Anne Fretel (Maître de conférences en économie au Centre d’études lillois d’études et de recherches sociologiques et économiques de l’université de...







                        



                                


                            

Tribune. La formation professionnelle connaît depuis des années un paradoxe : alors que les objectifs qui lui sont assignés sont très ambitieux (insertion professionnelle, maintien en emploi, promotion sociale, développement économique et culturel du pays), la mise en œuvre et le fonctionnement des dispositifs peinent à remplir ces objectifs renforçant, en pratique, les compétences des plus diplômés, favorisant les formations d’adaptation mobilisables à court terme par les entreprises au détriment des formations qualifiantes plus longues, et proposant aux personnes un accès à la formation dépendant de leur statut au regard de l’emploi (CDD, intérim, demandeurs d’emploi, CDI, etc.).
Le projet de loi portant réforme de la formation professionnelle, rendu public le 6 avril et présenté en conseil des ministres le 27 avril, s’intitule « Pour la liberté de choisir son avenir professionnel » et entend mettre l’individu au cœur du système.

L’exposé des motifs indique que la réforme vise à « donner de nouveaux droits aux personnes pour leur permettre de choisir leur vie professionnelle tout au long de leur carrière. Il s’agit de développer et de faciliter l’accès à la formation, autour des initiatives et des besoins des personnes, dans un souci d’équité, de liberté professionnelle ». L’article 1 de la loi cherche à poser « les jalons d’une nouvelle société de compétences, qui s’appuie d’abord sur un accès à la formation tout au long de la vie garanti comme un droit individuel, dont l’exercice est facilité et garanti par des financements collectifs ».
Des possibilités de reconversion limitées
On pourrait y lire un progrès, l’affirmation d’un système qui doit s’organiser en fonction des besoins et des choix de la personne – et non l’inverse – mais ce serait conclure trop vite car la réforme supprime par exemple un droit au congé de formation – le congé individuel de formation (CIF) – qui permettait à des...




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-13">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ « Le Monde » dévoile comment le milliardaire, mis en examen mercredi, a obtenu, grâce aux présidents togolais et guinéen et à des collaborateurs de son groupe, la gestion de deux terminaux à conteneurs.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Afrique, amis, affaires : révélations sur le système Bolloré

« Le Monde » dévoile comment le milliardaire, mis en examen mercredi, a obtenu, grâce aux présidents togolais et guinéen et à des collaborateurs de son groupe, la gestion de deux terminaux à conteneurs.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h17
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h54
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



                                


                            

« Si le groupe Bolloré se développe en Afrique, c’est parce qu’il prend des risques. » Le milliardaire breton aime à magnifier son audace entrepreneuriale sur le continent où son groupe a enregistré 2,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2017. Dans les rues d’Abidjan, de Conakry, de Lomé ou d’autres villes où son groupe gère en tout dix-huit terminaux à conteneurs, il incarne pourtant, pour la jeunesse populaire comme pour la nouvelle élite, une « Françafrique » désuète et anachronique. Vincent Bolloré n’en a cure et confiait volontiers au Monde que les méthodes de son groupe relèvent plus du « commando que de l’armée régulière ».
Le capitaine d’industrie, ami personnel de Nicolas Sarkozy et de chefs d’Etat africains, a peut-être pris trop de « risques ». Mardi 24 avril, il s’est rendu à la convocation de la police judiciaire qui l’a placé en garde à vue ainsi que deux autres cadres du groupe et un homme d’affaires.
Deux jours et une nuit plus tard, Vincent Bolloré a été mis en examen, mercredi, pour « corruption d’agents publics étrangers », « complicité d’abus de confiance, de faux et d’usage de faux ». Une déflagration pour celui qui n’a de cesse de poursuivre les journalistes qui enquêtent d’un peu trop près sur l’activité de son groupe au sud du Sahara. La justice française s’intéresse aux conditions d’obtention de deux terminaux à conteneurs du groupe Bolloré au Togo et en Guinée où il a pu prospérer ces dernières décennies.
Dans ces deux pays, Vincent Bolloré entretient des relations de proximité voire d’amitié avec les chefs d’Etat qu’il tutoie. Au point de se retrouver aujourd’hui accusé de les avoir aidés à prendre le pouvoir, en mettant à disposition le savoir-faire de ses stratèges en matière de politique africaine et de campagne présidentielle. Car au sein de son groupe se côtoient de vieux acteurs des intrigues franco-africaines et des communicants peu scrupuleux liés à des hommes d’affaires...




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-14">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les deux blogueuses et admiratrices de Donald Trump sont à la pointe de la campagne des conservateurs qui dénoncent la « censure » exercée selon eux par le réseau social.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Diamond et Silk, les icônes de la droite anti-Facebook, reçues au Congrès

Les deux blogueuses et admiratrices de Donald Trump sont à la pointe de la campagne des conservateurs qui dénoncent la « censure » exercée selon eux par le réseau social.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h13
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 18h39
    |

            Corine Lesnes (San Francisco, correspondante)








                        



                                


                            

Donald Trump les trouve « fantastiques ». Même enthousiasme chez les républicains. Il est vrai qu’elles font partie des rares citoyens afro-américains qui soutiennent le président des Etats-Unis. Lynnette Hardaway et Rochelle Richardson, deux sœurs de 46 et 47 ans, plus connues sous le nom de « Diamond » et « Silk », sont devenues les stars de la base républicaine. Propulsées au rang de célébrités sur Internet, elles sont les figures de proue de la campagne des conservateurs contre la « censure » des opinions de droite exercée, selon eux, dans la Silicon Valley. Jeudi 26 avril, les deux blogueuses vidéo, originaires de Caroline du Nord, étaient entendues à Washington devant la commission des affaires juridiques de la Chambre des représentants réunie pour examiner « les pratiques de filtrage du contenu sur les réseaux sociaux ».
Facebook, Twitter et Google avaient décliné l’invitation. En leur absence, l’audition a pris l’allure de l’un des « shows » de Diamond et Silk. La première, Lynnette, élevant progressivement la voix contre tout ce qui la « rend furieuse » : Facebook, les immigrés clandestins, le mouvement antiraciste Black Lives Matter. La seconde opinant sous sa chevelure en deux tons.
« On nous diabolise ! »
Diamond et Silk accusent la plate-forme de chercher à étouffer leur voix depuis qu’elles ont reçu une notification de Facebook le 5 avril les avertissant que le contenu de leur page présentait « un danger » pour la communauté des usagers. « On nous diabolise ! », proteste Lynnette. La plate-forme a reconnu une « erreur technique », sans s’étendre sur les circonstances. La page n’a pas été suspendue, mais Fox News et les médias de droite ont fait de Diamond et Silk les victimes d’une chasse aux dissidents. Mark Zuckerberg avait été interpellé le 10 avril lors de son audition devant une commission du Sénat....




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-15">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le ministre de l’économie Bruno Le Maire est face à un dilemme dans sa volonté de développer et simplifier les produits d’épargne retraite nous explique, dans sa chronique pour « Le Monde », Valérie Plagnol, présidente du Cercle des épargnants.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Rente ou capital ? « La réforme de l’épargne-retraite risque de se heurter à des réalités difficiles à concilier »

Le ministre de l’économie Bruno Le Maire est face à un dilemme dans sa volonté de développer et simplifier les produits d’épargne retraite nous explique, dans sa chronique pour « Le Monde », Valérie Plagnol, présidente du Cercle des épargnants.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 12h10
    |

Valérie Plagnol (Présidente du Cercle des épargnants)







                        



   


La loi Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) qui devrait être présentée en conseil des ministres prochainement comportera un important volet épargne et retraite. Celui-ci s’articule autour d’une double ambition : d’une part redéployer une partie des flux d’épargne vers l’économie dite réelle, d’autre part « développer et simplifier les produits d’épargne-retraite, pour les faire converger autour de caractéristiques communes ».

        Lire aussi :
         

                Dans quelles conditions pouvez-vous cumuler emploi et retraite ?



Sur le deuxième point, l’intention s’inscrit dans une démarche globale de simplification et de clarification des régimes de retraites comme de l’épargne des ménages. Mais elle risque de se heurter à quelques réalités qui semblent aujourd’hui difficiles à concilier.
En effet, faire converger l’épargne-retraite vers un produit aux caractéristiques communes, pose la question centrale du choix de la sortie en rente ou en capital ? Cette question va dépasser largement sa dimension technique, pour savoir si l’on peut décider de ce qui est le mieux pour assurer les revenus des futurs retraités ?
Préférence pour la liquidité
Un sondage intitulé « Demain, quelle retraite ? » et réalisé par Audirep pour le compte de Natixis et Amundi, signale que 77 % des sondés aimeraient « disposer librement de l’intégralité du capital (et des futures plus-values), avec retrait possible à tout moment, plutôt que d’une rente viagère ». Ce résultat n’est pas vraiment surprenant. La préférence pour la liquidité est une caractéristique principale des critères de placements des épargnants français. Selon le baromètre 2018 du Cercle des épargnants, c’est même le deuxième critère (76 %) juste après la garantie du capital (79 %) et même relativement loin devant la « fiscalité avantageuse » des produits (68 %).

        Lire aussi :
         

                Estimer sa retraite lorsqu’on a travaillé à l’étranger



D’un autre côté, transférer la totalité du capital le jour de sa retraite à son bénéficiaire revient à le priver du revenu complémentaire qui devait garantir ses vieux jours. C’est l’argument que soutiennent la majorité des assureurs représentés par la Fédération française des sociétés d’assurance (FFSA). Ils rappellent ainsi la promesse initiale et l’essence même de l’épargne retraite : celle d’assurer cette période de la vie, qui d’ailleurs tant à s’allonger.
Dans cette perspective, l’épargne-retraite est bien conçue pour compenser la baisse de revenus lors du passage en retraite. La crainte de voir les pensions de retraite à venir se réduire du fait de l’allongement de l’espérance de vie après la retraite et du nombre croissant des inactifs, ajoute du poids à cette idée.
L’assurance-vie plutôt que le Perp
L’assurance-vie, qui totalise 1 676 milliards d’euros d’encours au 31 décembre 2017 (+3 % sur un an), satisfait bien les préférences des épargnants en permettant de disposer intégralement d’un capital complémentaire à la retraite. Les épargnants l’utilisent massivement en ce sens. Le baromètre annuel du Cercle des épargnants confirme que l’assurance-vie est considérée comme le meilleur produit d’épargne pour préparer sa retraite (45 %) loin devant le plan d’épargne retraite populaire (Perp, 12 %), pourtant conçu à cet effet.

        Lire aussi :
         

                Faut-il alimenter son plan d’épargne retraite populaire (Perp) en 2018 ?



Face à ce dilemme, le ministre de l’économie Bruno Le Maire plaidait récemment pour laisser le choix de la sortie en rente ou en capital quel que soit le produit – au-delà d’un certain délai de détention s’entend. Il n’est pas sûr que cette intention soit réalisable ni qu’elle referme le débat autour des moyens de renforcer et équilibrer un système quasiment exclusivement constitué par la répartition.
Alors qu’en parallèle démarrent les consultations sur l’harmonisation des régimes de retraites, on peut penser que les prochaines années seront marquées par un certain tâtonnement législatif, afin de trouver un équilibre acceptable entre solidarité et assurance privée.

        Lire aussi :
         

                Thomas Buberl : « Un nouvel âge d’or pour les assureurs »






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-16">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ Si Nintendo, porté par le démarrage en trombe de sa Switch et des jeux associés, paraît bien parti pour poursuivre son ascension, Sony fait face à un horizon moins dégagé, explique l’éditorialiste économique du « Monde », Denis Cosnard, dans sa chronique.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Le retour en grâce de Nintendo et Sony masque de réelles différences entre les deux groupes japonais »

Si Nintendo, porté par le démarrage en trombe de sa Switch et des jeux associés, paraît bien parti pour poursuivre son ascension, Sony fait face à un horizon moins dégagé, explique l’éditorialiste économique du « Monde », Denis Cosnard, dans sa chronique.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h58
    |

            Denis Cosnard (éditorialiste économique au « Monde »)








                        



                                


                            

Chronique « Pertes & Profits ». Ils avaient subi des pertes à répétition, et mordu la poussière. Mais les résultats annuels de Nintendo et Sony le montrent : les samouraïs du jeu vidéo et de l’électronique sont de retour. Plus en forme que jamais, ou presque. Nintendo, premier à dévoiler ses comptes, jeudi 26 avril, a dégagé, lors de l’exercice clos fin mars, un bénéfice opérationnel six fois supérieur à celui de l’année précédente. Le profit net, à 140 milliards de yens (1 milliard d’euros), est le plus solide engrangé depuis 2010 par le créateur de Mario, Zelda ou des Pokémon. Et les ventes ont doublé en un an !
Les chiffres présentés vendredi 27 avril par Sony marquent un renouveau tout aussi spectaculaire, avec un bénéfice net encore jamais vu dans l’histoire de l’inventeur de la PlayStation : 491 milliards de yens (3,7 milliards d’euros), sept fois plus que lors de l’exercice précédent.
Comme dans les meilleurs films de Sony Pictures, il serait facile de procéder à un montage parallèle montrant la résurrection quasi simultanée des deux samouraïs. La séquence d’ouverture les représenterait au début des années 2010, éclopés l’un comme l’autre, Nintendo frappé par l’échec de sa console Wii U, Sony mis à mal par les déboires de sa PlayStation 3 bien trop chère, la concurrence de Samsung dans les téléphones portables, sans oublier ses difficultés dans l’informatique.

Suivraient de gros plans sur les hommes chargés de redresser la barre, Satoru Iwata puis Tatsumi Kimishima chez Nintendo, et le fameux Kazuo Hirai – « Kaz » pour les fans de jeux vidéo – chez Sony. On les verrait serrer les coûts, restructurer, et lancer des produits à succès, comme la PlayStation 4, qui domine le monde du jeu, et la console Switch de Nintendo, écoulée à 18 millions d’exemplaires en un an. La dernière scène serait celle des adieux, en ce mois d’avril 2018, chacun des deux PDG confiant son groupe revenu au sommet à une nouvelle génération...




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-17">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤ Elu à l’issue du congrès du syndicat vendredi, le nouveau secrétaire général a promis de combattre « très fortement la politique d’Emmanuel Macron ».
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-17"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Pascal Pavageau élu à la tête de Force ouvrière pour succéder à Jean-Claude Mailly

Elu à l’issue du congrès du syndicat vendredi, le nouveau secrétaire général a promis de combattre « très fortement la politique d’Emmanuel Macron ».



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h45
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h40
    |

            Raphaëlle Besse Desmoulières








                        



                                


                            
Pascal Pavageau aurait sûrement rêvé d’un autre scénario pour son accession à la tête de Force ouvrière. Las. Vendredi 27 avril, à Lille, il a certes été élu secrétaire général avec plus de 96 % des voix mais, au terme du 24e congrès de FO, il hérite d’un syndicat profondément divisé. Son prédécesseur Jean-Claude Mailly ne croyait pas si bien dire quand il a déclaré jeudi à la tribune  qu’« une succession à FO n’est jamais simple ». Y compris quand on est l’unique candidat.

Tout semblait pourtant si bien parti. A 49 ans, Pascal Pavageau était seul en lice pour s’installer dans le fauteuil de numéro un. Un temps évoquée, la candidature de Stéphane Lardy, ex-secrétaire confédéral chargé de l’emploi et de la formation, parti ensuite au cabinet de la ministre du travail, Muriel Pénicaud, n’avait jamais vu le jour. Lui se prépare depuis longtemps à devenir secrétaire général de la centrale de l’avenue du Maine à Paris. Au moins depuis 2011, date à laquelle cet ingénieur de formation fait part à Jean-Claude Mailly de sa volonté de lui succéder, deux ans seulement après être entré au bureau confédéral.
Les ordonnances réformant le code du travail sont venues contrarier ses plans bien huilés. Pascal Pavageau est resté discret quand la tempête s’est déchaînée en interne à l’automne 2017 contre Jean-Claude Mailly, dont le positionnement était jugé trop complaisant par une partie de ses troupes. Mais à l’approche du congrès, il a commencé à faire entendre sa petite musique. « In fine, les ordonnances sont à jeter, on a évité beaucoup de choses, mais on n’a rien obtenu, confiait-il il y a peu. J’étais partisan d’appeler à la mobilisation et c’était une position ultramajoritaire. J’en ai fait part à Jean-Claude [Mailly], mais les relations sont compliquées depuis l’élection de Macron. » 

Réponse de l’intéressé : « Pavageau n’a jamais dit, ni à moi, ni en bureau confédéral, qu’il n’était...




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-18">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ En mars, le pays, confronté à une grave crise politico-économique, devait réduire sa production de 95 000 barils par jour. Il l’a en fait réduite de 579 000, ce qui a bénéficié aux autres Etats producteurs.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤                     
                                                   
édition abonné


La déroute du Venezuela soutient les prix du pétrole

En mars, le pays, confronté à une grave crise politico-économique, devait réduire sa production de 95 000 barils par jour. Il l’a en fait réduite de 579 000, ce qui a bénéficié aux autres Etats producteurs.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h29
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

L’effondrement est colossal : entre avril 2017 et mars 2018, la production pétrolière vénézuélienne est passée de 2,8 millions de barils par jour à 1,5 million. La crise du secteur pétrolier, avec un cours de l’or noir très bas entre 2015 et 2017, et surtout les troubles politiques qu’a connus le pays, couplés à la déroute de la compagnie nationale PDVSA, ont conduit le Venezuela à subir une chute de production quasiment jamais observée dans l’histoire du pétrole.

« La plus grosse inquiétude du marché, c’est le Venezuela. Les problèmes du pays ne sont pas près de disparaître et la chute se poursuit inexorablement », expliquait il y a quelques semaines Helima Croft, consultante chez RBC Capital Markets.
Cette analyse est partagée par le directeur de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol, qui détaillait récemment devant des journalistes : « Entre l’arrivée de Nicolas Maduro au pouvoir, en 2013, et aujourd’hui, la production de pétrole a diminué de plus de la moitié. Et cette baisse va continuer. Nous pensons qu’il y a de sérieuses raisons d’abaisser encore nos prévisions de production. » 
Capacité de production pénalisée
Le paradoxe est que cette déroute permet de maintenir un prix élevé du pétrole. Le Venezuela est membre de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) et s’est engagé, dans le cadre de l’accord trouvé avec la Russie en novembre 2016, à réduire sa production, comme les autres membres du cartel pétrolier, pour faire remonter les prix. A la surprise des observateurs, la discipline de cet accord a été particulièrement bien suivie par la plupart des pays, ce qui a permis au prix du baril de remonter sensiblement au cours de l’année 2017.

Le Venezuela, cependant, est un cas particulier. En mars, le pays latino-américain devait réduire sa production de 95 000 barils par jour ; il l’a en fait réduite de 579 000. Une très mauvaise nouvelle pour les finances d’un...




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-19">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ Dans sa chronique, Guillaume Fraissard, chef du service Culture du « Monde », analyse l’évolution du marché de la musique depuis l’arrivée du premier standard numérique populaire, il y a vingt ans.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤                     
                                                   
édition abonné


« Mai 1998 : le MP3 commence à s’inviter dans les foyers… »

Dans sa chronique, Guillaume Fraissard, chef du service Culture du « Monde », analyse l’évolution du marché de la musique depuis l’arrivée du premier standard numérique populaire, il y a vingt ans.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h15
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 18h37
    |

            Guillaume Fraissard








                        



                                


                            

Chronique. Son nom a aujourd’hui quitté le devant de la scène, oublié du grand public, dépassé par une révolution qu’il a pourtant grandement contribué à faire naître. Et à laquelle il continue de participer de manière plus discrète. Mai 1998. Le MP3, premier standard populaire de musique numérique commence à s’inviter dans les foyers, du moins ceux déjà équipés d’un accès à Internet. Parce qu’il porte en lui de nombreuses promesses de facilité d’accès et de libre circulation de la musique, le sigle devient rapidement l’étendard d’une jeunesse et d’une économie 2.0 qui auraient pu avoir pour slogan « ouïr sans entraves » (sans payer aussi).
Mai 1998. Pas de pavés mais des fichiers donc. Avec eux, chansons et albums quittent les platines CD, s’échangent, se piratent, tracent leur sillon dans la mémoire des ordinateurs et dans celle des tous premiers baladeurs numériques (le MPMan pionnier du genre, puis le RIO), qui arrivent timidement en magasin ce printemps-là aux Etats-Unis. C’est le temps des Napster, MP3.com, Gnutella et autres précurseurs du peer-to-peer emmenés et soutenus par une beat generation aux aspirations aussi numériques que politiques – pourquoi payer à nouveau des titres que l’on a déjà achetés en vinyle ou en CD, certains plusieurs fois ? Pour les artistes, les majors et les mélomanes, plus rien ne sera jamais comme avant.
Symbole d’un ordre établi
Face à ces acteurs issus du nouveau monde – pas tous légaux il est vrai, mais bien décidés à capter une partie des 25 milliards de dollars de chiffre d’affaires que le secteur réalise alors –, l’industrie sort la matraque, menace, poursuit en justice, puis s’adapte, trouve de nouveaux formats, passe des accords, innove à marche forcée tout en voyant fondre sa cassette et s’éloigner son âge d’or. Les autres secteurs culturels (presse, cinéma, livre…) gardent les yeux braqués sur ce qui ressemble à un cas d’école dont tout le monde perçoit bien qu’il...




                        

                        


<article-nb="2018/04/27/19-20">
<filnamedate="20180427"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180427"><AAMMJJHH="2018042719">
<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ Le baril a atteint, mercredi 25 avril, son plus haut niveau depuis 2014, à 74 dollars.
<filname="PROF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤                     
                                                   
édition abonné


Pourquoi les prix du pétrole continuent d’augmenter

Le baril a atteint, mercredi 25 avril, son plus haut niveau depuis 2014, à 74 dollars.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h14
    |

                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« C’est la nouvelle routine des tradeurs du pétrole : lire consciencieusement les Tweet de Donald Trump au réveil, même si personne ne sait aujourd’hui si cela aura un impact sur les prix. » Dans une note pleine d’interrogations, l’analyste Tamas Varga, de PVM Oil Associates, a résumé l’état d’esprit fébrile du monde pétrolier après la colère du président américain sur le réseau social, vendredi 20 avril, face à la montée des cours du baril, qui se sont envolés de plus de 10 % en trois semaines.
« On dirait que l’OPEP fait encore des siennes. Malgré les niveaux record de pétrole à travers le monde, y compris les bateaux pleins en mer, les prix du pétrole sont artificiellement élevés ! Ce n’est pas bien, et ce ne sera pas accepté ! », a tweeté un Donald Trump rageur.

Le moment choisi pour cette saillie ne doit rien au hasard. Au même moment, les ministres russe et saoudien de l’énergie se félicitaient du succès de leur accord de baisse de production pétrolière… justement dans le but de faire monter les prix. De fait, le pétrole a renoué avec des niveaux élevés : mercredi 25 avril, le baril a atteint 74 dollars pour la première fois depuis novembre 2014. Mais personne ne parierait sur une hausse durable, tant le marché est instable.
Le poids de l’accord sur le nucléaire iranien. La sortie de Donald Trump a d’autant plus surpris qu’il est lui-même l’un des acteurs de cette hausse temporaire. Sa volonté de « déchirer » l’accord sur le nucléaire iranien et de revenir à des sanctions plus fortes contre Téhéran sème l’inquiétude sur le marché pétrolier.
Officiellement, le président américain doit se prononcer le 12 mai sur la survie de cet accord. Mais les récentes nominations de tenants d’une ligne très anti-iranienne à des postes clefs – notamment John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale et Mike Pompeo au département d’Etat – laissent planer peu de doutes sur ses intentions.

Les...




                        

                        

