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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Le milliardaire breton, mis en examen le 25 avril, est accusé d’avoir favorisé l’élection des présidents togolais et guinéen afin de faire croître ses affaires en Afrique.
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Chef adjoint du service International du « Monde », spécialiste de l’Asie, Harold Thibault a répondu aux questions d’internautes sur les retrouvailles, vendredi, entre le dirigeant nord-coréen et son homologue du Sud.
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Sommet historique intercoréen : « Moon Jae-in se pose en messager entre Trump et Kim Jong-un »

Chef adjoint du service International du « Monde », spécialiste de l’Asie, Harold Thibault a répondu aux questions d’internautes sur les retrouvailles, vendredi, entre le dirigeant nord-coréen et son homologue du Sud.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 17h01
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 18h28
    |

            Harold Thibault








                        



A l’issue de retrouvailles historiques, vendredi 27 avril, le dirigeant nord-coréen, Kim Jong-un, et son homologue du Sud, Moon Jae-in, ont publié une déclaration commune dans laquelle ils s’engagent à une « dénucléarisation complète de la péninsule » et conviennent de cesser toute activité hostile. Chef adjoint du service International du Monde, spécialiste de l’Asie, Harold Thibault a répondu aux questions d’internautes sur le sommet entre les deux Corées.

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XL : Quelles raisons peuvent expliquer un revirement à 90° de la Corée du Nord ? Un abandon du nucléaire militaire qui serait trop onéreux ou trop technique ? Des compensations financières étrangères ?
Harold Thibault : D’abord, pour parler d’un revirement à 90 degrés, il faudrait être certain qu’il y a bien abandon du nucléaire. Pour l’instant, et y compris lors du sommet du vendredi 27 avril, Kim Jong-un a dit qu’il était pour la dénucléarisation de la péninsule, mais il n’a pas donné de calendrier ni de détails. Il est possible qu’il envisage de renoncer à son arsenal, mais il est tout aussi envisageable, diront les sceptiques, qu’il cherche à gagner quelques années, et un allégement des sanctions, sans renoncer à l’ensemble de sa force nucléaire. Pour l’instant, on ne sait pas.
Cela dit, plusieurs raisons pourraient l’avoir convaincu de changer de trajectoire. D’abord, avec les menaces du président américain, Donald Trump, et son entourage de faucons, l’hypothèse de frappes préventives n’était plus totalement exclue — or, la priorité de M. Kim est la survie de son régime. Ensuite, les sanctions commencent à peser sur la vie des Nord-Coréens, ou du moins freinent le développement du pays. Or, Kim Jong-un poursuit une politique dite « ligne byungjin », le développement de la dissuasion nucléaire et de l’économie. Ce deuxième objectif s’est trouvé lourdement affecté par le premier.
wawa : Quelle est la réaction de chaque côté de l’opinion publique ? Défiance, euphorie, attentisme ?
Harold Thibault : On ne sait pas à quel point la population nord-coréenne a été informée de la rencontre pour l’heure. Elle n’a pas été mentionnée dans la journée à la télévision d’Etat — qui diffuse souvent ces nouvelles à retardement, pour être certaine de contrôler le message, en opposition à l’instantanéité du direct. Mais la population du Nord a l’espoir de l’ouverture. Les Nord-Coréens, quand ils en ont l’occasion, posent beaucoup de questions sur le monde extérieur. Ils voudraient voir ce « mur » de la fermeture tomber comme celui de Berlin. Pour ça, l’apaisement est vu en Corée du Nord d’un œil positif par la population.
Mais la grande question est celle de la bombe. C’est un réel élément de fierté : le Sud, qui est riche, ne l’a pas ; le Nord est parvenu à ce symbole d’autonomie. Alors, comment expliquer le démantèlement du programme nucléaire s’il devait avoir lieu ? Même si la population serait ravie de la levée des sanctions. S’agissant du Sud, on décrit une certaine euphorie à Séoul : il y a encore quelques mois, les Sud-Coréens s’inquiétaient réellement des tensions entre MM. Trump et Kim, qui semblaient tous deux jouer dangereusement avec la sécurité des Sud-Coréens. Aujourd’hui, on parle de paix, d’une paix potentiellement durable, signée peut-être bientôt par Kim Jong-un et par Donald Trump. Il y a de quoi se réjouir.

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                Ce que contient la déclaration de Panmunjom, signée par les dirigeants nord et sud-coréens



Benjamin : Les deux dirigeants des Corées ont-ils les moyens de parvenir seuls, sans leurs alliés étrangers, à la réunification ?
Harold Thibault : Je ne crois pas que la réunification soit un de leurs objectifs, même si elle est évoquée, désormais plus comme une aspiration à terme. D’abord, s’il y avait réunification, ce serait sur le modèle du Sud — on ne voit pas la onzième économie mondiale se convertir au stalinisme. Ça se ferait par une intégration du Nord au système politique et économique du Sud — donc la disparition du régime du Nord, du pouvoir de Kim Jong-un. La fermeture et la bombe sont les garanties pour M. Kim que ça n’advienne pas.
Quant au Sud, la nouvelle génération ne veut pas pour le moment de réunification : ce serait coûteux — l’écart de richesse est bien plus fort qu’il ne l’était entre Allemagnes de l’Ouest et de l’Est — et ça ne lui semble pas à l’ordre du jour. Au contraire, on peut imaginer que ce que M. Kim demande aux Etats-Unis et au Sud, c’est la fin de l’hostilité à l’existence de son régime. Pour ce qui est de leurs alliés, la Chine verrait d’un mauvais œil une réunification sur le modèle du Sud, très proche allié des Etats-Unis : elle signifierait d’abord la présence de troupes américaines à sa frontière avec la péninsule coréenne.

   


Biniou13 : Ce réchauffement des relations entre les deux pays n’est-il pas, outre un succès pour les deux dirigeants, une belle victoire sur le plan international pour Donald Trump ?
Harold Thibault : C’est l’ironie de cette baisse des tensions dans la péninsule : à l’automne 2017, Donald Trump tweetait que le président sud-coréen perdait son temps à tendre la main à Kim Jong-un. Mais si le sommet qui doit être organisé fin mai-début juin entre M. Trump et Kim Jong-un est un succès, nul doute que M. Trump se targuera d’une belle victoire diplomatique. C’est intelligent de la part du président sud-coréen, Moon Jae-in : il peut apporter un succès à M. Trump, et se pose comme un messager entre les deux — il sait qu’il n’y aura pas d’avancée si le président américain n’y trouve pas son compte en termes de communication politique.
La question, c’est aussi celle des sanctions qui ont été renforcées sous M. Trump. Elles font souffrir la population, et le président russe, Vladimir Poutine, a dit que les Nord-Coréens seraient prêts à « manger du gazon » plutôt que de renoncer. Mais si M. Kim veut être celui qui aura apporté le bien-être à sa population, qui ne veut plus connaître la famine subie au début des années 2000 sous son père, il faut aussi adapter sa politique.
Joy : De quels moyens dispose la Corée du Sud, ou ses alliés, pour s’assurer de la dénucléarisation du Nord ?
Harold Thibault : C’est une vraie problématique. En mai ou juin, lors du sommet Trump-Kim, les Etats-Unis voudront un engagement bien plus précis et un calendrier de démantèlement. Pour les Etats-Unis, ce doit être « complet, vérifiable, irréversible ». Tout dépend du bon vouloir de la Corée du Nord : ouverture de l’accès aux sites, etc.
Cette fois, l’approche des Etats-Unis, où la discussion sera pilotée par des durs — John Bolton, conseiller à la sécurité, Mike Pompeo, secrétaire d’Etat —, sera de demander des preuves rapides. Ils feront une offre à prendre ou à laisser, avec à la clé la réintégration au monde extérieur. Donc, si les Américains ne sont pas satisfaits rapidement, une nouvelle crise se présentera aussi assez vite. Il y a une grande difficulté à établir la confiance entre deux pays hostiles, les Etats-Unis et la Corée du Nord.
La tentation est vive de conserver des armes au cas où la partie américaine se montrerait plus agressive. D’autant que M. Trump menace régulièrement de déchirer l’accord avec l’Iran — mais demande à M. Kim d’abandonner ce qu’il considère comme la garantie de sa survie.
jfd : Comment comprenez-vous l’attitude de la Chine ?
Harold Thibault : Pour Pékin, la Corée du Nord est un levier dans sa relation complexe — commerciale, militaire, diplomatique — avec les Etats-Unis : c’est la Chine qui a la main sur l’application des sanctions puisque c’est avec elle que Pyongyang fait l’essentiel de son commerce extérieur. Voir les Etats-Unis et la Corée du Nord se rapprocher rapidement — si vraiment ce processus aboutit —, c’est le risque pour Pékin d’être court-circuité, et pour Xi Jinping d’être laissé à la marge.
En même temps, la Chine demande constamment la retombée des tensions, la fin de la course nucléaire du Nord, cet apaisement est donc positif de ce point de vue. Elle s’agace de devoir protéger la Corée du Nord et ses provocations à l’heure de sa propre ascension sur la scène internationale. Ça ne donne pas l’image de puissance responsable qu’elle revendique — donc, il y a un progrès de ce point de vue.
D’autant qu’il y a une question de politique intérieure chinoise : le gouvernement doit protéger Pyongyang, allié historique, face aux Etats-Unis. Mais l’opinion chinoise trouve que le régime nord-coréen est absurde et totalitaire. Elle préférerait voir ce voisin se « normaliser ». Kim Jong-un s’est rendu à Pékin avant le sommet intercoréen et la rencontre à venir avec M. Trump, ce qui montre que Pyongyang est conscient qu’il faut ménager ce voisin dans le processus — même si la Corée du Nord et la Chine, loin d’être « amies », se méfient fortement l’une de l’autre.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Des membres de Génération identitaire s’enorgueillissaient, cette nuit auprès du « Monde », d’avoir orienté trois migrants vers un poste de police.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤                     
                                                

Action de militants identitaires dans les Alpes : ouverture d’une enquête préliminaire

Des membres de Génération identitaire s’enorgueillissaient, cette nuit auprès du « Monde », d’avoir orienté trois migrants vers un poste de police.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 13h41
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h47
    |

            Lucie Soullier (envoyée spéciale dans les Hautes-Alpes) et 
Julia Pascual








                        



   


Selon les informations du Monde, le procureur de la République de Gap (Hautes-Alpes), Raphaël Balland, a ouvert une enquête préliminaire contre X, vendredi 27 avril, afin de vérifier si des infractions ont été commises à l’encontre de migrants par des militants identitaires à la frontière franco-italienne des Hautes-Alpes.
« Nous n’avons aucune certitude de ce qu’il s’est passé, précise Raphaël Balland. Il s’agit de vérifier si une infraction a été commise. Des identitaires étaient présents, et il y aurait eu des contacts avec des migrants. » L’enquête a été confiée à la gendarmerie de Briançon et à la police aux frontières.

        Lire l’enquête
         

          sur l’action des identitaires dans les Alpes



Dans la nuit de jeudi à vendredi 27 avril, des militants identitaires qui patrouillent aux abords de la frontière s’enorgueillissaient auprès du Monde d’avoir orienté vers un poste de police trois migrants repérés durant leur « surveillance » nocturne : « On en a rencontré, on les a amenés à la frontière calmement, gentiment et la police ensuite les a interpellés », expliquait l’un d’eux au Monde.
Côté policier, on fait état d’un autre déroulement des faits. Des militaires de l’opération « Sentinelle » en patrouille dans la nuit de jeudi à vendredi auraient repéré à la jumelle un groupe de personnes près du col de Montgenèvre. « Ils ont fait appel aux gendarmes, qui ont vu le groupe se séparer en deux, rapporte une source policière. Ils ont pu contrôler quatre personnes et les ont accompagnées à la police aux frontières. Les gendarmes se sont alors rendu compte qu’ils étaient suivis par un groupe d’identitaires. » Une version qui contredit le récit des militants d’extrême droite. Quant aux personnes contrôlées, deux d’entre elles, majeures, ont été reconduites en Italie. Les deux autres, mineures, ont été placées.
Contactée vendredi matin, la préfecture des Hautes-Alpes a rappelé que seuls les services de police étaient habilités à procéder à des interpellations, qui sont quotidiennes au niveau de la frontière. Dans la nuit du 25 au 26 avril, quinze migrants ont ainsi été interpellés.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ Le président de la République a accordé un entretien à « La Nouvelle Revue française », dans lequel il revient sur la littérature et l’exercice du pouvoir.
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Emmanuel Macron : « Paradoxalement, ce qui me rend optimiste, c’est que l’histoire en Europe redevient tragique »

Le président de la République a accordé un entretien à « La Nouvelle Revue française », dans lequel il revient sur la littérature et l’exercice du pouvoir.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 12h02
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h45
   





                        



                                


                            
Y a-t-il encore dans la politique quelque chose de « romanesque » ? C’est la question que pose La NRF dans son 630e numéro, à paraître au mois de mai. Pour tenter de répondre à cette question, le rédacteur en chef, Michel Crépu, et l’avocat et écrivain Alexandre Duval-Stalla ont confronté le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, à son propre rapport à la littérature.

Dans quelle mesure votre pratique de la littérature joue-t-elle avec votre travail de président de la République, concrètement, à travers vos contacts avec les dirigeants du monde entier ?
Emmanuel Macron : Cela dépend des situations. Pour moi, le premier apport de la littérature est de m’avoir transmis certaines choses avant même que je les connaisse. J’ai connu les odeurs des fleurs d’abord chez Colette ou Giono avant de les respirer moi-même… Ma grand-mère m’a initié au premier Giono, celui de Regain et de Colline, au merveilleux Giraudoux que plus personne ne lit aujourd’hui, à Colette énormément. Ensuite, au cours de l’adolescence, il y a eu Gide et Camus. Proust et Céline sont venus après. Un livre comme Les Nourritures terrestres a été très important pour moi, en même temps que j’étais touché aussi par Camus. D’un côté, Gide l’intellectuel devenu sensuel, et de l’autre côté, Camus arrivant de la Méditerranée, avec son côté brut, minéral, devenant intellectuel engagé. Il y eut aussi René Char, pour la poésie.
Ce que je veux dire, c’est que tout cela construit un cadre sensible et intellectuel qui demeure et qui influence le regard qu’on porte sur le monde. J’ai fait beaucoup de philosophie, mais c’est surtout la littérature qui m’a structuré, à la fois pour les « grands personnages » et le sens du détail. On se souvient de la phrase de Stendhal : « Au séminaire, il est une façon de manger un œuf à la coque qui annonce les progrès faits dans la vie dévote. » Cette façon d’esquisser à...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ Les cheminots seront également en grève dimanche pour la sixième période de ce mouvement de grève alternatif — deux jours sur cinq —, qui a débuté au début d’avril.
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Grève à la SNCF : un TGV sur deux et deux TER sur cinq circuleront samedi

Les cheminots seront également en grève dimanche pour la sixième période de ce mouvement de grève alternatif qui a débuté au début d’avril.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 16h56
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 18h57
   





                        



   


Le trafic ferroviaire sera de nouveau perturbé, samedi 28 avril, en raison de la grève à la SNCF. La direction de l’entreprise publique a annoncé vendredi qu’un TGV sur deux et un Intercité sur trois circuleraient samedi.

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Trois Transilien sur cinq et deux TER sur cinq circuleront également, selon un communiqué de la direction. « Le trafic est nettement amélioré » par rapport aux précédentes journées, a commenté vendredi après-midi devant la presse Mathias Vicherat, directeur général adjoint du groupe SNCF. En région parisienne, la moitié des RER seront cependant annulés sur les lignes A, B, D et E, très fréquentées. Il y aura également deux trains sur cinq sur le RER C.
Mobilisation le 3 mai
D’après la direction de la SNCF, le taux de grévistes est en baisse pour cette nouvelle journée de mobilisation. Parmi le personnel étant soumis à une déclaration d’intention de faire grève, 28 % ont déclaré vouloir faire grève samedi, contre « 48 % en début de conflit ». M. Vicherat a noté « une baisse continue du taux de grévistes », notamment parmi les conducteurs. Pour la première fois, moins de 50 % d’entre eux (49,6 %) ont déclaré vouloir faire grève, contre 77 % au premier jour du mouvement.

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Après plus d’un mois de grève, les syndicats ne comptent pas faire retomber la pression face au gouvernement. Ils ont notamment prévu une journée de mobilisation le 3 mai, soit quatre jours avant leur rencontre à Matignon avec le premier ministre, Edouard Philippe.
Et alors que le mouvement de grève alternatif est prévu jusqu’au 28 juin, certains syndicats envisagent de le prolonger cet été. « Il ne sera pas question de suspension du mouvement tant qu’on n’aura pas débouché sur la méthode, c’est-à-dire de vraies négociations, et sur le contenu », a notamment déclaré Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots, dans La Marseillaise.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Les Etats membres ont adopté, vendredi matin, la proposition de la Commission européenne d’interdire l’usage de ces insecticides « tueurs d’abeilles »
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

L’Europe interdit trois néonicotinoïdes jugés dangereux pour les abeilles

Les Etats membres ont adopté, vendredi matin, la proposition de la Commission européenne d’interdire l’usage de ces insecticides « tueurs d’abeilles »



Le Monde
 |    26.04.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h45
    |

                            Stéphane Horel








                        



   


Serait-ce le début de la fin pour les néonicotinoïdes ? Vendredi 27 avril, les représentants des Etats membres de l’Union européenne ont décidé d’interdire trois produits de cette famille d’insecticides jugés dangereux pour les abeilles sur toutes les cultures de plein air.
La majorité qualifiée requise (55 % des Etats membres représentant 65 % de la population totale de l’UE) a donc été atteinte lors de la réunion du comité spécialisé chargé du dossier. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne se sont tenues à leurs positions exprimées publiquement et ont voté en faveur de l’interdiction. Quatre pays ont voté contre : Danemark, Hongrie, République tchèque et Roumanie. Pas moins de neuf pays se sont abstenus, dont la Belgique et la Pologne.
Proposé par la Commission européenne, le texte concerne trois néonicotinoïdes (clothianidine, imidaclopride, thiaméthoxame), dont elle avait partiellement restreint l’utilisation en décembre 2013. Il s’agissait donc cette fois non seulement de prolonger ce moratoire, mais aussi de le généraliser à toutes les cultures de plein champ, seul l’usage sous serre restant autorisé.
Responsable du dossier, le commissaire européen à la santé, le Lituanien Vytenis Andriukaitis, s’est réjoui de l’issue de l’adoption de sa proposition. Il s’agit d’un vote « essentiel pour l’avenir de la biodiversité et notre agriculture », s’est pour sa part félicité l’eurodéputé socialiste, Eric Andrieu, président de la commission pesticides du Parlement européen, créée à la suite de la controverse sur le glyphosate (principe actif du Roundup).
Lobbying des industriels de la betterave
Du côté des ONG, Pesticide Action Network (PAN) Europe évoque « un jour historique pour l’Union européenne », tandis que Greenpeace Europe souligne qu’« il reste encore beaucoup d’autres pesticides dans la nature, dont d’autres néonicotinoïdes, tout aussi dangereux pour les abeilles et les productions alimentaires ».
Le texte avait été combattu par un lobbying intensif du secteur des produits phytosanitaires et des industriels de la betterave à sucre, une des cultures jusque-là épargnée par le moratoire. Le groupe agrochimique allemand Bayer a déploré son adoption, rappelant qu’un jugement de la Cour de justice européenne, saisie par les fabricants de néonicotinoïdes, Bayer et Syngenta, était attendu le 17 mai. « Bayer demeure convaincu que les restrictions ne sont pas justifiées, car les néonicotinoïdes sont sûrs quand ils sont utilisés conformément aux instructions d’utilisation », indique le communiqué du groupe.
Le dossier scientifique concernant ces « tueurs d’abeilles », neurotoxiques et très persistants, est pourtant plus qu’étayé. Considérée comme conservatrice et proche des intérêts des industriels, l’Autorité européenne de sécurité des aliments est elle-même parvenue, en février 2018, à la conclusion que les néonicotinoïdes sont très toxiques pour les abeilles mellifères, les abeilles solitaires et les bourdons.

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                Les experts européens confirment les risques des néonicotinoïdes pour les abeilles



De nombreuses études désignent ces insecticides comme les principaux responsables de l’effondrement des populations d’insectes pollinisateurs. Mis sur le marché dans les années 1990, ils sont appliqués en enrobage des semences lors du semis, c’est-à-dire en usage préventif, et se disséminent rapidement au-delà des cultures, contaminant l’environnement et les fleurs sauvages.
Plus récemment, ce sont leurs effets en cascade sur d’autres espèces animales qui ont été mis en évidence. En octobre 2017, une étude publiée dans la revue scientifique PLoS One avait fait les titres des journaux dans le monde entier. A partir de données de captures d’insectes réalisées depuis la fin des années 1980 en Allemagne, elle suggérait que les populations d’insectes avaient chuté de près de 80 % en moins de trente ans en Europe. En accusation : les « nouvelles méthodes de protection des cultures », qui comprennent les néonicotinoïdes.

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                En trente ans, près de 80 % des insectes auraient disparu en Europe



En mars, des données publiées par le CNRS et le Muséum national d’histoire naturelle soulignaient une disparition d’un tiers des populations d’oiseaux en quinze ans en France. Une disparition qualifiée par les chercheurs de « proche de la catastrophe écologique » et également attribuée aux pratiques agricoles intensives.




                            


                        

                        


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Pourquoi les prix du pétrole continuent d’augmenter

Le baril a atteint, mercredi 25 avril, son plus haut niveau depuis 2014, à 74 dollars.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 11h14
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                            Nabil Wakim








                        



                                


                            

« C’est la nouvelle routine des tradeurs du pétrole : lire consciencieusement les Tweet de Donald Trump au réveil, même si personne ne sait aujourd’hui si cela aura un impact sur les prix. » Dans une note pleine d’interrogations, l’analyste Tamas Varga, de PVM Oil Associates, a résumé l’état d’esprit fébrile du monde pétrolier après la colère du président américain sur le réseau social, vendredi 20 avril, face à la montée des cours du baril, qui se sont envolés de plus de 10 % en trois semaines.
« On dirait que l’OPEP fait encore des siennes. Malgré les niveaux record de pétrole à travers le monde, y compris les bateaux pleins en mer, les prix du pétrole sont artificiellement élevés ! Ce n’est pas bien, et ce ne sera pas accepté ! », a tweeté un Donald Trump rageur.

Le moment choisi pour cette saillie ne doit rien au hasard. Au même moment, les ministres russe et saoudien de l’énergie se félicitaient du succès de leur accord de baisse de production pétrolière… justement dans le but de faire monter les prix. De fait, le pétrole a renoué avec des niveaux élevés : mercredi 25 avril, le baril a atteint 74 dollars pour la première fois depuis novembre 2014. Mais personne ne parierait sur une hausse durable, tant le marché est instable.
Le poids de l’accord sur le nucléaire iranien. La sortie de Donald Trump a d’autant plus surpris qu’il est lui-même l’un des acteurs de cette hausse temporaire. Sa volonté de « déchirer » l’accord sur le nucléaire iranien et de revenir à des sanctions plus fortes contre Téhéran sème l’inquiétude sur le marché pétrolier.
Officiellement, le président américain doit se prononcer le 12 mai sur la survie de cet accord. Mais les récentes nominations de tenants d’une ligne très anti-iranienne à des postes clefs – notamment John Bolton comme conseiller à la sécurité nationale et Mike Pompeo au département d’Etat – laissent planer peu de doutes sur ses intentions.

Les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ L’agresseur a été arrêté et des collégiens blessés ont reçu des soins, a fait savoir le département de la propagande du comté de Mizhi, dans le nord du pays.
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Chine : sept collégiens tués dans une attaque au couteau

L’agresseur a été arrêté et des collégiens blessés ont reçu des soins, a fait savoir le département de la propagande du comté de Mizhi, dans le nord du pays.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 15h49
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 18h05
   





                        


Un homme armé d’un couteau a tué sept collégiens et en a blessé douze autres dans la province de Shaanxi, dans le nord de la Chine, vendredi 27 avril, ont fait savoir les autorités locales.
Le supect, âgé de 28 ans, a été arrêté. Il est originaire du village de Zhaojiashan, dans le comté de Mizhi (province de Shaanxi), selon le département local de la sécurité publique.
Les faits se sont déroulés vers 6 h 10, heure locale. Le suspect a dit qu’il avait été « victime de harcèlement » lorsqu’il fréquentait le collège qu’il a attaqué, qu’il « détestait » ses camarades de classe et qu’il avait décidé d’utiliser un « poignard » pour tuer des gens.
Attaques au couteau fréquentes
Les attaques au couteau ne sont pas rares dans le pays. En février, un homme armé d’un couteau a tué une femme et a blessé douze personnes dans un centre commercial de Pékin. L’an passé, un homme armé d’un couteau de cuisine a tué deux personnes et en a blessé neuf autres dans un supermarché de Shenzen, dans le sud du pays.
Et en janvier 2017, c’est également avec un couteau de cuisine qu’un homme a blessé onze enfants dans une école maternelle de la région autonome de Guangxi Zhuang (Sud).

Plus d’informations à venir sur Le Monde.fr






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le mensuel a passé au crible les trois grandes familles de médicaments antidouleur en vente libre dans les pharmacies : aspirine, paracétamol et ibuprofène.
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Antalgiques : « 60 millions de consommateurs » déconseille l’aspirine et privilégie le paracétamol

Le mensuel a passé au crible les trois grandes familles de médicaments antidouleur en vente libre dans les pharmacies : aspirine, paracétamol et ibuprofène.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 10h30
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 15h15
   





                        


Les médicaments contre la douleur, également appelés antalgiques ou analgésiques, comptent parmi les médicaments les plus consommés en France, notamment le paracétamol. Le mensuel 60 millions de consommateurs a testé, dans son numéro de mai, une trentaine d’antalgiques vendus en pharmacie sans ordonnance.
Paracétamol, ibuprofène et aspirine, les trois grandes familles d’antalgiques sont passées au crible. « En automédication, certains [médicaments antidouleur] ont tout à fait leur place. D’autres doivent être écartés, car ils exposent à des effets indésirables sérieux ou à trop de contre-indications », résume le mensuel. D’après la conclusion du mensuel, ces médicaments doivent être pris à dose modérée et pas pendant plus de trois à cinq jours.
Parmi eux, il faut privilégier le paracétamol. Il présente le meilleur rapport bénéfice/risque à condition de le prendre à des doses raisonnables, pas plus de trois grammes par jour, et de ne pas boire d’alcool en même temps. « Le paracétamol n’est pas un bonbon, prévient le Pr François Chast, de l’Académie nationale de pharmacie appelé par le magazine à décrypter cette enquête. A 3 g par jour, il est anodin. A 10 g par jour, il devient potentiellement mortel. » Toutes les marques ne se valent pas : Dafalgan et Doliprane 500 mg en comprimés sont à privilégier, selon le mensuel.
L’aspirine à éviter
Si le paracétamol s’avère inefficace, 60 millions de consommateurs indique, en second choix, les médicaments à base d’ibuprofène. Mais la liste des risques potentiels s’allonge, avec la possibilité de troubles digestifs allant du simple inconfort jusqu’à l’ulcère. La molécule peut aussi s’avérer toxique pour le foie. Il vaut mieux prendre de l’ibuprofène au cours d’un repas, et privilégier le dosage 200 mg. Le magazine recommande quatre marques : Antarène, Advil, Nurofen et Spedifen.
« L’ibuprofène est intéressant dans les douleurs rhumatismales, parce qu’il a une activité anti-inflammatoire et que cette composante n’existe pas avec le paracétamol. Et donc, dès qu’il y a une inflammation, l’ibuprofène est sans danger, mais il ne faut pas dépasser les 800 milligrammes par jour et à condition de ne pas dépasser cinq jours de traitement », précise la Pr François Chast interrogé sur Franceinfo.

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                L’ibuprofène perturbe la production de testostérone



Quant à l’aspirine, déconseillée par le magazine, pour lequel toutes les marques testées sont au mieux à éviter, au pire à proscrire, le Pr Chast rappelle qu’« aujourd’hui, sa seule indication raisonnable est la prévention de l’agrégation plaquettaire chez les personnes qui ont des troubles cardio-vasculaires, et donc, c’est le cardiologue qui prescrit l’aspirine » et ajoute que « l’aspirine pourrait être un médicament de prévention du cancer colorectal ». « Des études sont en cours et c’est peut-être un avenir pour l’aspirine », conclut-il.

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                L’aspirine prévient aussi des cancers



 



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ François Hollande avait annoncé la création de cette fondation le 10 mai 2016, lors de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage.
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Une « fondation pour la mémoire de l’esclavage » sera créée en 2018, a annoncé Emmanuel Macron

François Hollande avait annoncé la création de cette fondation le 10 mai 2016, lors de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 18h04
   





                        



   


Annoncée en 2016 par François Hollande, une « fondation pour la mémoire de l’esclavage » sera « créée cette année », a fait savoir Emmanuel Macron, vendredi 27 avril.
Elle sera présidée par l’ancien premier ministre socialiste Jean-Marc Ayrault et « sera logée à l’Hôtel de la Marine, où l’abolition de l’esclavage fut décrétée le 27 avril 1848 » par Victor Schœlcher, a précisé le chef de l’Etat au Panthéon, lors de la cérémonie du 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises.

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                « Si je dis quelque chose, il va me tuer ! » : le calvaire des esclaves sexuelles en France



« Replacer l’esclavage dans le temps long de l’histoire de la France »
Cette fondation « sera dotée de moyens humains et financiers mais aussi scientifiques, pour mener des missions d’éducation, de culture, de soutien à la recherche et aux projets locaux », a poursuivi M. Macron.
« La fondation aidera également à replacer l’esclavage dans le temps long de l’histoire de la France, du premier empire colonial français à nos jours, car il est impossible de parler de la France d’aujourd’hui sans parler de son passé colonial, sans dire en particulier le rapport singulier qu’elle entretient avec le continent africain, cette relation complexe et profonde qui est devenue une part inaliénable de nos identités respectives. »
Le prédécesseur immédiat de M. Macron, François Hollande, avait annoncé la création de cette fondation le 10 mai 2016, lors de la journée commémorative de l’abolition de l’esclavage, qui marquait aussi les quinze ans de la loi Taubira qui reconnaît la traite négrière et l’esclavage comme des crimes contre l’humanité.
La création d’un musée de l’esclavage est l’une des demandes récurrentes d’associations antiracistes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Après moult renvois et plus de douze ans de procédure pour certains, la quasi-totalité des plaignants avaient obtenu gain de cause devant les prud’hommes en septembre 2015.
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Les chibanis discriminés l’emportent définitivement face à la SNCF

Après moult renvois et plus de douze ans de procédure pour certains, la quasi-totalité des plaignants avaient obtenu gain de cause devant les prud’hommes en septembre 2015.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 17h24
   





                        



   


La SNCF jette l’éponge. La direction de l’entreprise ferroviaire a annoncé, vendredi 27 avril, qu’elle renonçait à se pourvoir en cassation face aux 848 chibanis qui l’accusent de discrimination en raison de leurs origines.
Après moult renvois et plus de douze ans de procédure pour certains, la quasi-totalité des plaignants avaient obtenu gain de cause devant les prud’hommes en septembre 2015. Mais l’entreprise avait fait appel de cette décision.
La cour d’appel de Paris avait donné raison le 31 janvier 2018 à ces (ex-)cheminots, principalement marocains, en leur accordant des dommages et intérêts pour préjudice moral, de carrière, de formation et de retraite pour un montant total estimé à près de 160 millions d’euros. La SNCF a fait savoir qu’elle ne « [reconnaissait] pas la discrimination, mais [souhaitait] de l’apaisement vis-à-vis de ces travailleurs marocains ».

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                Les déclassés de la SNCF demandent réparation après « quarante ans de discrimination »



« Grand soulagement »
Les chibanis (« cheveux blancs » en arabe) avaient été embauchés entre 1970 et 1983 par la SNCF, majoritairement comme contractuels, et n’ont pas bénéficié à ce titre du statut, plus avantageux, des cheminots, réservé aux ressortissants européens, sous condition d’âge.
Sollicitée par l’Agence France-Presse, leur avocate, Clélie de Lesquen-Jonas, a fait part de son « grand soulagement », trouvant cependant « dommage » que la SNCF « soit toujours dans le déni ». « Je comprends ce renoncement comme une reconnaissance des discriminations qui ne dit pas son nom », a ajouté l’avocate.

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                Les chibanis ou comment « faire entendre la voix de nos vieux invisibles »



L’avocate a déjà commencé à distribuer des chèques à des clients, dont certains avaient « les larmes aux yeux » en le recevant. De leur côté, certaines veuves « n’osaient pas le toucher », affirmant : « C’est mon mari qui aurait dû l’avoir », rapporte-t-elle.
Discrimination « organisée, statutaire »
Tout au long de la procédure judiciaire, la SNCF a nié une « quelconque politique discriminatoire », estimant avoir constamment « veillé à l’égalité de traitement de tous ses agents dans l’environnement réglementaire décidé par les pouvoirs publics ». A l’inverse, le Défenseur des droits a pointé devant la cour d’appel, par la voix de son représentant, une discrimination « organisée, statutaire », qui n’est pas sans lien avec « notre histoire coloniale ». La cour d’appel n’a pas retenu les arguments du groupe public ferroviaire.
Concernant les dommages et intérêts, ils peuvent « atteindre, en fonction de la durée d’ancienneté, 290 000 euros pour le préjudice de carrière », selon le parquet. S’y ajoutent des préjudices liés aux droits à la retraite et à la formation. La cour d’appel, contrairement aux prud’hommes, a aussi reconnu un préjudice moral.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Face à la montée des « hommes forts », il importe de rappeler que la démocratie libérale, en recul dans le monde, n’a jamais relevé de la génération spontanée.
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Xi Jinping, Poutine, Orban… Le charme toxique des autocrates

Face à la montée des « hommes forts », il importe de rappeler que la démocratie libérale, en recul dans le monde, n’a jamais relevé de la génération spontanée.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 06h30
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 18h26
    |

            Alain Frachon








                        



                                


                            
Analyse. Longtemps, la gauche européenne a aimé les hommes forts. Mao a bénéficié d’une cote solide jusqu’à sa mort, en 1976 – particulièrement à Paris. Staline n’a pas démérité, célébré des années durant en chef de guerre ou en accoucheur, après Lénine, de la patrie du socialisme. N’oublions pas Trotski, qui séduisit des générations de militants. Dans l’Europe de la consommation et de la Gay Pride, le Cubain Castro connut la gloire. Le Vénézuélien ­Maduro a toujours des fidèles en France.
La droite n’a pas été en reste, qui cultivait ses hommes forts. Après tout, elle aussi a des sentiments. Ce pouvait être une grosse tendresse pour l’Espagnol Francisco Franco, le Portugais Antonio de Oliveira Salazar, ou une immense faiblesse pour nombre de despotes sud-américains et asiatiques, dès lors qu’ils étaient anticommunistes. Cela pour dire que la démocratie libérale – le vote, la séparation des pouvoirs, la liberté de la presse, l’élargissement continu des droits individuels et l’émancipation des minorités – n’a pas relevé de la génération spontanée.
Tropismes despotiques
Le régime que la plupart des pays occidentaux connaissent aujourd’hui est le produit d’une longue et lente évolution. Depuis quelque temps, tout le monde faisait plus ou moins semblant d’y adhérer. Dans les années 1990, post-guerre froide, plus personne ne vantait ou ne défendait la légitimité du modèle « grand leadeur », ni ne justifiait, au nom de l’efficacité et de la stabilité, les présidences à vie et autres mascarades autoritaristes. On semblait vaccinés.
Erreur. La démocratie libérale est, ces temps-ci, en voie de régression. L’homme fort, cette espèce que l’on croyait au bord de l’extinction, fait sa réapparition. Le monde vit une phase de récession de la démocratie. A la « une » du New York Times daté 7-8 avril, Madeleine Albright, ex-secrétaire d’Etat de Bill Clinton, s’interroge : « Va-t-on arrêter Trump avant qu’il ne soit trop tard ? »
Il...



                        

                        


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Lire, écrire, compter à l’école : un « retour aux fondamentaux » tout relatif

Les « recommandations » ministérielles sur les méthodes pédagogiques à privilégier en primaire s’inscrivent en fait dans la continuité de pratiques déjà largement répandues.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 17h29
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 17h41
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Le ministère de l’éducation nationale a publié, jeudi 26 avril, des « recommandations » aux enseignants du primaire. Il s’agit de quatre circulaires qui détaillent des recommandations pédagogiques pour « faciliter l’apprentissage des savoirs fondamentaux : lire, écrire, compter, respecter autrui », selon leur présentation officielle. « L’idée n’est pas d’homogénéiser les pratiques mais de créer une référence commune », plaide le ministre Jean-Michel Blanquer dans une interview au Parisien.
A en croire de nombreux titres de presse et réactions, cette initiative serait un « retour aux fondamentaux », salutaire pour certains, passéiste pour d’autres. « Dorénavant, grâce à un retour aux fondamentaux, nos enfants seront éduqués “à l’ancienne” : une dictée et quinze minutes de calcul mental par jour, cinq à dix livres à étudier dans l’année et l’utilisation d’un manuel de lecture imposée », lit-on par exemple dans le quotidien bourguignon Le Bien public.

   


Une version que Jean-Michel Blanquer n’a pas reprise à son compte : « Je ne prétends pas que tout va mal ou que rien n’existait jusqu’ici, a-t-il expliqué au Parisien. Fort heureusement, dans la majorité des écoles, les pratiques des enseignants correspondent à nos recommandations. Mais ils y sont parvenus par tâtonnements. Désormais, il existe une référence. »
Si le ministre insiste fortement sur le « lire, écrire, compter », il serait erroné de prétendre que ces apprentissages fondamentaux étaient en voie de disparition à l’école. La plupart des recommandations publiées jeudi sont en réalité loin de réclamer une rupture dans les pratiques pédagogiques. Plus que de « retour des fondamentaux », il s’agit plutôt de piqûres de rappel. Illustration en trois exemples :

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                Lecture, grammaire, calcul… Les « recommandations » de M. Blanquer heurtent les enseignants



1. La dictée quotidienne, une recommandation de longue date
La « dictée du jour » figure parmi les « consignes » du ministre aux enseignants. Elle figurait aussi au programme de sa prédécesseure Najat Vallaud-Belkacem, qui avait, elle aussi, réclamé le retour de la dictée quotidienne en 2015. Les programmes du CP à la troisième mis en place à l’époque mentionnent d’ailleurs bien des activités d’écriture « quotidiennes », qui peuvent être des dictées, sous différentes formes, mais pas seulement.
Preuve que ce débat revient sur la table périodiquement, le retour de la dictée à l’école avait été promis par Luc Chatel en avril 2012, déjà. Ou encore par François Fillon, en 2004.
2. L’apprentissage de la grammaire n’avait pas disparu
Contrairement à ce que certaines présentations des circulaires ont pu laisser entendre, il n’est pas plus question de « retour » des leçons de grammaire. Si M. Blanquer a déploré qu’elles soient absentes, selon lui, « dans certains cahiers d’élèves », elles restent à l’évidence attendues dans les programmes. Ce que la circulaire ministérielle du 26 avril dit elle-même :
« A tous les niveaux de la scolarité obligatoire, l’enseignement de la langue est donc mené systématiquement, et la leçon de grammaire et de vocabulaire […] doit être pratiquée conformément aux programmes, qui affirment la place importante des séances qui leur sont consacrées. »
3. Le calcul mental régulier était déjà au programme
Autre souhait du ministre, faire quinze minutes de calcul mental par jour en classe. La consigne n’était certes pas formulée aussi précisément auparavant, mais force est de constater que les programmes actuellement en vigueur mettaient déjà, là aussi, fortement l’accent sur cette pratique fondamentale.
La pratique du calcul mental était ainsi fortement prescrite aux cycles 2, 3 et 4, c’est-à-dire sur l’ensemble de l’élémentaire et du collège. « La pratique quotidienne du calcul mental conforte la maîtrise des nombres et des opérations », lit-on ainsi dans l’introduction du programme de mathématiques du CP au CE2. Et la « pratique régulière » du calcul mental reste conseillée jusqu’à la classe de troisième.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Cour d’appel, tribunal d’instance, pourvoi en cassation... pas toujours facile de s’y retrouver dans ces termes qui émaillent régulièrement l’actualité.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ 
<article-nb="2018/04/27/19-15">
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ Le rapport d’un groupe d’experts dénonce la détention de migrants dans des camps à la frontière de la Serbie. Ce n’est pas la première fois que Budapest est critiqué pour son traitement des migrants.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Le traitement des migrants par la Hongrie critiqué dans un rapport du Conseil de l’Europe

Le rapport d’un groupe d’experts dénonce la détention de migrants dans des camps à la frontière de la Serbie. Ce n’est pas la première fois que Budapest est critiqué pour son traitement des migrants.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 17h01
   





                        


Connue pour son hostilité à l’accueil de migrants, la Hongrie vient d’être épinglée par un rapport du Conseil de l’Europe pour les conditions de détention de ces derniers. Le pays doit mieux identifier les victimes du trafic d’êtres humains parmi les migrants et les demandeurs d’asile qui sont « privés de liberté » dans des camps à la frontière avec la Serbie, dit un rapport de l’organisme, vendredi 27 avril.
« La capacité de détection des victimes potentielles de la traite des migrants et des demandeurs d’asile en Hongrie s’est détériorée, » estime le Groupe d’experts du Conseil (Greta) sur la traite des êtres humains. Le rapport fait suite à une visite dans les deux camps mis en place par les autorités hongroises à la frontière serbe, à Röszke et à Tompa (Sud). Les experts ont constaté que les demandeurs d’asile y attendaient une décision concernant leur demande d’asile, avec interdiction de pénétrer dans le reste du territoire hongrois.
La Commission européenne, le haut-commissaire de l’ONU et de nombreuses associations ont critiqué cette mesure entrée en vigueur en 2017, qu’ils assimilent à la détention. Budapest conteste ce terme, soulignant qu’il est possible aux migrants de quitter les lieux s’ils retournent en Serbie, pays par lequel ils sont entrés. Une dizaine de demandeurs sont admis chaque jour dans ces camps en provenance de Serbie.

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Des employés incapables de renseigner les migrants sur leurs démarches administratives
« Sous la surveillance des gardes armés, les demandeurs d’asile dans les zones de transit sont privés de liberté, détenus dans des locaux exigus, entourés de barbelés », qui ne peuvent être considérés comme un hébergement « approprié et sûr pour les victimes de la traite », selon le Greta. La délégation dit avoir constaté que la plupart des employés travaillant dans les zones de transit « ne pouvaient ni expliquer les procédures à suivre ni renseigner sur les autorités compétentes » pour prendre en charge ce public vulnérable, notamment les mineurs.
En outre, le rapport a listé 79 cas « d’expulsions collectives de migrants irréguliers » vers la Serbie, en moins de deux semaines, en décembre 2017. Ces expulsions affectent la capacité de la Hongrie à identifier et à prendre en charge les victimes de trafic, selon le rapport. Budapest, dans sa réponse au Greta, a jugé « sans fondement » cette référence à la pratique d’expulsions collectives.
La Hongrie, où le premier ministre souverainiste Viktor Orban vient d’être réélu pour un troisième mandat d’affilée, s’est illustrée depuis 2015 par son discours vindicatif contre l’accueil de migrants extraeuropéens et par une série de mesures durcissant la politique migratoire du pays. Le pays a reçu en 2017 3 397 demandes d’asile et a accordé le statut de protection subsidiaire, ou celui de réfugié, à 1 216 personnes.
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            data-slide-description="Un panneau sur la clôture annonce la frontière qui sépare la Hongrie de la Serbie."
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            data-slide-description="Un Pakistanais soigne une blessure au genou. Il dit avoir été battu par la police hongroise alors qu’il tentait de franchir illégalement la frontière."
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            data-slide-description="Des enfants venant de Syrie et d’Afghanistan apprennent l’anglais avec leur professeur serbe, Tamara."
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            data-slide-description="Des migrants se rasent à tour de rôle."
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            data-slide-description="Des femmes du Kurdistan irakien étendent du linge."
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            data-slide-description="Des migrants chargent la batterie de leur téléphone."
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            data-slide-description="Une femme vient de recevoir le déjeuner de la Croix-Rouge."
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            data-slide-description="Les hommes font la queue en attendant le service du déjeuner."
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            data-slide-description="Un Pakistanais fait une sieste."
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            data-slide-description="Un homme cuisine les légumes achetés au village."
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            data-slide-description="Des hommes attendent de savoir qui pourra passer le lendemain en Hongrie."
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            data-slide-description="Le garde champêtre hongrois Szalma Tamàs a récemment découvert trente et un migrants illégaux dans la forêt."
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            data-slide-description="Mohammed, l’autodesigné leader du camp de transit, apprend de la police hongroise les noms des quinze personnes qui seront autorisées à passer en Hongrie le lendemain."
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            data-slide-description="La liste complète."
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            data-slide-description="Des femmes et des enfants du camp de Tompa-Subotica, près de la clôture marquant la frontière."
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            data-slide-description="Une Syrienne dormant dans son lit. Le camp de transit de Subotica a été conçu pour 70 migrants, il en accueille actuellement 250, seuls quelques-uns ont une chambre."
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            data-slide-description="Les migrants qui se trouvent sur la liste des partants attendent le bus qui doit les conduire, après des entretiens et des examens, dans la zone de transit de Röszke (Hongrie)."
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            data-slide-description="László Toroczkai, le maire d’Ásotthalom, la commune hongroise située de l’autre côté de la frontière, dans son bureau. Il est le vice président du parti d’extrême droite Jobbik."
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Un panneau sur la clôture annonce la frontière qui sépare la Hongrie de la Serbie.

LOULOU D’AKI POUR « LE MONDE »
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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Depuis le 30 mars, un mouvement de protestation appelé la « grande marche du retour » mobilise chaque vendredi des milliers de Palestiniens. Quarante-quatre d’entre eux ont déjà été tués.
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Gaza : trois Palestiniens tués par des tirs israéliens lors de manifestations

Depuis le 30 mars, un mouvement de protestation appelé la « grande marche du retour » mobilise chaque vendredi des milliers de Palestiniens. Quarante-quatre d’entre eux ont déjà été tués.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 17h19
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 18h55
   





                        


                                                                                                                         data-ui="carousel"
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            data-slide-description="Près de la frontière orientale de la bande de Gaza, à l’est de la ville de Jabalia."
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            data-slide-description="Des manifestants palestiniens tentent d’abattre une partie de la clôture de la frontière entre Israël et Gaza, à l’est de la ville de Gaza."
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            data-slide-description="L’armée israélienne a ordre de tirer sur quiconque tente de s’approcher ou d’endommager la clôture."
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            data-slide-description="Un manifestant palestinien utilise une fronde contre les forces de sécurité israéliennes près de Khan Younès, dans le sud de la bande de Gaza."
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            data-slide-description="Des manifestants fuient les multiples gaz lacrymogènes tirés par les forces de sécurité israéliennes près de Khan Younès."
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            data-slide-description="Selon le ministère de la santé de Gaza, plus de 150 personnes ont été blessées par balles ou par gaz lacrymogènes vendredi, dont un journaliste palestinien."
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            data-slide-description="Des manifestants souffrants de l’effet des gaz, à l’est de Khan Younès."
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            data-slide-description="Dans le sud de la bande de Gaza."
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            data-slide-description="Un manifestant blessé est évacué, dans le sud de la bande de Gaza."
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            data-slide-description="Des manifestants palestiniens ont lancé un cerf-volant enflammé pour incendier le territoire israélien près de Khan Younès, au sud de la bande de Gaza."
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            data-slide-description="Des manifestants palestiniens remplissent des sacs de sable pour s’en faire des abris, en vue des affrontements à venir, à l’est de Jabalia, dans le nord de la bande de Gaza."
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Près de la frontière orientale de la bande de Gaza, à l’est de la ville de Jabalia.

MOHAMMED ABED / AFP
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Pour le cinquième vendredi de suite, des milliers de Palestiniens ont manifesté, vendredi 27 avril, le long de la frontière israélienne dans la bande de Gaza. Trois des manifestants ont été tués par des tirs israéliens, et une cinquantaine de personnes ont été blessées, a annoncé le ministère de la santé gazaoui.
Ce nouveau mort porte à quarante-quatre le nombre de Palestiniens tués depuis le 30 mars, date du début du mouvement de protestation appelé la « grande marche du retour ». Chaque vendredi, des milliers de manifestants revendiquent le droit des Palestiniens de retourner sur les terres dont ils furent chassés ou qu’ils durent fuir à la création de l’Etat d’Israël, en 1948. Le mouvement dénonce également le blocus israélien imposé à Gaza.

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                Le Hamas prend la vague de la contestation frontalière à Gaza



Critique d’ONG et de l’Union européenne
La plupart des manifestants se tiennent à distance de la barrière lourdement gardée par des soldats israéliens. Mais des groupes s’approchent de la frontière pour lancer des pierres ou des engins incendiaires sur les soldats ou tenter de forcer la ligne de barbelés déroulée par Israël en avant de la barrière. Les soldats israéliens ripostent par des moyens antiémeutes ou tirent à balles réelles sur les manifestants.
Cette riposte des militaires israéliens fait l’objet de critiques d’organisations de défense des droits humains et a suscité des demandes d’enquêtes indépendantes de la part de l’ONU et de l’Union européenne. Demandes qu’Israël rejette systématiquement.

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                Comment Israël justifie le traitement militaire des manifestants à Gaza






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ L’opposant Nikol Pachinian espère être nommé premier ministre après la démission de Serge Sarkissian face à la colère populaire
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En Arménie, « Nikol » mobilise la rue et se voit déjà au pouvoir

L’opposant Nikol Pachinian espère être nommé premier ministre après la démission de Serge Sarkissian face à la colère populaire



Le Monde
 |    27.04.2018 à 10h22
    |

            Annick Cojean (Erevan, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Il sera premier ministre. Il l’affirme, le proclame, le hurle même aux milliers de personnes réunies place de la République, au centre d’Erevan, ce jeudi 26 avril au soir, cassant sa voix à force de s’adresser aux foules, des heures durant, porte-voix ou micro en main. Il le sera, dit-il, « ou alors la République d’Arménie n’aura pas de premier ministre ! » Et la place ovale, éclairée par d’immenses spots braqués sur la scène et la lune presque pleine, retentit d’applaudissements.
Car il n’y a pas, selon lui, d’alternative. Il se présente comme « le premier ministre du peuple », choisi par lui. Et c’est donc lui, le député Nikol Pachinian, qui se voit déjà élu, le 1er mai, par le Parlement arménien, lors d’une réunion extraordinaire convoquée jeudi après la démission de Serge Sarkissian, sous la pression d’énormes manifestations populaires. Mais le Parti républicain de M. Sarkissian dispose toujours d’une majorité parlementaire, compliquant l’affaire de l’opposant. « Le peuple a déjà gagné », estime-t-il, annonçant avoir invité le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, pour des négociations vendredi matin à l’hôtel Marriott, et avoir exigé que la réunion ait lieu en présence de journalistes.

Pas question de marchandages secrets en coulisses, insiste-t-il. Tout sera transparent et ouvert : « Le peuple sera tenu au courant de tout. » Et d’annoncer une grande virée à travers le pays, pendant le week-end, de village en village, avec des meetings à Gumri et Sevan, adjurant les habitants d’Erevan de se reposer et de reprendre des forces pour le début de la semaine qui devrait être « très intense ». « Pas de violence, seulement de l’amour… Nos mains sont ouvertes et propres. La victoire, on ne la laissera pas s’échapper ! »
Ainsi parle Nikol Pachinian, casquette sur la tête, treillis militaire, et visage mangé par une barbe poivre et sel. Et ainsi vibrent les milliers...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le rappeur américain a déclaré son soutien à son « frère » lors de son retour sur le réseau social et a répondu aux critiques par « sa liberté de penser » et son « amour pour tous ».
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

De retour sur Twitter, Kanye West gazouille à l’oreille de Donald Trump

Le rappeur américain a déclaré son soutien à son « frère » lors de son retour sur le réseau social et a répondu aux critiques par « sa liberté de penser » et son « amour pour tous ».



Le Monde
 |    27.04.2018 à 16h21
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h46
    |

                            Claire Courbet








                        


Oyez, Oyez ! Kanye West a fait son grand retour sur Twitter, il y a quelques jours, provoquant au passage la meilleure blague de l’histoire du compte Quechua, mais passons, ce n’est pas le sujet. Si son retour a fait parler de lui, c’est parce que Kanye a crié son amour au monde pour… Donald Trump. Comme lui, le républicain serait un « dragon d’énergie » que « la foule ne peut pas [l’empêcher] d’aimer ». Le chanteur de rap est même allé jusqu’à qualifier le président des Etats-Unis de brother (« frère »).

You don't have to agree with trump but the mob can't make me not love him. We are both dragon energy. He is my brot… https://t.co/jy5FzoNYwg— kanyewest (@KANYE WEST)


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« Vous n’avez pas à être d’accord avec Trump mais la foule ne peut pas m’empêcher de l’aimer. Nous sommes deux dragons d’énergie. Il est mon frère. J’aime tout le monde. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que les gens font. C’est ce qui nous rend individuel. Et nous avons le droit à la liberté de penser. »
Le président américain a répondu à l’appel de cette « bromance », retweetant ce message à ses 51 millions de followers avec un désinvolte « Merci Kanye, très cool ! ». Sa fille Ivanka Trump a fait de même en ajoutant le hashtag #truth (« vérité »).
Et au cas où le message ne serait pas tout à fait passé, le chanteur a publié une photo d’une casquette siglée « Make America great again » (« rendre sa grandeur à l’Amérique », le slogan de campagne du candidat républicain) signée par le président des Etats-Unis. Là aussi, le message a été relayé par Donald Trump.

MAGA! https://t.co/jFf5ONASlv— realDonaldTrump (@Donald J. Trump)


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Inutile de préciser que ces déclarations ont donné lieu à des détournements sur Twitter, par des internautes qui s’en sont donné à cœur joie.

https://t.co/ndxOpuzbcU— TheDailyShow (@The Daily Show)


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Couple of the year #twimbos #trump #TheQueenMzansi #AvengersInfinityWar #TheRiver1Magic #NFLDraft #BillCosby #Kanye… https://t.co/ptj9Q5ujYQ— sekeanim8 (@ThinkTank Global™)


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[Conseil] 
Ne faites pas comme Kanye West
— Interflora (@Interflora France)


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Un homme qui « aime tout le monde »
Peu après la publication de ces messages pro-Trump, le rappeur a reçu des critiques de twittos et un SMS du chanteur John Legend espérant qu’il « change d’avis ». En réponse, Kanye West a publié l’échange sur Twitter et a insisté sur son droit à penser ce qu’il souhaite et sur le fait qu’il « aime tout le monde ». Dans un autre message, il précise qu’il « ne [dit] pas à un supporteur d’Hillary [Clinton] de ne pas la soutenir, [qu’il] aime aussi Hillary ».

If your friend jumps off the bridge you don't have to do the same. Ye being Ye is a fight for you to be you. For pe… https://t.co/jEtRk4Z9sC— kanyewest (@KANYE WEST)


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Son épouse, Kim Kardashian, l’a défendu sur son compte Twitter, clamant qu’il était une « personne libre de penser ce qu’il veut ». Elle a toutefois indiqué qu’elle ne se reconnaissait pas dans ses propos :
« Beaucoup de gens (dont moi) ont des opinions et sentiments différents à ce propos. Mais c’est SON opinion. Je crois en la capacité des gens à avoir leurs propres opinions, même si elles sont très différentes des miennes. Il n’a jamais dit qu’il était d’accord avec [les choix] politiques [de Trump]. »
Influencé, le chanteur a légèrement rétropédalé :
« Mon épouse vient de m’appeler et elle voulait que je rende ça clair pour tout le monde. Je ne suis pas d’accord avec tout ce que fait Trump. Je ne suis d’accord avec personne à 100 % sauf avec moi-même. »

my wife just called me and she wanted me to make this clear to everyone. I don't agree with everything Trump does.… https://t.co/CuUkTnXRYG— kanyewest (@KANYE WEST)


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Un fervent supporteur qui se voit en successeur
Le soutien de Kanye West à Donald Trump ne date pas de ces derniers tweets. Dès le 17 novembre 2016, une semaine après l’élection du milliardaire, il avait déclaré lors d’un concert que s’il avait voté, il aurait choisi Trump. Un mois plus tard, il le rencontrait dans la Trump Tower.
« Je pense qu’il est important de disposer d’une ligne directe de communication avec notre futur président si nous voulons vraiment un changement. #2024 », avait-il alors expliqué, « 2024 » correspondant à une année d’élection présidentielle aux Etats-Unis. A laquelle Donald Trump ne pourra pas se présenter, s’il est réélu en 2020 — la Constitution limitant le nombre de mandats présidentiels à deux consécutifs.
Alors Kanye West laisse planer le doute sur ses intentions. Dans la foulée des messages de soutien à Trump, le chanteur a publié une photo d’une fausse affiche de campagne, où s’inscrivait au-dessus de son visage « Keep America great » et en dessous « #2024 ».

https://t.co/KzyHlDaywt— kanyewest (@KANYE WEST)


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Au-delà des messages de soutien à Trump, c’est toute l’activité de Kanye West sur le réseau social qui interpelle. Le rappeur semble en roue libre et envoie par vagues des tweets sans queue ni tête. Il a affiché son soutien à des personnalités controversées, comme Scott Adams, un célèbre dessinateur qui avait déclaré que le viol est « un instinct naturel » des hommes et que la société est une « prison virtuelle des désirs naturels des hommes ».
Mais il a aussi publié des phrases pseudo-philosophiques telle que « c’est vraiment cool de dire “je te déteste”. Mais ce n’est pas cool de dire “je t’aime”. L’amour a un stigmate », ou encore des déclarations aussi qualitatives qu’informatives — « je suis bon au ping-pong » — voire des phrases dont nous n’avons pas compris le sens — « Allez, soyons comme l’eau ». On cherche encore.

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Andrés Iniesta, légende du Barça, annonce son départ du club de football

Le milieu de terrain quitte son seul et unique club après seize saisons au sommet. Il fut un des artisans de la domination footballistique catalane (en club) et espagnole (en sélection) du début du XXIe siècle.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 14h43
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 16h22
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Andrés Iniesta, le légendaire milieu de terrain du FC Barcelone, a confirmé, vendredi 27 avril, qu’il quitterait le club catalan à la fin de la saison. Il s’agira de sa 16e saison professionnelle avec le club, le seul qu’il ait jamais connu, ayant intégré son académie à l’âge de 12 ans. En tout et pour tout, Andrés Iniesta aura passé vingt-deux ans sous les couleurs barcelonaises. Presque aucun joueur ne peut en dire autant.
« En étant honnête avec moi-même et avec le club, mon parcours doit s’arrêter cette année. C’est une décision très réfléchie », a-t-il dit lors d’une longue conférence de presse en présence de sa famille et de ses coéquipiers.
« C’est un jour très difficile pour moi parce que j’ai passé ma vie ici. Je comprends que la loi de la vie veut que chaque nouvelle chose soit plus difficile que la précédente. Je ne me pardonnerai jamais de connaître une situation inconfortable au club. Ni moi ni le club ne méritons cela. »

The recognition is infinite 👏👏👏
— FCBarcelona (@FC Barcelona)


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Il ne s’agit pas d’une retraite pour l’Espagnol de bientôt 34 ans. Des rumeurs le donnent partant vers la Chine. Lui est resté évasif sur son futur footballistique, jurant seulement ne pas continuer en Europe pour ne pas jouer « contre [son] club ».
A la fois métronome et pivot du milieu du terrain du Barça depuis près de deux décennies, Iniesta restera dans l’histoire du foot non seulement comme un des joueurs les plus créatifs et les plus beaux à voir évoluer, mais comme un des artisans de la domination catalane (en club) et espagnole (en sélection) du début du XXIe siècle.
« Si Iniesta s’appelait Andrezinho, il aurait eu deux Ballons d’or »

   


Son palmarès compte 31 titres avec le FC Barcelone, dont quatre Ligue des champions (2006, 2009, 2011, 2015) remportés aux côtés de Lionel Messi, Ronaldinho ou de son binôme, Xavi. Avec l’Espagne, il gagnera les Euros 2008 et 2012 et, en 2010, la seule Coupe du monde de l’histoire de son pays. C’est lui qui marquera le but victorieux en prolongations contre les Pays-Bas.

Luis Enrique, un de ses entraîneurs sur le banc du Barça, dira de lui en 2016 qu’il « est unique au monde ». 
« Personne dans l’effectif ni même dans le football mondial ne ressemble à Andrés Iniesta. J’ai de bons profils à cette position, mais je n’ai vu aucun joueur ressemblant à Andrés Iniesta. »
Une illustre carrière qui n’a pas été couronnée de la récompense individuelle suprême, le Ballon d’or. Le petit Espagnol a été régulièrement oublié, sûrement parce que son jeu précis et vital avait le tort d’être moins spectaculaire que d’autres. Son grand rival du Real Madrid, Sergio Ramos, a eu une belle formule pour résumer ce scandale : « Si Iniesta s’appelait Andrezinho, il aurait eu deux Ballons d’or. » Ne pas avoir eu de Ballon d’Or « n’est pas un regret (...) ma perception du foot ou mon bonheur ne change pas en fonction d’un Ballon d’Or », a dit l’intéressé lorsqu’on lui posa, encore une fois, la question.
Au Camp Nou, la saison n’est pas officiellement terminée. Le FC Barcelone, qui possède onze points d’avance en tête de la Liga, a encore huit matchs à jouer. Une nouvelle victoire serait un trophée de plus pour Andrés Iniesta, qui partira ensuite vers la Russie pour disputer sa dernière Coupe du monde. Il quittera alors l’équipe espagnole, comme il a quitté aujourd’hui le Barça, en « se sentant important, en se sentant titulaire, avec la possibilité de gagner des titres ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ Avec les mélanges baroques d’Igorrr, le genre échappe à sa caricature.
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Au Nadir, une soirée dans la forge metal du Printemps de Bourges

Avec les mélanges baroques d’Igorrr, le genre échappe à sa caricature.



Le Monde
 |    27.04.2018 à 16h46
    |

            Bruno Lesprit (Bourges, envoyé spécial,)








                        



   


Déjà las du hip-hop chanté, cette nouvelle variété qui s’est imposée en France dans le sillage de Stromae ? Salle excentrée au sud du quai d’Auron, le centre névralgique du Printemps de Bourges, le Nadir offrait aux réfractaires une alternative radicale dans la soirée du jeudi 26 avril. Le lieu semblait presque faire sécession avec un programme entièrement dévolu aux formes modernes du metal. Caractérisé par une sous-représentation féminine, du côté des musiciens mais pas du public, le genre ne risque pas de tenir compte du mot d’ordre de la parité qui a gagné les festivals cette année après l’affaire Weinstein et ses retombées. L’affiche du Hellfest, prévu du 22 au 24 juin à Clisson (Loire-Atlantique) ne compte ainsi que sept groupes à filles (dont les rockeuses Joan Jett & The Blackhearts et L7) sur plus de 150 noms…

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Pas de telles stars au Nadir, petite salle associative qui fleure bon la MJC d’antan. C’est à un état des lieux, en miniature, des forces vives métalliques qui peuplent l’Hexagone qu’headbangers (ces fans qui secouent leur chevelure en cadence) et curieux sont conviés. Pour ouvrir le bal (du diable, évidemment), honneur aux régionaux avec Mathem & Tricks, un duo berruyer construit sur un dialogue strictement instrumental, guitare (Pierre Charpagne) et batterie (François Tanfin). Sa démarche est cérébrale, sinon scientifique, présentée comme du « math rock ». La formule pourrait faire penser aux White Stripes (à qui l’on doit Black Math) si les deux compères, deux barbus plus freaks qu’hipsters, ne faisaient passer l’ancien binôme américain pour Stone & Charden.
Une lourdeur héritée des pères fondateurs de Black Sabbath
Dans un éclairage de forge, il faut imaginer la bande-son qui illustrerait l’agonie d’un tyrannosaure (consignée sur l’EP de six titres Iniki, paru en 2015 chez Waroba Records) avec une puissance tellurique obtenue par l’utilisation d’un amplificateur de basse, une lourdeur héritée des pères fondateurs de Black Sabbath, de savants tritons hendrixiens (ces accords dissonnants interdits au Moyen-Age au titre de « Diabolus in Musica ») et un art post-rock de la déconstruction. Quelques gamins plantés devant la scène résistent au monstre avec des casques anti-bruit sur la tête.
Le quatuor lyonnais Celeste jouit déjà d’une réputation dans le milieu métalleux pour avoir publié six volumes depuis 2006, aux titres répétitifs et relevant presque de l’écriture inclusive : Pessimiste(s), Nihiliste(s), Misanthrope(s), Morte(s) Née(s), Animale(s) et, le dernier en date, Infidèle(s) chez Denovali Records. Avec de tels énoncés, on aura compris que ces gones ne sont pas de joyeux drilles, véhiculant une « philosophie » que résume leur titre-manifeste Quoi qu’il advienne, tout est à chier. Hurlés, les textes, rattachés aux litanies du sludge metal (haine et dégoût de soi comme des autres) sont toutefois inaudibles.
Monomaniaque, Céleste est aussi monochrome, évoluant dans une lumière rouge, chaque musicien muni d’une lampe frontale également rouge ne laissant rien voir de ses traits. Musicalement, les intéressés décrivent leur activité « un peu comme si Shora dans sa période poilue rencontrait Daturah sous coke », ce qui n’éclairera que les seuls spécialistes. Disons qu’en dehors de rares plages d’accalmie, Celeste ne connait qu’un registre : l’agression via un blitz thermonucléaire qui fait trembler, au sens propre, les murs de la salle.
Un « breakcore » déconcertant
Par ses audaces et ses mélanges baroques (mot à entendre dans son sens commun comme musical), Igorrr, projet de l’Alsacien Gautier Serre, offre un constraste bienvenu après cette étouffante oppression. Actif depuis 2004, ce compositeur, multi-instrumentiste, DJ et machiniste, qui a publié en juin 2017 l’album Savage Sinusoid (Metal Blade Records), concasse les genres dans des brisures rythmiques voisines de celles de l’électronicien britannique Aphex Twin. En résulte un « breakcore » déconcertant dont l’efficacité scénique est décuplée par la présence d’un batteur ne ménageant guère la double pédale de sa grosse caisse.
Les métalleux ont souvent voué un culte aux grands musiciens classiques, Bach et Paganini en tête, et Gautier Serre n’y déroge pas, influencé autant par le death metal de Cannibal Corpse et Morbid Angel que par les sonates de Scarlatti et Chopin. Les déflagrations soniques interviennent ainsi après une arabesque de guitare espagnole, un thème au clavecin ou à l’accordéon. Deux chanteurs occupent le devant de la scène, seuls ou en duo : Laurent Lunoir, une sorte de Chewbacca échappé d’un film gore dans le rôle de la Bête, et la soprano Laure Le Prunenec dans celui d’une Belle revisitée en diva trash de bel canto, en furie ponctuant ses envolées lyriques d’intense headbanging. C’est incontestablement singulier, radical et définitivement clivant. Comme peut l’être Jeannette, l’enfance de Jeanne d’arc, le film présenté à Cannes en 2017 de Bruno Dumont, qui a confié la bande-son à Igorrr, offrant à celui-ci de se faire connaître au-delà des cercles du metal. On l’attend d’ailleurs le 5 juillet au Montreux Jazz Festival...
Mathem & Tricks, le 7 juin au festival Aucard de Tours; Celeste, le 10 mai à Bordeaux (I Boat), le 11 à La Rochelle (La Sirène), le 12 à Toulouse (festival Le Grand Sabbat); Igorrr, le 12 mai au festival Metal Culture(s) de Guéret, le 19 au Festival sur les pointes de Vitry-sur-Seine, le 27 au Outch! Extreme Metal Festival de Langres, le 28 à Seyssinet-Pariset (L’Ilyade), le 30 à Chelles (Les Cuizines), le 31 à Rennes (1988 Live Club)...



                            


                        

                        


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La croissance économique a fortement ralenti au premier trimestre en France

Selon une première estimation publiée, vendredi, par l’Insee, la hausse du PIB a atteint 0,3 % entre janvier et mars, loin du rythme observé lors du dernier trimestre 2017 (0,7 %).



Le Monde
 |    27.04.2018 à 08h20
 • Mis à jour le
27.04.2018 à 11h28
    |

            Elise Barthet








                        



   


Après l’euphorie, le coup de mou. D’après les estimations de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), rendues publiques vendredi 27 avril, la croissance a nettement ralenti en France au premier trimestre. Le produit intérieur brut (PIB), qui avait progressé de 0,7 % à la fin de l’année précédente, plafonne à 0,3 % pour les trois premiers mois de 2018. C’est 0,1 point de moins que ce qui était anticipé par l’organisme public.
« On a sans doute atteint un point haut fin 2017. Le pic de croissance est derrière nous », estime Alexandre Vincent, économiste chez Coe-Rexecode, un think tank proche du patronat. Faut-il s’en inquiéter ? Non. En tout cas pas pour l’instant. Le fléchissement était attendu. Il n’y a « rien de surprenant » à ce « léger tassement », a estimé vendredi le ministre des finances, Bruno Le Maire. Début avril, la Banque de France avait été la première à revoir ses prévisions à la baisse, évoquant déjà une croissance de 0,3 % au premier trimestre. En cause : la contraction de la production manufacturière et une consommation des ménages atone.
Même si elles augmentent en glissement annuel, les performances enregistrées dans l’industrie au premier trimestre piquent en effet du nez dans presque tous les secteurs. Affectée par la baisse des matériels de transport, la production manufacturière tombe dans le rouge, à – 1,1 % après + 1,5 % au quatrième trimestre 2017. Seules la construction et l’énergie soutiennent un peu les courbes, de même que les services, qui se maintiennent à un bon niveau (+ 0,5 % après + 0,8 %).
Pas étonnant, dans ce contexte, que le moral des entrepreneurs ait marqué le pas ces derniers mois. La demande globale et étrangère a été moins vivace que prévu. L’euro s’est apprécié par rapport au dollar, les prix du pétrole ont augmenté. En outre, les menaces de guerre commerciale persistent entre Washington et Pékin. « Les chefs d’entreprise sont fatalement plus circonspects. On assiste à une correction après la forte progression de 2017 », observe Hélène Baudchon, analyste chez BNP Paribas.

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Baisse de la consommation
Résultat : « Les goulots de production se desserrent, après avoir augmenté continûment depuis fin 2016 et atteint en janvier 2018 un niveau proche de celui d’octobre 2000 », notait l’Insee dans son enquête trimestrielle de conjoncture dans l’industrie. En d’autres termes, les tensions, liées aux problèmes de recrutement et au renouvellement de l’appareil productif, s’apaisent. En avril, le taux d’utilisation des capacités de production s’est établi à 85,3 %, un chiffre très élevé, mais en baisse de 0,5 point par rapport à janvier.
« Le trou d’air s’explique par l’explosion de la bulle d’optimisme. On le voit bien dans l’automobile : la production a été beaucoup plus forte que le niveau des immatriculations. Les entreprises ont parié sur une demande qui n’a pas été aussi forte qu’attendue, alors elles déstockent… », note Stéphane Colliac, économiste chez Euler Hermes. Cela se répercute assez logiquement sur les décisions d’investissement. Ces dernières baissent très nettement, passant de 1,6 % à 0,5 %.
En revanche, l’investissement des ménages, très corrélé au marché des logements neufs, reste stable. Mieux : les dépenses publiques augmentent, ce qui devrait soutenir la croissance dans les mois à venir, souligne M. Colliac.
La principale inquiétude vient du niveau de la consommation. Les dépenses en biens et services plafonnent à 0,2 %, comme au quatrième trimestre 2017. La baisse est particulièrement marquée dans l’alimentaire, tandis que la consommation en énergie a rebondi, en raison des températures inférieures aux normales saisonnières enregistrées en février et mars.
Le marché de l’emploi reste dynamique
Cette frilosité des ménages s’explique notamment par la contraction du pouvoir d’achat. Une faiblesse ponctuelle, liée, selon Mathieu Plane, de l’Observatoire des conjonctures économiques (OFCE), au calendrier des mesures fiscales mises en œuvre par le gouvernement. La hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) et des impôts indirects (tabac, hydrocarbures) n’a pas encore été compensée par la baisse des cotisations salariales. Des réformes favorables comme la suppression de la taxe d’habitation pour 80 % de ceux qui la règlent aujourd’hui n’entreront en vigueur qu’à la fin de l’année.
La consommation devrait donc reprendre progressivement, entretenue par un marché de l’emploi qui reste dynamique, malgré la hausse continue des temps partiels et des contrats précaires. « On n’a pas mangé toute notre réserve de croissance », résume M. Plane.
Quels effets auront les grèves sur l’activité ? Impossible à évaluer pour le moment, même si M. Le Maire, a affirmé sur Europe 1 que le tourisme pâtissait déjà des mouvements sociaux.
La France n’est pas la seule, en Europe, à connaître un trou d’air. Le moral des patrons a encore flanché en avril outre-Rhin. Les indicateurs donnent des signes de faiblesse en Allemagne et en Italie.

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Malgré le tassement du premier trimestre, les économistes ne revoient pas, pour le moment, leurs prévisions annuelles à la baisse. Tous tablent encore sur une croissance évoluant en France entre 1,9 % et 2,1 % pour 2018. « L’élan acquis l’an passé est porteur, justifie Hélène Baudchon, de BNP Paribas. L’essoufflement est plutôt attendu pour 2019-2020. »



                            


                        

                        

