<FILE-date="2018/04/26/19">

<article-nb="2018/04/26/19-1">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ L’Olympique de Marseille joue jeudi soir la demi-finale aller de la Ligue Europa, une coupe qui peut donner accès à la Ligue des champions après avoir gagné… la Coupe de la Ligue. Explications pour les néophytes.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤                     
                                                

Ligue 1, Ligue des champions, Ligue Europa… S’y retrouver dans les compétitions de football

L’Olympique de Marseille joue jeudi soir la demi-finale aller de la Ligue Europa, une coupe qui peut donner accès à la Ligue des champions après avoir gagné… la Coupe de la Ligue. Explications pour les néophytes.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 15h36
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 17h41
    |

            Alexandre Pouchard et 
Maxime Vaudano








                        



   


L’Olympique de Marseille joue, jeudi 26 avril contre les Autrichiens de Salzbourg, la demi-finale aller de la Ligue Europa. C’est le dernier club français en lice dans une compétition européenne, après l’élimination du Paris-Saint-Germain en Ligue des champions. Ce dernier a pu se consoler avec sa victoire en Coupe de la Ligue et son sacre en Ligue 1, qui lui permettra notamment de jouer le Trophée des champions en début de saison prochaine… Tout cela vous paraît obscur ? Nous faisons le point sur les principales compétitions de football pour les clubs.
Deux compétitions au niveau européen
Elles sont toutes deux organisées par l’Union des associations européennes de football (UEFA), qui rassemble les différentes fédérations (comme la FFF, la Fédération française de football).
1. La Ligue des champions, la principale

Qu’est-ce que la Ligue des champions en football ?
C’est la compétition européenne la plus prestigieuse. Elle réunit les meilleurs clubs des championnats européens : les principaux championnats peuvent envoyer quatre équipes en Ligue des champions, quand les moins importants ne qualifient que leur champion.
Cette répartition est définie par un « classement des championnats » (appelé « indice UEFA »), qui varie chaque saison selon les résultats des équipes des pays concernés dans les compétitions européennes. Actuellement, ce sont l’Espagne, l’Allemagne, l’Angleterre et l’Italie qui sont les meilleurs championnats et qui bénéficieront, à partir de la saison prochaine, de quatre places directes en Ligue des champions. Viennent ensuite la France, la Russie et le Portugal, qui bénéficient de deux places directes (et une autre en tour préliminaire de qualification).
La compétition consiste en :
des tours préliminaires de qualification pour déterminer quelles équipes « plus faibles » pourront jouer la phase suivante ;une phase de groupes avec quatre équipes par groupe, où chacune rencontre les autres deux fois (matchs aller-retour, une fois à domicile, une fois chez l’autre) ;une phase finale (huitièmes de finale, quarts de finale, demi-finales, finale), là aussi en « aller-retour » – sauf la finale qui est un match unique.
Cet encadré s’inscrit dans un article consacré aux compétitions des clubs de football.


2. La Ligue Europa, la deuxième

Qu’est-ce que la Ligue Europa en football ?
La Ligue Europa (« Europa League » en anglais) est la deuxième compétition européenne, qui réunit les clubs un peu moins bien classés des championnats. Par exemple, en France, le 4e du championnat a une place directe, de même que les vainqueurs des deux coupes nationales (Coupe de France et Coupe de la Ligue, voir ci-dessous). Le 5e du championnat, lui, a accès à des tours de qualification avant le début officiel de la Ligue Europa. Subtilité : si un club qui remporte une des coupes nationales est déjà qualifié pour la Ligue des champions (parce qu’il termine premier ou deuxième du championnat, par exemple), alors la place de qualification directe pour la Ligue Europa, normalement dévolue au vainqueur de la coupe, est « reversée » dans le championnat (au 5e, par exemple).
Dorénavant, le vainqueur de la Ligue Europa se qualifie directement pour la Ligue des champions. Ainsi, Marseille peut finir 4e en Ligue 1 mais s’il gagne la Ligue Europa, il est qualifié pour la plus prestigieuse des compétitions européennes. C’était le cas l’année dernière de Manchester United, qui a fini 6e du championnat anglais mais qui a pu disputer la Ligue des champions cette année.
Cet encadré s’inscrit dans un article consacré aux compétitions des clubs de football.


En bonus : la « Supercoupe d’Europe ». Moins connue, il s’agit simplement d’un match organisé au tout début de la saison (en août) entre le vainqueur de la Ligue des champions et la Ligue Europa.
A noter qu’il existe aussi une « Coupe du monde des clubs », opposant chaque année (en décembre) les vainqueurs des différentes Ligue des champions (ou équivalentes) sur chaque continent.
Les compétitions européennes de football ont beaucoup varié dans le temps, que ce soit par leur nom (la Ligue des champions s’appelait auparavant la Coupe des clubs champions) ou par leur format. Certaines compétitions ont un temps existé mais ont disparu aujourd’hui (comme feu les « Coupes d’Europe des vainqueurs de coupe », dite « Coupe des coupes » ou la « Coupe Intertoto »). Nous avons résumé ci-dessous les différentes compétitions européennes, et leurs changements de nom, depuis 1955 :

   


En France : un championnat et deux coupes
Les championnats professionnels :
La Ligue 1 : c’est la première division professionnelle, réunissant vingt clubs. Chaque équipe rencontre les autres deux fois (une fois à domicile, une fois chez l’autre) dans la saison, qui court d’août à mai. Les premières places donnent accès à la Ligue des champions, les places suivantes à la Ligue Europa. Les deux dernières places, elles, relèguent dans la division inférieure. Nouveauté de la saison 2016-2017 : l’antépénultième n’est plus relégué directement mais affronte un club de deuxième division lors d’un « match de barrage ».La Ligue 2 : c’est la deuxième division, réunissant elle aussi vingt clubs. Les premières places donnent accès à la Ligue 1, les dernières places relèguent dans la division inférieure, nommée « National ».
Les Coupes :

Coupe de France, Coupe de la Ligue : quelles différences ?
La Coupe de France : elle est organisée par la Fédération française de football (FFF). Elle est ouverte à tous les clubs de France, y compris les amateurs. C’est pour cela que l’équipe amateurs des Herbiers, en Vendée, jouera la finale de la Coupe de France face au PSG le 8 mai. Elle compte, au total, quatorze tours (les équipes professionnelles ne rentrant dans la compétition qu’à partir du 7e tour), avec des matchs uniques (pas d’« aller-retour »). Le vainqueur se qualifie pour la Ligue Europa.
La Coupe de la Ligue : elle est organisée par la Ligue de football professionnel qui, comme son nom l’indique, ne rassemble que les clubs professionnels. Cette compétition n’est donc pas ouverte aux clubs amateurs. Le vainqueur se qualifie directement pour la Ligue Europa.
Cet encadré s’inscrit dans un article consacré aux compétitions des clubs de football.


En bonus : le « Trophée des champions ». Moins connu, il s’agit simplement d’un match organisé au tout début de la saison (en août) entre le vainqueur du championnat et celui de la Coupe de France. S’il s’agit de la même équipe, elle est alors opposée au deuxième de Ligue 1.
Pour résumer :

   





                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-2">

<article-nb="2018/04/26/19-3">

<article-nb="2018/04/26/19-4">

<article-nb="2018/04/26/19-5">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ L’IAAF veut obliger les athlètes hyperandrogynes à abaisser leur taux de testostérone si elles veulent continuer à s’aligner sur certaines épreuves.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤                     
                                                

Hyperandrogynie : « Le nouveau règlement relève d’un contrôle scandaleux du corps des femmes »

L’IAAF veut obliger les athlètes hyperandrogynes à abaisser leur taux de testostérone si elles veulent continuer à s’aligner sur certaines épreuves.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 16h48
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) dévoile, jeudi, les nouvelles règles d’éligibilité aux compétitions féminines. Au centre de la manœuvre, on retrouve la question de l’hyperandrogynie de certaines athlètes, accusées de profiter d’avantages inéquitables. Pierre-Jean Vazel, entraîneur d’athlétisme, qui a travaillé sur la question, notamment sur son blog pour Le Monde.fr, est en opposition totale avec la politique de l’IAAF.

        Lire aussi :
         

          Caster Semenya et ces championnes trop « testostéronées »



Quels sont les principaux changements induits par l’IAAF concernant les athlètes hyperandrogynes (qui produisent naturellement des taux élevés de testostérone) ?
Il est important de rappeler que, sur ce dossier, l’IAAF marche depuis le début main dans la main avec le CIO. Leurs experts scientifiques, qui travaillent sur ces réglementations, sont les mêmes. On sait tout d’abord qu’une nouvelle catégorie est en préparation, une sorte de troisième genre. Cela s’appuie sur les travaux du docteur Yannis Pitsiladis et d’une ancienne athlète transgenre, Johanna Harper. En début d’année, ils ont donné une conférence pour expliquer qu’en Allemagne, un troisième sexe venait d’être légalement créé, que cela existait dans une dizaine de pays, donc l’IAAF et le CIO veulent faire la même chose.
Dans ces travaux, l’IAAF parle de femmes DSD (différences de développement sexuel), qui présentent un taux de testostérone supérieur à 5 nmol/L, au lieu de 10 nmol/L auparavant, depuis un précédent règlement qui datait de 2011. Il faut savoir que 10, c’est la limite inférieure normale chez un homme. En dessous, on autorise, par exemple, un sportif à prendre une AUT (autorisations d’usage thérapeutique), car cela représente un risque pour la santé.
De plus, certaines de ces femmes « DSD » ont un chromosome XY, dont le métabolisme dépend beaucoup de la testostérone. Baisser ce taux pour pouvoir participer à des compétitions ne s’impose pas d’un point de vue médical – elles ne sont pas malades – et plus encore, cela les met en danger, car une vingtaine d’effets indésirables sont recensés et cela provoque de manière anticipée une sorte de ménopause.
L’obstination des instances sportives, en particulier l’IAAF, repose-t-elle sur les clichés associés aux corps des femmes ? Est-ce idéologique ?
On est dans une croyance. D’ailleurs, le président de l’IAAF Sebastian Coe a déclaré qu’il croyait que le taux de testostérone et les performances étaient directement corrélés. C’est une conception des années 1980. Ce sont des idées préconçues parce que cette ligne ne regarde la performance que par le prisme de la testostérone.
Aujourd’hui, on sait que ce n’est pas juste. Les performances dépendent de plusieurs facteurs qui se combinent comme le taux, le caryotype XX ou XY, les différents gènes mais aussi les récepteurs androgènes… D’ailleurs, parmi les femmes « DSD », certaines présentent un syndrome d’insensibilité complète ou partielle, leurs récepteurs ne reconnaissent pas ou peu la testostérone qui circule dans leur corps dans des proportions impossibles à quantifier. Or, ces dernières sont mises dans le même sac que les autres. Cela illustre l’absurdité de tout ça.
On oublie aussi de rappeler que toutes les femmes hyperandrogynes ne bénéficient pas de qualités physiques exceptionnelles. Toutes ne sont pas athlètes de haut niveau même si, à Rio, le podium du 800 m était composé exclusivement de ces athlètes. C’est très rare. Le syndrome n’est pas nouveau, il a toujours existé. Toutes ne font pas des podiums. Dutee Chand (sprinteuse indienne dont le cas avait étudié par le TAS en 2015) possède, par exemple, un record sur 100 m assez modeste.
Sur quelles études s’appuie l’IAAF ?
A l’époque de la première réglementation en 2011, aucune étude n’existait. Lors de l’examen du cas Dutee Chand en 2015, le Tribunal arbitral du sport avait opposé ça à l’IAAF : « Vous n’apportez aucune preuve scientifique. on vous donne deux ans pour le faire. » C’était déjà très généreux. Ils ont demandé une rallonge en 2017, qu’ils ont obtenue.
Finalement, courant 2017, les médecins de l’IAAF, pas du tout impartiaux, ont fini par sortir une étude, en cherchant ce qu’ils voulaient trouver. Ils ont pris les résultats des Mondiaux 2011 et 2013 en comparant pour chaque épreuve si les femmes qui présentaient le taux de testostérone le plus élevé avaient le plus haut niveau de performances.
Bizarrement, ce constat est le plus fort au marteau et à la perche. Il y a une tentative d’explication : les experts disent que la testostérone permet d’être plus agile et adroit. Il y a également une corrélation constatée sur des épreuves comme le 400 m, le 800 m ou le 400 m haies mais pas sur les disciplines de force comme le sprint ou le lancer de poids. En lisant l’article médical, on ne comprend pas pourquoi. L’agilité et l’adresse ne sont d’aucune utilité pour le 400 ou le 800 m. Il y a des doutes sur cette étude, car elle inclut forcément des athlètes dopées. On sait qu’à cette période les Russes notamment étaient très fortes sur 400 et 800 m. La réglementation va d’ailleurs du 400 m au mile (1,6 km).
En n’incluant pas le marteau ni la perche et en visant les épreuves du 400 m au 1 500 m, ne vise-t-on pas spécialement la coureuse sud-africaine Caster Semenya, dont l’éclosion en 2009 a toujours suscité la polémique ?
Exactement, cela correspond aux épreuves où elle s’aligne. Or, il n’a pas été trouvé d’association entre testostérone et 1 500 m. En incluant le 1 500 m et en excluant le marteau et la perche, l’IAAF n’est même pas cohérente avec sa propre démarche scientifique. Cela donne le sentiment de cibler Semenya qui a d’ailleurs annoncé qu’elle pourrait monter sur 5 000 et 10 000 m pour pouvoir continuer à participer à des compétitions. Tout cela est absurde.

        Lire aussi :
         

          Et si on laissait Caster Semenya enfin tranquille ?



L’un des principaux arguments des tenants de cette ligne est de comparer l’hyperandrogynie à une forme de dopage.
Comme avant cette étude, l’IAAF n’avait rien à se mettre sous la dent, c’est, en effet, leur grande théorie. Ils ont utilisé le dopage en RDA qui pouvait améliorer, selon eux, la performance des athlètes dopées de 9 à 10 %. Cela tombe bien, cela correspond justement à la différence de performance entre les hommes et les femmes dans les courses.
Le TAS a repris cette donnée et a demandé à l’IAAF de prouver que le taux de testostérone conférait à ces athlètes un avantage de 10 %. Les experts n’en sont qu’à 4 ou 5 % pour le moment… Ce chiffre est issu des études réalisées avec quatre athlètes qui ont accepté de se faire opérer. On leur a promis que leurs performances allaient baisser, mais qu’elles allaient rester athlètes élites. Cette promesse n’a pas été tenue. Tout cela est un énorme scandale : on a opéré sans justification médicale, juste pour faire entrer des athlètes dans les clous du règlement IAAF. On les a fait passer en situation de ménopause précoce avec des conséquences irréversibles notamment sur la fertilité.
Quid du secret médical ?
C’est un autre problème. Malgré l’anonymat de façade, les données de taille, de poids, d’âge ont permis d’identifier ces quatre cobayes. L’IAAF est incapable de préserver le secret médical. En 2009, lors des Mondiaux de Berlin, ils avaient livré en pâture une jeune fille de 17 ans. Tout le monde pérorait sur les organes sexuels, sur le taux de testostérone et sur le corps de Caster Semenya. Cette catégorie « DSD » ouvre la même boîte de Pandore. On n’a pas à savoir qui a un micropénis, des testicules pas descendus ou tel caryotype… C’est du délire. Cela ne regarde que ces athlètes et le CIO envisage de les faire concourir dans une catégorie troisième genre. Et ça va à l’encontre des statuts de l’IAAF censée protéger la santé des athlètes.
L’ironie n’est-elle pas encore plus grinçante lorsque l’on compare l’énergie dépensée dans ce dossier et la faiblesse, voire la passivité de l’IAAF en matière de lutte antidopage ?
C’est effectivement le même département médical qui était chargé du suivi du passeport biologique des athlètes russes notamment… On confond tout dans cette histoire. A mon sens, c’est l’un des plus gros scandales de l’histoire du sport. On essaie d’imposer un contrôle sur le corps des femmes. Ce n’est pas nouveau. Dès que les femmes ont voulu faire du sport, on a contrôlé les épreuves qu’elles étaient autorisées à pratiquer, on a scruté leur corps, on a contrôlé leurs organes génitaux. Finalement, toutes les femmes sont perdantes.
Y a-t-il une solidarité féminine de la part des autres athlètes ?
Pas vraiment, mais c’est un problème d’éducation et d’accès à l’information. Le CIO, l’AMA et l’IAAF ont une énorme responsabilité en ce domaine à cause de la manière dont ils communiquent sur ces cas. Comment peut-on se demander publiquement si Semenya est un homme ou une femme ? Toutes ces athlètes dans le collimateur de l’IAAF se considèrent femme, et non pas comme intersexe, elles ont été identifiées à la naissance en tant que femmes, ont des papiers qui mentionnent qu’elles le sont… C’est une violation de la façon dont elles se perçoivent et dont on les perçoit dans des pays qui ne reconnaissent pas ce troisième genre.
Caster Semenya a beaucoup de soutien en Afrique du Sud, comme Francine Niyonsaba au Burundi. Je me demande parfois quel accueil elles auraient reçu en France quand on voit la violence sur les réseaux sociaux. On parle d’elles au masculin, on insinue qu’elles trichent… Il y a un problème d’information du grand public et des autres athlètes.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-6">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Partenaire du championnat du monde des rallyes, qui fait escale en Argentine de jeudi à dimanche, le chinois DJI produit des images spectaculaires en toute sécurité : un bond dans la modernité pour ce sport automobile.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Rallyes : les drones dans la course

Partenaire du championnat du monde des rallyes, qui fait escale en Argentine de jeudi à dimanche, le chinois DJI produit des images spectaculaires en toute sécurité : un bond dans la modernité pour ce sport automobile.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 12h37
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 17h17
    |

            Catherine Pacary








                        



   


Si le risque est inhérent à la vie des pilotes de rallye, il ne devrait pas en être de même pour celles des photographes et des cameramans. Malheureusement, le secteur ultra-concurrentiel de l’image ne pousse pas toujours ses acteurs à la prudence, comme l’ont rappelé la mort d’un photographe espagnol amateur, lors de la première spéciale du Monte Carlo 2017, ou celle du photojournaliste Stéphane Guraudi sur le rallye Mer et Maquis de novembre 2016. Alors que se déroule le rallye d’Argentine du jeudi 26 au dimanche 29 avril, le drone, alternative venue du ciel, permet à son pilote-cameraman de travailler en toute sécurité et de fournir des images dynamiques totalement inédites à partir de points de vue jusqu’alors inaccessibles. Pionniers, le constructeur chinois de drones DJI et le championnat du monde des rallyes (WRC) sont associés depuis le Monte Carlo 2016, pour le meilleur, et encore le meilleur.
« Tout a commencé lors d’un test au rallye d’Allemagne de 2015. Cet essai fut tellement concluant que nous avons décidé de sceller ce partenariat pour trois ans », rapporte Olivier Mondon, responsable en communication chez DJI. Créé en 2006 à Shenzen, DJI est devenu en moins d’une décennie leader mondial du drone de loisir. Totalement novice, la jeune Néerlandaise Janneke Rozendaal est alors chargée du développement avec le WRC.

La Fédération de l’automobile voit à l’époque dans les drones la possibilité de tenter de palier le déficit d’image dont souffre le rallye. Traversant des paysages hétérogènes, sur des routes parfois difficiles d’accès, il apparaît comme le moins télégénique des sports mécaniques. Par ailleurs, les images dynamiques obtenues par drones collent à « l’esprit rallyes ». Et leur retransmission par streaming en ligne, sur la chaîne WRC+, repositionne le WRC en tête de la course numérique.
A force de suivre – et de précéder – chaque étape du championnat à travers le monde des rallyes depuis trois ans, Janneke Rozendaal et ses équipes sont aujourd’hui de vrais spécialistes. Derrière le fun, la précision et le respect des règles prédominent.
Le choix des emplacements est essentiel. Trois mois avant chaque course, Janneke Rozendaal fait une première reconnaissance. « Nous recevons ensuite une liste de 20 à 40 emplacements possibles, pour en sélectionner finalement en moyenne 12 par rallye. » Deux jours avant le shakedown (essais), les accès aux routes et les emplacements des spectateurs sont finalisés. L’équipe du WRC affine sa recommandation auprès de DJI, qui valide. Les lieux privilégiés sont ceux où les voitures ralentissent pour mieux accélérer ensuite, comme une épingle à cheveu, les tremplins ou un virage en « S ». « Il faut que nous soyons éloignés des agglomérations », précise Janneke Rozendaal, excepté lorsqu’ils ont l’autorisation de filmer en ville, comme à Mexico City : « Nous avons pris une séquence en plan continu inoubliable au-dessus du Zocalo ! », la place nationale, plus habituée à recevoir les chefs d’Etat que les concurrents d’un rallye.

L’autorisation de voler est demandée en amont par le WRC. Les hélicos savent exactement où DJI filme. Pour accentuer la sécurité en vol, le Chinois recourt à plusieurs systèmes, dont « le système de géofencing GPS pour aider les pilotes à éviter les zones sensibles [comme les aéroports], les fonctions de retour automatique au point de décollage et des systèmes de détection et d’évitement d’obstacles de plus en plus perfectionnés », détaille Janneke Rozendaal.
Autre difficulté : les conditions météorologiques. Entre les − 20 °C possibles en Suède, et les 40 °C en Australie, la technologie a là aussi dû s’adapter. Ainsi les moniteurs DJI CrystalSky améliorent la netteté des images au soleil, et augmentent l’autonomie de la batterie par grand froid – chacun peut constater avec son smartphone que la batterie se vide à vitesse grand V dès que la température passe sous 0 degré. La météo est un vrai défi pour les drones, qui ne volent ni sous la pluie ni lorsque le vent dépasse 10 m/s, soit 36 km/h. Mais aussi pour les hommes.
Chaque drone nécessite un pilote et un opérateur. Ce dernier oriente la caméra multidirectionnelle, capable de tourner à 360 degrés. Généralement l’opérateur supervise deux drones. Positionné à mi-hauteur entre l’hélicoptère et le sol, le pilote tente de suivre la voiture. « La difficulté, c’est la vitesse. Il faut aller très vite, filmer vite et suivre la voiture autant que possible », témoigne Ferdinand Wolf, directeur artistique de DJI Studio Europe. La vitesse, point commun entre pilotes de drones et pilotes de voitures. « Nos pilotes adorent le WRC et les pilotes du WRC adorent les drones. Nous sommes toujours très amusés de voir comment ces deux mondes se prennent d’affection l’un l’autre », confirme Janneke Rozendaal.

Les vidéos finalisées sont toutes la propriété du WRC, et seules celles agréées par le championnat sont consultables sur le site, sur YouTube, ou sur la chaîne de streaming en ligne WRC+, qui propose aussi, depuis 2016, les vidéos embarquées en direct et en replay. Des images à sensation visibles depuis un ordinateur, smartphone ou tablette, qui renouvellent le public au-delà des fans.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-7">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Les championnats du monde de cheerleading, mélange de gymnastique et de danse, se déroulent cette semaine à Orlando aux Etats-Unis. Pour la première fois, une sélection nationale représentera la France.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Les cheerleadeurs français en quête de lumière

Les championnats du monde de cheerleading, mélange de gymnastique et de danse, se déroulent cette semaine à Orlando aux Etats-Unis. Pour la première fois, une sélection nationale représentera la France.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 15h06
    |

                            Lætitia Béraud








                        



   


La porte entrouverte du gymnase laisse échapper des airs de pop américaine. Les consignes sont distillées en anglais : « Partner stunt ! One, three, five, seven ! » Depuis plusieurs mois, Villenave-d’Ornon (Nouvelle-Aquitaine) passe à l’heure américaine tous les week-ends. C’est dans cette ville au sud de Bordeaux que s’entraîne la première sélection nationale de l’histoire du cheerleading en France.
Les 25 athlètes représentent la France aux championnats du monde, qui se déroulent du 24 au 27 avril, aux Etats-Unis. Jusqu’ici, la tâche revenait à l’équipe vainqueur du championnat national. Les figures s’enchaînent, les flyers (voltigeurs) montant sur les épaules de leurs partenaires. Quand la musique s’arrête, le pas est moins assuré, les enchaînements moins rythmés. « Vous êtes de vraies divas », plaisante une des entraîneuses. Et les chansons repartent de plus belle. Grand écart, sauts et pyramides aussi.
Sport venu des Etats-Unis, mélange de gymnastique et de danse, le cheerleading est plus connu en France sous le nom de « pom-pom girls ». On compte plus de 3 000 licenciés en 2018 répartis dans 88 clubs dans le pays. La discipline a trouvé sa place au sein de la fédération de football américain. Elle a même reçu l’agrément du ministère des sports en 2008, mais pas la reconnaissance de sport de haut niveau, nouvel objectif pour la fédération.
Sans pom-pom ni jupettes
Le cheerleading est un sport physique, précis et très technique. Sur certains lancers, les flyers peuvent sauter jusqu’à six mètres de haut. Une mauvaise impulsion, une trajectoire mal contrôlée, et c’est la chute. Lors des compétitions internationales, 20 juges examinent les routines des équipes. Celles-ci doivent comprendre cinq éléments : le tumbling (gymnastique acrobatique au sol), des portés (le nombre de porteurs définit la difficulté), une pyramide (un ensemble de portés), des lancers et de la danse (non obligatoire en compétition internationale).
L’esthétique joue aussi un rôle essentiel. « Il y a un côté spectacle et paillettes, on ne va pas se mentir », conçoit Elodie Mommessin, la capitaine des bleus qui veut mettre en avant l’effort physique que demande la discipline. « C’est un mix de plusieurs sports, de la gymnastique dans les portés… il y a besoin de force, et un côté danse plus artistique, c’est ça qui me plaît », précise-t-elle.
La Bordelaise affiche fièrement son uniforme bleu aux couleurs de la France. Pas de jupe en compétition. Les shorts leur sont préférés. Quant aux fameux pom-pom, ils sont seulement utilisés pendant la première partie des shows, le scand quand les « pom-pom girls » appellent le public à chanter.
Un sport mixte

   


La plupart des athlètes rejettent ce terme de « pom-pom girls » plein de préjugés. Notamment, car la discipline est loin d’être réservée aux filles. En bas des pyramides, on retrouve les « bases », souvent des hommes. Parmi les bleus à l’entraînement, Jordan Soler dépasse facilement d’une tête ses coéquipiers. Le co-capitaine est un ancien rugbyman. C’est sa sœur qui l’a convaincu de devenir cheerleadeur.
« Je n’ai pas assumé au début, je me suis fait chambrer. Les gens voient les pom-pom, ils ne voient pas l’effort physique », raconte-t-il. A 25 ans, il s’inspire des portés sur les touches au rugby pour entraîner les flyers.
Et puis à l’origine de ce sport, il y a… des hommes. La discipline est née dans les universités américaines à la fin du XIXe siècle pour « mener les encouragements » (to cheer, encourager ; to lead, mener). Le cheerleading était alors plutôt pratiqué par des hommes jusqu’à la seconde guerre mondiale. Plusieurs anciens présidents des Etats-Unis s’y sont d’ailleurs essayés, parmi les plus connus : George W. Bush, Dight Eisenhower, Franklin Roosevelt ou Ronald Reagan.
Ce dimanche d’avril, c’est la première fois que les cheerleadeurs montrent leur full out, la routine complète devant un public. La prestation impressionne. Les spectateurs frémissent à chaque lancer et porté. « Vous trouvez ça impressionnant et beau, jusqu’à ce que ce soit votre fille qui saute et là… », commente une spectatrice, anxieuse. Sa fille vient d’effectuer un salto dans les airs avant de retomber dans les bras de ses partenaires.
Un sport bientôt aux Jeux olympiques ?
Dans un coin du gymnase, Melissa Signor observe avec attention l’entraînement. Cette ancienne cheerleadeuse américaine et juge internationale est la technicienne de l’équipe. C’est déjà elle qui avait emmené pendant plusieurs années les champions de France aux mondiaux : les Cheers Excess de Charenton-le-Pont.
« En France, il y a beaucoup d’envie et de passion autour de ce sport, mais on manque d’expérience », confie-t-elle. « Nous sommes très en retard ». La coentraîneuse a étudié les fiches de notation et scores des précédents championnats du monde. Aucun élément de la routine ne doit être superflu, tout doit rapporter des points.
A Orlando, cette semaine, le défi est immense pour les Bleus. Ils ne concourent pas dans la même catégorie que les Américains, presque intouchables avec leurs pyramides à trois étages.
Mais l’objectif est ailleurs. Quarante nations sont représentées, 11 000 athlètes présents toutes catégories confondues. Ces Mondiaux sont une nouvelle démonstration de force à destination du Comité international olympique. Depuis 2016, celui-ci a donné une reconnaissance provisoire à ce sport qui se rêve déjà aux Jeux olympiques. Pourquoi pas dès Paris 2024 ?



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-8">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Les enchères auront lieu le 29 mai pour les matchs de Ligue 1 diffusés entre 2020 et 2024.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Football : la Ligue 1 lance son appel d’offres, probablement sans SFR

Les enchères auront lieu le 29 mai pour les matchs de Ligue 1 diffusés entre 2020 et 2024.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 12h10
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Sans préavis, le football français s’est brutalement relancé dans la bataille des droits sportifs. La Ligue de football professionnel (LFP) a averti au dernier moment, mercredi 25 avril, qu’elle relançait l’appel d’offres pour la retransmission des matchs du championnat de France de Ligue 1 pour la période 2020-2024. Les candidats remettront une offre qualitative le 28 mai, tandis que la procédure d’enchères aura lieu le 29 mai.
Avant de desserrer à nouveau les cordons de la Bourse pour s’offrir de coûteuses compétitions sportives, SFR, qui est encore confronté à un lourd endettement, préfère reconquérir des abonnés
Nouveaux créneaux horaires, refonte du système d’enchères, assouplissement des règles de revente des matchs : la LFP a imaginé les meilleures options pour soutirer un maximum d’argent à Orange, Canal+ et BeIn Sports, mais aussi aux géants de la Silicon Valley, comme Amazon, qu’elle pense intéresser, ou aux agences médias (IMG, Mediapro…), qui deviennent progressivement des éditeurs de contenus.
Longtemps, la LFP a tergiversé sur le meilleur timing à adopter pour lancer son appel d’offres. Très volontariste au moment où SFR était au mieux de sa forme et dépensait sans compter dans la Ligue des champions, elle s’est mise à hésiter après la chute en Bourse de l’opérateur, en novembre 2017. Pas sûr qu’en se lançant maintenant la LFP ait choisi le meilleur moment.

        Lire aussi :
         

                SFR rafle les droits de la Ligue des champions de football



Selon nos informations, SFR a fait savoir à la Ligue qu’il ne participerait pas à l’appel d’offres s’il était lancé avant la fin de l’année. L’opérateur, qui a remanié son management à l’automne, pense avoir amorcé son redressement, mais souhaite procéder par étapes.
Possibilité de sous-licencier les lots, une fois acquis
Avant de desserrer à nouveau les cordons de la Bourse pour s’offrir de coûteuses compétitions sportives, SFR, qui est encore confronté à un lourd endettement, préfère reconquérir des abonnés et assurer la diffusion de la Ligue des champions à la rentrée. Entre-temps, une autre échéance l’attend : Altice, sa maison mère, a prévu de procéder à un « spin-off », en séparant les activités américaines et européennes, en juin.
Visiblement, Didier Quillot, directeur général de la LFP, semble prêt à se passer de ce candidat potentiel. « L’appel d’offres a été conçu et structuré indépendamment des uns et des autres, et selon toutes les hypothèses », a-t-il déclaré, répondant à une interrogation sur l’éventuelle défection de la marque au carré rouge et blanc.

        Lire aussi :
         

                Didier Quillot : « Il faut développer la notoriété de la Ligue 1 »



L’opérateur changera-t-il d’avis à l’approche de la procédure ? Une chose est sûre : l’époque où il dépensait 120 millions d’euros par an dans la Premier League anglaise et 350 millions dans la Ligue des champions au nom de la convergence entre les médias et les télécoms est révolue.
Cette probable défection ne signifie pas pour autant que le spectateur de SFR Sport (en passe d’être rebaptisé RMC Sport) ne pourra plus regarder un match sur son écran. Pour la première fois, la LFP introduit dans sa procédure d’appel d’offres la possibilité de sous-licencier les lots, une fois acquis. L’objectif : offrir plus de souplesse aux diffuseurs et les encourager à prendre des risques financiers plus importants. Dans l’esprit de la LFP, il s’agit de permettre à Canal+ ou BeIn Sports de miser plus, malgré une situation financière encore délicate, en leur proposant le moment venu de revendre des matchs à des concurrents.
« Mieux remplir les stades et attirer un nouveau public »
Pour séduire un maximum de monde, la LFP a décidé de bouleverser la programmation du championnat à partir de 2020. Aux deux matchs du vendredi et du dimanche 21 heures s’ajoute une troisième soirée « premium », le samedi à 21 heures. En outre, la journée du dimanche est sensiblement renforcée, avec un match supplémentaire à 13 heures, un horaire qui convient aussi aux retransmissions en Asie, et quatre autres à 15 heures.
« Nous souhaitons mieux remplir les stades et attirer un nouveau public de femmes et de familles », a précisé Didier Quillot. Sept lots seront commercialisés, dont quatre incluant des événements, des magazines et des extraits. Les trois principaux lots comprennent les 38 journées de championnat et se partagent les cases horaires et les différentes affiches.
Si le prix de réserve d’un ou de plusieurs lots n’est pas atteint, la LFP se réserve le droit de ne pas les attribuer, et de procéder dans quelques mois à une nouvelle mise en vente. Jusque-là, la LFP avait la possibilité d’attribuer les lots même si le prix plancher n’était pas atteint.
Le rêve des clubs : accroître « significativement », selon les termes de Didier Quillot, les revenus de ses clubs et leur donner de la visibilité sur les années à venir. Pour la période 2016-2020, les droits télévisés rapportent au football français 762 millions d’euros par an, bien moins que la Premier League anglaise (2,3 milliards d’euros) ou la Liga espagnole (1 milliard d’euros). D’après les estimations, la LFP rêve de porter la facture au milliard d’euros annuel.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-9">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Conspué jusqu’en janvier, le buteur grec marque, depuis, toutes les 27 minutes passées sur le terrain. Il mènera l’attaque marseillaise ce soir face au RB Salzbourg, en demi-finale aller de la Ligue Europa.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤                     
                                                

Football : Mitroglou, culte naissant à l’Olympique de Marseille

Conspué jusqu’en janvier, le buteur grec marque, depuis, toutes les 27 minutes passées sur le terrain. Il mènera l’attaque marseillaise ce soir face au RB Salzbourg, en demi-finale aller de la Ligue Europa.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 07h01
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 15h40
    |

                            Gilles Rof








                        



   


Les Grecs diraient « thrassos ». Un concept difficile à traduire, fait à la fois d’insolence, de refus des règles mais surtout d’une détermination sans faille, d’une audace qui ne cède jamais à la peur. « Thrassos, explique Yannis Davvetas, Athénien, francophone et dingue de foot, c’est vraiment le mot qu’on colle ici à Kostas Mitroglou. Cette capacité à aller au bout des choses sans se soucier des convenances, un peu comme de la rage de réussir. »
Est-ce le « thrassos » qui porte actuellement Konstantinos Mitroglou ? A Marseille, l’avant-centre de l’équipe de Grèce vient d’empiler neuf buts en huit matches. Un ratio plus impressionnant encore si on le rapporte au temps réellement passé par l’attaquant de l’OM sur les pelouses. Après son doublé contre Lille (5-1), samedi 21 avril dans un stade Vélodrome grondant de bonheur, la statistique éditée par le cabinet spécialisé Opta a couru les réseaux sociaux : en Ligue 1 en 2018, Kostas Mitroglou marque un but toutes les 27 minutes de jeu, soit la meilleure fréquence d’un attaquant dans les cinq grands championnats européens.

        Lire aussi :
         

                Konstantinos Mitroglou, le « pistolero » grec



Le Vélodrome, que l’on annonce incandescent jeudi soir, espère que sa confiance retrouvée le fera marquer face au RB Salzbourg, en demi-finale aller de la Ligue Europa. Dans les rues de Marseille, sa barbe taillée façon Darius 1er n’a pas encore colonisé les foules. Il n’a pas, non plus, un chant à sa gloire comme le Brésilien Luiz Gustavo, idole locale. Mais l’attaquant, hué par le stade Vélodrome après ses premières prestations - comme avant lui Jean-Pierre Papin ou André-Pierre Gignac -, commence à faire taire les moqueurs.
Même l’ancien joueur de l’OM Christophe Dugarry, qui le conspuait depuis le début de saison, a dû concéder un semblant de mea-culpa à l’antenne de son émission quotidienne sur RMC : « Je n’aime pas ce joueur, il n’est pas mobile, il a des qualités très limites (…) mais il a réussi à se rendre utile à son équipe. Ce garçon a gagné mon respect et c’est déjà beaucoup » a consenti le champion du monde 1998.
« Série de malentendus »
« En Grèce, nous savons tous que le dribble n’est pas la qualité première de Kostas. Mais si vous lui donnez un bon ballon dans la surface, c’est but », résume Dimitris Samolis, journaliste du média sportif Sport24, qui suit pas à pas la carrière du joueur. « Le personnage est un peu culte ici… », complète Yannis Davvetas, qui se rappelle qu’en 2012 l’image d’un Mitroglou sur une mobylette cabrée avait servi de symbole à un mouvement satirique dénonçant la crise économique.
A Marseille, l’odyssée de Kostas Mitroglou a failli s’abîmer dès le début 2018. Le 7 janvier, tête baissée, visage encore plus fermé qu’à l’habitude, le Grec sort sous les huées du public du stade Vélodrome à la 59e minute d’un douloureux 32e de finale de coupe de France contre Valenciennes (1-0). Ce soir-là, Kostas a été transparent face à une des plus mauvaises défenses de Ligue 2. Et l’entraîneur marseillais Rudi Garcia, sûrement agacé du rendement de l’attaquant, abrège son errance sans état d’âme. Tout semble alors réuni pour que le joueur rejoigne le lot des attaquants fantômes dont les noms – Mendoza, Calandria, Cavens… - font toujours rire les supporteurs olympiens. La rumeur évoque un prêt. Le club dément.

   


« Je me suis dit : “c’est mort, il ne va pas s’en remettre” », en tremble encore Anthony Ferrer. Abonné à l’OM depuis 1999, ce fan cache derrière un patronyme espagnol une ascendance hellène et une passion indéfectible pour l’ancien joueur d’Olympiakos. A chaque match depuis l’arrivée de Mitroglou, cet infirmier libéral de 29 ans s’installe au bas de la tribune Ganay, au plus près de la pelouse, avec son drapeau grec. « C’est le premier Grec à porter le maillot de l’OM, je veux qu’il me voie, qu’il sente que des Marseillais le soutiennent », poursuit-il.
Dès qu’il le peut, l’infirmier se rend au centre d’entraînement de la Commanderie pour échanger quelques mots avec l’attaquant, qui a fini par lui offrir son maillot. « Ça n’a pas toujours été facile, concède Anthony Ferrer. J’étais le dernier à y croire, le seul… Mes copains me chambraient. » Pour l’infirmier, les mauvais débuts du buteur grec sont la conséquence des conditions de son arrivée. « Une série de malentendus sur le fond comme sur la forme », pointe-t-il.
« J’ai une vie tranquille, je fais la cuisine pour ma famille. »
L’analyse peut être retenue. Quand, le 31 août 2017, à la clôture du marché des transferts, l’Olympique de Marseille annonce la signature pour quatre ans de Konstantinos Mitroglou, les supporteurs tombent de haut : tout l’été, on leur a promis « un grand attaquant ». Les noms de Sergio Agüero ou Olivier Giroud ont circulé. Les médias parlent de « panic buy », un achat insatisfaisant et coûteux (15 millions d’euros) de dernière minute.
Autre sujet d’incompréhension, Marseille, qui n’oublie pas qu’elle a été fondée par des marins grecs, s’attend à accueillir un Méditerranéen, volubile et expansif. Elle se retrouve avec un joueur taiseux, qui se méfie des médias et préfère s’exprimer en allemand, la langue de son enfance passée à Neukirchen dans la banlieue de Duisbourg, où ses parents émigrent après sa naissance.
Dans l’une de ses rares interviews, accordée au journal L’Equipe le 11 avril, Kostas Mitroglou se livre peu : « Je suis toujours réservé. (…) J’ai une vie tranquille, je fais la cuisine pour ma famille. Ce qui m’intéresse, c’est de faire mon boulot pour aider mon équipe. Je ne me mets pas en tête d’être le sauveur ». Le joueur donne toutefois les raisons qui, selon lui, expliquent ses quatre mois difficiles : « Je suis arrivé blessé sans avoir fait de préparation dans un nouveau pays, dans un nouveau championnat. Ça peut paraître long mais pour moi, c’est normal. »

Son retour en forme témoigne en tout cas d’un OM qui vit mieux. Du président à l’entraîneur, en passant par ses coéquipiers, le « cas Mitro » n’a, malgré la mauvaise passe de l’automne, provoqué aucune polémique publique. Même si, dans certaines têtes, sa maladresse a forcément agacé. « On croit beaucoup en lui », répétait encore début mars, le directeur sportif Andoni Zubizarreta. « On a tous voulu aider Kostas, soulignait Dimitri Payet, vendredi 20 avril. C’est un membre important de l’équipe. (…) On savait de quoi il était capable. » A l’OM, le Grec échange aussi avec Luiz Gustavo et Hiroki Sakai, deux autres nomades du foot, qui, comme lui, parlent allemand. « Kostas ne se fait pas d’ennemis dans un vestiaire. Il n’est pas très liant au premier abord mais il ne critique personne », assure le journaliste Dimitris Samolis.
A 30 ans, Mitroglou n’est plus le joueur incontrôlable qu’Ernesto Valverde, actuel entraîneur du FC Barcelone, avait mis au ban d’Olympiakos en 2008 pour avoir tiré – et raté – un penalty décisif pour la qualification en Ligue des champions contre l’avis du coach. Sa carrière avait alors déraillé quelques années – prêts dans des clubs grecs de seconde zone, puis échec à Fulham, en Angleterre – avant de rebondir de façon spectaculaire au Benfica Lisbonne (52 buts en deux saisons).
« Kostas est venu à Marseille parce qu’il sait que l’OM est un très grand club et qu’il veut toujours prouver quelque chose dans le football européen », dit Dimitris Samolis. Il lui faudrait pour cela briller enfin en Ligue Europa, seule compétition qui résiste encore à son sens du but.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-10">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Les Madrilènes se sont imposés (2-1) sur la pelouse des Bavarois, grâce à des buts de Marcelo et d’Asensio, lors du match aller de la demi-finale de Ligue des champions.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Ligue des champions : le Real Madrid bat le Bayern et se rapproche d’une troisième finale de suite

Les Madrilènes se sont imposés (2-1) sur la pelouse des Bavarois, grâce à des buts de Marcelo et d’Asensio, lors du match aller de la demi-finale de Ligue des champions.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 23h04
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 07h25
   





                        



   


Le Real Madrid a fait un grand pas vers une troisième finale d’affilée de Ligue des champions, en s’imposant 2-1 mercredi 25 avril sur la pelouse du Bayern Munich. Le Bayern a remarquablement réussi à museler Cristiano Ronaldo et a ouvert le score par Joshua Kimmich (28e). Mais il en faut plus pour faire plier les Madrilènes, en pleine réussite sur la scène continentale : le réalisme des doubles tenants du titre, avec des buts de Marcelo (44e) et Marco Asensio (57e), a fini par punir les Bavarois.
Le « Rekordmeister » allemand pourra s’en vouloir d’avoir manqué plusieurs occasions énormes tout au long du match, par Thomas Müller ou Franck Ribéry notamment, puis par Robert Lewandowski en toute fin de partie (88e).
Mardi prochain, le Real aura pour lui, outre son public, son énorme expérience et le fait que le Bayern devra se découvrir, laissant sans doute plus d’espaces encore aux Ronaldo, Lucas Vazquez, Karim Benzema ou autre Asensio. Le Bayern ira sans doute puiser son espoir dans l’histoire récente : la saison dernière en quart de finale, le Real s’était déjà imposé 2-1 à l’Allianz Arena. Puis Munich l’avait emporté sur le même score au retour à Madrid, pour ne céder finalement qu’en prolongation, réduit à dix.
Le Bayern en manque de réalisme
Le premier coup de théâtre de ce combat de géants intervenait à la 4e minute, lorsque Arjen Robben, le Néerlandais de 34 ans, restait au sol, apparemment victime d’ennuis musculaires. Il était remplacé par Thiago Alcantara, qui s’installait délibérément dans l’axe, laissant le couloir droit à Kimmich et par intermittence à Thomas Müller.
Trente minutes plus tard, c’est Jérôme Boateng, jusque-là impeccable en défense centrale et à la surveillance de Ronaldo, qui devait quitter la pelouse sur blessure, laissant sa place au jeune international Niklas Süle. Durant toute la première période, on assistait à un duel de géants entre deux équipes parfaitement en place, mais portées vers l’avant et prêtes à faire feu à chaque opportunité.
Un Real sûr de sa force
Appliqué, concentré, le Bayern s’efforçait de passer par les ailes en attaque, et de couper toutes les transmissions vers Ronaldo en défense. « On ne peut arrêter Ronaldo qu’en équipe », avait mis en garde Jérôme Boateng avant le match. Ses équipiers l’ont entendu, et le Portugais a été largement privé de ballons.
En face, le Real Madrid était sûr de sa force, et prompt à faire son miel de la moindre erreur munichoise, à l’image de Luka Modric, qui grattait plusieurs ballons dans l’entre-jeu pour faire passer à chaque fois des frissons dans une Allianz Arena pourtant enflammée.
Kimmich allait débloquer le compteur à la 28e minute. Remarquablement lancé sur l’aile droite par James, le latéral prenait de vitesse toute la défense et battait Keylor Navas d’un puissant tir croisé (1-0, 28e).

[⚽️ VIDEO BUT] #BAYRMA 
🏆 Kimmich ouvre le score contre le Real Madrid dans un angle peu évident !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


require(["twitter/widgets"]);

James, qui avait quitté le Real Madrid en fin de saison dernière faute d’avoir suffisamment de temps de jeu, livrait d’ailleurs un match énorme, tant dans sa position de no 10 qu’en défense, où on le voyait parfois se battre comme un lion dans son propre camp, comme dans ce duel au corps à corps contre Modric (37e).
Coaching gagnant pour Zidane
On s’approchait de la mi-temps, et la pression du Bayern se faisait de plus en plus forte, Ribéry manquant face à Navas l’occasion de doubler la mise. Mais le Real Madrid ne serait pas le « roi de l’Europe » s’il n’avait pas la foudre sous les semelles. Juste avant la pause, Marcelo reprenait victorieusement de volée aux 18 mètres un centre de Dani Carvajal. Et Madrid regagnait les vestiaires avec dans sa musette le si précieux but à l’extérieur.

[⚽️ VIDEO BUT] #BAYRMA 
🏆 Marcelo égalise pour le Real Madrid !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


require(["twitter/widgets"]);

La deuxième période débutait sur le même tempo. Et de nouveau Madrid allait faire parler son réalisme. Une mauvaise passe de Rafinha en milieu de terrain, une transition instantanée de Vazquez, et un ballon en or pour Asensio, qui battait dans la course du pied gauche le malheureux Sven Ulreich (2-1, 57e).

[⚽️ VIDEO BUT] #BAYRMA 
🏆 Asensio donne l'avantage au Real Madrid !
— beinsports_FR (@beIN SPORTS)


require(["twitter/widgets"]);

Les Cassandre qui avaient fait remarquer que le Bayern n’avait encore jamais été confronté à un grand d’Europe en élimination directe cette saison, après avoir sorti Besiktas et Séville, auront pensé qu’ils avaient raison. En affrontant le PSG et la Juventus, le Real était sans doute entré dans le rythme des grandes rencontres beaucoup mieux que le Bayern.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-11">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Les joueurs de Zinédine Zidane ont battu les Bavarois (2-1) sur leur pelouse et pris une option pour la qualification pour la finale de la Ligue des champions.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ 
<article-nb="2018/04/26/19-12">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ La compétition devrait opposer le groupe de télévision payante Canal+, filiale de Vivendi, et les chaînes qataries de beIN Sports, actuels codétenteurs des droits.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤                     
                                                

Football : coup d’envoi de la bataille pour les droits de retransmission de la Ligue 1

La compétition devrait opposer le groupe de télévision payante Canal+, filiale de Vivendi, et les chaînes qataries de beIN Sports, actuels codétenteurs des droits.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 19h09
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 19h28
   





                        



   


C’est une bataille homérique qui s’annonce. La Ligue de football professionnel (LFP) a officiellement lancé, mercredi 25 avril, l’appel d’offres concernant les droits télévisuels domestiques de la Ligue 1 pour la période 2020-2024, lors d’une conférence de presse à Paris.
C’est la présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour, qui l’a officiellement annoncé à l’issue d’un conseil d’administration de l’instance du football professionnel. Cet appel d’offres prévoit notamment, à partir de 2020, la fin du multiplex du samedi soir, déplacé au dimanche 15 h avec quatre rencontres. La soirée du samedi soir proposera alors une « grande affiche premium », selon les termes de la LFP.
Il s’agit d’un format « déjà utilisé sur 2008-2012, qui permet de communiquer sur trois affiches en prime time », les vendredis, samedis et dimanches, toujours à 21 heures, a détaillé le directeur général de la Ligue, Didier Quillot. En outre, un match aura lieu chaque semaine le dimanche à 13 heures, horaire « optimal en Asie », tandis que la programmation de quatre matchs à 15 heures le dimanche doit permettre un « meilleur remplissage » des stades et de toucher un « nouveau public », notamment féminin et familial, a exposé Didier Quillot.

        Lire aussi :
         

                L’inflation sans fin des droits du football anglais



Objectif : 1 milliard d’euros
Concernant le calendrier annoncé mercredi par la LFP, il prévoit des séances de questions-réponses avec les candidats intéressés du 7 au 17 mai, la remise des offres qualitatives le 28 mai et les « enchères séquentielles et résultats » le 29 mai.
Le lancement de cet appel d’offres avait à plusieurs reprises été pressenti, notamment l’an passé quand l’attractivité nouvelle du championnat, dopée par l’arrivée de la superstar Neymar au PSG pour 222 millions d’euros, faisait saliver les clubs professionnels.

        Lire aussi :
         

                Le foot mondial, au miroir de la folie Neymar



 
Sur la période 2016-2020, les droits TV pour la Ligue française s’élevaient à 762 millions d’euros, contre 2,3 milliards d’euros pour la Premier League anglaise et plus d’un milliard par an pour la Liga espagnole. Pour l’appel d’offres 2020-2024, l’objectif régulièrement évoqué est celui du milliard d’euros annuel.
La compétition devrait opposer le groupe de télévision payante Canal+, filiale de Vivendi, et les chaînes qataries de beIN Sports, actuels codétenteurs des droits. L’opérateur des télécoms SFR, filiale d’Altice, pourrait également faire figure de rival après une offensive massue dans les droits sportifs au cours des trimestres précédents. L’opérateur est toutefois à la peine pour reconquérir ses clients en France.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-13">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Une enquête dans le système de paris sur le tennis, dévoilée mercredi, évoque un « tsunami » de matchs arrangés aux niveaux inférieurs. Un fléau notamment dû aux inégalités salariales dans le sport.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Paris truqués : le tennis a un « grave problème »

Une enquête dans le système de paris sur le tennis, dévoilée mercredi, évoque un « tsunami » de matchs arrangés aux niveaux inférieurs. Un fléau notamment dû aux inégalités salariales dans le sport.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h38
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h25
    |

            Clément Guillou








                        



   


Le tennis a un grave problème, et il ne s’agit pas des retraites prochaines de Roger Federer et Rafael Nadal : c’est bien plus bas qu’il doit regarder, au pied de l’échelle du professionnalisme, où les matches truqués sous influence des parieurs sont fréquents.
Un rapport indépendant, dévoilé mercredi 25 avril après deux ans d’enquête d’un coût estimé à 20 millions d’euros, confirme les inquiétudes. C’est à « un tsunami » d’infractions qu’est confronté le tennis dans les petits tournois, selon le mot d’un enquêteur de l’Unité pour l’intégrité du tennis (TIU). De nombreux joueurs acceptent de perdre un jeu, un set ou un match pour gagner leur vie, soit en pariant eux-mêmes soit en étant de mèche avec des parieurs professionnels.
Les niveaux Challenger, deuxième échelon mondial, et Future, le troisième, sont concernés. Beaucoup moins le circuit principal de l’ATP et encore moins les tournois du Grand Chelem, selon les rapporteurs, « bien qu’il y ait des preuves de problèmes à ces niveaux également ».
« La structure de rémunération des joueurs crée un terrain fertile pour la fraude, constatent-ils. Seuls les 250 femmes et 350 hommes les mieux classés gagnent suffisamment d’argent pour être à flot. Il y a pourtant quelque 15 000 joueurs dits “professionnels”. »
Les enquêteurs recommandent que les perspectives de progression au classement et, surtout, les gains sur ces tournois soient plus importants, tandis que les centaines de millions d’euros du circuit ont été captées par les tous meilleurs joueurs.
Trois quarts des paris suspects concernent le tennis
Le magazine Stade 2, dans une enquête diffusée dimanche 15 avril, montrait comment il était plus simple de gagner de l’argent en perdant un jeu qu’en gagnant un match sur ces tournois sous-dotés, qui se jouent généralement à l’abri des regards.

« Les joueurs peuvent “s’autofinancer” en pariant eux-mêmes sur la perte de leur match, qui les arrange dans la mesure où ils peuvent ensuite disputer un autre tournoi ; ils peuvent aussi parier sur des actions spécifiques, comme la perte d’un jeu ou d’un set, qu’ils peuvent ensuite garantir. Ils peuvent aussi donner des informations sur leurs intentions, leur état de santé ou de forme à d’autres personnes », expliquent les enquêteurs mandatés par les entités dirigeantes du tennis. Sur les petits tournois, les joueurs sont souvent, en pratique, en contact direct avec des personnes non accréditées.
Les joueurs sont rarement suspendus : « La subtilité du tennis, dans lequel un petit effort ou l’absence d’effort peuvent décider d’un point, d’un jeu, d’un set ou d’un match, rend difficile à détecter une mauvaise performance délibérée de la part d’un joueur. Même quand un joueur peut être soupçonné d’être délibérément mauvais, cela peut être dû à une volonté de perdre non liée aux paris. » Pour s’économiser physiquement ou aller disputer un autre tournoi plus rémunérateur qui commence le lendemain, par exemple.
L’accord financier qui a encouragé les paris truqués
Selon l’association des parieurs sportifs, plus des trois quarts des opérations suspectes concernent le tennis, qui n’est pourtant que le quatrième sport en termes de mises totales.
Un opérateur de paris résume : « La situation dans le tennis est plus que sombre. » Il a même identifié une « saison des matchs truqués », d’octobre jusqu’à la fin de l’année, où l’on peut voir « jusqu’à deux ou trois matchs truqués par jour sur les différents tournois ITF ».

   


Le rapport met en lumière l’inaction des entités dirigeantes du sport, qu’il s’agisse de la Fédération internationale (ITF), des circuits professionnels (ATP et WTA) ou des quatre tournois du Grand Chelem, accusées de ne pas avoir fait assez pour lutter contre ce fléau. La TIU, mise en place en 2009, a trop peu de moyens pour faire face avec ses dix-sept employés, dont les enquêtes commencent parfois plusieurs mois après un signalement.
Au contraire, les autorités ont aggravé le problème en vendant aux opérateurs de paris les données de match en direct, qui facilitent grandement les paris « jeu par jeu » et donc le trucage des rencontres. Le pactole de la vente, 70 millions de dollars sur cinq ans, était visiblement trop tentant pour l’ITF. Les rapporteurs recommandent aujourd’hui de mettre fin à ce contrat, qui expire à la fin de 2020.
Pas moins de 85 000 matchs de tennis étaient ouverts aux paris en 2017. Le chiffre a plus que doublé en quatre ans à la faveur de cet accord. Avant lui, les paris étaient rares sur les matchs des plus petits tournois.
« Le panel considère que le maintien d’un statu quo quant au nombre de matchs ouverts aux paris serait désastreux pour le tennis », peut-on lire dans le rapport. Les signalements de schémas de paris suspects ont explosé depuis la vente de résultats en direct, comme le montre le tableau ci-dessous, extrait du rapport.

   


En 2017, 15 matchs de tournois du Grand Chelem ont été concernés par des alertes et 37 sur des matchs du premier niveau ATP. Les alertes étaient au nombre de 109 sur les tournois Challenger et 185 sur les Future, des chiffres en baisse par rapport à 2016. Ces signalements ne correspondent pas forcément à un match suspect mais doivent alerter les enquêteurs de la TIU.
Les hommes nettement plus concernés
Entre 2009 et 2017, 83 % de ces alertes ont concerné le circuit masculin. Au niveau Challenger – des tournois généralement remportés par des joueurs classés autour de la 100è place mondiale –, en 2017, pas moins d’un match sur 100 a fait l’objet d’un signalement.
Les données de l’ITU montrent que, entre 2013 et 2017, 135 joueurs ont fait l’objet de trois alertes concernant l’un de leur match. Pour 23 d’entre eux, le nombre d’alerte s’élève à au moins six. « La probabilité qu’un joueur ait commis une infraction augmente généralement avec le nombre d’alertes », constatent les rapporteurs.
Une autre des recommandations des enquêteurs consiste à mettre fin au sponsoring de tournois par des sociétés de paris. Ils estiment aussi que la TIU devrait être davantage indépendante, même si les enquêteurs disent n’avoir aucune preuve de cas dissimulé par les dirigeants du tennis mondial.
Entre 2009 et 2017, seuls 35 joueurs ont été sanctionnés pour avoir enfreint le règlement sur les paris. Quasiment tous étaient classés au-delà de la 500è place mondiale. C’est, pourtant, un changement radical dans le fonctionnement du tennis professionnel que les rapporteurs appellent de leurs vœux.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-14">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Avec « Kornelia », l’écrivain et journaliste sportif brasse tendrement les exploits d’une championne de natation des années 1970, pour mieux replonger dans son adolescence.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 25/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Vincent Duluc sous le charme d’une nageuse est-allemande

Avec « Kornelia », l’écrivain et journaliste sportif brasse tendrement les exploits d’une championne de natation des années 1970, pour mieux replonger dans son adolescence.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 07h04
    |

                            Lola Lafon (écrivaine)








                        



                                


                            
« Kornelia », de Vincent Duluc, Stock, 256 p., 18 €.

Il y a du conte dans Kornelia, un conte où les adultes échoués « prennent l’eau comme les autres mortels » et où règnent les jeunes filles dévêtues d’un maillot qui leur permet de gagner quelques millisecondes sur leur fin annoncée ; des princesses de la testostérone à la voix étrangement grave, qui ont grandi en passant « la moitié de leur vie à la surface ».
Ce récit s’annonce comme un portrait de Kornelia Ender, championne de natation qui a remporté huit médailles olympiques en 1972 et 1976, symbole d’une République démocratique allemande (RDA) victorieuse.
Mais l’auteur, Vincent Duluc (né en 1962), travaille plutôt le geste d’écrire à la façon de l’enquêteur amnésique qui s’interroge sur ce qu’il cherche au travers de mondes égarés : l’ex-bloc de l’Est comme son adolescence. Et si l’eau chlorée « perle sur le visage » des gagnantes, ce sont des larmes qui affleurent aux yeux du narrateur lorsqu’il s’aventure dans le grenier de ses parents pour y découvrir « une vieille photo dans un carton » : Kornelia.
Un maillage amoureux
Elle nage comme « on glisse au-dessus du sol » et, pour mieux l’envelopper, le corps du récit va au rythme de l’imparfait et du conditionnel présent, des temporalités flottantes pour une histoire qu’on s’inventerait avant de sombrer dans le sommeil de l’âge adulte.
Duluc rythme la phrase comme on tient en respect un ennemi, il tisse autour de la silhouette de la jeune Allemande un maillage amoureux qui renvoie dans les coulisses les soupçons de dopage. Duluc, le journaliste sportif à L’Equipe, ferraille avec Duluc, l’écrivain lauréat du prix Antoine-Blondin pour Un printemps 76 (Stock, 2016), une dualité d’écriture finement travaillée, annonçant en préambule qu’au réel il ne se tiendra pas, il le débordera, exposant...




                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-15">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’affiche des demi-finales de la Ligue des champions, mercredi soir, met aux prises deux des clubs les plus puissants du monde.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤                     
                                                

Bayern Munich-Real Madrid : duel au sommet du football européen

L’affiche des demi-finales de la Ligue des champions, mercredi soir, met aux prises deux des clubs les plus puissants du monde.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 17h28
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


La « finale avant l’heure » occupe sans conteste une place de choix au rayon des poncifs footballistiques usés jusqu’à la corde. L’expression peut pourtant être employée cette saison sans être galvaudée.
La demi-finale de Ligue des champions entre le Bayern de Munich et le Real Madrid, dont le match aller a lieu mercredi 25 avril en Bavière, met aux prises ce qui se fait de mieux sur la scène européenne. Soit deux des plus grands clubs de l’histoire de leur sport, dans les annales comme dans les bilans comptables.
Bis repetita de l’affiche des quarts de finale de la C 1 l’an passé, dont les Espagnols étaient sortis vainqueurs après un match retour pollué par les polémiques arbitrales, le duel offrira à son vainqueur un adversaire réputé plus abordable en finale, Liverpool ou Rome.
« Se battre jusqu’à la mort »
Espagnols et Allemands ont promis un affrontement sans concession avant la première manche à l’Allianz Arena. Vainqueur des deux dernières éditions de la Coupe aux « grandes oreilles » avec la Maison blanche, l’entraîneur du Real Madrid Zinédine Zidane y est allé de son petit refrain guerrier, promettant de « se battre jusqu’à la mort pour défendre [leur] titre ». « Nos joueurs vont laisser leur âme sur le terrain, appuyait son président, Florentino Perez. Nous voulons continuer à écrire la légende du Real. »
Sa « légende », le club madrilène l’a composée en Coupe d’Europe. Créé en 1902, soit deux petites années après son adversaire munichois, le Real fait figure d’incontestable leader dans les bilans continentaux. Avec douze Ligues des champions soulevées, il devance largement les Italiens du Milan AC (sept trophées) et… le Bayern Munich. Les Bavarois complètent le podium avec cinq victoires, la dernière glanée en 2013 sous les ordres du revenant Jupp Heynckes.


	#container_15242182550{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15242182550{
		height:350px;
	}
	#container_15242182550 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15242182550 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15242182550.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15242182550.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15242182550 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Deux clubs sur le podium de la C1






require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15242182550",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#ffc832","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:"Titres en Ligue des champions"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Real Madrid","Milan AC","Bayern Munich","FC Barcelone","Liverpool","Ajax Amsterdam","Manchester United","Inter Milan"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "C1",
    "color": "#ffc832",
    "data": [
      [
        "",
        12
      ],
      [
        "",
        7
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        5
      ],
      [
        "",
        4
      ],
      [
        "",
        3
      ],
      [
        "",
        3
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " titres ",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Si la course à l’Europe constitue la principale caisse de résonance de leur puissance, les deux adversaires prennent soin d’enrichir leurs palmarès domestiques. Le Real et le Bayern détiennent les records de titres dans leur championnat respectif. Au petit jeu des comparaisons, le « Rey de Europa » et ses 33 Liga domine encore le « Rekordmeister », qui n’a engrangé « que » 28 Bundesliga.
Les Allemands peuvent tout de même espérer rejoindre leurs concurrents au cours de la prochaine décennie. Les coéquipiers de Frank Ribéry ont remporté les six derniers championnats outre-Rhin quand, dans le même temps, les Espagnols n’en ont glané qu’une unité.


	#container_1524495329{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_1524495329{
		height:500px;
	}
	#container_1524495329 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_1524495329 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_1524495329.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_1524495329.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_1524495329 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Deux rois en leur pays






require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_1524495329",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:"Titres remportés dans les cinq principaux championnats européens"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Real Madrid (Espagne)","Juventus Turin (Italie)","Bayern Munich (Allemagne)","FC Barcelone (Espagne)","Manchester United (Angleterre)","Milan AC (Italie)","Inter Milan (Italie)","Liverpool (Angleterre)","Arsenal (Angleterre)","Saint-Etienne (France)","Atlético Madrid (Espagne)"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "championnats nationaux",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        33
      ],
      [
        "",
        33
      ],
      [
        "",
        28
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
        20
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        10
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Deux machines à titres et à cash
Machines à enquiller les titres, le Bayern et le Real se révèlent tout aussi efficaces dans le domaine financier. Tous deux figurent respectivement en deuxième (675 millions d’euros) et quatrième (588 millions) position du palmarès des revenus de la saison 2016-2017, établi par le cabinet Deloitte.


	#container_15246429389{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_15246429389{
		height:500px;
	}
	#container_15246429389 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_15246429389 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_15246429389.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_15246429389.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_15246429389 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Deux entreprises prospères
Revenus annuels des cinq clubs les plus riches.

Source : Deloitte



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15246429389",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} millions €",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} millions €",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: "",
		endOnTick:"",
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2013","2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Real Madrid",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        519
      ],
      [
        "",
        550
      ],
      [
        "",
        577
      ],
      [
        "",
        620
      ],
      [
        "",
        675
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "FC Barcelone",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        483
      ],
      [
        "",
        485
      ],
      [
        "",
        561
      ],
      [
        "",
        620
      ],
      [
        "",
        648
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Bayern Munich",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        431
      ],
      [
        "",
        488
      ],
      [
        "",
        474
      ],
      [
        "",
        592
      ],
      [
        "",
        588
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Manchester United",
    "color": "#F19300",
    "data": [
      [
        "",
        424
      ],
      [
        "",
        518
      ],
      [
        "",
        520
      ],
      [
        "",
        689
      ],
      [
        "",
        676
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Manchester City",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        317
      ],
      [
        "",
        416
      ],
      [
        "",
        463
      ],
      [
        "",
        525
      ],
      [
        "",
        528
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " millions €",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Les bilans comptables des grosses écuries européennes s’enrichissent plus vite encore que leurs armoires à trophées. Ces cinq dernières années, les revenus du Bayern ont ainsi progressé de 36 % quand les gains du Real ont fait un bond de 30 %.
Soucieux d’amasser des liquidités indispensables à la compétitivité de leur équipe, toujours plus coûteuse à chaque mercato, les deux clubs centenaires peuvent compter sur des stades parmi les plus remplis d’Europe. Quatrième d’un classement dominé par leurs rivaux nationaux de Dotmund (79 653 spectateurs), le Bayern a écoulé 75 000 tickets par match, en moyenne, au cours de la saison dernière.
Construite dans le cadre de la Coupe du monde 2006, l’Allianz Arena est devenue une redoutable planche à billets pour son hôte, qui a annoncé en 2014 avoir remboursé son enceinte avec seize ans d’avance.


	#container_1524495329{
		padding:5px 5px 0px 10px;
		width:100%;
		background-color:#f5f6f8;
	}
	#graphe_1524495329{
		height:500px;
	}
	#container_1524495329 .titre{
		position:relative;margin: 10px 0;
		font-size: 1.5rem;
		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
		font-weight: bold;
		position: relative;
		}
	#container_1524495329 .subtitle{
		display:block;
		margin: 10px 0;
		font-size: 1.3rem;
}
	.highcharts-tooltip span {
		height: auto;
		min-width: 170px;
		z-index: 9998!important;
		overflow: auto;
		opacity: 1;
		white-space: normal !important;
	}
	#container_1524495329.highcharts-xaxis-labels text
	{
		font-size: 10px!important;
}
	#container_1524495329.highcharts-legend-item text
	{
		font-size: 11px!important;
	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_1524495329 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Deux franchises populaires






require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_1524495329",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "bar",
		spacingBottom: 10
	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
		text: ""
	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
				inside: false,
				allowOverlap: true,
				format: "{y} ",
				style: {
					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
			},
			connectNulls:true,
			stacking:null,
			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
				radius:3,
				lineColor:null
			},
			states:{
				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
			}
		},
		pie:{
			dataLabels:{
				distance:30, 
				softConnector:false
			}
		}
	},
	yAxis:[{
		id:"0",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:"Affluence moyenne lors de la saison 2016/2017"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: 65000,
		max: 80000,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "" ,
			label: {
				useHTML: false,
				text:"",
				align: "left",
				x: -3
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: -5
			}
		}]
	},{
		id:"1",
		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
		max: null,
		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Dortmund","FC Barcelone","Manchester United","Bayern Munich","Real Madrid"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "affluence",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        79653
      ],
      [
        "",
        77527
      ],
      [
        "",
        75290
      ],
      [
        "",
        75000
      ],
      [
        "",
        68562
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " spectateurs",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
			hour: "",
		},
		shadow: false,
		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


La bataille des stades est, finalement, la seule où le Real doit s’incliner. Plus de 68 000 spectateurs ont tout de même rempli les travées du Santiago-Bernabeu durant l’exercice précédent. De quoi motiver le président Florentino Perez à rénover la mythique enceinte. Un projet de 400 millions d’euros, comprenant notamment un toit, est déjà sur les rails.
Tous ces chiffres en feraient presque oublier le ballon. Sans doute plus à l’aise sur le banc que dans l’étude des bilans financiers de son club, Jupp Heynckes n’a pas manqué de ramener le duel sur le terrain : « Ce match sera un régal pour les amateurs de football. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-16">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ En fin de contrat, le Français n’a passé que 66 minutes sur les parquets en playoffs, dont les San Antonio Spurs ont été éliminés mardi par les Golden State Warriors.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤                     
                                                

NBA : Parker veut poursuivre sa carrière avec des Spurs en plein questionnement

En fin de contrat, le Français n’a passé que 66 minutes sur les parquets en playoffs, dont les San Antonio Spurs ont été éliminés mardi par les Golden State Warriors.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 10h50
   





                        



   


Soixante-six minutes de jeu : Tony Parker n’aura fait que passer en playoffs de NBA cette saison ; présent pour la dix-septième année de rang dans cette phase finale mais quasiment absent des parquets. Comme craint par les supporteurs des San Antonio Spurs, les Golden State Warriors ont fini le travail mardi 24 avril au premier tour des playoffs, écartant quatre victoires à une la franchise texane. Même sans Stephen Curry, les Warriors étaient trop forts pour des Spurs privés de leur star Kawhi Leonard, blessé à la cuisse en janvier et qui n’est jamais revenu sur les terrains malgré le feu vert de l’encadrement médical.
Dans cette situation délicate, Tony Parker n’a pas pesé, pas plus que lors d’une saison régulière qui l’a vu glisser sur le banc. A 35 ans, le Français espère pourtant poursuivre sa carrière avec les Spurs, son équipe depuis ses débuts NBA en 2001. Son rêve reste le même : atteindre le cap des 20 saisons avec sa franchise, celle avec laquelle il a conquis quatre bagues de champion NBA.
Pour la première fois dans sa carrière, Parker, 35 ans, sera à partir du 1er juillet free agent, libre de tout contrat. « On verra ce qui va se passer, le 1er juillet, c’est bientôt, mais bien sûr comme je l’ai dit, je veux » continuer à jouer à San Antonio, a expliqué Parker mardi soir.
« La saison la plus dure et la plus bizarre »
Le quadruple champion NBA a ajouté qu’il accepterait « bien sûr » de revenir comme doublure de Dejounte Murray, devenu à 21 ans en cours de saison le meneur titulaire des Spurs. « C’est définitivement la saison la plus dure et la plus bizarre que j’ai vécue, de loin », a-t-il dit sans vouloir rentrer plus dans les détails. San Antonio a souffert pour arracher son billet pour les playoffs et a bouclé sa pire saison régulière depuis 1997.
Parker a manqué le début de la saison après une rupture du tendon du quadriceps gauche en mai 2017, la blessure la plus grave de sa carrière. Il a repris la compétition en novembre, puis a perdu son statut de titulaire mi-janvier.
Il a terminé la saison régulière avec des moyennes de 7,7 points en 19,5 minutes de jeu par match, bien en deçà de ses moyennes depuis ses débuts NBA et, pour le dernier match de la saison, perdu (99-91) à Oakland, a marqué quatre points en 14 minutes de jeu.
A la fin de la série, les Spurs étaient privés de leur emblématique entraîneur Gregg Popovich, après la mort de son épouse la semaine dernière. Une disparition qui a aussi affecté le Français, très proche de la famille Popovich.
Quid de Kawhi Leonard ?
L’intersaison sera cruciale pour les Spurs, dont l’effectif est vieillissant, à l’image du Français et des vétérans Manu Ginobili (40 ans) et Pau Gasol (37 ans). Plus que leur âge, ces Spurs ont montré leurs limites dans une NBA engagée dans une course effrénée aux paniers à trois points et dominée par les « super teams », ces équipes articulées autour de deux, voire trois stars, comme Houston et Golden State.
L’avenir de la star Kawhi Leonard est aussi en suspens : à 26 ans, Leonard, qui a agacé par son attitude Popovich et plusieurs de ses coéquipiers, peut signer en juillet prochain un méga-contrat de 219 millions de dollars sur cinq ans s’il reste à San Antonio, ramené à 200 millions s’il change d’air.
Malgré ses blessures à répétition, les prétendants seront nombreux, dont, pourquoi pas, San Antonio : l’été dernier, LaMarcus Aldridge avait demandé à être échangé, avant de vider son sac face à Popovich, qui ne l’a pas non plus ménagé. Résultat, Aldridge a réalisé sa meilleure saison NBA avec 23,1 points et 8,5 rebonds par match.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-17">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ Même si les Romains ont inscrit deux buts importants en fin de match, les Reds ont réalisé une belle performance en demi-finale aller en s’imposant sur le score de 5 à 2.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤                     
                                                

Ligue des champions : Liverpool prend l’avantage face à la Roma après un festival de buts

Même si les Romains ont inscrit deux buts importants en fin de match, les Reds ont réalisé une belle performance en demi-finale aller en s’imposant sur le score de 5 à 2.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 23h09
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 23h28
   





                        



   


La soirée aurait pu être parfaite pour les Reds mais une fin de match coupable a relancé son adversaire du soir, la Roma. Grâce à un intenable Mohamed Salah, auteur de deux buts et de deux passes décisives, Liverpool s’est tout de même imposé 5-2, mardi 24 avril, en demi-finale aller de Ligue des champions.

L’incroyable « Pharaon » a encore fait chanter Anfield. Deux éclairs de génie en première période ont fait basculer le match, deux passes bien senties contre son ancienne équipe en seconde période ont mis Liverpool en bonne position pour aller sa première finale en C1 depuis 2007.

Mais cela sera t-il suffisant après les deux buts encaissés en toute fin de match ? Liverpool avait le match en main, menant 5 à 0, avant de prendre deux buts dans les dix dernières minutes. Cuits en fin de rencontre, les « Reds » ont redonné des espoirs de « remontada » à une AS Rome qui avait déjà joué un bien mauvais tour au Barça en quart de finale.

Après ses deux premiers buts (35e et 45e), l’attaquant égyptien, transféré de la Roma à l’été 2017, a délivré deux caviars à Sadio Mané (56e) et Roberto Firmino (61e), ce dernier signant lui aussi un doublé sept minutes plus tard.

À Anfield, Jürgen Klopp avait évidemment choisi d’aligner son trio offensif magique avec Salah, Sadio Mané et Roberto Firmino. Le « Fab Three » totalisait 83 buts avant la rencontre, il ira à Rome avec 88 réalisations dans la musette.

Reste qu’on ne vend pas la peau de la Louve avant de l’avoir tuée. Et qu’à force de ralentir et de se croire en finale, Liverpool a laissé revenir la Roma. Les Italiens pourront s’accrocher au but de l’inévitable Dzeko en fin de match (81e) puis au penalty transformé par Perotti (85e), après une main de Milner, pour trouver des raisons d’espérer.

Malgré tout, au Stadio Olimpico mercredi 2 mai, les Romains auront une pyramide à gravir. En quarts de finale, la Roma avait décroché son ticket après avoir renversé le FC Barcelone 3-0 à Rome en dépit de sa lourde défaite 4-1 à l’aller.




                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-18">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Incarnation de l’âge d’or des Canaris, l’ancien joueur et sélectionneur de l’équipe de France est décédé mardi, à l’âge de 70 ans.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/04/2018
Découvrir l’application


                           
édition abonné


Du FC Nantes aux Bleus, le parcours doré d’Henri Michel

Incarnation de l’âge d’or des Canaris, l’ancien joueur et sélectionneur de l’équipe de France est décédé mardi, à l’âge de 70 ans.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 07h19
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Avec son accent méridional, sa chevelure noire de jais et son élégance teintée d’autoritarisme sur les pelouses, il était devenu la principale figure du football français des années 1970. Capitaine emblématique du FC Nantes de la grande époque (1966-1982), milieu charismatique (1967 -1980) puis sélectionneur « sacrifié » des Bleus (1984-1988), Henri Michel est mort, mardi 24 avril, dans sa ville natale d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), à 70 ans. C’est l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP), le syndicat des joueurs, qui a annoncé son décès, des suites d’une longue maladie, de ce « monument » du ballon rond.
La mort de l’ancien milieu de terrain a d’abord bouleversé les supporteurs du FC Nantes. Durant seize ans, Henri Michel a disputé 640 matchs avec les Canaris, se forgeant un solide palmarès. Sous la férule des entraîneurs à succès José Arribas et Jean Vincent, il remporte le championnat à trois reprises (en 1973, 1977 et 1980) et s’adjuge la Coupe de France, en 1979.
« Chef de meute »

Joueur teigneux et « cérébral », doté d’une aura galvanisante, l’Aixois s’empare du brassard nantais et incarne alors, aux côtés de Maxime Bossis et consorts, le fameux « jeu à la nantaise » esthétique et envié par toute la France du football. Au fil des saisons, il recule sur le terrain et excelle au poste de libéro : sa lecture du jeu et sa détermination lui valent même l’admiration de ses adversaires.

Ses belles performances avec les Canaris le propulsent logiquement en équipe de France, avec laquelle il va honorer cinquante-huit sélections et hériter du capitanat.
« C’était un leadeur, un chef de meute qui se dépassait quoi qu’il arrive, se souvient Patrick Battiston, son ancien partenaire avec les Tricolores. C’était avant tout un honnête homme, au tempérament entier, qui a su accueillir la jeune génération, celle de Michel Platini. »
Son règne chez les Bleus coïncide avec...




                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-19">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ La première demi-finale de la Ligue des champions a opposé, mardi à Anfield Road, le Liverpool FC de Mohamed Salah à l’AS Roma de Daniele De Rossi.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ 
<article-nb="2018/04/26/19-20">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Henri Michel, décédé mardi 24 avril, a été le dépositaire du « jeu à la nantaise ». Avec et après lui, Maxime Bossis incarnait le FC Nantes triomphant des années 1970.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤                     
                                                

Maxime Bossis : « A Nantes, Henri Michel était le patron, le seigneur »

Henri Michel, décédé mardi 24 avril, a été le dépositaire du « jeu à la nantaise ». Avec et après lui, Maxime Bossis incarnait le FC Nantes triomphant des années 1970.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 19h04
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 19h21
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Quand Maxime Bossis est arrivé au Football Club de Nantes, en 1973, Henri Michel était déjà le chef d’orchestre des Canaris. Une période de dix années de succès s’ouvrait, marquée par le célèbre « jeu à la nantaise » et ponctué de quatre titres de champion de France (1973, 1977, 1980 et 1983). L’ancien international français (76 sélections) revient sur sa cohabitation avec celui qui le dirigera plus tard depuis le banc de l’équipe de France (1984-1988).
Quel joueur était Henri Michel ?
C’était un surdoué, la quintessence du joueur : une élégance rare, des qualités techniques bien au-dessus de la moyenne, un port altier, une vision de ses coéquipiers et des adversaires qui lui permettait de voir le jeu plus vite que les autres. Il représentait vraiment ce que je voulais devenir, même si je ne jouais pas à son poste.
Je l’ai croisé à 15 ans, lors d’un stage de détection à La Baule (Loire-Atlantique). Tous les plus grands étaient là, dont Henri Michel. C’était mon idole, le meilleur joueur français de sa génération.
Le « jeu à la nantaise », qui a porté le club au sommet du football français dans les années 1970, aurait-il existé sans Henri Michel ?
L’équipe a été sacrée championne de France en 1965 et 1966, quand Henri n’était pas encore titulaire. Le « jeu à la nantaise » aurait donc existé sans lui. Mais il en a été le joueur le plus emblématique, celui qui savait faire jouer ses coéquipiers, fédérer.
C’était vraiment le patron, le seigneur, à Nantes. Son aura dépassait le simple cadre du football. C’était une personnalité connue, respectée non seulement au club et avec les supporters, mais dans toute la ville.
« Il n’essayait pas de se la jouer star, c’en était déjà une. »
Son influence dans le jeu était-elle comparable à celle d’un Platini, ou Zidane plus tard ?
Comme avec tous les grands joueurs, on avait tendance à vouloir lui donner le ballon, parfois trop. Mais Henri ne tirait pas la couverture à lui : il n’essayait pas de se la jouer star, c’en était déjà une. Il voulait juste mettre ses qualités au service de l’équipe. C’était d’autant plus agréable de lui donner le ballon qu’on savait qu’il en ferait bon usage.
Il est pourtant rarement cité parmi les meilleurs joueurs français…
C’est une injustice, mais ça tient à peu de chose. Henri s’est retrouvé au milieu d’une génération d’internationaux certes talentueux, mais qui n’ont pas eu de résultats. En dehors des Nantais, les gens retiennent surtout les matchs phares, les grandes compétitions. Il s’est retrouvé entre la génération de Kopa et celle de Platini, il n’a pas eu l’aura qu’il méritait.

   


Lui-même reconnaissait qu’il ne parvenait pas à développer le même jeu en équipe de France qu’à Nantes…
C’était le revers de la médaille du FC Nantes. Le cocon était tellement agréable, chacun jouait pour son partenaire : sortis de ce cadre, beaucoup ont été perdus. Henri avait la stature pour s’adapter, mais il n’a sans doute pas retrouvé en équipe de France des joueurs avec le même altruisme, cette envie de partager.
« Il aurait vraiment voulu entraîner Nantes. »
Etait-il destiné à devenir entraîneur ?
Il avait de grandes qualités tactiques. Henri savait jauger et juger ses partenaires, les forces et faiblesses des adversaires. En plus, il avait la passion. Avant et après les matchs, il parlait foot, foot et foot. Ça n’a donc pas été étonnant de leur voir passer entraîneur et être sacré champion olympique [en 1984].
Après l’équipe de France (1984-1988) et une pige au PSG (1990-1991), Henri Michel est parti à l’étranger. Regrettait-il de ne pas retrouver un banc dans son pays ?
Il n’a pas toujours eu des demandes intéressantes et à sa mesure dans le football français. Mais l’exil n’a pas été compliqué pour lui. Henri a toujours été un grand voyageur, il pouvait partir au bout du monde. Il a tout de même longtemps été amer après son éviction de l’équipe de France.
Aurait-il pu assurer l’héritage du « jeu à la nantaise » en tant qu’entraîneur ?
Raynald Denoueix (1997-2001) était le successeur désigné de Jean-Claude Suaudeau (1991-1997), mais Henri aurait très bien pu contribuer à prolonger le « jeu à la nantaise » puisqu’il en a été le premier instigateur comme joueur. Il était la personne idoine pour entraîner Nantes. Il aurait vraiment voulu entraîner cette équipe. Mais nul n’est prophète en son pays.



                            


                        

                        

