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« La télévision de papa résiste encore »

TF1, en pleine stratégie de reconquête, a remporté son homérique bagarre avec les opérateurs télécoms, qui paieront pour diffuser ses chaînes gratuites, observe l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 12h29
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            
Chronique. Il flotte comme un parfum d’apaisement en cette fin d’avril printanière. Syndicats et direction de Carrefour ont tourné le dos à la convergence des luttes en signant un accord social, et la bagarre homérique entre chaînes de télévision et opérateurs de télécommunications touche à sa fin. Les Enfoirés peuvent chanter tranquille, la menace qu’on leur coupe le micro ou la caméra, qui avait plané en mars dernier, s’éloigne. Même si Canal+ n’a pas encore signé, l’entente entre Free et TF1, qui avait déjà conclu un accord avec Orange, SFR et Bouygues, siffle la fin des hostilités.
Point de lutte des classes ici, mais un bras de fer inédit entre deux acteurs de poids. Du haut de leurs milliards de chiffre d’affaires, les rois de la box ont d’abord traité par le mépris la demande soudaine de la Une de percevoir désormais des commissions pour la diffusion de ses chaînes gratuites. Quoi ? Payer des dizaines de millions d’euros pour retransmettre sur leur offre ADSL un canal disponible sans frais sur la TNT, vous n’y pensez pas ! Et pourtant, c’est bien TF1 qui a gagné.
Puissance d’audience
Bien sûr, le groupe ne touchera pas les 100 millions d’euros dont il rêvait mais probablement une cinquantaine, ce qui n’est déjà pas si mal. Et surtout, il a enfoncé un coin qu’il sera désormais bien difficile d’enlever. Dans le nouveau monde des médias, il n’y a plus de contenu gratuit. Et si TF1 et M6 n’envisagent pas (encore) de proposer des abonnements à leurs téléspectateurs, ils ont réussi à faire cotiser leurs principaux distributeurs.

TF1 a bénéficié de trois facteurs favorables pour faire avancer sa cause. Le premier est sa puissance d’audience, encore forte malgré les coups de boutoirs d’Internet. Le dernier épisode de « The Voice » ou le dernier match de foot se voient en priorité en direct, voire en replay. La télévision de papa est regardée chaque soir par plus d’un téléspectateur sur quatre.
Stratégies brouillées
Le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-2"> ¤ Les enchères auront lieu le 29 mai pour les matchs de Ligue 1 diffusés entre 2020 et 2024.
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Football : la Ligue 1 lance son appel d’offres, probablement sans SFR

Les enchères auront lieu le 29 mai pour les matchs de Ligue 1 diffusés entre 2020 et 2024.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 12h10
    |

            Sandrine Cassini








                        



   


Sans préavis, le football français s’est brutalement relancé dans la bataille des droits sportifs. La Ligue de football professionnel (LFP) a averti au dernier moment, mercredi 25 avril, qu’elle relançait l’appel d’offres pour la retransmission des matchs du championnat de France de Ligue 1 pour la période 2020-2024. Les candidats remettront une offre qualitative le 28 mai, tandis que la procédure d’enchères aura lieu le 29 mai.
Avant de desserrer à nouveau les cordons de la Bourse pour s’offrir de coûteuses compétitions sportives, SFR, qui est encore confronté à un lourd endettement, préfère reconquérir des abonnés
Nouveaux créneaux horaires, refonte du système d’enchères, assouplissement des règles de revente des matchs : la LFP a imaginé les meilleures options pour soutirer un maximum d’argent à Orange, Canal+ et BeIn Sports, mais aussi aux géants de la Silicon Valley, comme Amazon, qu’elle pense intéresser, ou aux agences médias (IMG, Mediapro…), qui deviennent progressivement des éditeurs de contenus.
Longtemps, la LFP a tergiversé sur le meilleur timing à adopter pour lancer son appel d’offres. Très volontariste au moment où SFR était au mieux de sa forme et dépensait sans compter dans la Ligue des champions, elle s’est mise à hésiter après la chute en Bourse de l’opérateur, en novembre 2017. Pas sûr qu’en se lançant maintenant la LFP ait choisi le meilleur moment.

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                SFR rafle les droits de la Ligue des champions de football



Selon nos informations, SFR a fait savoir à la Ligue qu’il ne participerait pas à l’appel d’offres s’il était lancé avant la fin de l’année. L’opérateur, qui a remanié son management à l’automne, pense avoir amorcé son redressement, mais souhaite procéder par étapes.
Possibilité de sous-licencier les lots, une fois acquis
Avant de desserrer à nouveau les cordons de la Bourse pour s’offrir de coûteuses compétitions sportives, SFR, qui est encore confronté à un lourd endettement, préfère reconquérir des abonnés et assurer la diffusion de la Ligue des champions à la rentrée. Entre-temps, une autre échéance l’attend : Altice, sa maison mère, a prévu de procéder à un « spin-off », en séparant les activités américaines et européennes, en juin.
Visiblement, Didier Quillot, directeur général de la LFP, semble prêt à se passer de ce candidat potentiel. « L’appel d’offres a été conçu et structuré indépendamment des uns et des autres, et selon toutes les hypothèses », a-t-il déclaré, répondant à une interrogation sur l’éventuelle défection de la marque au carré rouge et blanc.

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                Didier Quillot : « Il faut développer la notoriété de la Ligue 1 »



L’opérateur changera-t-il d’avis à l’approche de la procédure ? Une chose est sûre : l’époque où il dépensait 120 millions d’euros par an dans la Premier League anglaise et 350 millions dans la Ligue des champions au nom de la convergence entre les médias et les télécoms est révolue.
Cette probable défection ne signifie pas pour autant que le spectateur de SFR Sport (en passe d’être rebaptisé RMC Sport) ne pourra plus regarder un match sur son écran. Pour la première fois, la LFP introduit dans sa procédure d’appel d’offres la possibilité de sous-licencier les lots, une fois acquis. L’objectif : offrir plus de souplesse aux diffuseurs et les encourager à prendre des risques financiers plus importants. Dans l’esprit de la LFP, il s’agit de permettre à Canal+ ou BeIn Sports de miser plus, malgré une situation financière encore délicate, en leur proposant le moment venu de revendre des matchs à des concurrents.
« Mieux remplir les stades et attirer un nouveau public »
Pour séduire un maximum de monde, la LFP a décidé de bouleverser la programmation du championnat à partir de 2020. Aux deux matchs du vendredi et du dimanche 21 heures s’ajoute une troisième soirée « premium », le samedi à 21 heures. En outre, la journée du dimanche est sensiblement renforcée, avec un match supplémentaire à 13 heures, un horaire qui convient aussi aux retransmissions en Asie, et quatre autres à 15 heures.
« Nous souhaitons mieux remplir les stades et attirer un nouveau public de femmes et de familles », a précisé Didier Quillot. Sept lots seront commercialisés, dont quatre incluant des événements, des magazines et des extraits. Les trois principaux lots comprennent les 38 journées de championnat et se partagent les cases horaires et les différentes affiches.
Si le prix de réserve d’un ou de plusieurs lots n’est pas atteint, la LFP se réserve le droit de ne pas les attribuer, et de procéder dans quelques mois à une nouvelle mise en vente. Jusque-là, la LFP avait la possibilité d’attribuer les lots même si le prix plancher n’était pas atteint.
Le rêve des clubs : accroître « significativement », selon les termes de Didier Quillot, les revenus de ses clubs et leur donner de la visibilité sur les années à venir. Pour la période 2016-2020, les droits télévisés rapportent au football français 762 millions d’euros par an, bien moins que la Premier League anglaise (2,3 milliards d’euros) ou la Liga espagnole (1 milliard d’euros). D’après les estimations, la LFP rêve de porter la facture au milliard d’euros annuel.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-3"> ¤ Comcast, propriétaire de NBC, a fait une contre-offre, mercredi, sur le premier bouquet satellite d’Europe, créé par le magnat Rupert Murdoch, s’opposant ainsi à Disney.
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Télévision : bataille de géants américains pour acheter le britannique Sky

Comcast, propriétaire de NBC, a fait une contre-offre, mercredi, sur le premier bouquet satellite d’Europe, créé par le magnat Rupert Murdoch, s’opposant ainsi à Disney.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 12h17
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Dans cette bataille d’ego, de milliardaires et de lutte pour la domination mondiale de la télévision, une seule certitude : le vainqueur sera américain. Comcast, le premier réseau câblé des Etats-Unis, propriétaire notamment de NBC et des studios Universal, a fait mercredi 25 avril une offre pour s’emparer de Sky, le premier bouquet satellite d’Europe, valorisant le groupe de 22 milliards de livres sterling (25,2 milliards d’euros). Il contre ainsi Disney, qui a lui-même fait en décembre 2017 une offre sur Fox, l’actuel propriétaire majoritaire de Sky.
La bataille est un jeu de billard à trois bandes, avec de nombreuses ramifications politiques et économiques. Mais à son cœur se trouve un problème simple : face à l’arrivée des plates-formes Internet de films à la demande, comme Netflix ou Amazon, les grands groupes de télévision traditionnelle se sont embarqués dans une course à la taille. En devenant toujours plus gros, ils espèrent pouvoir investir davantage dans des séries, des films ou encore des droits sportifs, pour proposer des programmes qui continuent à attirer les téléspectateurs.

Dans ce contexte, un joyau est à vendre depuis peu : Sky. Il s’agit d’une télévision à péage, créée en 1990 au Royaume-Uni par le magnat australo-américain Rupert Murdoch. Son succès s’est fait à coups de films et de football, dans un modèle similaire à celui de Canal+. Mais là où ce dernier a mal négocié le virage du Web, Sky a su innover, est devenu fournisseur d’Internet et de téléphonie mobile, et a continué à augmenter son nombre d’abonnés. Aujourd’hui, le groupe est également très présent en Allemagne et en Italie. Il est surtout très rentable : en 2017, il a dégagé un bénéfice net de 1 milliard de livres.
Situation étrange
Sky est à vendre parce que Rupert Murdoch a pris tout le monde par surprise en décembre. Lui qui a passé soixante ans à acheter journaux et télévisions à travers le monde (du Times au Wall Street Journal,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-4"> ¤ La compétition devrait opposer le groupe de télévision payante Canal+, filiale de Vivendi, et les chaînes qataries de beIN Sports, actuels codétenteurs des droits.
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Football : coup d’envoi de la bataille pour les droits de retransmission de la Ligue 1

La compétition devrait opposer le groupe de télévision payante Canal+, filiale de Vivendi, et les chaînes qataries de beIN Sports, actuels codétenteurs des droits.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 19h09
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 19h28
   





                        



   


C’est une bataille homérique qui s’annonce. La Ligue de football professionnel (LFP) a officiellement lancé, mercredi 25 avril, l’appel d’offres concernant les droits télévisuels domestiques de la Ligue 1 pour la période 2020-2024, lors d’une conférence de presse à Paris.
C’est la présidente de la LFP, Nathalie Boy de la Tour, qui l’a officiellement annoncé à l’issue d’un conseil d’administration de l’instance du football professionnel. Cet appel d’offres prévoit notamment, à partir de 2020, la fin du multiplex du samedi soir, déplacé au dimanche 15 h avec quatre rencontres. La soirée du samedi soir proposera alors une « grande affiche premium », selon les termes de la LFP.
Il s’agit d’un format « déjà utilisé sur 2008-2012, qui permet de communiquer sur trois affiches en prime time », les vendredis, samedis et dimanches, toujours à 21 heures, a détaillé le directeur général de la Ligue, Didier Quillot. En outre, un match aura lieu chaque semaine le dimanche à 13 heures, horaire « optimal en Asie », tandis que la programmation de quatre matchs à 15 heures le dimanche doit permettre un « meilleur remplissage » des stades et de toucher un « nouveau public », notamment féminin et familial, a exposé Didier Quillot.

        Lire aussi :
         

                L’inflation sans fin des droits du football anglais



Objectif : 1 milliard d’euros
Concernant le calendrier annoncé mercredi par la LFP, il prévoit des séances de questions-réponses avec les candidats intéressés du 7 au 17 mai, la remise des offres qualitatives le 28 mai et les « enchères séquentielles et résultats » le 29 mai.
Le lancement de cet appel d’offres avait à plusieurs reprises été pressenti, notamment l’an passé quand l’attractivité nouvelle du championnat, dopée par l’arrivée de la superstar Neymar au PSG pour 222 millions d’euros, faisait saliver les clubs professionnels.

        Lire aussi :
         

                Le foot mondial, au miroir de la folie Neymar



 
Sur la période 2016-2020, les droits TV pour la Ligue française s’élevaient à 762 millions d’euros, contre 2,3 milliards d’euros pour la Premier League anglaise et plus d’un milliard par an pour la Liga espagnole. Pour l’appel d’offres 2020-2024, l’objectif régulièrement évoqué est celui du milliard d’euros annuel.
La compétition devrait opposer le groupe de télévision payante Canal+, filiale de Vivendi, et les chaînes qataries de beIN Sports, actuels codétenteurs des droits. L’opérateur des télécoms SFR, filiale d’Altice, pourrait également faire figure de rival après une offensive massue dans les droits sportifs au cours des trimestres précédents. L’opérateur est toutefois à la peine pour reconquérir ses clients en France.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-5"> ¤ Le classement de la France a progressé en 2018, sans pour autant que la situation de la liberté de la presse ne s’améliore.
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Liberté de la presse : la progression en trompe-l’œil de la France

Le classement de la France a progressé en 2018, sans pour autant que la situation de la liberté de la presse ne s’améliore.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h51
    |

            Maxime Vaudano








                        


L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a publié, mercredi 25 avril, son classement annuel sur la liberté de la presse dans le monde. Voici trois graphiques à en retenir.
Le classement de la France progresse…
La France occupe en 2018 le 33e rang sur 180 pays évalués par RSF. Elle était 39e en 2017 et 45e en 2016.


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… même si sa situation ne s’améliore pas
Si la France obtient cette année son meilleur classement depuis dix ans, son indice de liberté de la presse n’a, paradoxalement, guère progressé. RSF épingle notamment la concentration grandissante des médias, la montée en puissance du media bashing pendant la campagne présidentielle et l’annonce du projet de loi contre les fausses informations.


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Indice de liberté de la presse de la France


L'indice de la liberté de la presse est calculé chaque année par RSF selon un barème qui prend en compte divers aspects de la problématique (pluralisme, censure, mise en danger des journalistes, etc.). Plus il est bas, plus la presse est libre dans le pays. Depuis la création du classement, cet indice s'est échelonné entre -10 (la Finlande en 2012) et 142 points (l'Erythrée en 2012).
La méthodologie de RSF a subi des changements importants en 2011-2012 puis en 2013, entraînant d'importantes variations de l'indice. Mais depuis 2013, la stabilité de la méthodologie permet de suivre l'évolution de l'indice de façon plus fiable.



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      ],
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        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
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        "",
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      ],
      [
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        9
      ],
      [
        "",
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      ],
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      [
        "",
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      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        9.5
      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ],
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        "",
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      ]
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Une remontée due à la dégradation de la situation d’autres pays
Douze pays qui étaient devant la France en 2016 sont désormais moins bien classés qu’elle. Parmi eux, on retrouve quatre Etats européens, dont la République tchèque. Outre le fait que son président a brandi en conférence de presse une kalachnikov factice portant la mention « pour les journalistes », Prague a multiplié les initiatives législatives menaçant la liberté d’expression et de la presse.


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	Highcharts.setOptions({
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	var chart3 = new Highcharts.Chart({
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			text: ""
		},
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    "data": [21,37,34,32,40,41,42,29,43,35,30,36],
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		},
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	}
});



});


Seule Chypre a fait le mouvement inverse, en passant en deux ans de la 81e à la 25e place, malgré un cas grave de musellement de la liberté de la presse.

        Lire aussi :
         

                Liberté de la presse : « climat délétère » dans les démocraties



Ce sont les pays d’Europe du Nord (Norvège, Suède, Pays-Bas, Finlande, dans l’ordre) qui restent aux premières places du classement de RSF.



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-6">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤ Une information judiciaire avait été ouverte en avril 2016 pour homicide involontaire d’un caméraman, mort en 2015 dans un accident d’hélicoptère lors d’un tournage en Argentine.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-6"> ¤                     
                                                

Accident mortel de l’émission « Dropped » : la société de production condamnée pour « faute inexcusable »

Une information judiciaire avait été ouverte en avril 2016 pour homicide involontaire d’un caméraman, mort en 2015 dans un accident d’hélicoptère lors d’un tournage en Argentine.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 17h32
   





                        


Adventure Line Productions (ALP), la société de production de l’émission « Dropped », a été condamnée pour « faute inexcusable » à indemniser la famille d’un caméraman, mort en 2015 dans un accident d’hélicoptère lors d’un tournage en Argentine, selon la décision dont l’AFP a obtenu copie mercredi 25 avril.
La famille du caméraman avait saisi le tribunal des affaires de sécurité sociales (TASS) des Hauts-de-Seine.
Le plus gros accident de la télé-réalité française
Survenue sur le tournage de cette émission diffusée par TF1, la collision entre deux appareils le 9 mars 2015 avait coûté la vie à dix personnes. Parmi les victimes, trois champions, dont la navigatrice Florence Arthaud, la nageuse Camille Muffat et le boxeur Alexis Vastine. Ce dernier avait décroché la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008, avant de s’incliner, contre toute logique sportive, en quarts de finale des Jeux de Londres quatre ans plus tard.

        Lire aussi :
         

                Télé-réalité : la sécurité en question



Déjà un mort en 2013 dans une émission produite par ALP
L’émission de télé-réalité « Dropped » avait été réalisée par Adventure Line Productions (ALP), une grande société de production française spécialiste des jeux d’aventure comme « Fort Boyard » ou « Koh-Lanta ». Société historique, créée en 1972, elle a déjà été confrontée à une crise quand, en mars 2013, un participant à « Koh-Lanta » était mort lors d’un tournage au Cambodge.
A l’origine, la société produisait des jeux d’aventure comme « Fort Boyard », devenu un des fleurons de la télévision française, mais aussi « La Chasse aux trésors » ou « La Course autour du monde ». ALP, qui compte aujourd’hui une trentaine d’employés permanents au siège, produit aussi ponctuellement des fictions ou le magazine d’actualité quotidien d’Arte « 28 minutes », présenté par Elisabeth Quin.
Ces dernières années, ALP a réalisé plusieurs adaptations de formats étrangers de grandes émissions aux frontières du jeu, du divertissement et de la télé-réalité : « Koh-Lanta » (inspiré de « Survivor »), « Popstars », « Belle toute nue » (inspirée de « How to look good naked »)… Elle a produit « Moundir, l’aventurier de l’amour », autour d’un ancien participant de « Koh-Lanta », ou « L’Etoffe des champions », jeu d’aventure diffusé à l’été 2011 avec des anciens du monde du sport, comme le judoka Thierry Rey et l’entraîneur de football Raymond Domenech.

        Lire aussi :
         

                Derrière la tragédie de « Dropped », la société de production ALP



Une émission survivaliste
Le principe de « Dropped » consistait à « lâcher » (drop, en anglais) les candidats en hélicoptère dans un lieu reculé, loin de toute zone habitée, et à les laisser retrouver par leurs propres moyens — sans carte ni boussole — des endroits habités pour recharger leur téléphone portable et appeler l’animateur de l’émission. A charge pour les candidats, des anciens sportifs professionnels, de subvenir à leurs besoins.

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                Les catastrophes aériennes qui ont endeuillé le monde du sport






                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-7">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤ Depuis le début du mois de mars, un bras de fer était engagé entre les opérateurs de téléphonie et le groupe TF1, qui demandait une rémunération pour la diffusion de ses programmes.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

TF1 et Free signent un accord de distribution des chaînes

Depuis le début du mois de mars, un bras de fer était engagé entre les opérateurs de téléphonie et le groupe TF1, qui demandait une rémunération pour la diffusion de ses programmes.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 09h13
   





                        


TF1 et Free (dont le fondateur, Xavier Niel, est actionnaire du Monde) ont annoncé, mercredi 25 avril, avoir signé un « nouvel accord de distribution global » des chaînes du groupe de télévision pour les abonnés de l’opérateur télécoms, sans en dévoiler le montant.
Après SFR, Bouygues et Orange, Free était le dernier opérateur avec lequel le groupe de médias n’avait pas signé. Un dernier accord reste encore à trouver pour le groupe TF1 avec son concurrent Canal+.
De nouvelles fonctionnalités « innovantes » à la clé
Cet accord « renforce le partenariat entre les deux sociétés en valorisant une offre de services enrichis sur tous les écrans pour les abonnés Free » avec un « renouvellement des accords de distribution des chaînes et services TV Breizh, Ushuaïa TV, Histoire, TFOU Max et MYTF1 VOD », selon un communiqué commun.
A l’image des accords avec les autres opérateurs, celui-ci doit permettre aux clients de Free de « bénéficier de fonctionnalités innovantes autour des programmes du groupe TF1 », dont des programmes en avant-première de leur diffusion télévisée, le lancement à la rentrée 2018 de deux nouvelles chaînes (TF1+1 et TMC+1) ou encore la diffusion en ultra-haute définition (UHD 4K) de programmes sportifs, tel le Mondial de football en Russie cette année, par exemple.
Un accord après des semaines de tensions
Depuis le début du mois de mars, un bras de fer était en effet engagé entre les opérateurs de téléphonie et le groupe TF1, qui demandait une rémunération pour la diffusion de ses programmes.

        Lire aussi :
         

                Les opérateurs télécoms accentuent la pression sur TF1



Mardi 6 mars, Free prenait ses clients à témoin du différend qui l’opposait au groupe audiovisuel. Un message est brièvement apparu sur les écrans des détenteurs de sa box :
« Depuis plusieurs mois, nous négocions avec le groupe TF1, qui a décidé d’exiger une rémunération infondée pour des chaînes disponibles gratuitement en TNT et sur Internet. Nous sommes contraints d’interrompre la diffusion de TF1, TMC, TFX, TF1 Séries Film, HD1 et LCI. Nous espérons remédier à cette situation rapidement. »
En réalité, Free n’a pas coupé le signal, et le message a disparu en fin de journée. A sa manière, le trublion des télécoms a averti qu’il était prêt, après Canal+ le 2 mars, à se passer de la Une.
Selon les informations du Monde, TF1 lui réclamait 21 millions d’euros par an pour distribuer ses chaînes, soit environ 3 euros par an et par client.
Dans un entretien au Parisien, le PDG du groupe TF1, Gilles Pélisson assurait le 6 mars que la chaîne demandait « moins de 20 millions d’euros » par opérateur pour la diffusion de ses contenus et justifiait l’importance des sommes demandées : « C’est moins de 1 % de ce que paye un abonné par mois. »



                            


                        

                        


<article-nb="2018/04/26/19-8">
<filnamedate="20180426"><AAMM="201804"><AAMMJJ="20180426"><AAMMJJHH="2018042619">
<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤ L’édition 2018 du classement mondial de Reporters sans frontières s’inquiète d’un regain d’hostilité du pouvoir politique envers les journalistes.
<filname="PROF-0,2-3236,1-0,0-8"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/04/2018
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Liberté de la presse : « climat délétère » dans les démocraties

L’édition 2018 du classement mondial de Reporters sans frontières s’inquiète d’un regain d’hostilité du pouvoir politique envers les journalistes.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 06h39
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 11h40
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


Citant Staline, Donald Trump n’a pas hésité à qualifier les médias d’« ennemis du peuple », quelques mois après son élection. Pour Reporters sans frontières (RSF), l’hostilité revendiquée du président américain rappelle que les menaces envers les journalistes ne sont plus « l’apanage des seuls pays autoritaires ».
A l’occasion de la publication, mercredi 25 avril, de l’édition 2018 de son classement de la liberté de la presse, l’ONG relève que « de plus en plus de chefs d’Etat démocratiquement élus voient la presse non plus comme un fondement de la démocratie, mais comme un adversaire ». RSF dénonce également « un climat délétère qui touche même les pays en haut du classement ». La Norvège et la Corée du Nord conservent, respectivement, la première et la dernière place du classement.
Si les Etats-Unis reculent de deux places, à la 45e position, derrière la Roumanie ou le Burkina Faso, l’Europe n’est pas à l’abri des menaces proférées par les dirigeants politiques envers les médias, notamment depuis l’émergence de partis populistes usant de la rhétorique antimédias. « Les dirigeants politiques qui alimentent la détestation du journalisme portent une lourde responsabilité », estime Christophe Deloire, le secrétaire général de RSF.
L’organisation cible les dirigeants de pays d’Europe centrale, à l’image de la Serbie, qui perd dix places (76e position), ou de la Hongrie (73e position), où le premier ministre, Viktor Orban, accuse les médias indépendants de discréditer son pays « auprès de l’opinion internationale ».
« Jouer avec un feu politique extrêmement dangereux »
La France gagne certes six places (33e position), mais, selon l’ONG, il s’agit d’« une remontée partiellement “mécanique” après la chute exceptionnelle de certains de ses voisins européens ».
A propos de l’Hexagone, RSF évoque les attaques régulières du président du parti Les Républicains, Laurent Wauquiez, à droite, et celles du chef de file de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, à gauche, alimentant un climat délétère ayant atteint « son paroxysme pendant la campagne électorale de 2017 ». « Contester aujourd’hui la légitimité du journalisme, c’est jouer avec un feu politique extrêmement dangereux », prévient M. Deloire.
l’ONG s’inquiète également des récents assassinats de deux journalistes d’investigation survenus en Slovaquie et à Malte, où Daphne Caruana Galizia a été tuée pour avoir enquêté sur la corruption politique dans l’île. Un meurtre qui aurait également « levé le voile sur le harcèlement judiciaire » que peuvent subir les reporters, car, avant son meurtre, elle avait été visée par quarante-deux procès en diffamation au civil et cinq au pénal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-9"> ¤ Pilier et membre de l’équipe fondatrice de « Libération », Gilles Millet s’était spécialisé dans le suivi des affaires de banditisme et de terrorisme. Il est mort le 21 avril à Paris, à l’âge de 66 ans.
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La mort du journaliste Gilles Millet

Pilier et membre de l’équipe fondatrice de « Libération », Gilles Millet s’était spécialisé dans le suivi des affaires de banditisme et de terrorisme. Il est mort le 21 avril à Paris, à l’âge de 66 ans.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h05
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 18h16
    |

            Yves Bordenave








                        



                                


                            

Voilà plusieurs semaines qu’il ne répondait plus au téléphone. Qu’il ne rappelait pas quand on lui laissait un message lui signifiant qu’en montant vers Corte (Haute-Corse), on passerait devant chez Jojo, à Peri, et que l’on pouvait s’arrêter, le temps de boire un café. Gilles Millet, longtemps journaliste à Libération, est mort samedi 21 avril à Paris, où il était hospitalisé depuis près de deux mois. Il avait 66 ans.
Sur ces photos jaunies qui remontent à l’année 1973, date de la création de Libération, on le reconnaît au milieu d’une bande de jeunes filles et gars, cheveux longs tombant sur les épaules, lunettes en écailles et silhouette fine. Parmi eux, nombreux sont ceux qui, à l’instar de Serge July, occuperont par la suite des postes de premier plan dans la presse française.
Pendant plus de vingt ans, Gilles Millet a été une figure de ce journal fondé sous la houlette de Jean-Paul Sartre, par une équipe de militants maoïstes dans la ferveur des années qui ont suivi Mai 68. Pourtant, maoïste, Gilles Millet ne l’était guère. Certes, il avait rejoint la Gauche prolétarienne (GP) au sortir du lycée de Melun (Seine-et-Marne), en 1970, mais il n’avait rien du militant doctrinaire. Comme il le disait, la GP, il « s’en foutait ». Il était plutôt une sorte de libertaire, « révolté contre l’injustice », se souvient Béatrice Vallaeys, copine de lycée à Melun et ancienne de Libé. « Ce qui passionnait Gilles, c’était les marges de la société », dit-elle. Etudiant en philosophie à Créteil, il dévorait Foucault, Deleuze et Guattari tout en avouant un penchant pour Camus.
« D’une curiosité inouïe »
C’est en 1972-1973 qu’il « entre en journalisme » par des voies propres à l’effervescence militante de cette période. Avec une petite équipe, ils s’immergeaient dans un lieu où se déroulait un conflit social. Ils en tiraient Pirate, un journal, sorte de fanzine, qu’ils vendaient sur place...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-11"> ¤ Dans un entretien au « Monde », le PDG de « Corse-Matin » assure qu’il n’a « rien à voir » avec les activités de la bande criminelle ajacienne du « Petit Bar ».
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Antony Perrino : « Je n’ai rien à me reprocher »

Dans un entretien au « Monde », le PDG de « Corse-Matin » assure qu’il n’a « rien à voir » avec les activités de la bande criminelle ajacienne du « Petit Bar ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h55
    |

            Yves Bordenave (propos recueillis)








                        



                                


                            
Depuis novembre 2017, la justice enquête sur les relations entre Antony Perrino, désigné PDG de Corse-Matin, et la bande criminelle ajaccienne du « Petit Bar », dont plusieurs membres ont été condamnés et restent soupçonnés dans des affaires de meurtre.

Vous venez d’être nommé à la tête de « Corse-Matin ». Parallèlement, la justice s’interroge sur vos relations avec la bande du « Petit Bar », une équipe de voyous connus sur l’île. Quels sont vos liens avec ce groupe ?
J’ai grandi à Ajaccio. J’ai fréquenté les écoles publiques de la ville. L’école primaire d’abord, puis le lycée Fesch, avant d’aller à la faculté d’Aix-en-Provence. Comme beaucoup de jeunes Ajacciens, j’ai été élevé dans la mixité sociale. A 10 ans, j’étais en classe avec Jacques Santoni [l’une des principales figures de la bande du « Petit Bar », devenue tétraplégique après un accident de moto survenu en 2003]. Ensuite, nous faisions de la moto ensemble. Pareil avec Mika Ettori [une autre figure de la bande], qui est un ami. Nous avons fait du sport ensemble, et plus tard, nous avons fréquenté les mêmes boîtes. Le lien entre eux et moi remonte à l’enfance, mais je n’ai rien à voir avec leurs activités.
Dans quelles conditions, Pascal Porri, figure du « Petit Bar », plusieurs fois condamné par la justice, occupe-t-il un logement de grand standing qui vous appartient boulevard Albert Ier à Ajaccio, alors qu’il ne dispose d’aucun revenu connu ?
Par amitié, je lui loue cet appartement à un prix légèrement inférieur à ceux pratiqués dans cet ensemble. Je suis prêt à m’en expliquer devant la justice quand elle me convoquera. Je le dis et le répète, il n’y a aucune relation contraignante entre moi et Pascal Porri. En Corse, tout le monde connaît tout le monde et, souvent, les amis d’enfance restent liés quand ils deviennent adultes, même lorsque leurs parcours peuvent les éloigner.
La...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-12"> ¤ Le marché tchèque se partage entre une poignée d’hommes d’affaires qui, depuis 2008, se livrent à une bataille d’influence.
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A Prague, une guerre d’oligarques par médias interposés

Le marché tchèque se partage entre une poignée d’hommes d’affaires qui, depuis 2008, se livrent à une bataille d’influence.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 10h39
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



   


La démarche du milliardaire Daniel Kretinsky en France ne constitue-t-elle qu’une nouvelle étape dans la guerre que se livrent les oligarques de son pays, par médias interposés ? En 2017, la République tchèque était classée à une très honorable 23e place au classement de Reporters sans frontières sur la liberté de la presse (RSF). Mais elle risque de dégringoler dans le tableau que l’association compte dévoiler ces prochains jours, car la concentration des médias y atteint des seuils critiques.
Avant la crise, les journaux étaient détenus à 80 % par des investisseurs étrangers. Mais depuis 2008, de nouveaux oligarques se livrent à une bataille d’influence, à laquelle participe, à sa manière feutrée, M. Kretinsky. Le marché tchèque, à l’image d’une tendance que l’on peut observer dans tous les pays ayant rejoint l’Union européenne depuis 2004, se partage désormais entre quelques hommes d’affaires devant leurs fortunes aux privatisations des années 1990.

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                Daniel Kretinsky, l’ambitieux milliardaire tchèque à la conquête de la presse de l’Ouest



La fin d’une parenthèse enchantée
Parmi eux, on trouve le premier ministre Andrej Babis, qui possède plusieurs quotidiens très prescripteurs (Mlada fronta DNES, Lidové noviny et Metro), un hebdomadaire, des sites Internet et la radio Impuls.
Egalement dans le paysage, un certain Zdenek Bakala, ancien propriétaire d’un complexe minier, qui s’est offert un quotidien économique, un hebdomadaire et un site d’information il y a dix ans. Quant à Marek Dospiva, il domine le secteur de la presse régionale depuis 2015, alors que Jaromir Soukup a acheté une chaîne de télévision et deux hebdomadaires.
En 2016, RSF évoquait des oligarques se servant de la presse pour « réduire au silence leurs adversaires » et dénonçait une « confiscation des pouvoirs économique, politique et médiatique » dans une zone géographique en transition démocratique, encore marquée par des décennies de régime communiste et où la culture de l’indépendance journalistique n’est pas vraiment la même qu’en Europe occidentale. La parenthèse enchantée des décennies 1990 et 2000, qui fut marquée par une liberté de ton inédite, semble en tout cas bel et bien refermée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-13"> ¤ Ce quadragénaire est en négociations pour racheter « Elle », « Télé 7 Jours » et « Marianne ».
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Daniel Kretinsky, l’ambitieux milliardaire tchèque à la conquête de la presse de l’Ouest

Ce quadragénaire est en négociations pour racheter « Elle », « Télé 7 Jours » et « Marianne ».



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h38
    |

                            Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant)








                        



                                


                            

Faut-il y voir un signe du destin ? Le milliardaire tchèque qui veut racheter quelques-uns des fleurons de la presse française gère à Prague ses colossales affaires depuis la « rue de Paris ». Inconnu en France, Daniel Kretinsky n’est autre que la cinquième fortune de République tchèque. A 43 ans cette année, il a bâti tout son empire – comme souvent dans cette partie de l’Europe – grâce au très rentable secteur énergétique.
Né à Brno, la deuxième ville du pays, en 1975, il a « fait son droit » et étudié les sciences politiques, avant de travailler pour le cabinet d’avocats Gottweis & Partner. Son activité commence à décoller lorsqu’il rejoint le groupe financier J & T à Prague en 2003.
En six ans seulement, il parvient à s’émanciper progressivement pour prendre seul son envol, jusqu’à fonder, en 2009, Energetic and Industrial Holding (EPH), l’un des groupes énergétiques les plus importants d’Europe centrale, fort d’un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissements de 1,5 milliard euros en 2017.
Aujourd’hui, ce personnage souriant à l’allure de jeune premier et aux lunettes à monture noire rectangulaire, emploie 25 000 salariés, dans plusieurs pays du Vieux Continent. Il exploite de florissantes installations gazières et produit de l’électricité pour des centaines de milliers d’Européens, le tout en occupant les tribunes VIP du Sparta Prague – le club de football de la capitale, dont il est également propriétaire – et en pesant de tout son poids sur le marché de la presse locale.
« Cost-killer »
Depuis 2013, il est le premier actionnaire, avec 50 % du capital, de Czech Media Invest (CMI), le premier groupe de médias de ce pays d’Europe centrale, qui compte 10,5 millions d’habitants. Il revendique 3,25 millions de lecteurs en République tchèque, soit 37 % de la population âgée de 12 à 79 ans.
Ses cinq salles de rédaction, installées dans un bâtiment design du quartier praguois...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-14"> ¤ La CM Holding, qui réunit près de 150 sociétés insulaires, a racheté le journal « Corse-Matin », unique quotidien de l’île et véritable institution locale.
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Article sélectionné dans La Matinale du 20/04/2018
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« Corse-Matin » change de mains

La CM Holding, qui réunit près de 150 sociétés insulaires, a racheté le journal « Corse-Matin », unique quotidien de l’île et véritable institution locale.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 22h15
    |

            Yves Bordenave (Ajaccio et Bastia -envoyé spécial)








                        



                                


                            
L’arrière-salle du Grand Café Napoléon, à Ajaccio, est comble. Ce lundi 9 avril, les nouveaux patrons de Corse-Matin ont convié le personnel du journal – journalistes et employés – à un petit déjeuner, dans cet établissement un peu chic qui fait face à la préfecture sur le Cours Napoléon, en plein centre-ville. A deux pas du siège du quotidien. La cinquantaine de convives – sur la soixantaine de journalistes salariés – se pressent autour du buffet : croissants chauds, café et jus de fruit. Il n’y a pas à dire, les nouveaux actionnaires ont bien fait les choses.
A la tribune, Thomas Brunelli, la soixantaine, cheveux grisonnants. Ce journaliste chevronné, connu du Tout-Ajaccio, à peine débauché de Radio Corse Frequenza Mora (RCFM), prend ce jour-là les rênes du quotidien. Il devient directeur de la publication et directeur des rédactions. A ses côtés, Antony Perrino, pas encore quadragénaire, arbore une barbe de trois jours bien soignée. Visage rond, il sourit à tous et salue chacun.
Patron de l’entreprise de BTP du même nom héritée de son père – l’une des plus importantes de Corse-du-Sud –, promoteur immobilier et actionnaire d’une kyrielle de sociétés, il compte parmi les acteurs-clés de CM Holding, le consortium de près de 150 sociétés corses qui a racheté, pour la somme de 3,15 millions d’euros, 35 % des parts du capital de Corse Presse – la société qui édite Corse-Matin – à Bernard Tapie, en mars. Désigné PDG du quotidien, il présente son projet au personnel.
Un sésame d’entrée sur le terrain médiatique
Quoiqu’un peu formel, le discours se veut à la fois novateur et rassurant. La Corse change, explique-t-il en substance à son auditoire. Et, selon lui, Corse-Matin doit devenir une vitrine de cette Corse en mouvement, pour ne pas dire en marche. Thomas Brunelli est plus précis : il veut faire « le journal des trains qui arrivent à l’heure », comme il l’a confié au Monde, dans une île en plein développement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-15"> ¤ Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a donné son aval après la prise par SFR de nouveaux engagements en faveur de la diversité.
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Le CSA agrée la prise de contrôle de NextRadioTV par SFR

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a donné son aval après la prise par SFR de nouveaux engagements en faveur de la diversité.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 18h12
   





                        



   


Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a annoncé, vendredi 20 avril, avoir donné son agrément à la prise de contrôle exclusif de NextRadioTV par SFR (groupe Altice), qui a pris de nouveaux engagements en faveur de la diversité pour la chaîne Numéro 23.

Le CSA a pris sa décision à l’issue d’une procédure qui a notamment comporté une étude d’impact sur les effets du rachat de Numéro 23 par NextRadioTV.
« Le Conseil supérieur de l’audiovisuel a agréé, ce jour, la prise de contrôle exclusif par le groupe SFR de la société Groupe News Participations, actionnaire majoritaire du groupe NextRadioTV », écrit-il dans un communiqué.
« Cet agrément de modification de contrôle se traduira par des avenants aux conventions des services de NextRadioTV. Ceux-ci tiendront compte du changement de répartition du capital et des nouveaux engagements en faveur de la diversité pris par SFR pour la chaîne Numéro 23. »
Une intégration déjà validée par l’autorité de la concurrence
L’Autorité de la concurrence avait donné son feu vert début 2017 à cette intégration de NextRadioTV – qui détient aussi les chaînes de télévision BFM-TV et RMC Découverte et les stations de radio RMC et BFM Business – en estimant qu’elle n’était pas de nature à porter atteinte à la concurrence sur ces marchés de la télévision, notamment vis-à-vis du groupe Canal+, filiale de Vivendi.

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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-16"> ¤ Reed Hastings, le PDG de la plate-forme de vidéo pense avoir, à terme, 85 % d’abonnés hors des Etats-Unis.
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Netflix se veut plus global qu’américain

Reed Hastings, le PDG de la plate-forme de vidéo pense avoir, à terme, 85 % d’abonnés hors des Etats-Unis.



Le Monde
 |    20.04.2018 à 11h43
 • Mis à jour le
20.04.2018 à 12h21
    |

            Alexandre Piquard








                        



                                


                            

Netflix est-il touché par les critiques qui visent Facebook dans l’affaire Cambridge Analytica et, plus largement, par la défiance croissante à l’égard des géants du numérique comme Google, Amazon ou Apple ?
« La polémique est centrée sur les entreprises dont le cœur d’activité est la publicité, comme Facebook ou YouTube. Or, nous ne faisons pas de publicité », répond Reed Hastings, le PDG du leadeur mondial de la vidéo à la demande par abonnement, qui avait invité la presse européenne pour une présentation à Rome, le 19 avril. Contrairement à Facebook, accusé d’avoir laissé un prestataire utiliser les profils de millions d’usagers au profit de la campagne de Donald Trump, « Netflix ne partage pas et ne collecte pas de données : nous avons seulement votre nom et votre historique de visionnage, qui nous permet de vous proposer les séries et films les plus adaptés », poursuit le fondateur.
Si Netflix peut se tenir à distance des débats sur la vie privée, il essuie des reproches dans d’autres domaines : la plate-forme, forte de 125 millions d’abonnés dans le monde, est accusée de ne pas respecter les régulations des pays dans lesquels elle se déploie. En France, par exemple, Netflix ne sort pas ses films en salles car la chronologie des médias lui imposerait d’attendre trois ans avant de les mettre en ligne sur son service.

Netflix veut montrer qu’il investit dans le contenu local
Signe de ces tensions, le festival de Cannes a privé de sélection les films de Netflix, qui l’a boycotté en retour. M. Hastings se garde pourtant de critiquer le système français, « unique et positif », qui « par ses aides permet à la France de produire plus de films par habitant et d’avoir plus de salles » que les autres pays. Le groupe américain n’a pour autant aucune intention de demander des aménagements de la chronologie des médias. « Nous n’entrons pas dans ce débat », explique M. Hastings, arguant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-17"> ¤ Le groupe tchèque est déjà en négociations pour acquérir les magazines français de Lagardère, dont « Elle » et « Télé 7 Jours ».
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« Marianne » en passe d’être racheté par Czech Media Invest

Le groupe tchèque est déjà en négociations pour acquérir les magazines français de Lagardère, dont « Elle » et « Télé 7 Jours ».



Le Monde
 |    19.04.2018 à 13h35
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 13h46
   





                        


Le groupe tchèque Czech Media Invest, déjà en négociations avec Lagardère pour acquérir ses magazines français, dont Elle et Télé 7 Jours, a fait une offre de rachat à l’hebdomadaire Marianne, annonce le magazine, jeudi 19 avril.
« Czech Media Invest vient d’adresser à Marianne une proposition ferme d’acquisition de 91 % du capital de cette dernière », affirme dans un communiqué l’hebdomadaire. Le magazine, qui compte 46 salariés, s’était déclaré en cessation de paiement et avait été placé début janvier en redressement judiciaire.

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L’opération est « subordonnée à la mise en œuvre de la procédure d’information et consultation des instances représentatives des salariés et à l’approbation du tribunal de commerce de Paris dans le cadre du plan de continuation dont bénéficie le journal », ajoute Marianne. 
« Pilier de sa stratégie d’expansion internationale »
Le groupe Czech Media Invest, cofondé et dirigé par le milliardaire Daniel Kretinsky a été très actif en France ces derniers jours, pays dont il souhaite faire le « pilier de sa stratégie d’expansion internationale ».
Il a racheté à Lagardère ses radios en République tchèque, Pologne, Slovaquie et Roumanie pour 73 millions d’euros, puis a annoncé être en négociations pour acquérir ses magazines français (Elle, Version Femina, Art & Décoration, Télé 7 Jours, France Dimanche, Ici Paris et Public).

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Inquiets de ces annonces, les syndicats de la branche médias de Lagardère ont souligné que Daniel Kretinsky, un des plus jeunes milliardaires tchèques, avait été épinglé dans l’enquête des « Panama Papers », car il possède la société Wonderful Yacht Holdings, basée aux îles Vierges britanniques.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-18"> ¤ La ministre de la culture Françoise Nyssen envisage cette mesure pour lutter contre le piratage des films sur Internet.
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Vers une liste noire des sites illégaux de streaming en France

La ministre de la culture Françoise Nyssen envisage cette mesure pour lutter contre le piratage des films sur Internet.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 12h19
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 15h57
    |

            Nicole Vulser








                        


Du billard à trois bandes. Dans le cadre de la difficile réforme de la chronologie des médias (l’ordre et les délais dans lesquels un film peut être diffusé à la télévision, en vidéo ou en vidéo à la demande après sa sortie en salle), treize organisations du septième art, représentant la totalité de la filière cinéma, ainsi que trois chaînes de télévision (Canal+, M6 et TF1) avaient demandé en urgence à Françoise Nyssen, la ministre de la culture, des mesures concrètes contre le piratage des films. Une pratique qui représenterait 1,3 milliard d’euros de manque à gagner annuel en France pour toute la filière.
Ces professionnels ont été entendus. Mercredi 18 avril, la ministre a annoncé qu’elle réfléchit à des « listes noires » de sites illégaux de streaming, qui seraient établies par la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi). Ces listes mises à jour régulièrement devraient permettre aux fournisseurs d’accès, aux moteurs de recherches et aux annonceurs de bloquer l’accès à ces sites et de supprimer leur référencement.
« Placer la priorité sur la lutte contre les sites pirates »
Selon Mme Nyssen, « l’essentiel de notre arsenal porte sur le téléchargement pair à pair, aujourd’hui, alors que le piratage se fait dans 80 % des cas en streaming ou en téléchargement direct ». Signe que la Hadopi, créée en 2009 pour envoyer des avertissements aux internautes fraudeurs, n’est plus adaptée aux pratiques actuelles des pirates.
La ministre reconnaît donc qu’il faut faire « évoluer le mécanisme de riposte graduée, en plaçant la priorité sur la lutte contre les sites pirates pour les assécher (…) et les faire disparaître ».
Ces propositions interviennent alors que plusieurs organisations représentant le cinéma indépendant menaçaient de boycotter mercredi une réception au ministère si aucune mesure anti-piratage n’était annoncée.
Un système obsolète
Quant à la chronologie des médias, la ministre a affirmé qu’« elle n’est plus adaptée, qu’elle est décalée par rapport aux usages » et « à l’évolution du paysage audiovisuel ». Malgré la médiation qu’elle a engagée pour réformer cet accord, « les discussions ne parviennent pas à aboutir », a-t-elle constaté.
« J’ai décidé de reprendre la main », a-t-elle dit, avec l’ambition d’avancer courant mai. Elle compte repartir sur la base des recommandations des médiateurs. Quitte à légiférer sans doute si aucun accord interprofessionnel n’a pu être signé.
Le système actuel est jugé totalement obsolète, en raison à la fois du piratage des films mais aussi de l’essor de plates-formes comme Netflix, qui finance désormais de façon importante la production cinématographique. Or, si un long-métrage financé par Netflix était projeté en salles en France, il devrait attendre… trois ans avant de pouvoir être mis en ligne sur sa propre plate-forme.

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Une concurrence « inéquitable »
La chronologie des médias reste une exception française : ailleurs, des contrats ad hoc lient les détenteurs des films aux exploitants de salles, aux télévisions, aux éditeurs vidéo ou aux plates-formes de services de vidéo à la demande par abonnement (SVoD), comme Amazon ou Netflix. Sans que personne n’y trouve à redire.
Toujours dans un souci d’éviter une concurrence qu’elle juge « inéquitable », la ministre souhaite imposer, dans le cadre de la révision de la directive européenne sur les Services de médias audiovisuels, les mêmes obligations de financement dans la création aux chaînes et plates-formes vidéos établies hors de l’Hexagone que celles auxquelles doivent se plier les acteurs français. Dans la même veine, elle espère imposer « un quota d’œuvres européennes sur les plates-formes de vidéo à la demande ».



                            


                        

                        


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Audiences radio : RTL conforte sa première place

En hausse pour la troisième année consécutive, la station réalise la meilleure part d’audience radiophonique française depuis 10 ans.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
19.04.2018 à 18h14
    |

                            Yassine El Azzaz








                        



   


« Nos efforts sont récompensés. » A la direction de RTL, l’heure est à la satisfaction. Selon les chiffres publiés par Médiamétrie jeudi 19 avril, la radio généraliste conserve sa place de leadeur avec 13,2 % de part d’audience lors de la vague allant de janvier à mars 2018. En progression régulière depuis quelques années, la station fondée en 1933 enregistre le meilleur résultat pour une station depuis dix ans.
« La force de RTL est sa capacité à maintenir un équilibre entre l’information et le reste de la grille, renouvelée à 90 % ces dernières années, puisque tous nos programmes sont en progression », se félicite Christopher Baldelli, président de la station.
Chaque jour, la radio du groupe M6 attire près de 6,64 millions d’auditeurs, son plus haut niveau depuis quinze ans. RTL réussit même l’exploit de faire mieux que l’année précédente à la même période, dans un contexte marqué par la campagne pour l’élection présidentielle.

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Stabilité à Radio France
Radio France tire pour sa part son épingle du jeu, malgré une ambiance troublée par la condamnation en justice de son président Mathieu Gallet et son départ de la Maison ronde. France Inter affiche des résultats stables par rapport à la vague précédente, avec 11,3 % d’audiences cumulées. La station perd 0,3 points par rapport à la même période de l’année précédente mais demeure leadeur sur « l’ensemble des carrefours d’information » et conserve son titre de matinale la plus écoutée de France.

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« Ces chiffres sont une validation de nos choix par les auditeurs. Ils valident également une ligne dont les marqueurs forts sont l’information, le débat d’idées et une grande variété d’invités à l’antenne », explique Catherine Nayl, directrice de l’information à France Inter.
Après avoir plafonné à 8,5 % d’audiences cumulées lors de la vague de novembre à décembre 2017, Franceinfo reste relativement stable, avec 8,3 % en audiences cumulées et 4,5 millions d’auditeurs chaque jour, malgré une actualité moins forte. « Pour une radio dont l’audience est fortement corrélée à l’actualité, nous considérons que c’est une performance », déclare Vincent Giret, directeur de Franceinfo. Autre motif de satisfaction, chaque matin, l’interview politique de Jean-Michel Aphatie et Bruce Toussaint rassemble 753 000 auditeurs, soit une hausse de 54 000 auditeurs sur un an.
En légère baisse par rapport à la vague d’audiences précédente, France Culture « maintient un niveau d’audiences élevé » (2,2 % d’audiences cumulées), explique Sandrine Treiner sa directrice. La direction de la station met en avant de très bons résultats en termes d’audience numérique : « Nous observons une réelle transformation de l’audience, avec une forte accélération sur nos supports numériques », affirme sa directrice. Un exemple : pour le seul mois de mars, plus de 23 millions de podcasts ont été téléchargés.
Disposant d’un maillage territorial fort de 44 antennes, France Bleu (7,1 % d’audiences cumulées), le réseau local du service public, conforte sa sixième position et confirme également les bons résultats des nouveaux rendez-vous de sa matinale.

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RMC creuse l’écart avec Europe 1
A l’image de ses consœurs généralistes, RMC est en légère baisse (7,5 %, – 0,4 point sur un an en audiences cumulées). Néanmoins, la station est en hausse par rapport à la même période d’il y a deux ans, une année sans campagne présidentielle.
« La station s’installe durablement à la troisième place et reste première généraliste sur les moins de 50 ans, affirme sa présidente Cécilia Ragueneau. Nous sommes globalement satisfaits de la dynamique qui est actuellement à l’œuvre. » Portée par une grille assez stable, RMC creuse l’écart avec Europe 1, sa concurrente directe.
Cécilia Ragueneau met toutefois l’accent sur l’importance de ne pas se contenter des audiences radio : « Nous prêtons une grande attention aux audiences numériques. A l’heure où elle porte ses fruits, nous souhaitons poursuivre notre stratégie plurimédias. »
De son côté, Europe 1 ne parvient pas à redresser significativement ses résultats. La station du groupe Lagardère affiche de janvier à mars une audience cumulée de 6,8 %, quittant de peu son plus bas historique atteint en novembre-décembre 2017 (6,6 %), mais perdant 0,9 point sur un an. Avec près de 3,7 millions d’auditeurs chaque jour en moyenne, la grande radio généraliste reste toujours devancée par RMC et France Bleu.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3236,1-0,0-20"> ¤ En très légère hausse, à 6,8 % pour la période janvier-mars, les audiences de la station du groupe Lagardère ne lui permettent pas de sauver les meubles, et relancent les rumeurs de vente de la radio.
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Audiences radio : Europe 1 n’aperçoit pas le bout du tunnel

En très légère hausse, à 6,8 % pour la période janvier-mars, les audiences de la station du groupe Lagardère ne lui permettent pas de sauver les meubles, et relancent les rumeurs de vente de la radio.



Le Monde
 |    19.04.2018 à 10h30
    |

            Alexandre Piquard et 
                                Yassine El Azzaz








                        



                                


                            

Au plus bas dans les audiences, Europe 1 ne sort pas du marasme. Malgré un énième ajustement de la grille, marqué par les départs de Thomas Sotto et de Natacha Polony notamment, et l’arrivée d’une nouvelle équipe à l’été 2017, emmenée par Frédéric Schlesinger, et l’ex-matinalier de France Inter, Patrick Cohen, les résultats ne suivent pas. Avec 6,8 % d’audience cumulée pour la période janvier-mars (en hausse de 0,2 point par rapport à la dernière vague d’audience), selon Médiametrie jeudi 19 avril, contre 7,7 % sur la même période en 2017, la baisse des audiences de la station du groupe Lagardère sur un an demeure significative.
En interne, la situation est difficile à vivre, et la rédaction s’attend à de nouveaux changements. Déçu par les résultats de la station et les pertes qui pourraient avoisiner 20 millions d’euros en 2017, Arnaud Lagardère a récemment fait des déclarations qui ont été interprétées comme un prélude à des bouleversements. « Nous ne pouvons pas nous permettre de rater la rentrée 2018-2019 », a-t-il prévenu, lors du conseil d’entreprise européen du groupe Lagardère, début avril.
L’enjeu est important pour M. Lagardère, qui a décidé, en 2017, de dessaisir Denis Olivennes, le patron de Lagardère Active, du dossier Europe 1, pour en assurer lui-même la présidence. C’est lui qui a débauché Frédéric Schlesinger et Patrick Cohen à Radio France. Un choix qui fait grincer quelques dents au sein de la rédaction. « Malgré son professionnalisme, le choix de Patrick Cohen, catalogué à gauche, pose question pour une radio dont le public est plutôt à droite », remarque-t-on en interne. Certains journalistes de la station s’inquiètent de connaître une nouvelle vague d’instabilité. « Arnaud Lagardère avait promis de laisser trois ans à l’équipe dirigeante. Ce serait dommage de changer de nouveau la grille », pense l’un d’eux.
Recentrage de la ligne éditoriale sur les questions sociétales
Selon...




                        

                        

