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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Editorial. Lors de sa visite d’Etat, Macron s’est montré tour à tour complice avec Trump puis mordant contre la politique du président américain face au Congrès.
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Macron aux Etats-Unis : une visite à double tranchant

Editorial. Lors de sa visite d’Etat, Macron s’est montré tour à tour complice avec Trump puis mordant contre la politique du président américain face au Congrès.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 11h36
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 16h16
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Il y a la gestuelle, et puis il y a le fond. En diplomatie, les deux ont un sens, mais la première ne peut l’emporter sur le second. C’est ce que l’on a pu craindre, pendant les deux premiers jours de cette très médiatique visite d’Etat du ­président Emmanuel Macron aux Etats-Unis, du 23 au 25 avril. Au troisième jour, le chef de l’Etat français a rétabli l’équilibre devant le Congrès américain avec un discours franc et massif, à la limite de la bru­talité, en forme de plaidoyer pour toutes les valeurs foulées au pied par son hôte, le ­président Donald Trump.
M. Macron aurait eu tort de se priver de rappeler que, le même jour, le 25 avril 1960, son plus illustre prédécesseur, le général de Gaulle, s’était exprimé à la même tribune : c’était une façon de reprendre de la hauteur. Le général de Gaulle avait alors pour interlocuteur, à Washington, un autre général, Dwight Eisenhower. Les deux présidents ne se prenaient pas par la main, ne se faisaient pas la bise, ne faisaient pas mine d’épousseter le revers de la veste de l’autre en ironisant : « Il faut qu’il soit parfait. » Ils ne tweetaient pas. C’était, d’une certaine manière, plus simple. A trop vouloir jouer sur le paradoxe de sa proximité avec Donald Trump, Emmanuel Macron s’est pris à son propre piège : certaines des images qui resteront de cette visite ne sont pas particulièrement à son honneur – l’honneur de Donald Trump étant, lui, tombé au champ lexical de l’oxymore.
Valeurs européennes
Devant le Congrès, M. Macron a cherché à élever le débat. Dans le droit-fil du discours prononcé une semaine plus tôt devant le Parlement européen de Strasbourg, le président français s’est posé en héraut des valeurs européennes, qui apparaissent de plus en plus comme une vision alternative à celle que tente d’imposer le président Trump dans un monde fracturé. Face au nouvel unilatéralisme américain, M. Macron a défendu le multilatéralisme et ses institutions, créés par les Etats-Unis eux-mêmes. Face au protectionnisme, il a plaidé pour un commerce ouvert. Face au nationalisme et à « la fascination pour le pouvoir fort », il a évoqué la démocratie et les valeurs progressistes. Enfin, il a déployé son énergie pour exposer aux élus américains des deux Chambres, réunies pour l’écouter, les raisons pour lesquelles les Etats-Unis devaient rejoindre l’accord de Paris sur le climat et ne pas jeter aux orties l’accord sur le nucléaire iranien.

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Que retirera-t-il de ces trois jours ? Traditionnellement, une visite d’Etat est avant tout une occasion politique et protocolaire de souligner les liens entre deux pays, pas un temps de négociation ardue et de signature d’accords. Il était donc excessif d’attendre que M. Macron revienne de Washington avec, en poche, la solution au casse-tête de l’accord iranien. Cette visite offrait la possibilité au président français de s’affirmer un peu plus sur la scène mondiale comme le principal défenseur, au nom de l’Europe, d’un ordre international menacé, et il l’a saisie.
Sur l’Iran, il a eu la lucidité de reconnaître que M. Trump ne renoncerait sans doute pas à sa promesse de campagne de quitter l’accord conclu en 2015 par Barack Obama. Mais les deux présidents semblent avoir avancé sur la base du travail accompli par les diplomates européens depuis janvier, avec leurs collègues américains, pour trouver une issue à cette impasse. La chancelière Angela Merkel, attendue vendredi à Washington, poursuivra cet effort.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-2"> ¤ Les cheminots de la SNCF et les salariés d’Air France ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève dans les prochaines semaines.
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Grèves : la SNCF et Air France maintiennent la pression sur le gouvernement

Les cheminots de la SNCF et les salariés d’Air France ont décidé de poursuivre leur mouvement de grève dans les prochaines semaines.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 15h02
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 17h29
   





                        


Que ce soit dans les airs ou sur les rails, les perturbations vont se poursuivre dans les prochains jours. Si les revendications sont différentes, les cheminots de la SNCF et les salariés d’Air France ont, en effet, décidé de ne pas relâcher la pression et de poursuivre leur mouvement de grève. Le point sur la situation dans les deux entreprises.
Quatre nouvelles journées de grèves chez Air France
Le bras de fer se poursuit entre les syndicats et la direction d’Air France. Trois syndicats de pilotes ont annoncé, mercredi 25 avril, avoir déposé un préavis de grève pour les 3, 4, 7 et 8 mai. Ils ont été rejoints jeudi par les syndicats des hôtesses, stewards et des personnels au sol. L’objectif : peser dans les négociations sur les salaires.
L’annonce de ces nouvelles journées de grève intervient alors que la direction d’Air France a lancé, jeudi matin, une consultation ouverte à l’ensemble des salariés sur un projet d’accord salarial pluriannuel. Ce projet avait pourtant été rejeté par l’intersyndicale. Il prévoit :
une hausse générale des salaires de 2 % en 2018, puis 5 % supplémentaires sur la période 2019-2021, en fonction des résultats de l’entreprise ;des augmentations individuelles pour le personnel au sol.
L’intersyndicale souhaite une augmentation de 5,1 % dès cette année pour compenser la perte de pouvoir d’achat subie depuis la dernière augmentation générale, en 2011. « Les dirigeants leurrent les salariés sur les conséquences de la consultation » qui sera close le 4 mai à 18 heures, car « pour sortir d’un conflit, il faut se mettre d’accord, donc il faut négocier », ont fait savoir les organisations de pilotes (SNPL, SPAF, Alter), d’hôtesses et stewards (SNPNC, UNSA-PNC, CFTC, SNGAF) et de personnels au sol (CGT, FO et SUD).
Pour la direction de la compagnie aérienne, ces quatre nouvelles journées de grève sont « incompréhensibles » :
« Par cette décision de relancer des jours de grève supplémentaires, portant leur total à 15, ils font le choix de mettre encore plus en péril la situation économique de la compagnie et augmentent encore le risque d’abîmer profondément la confiance et la fidélité de nos clients. »
Par ailleurs, le PDG du groupe Jean-Marc Janaillac a annoncé qu’il quitterait son poste en cas de rejet de l’accord par les salariés.

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          Le dialogue de sourds entre syndicats et direction à Air France



A la SNCF, les cheminots n’envisagent pas de mettre un terme au mouvement
Du côté des cheminots, les syndicats maintiennent également la pression sur le gouvernement. Une nouvelle période de grève est prévue pour les 28 et 29 avril et l’intersyndicale a appelé mercredi à « un rassemblement le 3 mai à Paris et en territoires », soit quatre jours avant une rencontre prévue entre les quatre syndicats représentatifs – CGT, UNSA, SUD et CFDT –, et le premier ministre Edouard Philippe à Matignon.
L’intersyndicale prévoit également une « journée sans cheminot » le 14 mai, si leurs revendications n’étaient pas entendues par le locataire de Matignon. « Nous n’imaginons pas que le premier ministre nous convoque pour nous dire que rien ne changera et que les négociations sont closes », a indiqué Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots.

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                SNCF : le coût de la grève pour les cheminots



Alors que le mouvement de grève alternatif – deux jours sur cinq –, est prévu jusqu’au 28 juin, certains syndicats envisagent par ailleurs de le prolonger cet été. « Il ne sera pas question de suspension du mouvement tant qu’on n’aura pas débouché sur la méthode, c’est-à-dire de vraies négociations, et sur le contenu », a notamment déclaré M. Brun dans La Marseillaise.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Dans son rapport, l’ex-ministre de la ville appelle les responsables publics et privés à s’engager avec force.
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Banlieues à l’abandon : Jean-Louis Borloo dénonce un « scandale absolu »

Dans son rapport, l’ex-ministre de la ville appelle les responsables publics et privés à s’engager avec force.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 11h16
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 17h32
    |

            Louise Couvelaire








                        



                                


                            
Chargé par Emmanuel Macron, en novembre 2017, de proposer un plan de bataille pour les banlieues, Jean-Louis Borloo, le « père » de la rénovation urbaine, a remis son rapport au premier ministre, Edouard Philippe, jeudi 26 avril. Pour les élus et les associatifs des villes urbaines défavorisées – « épuisés » et « en colère » à la suite des coupes budgétaires de l’été 2017, du gel des emplois aidés, de la baisse des APL… –, le plan Borloo est celui « de la dernière chance ». Dans un entretien au Monde, l’ancien ministre de la ville et de la cohésion sociale appelle à une mobilisation nationale d’urgence.
Pourquoi avoir accepté cette mission ?
Ce sont les maires, ces héros de première ligne, et les associations de terrain qui sont venus me voir, ensemble, en septembre 2017, pour me dire qu’ils n’en pouvaient plus. J’ai accepté de donner un coup de main pour les aider à structurer leur action. Lorsque j’ai rencontré Emmanuel Macron [à l’automne], j’ai été très clair sur le constat : la situation est la même qu’il y a quinze ans, où tout se dégradait sournoisement jusqu’à ce que ça explose, avec les émeutes de 2005.
J’ai donc accepté, mais à la condition d’être bénévole et de n’avoir aucune fonction officielle. Pour être efficace dans ce type de mission, il ne faut rien avoir à négocier avec personne. Et c’est mon cas. Je n’ai pas d’agenda.

Préconisez-vous un nouveau plan ?
La situation est grave. Il y a notamment 500 000 jeunes de 16 ans à 24 ans, en bas des tours, les bras croisés. Nous vivons dans un pays où un quart de la jeunesse est à l’arrêt. Constater, raconter, disserter, c’est utile, mais, aujourd’hui, l’objectif est de faire en sorte que chaque responsable public et privé fasse l’effort qu’il faut pour changer cette donne.
Je ne crois pas à un plan gouvernemental. Il faut un plan de mobilisation nationale qui engage...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ La condamnation est très inférieure aux réquisitions du parquet, qui demandait notamment vingt-deux ans et dix mois de réclusion contre chacun d’eux.
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Colère en Espagne après la condamnation pour « abus sexuels » de « la Meute » de Pampelune

La condamnation est très inférieure aux réquisitions du parquet, qui demandait notamment vingt-deux ans et dix mois de réclusion contre chacun d’eux.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 16h53
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 17h30
   





                        



   


Ils se surnommaient « la Meute ». Cinq hommes ont été condamnés à neuf ans de prison, jeudi 26 avril en Espagne, pour « abus sexuels » et « abus de faiblesse » sur une femme de 18 ans aux fêtes de la San Fermin, en 2016.
Les cinq Andalous âgés de 27 à 29 ans – dont le groupe de messagerie WhatsApp était appelé « La Manada » (« la Meute ») – ont également été interdits d’approcher la victime à moins de 500 mètres et de la contacter pendant quinze ans. Ils devront lui verser une indemnisation de 50 000 euros.
Colère des associations féministes
Mais la décision du tribunal de Pampelune a provoqué la colère des associations de défense des droits des femmes, qui déplorent que l’accusation de viol n’ait pas été retenue par la justice. La condamnation est en effet très inférieure aux réquisitions du parquet, qui demandait vingt-deux ans et dix mois de réclusion contre chacun d’eux, ainsi que 100 000 euros d’indemnisation totale.
La procureure avait rejeté les arguments des défenseurs en disant que « l’intimidation, gravissime, avait empêché la résistance ou la fuite ». Elle expliquait que la jeune femme, qui ne s’était jamais adonnée au sexe en groupe, avait rencontré ses agresseurs sept minutes avant le « viol ». La réquisition du parquet avait notamment été alourdie par le fait que l’un des accusés est membre de la garde civile – actuellement suspendu de ses fonctions –, et qu’un autre des accusés a appartenu à l’armée.
De son côté, la défense avait réclamé l’acquittement, en n’admettant que le vol du téléphone de la victime, abandonnée à demi-nue dans une entrée d’immeuble, le 7 juillet 2016. Les cinq hommes avaient auparavant proposé à la jeune femme de la raccompagner à pied jusqu’à sa voiture. Les prévenus, arrêtés dès le lendemain des faits, sont en détention provisoire depuis.

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          Aux fêtes de San Fermin, les agressions sexuelles restent nombreuses



Vidéo et photos polémiques
Une des pièces centrales du procès surmédiatisé, qui s’était tenu en novembre 2017 à Pampelune, avait été une vidéo de quatre-vingt-seize secondes de leurs actes, diffusée avec le message « en train d’en baiser une à cinq ». Leurs défenseurs soutenaient que la jeune Madrilène – qui avait auparavant bu de la sangria – était consentante puisqu'’elle n’avait jamais semblé dire « non » à l’image, gardant seulement les yeux fermés.
La défense avait même engagé un détective privé pour suivre, peu avant le procès, la victime. Des clichés de la jeune femme souriant avec ses amis avaient été diffusés au cours des audiences, preuve, selon la défense, qu’elle ne subissait pas de traumatisme. Surtout, une décision très contestée du juge a mis l’Espagne en émoi : celle d’accepter comme pièce à conviction une photo de la jeune fille extraite des réseaux sociaux et fournie par l’agence de détective. Sur l’image, on y voit la victime présumée dans un magasin, à côté d’un tee-shirt sur lequel figure le slogan d’un programme de télévision à succès : « Quoi que tu fasses, enlève ta culotte. »

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                Le procès des auteurs d’un viol collectif agite l’Espagne



Que le juge accepte qu’un détective ait fouillé dans la vie privée de la jeune fille pour y chercher de quoi justifier un crime a provoqué une vague d’indignation en Espagne. A Madrid, Barcelone, Séville, Valladolid ou Gijon le 17 novembre, des milliers de manifestants ont exprimé leur solidarité avec la victime aux cris de « Moi, je te crois ! ». Sur les pancartes, on pouvait lire leur colère : « Tant qu’on ne me tue pas, on ne me croit pas », « Nous ne voulons pas être courageuses, nous voulons être libres », ou encore « La justice patriarcale est complice des agressions ».
La polémique est d’autant plus grande que le tribunal a refusé d’ajouter au dossier les messages que les suspects se sont échangés deux semaines avant leur voyage à Pampelune, où ils envisagent d’emporter de la burundanga, une drogue qui enlève les capacités de réaction de ceux qui l’ingèrent, et des sédatifs « pour les viols », disent-ils.
« Non, c’est non »
Quelques mois après le scandale Weinstein aux Etats-Unis, le slogan « moi, oui, je te crois » s’est lancé en Espagne. Les manifestations et la grève générale féministes du 8 mars en Espagne – inédites par leur ampleur – avaient fait référence à ce fait divers retentissant, notamment avec la pancarte « la pornographie crée des meutes ». Aussitôt après l’énoncé du jugement, des manifestants ont protesté aux portes du tribunal aux cris de « ce n’est pas un abus sexuel, c’est un viol ».
« Si cinq personnes qui s’en prennent à une fille n’est pas une agression, la question est de savoir ce qui ne va pas dans notre code pénal », a pour sa part commenté dans le quotidien El Pais l’ancienne secrétaire d’Etat à l’Egalité Soledad Murillo. La police nationale a également affiché son soutien envers la victime, écrivant sur Twitter, à 12 reprises, « Non c’est non – nous sommes avec vous ». 

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— policia (@Policía Nacional)


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Un appel à la manifestation, jeudi soir à 20 heures devant le ministère de la justice, a également été lancé. De son côté, l’avocat de la victime a annoncé qu’il allait faire appel de la décision, tout comme un porte-parole du parquet de Navarre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ L’IAAF veut obliger les athlètes hyperandrogynes à abaisser leur taux de testostérone si elles veulent continuer à s’aligner sur certaines épreuves.
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Hyperandrogynie : « Le nouveau règlement relève d’un contrôle scandaleux du corps des femmes »

L’IAAF veut obliger les athlètes hyperandrogynes à abaisser leur taux de testostérone si elles veulent continuer à s’aligner sur certaines épreuves.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 15h16
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 16h48
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


La Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) dévoile, jeudi, les nouvelles règles d’éligibilité aux compétitions féminines. Au centre de la manœuvre, on retrouve la question de l’hyperandrogynie de certaines athlètes, accusées de profiter d’avantages inéquitables. Pierre-Jean Vazel, entraîneur d’athlétisme, qui a travaillé sur la question, notamment sur son blog pour Le Monde.fr, est en opposition totale avec la politique de l’IAAF.

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          Caster Semenya et ces championnes trop « testostéronées »



Quels sont les principaux changements induits par l’IAAF concernant les athlètes hyperandrogynes (qui produisent naturellement des taux élevés de testostérone) ?
Il est important de rappeler que, sur ce dossier, l’IAAF marche depuis le début main dans la main avec le CIO. Leurs experts scientifiques, qui travaillent sur ces réglementations, sont les mêmes. On sait tout d’abord qu’une nouvelle catégorie est en préparation, une sorte de troisième genre. Cela s’appuie sur les travaux du docteur Yannis Pitsiladis et d’une ancienne athlète transgenre, Johanna Harper. En début d’année, ils ont donné une conférence pour expliquer qu’en Allemagne, un troisième sexe venait d’être légalement créé, que cela existait dans une dizaine de pays, donc l’IAAF et le CIO veulent faire la même chose.
Dans ces travaux, l’IAAF parle de femmes DSD (différences de développement sexuel), qui présentent un taux de testostérone supérieur à 5 nmol/L, au lieu de 10 nmol/L auparavant, depuis un précédent règlement qui datait de 2011. Il faut savoir que 10, c’est la limite inférieure normale chez un homme. En dessous, on autorise, par exemple, un sportif à prendre une AUT (autorisations d’usage thérapeutique), car cela représente un risque pour la santé.
De plus, certaines de ces femmes « DSD » ont un chromosome XY, dont le métabolisme dépend beaucoup de la testostérone. Baisser ce taux pour pouvoir participer à des compétitions ne s’impose pas d’un point de vue médical – elles ne sont pas malades – et plus encore, cela les met en danger, car une vingtaine d’effets indésirables sont recensés et cela provoque de manière anticipée une sorte de ménopause.
L’obstination des instances sportives, en particulier l’IAAF, repose-t-elle sur les clichés associés aux corps des femmes ? Est-ce idéologique ?
On est dans une croyance. D’ailleurs, le président de l’IAAF Sebastian Coe a déclaré qu’il croyait que le taux de testostérone et les performances étaient directement corrélés. C’est une conception des années 1980. Ce sont des idées préconçues parce que cette ligne ne regarde la performance que par le prisme de la testostérone.
Aujourd’hui, on sait que ce n’est pas juste. Les performances dépendent de plusieurs facteurs qui se combinent comme le taux, le caryotype XX ou XY, les différents gènes mais aussi les récepteurs androgènes… D’ailleurs, parmi les femmes « DSD », certaines présentent un syndrome d’insensibilité complète ou partielle, leurs récepteurs ne reconnaissent pas ou peu la testostérone qui circule dans leur corps dans des proportions impossibles à quantifier. Or, ces dernières sont mises dans le même sac que les autres. Cela illustre l’absurdité de tout ça.
On oublie aussi de rappeler que toutes les femmes hyperandrogynes ne bénéficient pas de qualités physiques exceptionnelles. Toutes ne sont pas athlètes de haut niveau même si, à Rio, le podium du 800 m était composé exclusivement de ces athlètes. C’est très rare. Le syndrome n’est pas nouveau, il a toujours existé. Toutes ne font pas des podiums. Dutee Chand (sprinteuse indienne dont le cas avait étudié par le TAS en 2015) possède, par exemple, un record sur 100 m assez modeste.
Sur quelles études s’appuie l’IAAF ?
A l’époque de la première réglementation en 2011, aucune étude n’existait. Lors de l’examen du cas Dutee Chand en 2015, le Tribunal arbitral du sport avait opposé ça à l’IAAF : « Vous n’apportez aucune preuve scientifique. on vous donne deux ans pour le faire. » C’était déjà très généreux. Ils ont demandé une rallonge en 2017, qu’ils ont obtenue.
Finalement, courant 2017, les médecins de l’IAAF, pas du tout impartiaux, ont fini par sortir une étude, en cherchant ce qu’ils voulaient trouver. Ils ont pris les résultats des Mondiaux 2011 et 2013 en comparant pour chaque épreuve si les femmes qui présentaient le taux de testostérone le plus élevé avaient le plus haut niveau de performances.
Bizarrement, ce constat est le plus fort au marteau et à la perche. Il y a une tentative d’explication : les experts disent que la testostérone permet d’être plus agile et adroit. Il y a également une corrélation constatée sur des épreuves comme le 400 m, le 800 m ou le 400 m haies mais pas sur les disciplines de force comme le sprint ou le lancer de poids. En lisant l’article médical, on ne comprend pas pourquoi. L’agilité et l’adresse ne sont d’aucune utilité pour le 400 ou le 800 m. Il y a des doutes sur cette étude, car elle inclut forcément des athlètes dopées. On sait qu’à cette période les Russes notamment étaient très fortes sur 400 et 800 m. La réglementation va d’ailleurs du 400 m au mile (1,6 km).
En n’incluant pas le marteau ni la perche et en visant les épreuves du 400 m au 1 500 m, ne vise-t-on pas spécialement la coureuse sud-africaine Caster Semenya, dont l’éclosion en 2009 a toujours suscité la polémique ?
Exactement, cela correspond aux épreuves où elle s’aligne. Or, il n’a pas été trouvé d’association entre testostérone et 1 500 m. En incluant le 1 500 m et en excluant le marteau et la perche, l’IAAF n’est même pas cohérente avec sa propre démarche scientifique. Cela donne le sentiment de cibler Semenya qui a d’ailleurs annoncé qu’elle pourrait monter sur 5 000 et 10 000 m pour pouvoir continuer à participer à des compétitions. Tout cela est absurde.

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          Et si on laissait Caster Semenya enfin tranquille ?



L’un des principaux arguments des tenants de cette ligne est de comparer l’hyperandrogynie à une forme de dopage.
Comme avant cette étude, l’IAAF n’avait rien à se mettre sous la dent, c’est, en effet, leur grande théorie. Ils ont utilisé le dopage en RDA qui pouvait améliorer, selon eux, la performance des athlètes dopées de 9 à 10 %. Cela tombe bien, cela correspond justement à la différence de performance entre les hommes et les femmes dans les courses.
Le TAS a repris cette donnée et a demandé à l’IAAF de prouver que le taux de testostérone conférait à ces athlètes un avantage de 10 %. Les experts n’en sont qu’à 4 ou 5 % pour le moment… Ce chiffre est issu des études réalisées avec quatre athlètes qui ont accepté de se faire opérer. On leur a promis que leurs performances allaient baisser, mais qu’elles allaient rester athlètes élites. Cette promesse n’a pas été tenue. Tout cela est un énorme scandale : on a opéré sans justification médicale, juste pour faire entrer des athlètes dans les clous du règlement IAAF. On les a fait passer en situation de ménopause précoce avec des conséquences irréversibles notamment sur la fertilité.
Quid du secret médical ?
C’est un autre problème. Malgré l’anonymat de façade, les données de taille, de poids, d’âge ont permis d’identifier ces quatre cobayes. L’IAAF est incapable de préserver le secret médical. En 2009, lors des Mondiaux de Berlin, ils avaient livré en pâture une jeune fille de 17 ans. Tout le monde pérorait sur les organes sexuels, sur le taux de testostérone et sur le corps de Caster Semenya. Cette catégorie « DSD » ouvre la même boîte de Pandore. On n’a pas à savoir qui a un micropénis, des testicules pas descendus ou tel caryotype… C’est du délire. Cela ne regarde que ces athlètes et le CIO envisage de les faire concourir dans une catégorie troisième genre. Et ça va à l’encontre des statuts de l’IAAF censée protéger la santé des athlètes.
L’ironie n’est-elle pas encore plus grinçante lorsque l’on compare l’énergie dépensée dans ce dossier et la faiblesse, voire la passivité de l’IAAF en matière de lutte antidopage ?
C’est effectivement le même département médical qui était chargé du suivi du passeport biologique des athlètes russes notamment… On confond tout dans cette histoire. A mon sens, c’est l’un des plus gros scandales de l’histoire du sport. On essaie d’imposer un contrôle sur le corps des femmes. Ce n’est pas nouveau. Dès que les femmes ont voulu faire du sport, on a contrôlé les épreuves qu’elles étaient autorisées à pratiquer, on a scruté leur corps, on a contrôlé leurs organes génitaux. Finalement, toutes les femmes sont perdantes.
Y a-t-il une solidarité féminine de la part des autres athlètes ?
Pas vraiment, mais c’est un problème d’éducation et d’accès à l’information. Le CIO, l’AMA et l’IAAF ont une énorme responsabilité en ce domaine à cause de la manière dont ils communiquent sur ces cas. Comment peut-on se demander publiquement si Semenya est un homme ou une femme ? Toutes ces athlètes dans le collimateur de l’IAAF se considèrent femme, et non pas comme intersexe, elles ont été identifiées à la naissance en tant que femmes, ont des papiers qui mentionnent qu’elles le sont… C’est une violation de la façon dont elles se perçoivent et dont on les perçoit dans des pays qui ne reconnaissent pas ce troisième genre.
Caster Semenya a beaucoup de soutien en Afrique du Sud, comme Francine Niyonsaba au Burundi. Je me demande parfois quel accueil elles auraient reçu en France quand on voit la violence sur les réseaux sociaux. On parle d’elles au masculin, on insinue qu’elles trichent… Il y a un problème d’information du grand public et des autres athlètes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ La relance du dialogue avec Pyongyang fait grimper la cote de popularité de Moon Jae-in, qui a fait retomber la tension dans la péninsule.
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Les Sud-Coréens plébiscitent le pacifisme de leur président

La relance du dialogue avec Pyongyang fait grimper la cote de popularité de Moon Jae-in, qui a fait retomber la tension dans la péninsule.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 18h05
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 18h13
    |

            Philippe Mesmer (Séoul, envoyé spécial)








                        



   


« Les miracles n’arrivent jamais miraculeusement. Le sommet intercoréen est le fruit d’une grande patience, de larmes et de prières. » C’est avec une certaine emphase que Choo Mi-ae, présidente du Parti Minjoo (démocrate), au pouvoir en Corée du Sud, s’exprimait mercredi 25 avril à Séoul où une campagne d’affichage et de vidéos salue l’organisation du sommet entre le président sud-coréen Moon Jae-in et le dirigeant du nord Kim Jong-un. « Laissons ce miracle se poursuivre et finissons la guerre de Corée [1950-1953] pour bénéficier d’une véritable paix » lançait-elle.
L’administration de M. Moon entend profiter du sommet pour tenter de « remplacer le régime de l’armistice sur la péninsule coréenne par un régime de paix ». Non signée par la Corée du Sud, l’armistice de 1953 n’a instauré qu’un simple cessez-le-feu.

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                Le sommet des deux Corées, étape cruciale vers le dialogue Kim-Trump



S’il y parvient, Moon Jae-in aura concrétisé une ambition ancienne : la relance d’un dialogue avec Pyongyang, dix ans après l’abandon par le président conservateur Lee Myung-bak (2008-2013) de la politique de rapprochement dite du « rayon de soleil », et avec elle l’affirmation de l’autorité des Coréens sur leur propre destin.
« Les problèmes de la Corée doivent être traités par la Corée », déclarait-il avant son élection en mai 2017. « Personne n’a le droit de décider d’une action militaire dans la péninsule sans l’accord de la Corée du Sud », ajoutait-il en août, au plus fort des tensions qui agitaient la péninsule, alors que Pyongyang enchaînait les essais de missiles et que Donald Trump s’emportait sur Twitter.
En discutant directement avec Kim Jong-un, il inscrit son action dans la lignée de celle de Kim Dae-jung (1998-2003), initiateur du premier sommet intercoréen de 2000 et de Roh Moo-hyun (2003-2008), qui avait organisé celui de 2007. Ces deux présidents avaient rencontré Kim Jong-il (1941-2011), le père de Kim Jong-un.
« Comédie de la paix intercoréenne »
M. Moon va même plus loin puisque la rencontre du 27 avril se tiendra en territoire sud-coréen – une première pour un dirigeant du Nord depuis la guerre de Corée – les deux premiers ayant eu lieu à Pyongyang.
Afin de souligner la continuité, Séoul a multiplié les symboles pour « rendre hommage à ceux qui ont œuvré à la paix et à l’unification de la péninsule ». Les mets servis lors du repas prévu avec Kim Jong-un seront préparés avec des ingrédients des régions natales de MM. Kim et Roh. Il y aura des nouilles froides naengmyeon du célèbre restaurant Okryugwan de Pyongyang et du rösti, une spécialité suisse rappelant que Kim Jong-un a été à l’école à Berne.
Egalement dans la lignée de Kim Dae-jung et de Roh Moo-hyun, les choix du président Moon confirment une reconnaissance de la Corée du Nord comme pays doté d’un régime légitime, et de Kim Jong-un comme partenaire incontournable des discussions. Ce choix, qui pourrait être indispensable pour négocier un accord de paix, va à l’encontre du principe en vigueur au Sud comme au Nord, selon lequel l’autre Corée est illégitime. La Constitution sud-coréenne stipule ainsi que son territoire « comprend la péninsule de Corée et les îles adjacentes » et que Séoul « recherche l’unification ».
Les positionnements de M. Moon sont critiqués par le camp conservateur, qui redoute un allégement des sanctions contre le Nord. Hong Joon-pyo, dirigeant du Parti de la liberté en Corée (LKP), principale formation de l’opposition, considère les sommets comme des « shows politiques ». « Si la Corée du Nord n’abandonne pas ses armes nucléaires, tout accord entre les deux Corées ne fera que bénéficier à l’ennemi », écrivait-il le 23 avril sur Facebook. Pour lui, la « comédie de la paix intercoréenne de l’administration Moon affaiblit l’alliance avec les Etats-Unis ». Et d’ajouter : « Cela me rappelle l’accord de Munich de Chamberlain en 1938. »
Mais ces attaques portent peu, du fait de l’incapacité des conservateurs à apporter une réponse autre que la condamnation face au développement par Pyongyang de ses programmes nucléaire et balistique au cours de leur décennie au pouvoir. La cote de popularité de M. Moon a progressé d’un point en une semaine, pour atteindre 67,8 % le 24 avril, selon un sondage de Realmeter, principalement en raison des attentes placées dans le sommet.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-7"> ¤ Associations et éducateurs dans l’action interculturelle agissent auprès des jeunes pour combattre les clichés.
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Antisémitisme : les préjugés ont la peau dure

Associations et éducateurs dans l’action interculturelle agissent auprès des jeunes pour combattre les clichés.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 11h15
    |

            Cécile Chambraud








                        



                                


                            
Signé par de nombreuses personnalités politiques, intellectuelles et culturelles, un manifeste publié, dimanche 22 avril, dans Le Parisien, dénonçait la propagation d’un « nouvel antisémitisme », celui qui animerait une partie des musulmans vivant en France, sur une base au moins en partie théologique. Sur le terrain, des acteurs, souvent associatifs, sont engagés dans l’action interculturelle, socio-éducative et de formation.
Au jour le jour, à l’échelle locale, auprès de jeunes ou de moins jeunes, ils s’efforcent de déconstruire les préjugés, de mettre en relation des mondes qui s’ignorent, d’ouvrir les horizons culturels et religieux de jeunes parfois agrippés à des identités bricolées comme à des carapaces. Plus tournés vers l’action concrète que vers le combat idéologique, comment perçoivent-ils l’antisémitisme d’aujourd’hui ? Comment préconisent-ils de le combattre ?
D’abord, une constatation presque unanime : à différents degrés, les préjugés antisémites sont très présents. « Il existe un antisémitisme plus ou moins conscient, plus ou moins ordinaire, extrêmement répandu dans la société française. Même chez des personnes qui viennent chez nous dans le but d’apprendre à déconstruire les stéréotypes », affirme d’emblée Samuel Grzybowski, fondateur de l’association interconvictionnelle Coexister, qui réunit des jeunes de toutes confessions et des agnostiques, et qui intervient notamment auprès des lycéens pour combattre les clichés racistes et antisémites.
« Antismétisme moyenâgeux lié à l’argent »
Le premier de ces préjugés, celui qui imprègne tant d’esprits, pas nécessairement malintentionnés, c’est incontestablement l’immémorial : « les juifs sont riches ». « Pour nos volontaires qui interviennent dans les lycées, c’est le plus difficile à déconstruire », constate Samuel Grzybowski. « Pour beaucoup de jeunes, cela va de soi, estime Françoise Dumont, qui supervise les actions auprès d’élèves pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-8"> ¤ Conspué jusqu’en janvier, le buteur grec marque, depuis, toutes les 27 minutes passées sur le terrain. Il mènera l’attaque marseillaise ce soir face au RB Salzbourg, en demi-finale aller de la Ligue Europa.
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Football : Mitroglou, culte naissant à l’Olympique de Marseille

Conspué jusqu’en janvier, le buteur grec marque, depuis, toutes les 27 minutes passées sur le terrain. Il mènera l’attaque marseillaise ce soir face au RB Salzbourg, en demi-finale aller de la Ligue Europa.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 07h01
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 15h40
    |

                            Gilles Rof








                        



   


Les Grecs diraient « thrassos ». Un concept difficile à traduire, fait à la fois d’insolence, de refus des règles mais surtout d’une détermination sans faille, d’une audace qui ne cède jamais à la peur. « Thrassos, explique Yannis Davvetas, Athénien, francophone et dingue de foot, c’est vraiment le mot qu’on colle ici à Kostas Mitroglou. Cette capacité à aller au bout des choses sans se soucier des convenances, un peu comme de la rage de réussir. »
Est-ce le « thrassos » qui porte actuellement Konstantinos Mitroglou ? A Marseille, l’avant-centre de l’équipe de Grèce vient d’empiler neuf buts en huit matches. Un ratio plus impressionnant encore si on le rapporte au temps réellement passé par l’attaquant de l’OM sur les pelouses. Après son doublé contre Lille (5-1), samedi 21 avril dans un stade Vélodrome grondant de bonheur, la statistique éditée par le cabinet spécialisé Opta a couru les réseaux sociaux : en Ligue 1 en 2018, Kostas Mitroglou marque un but toutes les 27 minutes de jeu, soit la meilleure fréquence d’un attaquant dans les cinq grands championnats européens.

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                Konstantinos Mitroglou, le « pistolero » grec



Le Vélodrome, que l’on annonce incandescent jeudi soir, espère que sa confiance retrouvée le fera marquer face au RB Salzbourg, en demi-finale aller de la Ligue Europa. Dans les rues de Marseille, sa barbe taillée façon Darius 1er n’a pas encore colonisé les foules. Il n’a pas, non plus, un chant à sa gloire comme le Brésilien Luiz Gustavo, idole locale. Mais l’attaquant, hué par le stade Vélodrome après ses premières prestations - comme avant lui Jean-Pierre Papin ou André-Pierre Gignac -, commence à faire taire les moqueurs.
Même l’ancien joueur de l’OM Christophe Dugarry, qui le conspuait depuis le début de saison, a dû concéder un semblant de mea-culpa à l’antenne de son émission quotidienne sur RMC : « Je n’aime pas ce joueur, il n’est pas mobile, il a des qualités très limites (…) mais il a réussi à se rendre utile à son équipe. Ce garçon a gagné mon respect et c’est déjà beaucoup » a consenti le champion du monde 1998.
« Série de malentendus »
« En Grèce, nous savons tous que le dribble n’est pas la qualité première de Kostas. Mais si vous lui donnez un bon ballon dans la surface, c’est but », résume Dimitris Samolis, journaliste du média sportif Sport24, qui suit pas à pas la carrière du joueur. « Le personnage est un peu culte ici… », complète Yannis Davvetas, qui se rappelle qu’en 2012 l’image d’un Mitroglou sur une mobylette cabrée avait servi de symbole à un mouvement satirique dénonçant la crise économique.
A Marseille, l’odyssée de Kostas Mitroglou a failli s’abîmer dès le début 2018. Le 7 janvier, tête baissée, visage encore plus fermé qu’à l’habitude, le Grec sort sous les huées du public du stade Vélodrome à la 59e minute d’un douloureux 32e de finale de coupe de France contre Valenciennes (1-0). Ce soir-là, Kostas a été transparent face à une des plus mauvaises défenses de Ligue 2. Et l’entraîneur marseillais Rudi Garcia, sûrement agacé du rendement de l’attaquant, abrège son errance sans état d’âme. Tout semble alors réuni pour que le joueur rejoigne le lot des attaquants fantômes dont les noms – Mendoza, Calandria, Cavens… - font toujours rire les supporteurs olympiens. La rumeur évoque un prêt. Le club dément.

   


« Je me suis dit : “c’est mort, il ne va pas s’en remettre” », en tremble encore Anthony Ferrer. Abonné à l’OM depuis 1999, ce fan cache derrière un patronyme espagnol une ascendance hellène et une passion indéfectible pour l’ancien joueur d’Olympiakos. A chaque match depuis l’arrivée de Mitroglou, cet infirmier libéral de 29 ans s’installe au bas de la tribune Ganay, au plus près de la pelouse, avec son drapeau grec. « C’est le premier Grec à porter le maillot de l’OM, je veux qu’il me voie, qu’il sente que des Marseillais le soutiennent », poursuit-il.
Dès qu’il le peut, l’infirmier se rend au centre d’entraînement de la Commanderie pour échanger quelques mots avec l’attaquant, qui a fini par lui offrir son maillot. « Ça n’a pas toujours été facile, concède Anthony Ferrer. J’étais le dernier à y croire, le seul… Mes copains me chambraient. » Pour l’infirmier, les mauvais débuts du buteur grec sont la conséquence des conditions de son arrivée. « Une série de malentendus sur le fond comme sur la forme », pointe-t-il.
« J’ai une vie tranquille, je fais la cuisine pour ma famille. »
L’analyse peut être retenue. Quand, le 31 août 2017, à la clôture du marché des transferts, l’Olympique de Marseille annonce la signature pour quatre ans de Konstantinos Mitroglou, les supporteurs tombent de haut : tout l’été, on leur a promis « un grand attaquant ». Les noms de Sergio Agüero ou Olivier Giroud ont circulé. Les médias parlent de « panic buy », un achat insatisfaisant et coûteux (15 millions d’euros) de dernière minute.
Autre sujet d’incompréhension, Marseille, qui n’oublie pas qu’elle a été fondée par des marins grecs, s’attend à accueillir un Méditerranéen, volubile et expansif. Elle se retrouve avec un joueur taiseux, qui se méfie des médias et préfère s’exprimer en allemand, la langue de son enfance passée à Neukirchen dans la banlieue de Duisbourg, où ses parents émigrent après sa naissance.
Dans l’une de ses rares interviews, accordée au journal L’Equipe le 11 avril, Kostas Mitroglou se livre peu : « Je suis toujours réservé. (…) J’ai une vie tranquille, je fais la cuisine pour ma famille. Ce qui m’intéresse, c’est de faire mon boulot pour aider mon équipe. Je ne me mets pas en tête d’être le sauveur ». Le joueur donne toutefois les raisons qui, selon lui, expliquent ses quatre mois difficiles : « Je suis arrivé blessé sans avoir fait de préparation dans un nouveau pays, dans un nouveau championnat. Ça peut paraître long mais pour moi, c’est normal. »

Son retour en forme témoigne en tout cas d’un OM qui vit mieux. Du président à l’entraîneur, en passant par ses coéquipiers, le « cas Mitro » n’a, malgré la mauvaise passe de l’automne, provoqué aucune polémique publique. Même si, dans certaines têtes, sa maladresse a forcément agacé. « On croit beaucoup en lui », répétait encore début mars, le directeur sportif Andoni Zubizarreta. « On a tous voulu aider Kostas, soulignait Dimitri Payet, vendredi 20 avril. C’est un membre important de l’équipe. (…) On savait de quoi il était capable. » A l’OM, le Grec échange aussi avec Luiz Gustavo et Hiroki Sakai, deux autres nomades du foot, qui, comme lui, parlent allemand. « Kostas ne se fait pas d’ennemis dans un vestiaire. Il n’est pas très liant au premier abord mais il ne critique personne », assure le journaliste Dimitris Samolis.
A 30 ans, Mitroglou n’est plus le joueur incontrôlable qu’Ernesto Valverde, actuel entraîneur du FC Barcelone, avait mis au ban d’Olympiakos en 2008 pour avoir tiré – et raté – un penalty décisif pour la qualification en Ligue des champions contre l’avis du coach. Sa carrière avait alors déraillé quelques années – prêts dans des clubs grecs de seconde zone, puis échec à Fulham, en Angleterre – avant de rebondir de façon spectaculaire au Benfica Lisbonne (52 buts en deux saisons).
« Kostas est venu à Marseille parce qu’il sait que l’OM est un très grand club et qu’il veut toujours prouver quelque chose dans le football européen », dit Dimitris Samolis. Il lui faudrait pour cela briller enfin en Ligue Europa, seule compétition qui résiste encore à son sens du but.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le gouvernement avait déjà présenté en novembre une première version du plan, destiné à « clarifier, fluidifier et simplifier tous les dispositifs ».
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Le gouvernement présente son plan pour la rénovation énergétique des bâtiments

Le gouvernement avait déjà présenté en novembre une première version du plan, destiné à « clarifier, fluidifier et simplifier tous les dispositifs ».



Le Monde
 |    26.04.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 16h43
   





                        


Le ministre de la transition écologique Nicolas Hulot a présenté jeudi 26 avril à Angers son plan visant à rénover les bâtiments publics et privés afin de réduire leur consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre.
« Il faut créer un choc de confiance » des Français, a déclaré le ministre. Pour les « associer à tous les niveaux », il faut aussi « clarifier, fluidifier et simplifier tous les dispositifs », que souvent « soit les Français ignorent, soit sont dissuadés » par leur complexité. Le gouvernement avait déjà présenté en novembre une première version du plan, soumise à consultation jusqu’à janvier.

        Lire :
         

          L’exécutif accélère la rénovation énergétique des bâtiments



L’objectif est de rénover 500 000 logements par an – une ambition déjà affichée, sans succès, durant le quinquennat précédent –, en mobilisant 14 milliards d’euros sur cinq ans, planifiés dans le cadre du Grand plan d’investissement annoncé en septembre par le premier ministre Edouard Philippe. Les bâtiments résidentiels et tertiaires représentent 45 % de la consommation du pays en énergie. Le secteur est à l’origine d’environ 25 % des émissions de gaz à effet de serre.
Plusieurs dispositifs simplifiés
Le gouvernement affiche notamment le double objectif de 100 000 logements HLM rénovés par les bailleurs sociaux et de 250 000 logements particuliers rénovés chaque année grâce à des mécanismes existants tels le crédit d’impôt, l’éco-prêt à taux zéro (ECO-PTZ), les certificats d’économie d’énergie, etc.
Mais certains de ces mécanismes ont rencontré des difficultés. Lancé en 2009 et accordé sans conditions de ressources, l’ECO-PTZ a, par exemple, longtemps pâti de la complexité de l’instruction des dossiers par les banques. Ses modalités devraient ainsi être revues afin que les ménages les plus modestes aient accès à ce crédit.
Il faut « essayer de provoquer la confiance au niveau des banques. Si elles ne jouent pas leur rôle, l’Etat le jouera », a averti M. Hulot. La mise en œuvre opérationnelle du Fonds de garantie pour la rénovation énergétique doit ainsi faciliter la distribution de ce prêt aux plus modestes. Prévu par la loi de transition énergétique, ce fonds sera doté de « plus de 50 millions d’euros » afin d’aider « 35 000 ménages aux revenus modestes par an ».
Le crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE) doit aussi être transformé en prime dès 2019, afin de permettre aux ménages de toucher l’aide financière plus rapidement. Et son mode de calcul doit être revu pour prendre en compte l’efficacité énergétique des travaux souhaités.

        Lire aussi l’entretien  :
         

          « Le véritable enjeu, c’est la rénovation des “passoires énergétiques” »



Le plan gouvernemental vise également la rénovation de 150 000 « passoires thermiques » par an, des logements particulièrement énergivores (étiquetés F ou G). La France en compte entre 7 et 8 millions, principalement occupés par des ménages modestes.
L’Etat va aussi agir sur son propre parc immobilier pour « faire des bâtiments publics des bâtiments exemplaires », en rénovant le quart d’entre eux en cinq ans. Les collectivités territoriales pourront aussi bénéficier de 3 milliards d’euros de prêts de la Caisse des dépôts (CDC) sur le quinquennat. Le gouvernement a prévu la création d’un observatoire destiné à évaluer l’impact de ces mesures et effectuer un suivi statistique du parc immobilier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Des manifestants, mobilisés par milliers depuis le 13 avril, se sont de nouveau rassemblés jeudi pour réclamer la « capitulation » du parti Républicain, au pouvoir.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤                     
                                                

Arménie : le Parlement prévoit d’élire un nouveau premier ministre le 1er mai

Des manifestants, mobilisés par milliers depuis le 13 avril, se sont de nouveau rassemblés jeudi pour réclamer la « capitulation » du parti Républicain, au pouvoir.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 17h27
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 17h41
   





                        



   


Malgré la démission du premier ministre, la contestation antigouvernementale ne faiblit pas en Arménie. Sous la pression des manifestations, le président du Parlement, Ara Babloïan, a décidé jeudi 26 avril de convoquer une réunion extraordinaire pour le 1er mai consacrée à l’élection d’un nouveau chef de gouvernement, le poste étant vacant depuis la démission de Serge Sarkissian, lundi.
« Tout dépend du nombre de candidats proposés par les partis, du nombre de députés qui souhaiteront prendre la parole (…). Mais il est très probable que nous aurons le temps d’élire le nouveau premier ministre le 1er mai », a dit le vice-président du Parlement, Edouard Charmazanov.

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Les manifestants, mobilisés par milliers depuis le 13 avril, ont à nouveau défilé dans les rues d’Erevan jeudi. Leur chef de file, le député et opposant Nikol Pachinian, qui se présente comme le « candidat du peuple » au poste de premier ministre, a appelé le parti Républicain au pouvoir à « capituler devant le peuple » 
La candidature de l’opposant au poste de premier ministre doit être proposée dans les prochains jours par le bloc d’opposition Yelk (« sortie » en arménien). « Si le Parti républicain a l’audace de présenter un candidat [au poste de premier ministre], le peuple encerclera immédiatement les bâtiments du Parlement et du gouvernement », avait prévenu M. Pachinian mercredi soir, devant ses partisans.

   


La Russie comme médiatrice
Jusqu’alors, la Russie, qui absorbe environ un quart des exportations arméniennes et dispose d’une base militaire en Arménie, s’est tenue à l’écart de la crise. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a répété jeudi qu’il s’agissait d’une « affaire intérieure arménienne ». Mais, mercredi, Vladimir Poutine et son homologue arménien, Armen Sarkissian (sans lien de parenté avec Serge Sarkissian), se sont entretenus par téléphone et ont appelé « toutes les forces politiques [arméniennes] à faire preuve de retenue et de responsabilité ».
Dans la foulée, le vice-premier ministre arménien, Armen Guevorkian, s’est rendu jeudi à Moscou pour des « consultations de travail » et devait rentrer dans la soirée à Erevan, la capitale de cette ex-république soviétique du Caucase du Sud, selon un porte-parole du gouvernement arménien.

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Quant au chef de la diplomatie arménienne, Edouard Nalbandian, il a lui aussi fait le voyage dans la capitale russe, où il a eu « une courte rencontre » avec son homologue Sergueï Lavrov, a déclaré la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zakharova.
Nikol Pachinian, chef de file de la contestation contre l’ancien président — et désormais ancien premier ministre — Serge Sarkissian et contre son parti au pouvoir, s’était rendu mercredi à l’ambassade de Russie en Arménie pour « discuter de la situation à Erevan et dans le pays », selon un communiqué de la mission diplomatique russe.
« La partie russe a appelé les organisateurs des manifestations et des défilés à un dialogue constructif avec les autorités en place et avec les autres forces politiques », a fait savoir l’ambassade, soulignant que « la situation ne doit être réglée que dans le cadre du champ constitutionnel ».
Le parti Républicain favori
Signe des tensions au sein du pouvoir, les ministres de l’éducation, de l’écologie et du développement régional ont annoncé jeudi qu’ils quittaient le gouvernement, leur parti ayant abandonné la coalition au pouvoir la veille.
Mais l’issue de l’élection du 1er mai reste peu favorable aux opposants si de nouvelles élections législatives anticipées ne sont pas organisées. Au Parlement, un candidat a besoin de 53 voix pour être élu. Nikol Pachinian ne peut actuellement compter que sur le soutien de 40 députés, selon un responsable du bloc Yelk. Le Parti républicain au pouvoir, dispose, lui, de 58 sièges et a, théoriquement, toutes les chances de faire élire à nouveau son candidat.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Xiaomi va inaugurer une première boutique à Paris, le 22 mai, et promet d’en ouvrir d’autres à l’avenir.
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Le fabricant chinois de smartphones Xiaomi prépare son arrivée en France

Xiaomi va inaugurer une première boutique à Paris, le 22 mai, et promet d’en ouvrir d’autres à l’avenir.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 18h00
    |

            Vincent Fagot








                        



   


« Une expansion trop hâtive ne causera que des problèmes », avait prédit Lei Jun, le patron et fondateur de Xiaomi. Moins de six mois après son arrivée en Espagne, en novembre 2017, le fabricant chinois de smartphones prend pourtant d’assaut un nouveau pays européen : la France. Le 22 mai, il va inaugurer son premier magasin à Paris, et promet d’en ouvrir d’autres dans plusieurs grandes villes françaises.
Qui a déjà visité un magasin de la marque sait que l’univers de Xiaomi est assez original. Outre des smartphones, on y trouve tout « l’écosystème » de la marque, à savoir des équipements électriques allant du « rice-cooker » à la caméra de surveillance, mais aussi des produits moins technologiques comme des serviettes ou des sacs à dos. Ces produits ne sont pas fabriqués par Xiaomi, mais par des entreprises dans lesquelles la société a investi, à l’image de Huami, devenue, en quelques années, numéro un mondial des bracelets connectés.
Au lancement, à Paris, les rayons ne devraient pas nécessairement être aussi fournis que ceux des boutiques espagnoles, mais on sait déjà que l’on y trouvera quelques-uns des derniers modèles de smartphone de la marque et une trottinette électrique. A terme, l’offre devrait s’étoffer.
Un contexte favorable
L’un des principaux arguments de Xiaomi est les prix particulièrement serrés qu’elle pratique sur ses smartphones, avec des tarifs qui commencent à 120 euros. En Espagne, la marque a ainsi réussi à se hisser en 2017 dans le top 5 des meilleurs vendeurs. Signe de cette volonté de se battre sur le terrain des tarifs, la marque s’est – de manière assez surprenante – engagée à limiter à 5 % les marges dégagées sur ses produits.

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En France, le constructeur espère profiter d’un contexte favorable : « Alors que le marché était historiquement dominé par les opérateurs, il est en train de s’ouvrir davantage », explique Lilian Liu, une des responsables de l’entreprise à l’international. Outre sa boutique, la marque compte s’appuyer sur un site de vente en ligne et, pour se faire connaître plus largement, une forte activité sur les réseaux sociaux. Enfin, elle va s’associer à des partenaires locaux, probablement dans la grande distribution.
Créée en 2010 par le fondateur de Joyo.com, une plate-forme d’e-commerce à succès – rachetée à l’époque par Amazon –, Xiaomi a profité pleinement de l’essor du marché du smartphone en Chine, où les ventes ont plus que quadruplé entre 2010 et 2015. Au faîte de sa gloire, Xiaomi était considérée, en 2014, comme la start-up la mieux valorisée du monde (46 milliards de dollars, soit quelque 34 milliards d’euros à l’époque). Il faut dire que le fabricant était parvenu à occuper la première place en Chine, s’accaparant 17 % du marché en 2015. Mais depuis, il subit de plein fouet la concurrence de ses rivaux locaux, Huawei, Oppo et Vivo, qui l’ont relégué à la quatrième place sur le marché chinois.

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Concurrence accrue sur le marché chinois
Face à cette concurrence accrue sur son marché domestique, Xiaomi tente, depuis quatre ans, de percer à l’international. Un pari réussi en Inde, où, en peu de temps, la marque a réussi à se hisser au rang de deuxième marque du pays, selon les chiffres du cabinet IDC. Elle réalise également de belles performances en Asie du Sud-Est, particulièrement en Indonésie. Au total, la marque est aujourd’hui présente dans 70 pays à travers le monde, la plupart du temps par l’intermédiaire de distributeurs locaux. En 2017, IDC classait le chinois 5e producteur mondial de smartphones.
L’an passé, la compagnie a fait savoir que son chiffre d’affaires avait dépassé les 100 milliards de yuans de chiffres d’affaires (13 milliards d’euros), mais ne communique pas sur ses bénéfices ni sur sa croissance. Une chose qui pourrait bientôt changer, puisque la société est, selon Bloomberg, en train de préparer son entrée en Bourse.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Malgré la progression fulgurante du nombre d’adeptes, ce mode de transport demeure très minoritaire.
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édition abonné


Le covoiturage de courte distance, enjeu national

Malgré la progression fulgurante du nombre d’adeptes, ce mode de transport demeure très minoritaire.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 06h36
    |

                            Olivier Razemon








                        



                                


                            

« Pontoise, un passager. » En cette matinée de la mi-avril, lorsqu’elle a vu, au bord de la route, le panneau lumineux clignoter, Nathalie, qui habite Chars (Val-d’Oise), n’a pas hésité. La conductrice, qui souhaite garder l’anonymat, se rend tous les jours à Pontoise, à une quinzaine de kilomètres, et s’arrête volontiers pour prendre des passagers qui attendent à la borne Covoit’ici, un service de covoiturage en temps réel, située près du lycée professionnel.
Le système Covoit’ici est constitué d’une borne alimentée par un panneau solaire, d’une place de stationnement et d’un panneau lumineux. Lorsqu’un passager se présente à la borne, il confirme son inscription, indique son numéro de téléphone, entre sa destination sur un clavier et paie sa course. La borne délivre alors un ticket sur lequel est inscrit le prix (1,65 euro pour le trajet Chars-Pontoise), qui sera remis au conducteur. L’opération ne prend que quelques minutes et ne nécessite pas de télécharger d’application.
Nathalie est une habituée du covoiturage. A Chars, localité de 2 000 habitants desservie par un seul train par heure, elle dépanne régulièrement des lycéens qui viennent de terminer leurs examens. Elle accepte volontiers les tickets que lui tendent ses passagers. L’automobiliste charge ses filles de récupérer, sur le site de Covoit’ici, les sommes correspondant aux trajets effectués.

Ecov, la société créée en 2014 qui a développé ce service, a déployé ses bornes dans plusieurs localités du Vexin (Val-d’Oise et Yvelines), dans l’ouest lyonnais, les alentours de Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) et en Savoie. Comme une bonne dizaine d’autres entreprises, Ecov cherche la martingale du « covoiturage de proximité ».
Le « covoit’», comme on dit, covoiturage de longue distance, est désormais bien connu, grâce au succès phénoménal de Blablacar, qui emmène, chaque année, plusieurs dizaines de millions de personnes dans les voitures des autres. Pour la courte...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Le procureur de Paris François Molins s’est alarmé jeudi d’un « microfinancement » du terrorisme alimenté par des sommes « modiques mais en nombre important ».
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Financement du terrorisme : 416 donateurs de l’Etat islamique identifiés

Le procureur de Paris François Molins s’est alarmé jeudi d’un « microfinancement » du terrorisme alimenté par des sommes « modiques mais en nombre important ».



Le Monde
 |    26.04.2018 à 15h15
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 15h33
   





                        


Quatre cent seize donateurs ayant participé au financement de l’organisation Etat islamique (EI) ont été identifiés en France, a déclaré jeudi 26 avril le procureur de Paris, François Molins. « C’est beaucoup », a commenté le magistrat, qui s’exprimait sur Franceinfo alors que se tient à Paris une conférence sur le financement du terrorisme international.
Ses services ont également identifié « 320 collecteurs essentiellement basés en Turquie et au Liban grâce à qui les djihadistes qui se trouvaient en Syrie ou en Irak pouvaient recevoir des fonds », a ajouté M. Molins. Le procureur de Paris s’est notamment alarmé d’un « microfinancement » du terrorisme alimenté par des sommes « modiques mais en nombre important ». Interrogé sur le coût des attaques djihadistes de 2015 en France, il a estimé que « les terroristes [avaient] eu besoin de 25 000 euros pour organiser les attentats de janvier 2015 [contre Charlie Hebdo, et l’Hyper Cacher] et 80 000 pour ceux du 13 novembre » à Paris et Saint-Denis.
Organisée au siège de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), la conférence de Paris réunit près de 500 experts et 80 ministres de 72 pays qui planchent sur le financement du terrorisme international, en particulier celui de l’EI et d’Al-Qaida. Le président Emmanuel Macron doit prendre la parole jeudi à 17 h 30 pour clôturer les travaux.

        Sur la conférence :
         

          Le financement, nouvelle priorité de la lutte contre le terrorisme



Deux principaux vecteurs de financement
Dans les colonnes du quotidien régional Le Parisien, il a apporté d’autres précisions quant au financement de l’Etat islamique.
« Daech [acronyme arabe de l’EI] s’est principalement financé en utilisant deux vecteurs. D’abord la “zakat”, la charité : on envoie de l’argent à des associations à but humanitaire ou directement à des membres de sa famille qui sont sur place. (…) Ensuite, il y a la “ghanima”, le butin de guerre, c’est-à-dire le financement par des actes délictueux. »
Plusieurs dossiers dans lesquels des parents sont soupçonnés d’avoir envoyé de l’argent à leur enfant parti combattre aux côtés de groupes djihadistes sont entre les mains de la justice, et des condamnations pour de tels faits ont déjà été prononcées.
Les failles du système de mandat cash, qui permet de transférer très rapidement de l’argent à un tiers, ont aussi été utilisées pour financer les djihadistes partis combattre en zone irako-syrienne. Soupçonnée d’avoir manqué de vigilance en la matière, La Banque postale est visée depuis septembre par une enquête préliminaire du parquet de Paris.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Les gains tirés de la cession de cryptomonnaies peuvent aujourd’hui être imposés jusqu’à 45 %, et seront désormais soumis à un taux forfaitaire de 19 %.
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Le Conseil d’Etat change la fiscalité sur les gains générés par les bitcoins

Les gains tirés de la cession de cryptomonnaies peuvent aujourd’hui être imposés jusqu’à 45 %, et seront désormais soumis à un taux forfaitaire de 19 %.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 17h57
   





                        


Le Conseil d’Etat a estimé jeudi 26 avril que les gains générés par les cryptomonnaies devaient être considérés comme des plus-values de « biens meubles », autrement dit bénéficier, sauf exception, d’un taux d’imposition moins élevé que celui appliqué actuellement par l’administration.
La plus haute juridiction administrative française avait été saisie en début d’année par plusieurs contribuables qui contestaient le régime fiscal appliqué depuis juillet 2014 à la cession de bitcoins et autres cryptoactifs.

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En vertu de ce régime, les gains tirés de la cession de cryptomonnaies sont considérés comme des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) en cas d’activité habituelle, et comme des bénéfices non commerciaux (BNC) en cas d’activité occasionnelle. Cette classification a des conséquences précises en matière de fiscalité et entraîne un taux d’imposition pouvant aller jusqu’à 45 % au titre de l’impôt sur le revenu, pour les contribuables les plus aisés, qui viennent s’ajouter aux 17,2 % de contribution sociale généralisée (CSG) également prélevés.
Taux forfaitaire de 19 %
Dans sa décision, que l’Agence France-Presse a pu consulter, le Conseil d’Etat a partiellement donné raison aux contribuables opposés à cette lecture, en considérant que « la cession de “bitcoins” » relevait « en principe de la catégorie des plus-values de bien meubles ».
Les « biens meubles », en langage fiscal, désignent, à la différence des bien immobiliers, les biens pouvant être déplacés : voitures, avions et bijoux (dans le cas de biens corporels), mais aussi les brevets ou droits d’auteur (biens incorporels). En cas de cession, ils sont soumis à un taux forfaitaire de 19 % — ce qui, même en y ajoutant la CSG, induit un taux d’imposition sensiblement inférieur à celui réservé aux « BIC » et aux « BNC ».
Exceptions possibles
Dans son communiqué, le Conseil d’Etat souligne néanmoins que « certaines circonstances propres à l’opération de cession » de cryptoactifs « peuvent impliquer qu’ils relèvent de dispositions relatives à d’autres catégories de revenus ».
Ainsi, si ces gains ne peuvent pas être considérés comme le fruit d’une opération de placement mais sont enregistrés en contrepartie du « minage de bitcoin » (l’activité de certains particuliers dont le matériel informatique réalise des opérations mathématiques pour le compte du réseau bitcoin), ils relèveront toujours de la catégorie des BNC, même s’il s’agit d’une opération unique.
De même, si les cessions relèvent d’une activité commerciale et que les revenus correspondants relèvent de l’exercice d’une activité professionnelle, ils devront également être déclarés dans la catégorie des BIC, et conserveront les mêmes modalités d’imposition.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-15"> ¤ « L’idée n’est pas d’homogénéiser les pratiques mais de créer une référence commune », note le ministre, qui annonce le retour de la méthode syllabique.
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L’Education nationale publie quatre circulaires de « recommandations » pour les enseignants

« L’idée n’est pas d’homogénéiser les pratiques mais de créer une référence commune », note le ministre, qui annonce le retour de la méthode syllabique.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 10h24
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 18h19
   





                        


L’éducation nationale publie, jeudi 26 avril, pour les enseignants de l’école primaire, quatre circulaires, qui détaillent des « recommandations » sur la meilleure manière d’inculquer les bases du calcul, de la lecture et de la grammaire, pour aider à « la réussite des élèves », indique Jean-Michel Blanquer dans un entretien au Parisien jeudi.
« L’idée n’est pas d’homogénéiser les pratiques mais de créer une référence commune. Ce n’est pas la même chose », explique le ministre de l’éducation nationale au journal.
« Bien des manières de faire sont possibles pour les professeurs. Mais il y a un cadre et je crois que beaucoup d’enseignants l’attendaient. La liberté pédagogique n’a jamais été l’anarchisme pédagogique. C’est beaucoup plus sécurisant d’avancer à la lumière de ce que l’institution a défini, sur la base de la recherche. La clarté libère. »
Jean-Michel Blanquer assure avoir « une grande confiance dans l’action des professeurs ». Et d’ajouter : « Ne nous trompons pas d’objectif : la liberté pédagogique est un moyen mais la finalité est la réussite de tous les élèves. » Des milliers de livrets sur « l’apprentissage de la lecture au cours préparatoire », de 130 pages chacun, sont ainsi partis du ministère pour toutes les écoles de France.
« Pas de compromis mixte »
Concernant la lecture, le ministre est catégorique :
« Entre quelque chose qui ne marche pas – la méthode globale – et quelque chose qui fonctionne – la syllabique – il ne peut y avoir de “compromis” mixte. Ce sujet ne relève pas de l’opinion, mais de faits démontrés par la recherche. C’est très clair. »
M. Blanquer « recommande vivement l’existence d’un manuel pour tous les élèves, explicite, linéaire, clair ».

        Lire la tribune :
         

          « Opposer méthode syllabique et méthode globale est archaïque »



Le ministre prône aussi une dictée quotidienne, quinze minutes de calcul mental par jour et le retour des leçons de grammaire dans toutes les classes. Et dit qu’il va travailler à une liste de manuels recommandés.
« Visée politique et non pédagogique »
La réaction des syndicats ne s’est pas fait attendre. « Une fois encore, on est sur une communication très millimétrée qui a une visée politique et non pédagogique », a déclaré Xavier Suelvès, chargé du primaire au syndicat SE-UNSA.
« Le ministre s’adresse à l’opinion publique et veut lui faire croire qu’on a enfin en France le bon ministre avec la bonne méthode et le bon manuel. C’est un leurre », abonde Francette Popineau, cosecrétaire générale du Snuipp-FSU, premier syndicat chez les enseignants du primaire :
« L’école est quelque chose de beaucoup plus complexe et il faut toute l’intelligence du maître et son adaptation aux besoins des élèves pour enseigner. »
Aucun pourtant ne prône le statu quo, d’autant que les résultats des Français aux évaluations internationales sont décevants depuis plusieurs années. Mais les syndicats estiment que le ministre ne donne pas les bons outils. Le guide de 130 pages « n’apporte rien à un enseignant chevronné », car il « correspond grosso modo à ce que le maître fait déjà en mieux », juge Mme Popineau. Quant à l’enseignant débutant, « attend-on de lui qu’il s’approprie seul dans son coin ces 130 pages ? »
Syndicats et instituteurs insistent sur l’importance de la formation continue, parent pauvre du système éducatif français. Elle est un des facteurs-clés de réussite des systèmes éducatifs étrangers les plus performants.
Quant à l’éternel combat entre la méthode syllabique et « le fantôme de la méthode globale », selon Francette Popineau, les enseignants font part de leur lassitude. Et rappellent que le point faible des écoliers relevé dans les études internationales n’est pas le déchiffrage mais la compréhension, qui ne dépend pas du choix entre méthodes syllabique ou globale.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Le président du Medef s’attribue un peu vite les bons chiffres de créations d’emplois des dernières années.
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Les mirages de Pierre Gattaz sur l’opération « Un million d’emplois »

Le président du Medef s’attribue un peu vite les bons chiffres de créations d’emplois des dernières années.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 18h00
    |

            Adrien Sénécat








                        



   


Le slogan « Un million d’emplois » du Medef n’est pas tombé aux oubliettes. Le président du syndicat patronal, Pierre Gattaz, a même affirmé, mercredi 25 avril sur France Inter, que l’opération a été un franc succès. Selon le responsable patronal, le million d’emplois devrait être atteint, ou presque, d’ici à la fin de l’année. Mais si l’embellie du marché du travail est bien réelle, le lien entre celles-ci et les revendications du « patron des patrons » est à nuancer.
Ce qu’il a dit
Interrogé par Nicolas Demorand sur son slogan « Un million d’emplois », qu’il avait largement utilisé en 2014, Pierre Gattaz a affirmé qu’il s’était bien traduit dans les faits :
« J’ai expliqué, en 2013, que nous pouvions créer un million d’emplois. Et c’est un minimum pour la France. Le vrai chiffre c’est de créer 2,5 millions d’emplois pour arriver à 5 %, 6 % de chômage. 1 million c’était un objectif (…). Et bien figurez-vous qu’aujourd’hui nous sommes à 680 000 emplois au bout de 3 ans, sans avoir fait toutes les réformes. (…) Nous sommes autour de 700 000 [emplois], sur un rythme de 300 000 emplois par an, à la fin de l’année nous serons proches du 1 million d’emplois. »
POURQUOI C’EST PLUS COMPLIQUÉ
1. Un « objectif » ambigu, lié à des revendications
L’histoire du « million d’emplois » de Pierre Gattaz est en fait celle d’un slogan qui n’a jamais vraiment été une promesse, ni un réel objectif. Depuis 2013, le patron du Medef a multiplié les coups de communication autour de son mot d’ordre : il en a fait un pin’s, une tournée en France et l’a martelé à de multiples reprises dans des discours ou dans des interventions médiatiques.
Sa formulation la plus claire sur la question est sans doute celle qu’il faisait dans un courrier aux adhérents du Medef fin 2013, intitulé « 1 million d’emplois créés en 5 ans ! » L’intéressé y écrit : « L’ambition que nous vous proposons est de créer 1 million d’emplois en 5 ans », tout en prenant soin de préciser qu’« il ne s’agit pas non plus d’un engagement inconditionnel ». 
Derrière les créations de postes fixées comme horizon, ce slogan visait en réalité surtout à défendre des exigences face au gouvernement. Baisse des charges, baisse des dépenses publiques, plaidoyer pour un discours politique plus favorable aux entreprises… Pour Pierre Gattaz, cette campagne a d’abord été l’occasion de promouvoir les revendications patronales.

   


François Hollande a répondu à cet appel par son « pacte de responsabilité » début 2014. Ce dernier s’est matérialisé notamment par 30 milliards d’euros de baisses de cotisations pour les entreprises, en plus de la montée en puissance du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), qui représentait une enveloppe de 20 milliards d’euros en 2015. Mais le Medef a toujours refusé de s’engager sur des contreparties précises à ces dispositifs, notamment en termes d’emplois.
2. Oui, les créations d’emplois sont bien en hausse
Près de cinq ans après sa lettre aux adhérents du Medef, Pierre Gattaz revendique donc le fait que l’objectif d’un million d’emplois serait en passe d’être atteint. Les « 680 000 » créations d’emplois qu’il évoque pour les trois dernières années correspondent, dans les grandes lignes, à une réalité. Selon l’Insee, 643 000 emplois salariés ont été créés « nets » (c’est-à-dire en déduisant en parallèle les suppressions d’emploi) entre le dernier trimestre 2014 et la fin de l’année, dont 617 000 dans le privé.
Sur trois ans, cela représente une hausse d’environ 3 % du nombre total de salariés employés par le secteur privé.


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L'emploi salarié est reparti en légère hausse ces dernières années
Chiffres trimestriels de l'emploi salarié selon l'Insee en France hors Mayotte

Source : Insee



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Si l’on extrapole la tendance observée en 2017 sur l’année 2018 (+ 268 000 emplois salariés sur un an selon l’Insee), on se rapprocherait effectivement du « million » d’emplois évoqués par Pierre Gattaz. Ses chiffres sont donc plutôt justes, même s’il se garde bien d’évoquer certaines ombres au tableau – par exemple, le fait que l’emploi a continué de chuter sur l’ensemble de l’année 2014 (- 22 000 emplois privés environ selon l’Insee), moment du lancement du « pacte de responsabilité ».
3. Le « pacte de responsabilité » n’est pas la seule explication à l’embellie
Le raisonnement du « patron des patrons » en lui-même est en revanche discutable pour au moins deux grandes raisons. La première, c’est de savoir qui a créé ces emplois. Les chiffres de l’Insee cités par Pierre Gattaz sur France Inter englobent en effet l’ensemble de l’emploi salarié, quel que ce soit le type ou la taille de l’entreprise.
Or, certains indicateurs montrent que ne sont pas forcément les plus grandes entreprises, surreprésentées au sein du Medef, qui créent le plus d’emploi. Une étude de l’Insee publiée fin 2017 estime ainsi que ce sont d’abord les entreprises de taille intermédiaire (ETI) puis les moyennes entreprises (PME) qui ont créé des emplois sur la période 2009-2015, quand les micro-entreprises et les grands groupes en ont perdu. Les entreprises affiliées au Medef, le mouvement que représente Pierre Gattaz, ne sont pas les seules créatrices d’emploi.
Le CICE n’a pas favorisé de créations d’emploi massives
L’autre question cruciale est de savoir dans quelle mesure les revendications du Medef, pour parties reprises par le gouvernement sous François Hollande, sont réellement responsables de l’embellie du marché de l’emploi. Et il y a matière à tempérer le discours patronal sur ce point.
Sur le CICE, par exemple, un rapport de France Stratégie (un organisme de réflexion sous l’égide de Matignon) diffusé en octobre 2017 évoque une « fourchette large de 10 000 à 200 000 emplois » sauvegardés ou créés sur la période 2013-2015, retenant une estimation probable de 100 000 emplois. Selon cette analyse, le CICE aurait surtout contribué à restaurer les marges des entreprises et dans une moindre mesure à augmenter les salaires, sans favoriser des créations d’emploi massives. Aucun effet notable sur l’investissement n’a par ailleurs été observé.
Les premiers bilans sont également mitigés concernant le « pacte de responsabilité » dans son ensemble. Alors que le gouvernement communiquait à son lancement sur « la création de près de 500 000 emplois dans les années à venir » grâce à ce dispositif, il a rapidement revu l’objectif à la baisse (« 200 000 emplois à horizon 2017 »).
Contrairement à ce que Pierre Gattaz laisse entendre, l’embellie du marché de l’emploi observée ces trois dernières années n’est donc pas forcément la preuve de l’efficacité des mesures favorables aux entreprises adoptées par le gouvernement depuis 2013. Surtout, il est réducteur de présenter les créations d’emplois observées ces dernières années comme le fruit de son opération « Un million d’emplois ».



                            


                        

                        


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Un premier « club de jeu » ouvre à Paris

Le groupe Tranchant est le premier à profiter de la nouvelle législation, qui autorise ce type d’établissements dans la capitale depuis le 1er janvier. Les casinos restent interdits.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 11h08
    |

            Denis Cosnard








                        



                                


                            

Une dernière couche de peinture noire sur la balustrade en fer forgé, une ultime vérification des cartes et des jetons, un coup d’aspirateur sur la moquette, et c’est parti. Ce jeudi 26 avril ouvre rue Marbeuf, à deux pas des Champs-Elysées, le tout premier « club de jeu » installé à Paris. Une expérimentation que le groupe Tranchant, l’exploitant de ce Paris Elysées Club, espère rentabiliser en attirant 300 000 clients dès la première année, et dont l’Etat souhaite lui aussi vivement le succès. Pour les pouvoirs publics, l’enjeu est important : à Paris, où les casinos restent interdits, ces nouveaux clubs, autorisés depuis le 1er janvier, doivent canaliser la demande de jeux d’argent vers une offre légale, sans blanchiment d’argent sale.
Après toutes les dérives des anciens cercles de jeux, « il était temps de tourner la page », note Philippe Ménard, le patron des courses et jeux au ministère de l’intérieur. Oubliez donc la mafia corse et les mauvais garçons qui gangrenaient les cercles et ont conduit à leur disparition, les uns après les autres, au gré des faits divers. La fin du Cercle Clichy Montmartre, dernier du genre, est programmée pour le 31 décembre.
« On peut miser à partir de 20 euros »
Rue Marbeuf, dans le 8e arrondissement de la capitale, la famille Tranchant joue au contraire la carte de l’opulence, voire du luxe, et entend « travailler en collaboration étroite avec la police », précise Romain Tranchant, directeur général du groupe de casinos et d’hôtels.
A la porte, un premier contrôle, avec fouille. Tenue correcte exigée. Puis les clients doivent présenter leur carte d’identité, pour permettre de vérifier qu’ils ne sont ni mineurs ni interdits de jeu. Ils doivent aussi acquitter un droit d’entrée de 15 euros, une façon d’écarter les simples curieux. Les autres, Parisiens ou touristes des palaces voisins, sont invités à descendre le grand escalier, prendre un verre dans un des deux...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Très critiqué chez les militants, le secrétaire général de Force ouvrière va passer la main à Pascal Pavageau, vendredi, à l’occasion du congrès du syndicat.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤                     
                                                

Dernier discours de Mailly : « Certains chez FO ont mordu le trait de la camaraderie »

Très critiqué chez les militants, le secrétaire général de Force ouvrière va passer la main à Pascal Pavageau, vendredi, à l’occasion du congrès du syndicat.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 15h28
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 16h29
   





                        



   


Clap de fin pour Jean-Claude Mailly à Force ouvrière (FO). A l’occasion du 24e congrès du syndicat à Lille, il a tenu son dernier discours en tant que secrétaire général de FO, jeudi 26 avril, avant de passer la main, vendredi, à Pascal Pavageau. Mais à l’occasion de ce dernier congrès, M. Mailly n’a pas été épargné par les critiques des militants qui lui reprochent notamment sa « passivité » et sa « timidité » à l’occasion des débats sur la réforme du droit du travail, adoptée l’année dernière.
M. Mailly s’en est donc pris à ses détracteurs jeudi matin : 
« J’ai le dos large et je vous avoue que ces derniers mois, au-delà des nuances ou divergences démocratiques qu’on peut avoir entre nous, je considère que certains ont mordu le trait de la fraternité et de la camaraderie. »
Une partie seulement de la salle s’est alors levée pour saluer celui qui a été, pendant quatorze ans, secrétaire général de FO. S’il a pris « quelques bosses », il « s’en fout », a-t-il assuré, car il « peut se regarder dans la glace le matin ». Il n’a pas voulu revenir dans le détail sur l’épisode interne des ordonnances (en adoptant un ton conciliant à ce sujet pendant les débats sur la réforme du droit du travail, M. Mailly a mécontenté une bonne partie de l’appareil) y décelant « une part d’irrationnel » ou un « prétexte ». « Qui a dit que les ordonnances étaient bien ? », a-t-il lancé.

        Sur le sujet :
         

          Guerre ouverte à FO entre Jean-Claude Mailly et Pascal Pavageau



Débats sur le bilan de Mailly
« Ça fait beaucoup d’énergie dépensée en interne », a-t-il déploré. Philippe Martinez, numéro un de la CGT, « doit se friser les moustaches » et Laurent Berger, patron de la CFDT, penser qu’il a « un boulevard si FO se déchire comme ça ! », a-t-il poursuivi. « J’ai eu du mal à avaler qu’on puisse penser que je sois un menteur », a ajouté le responsable syndical, rappelant, comme il l’avait dit, lundi, en ouverture du congrès, que c’est « à l’unanimité du bureau confédéral que nous avons pris les décisions », bureau dont est membre M. Pavageau.
Enfin, M. Mailly a tenu à avertir son successeur, tenant d’une ligne plus radicale :
« Etre secrétaire général de la confédération, c’est une lourde responsabilité et on ne peut le mesurer que quand on l’a obtenue. »
Depuis le début du congrès, lundi, les délégués syndicaux invités à parler devant les 3 500 militants présents à Lille se sont opposés, parfois vigoureusement, sur le bilan d’activité de M. Mailly à la tête de FO.

        Lire aussi :
         

                Jean-Claude Mailly quitte la direction de  Force ouvrière dans un climat tendu






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-19"> ¤ Aux Etats-Unis, en France ou en Afrique, l’industrie de la « peau blanche » a pignon sur rue. Peu à peu, des initiatives pour rendre leur fierté aux peaux noires émergent.
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Décryptage

Le colorisme et les crèmes éclaircissantes, legs invisibles de la colonisation

Aux Etats-Unis, en France ou en Afrique, l’industrie de la « peau blanche » a pignon sur rue. Peu à peu, des initiatives pour rendre leur fierté aux peaux noires émergent.

Par                Ronald Hall et Neha Mishra



LE MONDE
              datetime="2018-04-26T18:15:48+02:00"

        Le 26.04.2018 à 18h15






    
Le complexe de la peau blanche survit et est entretenu depuis la période coloniale par les produits cosmétiques. Un tabou à faire tomber
Crédits : Pexels, CC BY-SA


« Je suis une version acceptable de fille noire pour Hollywood, cela doit changer », a déclaré avec fracas Zendaya, chanteuse et actrice américaine de 21 ans, lors du festival BeautyCon à New York, dimanche 22 avril. L’ancienne vedette de la chaîne Disney, idole des adolescentes, dont les ancêtres viennent aussi bien d’Europe que d’Afrique, a brisé un tabou : dans le monde du glamour et du politiquement correct, les femmes métissées à la peau claire auraient clairement plus d’opportunités que les autres.

"I am Hollywood's acceptable version of a Black girl and that has to change. We're vastly too beautiful and too int… https://t.co/sTHxwsQB8t— theislandiva (@Danielle)


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Ce débat n’est pas anodin. En France comme aux Etats-Unis, des milliers de femmes et d’hommes sont marqués par ce qu’on nomme le colorisme, une discrimination favorisant les peaux plus pâles.
Le phénomène prend racine à l’âge d’or de la France coloniale, dans les années 1920. L’imposition de la langue, des normes et traditions françaises a non seulement profondément modifié et influencé les cultures, les économies, les comportements sociaux et politiques dans la durée, mais a aussi eu des impacts, moins visibles, sur la perception et la psyché des populations locales.

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La peau noire concentre une importante dose de mélanine, le pigment qui donne à l’épiderme, aux yeux et aux cheveux leur couleur. Or, par le biais de la colonisation et de l’idéologie raciste véhiculée à l’époque, la couleur sombre est rapidement devenue un marqueur identitaire péjoratif, associé aux classes socio-économiques et culturelles les plus défavorisées. Cette image a été intériorisée par les différentes populations africaines, et ce pendant des siècles.
Certains « colonisés » ont donc cherché à imiter la couleur de peau ou les caractéristiques physiques des colons, dans le but d’améliorer leurs conditions de vie et leur image. Ce processus d’aliénation – la « négrophobie » envers les autres Noirs et l’espoir de ressembler aux Blancs – a été décrit et analysé dès 1952 par Frantz Fanon dans Peaux noires, masques blancs.
Malgré la dénonciation de ce phénomène, le colorisme reste une réalité, notamment aux Etats-Unis, où avoir conscience de la couleur de sa peau affecte directement l’image et la confiance en soi de manière négative. L’inverse étant aussi vrai avec l’archétype de beauté qui a émergé après guerre et a prévalu durant de nombreuses années : la « breck girl », cheveux longs, yeux clairs et teint d’albâtre.
Nouvelle manne financière
Ce décalage entre un idéal à atteindre – un critère de beauté, d’estime de soi fondé sur une peau claire – et la réalité a donné lieu à toutes sortes de stratégies de beauté dans les anciennes colonies africaines et sud-asiatiques. Ainsi, pour un très grand nombre d’Indiens (hommes comme femmes), s’éclaircir la peau est rapidement devenu une habitude, au même titre que se lisser les cheveux ou s’épiler les sourcils. Les produits éclaircissants sont ainsi rapidement devenus une nouvelle manne financière.
D’ici à 2024, les profits issus de cette industrie pourraient atteindre 25 milliards d’euros à l’échelle mondiale. Le marché asiatique seul ferait près de 4,68 milliards d’euros de profit dans les quatre prochaines années. Le marché hexagonal, lui, est en plein essor : entre 1 million et 5 millions de Français auraient indiqué une ascendance africaine. Sans compter la présence d’une diaspora africaine importante en France. Combien de personnes utilisent alors ce type de produits ?

    
Publicité pour les produits HT 26 conçus « pour les peaux noires et métissées » dans le métro parisien, à la station Château-d’eau, le 24 avril 2018.
Crédits : Sonia Zannad


Il suffit de se promener dans les quartiers de Château-Rouge ou Château-d’Eau, à Paris, pour remarquer que l’industrie de la « peau blanche » a pignon sur rue. On notera ainsi la prolifération de boutiques vendant des produits cosmétiques « africains », dont les crèmes et autres produits éclaircissants. Ces derniers sont d’ailleurs vantés par des célébrités africaines, et ce malgré la controverse qui touche cette industrie et ses fabricants, des multinationales basées en Europe. Ainsi, pour éviter l’accusation de racisme, le groupe Clarins, en France, préfère promouvoir ses produits comme des crèmes de nuit ou des agents de teinte plutôt que comme des produits éclaircissants.

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Ces marques recourent à des célébrités locales pour vanter leurs produits, que ce soit en Inde – qui a légiféré en 2014 sur ce type de publicités – ou au Cameroun. Reprudencia Sonkey, mieux connue sous son nom de scène Dencia, a ainsi fait la promotion auprès de milliers de femmes africaines d’une gamme de crèmes éclaircissantes appelée Whitenicious. Dans un objectif marketing, la chanteuse camerounaise a affiché des photos d’elle-même : avant (peau très foncée) et après (peau claire). Succès garanti : en moins d’un mois, l’entreprise a enregistré un record de ventes.

    
La chanteur Dencia et sa crème « contre les taches noires de la peau » Whitenicious.
Crédits : DR


Tout comme Clarins, Dencia évite la controverse en jouant sur les mots et les qualités du produit, présenté comme un moyen de se débarrasser de ses taches noires. Néanmoins, les femmes africaines achètent Whitenicious spécialement pour s’éclaircir la peau, ce qui a suscité des critiques de la communauté noire envers Dencia. En dépit de cela et des risques pour la santé que présentent ces produits, elle a assuré promouvoir cette crème pour le bien des Africaines à la peau foncée.
« Dark is beautiful »
A l’instar du mouvement « nappy » (contraction de « natural » et « happy ») qui se développe en France, de nombreuses initiatives voient le jour pour s’affranchir des normes visuelles et physiques imposées par l’histoire coloniale – on pense notamment à l’association étudiante Sciences Curls, à Sciences Po Paris.

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Si nos gouvernements veulent aider, ils pourraient interdire complètement la vente de produits éclaircissants ou les taxer spécifiquement. Le Ghana a déjà pris quelques mesures, mais il est grand temps de les généraliser à l’échelle mondiale, notamment du côté des fabricants.
Il faut par ailleurs développer des campagnes de service public comme « Dark is beautiful », lancée par des militantes indiennes, et encourager la parole de jeunes stars issues de la pop culture telles que Zendaya, afin de faire enfin changer les mentalités.
Ronald Hall est professeur de travail social à l’Université du Michigan, Neha Mishra est professeure assistante de droit à l’université Reva de Bangalore.
Cet article a d’abord été publié sur le site The Conversation.





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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-20"> ¤ « Le projet “Une personne, une voix, une action” va donner le pouvoir à nos équipes d’aller chercher l’avenir », estime le PDG du groupe agroalimentaire.
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Emmanuel Faber, PDG de Danone : « Nous mettons fin au mode de décision pyramidal »

« Le projet “Une personne, une voix, une action” va donner le pouvoir à nos équipes d’aller chercher l’avenir », estime le PDG du groupe agroalimentaire.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 16h17
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 16h28
    |

            Laurence Girard et 
Dominique Gallois








                        



   


A l’occasion de l’assemblée générale (AG) des actionnaires de Danone, réunie jeudi 26 avril, le PDG, Emmanuel Faber, a présenté son projet « Une personne, une voix, une action », destiné à faire participer les 100 000 salariés du groupe agroalimentaire aux choix stratégiques à l’horizon 2030.
Quelles sont les raisons qui vous poussent à faire évoluer votre gouvernance ?
Il faut repartir de la vision que nous avons du métier de l’alimentaire. Nous sommes au bout d’un modèle. Toute une génération, pendant des décennies, a fait confiance aux grandes marques pour apporter plaisir, sécurité et santé. Ce postulat est remis en cause. A la confiance s’est substituée la défiance face aux grands groupes, largement partagée par la génération des millennials, ces jeunes entre 18 et 35 ans. Ils ont une puissance de création de normes sociales étonnante.
Face à cette révolution, on peut résister ou prendre la vague. [En 2017], en lançant « One Planet. One Health », nous nous sommes engagés à favoriser des habitudes de consommation plus saines et plus durables. Nous allons plus loin avec une vision de long terme à l’horizon 2030 autour d’objectifs stratégiques reliés à ceux du développement durable de l’Organisation des Nations unies, auxquels nous voulons associer tous les salariés de Danone dans le monde.

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Quelles seront les modalités ?
Nous avons fixé neuf objectifs interdépendants les uns des autres. Trois liés à notre modèle d’entreprise, trois à notre modèle de marque et trois à notre manière de travailler. Etre certifié B Corp [à savoir, être une société associant but lucratif et intérêt général] fait partie de ces objectifs à l’horizon 2030. Nos filiales aux Etats-Unis et au Canada viennent d’obtenir cette certification. La nouvelle gouvernance sera un acte fondateur de cette démarche. Le programme « Une personne, une voix, une action » va donner le pouvoir à nos équipes d’aller chercher l’avenir, d’en détenir les clés avec nous. 
« L’objectif final d’une entreprise est social et sociétal »
Dans les douze mois qui viennent, les salariés exprimeront leur point de vue. L’innovation est d’accepter de construire l’agenda 2020-2030, de poser les curseurs, à partir de la voix de chacun. Nous organisons nos propres états généraux de l’alimentation, dont les conclusions seront présentées lors de l’assemblée générale 2019. Avant l’AG, chaque salarié recevra une action de Danone, qui lui donnera droit à toucher un dividende que nous multiplierons.
Quel sera le multiplicateur sachant que le dividende s’élève à 1,90 euro ?
Il n’est pas encore fixé, mais le coefficient ne sera pas symbolique. Mais, au-delà, en rendant tous les salariés coactionnaires de l’entreprise, nous mettons fin au mode de décision pyramidal, où les choix venus d’en haut ne correspondaient pas forcément à la situation ou aux besoins locaux. Grace à leurs propositions, nous pourrons adapter nos objectifs à la réalité.
« Nous sommes face à deux choix : soit rester en l’état, soit aller dans le sens de l’histoire en conciliant croissance économique et progrès social »
Renforcer la présence des salariés au capital n’est-il pas aussi un moyen de se protéger d’une offre publique d’achat ? En outre, avez-vous eu des contacts avec le fonds activiste américain Corvex ?
Non, ce n’est pas l’objet, car leur participation sera limitée par rapport au nombre de titres en circulation. Concernant Corvex, nous n’avons jamais confirmé sa présence au capital de Danone, et je n’ai pas rencontré ses représentants.

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Ne craignez-vous pas une réaction négative de la Bourse, où les investisseurs préfèrent le court terme et la rentabilité au progrès social ?
Ils ne vont pas être surpris. Voilà cinq ans que nous leur parlons de la révolution de l’alimentation. Ils savent que nous sommes face à deux choix : soit rester en l’état, soit aller dans le sens de l’histoire en conciliant croissance économique et progrès social. Dans le premier cas, nous pouvons augmenter nos ventes à court terme en coupant les coûts et doubler notre cash-flow [trésorerie], mais cela ne durera qu’un temps. C’est la solution la plus risquée. L’autre voie que nous avons choisie privilégie le long terme. La fixation d’objectifs, s’ils sont clairs, n’est plus un élément différenciant. La question est celle de l’engagement des salariés. Or, quand vous expliquez aux salariés qu’ils vont bénéficier d’un dividende multiplié, cela ne peut que renforcer leur engagement.
« Quand vous expliquez aux salariés qu’ils vont bénéficier d’un dividende multiplié, cela ne peut que renforcer leur engagement »
Avez-vous déjà eu des signes concrets de leur soutien à votre politique ?
Depuis un an, avec nos acquisitions américaines, Walmart, le plus grand groupe de distribution au monde, est devenu le premier client de Danone aux Etats-Unis. Or son patron a souligné devant nos investisseurs l’importance dans ses choix d’avoir des produits B Corp. Voici deux mois, nous avons emprunté 2 milliards d’euros auprès d’un syndicat de douze grandes banques internationales. Le taux d’intérêt est dégressif, il se réduira au fur et à mesure que nos filiales obtiendront cette certification. C’est une première.
Enfin, en mars, nous avons lancé notre première social bond. Cette émission obligataire de 300 millions d’euros destinée à des projets à impact social positif, malgré un taux faible de 1 %, a été souscrite rapidement. Il faut donc arrêter de dire que la finance est menée par les mathématiques. Quand les projets ont du sens, les gens sont prêts à s’engager.

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Estimez-vous que le projet de loi « plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises » (Pacte) va permettre d’intégrer cette évolution ?
En novembre 2016, avec plusieurs autres chefs d’entreprise, nous avions appelé, dans une tribune publiée dans Le Monde, à ce que la France se réconcilie avec les entreprises. C’est l’esprit du projet de loi Pacte. En préambule, il est indispensable d’inscrire dans le code civil, qui est le code source de la société française, son ADN, le rôle que nous voulons donner à l’économie. C’est-à-dire, comment, ensemble, nous voulons prendre soin de notre domaine commun. D’où l’importance de souligner que l’objectif final d’une entreprise est social et sociétal. C’est politiquement important, aujourd’hui, pour continuer à transformer la société française et l’emmener.
« Il faut arrêter de dire que la finance est menée par les mathématiques. Quand les projets ont du sens, les gens sont prêts à s’engager »
Mais, pour que la future loi soit efficace, il faudrait réduire les contraintes. Au fil des ans, les dispositifs juridiques se sont empilés, auxquels se sont ajoutées les transpositions de directives européennes. Il faut simplifier les procédures pour les grandes entreprises. J’attends avec impatience de voir si les articles de la loi iront en ce sens.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ Après avoir annoncé, au grand dam des fans, l’annulation de la série, la plate-forme proposera, le 8 juin, un ultime épisode.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤                     
                                                

Le final de « Sense8 » attendu sur Netflix

Après avoir annoncé, au grand dam des fans, l’annulation de la série, la plate-forme proposera, le 8 juin, un ultime épisode.



Le Monde
 |    26.04.2018 à 18h24
 • Mis à jour le
26.04.2018 à 18h33
    |

                            Martine Delahaye








                        



La plate-forme de streaming Netflix vient d’annoncer que le double épisode final de Sense8, série créée en 2015 par les sœurs Lana et Lilly Wachowski (la trilogie Matrix), sera mis en ligne le 8 juin. Ce ne sera qu’une maigre consolation pour les milliers de fans qui s’étaient mobilisés contre l’arrêt de cette série, lorsque Netflix avait décidé de l’arrêter à l’issue de la deuxième saison, en juin 2017. « Jamais une série n’aura été si globale, portée par une équipe si diversifiée et internationale, et aura autant reflété une communauté de fans passionnés venus des quatre coins du monde », avait indiqué Cindy Holland, la vice-présidente des contenus originaux de la plateforme dans le communiqué annonçant l’annulation de Sense8.
Cette création Netflix réunit huit personnages étrangers entre eux mais qu’une brutale vision va connecter mentalement. Dorénavant capables de se voir et se parler comme s’ils étaient dans la même pièce, à même de vivre ou connaître les émotions, mouvements et secrets les uns des autres, ils vont rechercher ce que cette connexion à distance permet, et même promet pour l’humanité.

Tressée d’idéalisme et de romantisme (voire de boursouflures), Sense8 avait réuni des communautés de fans qui ne se retrouvent pas souvent autour d’une même série : d’un côté, ceux qui en attendent l’affirmation de valeurs et d’idéalisme d’un côté (haro sur les frontières entre les pays, les barrières entre les humains, la distinction entre les sexes, les origines, etc.) ; de l’autre, ceux que ne peut combler qu’un regard original sur leur genre favori, la science-fiction.
Les huit héros, Nomi (Jamie Clayton), Lito (Miguel Ángel Silvestre), Riley (Tuppence Middleton), Kala (Tina Desai), Wolfgang (Max Riemelt), Capheus (Aml Ameen/Toby Onwumere), Sun (Bae Doona) et Will (Brian J. Smith) feront donc leur dernière apparition dans l’espoir de vivre l’utopie annoncée dans un épisode passé : « atteindre la transcendance »… 



                            


                        

                        

