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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-1"> ¤ Ecologie, « fake news », Iran, Syrie... Le président français s’est adressé en anglais durant une heure aux sénateurs et représentants des Etats-Unis, en l’absence de Donald Trump.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-2"> ¤ Sarah Belouezzane, journaliste chargée des questions sociales au « Monde », a répondu aux questions d’internautes après la publication des chiffres du chômage, désormais trimestrielle.
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Chômage : « Les effets des réformes ne se font pas encore clairement sentir »

Sarah Belouezzane, journaliste chargée des questions sociales au « Monde », a répondu aux questions d’internautes après la publication des chiffres du chômage, désormais trimestrielle.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 15h41
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25.04.2018 à 16h03
   





                        


Sarah Belouezzane, journaliste chargée des questions sociales au « Monde », a répondu aux questions d’internautes sur la publication des chiffres du chômage, désormais trimestrielle. Selon le service de statistiques du ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité et tenus de chercher un emploi) s’est réduit de 33 300 personnes au premier trimestre en France métropolitaine. Soit une baisse de 1 % sur les trois premiers mois de l’année et de 1,4 % sur un an.

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                Le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 1 % au premier trimestre 2018



Johnny : Que change le fait de publier les résultats du chômage sur un rythme trimestriel et non plus mensuel ? Est-ce que cela permet réellement d’avoir plus de recul sur la signification de ces chiffres ? Ou est-ce surtout un bon coup de com’ ?
Sarah Belouezzane : Le rythme mensuel était considéré comme un non-sens pour les économistes et les statisticiens. Les variations d’un mois à l’autre pouvant, par exemple, relever d’une marge d’erreur. Par ailleurs, ces variations étaient telles qu’elles ne signifiaient plus rien d’un mois à l’autre, il fallait prendre du recul et considérer les chiffres sur des périodes plus longues. La publication trimestrielle semble donc plus pertinente.
Géraldine : Comment le gouvernement explique-t-il cette baisse du nombre de demandeurs d’emploi ?
Contrairement à ce qui se faisait sous François Hollande, le gouvernement actuel a décidé de ne plus commenter ces chiffres afin de ne pas être tenu directement comptable de leur évolution. Et donc de ne plus chercher à expliquer la baisse ou la hausse à chaque fois.

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                Chômage : la publication sur les chiffres de Pôle emploi deviendra trimestrielle en 2018



Ngulo : Pourquoi mettre en lumière la diminution des chômeurs en catégorie A ? Alors que le mettre en rapport avec l’augmentation des chômeurs en catégorie B et C (donc de l’augmentation des contrats précaires) serait plus significatif.
Les observateurs scrutent toujours la catégorie A, celle des personnes sans emploi tenues d’en chercher un. Quand on parle du nombre de chômeurs, c’est surtout ces personnes qui sont concernées. Il est donc nécessaire de rendre compte de leur nombre. Cela dit, évoquer les autres catégories peut être intéressant dans un cas, comme celui de ce trimestre, où ils ont vu leur nombre augmenter. Cela dit des choses de l’état du marché du travail.
R. Franz : Schématiquement, quelles parts des améliorations constatées ces derniers mois sont liées à l’action du gouvernement actuel, à l’effet de la reprise mondiale ou encore aux mesures prises sous le quinquennat Hollande ?
C’est très difficile à dire pour l’instant. Emmanuel Macron n’est en poste que depuis un an maintenant et les effets de ses réformes ne se font pas encore clairement sentir. Cela dit, certains parlent d’un retour de la confiance qui remplirait les carnets de commande des entreprises et pousserait donc celles-ci à embaucher. Mais cet effet est minime. La reprise mondiale et, dans une moindre mesure, les crédits de cotisation accordés par François Hollande aux entreprises doivent jouer un plus grand rôle dans cette amélioration de la situation.
Jimmy : On peut se réjouir que les chômeurs de catégorie A diminuent, mais ceux de catégorie B et C augmentent. Ne va-t-on pas vers une précarisation de l’emploi ?
La question est légitime. Pendant longtemps, la France a géré la crise en augmentant le taux de CDD et de temps partiels dans les embauches. C’était une façon pour les employeurs de « flexibiliser » à leur façon le marché du travail. Cependant, il semble, aujourd’hui, que le taux de CDI dans les recrutements soit en augmentation : les Urssaf, les organismes qui collectent les charges sociales, ont enregistré une hausse de 0,8 % des embauches en CDI au premier trimestre.
ABM : Les chiffres de l’OIT ne sont-ils pas plus fiables que ceux de Pôle emploi ?
Vous avez tout à fait raison. Il est admis par tous les économistes que les chiffres publiés par l’Insee sont les plus fiables. Ce sont eux qui sont utilisés pour les comparaisons internationales.
Marc : Quelles catégories de personnes souffrent le plus du chômage ?
Il est très difficile de répondre à cette question. Le chômage est souvent très mal vécu par tous ceux qui en font l’expérience.
Bruno : Connaissez-vous le taux de chômage en France à l’issue de cette baisse de 1 % du nombre de chômeurs. D’après vous, cette baisse est-elle encourageante ou dérisoire ?
Toutes les baisses sont encourageantes. Mais le taux de chômage n’a rien à voir avec le nombre de demandeurs d’emploi publié désormais tous les trimestres par les services statistiques du ministère du travail. Le second dépend des actualisations à Pôle emploi quand le premier est, en fait, une enquête faite tous les trimestres par l’Insee selon des critères précis. Le taux de chômage, qui est aujourd’hui connu, est celui publié le 15 février et portant sur le dernier trimestre de l’année 2017. Il se porte à 8,9 %.
Deemo : Cette baisse n’est-elle pas artificielle étant donné l’augmentation du travail à temps partiel ? Finalement, il n’y a pas plus de travail en France, mais beaucoup de gens sont contraints de moins travailler…
Elle n’est pas artificielle dans la mesure où une distinction bien claire est faite entre les catégories A (sans travail et tenus d’en chercher) et les B et C (à activité réduite).
Pistol : Une personne à la recherche d’un emploi n’est pas obligatoirement inscrite à Pôle emploi. Par conséquent, quel est le sens de ce rituel d’annonce du chiffre du chômage ?
C’est la raison pour laquelle les chiffres de l’Insee sont considérés comme plus significatifs. Ils ne tiennent pas compte des personnes inscrites à Pôle emploi, mais uniquement des critères d’absence d’emploi, de disponibilité et de recherche.

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Fabien : Vous dites « Les observateurs scrutent toujours la catégorie A (…). Quand on parle du nombre de chômeurs, c’est surtout ces personnes qui sont concernées… » Vous ne faites pas partie des observateurs ? Une personne de 58 ans, sans emploi depuis quatre ans et qui a arrêté de chercher par désespoir il y a quelques mois, n’est pas considérée comme chômeuse au sens du BIT. Pensez-vous vraiment qu’il est raisonnable de ne pas l’inclure dans les chiffres du chômage ? N’est-ce pas votre rôle de considérer que cette définition est absurde et de donner des chiffres correspondant à la réalité et pas à une façon biaisée de compter la réalité ?
Nous donnons les chiffres que les différents instituts de statistiques produisent, nous les analysons avec l’aide des économistes et des spécialistes académiques et légitimes des sujets. Et nous tentons de rendre compte de la complexité de la situation, en évoquant, par exemple, l’augmentation ou la baisse du nombre de personnes découragées qui, en effet, sortent des statistiques mais demeurent comptabilisées dans le « halo autour du chômage ». Pour autant, nous n’avons pas les moyens de produire nous-mêmes des statistiques et tel n’est pas notre rôle.
Joe lindien : Qu’en est-il du chômage des jeunes ?
Il a baissé de 0,3 % au premier trimestre, de 3,9 % sur un an.
SBL : Les mouvements sociaux actuels pourraient-ils jouer en défaveur des prochains résultats ?
Il n’y a pas de raison à cela. Mais il faudrait voir quels impacts ils auront sur la croissance qui, elle, a un effet à retardement sur l’emploi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-3"> ¤ Après la publication, mercredi, des chiffres trimestriels du chômage par le gouvernement, qui montre une baisse de 1 % du nombre de demandeurs d’emploi, Sarah Belouezzane, journaliste au « Monde », a répondu aux questions des internautes.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-4"> ¤ Le président de la République terminera sa visite d’Etat mercredi par une adresse aux 100 sénateurs et 435 représentants des Etats-Unis, à 16 h 30.
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Pour la dernière journée de sa visite d’Etat, Macron s’exprimera devant le Congrès américain

Le président de la République terminera sa visite d’Etat mercredi par une adresse aux 100 sénateurs et 435 représentants des Etats-Unis, à 16 h 30.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h03
   





                        



   


Au lendemain de pourparlers compliqués avec Donald Trump rythmés par des gestes d’amitié exubérants, Emmanuel Macron s’exprime mercredi 25 avril devant le Congrès américain. Il pourra y exposer, sans Donald Trump, sa propre vision du monde.
Il s’adressera en anglais à la session plénière du Congrès, qui réunit les 100 sénateurs et les 435 représentants des Etats-Unis, à 10 h 30 heure de Washington (16 h 30 heure de Paris). Un discours solennel et symbolique, puisqu’il aura lieu cinquante-huit ans jour pour jour après celui du général de Gaulle.
L’après-midi sera plus léger : Emmanuel Macron débattra à bâtons rompus devant des étudiants, comme il l’a déjà fait en Inde et au Burkina Faso. Ces échanges, qu’il publie généralement sur les réseaux sociaux, lui fournissent matière à dérouler ses arguments sur tous les sujets et à répondre en direct à d’éventuelles critiques.

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Climat, terrorisme, inégalités au menu de son discours
Après avoir visité la bibliothèque du Congrès, Emmanuel Macron sera accueilli et présenté aux élus par Paul Ryan, le speaker de la Chambre des représentants. Lors de son discours, le président de la République évoquera, selon son entourage contacté par l’AFP, les relations historiques entre la France et les Etats-Unis, mais confrontées à de nouveaux défis comme l’accroissement des inégalités, la dégradation de la planète, le terrorisme, les attaques contre les valeurs démocratiques et la montée des nationalismes.
Il plaidera pour une action commune afin de « réinventer l’ordre mondial du XXIe siècle ». Pour lui, les Etats-Unis et la France doivent montrer leur volonté de « continuer à écrire l’histoire ensemble ».

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Un exercice effectué par presque tous les présidents français
A l’exception de François Hollande, tous les présidents de la Ve République se sont adressés au Congrès :
Charles de Gaulle en 1960



Georges Pompidou en 1970



Valéry Giscard d’Estaing en 1976



François Mitterrand en 1984



Jacques Chirac en 1996



Nicolas Sarkozy en 2007






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-5"> ¤ La première publication trimestrielle des chiffres du chômage par le gouvernement montre que le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité s’est réduit de 33 300 personnes au premier trimestre en France métropolitaine.
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Le nombre de demandeurs d’emploi a baissé de 1 % au premier trimestre 2018

La première publication trimestrielle des chiffres du chômage par le gouvernement montre que le nombre de demandeurs d’emploi sans aucune activité s’est réduit de 33 300 personnes au premier trimestre en France métropolitaine.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 12h32
    |

            Sarah Belouezzane








                        


Pour les économistes, la cause était entendue : scruter le nombre de chômeurs inscrits à Pôle emploi tous les mois n’avait aucun sens d’un point de vue statistique. Et ne disait rien de l’état réel du marché de l’emploi en France. Alors, le ministère du travail s’est adapté. Désormais, il n’y aurait plus qu’une seule publication par trimestre, au lieu de trois.
Mercredi 25 avril sont donc arrivés les chiffres dans leur nouvelle version. Selon la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), le service de statistiques du ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité et tenus de chercher un emploi), la plus scrutée par les observateurs, s’est réduit de 33 300 personnes au premier trimestre en France métropolitaine. Soit une baisse de 1 % sur les trois premiers mois de l’année et de 1,4 % sur un an.
Le nombre de chômeurs sans aucune activité s’établit donc aujourd’hui à 3 435 900 personnes dans l’Hexagone, hors outre-mer, et à 3 695 400, une fois ces territoires intégrés dans le calcul.

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Embauches en contrat court ou à temps partiel
Signe des temps, le nombre de personnes ayant une activité réduite (les catégories B et C) augmente pour sa part de 1,55 % au premier trimestre et s’élève à 2 185 100. Preuve que la reprise économique, récemment constatée en France, a favorisé les embauches en contrat court et à temps partiel.
Le pays, qui a profité d’une conjoncture économique plus favorable ces dix-huit derniers mois, a vu en effet sa croissance grimper de 2 % en 2017. Selon la dernière note de l’Insee, cette dynamique devrait continuer avec potentiellement 1,6 % de croissance en 2018. Dans ce contexte, l’Institut national de la statistique et des études économiques prévoit des créations d’emploi toujours aussi dynamiques (+ 113 000 au premier semestre 2018 contre + 114 000 sur les six derniers mois de l’année 2017).
Pour autant, cette embellie ne semble pas profiter à tout le monde. Et certaines catégories n’arrivent toujours pas à sortir du marasme. Les chômeurs de longue durée, ceux qui n’arrivent pas à trouver un emploi depuis au moins un an, voient, ainsi, leur nombre sensiblement grimper au premier trimestre 2018. Selon les chiffres publiés mercredi par la Dares, ils sont 1,9 % de plus à être inscrits dans les registres de Pôle emploi. Sur un an, la variation explose : + 6,5 % de demandeurs d’emploi longue durée.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-6"> ¤ Ces collectivités mutualisent leurs moyens pour pallier la baisse des dotations de l’Etat.
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Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe, trois départements obligés de s’allier pour peser

Ces collectivités mutualisent leurs moyens pour pallier la baisse des dotations de l’Etat.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h40
    |

                            Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)








                        



                                


                            
Fusion. Le mot déjà évoqué par le président du conseil départemental de Maine-et-Loire, Christian Gillet (ex-UDI), contrarie un peu ses voisins. Un mot toujours tabou. « Il est hors de question de parler de fusion entre nos départements, ce n’est pas à l’ordre du jour », réagit le président du département de la Sarthe, Dominique Le Mèner (LR). Et pourtant. Sans admettre le mot qui fâche, les trois départements de l’ancienne province Anjou Maine (avec la Mayenne) ont opéré un rapprochement stratégique depuis plusieurs mois. Une façon de peser un peu plus face au pouvoir central mais aussi face aux autres collectivités, notamment les métropoles.
« L’Etat fait peser son incurie sur les collectivités, déplore le Sarthois. On s’est retrouvés dans une situation où il fallait imaginer des solutions nouvelles. Et les mutualisations sont une réponse supplémentaire aux mesures d’économies déjà prises. » Entre les baisses des dotations et la hausse des allocations de solidarité, en particulier celles dues à l’afflux de mineurs étrangers non accompagnés, M. Le Mèner affirme ainsi « avoir perdu 291 millions d’euros en trois ans et demi ».
Comme toutes les collectivités priées de réduire leur train de vie, le Maine-et-Loire (810 000 habitants), la Sarthe (570 000) et la Mayenne (310 000) serrent la vis depuis 2015. Les trois départements contractent leurs dépenses de personnel, abandonnent peu à peu ce qui ne relève pas de leurs compétences obligatoires et se concentrent sur l’essentiel : la solidarité (RSA, autonomie, handicap), la protection de l’enfance, la gestion des routes, des collèges ou le développement du numérique. Mais cela ne suffit pas. D’où l’idée de s’allier pour dépenser moins, et mieux.
Un seul et même système d’archivage
La première initiative de l’Anjou et de la Sarthe n’incluait pas la Mayenne mais la Loire-Atlantique. Il n’y a désormais plus qu’un seul laboratoire d’analyses (Inovalys) pour surveiller...




                        

                        


<article-nb="2018/04/25/19-7">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-7"> ¤ Le président, en visite sur le « Caillou » du 3 au 5 mai, devrait se rendre à la grotte d’Ouvéa, une étape symbolique mal perçue par certains sur place.
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Nouvelle-Calédonie : la venue d’Emmanuel Macron s’annonce compliquée

Le président, en visite sur le « Caillou » du 3 au 5 mai, devrait se rendre à la grotte d’Ouvéa, une étape symbolique mal perçue par certains sur place.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h18
    |

            Patrick Roger (Nouméa - envoyé spécial)








                        



                                


                            
A quelques jours de l’arrivée d’Emmanuel Macron en Nouvelle-Calédonie, prévue le 3 mai, l’incertitude demeure sur le programme de son déplacement. Cette visite revêt une importance toute particulière à six mois de la consultation qui doit se tenir le 4 novembre, vingt ans après l’accord de Nouméa du 5 mai 1998, au cours duquel les électeurs inscrits sur la liste référendaire devront se prononcer sur la question : « Voulez-vous que la Nouvelle-Calédonie accède à la pleine souveraineté et devienne indépendante ? »

Durant les deux jours où il séjournera sur le « Caillou », le chef de l’Etat devait, selon nos informations, se rendre, vendredi 4 mai, dans la province Nord, dirigée par les indépendantistes, puis, en fin d’après-midi et dans la soirée tenir un discours à la Communauté du Pacifique sud, suivi d’un dîner avec les chefs d’Etat et de gouvernement réunis à Nouméa.
Point fort de la deuxième journée, le 5 mai, M. Macron devait se rendre à Ouvéa, une des îles Loyauté, trente ans jour pour jour après l’assaut par les forces de l’ordre de la grotte de Gossanah, où un groupe de militants indépendantistes détenait des gendarmes en otage, au cours duquel dix-neuf Kanak et deux militaires trouvèrent la mort. Un geste fort et une date symbolique : c’est la première fois qu’un président de la République française se rendrait sur les lieux du drame, même si d’autres personnalités politiques de premier plan ont déjà accompli ce geste, comme le premier ministre Jean-Marc Ayrault en juillet 2013 ou le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone en avril 2015.
Méconnaissance des usages kanak
Cependant, alors que les cérémonies de commémoration des événements de 1988 ont commencé en Nouvelle-Calédonie depuis le 21 avril, cette visite présidentielle à Ouvéa suscite la controverse. Une partie des habitants de la terre Iaaï (le nom kanak d’Ouvéa), regroupés dans le comité « 30 ans déjà », la juge inopportune.
« Ces trente...




                        

                        


<article-nb="2018/04/25/19-8">
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-8"> ¤ Les maires de six grandes villes des Bouches-du-Rhône ont jusqu’au 30 juin pour décider s’ils signeront les nouveaux contrats de maîtrise des dépenses locales voulus par l’Etat.
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PACA : les maires confrontés au dilemme de la contractualisation

Les maires de six grandes villes des Bouches-du-Rhône ont jusqu’au 30 juin pour décider s’ils signeront les nouveaux contrats de maîtrise des dépenses locales voulus par l’Etat.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 14h23
    |

                            Gilles Rof (Marseille, correspondance)








                        



                                


                            
Signeront ? Signeront pas ? Les maires et présidents de collectivités territoriales concernés par les nouveaux contrats de maîtrise des dépenses locales voulus par l’Etat ont jusqu’au 30 juin pour se décider. Le 16 avril, à Matignon, le premier ministre, Edouard Philippe, affichait son optimisme en paraphant les onze premières conventions, validées notamment avec le maire de Nice, Christian Estrosi, ou celui de Bordeaux, Alain Juppé. « Le propre des pionniers, c’est d’être les premiers et d’être suivis », soulignait alors M. Philippe, sans s’appesantir sur le profil très « macroncompatible » des signataires du jour.
L’opération de communication n’a pas convaincu tous les élus locaux. Dans les Bouches-du-Rhône, comme dans le reste du pays, certains affichent un profond agacement face à cette demande, intégrée à la loi de programmation des finances publiques. Ce même 16 avril, devant un parterre de près de 300 maires réunis à Marseille, le président LR de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier, a dénoncé ce qu’il considère être « un processus de recentralisation ». « Je n’irai pas à Canossa devant le préfet pour faire valider mon budget », a prévenu celui qui a succédé à M. Estrosi.
Dans les Bouches-du-Rhône, six villes dépassent les 70 millions d’euros de dépenses réelles de fonctionnement qui ouvrent la voie à la contractualisation. Outre Marseille, Aix et Istres, Martigues, Arles et Vitrolles sont concernées. Trois villes moyennes qui multiplient ces derniers jours les échanges avec les services de l’Etat et vivent le processus diversement.

« Logique de privatisation »
Pour Gaby Charroux, maire de Martigues et ancien député PCF, la procédure passe mal. « On nous prend pour des petits enfants irresponsables qui auraient besoin qu’un maître d’école leur tape sur les doigts. Nous n’avons pas attendu l’Etat pour connaître les responsabilités qui sont les nôtres », peste l’élu de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-9"> ¤ Les deux interviews télévisées du président de la République n’ont pas spécialement convaincu des Français en attente de résultats.
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Macron au défi de tenir en attendant les résultats

Les deux interviews télévisées du président de la République n’ont pas spécialement convaincu des Français en attente de résultats.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h04
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 13h37
    |

            Cédric Pietralunga








                        



                                


                            

Tout ça pour ça ? Annoncés par l’Elysée comme un « moment d’explication » à l’approche du premier anniversaire du quinquennat, les deux entretiens donnés par Emmanuel Macron, le 12 avril sur TF1 puis le 15 avril sur BFM-TV et Mediapart, n’ont pas eu de réel effet sur l’opinion. La popularité du chef de l’Etat a certes légèrement progressé sur le dernier mois, pour atteindre 43 % (+ 3 points) selon un sondage BVA du 20 avril et 47 % (+ 2 points) selon une étude Odoxa du 24 avril, mais les Français restent majoritairement hostiles à son action. « Le blast médiatique du président génère un impact finalement assez décevant », estime Gaël Sliman, président de l’institut Odoxa.
En accordant deux entretiens télévisés en trois jours, autant que depuis le jour de son élection, Emmanuel Macron a rompu avec le principe de la « parole rare » choisi depuis le début du quinquennat. Une décision motivée par la montée des contestations sociales, à la SNCF comme dans les universités ou les maisons de retraite. Mais si les audiences ont été plutôt bonnes (6,4 millions de téléspectateurs sur TF1, 3,8 millions sur BFM-TV), les Français n’ont pas trouvé le chef de l’Etat réellement convaincant : 65 % des personnes interrogées par Odoxa affirment ne pas avoir été convaincues et 55 % estiment même que ces prises de parole n’ont servi à rien.
Un an après son arrivée à l’Elysée, Emmanuel Macron reste confronté au même défi : il doit convaincre les Français que son action est la bonne mais sans pouvoir leur en apporter la preuve. Alors le chef de l’Etat martèle qu’il mène une politique « de long terme », à rebours de celle de ses prédécesseurs, accusés d’avoir préféré coller des rustines sur les maux du pays. « J’ai dit aux Français avant l’élection que je voulais traiter les racines profondes de nos problèmes. Cela prendra parfois du temps », a-t-il encore rappelé dans un entretien à la chaîne Fox News diffusé le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-10"> ¤ Emmanuel Macron a dû convaincre Donald Trump de limiter ses frappes à l’arsenal chimique.
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Comment l’armée française a participé au raid en Syrie

Emmanuel Macron a dû convaincre Donald Trump de limiter ses frappes à l’arsenal chimique.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 10h53
    |

            Nathalie Guibert








                        



                                


                            

La décision française de frapper des installations chimiques en Syrie a été prise rapidement, lors d’un conseil restreint réuni en urgence, dimanche 8 avril, à l’Elysée, au lendemain de l’attaque chimique qui a tué au moins 40 habitants de Douma. Mais une semaine de calage avec l’allié américain a suivi, jusqu’au raid déclenché dans la nuit du vendredi 13 au samedi 14 avril. Les discussions se sont aussi compliquées du fait que l’opération a associé l’armée britannique.
Au cours de cette semaine, Emmanuel Macron a parlé tous les jours au téléphone avec Donald Trump. Selon des sources proches de ces préparatifs, Paris a eu une priorité : convaincre le président américain de rester en Syrie et de ne pas abandonner les Kurdes, seuls partenaires sur le terrain de la coalition internationale contre l’Etat islamique – dirigée par les Américains et à laquelle participe la France –, alors que M. Trump avait affirmé le 29 mars que les Etats-Unis allaient partir « très vite » de cette guerre.
Ensuite, il a fallu le persuader de ne pas frapper trop fort : le locataire de la Maison Blanche, selon les mêmes sources, était prêt à aller jusqu’à des frappes massives de nature à « décapiter » le régime de Bachar Al-Assad. Chaque appel entre les deux présidents a été doublé d’un échange entre le secrétaire à la défense, James Mattis, et la ministre des armées, Florence Parly, ainsi qu’entre les deux chefs d’état-major, les généraux Joseph Dunford et François Lecointre.
Tirer les Etats-Unis par la manche
« Nous avons convaincu Donald Trump qu’il fallait limiter les frappes aux armes chimiques », a assuré M. Macron le 15 avril sur BFM-TV. Mais le président a lancé son armée avec une obsession en tête : faire en sorte que la France soit présente dans la résolution politique de la crise syrienne. François Hollande n’y avait pas réussi. Ne pouvant agir seule et risquant de perdre tout crédit si elle ne s’engageait pas, la France a saisi l’occasion...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-11"> ¤ Dans un entretien au « Monde », la ministre des transports défend sa méthode et souhaite que la nouvelle convention collective de branche puisse être signée avant fin 2019.
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Elisabeth Borne : « Je suis consciente de l’inquiétude des cheminots »

Dans un entretien au « Monde », la ministre des transports défend sa méthode et souhaite que la nouvelle convention collective de branche puisse être signée avant fin 2019.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 10h52
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h10
    |

                            Éric Béziat








                        



                                


                            

Le dixième jour de la grève à la SNCF destinée à lutter contre la vaste réforme ferroviaire voulue par le gouvernement s’est achevé, mardi 24 avril, sur l’annonce que le premier ministre, Edouard Philippe, recevrait les quatre syndicats représentatifs de l’entreprise (CGT, UNSA, SUD, CFDT), les uns après les autres, lundi 7 mai.
Cette décision arrive à un moment charnière de la contestation. Le projet de loi transformant la SNCF et mettant fin au recrutement des cheminots sous le statut actuel a été voté en première lecture, le 17 avril, à l’Assemblée nationale. La phase de concertation se terminait mercredi 25 avril par une réunion multipartite sur le renforcement de la qualité du service public ferroviaire, à laquelle, toutefois, les syndicats ne participaient pas.
En effet, ces derniers ont claqué la porte des discussions avec la ministre des transports, Elisabeth Borne, la semaine dernière, remettant en cause la méthode de concertation, estimant ne pas être écoutés – ou à peine entendus – et réclamant « de vraies négociations » avec Matignon où les décisions seraient effectivement prises. L’invitation d’Edouard Philippe a d’ailleurs été revendiquée comme une victoire. Face à ces critiques, Mme Borne défend, dans un entretien au Monde, sa manière de procéder.
La première phase de la mise en place de la réforme ferroviaire se termine. Le projet de loi est voté, mais la grève se prolonge. Serions-nous face à un succès législatif et en même temps à un échec social ?
Elisabeth Borne : Sûrement pas ! Je pense que la concertation a, au contraire, été très utile et fructueuse dans le respect des objectifs de la réforme. Le projet de loi n’aurait pas été le même si on n’avait pas mené ces concertations. Les syndicats le savent bien. Ouverture progressive à la concurrence, garanties sociales conservées en cas de transfert ou de mobilité professionnelle, information des salariés...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-12"> ¤ Un tiers du groupe La République en marche n’a pas voté pour le projet de loi asile et immigration. Une première au sein de la majorité de plus en plus fracturée.
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A l’Assemblée nationale, des « fractures » se font jour au sein de LRM

Un tiers du groupe La République en marche n’a pas voté pour le projet de loi asile et immigration. Une première au sein de la majorité de plus en plus fracturée.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 10h26
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 10h51
    |

            Cédric Pietralunga et 
                                Astrid de Villaines








                        



                                


                            
C’est la première fois que cela arrive : un tiers du groupe La République en marche (LRM) de l’Assemblée nationale n’a pas voté pour un projet de loi du gouvernement, dimanche 22 avril. Quatorze députés macronistes se sont abstenus sur le texte controversé dit « asile et immigration » porté par le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb. Un député a voté contre, Jean-Michel Clément, qui s’est mis de lui-même en retrait du groupe, et quatre-vingt-dix-neuf ne se sont pas déplacés.
Parmi ces derniers, ils sont de plus en plus nombreux à assumer cette façon de faire entendre leur opposition au texte, sans se mettre en danger vis-à-vis du groupe LRM qui leur demande, dans son règlement intérieur, une « solidarité avec la majorité ». Leur président, Richard Ferrand, avait prévenu explicitement ses troupes : « S’abstenir est un péché véniel, voter contre, un péché mortel. » Restait la troisième voie, celle de l’absence de l’hémicycle au moment du scrutin.

« Nous sommes un certain nombre à ne pas avoir participé au vote, car le projet de loi était davantage un texte technique qu’une véritable réponse politique aux enjeux des migrations », reconnaît Aurélien Taché, député LRM du Val-d’Oise et auteur d’un rapport sur l’intégration. Paul Molac, député du Morbihan, n’a pas trouvé de collègue pour prendre sa délégation de vote, mais il aurait voté contre ou se serait abstenu s’il avait été présent.
« Certains ont subitement eu envie de faire pipi »
« Etre absent, cela revêt aussi une signification politique », confirme au Télégramme le député du Morbihan Hervé Pellois. Certains, comme Typhanie Degois (Savoie) et Sébastien Nadot (Haute-Garonne) ont fait savoir aux services de l’Assemblée nationale que, s’ils avaient pu être là, ils se seraient abstenus. Et la liste pourrait être encore plus longue, quand on regarde du côté des anciens députés de gauche comme Yves Daniel, Barbara Pompili ou Gwendal Rouillard,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-13"> ¤ L’atmosphère compassée tranchait avec celle, festive, du dîner qu’avait donné Barack Obama en l’honneur de François Hollande, en 2014.
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A Washington, un dîner d’Etat à l’ambiance solennelle entre Macron et Trump

L’atmosphère compassée tranchait avec celle, festive, du dîner qu’avait donné Barack Obama en l’honneur de François Hollande, en 2014.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 10h10
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h22
    |

            Solenn de Royer (envoyée spéciale à Washington)








                        



   


Ils arrivent dans une berline noire aux vitres teintées, qui s’arrête au pied des marches de la Maison Blanche. Smoking pour lui, robe Vuitton couleur crème pour elle, le couple Macron sort du véhicule blindé pour rejoindre ses hôtes, mardi 24 avril. Donald et Melania Trump les attendent sur le perron : lui, crinière blonde domestiquée, corps et visage sans cesse en mouvement, comme s’il était incapable de s’accorder la moindre minute de contemplation ; elle, un peu raide et glacée dans sa robe Chanel lamée, tout en dégageant — paradoxe — une étrange douceur.
Les deux couples se saluent, s’embrassent, s’étreignent, comme ce fut le cas pendant les deux premiers jours de la visite d’Emmanuel Macron à Washington, la première « d’Etat » de l’ère Trump. Accueillis par l’orchestre de l’Opéra national de Washington, qui joue An American in Paris, de Gershwin, ou la marche militaire française, les Macron et les Trump traversent une partie de l’aile ouest de la Maison Blanche, parsemée de gigantesques bouquets de cerisiers en fleur, avant de se mêler aux 130 invités de la Blue Room (salle de réception), triés sur le volet. « Je vais faire payer les tickets, tout le monde veut venir », avait plaisanté M. Trump au téléphone avec M. Macron, juste avant de le recevoir.
Fait inhabituel, le président américain avait convié très peu de membres du Congrès, aucun membre du Parti démocrate ou représentant de la presse. Les ministres des deux bords étaient en revanche représentés en nombre. Dont, côté français : Bruno Le Maire (économie), Jean-Michel Blanquer (éducation), Nicole Belloubet (justice), Jean-Yves Le Drian (affaires étrangères) et Florence Parly (armées).
« Des deux côtés de l’océan, il y a deux ans de cela, peu auraient prédit que vous et moi allions nous retrouver à cet endroit », a déclaré Emmanuel Macron
A la table présidentielle, avaient été conviés le couple Arnault (LVMH) et Tim Cook (Apple). Parmi les autres invités : Ivanka Trump, fille du président, et son époux, Jared Kushner, la directrice du FMI, Christine Lagarde, le chef français trois étoiles Guy Savoy, le diplomate Henry Kissinger, ou encore l’astronaute Thomas Pesquet, tous assis autour de tables rondes où avaient été disposés la vaisselle en porcelaine et les couverts de chez Tiffany mais aussi des milliers de brins de lilas, à la lumière de chandeliers.
Menu à l’américaine
Une ambiance élégante, solennelle et compassée, qui tranchait avec l’ambiance festive du dîner qu’avait donné Barack Obama en l’honneur de François Hollande, en 2014, et au cours duquel même Laurent Fabius, alors ministre des affaires étrangères, avait dansé, sous une tente éclairée de néons violets. Là, Melania Trump avait choisi une décoration crème et or. Et un menu à l’américaine : tarte de fromage de chèvre et sa confiture de tomate, côtelettes d’agneau accompagnées d’un jambalaya de riz doré de Caroline, tarte aux nectarines infusée de miel.
Les deux présidents se sont succédé au pupitre pour deux toasts empreints de gravité, loin des petites blagues de François Hollande et de Barack Obama. « C’est un honneur pour Brigitte et moi-même de nous retrouver dans cet endroit mythique, la Maison Blanche, pour ce dîner somptueux », a commencé Emmanuel Macron, sous le portrait d’Abraham Lincoln.
Le chef de l’Etat français a rappelé que beaucoup commentaient leur « amitié personnelle ». « Des deux côtés de l’océan, il y a deux ans de cela, peu auraient prédit que vous et moi allions nous retrouver à cet endroit », a-t-il dit, ajoutant : « C’est sans doute pour cela que vous et moi avons beaucoup en commun », en évoquant la « détermination » ou la « chance ». « Nous savons l’un et l’autre que nous ne changeons pas facilement d’avis, mais avons la volonté de travailler ensemble », a-t-il noté.

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                Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse commune de Donald Trump et Emmanuel Macron






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-14"> ¤ Selon le ministre de l’action et des comptes publics, cette reprise pourrait être financée par une diminution de la dépense publique.
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SNCF : Darmanin assure que la reprise de la dette se fera « sans augmentation d’impôt »

Selon le ministre de l’action et des comptes publics, cette reprise pourrait être financée par une diminution de la dépense publique.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 09h41
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 10h12
   





                        


C’est une phrase d’Edouard Philippe qui n’a pas manqué de provoquer une polémique. La reprise de la dette de la SNCF demandera « un effort supplémentaire des contribuables », a-t-il écrit mardi 24 avril dans une lettre adressée aux syndicats, avant de préciser qu’aucun nouvel impôt ne serait créé pour financer cet « effort ». Le ministre de l’action et des comptes publics, Gérald Darmanin, a confirmé mercredi 25 avril que la reprise par l’Etat d’une partie de la dette de la SNCF à partir de 2020 se ferait sans « impôt nouveau » et sans « augmentation d’impôt ».
« Il est évident que c’est bien l’argent du contribuable qui va payer la facture, et qui va donc payer la dette. » Mais « il n’y aura aucune augmentation d’impôt et aucun impôt nouveau », a assuré M. Darmanin sur Franceinfo.

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                SNCF : le flou du gouvernement sur la dette agace les députés



« Diminuer la dépense publique »
L’Etat s’est engagé à reprendre progressivement, à partir du 1er janvier 2020, une partie « substantielle » de la dette de SNCF Réseau, qui était de 46,6 milliards d’euros à la fin de 2017 et continue de s’alourdir.
« Nous le ferons sans impôt, car nous le ferons en diminuant la dépense publique », a-t-il ajouté, sans préciser la part de la dette que l’Etat reprendrait à son compte, et par conséquent l’effort qu’il devrait accomplir en matière de baisse des dépenses.
Cette reprise pourrait compromettre les objectifs du gouvernement, qui s’est engagé à maintenir le déficit sous 3 % du déficit sur l’ensemble du quinquennat, annonçant même un retour à l’équilibre des comptes publics à l’horizon 2022.
« Nous verrons en 2020 à combien nous serons de déficit et de pourcentage de dette », a déclaré sur ce point M. Darmanin, en insistant sur le fait que le gouvernement avait tenu l’an dernier son objectif de réduction du déficit, ramené à 2,6 % du PIB, respectant ainsi les critères européens pour la première fois depuis dix ans.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-15"> ¤ Sous les pavés, la droite (3/3). « Le Monde » revient dans une série d’articles sur la manière dont le camp conservateur a vécu les « événements ».
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/04/2018
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Mai 68. De Gaulle, Pompidou : tension au sommet

Sous les pavés, la droite (3/3). « Le Monde » revient dans une série d’articles sur la manière dont le camp conservateur a vécu les « événements ».



Le Monde
 |    25.04.2018 à 05h00
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 10h37
    |

            Yves Bordenave








                        



                                


                            

Cette fois, c’est décidé. Nous sommes le jeudi 30 mai 1968. La France gronde et Georges Pompidou, le premier ministre du général de Gaulle, est sur le point de renoncer. Il le confie en début de matinée à Edouard Balladur, son jeune conseiller pour les affaires sociales, l’un de ses plus proches collaborateurs. Cinquante ans après, ce dernier relate la scène : « J’étais dans mon bureau, à Matignon. Il était environ 10 h 30. Pompidou me dit : “Vous avez le droit de savoir : je vais démissionner.” »
Ce matin-là, le premier ministre a les traits tirés. La fatigue des nuits sans sommeil se fait sentir. Voilà près de trois semaines que le pays est en proie à un mouvement social sans précédent depuis 1936, avec des grèves massives et des occupations d’usine qui paralysent l’activité économique, sans compter les étudiants qui s’opposent souvent violemment aux forces de l’ordre.
Pour en sortir, Georges Pompidou a négocié avec les syndicats, qu’il a réunis au ministère du travail, rue de Grenelle, à partir du 25 mai. Les discussions se sont achevées à l’aube du 27. Lui et son gouvernement ont mis sur la table tout ce qu’ils avaient : une augmentation du smig — salaire minimum interprofessionnel garanti, l’ancêtre du smic — de 35 %, une hausse de 10 % en moyenne de l’ensemble des salaires et la reconnaissance des droits syndicaux dans les entreprises.
Négociation de la dernière chance
Afin de mettre toutes les chances de son côté dans cette négociation de la dernière chance, le premier ministre ne s’est entouré que de sa garde rapprochée. Edouard Balladur, qui l’accompagne à Matignon depuis quatre ans ; Jean-Marcel Jeanneney, ministre des affaires sociales ; et son secrétaire d’Etat, Jacques Chirac.
« Pompidou voulait conduire l’affaire seul », explique Edouard Balladur. Il ne voulait surtout pas avoir dans les jambes son ministre de l’économie, Michel Debré, dont il redoutait l’impulsivité face aux syndicats. « Qu’on...




                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-16"> ¤ Cette prise de parole était particulièrement attendue, alors que les deux chefs d’Etat affichent des divergences importantes sur les dossiers diplomatiques chauds du moment.
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Ce qu’il faut retenir de la conférence de presse commune de Donald Trump et Emmanuel Macron

Cette prise de parole était particulièrement attendue, alors que les deux chefs d’Etat affichent des divergences importantes sur les dossiers diplomatiques chauds du moment.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 20h00
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 05h34
   





                        



   


C’est peu dire que cette conférence de presse était attendue. Déjà, parce qu’elle a commencé avec plus d’une demi-heure de retard. Surtout, parce qu’il s’agissait de voir si le président américain, Donald Trump, et le président français, Emmanuel Macron, avaient réussi à trouver un terrain d’entente sur les principaux dossiers diplomatiques particulièrement tendus du moment.

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          sur les temps forts de la conférence de presse d’Emmanuel Macron et Donald Trump



Accord sur le nucléaire iranien
« On ne déchire pas un accord pour aller vers nulle part, on construit un nouvel accord qui est plus large et qui permet de couvrir l’ensemble de nos préoccupations », a déclaré Emmanuel Macron. Une réponse directe à Donald Trump qui avait promis à ses électeurs de « déchirer » l’accord avec l’Iran et ne semble pas avoir changé d’avis sur sa volonté de supprimer cet accord qu’il a jugé à nouveau « très mauvais », mardi.
La France a évoqué, pour sa part, un plan en quatre volets : bloquer toute activité nucléaire iranienne jusqu’en 2025, empêcher à plus long terme toute activité nucléaire, stopper les activités balistiques de l’Iran et créer les conditions d’une stabilité politique dans la région.
« Nous n’avons pas les mêmes positions de départ sur ce point » et « nous avons eu une discussion très approfondie sur le sujet », a déclaré M. Macron, en ajoutant souhaiter « pouvoir travailler à un nouvel accord avec l’Iran » à plus long terme. M. Trump a, de son côté, réclamé un nouvel accord avec des fondations « solides ». « C’est un accord aux fondations pourries, c’est un mauvais accord, une mauvaise structure », a affirmé le dirigeant américain.
« La discussion que nous avons eue ensemble permet, en tout cas, d’ouvrir la voie de ce nouvel accord, qui me paraît indispensable », a répondu Emmanuel Macron.

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Conflit en Syrie
Concernant le conflit syrien, Donald Trump a répété sa volonté de retirer toutes les troupes américaines de Syrie. Le président américain a également appelé les pays arabes à relever « énormément » leurs contributions financières aux efforts occidentaux pour contrer l’influence de l’Iran au Proche-Orient, afin que Téhéran ne profite pas des victoires contre l’organisation Etat islamique (EI).
De son côté, Emmanuel Macron a affirmé que la France « a décidé d’augmenter [sa] contribution » à la coalition, répétant que l’objectif est « de terminer ce travail contre Daech et nos ennemis ».
« Au-delà de nos troupes, nous allons devoir construire la paix, et nous avons besoin d’un nouveau cadre inclusif pour être sûrs que le peuple syrien pourra vivre en paix. Nous devons être sûrs qu’il n’y aura pas d’hégémonie dans la région. »
Là encore, Emmanuel Macron et Donald Trump affichent toujours une différence de vision importante : quand le premier aborde la question syrienne sur l’angle de la lutte contre le terrorisme, le second le fait sur l’angle de la lutte contre l’influence iranienne dans la région.
Corée du Nord
Le président américain a exhorté Pyongyang à éliminer tout son arsenal nucléaire, précisant ce qu’il entendait exactement avec ses multiples appels à la « dénucléarisation » du régime totalitaire avant un sommet très attendu avec le dirigeant nord-coréen. « Ça veut dire se débarrasser de leurs bombes atomiques. Très simple. Ils se débarrassent de leurs bombes atomiques », a répondu Donald Trump à un journaliste lors de la conférence de presse.
Relations franco-américaines
Les deux chefs d’Etat ont affiché une grande connivence, se serrant la main à plusieurs reprises au cours de la brève allocution. « Je l’aime beaucoup », a ainsi martelé Donald Trump à propos d’Emmanuel Macron, estimant que « nos réunions vont être utiles ».
« Cher Donald, merci à vous pour votre accueil. (…) Vous avez rappelé l’importance et la profondeur des liens qui nous unissent. Ce sont des liens basés sur nos intérêts réciproques et notre attachement profond à la liberté et la paix », a répondu, pour sa part, le président français.

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Sans annoncer d’éléments précis, Donald Trump a également fait savoir que lui et M. Macron avaient « discuté de la vigoureuse collaboration économique entre [les] deux pays » et a déclaré que les Etats-Unis avaient « hâte d’explorer de nouvelles pistes pour développer les échanges bilatéraux ». Emmanuel Macron, lui, a insisté sur la nécessité de « respecter le droit international commercial » et sa volonté de voir les entreprises françaises et états-uniennes « travailler dans un cadre clair ». 
Lors du dîner plus tard dans la soirée, les deux présidents ont chacun porté un toast à l’amitié entre leurs pays. « Beaucoup commentent notre amitié personnelle », a remarqué Emmanuel Macron. « Des deux côtés de l’océan, il y a deux ans de cela, peu auraient prédit que vous et moi allions nous retrouver à cet endroit ». « C’est sans doute pour cela que vous et moi avons beaucoup en commun qui relève de la détermination, peut-être de la chance. Nous savons l’un et l’autre que nous ne changeons pas facilement d’avis, mais avons la volonté de travailler ensemble », a conclu M. Macron, sa seule allusion aux discussions du matin.

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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-17"> ¤ Dans une tribune au « Monde » signée par plus de 370 personnalités, le maire de Nice condamne l’organisation dans sa ville du meeting du parti d’extrême droite le 1er mai.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/04/2018
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Christian Estrosi : « Le FN et ses alliés européens ne sont pas chez eux à Nice »

Dans une tribune au « Monde » signée par plus de 370 personnalités, le maire de Nice condamne l’organisation dans sa ville du meeting du parti d’extrême droite le 1er mai.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h05
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 09h53
   





                        



                                


                            

Tribune. Le Front national (FN) a choisi d’organiser à Nice cette année son meeting national le 1er mai. Il s’agit d’une première, puisque le parti d’extrême droite y a invité ses amis européens : les Flamands du Vlaams Belang, mouvement héritier d’une formation condamnée pour racisme en 2004 et dont les cadres honoraient régulièrement les soldats ayant servi aux côtés des SS ; les Italiens de la Ligue du Nord dont l’actuel leader s’est déclaré favorable à des wagons séparés pour les Milanais dits « de souche » dans le métro ; les Polonais du Congrès de la nouvelle droite (KNP), dont le chef de file a déclaré que les femmes étaient plus faibles et moins intelligentes que les hommes. D’autres groupes tout aussi peu recommandables ont également été conviés.
Ainsi, dans notre pays, à Nice, autour des vociférations des populistes français, résonnera la voix de ceux dont les propos fleurent aujourd’hui l’entre-deux-guerres.
Fête défigurée
Nous qui aimons la France et son message, nous qui aimons Nice et son histoire, nous ne voulons pas voir le sens vrai du 1er-Mai dénaturé par le FN et ses sulfureux amis. Nous disons non à une fête défigurée ! Car le FN saccage à double titre l’héritage et la tradition du 1er-Mai.
D’abord, parce que le 1er-Mai honore tous ceux qui vivent de leur travail. Cette fête rend hommage à tous les travailleurs, quels qu’ils soient, d’où qu’ils viennent, indépendamment de leurs origines, religion ou convictions. C’est une fête de la solidarité et de la fraternité des hommes. Ensuite, la formation frontiste salit la mémoire de Nice, car le 1er mai est ici le premier jour d’une très ancienne fête traditionnelle, Les Mai, fête de la joie du printemps revenu, fête familiale et paisible, qui occupera nos parcs et nos jardins chaque dimanche du mois. De tout cela, le FN se moque.
er-Mai, à la vraie...



                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-18"> ¤ Les présidents français et américain répondent aux questions de journalistes à l’occasion de la visite d’Etat de M. Macron aux Etats-Unis.
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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-19"> ¤ Avec la signature de ces baux précaires, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation légale, et 270 hectares doivent encore être attribués.
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Notre-Dame-des-Landes : premières normalisations pour quatre agriculteurs

Avec la signature de ces baux précaires, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation légale, et 270 hectares doivent encore être attribués.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 16h56
   





                        



   


Elles avaient été annoncées peu après l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes : l’Etat a officialisé grâce à la signature de baux précaires, mardi 24 avril, la normalisation de la situation de quatre agriculteurs « historiques » – des baux qui courent jusqu’au 31 décembre 2018. La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, a salué une « nouvelle avancée vers le retour à l’Etat de droit » sur la ZAD, deux semaines après le début des opérations sur le site, qui mobilisent 2 500 gendarmes mobiles.
Les agriculteurs se sont également réjouis de cette régularisation. « On a enfin un statut légal », a déclaré Sylvain Fresneau, éleveur laitier, qui s’était opposé à son expropriation. « On était squatteurs chez nous, dans notre maison qu’on a achetée, qu’on a payée, on payait les ramassages d’ordures, l’eau, et on était quand même squatteurs », a-t-il déploré devant la presse.

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« Sur zone, on espère un retour à une certaine sérénité, avec petit à petit le départ des forces de l’ordre dès qu’elles pourront le faire, et j’espère que ce sera le plus rapidement possible », a ajouté Sylvie Thébault, autre agricultrice « historique », installée avec sa famille à l’ouest de la ZAD depuis 1999.
Ces quatre conventions d’occupation précaire (COP) courent jusqu’à fin 2018 et portent sur une surface d’environ 300 hectares. Avec leur signature, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation dans un cadre légal – 600 autres faisant déjà l’objet d’une COP avec des paysans n’habitant pas la ZAD.
270 hectares constitués de parcelles doivent encore être attribués. C’est dans ce périmètre que les zadistes ont déposé des projets. Le reste de la ZAD est composé d’hectares de bois, de routes, etc.
Réunion mercredi à Matignon
La préfecture des Pays de la Loire avait donné jusqu’à lundi minuit aux occupants de la ZAD pour remplir des formulaires individuels devant comporter leur nom et les grandes lignes de leur projet, un préalable à l’éventuelle signature par l’Etat de baux précaires pour les personnes résidant sur le site de 1 650 hectares.
Le premier ministre, Edouard Philippe, doit présider, mercredi après-midi à Matignon, une réunion avec les « ministres concernés » sur ce dossier et la suite à donner aux opérations d’expulsion des zadistes ne souhaitant pas se régulariser, a annoncé la préfète Nicole Klein. « On me demandera comment je vois les choses, mais c’est le gouvernement qui tranchera », a affirmé la représentante de l’Etat, rappelant « l’engagement » pris de « mettre fin aux occupations illégales » sur la ZAD.
« La ligne, elle est constante, ceux qui ont un projet agricole, qui ont respecté l’Etat républicain, qui se sont intégrés dans le cadre que l’Etat a proposé (…), ceux-là ont leur place, les autres n’ont pas leur place et ils seront évacués », a encore rappelé mardi matin le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.
De la place « pour à peu près tout le monde »
Pour la préfète, le dépôt vendredi de quarante dossiers nominatifs par les zadistes, dont 28 purement agricoles, constitue « un grand pas vers l’apaisement ». Elle souligne :
« J’ai toujours pensé qu’on arriverait à obtenir des projets nominatifs. C’est la première fois depuis des années qu’on sait à peu près qui habite là et qui fait quoi. Je pense que c’est un très grand pas. »

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Aucun des 28 projets agricoles déposés n’a été « rejeté » et une quinzaine d’entre eux sont « relativement aboutis », a-t-elle affirmé. Ils seront expertisés et « consolidés », avec l’aide de la Direction départementale des territoires et de la mer, chargée par l’Etat d’une mission sur la répartition du foncier de l’ex-emprise aéroportuaire.
Cependant, les déclarations de projets « ne créent pas de droits », a rappelé la préfète, précisant toutefois qu’il y avait « de la place pour à peu près tout le monde qui souhaite faire de l’agriculture » dans la zone.
Malgré un retour au calme, les forces de l’ordre « resteront sur place le temps nécessaire », a dit la préfète de région, pour empêcher toute reconstruction d’habitats détruits et assurer la circulation sur les routes traversant la zone, toujours pas rouvertes. « Je reste optimiste, je pense qu’on va pouvoir un jour circuler sur ces routes », a déclaré le maire de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,57-0,64-823353,0-20"> ¤ L’autorité francilienne des transports a adopté un amendement visant à déplafonner les pénalités payées par le groupe ferroviaire en cas de « non-réalisation de l’offre ».
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L’Ile-de-France veut faire payer la SNCF pour la grève

L’autorité francilienne des transports a adopté un amendement visant à déplafonner les pénalités payées par le groupe ferroviaire en cas de « non-réalisation de l’offre ».



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 07h04
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


La grève de la SNCF ne passe pas auprès de certains élus d’Ile-de-France. Au lieu de jouer l’apaisement en pleine épreuve de force entre le gouvernement, la direction de l’entreprise publique et les syndicats, François Durovray, le président (Les Républicains, LR) du conseil départemental de l’Essonne, veut accentuer la pression.
Mardi 24 avril, cet administrateur d’Ile-de-France Mobilités (IDFM) – l’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, ex-STIF – a fait adopter, lors du conseil d’administration, un amendement au contrat liant IDFM à la SNCF, afin d’augmenter les pénalités contre l’opérateur ferroviaire public en cas de « non-réalisation de l’offre de SNCF Mobilités ». Bref, en cas de grève.
Aujourd’hui, dans la région capitale, le contrat 2016-2020 prévoit une « réfaction » (une pénalité), plafonnée à 15 millions d’euros au maximum, en cas de non-respect de l’offre de transport. En clair, si la SNCF n’applique pas le plan prévu, elle est pénalisée, selon un savant calcul lié au nombre de kilomètres non produits.

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Le problème est qu’à chaque mouvement important de grève, la région y perd au change, assure M. Durovray. « En 2016, au moment [du mouvement] contre la loi travail, le plafond contractuel de 15 millions d’euros a été appliqué, alors que la réalité des trains supprimés aurait dû se traduire par un impact financier de 25 millions d’euros, explique M. Durovray. Du fait du plafonnement des indemnités à 15 millions d’euros, les usagers contribuables ont dû assumer quelque 10 millions d’euros pour l’absence de transport. »
« Plusieurs dizaines de millions d’euros en jeu ! »
Selon l’élu LR, « la SNCF n’assume pas l’entière responsabilité des conséquences financières liées aux grèves, alors même que la qualité du service et la production en période de grève sont bien inférieures aux exigences et aux attentes des voyageurs franciliens. Et cela, nos électeurs ne le comprennent pas ! Je propose de déplafonner les pénalités en cas spécifique de mouvement social. »

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Précision, cependant : IDFM ne débourse pas d’argent pour la SNCF, si aucun train ne circule. En revanche, si l’opérateur assure un plan de transport minimum, comme c’est souvent le cas avant et après les jours de grève totale, l’autorité organisatrice des transports est obligée de payer l’opérateur public. « Il y a plusieurs dizaines de millions d’euros en jeu ! », pense M. Durovray.
La SNCF refuse de faire tout commentaire à ce stade. En temps de grève, l’entreprise publique rembourse déjà chaque jour environ 1 million d’euros de chiffre d’affaires non réalisé à IDFM, tandis que ce dernier n’a pas à acquitter environ 1 million d’euros de péages à SNCF Réseau.
De même, l’opérateur public s’est engagé à payer des dédommagements pour les clients ne disposant pas d’un train sur trois au minimum. Sans compter le malus de 15 millions d’euros que la SNCF devra, à coup sûr, assumer. « Et ce alors qu’IDFM récolte toujours le versement transport payé par les entreprises, souligne un bon connaisseur du secteur. Et puis, pour amender un contrat, il faut être deux. IDFM ne peut imposer ce déplafonnement », remarque cet expert. La future négociation entre IDFM et la SNCF s’annonce âpre.

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