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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-1"> ¤ Le groupe a mis au point un système qui permet de réduire les émissions d’oxydes d’azote à un niveau jusqu’à dix fois inférieur aux normes qui entreront en vigueur en 2020.
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Bosch annonce une « révolution » dans la technologie diesel

Le groupe a mis au point un système qui permet de réduire les émissions d’oxydes d’azote à un niveau jusqu’à dix fois inférieur aux normes qui entreront en vigueur en 2020.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 17h31
    |

                            Cécile Boutelet (Stuttgart, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les chiffres semblent trop beaux pour être vrais. Mercredi 25 avril, Bosch, premier sous-traitant automobile du monde, a annoncé une avancée technologique majeure sur le moteur diesel : le système mis au point par ses ingénieurs permet de réduire les émissions d’oxydes d’azote (NOx) à un niveau jusqu’à dix fois inférieur aux normes qui entreront en vigueur en 2020 et ce, en situation de conduite réelle.
Pour convaincre les observateurs méfiants, après des mois de polémiques et de scandales sur le diesel, Bosch les a invités à conduire un véhicule équipé du nouveau système à travers un parcours dans Stuttgart et ses collines à une heure de pointe. Les résultats sont impressionnants : quels que soient l’heure et le type de conduite, les valeurs enregistrées par le dispositif de contrôle des gaz d’échappement tiré par la voiture se situent sous les 40 mg de NOx par kilomètre, soit bien en deçà des 168 mg actuellement exigés par la législation.
Coût minimal
Selon les ingénieurs qui ont participé au développement, le nouveau système n’implique pas de nouvelle pièce coûteuse, il repose essentiellement sur une meilleure organisation du moteur et sur l’intégration plus intelligente de pièces déjà disponibles en série. Le coût supplémentaire de ce système est minimal, assure le groupe, il peut être immédiatement intégré aux véhicules de norme Euro 6. « Nous voulons mettre un terme, une fois pour toutes, au débat sur le diesel », affirme Volkmar Denner, président du directoire du groupe, qui insiste sur l’avantage de cette motorisation en matière d’émissions de CO2, qui seraient inférieures de 15 % à celles d’un véhicule essence.
Selon le groupe, une centaine d’ingénieurs travaillent depuis cinq ans à l’élaboration de cette solution. Et le groupe veut aller encore plus loin : grâce à l’intervention de l’intelligence artificielle, le moteur à explosion pourrait, à terme, n’avoir plus aucune incidence sur la qualité de l’air.
Bosch...




                        

                        


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A Gardanne, après les boues rouges, les poussières de la discorde

Une plainte est déposée contre l’usine Alteo installée dans les Bouches-du-Rhône, à l’origine de la pollution.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h11
    |

                            Luc Leroux (Marseille, correspondant)








                        



                                


                            

Autour de l’usine Alteo, les poussières rouges ont obscurci le ciel de Bouc-Bel-Air, comme les boues rouges déversées en Méditerranée avaient suscité l’indignation des défenseurs de l’environnement auparavant… Des habitants de cette commune, sur laquelle Alteo exploite un site de stockage de ses déchets issus de la transformation, à Gardanne, de bauxite en alumines de spécialité, ne décolèrent pas après le passage d’un nuage rouge, début avril. Piscines colorées, chiens colorés… une couche de poussière a recouvert tout un quartier résidentiel, y compris l’école de La Bergerie.
« Mon premier réflexe a été d’enfermer les enfants à l’intérieur », rapporte une habitante. Une mère d’élève explique qu’une semaine après le nuage de poussières et en dépit d’un nettoyage de l’établissement scolaire, les enfants « avaient toujours les chaussettes et les chaussures rouges en rentrant de classe ». Le préfet des Bouches-du-Rhône, Pierre Dartout, a qualifié cet épisode d’« accident de pollution de l’air de grande ampleur » et a enjoint à l’industriel de réparer les dégâts.
« Cynisme monumental »
« Mais passer la serpillière, ce n’est pas le problème », estime la jeune association Bouc-Bel-Air Environnement, car ce nouvel envol de poussières après d’autres, « c’est clairement la goutte qui a fait déborder le vase ». Deux ans après la reprise d’exploitation à plein régime de cette décharge qui avait fonctionné au ralenti durant un demi-siècle, l’association Zea de défense de l’environnement et sept requérants – des riverains, un pêcheur professionnel – ont adressé, mardi 24 avril, au procureur de la République d’Aix-en-Provence, une plainte contre X pour mise en danger d’autrui. Une nouvelle étape dans la contestation pour accentuer la pression sur « un industriel qui affiche un cynisme monumental », selon Olivier Dubuquoy, président de Zea.

Jusqu’à fin 2015, l’usine déversait ses boues rouges...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-3"> ¤ Des chercheurs ont trouvé jusqu’à 12 000 particules par litre figées dans la banquise.
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Taux record de microplastique dans l’océan Arctique

Des chercheurs ont trouvé jusqu’à 12 000 particules par litre figées dans la banquise.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h02
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 12h44
    |

                            Sylvie Burnouf








                        



   


Jusqu’à 12 000 particules de microplastique par litre : le chiffre est si colossal qu’on a peine à y croire, mais c’est bien ce qu’ont retrouvé des chercheurs de l’Institut Alfred-Wegener pour la recherche polaire et marine (AWI, Allemagne) en faisant fondre des échantillons de banquise prélevés dans la zone arctique.
A bord du Polarstern, leur navire brise-glace de recherche, ils ont mené, entre 2014 et 2015, trois expéditions, collectant des carottes de glace le long de la dérive transpolaire (un courant océanique majeur de l’Arctique) et du détroit de Fram (à la jonction entre l’Arctique central et l’Atlantique Nord), afin d’en caractériser la teneur et la composition en microplastiques.
Leurs résultats, publiés le 24 avril dans Nature Communications, sont atterrants : aucune des cinq zones analysées n’était vierge de contaminants. Tels des cocktails figés, les blocs de banquise renfermaient les résidus de dix-sept sortes de plastiques, parmi lesquels du polyéthylène et du polypropylène (utilisés notamment dans les emballages), de la peinture, de l’acétate de cellulose (issu des filtres de cigarette), du nylon et du polyester. Avec, au total, 1 100 à 12 000 microdébris par litre d’eau glacée – des taux bien supérieurs à ceux relevés par ailleurs, même si certaines différences méthodologiques limitent les comparaisons directes.
Septième continent
Ces particules ont été transportées là par les courants marins, expliquent les chercheurs. Et, « avec une production mondiale en plastique avoisinant les 300 millions de tonnes par an, il n’est pas étonnant qu’il n’y ait plus de zone épargnée », souligne Johnny Gaspéri, maître de conférences au Laboratoire eau, environnement et systèmes urbains (LEESU, université Paris-Est-Créteil).
La banquise les accumule alors, que ce soit au début de sa formation ou quand elle s’étoffe à mesure qu’elle dérive au gré des courants arctiques. De fait, selon la zone de prélèvement, la composition en microplastiques variait, et leur provenance aussi. Grâce à des données satellites couplées à des modèles thermodynamiques de formation de la banquise, les biologistes ont pu retracer le trajet de leurs échantillons et ainsi identifier les sources possibles de pollution.
Par exemple, les taux élevés de polyéthylène observés dans certaines aires de l’Arctique pourraient, selon eux, provenir du septième continent, cette masse gigantesque de plastique qui flotte dans l’océan Pacifique. Quant aux résidus de peinture et de Nylon, il semblerait qu’ils résultent d’une pollution locale liée à l’activité humaine – notamment de la décomposition de la coque peinte des bateaux et des filets de pêche –, suggérant que le développement de ces activités dans l’Arctique « laisse des traces », selon les termes d’Ilka Peeken, première auteure de l’étude.

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Si les microplastiques sont définis par une taille inférieure à cinq millimètres, les deux tiers de ceux prélevés lors des expéditions du Polarstern mesuraient tout au plus un vingtième de millimètre. « Cela signifie qu’ils pourraient facilement être ingérés par les micro-organismes de l’Arctique, comme les ciliés ou les copépodes [la composante majeure du zooplancton] », souligne Ilka Peeken.
Quelles sont les répercussions environnementales et sanitaires ? La recherche sur le sujet en est à ses balbutiements. Pour l’heure, « personne ne peut affirmer avec certitude à quel point ces minuscules particules de plastique sont susceptibles d’être dangereuses pour la vie marine, pas plus qu’on ne peut le savoir pour les êtres humains », constate Ilka Peeken.
Cependant, complète Françoise Amélineau, biologiste à l’Institut Littoral environnement et sociétés (LiEnSs, université de La Rochelle), on sait que « les plastiques ont tendance à fixer les polluants » et qu’il existe un phénomène de « bioamplification » par lequel la concentration en polluants augmente à chaque stade de la chaîne alimentaire. D’autant plus que les microplastiques « congelés » ne restent pas piégés dans la banquise : ils finissent par être relâchés au bout de quelques années. Avec, d’une manière ou d’une autre, un retour probable vers nos contrées.

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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-4"> ¤ Les quatre agriculteurs historiques, expulsés mais occupant leurs terres, ont signé, mardi, des conventions d’occupation précaire, légalisant leur présence sur les lieux.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/04/2018
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NDDL : début de normalisation dans une ZAD toujours sous tension

Les quatre agriculteurs historiques, expulsés mais occupant leurs terres, ont signé, mardi, des conventions d’occupation précaire, légalisant leur présence sur les lieux.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 04h32
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 11h05
    |

            Rémi Barroux (Notre-Dame-des-Landes, envoyé spécial)








                        



   


Ce fut comme une éclaircie dans un ciel encore chargé de nuages et dans lequel tourne toujours l’hélicoptère de la gendarmerie qui surveille les opérations de nettoiement en cours dans la ZAD, la « zone (toujours) à défendre ».
Dans la grande salle qui jouxte la mairie de Notre-Dame-des-Landes, à une vingtaine de kilomètres au nord de Nantes, mardi 24 avril au matin, la préfète de la Loire-Atlantique, Nicole Klein, a revêtu une veste blanche comme pour mieux souligner le « caractère lumineux » de ce moment, selon ses mots. A ses côtés, les quatre agriculteurs historiques, qui ont refusé leur expropriation et les indemnisations qui leur étaient proposées en échange de leurs terres pour la construction de l’aéroport, viennent de signer des conventions d’occupation précaires (COP).
Des baux précaires pour 310 ha
Occupants illégaux jusque-là, Hervé Bézier, Joë Bizeul, Sylvain Fresneau et Sylvie Thébault disposent dorénavant de baux précaires jusqu’au 31 décembre 2018, pour quelque 310 hectares (ha). Ce qui fait, avec les 600 ha déjà en COP, une surface totale de plus de 900 ha, sur les 1 400 ha de terres agricoles de la zone d’aménagement différé, qui sont désormais exploités dans un cadre légal.
« Ces quatre conventions d’occupation précaire sont une avancée positive pour l’Etat comme pour ces agriculteurs. Il s’agit d’une phase transitoire pendant laquelle la mise en œuvre des rétrocessions va permettre de clarifier la situation foncière. Cette période sera également mise à profit pour élaborer le projet agricole et de territoire, sur la base d’un état des lieux des exploitations en cours et d’un diagnostic agricole et environnemental de la zone », a expliqué Nicole Klein.
Satisfaits et s’étant prêtés à la mise en scène de cette « nouvelle avancée vers le retour à l’Etat de droit », ainsi que l’a caractérisée la préfète — ils ont d’ailleurs exigé que la cérémonie se passe à Notre-Dame-des-Landes et non en préfecture à Nantes —, les quatre agriculteurs n’en ont pas moins exprimé leurs inquiétudes pour la suite des opérations. « Ce n’est pas fini malheureusement, on ne peut relégaliser ce qui a été cassé depuis cinquante ans, il y aura encore des tensions sur la question des terres, il faudra des années pour caler tout ça », estimait ainsi Joël Bizeul.
« Lent retour à la normale »
Regrettant d’être toujours dans une situation « précaire », liée à la nature d’un bail trop court pour gérer une exploitation agricole, qui demande des investissements sur le long terme, Sylvie Thébaut estime néanmoins que « chaque jour qui passe marque un lent retour à la normale ». « Dans la zone, on espère un retour à une certaine sérénité, avec, petit à petit, le départ des forces de l’ordre, dès qu’elles pourront le faire, et j’espère que ce sera le plus rapidement possible », a ajouté Mme Thébaut, qui gère 63 ha pour l’élevage de vaches laitières avec Marcel, son mari, dans une ferme au Liminbout, au nord-ouest de la ZAD.
Mais cette signature, symbole fort, ne signifie pas que l’avenir des terres agricoles est réglé. Vingt-huit projets, pour une surface totale de 270 ha, ont été déposés en préfecture, sur quarante et un au total, le reste étant composé notamment de huit projets artisanaux, sept culturels et trois de distribution…
Ce sont les dossiers de régularisation qui étaient demandés par le gouvernement aux habitants de la ZAD, l’ultimatum ayant été fixé au lundi 23 avril à minuit. Faute de quoi, avait prévenu le premier ministre, Edouard Philippe, serait engagée une nouvelle opération d’expulsions, telle celle débutée le 9 avril au petit matin, qui s’est soldée par la destruction de vingt-neuf sites et par plusieurs jours d’affrontements violents entre des centaines de zadistes et leurs soutiens et quelque deux mille cinq cents gendarmes mobiles engagés dans le bocage.

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De la place pour tout le monde
Accueillant la remise de ces dossiers par les zadistes comme une avancée positive et « une position très courageuse par rapport à ceux qui ne souhaitent pas que l’apaisement revienne », Nicole Klein a considéré que nombre d’entre eux étaient de bons dossiers. « Certains méritent d’être encore retravaillés, alors on les retravaillera », a déclaré la préfète, qui a toujours privilégié une issue sans violence pour l’avenir de la zone.
« Il y aura de la place à peu près pour tout le monde », estime Nicole Klein, tout en prévenant : « Ces déclarations ne créent pas de droit, le processus de régularisation ne fait que commencer. » Les dossiers agricoles vont être étudiés en premier, avec le concours de la direction départementale des territoires et de la mer et, in fine, le 6 juin, se tiendra un comité de pilotage sur l’avenir des terres agricoles.
Nicole Klein doit se rendre à Matignon mercredi pour présenter au premier ministre et aux ministres concernés ces dossiers et discuter des questions de sécurité dans la zone. « Ces avancées ne doivent pas faire oublier l’objectif principal du gouvernement, qui est le retour à l’Etat de droit à Notre-Dame-des-Landes. (…) Le gouvernement ne renoncera pas à l’engagement qu’il a pris de mettre fin aux occupations illégales, a précisé la préfète. Et il sera ferme pour qu’il n’y ait pas de reconstruction là où il y a eu destruction de site. »
Dans la zone, toujours occupée par plusieurs centaines de personnes, jeunes pour la plupart, départs et arrivées de soutiens à la ZAD se succèdent. Signe d’une tension toujours vive, et d’un divorce de plus en plus perceptible entre ceux qui veulent construire des projets de vie et ceux qui refusent le retour d’une légalité étatique sur la zone, un commando a détruit, dans la nuit de dimanche à lundi, quatre dépanneuses dans le garage Louis XVI, à Saint-Herblain.
« Trop, c’est trop ! »
« Nous, l’amicale Verts Chers, avons attaqué des dépanneuses d’une entreprise collaborant aux expulsions de la ZAD de NDDL », ont revendiqué les auteurs du communiqué mis en ligne sur Internet, faisant ainsi référence au nom de Françoise Verchère, l’une des porte-parole du Cedpa, le collectif d’élus doutant de la pertinence de l’aéroport, une figure de proue du mouvement antiaéroport.
L’action, intitulée « résistance et sabotage, saison 2018 », rappelle les nombreuses actions similaires menées à la suite de l’opération avortée d’évacuation de la ZAD à l’automne 2012. Elle a surtout suscité la colère de toutes les associations de lutte contre le projet d’aéroport (Acipa, Adeca, Confédération paysanne 44…). « Face à cette irresponsabilité, on peut s’interroger sur les objectifs réels de ce groupe », dénoncent-elles dans un communiqué intitulé « Trop c’est trop ! » publié mardi. « Il est temps d’arrêter cette escalade de la violence — qu’elle soit verbale ou physique — et de revenir à la raison, de réaliser que la lutte contre le projet d’aéroport est terminée, de comprendre que ce qui se joue maintenant, c’est la mise en place de solutions innovantes, pacifiques et légales pour un avenir durable sur la zone. »
Dans la zone, malgré un retour relatif au calme, des barricades apparaissent sporadiquement çà et là, entraînant une intervention des gendarmes et de possibles affrontements. Les forces de l’ordre « resteront sur place le temps nécessaire », a prévenu la préfète, pour empêcher toute reconstruction et assurer la circulation sur les routes traversant la zone, toujours pas rouvertes. Réunis en assemblée générale mardi soir, les « usagers de la ZAD » vont devoir clarifier leur position : aller vers une sortie de crise ou jouer la stratégie de la tension. Un projet de lettre aux habitants des communes voisines devait y être discuté pour expliquer les démarches en cours et s’excuser des gênes occasionnées.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-5"> ¤ Une étude récente suggère que les déplacements de bancs de minuscules organismes marins jouent un rôle dans le mélange des eaux des océans. Peut-être au point de participer à la lutte contre le réchauffement climatique.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-6"> ¤ Patrick Lecante, maire d’une commune de Guyane et militant de la biodiversité, s’élève dans une tribune au « Monde » contre le projet d’exploitation aurifère dit de la « Montagne d’or ».
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En Guyane, un projet minier « à contretemps de l’histoire »

Patrick Lecante, maire d’une commune de Guyane et militant de la biodiversité, s’élève dans une tribune au « Monde » contre le projet d’exploitation aurifère dit de la « Montagne d’or ».



Le Monde
 |    24.04.2018 à 16h38
    |

Patrick Lecante (Maire de Montsinéry-Tonnégrande, président du Comité de l’eau et de la biodiversité de Guyane, administrateur de l’Agence français...







                        



                                


                            

Tribune. Le projet minier dit de la « Montagne d’or », en Guyane française, vise à exploiter d’une manière inédite l’or du sous-sol de ce département d’outre-mer. Il possède sans doute des vertus économiques. Mais il comporte surtout trois risques fondamentaux : il divise fortement la société guyanaise, lui donne de faux espoirs d’embellie économique, et il place ce territoire à contretemps de l’histoire.
Nous ne sommes pas, à ce jour en Guyane, en mesure d’exploiter nous-même nos richesses. Nous manquons de capitaux, de technologie et d’ingénierie. Alors, devons-nous confier à un consortium russo-canadien l’extraction industrielle de 85 tonnes d’or et lui laisser également conserver toute la valeur ajoutée de la transformation ?
Si nous l’acceptons, notre capital aurifère sera irrémédiablement perdu. Non seulement avec notre approbation, mais également avec nos impôts ! En effet, le système fiscal français applicable en Guyane subventionne directement le projet par divers dispositifs de défiscalisation et de subventions indirectes. Alors que la redevance des mines qui sera versée aux collectivités locales représente moins de 0,36 % de la valeur de l’or déclaré.

De plus, les chiffres annoncés de 750 emplois directs ne tiennent pas compte des capacités locales et des formations initiales. Et qu’adviendra-t-il à la fin de l’exploitation au bout de douze années, si ce n’est le chômage ? La jeunesse attend-elle vraiment des emplois subalternes dans une mine industrielle, bruyante et polluante, située en pleine forêt à 120 km de la première ville ?
Risques inouïs
Ne nous leurrons pas sur les enjeux : cette mine ne résoudra aucun problème d’emploi. Les études montrent qu’il faut créer 2 500 emplois par an pendant au moins 10 ans dans l’ouest guyanais, 4 000 par an dans toute la Guyane pour résorber le chômage. Autrement dit, il faudrait plusieurs projets miniers de cette ampleur tous les ans… Impensable !
Par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤ Avec la signature de ces baux précaires, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation légale, et 270 hectares doivent encore être attribués.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-7"> ¤                     
                                                

Notre-Dame-des-Landes : premières normalisations pour quatre agriculteurs

Avec la signature de ces baux précaires, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation légale, et 270 hectares doivent encore être attribués.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 16h32
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 16h56
   





                        



   


Elles avaient été annoncées peu après l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes : l’Etat a officialisé grâce à la signature de baux précaires, mardi 24 avril, la normalisation de la situation de quatre agriculteurs « historiques » – des baux qui courent jusqu’au 31 décembre 2018. La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, a salué une « nouvelle avancée vers le retour à l’Etat de droit » sur la ZAD, deux semaines après le début des opérations sur le site, qui mobilisent 2 500 gendarmes mobiles.
Les agriculteurs se sont également réjouis de cette régularisation. « On a enfin un statut légal », a déclaré Sylvain Fresneau, éleveur laitier, qui s’était opposé à son expropriation. « On était squatteurs chez nous, dans notre maison qu’on a achetée, qu’on a payée, on payait les ramassages d’ordures, l’eau, et on était quand même squatteurs », a-t-il déploré devant la presse.

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                Notre-Dame-des-Landes : pas d’expulsion avant l’examen des dossiers déposés par les zadistes



« Sur zone, on espère un retour à une certaine sérénité, avec petit à petit le départ des forces de l’ordre dès qu’elles pourront le faire, et j’espère que ce sera le plus rapidement possible », a ajouté Sylvie Thébault, autre agricultrice « historique », installée avec sa famille à l’ouest de la ZAD depuis 1999.
Ces quatre conventions d’occupation précaire (COP) courent jusqu’à fin 2018 et portent sur une surface d’environ 300 hectares. Avec leur signature, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation dans un cadre légal – 600 autres faisant déjà l’objet d’une COP avec des paysans n’habitant pas la ZAD.
270 hectares constitués de parcelles doivent encore être attribués. C’est dans ce périmètre que les zadistes ont déposé des projets. Le reste de la ZAD est composé d’hectares de bois, de routes, etc.
Réunion mercredi à Matignon
La préfecture des Pays de la Loire avait donné jusqu’à lundi minuit aux occupants de la ZAD pour remplir des formulaires individuels devant comporter leur nom et les grandes lignes de leur projet, un préalable à l’éventuelle signature par l’Etat de baux précaires pour les personnes résidant sur le site de 1 650 hectares.
Le premier ministre, Edouard Philippe, doit présider, mercredi après-midi à Matignon, une réunion avec les « ministres concernés » sur ce dossier et la suite à donner aux opérations d’expulsion des zadistes ne souhaitant pas se régulariser, a annoncé la préfète Nicole Klein. « On me demandera comment je vois les choses, mais c’est le gouvernement qui tranchera », a affirmé la représentante de l’Etat, rappelant « l’engagement » pris de « mettre fin aux occupations illégales » sur la ZAD.
« La ligne, elle est constante, ceux qui ont un projet agricole, qui ont respecté l’Etat républicain, qui se sont intégrés dans le cadre que l’Etat a proposé (…), ceux-là ont leur place, les autres n’ont pas leur place et ils seront évacués », a encore rappelé mardi matin le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.
De la place « pour à peu près tout le monde »
Pour la préfète, le dépôt vendredi de quarante dossiers nominatifs par les zadistes, dont 28 purement agricoles, constitue « un grand pas vers l’apaisement ». Elle souligne :
« J’ai toujours pensé qu’on arriverait à obtenir des projets nominatifs. C’est la première fois depuis des années qu’on sait à peu près qui habite là et qui fait quoi. Je pense que c’est un très grand pas. »

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                A Notre-Dame-des-Landes, les zadistes font un grand pas vers une possible régularisation



Aucun des 28 projets agricoles déposés n’a été « rejeté » et une quinzaine d’entre eux sont « relativement aboutis », a-t-elle affirmé. Ils seront expertisés et « consolidés », avec l’aide de la Direction départementale des territoires et de la mer, chargée par l’Etat d’une mission sur la répartition du foncier de l’ex-emprise aéroportuaire.
Cependant, les déclarations de projets « ne créent pas de droits », a rappelé la préfète, précisant toutefois qu’il y avait « de la place pour à peu près tout le monde qui souhaite faire de l’agriculture » dans la zone.
Malgré un retour au calme, les forces de l’ordre « resteront sur place le temps nécessaire », a dit la préfète de région, pour empêcher toute reconstruction d’habitats détruits et assurer la circulation sur les routes traversant la zone, toujours pas rouvertes. « Je reste optimiste, je pense qu’on va pouvoir un jour circuler sur ces routes », a déclaré le maire de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-8"> ¤ Cette tempête tropicale, inhabituelle pour la saison, a également causé « de très gros dégâts » sur le réseau routier de l’ensemble de l’île.
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La tempête Fakir fait deux morts à La Réunion

Cette tempête tropicale, inhabituelle pour la saison, a également causé « de très gros dégâts » sur le réseau routier de l’ensemble de l’île.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h24
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 16h25
   





                        


Un couple d’une vingtaine d’années a été tué mardi 24 avril à l’Etang-Salé, dans le sud de La Réunion, dans une coulée de boue provoquée par la tempête tropicale Fakir, qui a frappé l’île dans la nuit, ont déclaré des responsables de la gendarmerie.
Originaire de Saint-Louis, dans le sud de l’île, le couple, qui louait un bungalow de vacances, a été surpris dans son sommeil par une coulée de boue.
De gros dégâts sur l’île
Cette tempête tropicale est inhabituelle pour la saison et – fait également rare – elle est passée très rapidement sur l’île, à 43 km/h (contre 10 à 15 km/h normalement). Elle s’était renforcée un peu avant de gagner La Réunion et avait atteint le stade de « forte tempête tropicale ». Provoquant de très fortes pluies, des grands vents et de fortes houles, elle a causé « de très gros dégâts » sur le réseau routier de l’ensemble de l’île.
La ministre des outre-mer, Annick Girardin, a déclaré qu’elle suivait « l’évolution de la situation, heure par heure, en lien étroit avec la préfecture ». « Les services de l’Etat sont pleinement mobilisés aux côtés des collectivités locales dans la gestion de cet événement météorologique exceptionnel par sa vitesse de déplacement, et de ses conséquences sur l’île », a-t-elle souligné dans un communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-9"> ¤ Dans sa chronique, l’historien Jean-Baptiste Fressoz estime que le débat sur la SNCF s’est focalisé sur les cheminots et leur statut, alors que l’enjeu est légèrement plus important, puisqu’il s’agit de la planète, ou du moins de son climat.
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« Macron doit d’abord redonner toute son importance à la SNCF »

Dans sa chronique, l’historien Jean-Baptiste Fressoz estime que le débat sur la SNCF s’est focalisé sur les cheminots et leur statut, alors que l’enjeu est légèrement plus important, puisqu’il s’agit de la planète, ou du moins de son climat.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h28
    |

Jean-Baptiste Fressoz (CNRS)







                        



                                


                            

Transformations. Dans le fameux rapport Spinetta sur l’avenir du transport ferroviaire, le mot « écologie » n’apparaît pas, « climat » est cité deux fois, « statut » 54 fois et « concurrence » 189 fois. De fait, le débat sur la SNCF s’est focalisé sur les cheminots et leur statut alors que l’enjeu est légèrement plus important, puisqu’il s’agit de la planète, ou du moins de son climat.
Selon l’Agence internationale de l’énergie, la part des émissions françaises de CO2 dues au transport est passée de 15 % en 1970 à plus de 40 % en 2017, essentiellement à cause des voitures et des camions. A l’inverse, selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), le train est « l’un des modes de transport terrestre les plus performants d’un point de vue énergétique et environnemental ». Une politique ambitieuse consisterait à envisager la SNCF non comme un poids mort économique, mais comme un atout pour une mobilité bas carbone.
Prenons par exemple le mantra de « l’ouverture à la concurrence ». Le problème n’est pas tant l’absence de concurrence, mais bien au contraire que le rail est soumis à la concurrence déloyale de l’automobile, qui externalise ses coûts sanitaires et climatiques. L’histoire montre que le basculement a posteriori désastreux vers le tout-automobile s’est justement fait sous la figure tutélaire de la sainte concurrence !
L’exemple édifiant des tramways
Au début du XXe siècle, aux Etats-Unis, les tramways assuraient 5 milliards de voyages par an sur 35 000 kilomètres de lignes électrifiées. Il s’agissait d’un mode de transport sûr, confortable et peu polluant. Entre le réseau ferroviaire national, le développement des tramways électriques et l’absence de routes goudronnées, la voiture ne semblait pas une technologie prometteuse.

Mais les compagnies de tramways sont soumises à des attaques constantes présentant leur...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-10"> ¤ L’ultimatum prévu en avril est prolongé jusqu’en mai. Neuf Etats sont dans le viseur de la Commission européenne pour des dépassements des normes.
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Pollution de l’air : Bruxelles reporte encore sa décision de renvoyer la France devant la justice

L’ultimatum prévu en avril est prolongé jusqu’en mai. Neuf Etats sont dans le viseur de la Commission européenne pour des dépassements des normes.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h05
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 16h39
    |

            Stéphane Mandard








                        



   


La France vient d’obtenir un nouveau sursis. Sous la menace d’un renvoi devant la Cour de justice de l’Union européenne pour des dépassements répétés des normes de qualité de l’air, elle devait être fixée sur son sort en avril. Selon nos informations, la Commission européenne a décidé, lundi 23 avril, de reporter sa décision à mai.

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                Pollution de l’air : le gouvernement face à l’ultimatum du Conseil d’Etat



Ce n’est pas la première fois que Bruxelles accorde un délai supplémentaire aux Etats cancres en matière de pollution. Le 30 janvier, le commissaire à l’environnement, Karmenu Vella, avait convoqué les ministres de l’écologie français, allemand, britannique, espagnol, hongrois, italien, tchèque, roumain et slovaque pour leur adresser un « dernier avertissement » et leur demander de se mettre enfin en conformité avec la directive européenne de 2008 sur la qualité de l’air.
Il leur avait alors donné jusqu’à mi-février pour remettre des plans d’action susceptibles de ramener leurs émissions de gaz polluants (particules fines et dioxyde d’azote) en dessous des valeurs limites. Bruxelles avait ensuite annoncé que les sanctions devaient tomber en mars avant d’évoquer une nouvelle date butoir en avril. Officiellement, ce dernier report est dû à un « agenda surchargé ». En coulisse, les négociations vont bon train.
« Urgence sanitaire »
Le 13 avril, le ministre de la transition écologique et solidaire, Nicolas Hulot, a présenté les « feuilles de route » élaborées avec les préfets des quatorze zones concernées par des dépassements des normes. Elles sont censées répondre à la fois à Bruxelles et à l’injonction du Conseil d’Etat qui avait fixé au gouvernement jusqu’au 31 mars pour présenter un plan d’action capable de faire baisser les niveaux de pollution dans les plus brefs délais.
Ces feuilles de route, qui ne comportent pas de mesures radicales ni contraignantes, ont été jugées « ni assez ambitieuses ni assez concrètes pour garantir une baisse rapide et efficace des émissions » par les ONG du Réseau action climat. La commission de l’aménagement du territoire et du développement durable du Sénat, pour sa part, les considère « insuffisantes face à l’urgence sanitaire ». On estime que la pollution de l’air est à l’origine de 48 000 morts prématurées chaque année en France.
« La décision de la Commission de continuer à retarder les procédures d’infraction est extrêmement décevante. Cela fait plus de huit ans que nous attendons des actions et la Commission laisse tomber des millions de personnes à travers l’Europe qui respirent des niveaux nocifs de pollution de l’air, bien au-dessus des limites légales, réagit Ugo Taddei, avocat de l’ONG ClientEarth, à l’origine de plusieurs plaintes en Allemagne ou au Royaume-Uni. Rien n’empêche la Commission d’intenter une action en justice. Si elle veut vraiment avoir du poids, il est grand temps de donner suite aux déclarations avec des actions. »
A Bruxelles, on précise que ce nouveau report ne signifie pas un abandon des poursuites et que des recommandations ont déjà été formulées pour renvoyer certains Etats cancres devant la justice européenne. La France est toujours en sursis.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-11"> ¤ Le gouvernement avait fixé à minuit, lundi 23 avril, le dernier délai pour déposer un dossier de régularisation à la préfecture.
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Notre-Dame-des-Landes : pas d’expulsion avant l’examen des dossiers déposés par les zadistes

Le gouvernement avait fixé à minuit, lundi 23 avril, le dernier délai pour déposer un dossier de régularisation à la préfecture.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 12h10
    |

            Rémi Barroux








                        



   


L’exécutif compte se laisser le temps d’examiner les dossiers de projets agricoles déposés avant toute nouvelle expulsion de la « zone à défendre » (ZAD) de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), a annoncé mardi 24 avril le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. « Ces projets-là vont être examinés cette semaine pour voir la viabilité », a-t-il déclaré sur CNews.
Selon la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’environnement, Brune Poirson, la préfète de la Loire-Atlantique, Nicole Klein, en a déjà analysé environ une dizaine. « Ils sont tout à fait recevables, ce sont des projets sérieux d’élevage. Ce sont des personnes qui ont décidé de rester de façon légale sur ce territoire, de rentrer dans la légalité », a-t-elle déclaré sur BFM-TV.
A minuit, lundi 23 avril, les éventuels futurs habitants de la ZAD devaient s’être fait connaître auprès de la préfecture de Loire-Atlantique avec nom, localisation – c’est-à-dire identification de la parcelle de bocage qu’ils revendiquent – et nature de l’activité. Faute de quoi, a promis le gouvernement, ils devront quitter les lieux, et leurs habitats, cabanes ou caravanes, seront détruits.
Une quarantaine de projets
A quelques heures de la fin de l’ultimatum, une bonne quarantaine de projets auraient été déposés en préfecture, dont vingt-huit agricoles (élevage, maraîchage, céréales, apiculture…), les autres relevant surtout d’activités artisanales. Ce sont d’abord les dossiers agricoles, déposés nominalement mais pouvant concerner plusieurs personnes, qui seront étudiés. « La chambre départementale d’agriculture n’ayant pas souhaité s’en saisir, nous allons nous inscrire dans le cadre d’un calendrier normal, avec leur étude par la direction départementale des territoires et de la mer, le comité professionnel agricole puis le comité de pilotage sur l’avenir des terres agricoles de la ZAD que j’ai mis en place, dont la prochaine réunion est fixée au 6 juin », a précisé au Monde la préfète Nicole Klein.
Si l’échéance semble lointaine, il devrait être possible à la préfecture de dire assez vite quels sont les projets qui peuvent être retenus et ceux qui ne rempliront pas des conditions pour l’heure assez souples. Cela ne signifie pas non plus que les dossiers autres qu’agricoles n’auront pas vocation à trouver des voies de régularisation permettant le maintien sur la zone de leurs auteurs, estime aussi la préfète. Cette dernière se félicite de voir qu’il était finalement possible pour les zadistes de remplir des dossiers « avec des vrais noms, sans prête-noms, sans Camille [le prénom générique employé de longue date par les habitants de la ZAD] ».

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                Un moine dans la ZAD : décryptage d’une image



Depuis le lancement du mouvement d’expulsion des occupants illégaux, le 9 avril, vingt-neuf sites ont été détruits par les gendarmes mobiles, après plusieurs jours d’affrontements violents. Il en resterait plus d’une soixantaine. A l’issue de la phase d’examen des dossiers déposés, il est possible qu’une trentaine environ des squats toujours debout et sans projet déclaré soient évacués, puis détruits. Cela signifierait le retour d’affrontements dans le bocage, d’autant plus violents que les zadistes ont l’impression d’avoir répondu aux injonctions gouvernementales.
Lundi soir, à la préfecture, personne ne savait dire quelle serait l’attitude du gouvernement : soit reconnaissance de l’évolution positive des habitants de la ZAD avec une amorce de régularisation individuelle, soit fermeté pour ceux qui n’auront pas joué le jeu. Le dispositif de 2 500 gendarmes mobiles est toujours en place, sur et aux alentours du site.
Mardi matin, Nicole Klein devait se rendre à Notre-Dame-des-Landes pour signer avec les quatre agriculteurs historiques de la zone, qui avaient refusé les expropriations et les indemnisations, une convention d’occupation précaire, concernant 310 hectares sur les 1 400 de terres agricoles de la ZAD. « Le signe lumineux que l’avenir se dessine », pour la préfète.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-12"> ¤ Les Groenlandais votent mardi. La question de l’affranchissement de la tutelle du Danemark a été au cœur de la campagne législative. Pour financer leur souveraineté, les indépendantistes misent sur les richesses minérales, qui intéressent la Chine au premier chef.
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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-13"> ¤ Les chercheurs du BRGM testent de nouveaux procédés pour récupérer et recycler les métaux des déchets d’ordinateurs et de téléviseurs.
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Economie circulaire : le gisement des cartes électroniques usagées

Les chercheurs du BRGM testent de nouveaux procédés pour récupérer et recycler les métaux des déchets d’ordinateurs et de téléviseurs.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 14h46
    |

                            Nathalie Picard








                        



                                


                            

A Orléans, derrière les murs métalliques d’un vieux hangar, une petite révolution se prépare. La halle technologique du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) va accueillir une plateforme consacrée aux écotechnologies et à l’économie circulaire. L’enjeu : optimiser le traitement des ressources minérales et des déchets grâce à des procédés rentables, moins énergivores et plus respectueux de l’environnement. Les travaux devraient s’achever en 2019, mais déjà, les scientifiques travaillent sur le sujet.

En ce jour de printemps, certains s’affairent devant leur paillasse, dans un espace consacré aux biotechnologies. A l’intérieur d’un réacteur en verre, une solution vert-de-gris renferme des débris de cartes électroniques, débarrassées de leur plastique après un traitement par pyrolyse. Il s’agit d’élaborer un nouveau procédé pour recycler les métaux de ces cartes d’ordinateurs, télévisions et autres pièces de même nature. « Ces déchets d’équipements électriques et électroniques sont un véritable gisement, indique Francis Garrido, directeur adjoint eau, environnement et écotechnologies au BRGM. Réinjecter leurs métaux dans les filières permet d’économiser les ressources primaires. » Ils font partie de la « mine urbaine », hétérogène et difficile à exploiter, composée de nos déchets.
La demande mondiale augmente
Muni de gants orange et de lunettes de protection, Simon Chapron prélève un échantillon de potion verte à l’aide d’une pipette. « Nous suivons la vitesse à laquelle les métaux se dissolvent en mesurant la concentration en cuivre à intervalles réguliers », explique l’ingénieur en génie des procédés. Du cuivre, mais aussi du fer, du zinc, du nickel, du cobalt…
Comment les cartes électroniques libèrent-elles leurs précieux métaux ? C’est toute l’ingéniosité du procédé, qui n’utilise quasiment rien d’autre que les déchets générés par l’extraction du charbon dans des mines polonaises : de la...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤ L’étude des registres contenant des milliers de fossiles est sans appel : à chaque arrivée de « Sapiens » sur un continent, la taille moyenne des animaux s’effondre.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-14"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 23/04/2018
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L’homme, tueur en série des grands mammifères

L’étude des registres contenant des milliers de fossiles est sans appel : à chaque arrivée de « Sapiens » sur un continent, la taille moyenne des animaux s’effondre.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 12h00
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 18h57
    |

            Nathaniel Herzberg








                        



                                


                            

C’était il y a quelque 14 000 ans. Le continent américain abritait une faune à nulle autre pareille. En Alaska et dans les terres du Yukon, des mammouths de 10 tonnes et de 5 mètres au garrot avalaient tranquillement herbes et autres carex. Un peu plus au sud s’étendaient les terres de l’impressionnant rhinocéros laineux (2 mètres au garrot pour 3 tonnes) et, jusqu’aux tropiques, celles du terrible tigre à dents de sabre (450 kilogrammes, 3,5 mètres de long). Ce qui n’empêchait pas les gigantesques paresseux terrestres de traîner leurs 4 tonnes (et jusqu’à 6 mètres de la tête à la queue) en relative sécurité.
Et puis, en quelques siècles, 3 000 ans tout au plus, ces géants ont disparu. Eradiqués. La cause ? Longtemps les scientifiques se sont opposés sur le sujet. Une météorite, comme lors de la disparition des dinosaures, il y a 66 millions d’années ? Un changement brutal du climat ? Ou encore l’homme, chasseur habile et sans scrupule ? Dans un article publié dans la revue Science, vendredi 20 avril, une équipe américaine vient appuyer cette dernière hypothèse. Elle n’accuse pas seulement les conquérants du Nouveau Monde, probablement arrivés par le détroit de Behring, d’avoir éradiqué quelques espèces imposantes. Elle nous juge responsables de « la baisse de la taille des mammifères à travers le quaternaire tardif », comme l’indique sobrement le titre de la publication. En d’autres termes, nous serions coupables de la disparition générale des plus grands mammifères sur les cinq continents, et cela depuis au moins 125 000 ans.
Arrivée de l’homme en Alaska
Les indices en ce sens étaient déjà graves et concordants. En 2007, la Britannique Caitlin Buck (université de Sheffield) et le Français Edouard Bard (Centre européen de recherche et d’enseignement des géosciences de l’environnement, Collège de France) avaient profité des dernières techniques de datation au carbone 14 et de méthodes d’analyses statistiques plus rigoureuses...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤ Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique, justifie le plan du gouvernement en faveur de l’économie circulaire.
<filname="PROF-0,2-3244,1-0,0-15"> ¤                     
                                                   
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« Il faudrait cinq planètes pour subvenir à nos besoins »

Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique, justifie le plan du gouvernement en faveur de l’économie circulaire.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 12h19
    |

            Rémi Barroux








                        



                                


                            

Brune Poirson est secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire. Elle est chargée du dossier de l’économie circulaire.
Quelle est l’ambition de la feuille de route sur l’économie circulaire ?
Les ressources de la planète s’amenuisent de plus en plus vite. Si le monde entier venait à consommer comme les Occidentaux, il faudrait cinq planètes pour subvenir à nos besoins. Nos modes de consommation doivent évoluer.
Il faut aussi bien sûr modifier en parallèle notre production. Notre économie reste trop linéaire. On est dominé par le tout-jetable. Et la France n’est pas bonne élève, même si la prise de conscience est réelle. Le président de la République et le premier ministre ont fixé des objectifs ambitieux, comme une trajectoire vers 100 % de plastiques recyclables ou la réduction de moitié de la mise en décharge des déchets d’ici à 2025.
Mais l’économie circulaire dépasse la seule question des déchets…
En effet, il faut changer l’ensemble du système économique et la politique industrielle doit aussi évoluer. Trois cent mille emplois sont en jeu en France. La question de la valorisation énergétique est importante mais le recyclage est plus positif, plus économe pour la planète.
Grâce à cette feuille de route, les Français pourront connaître le niveau de réparabilité des produits électroménagers qu’ils achètent. C’est une mesure sociale, car les Français les plus modestes achètent les appareils de meilleur marché et les moins solides. L’obsolescence programmée est une double arnaque pour la planète et le pouvoir d’achat.

Quelles mesures sont susceptibles de changer les comportements ?
Il s’agit d’un paquet de mesures qui constituent un tout et qui concernent aussi bien l’Etat, les collectivités territoriales, les entreprises que les consommateurs. Pour ces derniers, il faut faciliter les gestes de tri en les uniformisant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-16"> ¤ Baisse de taxe sur la valorisation des déchets, meilleure information sur la réparabilité des équipements… Cinquante mesures doivent encourager l’économie circulaire.
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Le gouvernement présente son plan pour sortir de l’ère du « tout-jetable »

Baisse de taxe sur la valorisation des déchets, meilleure information sur la réparabilité des équipements… Cinquante mesures doivent encourager l’économie circulaire.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h30
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 19h57
    |

            Rémi Barroux








                        



   


Il faut sans doute y voir une attention particulière du gouvernement à l’égard de l’économie circulaire : c’est le premier ministre en personne, Edouard Philippe, accompagné de Brune Poirson, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire, qui a présenté, lundi 23 avril dans les locaux de l’usine SEB à Mayenne, la feuille de route de ce modèle économique qui veut rompre avec l’ère du « fabriquer, consommer, jeter ».
En annonçant cinquante mesures destinées à promouvoir une meilleure gestion des déchets, une politique de recyclage systématique tout autant que la lutte contre le gaspillage et l’obsolescence programmée de certains produits, le premier ministre répond à plusieurs objectifs déjà évoqués par le chef de l’Etat et le ministre Nicolas Hulot.
« La première manière de moins jeter, c’est d’acheter robuste, c’est-à-dire souvent français, voire européen (...) Une autre façon, c’est de consommer un peu moins (...), c’est la sobriété heureuse chère à Pierre Rabhi », a lancé M. Philippe lundi, en référence au célèbre essayiste écologiste et agriculteur bio.
Cette ambition se situe dans la droite ligne des engagements des gouvernements précédents, qui se targuaient de promouvoir ce nouveau système économique. Ainsi, la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte du 17 août 2015 installait légalement l’économie circulaire. Elle proposait la définition suivante : « La transition vers une économie circulaire vise à dépasser le modèle économique linéaire consistant à extraire, fabriquer, consommer et jeter en appelant à une consommation sobre et responsable des ressources naturelles et des matières premières primaires ainsi que, par ordre de priorité, à la prévention de la production de déchets, notamment par le réemploi des produits, et, suivant la hiérarchie des modes de traitement des déchets, à une réutilisation, à un recyclage ou, à défaut, à une valorisation des déchets. »
Les objectifs fixés par le gouvernement reprennent pour certains les anciens, telle la réduction de 50 % des quantités de déchets non dangereux mis en décharge en 2025 par rapport à 2010. Le pays doit aussi « tendre vers 100 % de plastiques recyclés en 2025 », réduire de 30 % la consommation de ressources – calculée par rapport au PIB – d’ici à 2030, ou encore créer jusqu’à « 300 000 emplois supplémentaires » dans l’économie circulaire – leur nombre actuel est évalué à 800 000.

        Lire aussi l’entretien avec Brune Poirson :
         

          « Notre économie reste trop linéaire »



Si des progrès ont été réalisés, notamment du fait de l’augmentation du prix des matières premières et de l’urgence climatique et environnementale, « la France a de larges marges de progrès en matière d’économie circulaire », lit-on dans le dossier de présentation de la « Feuille de route pour une économie circulaire » que Le Monde a pu consulter.
Ainsi, le taux de valorisation des déchets ménagers et assimilés n’était en 2014 que de 39 %, quand il atteignait 65 % chez les Allemands ou 50 % chez les Belges. Sur le plastique, les taux de collecte plafonnent à 20 % alors que la moyenne européenne est de 30 %. Et les bouteilles en plastique sont collectées à hauteur de 55 %, contre 90 % dans les pays nordiques.
Pour accélérer la mutation, cinquante propositions ont été élaborées, au cours de six mois de consultations et d’ateliers.
Production
Le premier enjeu consiste à garantir une meilleure performance environnementale des produits, à user de moins de ressources non renouvelables et donc à utiliser plus de matières premières recyclées. Le gouvernement veut susciter, d’ici à cet été, des « engagements volontaires » visant à accroître les « volumes d’intégration de matière plastique issue de déchets » dans les filières de l’automobile, de l’emballage, du bâtiment ou des équipements électriques et électroniques. Le dispositif de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), intitulé « TPE & PME gagnantes sur tous les coûts ! », devrait être proposé à 2 000 entreprises volontaires afin qu’elles rationalisent leur consommation de ressources et réduisent leur production de déchets.
Consommation
Une meilleure information, un allongement de la durée de vie des produits, la lutte contre le gaspillage alimentaire sont les objectifs. Sont ainsi proposés un renforcement des « obligations des fabricants et des distributeurs en matière d’information sur la disponibilité des pièces détachées pour les équipements électriques et électroniques et les éléments d’ameublement ». A partir du 1er janvier 2020, une information sur la réparabilité des équipements électriques et électroniques et du matériel de bricolage sera obligatoire.
Le dépôt de plainte par les consommateurs sera facilité d’ici à 2019, « en matière de garantie légale de conformité pour les produits de consommation courante ». L’Ademe devra effectuer, d’ici à la fin 2018, une revue des labels environnementaux. Pour lutter contre le gaspillage alimentaire, la feuille de route propose d’étendre aux opérateurs de la restauration collective et aux acteurs du secteur agroalimentaire l’obligation faite aux grandes surfaces de « proposer des conventions de dons à des associations caritatives ».
Gestion des déchets
Le gouvernement veut simplifier et unifier les règles de tri sur tout le territoire, notamment en prévoyant l’harmonisation des poubelles d’ici à 2022. « La France affiche un taux de valorisation des déchets municipaux de l’ordre de 40%, plus bas que beaucoup de nos voisins européens », a regretté lundi à Mayenne le premier ministre.
Des dispositifs de « consigne solidaire » devraient ainsi susciter une incitation au retour, où chaque bouteille ou cannette collectée « contribuerait au financement d’une grande cause environnementale, de santé ou de solidarité ».
Un des leviers consisterait à rendre la valorisation des déchets moins chère que leur élimination. La TVA sera réduite à 5,5 % « pour la prévention, la collecte séparée, le tri et la valorisation des déchets ». L’augmentation des tarifs de la composante « déchets » de la taxe générale sur les activités polluantes (TGAP) reste l’objectif, même si le gouvernement dit vouloir prendre le temps de la concertation. En revanche, pour les résidus que la réglementation impose d’éliminer – résultant d’activités de soins à risques infectieux ou contenant des substances polluantes organiques persistantes –, il y aura exonération de cette taxe.
Basées sur le principe du pollueur payeur, les filières à responsabilité élargie des producteurs (REP) impliquent que les acteurs mettant sur le marché des produits prennent en charge tout ou partie de la gestion de leurs déchets. De nouvelles filières vont être constituées notamment dans les secteurs des loisirs, des articles de bricolage et de jardin. La construction, responsable de 70 % des déchets en France, est dans le collimateur : une lutte accrue contre la mise en décharge et la promotion du tri des matériaux est annoncée. Les contraintes pour les autorités chargées de la police des déchets seront simplifiées avec une adaptation du code pénal pour les infractions les plus courantes, tels les dépôts sauvages.

        Lire aussi :
         

                Une mer de déchets sauvages dans les Yvelines



Le gouvernement veut intensifier les contrôles des éco-organismes, ces sociétés agréées par l’Etat et financées par des taxes payées par les fabricants et importateurs de produits ou d’emballages afin d’en organiser la collecte, le tri et le recyclage. S’ils n’atteignent pas les objectifs réglementaires, ils seront sanctionnés financièrement et pourraient même perdre leur agrément.
Mobilisation
La commande publique, de même que le dispositif « Administration exemplaire », doivent être des leviers pour développer l’économie circulaire. Entre autres mesures, l’Etat, ses opérateurs ainsi que les collectivités devront consommer au moins 50 % de papier recyclé à compter du 1er janvier 2022. De même, d’ici à la fin 2018, ils devront utiliser des téléphones issus du réemploi, et des pneumatiques rechapés pour les flottes des administrations d’ici à 2019.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-17"> ¤ L’ONG, financée à plus de 60 % par la générosité du public, a reçu en 2016 12,9 millions d’euros de dons et de legs.
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Le WWF doit mieux informer ses donateurs, selon la Cour des comptes

L’ONG, financée à plus de 60 % par la générosité du public, a reçu en 2016 12,9 millions d’euros de dons et de legs.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 11h42
    |

            Simon Roger








                        



   


Après avoir examiné, dans un rapport publié le 18 avril, les dispositifs de soutien public aux énergies renouvelables, la Cour des comptes s’intéresse à l’un des acteurs majeurs du combat pour la défense de l’environnement, le World Wildlife Fund (Fonds mondial pour la nature) de France, plus connu sous son acronyme de WWF France et surtout par son logo à l’effigie d’un panda.
Lundi 23 avril devait être rendu public le document de synthèse sur l’état des comptes de l’association, qui figure parmi les ONG les plus influentes dans le champ de la protection de l’environnement grâce à son réseau, fort d’une centaine de bureaux nationaux et de nombreux donateurs – la seule antenne française en compte 220 000 (Greenpeace France en dénombrait 195 000 fin 2017).
L’examen des exercices 2011-2012 à 2015-2016 du WWF France – dont Le Monde s’est procuré une copie – relève des missions ordinaires de la Cour des comptes. Depuis 1991, la loi lui attribue la compétence de contrôler les « organismes bénéficiant de la générosité publique ». Il y a quelques années, les magistrats s’étaient penchés sur les finances d’autres grandes structures associatives, notamment la Fondation pour la nature et l’homme (FNH) et Greenpeace France.
Pas plus que pour ces deux ONG, ils ne relèvent d’irrégularité dans le fonctionnement du WWF France. Les experts de la Cour considèrent que les dépenses sont globalement conformes aux objectifs poursuivis et saluent même les efforts de redressement financier de l’association, déficitaire pour les exercices 2011-2014 mais bénéficiaire à partir de 2014-2015.
Confiance
Pour autant, l’ONG n’est pas exempte de toute critique. La Cour l’invite à renforcer sa gouvernance et à améliorer la transparence des informations transmises aux donateurs, constatant que « les appels à dons sont centrés sur la protection d’espèces emblématiques mais ne mentionnent pas explicitement que le don peut être utilisé pour des actions de sensibilisation, qui représentent 40 % des emplois en missions sociales ». Autrement dit, les campagnes de souscription, souvent focalisées sur les espèces animales menacées, manquent de clarté, puisque les collectes ne vont pas exclusivement à la cause défendue.
L’organisme de contrôle se déclare, par ailleurs, « dans l’incapacité de se prononcer sur l’emploi des fonds représentant environ 16 % des ressources collectées auprès du public, versés à WWF International et aux autres WWF ».
Dans un contexte marqué par les révélations de harcèlement ou d’abus sexuels qui secouent des réseaux internationaux tels que Oxfam ou MSF, le WWF France sait que le risque existe d’altérer le lien de confiance avec ses donateurs. L’ONG, qui tire plus de 60 % de ses ressources de l’appel à la générosité publique, évolue pour le moment sur une courbe ascendante de dons et de legs : de l’ordre de 10,7 millions d’euros en 2011-2012, ils ont grimpé à 12,9 millions en 2015-2016, soit une hausse de 20 %.
Au Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), où le WWF France a son siège depuis août 2017, les reproches de la Cour des comptes sont par conséquent pris au sérieux. Depuis le contrôle, « certaines améliorations ont été faites, notamment par la création d’un comité d’audit, l’une des recommandations de la Cour », souligne la présidente du bureau France, Isabelle Autissier. En matière de gouvernance, par exemple, l’ONG examine désormais tous les mandats des membres de son conseil d’administration pour éviter tout risque de conflit d’intérêts.
« Dans les bulletins “Sur les traces du panda” [la lettre d’information envoyée aux donateurs], on insiste davantage sur les campagnes de sensibilisation qui font partie de nos missions sociales », ajoute Isabelle Autissier. La présidente du WWF France admet que des efforts de transparence restent à accomplir et reconnaît par ailleurs que l’appartenance à un réseau international complique la donne.
L’ONG ne conteste pas la difficulté des magistrats à suivre les versements au profit du réseau international mais explique, dans la réponse annexée au rapport, que « le fonctionnement d’une organisation présente dans plus de cent pays ne facilite pas le contrôle au regard des règles appliquées par une entité nationale comme la Cour des comptes ». 



                            


                        

                        


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Notre-Dame-des-Landes : nouvel ultimatum fixé à lundi minuit

Les zadistes doivent remplir des formulaires individuels comportant leur nom et les grandes lignes de leur projet, un préalable à l’éventuelle signature par l’Etat de baux précaires.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 08h57
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 10h15
   





                        


« La situation est calme, vraiment calme sur la ZAD [“zone à défendre”] », a assuré dimanche la gendarmerie, qui a mobilisé quelque 2 500 militaires depuis le début des opérations d’évacuation du site de Notre-Dame-des-Landes, le 9 avril. La préfecture a donné jusqu’à lundi 23 avril minuit aux occupants de la ZAD pour remplir des formulaires individuels devant comporter leur nom et les grandes lignes de leur projet, un préalable à l’éventuelle signature par l’Etat de baux précaires sur le site de 1 650 hectares dont 270 ha doivent être attribués par l’Etat.
Après une semaine sous haute tension, cette « accalmie » s’inscrit dans un contexte de main tendue des zadistes, après le dépôt collectif d’une quarantaine de dossiers de projets agricoles ou artisanaux nominatifs. Ils avaient répondu à l’appel pressant mercredi du ministre de la transition écologique, Nicolas Hulot, opposant à l’ancien projet d’aéroport, qui les avait exhortés à « ne pas rentrer dans une spirale de confrontation, de violence » et à saisir « la main du gouvernement ». 

        Lire :
         

          Notre-Dame-des-Landes : Hulot implore les zadistes « de ne pas rater la dernière marche »



« Le problème n’est pas de donner des noms, on voulait un projet collectif », a expliqué « Camille », l’un des porte-parole de la ZAD.
« On a fait le geste qui était demandé par le gouvernement. Pour nous ce geste doit être entendu, que le dialogue reprenne, qu’on sorte du cycle infernal de la menace imminente de nouvelle expulsion. La balle est dans le camp du gouvernement. »
Crainte d’une nouvelle évacuation
La crainte d’une nouvelle opération d’évacuation plane parmi les zadistes après « le traumatisme » de la destruction de 29 squats la semaine dernière, que les zadistes considèrent comme leur lieu de vie. Il reste une soixantaine d’habitats précaires sur les 97 recensés.
Si la préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, a souligné le « gros travail » des zadistes, la décision d’évacuation revient au chef du gouvernement. Or Edouard Philippe a répété devant l’Assemblée nationale que « les occupants illégaux » qui ne régulariseront pas rapidement leur situation « quitteront les lieux » à Notre-Dame-des-Landes car « force doit rester à la loi ».

        Lire aussi :
         

          L’ultimatum du 23 avril, nouveau « compte à rebours infernal »



Un dossier test
Particulièrement délicat, car hérité des décisions des quinquennats passés, le dossier de Notre-Dame-des-Landes est un des tests de la capacité du président Emmanuel Macron et du gouvernement à résoudre pacifiquement les conflits alors que les fronts sociaux se multiplient.
Plusieurs associations ou collectifs qui étaient opposés au projet d’aéroport avaient pressé les occupants à se régulariser et accepter de négocier avec le gouvernement. La répétition des barricades enlevées et aussitôt remontées dans un nuage de gaz lacrymogènes avait fini par lasser les riverains et même certains zadistes qui jugeaient la méthode « contre-productive » au moment de se remettre à la table des discussions.
Les 28 projets agricoles déposés à la préfecture vont être évalués lundi à la chambre d’agriculture des Pays de la Loire. Mais ces projets ne créent « aucun droit », avait rappelé vendredi Mme Klein à l’issue d’une réunion technique avec des occupants de la ZAD. Sans aucune assurance, les zadistes appellent « à la vigilance ». « On est prêt à se mobiliser si le gouvernement n’entend pas ce geste de dialogue », a affirmé l’un des porte-parole des zadistes qui n’exclut pas « une grande mobilisation » dimanche prochain.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 22/04/2018
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Claire Nouvian, l’écolo-gagnante

La fondatrice de l’association Bloom a reçu lundi, à San Francisco, le prix Goldman, la plus haute distinction internationale dans le domaine de l’environnement



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 15h49
    |

            Martine Valo








                        



                                


                            

Dans le petit monde des défenseurs de la nature, les militants de l’océan ne forment qu’un îlot minuscule mais on y compte au moins une star : Claire Nouvian. Chouchoute des médias, elle attire à elle micros et distinctions pour son engagement sans faille en faveur de la sauvegarde de la faune marine. Lundi 23 avril, à 44 ans, la fondatrice de l’association Bloom a reçu, à San Francisco, le prix Goldman, considéré comme la plus haute distinction internationale dans le domaine de l’environnement et doté de 200 000 dollars (164 000 euros).
Elle est la deuxième Française à recevoir cette consécration depuis sa création, en 1989. Seule Christine Jean, qui coordonnait la lutte contre des projets de barrages au sein du comité SOS Loire Vivante, l’a précédée, en 1992. 
Distinguée, entre autres, en tant que Femme en or de l’environnement, en 2012 ; de l’ordre national du Mérite, l’année suivante ; puis Prix de l’océan décerné pour son sens politique par une fondation américaine, en 2017, si la madone des poissons se fait autant remarquer, ce n’est en réalité pas tant pour sa combativité, pour sa capacité de travail hors norme ou pour sa rigueur dans l’expertise scientifique. Non, si Claire Nouvian récolte autant de lauriers, c’est surtout parce qu’elle remporte les campagnes qu’elle mène. Et sur le terrain de la lutte en faveur de l’environnement, il s’agit hélas d’un fait rare.
L’interdiction de la pêche profonde en dessous de 800 mètres décrétée par l’Union européenne, en 2016, après moult hésitations et rebondissements, est très largement à mettre à son crédit. Une bataille livrée sans grands moyens, avec sa petite équipe, pendant plus de quatre ans. D’abord journaliste et documentariste, Claire Nouvian, qui a grandi entre Alger, le 16e arrondissement de Paris et Hongkong, parle six langues et apparaît très à l’aise à n’importe quelle tribune pour peu qu’il y soit...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3244,1-0,0-20"> ¤ Pour lundi, l’organisme prévoit une amélioration de la situation. Les autorités recommandent de réduire les activités physiques et sportives intenses en extérieur.
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Nord et Pas-de-Calais : alerte à la pollution aux particules fines

Pour lundi, l’organisme prévoit une amélioration de la situation. Les autorités recommandent de réduire les activités physiques et sportives intenses en extérieur.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 20h45
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 06h27
   





                        


Les départements du Nord et du Pas-de-Calais étaient dimanche 22 avril après-midi en vigilance orange pour un épisode persistant de pollution aux particules fines PM10, a annoncé l’organisme régional de surveillance de la qualité de l’air.
La préfecture du Nord a publié un arrêté réduisant les vitesses maximales autorisées sur les routes et autoroutes à 110 et à 90 km/h au lieu de 130 et 110 km/h. Des contrôles de vitesse seront mis en place afin d’assurer le respect de cette mesure.

        Lire aussi :
         

                Tout comprendre à la pollution de l'air aux particules fines



« Cet [te] pollution s’explique par une augmentation progressive des concentrations en particules depuis quelques jours en lien avec des mauvaises conditions de dispersion (anticyclone, vent faible, températures élevées) », explique l’antenne régionale de la Fédération des associations de surveillance de la qualité de l’air ATMO Hauts-de-France, dans un communiqué.
Pour lundi, l’organisme prévoit une amélioration de la situation en raison de l’arrivée du vent, voire d’orages. Les autorités recommandent de réduire les activités physiques et sportives intenses en extérieur, et pour les personnes vulnérables d’éviter les déplacements sur les grands axes routiers et à leurs abords, aux périodes de pointe.
La France poursuivie
Les particules fines sont présentes naturellement dans l’environnement du fait de l’érosion provoquée par le vent, de tempêtes ou d’éruptions volcaniques. Mais les activités humaines ont considérablement augmenté leur concentration atmosphérique.
Elles sont dix fois plus petites que l’épaisseur d’un cheveu, mais elles peuvent entraîner des maladies graves. Si la qualité de l’air s’est globalement améliorée en France depuis dix ans, les particules fines, n’en demeurent pas moins préoccupantes pour la santé.
Le seuil d’alerte est déclenché à partir d’une concentration de 80 microgrammes de PM10 (particules de diamètre inférieur à 10 microns) par mètre cube d’air. La France dépasse chaque année les normes européennes en matière de pollution atmosphérique, au point d’être poursuivie devant la Cour de justice de l’Union européenne.



                            


                        

                        

