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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Une enquête dans le système de paris sur le tennis, dévoilée mercredi, évoque un « tsunami » de matchs arrangés aux niveaux inférieurs. Un fléau notamment dû aux inégalités salariales dans le sport.
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Paris truqués : le tennis a un « grave problème »

Une enquête dans le système de paris sur le tennis, dévoilée mercredi, évoque un « tsunami » de matchs arrangés aux niveaux inférieurs. Un fléau notamment dû aux inégalités salariales dans le sport.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h38
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h25
    |

            Clément Guillou








                        



   


Le tennis a un grave problème, et il ne s’agit pas des retraites prochaines de Roger Federer et Rafael Nadal : c’est bien plus bas qu’il doit regarder, au pied de l’échelle du professionnalisme, où les matches truqués sous influence des parieurs sont fréquents.
Un rapport indépendant, dévoilé mercredi 25 avril après deux ans d’enquête d’un coût estimé à 20 millions d’euros, confirme les inquiétudes. C’est à « un tsunami » d’infractions qu’est confronté le tennis dans les petits tournois, selon le mot d’un enquêteur de l’Unité pour l’intégrité du tennis (TIU). De nombreux joueurs acceptent de perdre un jeu, un set ou un match pour gagner leur vie, soit en pariant eux-mêmes soit en étant de mèche avec des parieurs professionnels.
Les niveaux Challenger, deuxième échelon mondial, et Future, le troisième, sont concernés. Beaucoup moins le circuit principal de l’ATP et encore moins les tournois du Grand Chelem, selon les rapporteurs, « bien qu’il y ait des preuves de problèmes à ces niveaux également ».
« La structure de rémunération des joueurs crée un terrain fertile pour la fraude, constatent-ils. Seuls les 250 femmes et 350 hommes les mieux classés gagnent suffisamment d’argent pour être à flot. Il y a pourtant quelque 15 000 joueurs dits “professionnels”. »
Les enquêteurs recommandent que les perspectives de progression au classement et, surtout, les gains sur ces tournois soient plus importants, tandis que les centaines de millions d’euros du circuit ont été captées par les tous meilleurs joueurs.
Trois quarts des paris suspects concernent le tennis
Le magazine Stade 2, dans une enquête diffusée dimanche 15 avril, montrait comment il était plus simple de gagner de l’argent en perdant un jeu qu’en gagnant un match sur ces tournois sous-dotés, qui se jouent généralement à l’abri des regards.

« Les joueurs peuvent “s’autofinancer” en pariant eux-mêmes sur la perte de leur match, qui les arrange dans la mesure où ils peuvent ensuite disputer un autre tournoi ; ils peuvent aussi parier sur des actions spécifiques, comme la perte d’un jeu ou d’un set, qu’ils peuvent ensuite garantir. Ils peuvent aussi donner des informations sur leurs intentions, leur état de santé ou de forme à d’autres personnes », expliquent les enquêteurs mandatés par les entités dirigeantes du tennis. Sur les petits tournois, les joueurs sont souvent, en pratique, en contact direct avec des personnes non accréditées.
Les joueurs sont rarement suspendus : « La subtilité du tennis, dans lequel un petit effort ou l’absence d’effort peuvent décider d’un point, d’un jeu, d’un set ou d’un match, rend difficile à détecter une mauvaise performance délibérée de la part d’un joueur. Même quand un joueur peut être soupçonné d’être délibérément mauvais, cela peut être dû à une volonté de perdre non liée aux paris. » Pour s’économiser physiquement ou aller disputer un autre tournoi plus rémunérateur qui commence le lendemain, par exemple.
L’accord financier qui a encouragé les paris truqués
Selon l’association des parieurs sportifs, plus des trois quarts des opérations suspectes concernent le tennis, qui n’est pourtant que le quatrième sport en termes de mises totales.
Un opérateur de paris résume : « La situation dans le tennis est plus que sombre. » Il a même identifié une « saison des matchs truqués », d’octobre jusqu’à la fin de l’année, où l’on peut voir « jusqu’à deux ou trois matchs truqués par jour sur les différents tournois ITF ».

   


Le rapport met en lumière l’inaction des entités dirigeantes du sport, qu’il s’agisse de la Fédération internationale (ITF), des circuits professionnels (ATP et WTA) ou des quatre tournois du Grand Chelem, accusées de ne pas avoir fait assez pour lutter contre ce fléau. La TIU, mise en place en 2009, a trop peu de moyens pour faire face avec ses dix-sept employés, dont les enquêtes commencent parfois plusieurs mois après un signalement.
Au contraire, les autorités ont aggravé le problème en vendant aux opérateurs de paris les données de match en direct, qui facilitent grandement les paris « jeu par jeu » et donc le trucage des rencontres. Le pactole de la vente, 70 millions de dollars sur cinq ans, était visiblement trop tentant pour l’ITF. Les rapporteurs recommandent aujourd’hui de mettre fin à ce contrat, qui expire à la fin de 2020.
Pas moins de 85 000 matchs de tennis étaient ouverts aux paris en 2017. Le chiffre a plus que doublé en quatre ans à la faveur de cet accord. Avant lui, les paris étaient rares sur les matchs des plus petits tournois.
« Le panel considère que le maintien d’un statu quo quant au nombre de matchs ouverts aux paris serait désastreux pour le tennis », peut-on lire dans le rapport. Les signalements de schémas de paris suspects ont explosé depuis la vente de résultats en direct, comme le montre le tableau ci-dessous, extrait du rapport.

   


En 2017, 15 matchs de tournois du Grand Chelem ont été concernés par des alertes et 37 sur des matchs du premier niveau ATP. Les alertes étaient au nombre de 109 sur les tournois Challenger et 185 sur les Future, des chiffres en baisse par rapport à 2016. Ces signalements ne correspondent pas forcément à un match suspect mais doivent alerter les enquêteurs de la TIU.
Les hommes nettement plus concernés
Entre 2009 et 2017, 83 % de ces alertes ont concerné le circuit masculin. Au niveau Challenger – des tournois généralement remportés par des joueurs classés autour de la 100è place mondiale –, en 2017, pas moins d’un match sur 100 a fait l’objet d’un signalement.
Les données de l’ITU montrent que, entre 2013 et 2017, 135 joueurs ont fait l’objet de trois alertes concernant l’un de leur match. Pour 23 d’entre eux, le nombre d’alerte s’élève à au moins six. « La probabilité qu’un joueur ait commis une infraction augmente généralement avec le nombre d’alertes », constatent les rapporteurs.
Une autre des recommandations des enquêteurs consiste à mettre fin au sponsoring de tournois par des sociétés de paris. Ils estiment aussi que la TIU devrait être davantage indépendante, même si les enquêteurs disent n’avoir aucune preuve de cas dissimulé par les dirigeants du tennis mondial.
Entre 2009 et 2017, seuls 35 joueurs ont été sanctionnés pour avoir enfreint le règlement sur les paris. Quasiment tous étaient classés au-delà de la 500è place mondiale. C’est, pourtant, un changement radical dans le fonctionnement du tennis professionnel que les rapporteurs appellent de leurs vœux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Avec « Kornelia », l’écrivain et journaliste sportif brasse tendrement les exploits d’une championne de natation des années 1970, pour mieux replonger dans son adolescence.
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Vincent Duluc sous le charme d’une nageuse est-allemande

Avec « Kornelia », l’écrivain et journaliste sportif brasse tendrement les exploits d’une championne de natation des années 1970, pour mieux replonger dans son adolescence.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h00
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h13
    |

                            Lola Lafon (écrivaine)








                        



                                


                            
Kornelia, de Vincent Duluc, Stock, 256 p., 18 €.

Il y a du conte dans Kornelia, un conte où les adultes échoués « prennent l’eau comme les autres mortels » et où règnent les jeunes filles dévêtues d’un maillot qui leur permet de gagner quelques millisecondes sur leur fin annoncée ; des princesses de la testostérone à la voix étrangement grave, qui ont grandi en passant « la moitié de leur vie à la surface ». Ce récit s’annonce comme un portrait de Kornelia Ender, championne de natation qui a remporté huit médailles olympiques en 1972 et 1976, symbole d’une République démocratique allemande (RDA) victorieuse. Mais l’auteur, Vincent Duluc (né en 1962), travaille plutôt le geste d’écrire à la façon de l’enquêteur amnésique qui s’interroge sur ce qu’il cherche au travers de mondes égarés : l’ex-bloc de l’Est comme son adolescence. Et si l’eau chlorée « perle sur le visage » des gagnantes, ce sont des larmes qui affleurent aux yeux du narrateur lorsqu’il s’aventure dans le grenier de ses parents pour y découvrir « une vieille photo dans un carton » : Kornelia.
Un maillage amoureux
Elle nage comme « on glisse au-dessus du sol » et, pour mieux l’envelopper, le corps du récit va au rythme de l’imparfait et du conditionnel présent, des temporalités flottantes pour une histoire qu’on s’inventerait avant de sombrer dans le sommeil de l’âge adulte. Duluc rythme la phrase comme on tient en respect un ennemi, il tisse autour de la silhouette de la jeune Allemande un maillage amoureux qui renvoie dans les coulisses les soupçons de dopage. Duluc, le journaliste sportif à L’Equipe, ferraille avec Duluc, l’écrivain lauréat du prix Antoine-Blondin pour Un printemps 76 (Stock, 2016), une dualité d’écriture finement travaillée, annonçant en préambule qu’au réel il ne se tiendra pas, il le débordera, exposant au lecteur le parti...




                        

                        


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Bayern Munich-Real Madrid : duel au sommet du football européen

L’affiche des demi-finales de la Ligue des champions, mercredi soir, met aux prises deux des clubs les plus puissants du monde.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 17h28
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


La « finale avant l’heure » occupe sans conteste une place de choix au rayon des poncifs footballistiques usés jusqu’à la corde. L’expression peut pourtant être employée cette saison sans être galvaudée.
La demi-finale de Ligue des champions entre le Bayern de Munich et le Real Madrid, dont le match aller a lieu mercredi 25 avril en Bavière, met aux prises ce qui se fait de mieux sur la scène européenne. Soit deux des plus grands clubs de l’histoire de leur sport, dans les annales comme dans les bilans comptables.
Bis repetita de l’affiche des quarts de finale de la C 1 l’an passé, dont les Espagnols étaient sortis vainqueurs après un match retour pollué par les polémiques arbitrales, le duel offrira à son vainqueur un adversaire réputé plus abordable en finale, Liverpool ou Rome.
« Se battre jusqu’à la mort »
Espagnols et Allemands ont promis un affrontement sans concession avant la première manche à l’Allianz Arena. Vainqueur des deux dernières éditions de la Coupe aux « grandes oreilles » avec la Maison blanche, l’entraîneur du Real Madrid Zinédine Zidane y est allé de son petit refrain guerrier, promettant de « se battre jusqu’à la mort pour défendre [leur] titre ». « Nos joueurs vont laisser leur âme sur le terrain, appuyait son président, Florentino Perez. Nous voulons continuer à écrire la légende du Real. »
Sa « légende », le club madrilène l’a composée en Coupe d’Europe. Créé en 1902, soit deux petites années après son adversaire munichois, le Real fait figure d’incontestable leader dans les bilans continentaux. Avec douze Ligues des champions soulevées, il devance largement les Italiens du Milan AC (sept trophées) et… le Bayern Munich. Les Bavarois complètent le podium avec cinq victoires, la dernière glanée en 2013 sous les ordres du revenant Jupp Heynckes.


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Deux clubs sur le podium de la C1






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Si la course à l’Europe constitue la principale caisse de résonance de leur puissance, les deux adversaires prennent soin d’enrichir leurs palmarès domestiques. Le Real et le Bayern détiennent les records de titres dans leur championnat respectif. Au petit jeu des comparaisons, le « Rey de Europa » et ses 33 Liga domine encore le « Rekordmeister », qui n’a engrangé « que » 28 Bundesliga.
Les Allemands peuvent tout de même espérer rejoindre leurs concurrents au cours de la prochaine décennie. Les coéquipiers de Frank Ribéry ont remporté les six derniers championnats outre-Rhin quand, dans le même temps, les Espagnols n’en ont glané qu’une unité.


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Deux rois en leur pays






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			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
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		startOnTick: true,
		endOnTick:true,
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	},{
		id:"1",
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		type:"linear",
		title: {
			text:""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: null,
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		reversed:false,
		opposite:true
	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Real Madrid (Espagne)","Juventus Turin (Italie)","Bayern Munich (Allemagne)","FC Barcelone (Espagne)","Manchester United (Angleterre)","Milan AC (Italie)","Inter Milan (Italie)","Liverpool (Angleterre)","Arsenal (Angleterre)","Saint-Etienne (France)","Atlético Madrid (Espagne)"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
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			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
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				align: "left",
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				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
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    "name": "championnats nationaux",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        33
      ],
      [
        "",
        33
      ],
      [
        "",
        28
      ],
      [
        "",
        24
      ],
      [
        "",
        20
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        18
      ],
      [
        "",
        13
      ],
      [
        "",
        10
      ],
      [
        "",
        10
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: "",
		backgroundColor: '#FFF',
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		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
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		},
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Deux machines à titres et à cash
Machines à enquiller les titres, le Bayern et le Real se révèlent tout aussi efficaces dans le domaine financier. Tous deux figurent respectivement en deuxième (675 millions d’euros) et quatrième (588 millions) position du palmarès des revenus de la saison 2016-2017, établi par le cabinet Deloitte.


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	.highcharts-tooltip span {
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	#container_15246429389 .credits{
		text-align: right;
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	}



Deux entreprises prospères
Revenus annuels des cinq clubs les plus riches.

Source : Deloitte



require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
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			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
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			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_15246429389",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
		borderRadius: 0,
		alignTicks:false,
		type: "line",
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	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
		enabled:false},
	title: {
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	},
	subtitle: {
		text: ""
	},
	plotOptions: {
		series: {
			dataLabels: {
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					textShadow: 'none',
					color: '#333'
				}
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			marker:{
				symbol:"circle",
				fillColor:"#FFF",
				lineWidth: 2,
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				hover:{
					lineWidthPlus : 0
				}
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		},
		pie:{
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			}
		}
	},
	yAxis:[{
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		type:"linear",
		title: {
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		},
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			format: "{value} millions €",
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			label: {
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		id:"1",
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		title: {
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["2013","2014","2015","2016","2017"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
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		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
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		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
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				align: "left",
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				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:1,
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "Real Madrid",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        519
      ],
      [
        "",
        550
      ],
      [
        "",
        577
      ],
      [
        "",
        620
      ],
      [
        "",
        675
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "FC Barcelone",
    "color": "#FFc832",
    "data": [
      [
        "",
        483
      ],
      [
        "",
        485
      ],
      [
        "",
        561
      ],
      [
        "",
        620
      ],
      [
        "",
        648
      ]
    ],
    "type": "",
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    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  },
  {
    "name": "Bayern Munich",
    "color": "#ff3232",
    "data": [
      [
        "",
        431
      ],
      [
        "",
        488
      ],
      [
        "",
        474
      ],
      [
        "",
        592
      ],
      [
        "",
        588
      ]
    ],
    "type": "",
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  {
    "name": "Manchester United",
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    "data": [
      [
        "",
        424
      ],
      [
        "",
        518
      ],
      [
        "",
        520
      ],
      [
        "",
        689
      ],
      [
        "",
        676
      ]
    ],
    "type": "",
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  {
    "name": "Manchester City",
    "color": "#28beaa",
    "data": [
      [
        "",
        317
      ],
      [
        "",
        416
      ],
      [
        "",
        463
      ],
      [
        "",
        525
      ],
      [
        "",
        528
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " millions €",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
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		},
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		style: {"padding":"15px", "font-family":"Helvetica,Arial!important", "color":"#16212c"},
{point.key}',
\u25CF {series.name}: {point.y}',
		hideDelay: 200,
		borderWidth: 1,
		borderColor: "#AAA",
		formatter: function(tooltip) {
			return tooltip.defaultFormatter.call(this, tooltip);
		},
	}
});

	function findLength(str) {
 100) {
			el = document.getElementsByClassName('highcharts-tooltip')[1].firstChild;
			if (el.classList) {el.classList.add('tooltiplarge');}
			else {el.className += ' ' + 'tooltiplarge';}
		}	
	}

});


Les bilans comptables des grosses écuries européennes s’enrichissent plus vite encore que leurs armoires à trophées. Ces cinq dernières années, les revenus du Bayern ont ainsi progressé de 36 % quand les gains du Real ont fait un bond de 30 %.
Soucieux d’amasser des liquidités indispensables à la compétitivité de leur équipe, toujours plus coûteuse à chaque mercato, les deux clubs centenaires peuvent compter sur des stades parmi les plus remplis d’Europe. Quatrième d’un classement dominé par leurs rivaux nationaux de Dotmund (79 653 spectateurs), le Bayern a écoulé 75 000 tickets par match, en moyenne, au cours de la saison dernière.
Construite dans le cadre de la Coupe du monde 2006, l’Allianz Arena est devenue une redoutable planche à billets pour son hôte, qui a annoncé en 2014 avoir remboursé son enceinte avec seize ans d’avance.


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	#container_1524495329 .titre{
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		font-family: "Helvetica Neue", Helvetica, Arial, FreeSans, sans-serif;
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		}
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	.highcharts-tooltip span {
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	#container_1524495329.highcharts-xaxis-labels text
	{
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}
	#container_1524495329.highcharts-legend-item text
	{
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	}
	.tooltiplarge {
		width: 230px;
	}
	#container_1524495329 .credits{
		text-align: right;
		margin-right: 5px;
		padding-bottom: 5px;
	}



Deux franchises populaires






require(['highcharts/4.1.9','highcharts-standalone'], function() {
	Highcharts.setOptions({
		lang: {
			decimalPoint: ',',
			thousandsSep: ' ',
			months: ['Janvier', 'Février', 'Mars', 'Avril', 'Mai', 'Juin',  'Juillet', 'Août', 'Septembre', 'Octobre', 'Novembre', 'Décembre'],
			shortMonths: [ 'jan.' , 'fév.' , 'mars' , 'avr.' , 'mai' , 'juin' , 'juil.' , 'août' , 'sept.' , 'oct.' , 'nov.' , 'déc.'],
			weekdays: ['Dimanche', 'Lundi', 'Mardi', 'Mercredi', 'Jeudi', 'Vendredi', 'Samedi'],
			noData: 'Pas de données à afficher', 
			numericSymbols: [null, 'M', 'G', 'T', 'P', 'E']
		}
	});
	var annotation_spe = [];

	var chart = new Highcharts.Chart({
	chart:{
		renderTo:"graphe_1524495329",
		backgroundColor: "rgba(255,255,255,0)",
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	},
	colors:["#0386c3","#FFc832","#ff3232","#F19300","#28beaa","#285a82","#821400","#191919"],
	credits:{
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	title: {
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	},
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	},
	plotOptions: {
		series: {
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				}
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			},
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					lineWidthPlus : 0
				}
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		pie:{
			dataLabels:{
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			}
		}
	},
	yAxis:[{
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		allowDecimals:false,
		type:"linear",
		title: {
			text:"Affluence moyenne lors de la saison 2016/2017"
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			format: "{value} ",
			zIndex: -1
		},
		min: 65000,
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		plotLines: [{
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		id:"1",
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		type:"linear",
		title: {
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		},
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		},
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	}],
	xAxis: {
		type: "linear",
		 categories:["Dortmund","FC Barcelone","Manchester United","Bayern Munich","Real Madrid"],
		title: {
			text: ""
		},
		labels: {
			useHTML: false,
			step: "",
			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
			color: "#ccc",
			width: "",
			value: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				verticalAlign: "top",
				x: 5,
				y: ""
			}
		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
			from: "",
			to: "",
			label: {
				useHTML: false,
				text: "",
				textAlign: "",
				align: "left",
				verticalAlign: "top",
				x: "",
				y: 10
			}
		}]
	},
	legend:{
		enabled:"",
		layout:"horizontal", 
		verticalAlign:"bottom", 
		align:"center",
		y:-10
	},

	series:[
  {
    "name": "affluence",
    "color": "#0386c3",
    "data": [
      [
        "",
        79653
      ],
      [
        "",
        77527
      ],
      [
        "",
        75290
      ],
      [
        "",
        75000
      ],
      [
        "",
        68562
      ]
    ],
    "type": "",
    "lineWidth": 2,
    "yAxis": 0,
    "stack": "null",
    "visible": true,
    "dataLabels": {
      "enabled": 0
    }
  }
],
	tooltip: {
		useHTML: true,
		shared: false,
		valueDecimals: 0,
		valuePrefix: "",
		valueSuffix: " spectateurs",
		backgroundColor: '#FFF',
		borderColor: '#ccd0d3',
		borderRadius: 8,
		borderWidth: 0,
		dateTimeLabelFormats: {
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La bataille des stades est, finalement, la seule où le Real doit s’incliner. Plus de 68 000 spectateurs ont tout de même rempli les travées du Santiago-Bernabeu durant l’exercice précédent. De quoi motiver le président Florentino Perez à rénover la mythique enceinte. Un projet de 400 millions d’euros, comprenant notamment un toit, est déjà sur les rails.
Tous ces chiffres en feraient presque oublier le ballon. Sans doute plus à l’aise sur le banc que dans l’étude des bilans financiers de son club, Jupp Heynckes n’a pas manqué de ramener le duel sur le terrain : « Ce match sera un régal pour les amateurs de football. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ En fin de contrat, le Français n’a passé que 66 minutes sur les parquets en playoffs, dont les San Antonio Spurs ont été éliminés mardi par les Golden State Warriors.
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NBA : Parker veut poursuivre sa carrière avec des Spurs en plein questionnement

En fin de contrat, le Français n’a passé que 66 minutes sur les parquets en playoffs, dont les San Antonio Spurs ont été éliminés mardi par les Golden State Warriors.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 10h50
   





                        



   


Soixante-six minutes de jeu : Tony Parker n’aura fait que passer en playoffs de NBA cette saison ; présent pour la dix-septième année de rang dans cette phase finale mais quasiment absent des parquets. Comme craint par les supporteurs des San Antonio Spurs, les Golden State Warriors ont fini le travail mardi 24 avril au premier tour des playoffs, écartant quatre victoires à une la franchise texane. Même sans Stephen Curry, les Warriors étaient trop forts pour des Spurs privés de leur star Kawhi Leonard, blessé à la cuisse en janvier et qui n’est jamais revenu sur les terrains malgré le feu vert de l’encadrement médical.
Dans cette situation délicate, Tony Parker n’a pas pesé, pas plus que lors d’une saison régulière qui l’a vu glisser sur le banc. A 35 ans, le Français espère pourtant poursuivre sa carrière avec les Spurs, son équipe depuis ses débuts NBA en 2001. Son rêve reste le même : atteindre le cap des 20 saisons avec sa franchise, celle avec laquelle il a conquis quatre bagues de champion NBA.
Pour la première fois dans sa carrière, Parker, 35 ans, sera à partir du 1er juillet free agent, libre de tout contrat. « On verra ce qui va se passer, le 1er juillet, c’est bientôt, mais bien sûr comme je l’ai dit, je veux » continuer à jouer à San Antonio, a expliqué Parker mardi soir.
« La saison la plus dure et la plus bizarre »
Le quadruple champion NBA a ajouté qu’il accepterait « bien sûr » de revenir comme doublure de Dejounte Murray, devenu à 21 ans en cours de saison le meneur titulaire des Spurs. « C’est définitivement la saison la plus dure et la plus bizarre que j’ai vécue, de loin », a-t-il dit sans vouloir rentrer plus dans les détails. San Antonio a souffert pour arracher son billet pour les playoffs et a bouclé sa pire saison régulière depuis 1997.
Parker a manqué le début de la saison après une rupture du tendon du quadriceps gauche en mai 2017, la blessure la plus grave de sa carrière. Il a repris la compétition en novembre, puis a perdu son statut de titulaire mi-janvier.
Il a terminé la saison régulière avec des moyennes de 7,7 points en 19,5 minutes de jeu par match, bien en deçà de ses moyennes depuis ses débuts NBA et, pour le dernier match de la saison, perdu (99-91) à Oakland, a marqué quatre points en 14 minutes de jeu.
A la fin de la série, les Spurs étaient privés de leur emblématique entraîneur Gregg Popovich, après la mort de son épouse la semaine dernière. Une disparition qui a aussi affecté le Français, très proche de la famille Popovich.
Quid de Kawhi Leonard ?
L’intersaison sera cruciale pour les Spurs, dont l’effectif est vieillissant, à l’image du Français et des vétérans Manu Ginobili (40 ans) et Pau Gasol (37 ans). Plus que leur âge, ces Spurs ont montré leurs limites dans une NBA engagée dans une course effrénée aux paniers à trois points et dominée par les « super teams », ces équipes articulées autour de deux, voire trois stars, comme Houston et Golden State.
L’avenir de la star Kawhi Leonard est aussi en suspens : à 26 ans, Leonard, qui a agacé par son attitude Popovich et plusieurs de ses coéquipiers, peut signer en juillet prochain un méga-contrat de 219 millions de dollars sur cinq ans s’il reste à San Antonio, ramené à 200 millions s’il change d’air.
Malgré ses blessures à répétition, les prétendants seront nombreux, dont, pourquoi pas, San Antonio : l’été dernier, LaMarcus Aldridge avait demandé à être échangé, avant de vider son sac face à Popovich, qui ne l’a pas non plus ménagé. Résultat, Aldridge a réalisé sa meilleure saison NBA avec 23,1 points et 8,5 rebonds par match.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Même si les Romains ont inscrit deux buts importants en fin de match, les Reds ont réalisé une belle performance en demi-finale aller en s’imposant sur le score de 5 à 2.
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Ligue des champions : Liverpool prend l’avantage face à la Roma après un festival de buts

Même si les Romains ont inscrit deux buts importants en fin de match, les Reds ont réalisé une belle performance en demi-finale aller en s’imposant sur le score de 5 à 2.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 23h09
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 23h28
   





                        



   


La soirée aurait pu être parfaite pour les Reds mais une fin de match coupable a relancé son adversaire du soir, la Roma. Grâce à un intenable Mohamed Salah, auteur de deux buts et de deux passes décisives, Liverpool s’est tout de même imposé 5-2, mardi 24 avril, en demi-finale aller de Ligue des champions.

L’incroyable « Pharaon » a encore fait chanter Anfield. Deux éclairs de génie en première période ont fait basculer le match, deux passes bien senties contre son ancienne équipe en seconde période ont mis Liverpool en bonne position pour aller sa première finale en C1 depuis 2007.

Mais cela sera t-il suffisant après les deux buts encaissés en toute fin de match ? Liverpool avait le match en main, menant 5 à 0, avant de prendre deux buts dans les dix dernières minutes. Cuits en fin de rencontre, les « Reds » ont redonné des espoirs de « remontada » à une AS Rome qui avait déjà joué un bien mauvais tour au Barça en quart de finale.

Après ses deux premiers buts (35e et 45e), l’attaquant égyptien, transféré de la Roma à l’été 2017, a délivré deux caviars à Sadio Mané (56e) et Roberto Firmino (61e), ce dernier signant lui aussi un doublé sept minutes plus tard.

À Anfield, Jürgen Klopp avait évidemment choisi d’aligner son trio offensif magique avec Salah, Sadio Mané et Roberto Firmino. Le « Fab Three » totalisait 83 buts avant la rencontre, il ira à Rome avec 88 réalisations dans la musette.

Reste qu’on ne vend pas la peau de la Louve avant de l’avoir tuée. Et qu’à force de ralentir et de se croire en finale, Liverpool a laissé revenir la Roma. Les Italiens pourront s’accrocher au but de l’inévitable Dzeko en fin de match (81e) puis au penalty transformé par Perotti (85e), après une main de Milner, pour trouver des raisons d’espérer.

Malgré tout, au Stadio Olimpico mercredi 2 mai, les Romains auront une pyramide à gravir. En quarts de finale, la Roma avait décroché son ticket après avoir renversé le FC Barcelone 3-0 à Rome en dépit de sa lourde défaite 4-1 à l’aller.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Incarnation de l’âge d’or des Canaris, l’ancien joueur et sélectionneur de l’équipe de France est décédé mardi, à l’âge de 70 ans.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/04/2018
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Du FC Nantes aux Bleus, le parcours doré d’Henri Michel

Incarnation de l’âge d’or des Canaris, l’ancien joueur et sélectionneur de l’équipe de France est décédé mardi, à l’âge de 70 ans.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 19h30
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 07h19
    |

            Rémi Dupré








                        



                                


                            

Avec son accent méridional, sa chevelure noire de jais et son élégance teintée d’autoritarisme sur les pelouses, il était devenu la principale figure du football français des années 1970. Capitaine emblématique du FC Nantes de la grande époque (1966-1982), milieu charismatique (1967 -1980) puis sélectionneur « sacrifié » des Bleus (1984-1988), Henri Michel est mort, mardi 24 avril, dans sa ville natale d’Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), à 70 ans. C’est l’Union nationale des footballeurs professionnels (UNFP), le syndicat des joueurs, qui a annoncé son décès, des suites d’une longue maladie, de ce « monument » du ballon rond.
La mort de l’ancien milieu de terrain a d’abord bouleversé les supporteurs du FC Nantes. Durant seize ans, Henri Michel a disputé 640 matchs avec les Canaris, se forgeant un solide palmarès. Sous la férule des entraîneurs à succès José Arribas et Jean Vincent, il remporte le championnat à trois reprises (en 1973, 1977 et 1980) et s’adjuge la Coupe de France, en 1979.
« Chef de meute »

Joueur teigneux et « cérébral », doté d’une aura galvanisante, l’Aixois s’empare du brassard nantais et incarne alors, aux côtés de Maxime Bossis et consorts, le fameux « jeu à la nantaise » esthétique et envié par toute la France du football. Au fil des saisons, il recule sur le terrain et excelle au poste de libéro : sa lecture du jeu et sa détermination lui valent même l’admiration de ses adversaires.

Ses belles performances avec les Canaris le propulsent logiquement en équipe de France, avec laquelle il va honorer cinquante-huit sélections et hériter du capitanat.
« C’était un leadeur, un chef de meute qui se dépassait quoi qu’il arrive, se souvient Patrick Battiston, son ancien partenaire avec les Tricolores. C’était avant tout un honnête homme, au tempérament entier, qui a su accueillir la jeune génération, celle de Michel Platini. »
Son règne chez les Bleus coïncide avec...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ La première demi-finale de la Ligue des champions a opposé, mardi à Anfield Road, le Liverpool FC de Mohamed Salah à l’AS Roma de Daniele De Rossi.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ Henri Michel, décédé mardi 24 avril, a été le dépositaire du « jeu à la nantaise ». Avec et après lui, Maxime Bossis incarnait le FC Nantes triomphant des années 1970.
<filname="PROF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Maxime Bossis : « A Nantes, Henri Michel était le patron, le seigneur »

Henri Michel, décédé mardi 24 avril, a été le dépositaire du « jeu à la nantaise ». Avec et après lui, Maxime Bossis incarnait le FC Nantes triomphant des années 1970.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 19h04
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 19h21
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Quand Maxime Bossis est arrivé au Football Club de Nantes, en 1973, Henri Michel était déjà le chef d’orchestre des Canaris. Une période de dix années de succès s’ouvrait, marquée par le célèbre « jeu à la nantaise » et ponctué de quatre titres de champion de France (1973, 1977, 1980 et 1983). L’ancien international français (76 sélections) revient sur sa cohabitation avec celui qui le dirigera plus tard depuis le banc de l’équipe de France (1984-1988).
Quel joueur était Henri Michel ?
C’était un surdoué, la quintessence du joueur : une élégance rare, des qualités techniques bien au-dessus de la moyenne, un port altier, une vision de ses coéquipiers et des adversaires qui lui permettait de voir le jeu plus vite que les autres. Il représentait vraiment ce que je voulais devenir, même si je ne jouais pas à son poste.
Je l’ai croisé à 15 ans, lors d’un stage de détection à La Baule (Loire-Atlantique). Tous les plus grands étaient là, dont Henri Michel. C’était mon idole, le meilleur joueur français de sa génération.
Le « jeu à la nantaise », qui a porté le club au sommet du football français dans les années 1970, aurait-il existé sans Henri Michel ?
L’équipe a été sacrée championne de France en 1965 et 1966, quand Henri n’était pas encore titulaire. Le « jeu à la nantaise » aurait donc existé sans lui. Mais il en a été le joueur le plus emblématique, celui qui savait faire jouer ses coéquipiers, fédérer.
C’était vraiment le patron, le seigneur, à Nantes. Son aura dépassait le simple cadre du football. C’était une personnalité connue, respectée non seulement au club et avec les supporters, mais dans toute la ville.
« Il n’essayait pas de se la jouer star, c’en était déjà une. »
Son influence dans le jeu était-elle comparable à celle d’un Platini, ou Zidane plus tard ?
Comme avec tous les grands joueurs, on avait tendance à vouloir lui donner le ballon, parfois trop. Mais Henri ne tirait pas la couverture à lui : il n’essayait pas de se la jouer star, c’en était déjà une. Il voulait juste mettre ses qualités au service de l’équipe. C’était d’autant plus agréable de lui donner le ballon qu’on savait qu’il en ferait bon usage.
Il est pourtant rarement cité parmi les meilleurs joueurs français…
C’est une injustice, mais ça tient à peu de chose. Henri s’est retrouvé au milieu d’une génération d’internationaux certes talentueux, mais qui n’ont pas eu de résultats. En dehors des Nantais, les gens retiennent surtout les matchs phares, les grandes compétitions. Il s’est retrouvé entre la génération de Kopa et celle de Platini, il n’a pas eu l’aura qu’il méritait.

   


Lui-même reconnaissait qu’il ne parvenait pas à développer le même jeu en équipe de France qu’à Nantes…
C’était le revers de la médaille du FC Nantes. Le cocon était tellement agréable, chacun jouait pour son partenaire : sortis de ce cadre, beaucoup ont été perdus. Henri avait la stature pour s’adapter, mais il n’a sans doute pas retrouvé en équipe de France des joueurs avec le même altruisme, cette envie de partager.
« Il aurait vraiment voulu entraîner Nantes. »
Etait-il destiné à devenir entraîneur ?
Il avait de grandes qualités tactiques. Henri savait jauger et juger ses partenaires, les forces et faiblesses des adversaires. En plus, il avait la passion. Avant et après les matchs, il parlait foot, foot et foot. Ça n’a donc pas été étonnant de leur voir passer entraîneur et être sacré champion olympique [en 1984].
Après l’équipe de France (1984-1988) et une pige au PSG (1990-1991), Henri Michel est parti à l’étranger. Regrettait-il de ne pas retrouver un banc dans son pays ?
Il n’a pas toujours eu des demandes intéressantes et à sa mesure dans le football français. Mais l’exil n’a pas été compliqué pour lui. Henri a toujours été un grand voyageur, il pouvait partir au bout du monde. Il a tout de même longtemps été amer après son éviction de l’équipe de France.
Aurait-il pu assurer l’héritage du « jeu à la nantaise » en tant qu’entraîneur ?
Raynald Denoueix (1997-2001) était le successeur désigné de Jean-Claude Suaudeau (1991-1997), mais Henri aurait très bien pu contribuer à prolonger le « jeu à la nantaise » puisqu’il en a été le premier instigateur comme joueur. Il était la personne idoine pour entraîner Nantes. Il aurait vraiment voulu entraîner cette équipe. Mais nul n’est prophète en son pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Renvoyé de l’équipe de France en 1988, Henri Michel a écrit certaines des plus belles pages de sa carrière d’entraîneur, notamment en sélection, sur le continent africain.
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Football : les années africaines d’Henri Michel

Renvoyé de l’équipe de France en 1988, Henri Michel a écrit certaines des plus belles pages de sa carrière d’entraîneur, notamment en sélection, sur le continent africain.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 14h50
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Henri Michel, mort mardi 24 avril à l’âge de 70 ans, a connu ses plus grandes heures de gloire sous le maillot et sur le banc de l’équipe de France : une Coupe du monde (1978) et 58 sélections entre 1967 et 1980 en tant que joueur ; une médaille d’or olympique (1984), une Coupe intercontinentale (1985), une troisième place en Coupe du monde (1986) et cette mythique victoire contre le Brésil en tant qu’entraîneur qui n’a même pas 40 ans.
Mais après son éviction à la tête des Bleus en 1988, et une courte pige au Paris-Saint-Germain, il passera la plus grande partie du reste de sa carrière en Afrique et au Proche-Orient, alternant les postes d’entraîneur à la tête de clubs à sauver et de sélectionneur pour des nations en quête de qualifications pour les grandes compétitions internationales.

   


Lions et Elephants
La première fut le Cameroun, qu’il emmène à la Coupe du monde en 1994. Quatre ans plus tard, il récidive avec le Maroc. C’est dans ce pays qu’il connaîtra sa plus longue et fructueuse expérience d’entraîneur. Il restera cinq ans à la tête des Lions de l’Atlas (1995-2000) et un peu plus d’un an (février 2003- mars 2004) à celle du club marocain du Raja Casablanca, avec lequel il remportera le championnat et la Coupe de la Confédération africaine.
Renvoyé de la sélection pour avoir raté la qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2000, Henri Michel y reviendra en 2007. Le deuxième passage sera plus court et, forcément, bien moins concluant. Il y restera six mois et sera congédié après, là encore, une élimination précoce en CAN. Ses prises de parole sur le « problème structurel » du football marocain, que les instances locales n’avaient pas apprécié, ont définitivement scellé son sort. Le scénario sera identique au Raja, où il revient en 2010, auréolé des bons résultats de son premier passage, mais ne restera que cinq petits matchs avant de repartir.
Ces retours ratés n’ont pas remis en cause la place d’Henri Michel dans le panthéon footballistique marocain. La Fédération marocaine a salué « un grand homme qui a tant donné au ballon rond national » et l’actuel sélectionneur, Hervé Renard, a décrit son prédécesseur comme le « meilleur entraîneur national que le Maroc ait eu ».
Quatre qualifications en Coupe du monde avec quatre pays

   


Avec le Cameroun et le Maroc, l’autre terre de succès d’Henri Michel sera la Côte d’Ivoire. Entre 2004 et 2006, Henri Michel aidera la génération de Drogba et des frères Touré à atteindre la finale de la CAN en 2006 et à se qualifier pour sa première Coupe du monde. L’ancien joueur du PSG Bonaventure Kalou était de l’épopée et se souvient « d’un bon vivant, quelqu’un d’une grande sagesse » qui a su faire exprimer le potentiel des joueurs sur et en dehors du terrain. « Il a su gérer les ego en sélection, où il y avait de fortes têtes », dit-il à l’AFP. Henri Michel deviendra, à titre personnel, le seul entraîneur à avoir qualifié quatre pays différents pour la phase finale du tournoi.
D’autres lignes viendront allonger son CV, mais le contenu n’aura plus jamais le degré de réussite et la longévité du début des années 2000 : des passages de moins d’un an dans des clubs de seconde zone (Aris Salonique en Grèce, Al-Arabi au Qatar, Zamalek en Egypte et Mamelodi Sundowns en Afrique du Sud) ou dans des sélections (Emirats arabes unis, Tunisie, Guinée équatoriale, Kenya), dont il sera renvoyé, faute de résultats, où dont il démissionnera, faute d’accord avec les dirigeants.
En 2012, il jette définitivement l’éponge. Il quitte le poste de sélectionneur du Kenya après deux matchs par un communiqué de presse alambiqué, où il explique n’avoir « pas trouvé d’arrangement à l’amiable à temps concernant ma mise en conformité avec plusieurs clauses de mon contrat ». On pensait alors qu’à 65 ans, il n’aurait pas de mal à trouver un nouveau poste dans ce continent, où il avait tant œuvré. La maladie en décidera autrement, puisque ce fut son dernier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Eblouissant face à la Roma en demi-finale de la Ligue des champions, le buteur égyptien rallie derrière lui les fans des Reds et séduit dans le monde arabe.
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Mohamed Salah, le footballeur qui fait aimer l’islam à Liverpool

Eblouissant face à la Roma en demi-finale de la Ligue des champions, le buteur égyptien rallie derrière lui les fans des Reds et séduit dans le monde arabe.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 14h50
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 09h49
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Mohamed Salah, le buteur star de l’équipe de football de Liverpool, a réussi l’impensable. On ne parle pas de son match d’exception mardi 24 avril à Anfield, en demi-finale aller de la Ligue des champions, où ses Reds ont fait un grand pas vers la finale de Kiev (26 mai) en dominant l’AS Roma (5-2), avec deux buts et deux passes décisives de l’Egyptien. La portée de ses exploits va bien au-delà du rectangle vert : alors que le Royaume-Uni a été secoué par trois attentats islamistes meurtriers en 2017 et que l’islam a mauvaise presse, les supporteurs anglais des Reds chantent désormais en boucle un hymne à la gloire de la religion musulmane. « S’il met encore quelques buts, je vais me faire musulman aussi/(…) Assis dans une mosquée, c’est là que je veux être. » (« If he scores another few, then I’ll be muslim too/(…) Sitting in a mosque, that’s where I wanna be »).

Quand l’Egyptien marque – c’est déjà arrivé 43 fois cette saison, toutes compétitions confondues –, la chanson résonne dans les tribunes, pied de nez à tous les préjugés. Hatem Kadous se rend à tous les matchs à domicile de Liverpool, faisant le déplacement depuis Londres, où il travaille. Né de parents égyptiens et ayant grandi dans la ville du nord de l’Angleterre, il n’en revenait pas la première fois qu’il a entendu l’hymne. « C’était à Porto [en février, en Ligue des champions] et je me suis dit que c’était incroyable. Normalement, quand un barbu apparaît, on le regarde avec beaucoup de suspicion. Maintenant, dans les tribunes de Liverpool, ils pensent que tous les musulmans sont comme lui. » Et lesdites tribunes n’ont jamais accueilli autant de spectateurs arabes : « On me harcèle pour que je trouve des places », constate Hatem Kadous.
Soulagement et incrédulité
Après ses buts face à la Roma, « Mo Salah » a, comme toujours, pointé le ciel des doigts et posé brièvement son front contre la pelouse, dans une rapide prière. « Maintenant,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Ancien joueur et sélectionneur de l’équipe de France, avant d’exporter son talent en Afrique, Henri Michel avait incarné le premier âge d’or des Canaris du FC Nantes.
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Football : mort d’Henri Michel, monument du football français

Ancien joueur et sélectionneur de l’équipe de France, avant d’exporter son talent en Afrique, Henri Michel avait incarné le premier âge d’or des Canaris du FC Nantes.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 23h47
   





                        



   


A 38 ans, il avait déjà tout connu, la gloire de joueur au FC Nantes, le titre olympique comme sélectionneur et le banc des Bleus en demi-finale de Coupe du monde. Henri Michel avait, depuis 30 ans, exporté sa science du football en Afrique cependant que le football français lui tournait le dos. Mais il s’est souvenu, mardi 24 avril, de l’un de ses monuments, mort à l’âge de 70 ans.
La semaine précédente, le FC Nantes, qui fêtait ses 75 ans, l’avait célébré parmi d’autres grands anciens. Lui avait été élu « légende des légendes » par les supporteurs mais il n’était pas là, sur la pelouse de La Beaujoire, au milieu des grands anciens de Marcel-Saupin, l’enceinte des Canaris des meilleures années. C’était trois jours avant de s’éteindre lundi soir à Aix-en-Provence, où il avait débuté.

Monument. Légende. Meneur intelligent. Extraterrestre. Extraordinaire. La classe. La référence. Le boss. Un seigneu… https://t.co/Lw7Bb4WLZa— FCNantes (@FC Nantes)


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Le président Emmanuel Macron a salué la « franchise sans arrogance », la « loyauté » et le « goût du travail bien fait » de l’ancien sélectionneur. « La discrétion et l’humilité d’Henri Michel (...) auront fait presque oublier la carrière exceptionnelle qui fut la sienne », a souligné le président de la République dans un communiqué publié mardi soir. M. Macron a rappelé « sa franchise sans arrogance, sa loyauté et son goût du travail bien fait ». « Malgré la dureté parfois du monde du football, il s’y était forgé de solides amitiés, de celles qui survivent aux avanies de l’histoire. La France perd un grand sportif et un homme d’une qualité morale exceptionnelle », ajoute le président de la République, connu pour être fan de football et de l’OM.
Avec Nantes, Henri Michel avait régné sur le football français avant l’émergence d’un autre Michel. Nantes disputait à Saint-Etienne la préférence des amateurs de football et l’on pouvait être à la fois l’un des meilleurs joueurs du pays et l’homme d’un seul club : capitaine à 22 ans, Henri Michel porta le maillot nantais de 1966 à 1982, 640 matches au total. A Marcel-Saupin, où « son » FC Nantes resta près de cinq ans invaincus (92 matches de 1976 à 1981, le record tient toujours), il remporta trois titres de champion de France (1973, 1977, 1980) et une Coupe de France (1979).
A la tête des Bleus, Guadalajara et le nul à Chypre

   


Plaque tournante de l’équipe, on lui prêtait le talent d’un Franz Beckenbauer et le magnétisme de Michel Platini, mais il n’eut pas la même carrière internationale. Son FC Nantes connut plus de déconvenues européennes que de succès et en équipe de France, la génération n’était pas si talentueuse. Il joua, tout de même, 58 matches sous le maillot bleu de 1967 à 1980, mais une seule Coupe du monde, en 1978.
A sa retraite de joueur, il avait vite basculé, préparant la succession de Michel Hidalgo à la tête des Bleus en prenant en charge les Espoirs le temps d’un séjour doré aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984. Son arrivée était écrite par le président de la Fédération, Fernand Sastre, et son prédécesseur Hidalgo, auréolé du titre de champion d’Europe. Fort de ce crédit et de sa formidable carrière de joueur, ce méridional de caractère menait les Bleus de Platini jusqu’à la victoire en Coupe intercontinentale (1985) et, surtout, en demi-finale de la Coupe du monde 1986 (défaite 2-0 contre l’Allemagne), après une victoire historique à Guadalajara contre le Brésil aux tirs au but en quart de finale.
La suite était plus complexe, sans Platini : Michel échouait à qualifier les Bleus pour le championnat d’Europe en 1988 puis se refusait à sélectionner Eric Cantona. Aux yeux du jeune attaquant marseillais, Henri Michel n’était « pas loin » d’être « un sac à merde », et l’expression restera attachée au nom du sélectionneur. Un désastreux match nul à Chypre (1-1), en match qualificatif pour la Coupe du monde 1990 - la France la ratera -, fut synonyme d’une fin acrimonieuse. Platini lui succédait sans plus de succès.
« Un bon vivant d’une grande sagesse »
« Outre sa carrière monumentale, Henri était un homme exceptionnel, a réagi auprès de l’AFP l’ancien numéro 10 des Bleus. Un ami d’une fidélité et d’une loyauté rares. Un compagnon avec lequel vous pouviez aller jusqu’au bout du monde sans jamais douter de son soutien et de sa présence. »
Par la suite, hors une courte expérience sur le banc du Paris Saint-Germain (1990-91), Henri Michel se détourna de la France, à moins que ce ne fut l’inverse. Le succès fut au rendez-vous : sous ses ordres, trois équipes africaines se qualifièrent pour la Coupe du monde. Le Cameroun (1994), le Maroc (1998) et la Côte d’Ivoire (2006) : il est le seul sélectionneur à avoir dirigé quatre équipes différentes dans la plus grandes des compétitions. Sa dernière expérience sur un banc fut le Kenya, pour six mois en 2012.

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                Football : les années africaines d’Henri Michel



« Henri Michel en tant qu’homme était un bon vivant, quelqu’un d’une grande sagesse, a réagi l’ancien attaquant ivoirien Bonaventure Kalou. C’était un meneur d’hommes. Il a su gérer les egos en sélection, où il y avait de fortes têtes. »
Sur RTL, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France Michel Hidalgo a fait pleuvoir les compliments : « Il était beau comme tout, il était gentil, agréable et intelligent, c’était un homme de qualité aussi bien dans ce qu’il savait faire dans le football et surtout comme ami. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Tout, dans la « catastrophe industrielle » qui menace le club de Lille, rappelle que le football n’échappe pas aux turpitudes de la vie économique contemporaine, souligne notre journaliste Clément Guillou.
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Faillites, fraude fiscale et licenciement express : « Le football est une industrie comme une autre »

Tout, dans la « catastrophe industrielle » qui menace le club de Lille, rappelle que le football n’échappe pas aux turpitudes de la vie économique contemporaine, souligne notre journaliste Clément Guillou.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 07h19
    |

            Clément Guillou








                        



   


Chronique. Il y aura mille leçons à tirer d’un éventuel drame lillois ; en voici déjà une : le football est une industrie comme une autre. L’histoire d’une institution centenaire pèse moins lourd que les bilans comptables et si Kodak, Arthur Andersen ou Lehman Brothers peuvent disparaître, alors Parme, Bastia et le LOSC aussi. Les clubs « too big to fail » ne sont pas si nombreux.
Comme l’économie traditionnelle, le football a ses gendarmes désarmés, ses surveillants aveugles. Menacé de relégation sportive en Ligue 2, le LOSC est surtout en fâcheuse posture financière, avec des charges insupportables au regard de ses revenus et des dettes, contractées l’an dernier par le nouveau propriétaire Gérard Lopez pour financer le recrutement, à rembourser dans quelques mois. Or, comme Le Monde l’écrivait vendredi dernier, la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) du football français aurait validé en 2017 le projet économique du LOSC sans prendre toutes les précautions nécessaires, ce qui a valu à son président de ne pas être reconduit.

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                Le LOSC vers une « catastrophe industrielle »



Selon le récit d’un président de club influent, la Ligue de football professionnel (LFP) aurait soufflé à la DNCG de ne pas être trop regardante sur les montages financiers car le retour en France de l’entraîneur Marcelo Bielsa était bon pour les affaires. Le premier coupable, selon toute vraisemblance, fut le producteur de cinéma Michel Seydoux, pour avoir vendu le club à un propriétaire aux reins de grabataire – Gérard Lopez.
Aussi transparent que les comptes d’Enron
Le montage du rachat est aussi transparent que les comptes d’Enron : pour trouver la véritable société propriétaire du LOSC, il faut remonter aux îles Vierges, un paradis fiscal. Pour avoir de véritables informations sur la santé du LOSC, cette année, rien ne sert de pointer aux conférences de presse du domaine de Luchin. Mieux vaut lire les enquêtes de Mediapart et le registre du commerce luxembourgeois, où l’on vit en novembre apparaître – il fallut décrypter – l’identité des créanciers de Gérard Lopez, le fonds d’investissement spéculatif Elliott Management.
« Il était important d’expliquer à la DNCG les mécanismes de financement modernes issus du private equity et l’ingénierie financière qui peut être utilisée. »
Les deux interviews les plus significatives sur les projets du LOSC n’ont pas été données par un joueur, un entraîneur ni même un agent. Il y a d’abord celle, en août dernier, d’un avocat spécialisé dans les fusions-acquisitions, conseil de Gérard Lopez dans le rachat du LOSC. Question du magazine Décideurs : « Une transaction dans le milieu du sport est-elle comparable avec celle concernant deux entreprises classiques ? » Réponse de Barthélémy Courteault : « Techniquement oui, dans la mesure où l’acquisition concernait une SASP. Si le secteur fait l’objet d’une réglementation particulière, il n’y a pas de changement significatif. » Plus loin, l’expert explique qu’il a fallu expliquer à la DNCG « les mécanismes de financement modernes issus du private equity et l’ingénierie financière » utilisés pour racheter le club.
Ensuite celle il y a dix jours de Jean-Marc Mickeler, nouveau patron de la DNCG, démontant le projet d’un tacle les deux pieds en avant : « Ce que nous attendons, ce sont des vrais investissements en fonds propres et pas des financements avec des schémas de remboursements différés importants. Ce type de schéma peut fonctionner dans d’autres secteurs économiques, mais est beaucoup plus délicat à appliquer dans le football à cause de l’incertitude des résultats sportifs. »
Foutue incertitude du sport. Tout est mis en œuvre pour lui faire la peau mais parfois, elle continue de mettre en l’air les plus beaux des Powerpoint, avec promesse de plus-value à la revente et courbe de croissance des « revenus match day ».
Lobbying et fraude fiscale
La mésaventure lilloise – dont le risque qu’elle se termine mal augmente avec chaque apparition de ses joueurs sur un terrain de foot – peut-elle servir d’épouvantail au prochain projet de vente de grand club français ? Selon L’Equipe du lundi 23 avril, la mairie de Bordeaux pousserait un projet de reprise des Girondins porté par les entrepreneurs Daniel Hechter et Alain Afflelou, alors qu’un fonds d’investissement américain était jusqu’alors en pole position. Son projet de reprise était financé essentiellement par la dette.
La DNCG a désormais le pouvoir d’éplucher les projets de reprise de sociétés sportives, depuis une loi du 1er mars 2017 qui permet aussi de rémunérer partiellement les joueurs en « droit à l’image ». Cette loi permet aux clubs de payer moins de cotisations sur les salaires de leurs vedettes. Elle est l’aboutissement d’un important travail de lobbying du milieu du football français. Rappelez-vous : le football est une industrie comme une autre.
Les « Football Leaks » l’ont encore prouvé vendredi 20 avril en révélant un nouveau soupçon de fraude fiscale de Cristiano Ronaldo. Le quintuple Ballon d’or, ou ses conseillers, ne s’était pas contenté du Panama, des îles Vierges, de l’Irlande et de la Suisse pour contourner le fisc espagnol : il disposait aussi d’un trust à Jersey, dissous vingt-quatre heures après qu’il a reçu les questions des médias qui s’apprêtaient à révéler son existence.
Alors qu’on bouclait cette réjouissante chronique, on est tombé sur une interview au Télégramme de Christian Gourcuff, un entraîneur qui pensait connaître le football jusqu’à ce qu’il se trouve en mauvaise posture au Stade rennais de François-Henri Pinault, propriétaire de Kering et donc du club :
« Je me suis fait virer par la holding et des mecs que je ne connaissais pas. Le football n’échappe pas aux logiques d’une certaine économie, où des mecs débarquent un jour, font ton chèque sans état d’âme et tu pars. C’est d’une violence ! (…) Le foot c’est devenu ça. Ce côté superficiel, éphémère, il est lié aux investisseurs. On a basculé dans un système d’investisseurs, avec des Chinois, des Américains, pour lesquels l’aspect sportif n’est qu’un moyen de faire du fric. Le sport n’existe pas. Des types qui sont à Londres ou au Luxembourg… »
Là-dessus, on objecte : Kering, ce serait plutôt la Suisse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Cet encas au beurre de cacahouètes est devenu un rituel avant les matchs en NBA. Une tradition lancée par la légende Kevin Garnett au grand désespoir des nutritionnistes des franchises.
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Le « peanut butter and jelly » : le sandwich qui a rendu la NBA accro

Cet encas au beurre de cacahouètes est devenu un rituel avant les matchs en NBA. Une tradition lancée par la légende Kevin Garnett au grand désespoir des nutritionnistes des franchises.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 17h20
   





                        



   


L’anecdote s’est perdue au fil du temps ; seuls les vétérans des vestiaires de la NBA ont peut-être encore entendu parler de cette légende au moment de l’arrivée de Kevin Garnett aux Celtics de Boston. En décembre 2007, six mois après son transfert des Minnesota Timberwolves, le meilleur ailier-fort de la Ligue s’apprête à révolutionner bien plus que la défense des Celtics.
Pris d’une petite faim d’avant-match, un coéquipier lui propose un « PB & J », ou un peanut butter and jelly sandwich, populaire encas américain fait de beurre de cacahouètes et de confiture, serré dans deux tranches de paie de mie. Ce soir-là, Garnett joue plutôt bien, puis très bien. A peine sortie du terrain, le joueur tranche : « il va nous falloir des PB & J avant chaque match », déclare-t-il solennellement au préparateur physique de l’équipe. Quatre mois plus tard, les Celtics remportent le titre NBA pour la première fois depuis vingt-deux ans.
« Les Celtics se sont mis à faire des sandwichs en masse, bien avant les autres équipes, ils sont les précurseurs du PB & J », assure Tim DiFrancesco, préparateur physique des Lakers à l’occasion d’un article d’ESPN. Vite, la rumeur d’une nouvelle potion magique se répand au sein de la NBA. « Chaque match à Boston entraînait des “les Celtics ont des PB & J, on peut en avoir aussi ?” », se souvient DiFrancesco, lui-même rapidement contraint d’en confectionner pour ses Lakers. Puis la diaspora des Celtics accélère le phénomène : Garnett et Paul Pierce migrent vers les Nets de Brooklyn, Tony Allen chez les Grizzlies de Memphis, leur coach Doc Rivers rejoint les Clippers en Californie. Tous avec leurs PB & J préférés.
Un chef sandwich à Milwaukee
Et le choix a son importance. Si le précurseur Garnett a consommé uniquement des PB & J à la confiture de fraise pendant les dix saisons suivant sa révélation, le jeune Brandon Ingram des Lakers, très tatillon sur l’esthétique de son sandwich, préfère la gelée de raisin. Evan Fournier, le Français des Orlando Magics, se souvient : « la première fois que j’ai vu un PB & J, c’était à l’aéroport, quelqu’un mangeait ça et je me suis dit que ça avait l’air franchement pas bon. Eh bien, j’avais bien tort ! » Si Fournier n’est encore qu’un amateur occasionnel, son ami et coéquipier Nikola Vucevic « en mange systématiquement tous les jours de match ! »
Quant à Kevin Durant, il prouvera son allégeance en dédiant une paire de Nike au PB & J : jaune cacahouète et rouge confiture. Mais aujourd’hui ce sont peut-être les Bucks de Milwaukee qui en sont les plus gros consommateurs avec 20 à 30 par match, des ingrédients clés disséminés dans les vestiaires, les avions, les hôtels et un chef cuisinier dédié qui confectionne à la chaîne des « gaufres au PB & J », des « pancakes au PB & J », et même des « milk-shakes de récupération au PB & J ».

The PB&J sandwich is the @NBA's pre-game recipe for success. 
— NSFoodsMemo (@Victor Martino)


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Du côté de Cleveland, mieux vaut se méfier des PB & J des Cavaliers : si l’équipe locale se fait servir une pile de sandwichs à la confiture maison ou agrémentés de bananes, ils ne proposent à leurs adversaires que de vulgaires PB & J décongelés – que la plupart des coaches interdisent à leurs joueurs de manger.
Mais pourquoi les joueurs de basket aiment-ils tant ce goûter d’enfant américain ? « C’est réconfortant, pose le docteur Meg Mangano, diététicienne du sport et nutritionniste des LA Clippers pendant sept ans. C’est un snack facile, familier et, pour beaucoup d’entre eux, c’était un encas classique de quand ils étaient petits. On en a servi aux Clippers pendant toute la période où j’ai travaillé avec eux. »
Avec du sucre, des graisses, des protéines et du sel, le PB & J est, en fait, un nid à récepteurs pour le centre de gratification du cerveau humain, qui libère alors des endorphines. « Le glucide du pain et de petites doses de gras et de protéine constituent un mélange optimal pour provoquer un regain d’énergie », précise le Dr Mangano. « Comme tout, il ne faut pas en abuser, mais ça n’a jamais posé un problème aux Clippers. On leur proposait aussi du beurre d’amande et des fruits frais dedans… »
Le PB & J de la discorde chez les Warriors
Mais pour les Golden State Warriors, tout a bien failli s’effondrer en octobre 2015. A cette date, le club d’Oakland recrute Lachlan Penfold, préparateur physique et médecin du sport australien, plus habitué aux joueurs de rugby d’Océanie qu’aux basketteurs d’Amérique. Quand Penfold débarque, il n’a qu’un but : réduire la consommation de sucre des joueurs. Moins de bonbons, moins de soda, moins de cookies. Et surtout : plus de PB & J.
Quatre mois avant, les Warriors ont remporté le championnat et comptent bien recommencer : comment affronter cette nouvelle saison sans PB & J ? La rébellion gronde dans les rangs, mais malgré les plaintes de plusieurs joueurs, des coaches et même du general manager Bob Myers – qui raconte à qui veut qu’il apporterait un PB & J sur une île déserte –, l’interdiction durera des mois. Jusqu’à la mystérieuse réapparition : sans qu’aucune explication ne fût donnée. « Quelqu’un de haut placé a dû décrocher son téléphone », murmure Shaun Livingston au Wall Street Journal.

Son principal suspect : Stephen Curry. La star des Warriors est un amateur revendiqué de confiture de fraise de la marque Smucker, couplé avec du beurre de cacahouètes Skippy – et rien d’autre. Trop tard ? En avril 2016, les Warriors perdent 109-106 face aux Celtics, mettant alors fin à une série de 54 matchs gagnés à domicile. En finale en juin, les Golden State Warriors perdent face aux Cleveland Cavaliers. Lachlan Penfold, lui, est remercié.
Par Hélène Coutard



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Le manager a dessiné à Londres un football à sa guise, empreint d’une douce élégance, porté par des joueurs dont le style correspondait à une vision fluide et un certain sens du spectacle.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification du Racing en Coupe d’Europe et à la victoire de Jungels sur Liège-Bastogne-Liège. La preuve par Le Monde. fr.
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Mo Farah, le retour du Mans et des adieux émouvants, ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification du Racing en Coupe d’Europe et à la victoire de Jungels sur Liège-Bastogne-Liège. La preuve par Le Monde. fr.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 07h02
    |

                            Alexandre Pedro et 
                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, le Racing s’est qualifié pour la finale de la Coupe d’Europe en dominant le Munster. Et on a même repris des nouvelles de Teddy Thomas.

   


Oui, un coureur de la Quick-Step a encore gagné. Bob Jungels a remporté Liège-Bastogne-Liège avec la complicité de Julian Alaphilippe.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Pour ton deuxième marathon un record tu battras

   


Le marathon de Londres proposait ce week-end un plateau de choix, avec le meilleur du monde sur la distance Eliud Kipchoge ou la légende Kenenisa Bekele. Mais dans les rues de la capitale, sous un soleil de plomb, c’est un autre concurrent qui avait les faveurs du public. Mo Farah, la légende de l’athlétisme britannique, quadruple champion olympique sur 5 000 et 10 000 m, disputait le deuxième marathon de sa carrière. Le début d’une reconversion vers la route pour celui qui a dit adieu à la piste et à son entraîneur controversé Alberto Salazar. Désormais encadré par l’ancien coach de Paula Radcliffe, la Britannique dont le record du monde féminin obtenu en 2003 tient toujours, Farah est monté sur le podium de ce marathon de Londres.
Il a bouclé les 42,195 km en 2 h 06 min 21 s, soit deux minutes de mieux que sa meilleure (et seule) performance, qui date de 2014. Au passage, Farah, 35 ans, s’est offert le luxe de battre le record de Grande Bretagne de la distance, qui datait de 1985. De bonne augure pour l’opération reconversion de celui qui vise une médaille en 2020 aux Jeux olympiques de Tokyo. Dimanche, Mo Farah a devancé une autre légende de la piste passée sur la route. Kenenisa Bekele, auteur de la deuxième meilleure performance de tous les temps à Berlin en 2016, n’a terminé que sixième.

It's @BlackFerns in front at half-time 12-7 thanks to this cracking try from Theresa Fitzpatrick #Kitakyushu7s 

— WorldRugby7s (@World Rugby Sevens)


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Tu perdras en finale, mais tu pourras être fière de toi
Vous connaissiez « les Experts » du handball, « les braqueuses » du basket, la « team Yavbou » pour le volley , « les Bleus » au foot (oui, ça manque un peu d’imagination), on vous présente « les enragées » le surnom que les joueuses de l’équipe de France de rugby à 7 se sont données. À Kitakyushu au Japon, l’équipe entraînée par David Courteix a obtenu le meilleur résultat de son histoire sur le circuit mondial en atteignant la finale.
Seule la Nouvelle-Zélande (vice-championne olympique en titre) est venue à bout des Françaises 24-12 à l’issue d’une finale longtemps indécise 12-12 à la mi-temps. Pour arriver à ce stade, « les enragées » avaient battu la Russie en quarts (29-5) puis l’Espagne en demi-finale (21-0).
Sur un trophée et des larmes tu partiras (peut-être)

   


Les meilleures choses ont une fin, les plus délicates et discrètes aussi. À 34 ans, Andres Iniesta a prévu de quitter son club de toujours, le FC Barcelone, pour une préretraite qu’on imagine dorée du côté du championnat chinois. Samedi soir, le milieu de terrain a peut-être offert un dernier récital en finale de la Coupe du Roi contre le FC Séville. Une démonstration 5-0, au stade Metropolitano de Madrid, à laquelle le milieu de terrain va participer avec des gestes de classe et un but à la 52e minute sur un tir à angle fermé. Remplacé en fin de match, il a reçu l’ovation du public et a lâché quelques larmes, lui pourtant d’un naturel pudique.
« Iniesta ne pars pas » suppliait en une le quotidien AS, pourtant connu pour être pro Real Madrid. Mais voilà, Andres Iniesta dépasse tous les clivages régionaux, toutes les rivalités. À Barcelone, Mundo Deportivo voit en lui un « champion éternel ». S’il ne décide pas de décaler d’une saison son départ en Chine après de telles déclarations d’amour…
L’équipe du week-end : Le Mans
Il y a quelques années, écrire ces lignes aurait fait sourire. Ce week-end, Le Mans a validé sa promotion en National (3e division), avec un match nul arraché en toute fin de match contre Limoges. Rien d’incroyable certes, mais un joli symbole pour ce club rétrogradé administrativement en division d’honneur en 2013 après une liquidation judiciaire.
C’est la troisième promotion en cinq ans pour ce club qui avait disputé six saisons en Ligue 1 dans les années 2000 avant de sombrer, sportivement puis financièrement. Le club poursuit donc sa remontée et va jouer la saison prochaine en troisième division. De quoi espérer attirer un peu plus de monde dans son stade de 25 000 places inauguré en 2011, juste avant les déboires du club.
Le chiffre qui en dit long : 36

   


C’est le nombre de sets remportés consécutivement sur terre battue par Rafael Nadal, série en cours. Il n’a plus perdu une manche depuis sa défaite en quart de finale à Rome, l’an dernier face à Dominic Thiem. L’Espagnol a remporté ce week-end pour la onzième fois (oui, onzième) le Masters 1000 de Monte Carlo, en battant en finale Kei Nishikori (6-3, 6-2). Impérial toute la semaine, ne laissant en route que 16 petits jeux sur la route de la finale. Une route pourtant pas simple à première vue, puisque Nadal a dû battre consécutivement Thiem (tête de série numéro 5) et Dimitrov (numéro 4) avant d’arriver en finale. Surprenant vainqueur de Zverev en demi-finale, Nishikori, qui revient d’une longue blessure, n’a rien pu faire pour gêner le maître des lieux. Désormais recordman du nombre de titres en Masters 1000 (31 avec celui-ci), Rafael Nadal a lancé parfaitement sa saison sur terre battue. Et déjà affirmé son statut d’ultra-favori pour Roland-Garros au mois de mai. Comme d’habitude.
Les wikis du week-end
Facile
A seulement 26 ans, j’ai déjà bien voyagé dans ma carrière. Ce week-end, j’ai participé à la victoire de mon club, qui est presque certain de se maintenir en Ligue 1.

   


Difficile
Héros de mon club ce week-end, j’ai inscrit un doublé après être entré en jeu, pour lui offrir la victoire.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Avec deux essais et une passe décisive, l’ailier droit a grandement contribué à la victoire du Racing en demies sur le Munster, ce dimanche à Bordeaux.
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Rugby : Teddy Thomas, de retour au premier plan et en finale de la Coupe d’Europe

Avec deux essais et une passe décisive, l’ailier droit a grandement contribué à la victoire du Racing en demies sur le Munster, ce dimanche à Bordeaux.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 20h20
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 06h35
    |

            Adrien Pécout (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



   


Teddy Thomas porte des chaussures orange fluo. Teddy Thomas se coiffe de dreadlocks. Teddy Thomas, surtout, est un excellent joueur de rugby. L’homme au double « T » l’a rappelé au moment opportun : sa performance haut de gamme vient d’envoyer le Racing 92 en finale de la Coupe d’Europe après cette victoire (27-22) en demies, dimanche 22 avril à Bordeaux, sur les Irlandais du Munster.
Il fallait le voir, jubilant après son premier essai, envoyer le ballon au public ! Sur le terrain, l’ailier droit « racingman » a procédé dans son style caractéristique : à toute allure. D’abord deux essais (6e et 18e minutes), sur des services de Virimi Vakatawa. Ensuite une passe décisive vers son demi de mêlée Maxime Machenaud (22e), conclusion fort généreuse d’une nouvelle percée.
Score à la mi-temps : 24-3. Match plié, n’en déplaise aux supporteurs du Munster, une « Red Army » en très nette supériorité numérique et acoustique dans les tribunes du stade Chaban-Delmas. Voire dans les rues du centre-ville. 

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Ce sens du crochet, ce sens de la course en bout de ligne, l’international français avait eu peu l’occasion de l’exprimer cette saison en Coupe d’Europe : à peine un petit essai en cinq matchs jusque-là.
La performance du n° 14 confirme son potentiel et, surtout, son retour au premier plan. Elle succède à une autre bonne nouvelle : mi-avril, le joueur a appris qu’il réintégrerait le XV de France lors du mini-stage prévu du 7 au 9 mai en vue de la tournée de juin en Nouvelle-Zélande.
Soirée d’Edimbourg
Le « fêtard » d’Edimbourg revient d’une longue gueule de bois, lui qui a loupé les trois derniers matchs du Tournoi des six nations avec le XV de France. En février, le sélectionneur Jacques Brunel le suspendait à titre provisoire pour avoir trop arrosé la défaite en Ecosse, avec sept autres coéquipiers.
Une soirée chaotique : au lendemain de ce dimanche 11 février, la police locale auditionnait les noceurs comme témoins potentiels après le signalement d’une plainte pour « agression sexuelle ». Les agents écossais ont finalement conclu qu’« aucun crime » n’avait « été commis ». Sans pour autant lever le mystère sur le déroulé de la soirée.
Teddy Thomas, 24 ans, s’était jusque-là imposé cette année comme l’élément clé du XV de France : un essai lors de la courte défaite contre l’Irlande, puis deux autres lors de celle contre l’Ecosse.
Au Racing aussi, cette virée écossaise a tiré à conséquence. Dans la foulée, le club des Hauts-de-Seine infligeait à son joueur une simple sanction financière… tout en le maintenant bien dans son effectif.

« Il a montré tout son talent »
On aurait volontiers interrogé aujourd’hui l’ex-Biarrot sur son retour en force. Peine perdue. Insaisissable sur le terrain de Bordeaux, Teddy Thomas a ensuite disparu sans transiter par la zone des médias.
Son coéquipier Yannick Nyanga parle pour lui : « Le rôle d’un ailier est de conclure les situations créées par l’équipe. Teddy l’a bien fait aujourd’hui, il a montré tout son talent. » Le troisième-ligne, fort de son expérience, rappelle l’importance du collectif : « Dès que Teddy a reçu moins de ballons, on l’a moins vu en seconde période ». 
Malgré une fin de match plus discrète où s’est surtout illustrée la défense francilienne, Laurent Travers retient les débuts tonitruants de son ailier : « Quand il est comme ça, il est difficilement arrêtable. On en redemande tous les week-ends. » Manière, aussi, d’inviter le vif-argent à davantage de régularité. Dans une semaine, le trois-quarts aile reviendra en Gironde, cette fois pour y affronter l’Union Bordeaux-Bègles et conforter la qualification de son club pour la phase finale du championnat de France.
Avant d’aller encore plus au Sud, direction Bilbao et l’Espagne, quêter avec le Racing un titre historique en Coupe d’Europe : c’est en effet la ville basque qui accueillera la finale de la compétition continentale face à d’autres Irlandais, ceux du Leinster, le 12 mai, deux ans après celle perdue contre les Anglais des Saracens. Ce jour-là, Thomas avait regardé le match depuis les tribunes en raison d’une blessure aux ischio-jambiers.



                            


                        

                        


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Liège-Bastogne-Liège : Julian Alaphilippe gagne par procuration

Le Français a terminé 4e de la Doyenne des classiques. Tout sauf une défaite pour celui qui a favorisé la victoire de son coéquipier, le Luxembourgeois Bob Jungels.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 18h45
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 20h57
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Julian Alaphilippe est un garçon déconcertant. Mercredi, l’Auvergnat tirait une gueule d’enterrement au moment de franchir la ligne d’arrivée en vainqueur sur la Flèche Wallonne, persuadé d’avoir échoué derrière Vincenzo Nibali. Maudite oreillette... Quatre jours plus tard, le Français levait les bras au ciel après sa 4e place sur cette 104e édition de Liège-Bastogne-Liège dont il était le favori. Alaphilippe avait surtout le bonheur collectif et célébrait la victoire de son coéquipier de chez Quick-Step, le Luxembourgeois Bob Jungels.

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Alaphilippe connaît la régle du jeu. Chez Quick-Step, un leader est parfois appelé à sacrifier ses ambitions personnelles si l’un des ses coéquipiers se retrouve mieux placé que lui. Au départ de Liège, Bob Jungels était l’option numéro trois de l’équipe de Patrick Lefefevre derrière Alaphilippe et un Philippe Gilbert sur ses routes d’entraînement. Dans un premier temps, l’équipe belge a cherché à favoriser les ambitions de son Français en menant un train soutenu pour le déposer au pied de la montée d’Ans où il n’aurait plus qu’à faire parler son punch.
Et puis Jungels a contré une attaque franche du Colombien Sergio Henao au sommet de la cote de la Roche aux Faucons. « Julian était le leader après ce qu’il a fait mercredi, j’ai essayé d’anticiper, de partir à l’avant pour le mettre en bonne position et personne n’est revenu », a expliqué le champion du Luxembourg.
Avec encore 20km à parcourir, Jungels partait en éclaireur et Alaphilippe jouait les chiens de garde, contrôlant les différentes attaques d’Alejandro Valverde et Dan Martin. La situation était idéale pour lui en cas de regroupement. Sauf que le Luxembourgeois n’est pas le dernier des rouleurs et creusait un écart conséquent, jusqu’à 50 secondes au pied de la côte de Saint-Nicolas, à 5 km de l’arrivée.
« La meute des loups »
Jungels a bien un peu calé dans la montée de Saint-Nicolas, mais pas assez pour permettre le retour du Belge Jelle Vandendert. Alaphilippe filtrait alors les différentes attaques, laissant ainsi filer le Canadien Michael Woods et un excellent Romain Bardet. Le vainqueur de la Flèche Wallonne était peut-être le plus fort, en atteste son démarrage foudroyant pour prendre la 4e place derrière Woods et Bardet, 39 secondes après l’arrivée de Jungels.
Julian Alaphilippe n’avait pas le début d’un regret à l’arrivée et saluer la victoire de son équipier.
« Je suis très heureux que Bob gagne aujourd’hui. On s’est retrouvé deux dans le final et on a réussit à jouer avec nos adversaires. Quand il a attaqué c’était exactement le bon moment, après il fallait avoir les jambes pour aller au bout ».

Le Top 10 de Liège-Bastogne-Liège. A noter le 1er Top 10 d'un coureur de la Sky sur les ardennaises de cette année.… https://t.co/W5WmVvBkPu— LeGruppetto (@Le Gruppetto)


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« Je n’y ai pas cru jusqu’au moment où j’ai franchi la ligne », a commenté le coureur de 25 ans déjà 6e et 8e du Giro et qui abordera le prochain Tour de France dans la peau du leader de la Quick-Step. A l’arrivée, Julian Alaphilippe est tombé dans les bras de son coéquipier. Sur son compte Twitter, la Quick-Step saluait l’état cet état d’esprit sous le hashtage #theWolpack.
Mais que vient faire cette « meute des loups » derrière cette insolente réussite (27 victoires depuis le début de la saison) ? « Cela a commencé comme une blague mais c’est devenu de plus en plus sérieux » , racontait Patrick Lefevere pour le site de RTBF. « On sait que les loups chassent toujours en groupe, poursuivait le Français Florian Sénéchal, transfuge de chez Cofidis en début de saison. Leur force c’est leur collectif. Chez nous c’est pareil, notre force première c’est notre collectif. On gagne toujours de cette façon-là, on roule toujours de cette façon-là. C’est notre devise : toujours être ensemble et gagner en collectif. »

Love these guys, love this superb team spirit!
#WayToRide #LBL
— quickstepteam (@Quick-Step Cycling)


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Et vendre ensemble aussi. Quick-Step vient de lancer une série de produits dérivés « The Wolfpack ». Julian Alaphilippe et Bob Jungels en font même la promotion dans une vidéo. Pour l’instant, la concurrence n’a plus qu’aller se rhabiller.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ Grâce à une première mi-temps parfaite, le club francilien s’impose (27-22) et retrouvera une autre équipe irlandais en finale, le Leinster.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ Le Luxembourgeois de la Quick-Step a remporté la Doyenne des classiques. Romain Bardet termine 3ème devant Julian Alaphilippe.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ Au moins 5 000 supporteurs irlandais ont fait le déplacement à Bordeaux pour encourager leur équipe en demi-finale de Coupe d’Europe, contre le Racing.
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Rugby : à Bordeaux, la « Red Army » du Munster comme à la maison

Au moins 5 000 supporteurs irlandais ont fait le déplacement à Bordeaux pour encourager leur équipe en demi-finale de Coupe d’Europe, contre le Racing.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 14h23
    |

            Adrien Pécout (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



   


Francis Jackson cache de sa main la bonne réponse : « Vous savez que la France a même eu un président d’origine irlandaise ? » Le patron du Connemara Irish Pub, à Bordeaux, pose la question devant une affiche accrochée à l’étage. Son document retrace l’histoire du maréchal de Mac Mahon, chef de l’Etat à la fin du XIXe siècle. Mais aussi celles de Jean-Baptiste Lynch et de David Johnston, deux anciens maires de la ville.
Sans remonter aussi loin, les supporteurs du Munster ont raison de se sentir comme chez eux à Bordeaux. Côté tribunes, la demi-finale de Coupe d’Europe s’annonce déséquilibrée au stade Chaban-Delmas, dimanche 22 avril (à partir de 16 h 15). D’un côté, au moins 5 000 membres de la « Red Army » pour encourager la province irlandaise. De l’autre, à peine 2 000 soutiens revendiqués pour son adversaire français, le Racing.

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En réalité, les supporteurs du Munster se sentent comme chez eux un peu partout. Il faut les voir, à chaque match, ces bataillons de maillots rouges chantant pour le « Mun-ster ! Mun-ster ! » « Dès que je vois quelqu’un du Munster, je l’aime, il fait partie de ma famille », insiste Darragh Duggan, verre en plastique à la main. Le jeune homme a fait le déplacement avec son père, livreur, dont les mollets font grand effet : le logo de l’équipe tatoué sur une jambe, une mention de la « Red Army » sur l’autre. 
18 h 30, veille de match, quelques bières pour patienter. Aveu de Duggan junior, debout en terrasse : « Honnêtement, à choisir, je préfère un titre en Coupe d’Europe pour le Munster plutôt qu’un grand chelem au Tournoi des six nations pour l’Irlande ! L’équipe nationale joue ses matchs à Dublin, elle. » Sous-entendu : pas dans le sud-ouest de l’île, où le Munster représente un peu plus d’un million d’habitants.
La classe ouvrière aussi
Une terre de passionnés, bien plus que les provinces du Leinster (à Dublin), de l’Ulster (à Belfast) et du Connacht (à Galway) : « Au Munster, tout le monde regarde le rugby, tout le monde va au match, la classe ouvrière aussi. Alors qu’au Leinster, par exemple, le public a un côté beaucoup plus élitiste, beaucoup plus riche », remarque Jonathan Hill, « fils de fermier », lunettes de soleil et espadrille pour profiter de la météo.
Acquiescement de son camarade, John Flynn :
« Nous, on dit souvent qu’il y a trois endroits où la classe ouvrière joue au rugby : au pays de Galles, en Nouvelle-Zélande et… à Limerick ! »
Ah, Limerick et son Thomond Park : 25 000 places, pour une agglomération d’environ 100 000 habitants. Une source de fierté pour cette ville que certains médias surnomment plutôt « Stab City », la ville des « coups de couteaux », pour y stigmatiser la criminalité. La localité accueille tous les matchs à domicile du Munster, en alternance avec Cork, capitale de la province.
Limerick et Cork : deux sociologies différentes mais un passé partagé, écrit l’historien Philip Dine, enseignant à l’université de Galway, contacté par Le Monde : 
« L’histoire irlandaise associe Cork et Limerick dans leur résistance au colonialisme britannique. Le siège de Limerick, en 1690, est encore régulièrement commémoré. Cork, pour sa part, est toujours connu aujourd’hui comme le “comté rebelle”. » 
« Ici, ici, c’est Montferrand ! »
A Bordeaux, le prix du déplacement peut largement dissuader les foyers les plus modestes. Pour ce match, l’hébergement le week-end et l’aller-retour, comptez environ « 500 euros », selon Aine Gleeson, avocate partie depuis Dublin (« avec une correspondance à l’aéroport de Birmingham », en Angleterre).
Soudain, clameur : « Ici, ici, c’est Montferrand ! », s’exclame la « Red Army », en français dans le texte. Les Irlandais saluent là les quelques supporteurs de Clermont, alias la « Yellow Army », selon un surnom trouvé par la presse irlandaise lors d’un match entre Munstermen et Clermontois. L’amitié entre les deux clubs repose sur une ferveur commune, selon Julien Chalendard, responsable de l’association des Jaunards à Bordeaux : « A Clermont comme au Munster, il y a des gens qui sacrifient leurs vacances pour suivre leur équipe. »
Cette année encore, Clermont et Munster ont failli se retrouver. Las, le Racing a éliminé les Auvergnats en quarts de finale. Alors Julien Chalendard porte sur lui un tee-shirt rouge avec son nouveau mot d’ordre, celui du Munster : « Stand up and fight » (Debout et combat).
D’autres, dans le bar, arborent un badge rouge en hommage à Anthony Foley : l’ancien numéro 8 de l’équipe est mort dans son sommeil en octobre 2016, à Suresnes (Hauts-de-Seine), alors qu’il s’apprêtait à entraîner le Munster contre le Racing pour un match de Coupe d’Europe. Il avait 42 ans et nul ne l’a oublié parmi la Red Army.



                            


                        

                        

