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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le baclofène est prescrit depuis les années 1970 comme relaxant musculaire. En France, il est autorisé depuis 2014 pour traiter la dépendance à l’alcool.
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L’efficacité du baclofène jugée « cliniquement insuffisante » pour soigner l’alcoolisme

Le baclofène est prescrit depuis les années 1970 comme relaxant musculaire. En France, il est autorisé depuis 2014 pour traiter la dépendance à l’alcool.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 17h54
   





                        



   


C’est un revers de taille pour le baclofène, ce médicament utilisé par des milliers d’alcooliques pour soigner leur addiction. Un comité d’experts missionné par l’Agence du médicament a conclu à une efficacité « cliniquement insuffisante » de la molécule, dans un avis rendu public, mardi 24 avril. Une conclusion vivement contestée par les partisans du baclofène, particulièrement véhéments.
Le comité estime, en outre, dans son avis que le baclofène présente « un risque potentiellement accru de développer des événements indésirables graves [y compris des décès] en particulier à des doses élevées ». Cela « conduit à considérer que le rapport bénéfice-risque [du baclofène] est négatif », poursuivent les experts.

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Le baclofène est prescrit depuis les années 1970 comme relaxant musculaire. En France, il est autorisé depuis 2014 pour traiter la dépendance à l’alcool, grâce à une recommandation temporaire d’utilisation (RTU).
Il y a un an, un laboratoire, Ethypharm, a fait une demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) afin de le commercialiser spécifiquement dans le traitement de l’alcoolisme. L’avis du comité d’experts est la première étape de cette demande d’AMM. La prochaine sera la réunion, les 3 et 4 juillet, d’une commission temporaire qui auditionnera les sociétés savantes et les associations de patients concernées. L’ANSM souligne donc prudemment que l’avis des experts ne préjuge pas de la décision finale.

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Composition controversée du comité
L’Agence « attend d’avoir l’ensemble des avis – sociétés savantes, associations de patients et experts de la commission – avant de se prononcer et de prendre sa décision d’AMM », a-t-elle déclaré, mercredi, à l’Agence France-Presse. Selon elle, cette décision interviendra « avant la fin de l’année ».
Pour autant, l’avis des experts mécontente les associations de patients. « Il aboutit inexplicablement à des conclusions diamétralement opposées » à celles de précédents comités d’experts, qui avaient « constaté l’efficacité et la sécurité du baclofène » pour accorder l’autorisation temporaire de l’utiliser (RTU), estime le collectif Baclohelp. Les partisans du baclofène dénoncent notamment la composition du comité d’experts mandaté par l’ANSM, formé de cinq membres, dont aucun n’est addictologue ni psychiatre.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ Il avait été placé en garde à vue mardi pour « menaces de mort par conjoint ou ex-conjoint », à la suite d’une plainte de son ex-compagne.
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Jawad Bendaoud condamné à de la prison avec sursis pour avoir menacé son ex-compagne

Il avait été placé en garde à vue mardi pour « menaces de mort par conjoint ou ex-conjoint », à la suite d’une plainte de son ex-compagne.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h30
   





                        


Jawad Bendaoud, logeur de deux djihadistes des attentats du 13 novembre 2015, a été condamné à six mois de prison avec sursis mercredi 25 avril pour des menaces sur son ex-compagne. Il avait été placé en garde à vue mardi à Saint-Denis pour « menaces de mort par conjoint ou ex-conjoint », à la suite d’une plainte de son ex-compagne, et était jugé en comparution immédiate.
Les menaces par « textos et appels » remontent à « fin mars », selon une source proche de l’enquête. « Je vais te tuer », « je vais t’égorger », aurait notamment déclaré le prévenu, selon cette source.
Le parquet de Bobigny avait requis dix mois de prison, dont quatre avec sursis contre ce délinquant multirécidiviste de 31 ans, qui était poursuivi pour des faits datant d’octobre 2015 et de mars-avril 2018, après sa sortie de prison où il avait passé vingt-sept mois à l’isolement avant d’être relaxé en février par le tribunal correctionnel de Paris pour « recel de malfaiteurs terroristes ». Il sera rejugé à partir du 21 novembre, le parquet, qui avait requis quatre ans de prison ferme à son encontre, ayant fait appel.

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                Jawad Bendaoud relaxé : 4 éléments pour comprendre le jugement



Vie « foutue »
Depuis sa sortie de prison, l’homme, qui poste régulièrement photos et vidéos sur les réseaux sociaux, a donné plusieurs interviews. Au début de mars, il confiait à BFM-TV que, pensant « être condamné à 80 % », il ne s’était « pas du tout préparé » à sortir de détention. Dans Libération, le 12 avril, il estimait sa vie « foutue ».
Son procès à Paris avait été marqué par des déclarations fantasques et autres coups d’éclat. Il comparaissait pour avoir mis à disposition d’Abdelhamid Abaaoud et de son complice, Chakib Akrouh, un squat où ils s’étaient repliés à Saint-Denis, le 17 novembre 2015, quatre jours après les sanglants attentats de Paris et Saint-Denis.
Les deux djihadistes étaient morts le 18 novembre dans l’assaut mené par les policiers du Raid. Jawad Bendaoud avait accédé subitement à la célébrité ce jour-là : à l’Agence France-Presse et à BFM-TV, il avait expliqué que l’assaut en cours étant mené dans un logement qui lui appartenait, avant d’être emmené par les policiers.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Un collectif de chercheurs préconise la création d’une entité publique chargée de calculer les inégalités de salaires entre hommes et femmes, plutôt que de contraindre les entreprises à se livrer à cet exercice délicat et polémique.
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La statistique « publique consacrée à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes »

Un collectif de chercheurs préconise la création d’une entité publique chargée de calculer les inégalités de salaires entre hommes et femmes, plutôt que de contraindre les entreprises à se livrer à cet exercice délicat et polémique.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h01
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. Pour tenter de résorber ce qui représente l’une des inégalités les plus criantes sur le marché du travail aujourd’hui – les écarts de salaires entre les sexes –, le gouvernement a annoncé une mesure intéressante, en partie inspirée par d’autres pays européens comme la Suisse. Il s’agit de développer un logiciel informatique gratuit permettant aux entreprises de calculer à partir de techniques statistiques éprouvées un écart de salaires entre les sexes, non explicable par des différences de caractéristiques personnelles comme le diplôme, l’âge, etc.
Cet écart serait calculé par toutes les entreprises de plus de 50 salariés et rendu public. Selon la proposition du gouvernement, qui devrait présenter son projet définitif le 3 mai, un écart trop élevé qui ne serait pas résorbé au bout de trois ans pourrait donner lieu à des sanctions financières.

Dans les discussions en cours, les organisations d’employeurs déplorent la mise en place d’une nouvelle obligation qui sera très lourde à gérer. Les syndicats s’inquiètent de leur côté du caractère technique et peu lisible de la méthode, et du fait qu’elle pourrait amener à ne pas prendre en compte des écarts de salaires entre les sexes totalement injustifiables, comme ceux résultant de taux de promotion différenciés à compétences égales.
Nous proposons une solution susceptible de lever l’ensemble de ces difficultés. Il s’agit de créer une entité publique consacrée à l’égalité salariale entre les femmes et les hommes qui documentera l’écart de salaire pouvant donner lieu à des sanctions et produira un bilan des écarts de salaires et de leurs causes pour chaque entreprise.
Qualité et fiabilité des chiffres
Le premier avantage de cette solution est d’ordre économique. Les entreprises font déjà remonter à l’administration des données sur l’ensemble de leurs salariés. Appariées au recensement, ces données contiennent toutes les informations vraiment utiles pour...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Pour l’universitaire Farid Laroussi, qui s’exprime dans une tribune au « Monde », que des citoyens soient assassinés pour leur identité ethnique ou religieuse est révoltant. Mais en rejeter le crime sur toute une communauté, et par extension sur une religion, relève de l’idéologie.
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L’appel des 300 « contre le nouvel antisémitisme » « ridiculise la cause qu’il prétend défendre »

Pour l’universitaire Farid Laroussi, qui s’exprime dans une tribune au « Monde », que des citoyens soient assassinés pour leur identité ethnique ou religieuse est révoltant. Mais en rejeter le crime sur toute une communauté, et par extension sur une religion, relève de l’idéologie.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 15h27
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h13
    |

Farid Laroussi (Professeur de lettres à l’université de la Colombie-Britannique à Vancouver, Canada)







                        



                                


                            

Tribune. Ils partirent trois cents, et par un prompt renfort des médias, ils n’arrivèrent à pas grand-chose. A la lecture de ce document diffusé par Le Parisien, puis relayé par les médias, on éprouve un immense sentiment de gâchis. Non seulement les arguments sont boiteux, telle une réflexion de l’ignorance profonde de l’islam dans ses principes mêmes, mais la mauvaise foi qui surnage révèle à quel point ce manifeste, plutôt que d’être une invitation au dialogue, a été composé à charge.
Si vous désirez parler de « cause nationale » et y ajouter que « la démocratie est en faillite », alors peut-être qu’il faudra s’armer d’idées plus solides, moins paternalistes aussi, que celles qui tendent à faire croire que les musulmans seraient en train de faire de la France un autre pays. Une telle abjection intellectuelle est non seulement inexacte, elle dissimule en vérité l’idéologie de l’islamophobie ambiante qui n’a eu de cesse depuis ces trente dernières années de provoquer et de déchirer la matière même de la nation, en jouant, par exemple, une communauté contre une autre, comme c’est le cas ici.

Le plus inquiétant dans ce document est cette espèce de canonisation de l’antisémitisme que l’on jette là sur la place publique et qui exclut toute discussion. Que nous sert-on par procuration ? De grandes déclarations (« lente épuration ») pour effrayer le bourgeois, la vision réductrice de la condition postcoloniale, une laïcité dévoyée qui stigmatise le même groupe de Français, ou bien un discours sur la violence qui fait fi de la violence socio-économique.
Alors qu’on aurait pu saisir l’occasion d’entamer un débat sur le mécanisme cumulatif de la violence sociale et politique dans la France d’aujourd’hui, ce manifeste sombre dans les platitudes rassurantes de l’entre-soi où des politiques se mêlent à des artistes, et pour faire bonne mesure les imams de service en défaut de crédibilité et de respect au sein de...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ La proportion des acquéreurs de logements anciens de 60 ans et plus est passée de 13 % à 17,8 % en dix ans.
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Immobilier ancien : en province, presque un acheteur sur cinq a plus de 60 ans

La proportion des acquéreurs de logements anciens de 60 ans et plus est passée de 13 % à 17,8 % en dix ans.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 14h04
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 14h51
    |

            Jérôme Porier








                        



   


La proportion des acquéreurs de logements anciens en province âgés de 60 ans et plus est passée de 13 % à 17,8 % entre 2007 et 2017, tous type de logements confondus, selon une étude des Notaires de France rendue publique en début de semaine.
Dans le détail, cette hausse a été plus prononcée sur le marché des appartements anciens où les seniors ont représenté 21,6 % des acquéreurs en 2017, contre 15,4 % en 2007. Sur le marché des maisons anciennes, leur part est passée de 11,4 % à 15,8 %.

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« Cette hausse des acquéreurs de 60 ans et plus est à relier au vieillissement de la population. Avec l’allongement de la durée de vie et l’avancée en âge des générations du baby-boom, le vieillissement de la population française se poursuit », analysent les notaires.
Baisse du nombre de jeunes acquéreurs
Les habitants âgés d’au moins 60 ans en province représentent ainsi 26,9 % de la population en 2017, soit une progression de 4,3 points en dix ans. En revanche, la proportion des acquéreurs de moins de 40 ans est moins importante en 2017 qu’en 2007 : -1,5 point pour les moins de 30 ans et -2,8 points pour les 30 à 39 ans. Après avoir progressé jusqu’en 2009 pour atteindre 19,2 %, la part des moins de 30 ans oscille entre 16 % et 17 % depuis 2014.

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Cette baisse a davantage touché le marché des appartements anciens. Dans l’individuel, les moins de 30 ans représentent 15,2 % des acquéreurs, aussi bien en 2017 qu’en 2007. La part des acquéreurs de 30 à 39 ans a principalement baissé dans les années 2011 et 2012. Depuis 2013, leur part varie entre 27 % et 28 %.
A l’instar des moins de 30 ans, elle a davantage baissé dans le collectif que dans l’individuel. En 2017, les 30 à 39 ans ont acheté 22,5 % des appartements anciens et 30,5 % des maisons anciennes.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Le juriste Francis Kessler rappelle impossibilité de principe d’utiliser les titres en dehors des jours effectivement travaillés, en particulier les dimanches et jours fériés.
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Pas de titre-restaurant le 1er-Mai

Le juriste Francis Kessler rappelle impossibilité de principe d’utiliser les titres en dehors des jours effectivement travaillés, en particulier les dimanches et jours fériés.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 13h26
    |

                            Francis Kessler (Maître de conférences à l'université Paris-I-Panthéon-Sorbonne)








                        



                                


                            

Question de droit social. Les « luncheon vouchers », inventés en 1954 au Royaume-Uni, ont été importés en France en 1962 par Jacques Borel sous l’appellation « tickets restaurant », aujourd’hui marque de la société Edenred, puis en 1964 par Georges Rino, fondateur de la société coopérative et participative « Chèque déjeuner », devenue pilier du Groupe UP. Ils ont ensuite été rejoints par « Chèque Restaurant » et « Ticket Repas », actuellement détenus par Sodexo, et « Chèque de Table », de Natixis.
Destinés à pallier l’absence de cantine, ces titres consistent en pratique en l’achat par l’employeur à un émetteur d’un « moyen spécial de paiement », se présentant généralement sous la forme d’un coupon, que l’employeur revend ensuite à son salarié.
Un avantage en nature
Ce dernier peut l’utiliser pour payer un repas au restaurant ou, depuis décembre 2010, un « produit à consommation immédiate, le cas échéant à réchauffer ou à décongeler, notamment des produits laitiers » ou des « fruits et légumes, qu’ils soient ou non directement consommables », acquis auprès d’organismes ou d’entreprises assimilés à des restaurants ou d’un détaillant en fruits et légumes, indique l’article R. 3262-4 du code du travail. Le commerçant se fait ensuite rembourser la valeur du coupon par l’organisme émetteur.

La partie du titre-restaurant non facturée au salarié par l’employeur est un avantage en nature. Depuis une ordonnance de 1967, cette part patronale bénéficie d’un régime d’exonération partielle de cotisations et de contributions sociales. Elle n’entrait pas non plus dans l’assiette de l’impôt sur le revenu jusqu’en 2014, date à laquelle cet avantage fiscal au salarié a été plafonné et donc raboté.
Les conditions d’utilisation des titres-restaurants, décrites aux articles R. 3262-4 et suivants du code du travail, sont par ailleurs draconiennes : titre nominatif d’une durée limitée à l’année...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Des chercheurs s’élèvent contre l’instrumentalisation pseudo-scientifique de données génétiques conduisant à déduire des différences psychologiques entre les êtres humains.
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Halte aux « fake news » génétiques

Des chercheurs s’élèvent contre l’instrumentalisation pseudo-scientifique de données génétiques conduisant à déduire des différences psychologiques entre les êtres humains.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 13h00
   





                        



                                


                            
En qualité de chercheurs en ­génétique, en neurobiologie, en études sociales ou philosophiques de ces disciplines, nous ­tenons à manifester notre inquiétude face au retour d’un discours pseudo-scientifique sujet à toutes sortes d’instrumentalisations : il existerait un « socle » génétique, important et quantifié, à l’origine de différences psychologiques entre les êtres humains, en particulier selon la classe sociale, les origines ou le sexe.
Ainsi, on peut lire que l’intelligence est aux deux tiers génétique, et que l’école doit utiliser au mieux ce tiers sur lequel elle peut jouer en focalisant ses efforts sur les « gamins pauvres ». Il est de même affirmé que la réussite scolaire est influencée par des facteurs génétiques à hauteur de 30 % à 50 %, à parts égales avec les facteurs familiaux et sociaux, et que les personnes les plus défavorisées socialement sont aussi les plus désavantagées génétiquement. Outre qu’il existerait une mesure valide de l’intelligence, et qu’on aurait montré que les enfants de milieux socialement défavorisés naissent en moyenne avec un « désavantage génétique », on laisse croire que l’influence du bagage génétique serait invariable. Les caractéristiques des personnes seraient déterminées par l’addition d’une « part génétique » et d’une « part environnementale ».
Pourcentages fallacieux
Ces invocations de pourcentages ­génétiques sont un usage dévoyé de la notion scientifique d’héritabilité. L’héritabilité d’un trait (exemple : la performance à un test de QI) est le résultat d’un calcul statistique, fait sur une ­population donnée, visant à répondre à la question suivante : quelle est la part de la variabilité du trait dont la variabilité génétique peut rendre compte ? Outre que la méthodologie de l’étude et le choix du modèle statistique peuvent avoir un impact considérable sur le résultat du calcul, il est important de comprendre deux aspects essentiels de cette notion d’héritabilité.
D’une part, l’héritabilité...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ Le professeur de philosophie Thomas Schauder invite à s’interroger, dans sa chronique hebdomadaire, sur le recours aux sciences cognitives dans l’enseignement.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤                     
                                                

Les neurosciences vont-elles faire de l’homme une machine ?

Le professeur de philosophie Thomas Schauder invite à s’interroger, dans sa chronique hebdomadaire, sur le recours aux sciences cognitives dans l’enseignement.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h59
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 13h43
   





                        



   


Chronique. « Il est essentiel, dans un pays moderne, que les décisions éducatives soient éclairées par les sciences. » Cette phrase est extraite d’un entretien accordé au Figaro le 9 janvier par Jean-Michel Blanquer, ministre de l’éducation nationale, et elle est révélatrice du rapport que l’autorité politique entretient actuellement avec les sciences dites « dures ». Car quand M. Blanquer parle des sciences, il n’entend pas les sciences humaines (psychologie, sociologie, ethnologie…), celles-là même que l’on accuse régulièrement d’entretenir une « culture de l’excuse », mais les sciences cognitives, surreprésentées dans le Conseil scientifique de l’éducation nationale dont il a confié la présidence à Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France.
Le « nouveau monde » qu’on nous présente, dans lequel le politique s’intéresse à l’intelligence artificielle, aux neurosciences et à l’apport des technologies numériques, n’est en fait pas si nouveau que ça, et ne va pas non plus de soi. Au-delà des objectifs économiques évidents (notamment mis en valeur dans le rapport Villani), une idéologie scientiste est à l’œuvre qui assimile la politique à une gestion de « stocks » et de « flux » humains, et l’individu à son seul mécanisme cérébral.
L’inexistence de l’âme
Qu’on ne se méprenne pas : les sciences cognitives, pas plus que la génétique ou que n’importe quelle autre discipline scientifique, ne sont pas mauvaises en soi. Elles sont en réalité héritières d’une très longue tradition philosophique, qui part de l’atomisme antique et qui passe par le monisme matérialiste des Lumières :
« [Le] cerveau est le centre commun où viennent aboutir et se confondre tous les nerfs répandus dans toutes les parties du corps humain : c’est à l’aide de cet organe intérieur que se font toutes les opérations que l’on attribue à l’âme ; ce sont des impressions, des changements, des mouvements communiqués aux nerfs qui modifient le cerveau ; en conséquence il réagit, et met en jeu les organes du corps, ou bien il agit sur lui-même et devient capable de produire au-dedans de sa propre enceinte une grande variété de mouvements, que l’on a désignés sous le nom de facultés intellectuelles. » 
(D’Holbach, « Système de la nature », 1770)
L’idée est simple : « l’âme », principe invisible, intangible et immortel de vie et de pensée, n’existe pas indépendamment du corps, n’est rien d’autre que le nom que l’on donne à certaines fonctions corporelles, que l’on a depuis longtemps su associer aux fonctions cérébrales. Dans une société où la religion jouait un très grand rôle, cette idée était révolutionnaire.
Mais les Lumières, qui voyaient dans le triomphe de la science et de la technique la libération de l’Humanité, ont aussi accouché des monstres de l’eugénisme et du racisme au XIXe siècle. En effet, à partir du moment où l’on affirme que la science peut et doit améliorer l’homme, il n’y a qu’un pas à franchir pour justifier que l’on se débarrasse de tout ce qui nuit à cette amélioration au nom de principes médicaux et hygiénistes. C’est la leçon que les tenants du cognitivisme se devraient de méditer aujourd’hui.
L’illusion de la neutralité
Car quand Stanislas Dehaene déclare qu’il veut « agir pour l’éducation des jeunes, indépendamment de toute idéologie » (Le Monde, 15 janvier), il oublie une leçon fondamentale de l’épistémologie : la neutralité dans les sciences est une illusion. Et ce d’autant plus quand le chercheur se met au service de la puissance politique, comme c’est son cas, ou du système de production (comme le rappelle Gérard Pommier, l’application des neurosciences dans l’éducation a déjà eu pour effet la prescription massive de Ritaline pour calmer l’hyperactivité, au grand bonheur des laboratoires pharmaceutiques).
Un bon exemple nous a été offert récemment par Laurent Alexandre (Le Monde, 12 avril) qui, après avoir affirmé que « [des] études ont mis en évidence le fait que la réussite et les capacités intellectuelles étaient fortement dépendantes du patrimoine génétique » semble se reprendre : « La génétique ne peut pas prendre le risque de cautionner une idéologie inégalitaire. » Trop tard. Le mal est déjà fait, au nom des sacro-saintes « études » et autres « experts ».
Là encore, rien de nouveau sous le soleil : cette manière de s’en remettre à l’expertise pour cautionner tout et n’importe quoi est caractéristique du taylorisme, qui suppose que le travailleur doit s’en remettre à « un homme plus habitué que lui à découvrir les lois, à les développer et chargé de lui apprendre à travailler conformément à ces lois » (Taylor, Principes d’organisation scientifique, 1911 ; cité par Roland Gori). L’organisation « scientifique » du travail théorisée par Taylor impose une division entre ceux qui ordonnent (dans les deux sens : qui donnent les ordres et qui réfléchissent aux procédures) et ceux qui exécutent ; entre la tête et les bras, en somme. Rien d’étonnant, dès lors, à ce qu’il soit remplaçable par une machine. Ou mieux encore : qu’il devienne lui-même une machine…
Vers l’homme-machine
Replacé dans le processus plus large de « taylorisation de l’existence », il n’est pas étonnant que ce soit le modèle explicatif des sciences cognitives qui ait le vent en poupe. Le cognitivisme n’est pas sans arrière-pensée, puisqu’il part du postulat que la pensée peut se réduire au traitement d’informations et que l’imagerie cérébrale permet de constater empiriquement son fonctionnement. Autrement dit, si on lui soumet une information, on le verra exécuter un mouvement. Le cerveau fonctionne comme un ordinateur (d’où le poids actuel de l’intelligence artificielle : si le cerveau fonctionne comme un ordinateur, alors un ordinateur peut fonctionner comme un cerveau), mais aussi comme… un ouvrier !
L’homme se trouve ainsi réduit à une machine complexe, sur laquelle toute manipulation visant à en augmenter les performances serait justifiée. Et pour tout ce qu’on ne pourra améliorer, on utilisera des machines. La voiture intelligente permettra de diminuer les accidents de la route (une fois qu’elle ne les provoquera plus elle-même), parce que l’homme est décidément trop faible et trop imprévisible pour conduire une voiture tout seul. Des robots effectueront tous les actes médicaux, parce que la santé n’est rien d’autre qu’une affaire de mécanique. Des MOOC remplaceront aisément les enseignants, puisqu’« une classe efficace alterne, chaque jour, des périodes d’enseignement explicite et des périodes de contrôle des connaissances (lecture à haute voix, questions/réponses, quiz…) » (Le Monde, 20 décembre 2013). 
Finalement, « le nouveau monde » où politique et entreprise ont recours massivement aux sciences cognitives (ainsi qu’à l’intelligence artificielle et aux algorithmes qu’elles permettent de développer) veut tendre vers un monde sans aspérité, sans problèmes, sans conflits ; où le progrès technique et scientifique nous mène sur le chemin du bonheur. C’est « un monde sans esprit », un monde déshumanisé, issu des « utopies » du XIXe siècle. Ni nouveau, ni désirable.
Thomas Schauder

A propos de l’auteur de la chronique
Thomas Schauder est professeur de philosophie. Il a enseigné en classe de terminale en Alsace et en Haute-Normandie. Il travaille actuellement à l’Institut universitaire européen Rachi, à Troyes (Aube). Il est aussi chroniqueur pour le blog Pythagore et Aristoxène sont sur un bateau. Il a regroupé, sur une page de son site, l’intégralité de ses chroniques Phil d’actu, publiées chaque mercredi sur Le Monde.fr/campus.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Le Crédit mutuel refuse de rembourser un client qui a divulgué ses codes secrets en répondant à un courriel de phishing ou « hameçonnage ». La Cour de cassation admet qu’un « client normalement attentif », devrait repérer les « indices » qui permettent de déceler le caractère falsifié du message.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ 
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Les avocats de Mme Bolle avaient plaidé la levée ou, à défaut, la modification du strict contrôle judiciaire auquel leur cliente est soumise depuis août 2017.
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Affaire Grégory : Murielle Bolle autorisée à rentrer chez elle

Les avocats de Mme Bolle avaient plaidé la levée ou, à défaut, la modification du strict contrôle judiciaire auquel leur cliente est soumise depuis août 2017.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h26
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 12h13
   





                        


La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon a levé partiellement le contrôle judiciaire de Murielle Bolle, personnage clé dans l’affaire Grégory. Conséquemment, elle est « autorisée à rentrer chez elle », a déclaré le procureur général Jean-Jacques Bosc, mercredi 25 avril.
« La chambre de l’instruction a fait droit partiellement à la demande de main levée du contrôle judiciaire de Murielle Bolle, qui est autorisée à rentrer chez elle », a déclaré M. Bosc à l’Agence France-Presse. Toujours mise en examen, Murielle Bolle a toutefois toujours l’interdiction d’entrer en contact avec les protagonistes de l’affaire.

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Un des avocats de Mme Bolle, Me Christophe Ballorin, a souligné qu’il s’agissait d’un « énorme soulagement » pour sa cliente, dont « l’objectif essentiel était de reprendre le cours de sa vie dans les Vosges, ce qu’elle va s’empresser de faire ».
Après une première demande rejetée à la fin de janvier, les avocats de Murielle Bolle avaient plaidé le 13 avril la levée ou, à défaut, la modification du contrôle judiciaire strict auquel leur cliente est soumise, contrainte de résider dans la Nièvre, loin des Vosges, depuis le début d’août 2017. La décision avait été mise en délibéré.
Décision sur la nullité de la mise en examen
En 1984, alors âgée de 15 ans, Murielle Bolle avait accusé son beau-frère Bernard Laroche, lors d’une garde à vue devant les gendarmes, d’avoir enlevé le petit Grégory Villemin, puis s’était rétractée. Bernard Laroche avait été incarcéré, relâché, puis tué d’un coup de fusil par son cousin Jean-Marie Villemin, le père de l’enfant, en 1985.
La justice soupçonne Murielle Bolle, aujourd’hui âgée de 48 ans, d’avoir participé à l’enlèvement, et soutient que sa rétractation s’explique par des violences familiales subies à l’époque — ce qu’elle conteste. Murielle Bolle « est innocente, elle l’a toujours été », avait insisté Me Vincent Nioré, l’un de ses conseils.
Les magistrats de la chambre de l’instruction examinaient aussi, le 13 avril, la nullité des mises en examen de Murielle Bolle et des époux Jacob, également mis en cause dans cette affaire. Les magistrats rendront leur décision sur cette question le 16 mai.

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Septuagénaires, Marcel et Jacqueline Jacob sont soupçonnés d’avoir été les « corbeaux » de l’affaire, à l’origine de plusieurs lettres anonymes bien renseignées. Le grand-oncle et la grand-tante de l’enfant, qui clament leur innocence, seraient impliqués dans l’enlèvement et la mort du garçonnet dans le cadre d’un « acte collectif ».
Initialement soumis eux aussi à un contrôle judiciaire strict, qui leur imposait de résider séparément et loin de leur domicile vosgien, les époux Jacob ont depuis été autorisés, comme Murielle Bolle, à rentrer chez eux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ « Le Monde » publie des extraits de « La tête qui tourne et la parole qui s’en va », dans lequel Béatrice Gurrey, grand reporter au quotidien, raconte le bouleversement qu’a été la découverte d’Alzheimer chez ses parents.
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Alzheimer, une épreuve familiale

« Le Monde » publie des extraits de « La tête qui tourne et la parole qui s’en va », dans lequel Béatrice Gurrey, grand reporter au quotidien, raconte le bouleversement qu’a été la découverte d’Alzheimer chez ses parents.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h14
    |

            Béatrice Gurrey








                        



                                


                            
Grand reporter au « Monde », Béatrice Gurrey témoigne du bouleversement qu’a constitué la découverte de la maladie Alzheimer chez ses deux parents. Des premiers troubles à la quête d’un établissement adapté, elle livre, dans « La tête qui tourne et la parole qui s’en va », le récit d’un drame qui désarme les proches de centaines de milliers de malades. Parution le 26 avril 2018.
Bonnes feuilles. Septembre 2014. Dans la salle d’attente du docteur L., le généraliste de mes parents à Aix-en-Provence, mon père regarde fixement une photo de gratte-ciel, à New York. Il murmure, pour lui-même, de sa voix cassée : « Il y avait des crocs de boucher. Des carcasses qui pendaient partout. » Dans la chambre froide il y a soixante-dix ans ? Dans la ferme de ses grands-parents ? Je ne pose pas de question.
Pour rien au monde il n’aurait voulu devenir boucher. Mais il aimait acheter la viande. Le client qui ne s’en laisse pas conter, qui veut de la joue de bœuf, de la bavette, de l’araignée et taille le bout de gras avec le commerçant, en connaisseur. Du bon côté du comptoir réfrigéré.
L’heure est venue où il ne peut plus faire semblant. Paraître. Etre cet homme élégant qui a habité un grand appartement dans le 7e arrondissement de Paris, qui chassait en Irlande, en Sologne et roulait en belles caisses. Ce monstre de volonté, déjà père et étudiant le soir aux Arts et Métiers. Cet Alsacien entêté, obsédé par la réussite, que la vague des « trente glorieuses » a déposée à ses pieds. Ce beau gars que les femmes regardaient.
Le Dr L. procède au mini mental state examination, constitué d’une batterie de questions simples. Nous sommes cinq : le médecin, mes parents, mon mari et moi. Pierre commence.
« En quelle année sommes-nous ?
— En 1991.
— En quelle saison ?
— Une saison de chasse.
— Quel mois ?
— Août. »
Aucune...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ Dans les collèges et les lycées, des séances avec conseillers familiaux et infirmières scolaires tentent de casser les stéréotypes sexistes et de lever les nombreux tabous.
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Education à la sexualité : « De “ça”, on ne parle pas… à moins d’être mariée ! »

Dans les collèges et les lycées, des séances avec conseillers familiaux et infirmières scolaires tentent de casser les stéréotypes sexistes et de lever les nombreux tabous.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h20
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 11h20
    |

                            Mattea Battaglia








                        



                                


                            
Quand Christine Héritier demande « Et le consentement, ça vous parle ? », la réaction des collégiens et des lycéens qu’elle encadre lors de séances d’éducation à la sexualité est souvent la même : « Madame, c’est quoi, le consentement ? » Puis, une fois que la conseillère conjugale et familiale rattachée au centre de planification des Bluets-Trousseau (Paris 12e) explique que « c’est la possibilité de dire non, ou oui, à une relation amoureuse ou à une proposition », la réponse des adolescents fuse : « Ben, c’est pas compliqué, pour dire non, il suffit de dire non ! »
Pas compliqué, vraiment ? A l’heure où les relations entre jeunes se nouent et se dénouent à coup de « snaps » et de textos, mettre des mots sur le consentement, élevé par les adultes au rang de principe dans le sillage de l’affaire Weinstein, ne va pas de soi. Pas plus que de parler de la relation amoureuse. « De “ça”, on ne parle pas… à moins d’être mariée ! », confie dans un éclat de rire masquant mal sa gêne Sofia, en 4e dans un collège du 20e arrondissement parisien où Christine Héritier intervient, ce mercredi.

C’est surtout avec des groupes de collégiennes et de lycéennes d’établissements de l’est de Paris, en éducation prioritaire, qu’elle travaille en ce moment. Toujours en binôme avec une infirmière scolaire et toujours à la demande d’équipes pédagogiques. « Sur les réseaux sociaux, ces jeunes sont abreuvés de messages, d’images, de vidéos, parfois aussi de porno. Mais ils n’accèdent pas plus que par le passé aux informations dont ils ont besoin pour bâtir leur vie affective, défend-elle ; et ils n’ont pas plus d’espace de liberté pour confier leurs angoisses ou poser leurs questions. »
« Ça n’existe pas, la vie amoureuse à 15 ans »
Un espace qu’elle leur offre, le temps d’une de ces séances d’éducation à la sexualité inscrites dans la loi du 4 juillet 2001 (« à raison...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Une information judiciaire avait été ouverte en avril 2016 pour homicide involontaire d’un caméraman, mort en 2015 dans un accident d’hélicoptère lors d’un tournage en Argentine.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤                     
                                                

Accident mortel de l’émission « Dropped » : la société de production condamnée pour « faute inexcusable »

Une information judiciaire avait été ouverte en avril 2016 pour homicide involontaire d’un caméraman, mort en 2015 dans un accident d’hélicoptère lors d’un tournage en Argentine.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 10h45
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 17h32
   





                        


Adventure Line Productions (ALP), la société de production de l’émission « Dropped », a été condamnée pour « faute inexcusable » à indemniser la famille d’un caméraman, mort en 2015 dans un accident d’hélicoptère lors d’un tournage en Argentine, selon la décision dont l’AFP a obtenu copie mercredi 25 avril.
La famille du caméraman avait saisi le tribunal des affaires de sécurité sociales (TASS) des Hauts-de-Seine.
Le plus gros accident de la télé-réalité française
Survenue sur le tournage de cette émission diffusée par TF1, la collision entre deux appareils le 9 mars 2015 avait coûté la vie à dix personnes. Parmi les victimes, trois champions, dont la navigatrice Florence Arthaud, la nageuse Camille Muffat et le boxeur Alexis Vastine. Ce dernier avait décroché la médaille de bronze aux Jeux olympiques de Pékin, en 2008, avant de s’incliner, contre toute logique sportive, en quarts de finale des Jeux de Londres quatre ans plus tard.

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Déjà un mort en 2013 dans une émission produite par ALP
L’émission de télé-réalité « Dropped » avait été réalisée par Adventure Line Productions (ALP), une grande société de production française spécialiste des jeux d’aventure comme « Fort Boyard » ou « Koh-Lanta ». Société historique, créée en 1972, elle a déjà été confrontée à une crise quand, en mars 2013, un participant à « Koh-Lanta » était mort lors d’un tournage au Cambodge.
A l’origine, la société produisait des jeux d’aventure comme « Fort Boyard », devenu un des fleurons de la télévision française, mais aussi « La Chasse aux trésors » ou « La Course autour du monde ». ALP, qui compte aujourd’hui une trentaine d’employés permanents au siège, produit aussi ponctuellement des fictions ou le magazine d’actualité quotidien d’Arte « 28 minutes », présenté par Elisabeth Quin.
Ces dernières années, ALP a réalisé plusieurs adaptations de formats étrangers de grandes émissions aux frontières du jeu, du divertissement et de la télé-réalité : « Koh-Lanta » (inspiré de « Survivor »), « Popstars », « Belle toute nue » (inspirée de « How to look good naked »)… Elle a produit « Moundir, l’aventurier de l’amour », autour d’un ancien participant de « Koh-Lanta », ou « L’Etoffe des champions », jeu d’aventure diffusé à l’été 2011 avec des anciens du monde du sport, comme le judoka Thierry Rey et l’entraîneur de football Raymond Domenech.

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Une émission survivaliste
Le principe de « Dropped » consistait à « lâcher » (drop, en anglais) les candidats en hélicoptère dans un lieu reculé, loin de toute zone habitée, et à les laisser retrouver par leurs propres moyens — sans carte ni boussole — des endroits habités pour recharger leur téléphone portable et appeler l’animateur de l’émission. A charge pour les candidats, des anciens sportifs professionnels, de subvenir à leurs besoins.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Après l’opération policière sur le site universitaire parisien, des témoignages ont fait état d’un blessé grave. Malgré les démentis, la rumeur a continué à circuler, tenace.
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤                     
                                                

Cinq jours après l’évacuation de Tolbiac, la vérité se fait jour

Après l’opération policière sur le site universitaire parisien, des témoignages ont fait état d’un blessé grave. Malgré les démentis, la rumeur a continué à circuler, tenace.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 10h41
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h14
    |

            Cécile Bouanchaud








                        



   


Cinq jours ont passé et, sur le parvis du site universitaire de Tolbiac, étudiants et syndicalistes ont laissé place aux camions de CRS. Vendredi 20 avril, au petit matin, les forces de l’ordre ont cueilli dans leur sommeil une cinquantaine de militants qui occupaient le campus de l’université Paris-I, pour protester, initialement, contre la sélection à l’université introduite par la loi ORE (orientation et réussite des étudiants).
En quarante-cinq minutes, l’opération policière a mis fin à trois semaines de mobilisation sur ce site, devenu le lieu de vie de quelque deux cents étudiants, où se tenait chaque jour ateliers, projections, conférences et soirées, avec un public allant jusqu’à un millier de personnes.
Intervention policière violente, manifestants blessés, dégradation des locaux…, cette évacuation a généré son lot de récits contradictoires, faisant régner une confusion tenace.

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Opération policière de grande ampleur
Les récits s’accordent sur un point : l’opération menée par les policiers, vers 5 heures du matin, au cœur des vacances scolaires, était de grande ampleur. La préfecture de police de Paris fait état d’environ cent cinquante hommes mobilisés.
Raphaël*, étudiant de 25 ans en philosophie à Paris-I, et membre de la Commune libre de Tolbiac (nom du mouvement d’occupation étudiant sur le campus de Paris-I), évoque un « rapport de force écrasant » entre les CRS « qui remplissaient tout le hall », et la cinquantaine d’étudiants qui occupaient les lieux ce matin-là.
Dès lors, les versions divergent. Dans un premier communiqué publié le vendredi matin, la préfecture fait part d’une évacuation qui s’est déroulée « dans le calme et sans incident », faisant état d’« une seule interpellation pour outrage et rébellion ».
Les étudiants présents sur place dénoncent, eux, une intervention policière « violente », causant des blessés. Raphaël, absent lors de l’évacuation, mais qui recense les témoignages de ceux qui y étaient, évoque pêle-mêle « les chaises jetées par terre », « les jets de gaz lacrymogènes en pleine tête », « les coups de matraque » ou encore « les jeunes traînés sur le sol », « alors que nous étions dans une démarche pacifique sans être armés ».
Rumeurs sur un blessé
Surtout, plusieurs témoignages, le plus souvent rapportés, ont fait état vendredi de personnes blessées, dont une grièvement. Cette version a été largement relayée, notamment par des sites comme Reporterre : celle d’un étudiant qui serait tombé sur la tête après qu’un policier l’avait agrippé à la jambe alors qu’il tentait d’escalader une grille de plusieurs mètres de haut pour fuir les forces de l’ordre.
Leïla, une étudiante, fait partie des trois personnes dont le témoignage a été repris par des sites d’information, notamment par Le Média, la webtélé proche de La France insoumise, auquel elle affirmait :
« La première chose que l’on a vue, c’est un gars, devant les grilles, avec la tête complètement explosée, une flaque de sang énorme. »
Le site Internet de l’hebdomadaire Marianne a également publié le témoignage de Jaspal De Oliveira Gill, représentante de l’UNEF dans cette université, qui faisait état d’une personne « dans le coma », puis évoquait, une demi-heure plus tard, et « désormais au conditionnel, un étudiant gravement blessé à la tête », commente Delphine Legouté, rédactrice en chef de Marianne.net, qui précise que l’article a ensuite évolué « au fur et à mesure les réactions officielles ».
Malgré les démentis, nombreux, la version fausse a continué de circuler sur les réseaux sociaux et sur les sites militants plusieurs jours après les faits.
Le site Reporterre a mis fin aux rumeurs, mercredi 25 avril au matin, en publiant un article dans lequel la rédaction reconnaît que les témoignages cités n’étaient pas fiables.
Libération, qui a également enquêté sur le sujet, assure que Leïla « a avoué avoir menti ». Le journal rapporte aussi les propos de plusieurs riverains, dont aucun n’a observé de chute rue Baudricourt, où la victime supposée était censée s’être blessée.
Contacté mercredi 25 avril, Gérard Miller, l’un des fondateurs du site Le Média, ne compte pas se « laisser impressionner par les cris d’orfraie des défenseurs de “l’exactitude” », évoquant des étudiants traumatisés, à qui « il fallait donner la parole »  :
« Le scandale, c’est l’offensive policière dans les facs, du jamais vu à cette échelle, pas cette info inexacte et vite corrigée. »
Série de démentis

   


Dès vendredi, dans un communiqué, la préfecture de police de Paris dénonçait des « rumeurs faisant état d’une personne grièvement blessée » :
« Aucun blessé grave qui puisse être en lien avec cette opération d’évacuation n’a été hospitalisé. »
La préfecture de police de Paris déclarait seulement qu’un jeune homme souffrant d’une « douleur au coude » avait été pris en charge par les pompiers, avant d’être transféré à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dont il était sorti « de lui-même », une heure plus tard.
Cette information avait été confirmée le lendemain par l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). L’institution qui gère trente-cinq hôpitaux en Ile-de-France avait assuré qu’aucun « blessé grave » n’avait été admis dans ses services.

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Solidaire du mouvement étudiant, le syndicat SUD Santé, qui avait évoqué sur Twitter le jour de l’évacuation l’hospitalisation d’un patient « à la grande garde de neurochirurgie », avait alors jugé « recevables » les déclarations de l’AP-HP.
Alors que plusieurs témoins évoquaient également une trace de sang sur le trottoir, qui aurait été laissée par la victime supposée, le maire adjoint chargé de la propreté à la ville de Paris, Mao Peninou, avait fait savoir samedi qu’« après vérification auprès des services et des équipes locales », aucune flaque « ou quoi que ce soit s’en approchant », n’avait été nettoyée ou repérée.
« Des dégradations »
L’autre point de crispation entre les étudiants et les autorités porte sur les accusations de dégradations prétendument commises par les occupants de l’université. Une enquête pour dégradations en réunion a été ouverte, après une plainte déposée par la présidence de Paris-I, qui a mandaté des experts pour réaliser un chiffrage précis. Lundi, la ministre de l’enseignement supérieur, Frédérique Vidal, a avancé la somme de 200 000 à 300 000 euros.
Côté étudiants, on assure que les lieux étaient correctement entretenus grâce à un système d’autogestion, composé de commissions pour chaque tâche de la vie quotidienne, comme le ménage. S’agissant des tags, qui se sont accumulés sur les murs de l’établissement, les étudiants les perçoivent comme « un acte politique de réappropriation des lieux ».

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Les occupants reconnaissent toutefois « des dégradations » relevant d’actes « individuels », et qui ont été sanctionnées. Selon eux, le piteux état des locaux est de la responsabilité « de l’institution, qui a laissé la vétusté s’installer », résume Raphaël, pour qui de nombreuses universités de France font face à ce problème.
Les membres de la Commune libre de Tolbiac estiment également que l’intervention policière « a contribué à ravager les lieux », évoquant « une porte taillée à l’aide d’une scie circulaire ». Contactée par Le Monde, la préfecture de police assure que « les forces de l’ordre ont accédé aux lieux sans effraction, avec le concours de membres du personnel de l’université ».
Alors que le président de l’université Paris-I, Georges Haddad, a fait état de vols, le collectif reconnaît que du matériel informatique a effectivement été dérobé, avant qu’une commission sécurité se charge de le surveiller.
« Tolbiac n’est pas une finalité pour nous, la mobilisation continue ailleurs »
Un tel contexte ne permet pas d’envisager une réouverture du site prochainement, informe le service communication de l’université Paris-I, qui a allongé d’une semaine la durée des examens. Prévus du 2 au 26 mai, les examens ont également dû être délocalisés.
Pour les étudiants de la Commune libre de Tolbiac, la préoccupation n’est pas celle des examens, mais celle de poursuivre leur mouvement. Durant le week-end, ils ont été accueillis par les étudiants de Nanterre et de Censier (Paris-III) qui bloquent également leur site universitaire.

   


« Tolbiac n’est pas une finalité pour nous, la mobilisation continue ailleurs, ce n’est pas en évacuant le centre Pierre-Mendès-France que le gouvernement va empêcher notre mouvement de se poursuivre », résume Raphaël, qui assure qu’une AG doit se tenir le 30 avril, juste avant la mobilisation du 1er mai.
Cinq jours ont passé et, sur le parvis du site universitaire de Tolbiac, une phrase émerge, résumant l’état d’esprit des étudiants mobilisés : « La commune libre de Tolbiac vivra. »
* Le prénom a été modifié.



                            


                        

                        


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Universités : la police intervient à Nancy et à Metz pour lever des blocages

Pour permettre la tenue des examens, le président de l’université Pierre Mutzenhardt indique s’être « résigné, ayant épuisé toutes les autres voies possibles » à demander l’évacuation par les forces de l’ordre.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 09h18
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 12h56
   





                        



   


Les forces de l’ordre ont évacué mercredi 25 avril à 6 heures le campus de la faculté de lettres et sciences humaines de Nancy et des bâtiments du campus du Saulcy à Metz, bloqués par les étudiants, a déclaré l’université de Lorraine (UL).
Ces bâtiments étaient bloqués depuis plusieurs semaines par des étudiants opposés à la loi réformant l’accès à l’université, empêchant la tenue des cours et entraînant un déplacement des examens sur d’autres sites.

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Une interpellation pour rébellion
A Nancy, l’opération d’évacuation « a été menée par 50 fonctionnaires de la direction départementale de la sécurité publique et a concerné 19 personnes. Elle s’est achevée à 7 heures et s’est globalement déroulée dans le calme », a détaillé le service départemental de la communication interministérielle, dans un communiqué. Une personne a été interpellée pour rébellion et une autre a été conduite au poste de police pour vérification d’identité, ajoute le communiqué.
A Metz, « cinq personnes sont parties dans le calme le plus total et sans résistance », a déclaré David Diné, directeur de la communication de l’université de Lorraine, à l’Agence France-Presse. « Par ailleurs, la fermeture administrative a été prononcée sur le campus lettres et sciences humaines de Nancy », a ajouté M. Diné, ne permettant qu’aux personnes autorisées de se rendre sur le site.
Permettre la tenue des examens
Selon la préfecture de Meurthe-et-Moselle, le président de l’université, Pierre Mutzenhardt, avait demandé l’intervention des forces de l’ordre « afin que les examens qui démarrent début mai puissent se tenir aux dates prévues ». Dans un message adressé dans la matinée aux étudiants et aux personnels de l’UL et publié par l’agence spécialisée AEF, le président indique s’être « résigné, ayant épuisé toutes les autres voies possibles », à demander cette évacuation par les forces de l’ordre, même si « elle heurte [sa] conception de la vie universitaire ».
Pour Pierre Mutzenhardt, « la libération immédiate des locaux était devenue indispensable pour permettre la tenue des examens dans un calendrier qui ne pénalise pas les étudiants », soit d’ici au 30 juin, « ce qui évite le prolongement des locations et l’empêchement des emplois d’été ». Outre le travail de préparation « en amont » de la session, « la relocalisation de l’ensemble des examens ne peut se réaliser qu’à la condition de décaler le calendrier et donc de pénaliser les étudiants, mais aussi les collègues », explique le président.
Scrutins électroniques
« Les tensions s’accroissaient au fur et à mesure que les débats se focalisaient sur la modalité de blocage. Si cette modalité, illégale, obtient un certain succès parce qu’elle permet de toute évidence d’attirer l’attention des médias et de remplir les AG, nous ne sommes plus en capacité de limiter le risque des violences entre étudiants », déclare le président, ajoutant que « les consultations électroniques » ont permis « l’expression du plus grand nombre des étudiants et la limitation des risques de confrontation ».
Lors de scrutins électroniques sur les campus universitaires de Nancy et de Metz, les étudiants avaient voté à une large majorité (74,2 % à Metz le 19 avril et 70,5 % à Nancy le 9 avril) pour la reprise des cours, mais la poursuite des blocages avait été votée lors d’assemblées générales rassemblant quelques centaines d’étudiants.
Multiplication des « comportements à risque »
Selon Pierre Mutzenhardt, « les comités de mobilisation sur les deux sites souhaitaient prendre le contrôle des bâtiments publics et imposer leur loi à tous, décider du planning des enseignements ou encore organiser les examens ». « L’entrave à la réalisation de nos missions de service public est contraire à la loi. Ce n’est pas parce qu’un lieu est public que des personnes doivent se permettre de l’occuper illégalement, au détriment du reste de la communauté universitaire ». Par ailleurs, ajoute-t-il, « nos campus deviennent des points de rassemblement, à l’appel de personnes et organisations extérieures ». « Des partis politiques et des organisations syndicales s’emparent de nos espaces de travail et d’étude pour en faire une tribune médiatique, au mépris de l’institution universitaire. »
Enfin, cette décision de recourir aux forces de l’ordre est due à la multiplication des « comportements à risque », selon le président de l’UL, avec « par exemple l’escalade des façades, les montées sur les toits des bâtiments, ou encore les incursions dans des zones de chantier ». « L’occupation des locaux à Nancy fait courir un risque aux occupants, les lieux n’ayant jamais été prévus pour un hébergement », conclut-il.
De son côté, le syndicat étudiant UNEF a dénoncé « la répression » du mouvement étudiant :

Le président de l'Université de Lorraine @mutzenhardt a répondu par la répression aux occupations pacifistes à Metz… https://t.co/yyPnkcP6OO— uneflorraine (@UNEF Lorraine)


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Co-secrétaire général Sup’Recherche UNSA et maître de conférences à l’université de Lorraine, Stéphane Leymarie a fait part, au contraire, de son « soulagement » après une évacuation « sans heurts » demandée avec « mesure et responsabilité » :

De nombreux collègues redoutaient des altercations entre étudiants sur le campus du Saulcy à Metz. Heureusement, l’… https://t.co/ZNh1e5Y2yF— LeymarieS (@Leymarie Stéphane ✏️)


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Après l’évacuation, « les encombrants ont tous été enlevés », a précisé l’université de Lorraine, qui ne donne pas encore d’évaluation des dégâts causés par les blocages étudiants depuis le 22 mars. « Sitôt l’opération terminée, une société de gardiennage a été missionnée pour assurer la surveillance des locaux en vue d’empêcher toute intrusion illicite jusqu’à la tenue des examens », selon la préfecture :

Communiqué de presse de @Prefet54 au sujet de l'évacuation du campus lettres et sciences humaines de Nancy. https://t.co/syzx1Hrpoa— Prefet54 (@Préfet de Meurthe-et-Moselle)


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Dans le Grand Est, à l’université de Strasbourg, un amphithéâtre, occupé seulement depuis quelques heures, avait été évacué jeudi soir dans le calme et sans dégât. La police est également intervenue, lundi 23 avril, à l’université Paul-Valéry de Montpellier, sur un site également quasi désert à cause des vacances, trois jours après avoir levé le blocage du site parisien de Tolbiac.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 24/04/2018
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La pornographie, nouvelle éducation sexuelle ?

Jamais l’accès à des vidéos X n’a semblé aussi facile. La nécessité d’en protéger les enfants prépubères fait l’unanimité. S’agissant des adolescents, leur impact sur les comportements fait débat.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 06h43
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 12h22
    |

            Gaëlle Dupont








                        



                                


                            

Images partagées sur les réseaux sociaux, accès gratuit à des vidéos X sur Internet : jamais l’accès à la pornographie n’a semblé aussi facile. Au point qu’elle serait devenue pour les adolescents la principale initiation à la sexualité. Ceux-ci – mais également des enfants – sont très largement confrontés à ces images en libre accès, comme l’a confirmé une enquête d’opinion réalisée par OpinionWay pour 20 minutes et publiée le 11 avril. Dans ce sondage réalisé auprès de 1 179 jeunes majeurs âgés de 18 à 30 ans, 62 % déclarent avoir vu leurs premières scènes pornographiques avant 15 ans (dont 20 % entre 11 et 12 ans et 11 % avant 11 ans) ; 52 % de l’échantillon dit en avoir été « choqué » (38 % des hommes et 66 % des femmes).
Le sujet est devenu politique depuis le discours d’Emmanuel Macron contre les violences faites aux femmes, en novembre 2017, dans lequel le chef de l’Etat dénonçait un genre « qui fait de la sexualité un théâtre d’humiliation et de violences faites à des femmes qui passent pour consentantes ». Discours moralisateur, ou danger réel ? Un point fait l’unanimité : les parents sous-estiment l’exposition de leurs enfants. « Les adultes appréhendent les questions numériques à l’aune de leurs propres pratiques, affirme Gordon Choisel, le président de l’association Ennocence. Or elles sont aux antipodes de celles des enfants. »

« L’individualisation de l’offre via les algorithmes fait que ce qu’ils voient sur Internet n’a aucun rapport avec ce que voient les adolescents, explique également Sophie Jehel, maîtresse de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Paris-VIII. Ce contenu peut également beaucoup varier entre eux, en fonction de leurs fréquentations, de leur cursus scolaire, du nombre d’amis qu’ils ont sur Facebook… »
Images non sollicitées
Mais, contrairement aux idées reçues,...




                        

                        


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Menaces de mort au Mont-Saint-Michel : le suspect mis en examen

L’homme a sept condamnations à son casier pour consommation de stupéfiants, outrage, appels téléphoniques malveillants, mais il n’a jamais été incarcéré.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 22h20
   





                        



   


Un homme de 36 ans accusé d’avoir proféré des menaces de mort à l’encontre des forces de l’ordre dimanche au Mont-Saint-Michel (Manche), entraînant l’évacuation du rocher, a été mis en examen et placé en détention provisoire, a fait savoir, mardi 24 avril, le parquet de Coutances. « Une information judiciaire est ouverte des chefs de menaces de mort ou d’atteinte aux biens dangereuses pour les personnes, à l’encontre d’un dépositaire de l’autorité publique » et « injures publiques envers un corps constitué », a précisé le parquet dans un communiqué.
L’homme a sept condamnations à son casier pour consommation de stupéfiants, outrage, appels téléphoniques malveillants, mais il n’a jamais été incarcéré, a précisé le procureur de la République de Coutances.
« Comportement agressif »
Dimanche au Mont-Saint-Michel, l’homme s’est adressé en anglais à une touriste britannique en affirmant que la police avait pris sa fille et qu’ils étaient des nazis, a précisé le magistrat. Il avait auparavant manifesté calmement l’intention de jongler dans la rue, mais il s’est énervé lorsqu’il lui a été répondu qu’il lui fallait une autorisation. « C’est en entendant le terme de “police municipale” que l’individu aurait changé brusquement de comportement, devenant agressif », ajoutant « qu’il fallait tuer les policiers, tuer leurs familles et tuer leurs enfants », a précisé le procureur sur France 3 Basse-Normandie.
C’est un guide touristique qui, vers 7 h 45 dimanche, avait donné l’alerte. Le site avait été évacué. Le suspect avait été suivi sur le site grâce à la vidéosurveillance avant d’être perdu de vue. Il a ensuite été repéré sur une aire d’autoroute entre le Mont-Saint-Michel et Caen, où il se serait vanté d’être l’auteur des faits.
L’homme a été confondu notamment par son ADN retrouvé sur la tasse d’un café qu’il a bu au Mont-Saint-Michel dimanche. L’homme a été interpellé, dimanche vers 23 h 30, dans l’agglomération de Caen.
Les enquêteurs ont retrouvé dans le véhicule qu’il utilisait alors une « tenue identique à celle qu’il avait portée un temps au Mont-Saint-Michel, un sac à dos avec une marque bien particulière ainsi que des quilles de jonglage », a également déclaré le procureur sur France 3.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ Le parquet avait requis de deux à quatre mois de prison ferme pour avoir offensé par extension les fonctionnaires du Centre national de traitement des infractions routières (CNT), basé à Rennes.
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Relaxe d’un automobiliste après un doigt d’honneur à des radars automatiques

Le parquet avait requis de deux à quatre mois de prison ferme pour avoir offensé par extension les fonctionnaires du Centre national de traitement des infractions routières (CNT), basé à Rennes.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 19h20
   





                        



   


Un automobiliste, poursuivi pour avoir fait un doigt d’honneur à deux radars automatiques en train de le flasher, a été relaxé, mardi 24 avril, par le tribunal correctionnel de Roanne (Loire). A l’audience, le 20 mars, la représentante du parquet avait requis de deux à quatre mois de prison ferme à l’encontre du quadragénaire, pour « outrage à une personne chargée d’une mission de service public ».
Le parquet estimait, en effet, que cet habitant de Régny (Loire), flashé en mai 2015 sur la nationale 7 à Saint-Forgeux-Lespinasse (Loire) et à Bessay-sur-Allier (Allier), avait offensé par extension les fonctionnaires du Centre national de traitement des infractions routières (CNT), basé à Rennes. Le prévenu avait nié les faits, affirmant que son geste était adressé à sa passagère.
Amende de 800 euros
« L’outrage à une machine n’existe pas en droit, donc, l’outrage à une personne par extension n’existe pas non plus », a déclaré à l’Agence France-Presse l’avocat du prévenu, Me Jamel Mallem, qui avait plaidé la relaxe. Son client a, en revanche, été condamné à une amende de 800 euros, dont 600 euros avec sursis, pour avoir maquillé sa plaque d’immatriculation le jour des faits.
Dans un autre dossier, pour récidive d’alcool au volant, le 20 août dernier à Pradines (Loire), il a écopé de six mois de prison, dont quatre avec sursis, et mise à l’épreuve pendant deux ans, une obligation de soins et une annulation de son permis de conduire avec interdiction de le repasser pendant six mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ De la frontière franco-italienne à la frontière franco-britannique, les marcheurs veulent arpenter 1 400 kilomètres afin de plaider « pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité ».
<filname="PROF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤                     
                                                

Une « marche solidaire » aux migrants partira fin avril de Vintimille pour Calais

De la frontière franco-italienne à la frontière franco-britannique, les marcheurs veulent arpenter 1 400 kilomètres afin de plaider « pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité ».



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h20
   





                        



   


De Vintimille à Calais, 1 400 kilomètres et soixante étapes. Une « marche citoyenne et solidaire » s’élancera le 30 avril de la frontière franco-italienne pour rejoindre la frontière franco-britannique, afin de plaider « pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité », a annoncé, mardi 24 avril, François Guennoc, président de L’Auberge des migrants.
« Entre 30 et 100 personnes sont attendues sur chaque étape » avec des « moments forts » à Marseille, Lyon ou Paris, a ajouté M. Guennoc en espérant un « effet boule de neige ». Des personnalités telles que l’eurodéputé José Bové et Mgr Jacques Gaillot ont déjà fait savoir qu’ils seraient présents au départ du cortège.

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« Le contexte actuel n’est pas encourageant »
La marche passera par des lieux symboliques tels que le plateau des Glières, haut lieu de la résistance pendant la seconde guerre mondiale. « Le lien est évident », a assuré l’écrivain Yann Moix, en estimant qu’« il y a eu des phases où la France n’était plus incarnée par l’Etat » mais qu’« elle existe par ailleurs, sous la forme des Justes qui accueillent les migrants, des associations… »
Avec le vote de la loi asile et immigration ou le rassemblement, samedi, d’une centaine de militants d’extrême droite qui ont bloqué un col des Hautes-Alpes emprunté par les migrants, « le contexte actuel n’est pas encourageant », a affirmé M. Guennoc. Mais l’idée est de « montrer qu’en France il n’y a pas que des gens racistes, il y en a aussi qui aident au quotidien », a-t-il ajouté, promettant une manifestation « gaie » et festive.

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La marche, qui s’accompagnera de débats, projections, repas et concerts, sera aussi « l’occasion de recueillir les bonnes pratiques et de lancer une pétition », a ajouté Yann Manzi, d’Utopia 56, une autre association d’aide aux migrants participant à la marche.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Si les prix continuent d’augmenter, en particulier en région parisienne, ce n’est plus le cas du volume de transactions.
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Premiers signes de ralentissement sur le marché immobilier

Si les prix continuent d’augmenter, en particulier en région parisienne, ce n’est plus le cas du volume de transactions.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h07
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            Jérôme Porier








                        



   


Après une année 2017 record, une accalmie se dessine sur le marché immobilier, suggèrent les notaires dans leur dernière note de conjoncture. Après avoir atteint un pic de 969 000 ventes sur douze mois à fin janvier 2018, le rythme des transactions a légèrement ralenti à fin février, à 965 000 ventes. Un petit ralentissement qui laisse espérer un assagissement des prix dans les prochains mois.
Aux yeux des notaires, deux signaux étayent ce scénario : la diminution des flux de nouveaux crédits au logement des ménages et le fait que 42 % des banques déclarent une baisse de la demande de crédits à l’habitat. Les notaires anticipent un atterrissage en douceur, « laissant présager des volumes plus raisonnables en 2018, l’effet de rattrapage des prix en province globalement plus raisonnables qu’en région parisienne étant sans doute atteint ».

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Au quatrième trimestre 2017, la hausse des prix se poursuivait toujours : +3,4 % en rythme annuel, après +3,3 % au troisième trimestre 2017. Mais la hausse ralentit puisque les prix n’ont augmenté que de 0,5 % au quatrième trimestre, après une progression de 0,9 % au troisième.
Baisse des prix à Saint-Etienne
Cette croissance est plus marquée en Ile-de-France avec une augmentation des prix de 5,1 % sur un an au quatrième trimestre 2017. En province, les prix de l’ancien ont crû de 2,7 % entre les quatrièmes trimestres 2016 et 2017.

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Dans les grandes villes de province, les prix étaient stables ou orientés à la hausse au quatrième trimestre 2017. Seule exception, Saint-Étienne (Loire) qui affiche des prix en baisse de 4 % sur an. A Grenoble (Isère), Dijon (Côte-d’Or), Nice (Alpes-Maritimes), Montpellier (Hérault) et Tours (Indre-et-Loire), les prix sont stables.
Bordeaux (Gironde) caracole toujours en tête avec une hausse de 16 % sur un an et un prix au m² médian de 3 930 euros. À Nantes (Loire-Atlantique), Annecy (Haute-Savoie), Lyon (Rhône), Lille (Nord) et Toulouse (Haute-Garonne), le prix médian augmente également significativement, entre 5 % et 8 %. Dans les autres grandes villes, la hausse est plus modérée, entre 2 % et 5 %.

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La projection des indices de prix à fin mai 2018, à partir des avant-contrats permet d’anticiper une poursuite de la hausse, que ce soit pour les appartements anciens (+4 % sur un an) ou les maisons anciennes (+2,2 %). A Paris, la tendance haussière est appelée à se prolonger au moins jusqu’en avril 2018, où l’on attend un prix au m² aux alentours de 9 300 euros, en hausse de 9 % sur un an.
En province, l’augmentation des prix se tasserait. A fin avril 2018, les évolutions sur un an seraient de +2,3 % pour les appartements anciens et de +1,9 % pour les maisons anciennes. D’une manière générale, les notaires constatent une accalmie sur le volume des transactions au début de 2018 avec des prix qui se maintiennent.



                            


                        

                        

