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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Si les taux d’emploi des différentes catégories d’âge atteignent leurs plus hauts niveaux dans l’Europe des Vingt-Huit depuis 2001, de fortes diversités continuent d’exister selon les pays.
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Le taux d’emploi des 20-64 ans dans l’Union européenne atteint un nouveau pic de 72,2 % en 2017

Si les taux d’emploi des différentes catégories d’âge atteignent leurs plus hauts niveaux dans l’Europe des Vingt-Huit depuis 2001, de fortes diversités continuent d’exister selon les pays.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h05
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

Selon les dernières données de l’office européen de statistique Eurostat, le taux d’emploi de la population âgée de 20 à 64 ans dans l’Union européenne (UE) s’est établi à 72,2 %, en 2017, en hausse par rapport à 2016 (71,1 %). C’est le taux le plus élevé enregistré depuis le début de la série de données en 2001. La France se situe légèrement en dessous de cette moyenne européenne, avec un taux d’emploi des 20-64 ans de 70,6 % en 2017 (70 % en 2016).
L’objectif de la « stratégie Europe 2020 » – stratégie en faveur de la croissance et de l’emploi adoptée en 2010 par l’Union européenne pour les dix ans à venir – est d’atteindre un taux d’emploi total des 20-64 ans d’au moins 75 % dans l’UE d’ici à 2020. Cet objectif a été traduit en objectifs nationaux pour refléter la situation et les possibilités de chaque Etat membre de contribuer à l’objectif commun. L’évolution à la hausse est observée tant pour les hommes que pour les femmes.
Croissance plus forte chez les femmes
Le taux d’emploi des hommes s’est élevé à 78,0 % en 2017, en hausse par rapport à 2016 (76,9 %) et à un niveau quasi identique à celui de 2008 (77,9 %), année du précédent pic. S’agissant des femmes, leur taux d’emploi a constamment augmenté depuis 2010, pour culminer à 66,5 % en 2017 (comparé à 65,3 % en 2016).

De même, le taux d’emploi des 55-64 ans a atteint son plus haut niveau dans l’UE. Il n’a cessé de croître, passant de 38,4 % en 2002 à 57,1 % en 2017. La croissance a été plus forte chez les femmes (de 29,1 % en 2002 à 50,9 % en 2017) que chez les hommes (de 48,2 % en 2002 à 63,7 % en 2017). Pour rappel, une plus grande participation des travailleurs âgés est aussi l’un des objectifs de la stratégie Europe 2020 en matière d’emploi.
La France est là aussi en dessous de la moyenne européenne, avec 51,4 % des 55-64 ans en emploi en 2017 (49,8 % en 2016).
Concernant le taux d’emploi des 20-64 ans, des diversités fortes continuent d’exister selon les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ C’est l’opposant Nikol Pachinian qui a appelé de ses vœux ces défilés, pour réclamer une passation de pouvoir pacifique et des législatives anticipées.
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Nouvelles manifestations en Arménie pour réclamer des législatives anticipées

C’est l’opposant Nikol Pachinian qui a appelé de ses vœux ces défilés, pour réclamer une passation de pouvoir pacifique et des législatives anticipées.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h52
   





                        



   


Erevan n’en finit pas de manifester. De nouveaux rassemblements ont été organisés, mercredi 25 avril dans la capitale arménienne, deux jours après la démission du premier ministre contesté Serge Sarkissian. C’est l’opposant Nikol Pachinian qui a appelé de ses vœux ces défilés, pour réclamer une passation de pouvoir pacifique et des législatives anticipées.
Des dizaines de milliers de personnes ont répondu à l’appel du leader de la contestation, en scandant dans la rue de la capitale de cette ex-république soviétique du Caucase « Nikol, notre premier ministre ! » et « Nous sommes les maîtres de notre pays ». Face à la reprise de la contestation, des centaines des policiers et des forces antiémeutes, ainsi que plusieurs véhicules blindés ont été déployés dans le centre-ville.
Une importante manifestation a également eu lieu à Vanadzor, troisième plus grande ville du pays, selon des images des télévisions.

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« Prêt à diriger le pays »
Député et opposant de longue date, M. Pachinian, 42 ans, qui s’est déclaré, mardi, « prêt à diriger le pays », a fustigé l’annulation de négociations prévues mercredi matin avec le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, un fidèle du chef du gouvernement déchu.

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Les députés du Parlement arménien ont sept jours à compter de la démission du chef du gouvernement pour proposer de nouvelles candidatures à ce poste. Le vote pourrait avoir lieu le 2 mai. Mais le Parti républicain de M. Sarkissian dispose de 65 sièges sur 105 au Parlement et il a toutes les chances de faire élire de nouveau son candidat, une option rejetée par Nikol Pachinian. La candidature de l’opposant devrait être proposée au poste de premier ministre par le bloc d’opposition Yelk, a déclaré l’un de ses responsables Edmon Maroukian, tout en soulignant que Nikol Pachinian pouvait compter actuellement sur le soutien de 40 députés, alors qu’il a besoin de 53 voix pour être élu.

   


« Etre aux côtés du peuple »
« Le Parti républicain doit partir… Tous… Les républicains doivent reconnaître la victoire du peuple… », a lancé M. Pachinian, alors qu’il défilait, mercredi, à travers Erevan à la tête des milliers de ses partisans. L’opposant a également jugé « inacceptable » qu’un représentant de ce parti reste premier ministre par intérim jusqu’à l’organisation des élections anticipées. Le parti Arménie prospère, deuxième plus grande formation au Parlement arménien, a appelé lui aussi, mercredi, ses membres à « descendre dans la rue et à être aux côtés du peuple ».
Pour sa part, le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, a déclaré mercredi, lors d’une conférence de presse, ne pas être opposé à l’organisation d’élections législatives anticipées, tout en soulignant qu’une telle décision devait être prise par « toutes les forces politiques » du pays.
La Russie « suit attentivement la situation » en Arménie, a commenté à Moscou le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en ajoutant espérer que les Arméniens « pourront régler la situation (…) et trouver prochainement une solution stable ».

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ Un « Echo » avait récemment été attribué aux rappeurs Kollegah et ­Farid Bang, dont le dernier album contient des textes antisémites.
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Antisémitisme : le principal prix musical allemand supprimé après un scandale

Un « Echo » avait récemment été attribué aux rappeurs Kollegah et ­Farid Bang, dont le dernier album contient des textes antisémites.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 15h51
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h11
   





                        



   


Le principal prix de musique en Allemagne, les « Echos », n’aura plus lieu. C’est ce qu’a annoncé l’organisateur de cet événement annuel, mercredi 25 avril, conséquence de la polémique suscitée par la remise d’un prix à des rappeurs accusés de chanter des textes antisémites.
« Il n’y aura plus d’Echos (…). On ne veut pas que ce prix de la musique puisse être considéré comme une plateforme pour l’antisémitisme, le mépris des femmes, l’homophobie ou la banalisation de la violence », a déclaré la Fédération de l’industrie musicale, organisatrice des Echos jusqu’ici. La remise des prix Echos est la cérémonie de remise de prix musicaux la plus renommée en Allemagne, dans des domaines allant du classique à la musique pop en passant par le jazz.

        Lire le récit :
         

          Le scandale des « Victoires » de la musique allemandes s’amplifie



Cette prestigieuse récompense avait été attribuée le 12 avril aux rappeurs Kollegah et ­Farid Bang, dont le dernier album, Jung, brutal, gutaussehend 3 (« jeune, brutal, beau gosse 3 »), contenait une chanson évoquant « mon corps plus dessiné que ceux des prisonniers d’Auschwitz », et une autre appelant à « commettre à nouveau un Holocauste ».
« Nouveau départ total »
Les deux rappeurs se défendent de tout antisémitisme mais, depuis deux semaines, de nombreux artistes avaient décidé de rendre leur propre prix Echo en signe de protestation, notamment le célèbre chef d’orchestre israélo-argentin Daniel Barenboim, directeur musical d’un des deux grands opéras de Berlin. Les prix se fondent sur les succès commerciaux des artistes et la victoire des deux rappeurs était dès lors attendue.
« La marque Echo a été endommagée à un tel point qu’un nouveau départ total est nécessaire », a admis la Fédération de l’industrie musicale, qui dit qu’elle prendra son temps avant d’annoncer la formule qui remplacera ces prix l’année prochaine. Elle avait auparavant annoncé un « audit global » et un « renouvellement des mécanismes de nomination et d’attribution du prix », sans plus de précisions.
Ce scandale survient dans un contexte de recrudescence de l’antisémitisme en Allemagne. La chancelière Angela Merkel s’est émue de cette situation à plusieurs reprises ces derniers mois, la dernière fois dimanche dans une interview à une télévision israélienne.

        Lire le compte-rendu :
         

          L’Allemagne s’inquiète d’une recrudescence de l’antisémitisme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ Cristina Cifuentes était sous la menace d’une motion de censure de la gauche après des accusations d’obtention frauduleuse d’un master et de vol de produits cosmétiques.
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Espagne : la présidente de la région de Madrid démissionne

Cristina Cifuentes était sous la menace d’une motion de censure de la gauche après des accusations d’obtention frauduleuse d’un master et de vol de produits cosmétiques.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 14h43
   





                        



   


La présidente conservatrice de la région de Madrid, Cristina Cifuentes, affaiblie par des accusations d’obtention frauduleuse d’un master, mais aussi de vol de produits cosmétiques dans un supermarché en 2011, a annoncé sa démission mercredi 25 avril. « Toute mon action, toute ma vie a été mise en cause », a déclaré Mme Cifuentes, 54 ans, en se déclarant victime d’un « lynchage ».
Figure du Parti populaire du chef du gouvernement Mariano Rajoy, Cristina Cifuentes, qui dirigeait la région depuis trois ans, a expliqué à la presse avoir « pris cette décision, il y a quelques jours, de faire un pas en arrière pour éviter que la gauche ne gouverne à Madrid ».
Elle était en effet sous la menace d’une motion de censure de celle-ci qui avait toutes les chances d’aboutir. Le parti de centre droit Ciudadanos avait annoncé qu’il lui retirait son soutien, indispensable à la droite dans une région qu’elle ne gouvernait qu’avec une minorité de 48 élus sur 151.

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Critiques depuis un mois
La dirigeante madrilène, censée incarner la rénovation du Parti populaire, éclaboussé par des scandales de corruption, était sous le feu des critiques depuis un mois. Plusieurs médias l’avaient accusée d’avoir obtenu un master en droit public de manière frauduleuse, ce qu’elle avait nié avant que l’université publique concernée, Rey Juan Carlos, évoque elle-même de graves irrégularités. Sous la pression, elle l’avait finalement retiré de son CV. Ciudadanos avait alors exigé l’ouverture d’une enquête, tandis que l’opposition de gauche préparait une motion de censure.
Mercredi matin, une nouvelle attaque est venue d’un média conservateur, OK Diario, qui a publié une vidéo dans laquelle un agent de sécurité demande a Cristina Cifuentes d’ouvrir son sac dans un supermarché ; un incident lié, selon elle, à une « erreur involontaire » immédiatement réparée.
Cristina Cifuentes a confirmé l’authenticité de l’enregistrement, assurant qu’elle avait simplement emporté ce jour-là « de manière involontaire (…) 40 euros de produits ». « Toutes les lignes rouges ont été franchies », a-t-elle dénoncé.

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Pas de successeur évident
Elle n’a pas suggéré de nom pour lui succéder, à un an d’élections régionales dans ce bastion de la droite espagnole, gangrené par des affaires d’attribution frauduleuse de marchés et de malversations qui avaient déjà entraîné la démission d’une autre ancienne présidente de la région.
« Cifuentes démissionne après un mois honteux », a réagi Iñigo Errejon, du parti de gauche radicale Podemos, qui ambitionne de prendre la tête de la région représentant 20 % du PIB espagnol. « Nous sommes satisfaits », a déclaré le président de Ciudadanos, Albert Rivera, avant de conclure : « Madrid mérite un changement. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Le Danois a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Une décision dont il fait appel.
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Peter Madsen condamné à la prison à vie pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall

Le Danois a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Une décision dont il fait appel.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 13h39
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 17h31
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Copenhague, envoyée spéciale)








                        



   


Pantalon gris clair, pull noir et veste de blazer sombre, Peter Madsen a accueilli, mercredi 25 avril, au tribunal de Copenhague, l’annonce de son verdict, debout, les mains dans les poches. Jugé depuis le 8 mars pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, âgée de 30 ans, l’inventeur de 47 ans écope d’une condamnation à la prison à vie, la peine maximale au Danemark.
Poursuivi pour meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre, Peter Madsen n’a admis que le dernier chef d’accusation, continuant d’affirmer, jusqu’à la fin du procès, que la jeune femme est morte des suites d’un accident.

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La juge professionnelle et les deux jurés qui l’ont condamné estiment cette version « peu crédible ». Au regard des preuves, ils sont convaincus au contraire que Kim Wall a été victime d’« une agression sexuelle et d’un meurtre cyniques et prémédités d’une nature particulièrement brutale ».
« Une affaire tellement horrible et répugnante qu’on en perd ses mots », a déclaré le procureur Jakob Buch-Jepsen
Durant les onze jours d’audience, Madsen n’a exprimé que peu de regret, si ce n’est pour s’affliger de son propre sort. L’inventeur danois a souvent fait preuve d’arrogance, se montrant hargneux à l’égard du procureur, condescendant parfois, n’hésitant pas à railler ses questions et perdant facilement son calme.
Lors de son réquisitoire, lundi 23 avril, le procureur Jakob Buch-Jepsen a constaté qu’il était difficile d’imaginer un crime « plus sérieux » : « Deux personnes partent en mer. L’une revient. L’autre finit torturée, tuée et démembrée, découverte plus tard, coupée en morceaux. Une affaire tellement horrible et répugnante que, comme procureur, on en perd ses mots. »
Pendant des années, le charismatique Danois, jouant à merveille le rôle du savant fou, aurait donc réussi à tromper son monde. Les psychiatres qui l’ont examiné le décrivent comme un « pervers polymorphe », présentant « des traits narcissiques et psychopathiques », avec une sexualité extrêmement « déviante » que les médecins n’ont pas été en mesure de définir précisément. Jugeant qu’il continuait de représenter un danger pour la société, ils avaient recommandé l’enfermement à vie.
Blessures infligées au moment de la mort
Pour les juges, le crime était prémédité. « Quand s’est présentée l’occasion de commettre le meurtre parfait, il l’a saisie », a constaté le procureur Jakob Buch-Jepsen, lors de son réquisitoire. Madsen avait invité trois femmes, avant de contacter Kim Wall, le 10 août 2017. Il a ensuite pris soin d’emporter à bord du submersible des outils qui pourraient lui servir : une scie à bois, des sangles de valise, un tournevis affûté…
La veille, il avait effectué une recherche sur Internet, en utilisant les mots « femme » et « décapitation ». Il avait également visionné plusieurs vidéos, montrant des femmes se faire torturer et tuer. « Ce n’est pas sexuel, a expliqué Madsen. Je regarde ces vidéos pour pleurer et éprouver des émotions. »
Si l’autopsie n’a pu déterminer avec certitude les causes de la mort de la jeune femme, les légistes ont avancé deux hypothèses : elle aurait été étranglée ou bien égorgée. L’ADN de Madsen a été retrouvé sous les ongles de la journaliste. Son torse a été poignardé à quatorze reprises, dans et autour de ses parties génitales.

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Madsen affirme que les blessures ont été infligées plusieurs heures après la mort de la journaliste. Il aurait poignardé son corps, pour s’assurer qu’il ne remonte pas à la surface. Mais les légistes ont identifié un écoulement de sang, compatible avec une blessure infligée avant la mort, et découvert, sur la combinaison de l’inventeur, plusieurs gouttes de sang, corroborant l’hypothèse de violences ante mortem.
Incohérences
Madsen, lui, continue de plaider l’accident. Kim Wall, selon lui, aurait succombé à un empoisonnement au monoxyde de carbone, lors de la dépressurisation de la cabine, alors même qu’il se trouvait à l’extérieur. Les experts, qui ont défilé à la barre, ont souligné les incohérences d’une telle version : l’absence de concentration inhabituelle de gaz dans le corps de la victime, ou de traces de brûlures, causées par une éventuelle dépressurisation ; l’absence de gaz, également, dans les filtres du sous-marin…
Sans compter, constatent les juges, que Madsen est plusieurs fois revenu sur ses aveux. Après avoir affirmé qu’il avait ramené la jeune femme, saine et sauve, à Copenhague, le 10 août, il a ensuite assuré qu’elle avait été tuée en recevant le panneau de l’écoutille sur la tête – version mise à mal une fois que la tête de la jeune femme a été retrouvée, sans trace de traumatisme.

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Betina Hald Engmark, l’avocate de Madsen, a reconnu que son client « avait commis des erreurs et agi de manière parfaitement irrationnelle », mais affirmé qu’il n’était coupable que de « violation de l’intégrité d’un corps », constatant que « l’histoire » présentée par le procureur « ne repose pas sur des faits, ni sur des preuves, mais seulement sur des hypothèses non documentées ». Mercredi, Peter Madsen a décidé de faire appel. Si le verdict est confirmé, il devrait rester environ seize ans derrière les barreaux, avant de retrouver la liberté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Les sanctions américaines contre les Russes compliquent l’approvisionnement du site. L’entreprise a dû cesser de se fournir chez Rusal, son plus gros fournisseur d’alumine.
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La politique de Donald Trump bouscule Aluminium Dunkerque

Les sanctions américaines contre les Russes compliquent l’approvisionnement du site. L’entreprise a dû cesser de se fournir chez Rusal, son plus gros fournisseur d’alumine.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 13h58
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

Des sueurs froides et des annonces en forme de montagnes russes : voilà ce que viennent de vivre pendant près de quinze jours la direction d’Aluminium Dunkerque (ex-Péchiney) et ses 540 salariés aujourd’hui rassurés. L’usine de Loon-Plage a failli devoir fermer ses portes plusieurs mois à la suite des décisions prises par l’administration Trump à l’encontre de la Russie.
Le 6 avril, les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre 38 personnes et entités accusées notamment de participer aux « attaques » de la Russie contre « les démocraties occidentales ». Parmi les cibles de ces mesures punitives figurait le propriétaire du géant de l’aluminium Rusal, Oleg Deripaska, l’un des sept « oligarques » présentés comme proches du Kremlin de Vladimir Poutine. La mise à l’index de Rusal a directement impacté Aluminium Dunkerque. Du jour au lendemain, la première fonderie d’aluminium d’Europe a dû cesser de se fournir chez Rusal, son plus gros fournisseur d’alumine. Cette matière extraite de la bauxite est nécessaire à la production d’aluminium par électrolyse.

« Nous avions du stock d’alumine jusqu’à la mi-mai, confirme une source proche de la direction. Mais les inquiétudes portaient sur les jours d’après. » Pour produire son aluminium, l’usine dunkerquoise utilise 264 cuves d’électrolyse. « Si on cesse de les alimenter, il y a un problème pour les redémarrer, explique Laurent Geeraert, secrétaire du comité d’entreprise d’Aluminium Dunkerque. Il faut quatre à cinq mois pour les relancer car on produit du métal liquide chaud dont la remontée en température est assez longue. » A raison d’une journée pour relancer une à deux cuves, l’avenir d’Aluminium Dunkerque prenait d’un coup du plomb dans l’aile.
Hausse du cours d’aluminium
Mais plusieurs fournisseurs ont accepté d’envoyer en urgence des bateaux chargés d’alumine pour renflouer les stocks de l’usine dunkerquoise, construite...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ Le jeune premier ministre, qui avait défié les autorités belges dans un discours anticolonialiste devenu célèbre en 1960, fut assassiné six mois plus tard.
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Décryptage

La ville de Bruxelles rend hommage au Congolais Patrice Lumumba en donnant son nom à une place

Le jeune premier ministre, qui avait défié les autorités belges dans un discours anticolonialiste devenu célèbre en 1960, fut assassiné six mois plus tard.

Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, correspondant)
    



LE MONDE
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        Le 25.04.2018 à 12h41

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        Mis à jour le 25.04.2018 à 12h44






    
Le premier ministre congolais Patrice Lumumba à l'aéroport d'Idlewild, à New York, le 2 août 1960.
Crédits : AFP


Le conseil municipal de Bruxelles-Ville s’est finalement rallié à une proposition débattue depuis des années : il a décidé, lundi 23 avril, de la création d’une place Patrice-Lumumba, du nom de l’éphémère premier ministre du Congo devenu indépendant en 1960, après la fin de la colonisation belge.
La place sera officiellement inaugurée le 30 juin, date du 58e anniversaire de l’actuelle République démocratique du Congo (RDC). « Les symboles sont de la plus haute importance », a indiqué le bourgmestre, Philippe Close. Et le lieu choisi est, lui aussi, hautement symbolique : il jouxte le quartier de Matonge, où vivent de nombreux Congolais, sympathisants ou non, du jeune dirigeant nationaliste des premières heures de l’indépendance.

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Soupçonné de vouloir faire basculer son pays dans l’orbite soviétique et auteur, le 30 juin 1960, d’un fervent discours anticolonialiste vécu comme un affront par les autorités belges de l’époque, Patrice Lumumba a été assassiné le 17 janvier 1961, avec la complicité présumée de responsables belges.
Un mythe pour toute l’Afrique
Il a fallu quarante ans pour que la Belgique tente d’éclaircir officiellement son rôle dans cet assassinat. En 2001, une commission parlementaire avait conclu à la « responsabilité morale » de dirigeants belges dans l’exécution de M. Lumumba et de deux de ses ministres par des gendarmes katangais. Les députés concluaient aussi que la diplomatie belge avait menti à ses alliés en niant avoir eu connaissance des informations relatives à l’assassinat. Enfin, le texte mettait prudemment en cause feu le roi Baudouin, en désaccord avec la politique africaine de son gouvernement.

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Les députés affirmaient cependant ne pas disposer d’indications formelles quant à l’implication de responsables belges ou des services de sécurité, pourtant fortement soupçonnés d’avoir couvert, voire organisé la mort du jeune dirigeant. Des conclusions qui ont semblé timides à beaucoup, en tout cas par rapport aux conclusions d’historiens qui soulignaient que des politiques et des industriels belges avaient tout fait pour éliminer un homme devenu un mythe pour toute l’Afrique.
M. Lumumba était notamment coupable, à leurs yeux, d’avoir évoqué, le jour de l’indépendance de son pays, « l’esclavage » imposé à son peuple. Mais aussi d’avoir menacé les intérêts économiques de Bruxelles, qui soutenait la sécession katangaise de Moïse Tshombe, susceptible de préserver une tête de pont pour l’ancien colonisateur.

    
Une statue de Patrice Lumumba à Kinshasa, en RDC.
Crédits : JUNIOR D. KANNAH / AFP


En 2012, le parquet fédéral a annoncé l’ouverture d’une enquête officielle sur le rôle de la Belgique. La famille de Patrice Lumumba avait déposé une plainte en juin 2011 en s’appuyant sur la loi de compétence universelle, autorisant les poursuites en cas de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité commis hors du territoire. Les constitutions de partie civile visaient douze personnalités, hauts fonctionnaires, hommes politiques, militaires et policiers. La procédure s’est visiblement enlisée.


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Daniel Barenboim et Renaud Capuçon ont rendu leur prix Echo en signe de protestation contre la récompense reçue par deux rappeurs dont le dernier album contient des chansons aux textes antisémites.
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Antisémitisme : le scandale des « Victoires » de la musique allemandes s’amplifie

Daniel Barenboim et Renaud Capuçon ont rendu leur prix Echo en signe de protestation contre la récompense reçue par deux rappeurs dont le dernier album contient des chansons aux textes antisémites.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 10h11
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 13h47
    |

            Thomas Wieder (Berlin, correspondant)








                        



   


Pas un jour ne passe sans que le « scandale du prix Echo », comme l’a baptisé la presse allemande, prenne un peu plus d’ampleur. Deux ­semaines après la remise de cette prestigieuse récompense musicale aux rappeurs Kollegah et ­Farid Bang, lauréats dans la catégorie Hip-Hop, la liste des artistes ayant décidé de rendre leurs ­propres Echos en signe de protestation ne cesse de s’allonger. En cause, le dernier album des deux rappeurs allemands, Jung, brutal, gutaussehend 3 (« Jeune, brutal, beau gosse 3 »), dont l’une des chansons évoque « mon corps plus dessiné que ceux des prisonniers d’Auschwitz », tandis qu’une autre appelle à « commettre à nouveau un Holocauste ».
Parmi les derniers à avoir rendu leurs Echos — l’équivalent outre-Rhin des Victoires de la musique, créé en 1992 —, Daniel Barenboim et Renaud Capuçon. Lundi 23 avril, le chef d’orchestre et pianiste israélo-argentin, sept fois lauréat du prix, a dénoncé un album aux textes « ouvertement antisémites, misogynes, homophobes et d’une façon générale méprisants pour la dignité humaine ». Quelques heures plus tard, le violoniste français lui emboîtait le pas, à peu près dans les mêmes termes. « J’ai décidé de rendre mes Echo Preis pour protester contre l’attribution de ce prix à un groupe de rap dont les paroles des textes sont racistes, antisémites et indignes de la dignité humaine », a-t-il écrit sur Twitter, lundi soir. La concomitance n’est pas fortuite. Quadruple lauréat du prix Echo, M. Capuçon doit donner deux concerts à ­Berlin, les 5 et 6 mai. Il se produira dans la salle Pierre-Boulez, où se trouve l’académie de musique de M. Barenboim, qui accueille de jeunes musiciens du Proche-Orient, quelles que soient leur religion ou leur nationalité.
Pour l’instant, l’hémorragie a moins touché le monde de la variété que celui de la musique classique
Avant eux, d’autres artistes avaient également décidé de renvoyer leurs récompenses, comme le chanteur allemand Marius Müller-Westernhagen, l’un des plus primés (il en a reçu huit au total), ou le producteur Klaus Voormann, qui a reçu cette année un Echo d’honneur pour l’ensemble de sa carrière. Pour l’instant, toutefois, l’hémorragie a moins touché le monde de la variété que celui de la musique classique où, rapporté à l’ensemble des lauréats, la part de ceux ayant rendu leurs prix est plus importante. C’est notamment le cas du chef d’orchestre Enoch zu Guttenberg, du pianiste Igor Levit ou du vio­loniste Andreas Reiner. Plusieurs ensembles renommés outre-Rhin ont fait de même, comme la Sächsische Staatskapelle de Dresde, dirigé par Christian Thielemann, et dont les membres ont justifié leur décision en ces termes : « Un prix qui met les ventes au-dessus de tout et qui, le jour du souvenir de la Shoah, diffuse en direct une émission qui se moque des victimes du IIIe Reich devient un symbole de cynisme auquel nous ne pouvons souscrire. »
Les lauréats parmi le Top 5 des meilleures ventes
Les responsables du prix Echo n’ont pas tardé à réagir. Trois jours après la remise de la récompense controversée aux rappeurs Kollegah et Farid Bang, qui se défendent de tout antisémitisme, le président de la Fédération allemande de l’industrie musicale (BVMI), Florian Drücke, a promis un « audit global » et un « renouvellement des mécanismes de nomination et d’attribution du prix ». Il n’en a cependant pas dit davantage. Les lauréats sont désignés par un jury, qui n’a cependant qu’une latitude limitée, puisque les nommés sont ceux qui, dans chaque catégorie (pop, rock, schlager, hip-hop, etc.), figurent dans le Top 5 des meilleures ­ventes de l’année écoulée.
Il n’est pas certain que ces promesses suffiront. Déjà, certains s’interrogent sur l’avenir du prix. C’est le cas de Thomas Schreiber, l’influent responsable des divertissements de la chaîne publique ARD, qui retransmettait la remise du prix Echo jusqu’en 2017. « L’industrie musicale met la tête dans le sable. (…) L’Echo n’a plus aucune justification, ni sur le plan du contenu ni sur le plan moral », a-t-il récemment déclaré au quotidien Die Welt.
La condamnation de la remise du prix Echo aux deux rappeurs, à laquelle ont également souscrit le ministre des affaires étrangères allemand, Heiko Maas, ainsi que le Comité international d’Auschwitz, s’inscrit dans un contexte particulier outre-Rhin, où la question de l’antisémitisme occupe une place de plus en plus grande dans l’actualité depuis quelques semaines. Une semaine après l’agression, à Berlin, d’un jeune Israélien qui portait une kippa, les représentants de la communauté juive de la capitale allemande ont appelé tous les habitants de la ville, mercredi 25 avril, à en revêtir une également à leur tour, en signe de solidarité.

        Lire le compte-rendu :
         

          L’Allemagne s’inquiète d’une recrudescence de l’antisémitisme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ L’ex-chef politique des Serbes de Bosnie a fait appel de sa condamnation à quarante ans de prison pour « génocide à Srebrenica », « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ».
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Radovan Karadzic, jugé en appel à La Haye, se présente comme un incompris

L’ex-chef politique des Serbes de Bosnie a fait appel de sa condamnation à quarante ans de prison pour « génocide à Srebrenica », « crimes contre l’humanité » et « crimes de guerre ».



Le Monde
 |    24.04.2018 à 20h03
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 20h22
    |

            Stéphanie Maupas (La Haye, correspondance)








                        



   


Vingt-six ans après le début de la guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995), Radovan Karadzic veut encore réécrire l’histoire. Condamné à quarante ans de prison le 24 mars 2016 par une chambre de première instance du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), le psychiatre, capturé en juillet 2008 à Belgrade, demande en appel la reprise de son procès à zéro pour contrer « un jugement qui fourmille de propos travestis ».
Lundi 23 et mardi 24 avril, l’ex-chef politique des Serbes de Bosnie a, devant la chambre d’appel, rejeté les accusations contre lui. M. Karadzic aurait, depuis dix ans, « continué à lutter pour la justice », assure son avocat. Une justice qui l’a reconnu coupable en première instance de « génocide à Srebrenica », de « crimes contre l’humanité » pour l’épuration ethnique menée en Bosnie – dont les quatre ans du siège de Sarajevo – et de « crimes de guerre » pour la prise en otage d’agents de l’ONU.
Maître Peter Robinson l’affirme : son client reste « empli d’espoir », mieux armé que jamais de « son optimisme sans fin, l’amour de sa population (…) et son grand sens de l’humour », que l’on peine néanmoins à percevoir depuis la galerie publique, où sont venues, comme à chaque grande étape des procès de La Haye, des veuves de Srebrenica.

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                Radovan Karadzic reconnu coupable du génocide à Srebrenica, condamné à quarante ans de prison



« Dresser une autoroute vers l’enfer »
Débarrassé de la barbe de gourou sous laquelle il se cachait durant ses années de cavale, chevelure poivre et sel toujours en bataille – signalée « flamboyante » dans les fiches d’Interpol à l’heure ancienne de sa cavale –, Radovan Karadzic se présente comme un incompris. On aurait déformé ses discours ; mésinterprété ses déclarations ; ignoré ses livres. A l’heure de la guerre, promettre à ses ennemis « de dresser une autoroute vers l’enfer » n’était pas une menace mais un avertissement, explique-t-il aux juges de la chambre d’appel.
Il invite – à moins qu’il ne s’agisse aussi d’un avertissement – à réviser son jugement, faute de quoi « le conflit entre nous ne va pas cesser ». Pire, dit-il, bien conscient que le mandat politique du tribunal de l’ONU aura été d’accompagner les accords de paix de 1995, ce jugement « va infliger un grand mal » en ex-Yougoslavie.
Sa condamnation, en 2016, n’a pourtant pas amplifié les tensions déjà persistantes en Bosnie. A 72 ans, Radovan Karadzic est inexorablement un homme du passé, qui assène les mêmes propos tenus aux premières heures de la guerre. « La Bosnie-Herzégovine n’avait pas le droit de faire sécession unilatéralement », répète-t-il, et s’il n’avait rien fait, il « aurait dû répondre de haute trahison ».
Karadzic assure avoir tout ignoré de Srebrenica, et du massacre de 5 115 Musulmans de Bosnie – décompte du TPIY – par les forces bosno-serbes conduites par Ratko Mladic en juillet 1995. « Pensez-vous qu’il y a une conspiration du silence ?, demande le président, Theodor Meron, à l’avocat de Karadzic. Que tout le monde, tous les officiers, ont participé à une conspiration du silence ? », laissant le chef suprême dans l’ignorance.
Les conditions de détention dans les camps
Le procureur, qui a, lui aussi, fait appel du jugement de 2016, cherche à convaincre les juges du bien-fondé de l’accusation de « génocide » en Bosnie, qui n’avait pas été retenue : « L’intention génocidaire ne se réduit pas à un simple calcul mathématique, rappelle la substitut du procureur, Laurel Baig. La question n’est pas l’échelle des massacres, mais savoir si l’objet du crime était de détruire. » Dans les camps, les conditions de détention correspondaient à des actes génocidaires, explique-t-elle : pas d’eau, pas de médicaments, mauvais traitements contre les femmes, les personnes âgées et les enfants, viols fréquents. Un génocide, explique Laurel Baig, c’est « lorsque les membres de ce groupe ne peuvent plus se constituer en tant que communauté ».
L’avocat de Karadzic conteste : « L’intention de déplacer une population n’est pas l’intention de la détruire. » La procureure fait parler les victimes : « Ils ont des cauchemars, disent que leur vie s’est arrêtée en 1992. Ils disent qu’ils vivent encore tout seuls. Ils disent que c’est comme s’ils avaient été tués. » Karadzic, dit-elle, « a abusé de son pouvoir immense de faire couler le sang de milliers de victimes. Pour que justice soit faite, il faut qu’il soit condamné à la peine la plus importante, c’est-à-dire la perpétuité ».
En première instance, les juges avaient accordé à Radovan Karadzic la circonstance atténuante d’avoir quitté la scène politique après-guerre, le condamnant à quarante ans de prison. La procureure proteste, arguant que « Karadzic a conclu cet accord une fois que la possibilité de poursuivre ses campagnes criminelles était annulée ». L’ex-chef des Serbes de Bosnie avait fait valoir l’accord passé avec le négociateur américain Richard Holbrooke : un retrait politique contre la liberté, alors que pesait contre lui un mandat d’arrêt du TPIY. Le verdict définitif devrait être rendu d’ici fin décembre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Bruxelles estime que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays.
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Dublin et Apple signent un accord pour collecter 13 milliards d’euros d’« avantages fiscaux indus »

Bruxelles estime que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h44
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 19h54
   





                        


Le gouvernement irlandais a annoncé, mardi 24 avril, la signature avec Apple d’un accord permettant le versement, sur un compte bloqué, de 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux jugés indus par l’Union européenne. La Commission avait demandé il y a plus d’un an à l’Irlande de commencer à récupérer les fonds.
Cet accord, dont la signature formelle était prévue pour la fin de la journée mardi, permet la mise en place d’un compte sous séquestre vers lequel seront virés les capitaux correspondant aux « avantages fiscaux indus » perçus par Apple, selon l’exécutif européen.

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Bruxelles estime en effet que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays, qui lui aurait permis de ne soumettre à l’impôt qu’une infime partie des milliards gagnés en Europe. L’Irlande abrite le siège européen d’Apple qui y enregistre tous les bénéfices réalisés dans cette zone géographique ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.
Dublin et Apple contestent
Les 13 milliards d’euros devraient être transférés sur le compte bloqué d’ici à la fin du troisième trimestre, a expliqué le ministre des finances irlandais, Paschal Donohoe, dans un communiqué. Le ministre a néanmoins réaffirmé que Dublin « contest[ait] l’arbitrage » de la Commission européenne, jugeant tout à fait légales les conditions fiscales entourant l’activité de la marque à la pomme en Irlande. En tant qu’Etat membre, l’Irlande entend toutefois « bien se conformer à ses obligations légales ».
Le gouvernement irlandais va donc placer les sommes en jeu sur ce compte bloqué en attendant le résultat des appels du pays et du groupe américain sur le fond de la décision européenne d’imposer à Apple le remboursement à Dublin.
En attendant d’être fixé sur le fond, M. Donohoe a justifié le temps pris pour la collecte par la complexité et l’ampleur de la procédure, « la plus importante de ce type » jamais réalisée, a-t-il assuré.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Bucarest et Prague ont suscité la controverse en proposant de suivre la décision prise par Donald Trump en décembre 2017, contre la ligne de conduite fixée au sein des pays de l’UE.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/04/2018
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Roumanie et République tchèque débattent du déménagement de leur ambassade à Jérusalem

Bucarest et Prague ont suscité la controverse en proposant de suivre la décision prise par Donald Trump en décembre 2017, contre la ligne de conduite fixée au sein des pays de l’UE.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 07h30
    |

            Mirel Bran (Bucarest, correspondant), 
                                Blaise Gauquelin (Vienne, correspondant) et 
Jean-Pierre Stroobants (Bruxelles, bureau européen)








                        



                                


                            

Après les divisions sur la relation avec Moscou, sur d’éventuelles sanctions contre l’Iran ou sur l’attitude à adopter face au régime syrien, voilà la diplomatie européenne confrontée à de nouvelles divergences. Elles portent, cette fois, sur l’éventuelle implantation d’ambassades de pays membres à Jérusalem.
Prenant le contre-pied de la position officielle des Vingt-Huit, certaines capitales semblent, en effet, vouloir imiter la décision prise, en décembre 2017, par Donald Trump. Le président américain avait, à l’époque, reconnu la ville sainte comme la capitale d’Israël et décidé d’y installer l’ambassade de son pays, en lieu et place de Tel-Aviv. Une décision rapidement condamnée, au nom de l’Union européenne (UE), par la haute représentante pour les affaires étrangères, Federica Mogherini.
En Roumanie, la question du déménagement de l’ambassade divise et fait désormais l’objet d’une rude bataille politique. Le 20 avril, le gouvernement social-démocrate a confirmé son intention d’organiser le transfert vers Jérusalem. « Nous sommes responsables, nous ferons preuve de discernement et nous discuterons avec toutes les institutions », a déclaré la première ministre, Viorica Dancila, qui doit effectuer une visite officielle à Jérusalem, les 25 et 26 avril. Le président libéral Klaus Iohannis, qui cohabite difficilement avec des gouvernements sociaux-démocrates depuis 2016, a aussitôt réagi. « Selon la Constitution, cette décision appartient au président, mais je n’ai été ni informé ni consulté à ce sujet, a-t-il affirmé. Un transfert de l’ambassade représenterait une violation du droit international. »
Les sociaux-démocrates ont pris leurs distances avec l’UE et l’homme fort du pays, Liviu Dragnea, chef de file des sociaux-démocrates, espère en fait gagner le soutien des Etats-Unis – critiques à l’égard d’un projet de réforme de la justice – en suivant Washington sur la question du déménagement de l’ambassade.

«...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Après l’agression de deux jeunes hommes la semaine passée dans un quartier branché de Berlin, l’Allemagne s’inquiète d’une montée de l’antisémitisme dans le pays.
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Allemagne : la principale autorité de la communauté juive « déconseille » de porter la kippa dans la rue

Après l’agression de deux jeunes hommes la semaine passée dans un quartier branché de Berlin, l’Allemagne s’inquiète d’une montée de l’antisémitisme dans le pays.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h43
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 19h41
   





                        



   


Le président du Conseil central des juifs d’Allemagne a « déconseillé » mardi 24 avril à ses coreligionnaires de porter la kippa dans les rues des grandes villes, après une agression survenue en plein Berlin qui a choqué le pays.
« Porter (la kippa) avec un air de défi serait en principe la bonne chose à faire », a déclaré Joseph Schuster dans un entretien à la radio RBB. Mais « malgré tout, je dois en réalité déconseiller à des personnes seules de se montrer dans le centre des grandes villes d’Allemagne avec une kippa ».

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                L’Allemagne s’inquiète d’une recrudescence de l’antisémitisme



Agression à Berlin
Les propos du président du Conseil central, la plus grande organisation fédérant les communautés et associations juives d’Allemagne, ont créé des remous. L’Association européenne juive a appelé à retirer cet appel.
Les déclarations de M. Schuster partent sans doute « d’un souci sincère de la sécurité des juifs, inquiétude que je partage naturellement à la lumière de l’antisémitisme croissant en Europe », a réagi dans un communiqué Rabbi Margolin, président de l’Association juive européenne. « Malheureusement, il se trompe dans le remède à apporter à ce problème sérieux » car « ne pas porter la kippa par peur de l’antisémitisme, c’est en fait l’accomplissement de la vision des antisémites en Europe », a estimé M. Margolin. Il ne faut pas « encourager les juifs – ou quelque autre groupe religieux ou ethnique – à abandonner ses attributs religieux », a-t-il encore déclaré.
Les propos de M. Schuster s’inscrivent dans un contexte de crainte d’une résurgence de l’antisémitisme en Allemagne. La semaine dernière, l’agression de deux jeunes portant une kippa dans un quartier branché de Berlin a suscité une vive émotion dans un pays toujours hanté par les crimes nazis. L’une des victimes, qui n’est pas juive mais un Arabe israélien, avait expliqué avoir été hélé et insulté par un groupe de personnes et avoir décidé à ce moment-là de filmer la scène avec son téléphone portable. Les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent son agresseur en train de le fouetter avec sa ceinture en criant « yahoud » (« juif » en arabe) et « trou du cul ». L’un des agresseurs présumés s’est rendu de lui-même à la police jeudi. Selon la presse, il s’agirait d’un réfugié syrien ayant vécu dans un centre pour migrants.

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Rassemblement solidaire mercredi
Angela Merkel avait vivement dénoncé cet « incident terrible » et promis de « réagir ». « Nous sommes confrontés à de l’antisémitisme parmi les Allemands et aussi parmi les gens provenant du monde arabophone », avait-elle ajouté.
La Communauté juive de Berlin a par ailleurs appelé les Berlinois à un rassemblement de solidarité mercredi et a invité juifs et non juifs à porter une kippa. Une manifestation qui n’est pas sans rappeler la marche blanche organisée en mars à Paris, en hommage à Mireille Knoll, tuée à 85 ans dans son appartement parisien « parce qu’elle était juive », selon Emmanuel Macron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ D’éventuelles poursuites contre l’île de Méditerranée divisent les Vingt-Huit, échaudés par les procédures lancées contre le gouvernement polonais.
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« Projet Daphne » : la Commission européenne refuse d’enquêter sur l’Etat de droit à Malte

D’éventuelles poursuites contre l’île de Méditerranée divisent les Vingt-Huit, échaudés par les procédures lancées contre le gouvernement polonais.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 06h44
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La discrétion était de mise ces derniers jours à Bruxelles à la suite des révélations du « Projet Daphne », dont Le Monde est partenaire. Initié par le réseau Forbidden Stories, il vise à poursuivre les enquêtes de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée dans son pays le 16 octobre 2017.

        Lire notre enquête :
         

          « Projet Daphne » : qui a ordonné l’assassinat de Daphne Caruana Galizia ?



Vente abusive de passeports « en or » à des non-citoyens de l’Union européenne (UE), recherche d’un éventuel mobile politique dans le meurtre de Mme Galizia, attitude de la justice maltaise ? Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, a certes eu des paroles fortes, lundi 23 avril, en salle de presse de l’institution, promettant que « tout ce que le projet Daphne révèle sera examiné par la Commission et si elle pense qu’elle peut agir elle le fera. Nous continuerons à mettre la pression sur les autorités maltaises. »

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                « Projet Daphne » : Malte, l’île des passeports en or



« Nous devons savoir ce qu’il s’est passé »
Pour l’ancien ministre néerlandais des affaires étrangères, chargé par ailleurs des relations – très tendues – avec le gouvernement polonais (ouvertement anti-Bruxelles), « nous devons savoir ce qu’il s’est passé et nous n’aurons pas peur, même s’il y a des conséquences pour les autorités maltaises. »
Mais quelques jours plus tôt, le chef des porte-parole de la Commission européenne, Margaritis Schinas, avait, elle, écarté l’éventuelle poursuite de Malte, plus petit Etat de l’UE, pour violation de l’Etat de droit : « Si la question est : y a t-il une infraction à l’Etat de droit à Malte ? La réponse est non. »
Pour l’heure, Malte ne fait l’objet que de deux procédures d’infraction. L’une concerne la transposition de la quatrième directive antiblanchiment de 2015 (comme dix-neuf autres pays de l’UE). Bruxelles a par ailleurs lancé, en mars, suite aux révélations des « Paradise Papers », une lettre de mise en demeure à Malte (mais aussi à Chypre et à la Grèce), concernant des soupçons de fraude à la TVA de grande ampleur dans le secteur des yachts. « Cette procédure suit son cours. Des progrès ont été réalisés mais ils ne sont pas suffisants », indique une source bruxelloise à propos de cette deuxième procédure d’infraction.
Jeux partisans
Par ailleurs, la commissaire à la justice, Vera Jourova, s’est contentée de confirmer, lundi, qu’un rapport interne portant sur les « passeports en or », délivrés par certains Etats de l’UE à de gros investisseurs étrangers moyennant finances, serait rendu public « avant la fin de cette année ». Elle a aussi annoncé, lundi, une visite « en juin » à Malte, pour faire le point avec les autorités locales.
La Commission refuse-t-elle d’entrer dans une procédure risquée de violation de l’Etat de droit, comme celle qu’elle a lancée fin 2017 contre le gouvernement polonais, pour ne pas alimenter le sentiment anti-Bruxelles à un an des élections européennes ? Les jeux partisans, au Parlement européen, polluent également le débat sur Malte. Jusqu’à présent, le groupe des sociaux-démocrates n’a pas osé s’en prendre ouvertement au gouvernement travailliste de Joseph Muscat, le premier ministre maltais.

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A l’automne 2017, les élus sociaux-démocrates s’étaient dissociés d’une résolution parlementaire sur l’Etat de droit à Malte, pourtant soutenue par tous les autres partis, y compris l’extrême gauche et les Verts.
A contrario, les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), pourtant très compréhensifs à l’égard des dérives antimigrants du premier ministre hongrois Viktor Orban, ne ratent pas une occasion de condamner la situation maltaise. Celle-ci est telle qu’elle « justifie le lancement immédiat d’un dialogue sur l’Etat de droit avec les autorités maltaises », soulignait lundi Manfred Weber, le président du groupe PPE à Strasbourg.
Pour l’heure, la seule conséquence au niveau européen du « Projet Daphne », est la nomination, lundi, par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, d’un rapporteur spécial sur le meurtre de la journaliste maltaise, le néerlandais Pieter Omtzigt. Une initiative qui n’a, de fait, rien à voir avec les instances de l’UE.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ La volonté du géant du Net d’installer un « campus » destiné aux start-up au cœur d’un quartier populaire et alternatif suscite la colère de certains habitants.
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Article sélectionné dans La Matinale du 24/04/2018
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A Berlin, la fronde des anti-Google

La volonté du géant du Net d’installer un « campus » destiné aux start-up au cœur d’un quartier populaire et alternatif suscite la colère de certains habitants.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h00
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 07h25
    |

            Yves Eudes (Berlin, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Berlin, quartier de Kreuzberg. Sur le quai longeant le canal Landwehr, l’ancienne station électrique Umspannwerk, un vaste bâtiment en brique dominant le quartier, abrite désormais une dizaine de petites entreprises, un restaurant chic et un bar à cocktails. L’édifice est en partie vide, mais cela ne va pas durer, car Google a loué une aile de 3 000 mètres carrés pour installer un « campus », lieu consacré aux rencontres, aux événements et à la formation professionnelle dans le secteur du numérique.
D’ordinaire, le quai est très calme, mais, en cette soirée printanière, le vacarme est assourdissant. Ce 6 avril, comme chaque premier vendredi du mois depuis cet hiver, une centaine de manifestants ont apporté des tambours, des casseroles, des bidons et des trompettes pour un concert de rue endiablé.
L’objectif est de faire le plus de bruit possible, de protester, sur un mode festif, contre l’arrivée du géant américain à Kreuzberg. La manifestation, non autorisée, a été annoncée sur le Web, sur les réseaux sociaux et par des affiches, venues s’ajouter aux graffitis et banderoles hostiles à Google, ornant les murs, les vitrines, les fenêtres et l’intérieur des bars et restaurants. La police confine les manifestants sur un bout de trottoir et ceux qui tentent de former un cortège sont refoulés. Mais un groupe installé sur le toit d’un immeuble voisin, avec la complicité des locataires, déploie une banderole anti-Google et tire un feu d’artifice. Au bout d’une heure, les manifestants, épuisés, se replient dans les bars du quartier.
« Soutenir les start-up sans en prendre le contrôle »
Pourtant, en apparence, tout avait bien commencé. En Allemagne, le groupe possède déjà des bureaux à Hambourg, à Munich et dans un autre quartier berlinois et travaille en partenariat avec Factory, un incubateur de start-up. Fin 2016, il annonce qu’il va construire à Kreuzberg un campus comme il en possède déjà à Madrid, à Londres, à Varsovie, à Tel-Aviv, à Sao...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Ces cérémonies commémorant le génocide arménien (1915-1917) se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.
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Arménie : les autorités commémorent le génocide après dix jours de crise politique

Ces cérémonies commémorant le génocide arménien (1915-1917) se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 20h59
   





                        



   


Une parenthèse d’union nationale après dix jours de crise politique. Les autorités arméniennes ont célébré l’unité du pays, mardi 24 avril, lors des commémorations du génocide arménien (1915-1917). Ces cérémonies se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.

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                La démission du premier ministre ne met pas fin à la crise politique en Arménie



Le président Armen Sarkissian (sans lien de parenté avec Serge Sarkissian), le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, et les autorités religieuses du pays se sont notamment rendus au mémorial dédié aux victimes des massacres perpétrés au début du XXe siècle sous l’Empire ottoman qui a fait 1,5 million de morts, selon l’Arménie. Alors que la Turquie considère qu’il s’agissait d’une guerre civile qui a fait 300 000 à 800 000 morts, autant du côté turc qu’arménien.
Rappelant la tragédie ayant frappé les Arméniens, M. Karapetian a déclaré dans un communiqué que « nous traversons aujourd’hui une autre étape très difficile de notre histoire. Nous montrons au monde aujourd’hui que, malgré les difficultés et nos problèmes internes non résolus, nous restons ensemble et unis ». Le premier ministre par interim doit rencontrer mercredi Nikol Pachinian, le député d’opposition qui a mené pendant onze jours la contestation contre Serge Sarkissian.
Un vote à l’Assemblée dans la semaine
N’ayant pas le droit de se représenter à un troisième mandat de président, ce dernier avait fait modifier la Constitution pour renforcer les pouvoirs du premier ministre avant de se faire nommer à ce poste, son successeur comme président n’ayant plus que des pouvoirs honorifiques. Mais face à la contestation de la rue, M. Sarkissian a été contraint de démissionner lundi.
Dans la foulée, M. Pachinian s’est prononcé pour la tenue d’élections législatives anticipées :
« Notre révolution de velours a gagné mais ce n’est que le premier pas. Notre révolution ne peut pas s’arrêter à mi-chemin et j’espère que vous allez continuer jusqu’à la victoire finale. »
Mais en attendant, un vote à l’Assemblée, largement dominée par le Parti républicain d’Arménie de Serge Sarkissian, est prévu dans un délai de sept jours pour désigner un nouveau chef du gouvernement. M. Pachinian a cependant déclaré dès mardi qu’il était « prêt à diriger le pays ». « Si le peuple me confie cette responsabilité, je suis prêt à l’assumer », a-t-il assuré.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ Le président français a entamé lundi sa visite d’Etat aux Etats-Unis. A cette occasion, M. Trump et lui n’ont pas lésiné sur les symboles censés exprimer la force du lien transatlantique.
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Les premiers pas de Macron aux Etats-Unis marqués par les symboles

Le président français a entamé lundi sa visite d’Etat aux Etats-Unis. A cette occasion, M. Trump et lui n’ont pas lésiné sur les symboles censés exprimer la force du lien transatlantique.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 14h44
    |

            Solenn de Royer (envoyée spéciale) et 
Marc Semo (Washington, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

L’hélicoptère descend lentement dans un ciel gris strié de blanc. Emmanuel Macron et Donald Trump, suivis de leurs épouses, s’extirpent de l’appareil et foulent la pelouse impeccablement tondue de la propriété du premier président américain, George Washington, à Mount Vernon, au sud de la capitale fédérale. C’est dans ce manoir du XVIIIe siècle surplombant le fleuve Potomac, considéré comme « la demeure historique la plus importante d’Amérique », selon l’Elysée, que M. Trump a voulu recevoir son hôte pour un dîner privé, lundi 23 avril, au premier soir d’une visite d’Etat qui doit durer trois jours.

En 2014, Barack Obama avait accueilli François Hollande à Monticello (Virginie), la demeure du plus francophile des Pères fondateurs américains, Thomas Jefferson. Pour M. Macron, Donald Trump a préféré la maison de Washington, où est encore conservée une clé de la forteresse de la Bastille, offerte par le marquis de La Fayette au premier président des Etats-Unis. « Cette clé est le trait d’union entre nos révolutions », souligne un conseiller du président français, qui devait évoquer ce symbole mardi 24 avril à la Maison Blanche.
Les deux couples ont brièvement admiré la vue sur le fleuve depuis la terrasse à colonnades, avant d’aller dîner. Autour de la table ronde, les deux hommes ont échangé sur la situation politique de leurs pays, notamment les sondages du président américain et la préparation des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, prévues en novembre. Ils ont également évoqué la régulation d’Internet et la lutte contre la radicalisation. Sur le commerce, la Syrie et la lutte contre le terrorisme, Trump et Macron ont fait part de leur souhait de bâtir un « agenda commun », précise-t-on à l’Elysée.
Auparavant, les deux présidents avaient planté un jeune chêne dans le jardin de la Maison Blanche. L’arbre – offert par le président français – vient du bois Belleau, dans l’Aisne, près de Château-Thierry,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ L’alliance entre les kémalistes et les ultranationalistes du Bon Parti contrarie le chef de l’Etat avant les élections générales du 24 juin.
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Turquie : l’opposition se met en ordre de bataille contre le président Erdogan

L’alliance entre les kémalistes et les ultranationalistes du Bon Parti contrarie le chef de l’Etat avant les élections générales du 24 juin.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 12h04
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Décrite comme faible et divisée, l’opposition au président turc, Recep Tayyip Erdogan, tente de faire front commun en vue des élections anticipées – législatives et présidentielle – convoquées en catastrophe pour le 24 juin. Dans un geste inattendu, le Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste), principale formation de l’opposition, s’est porté au secours du Bon Parti, un petit mouvement anti-Erdogan créé à l’automne 2017. Quinze députés du CHP ont rejoint officiellement ses rangs, dimanche 22 avril, lui permettant ainsi d’avoir les vingt représentants nécessaires pour déclarer son propre groupe parlementaire et entrer dans la course.

Selon la loi électorale, pour qu’un parti soit éligible, il faut que six mois se soient écoulés entre son congrès fondateur et la date des élections, ou que le parti en question dispose d’un groupe parlementaire, soit vingt députés. « Il s’agissait de repousser les pièges tendus à la démocratie », a expliqué Bülent Tezcan, le porte-parole du CHP.
C’est une mauvaise nouvelle pour M. Erdogan. Sa formation, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), aux commandes du pays depuis 2002, s’était alliée au Parti de l’action nationaliste (MHP) en vue des élections. Or, le noyau dur du Bon Parti est constitué de cadres ultranationalistes issus du MHP. D’autres pourraient suivre.
En obtenant de sa majorité la tenue du scrutin seize mois avant la date prévue, le président Erdogan comptait bien écarter cet adversaire gênant de la course. Il fallait couper l’herbe sous le pied de la redoutable Meral Aksener, la présidente du Bon Parti, ancienne ministre de l’intérieur et figure du nationalisme turc qui promet à l’envi de « faire tomber le ciel sur la tête » des islamo-conservateurs.
« Une catastrophe »
Le rapprochement tactique des deux formations de l’opposition a fortement contrarié le président Erdogan. « Que le Parlement soit dans un tel état est une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Faute d’accord entre la droite et le Mouvement 5 étoiles, le président, Sergio Mattarella, cherche à réintroduire dans le jeu le Parti démocrate, pour donner au pays un gouvernement.
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Italie : Roberto Fico chargé d’explorer les contours d’une coalition entre le M5S et la gauche

Faute d’accord entre la droite et le Mouvement 5 étoiles, le président, Sergio Mattarella, cherche à réintroduire dans le jeu le Parti démocrate, pour donner au pays un gouvernement.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 11h50
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


Comme il n’y a pas d’issue à droite, pourquoi ne pas tenter à gauche ? Plus de cinquante jours après les élections législatives italiennes du 4 mars, qui ont vu s’effondrer les deux grandes forces politiques qui se partagent le pouvoir depuis un quart de siècle, Forza Italia à droite et le Parti démocrate (PD) à gauche, sans pour autant dégager de majorité claire, le président de la République, Sergio Mattarella, a confié au président de la Chambre des députés, Roberto Fico, le soin d’explorer la possibilité d’une entente entre le Mouvement 5 étoiles (M5S), fort de ses 32 % des voix, et le PD.
Moins d’une semaine après l’échec du mandat exploratoire confiée à la présidente du Sénat, qui avait mis en lumière l’impossibilité du scénario d’une alliance entre la totalité de la coalition de droite et le M5S, Luigi Di Maio refusant de traiter avec l’ancien président du Conseil et chef de file de Forza Italia, Silvio Berlusconi, – et réciproquement –, il s’agit donc, cette fois-ci, d’examiner une deuxième option. Comme aucune hypothèse ne se dessine clairement, Sergio Mattarella semble avoir choisi de procéder par élimination.

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                Berlusconi rejette toute alliance avec le M5S, « un danger pour l’Italie »



Dans le monde des M5S, Roberto Fico jouit d’une aura particulière. Celle du fidèle de la première heure, créateur, en 2005, sur Internet, d’un réseau napolitain d’amis de Beppe Grillo, ce qui lui confère une certaine liberté de parole. Garant de l’âme progressiste et environnementaliste de ce mouvement – ce qui n’a pas manqué de provoquer par le passé des tensions avec la tendance plus conservatrice incarnée par l’actuel chef de file de M5S, Luigi Di Maio –, M. Fico est tout indiqué pour mener des discussions avec la gauche.
Une coalition Ligue-M5S, un épouvantail pour l’Europe
Mais sa popularité suffira-t-elle pour décider le Parti démocrate, sorti laminé des élections et en proie à de terribles luttes internes, à franchir le pas ? L’actuel dirigeant par intérim du parti, Maurizio Martina, semble ouvert à la discussion, afin d’éviter la constitution d’une coalition Ligue-M5S qui fait figure d’épouvantail pour l’Europe entière. Des figures du parti, comme l’actuel ministre de la culture, Dario Franceschini, plaident pour le dialogue, arguant qu’« on ne peut pas se contenter de dire non ».
Mais l’ancien secrétaire du PD, Matteo Renzi, forcé de laisser la main en raison de l’ampleur de la défaite du 4 mars, garde le contrôle d’une bonne part de l’appareil du parti, et entend vendre chèrement l’éventuelle participation de son parti à une coalition « anti-Ligue ».
Pour l’heure, la principale cible de cette tentative de marginalisation, Matteo Salvini, ne cherche pas à dramatiser. Le chef de file de la Ligue affirme que toute manœuvre pour le contourner, alors qu’il est le leader incontesté de la coalition ayant obtenu le plus de voix, serait un déni de démocratie. Lundi soir, alors qu’il tenait une réunion politique sur la place centrale de la petite ville de Codroipo, dans le cadre de la campagne pour l’élection régionale de Frioul-Vénétie julienne, dimanche 29, dont la Ligue attend beaucoup, il s’est borné à lancer, presque badin :
« Ce soir, quand vous rentrerez chez vous, vous apprendrez sans doute, à la télévision, que Sergio Mattarella a confié un mandat exploratoire à Roberto Fico… Ce n’est pas un problème, le président fait son travail. Ce que je sais en revanche, c’est que si le vote du 4 mars veut dire quelque chose, alors les seuls qui ne peuvent pas aller au gouvernement, ce sont la gauche. » 
Avant de mettre en garde :
« S’ils veulent vraiment essayer ça… alors il faudra que nous allions faire, ensemble, une petite promenade à Rome ! »

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Le dirigeant arménien a souvent été accusé de plagier le Kremlin, en transférant les pouvoirs de la présidence au poste de premier ministre.
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La chute de Serge Sarkissian, en Arménie, est un mauvais signal pour Vladimir Poutine

Le dirigeant arménien a souvent été accusé de plagier le Kremlin, en transférant les pouvoirs de la présidence au poste de premier ministre.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 18h04
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Ce n’est pas une révolution de couleur, mais plutôt « de velours ». Ce message de l’opposant Nikol Pachinian, beaucoup d’Arméniens, qui réclamaient dans la rue le départ du premier ministre Serge Sarkissian, n’ont cessé de le répéter. La contestation n’est guidée « ni par les intérêts des Etats-Unis, ni par ceux de l’Union européenne, ni par ceux de la Russie », a soutenu le député, reprenant une rhétorique, souvent employée à Moscou, d’une implication occidentale dans les soulèvements dans l’espace post-soviétique. Aucun débat n’a divisé les Arméniens entre pro-occidentaux ou prorusses, comme en Ukraine en 2014. Mais la démission de M. Sarkissian, après seulement onze jours de manifestations dans ce petit pays du Caucase, allié de la Russie, a tout d’une mauvaise nouvelle pour Vladimir Poutine.
Les événements en Arménie ne pouvaient pas tomber plus mal, à quelques jours à peine de l’investiture officielle, le 7 mai, pour un nouveau mandat de six ans, du chef de l’Etat russe. Président pendant dix ans, de 2008 à 2018, M. Sarkissian a souvent été accusé de plagier le Kremlin, en transférant les pouvoirs de la présidence au poste de premier ministre, contournant ainsi la limite de deux mandats présidentiels fixée par la Constitution arménienne – un peu comme en Russie, lorsque M. Poutine avait échangé les rôles avec son premier ministre Dmitri Medvedev.
« Je me suis trompé »
Ce modèle s’est effondré. Et dans quels termes ! « Nikol Pachinian avait raison, et moi je me suis trompé », a déclaré le dirigeant arménien en annonçant lundi sa démission. « Cela n’affectera en aucune façon le pouvoir russe, Sarkissian sera perçu comme un homme politique faible qui s’est rendu », relativise Andreï Kolesnikov, politologue du centre de réflexion Carnegie Russie. « Mais cette fois, ajoute-t-il, le Kremlin aura du mal à incriminer le département d’Etat américain. »

« Je félicite les citoyens...




                        

                        


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