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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-1"> ¤ Le suspect consultait régulièrement des sites antisémites, et avait « Mein Kampf » dans son sac à dos au moment de son arrestation.
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Garde à vue prolongée pour le suspect d’une prise d’otages au mémorial des déportés de la Mayenne

Le suspect consultait régulièrement des sites antisémites, et avait « Mein Kampf » dans son sac à dos au moment de son arrestation.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 18h32
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h38
   





                        



   


L’homme qui a menacé mardi avec un fusil un employé du mémorial des déportés de la Mayenne est un jeune « nationaliste », fragile psychologiquement, qui voulait commettre un « acte spectaculaire », a indiqué mercredi 25 avril le procureur de Laval.
Originaire de Château-Gontier (Mayenne) et âgé de 20 ans, le jeune homme se décrivait lui-même comme « nationaliste ». Le suspect consultait régulièrement des sites antisémites, a précisé le procureur Guirec Le Bras, au cours d’une conférence de presse. Isolé, le suspect « n’a aucun antécédent pénal mais a des antécédents psychiatriques », a ajouté le magistrat. Le jeune homme avait été hospitalisé sous contrainte à deux reprises, en 2016 et entre octobre et décembre 2017.
« C’est une prise d’otages »
Mardi 24 avril, à 15 heures, le suspect avait menacé avec un fusil de chasse non chargé un employé de l’accueil du mémorial des déportés de la Mayenne, un lieu qui rend hommage aux personnes envoyées dans les camps de concentration et d’extermination nazis. « C’est une prise d’otages », a-t-il dit à l’employé, qui a résisté et appelé à l’aide. Maîtrisé et désarmé avec l’aide d’un second employé, l’homme a été placé en garde à vue par les gendarmes à 15 h 20.
Dans son sac à dos, ceux-ci ont découvert plusieurs ouvrages, dont Mein Kampf d’Adolf Hitler, Psychanalyse du judaïsme d’Hervé Ryssen ou Comprendre l’empire d’Alain Soral. « Pour autant, il n’a à aucun moment prononcé de propos antisémites lors de la commission des faits », a souligné le magistrat. Et pendant sa garde à vue, « il a dit qu’il voulait faire un coup d’éclat sans plus d’élaboration ou de précision », a-t-il ajouté. Il « mûrissait son projet depuis un mois » et avait acheté le fusil vendredi dernier dans la région angevine, selon le procureur. Mais la détermination du lieu n’est arrivée que très tardivement.
« Compte tenu des fragilités psychiatriques, ce qui nous reste à vérifier, c’est s’il y aura une clause d’irresponsabilité pénale à terme. Pour l’instant, nous n’avons pas ces éléments, a souligné le magistrat. Selon ces éléments, ça s’orientera soit vers une irresponsabilité soit vers des poursuites pénales contre l’intéressé. »
Le parquet décidera des suites à donner à cette affaire à l’issue de la garde à vue, qui a été prolongée jusqu’à jeudi après-midi. L’enquête a été ouverte pour « violences avec armes » et « détention et transport d’arme prohibée ». Le jeune homme doit être examiné par un expert psychiatre mercredi après-midi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-2"> ¤ La région a décidé d’imposer des crucifix dans les halls d’entrée de ses bâtiments publics, en signe de « reconnaissance de son identité ».
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La Bavière impose le crucifix dans des bâtiments publics

La région a décidé d’imposer des crucifix dans les halls d’entrée de ses bâtiments publics, en signe de « reconnaissance de son identité ».



Le Monde
 |    25.04.2018 à 18h19
   





                        



   


C’est peu dire que le très conservateur Etat régional allemand de Bavière suscite des réactions. Mardi 24 avril, la région a décidé d’imposer des crucifix dans les halls d’entrée de ses bâtiments publics, en signe de « reconnaissance de son identité ».
Installer des crucifix, ce n’est pas promouvoir « un signe religieux », c’est « reconnaître une identité » et « l’expression d’une empreinte historique et culturelle », a justifié le ministre-président de Bavière, Markus Söder, alors que des crucifix trônent déjà dans les salles de classes et les tribunaux bavarois. L’installation prochaine de ces croix ne concerne toutefois que les bâtiments appartenant à l’Etat bavarois et non ceux relevant des municipalités ou de l’Etat fédéral allemand.
« Neutralité religieuse »
Très critiquée, l’annonce a suscité de vives réactions, notamment sur les réseaux sociaux, certains la jugeant contraire au principe de « neutralité religieuse ». « Nous, les musulmans, n’avons aucun problème avec la croix », mais « la neutralité de l’Etat devrait toujours être respectée », a estimé Aiman Mazyek, président du conseil central des musulmans, cité par l’agence de presse allemande DPA. Il a mis en garde contre une « double morale » qui consisterait à accepter les symboles chrétiens mais à bannir de l’espace public les signes juifs ou musulmans.
Dans cette région à dominante catholique du sud de l’Allemagne, le parti au pouvoir, la CSU, devra affronter cet automne une extrême droite en plein essor. Un scrutin qui s’annonce déjà délicat.
Alliée d’Angela Merkel au sein d’une coalition formée de conservateurs et de sociaux-démocrates, la CSU est très critique à l’endroit de la chancelière depuis qu’elle a ouvert, en 2015, les portes à plus d’un million de réfugiés. Et elle a encore durci ses positions dans la perspective des élections de l’automne prochain, où le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) est en embuscade. Récemment, le ministre de l’intérieur de Mme Merkel et patron de la CSU, Horst Seehofer, a ainsi suscité un tollé en déclarant que « l’islam ne faisait pas partie de l’Allemagne ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-3"> ¤ Les échantillons recueillis seront envoyés au laboratoire de l’OIAC à Rijswijk, dans la banlieue de La Haye.
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Syrie : l’OIAC annonce avoir visité un second site d’attaque chimique présumée à Douma

Les échantillons recueillis seront envoyés au laboratoire de l’OIAC à Rijswijk, dans la banlieue de La Haye.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 18h09
   





                        


Des experts de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) se sont rendus, mercredi 25 avril, sur un second site à Douma, dans l’ex-enclave rebelle syrienne de la Ghouta orientale. Le quartier avait été la cible d’une attaque chimique présumée début avril.
« L’équipe de la mission exploratoire a recueilli des échantillons sur ce site », affirme l’organisation dans un communiqué. Les experts de l’organisation étaient arrivés à Damas, le 14 avril, une semaine après l’attaque chimique présumée. Mais ils n’ont pu obtenir l’accès à la ville que depuis samedi.

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L’attaque présumée aux gaz toxiques à Douma le 7 avril, qui a fait au moins quarante morts selon des secouristes, est au cœur d’affrontements diplomatiques entre grandes puissances – Etats-Unis et Russie en tête. Elle a conduit quelques jours plus tard les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni à procéder à des frappes contre des sites chimiques sous le contrôle du régime de Bachar Al-Assad.

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Pas d’identification des auteurs
Les échantillons recueillis seront envoyés au laboratoire de l’OIAC à Rijswijk, dans la banlieue de La Haye. « Ils seront répartis pour analyse sur plusieurs laboratoires dans le monde certifiés par l’organisation », affirme l’OIAC, qui a pour mandat de déterminer un éventuel recours à des armes chimiques, mais non d’en identifier les auteurs.
L’OIAC a également confirmé que des diplomates russes organisaient, jeudi, une réunion à La Haye pour ses Etats membres au cours de laquelle ils allaient « amener des Syriens pour parler de l’incident présumé à Douma ». L’ambassade de Russie aux Pays-Bas a affirmé sur Twitter que « des témoins de Syrie qui étaient présents au [tournage] des vidéos mises en scène par les casques blancs », des secouristes dans les zones aux mains des rebelles, participeraient à cette réunion.

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De son côté, l’OIAC a déclaré qu’elle avait demandé, sans succès, à la Russie que ses experts puissent d’abord interroger ces témoins et que cette réunion ait lieu « une fois la mission exploratoire terminée ».




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-4"> ¤ C’est le pays d’Amérique latine où le nombre d’étrangers a le plus augmenté en 2015. Les Haïtiens, qui représentent la sixième communauté au Chili, sont au centre du débat migratoire, et du racisme qui l’accompagne.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤ Si les taux d’emploi des différentes catégories d’âge atteignent leurs plus hauts niveaux dans l’Europe des Vingt-Huit depuis 2001, de fortes diversités continuent d’exister selon les pays.
<filname="PROF-0,2-3210,1-0,0-5"> ¤                     
                                                   
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Le taux d’emploi des 20-64 ans dans l’Union européenne atteint un nouveau pic de 72,2 % en 2017

Si les taux d’emploi des différentes catégories d’âge atteignent leurs plus hauts niveaux dans l’Europe des Vingt-Huit depuis 2001, de fortes diversités continuent d’exister selon les pays.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 17h51
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h05
    |

                            Gaëlle Picut








                        



                                


                            

Selon les dernières données de l’office européen de statistique Eurostat, le taux d’emploi de la population âgée de 20 à 64 ans dans l’Union européenne (UE) s’est établi à 72,2 %, en 2017, en hausse par rapport à 2016 (71,1 %). C’est le taux le plus élevé enregistré depuis le début de la série de données en 2001. La France se situe légèrement en dessous de cette moyenne européenne, avec un taux d’emploi des 20-64 ans de 70,6 % en 2017 (70 % en 2016).
L’objectif de la « stratégie Europe 2020 » – stratégie en faveur de la croissance et de l’emploi adoptée en 2010 par l’Union européenne pour les dix ans à venir – est d’atteindre un taux d’emploi total des 20-64 ans d’au moins 75 % dans l’UE d’ici à 2020. Cet objectif a été traduit en objectifs nationaux pour refléter la situation et les possibilités de chaque Etat membre de contribuer à l’objectif commun. L’évolution à la hausse est observée tant pour les hommes que pour les femmes.
Croissance plus forte chez les femmes
Le taux d’emploi des hommes s’est élevé à 78,0 % en 2017, en hausse par rapport à 2016 (76,9 %) et à un niveau quasi identique à celui de 2008 (77,9 %), année du précédent pic. S’agissant des femmes, leur taux d’emploi a constamment augmenté depuis 2010, pour culminer à 66,5 % en 2017 (comparé à 65,3 % en 2016).

De même, le taux d’emploi des 55-64 ans a atteint son plus haut niveau dans l’UE. Il n’a cessé de croître, passant de 38,4 % en 2002 à 57,1 % en 2017. La croissance a été plus forte chez les femmes (de 29,1 % en 2002 à 50,9 % en 2017) que chez les hommes (de 48,2 % en 2002 à 63,7 % en 2017). Pour rappel, une plus grande participation des travailleurs âgés est aussi l’un des objectifs de la stratégie Europe 2020 en matière d’emploi.
La France est là aussi en dessous de la moyenne européenne, avec 51,4 % des 55-64 ans en emploi en 2017 (49,8 % en 2016).
Concernant le taux d’emploi des 20-64 ans, des diversités fortes continuent d’exister selon les...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-6"> ¤ Benyamin Nétanyahou avait signé un accord avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, avant de se rétracter sous pression de la droite nationaliste.
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Israël renonce à expulser des migrants africains

Benyamin Nétanyahou avait signé un accord avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, avant de se rétracter sous pression de la droite nationaliste.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 17h39
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 17h52
    |

            Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant)








                        



                                


                            

Une déroute politique et juridique. Difficile de qualifier autrement, pour le gouvernement israélien, le nouvel épisode survenu mardi 24 avril sur la question sensible des migrants africains. En janvier, une nouvelle politique coercitive avait été annoncée pour les contraindre au départ vers des pays tiers, sous peine d’emprisonnement. Mais dans une déclaration faite à la Haute Cour de justice, l’Etat a confirmé qu’il cessait sur le champ les expulsions forcées.

Cette politique avait provoqué une mobilisation inattendue de la société civile depuis le début de l’année et suscité des condamnations internationales. Plusieurs organisations non gouvernementales avaient saisi la Haute Cour afin de connaître le contenu des accords secrets de reconduction supposément signés avec le Rwanda et l’Ouganda, qui ont nié leur existence. Ces dernières semaines, à deux reprises, la justice a demandé la remise en liberté immédiate d’environ 250 migrants détenus dans la prison de Saharonim. Un émissaire du gouvernement, parti en Ouganda pour essayer d’arracher un accord en catastrophe, était revenu les mains vides.
Comme le pressentaient de nombreux experts, l’exécutif a dû renoncer à son plan, qui était à la fois intenable sur le plan pratique et contesté sur celui des principes juridiques. Dès lors, toutes les décisions de reconduction sont annulées. Les permis de résidence, accordés pour deux mois aux migrants, seront donc renouvelés, comme c’était le cas dans le passé.
Une nouvelle législation envisagée
L’annulation du plan de départs contraints des migrants va raviver les tensions sur ce dossier au sein de la droite israélienne. Dans un communiqué publié à la hâte, le bureau du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a annoncé la réouverture des « centres de détention pour infiltrés » – terme généralisé en Israël pour désigner les migrants africains, arrivés à partir de 2005 dans le pays par le Sinaï égyptien. Le centre de Holot dans...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-7"> ¤ Dans une interview au « Monde Afrique » et TV5 Monde, l’homme d’affaires devenu président dément tout conflit d’intérêts.
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Entretien

Patrice Talon : « C’est ma volonté de réformer le Bénin qui irrite la classe politique, rien d’autre »

Dans une interview au « Monde Afrique » et TV5 Monde, l’homme d’affaires devenu président dément tout conflit d’intérêts.

Propos recueillis par                Francis Kpatindé et Françoise Joly (TV5 Monde)



LE MONDE
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        Le 25.04.2018 à 17h04

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        Mis à jour le 25.04.2018 à 18h03






    
Le président béninois, Patrice Talon, lors d’un entretien avec « Le Monde Afrique » et TV5 Monde, à Cotonou, le 21 avril 2018.
Crédits : TV5 Monde


Fringant dans un costume européen griffé, tel un sapeur brazzavillois, les cheveux coupés ras comme à son habitude, le visage émacié, nouvelle paire de lunettes, Patrice Talon, 59 ans, président du Bénin depuis son élection en mars 2016, a reçu Le Monde Afrique et TV5 Monde, samedi 21 avril, au cinquième étage du palais de la Marina, son lieu de travail à Cotonou, bercé par une brise océane. Interview.
Le 26 mai 2017, vous avez été opéré dans un hôpital parisien d’une tumeur à la prostate, puis, six jours plus tard, d’une complication au niveau de l’appareil digestif. Comment vous portez-vous ?
Patrice Talon Je touche du bois, je vais bien. Les résultats de mes derniers contrôles médicaux sont satisfaisants. J’espère que cette mauvaise passe est derrière moi.
Pourquoi n’avez-vous pas publié de bilan de santé depuis juin 2017 ?
Je ne vais pas tout de même communiquer sur les contrôles médicaux et les résultats de mes analyses ! Dès le début, j’ai choisi de jouer la carte de la transparence, de partager avec mes concitoyens le détail du mal dont je souffrais. Cela a permis, par ailleurs, de couper court aux rumeurs sur mon état de santé. Aujourd’hui, je n’ai rien de particulier à signaler, mais s’il y avait le moindre motif d’inquiétude, je n’hésiterais pas en informer l’opinion.

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Vos détracteurs vous reprochent de gérer le Bénin comme on gère une entreprise privée… 
Un chef d’entreprise recherche l’efficacité, la rentabilité, la durabilité, tout comme un chef d’Etat. Un pays, c’est une famille élargie. Ce qui importe, dans un cas comme dans l’autre, c’est de trouver des solutions durables permettant de générer la prospérité au profit du plus grand nombre.
Vous étiez et vous êtes, aujourd’hui encore, la première fortune et l’un des premiers employeurs du Bénin. En plus, vous êtes depuis deux ans à la tête de l’Etat. Une telle concentration de pouvoirs donne forcément lieu à des soupçons en termes de conflit d’intérêts…
« Sans être riche, comme certains le prétendent, je dois avouer que je suis à l’abri du besoin »
Qu’est-ce qui importe pour un pays ? Que la gouvernance soit bonne et efficace. Et quel est le risque fondamental qui pèse sur chacun des gouvernants ? Qu’ils se servent de leur position pour se remplir les poches. Cela concerne aussi bien le chef d’entreprise devenu président que le citoyen lambda qui accède au plus haut sommet de l’Etat. Les hommes sont presque tous en quête du bien-être personnel, de la prospérité matérielle. Les chefs d’entreprise ne sont pas les seuls en cause. Dans mes fonctions actuelles, je mesure combien quelqu’un qui n’est pas à l’abri du besoin peut devenir fragile et céder à l’appât du gain. Sans être riche, comme certains le prétendent, je dois avouer que je suis à l’abri du besoin.

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Le magazine américain Forbes vous présente comme la première fortune du Bénin…
Je ne connais pas les critères ayant conduit à cette sentence, mais les accusations de conflit d’intérêts contre ma personne ne sont nullement fondées. Dès ma prise de fonctions, en avril 2016, j’ai cédé des parts aux autres actionnaires et à mes héritiers. Je n’ai plus d’intérêts personnels directs dans des entreprises. Mes parents, mes enfants ou des amis continuent, eux, d’en avoir, mais j’ai fait en sorte qu’ils ne soient jamais mêlés à des contrats sur lesquels je suis amené à prendre des décisions. A ce jour, il n’y a plus que le secteur du contrôle des opérations d’importation qui soit sous l’emprise de membres de ma famille, de quelques amis et ex-associés.
En dépit de ces cessions, vous contrôlez toujours, par personnes interposées, la vie politique et économique béninoise.
Les clichés ont, décidément, la vie dure. Serait-il interdit d’être à l’abri du besoin ? Et en quoi être à l’abri du besoin serait-il antinomique avec la bonne gouvernance ? Je milite pour que nos gouvernants ne deviennent pas des nécessiteux. En Afrique, on est souvent tenté de profiter du passage aux affaires pour s’enrichir, afin de continuer d’assurer le confort quotidien et l’avenir des enfants. Le besoin de bâtir une fortune ne me concerne plus. Ce qui me motive désormais, c’est le succès.

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Deux ans après votre accession au pouvoir, vous faites la quasi-unanimité de la classe politique contre vous. Deux anciens présidents de la République ainsi que plusieurs chefs de partis politiques ont récemment pris publiquement position contre votre politique…
Je ne suis pas un chaud partisan de l’unanimisme, même si je dispose d’une large majorité au Parlement. L’unanimité, ce n’est pas bon pour la démocratie. Mon rôle, ce n’est pas de séduire la classe politique, mais d’agir, de travailler au développement du Bénin. C’est d’initier des réformes salutaires pour le pays. Et c’est cette volonté de réformer qui irrite la classe politique. Rien d’autre.
On vous accuse par ailleurs de ne travailler qu’avec des membres de votre famille…
Pour se rendre compte que ces accusations sont dénuées de tout fondement, il suffit de jeter un œil sur la liste des ministres et sur celle des députés. Je ne vois pas non plus pourquoi exclure de mon entourage un cadre béninois compétent parce qu’il porte le même patronyme que moi.

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Quatre femmes sur 22 ministres : la parité est encore une vue de l’esprit dans le gouvernement béninois…
Je le reconnais et je travaille à remédier à cette situation, à motiver plus de femmes à faire de la politique. Tout en étant une préoccupation, la parité n’est pas, à mes yeux, une priorité absolue. Ce ne serait pas intelligent de ma part de dire : « Si je n’ai pas dix femmes, je ne forme pas mon gouvernement. »
Vous avez subi un revers politique au Parlement en essayant de faire adopter le principe du mandat unique…
« La quête d’un second mandat pousse les chefs d’Etat sortants à verser dans le populisme »
J’ai essayé et j’ai perdu la partie. La question n’est plus d’actualité, mais je continue de penser que le mandat unique peut être une solution à certains de nos maux. Il ne s’agit pas d’une posture idéologique ni d’une panacée. Je le trouve juste bon pour mon pays. La quête d’un second mandat pousse généralement les chefs d’Etat sortants à verser dans le populisme. Au lieu de travailler, ils sont constamment en campagne électorale. Ils se gardent d’entamer les réformes indispensables, promettent la Lune à leurs concitoyens. Le mandat unique peut permettre aux gouvernants de se concentrer sur l’essentiel.

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Vous aviez promis de ne pas briguer un second mandat. Avez-vous changé d’avis ?
Rien ne s’oppose à ce que je sollicite de nouveau le suffrage des électeurs dans trois ans. La Constitution m’y autorise. Cela relève de mon droit absolu de citoyen. Est-ce que je serai candidat en 2021 ? On verra bien…
Selon la Banque africaine de développement, l’économie béninoise connaît une croissance qui peine à réduire la pauvreté et le chômage…
L’emploi ne se décrète pas. Il vient au terme d’un processus de relance de l’économie. Dans quelques années, nous verrons de manière palpable les effets de cette croissance économique et de la bonne gouvernance. Comment voulez-vous, en quelques mois, transformer les conditions de vie de 11 millions de personnes vivant, pour beaucoup, sous le seuil de pauvreté ? Le Bénin n’a pas de pétrole.

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                Romuald Wadagni : « Le Bénin va beaucoup mieux qu’il y a dix-huit mois »



Depuis janvier 2017, vous avez délogé manu militari les vendeurs qui occupaient les trottoirs et les terre-pleins sans avoir mis en place des mesures d’accompagnement…
« La rue n’est pas le lieu approprié pour faire des affaires, il y a des marchés pour cela »
Sommes-nous condamnés à vivre dans la saleté et l’anarchie du simple fait que nous sommes pauvres ? Est-ce que, parce que nos rues ne sont pas asphaltées, nous devrions les laisser encombrées par des immondices ? Nous avons fait le pari d’embellir nos villes, d’aménager la voirie, de créer des trottoirs, d’asphalter les rues. Il n’est pas normal que le commerce coure après le client. La rue n’est pas le lieu approprié pour faire des affaires, il y a des marchés pour cela. Nous n’avons pas supprimé les activités de ceux qui ont été chassés de la rue. Nous souhaitons les voir s’installer dans des lieux plus appropriés.
Vous avez récemment décidé de confier la gestion de plusieurs entreprises publiques, dont le port et l’aéroport de Cotonou, à des sociétés étrangères, françaises et belges notamment.
Nous cherchons avant tout à instaurer une gestion efficace. L’expertise, qu’elle soit béninoise ou étrangère, me semble incontournable. Je n’ai pas de pudeur en la matière. Nous avons confié la gestion du port autonome de Cotonou au port d’Anvers, le deuxième d’Europe, dont l’expérience n’est plus à démontrer. Les Belges ont pour mission de gérer notre port et de former des Béninois qui prendront, dans quelques années, le relais.

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On vous accuse de brader l’économie nationale, de ne pas faire confiance aux cadres béninois…
Notre port est mal géré pratiquement depuis l’indépendance. Il faut tirer des leçons de ces échecs successifs, ne pas hésiter à recourir à l’expertise extérieure pour corriger le tir. Mes propres partisans m’en ont fait grief.
Après le groupe français Bolloré, puis la société Pétrolin, de l’homme d’affaires béninois Samuel Dossou, vous avez décidé de confier la construction du chemin de fer entre le Bénin et le Niger à des Chinois. Comment voulez-vous que les hommes d’affaires vous fassent confiance si vous changez sans cesse d’avis ?
« Ce serait idiot de ne pas profiter des milliards de dollars mis à disposition par la Chine »
Il faut avoir le courage de changer d’avis lorsque la situation le requiert. Ne pas le faire serait faire preuve de cécité ou d’irresponsabilité. La construction d’un chemin de fer moderne requiert des moyens considérables – 4 milliards de dollars [environ 3,3 milliards d’euros] pour ce qui concerne le Bénin – que ni le groupe Bolloré ni Pétrolin ne sont en mesure de mobiliser. L’Etat chinois a décidé de mettre 60 milliards de dollars à la disposition des pays africains pour la construction d’infrastructures. Ce serait idiot de ne pas en profiter.

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                Ni Bolloré ni Petrolin : pour le train, le président béninois préfère Pékin



Redoutiez-vous, avec Bolloré, un chemin de fer de bas de gamme ?
C’est en effet le choix qu’il avait fait, avec l’assentiment des autorités nigériennes ! Il souhaitait juste réhabiliter l’existant, faire du neuf avec du vieux.
Retrouvez l’intégralité de l’entretien sur le site de TV5 Monde.


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Liberté de la presse : la progression en trompe-l’œil de la France

Le classement de la France a progressé en 2018, sans pour autant que la situation de la liberté de la presse ne s’améliore.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h51
    |

            Maxime Vaudano








                        


L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a publié, mercredi 25 avril, son classement annuel sur la liberté de la presse dans le monde. Voici trois graphiques à en retenir.
Le classement de la France progresse…
La France occupe en 2018 le 33e rang sur 180 pays évalués par RSF. Elle était 39e en 2017 et 45e en 2016.


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… même si sa situation ne s’améliore pas
Si la France obtient cette année son meilleur classement depuis dix ans, son indice de liberté de la presse n’a, paradoxalement, guère progressé. RSF épingle notamment la concentration grandissante des médias, la montée en puissance du media bashing pendant la campagne présidentielle et l’annonce du projet de loi contre les fausses informations.


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Indice de liberté de la presse de la France


L'indice de la liberté de la presse est calculé chaque année par RSF selon un barème qui prend en compte divers aspects de la problématique (pluralisme, censure, mise en danger des journalistes, etc.). Plus il est bas, plus la presse est libre dans le pays. Depuis la création du classement, cet indice s'est échelonné entre -10 (la Finlande en 2012) et 142 points (l'Erythrée en 2012).
La méthodologie de RSF a subi des changements importants en 2011-2012 puis en 2013, entraînant d'importantes variations de l'indice. Mais depuis 2013, la stabilité de la méthodologie permet de suivre l'évolution de l'indice de façon plus fiable.



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Une remontée due à la dégradation de la situation d’autres pays
Douze pays qui étaient devant la France en 2016 sont désormais moins bien classés qu’elle. Parmi eux, on retrouve quatre Etats européens, dont la République tchèque. Outre le fait que son président a brandi en conférence de presse une kalachnikov factice portant la mention « pour les journalistes », Prague a multiplié les initiatives législatives menaçant la liberté d’expression et de la presse.


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Seule Chypre a fait le mouvement inverse, en passant en deux ans de la 81e à la 25e place, malgré un cas grave de musellement de la liberté de la presse.

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                Liberté de la presse : « climat délétère » dans les démocraties



Ce sont les pays d’Europe du Nord (Norvège, Suède, Pays-Bas, Finlande, dans l’ordre) qui restent aux premières places du classement de RSF.



                            


                        

                        


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Compte rendu

En Afrique du Sud, le « salaire d’esclave » contesté dans la rue

Des milliers de personnes ont manifesté contre l’introduction d’un salaire minimum jugé trop bas et de nouvelles lois limitant le droit de grève.


Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-25T16:27:24+02:00"

        Le 25.04.2018 à 16h27






    
Manifestation contre le salaire minimum de 20 rands par heure à Durban, en Afrique du Sud, le 25 avril 2018.
Crédits : Rogan Ward / REUTERS


Au moins 10 000 personnes sont descendues dans la rue en Afrique du Sud, mercredi 25 avril, lors d’une grève générale contre l’introduction d’un salaire minimum de 20 rands par heure (1,30 euro). « C’est une honte », estime un manifestant à Johannesburg, Martin Kgaladi, salarié dans l’industrie automobile qui porte un tee-shirt dénonçant « un salaire d’esclave ».
Le salaire minimum, une première en Afrique du Sud, doit entrer en vigueur le 1er mai, deux mois et demi après l’arrivée au pouvoir de Cyril Ramaphosa. Le président a fait de la relance de l’économie de la première puissance industrielle du continent l’une de ses priorités.

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Les grévistes protestent également contre l’introduction prochaine de nouvelles lois qui limitent, selon eux, le droit de grève. « C’est un retour en arrière, vingt-quatre ans après l’avènement de la démocratie » en Afrique du Sud, ajoute Martin Kgaladi, rappelant que « pendant le régime de l’apartheid, on nous empêchait de faire grève ». « On s’est battus pour être libres et on dirait qu’on revient en arrière », abonde Mntomzi Ngxazana, 45 ans, à Johannesburg.
Les grévistes, qui ont défilé dans plusieurs autres villes du pays dont Le Cap, Durban et Port Elizabeth, ont répondu à l’appel à la grève lancé par la deuxième fédération syndicale du pays, la Saftu. Le parti de la gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF), de Julius Malema, s’est associé au mouvement d’une journée. En revanche, la plus grande centrale syndicale du pays, la Cosatu, alliée du gouvernement, n’a pas appelé à la mobilisation, estimant que près de la moitié des travailleurs (47 %) allaient profiter de l’introduction du salaire minimum.
Des inégalités criantes
« On demande un salaire pour vivre, pas un salaire minimum », « Défendons le droit de faire grève », pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants à Johannesburg. Avec l’introduction du salaire minimum, « je crains que nos salaires soient revus à la baisse », s’inquiète Idah Zondo, qui travaille dans l’industrie cosmétique et gagne 50 rands de l’heure.
Ces manifestations constituent le premier mouvement social d’importance auquel est confronté le président Ramaphosa, un ancien syndicaliste devenu homme d’affaires à succès. « Cyril Ramaphosa a été capturé par les capitalistes. Il est devenu capitaliste, oppressant les travailleurs qu’il défendait », regrette Martin Kgaladi. Dans un communiqué, la Saftu a dénoncé la « déclaration de guerre féroce de la classe dirigeante représentant le monopole capitaliste blanc, qui essaie de faire passer de nouvelles lois qui enracinent la pauvreté ».

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Près d’un quart de siècle après la fin officielle du régime ségrégationniste blanc, les inégalités économiques restent criantes en Afrique du Sud. Le salaire mensuel médian est de 10 000 rands (environ 660 euros) parmi la minorité blanche et de 2 800 rands parmi la majorité noire, selon l’Institut sud-africain des relations raciales.


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-10"> ¤ C’est l’opposant Nikol Pachinian qui a appelé de ses vœux ces défilés, pour réclamer une passation de pouvoir pacifique et des législatives anticipées.
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Nouvelles manifestations en Arménie pour réclamer des législatives anticipées

C’est l’opposant Nikol Pachinian qui a appelé de ses vœux ces défilés, pour réclamer une passation de pouvoir pacifique et des législatives anticipées.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h52
   





                        



   


Erevan n’en finit pas de manifester. De nouveaux rassemblements ont été organisés, mercredi 25 avril dans la capitale arménienne, deux jours après la démission du premier ministre contesté Serge Sarkissian. C’est l’opposant Nikol Pachinian qui a appelé de ses vœux ces défilés, pour réclamer une passation de pouvoir pacifique et des législatives anticipées.
Des dizaines de milliers de personnes ont répondu à l’appel du leader de la contestation, en scandant dans la rue de la capitale de cette ex-république soviétique du Caucase « Nikol, notre premier ministre ! » et « Nous sommes les maîtres de notre pays ». Face à la reprise de la contestation, des centaines des policiers et des forces antiémeutes, ainsi que plusieurs véhicules blindés ont été déployés dans le centre-ville.
Une importante manifestation a également eu lieu à Vanadzor, troisième plus grande ville du pays, selon des images des télévisions.

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« Prêt à diriger le pays »
Député et opposant de longue date, M. Pachinian, 42 ans, qui s’est déclaré, mardi, « prêt à diriger le pays », a fustigé l’annulation de négociations prévues mercredi matin avec le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, un fidèle du chef du gouvernement déchu.

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Les députés du Parlement arménien ont sept jours à compter de la démission du chef du gouvernement pour proposer de nouvelles candidatures à ce poste. Le vote pourrait avoir lieu le 2 mai. Mais le Parti républicain de M. Sarkissian dispose de 65 sièges sur 105 au Parlement et il a toutes les chances de faire élire de nouveau son candidat, une option rejetée par Nikol Pachinian. La candidature de l’opposant devrait être proposée au poste de premier ministre par le bloc d’opposition Yelk, a déclaré l’un de ses responsables Edmon Maroukian, tout en soulignant que Nikol Pachinian pouvait compter actuellement sur le soutien de 40 députés, alors qu’il a besoin de 53 voix pour être élu.

   


« Etre aux côtés du peuple »
« Le Parti républicain doit partir… Tous… Les républicains doivent reconnaître la victoire du peuple… », a lancé M. Pachinian, alors qu’il défilait, mercredi, à travers Erevan à la tête des milliers de ses partisans. L’opposant a également jugé « inacceptable » qu’un représentant de ce parti reste premier ministre par intérim jusqu’à l’organisation des élections anticipées. Le parti Arménie prospère, deuxième plus grande formation au Parlement arménien, a appelé lui aussi, mercredi, ses membres à « descendre dans la rue et à être aux côtés du peuple ».
Pour sa part, le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, a déclaré mercredi, lors d’une conférence de presse, ne pas être opposé à l’organisation d’élections législatives anticipées, tout en soulignant qu’une telle décision devait être prise par « toutes les forces politiques » du pays.
La Russie « suit attentivement la situation » en Arménie, a commenté à Moscou le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en ajoutant espérer que les Arméniens « pourront régler la situation (…) et trouver prochainement une solution stable ».

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                La chute de Serge Sarkissian, en Arménie, est un mauvais signal pour Vladimir Poutine







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-11"> ¤ Ecologie, « fake news », Iran, Syrie... Le président français s’est adressé en anglais durant une heure aux sénateurs et représentants des Etats-Unis, en l’absence de Donald Trump.
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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-12"> ¤ Un « Echo » avait récemment été attribué aux rappeurs Kollegah et ­Farid Bang, dont le dernier album contient des textes antisémites.
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Antisémitisme : le principal prix musical allemand supprimé après un scandale

Un « Echo » avait récemment été attribué aux rappeurs Kollegah et ­Farid Bang, dont le dernier album contient des textes antisémites.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 15h51
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h11
   





                        



   


Le principal prix de musique en Allemagne, les « Echos », n’aura plus lieu. C’est ce qu’a annoncé l’organisateur de cet événement annuel, mercredi 25 avril, conséquence de la polémique suscitée par la remise d’un prix à des rappeurs accusés de chanter des textes antisémites.
« Il n’y aura plus d’Echos (…). On ne veut pas que ce prix de la musique puisse être considéré comme une plateforme pour l’antisémitisme, le mépris des femmes, l’homophobie ou la banalisation de la violence », a déclaré la Fédération de l’industrie musicale, organisatrice des Echos jusqu’ici. La remise des prix Echos est la cérémonie de remise de prix musicaux la plus renommée en Allemagne, dans des domaines allant du classique à la musique pop en passant par le jazz.

        Lire le récit :
         

          Le scandale des « Victoires » de la musique allemandes s’amplifie



Cette prestigieuse récompense avait été attribuée le 12 avril aux rappeurs Kollegah et ­Farid Bang, dont le dernier album, Jung, brutal, gutaussehend 3 (« jeune, brutal, beau gosse 3 »), contenait une chanson évoquant « mon corps plus dessiné que ceux des prisonniers d’Auschwitz », et une autre appelant à « commettre à nouveau un Holocauste ».
« Nouveau départ total »
Les deux rappeurs se défendent de tout antisémitisme mais, depuis deux semaines, de nombreux artistes avaient décidé de rendre leur propre prix Echo en signe de protestation, notamment le célèbre chef d’orchestre israélo-argentin Daniel Barenboim, directeur musical d’un des deux grands opéras de Berlin. Les prix se fondent sur les succès commerciaux des artistes et la victoire des deux rappeurs était dès lors attendue.
« La marque Echo a été endommagée à un tel point qu’un nouveau départ total est nécessaire », a admis la Fédération de l’industrie musicale, qui dit qu’elle prendra son temps avant d’annoncer la formule qui remplacera ces prix l’année prochaine. Elle avait auparavant annoncé un « audit global » et un « renouvellement des mécanismes de nomination et d’attribution du prix », sans plus de précisions.
Ce scandale survient dans un contexte de recrudescence de l’antisémitisme en Allemagne. La chancelière Angela Merkel s’est émue de cette situation à plusieurs reprises ces derniers mois, la dernière fois dimanche dans une interview à une télévision israélienne.

        Lire le compte-rendu :
         

          L’Allemagne s’inquiète d’une recrudescence de l’antisémitisme






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-13"> ¤ Dans sa chronique, la journaliste Marie de Vergès explique que pour Daniel Haber et Jean-Louis Guibert, l’émergence de l’Asie trouve ses racines dans l’issue de la seconde guerre mondiale et la pax americana qui entraîna le décollage économique de toute la région.
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édition abonné


Remettre « l’océan Pacifique au cœur de l’économie planétaire »

Dans sa chronique, la journaliste Marie de Vergès explique que pour Daniel Haber et Jean-Louis Guibert, l’émergence de l’Asie trouve ses racines dans l’issue de la seconde guerre mondiale et la pax americana qui entraîna le décollage économique de toute la région.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 14h41
    |

            Marie de Vergès








                        



                                


                            

Vu d’ailleurs. Une Asie confirmée dans son rôle de région moteur de la croissance mondiale. Un vaste traité de libre-échange tout juste signé par onze pays du pourtour pacifique. Un face-à-face commercial tendu entre les Etats-Unis et la Chine, deux hyperpuissances en quête de leadership mondial. Tous ces faits disparates ont au moins un point commun : ils se jouent autour de l’océan Pacifique. Une zone du globe dont les Européens ont une vision tronquée, coupée en deux et reléguée aux marges, comme dans nos planisphères d’enfants.
L’actualité immédiate justifie pourtant bien de situer cet espace au cœur de l’économie planétaire. C’est la thèse que défend un récent ouvrage, Le Bassin Pacifique, centre du nouvel ordre mondial (L’Harmattan, 226 pages, 24 euros). Ses auteurs, l’universitaire et spécialiste de l’Asie Daniel Haber et le fondateur de l’Institut du Pacifique, Jean-Louis Guibert, en proposent une analyse stimulante, rappelant que le phénomène ne s’est pas fait en un jour : il trouve ses racines dans l’issue de la seconde guerre mondiale et la pax americana qui entraîna le décollage économique de toute la région.
« Un vol d’oies sauvages »
L’émergence de l’Asie, que le récit décrit comme un « vol d’oies sauvages » guidé par le Japon, en marque la première étape. L’essor formidable de la Chine parachève le processus et réorganise la zone. En Asie de l’Est d’abord, dont toutes les économies s’agrègent dans l’ombre de cette grande puissance renaissante. Mais aussi avec l’autre rive du Pacifique, par lequel transitent capitaux, marchandises et investissements, à un rythme toujours plus soutenu.
Le géant asiatique attire ainsi peu à peu dans son orbite l’Amérique latine, longtemps contenue dans une relation de verticalité avec son puissant voisin du Nord. Le tout selon une logique éprouvée : Pékin en importe les matières premières et exporte vers elle ses produits manufacturés.
Jamais les Américains...



                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-14"> ¤ Une peine de prison a été prononcée à l’encontre d’une plaignante, victime présumée du patron de presse, ajoutant aux soupçons de manipulation dans cette affaire.
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Compte rendu

Au Maroc, le procès du journaliste Taoufik Bouachrine se complique

Une peine de prison a été prononcée à l’encontre d’une plaignante, victime présumée du patron de presse, ajoutant aux soupçons de manipulation dans cette affaire.

Par                                            Le Monde Afrique




Le Monde.fr avec AFP
              datetime="2018-04-25T14:16:32+02:00"

        Le 25.04.2018 à 14h16

     •
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          datetime="2018-04-25T18:36:44+02:00"

        Mis à jour le 25.04.2018 à 18h36






    
Mohamed Ziane, l’avocat du journaliste marocain Taoufik Bouachrine, à Casablanca, le 5 avril 2018.
Crédits : FADEL SENNA / AFP


Nouveau rebondissement dans l’affaire des poursuites contre le journaliste marocain Taoufik Bouachrine. L’une des plaignantes a été condamnée, mardi 24 avril, à six mois de prison ferme pour avoir contesté une déposition dans laquelle la police avait noté qu’elle dénonçait le harcèlement sexuel du patron de presse, a-t-on appris auprès de son avocat.
Afaf Bernani, 26 ans, fait partie des quinze parties civiles enregistrées par la justice marocaine comme des victimes présumées de M. Bouachrine, directeur du quotidien marocain indépendant Akhbar Al-Yaoum, poursuivi pour des violences sexuelles. La peine de prison prononcée à l’encontre de la jeune femme ajoute aux soupçons de manipulation dans cette affaire.

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Arrêté le 23 février et incarcéré depuis à la prison de Casablanca, M. Bouachrine, un journaliste de 49 ans connu pour des éditoriaux au ton critique, est jugé depuis le 8 mars notamment pour « traite d’êtres humains », « abus de pouvoir à des fins sexuelles », « viol et tentative de viol ».
Afaf Bernani, salariée du journal, avait nié faire partie des victimes présumées de M. Bouachrine, contesté le contenu de sa déposition et porté plainte pour « falsification » contre la police. La justice l’a immédiatement poursuivie pour « fausse déposition » et « diffamation », l’officier qui l’avait entendue ayant lui-même déposé plainte contre elle en fournissant un enregistrement de son audition.
« Des pressions et des menaces »
Mardi, le tribunal de première instance de Casablanca l’a condamnée à six mois de prison ferme sans la convoquer à l’audience, a indiqué à l’AFP son avocat, Me Mohamed Ziane. « Je maintiens ma position », a déclaré Afaf Bernani à l’AFP, se disant « étonnée » d’avoir été « condamnée sans être entendue par le tribunal ». Me Ziane, qui défend également M. Bouachrine, a indiqué que sa cliente ferait appel. Selon lui, cette « condamnation est un message aux autres victimes présumées afin qu’elles ne retirent pas leur plainte ».

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Le procureur général du roi près la cour d’appel de Casablanca avait pour sa part affirmé, début avril, que ce sont celles qui dénoncent le comportement du patron de presse qui subissent « des pressions et des menaces » ou « se voient proposer des arrangements financiers ». « Nous avons le devoir de les protéger […] A partir du moment où elles apparaissent dans les vidéos saisies, nous les considérons comme des victimes même si elles ne portent pas plainte », avait-il déclaré.
L’affaire Bouachrine focalise l’intérêt des médias marocains, avec des réactions et des avis très partagés, du fait de la notoriété de l’accusé et de la gravité des charges. Les accusations reposent sur des vidéos saisies dans le bureau du journaliste au moment de son arrestation et qui n’ont pas été rendues publiques. M. Bouachrine dément en bloc et se dit victime d’un « procès politique ».


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-15"> ¤ Malgré la libéralisation annoncée par le président Xi Jinping, les constructeurs étrangers tiennent à leurs partenariats avec des firmes chinoises.
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Les coentreprises devraient résister à l’ouverture du marché automobile chinois

Malgré la libéralisation annoncée par le président Xi Jinping, les constructeurs étrangers tiennent à leurs partenariats avec des firmes chinoises.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 14h11
    |

            Simon Leplâtre (Shanghaï, correspondance)








                        



                                


                            

Au Salon de l’automobile de Pékin, les constructeurs internationaux et chinois font briller les derniers 4 × 4 urbains qu’ils présentent au public pour conquérir le premier marché automobile mondial. Mais en coulisse, les conversations devraient être très politiques, après l’annonce de la fin des coentreprises obligatoires pour les constructeurs étrangers en Chine, qui, jusque-là, ne pouvaient pas détenir plus de 50 % de ces joint-ventures.
La mesure, annoncée le 10 avril par le président chinois, Xi Jinping, au forum économique de Boao, a été analysée comme une concession aux Etats-Unis au moment où les deux premières puissances économiques mondiales semblent au bord d’une guerre commerciale. Les limitations imposées aux constructeurs étrangers et les transferts de technologies dans le cadre des coentreprises, étaient fortement critiqués par l’administration du président américain Donald Trump. Xi Jinping a aussi annoncé une réduction significative des taxes sur les véhicules importés, qui serait précisée d’ici à la fin de l’année. Un cadeau pour les marques de luxe comme Porsche, qui ne produisent pas en Chine, et dont les véhicules subissent une taxe de 25 % à l’import.
Transition vers l’électrique
La réforme prendra effet en deux temps, a précisé la Commission nationale pour la réforme et le développement, le 17 avril. La limite de 50 % tombera dès la fin de l’année 2018 pour les coentreprises spécialisées dans les véhicules électriques. Pour les véhicules à essence et gasoil, en revanche, la limite ne sera abaissée qu’en 2022. Toujours aux prises avec une pollution atmosphérique importante, la Chine encourage la production et l’achat de véhicules électriques à travers diverses mesures : subventions pour les marques chinoises, et quotas de production de véhicules électriques pour toute la filière à partir de 2019.
Si cette réforme change radicalement les règles, il ne faut pas s’attendre à des conséquences majeures à court terme. Les...




                        

                        


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Pour la dernière journée de sa visite d’Etat, Macron s’exprimera devant le Congrès américain

Le président de la République terminera sa visite d’Etat mercredi par une adresse aux 100 sénateurs et 435 représentants des Etats-Unis, à 16 h 30.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 14h11
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h03
   





                        



   


Au lendemain de pourparlers compliqués avec Donald Trump rythmés par des gestes d’amitié exubérants, Emmanuel Macron s’exprime mercredi 25 avril devant le Congrès américain. Il pourra y exposer, sans Donald Trump, sa propre vision du monde.
Il s’adressera en anglais à la session plénière du Congrès, qui réunit les 100 sénateurs et les 435 représentants des Etats-Unis, à 10 h 30 heure de Washington (16 h 30 heure de Paris). Un discours solennel et symbolique, puisqu’il aura lieu cinquante-huit ans jour pour jour après celui du général de Gaulle.
L’après-midi sera plus léger : Emmanuel Macron débattra à bâtons rompus devant des étudiants, comme il l’a déjà fait en Inde et au Burkina Faso. Ces échanges, qu’il publie généralement sur les réseaux sociaux, lui fournissent matière à dérouler ses arguments sur tous les sujets et à répondre en direct à d’éventuelles critiques.

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Climat, terrorisme, inégalités au menu de son discours
Après avoir visité la bibliothèque du Congrès, Emmanuel Macron sera accueilli et présenté aux élus par Paul Ryan, le speaker de la Chambre des représentants. Lors de son discours, le président de la République évoquera, selon son entourage contacté par l’AFP, les relations historiques entre la France et les Etats-Unis, mais confrontées à de nouveaux défis comme l’accroissement des inégalités, la dégradation de la planète, le terrorisme, les attaques contre les valeurs démocratiques et la montée des nationalismes.
Il plaidera pour une action commune afin de « réinventer l’ordre mondial du XXIe siècle ». Pour lui, les Etats-Unis et la France doivent montrer leur volonté de « continuer à écrire l’histoire ensemble ».

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Un exercice effectué par presque tous les présidents français
A l’exception de François Hollande, tous les présidents de la Ve République se sont adressés au Congrès :
Charles de Gaulle en 1960



Georges Pompidou en 1970



Valéry Giscard d’Estaing en 1976



François Mitterrand en 1984



Jacques Chirac en 1996



Nicolas Sarkozy en 2007






                            


                        

                        


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Espagne : la présidente de la région de Madrid démissionne

Cristina Cifuentes était sous la menace d’une motion de censure de la gauche après des accusations d’obtention frauduleuse d’un master et de vol de produits cosmétiques.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 14h06
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 14h43
   





                        



   


La présidente conservatrice de la région de Madrid, Cristina Cifuentes, affaiblie par des accusations d’obtention frauduleuse d’un master, mais aussi de vol de produits cosmétiques dans un supermarché en 2011, a annoncé sa démission mercredi 25 avril. « Toute mon action, toute ma vie a été mise en cause », a déclaré Mme Cifuentes, 54 ans, en se déclarant victime d’un « lynchage ».
Figure du Parti populaire du chef du gouvernement Mariano Rajoy, Cristina Cifuentes, qui dirigeait la région depuis trois ans, a expliqué à la presse avoir « pris cette décision, il y a quelques jours, de faire un pas en arrière pour éviter que la gauche ne gouverne à Madrid ».
Elle était en effet sous la menace d’une motion de censure de celle-ci qui avait toutes les chances d’aboutir. Le parti de centre droit Ciudadanos avait annoncé qu’il lui retirait son soutien, indispensable à la droite dans une région qu’elle ne gouvernait qu’avec une minorité de 48 élus sur 151.

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Critiques depuis un mois
La dirigeante madrilène, censée incarner la rénovation du Parti populaire, éclaboussé par des scandales de corruption, était sous le feu des critiques depuis un mois. Plusieurs médias l’avaient accusée d’avoir obtenu un master en droit public de manière frauduleuse, ce qu’elle avait nié avant que l’université publique concernée, Rey Juan Carlos, évoque elle-même de graves irrégularités. Sous la pression, elle l’avait finalement retiré de son CV. Ciudadanos avait alors exigé l’ouverture d’une enquête, tandis que l’opposition de gauche préparait une motion de censure.
Mercredi matin, une nouvelle attaque est venue d’un média conservateur, OK Diario, qui a publié une vidéo dans laquelle un agent de sécurité demande a Cristina Cifuentes d’ouvrir son sac dans un supermarché ; un incident lié, selon elle, à une « erreur involontaire » immédiatement réparée.
Cristina Cifuentes a confirmé l’authenticité de l’enregistrement, assurant qu’elle avait simplement emporté ce jour-là « de manière involontaire (…) 40 euros de produits ». « Toutes les lignes rouges ont été franchies », a-t-elle dénoncé.

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Pas de successeur évident
Elle n’a pas suggéré de nom pour lui succéder, à un an d’élections régionales dans ce bastion de la droite espagnole, gangrené par des affaires d’attribution frauduleuse de marchés et de malversations qui avaient déjà entraîné la démission d’une autre ancienne présidente de la région.
« Cifuentes démissionne après un mois honteux », a réagi Iñigo Errejon, du parti de gauche radicale Podemos, qui ambitionne de prendre la tête de la région représentant 20 % du PIB espagnol. « Nous sommes satisfaits », a déclaré le président de Ciudadanos, Albert Rivera, avant de conclure : « Madrid mérite un changement. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-18"> ¤ Le Danois a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Une décision dont il fait appel.
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Peter Madsen condamné à la prison à vie pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall

Le Danois a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Une décision dont il fait appel.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 13h39
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 17h31
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Copenhague, envoyée spéciale)








                        



   


Pantalon gris clair, pull noir et veste de blazer sombre, Peter Madsen a accueilli, mercredi 25 avril, au tribunal de Copenhague, l’annonce de son verdict, debout, les mains dans les poches. Jugé depuis le 8 mars pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, âgée de 30 ans, l’inventeur de 47 ans écope d’une condamnation à la prison à vie, la peine maximale au Danemark.
Poursuivi pour meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre, Peter Madsen n’a admis que le dernier chef d’accusation, continuant d’affirmer, jusqu’à la fin du procès, que la jeune femme est morte des suites d’un accident.

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La juge professionnelle et les deux jurés qui l’ont condamné estiment cette version « peu crédible ». Au regard des preuves, ils sont convaincus au contraire que Kim Wall a été victime d’« une agression sexuelle et d’un meurtre cyniques et prémédités d’une nature particulièrement brutale ».
« Une affaire tellement horrible et répugnante qu’on en perd ses mots », a déclaré le procureur Jakob Buch-Jepsen
Durant les onze jours d’audience, Madsen n’a exprimé que peu de regret, si ce n’est pour s’affliger de son propre sort. L’inventeur danois a souvent fait preuve d’arrogance, se montrant hargneux à l’égard du procureur, condescendant parfois, n’hésitant pas à railler ses questions et perdant facilement son calme.
Lors de son réquisitoire, lundi 23 avril, le procureur Jakob Buch-Jepsen a constaté qu’il était difficile d’imaginer un crime « plus sérieux » : « Deux personnes partent en mer. L’une revient. L’autre finit torturée, tuée et démembrée, découverte plus tard, coupée en morceaux. Une affaire tellement horrible et répugnante que, comme procureur, on en perd ses mots. »
Pendant des années, le charismatique Danois, jouant à merveille le rôle du savant fou, aurait donc réussi à tromper son monde. Les psychiatres qui l’ont examiné le décrivent comme un « pervers polymorphe », présentant « des traits narcissiques et psychopathiques », avec une sexualité extrêmement « déviante » que les médecins n’ont pas été en mesure de définir précisément. Jugeant qu’il continuait de représenter un danger pour la société, ils avaient recommandé l’enfermement à vie.
Blessures infligées au moment de la mort
Pour les juges, le crime était prémédité. « Quand s’est présentée l’occasion de commettre le meurtre parfait, il l’a saisie », a constaté le procureur Jakob Buch-Jepsen, lors de son réquisitoire. Madsen avait invité trois femmes, avant de contacter Kim Wall, le 10 août 2017. Il a ensuite pris soin d’emporter à bord du submersible des outils qui pourraient lui servir : une scie à bois, des sangles de valise, un tournevis affûté…
La veille, il avait effectué une recherche sur Internet, en utilisant les mots « femme » et « décapitation ». Il avait également visionné plusieurs vidéos, montrant des femmes se faire torturer et tuer. « Ce n’est pas sexuel, a expliqué Madsen. Je regarde ces vidéos pour pleurer et éprouver des émotions. »
Si l’autopsie n’a pu déterminer avec certitude les causes de la mort de la jeune femme, les légistes ont avancé deux hypothèses : elle aurait été étranglée ou bien égorgée. L’ADN de Madsen a été retrouvé sous les ongles de la journaliste. Son torse a été poignardé à quatorze reprises, dans et autour de ses parties génitales.

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Madsen affirme que les blessures ont été infligées plusieurs heures après la mort de la journaliste. Il aurait poignardé son corps, pour s’assurer qu’il ne remonte pas à la surface. Mais les légistes ont identifié un écoulement de sang, compatible avec une blessure infligée avant la mort, et découvert, sur la combinaison de l’inventeur, plusieurs gouttes de sang, corroborant l’hypothèse de violences ante mortem.
Incohérences
Madsen, lui, continue de plaider l’accident. Kim Wall, selon lui, aurait succombé à un empoisonnement au monoxyde de carbone, lors de la dépressurisation de la cabine, alors même qu’il se trouvait à l’extérieur. Les experts, qui ont défilé à la barre, ont souligné les incohérences d’une telle version : l’absence de concentration inhabituelle de gaz dans le corps de la victime, ou de traces de brûlures, causées par une éventuelle dépressurisation ; l’absence de gaz, également, dans les filtres du sous-marin…
Sans compter, constatent les juges, que Madsen est plusieurs fois revenu sur ses aveux. Après avoir affirmé qu’il avait ramené la jeune femme, saine et sauve, à Copenhague, le 10 août, il a ensuite assuré qu’elle avait été tuée en recevant le panneau de l’écoutille sur la tête – version mise à mal une fois que la tête de la jeune femme a été retrouvée, sans trace de traumatisme.

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Betina Hald Engmark, l’avocate de Madsen, a reconnu que son client « avait commis des erreurs et agi de manière parfaitement irrationnelle », mais affirmé qu’il n’était coupable que de « violation de l’intégrité d’un corps », constatant que « l’histoire » présentée par le procureur « ne repose pas sur des faits, ni sur des preuves, mais seulement sur des hypothèses non documentées ». Mercredi, Peter Madsen a décidé de faire appel. Si le verdict est confirmé, il devrait rester environ seize ans derrière les barreaux, avant de retrouver la liberté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-19"> ¤ Les sanctions américaines contre les Russes compliquent l’approvisionnement du site. L’entreprise a dû cesser de se fournir chez Rusal, son plus gros fournisseur d’alumine.
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La politique de Donald Trump bouscule Aluminium Dunkerque

Les sanctions américaines contre les Russes compliquent l’approvisionnement du site. L’entreprise a dû cesser de se fournir chez Rusal, son plus gros fournisseur d’alumine.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 13h16
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 13h58
    |

                            Laurie Moniez (Lille, correspondance)








                        



                                


                            

Des sueurs froides et des annonces en forme de montagnes russes : voilà ce que viennent de vivre pendant près de quinze jours la direction d’Aluminium Dunkerque (ex-Péchiney) et ses 540 salariés aujourd’hui rassurés. L’usine de Loon-Plage a failli devoir fermer ses portes plusieurs mois à la suite des décisions prises par l’administration Trump à l’encontre de la Russie.
Le 6 avril, les Etats-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre 38 personnes et entités accusées notamment de participer aux « attaques » de la Russie contre « les démocraties occidentales ». Parmi les cibles de ces mesures punitives figurait le propriétaire du géant de l’aluminium Rusal, Oleg Deripaska, l’un des sept « oligarques » présentés comme proches du Kremlin de Vladimir Poutine. La mise à l’index de Rusal a directement impacté Aluminium Dunkerque. Du jour au lendemain, la première fonderie d’aluminium d’Europe a dû cesser de se fournir chez Rusal, son plus gros fournisseur d’alumine. Cette matière extraite de la bauxite est nécessaire à la production d’aluminium par électrolyse.

« Nous avions du stock d’alumine jusqu’à la mi-mai, confirme une source proche de la direction. Mais les inquiétudes portaient sur les jours d’après. » Pour produire son aluminium, l’usine dunkerquoise utilise 264 cuves d’électrolyse. « Si on cesse de les alimenter, il y a un problème pour les redémarrer, explique Laurent Geeraert, secrétaire du comité d’entreprise d’Aluminium Dunkerque. Il faut quatre à cinq mois pour les relancer car on produit du métal liquide chaud dont la remontée en température est assez longue. » A raison d’une journée pour relancer une à deux cuves, l’avenir d’Aluminium Dunkerque prenait d’un coup du plomb dans l’aile.
Hausse du cours d’aluminium
Mais plusieurs fournisseurs ont accepté d’envoyer en urgence des bateaux chargés d’alumine pour renflouer les stocks de l’usine dunkerquoise, construite...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3210,1-0,0-20"> ¤ Aux Etats-Unis, de nombreuses plaintes sont discrètement traitées en arbitrage obligatoire, très souvent favorables à l’entreprise.
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Harcèlement sexuel : les entreprises américaines évitent la cour de justice

Aux Etats-Unis, de nombreuses plaintes sont discrètement traitées en arbitrage obligatoire, très souvent favorables à l’entreprise.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 13h12
    |

                            Caroline Talbot (New York, correspondance)








                        



                                


                            

Charmaine Anderson était serveuse dans un restaurant de la chaîne Waffle House, du côté de La Nouvelle-Orléans. Le chef cuisinier lui envoyait des photos de son sexe par SMS. Lorsqu’elle lui a dit qu’elle allait se plaindre à la direction, il l’a menacée avec un couteau.
Quelque temps plus tard, le cuisinier a été transféré dans un autre restaurant et Mme Anderson a été licenciée. Elle pensait avoir de bons arguments pour poursuivre en justice son entreprise pour harcèlement sexuel. Mais Glenn Mc Govern, l’avocat californien à qui elle a confié son dossier, l’en a dissuadée. « C’est une bataille trop rude », dit-il. La serveuse de Waffle House avait signé une clause d’arbitrage obligatoire.
En clair, chaque fois qu’un salarié estime que le droit du travail a été bafoué, il renonce à la poursuite classique en justice. Un arbitre, ancien juge ou avocat, examine discrètement l’affaire et rend ses conclusions, très souvent favorables à l’entreprise. « Vous vous retrouvez face à un républicain à nœud papillon généralement pro-employeur, dit M. Mc Govern. Les éventuelles compensations financières sont réduites. Et vous n’avez pas le droit de faire appel. Cela va tellement mieux lorsque je suis face à un jury populaire », conclut l’avocat.
La réaction de M. McGovern explique sans doute pourquoi le mouvement #metoo aux Etats-Unis n’a pas provoqué plus de remous dans les entreprises. La généralisation des procédures d’arbitrage a atténué grandement le phénomène.
Il suffit d’inscrire la clause dans les règlements de l’entreprise
Alexander Colvin, de la School of Industrial and Labor Relations à l’université Cornell, suit cette évolution depuis de nombreuses années. Un sondage réalisé en 1992 montre qu’à l’époque, seulement 2,1 % des employeurs demandaient à leurs salariés de se plier à l’arbitrage lorsqu’ils signaient leur contrat d’embauche. Mais dix ans plus tard, un quart de la force de travail est...




                        

                        

