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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-1"> ¤ Sarah Belouezzane, journaliste chargée des questions sociales au « Monde », a répondu aux questions d’internautes après la publication des chiffres du chômage, désormais trimestrielle.
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Chômage : « Les effets des réformes ne se font pas encore clairement sentir »

Sarah Belouezzane, journaliste chargée des questions sociales au « Monde », a répondu aux questions d’internautes après la publication des chiffres du chômage, désormais trimestrielle.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 15h41
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h03
   





                        


Sarah Belouezzane, journaliste chargée des questions sociales au « Monde », a répondu aux questions d’internautes sur la publication des chiffres du chômage, désormais trimestrielle. Selon le service de statistiques du ministère du travail, le nombre de demandeurs d’emploi de catégorie A (sans aucune activité et tenus de chercher un emploi) s’est réduit de 33 300 personnes au premier trimestre en France métropolitaine. Soit une baisse de 1 % sur les trois premiers mois de l’année et de 1,4 % sur un an.

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Johnny : Que change le fait de publier les résultats du chômage sur un rythme trimestriel et non plus mensuel ? Est-ce que cela permet réellement d’avoir plus de recul sur la signification de ces chiffres ? Ou est-ce surtout un bon coup de com’ ?
Sarah Belouezzane : Le rythme mensuel était considéré comme un non-sens pour les économistes et les statisticiens. Les variations d’un mois à l’autre pouvant, par exemple, relever d’une marge d’erreur. Par ailleurs, ces variations étaient telles qu’elles ne signifiaient plus rien d’un mois à l’autre, il fallait prendre du recul et considérer les chiffres sur des périodes plus longues. La publication trimestrielle semble donc plus pertinente.
Géraldine : Comment le gouvernement explique-t-il cette baisse du nombre de demandeurs d’emploi ?
Contrairement à ce qui se faisait sous François Hollande, le gouvernement actuel a décidé de ne plus commenter ces chiffres afin de ne pas être tenu directement comptable de leur évolution. Et donc de ne plus chercher à expliquer la baisse ou la hausse à chaque fois.

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Ngulo : Pourquoi mettre en lumière la diminution des chômeurs en catégorie A ? Alors que le mettre en rapport avec l’augmentation des chômeurs en catégorie B et C (donc de l’augmentation des contrats précaires) serait plus significatif.
Les observateurs scrutent toujours la catégorie A, celle des personnes sans emploi tenues d’en chercher un. Quand on parle du nombre de chômeurs, c’est surtout ces personnes qui sont concernées. Il est donc nécessaire de rendre compte de leur nombre. Cela dit, évoquer les autres catégories peut être intéressant dans un cas, comme celui de ce trimestre, où ils ont vu leur nombre augmenter. Cela dit des choses de l’état du marché du travail.
R. Franz : Schématiquement, quelles parts des améliorations constatées ces derniers mois sont liées à l’action du gouvernement actuel, à l’effet de la reprise mondiale ou encore aux mesures prises sous le quinquennat Hollande ?
C’est très difficile à dire pour l’instant. Emmanuel Macron n’est en poste que depuis un an maintenant et les effets de ses réformes ne se font pas encore clairement sentir. Cela dit, certains parlent d’un retour de la confiance qui remplirait les carnets de commande des entreprises et pousserait donc celles-ci à embaucher. Mais cet effet est minime. La reprise mondiale et, dans une moindre mesure, les crédits de cotisation accordés par François Hollande aux entreprises doivent jouer un plus grand rôle dans cette amélioration de la situation.
Jimmy : On peut se réjouir que les chômeurs de catégorie A diminuent, mais ceux de catégorie B et C augmentent. Ne va-t-on pas vers une précarisation de l’emploi ?
La question est légitime. Pendant longtemps, la France a géré la crise en augmentant le taux de CDD et de temps partiels dans les embauches. C’était une façon pour les employeurs de « flexibiliser » à leur façon le marché du travail. Cependant, il semble, aujourd’hui, que le taux de CDI dans les recrutements soit en augmentation : les Urssaf, les organismes qui collectent les charges sociales, ont enregistré une hausse de 0,8 % des embauches en CDI au premier trimestre.
ABM : Les chiffres de l’OIT ne sont-ils pas plus fiables que ceux de Pôle emploi ?
Vous avez tout à fait raison. Il est admis par tous les économistes que les chiffres publiés par l’Insee sont les plus fiables. Ce sont eux qui sont utilisés pour les comparaisons internationales.
Marc : Quelles catégories de personnes souffrent le plus du chômage ?
Il est très difficile de répondre à cette question. Le chômage est souvent très mal vécu par tous ceux qui en font l’expérience.
Bruno : Connaissez-vous le taux de chômage en France à l’issue de cette baisse de 1 % du nombre de chômeurs. D’après vous, cette baisse est-elle encourageante ou dérisoire ?
Toutes les baisses sont encourageantes. Mais le taux de chômage n’a rien à voir avec le nombre de demandeurs d’emploi publié désormais tous les trimestres par les services statistiques du ministère du travail. Le second dépend des actualisations à Pôle emploi quand le premier est, en fait, une enquête faite tous les trimestres par l’Insee selon des critères précis. Le taux de chômage, qui est aujourd’hui connu, est celui publié le 15 février et portant sur le dernier trimestre de l’année 2017. Il se porte à 8,9 %.
Deemo : Cette baisse n’est-elle pas artificielle étant donné l’augmentation du travail à temps partiel ? Finalement, il n’y a pas plus de travail en France, mais beaucoup de gens sont contraints de moins travailler…
Elle n’est pas artificielle dans la mesure où une distinction bien claire est faite entre les catégories A (sans travail et tenus d’en chercher) et les B et C (à activité réduite).
Pistol : Une personne à la recherche d’un emploi n’est pas obligatoirement inscrite à Pôle emploi. Par conséquent, quel est le sens de ce rituel d’annonce du chiffre du chômage ?
C’est la raison pour laquelle les chiffres de l’Insee sont considérés comme plus significatifs. Ils ne tiennent pas compte des personnes inscrites à Pôle emploi, mais uniquement des critères d’absence d’emploi, de disponibilité et de recherche.

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Fabien : Vous dites « Les observateurs scrutent toujours la catégorie A (…). Quand on parle du nombre de chômeurs, c’est surtout ces personnes qui sont concernées… » Vous ne faites pas partie des observateurs ? Une personne de 58 ans, sans emploi depuis quatre ans et qui a arrêté de chercher par désespoir il y a quelques mois, n’est pas considérée comme chômeuse au sens du BIT. Pensez-vous vraiment qu’il est raisonnable de ne pas l’inclure dans les chiffres du chômage ? N’est-ce pas votre rôle de considérer que cette définition est absurde et de donner des chiffres correspondant à la réalité et pas à une façon biaisée de compter la réalité ?
Nous donnons les chiffres que les différents instituts de statistiques produisent, nous les analysons avec l’aide des économistes et des spécialistes académiques et légitimes des sujets. Et nous tentons de rendre compte de la complexité de la situation, en évoquant, par exemple, l’augmentation ou la baisse du nombre de personnes découragées qui, en effet, sortent des statistiques mais demeurent comptabilisées dans le « halo autour du chômage ». Pour autant, nous n’avons pas les moyens de produire nous-mêmes des statistiques et tel n’est pas notre rôle.
Joe lindien : Qu’en est-il du chômage des jeunes ?
Il a baissé de 0,3 % au premier trimestre, de 3,9 % sur un an.
SBL : Les mouvements sociaux actuels pourraient-ils jouer en défaveur des prochains résultats ?
Il n’y a pas de raison à cela. Mais il faudrait voir quels impacts ils auront sur la croissance qui, elle, a un effet à retardement sur l’emploi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-3"> ¤ Une enquête dans le système de paris sur le tennis, dévoilée mercredi, évoque un « tsunami » de matchs arrangés aux niveaux inférieurs. Un fléau notamment dû aux inégalités salariales dans le sport.
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Paris truqués : le tennis a un « grave problème »

Une enquête dans le système de paris sur le tennis, dévoilée mercredi, évoque un « tsunami » de matchs arrangés aux niveaux inférieurs. Un fléau notamment dû aux inégalités salariales dans le sport.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h38
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h25
    |

            Clément Guillou








                        



   


Le tennis a un grave problème, et il ne s’agit pas des retraites prochaines de Roger Federer et Rafael Nadal : c’est bien plus bas qu’il doit regarder, au pied de l’échelle du professionnalisme, où les matches truqués sous influence des parieurs sont fréquents.
Un rapport indépendant, dévoilé mercredi 25 avril après deux ans d’enquête d’un coût estimé à 20 millions d’euros, confirme les inquiétudes. C’est à « un tsunami » d’infractions qu’est confronté le tennis dans les petits tournois, selon le mot d’un enquêteur de l’Unité pour l’intégrité du tennis (TIU). De nombreux joueurs acceptent de perdre un jeu, un set ou un match pour gagner leur vie, soit en pariant eux-mêmes soit en étant de mèche avec des parieurs professionnels.
Les niveaux Challenger, deuxième échelon mondial, et Future, le troisième, sont concernés. Beaucoup moins le circuit principal de l’ATP et encore moins les tournois du Grand Chelem, selon les rapporteurs, « bien qu’il y ait des preuves de problèmes à ces niveaux également ».
« La structure de rémunération des joueurs crée un terrain fertile pour la fraude, constatent-ils. Seuls les 250 femmes et 350 hommes les mieux classés gagnent suffisamment d’argent pour être à flot. Il y a pourtant quelque 15 000 joueurs dits “professionnels”. »
Les enquêteurs recommandent que les perspectives de progression au classement et, surtout, les gains sur ces tournois soient plus importants, tandis que les centaines de millions d’euros du circuit ont été captées par les tous meilleurs joueurs.
Trois quarts des paris suspects concernent le tennis
Le magazine Stade 2, dans une enquête diffusée dimanche 15 avril, montrait comment il était plus simple de gagner de l’argent en perdant un jeu qu’en gagnant un match sur ces tournois sous-dotés, qui se jouent généralement à l’abri des regards.

« Les joueurs peuvent “s’autofinancer” en pariant eux-mêmes sur la perte de leur match, qui les arrange dans la mesure où ils peuvent ensuite disputer un autre tournoi ; ils peuvent aussi parier sur des actions spécifiques, comme la perte d’un jeu ou d’un set, qu’ils peuvent ensuite garantir. Ils peuvent aussi donner des informations sur leurs intentions, leur état de santé ou de forme à d’autres personnes », expliquent les enquêteurs mandatés par les entités dirigeantes du tennis. Sur les petits tournois, les joueurs sont souvent, en pratique, en contact direct avec des personnes non accréditées.
Les joueurs sont rarement suspendus : « La subtilité du tennis, dans lequel un petit effort ou l’absence d’effort peuvent décider d’un point, d’un jeu, d’un set ou d’un match, rend difficile à détecter une mauvaise performance délibérée de la part d’un joueur. Même quand un joueur peut être soupçonné d’être délibérément mauvais, cela peut être dû à une volonté de perdre non liée aux paris. » Pour s’économiser physiquement ou aller disputer un autre tournoi plus rémunérateur qui commence le lendemain, par exemple.
L’accord financier qui a encouragé les paris truqués
Selon l’association des parieurs sportifs, plus des trois quarts des opérations suspectes concernent le tennis, qui n’est pourtant que le quatrième sport en termes de mises totales.
Un opérateur de paris résume : « La situation dans le tennis est plus que sombre. » Il a même identifié une « saison des matchs truqués », d’octobre jusqu’à la fin de l’année, où l’on peut voir « jusqu’à deux ou trois matchs truqués par jour sur les différents tournois ITF ».

   


Le rapport met en lumière l’inaction des entités dirigeantes du sport, qu’il s’agisse de la Fédération internationale (ITF), des circuits professionnels (ATP et WTA) ou des quatre tournois du Grand Chelem, accusées de ne pas avoir fait assez pour lutter contre ce fléau. La TIU, mise en place en 2009, a trop peu de moyens pour faire face avec ses dix-sept employés, dont les enquêtes commencent parfois plusieurs mois après un signalement.
Au contraire, les autorités ont aggravé le problème en vendant aux opérateurs de paris les données de match en direct, qui facilitent grandement les paris « jeu par jeu » et donc le trucage des rencontres. Le pactole de la vente, 70 millions de dollars sur cinq ans, était visiblement trop tentant pour l’ITF. Les rapporteurs recommandent aujourd’hui de mettre fin à ce contrat, qui expire à la fin de 2020.
Pas moins de 85 000 matchs de tennis étaient ouverts aux paris en 2017. Le chiffre a plus que doublé en quatre ans à la faveur de cet accord. Avant lui, les paris étaient rares sur les matchs des plus petits tournois.
« Le panel considère que le maintien d’un statu quo quant au nombre de matchs ouverts aux paris serait désastreux pour le tennis », peut-on lire dans le rapport. Les signalements de schémas de paris suspects ont explosé depuis la vente de résultats en direct, comme le montre le tableau ci-dessous, extrait du rapport.

   


En 2017, 15 matchs de tournois du Grand Chelem ont été concernés par des alertes et 37 sur des matchs du premier niveau ATP. Les alertes étaient au nombre de 109 sur les tournois Challenger et 185 sur les Future, des chiffres en baisse par rapport à 2016. Ces signalements ne correspondent pas forcément à un match suspect mais doivent alerter les enquêteurs de la TIU.
Les hommes nettement plus concernés
Entre 2009 et 2017, 83 % de ces alertes ont concerné le circuit masculin. Au niveau Challenger – des tournois généralement remportés par des joueurs classés autour de la 100è place mondiale –, en 2017, pas moins d’un match sur 100 a fait l’objet d’un signalement.
Les données de l’ITU montrent que, entre 2013 et 2017, 135 joueurs ont fait l’objet de trois alertes concernant l’un de leur match. Pour 23 d’entre eux, le nombre d’alerte s’élève à au moins six. « La probabilité qu’un joueur ait commis une infraction augmente généralement avec le nombre d’alertes », constatent les rapporteurs.
Une autre des recommandations des enquêteurs consiste à mettre fin au sponsoring de tournois par des sociétés de paris. Ils estiment aussi que la TIU devrait être davantage indépendante, même si les enquêteurs disent n’avoir aucune preuve de cas dissimulé par les dirigeants du tennis mondial.
Entre 2009 et 2017, seuls 35 joueurs ont été sanctionnés pour avoir enfreint le règlement sur les paris. Quasiment tous étaient classés au-delà de la 500è place mondiale. C’est, pourtant, un changement radical dans le fonctionnement du tennis professionnel que les rapporteurs appellent de leurs vœux.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-4"> ¤ « Nous ferons le nécessaire pour que les examens puissent se tenir dans de bonnes conditions », a affirmé le premier ministre, après une rencontre avec les présidents d’université.
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Edouard Philippe promet la « fermeté » face aux blocages dans les universités

« Nous ferons le nécessaire pour que les examens puissent se tenir dans de bonnes conditions », a affirmé le premier ministre, après une rencontre avec les présidents d’université.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 18h18
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h45
    |

            Camille Stromboni








                        



   


La ligne du gouvernement reste la même concernant les blocages étudiants qui se déroulent dans certaines universités depuis plusieurs semaines, contre la loi pour l’orientation et la réussite des étudiants (ORE). « Chaque fois que des espaces universitaires seront confisqués par des petits groupes radicaux, chaque fois que l’organisation des examens sera ciblée, nous répondrons avec fermeté », a défendu Edouard Philippe, lors d’une déclaration à Matignon, mercredi 25 avril, à l’issue d’une rencontre avec la conférence des présidents d’université (CPU). « Nous ferons le nécessaire pour que les examens puissent se tenir dans de bonnes conditions », a insisté le premier ministre, citant les précédents à l’université de Lille, où le déroulement de certains partiels a eu lieu en présence de la police.
Mercredi matin, une intervention policière a eu lieu sur les campus de Metz et de Nancy, jusque-là bloqués. En début de semaine, c’est à Montpellier-III-Paul-Valéry et Grenoble-Alpes que les forces de police ont débloqué des campus, quand ces dernières ont évacué le site de Tolbiac (Paris-I-Panthéon-Sorbonne) la semaine précédente.

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Alors qu’une dizaine de sites universitaires restent bloqués mercredi 25 avril — le plus souvent en partie, certains totalement, comme l’université Toulouse-Jean-Jaurès — le premier ministre a pointé une « contestation profondément minoritaire » et souligné l’« entière détermination » du gouvernement à mener cette réforme du plan étudiants, dénoncée par les étudiants mobilisés comme celle de la sélection à l’entrée de la fac. La nouvelle plate-forme à l’entrée de l’enseignement supérieur, Parcoursup, sur laquelle s’appliquent les nouvelles règles à l’entrée des universités — ces dernières examinent désormais les dossiers des candidats — « entre en vigueur dans de bonnes conditions », a assuré M. Philippe.
La question sensible des moyens
Le premier ministre a également évoqué une question particulièrement sensible dans la communauté universitaire : celle des moyens financiers mis sur la table pour mener cette réforme et accueillir le « choc démographique », avec des étudiants toujours plus nombreux ces dernières années.

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« Sur la base des vœux des candidats, nous accompagnerons les établissements pour créer des places », a-t-il affirmé, citant les filières de BTS et de DUT, où se sont concentrées de nombreuses demandes de lycéens, ainsi que les licences universitaires. « Nous allons dégager des moyens supplémentaires », a-t-il déclaré, pour « ajuster à la hausse les capacités d’accueil », sans pour autant préciser quelles sommes pourraient être débloquées. Il a annoncé à ce sujet qu’un travail pour « identifier les besoins en encadrement » des établissements pour la prochaine rentrée et à plus long terme, serait mené dans les deux mois qui viennent, à l’issue duquel Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, lui remettra des propositions. Dix-neuf mille places supplémentaires ont déjà été financées, a rappelé cette dernière.

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Or les moyens annoncés sont jusqu’ici jugés insuffisants par de nombreux représentants de la communauté universitaire, même parmi ceux favorables à la réforme, tels les présidents d’université : « Mettre en œuvre cette loi sans moyens nouveaux à la hauteur des enjeux et inscrits dans une perspective pluriannuelle, ce serait la condamner à l’échec », ont mis en garde soixante-trois présidents signataires d’une tribune publiée jeudi 19 avril dans Le Monde.
Alors que les besoins sont évalués par la plupart des syndicats de l’enseignement supérieur à 1 milliard d’euros supplémentaire par an, pendant cinq ans, le gouvernement a annoncé pour l’instant 1 milliard d’euros à l’échelle du quinquennat.

        Lire la tribune des présidents d’université :
         

          Universités : « La loi permet d’organiser un accompagnement vers la réussite pour l’ensemble des étudiants »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-5"> ¤ « Le Monde » publie des extraits de « La tête qui tourne et la parole qui s’en va », dans lequel Béatrice Gurrey, grand reporter au quotidien, raconte le bouleversement qu’a été la découverte d’Alzheimer chez ses parents.
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Alzheimer, une épreuve familiale

« Le Monde » publie des extraits de « La tête qui tourne et la parole qui s’en va », dans lequel Béatrice Gurrey, grand reporter au quotidien, raconte le bouleversement qu’a été la découverte d’Alzheimer chez ses parents.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h24
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h14
    |

            Béatrice Gurrey








                        



                                


                            
Grand reporter au « Monde », Béatrice Gurrey témoigne du bouleversement qu’a constitué la découverte de la maladie Alzheimer chez ses deux parents. Des premiers troubles à la quête d’un établissement adapté, elle livre, dans « La tête qui tourne et la parole qui s’en va », le récit d’un drame qui désarme les proches de centaines de milliers de malades. Parution le 26 avril 2018.
Bonnes feuilles. Septembre 2014. Dans la salle d’attente du docteur L., le généraliste de mes parents à Aix-en-Provence, mon père regarde fixement une photo de gratte-ciel, à New York. Il murmure, pour lui-même, de sa voix cassée : « Il y avait des crocs de boucher. Des carcasses qui pendaient partout. » Dans la chambre froide il y a soixante-dix ans ? Dans la ferme de ses grands-parents ? Je ne pose pas de question.
Pour rien au monde il n’aurait voulu devenir boucher. Mais il aimait acheter la viande. Le client qui ne s’en laisse pas conter, qui veut de la joue de bœuf, de la bavette, de l’araignée et taille le bout de gras avec le commerçant, en connaisseur. Du bon côté du comptoir réfrigéré.
L’heure est venue où il ne peut plus faire semblant. Paraître. Etre cet homme élégant qui a habité un grand appartement dans le 7e arrondissement de Paris, qui chassait en Irlande, en Sologne et roulait en belles caisses. Ce monstre de volonté, déjà père et étudiant le soir aux Arts et Métiers. Cet Alsacien entêté, obsédé par la réussite, que la vague des « trente glorieuses » a déposée à ses pieds. Ce beau gars que les femmes regardaient.
Le Dr L. procède au mini mental state examination, constitué d’une batterie de questions simples. Nous sommes cinq : le médecin, mes parents, mon mari et moi. Pierre commence.
« En quelle année sommes-nous ?
— En 1991.
— En quelle saison ?
— Une saison de chasse.
— Quel mois ?
— Août. »
Aucune...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤ Le milliardaire est entendu depuis mardi dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l’attribution de concessions portuaires à son groupe, au Togo et en Guinée.
<filname="PROF-0,2-3208,1-0,0-6"> ¤                     


Article sélectionné dans La Matinale du 24/04/2018
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Concessions portuaires en Afrique : Vincent Bolloré déféré devant les juges d’instruction

Le milliardaire est entendu depuis mardi dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l’attribution de concessions portuaires à son groupe, au Togo et en Guinée.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h13
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



   


Il aurait sans doute préféré aller pêcher la crevette à Beg-Meil, dans le Finistère, qui l’a vu grandir et où il se trouvait lors de la perquisition du siège de son groupe en avril 2016. Mais deux ans plus tard, mardi 24 avril, c’est dans les locaux de la police judiciaire, à Nanterre, où il était convoqué en tant que « mis en cause », que Vincent Bolloré a été entendu.
Selon les informations du Monde, confirmant celles de Challenges, le milliardaire breton a été déféré devant les juges d’instruction, mercredi en fin d’après-midi, à l’issue de sa garde à vue. M. Bolloré est visé par une information judiciaire ouverte notamment pour « corruption d’agents publics étrangers » et portant sur les conditions d’obtention en 2010 de deux des seize terminaux à conteneurs opérés par le groupe Bolloré sur le continent africain, l’un à Lomé, au Togo, l’autre à Conakry, en Guinée.
Les magistrats soupçonnent les dirigeants du groupe d’avoir utilisé leur filiale de communication Havas pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains en assurant des missions de conseil et de communication sous-facturées. Et ce, dans un seul objectif : obtenir les concessions portuaires des lucratifs terminaux à conteneurs.
Plusieurs autres cadres du groupe étaient eux aussi en garde à vue mardi : le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international de l’agence de communication Havas.
Selon Challenges, Francis Perez, dirigeant du groupe Pefaco a lui aussi été placé en garde à vue. Proche de M. Dorent, il est à la tête d’une entreprise qui développe des casinos et des hôtels en Afrique et notamment à Lomé. Les enquêteurs cherchent à savoir pour quelle raison il a versé plusieurs centaines de milliers d’euros à M. Dorent. « Un prêt pour une maison », avait-il assuré au Monde en 2016.
Recours judiciaires
M. Dorent s’était occupé d’une partie de la campagne présidentielle guinéenne en 2010 pour le compte du candidat Alpha Condé, rentré de son long exil parisien au cours duquel il s’était lié d’amitié avec M. Bolloré. Cette même année 2010, M. Dorent avait aussi été chargé d’une partie de la communication du jeune président togolais, Faure Gnassingbé, toujours au pouvoir aujourd’hui. Le fils de Gnassingbé Eyadema, resté plus de trente-sept ans à la tête de ce pays d’Afrique de l’Ouest, était alors candidat à sa propre réélection.

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Les conseils de M. Dorent et de son groupe Havas pour ces campagnes électorales ont-ils facilité l’octroi à Bolloré Africa Logistics des concessions portuaires de Conakry obtenues quelques mois après l’élection de M. Condé, et de Lomé l’année précédente ? Interrogé il y a plusieurs mois, le président guinéen Alpha Condé ne semblait guère inquiet des suspicions pesant sur l’obtention, en 2011, de la concession du port de Conakry par le groupe Bolloré. « Bolloré remplissait toutes les conditions d’appels d’offres. C’est un ami, je privilégie les amis. Et alors ? », disait-il au Monde au printemps 2016.
En novembre 2010, Alpha Condé avait accéder à la magistrature suprême à la suite de la première élection libre du pays, qui sortait de cinquante-deux ans de régime autoritaire.
Une élection omineuse pour le groupe français Necotrans, spécialisé dans la logistique portuaire en Afrique. Dès mars 2011 en effet, la convention de concession du terminal à conteneurs du port de Conakry, octroyée en 2008 pour une durée de vingt-cinq ans à sa filiale Getma, était rompue. Alpha Condé confiait la gestion du port à son « ami » Vincent Bolloré. Une bataille judiciaire s’engageait alors en France, suscitée par Necotrans, une société qui finira en redressement judiciaire et dont une partie des actifs seront rachetés pour une bouchée de pain par Bolloré à l’été 2017.
« C’est un fantasme que de penser qu’un coup de main à la campagne d’un candidat à la présidentielle qui faisait figure d’outsider comme Alpha Condé permettrait l’obtention d’un port », balayait il y a plusieurs mois M. Dorent, interrogé par Le Monde.
Au Togo, le groupe Bolloré a remporté en 2009 – quelques mois avant la réélection de M. Gnassingbé l’année suivante – la concession du terminal à conteneurs du port de Lomé pour une durée de trente-cinq ans. Une décision elle aussi contestée, cette fois par un autre concurrent. Jacques Dupuydauby, ancien associé de Bolloré au Togo, a multiplié les recours judiciaires pour dénoncer les conditions dans lesquelles il considère avoir été évincé.
Sous-facturation
Selon les informations du Monde, la police a saisi de nombreux documents à l’occasion de perquisitions réalisées en avril 2016 au siège du groupe Bolloré à Puteaux (Hauts-de-Seine). Ceux-ci laissent apparaître les pratiques de l’entreprise au Togo et en Guinée et corroborent l’hypothèse d’une sous-facturation des prestations d’Havas au bénéfice des dirigeants de ces deux pays.

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La garde à vue de M. Bolloré intervient une semaine à peine après que l’industriel breton a créé la surprise en cédant la présidence du conseil de surveillance de Vivendi à son fils Yannick, patron du groupe de publicité Havas.
Dans un communiqué publié en fin de matinée, le groupe Bolloré « dément formellement que sa filiale de l’époque SDV Afrique ait commis des irrégularités. Les prestations relatives à ces facturations ont été réalisées en toute transparence ».
Alors que Challenges évoquait il y a deux semaines la convocation à venir de M. Bolloré et de plusieurs dirigeants du groupe, l’avocat de ce dernier, Olivier Baratelli, avait affirmé dans un communiqué que « face à une concurrence exacerbée, c’est la seule expérience du groupe Bolloré, son réseau industriel, son expertise portuaire depuis plus de trente ans, sa position de leadeur sur le continent africain et les investissements très importants qu’il y réalise (plus de 2 milliards d’euros sur les huit dernières années) (…) qui lui permet de se voir attribuer, seul ou en partenariat, des concessions portuaires ».
L’annonce de la garde à vue de M. Bolloré a fait plonger l’action du groupe à la Bourse de Paris : le titre perdait près de 8 % peu après midi.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 23/04/2018
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Century Aluminum, l’usine réanimée par Donald Trump

Depuis que le président des Etats-Unis a annoncé qu’il taxerait les importations d’aluminium à hauteur de 10 %, les ouvriers de ce grand producteur américain reprennent espoir, en même temps que le chemin de l’usine.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 06h48
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 11h41
    |

            Arnaud Leparmentier (Hawesville (Kentucky), envoyé spécial)








                        



                                


                            

Chez Ace’s Guns, baraque sympathiquement délabrée des bords de l’Ohio, la rivière qui sépare les Etats du Kentucky et de l’Indiana, les affaires reprennent. On ne parle pas là des ventes d’armes qui stagnent depuis l’élection de Donald Trump, en novembre 2016. En effet, les habitants craignent moins pour leur sécurité et ont moins peur de voir les achats d’armes interdits, explique le patron Monty Quinn, redneck de 60 ans, avec sa salopette, son collier de barbe, son sourire jovial et la Bible qu’il nous offre avant de partir.
Les ventes qui décollent sont celles des chaussures de sécurité. Monty Quinn équipe les ouvriers de l’usine Century Aluminum, située à un kilomètre de là, qui viennent choisir leur équipement avec un bon d’achat de 200 dollars (environ 160 euros). Ils étaient partis il y a quelques années, en raison de la déliquescence de l’usine . Mais, depuis que le locataire de la Maison Blanche a annoncé qu’il taxerait à hauteur de 10 % les importations d’aluminium, ils font leur grand retour. L’employée Melissa Billow est ravie de les revoir. « Trump a eu raison à 110 % », s’enthousiasme-t-elle, tandis que le patron de la seule gargote du village, Jeremy Chappell, espère retrouver son chiffre d’affaires perdu :
« L’industrie nous nourrit et nous nourrissons l’industrie. »

Century Aluminum prévoit d’investir 115 millions de dollars, pour rouvrir d’ici à 2019 trois lignes de production d’aluminium sur cinq et embaucher 250 ouvriers. Des bourses à l’emploi seront organisées jusqu’au mois de juin dans la région. Devenir ouvrier de l’aluminium est un dur labeur – il faut affronter des températures extrêmes –, mais l’on gagne 60 000 dollars par an, voire 100 000 dollars en comptant les heures supplémentaires.
Pourtant, James Boutcher, ancien ouvrier de 40 ans, assure qu’il ne retournera pas à l’usine : « Hors de question ! », lance-t-il, accusant l’entreprise de faire « trop de politique »....




                        

                        


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L’efficacité du baclofène jugée « cliniquement insuffisante » pour soigner l’alcoolisme

Le baclofène est prescrit depuis les années 1970 comme relaxant musculaire. En France, il est autorisé depuis 2014 pour traiter la dépendance à l’alcool.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 17h54
   





                        



   


C’est un revers de taille pour le baclofène, ce médicament utilisé par des milliers d’alcooliques pour soigner leur addiction. Un comité d’experts missionné par l’Agence du médicament a conclu à une efficacité « cliniquement insuffisante » de la molécule, dans un avis rendu public, mardi 24 avril. Une conclusion vivement contestée par les partisans du baclofène, particulièrement véhéments.
Le comité estime, en outre, dans son avis que le baclofène présente « un risque potentiellement accru de développer des événements indésirables graves [y compris des décès] en particulier à des doses élevées ». Cela « conduit à considérer que le rapport bénéfice-risque [du baclofène] est négatif », poursuivent les experts.

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Le baclofène est prescrit depuis les années 1970 comme relaxant musculaire. En France, il est autorisé depuis 2014 pour traiter la dépendance à l’alcool, grâce à une recommandation temporaire d’utilisation (RTU).
Il y a un an, un laboratoire, Ethypharm, a fait une demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) afin de le commercialiser spécifiquement dans le traitement de l’alcoolisme. L’avis du comité d’experts est la première étape de cette demande d’AMM. La prochaine sera la réunion, les 3 et 4 juillet, d’une commission temporaire qui auditionnera les sociétés savantes et les associations de patients concernées. L’ANSM souligne donc prudemment que l’avis des experts ne préjuge pas de la décision finale.

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Composition controversée du comité
L’Agence « attend d’avoir l’ensemble des avis – sociétés savantes, associations de patients et experts de la commission – avant de se prononcer et de prendre sa décision d’AMM », a-t-elle déclaré, mercredi, à l’Agence France-Presse. Selon elle, cette décision interviendra « avant la fin de l’année ».
Pour autant, l’avis des experts mécontente les associations de patients. « Il aboutit inexplicablement à des conclusions diamétralement opposées » à celles de précédents comités d’experts, qui avaient « constaté l’efficacité et la sécurité du baclofène » pour accorder l’autorisation temporaire de l’utiliser (RTU), estime le collectif Baclohelp. Les partisans du baclofène dénoncent notamment la composition du comité d’experts mandaté par l’ANSM, formé de cinq membres, dont aucun n’est addictologue ni psychiatre.

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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-9"> ¤ Le PDG du géant français de la distribution, Alexandre Bompard, avait annoncé fin janvier la suppression de 2 400 postes dans les sièges ainsi que la sortie du groupe de 273 anciens magasins Dia.
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Carrefour : accord trouvé sur le plan social et le plan de départs volontaires

Le PDG du géant français de la distribution, Alexandre Bompard, avait annoncé fin janvier la suppression de 2 400 postes dans les sièges ainsi que la sortie du groupe de 273 anciens magasins Dia.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h15
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h22
   





                        



   


La direction de Carrefour a annoncé, mercredi 25 avril, avoir trouvé « deux accords majoritaires » avec plusieurs syndicats (FO, CGC et CFTC) : l’un concernant le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) ; l’autre relatif à un plan de départs volontaires.
Le PDG du géant français de la distribution, Alexandre Bompard, avait annoncé fin janvier la suppression de 2 400 postes au siège du groupe ainsi que la sortie du groupe, par cession ou fermeture, de 273 anciens magasins Dia.

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L’accord relatif au PSE « est destiné à permettre le reclassement, principalement en interne, du plus grand nombre de salariés concernés », précise le communiqué de la direction. Il concerne les salariés des magasins de proximité ex-Dia que Carrefour avait acquis en 2014, puis mis en vente « en raison de leur perte structurelle de chiffre d’affaires », et « pour lesquels aucun repreneur n’aura été trouvé d’ici fin juin », précise le groupe.
Chaque salarié « se verra proposer trois offres valables d’emploi, dont au moins deux au sein du groupe Carrefour, le plus proche possible de leur domicile », détaille le communiqué. La mise en œuvre de ces accords est prévue pour le 1er juillet, après validation de l’administration du travail.
Une prime d’intéressement de 350 euros
Dans son plan de transformation visant à redresser Carrefour qui emploie 115 000 personnes en France, M. Bompard avait également annoncé début février deux milliards d’euros de réduction de coûts dès 2020 et le passage en location-gérance de cinq hypermarchés en France.
En réponse à ces annonces, environ un millier de salariés étaient venus manifester le 1er mars devant le siège de l’entreprise à Massy (Essonne). Et le 31 mars, près de 300 magasins Carrefour étaient touchés par un mouvement de grève des employés qui souhaitaient défendre l’emploi et le pouvoir d’achat au sein du groupe. Au-delà du plan Bompard, l’annonce d’une participation moyenne de 57 euros, contre 610 en 2017, avait attisé la colère des salariés.

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Face à ce mouvement de contestation, la direction avait réévalué ce complément d’intéressement à 350 euros, qui a été complété d’un bon d’achat de 150 euros à dépenser au sein de l’enseigne. D’autres demandes ont également été satisfaites permettant d’envisager une sortie de crise. C’est le cas des droits des salariés des cinq hypermarchés qui passeront en location-gérance.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-10"> ¤ Le suspect consultait régulièrement des sites antisémites, et avait « Mein Kampf » dans son sac à dos au moment de son arrestation.
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Garde à vue prolongée pour le suspect d’une prise d’otages au mémorial des déportés de la Mayenne

Le suspect consultait régulièrement des sites antisémites, et avait « Mein Kampf » dans son sac à dos au moment de son arrestation.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 18h32
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h38
   





                        



   


L’homme qui a menacé mardi avec un fusil un employé du mémorial des déportés de la Mayenne est un jeune « nationaliste », fragile psychologiquement, qui voulait commettre un « acte spectaculaire », a indiqué mercredi 25 avril le procureur de Laval.
Originaire de Château-Gontier (Mayenne) et âgé de 20 ans, le jeune homme se décrivait lui-même comme « nationaliste ». Le suspect consultait régulièrement des sites antisémites, a précisé le procureur Guirec Le Bras, au cours d’une conférence de presse. Isolé, le suspect « n’a aucun antécédent pénal mais a des antécédents psychiatriques », a ajouté le magistrat. Le jeune homme avait été hospitalisé sous contrainte à deux reprises, en 2016 et entre octobre et décembre 2017.
« C’est une prise d’otages »
Mardi 24 avril, à 15 heures, le suspect avait menacé avec un fusil de chasse non chargé un employé de l’accueil du mémorial des déportés de la Mayenne, un lieu qui rend hommage aux personnes envoyées dans les camps de concentration et d’extermination nazis. « C’est une prise d’otages », a-t-il dit à l’employé, qui a résisté et appelé à l’aide. Maîtrisé et désarmé avec l’aide d’un second employé, l’homme a été placé en garde à vue par les gendarmes à 15 h 20.
Dans son sac à dos, ceux-ci ont découvert plusieurs ouvrages, dont Mein Kampf d’Adolf Hitler, Psychanalyse du judaïsme d’Hervé Ryssen ou Comprendre l’empire d’Alain Soral. « Pour autant, il n’a à aucun moment prononcé de propos antisémites lors de la commission des faits », a souligné le magistrat. Et pendant sa garde à vue, « il a dit qu’il voulait faire un coup d’éclat sans plus d’élaboration ou de précision », a-t-il ajouté. Il « mûrissait son projet depuis un mois » et avait acheté le fusil vendredi dernier dans la région angevine, selon le procureur. Mais la détermination du lieu n’est arrivée que très tardivement.
« Compte tenu des fragilités psychiatriques, ce qui nous reste à vérifier, c’est s’il y aura une clause d’irresponsabilité pénale à terme. Pour l’instant, nous n’avons pas ces éléments, a souligné le magistrat. Selon ces éléments, ça s’orientera soit vers une irresponsabilité soit vers des poursuites pénales contre l’intéressé. »
Le parquet décidera des suites à donner à cette affaire à l’issue de la garde à vue, qui a été prolongée jusqu’à jeudi après-midi. L’enquête a été ouverte pour « violences avec armes » et « détention et transport d’arme prohibée ». Le jeune homme doit être examiné par un expert psychiatre mercredi après-midi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-11"> ¤ Le Danois a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Une décision dont il fait appel.
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Peter Madsen condamné à la prison à vie pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall

Le Danois a été reconnu coupable de meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre. Une décision dont il fait appel.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 13h39
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 17h31
    |

                            Anne-Françoise Hivert (Copenhague, envoyée spéciale)








                        



   


Pantalon gris clair, pull noir et veste de blazer sombre, Peter Madsen a accueilli, mercredi 25 avril, au tribunal de Copenhague, l’annonce de son verdict, debout, les mains dans les poches. Jugé depuis le 8 mars pour le meurtre de la journaliste suédoise Kim Wall, âgée de 30 ans, l’inventeur de 47 ans écope d’une condamnation à la prison à vie, la peine maximale au Danemark.
Poursuivi pour meurtre avec préméditation, sévices sexuels aggravés et atteinte à l’intégrité d’un cadavre, Peter Madsen n’a admis que le dernier chef d’accusation, continuant d’affirmer, jusqu’à la fin du procès, que la jeune femme est morte des suites d’un accident.

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La juge professionnelle et les deux jurés qui l’ont condamné estiment cette version « peu crédible ». Au regard des preuves, ils sont convaincus au contraire que Kim Wall a été victime d’« une agression sexuelle et d’un meurtre cyniques et prémédités d’une nature particulièrement brutale ».
« Une affaire tellement horrible et répugnante qu’on en perd ses mots », a déclaré le procureur Jakob Buch-Jepsen
Durant les onze jours d’audience, Madsen n’a exprimé que peu de regret, si ce n’est pour s’affliger de son propre sort. L’inventeur danois a souvent fait preuve d’arrogance, se montrant hargneux à l’égard du procureur, condescendant parfois, n’hésitant pas à railler ses questions et perdant facilement son calme.
Lors de son réquisitoire, lundi 23 avril, le procureur Jakob Buch-Jepsen a constaté qu’il était difficile d’imaginer un crime « plus sérieux » : « Deux personnes partent en mer. L’une revient. L’autre finit torturée, tuée et démembrée, découverte plus tard, coupée en morceaux. Une affaire tellement horrible et répugnante que, comme procureur, on en perd ses mots. »
Pendant des années, le charismatique Danois, jouant à merveille le rôle du savant fou, aurait donc réussi à tromper son monde. Les psychiatres qui l’ont examiné le décrivent comme un « pervers polymorphe », présentant « des traits narcissiques et psychopathiques », avec une sexualité extrêmement « déviante » que les médecins n’ont pas été en mesure de définir précisément. Jugeant qu’il continuait de représenter un danger pour la société, ils avaient recommandé l’enfermement à vie.
Blessures infligées au moment de la mort
Pour les juges, le crime était prémédité. « Quand s’est présentée l’occasion de commettre le meurtre parfait, il l’a saisie », a constaté le procureur Jakob Buch-Jepsen, lors de son réquisitoire. Madsen avait invité trois femmes, avant de contacter Kim Wall, le 10 août 2017. Il a ensuite pris soin d’emporter à bord du submersible des outils qui pourraient lui servir : une scie à bois, des sangles de valise, un tournevis affûté…
La veille, il avait effectué une recherche sur Internet, en utilisant les mots « femme » et « décapitation ». Il avait également visionné plusieurs vidéos, montrant des femmes se faire torturer et tuer. « Ce n’est pas sexuel, a expliqué Madsen. Je regarde ces vidéos pour pleurer et éprouver des émotions. »
Si l’autopsie n’a pu déterminer avec certitude les causes de la mort de la jeune femme, les légistes ont avancé deux hypothèses : elle aurait été étranglée ou bien égorgée. L’ADN de Madsen a été retrouvé sous les ongles de la journaliste. Son torse a été poignardé à quatorze reprises, dans et autour de ses parties génitales.

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Madsen affirme que les blessures ont été infligées plusieurs heures après la mort de la journaliste. Il aurait poignardé son corps, pour s’assurer qu’il ne remonte pas à la surface. Mais les légistes ont identifié un écoulement de sang, compatible avec une blessure infligée avant la mort, et découvert, sur la combinaison de l’inventeur, plusieurs gouttes de sang, corroborant l’hypothèse de violences ante mortem.
Incohérences
Madsen, lui, continue de plaider l’accident. Kim Wall, selon lui, aurait succombé à un empoisonnement au monoxyde de carbone, lors de la dépressurisation de la cabine, alors même qu’il se trouvait à l’extérieur. Les experts, qui ont défilé à la barre, ont souligné les incohérences d’une telle version : l’absence de concentration inhabituelle de gaz dans le corps de la victime, ou de traces de brûlures, causées par une éventuelle dépressurisation ; l’absence de gaz, également, dans les filtres du sous-marin…
Sans compter, constatent les juges, que Madsen est plusieurs fois revenu sur ses aveux. Après avoir affirmé qu’il avait ramené la jeune femme, saine et sauve, à Copenhague, le 10 août, il a ensuite assuré qu’elle avait été tuée en recevant le panneau de l’écoutille sur la tête – version mise à mal une fois que la tête de la jeune femme a été retrouvée, sans trace de traumatisme.

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Betina Hald Engmark, l’avocate de Madsen, a reconnu que son client « avait commis des erreurs et agi de manière parfaitement irrationnelle », mais affirmé qu’il n’était coupable que de « violation de l’intégrité d’un corps », constatant que « l’histoire » présentée par le procureur « ne repose pas sur des faits, ni sur des preuves, mais seulement sur des hypothèses non documentées ». Mercredi, Peter Madsen a décidé de faire appel. Si le verdict est confirmé, il devrait rester environ seize ans derrière les barreaux, avant de retrouver la liberté.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-12"> ¤ Carte blanche. La mission spatiale européenne Gaia rend publics la position de 1 692 919 135 étoiles de notre galaxie, et le mouvement de la majorité de celles-ci. Un catalogue sans équivalent.
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1  692  919  135 étoiles cataloguées

Carte blanche. La mission spatiale européenne Gaia rend publics la position de 1 692 919 135 étoiles de notre galaxie, et le mouvement de la majorité de celles-ci. Un catalogue sans équivalent.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 09h00
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 17h01
    |

                            Roland Lehoucq (astrophysicien, Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives)








                        



                                


                            
L’équipe scientifique de la mission spatiale Gaia publie, le 25 avril, le ­gigantesque catalogue issu de vingt-deux mois d’observation de ce satellite d’astrométrie développé par l’Agence spatiale européenne. Riche de plus de 1,69 milliard d’étoiles, ce qui représente 1 % de la population stellaire de notre galaxie, ce catalogue est l’ultime descendant de celui que l’astronome grec Claude Ptolémée inséra dans son Almageste au IIe siècle de l’ère chrétienne.
Fondé sur le catalogue établi par l’astronome grec Hipparque quatre siècles plus tôt, le catalogue de Ptolémée fit référence dans les mondes occidental et arabe pendant plus de mille ans. Il comptait 1 022 étoiles dont il indiquait la position céleste et l’éclat apparent. La taille et la qualité des catalogues d’étoiles se sont accrues au fil du temps mais ils restèrent longtemps incapables de ­décrire fidèlement notre environnement stellaire car il y manquait une information cruciale : la distance des étoiles. Cette question est longtemps restée irrésolue et polémique car liée à nos représentations du monde.
En décentrant la Terre pour en faire une planète comme les autres, Nicolas Copernic (1473-1543) provoqua un séisme intellectuel à portée cosmologique. En effet, si la Terre tourne autour du Soleil, alors la position ­apparente d’une étoile pourrait, au fil des mois, changer par rapport à celle d’une étoile d’éclat plus faible, supposée plus lointaine. N’ayant pas constaté cet effet de parallaxe des étoiles, le plus grand observateur du XVIe siècle, l’astronome danois Tycho Brahe (1546-1601), refusa de souscrire à l’hypothèse héliocentrique.
Pour échapper à cette objection et sauver le mouvement de la Terre autour du Soleil, Copernic déclara que les étoiles se trouvaient à une distance si considérable que le changement de position de la Terre sur sa trajectoire ne modifiait en rien le paysage stellaire. Autrement dit, alors que les Anciens tenaient la dernière...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-13"> ¤ Ces manifestations interviendront quatre jours avant une rencontre prévue entre les quatre syndicats représentatifs – CGT, UNSA, SUD et CFDT – et le premier ministre, à Matignon.
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Réforme de la SNCF : l’intersyndicale annonce des rassemblements le 3 mai

Ces manifestations interviendront quatre jours avant une rencontre prévue entre les quatre syndicats représentatifs – CGT, UNSA, SUD et CFDT – et le premier ministre, à Matignon.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 18h36
   





                        



   


Les syndicats mobilisés contre la réforme de la SNCF ne font pas retomber la pression contre le gouvernement. L’intersyndicale a appelé, mercredi 25 avril, à « un rassemblement le 3 mai à Paris et en territoires », a annoncé Laurent Brun, secrétaire général de la CGT-Cheminots. Soit quatre jours avant une rencontre prévue entre les quatre syndicats représentatifs – CGT, UNSA, SUD et CFDT –, et le premier ministre Edouard Philippe à Matignon.

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                SNCF, une réforme invendable pour le gouvernement



L’intersyndicale prévoit en outre une « journée sans cheminot » le 14 mai, si leurs revendications unitaires n’étaient pas entendues par le chef du gouvernement. « Sans cheminot, ça veut dire sans train et sans chantier réseau », a précisé Didier Aubert, secrétaire général de la CFDT-Cheminots, au cours d’une conférence de presse mercredi à la mi-journée.
« Nous n’imaginons pas que le premier ministre nous convoque pour nous dire que rien ne changera et que les négociations sont closes », a poursuivi M. Brun. Face aux désaccords avec la ministre des transports, Elisabeth Borne, les syndicats réclament maintenant à ce que les négociations se fassent avec M. Philippe.
« On a été reçus bien gentiment par la ministre », Elisabeth Borne, lors de « réunions d’information », maintenant « on veut avoir affaire à celui qui a le dossier en main » pour, enfin, « commencer des négociations sur la base d’un projet viable » et qui « prend en compte » les propositions syndicales, a ainsi prévenu, de son côté, le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Erik Meyer.

        Lire aussi l’interview d’Elisabeth Borne :
         

          « Je suis consciente de l’inquiétude des cheminots »



Débat sur la reprise de la dette
La reprise de la dette de la SNCF par l’Etat est notamment au cœur des discussions entre les deux parties. Le président de la République, Emmanuel Macron, s’est engagé à reprendre progressivement une partie « substantielle » de cette dette à partir du 1er janvier 2020.

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                Capitaux propres négatifs, « dette grise » : les mécomptes cachés de la SNCF



Le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, a assuré mercredi sur Franceinfo que cela se ferait sans « impôt nouveau » et sans « augmentation d’impôt ».
Pourtant dans une lettre adressée aux syndicats et consultée par l’Agence France-Presse, Edouard Philippe avait fait savoir que la reprise progressive de la dette par l’Etat supposait « un effort supplémentaire des contribuables, qui apportent déjà chaque année plusieurs milliards d’euros au financement du système ferroviaire », afin « de couvrir ses coûts de fonctionnement et d’investir dans son entretien et dans son développement ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-14"> ¤ Un « Echo » avait récemment été attribué aux rappeurs Kollegah et ­Farid Bang, dont le dernier album contient des textes antisémites.
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Antisémitisme : le principal prix musical allemand supprimé après un scandale

Un « Echo » avait récemment été attribué aux rappeurs Kollegah et ­Farid Bang, dont le dernier album contient des textes antisémites.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 15h51
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h11
   





                        



   


Le principal prix de musique en Allemagne, les « Echos », n’aura plus lieu. C’est ce qu’a annoncé l’organisateur de cet événement annuel, mercredi 25 avril, conséquence de la polémique suscitée par la remise d’un prix à des rappeurs accusés de chanter des textes antisémites.
« Il n’y aura plus d’Echos (…). On ne veut pas que ce prix de la musique puisse être considéré comme une plateforme pour l’antisémitisme, le mépris des femmes, l’homophobie ou la banalisation de la violence », a déclaré la Fédération de l’industrie musicale, organisatrice des Echos jusqu’ici. La remise des prix Echos est la cérémonie de remise de prix musicaux la plus renommée en Allemagne, dans des domaines allant du classique à la musique pop en passant par le jazz.

        Lire le récit :
         

          Le scandale des « Victoires » de la musique allemandes s’amplifie



Cette prestigieuse récompense avait été attribuée le 12 avril aux rappeurs Kollegah et ­Farid Bang, dont le dernier album, Jung, brutal, gutaussehend 3 (« jeune, brutal, beau gosse 3 »), contenait une chanson évoquant « mon corps plus dessiné que ceux des prisonniers d’Auschwitz », et une autre appelant à « commettre à nouveau un Holocauste ».
« Nouveau départ total »
Les deux rappeurs se défendent de tout antisémitisme mais, depuis deux semaines, de nombreux artistes avaient décidé de rendre leur propre prix Echo en signe de protestation, notamment le célèbre chef d’orchestre israélo-argentin Daniel Barenboim, directeur musical d’un des deux grands opéras de Berlin. Les prix se fondent sur les succès commerciaux des artistes et la victoire des deux rappeurs était dès lors attendue.
« La marque Echo a été endommagée à un tel point qu’un nouveau départ total est nécessaire », a admis la Fédération de l’industrie musicale, qui dit qu’elle prendra son temps avant d’annoncer la formule qui remplacera ces prix l’année prochaine. Elle avait auparavant annoncé un « audit global » et un « renouvellement des mécanismes de nomination et d’attribution du prix », sans plus de précisions.
Ce scandale survient dans un contexte de recrudescence de l’antisémitisme en Allemagne. La chancelière Angela Merkel s’est émue de cette situation à plusieurs reprises ces derniers mois, la dernière fois dimanche dans une interview à une télévision israélienne.

        Lire le compte-rendu :
         

          L’Allemagne s’inquiète d’une recrudescence de l’antisémitisme






                            


                        

                        


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Nouvelles manifestations en Arménie pour réclamer des législatives anticipées

C’est l’opposant Nikol Pachinian qui a appelé de ses vœux ces défilés, pour réclamer une passation de pouvoir pacifique et des législatives anticipées.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h23
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h52
   





                        



   


Erevan n’en finit pas de manifester. De nouveaux rassemblements ont été organisés, mercredi 25 avril dans la capitale arménienne, deux jours après la démission du premier ministre contesté Serge Sarkissian. C’est l’opposant Nikol Pachinian qui a appelé de ses vœux ces défilés, pour réclamer une passation de pouvoir pacifique et des législatives anticipées.
Des dizaines de milliers de personnes ont répondu à l’appel du leader de la contestation, en scandant dans la rue de la capitale de cette ex-république soviétique du Caucase « Nikol, notre premier ministre ! » et « Nous sommes les maîtres de notre pays ». Face à la reprise de la contestation, des centaines des policiers et des forces antiémeutes, ainsi que plusieurs véhicules blindés ont été déployés dans le centre-ville.
Une importante manifestation a également eu lieu à Vanadzor, troisième plus grande ville du pays, selon des images des télévisions.

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« Prêt à diriger le pays »
Député et opposant de longue date, M. Pachinian, 42 ans, qui s’est déclaré, mardi, « prêt à diriger le pays », a fustigé l’annulation de négociations prévues mercredi matin avec le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, un fidèle du chef du gouvernement déchu.

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                En Arménie, la contestation contre le pouvoir s’amplifie



Les députés du Parlement arménien ont sept jours à compter de la démission du chef du gouvernement pour proposer de nouvelles candidatures à ce poste. Le vote pourrait avoir lieu le 2 mai. Mais le Parti républicain de M. Sarkissian dispose de 65 sièges sur 105 au Parlement et il a toutes les chances de faire élire de nouveau son candidat, une option rejetée par Nikol Pachinian. La candidature de l’opposant devrait être proposée au poste de premier ministre par le bloc d’opposition Yelk, a déclaré l’un de ses responsables Edmon Maroukian, tout en soulignant que Nikol Pachinian pouvait compter actuellement sur le soutien de 40 députés, alors qu’il a besoin de 53 voix pour être élu.

   


« Etre aux côtés du peuple »
« Le Parti républicain doit partir… Tous… Les républicains doivent reconnaître la victoire du peuple… », a lancé M. Pachinian, alors qu’il défilait, mercredi, à travers Erevan à la tête des milliers de ses partisans. L’opposant a également jugé « inacceptable » qu’un représentant de ce parti reste premier ministre par intérim jusqu’à l’organisation des élections anticipées. Le parti Arménie prospère, deuxième plus grande formation au Parlement arménien, a appelé lui aussi, mercredi, ses membres à « descendre dans la rue et à être aux côtés du peuple ».
Pour sa part, le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, a déclaré mercredi, lors d’une conférence de presse, ne pas être opposé à l’organisation d’élections législatives anticipées, tout en soulignant qu’une telle décision devait être prise par « toutes les forces politiques » du pays.
La Russie « suit attentivement la situation » en Arménie, a commenté à Moscou le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en ajoutant espérer que les Arméniens « pourront régler la situation (…) et trouver prochainement une solution stable ».

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                La chute de Serge Sarkissian, en Arménie, est un mauvais signal pour Vladimir Poutine







                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-16"> ¤ Mercredi et jeudi, 72 Etats sont réunis à Paris pour confronter leurs expériences et esquisser un ensemble de « bonnes pratiques ».
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Le financement, nouvelle priorité de la lutte contre le terrorisme

Mercredi et jeudi, 72 Etats sont réunis à Paris pour confronter leurs expériences et esquisser un ensemble de « bonnes pratiques ».



Le Monde
 |    25.04.2018 à 12h36
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 12h41
    |

            Hélène Sallon








                        



   


« Le combat est loin d’être terminé », martèle-t-on à l’Elysée. Après la perte par l’organisation Etat islamique (EI) de la quasi-totalité des territoires qu’elle contrôlait depuis 2014 en Irak et en Syrie, la menace terroriste s’adapte et mue, notamment sur le volet financier. Ce constat réunit à Paris, mercredi 25 et jeudi 26 avril, 80 ministres de 72 Etats, 18 organisations internationales et près de 500 experts de la lutte contre le financement du terrorisme pour confronter leurs expériences et esquisser un ensemble de « bonnes pratiques » à globaliser.
Le président français, Emmanuel Macron, avait annoncé la tenue de cette conférence, baptisée « No Money For Terror – Conférence de lutte contre le financement de Daech et d’Al-Qaïda », lors de son discours aux ambassadeurs de France réunis à Paris fin août 2017. Après deux jours de tables rondes à huis clos dans les locaux de l’Organisation de coopération et de développement économiques, M. Macron clôturera la conférence. Aucune annonce concrète n’est attendue, mais une déclaration de principes collective, destinée à être portée au niveau international.
« Pour nous, c’est un engagement renouvelé au service du multilatéralisme. C’est ensemble, collectivement, que l’on peut peut-être éradiquer, ou du moins réduire, la menace globale », dit-on à l’Elysée. Le rôle qu’entend jouer Paris sur ce dossier, relégué au second plan par les opérations militaires, est salué par ses partenaires. « La France se distingue par une position constructive et réaliste. Nous sommes ici pour soutenir cet engagement français dans la lutte contre le financement du terrorisme, qui nécessite plus de coopération », estime le ministre des affaires étrangères émirati, Anouar Bin Mohammed Gargash.

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          En Irak, la difficile traque de l’argent de l’EI



Possibilités de résurgence
La victoire militaire contre l’EI en Irak et en Syrie « ne nous prémunit ni contre la résurgence de Daech [acronyme en arabe de l’EI] ni contre l’activité des groupes et individus ayant prêté allégeance à cette organisation – encore récemment en France – ou à Al-Qaïda », alerte l’Elysée. Outre des poches de résistance de l’EI en Syrie, des possibilités de résurgence existent dans des régions volatiles comme l’Afghanistan, l’Asie du Sud-Est, le Yémen, le Sinaï, la Libye, le Sahel et l’Afrique subsaharienne.
L’argent constitue le nerf de la guerre. « Pendant trois ans, de 2014 à 2016 », poursuit-on à l’Elysée, « Daech a accumulé un énorme trésor de guerre, de l’ordre d’un milliard de dollars par an. Il a depuis circulé, au moins en partie, il est vraisemblablement quelque part (…). Ces groupes sont très doués pour utiliser les techniques les plus sophistiquées pour faire circuler les flux financiers, ils savent se jouer des frontières ». Al-Qaida a, pour sa part, déjà décentralisé le financement de ses groupes, laissant à chacun la charge de se financer.
Dans les pays du Sahel s’observe un phénomène d’hybridation croissant entre les djihadistes et les réseaux de trafiquants et de contrebandiers
« Il convient d’adapter la lutte contre le financement du terrorisme à la réalité car chaque groupe fonctionne différemment et exploite les vulnérabilités des pays », explicite l’Elysée, soulignant « l’opportunisme et le pragmatisme » des groupes terroristes et la « sophistication croissante des moyens de transfert » de l’argent. La France plaide pour une levée de l’anonymat des transferts financiers et un meilleur contrôle des nouveaux instruments monétaires comme les cartes prépayées, les portefeuilles électroniques, le crowdfunding ou les monnaies virtuelles.
Mais, souligne-t-on à l’Elysée, « pour Daech, le trésor de guerre n’est pas que monétaire. Il a investi dans des entreprises, des commerces, des biens immobiliers qu’il gère ou fait gérer par proxy. Dans sa logique de prédation extrême, il a volé, détourné une quantité importante d’objets d’art ». Dans les pays du Sahel s’observe un phénomène d’hybridation croissant entre les djihadistes et les réseaux de trafiquants et de contrebandiers, qui recouvrent souvent les mêmes groupes familiaux ou ethniques.
« Part de déni »
Particulièrement concernés par cette menace, les pays du Moyen-Orient – à l’exception de la Syrie et de l’Iran, qui n’étaient pas invités – ont répondu à l’appel. Le contrôle des flux financiers dans ces pays, et notamment dans les pays du Golfe et la Turquie, souvent mis à l’index pour leur manque de transparence ou leur laxisme envers des financiers des groupes terroristes présents sur leur territoire, est une préoccupation majeure.
« Dans ses contacts avec le prince-héritier saoudien ou l’émir du Qatar, le président de la République a clarifié un certain nombre de choses et obtenu des engagements. Des mécanismes se mettent en place. Les choses prennent un peu de temps, ce n’est pas aussi simple qu’on peut l’imaginer mais on ne doute pas de la volonté des princes arabes de tenir leurs engagements », dit-on à l’Elysée.
« Nous sommes là pour nous pencher sur l’argent venu du Golfe, qui peut non pas venir d’Etats mais de personnes privées. Il y a encore une part de déni, mais ça évolue », reconnaît le ministre Gargash, particulièrement acerbe envers le Qatar, avec qui les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite sont en crise ouverte depuis juin 2017. Cette crise régionale pourrait miner la conférence de Paris. « Parmi les différends, il y a la question du soutien de tel ou tel à des groupes terroristes. Tous sont invités et nous souhaitons que les représentants de ces Etats sachent mettre un mouchoir sur leurs différends », dit-on à l’Elysée.
La journée de mercredi est consacrée à des tables rondes d’experts aux profils variés (magistrats, services de renseignements, cellules financières). Elles seront animées notamment par Bruno Dalles, directeur de la cellule antiblanchiment du ministère français des finances (Tracfin), François Molins, procureur de la République, ou Emmanuel Moulin, directeur de cabinet du ministre français des finances.
La journée de jeudi sera ouverte par Peter Neumann, directeur de l’International Center for the Study of Radicalisation du King’s College de Londres, auteur en août 2017 d’une étude remarquée dans laquelle il estimait que « la guerre au financement du terrorisme telle qu’elle est menée depuis 2001 a souvent été coûteuse et improductive ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-17"> ¤ Ces collectivités mutualisent leurs moyens pour pallier la baisse des dotations de l’Etat.
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Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe, trois départements obligés de s’allier pour peser

Ces collectivités mutualisent leurs moyens pour pallier la baisse des dotations de l’Etat.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 11h40
    |

                            Yves Tréca-Durand (Angers, correspondant)








                        



                                


                            
Fusion. Le mot déjà évoqué par le président du conseil départemental de Maine-et-Loire, Christian Gillet (ex-UDI), contrarie un peu ses voisins. Un mot toujours tabou. « Il est hors de question de parler de fusion entre nos départements, ce n’est pas à l’ordre du jour », réagit le président du département de la Sarthe, Dominique Le Mèner (LR). Et pourtant. Sans admettre le mot qui fâche, les trois départements de l’ancienne province Anjou Maine (avec la Mayenne) ont opéré un rapprochement stratégique depuis plusieurs mois. Une façon de peser un peu plus face au pouvoir central mais aussi face aux autres collectivités, notamment les métropoles.
« L’Etat fait peser son incurie sur les collectivités, déplore le Sarthois. On s’est retrouvés dans une situation où il fallait imaginer des solutions nouvelles. Et les mutualisations sont une réponse supplémentaire aux mesures d’économies déjà prises. » Entre les baisses des dotations et la hausse des allocations de solidarité, en particulier celles dues à l’afflux de mineurs étrangers non accompagnés, M. Le Mèner affirme ainsi « avoir perdu 291 millions d’euros en trois ans et demi ».
Comme toutes les collectivités priées de réduire leur train de vie, le Maine-et-Loire (810 000 habitants), la Sarthe (570 000) et la Mayenne (310 000) serrent la vis depuis 2015. Les trois départements contractent leurs dépenses de personnel, abandonnent peu à peu ce qui ne relève pas de leurs compétences obligatoires et se concentrent sur l’essentiel : la solidarité (RSA, autonomie, handicap), la protection de l’enfance, la gestion des routes, des collèges ou le développement du numérique. Mais cela ne suffit pas. D’où l’idée de s’allier pour dépenser moins, et mieux.
Un seul et même système d’archivage
La première initiative de l’Anjou et de la Sarthe n’incluait pas la Mayenne mais la Loire-Atlantique. Il n’y a désormais plus qu’un seul laboratoire d’analyses (Inovalys) pour surveiller...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-18"> ¤ Le classement de la France a progressé en 2018, sans pour autant que la situation de la liberté de la presse ne s’améliore.
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Liberté de la presse : la progression en trompe-l’œil de la France

Le classement de la France a progressé en 2018, sans pour autant que la situation de la liberté de la presse ne s’améliore.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 16h28
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 16h51
    |

            Maxime Vaudano








                        


L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a publié, mercredi 25 avril, son classement annuel sur la liberté de la presse dans le monde. Voici trois graphiques à en retenir.
Le classement de la France progresse…
La France occupe en 2018 le 33e rang sur 180 pays évalués par RSF. Elle était 39e en 2017 et 45e en 2016.


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	Highcharts.setOptions({
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});


… même si sa situation ne s’améliore pas
Si la France obtient cette année son meilleur classement depuis dix ans, son indice de liberté de la presse n’a, paradoxalement, guère progressé. RSF épingle notamment la concentration grandissante des médias, la montée en puissance du media bashing pendant la campagne présidentielle et l’annonce du projet de loi contre les fausses informations.


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Indice de liberté de la presse de la France


L'indice de la liberté de la presse est calculé chaque année par RSF selon un barème qui prend en compte divers aspects de la problématique (pluralisme, censure, mise en danger des journalistes, etc.). Plus il est bas, plus la presse est libre dans le pays. Depuis la création du classement, cet indice s'est échelonné entre -10 (la Finlande en 2012) et 142 points (l'Erythrée en 2012).
La méthodologie de RSF a subi des changements importants en 2011-2012 puis en 2013, entraînant d'importantes variations de l'indice. Mais depuis 2013, la stabilité de la méthodologie permet de suivre l'évolution de l'indice de façon plus fiable.



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    "name": "Indice RSF de la liberté de la presse en France",
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        "",
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      ],
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        "",
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        "",
        3.5
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      [
        "",
        6.25
      ],
      [
        "",
        9
      ],
      [
        "",
        9.75
      ],
      [
        "",
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      ],
      [
        "",
        10.67
      ],
      [
        "",
        13.38
      ],
      [
        "",
        9.5
      ],
      [
        "",
        21.6
      ],
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      ],
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		},
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});



});


Une remontée due à la dégradation de la situation d’autres pays
Douze pays qui étaient devant la France en 2016 sont désormais moins bien classés qu’elle. Parmi eux, on retrouve quatre Etats européens, dont la République tchèque. Outre le fait que son président a brandi en conférence de presse une kalachnikov factice portant la mention « pour les journalistes », Prague a multiplié les initiatives législatives menaçant la liberté d’expression et de la presse.


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	Highcharts.setOptions({
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	var chart3 = new Highcharts.Chart({
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		title: {
			text: ""
		},
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			format: "{value}"
		},
		plotLines: [{
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		}],
		plotBands: [{
			color: "#ccc",
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				useHTML: false,
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				y: 10
			}
		}]
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Seule Chypre a fait le mouvement inverse, en passant en deux ans de la 81e à la 25e place, malgré un cas grave de musellement de la liberté de la presse.

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                Liberté de la presse : « climat délétère » dans les démocraties



Ce sont les pays d’Europe du Nord (Norvège, Suède, Pays-Bas, Finlande, dans l’ordre) qui restent aux premières places du classement de RSF.



                            


                        

                        


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Cinq ans après le drame du Rana Plaza, le devoir de vigilance des patrons du prêt-à-porter

Editorial. Le 24 avril 2013, 1 135 employés du textile sont morts dans l’effondrement d’un immeuble à Dacca (Bangladesh). Il reste encore beaucoup à faire pour respecter les droits humains des travailleurs.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 10h50
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 15h02
   





                        



   


Editorial du « Monde » Il y a cinq ans, le 24 avril 2013, un immeuble de Dacca, capitale du Bangladesh, s’effondrait sur les 5 000 employés du textile qui y travaillaient dans des conditions indignes et sans aucune sécurité. Lorsque les sauveteurs finirent enfin de trier les décombres du Rana Plaza, le bilan s’élevait à 1 135 morts. Passé à la postérité comme l’un des plus grands désastres industriels de l’histoire moderne, le Rana Plaza est aussi devenu le symbole de l’exploitation d’une main-d’œuvre bon marché, dans cette partie du monde, employée par des sous-traitants eux-mêmes contractés par de grandes firmes multinationales de prêt-à-porter qui prétendaient ne rien savoir de ce qui se passait au bout de la chaîne.
La catastrophe du Rana Plaza a au moins eu un effet salutaire : celui de réveiller l’opinion publique des pays développés et de stimuler les organisations internationales, gouvernementales et non gouvernementales, veillant aux droits de cette catégorie de travailleurs. Un fonds d’indemnisation des victimes a été mis en place. Des syndicats ont émergé. Deuxième pays exportateur de vêtements de prêt-à-porter après la Chine, le Bangladesh a bénéficié de cette mobilisation, qui a abouti à la signature d’un accord sur la sécurité des ateliers sous les auspices de l’Organisation internationale du travail.

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                Il faut « redonner du sens à la mode et défendre les valeurs d’une mode responsable, durable et désirable »



A ce jour, 222 grandes entreprises du marché international ont souscrit à l’accord, parmi lesquelles Adidas, H&M et Uniqlo. Il concerne 1 600 usines du Bangladesh, dont 767 ont achevé leur mise en conformité, et 2 millions de travailleurs, dont 70 % de femmes. L’accord a aussi permis à des syndicats de travailleurs du textile d’attaquer en justice des employeurs qui refusaient ou tardaient à prendre des mesures de sécurité dans les usines ; une grande entreprise internationale, qui a obtenu que son nom soit gardé secret, a ainsi été condamnée en janvier par un tribunal d’arbitrage à La Haye à verser 2,3 millions de dollars (1,9 million d’euros) de dommages et intérêts aux syndicats représentant les travailleurs bangladais du textile.
Vendre moins cher pour vendre plus
En France, une loi sur « le devoir de vigilance des sociétés mères et des entreprises donneuses d’ordres » est entrée en vigueur en 2017, après un long parcours législatif. Elle impose aux entreprises employant au moins 5 000 salariés en France et 10 000 dans le monde de veiller à la sécurité et au respect des droits humains des travailleurs contribuant, y compris dans le cadre de sous-traitance, à leur activité.

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                La loi obligeant les multinationales à contrôler leurs sous-traitants partiellement censurée



Voilà pour les bonnes nouvelles. Il reste, cependant, beaucoup à faire. Des milliers d’ateliers au Bangladesh ne sont toujours pas couverts par l’accord. Cet accord venant à échéance le 1er mai 2018, un texte de transition a dû être durement négocié, qui prolonge sa validité jusqu’à 2021 mais n’a pas encore recueilli la totalité des signataires. Le patronat et le gouvernement bangladais renâclent. Le travail des enfants reste un énorme problème, de même que les conditions salariales des travailleurs du textile, qui ne sont pas couvertes par l’accord de 2013 : des grèves lancées au Bangladesh pour appuyer ces revendications ont été durement réprimées.
Il reste aussi aux géants européens du prêt-à-porter à réfléchir sur leur modèle économique, qui est de vendre toujours moins cher pour vendre plus. Cela implique que les consommateurs, eux aussi, se posent la question du prix humain de ces tee-shirts si bon marché.



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 24/04/2018
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Attaque de Toronto : qui sont les Incels, le groupe de célibataires auquel se réfère le suspect ?

Sur des forums, des internautes « involontairement célibataires », principalement des hommes, expriment leur haine des femmes.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 20h44
 • Mis à jour le
25.04.2018 à 10h04
    |

                            Perrine Signoret








                        



   


« La rébellion des Incels a déjà commencé. On va renverser tous les “Chads” et “Stacys”. » Ces phrases ont été postées sur le compte Facebook d’Alek Minassian, l’auteur supposé de l’attaque à la voiture-bélier qui a fait dix morts à Toronto (Canada) lundi 23 avril, quelques heures avant le drame.
Les Incels ? Sur Internet, ils sont plusieurs dizaines de milliers à avoir rejoint ces groupes, dont le nom est la contraction de l’expression « involuntary celibate » (« célibataire involontaire »). Dans la très grande majorité des cas, il s’agit d’hommes, hétérosexuels, âgés de 18 ans à 35 ans, selon leurs témoignages. Ce qui les rassemble : tenir les femmes pour uniques responsables de leur célibat durable.
Particulièrement actifs en ligne, ils se retrouvent principalement sur le site Incels.me, interdit aux femmes et qui compte plus de cinq mille membres, mais aussi sur des groupes de la messagerie Discord et sur le forum 4chan – notamment sur l’espace de discussion /r9k/, où des milliers de conversations sont ouvertes chaque jour.
Haine contre les « Chads » et les « Stacys »
Si les femmes ne s’engagent pas dans une relation avec eux, c’est uniquement, argumentent les Incels, parce qu’elles sont « diaboliques ». Les posts trouvés sur Internet les qualifient volontiers de « menteuses pathologiques », de « salopes (…) incapables d’aimer ». « [Elles] prennent plaisir à malmener, à moquer ou à humilier des hommes dès qu’elles le peuvent », résume un internaute.
Celles qui sont la plupart du temps désignées par l’expression « femoid » (contraction de « femmes » et « humanoïdes », visant à les déshumaniser) n’accepteraient d’avoir des relations qu’avec un seul type d’hommes : les « Chads ». Il s’agit de jeunes hommes populaires, charmants, à l’aise avec les femmes, et surtout, ayant une vie sexuelle ou amoureuse bien remplie. Les Incels les méprisent presque tout autant qu’ils les envient. Les femmes en couple sont, quant à elles, surnommées des « Stacys ».
Des conseils pour violeurs
Les discussions sont donc ouvertement misogynes et contiennent même parfois des incitations au harcèlement, ainsi que des glorifications du viol. En novembre 2017, le sous-forum Reddit Incel, qui comptait quarante mille membres, a été fermé par le site pour « violation des règles d’utilisation ».
A l’origine un banal groupe de soutien pour personnes célibataires, il avait commencé à être envahi, expliquait à l’époque au Guardian une porte-parole du site, par des « encouragements, incitations ou appels à la violence (…) contre un individu, ou groupe d’individus » — en l’occurrence les femmes. Le sous-forum IncelTears, qui dénonce les propos extrêmes des Incels, les avait compilés.
Sur le site Incels.me, les modérateurs ne semblent, en revanche, pas aussi préoccupés par les abus. Les règles du forum interdisent de parler de ses éventuelles expériences sexuelles passées, d’insulter les autres membres ou de trop écrire en capitales. Concernant la violence, il est simplement notifié :
« Les discussions sur des activités illégales [sont interdites]. Il y a une différence, par exemple, entre “je veux que X meure” et “je vais tuer X”. […] Les contenus violents ou pornographiques doivent être signalés par le tag NSFW [Not Safe For Work, sigle utilisé sur Internet pour signaler un contenu qu’on ne montrerait pas à ses collègues]. »
Ces règles sont floues, et les membres du forum en profitent pour expliquer que, selon eux, « le viol est sûrement cent fois plus plaisant que le sexe classique ». Certains encouragent leurs camarades ayant une vie sexuelle peu satisfaisante à essayer et postent même des tutoriels détaillant les techniques pour ne pas se faire arrêter par les forces de l’ordre lorsqu’on est un violeur en série.
Son modèle, le « gentleman suprême »
Par le passé, des Incels ont déjà franchi d’autres barrières, passant des paroles aux actes. L’un d’entre eux, mentionné dans le post Facebook d’Alek Minassian, s’appelait Elliot Rodger. En mai 2014, à Isla Vista, en Californie, il tua au couteau, à l’arme à feu et avec une voiture-bélier six personnes et en blessa quatorze autres, hommes et femmes, puis se suicida.
Le jour de cette tuerie, Elliot Rodger avait posté sur les réseaux sociaux une vidéo intitulée « Châtiment ». Il y expliquait vouloir se venger des femmes, qui l’avaient toujours « rejeté » et n’avaient « jamais été attirées » par lui. Il qualifiait cela « d’injustice » et de « crime ». « Je suis le mec parfait et pourtant vous préférez vous jeter dans les bras d’hommes odieux plutôt que moi, le gentleman suprême », écrivait-il alors.
Sur Incels.me et le forum /r9k/ de 4chan, les messages défilent depuis l’attaque à la voiture-bélier de Toronto. Si certains ont estimé que « tuer ne résoudrait rien », et encore moins le célibat, d’autres ont ouvertement soutenu Alek Minassian, évoquant « son sacrifice pour la cause », appelant même à le « vénérer ». « La revanche est douce », a jugé un internaute qui a changé sa photo de profil pour mettre celle d’Alek Minassian à la place. « On se croirait dans un rêve », a écrit un autre.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3208,1-0,0-21"> ¤ L’acteur passe à la réalisation pour adapter une pièce de Florian Zeller, mais peine à captiver.
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« Amoureux de ma femme » : Daniel Auteuil titillé par le démon de midi

L’acteur passe à la réalisation pour adapter une pièce de Florian Zeller, mais peine à captiver.



Le Monde
 |    25.04.2018 à 07h26
    |

            Jacques Mandelbaum








                        



   


L’avis du « Monde » – pourquoi pas
Acteur incontournable du cinéma populaire ­durant quelques bonnes décennies, présence aujourd’hui encore convoitable et convoitée du cinéma français (voir le ­récent succès du Brio, d’Yvan Attal, dans lequel il campe avec verve un professeur de droit réactionnaire), Daniel Auteuil n’en a pas moins entamé depuis quelques années un sensible retrait, sinon quantitatif du moins qualitatif, sur le devant de la scène cinématographique. Tout acteur restant une bête de scène, il n’en foisonne pas moins au théâtre, et s’est même piqué, depuis 2011, de passer à la réalisation.

        Lire la critique du film « Le Brio » :
         

          Un apprivoisement mutuel par les mots



Logiquement, l’acteur revient pour ce faire à la source même de sa consécration, reprenant le ­filon ouvert par Claude Berri en 1986 avec l’éclatant succès des reprises pagnolesques Jean de ­Florette et Manon des Sources, dans lesquelles l’interprétation de l’infâme innocent Ugolin lui ouvre le cœur des Français. Il signe ainsi trois ­ « remakes » d’affilée du génial Marcel, La Fille du puisatier (2011), qui s’en sort avec les honneurs, puis en 2013, s’attaquant aux saints des saints, Marius et Fanny, qui sont deux échecs. On en était là, sans se douter que Daniel Auteuil mijotait, malgré l’amertume de l’expérience, son retour comme réalisateur.
Voici comment on se retrouve aujourd’hui devant l’improbable Amoureux de ma femme, l’acteur-réalisateur renouvelant le pari dangereux qu’un succès établi est la meilleure planche de salut pour un succès espéré. Le film est, en ­effet, l’adaptation d’une comédie théâtrale – L’Envers du décor, de Florian Zeller – mise en scène et ­interprétée par Daniel Auteuil en 2016. Le dispositif, façon Dîner de cons, est simple : deux couples face à face le temps d’un repas dans un appartement bourgeois parisien. Il y a là Daniel (Daniel Auteuil), sémillant sexagénaire, sa femme, Isabelle (Sandrine Kiberlain), qui ne le fait plus rêver, son truculent ami Patrick (Gérard ­Depardieu) et sa nouvelle et ­accorte petite amie espagnole, Emma (Adriana Ugarte), qui lui rend la moitié de son âge. Les ­attendus de cette réunion sont ­hasardeux. Patrick, qui était en couple avec la meilleure amie de la femme de Daniel, s’est logiquement éloigné du couple. Se croisant inopinément dans la rue, les deux hommes conviennent qu’il est temps de se revoir, d’autant que Patrick tient à présenter sa nouvelle amie au couple.
Archaïsme phallocratique
Peinant à convaincre sa femme de l’opportunité d’un tel dîner, Daniel la joue ultra-fine face à l’hostilité de son épouse et finit par obtenir gain de cause. Encore ne pensait-il pas particulièrement à mal. Mais l’apparition en chair et en os de la jeune bombe ibérique à la chute de reins altière et aux yeux de velours va proprement lui mettre cul par-dessus tête durant le dîner. Sur un argument aussi ténu et remâché que celui-ci, pour ne rien dire de l’archaïsme phallocratique du propos qui ne tombe pas franchement à pic, il faut reconnaître au réalisateur le mérite d’avoir tenté une échappatoire dramaturgique. Ainsi, à la simplicité carrée du dispositif original, il brode une construction narrative plus incertaine et complexe, qui donne comme réelles toutes les embardées fantasmatiques qu’inspire à Daniel la vision de sa belle voisine de table (façon, cette fois-ci, Le ­Magnifique, de Philippe de Broca).
But du jeu : finir par faire douter le spectateur, à chaque strate d’imaginaire qui s’intercale sans transition dans ce dîner, du registre où il se trouve exactement. Les insertions sont si nombreuses qu’on est de fait trompé à maintes reprises. Plus fondamentalement, toutefois, ces échappées oniriques sur le thème du démon de midi n’étant pas elles-mêmes d’une folle originalité, on se prend à s’y ennuyer aussi ferme qu’aux lignes de dialogues lourdement équivoques et aux tirades appuyées du dîner. On ne rangera donc pas ce film parmi les exemples de réussite que compte l’art délicat de la comédie sentimentale.

Film français de Daniel Auteuil. Avec Daniel Auteuil, Gérard Depardieu, Sandrine Kiberlain, Adriana Ugarte (1 h 24). Sur le Web : www.facebook.com/SonyPicturesFrance



                            


                        

                        

