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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-1"> ¤ Notre choix du soir. Croisant les analyses et témoignages d’historiens des deux camps, Blanche Finger et William Karel proposent une lecture sobre et équilibré du conflit (sur Arte à 20 h 50).
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TV – « Une terre deux fois promise : Israël-Palestine »

Notre choix du soir. Croisant les analyses et témoignages d’historiens des deux camps, Blanche Finger et William Karel proposent une lecture sobre et équilibré du conflit (sur Arte à 20 h 50).



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h45
    |

                            Antoine Flandrin








                        


Documentaire sur Arte à 20 h 50



Comment aborder l’histoire d’Israël, soixante-dix ans après sa naissance difficile ? Tant d’ouvrages et de documentaires l’ont racontée qu’on se demande s’il est encore possible de dégager de nouvelles analyses. Blanche Finger et William Karel proposent dans Une terre deux fois promise, film en deux parties, une lecture sobre, parfois poignante, du conflit israélo-palestinien, qui prend en compte le temps long. Le renouvellement perceptible dans ce documentaire ne repose pas tant sur le découpage chronologique – de 1896, date de la publication de L’Etat des juifs, du journaliste austro-hongrois Theodor Herzl, à la guerre des Six-Jours, en 1967 – que sur le dialogue équilibré que les auteurs ont réussi à construire entre une multitude d’historiens israéliens et palestiniens.
Aveuglement politique
Côté israélien, la parole est donnée à des intellectuels de sensibilités différentes. On trouve notamment Anita Shapira, professeure à l’université de Tel-Aviv, dont les travaux sur l’histoire du sionisme sont respectés, mais critiqués parce qu’ils font peu de cas de la question arabe. Dina Porat, historienne en chef du Centre international de recherche sur la Shoah de Yad Vashem, pointe le cynisme des dirigeants de l’Agence juive, qui se sont servis des survivants de l’Holocauste pour rallier l’opinion publique à la cause sioniste.
Elie Barnavi, ancien ambassadeur d’Israël en France (2000-2002), connu pour être un défenseur de la création d’un Etat palestinien, ne se montre pas moins très critique vis-à-vis des Palestiniens, qui, selon lui, n’ont pas réussi à organiser « une lutte intelligente et efficace » contre l’occupant israélien.
L’historien Shlomo Sand ne cache pas son hostilité à la politique israélienne, qu’il considère agressive sur le plan militaire et en grande partie responsable du conflit qui oppose le pays à ses voisins arabes.

   


Côté palestinien, si moins d’historiens ont été sollicités, on retrouve ce même souci de mettre en avant une diversité de récits historiographiques. Avec beaucoup de recul, un Arabe de Palestine qui sait qu’il ne reviendra pas vivre sur sa terre natale, Elias Sanbar, raconte la Nakba, l’exode de la population palestinienne pendant la guerre israélo-arabe de 1948. L’universitaire Sari Nusseibeh dénonce l’attitude des dirigeants palestiniens, qui, selon lui, se sont accommodés de ce conflit inextricable.
Amneh Badran, professeure de science politique à l’université Al-Qods de Jérusalem, se veut sans concession, notamment lorsqu’elle revient sur les germes du conflit. Selon elle, le slogan des juifs qui s’installèrent en Palestine à la fin du XIXe siècle – « Une terre sans peuple pour un peuple sans terre » – fut « le pire des mensonges ».
Intelligemment bâti autour d’un riche fonds d’archives, ce dialogue, qui croise des témoignages à la fois personnels et clairvoyants, permet de comprendre comment le conflit israélo-palestinien a débouché, des deux côtés, sur un aveuglement politique qui n’a fait qu’empirer après 1967.



Cette même lucidité transparaît dans les propos des dix écrivains israéliens, dont Amos Oz, David Grossman, Avraham B. Yehoshua et Zeruya Shalev, auxquels Blanche Finger et William Karel ont donné la parole dans un second film intitulé Histoires d’Israël. Ceux-ci racontent avec humour, sensibilité et lucidité leur pays, à la fois hédoniste et hanté par l’Holocauste, le traumatisme des guerres et le quotidien sous tension. Le film, qui rend compte du bouillonnement que connaît la scène littéraire israélienne, offre, là encore, grâce à la finesse du montage, un portrait à la fois passionnant et inquiétant de la société israélienne. Les auteurs interrogés ont le sentiment que leurs compatriotes vivent comme si l’occupation des territoires palestiniens n’existait pas.
Non moins stimulant, le film de Duki Dvor, Mossad : des agents israéliens parlent. D’anciens espions et responsables de haut rang évoquent leurs états de service. Rafi Eitan raconte comment il a capturé Adolf Eichmann à Buenos Aires en 1960, une opération qui fit la réputation des services secrets israéliens. Danny Yatom, ancien directeur du Mossad, revient pour sa part sur le fiasco que fut la tentative d’empoisonnement de Khaled Mechaal, à Amman, en 1997. L’agent Mishka Ben-David explique qu’il a dû donner l’antidote pour sauver la vie du leadeur du Hamas après que les agents, qui l’avaient aspergé de poison dans la rue, avaient été arrêtés et remis aux autorités jordaniennes. Si la mise en scène de ce film est par moments un peu lourde – il en rajoute volontiers sur l’obsession des agents interrogés à ne pas entrer dans les détails –, celui-ci ne manquera pas de ravir les amateurs d’histoires d’espionnage.
Une terre deux fois promise : Israël-Palestine, de Blanche Finger et William Karel (Fr., 2017, 110 min). Suivi, à 22 h 55, de Mossad : des agents israéliens parlent, de Duki Dvor (All., 2017, 35 min).
Histoires d’Israël, de Blanche Finger et William Karel (Fr., 2017, 55 min), le mercredi 25 avril, à 22 h 35.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-2"> ¤ La volonté du géant du Net d’installer un « campus » destiné aux start-up au cœur d’un quartier populaire et alternatif suscite la colère de certains habitants. L’image de Google, comme celle de Facebook, serait-elle en train de changer ?
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A Berlin, la fronde des anti-Google

La volonté du géant du Net d’installer un « campus » destiné aux start-up au cœur d’un quartier populaire et alternatif suscite la colère de certains habitants. L’image de Google, comme celle de Facebook, serait-elle en train de changer ?



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h00
    |

            Yves Eudes (Berlin, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Berlin, quartier de Kreuzberg. Sur le quai longeant le canal Landwehr, l’ancienne station électrique Umspannwerk, un vaste bâtiment en brique dominant le quartier, abrite désormais une dizaine de petites entreprises, un restaurant chic et un bar à cocktails. L’édifice est en partie vide, mais cela ne va pas durer, car Google a loué une aile de 3 000 m2 pour installer un « campus », lieu consacré aux rencontres, aux événements et à la formation professionnelle dans le secteur du numérique.
D’ordinaire, le quai est très calme, mais, en cette soirée printanière, le vacarme est assourdissant. Ce 6 avril, comme chaque premier vendredi du mois depuis cet hiver, une centaine de manifestants ont apporté des tambours, des casseroles, des bidons et des trompettes pour un concert de rue endiablé.
L’objectif est de faire le plus de bruit possible, afin de protester, sur un mode festif, contre l’arrivée du géant américain à Kreuzberg. La manifestation, non autorisée, a été annoncée sur le Web, sur les réseaux sociaux et par des affiches, venues s’ajouter aux graffitis et banderoles hostiles à Google, ornant les murs, les vitrines, les fenêtres et l’intérieur des bars et restaurants. La police décide de confiner les manifestants sur un bout de trottoir. Ceux qui tentent de former un cortège sont refoulés, mais un autre groupe, installé sur le toit d’un immeuble voisin, avec la complicité des locataires, déploie une banderole anti-Google et tire un feu d’artifice. Au bout d’une heure, les manifestants, épuisés, se replient dans les bars du quartier.
Pourtant, en apparence, tout avait bien commencé à Kreuzberg pour Google, qui possède déjà des bureaux à Hambourg, à Munich et dans un autre quartier berlinois, et qui travaille en partenariat avec Factory, un incubateur local de start-up. Fin 2016, le groupe américain annonce qu’il va construire à Kreuzberg un campus comme il en possède déjà à Madrid, Londres, Varsovie, Tel-Aviv, Sao Paulo et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-3"> ¤ Le tribunal de grande instance vient d’être inauguré dans le quartier parisien des Batignolles. Son architecte, Renzo Piano, y a inséré des arbres censés faire écho au chêne de la justice. Vraiment ?
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Les arbres, convoqués au nouveau Palais de justice de Paris


                      Le tribunal de grande instance vient d’être inauguré dans le quartier parisien des Batignolles. Son architecte, Renzo Piano, y a inséré des arbres censés faire écho au chêne de la justice. Vraiment ?



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h26
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 16h46
    |

                            Nicolas Santolaria








   


L’arbre est devenu un élément central de la scénographie architecturale moderne, presque un lieu commun. La Cité judiciaire de Paris, tout récemment inaugurée dans le quartier des Batignolles et imaginée par l’architecte italien Renzo Piano, s’inscrit dans ce rêve de reconquête écologique qui prend la forme poussivement iconique d’une urbanité sylvestre. Mais si l’arbre est ici assigné à comparaître, c’est moins pour ombrager les terrasses en étage de ce bâtiment monumental de 160 mètres de haut que pour figurer une réminiscence de la justice archaïque, celle qui se rendait sous les branches.

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                Nouveau tribunal de Paris : un jeu de construction géant diaphane et vibrant



Comme l’explique le professeur de théorie du droit Laurent de Sutter dans l’ouvrage Post-tribunal (Editions B2, 96 p., 12 €), consacré à la sémiotique de cet édifice, « la présence massive des arbres à l’intérieur de la serre de la Cité judiciaire peut donc être comprise en ce sens : il s’agit d’un rappel de la fonction cosmique jouée par l’arbre dans le rituel judiciaire ».
Un banal prétexte
Sauf que, en réalité, on se trouve ici au cœur d’une ritualité revisitée au travers du prisme de l’artifice. Protégée derrière ses parois de verre, la Cité est un écosystème coupé de l’extérieur, un monde de synthèse. Dans cet isolat, les arbres poussent hors-sol, témoignant de notre désir démiurge de faire advenir une seconde nature. Ce qui fait dire à ­Laurent de Sutter que nous n’avons plus affaire à un tribunal au sens traditionnel, « ce lieu d’exception, où quelque chose comme un mystère du rejointement du cosmos peut se déployer », mais à un « post­tribunal ».

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                Cinq questions sur le déménagement historique du palais de justice de Paris



L’arbre, convoqué pour être vidé de son sens, n’y « articule » plus le monde d’en bas et le monde d’en haut, la terre et le ciel. Dans ce nouveau décorum, la décision de justice n’aurait plus vocation, alors, à être rendue au nom d’un ordre transcendant (Dieu ou le cosmos), mais en vertu d’une simple immanence administrative. Voilà pourquoi la Cité judiciaire de Paris, avec ses ­arbres-prétextes, ressemble autant à une succursale de chez ­Truffaut qu’à un immeuble de bureau. Au cœur de cette totalité fonctionnelle dominée par l’idée de « pré-jugé », la majesté de l’arbre de justice tendrait, d’après l’oxygénante analyse du théoricien, à être ravalée au rang du ficus.



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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-4"> ¤ L’enfant est née sur un bateau qui vient en aide aux migrants, en mars 2017. Le duo Madame Monsieur, qui défendra les couleurs de la France lors du concours, avait décidé d’en faire une chanson.
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A la recherche de Mercy, la fillette qui a inspiré la chanson française à l’Eurovision

L’enfant est née sur un bateau qui vient en aide aux migrants, en mars 2017. Le duo Madame Monsieur, qui défendra les couleurs de la France lors du concours, avait décidé d’en faire une chanson.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 09h52
    |

                            Claire Courbet








                        


« Je suis née ce matin/Je m’appelle Mercy/Au milieu de la mer. » Les trois premières phrases de la chanson Mercy, écrite par le duo français Madame Monsieur, racontent l’histoire de la petite fille nigériane née sur l’Aquarius au mois de mars 2017, trois jours après le sauvetage de sa mère, Taiwo, par l’équipage du bateau humanitaire.



Son histoire aurait pu passer inaperçue dans ce bateau qui n’a de cesse de venir en aide aux migrants perdus en mer. Mais ce jour-là, un journaliste de Nice-Matin se trouvait à bord. Il a relayé cette naissance peu ordinaire dans un tweet qui a gazouillé jusqu’aux oreilles de Madame Monsieur et leur a inspiré le titre.

@MSF @SOSMedFrance @Nice_Matin @Var_Matin Mercy est née sur l'Aquarius, à l'instant où nous entrions dans le port d… https://t.co/9LyNUsWrcn— GregLeclerc (@Grégory Leclerc)


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Le duo a été choisi pour représenter la France à l’Eurovision du 8 au 12 mai. Ils ont convaincu le public de « Destination Eurovision », diffusé sur France 2, qui devait choisir entre plusieurs candidats celui qui sera envoyé à Lisbonne pour défendre le drapeau tricolore. Grâce à cette notoriété, le titre est de plus en plus écouté et le clip a passé la barre des 2 millions de vues sur YouTube.
Sur les traces de Mercy
Un an après la naissance de l’enfant, France Inter a annoncé avoir retrouvé la petite fille à l’origine de la chanson. La radio raconte que la mère et l’enfant ont été prises en charge par les autorités italiennes à leur arrivée à Catane, en Sicile, et vivent désormais dans le plus grand camp de réfugiés d’Europe. C’est à l’arrivée des salariés de la radio que la mère a découvert la chanson inspirée de la naissance de sa fille.
« Son histoire est le reflet de ce que vivent toutes les femmes avec enfants en bas âge qui traversent la Méditerranée », écrivent les journalistes. Comme de nombreux autres migrants, Taiwo a voulu offrir une vie meilleure à son enfant à naître et est partie avec son mari vers le nord, en espérant que son fils de 17 ans les rejoindrait plus tard. En chemin, son mari l’a quittée, et Taiwo a dû affronter les passeurs de Libye. De là, elle embarque seule à bord d’un bateau qui vacille et est secourue par l’Aquarius. Aujourd’hui en Italie, elle espère rejoindre la France dans les mois à venir.
La jolie histoire a fait le tour de la Toile et ému Madame Monsieur. « C’est une nouvelle magnifique. J’en ai pleuré comme un bébé. Avec Jean-Karl, le fait de savoir qu’elle est en vie, qu’elle va bien, nous en sommes tout retournés », a confié à Nice-Matin la chanteuse Emilie Satt. Le duo craint toutefois la vague médiatique qui pourrait entourer Mercy et sa mère. Ils ont annoncé vouloir créer une association pour venir en aide à cette famille.

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                Migrants : le chassé-croisé des destins à bord de l’« Aquarius »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-5"> ¤ Ce soutien financier s’inscrit dans le programme « Faire revivre l’esprit de Mossoul ».
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Les Emirats versent 50 millions de dollars à l’Unesco pour reconstruire Mossoul

Ce soutien financier s’inscrit dans le programme « Faire revivre l’esprit de Mossoul ».



Le Monde
 |    24.04.2018 à 09h13
    |

            Florence Evin








                        



   


« Faire revivre l’esprit de Mossoul », l’ambitieux programme de l’Unesco pour la reconstruction du centre historique de la ville irakienne a reçu, lundi 23 avril, le soutien financier des Emirats Arabes Unis (EAU) pour un montant de 50,4 millions de dollars. Comme l’a annoncé, lundi 23 avril, Audrey Azoulay, la directrice générale de l’organisation onusienne, « il s’agit d’un partenariat historique, d’une coopération inédite, dont l’ampleur est sans précédent pour reconstruire le patrimoine culturel de Mossoul (…) C’est une occasion unique de faire renaître l’espoir, de renforcer la cohésion sociale et de servir de tremplin à l’emploi et à la formation des jeunes », a-t-elle ajouté.

   


Cet accord, signé entre l’Unesco, les EAU et l’Irak, concerne la restauration et la reconstruction du cœur vivant de Mossoul, notamment celle de l’emblématique mosquée Al Nouri (1172), dont le minaret penché, de 45 mètres de haut, la « tour de Pise irakienne », a été détruit à l’explosif, le 21 juin 2017, par l’organisation Etat Islamique (EI). Audrey Azoulay précise qu’« au cours de la première année, l’Unesco réalisera un travail de documentation et de déblayage du site et établira les plans de reconstruction ». Les quatre années suivantes seront celles de l’action sur le terrain, une action qui devra être fidèle aux dictats du plan de reconstruction, incluant les jardins historiques comme les espaces et infrastructures publics, avec la construction d’un mémorial et d’un nouveau musée.
Etat des lieux des destructions
Le vieux cœur historique de la deuxième plus grande ville d’Irak borde la rive est du Tigre, alors que l’antique Ninive est, elle, située sur la rive ouest. Seuls les grands axes du centre historique ayant été déminés, il demeurait impossible de pénétrer le maillage des venelles desservant les quartiers latéraux, pour en documenter les destructions.

   


C’est pourquoi, anticipant l’énorme chantier à venir, l’Unesco avait demandé, dès février – lors de la Conférence internationale pour la reconstruction de l’Irak tenue au Koweit –, à son prestataire technique, l’architecte Yves Ubelman, fondateur et directeur de la start-up Iconem, de se rendre à Mossoul. Spécialiste du patrimoine en péril en situation de conflit, celui-ci opère au moyen d’un drone pour documenter, en urgence dans des zones encore inaccessibles au sol, l’état des lieux des destructions.

        Lire le récit :
         

          Le sauvetage du patrimoine irakien s’organise à l’Unesco



« Une cartographie quartier par quartier »
Yves Ubelman était, donc en février, à Mossoul pour une mission de numérisation en 3D, mandatée et financée par l’Unesco, avec des relevés à l’échelle urbaine. « 65 000 photos, à différentes hauteurs, ont été prises en une semaine, indique-t-il, c’est une grande première à cette échelle – sur une surface d’un kilomètre et demi par un kilomètre et demi. L’objectif est d’établir une cartographie quartier par quartier, maison par maison, et sur des dizaines de monuments, avec des techniques de relevés à multi-échelles, urbaine et architecturale, jusqu’au détail structurel. » Lesquelles permettront d’analyser l’ampleur des dégâts.

        Lire l’enquête :
         

          Le high-tech vole au secours du patrimoine




   


Les premiers résultats d’Iconem révèlent qu’à Mossoul, les destructions les plus visibles, bordant les artères modernes, sont massives le long du Tigre. Tandis que les quartiers traditionnels – dérobés par le « mur de béton » des constructions des années 1970 –, sont moins détruits qu’il n’était craint. D’où l’espoir de pouvoir sauver nombre de vieilles maisons arabes serrées autour de leur cour centrale.




                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 23/04/2018
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Servantes écarlates et justicier aveugle : nos choix de séries

Chaque mardi, « La Matinale du Monde » propose ses coups de cœur du moment à voir sur petit écran.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 06h42
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 07h25
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Cette semaine, l’excellente série The Handmaid’s Tale revient pour une deuxième saison et Daredevil, une des réussites de Netflix, arrive sur la TNT. En panne d’inspiration ? Un documentaire sur les génériques de séries devrait vous (re)donner des idées.
« The Handmaid’s Tale » : des femmes au corps privatisé

Avec le lancement de la saison 2 de Westworld, lundi 23 avril, celui de The Handmaid’s Tale était le plus attendu de l’année par les sériephiles. Ce sera chose faite dès le jeudi 26 avril, à raison d’un épisode par semaine sur le bouquet d’Orange, OCS.
Auteure du roman publié en 1985, dans lequel la première saison a puisé son univers glaçant, Margaret Atwood a continué d’accompagner le showrunner Bruce Miller et ses scénaristes cette saison. Laquelle s’ouvre exactement là où la première prenait fin : « S’agit-il des ténèbres ou bien de la lumière ? », se demandait Offred/June (Elisabeth Moss) dans le dernier plan, alors qu’on l’expulsait manu militari, enceinte, hors de la famille Waterford pour laquelle elle devait procréer, et qu’on l’enfournait dans une sordide fourgonnette.
Dystopie se situant dans un futur proche, The Handmaid’s Tale s’inscrit dans le cadre de la nouvelle république de Gilead, dont le régime totalitaire, apparu sur fond de catastrophe environnementale, s’appuie sur un fondamentalisme religieux. Les premières à subir cette dictature étant les femmes, notamment celles qui, encore capables de procréer, voient leurs corps esclavagisés et violés sur ordre de l’Etat. Ce que l’on découvrait en première saison au travers, entre autres, de l’histoire d’Offred/June. La voici maintenant déterminée à tout pour que son futur enfant n’ait pas à connaître les horreurs de ce monde dystopique… que chacun avait vu sourdre sans rien faire.
Une splendide réalisation et une invitation artistique à s’interroger sur la place des femmes ainsi que de toute minorité : d’autant plus nécessaire qu’inconfortable, surtout au lendemain du lancement du mouvement #metoo. Martine Delahaye
The Handmaid’s Tale, série créée par Bruce Miller. Avec Elisabeth Moss, Alexis Bledel (EU, 2017, 13 x 60 min). Le jeudi en US + 24 à partir du 26 avril sur OCS Max à 20.40, et à la demande sur OCS GO.
« Daredevil », un justicier qui ne s’envoie pas en l’air

Dans le comics de la maison Marvel imaginé par Stan Lee et Bill Everett, comme dans la première série que Netflix a consacrée à cet univers, Daredevil renvoie à un super-héros qui ne vole pas dans les airs, contrairement à d’autres, mais qui combat le crime sur le sol de New York. Si Matt Murdock, enfant, a perdu la vue au contact de produits chimiques, il a développé, en contrepartie, d’autres sens d’une exceptionnelle acuité. Devenu adulte, il décide de débarrasser la ville de la vermine qui la ronge en devenant avocat le jour et justicier masqué la nuit (Daredevil).
Scènes d’une grande noirceur, chorégraphies de la violence et code du thriller servent ici un discours sous-jacent sur la décadence urbaine et l’angoisse que peut générer la famille. Le tout filmé à faible éclairage pour mieux rendre compte de la cécité de son héros. Cette série sera diffusée sur TMC, chaîne gratuite de la TNT, à partir du 28 avril. M. De.
Daredevil, série créée par S. DeKnight et Erik Oleson. Avec Charlie Cox (EU, 2015, 13 x 52 min). Le samedi sur TMC à 21 heures.
« Les génériques de séries » : ces objets addictifs

Trois petites notes de musique, trois images télévisées se faisant suite, et l’on est renvoyé à une époque, des ambiances et des surexcitations d’enfance ou d’adolescence : tel est le pouvoir des génériques, qui, ouvrant une série, s’annoncent comme des boules de désir, des promesses de rituels qui ne prendraient jamais fin et qui pourtant seront remises sur le tapis chaque semaine, en fin d’épisode.

Très heureuse idée, donc, que celle d’Olivier Joyard de s’emparer du sujet dans un documentaire entièrement consacré à ces objets addictifs et légers dont la finesse ou la pauvreté de la facture signe souvent, par avance, la qualité d’une série. Spécialistes du graphisme, auteurs, spectateurs ou critiques permettent d’éclairer l’intrigante histoire de ce qui relève souvent, de nos jours, d’une grande ambition artistique. M. De.
Les Génériques de séries, d’Oliver Joyard (Fr., 2018, 73 min). Jeudi 26 avril sur Canal+ à 21 h 50. Disponible sur Canal à la demande.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-7"> ¤ Dans son communiqué, l’avocate de Philippe Caubère prévient que « tout propos diffamatoire et toute atteinte à la présomption d’innocence du comédien seront judiciairement poursuivis ».
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L’acteur Philippe Caubère porte plainte pour diffamation contre la femme qui l’accuse de viol

Dans son communiqué, l’avocate de Philippe Caubère prévient que « tout propos diffamatoire et toute atteinte à la présomption d’innocence du comédien seront judiciairement poursuivis ».



Le Monde
 |    23.04.2018 à 23h00
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 08h35
   





                        


L’acteur et metteur en scène de théâtre Philippe Caubère a porté plainte pour diffamation contre la femme qui l’accuse de viol, a annoncé lundi 23 avril à l’Agence France-Presse son avocate. Dans son communiqué, l’avocate de Philippe Caubère prévient que « tout propos diffamatoire et toute atteinte à la présomption d’innocence du comédien seront judiciairement poursuivis ».
« Déposer plainte à l’encontre d’un justiciable ne donne pas tous les droits – et certainement pas celui de diffamer ou de salir publiquement la réputation du justiciable visé. Aussi, monsieur Philippe Caubère entend lutter contre ce tribunal de l’opinion et toutes les opérations de lynchage qui en résultent. »
Mars 2010
Une enquête pour viol visant M. Caubère a été ouverte la semaine passée par le parquet de Paris, après le dépôt d’une plainte le 27 mars par Solveig Halloin, ancienne militante Femen. La plaignante avait appelé publiquement d’autres éventuelles victimes à la contacter et qualifié M. Caubère, ex-pilier du légendaire Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, de « serial violeur » et de « prostitueur ».

        Lire aussi :
         

                Le comédien Philippe Caubère visé par une plainte pour viol



Le service régional de police judiciaire de Toulouse a été saisi afin d’auditionner la plaignante. Solveig Halloin affirme avoir été violée en mars 2010 par Philippe Caubère quelque temps après avoir rencontré dans un théâtre toulousain l’acteur qu’elle « admirait ».
Le comédien a catégoriquement nié les faits et dénoncé des accusations « surréalistes ». Les accusations contre M. Caubère sont portées alors que l’onde de choc créée par le scandale Weinstein aux Etats-Unis a éclaboussé plusieurs personnalités en France, comme l’intellectuel musulman Tariq Ramadan écroué en février pour des accusations de viols qui se sont depuis multipliées.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-8"> ¤ Notre choix du soir. En ce début de deuxième saison, l’heure de la révolte des robots semble avoir sonné. A moins que… (sur OCS City à 20 h 55).
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TV – « Westworld » : entre conquête de l’Ouest et époque d’Edo

Notre choix du soir. En ce début de deuxième saison, l’heure de la révolte des robots semble avoir sonné. A moins que… (sur OCS City à 20 h 55).



Le Monde
 |    23.04.2018 à 17h45
    |

                            Martine Delahaye








                        



   


Série sur OCS City à 20 h 55
Westworld se veut un luxueux labyrinthe mental. Ses créateurs, Jonathan Nolan et Lisa Joy, à l’image de Dédale, rivalisent de ruses et d’ingéniosité technique pour dérouter les armées de fans de cette série. On n’avait sans doute pas connu cela depuis Lost : face à la complexité narrative de West­world – une libre adaptation du film de Michael Crichton, Mondwest, sorti en 1973 –, les réseaux sociaux et les forums américains n’ont de cesse, depuis son lancement, d’en démêler les faux fils d’Ariane et d’annoncer un probable dénouement.
Samouraïs et geishas
La première saison, somptueusement produite, alliait trois promesses rarement réunies : évasion, énigmes et réflexion – sur le processus créatif comme sur soi-même. La saison 2, lancée par HBO dimanche 22 avril aux Etats-Unis – et dont nous n’avons vu que la première moitié –, fait immédiatement suite à la fin de la première : elle nous renvoie dans cette partie d’un gigantesque parc d’attractions qui a pour nom West­world, où de riches visiteurs peuvent vivre le frisson de la conquête de l’Ouest en y assouvissant certains clichés des westerns : torturer, massacrer et violer impunément. Des centaines d’androïdes d’apparence humaine ont été programmés pour animer ce parc et parfaire leur illusion de vivre à la fin du XIXe siècle ou dans un film. Mais la mécanique s’est mise à se dérégler, certains de ces « hôtes » humanoïdes, en fin de saison 1, commençant à se retourner contre leur créateur et les « invités » du parc, humains si peu humains.

Cette saison 2 s’annonce clairement comme celle de la révolte des robots, esclaves de leur intelligence artificielle et prisonniers de désirs étrangers. Cette rébellion est essentiellement menée par deux humanoïdes féminines : une sorte de Calamity Jane blonde habillée dans la robe bleue d’Alice au pays des merveilles qui, carabine en bandoulière, chevauche le parc, prête à blesser et tuer à son tour ; et une ex-tenancière d’un saloon-bordel, hantée par la perte, virtuelle puisque programmée, de sa fille, qu’elle va néanmoins rechercher jusque dans une autre partie du parc, dénommée Shogun World. Dorénavant, elle évoluera parmi des samouraïs et geishas de l’époque d’Edo au Japon – après un clin d’œil à John Ford et Quentin Tarantino, un hommage est fait ici à Akira Kurosawa et Hiroshi Inagaki, notamment.
Westworld n’appartient pas aux séries linéaires et prédictibles. Peut-être la révolte des robots a-t-elle été préprogrammée par les créateurs du parc ; peut-être le début de cette saison relève-t-il d’un songe ou d’une illusion ; peut-être le parc lui-même s’intègre-t-il à un plan machiavélique beaucoup plus large, visant à faire chanter ou éliminer une partie de l’engeance humaine. Peut-être. Mais pour le moment, la déception pointe : la conscience et la liberté acquises par les androïdes ne les entraînent guère que dans des massacres à la Game of Thrones. Est-ce ainsi que se dessine le futur de l’intelligence artificielle, ou le marketing y est-il pour quelque chose ? On semble en tout cas loin des pistes de réflexion lancées lors de la saison 1.
Westworld (saison 2), série créée par Jonathan Nolan et Lisa Joy. Avec Evan Rachel Wood, Thandie Newton, Jeffrey Wright, Ed Harris, Jimmi Simpson (EU, 2018, 10 × 42 à 70 min). En simultané avec les Etats-Unis à 3 heures dans la nuit du dimanche au lundi, puis le lundi à 20 h 55, ou à la demande sur OCS Go.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-9"> ¤ Cette série à grand spectacle continue de décevoir par la superficialité de son récit et de son information historique (sur Canal+ à 21 heures).
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TV – « Versailles », une saison en toc

Cette série à grand spectacle continue de décevoir par la superficialité de son récit et de son information historique (sur Canal+ à 21 heures).



Le Monde
 |    23.04.2018 à 17h30
    |

            Renaud Machart








                        


Série sur Canal+ à 21 heures

La saison 2 de Versailles avait trouvé une densité soudaine grâce à la présence du personnage de femme malfaisante joué par la formidable ­actrice canadienne Suzanne Clément. Sa noirceur tranchait avec le clinquant pour le moins superficiel de cette série franco-canadienne « internationale » – c’est-à-dire à gros budget, à grosses ­ficelles et tournée en anglais (avec la ridicule prononciation des noms français, déjà dénoncée).
Malgré d’autres noirceurs – en particulier l’évocation de la terrible persécution des protestants –, Versailles se noie à nouveau dans le luxe et les ors éclairés à la bougie (on est tout de même très loin des scènes de Barry Lyndon, de Stanley Kubrick), dans de fréquentes scènes de troussage, le tout plombé par un scénario où les invraisemblances historiques sont légion.
Le plus ridicule, dans ce récit qui trace son chemin sur une longue période, est sans doute le fait que Louis XIV demeure tout du long jeune et fringant, la fesse (parfois montrée) toujours ferme. Lorsque la reine Marie-Thérèse meurt, en 1683, le roi, 45 ans – ce qui n’est pas jeune à l’époque –, n’a en réalité plus de cheveux depuis belle lurette. Pourtant, lorsqu’il couche avec sa maîtresse Madame de Maintenon alors qu’on maquille les lèvres de sa défunte épouse pour les funérailles – simultanéité grotesquement osée et tournée sur le mode Cinquante nuances de Grey –, Louis a toujours l’air d’un jeune dévergondé irrésistible.
Fausses notes
Davantage d’attention a été prêtée à la musique cette fois-ci, ce qui n’a pas empêché quelques approximations historiques là encore. Certes, Marc-Antoine Charpentier fut un compositeur adoré du roi, mais jamais il ne fut à son service direct. On entend pourtant, à l’occasion des obsèques de la reine, une messe de son cru – écrite après cette date – alors qu’il existe une œuvre de Charpentier en hommage à Marie-Thérèse, composée cette année-là à Paris – mais qui n’a probablement jamais été jouée lors des nombreuses cérémonies de funérailles. On nous dira que l’on chipote. Mais tout cela témoigne d’un laisser-aller regrettable, qui affecte bien d’autres aspects de Versailles. Si elle ne manque ni d’allure épique ni de suspense, cette série trompeusement historique fait décidément fi de toute finesse.
Versailles (saison 3), série créée par Simon Mirren et David Wolstencroft. Avec George Blagden, Alexander Vlahos. (France-Canada, 2018, 10 x 52 min).



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-10"> ¤ Exposition. A la Cité des sciences, une exposition ludique raconte l’histoire de la maîtrise du feu par l’homme.
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édition abonné


De la flamme au foyer

Exposition. A la Cité des sciences, une exposition ludique raconte l’histoire de la maîtrise du feu par l’homme.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 15h09
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 16h31
    |

                            Anne Mellier








                        



                                


                            

D’abord, des monstres flamboyants, dont les tentacules orangés se dressent vers le ciel avant de dévorer la brousse. Et de lointains ancêtres, spectateurs de ces brasiers, fascinés ou effrayés certainement, comme nous le sommes aujourd’hui parfois devant la puissance du feu. De ces ogres sauvages, les premiers hommes ont tiré des outils, un mode de vie : le moyen de s’extraire de la ­nature. Puis ils ont cherché à le comprendre, à le décortiquer, pour mieux le maîtriser.
Cette maîtrise du feu par l’homme, et ses ­limites, c’est l’histoire que raconte « Feu », la nouvelle exposition, ouverte depuis le 10 avril, de la Cité des sciences. Trois espaces sont dévolus aux différentes facettes de la relation que nous entretenons avec cet élément. Le premier raconte la manière dont l’homme s’est approprié le feu, sans savoir que ses flammes forgeraient l’humanité telle qu’on la connaît aujourd’hui. D’abord en le recueillant, puis en l’entretenant, avant d’être à même de le produire avec différents outils. Les vitrines circulaires de ce premier espace rappellent aussi le rôle social du foyer : il favorise la communication, les ­récits, le développement de l’artisanat, d’une culture. Il engendre des mythes et des rites dont l’exposition donne un riche aperçu.
Mécanismes de la combustion
Autre ambiance, plus industrielle, dans la deuxième partie. « C’est un espace consacré à la maîtrise et à l’étude du feu, expliquent Julia Maciel et Christelle Guiraud, co-commissaires de l’exposition. Ici, le feu est mis en boîte. » Et disséqué. On y apprend les mécanismes de la combustion, et la manière dont l’homme les a découverts. Ce que nos sociétés « thermo-industrielles » lui doivent aussi. Car, si discret soit-il au quotidien, le feu permet par exemple aux voitures de rouler.
Et puis le feu qui s’affranchit de l’homme et le menace. La dernière partie de l’exposition est consacrée aux incendies. Une pièce pleine de fumée et de véritables...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-11"> ¤ Romancier, nouvelliste, essayiste, critique d’art, mais aussi diplomate, Sergio Pitol avait obtenu le prix Cervantès en 2005. Il est mort jeudi 12 avril, à l’âge de 85 ans.
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Mort de l’écrivain mexicain Sergio Pitol

Romancier, nouvelliste, essayiste, critique d’art, mais aussi diplomate, Sergio Pitol avait obtenu le prix Cervantès en 2005. Il est mort jeudi 12 avril, à l’âge de 85 ans.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 15h00
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 16h24
    |

                            Xavier Houssin (Collaborateur du « Monde des livres »)








                        



                                


                            

Le grand écrivain mexicain Sergio Pitol est mort jeudi 12 avril à l’âge de 85 ans dans sa maison de Xalapa, la capitale de l’Etat de Veracruz. Il a succombé au noir chaos d’une longue aphasie progressive. Il a été incinéré le lendemain dans la plus stricte intimité, un conflit concernant sa dépendance opposant depuis plusieurs années sa famille et ses autres proches. « Un romancier, écrivait-il, est quelqu’un qui entend des voix à travers les voix. (…) Sans elles, il se sentirait perdu. Il trace la carte de sa vie en leur compagnie. Il sait que quand il ne pourra plus le faire, l’heure de sa mort sera venue, pas la mort définitive mais la mort en vie, le silence, l’hibernation, la paralysie, ce qui est infiniment pire. »
Frappé par une attaque cérébrale à l’automne 2006, quelques mois après avoir reçu le prix Cervantès, il s’était progressivement mis en retrait et avait cessé d’écrire. Il ne maîtrisait plus que sa langue maternelle. Cette blessure de la mémoire apparaissait d’autant plus injuste que, grand voyageur, diplomate, Sergio Pitol parlait, avant, couramment l’anglais, le français, l’italien, le russe, le polonais. Et que parallèlement à l’écriture de ses propres livres, il avait été un traducteur prolifique. Faisant découvrir en espagnol les textes de James Conrad, de Malcolm Lowry, d’Henry James, de Giorgio Bassani, de Tibor Déry, de Jerzy Andrzejewski, de Witold Gombrowicz, de Boris Pilniak et de bien d’autres encore.
Sauvé par Tolstoï
Lire, faire lire, tenait pour lui d’une nécessité absolue remontant à une enfance douloureuse. Né dans une famille aisée, le 18 mars 1933 à Puebla, au sud de Mexico, il avait perdu très jeune son père, sa mère, sa sœur. Le petit orphelin, élevé par sa grand-mère, était de santé fragile. Atteint par la malaria, il ne pouvait pas aller à l’école et restait solitaire et reclus. Mais la maison était pleine de livres. Les lectures seront son apprentissage. « A 12 ans,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-12"> ¤ L’émission culte de la chaîne est de retour mercredi, pilotée par Cyril Féraud, dans une version qui entend se recentrer sur les fondamentaux du programme.
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« La Carte aux Trésors » revient sur France 3

L’émission culte de la chaîne est de retour mercredi, pilotée par Cyril Féraud, dans une version qui entend se recentrer sur les fondamentaux du programme.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 12h06
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 12h07
    |

                            Camille Langlade








                        



Les hélicoptères sont à nouveau de sortie. Date du décollage : mercredi 25 avril à 20 h 55. Après neuf ans d’absence, France 3 a décidé de relancer « La Carte aux Trésors », l’un de ses programme-phare entre 1996 et 2009. Grâce à ce « revival », la chaîne publique veut renforcer son offre « découverte et patrimoine » du mercredi, où figure notamment « Des Racines et des ailes ». L’émission sera animée par Cyril Féraud, déjà aux commandes de « Slam » et de « Personne n’y avait pensé », tous les après-midis sur France 3.
La nouvelle mouture devrait revenir aux fondamentaux, dont le programme s’était quelque peu éloigné lors des dernières éditions, présentées par Nathalie Simon. Afin de moderniser le concept, la production avait alors mis l’accent sur l’aventure et les épreuves physiques, ainsi que sur les nouvelles technologies. Mais le public n’avait pas suivi et, faute d’audience, le programme fut arrêté en 2009.
Avec cette « Carte aux Trésors » version 2018, Adventure Line Productions a repris la mécanique originale du jeu : soit deux candidats et trois énigmes à résoudre pour atteindre la fameuse rose des vents, grâce à laquelle les concurrents peuvent accéder au trésor final et remporter la somme de 5 000 euros.

   


Pourtant, presque dix ans plus tard, un monde sépare la première émission de la nouvelle version, à commencer par celui des technologies, toujours plus en pointe. Ainsi, l’hélicoptère de Cyril Féraud est équipé d’un système gyrostabilisé de type Cineflex, permettant de faire des plans aériens en haute définition. Une douzaine de caméras sont également réparties sur les appareils volants. Des drones viennent compléter cet arsenal visuel. Mais à l’heure du tout connecté, « il fallait que les candidats ne puissent compter que sur leurs connaissances et celles des gens qu’ils croisent », a déclaré Pierre-Antoine Boucly, patron de 99 % Média et producteur exécutif de l’émission, lors de la présentation du jeu à la presse. Pas question donc pour les candidats d’utiliser leur smartphone et autres applications de géolocalisation.
Du côté de la forme, la production a aussi tenu à montrer les villes aussi bien que les campagnes, malgré une législation aéronautique de plus en plus stricte. Désormais, des hélicoptères biturbines permettent de survoler les agglomérations. L’équipe de réalisation a également dû prendre en compte des normes importantes de sécurité, pour éviter tout accident. Le générique de la Carte reste lui inchangé, bien que remixé.

   


Après Sylvain Augier, Marc Bessou et Nathalie Simon, c’est donc Cyril Féraud qui sera chargé de guider les équipes dans leur aventure. Un moyen pour France 3 de mettre en avant l’animateur de 33 ans qui fait déjà les beaux jours de la chaîne grâce aux audiences de ses émissions. « Animer un jeu d’aventure, c’est un rêve de gosse qui se réalise ! », a confié Cyril Féraud qui a également participé à l’élaboration des énigmes du jeu.
Le présentateur de « Slam » s’est livré à un gros travail de recherche pour apprendre l’histoire des régions afin de la transmettre à tous les téléspectateurs. « Il s’agit de parler aussi bien à ma grand-mère qu’à mon petit cousin de 8 ans, », explicite-t-il. Autrement dit, s’adresser au plus grand nombre sans en perdre en chemin.
Survoler les villes, comme les campagnes
« La Carte aux Trésors » reste « le seul format qui mêle patrimoine et aventure, sans que l’un prenne le dessus sur l’autre », déclare Emmanuel Garcia, responsable de l’unité jeux de France 3. Un équilibre mis à mal selon lui lors des dernières éditions. Néanmoins, pas question pour la chaîne de faire du jeu une marque d’été ; mais plutôt un rendez-vous régulier, hors vacances scolaires. À ce jour, quatre épisodes sont prévus. Les premières émissions emmèneront les candidats du côté de Montpellier et de Foix, en Ariège.
Le jeu se met également au diapason des réseaux sociaux. Les téléspectateurs pourront ainsi suivre un Live Tweet via le compte Twitter de France 3 et découvrir les « stories » tournées par Cyril Féraud durant le tournage sur Instagram et Facebook. La page Facebook de l’émission hébergera également des vidéos inédites du programme.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-13"> ¤ Sa compagnie, le L.A. Dance Project, interprète un programme de trois pièces au Théâtre des Champs-Elysées.
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Benjamin Millepied ou l’art du « compagnonnage » chorégraphique

Sa compagnie, le L.A. Dance Project, interprète un programme de trois pièces au Théâtre des Champs-Elysées.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 10h19
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 12h23
    |

                            Rosita Boisseau








                        



                                


                            

Coïncidence de calendrier. Alors que le ballet de l’Opéra national de Paris traverse une crise grave depuis une semaine, le chorégraphe Benjamin Millepied, directeur de la danse à l’Opéra de Paris qui démissionna brutalement de son poste en février 2016, quatorze mois après avoir pris ses fonctions, est de passage dans la capitale. Il présente un nouveau programme de trois pièces interprétées par sa compagnie le L.A. Dance Project, créée en 2012, installée à Los Angeles, et associée depuis 2016 à la Fondation Luma à Arles.

Le menu, à l’affiche du Théâtre des Champs-Elysées, dans le cadre du festival Transcendanses, entrechoque trois univers chorégraphiques et musicaux hétérogènes. En entrée, le jeune chorégraphe français Noé Soulier, sur une partition signée par lui et Tom De Cock, jette quatre danseurs dans un puzzle vivant intitulé Second Quartet. En plat de résistance, Benjamin Millepied offre un morceau de Bach Studies (Part 1) pour neuf interprètes. En dessert, la vedette israélienne Ohad Naharin, patron depuis 1990 de la Batsheva Dance Company, de Tel-Aviv, a confié à la troupe une pièce pour six danseurs datant de 1996 et ­intitulée Yag.
Entre les trois, la soirée suspendue brièvement par l’explosion d’un projecteur, se révèle consistante mais déséquilibrée. L’exercice de style aux accents athlé­tiques de Noé Soulier dégage bien l’espace pour la bulle d’atmosphèrede Millepied qui a choisi la Partita pour violon seul n 02 interprétée live par Eric Crambes pour relier les tableaux. Les deux pièces se trouvent soudain emportées par le poids lourd Naharin qui fait pencher l’assiette tutti frutti du côté sombre de la vie. Très théâtrale, Yag, créée en 1996, met en avant un style expressif, loin des déflagrations gestuelles aujourd’hui balancées par le maître israélien.
Toujours imprévisible
Une famille apparemment ordinaire « qui aimait, aimait, beaucoup danser »...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-14"> ¤ Le pianiste russe entame une tournée française avec, à son répertoire, Schumann, Brahms ou encore Schubert.
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A Amiens, Arcadi Volodos, entre groove et classicisme

Le pianiste russe entame une tournée française avec, à son répertoire, Schumann, Brahms ou encore Schubert.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 09h59
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 10h00
    |

                            Anna Sigalevitch (Amiens)








                        



                                


                            

La Maison de la culture d’Amiens reste fidèle à son ambition première : des saisons équilibrées entre théâtre, danse, cinéma et musique. Côté musique classique, les Amiénois jouissent d’une programmation de choix, et d’artistes fidèles. C’est la troisième fois que le pianiste russe Arcadi Volodos est présent ici, inaugurant le 19 avril une tournée qui le mènera jusqu’en juin à Lyon, la Grange de Meslay, Biot, puis Paris. En toute décontraction, face à un public attentif et apparemment heureux de le retrouver.
Schumann pour commencer, Papillons, op. 2, œuvre de jeunesse inspirée par le roman Flegeljahre, de Jean Paul. Le cycle évoque le frémissement coloré des ailes de papillons à un bal masqué. Douze miniatures dans lesquelles Volodos déploie des trésors de délicatesse et d’imagination. A la valse romantique initiale – chantante à souhait – succèdent des esquisses de mascarade, fantasques et lumineuses. Volodos s’amuse, explore chaque numéro avec une fraîcheur enfantine, jusqu’à la fin du bal, et la réminiscence du thème initial, où les résonances du dernier accord s’évanouissent comme par magie après les six coups de l’horloge. Les Klavierstücke, op.76 de Brahms transportent ensuite l’auditoire dans un climat plus ombrageux, où les sonorités puissantes de Volodos saisissent dès les premières phrases du Capriccio en fa dièse mineur. Brahms est cher au cœur de Volodos : « Cette musique accompagne ma vie (…) », écrit-il dans le livret de son dernier album (Sony Classical) consacré au compositeur allemand.
Volodos savoure la mélodie de l’« Allegro », laisse en suspens les fins de phrases, offrant au public un jeu d’une poésie spontanée
A partir de l’Op.76, Brahms s’affranchit d’un certain classicisme pour des formes plus libres et lyriques, dont se délecte Volodos. Rigueur et fantaisie régneront dans les huit pièces, auxquelles Volodos insuffle vitalité et éclat. Il y a du groove...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-15"> ¤ Le journaliste musical propose une belle invitation au feuilletage, érudite et éclectique.
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Sélection livre : Patrice Blanc-Francard, amoureux du jazz

Le journaliste musical propose une belle invitation au feuilletage, érudite et éclectique.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 09h42
    |

                            Francis Marmande








                        



   


Le principe de la collection ? Un dictionnaire amoureux : de Venise par Philippe ­Sollers, de l’Egypte par Robert Solé… La méthode ? L’imbattable ordre alphabétique, la flânerie, l’invitation au feuilletage, à la nonchalance, au bonheur de raconter. Le libre parcours d’un auteur ou acteur, connu pour d’autres travaux. Pur plaisir. La garantie ? Un auteur – Patrice Blanc-Francard – élu pour ses compétences attestées, une délicatesse d’écriture et le goût de déambuler dans son paradis privé, en l’occurrence le jazz. L’insaisissable nom de « jazz » ne figure d’ailleurs pas parmi les entrées. Premier signe d’intelligence.
Patrice Blanc-Francard, né à Marseille, en 1942, voix de radio (« Pop-Club » de José Artur, « Bananas », etc.), physique de télévision (« Pop 2 », « Les Enfants du rock »), érudition amoureuse, membre de la rédaction du Jazz Hot politico-free de Michel Le Bris, Daniel Caux et ­Philippe Constantin (fin des ­sixties), ou de celle de Rock & Folk, ­condense les figures du découvreur, de l’engagé et de l’amateur.
Une assurance ? Ses états de service, sa mémoire et son parcours. Ouverture d’esprit et d’oreille sans effets de modes (il les suscite), sans sectarisme (il en est le démenti vivant), exactitude de pensée vérifiable, signature d’un dictionnaire aussi précieux qu’agréable. Tous publics : les grands amateurs, les débutants, ceux qui ont peur du « jazz » et les contemporains de Blanc-Francard : en jazz comme en rock, on n’est jamais contemporain que de soi-même. Tous les curieux des liens entre musiques et histoire s’y retrouveront.
« Emmerdé, dis la vérité… »
Bonus : en fin d’articles, des liens avec discographies, filmographies, listes de lecture YouTube… Page 563, à l’entrée « Van Gelder », ce grand sorcier du son de Blue Note (voir à la lettre B, « Blue Note »), on peut lire : « Mon père, pionnier parmi les pionniers, fut l’un des premiers ingénieurs du son à exercer en France ce drôle de métier auquel on ne donnait pas encore de nom. Mon frère Dominique a suivi ce chemin avec succès. Mon fils aîné Henry prolonge la saga familiale. J’ai donc quelques raisons de penser… »
Mystères agaçants : de même, quand José Artur appelle Patrice Blanc-Francard, il lui prodigue un seul conseil : « Quand tu es emmerdé, dis la vérité… » – « et d’autres plus explicitement sexuels que je ne me hasarderai pas à livrer ici… ». C’est l’unique mais regrettable défaut de ce dictionnaire au vagabondage charmant, à l’érudition imprenable, vitesse et élégance de plume en bandoulière…
Dictionnaire amoureux du jazz, de Patrice Blanc-Francard. Editions Plon, 656 p., 24 €.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-16"> ¤ Le Centre régional de la photographie Hauts-de-France consacre une exposition aux photos et vidéos de l’artiste.
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Arts : Clarisse Hahn questionne l’image de soi

Le Centre régional de la photographie Hauts-de-France consacre une exposition aux photos et vidéos de l’artiste.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 08h50
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 12h59
    |

                            Philippe Dagen (Douchy-les-Mines (Nord)








                        



                                


                            

Sans chercher une notoriété tapageuse, mais ­régulièrement, Clarisse Hahn donne de ses nouvelles. Quelques photographies et vidéos récentes sont montrées au Centre régional de la photographie de Douchy-les-Mines (Nord), exposition à laquelle les lieux ne permettent pas d’être aussi dense que l’œuvre le vaudrait. Le 29 avril, France 2 diffusera son dernier film, Mescaline, qui est une fiction alors que ses œuvres précédentes étaient classées dans la catégorie documentaire, Ovidie en 2000, Karima en 2003, Kurdish Lover en 2010. A Douchy, on peut voir Los Desnudos (2013), consacré aux paysannes et paysans mexicains qui ont décidé de manifester nus dans les rues de Mexico deux fois par jour et ont fini par obtenir, très partiellement, la restitution de leurs terres.
Clarisse Hahn est née en 1973, fille du critique d’art Otto Hahn (1928-1996), défenseur ardent du pop art, du Nouveau Réalisme et de la Figuration libre. Elle-même a commencé par l’histoire de l’art et la critique. « Puis, je me suis aperçue, dit-elle, que le critique d’art parle de lui à travers les œuvres qu’il regarde. Quand on lit les écrits de l’un d’entre eux, on peut en faire un diagramme qui lui ressemble. Mais un artiste a le droit d’être beaucoup plus léger et personnel. » Personnelle, son œuvre l’est indiscutablement, à bonne distance des modes faciles. Légère ? Ce n’est pas l’adjectif qui vient à l’esprit à son propos. Et c’est aussi parce que son travail est soutenu par une réflexion et une volonté continues qu’il est remarquable.
Ainsi de Mescaline, dont il ne faut pas trop dire avant sa diffusion. Un jeune couple, Agathe et Mehdi, séjourne dans un village mexicain. Ils expérimentent les ­effets de la mescaline, substance psychotrope contenue dans un petit cactus de ces régions, le peyotl. « Agathe et Mehdi envoient des signaux qui sont mal perçus », dit Clarisse Hahn. Euphémisme...




                        

                        


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Niska en opération « Commando »

Le rappeur joue son nouvel album, vendu à plus de 400 000 exemplaires, en concert, mardi, au Zénith de Paris.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 08h36
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 15h28
    |

                            Stéphanie Binet








                        



                                


                            

Tout l’été 2017, il a été impossible de s’enlever de la tête une petite phrase rythmique qui imitait la sonnerie d’un téléphone. Le « pouloulou » du rappeur Niska, extrait de son tube Réseaux (un single téléchargé et streamé plus d’une centaine de millions de fois), a envahi les radios puis les cours de récréation. Son tube raconte comment ses nouvelles groupies tentaient tant bien que mal de le snober.

Le mardi 24 avril, son concert au Zénith de Paris affiche complet, comme la majorité des dates de sa tournée, qui s’achèvera avec les festivals d’été. Impossible, ­dorénavant, de passer à côté de « Charo », son surnom, diminutif de « charognard ». Après avoir chanté en duo avec Maître Gims (Sapés comme jamais), s’être vu copier par le footballeur Blaise Matuidi, qui exécute sa chorégraphie (un oiseau volant comme un vautour) à chaque fois qu’il marque un but, Niska vient de vendre plus de 400 000 exemplaires de son deuxième album, Commando. Son talent : réussir à allier un courant du rap américain, la trap d’Atlanta, aux rythmes de ses racines congolaises. Sa voix, toujours à la limite de la rupture, brosse le quotidien des jeunes de sa cité, Champtier du Coq, à Evry, entre ­« repérage de femmes sur les ­réseaux » et ces tours « que le maire de la ville veut casser ».
Trap à la française
De son vrai nom Stanislas Dinga Pinto, Niska a mis au point une trap à la française, reprenant les slogans des morceaux des Young Thug et autres Gucci Mane et leur jargon – notamment le terme « bando », qui désigne une maison abandonnée servant de point de vente de la drogue –, sans pour autant traduire littéralement les textes des modèles américains.

A 24 ans, ce titulaire d’un bac STG reste lucide : « Je n’ai pas la même histoire qu’un jeune d’Atlanta. Lui va raconter que sa mère prend de la cocaïne et que son oncle a été tué deux heures plus tôt… Nous, nous n’en sommes pas encore...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-18"> ¤ Conçue par le « starchitecte » néerlandais, la Bibliothèque nationale est au cœur d’un vaste projet culturel.
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Rem Koolhaas dessine le rêve du Qatar nouveau

Conçue par le « starchitecte » néerlandais, la Bibliothèque nationale est au cœur d’un vaste projet culturel.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 08h07
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 09h25
    |

            Isabelle Regnier (Doha (Qatar), envoyée spéciale)








                        



                                


                            

Les projets pharaoniques dans le golfe Persique jaillissent de terre comme des champignons par temps de pluie. Cinq mois à peine après l’ouverture du Louvre Abu Dhabi, c’est à Doha de capter la lumière avec sa nouvelle bibliothèque nationale. Dans la poussière de cette ville en chantier permanent où, depuis le début de l’embargo imposé au Qatar par ses voisins arabes, des portraits du souverain s’affichent partout dans l’espace public en signe d’union nationale, l’inauguration, le 16 avril, de ce bâtiment conçu par l’architecte néerlandais Rem Koolhaas et son associée ­Ellen van Loon a été un événement d’ampleur internationale. Le tout-Doha s’est mêlé à de nombreux invités, dont Nicolas Sarkozy, Jack Lang, Thomas Krens, le patron du Guggenheim, Roly Keating, le directeur de la National Public Library de Londres, ou encore Nicholas Negroponte, fondateur du Media Lab du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et cofondateur du magazine Wired.
Voulue par Cheikha Moza Al-Misned, deuxième épouse de Cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani qui dirigea le pays de 1995 à 2013 et mère de Cheikh Tamin Ben Hamad Al-Thani, qui lui a succédé, cette bibliothèque répond à trois grandes missions. Bibliothèque de prêt ouverte gratuitement à la population, la Qatar National Library (QNL) est également une bibliothèque de recherche et une bibliothèque nationale abritant une précieuse collection de livres et de documents anciens. Constituée de deux grands fonds, le premier consacré aux origines de la civilisation arabe, le second aux relations du Qatar avec le reste du monde lorsqu’il était sous mandat britannique, cette collection est en passe d’être numérisée et accessible à un réseau de 70 bibliothèques à travers le monde.
« Renaissance du monde arabe »
Grande orchestratrice depuis le milieu des années 1990 d’un ­colossal projet de transformation du pays par la culture et l’éducation, Cheika Moza a déclaré que ce grand temple du livre avait vocation à accompagner...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3246,1-0,0-19"> ¤ Le rapport sur le management de la troupe visant Aurélie Dupont n’en finit pas de faire des vagues.
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Article sélectionné dans La Matinale du 22/04/2018
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A l’Opéra national de Paris, le malaise persiste

Le rapport sur le management de la troupe visant Aurélie Dupont n’en finit pas de faire des vagues.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h36
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 09h34
    |

                            Rosita Boisseau








                        


Deux ans après le départ fracassant de Benjamin Millepied de son poste de directeur de la danse de l’Opéra national de Paris, la compagnie parisienne traverse une nouvelle crise grave. La tempête soulevée, dimanche 15 avril, par la divulgation dans la presse d’un rapport confidentiel sur le management de la troupe visant Aurélie Dupont, à la tête de la danse depuis février 2016, n’en finit pas de faire des vagues.

        Lire le récit :
         

          L’Opéra national de Paris sous tension



Sous le choc de la « fuite » de ce sondage de 179 pages et 130 questions auquel ont répondu 108 interprètes sur les 154 que compte l’équipe, une réunion extraordinaire du ballet s’est déroulée mercredi 18 avril. Une confrontation apparemment orageuse qui s’est conclue par un vote des 130 danseurs présents. A une très large majorité – à l’exception de deux votes contre et deux abstentions –, les interprètes ont chargé Erwan Le Roux, délégué syndical central CGT du ballet, de prendre les choses en main et de régler l’affaire au plus près des intérêts de tous les danseurs.
« Ces accusations sont très graves »
Interrogé par Le Monde, Erwan Le Roux, par ailleurs danseur dans le corps de ballet, tient d’abord à reprendre quelques points ultrasensibles de ce dossier explosif. Pour rappel, c’est la commission d’expression artistique (CEA), composée de quatre interprètes élus chaque année et, selon la convention collective, par la troupe pour servir de courroie de transmission entre la compagnie et la direction, qui a conçu et récolté ce questionnaire. Un questionnaire devenu une bombe tant les résultats sont explosifs. Dans Le Figaro, il est dit que 88,9 % des danseurs estiment que « le management d’Aurélie Dupont n’est pas de bonne qualité ».
Il est aussi question de harcèlement moral et sexuel. « A ce jour, aucun danseur n’est venu me voir pour accuser Aurélie Dupont de harcèlement sexuel, affirme Erwan Le Roux. Ces accusations sont très graves. Et quand elles sont fausses, c’est pire. Elles sont en train de faire le tour de la planète et nuisent gravement à la réputation d’Aurélie Dupont ainsi qu’à celle de l’institution. S’il y a des problèmes dans la troupe, c’est à moi et mes deux délégués d’en faire part directement à la direction. C’est une question de démocratie sociale. »
Par ailleurs, la question de la fuite de ce rapport confidentiel dont les résultats « bruts et non synthétisés », ainsi que les commentaires anonymes des danseurs souvent rapides et sans précautions, ont été adressés à certains journalistes, reste aiguë. Pour quelles raisons cet envoi ? Et par qui ? Les 154 danseurs ont reçu le document par mail. « Un des points sensibles, suite à cette réunion, c’est que je n’ai toujours pas récupéré les codes informatiques du sondage originel qu’on devait me faire parvenir, explique M. Le Roux. J’ai reçu le rapport, comme tous les autres interprètes, mercredi 11 avril, et je ne pense pas qu’il ait été manipulé. Mais il est important d’avoir le document source par devoir de transparence de toute la troupe. »
Ambiance désastreuse
L’ambiance dans la compagnie semble, selon plusieurs sources, désastreuse. Et ce alors que les représentations de Roméo et Juliette, chorégraphié par Sasha Waltz, sont à l’affiche jusqu’au 4 mai de l’Opéra Bastille. Certains interprètes évoquent « des règlements de comptes avec la direction », « des haines personnelles extrêmement violentes », une « machination scandaleuse ». « Toute cette histoire est humainement dramatique, ajoute Erwan Le Roux. Certains danseurs ont même honte d’être à l’Opéra national de Paris. Ceux qui ont répondu à ce sondage qui garantissait l’anonymat l’ont fait en toute bonne foi et en confiance. Tout le monde regarde son collègue de travers en se demandant qui a pu agir de cette façon. »
Selon les témoignages collectés, tous anonymes, par Le Monde, il est clair que des problèmes de fond existent. Qu’ils remontent bien au-delà d’Aurélie Dupont paraît aussi évident. Le harcèlement moral semble « systémique » à l’Opéra de Paris.
« Il est clair qu’on doit faire évoluer l’organisation du travail dans la compagnie depuis le rythme des répétitions jusqu’à la durée de la pause déjeuner, commente Erwan Le Roux. Je travaillais sur ce gros dossier depuis presque trois ans. Il y a plus de quarante ans que ce fonctionnement n’a pas été discuté. Les négociations étaient bien avancées. Je ne sais plus aujourd’hui comment on va progresser. Le renouvellement générationnel d’une troupe, où la moyenne d’âge est actuellement de 25 ans, entraîne de nouveaux modes de pensée, de relations entre les gens et de travail. Se lâcher sur les réseaux sociaux est une chose mais attention à ne pas se déverser partout. »



                            


                        

                        


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Article sélectionné dans La Matinale du 22/04/2018
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Classique à Deauville ou jazz à Paris, nos choix musicaux

Chaque lundi, le service Culture du « Monde » propose aux lecteurs de « La Matinale » un choix de concerts, de festivals, de clips…



Le Monde
 |    23.04.2018 à 06h35
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 07h25
   





                        


LES CHOIX DE LA MATINALE
Vite, la fin du mois d’avril est encore riche en concerts à réserver. Vous préférez les grands raouts estivaux ? Les pass Rock en Seine sont en vente.
TROIS CONCERTS :
Enrico Pieranunzi, au Sunside, à Paris, les 24 et 25 avril

Salué par notre collègue Paul Benkimoun, Monsieur Claude le nouvel album du pianiste italien Enrico Pieranunzi, publié par Bonsaï, rend hommage au compositeur Claude Debussy. Avec le batteur André Ceccarelli et le contrebassiste Diego Imbert, le trio « forme l’ossature sur laquelle se greffent selon les morceaux la chanteuse italienne Simona Severini (…) ou le saxophoniste ténor David El Malek ». Tous les cinq seront au Sunside, à Paris, mardi 24 et 25 avril pour deux concerts de sortie de l’album. L’occasion de retrouver les principaux thèmes de l’album, alliance entre le jazz et la musique classique, et au-delà de les entendre vivre par la spontanéité du concert, l’échange et l’improvisation, talents partagés par le pianiste et ses compagnons. Sylvain Siclier
Sunside, 60 rue des Lombards, Paris 1er. Mo Châtelet, Les Halles. Tél. : 01-40-26-46-60. Mardi 24 et mercredi 25 avril, à 21 heures. 30 €.
Insecure Men, au Point éphémère, à Paris, le 25 avril 

En congé de sa fratrie de rockers déglingués Fat White Family, le guitariste londonien Saul Adamczewski trouve le temps de s’acoquiner avec son ami d’enfance Ben Romans-Hopcraft de Childhood pour former Insecure Men. A notre grande surprise, le duo fait montre d’une sensibilité pop très prononcée, assez loin du garage rock dépravé qui caractérise Fat White Family. Mais en grattant le vernis pop, il subsiste tout de même cette tentation de salir des mélodies trop clinquantes.
Sur leur revigorant premier album (sorti en mars sur Fat Possum Records), les harmonies chatoyantes du Pet Sounds des Beach Boys se télescopent avec une boite à rythme rudimentaire et des nappes synthétiques pour le moins éxotiques. Autre détail non désuet, le disque a été enregistré à New York avec la complicité de Sean Lennon, fils du grand John, mais aussi fan notoire de la fratrie de… Brian Wilson. On y revient donc. En ouverture de leur premier concert parisien mercredi 25 avril, au Point éphémère, le Britannique Raf Rundell, initialement moitié du duo The 2 Bears, dont la pop déviante sur fond de dance music donne follement envie de se trémousser. Franck Colombani
Point éphémère, 200 quai de Valmy, Paris 10e. Mo Jaurès. Mercredi 25 avril, à 20 heures. 16,80 €.
Laish, du 25 avril au 2 mai 

   


Révélé en France par l’entremise du label bordelais Talitres, le songwriter britannique Danny Green alias Laish, avait eu bonne presse voilà deux ans avec son troisième album Pendulum Swing. Il s’y distinguait une écriture pop raffinée oscillant entre folk arrangée façon Elliott Smith et brit pop artisanale. Si Time Elastic, quatrième album de ce malicieux quadragénaire originaire de Brighton conserve un certain pour la mélodie aguicheuse ornée de violons et cuivres (Blink Of An Eye, Dance To The Rhythm), les paroles tendent vers l’introspection en explorant « la relation entre le temps et la mémoire », mais avec ce sens de l’ironie typiquement british qui allège instantanément le propos.
Avec l’arrivée des beaux jours, Danny Green et sa bande s’offrent cette semaine une petite tournée à travers le sud ouest de l’Hexagone, qui débute mercredi 25 avril à Bordeaux (Le Rocher de Palmer avec Soul Sanko, 20 €). Puis ce sera le 26 avril à Saint-Macaire (La Belle-Lurette), le 27 à Arthez-de-Bearn (Le Pingouin alternatif), avant de rejoindre la capitale le 2 mai (Petit-Bain, avec Manolo Redondo et Bed, 15 €). F. C.
UN FESTIVAL : le Festival de Pâques de Deauville, jusqu’au 30 avril

   


Comme chaque année depuis 1996, le Festival de Pâques de Deauville réunit la fine fleur chambriste toutes générations confondues durant trois semaines. Du répertoire baroque à la musique contemporaine (création de David Chalmin), en passant par Brahms, Fauré, Schubert ou Dvorak, mais aussi Schnittke, Copland, Korngold, les musiciens appelés sont aussi des élus. Du jeudi 26 au lundi 30 avril, répondront présents, entre autres, la soprano Adèle Charvet, les pianistes Guillaume Bellom, Adam Laloum, Ismaël Margain et Theo Fouchenneret, les violonistes Pierre Fouchenneret et Augustin Dumay, les altistes Lise Berthaud, Adrien Boisseau et Adrien La Marca, les violoncellistes François Salque et Edgar Moreau, la percussionniste Adelaïde Ferrière, le chef d’orchestre Pierre Dumousseau, ainsi que le talentueux Quatuor Arod. Marie-Aude Roux
Festival de Pâques de Deauville (Calvados), Salle Elie-de-Brignac. Jusqu’au 30 avril. Tél. : 02-31-14-14-74. De 25 € à 30 €. Abonnement pour sept concerts, de 130 € à 170 €.
À RÉSERVER : le festival Rock en Seine, au Domaine national de Saint-Cloud, du 24 au 26 août

   


Dernier grand festival d’été, Rock en Seine, organisé sur la partie basse du Domaine national de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine) a annoncé, il y a quelques jours, une partie de sa programmation et le détail des passages des premiers groupes jour par jour, du vendredi 24 au dimanche 26 août. En têtes d’affiches du vendredi 24, PNL et les Sud-Africains de Die Antwoord donneront une tonalité rap à la fin de la journée, tandis que le rock sera représenté par les Australiens de Parcels, MNNQNS ou les Argentins d’Attaque 77 (groupe fondé en 1987). Samedi 25, le groupe mené par l’acteur et chanteur Jared Leto, Thirty Seconds To Mars, devrait être l’une des sensations du festival, qui présente ce même jour la chanteuse Anna Calvi, d’autres Australiens, les fantasques King Gizzard & The Lizard Wizard, le retour de Fat White Family, déjà là en 2014, le quartette expérimental The Psychotic Monks, récent vainqueur du prix Chorus. Enfin dimanche 26, en vedettes le groupe électro Justice et le rappeur Macklemore, et côté rock The Black Angels, Idles, Wolf Alice, Jessica93. S. Si.
Rock en Seine, au Domaine national de Saint-Cloud (Hauts-de-Seine). Du 24 au 26 août. Forfait journée 59 €, forfait 3 jours 139 €.



                            


                        

                        

