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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-1"> ¤ Henri Michel, décédé mardi 24 avril, a été le dépositaire du « jeu à la nantaise ». Avec et après lui, Maxime Bossis incarnait le FC Nantes triomphant des années 1970.
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Maxime Bossis : « A Nantes, Henri Michel était le patron, le seigneur »

Henri Michel, décédé mardi 24 avril, a été le dépositaire du « jeu à la nantaise ». Avec et après lui, Maxime Bossis incarnait le FC Nantes triomphant des années 1970.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 19h04
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 19h21
    |

                            Corentin Lesueur








                        



   


Quand Maxime Bossis est arrivé au Football Club de Nantes, en 1973, Henri Michel était déjà le chef d’orchestre des Canaris. Une période de dix années de succès s’ouvrait, marquée par le célèbre « jeu à la nantaise » et ponctué de quatre titres de champion de France (1973, 1977, 1980 et 1983). L’ancien international français (76 sélections) revient sur sa cohabitation avec celui qui le dirigera plus tard depuis le banc de l’équipe de France (1984-1988).
Quel joueur était Henri Michel ?
C’était un surdoué, la quintessence du joueur : une élégance rare, des qualités techniques bien au-dessus de la moyenne, un port altier, une vision de ses coéquipiers et des adversaires qui lui permettait de voir le jeu plus vite que les autres. Il représentait vraiment ce que je voulais devenir, même si je ne jouais pas à son poste.
Je l’ai croisé à 15 ans, lors d’un stage de détection à La Baule (Loire-Atlantique). Tous les plus grands étaient là, dont Henri Michel. C’était mon idole, le meilleur joueur français de sa génération.
Le « jeu à la nantaise », qui a porté le club au sommet du football français dans les années 1970, aurait-il existé sans Henri Michel ?
L’équipe a été sacrée championne de France en 1965 et 1966, quand Henri n’était pas encore titulaire. Le « jeu à la nantaise » aurait donc existé sans lui. Mais il en a été le joueur le plus emblématique, celui qui savait faire jouer ses coéquipiers, fédérer.
C’était vraiment le patron, le seigneur, à Nantes. Son aura dépassait le simple cadre du football. C’était une personnalité connue, respectée non seulement au club et avec les supporters, mais dans toute la ville.
« Il n’essayait pas de se la jouer star, c’en était déjà une. »
Son influence dans le jeu était-elle comparable à celle d’un Platini, ou Zidane plus tard ?
Comme avec tous les grands joueurs, on avait tendance à vouloir lui donner le ballon, parfois trop. Mais Henri ne tirait pas la couverture à lui : il n’essayait pas de se la jouer star, c’en était déjà une. Il voulait juste mettre ses qualités au service de l’équipe. C’était d’autant plus agréable de lui donner le ballon qu’on savait qu’il en ferait bon usage.
Il est pourtant rarement cité parmi les meilleurs joueurs français…
C’est une injustice, mais ça tient à peu de chose. Henri s’est retrouvé au milieu d’une génération d’internationaux certes talentueux, mais qui n’ont pas eu de résultats. En dehors des Nantais, les gens retiennent surtout les matchs phares, les grandes compétitions. Il s’est retrouvé entre la génération de Kopa et celle de Platini, il n’a pas eu l’aura qu’il méritait.

   


Lui-même reconnaissait qu’il ne parvenait pas à développer le même jeu en équipe de France qu’à Nantes…
C’était le revers de la médaille du FC Nantes. Le cocon était tellement agréable, chacun jouait pour son partenaire : sortis de ce cadre, beaucoup ont été perdus. Henri avait la stature pour s’adapter, mais il n’a sans doute pas retrouvé en équipe de France des joueurs avec le même altruisme, cette envie de partager.
« Il aurait vraiment voulu entraîner Nantes. »
Etait-il destiné à devenir entraîneur ?
Il avait de grandes qualités tactiques. Henri savait jauger et juger ses partenaires, les forces et faiblesses des adversaires. En plus, il avait la passion. Avant et après les matchs, il parlait foot, foot et foot. Ça n’a donc pas été étonnant de leur voir passer entraîneur et être sacré champion olympique [en 1984].
Après l’équipe de France (1984-1988) et une pige au PSG (1990-1991), Henri Michel est parti à l’étranger. Regrettait-il de ne pas retrouver un banc dans son pays ?
Il n’a pas toujours eu des demandes intéressantes et à sa mesure dans le football français. Mais l’exil n’a pas été compliqué pour lui. Henri a toujours été un grand voyageur, il pouvait partir au bout du monde. Il a tout de même longtemps été amer après son éviction de l’équipe de France.
Aurait-il pu assurer l’héritage du « jeu à la nantaise » en tant qu’entraîneur ?
Raynald Denoueix (1997-2001) était le successeur désigné de Jean-Claude Suaudeau (1991-1997), mais Henri aurait très bien pu contribuer à prolonger le « jeu à la nantaise » puisqu’il en a été le premier instigateur comme joueur. Il était la personne idoine pour entraîner Nantes. Il aurait vraiment voulu entraîner cette équipe. Mais nul n’est prophète en son pays.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-2"> ¤ Renvoyé de l’équipe de France en 1998, Henri Michel a écrit certaines des plus belles pages de sa carrière d’entraîneur, notamment en sélection, sur le continent africain.
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Football : les années africaines d’Henri Michel

Renvoyé de l’équipe de France en 1998, Henri Michel a écrit certaines des plus belles pages de sa carrière d’entraîneur, notamment en sélection, sur le continent africain.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h28
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h33
    |

            Luc Vinogradoff








                        



   


Henri Michel, mort mardi 24 avril à l’âge de 70 ans, a connu ses plus grandes heures de gloire sous le maillot et sur le banc de l’équipe de France : une Coupe du monde (1978) et 58 sélections entre 1967 et 1980 en tant que joueur ; une médaille d’or olympique (1984), une Coupe intercontinentale (1985), une troisième place en Coupe du monde (1986) et cette mythique victoire contre le Brésil en tant qu’entraîneur qui n’a même pas 40 ans.
Mais après son éviction à la tête des Bleus en 1988, et une courte pige au Paris-Saint-Germain, il passera la plus grande partie du reste de sa carrière en Afrique et au Proche-Orient, alternant les postes d’entraîneur à la tête de clubs à sauver et de sélectionneur pour des nations en quête de qualifications pour les grandes compétitions internationales.

   


Lions et Elephants
La première fut le Cameroun, qu’il emmène à la Coupe du monde en 1994. Quatre ans plus tard, il récidive avec le Maroc. C’est dans ce pays qu’il connaîtra sa plus longue et fructueuse expérience d’entraîneur. Il restera cinq ans à la tête des Lions de l’Atlas (1995-2000) et un peu plus d’un an (février 2003- mars 2004) à celle du club marocain du Raja Casablanca, avec lequel il remportera le championnat et la Coupe de la Confédération africaine.
Renvoyé de la sélection pour avoir raté la qualification pour la Coupe d’Afrique des nations (CAN) en 2000, Henri Michel y reviendra en 2007. Le deuxième passage sera plus court et, forcément, bien moins concluant. Il y restera six mois et sera congédié après, là encore, une élimination précoce en CAN. Ses prises de parole sur le « problème structurel » du football marocain, que les instances locales n’avaient pas apprécié, ont définitivement scellé son sort. Le scénario sera identique au Raja, où il revient en 2010, auréolé des bons résultats de son premier passage, mais ne restera que cinq petits matchs avant de repartir.
Ces retours ratés n’ont pas remis en cause la place d’Henri Michel dans le panthéon footballistique marocain. La Fédération marocaine a salué « un grand homme qui a tant donné au ballon rond national » et l’actuel sélectionneur, Hervé Renard, a décrit son prédécesseur comme le « meilleur entraîneur national que le Maroc ait eu ».
Quatre qualifications en Coupe du monde avec quatre pays

   


Avec le Cameroun et le Maroc, l’autre terre de succès d’Henri Michel sera la Côte d’Ivoire. Entre 2004 et 2006, Henri Michel aidera la génération de Drogba et des frères Touré à atteindre la finale de la CAN en 2006 et à se qualifier pour sa première Coupe du monde. L’ancien joueur du PSG Bonaventure Kalou était de l’épopée et se souvient « d’un bon vivant, quelqu’un d’une grande sagesse » qui a su faire exprimer le potentiel des joueurs sur et en dehors du terrain. « Il a su gérer les ego en sélection, où il y avait de fortes têtes », dit-il à l’AFP. Henri Michel deviendra, à titre personnel, le seul entraîneur à avoir qualifié quatre pays différents pour la phase finale du tournoi.
D’autres lignes viendront allonger son CV, mais le contenu n’aura plus jamais le degré de réussite et la longévité du début des années 2000 : des passages de moins d’un an dans des clubs de seconde zone (Aris Salonique en Grèce, Al-Arabi au Qatar, Zamalek en Egypte et Mamelodi Sundowns en Afrique du Sud) ou dans des sélections (Emirats arabes unis, Tunisie, Guinée équatoriale, Kenya), dont il sera renvoyé, faute de résultats, où dont il démissionnera, faute d’accord avec les dirigeants.
En 2012, il jette définitivement l’éponge. Il quitte le poste de sélectionneur du Kenya après deux matchs par un communiqué de presse alambiqué, où il explique n’avoir « pas trouvé d’arrangement à l’amiable à temps concernant ma mise en conformité avec plusieurs clauses de mon contrat ». On pensait alors qu’à 65 ans, il n’aurait pas de mal à trouver un nouveau poste dans ce continent, où il avait tant œuvré. La maladie en décidera autrement, puisque ce fut son dernier.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-3"> ¤ Le buteur de Liverpool, qui affronte l’AS Rome mardi soir en demi-finale de la Ligue des champions, rallie derrière lui les fans des Reds et séduit dans le monde arabe.
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Mohamed Salah, le footballeur qui fait aimer l’islam à Liverpool

Le buteur de Liverpool, qui affronte l’AS Rome mardi soir en demi-finale de la Ligue des champions, rallie derrière lui les fans des Reds et séduit dans le monde arabe.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 14h50
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 18h21
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            

Mohamed Salah, le buteur star de l’équipe de football de Liverpool, a réussi l’impensable. Alors que le Royaume-Uni uni a été secoué par trois attentats islamistes meurtriers en 2017 et que l’islam a mauvaise presse, les supporteurs anglais des Reds chantent désormais en boucle un hymne à la gloire de la religion musulmane. « S’il met encore quelques buts, je vais me faire musulman aussi/(…) Assis dans une mosquée, c’est là que je veux être. » (« If he scores another few, then I’ll be Muslim too/(…) Sitting in a mosque, that’s where I wanna be »).
Quand l’Egyptien marque – c’est déjà arrivé 41 fois cette saison, toutes compétitions confondues –, la chanson résonne dans les tribunes, pied de nez à tous les préjugés. Ce mardi 24 avril, en recevant l’AS Rome en demi-finale de la Ligue des champions, Liverpool espère bien entendre le stade d’Anfield résonner une fois de plus de cette chanson.

Hatem Kadous se rend à tous les matchs à domicile de Liverpool, faisant le déplacement depuis Londres, où il travaille. Né de parents égyptiens et ayant grandi dans la ville du nord de l’Angleterre, il n’en revenait pas la première fois qu’il a entendu l’hymne. « C’était à Porto [en février, en Ligue des champions] et je me suis dit que c’était incroyable. Normalement, quand un barbu apparaît, on le regarde avec beaucoup de suspicion. Maintenant, dans les tribunes de Liverpool, ils pensent que tous les musulmans sont comme lui. » Et les dites tribunes n’ont jamais accueilli autant de spectateurs arabes : « On me harcèle pour que je trouve des places », constate Hatem Kadous.
Soulagement et incrédulité
Au début de la saison, « Mo Salah », comme tout le monde l’appelle, célébrait ses buts en se prosternant, front touchant le sol, dans une rapide prière. « Maintenant, on voit les gamins faire pareil quand ils jouent au foot », ajoute Hatem Kadous. Lui qui a connu des altercations racistes avec des supporteurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-4"> ¤ Ancien joueur et sélectionneur de l’équipe de France, avant d’exporter son talent en Afrique, Henri Michel avait incarné le premier âge d’or des Canaris du FC Nantes.
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Football : mort d’Henri Michel, monument du football français

Ancien joueur et sélectionneur de l’équipe de France, avant d’exporter son talent en Afrique, Henri Michel avait incarné le premier âge d’or des Canaris du FC Nantes.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 12h18
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h22
   





                        



   


A 38 ans, il avait déjà tout connu, la gloire de joueur au FC Nantes, le titre olympique comme sélectionneur et le banc des Bleus en demi-finale de Coupe du monde. Henri Michel avait, depuis 30 ans, exporté sa science du football en Afrique cependant que le football français lui tournait le dos. Mais il s’est souvenu, mardi 24 avril, de l’un de ses monuments, mort à l’âge de 70 ans.
La semaine précédente, le FC Nantes, qui fêtait ses 75 ans, l’avait célébré parmi d’autres grands anciens. Lui avait été élu « légende des légendes » par les supporteurs mais il n’était pas là, sur la pelouse de La Beaujoire, au milieu des grands anciens de Marcel-Saupin, l’enceinte des Canaris des meilleures années. C’était trois jours avant de s’éteindre lundi soir à Aix-en-Provence, où il avait débuté.

Monument. Légende. Meneur intelligent. Extraterrestre. Extraordinaire. La classe. La référence. Le boss. Un seigneu… https://t.co/Lw7Bb4WLZa— FCNantes (@FC Nantes)


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Avec Nantes, il avait régné sur le football français avant l’émergence d’un autre Michel. Nantes disputait à Saint-Etienne la préférence des amateurs de football et l’on pouvait être à la fois l’un des meilleurs joueurs du pays et l’homme d’un seul club : capitaine à 22 ans, Henri Michel porta le maillot nantais de 1966 à 1982, 640 matches au total. A Marcel-Saupin, où « son » FC Nantes resta près de cinq ans invaincus (92 matches de 1976 à 1981, le record tient toujours), il remporta trois titres de champion de France (1973, 1977, 1980) et une Coupe de France (1979).
A la tête des Bleus, Guadalajara et le nul à Chypre

   


Plaque tournante de l’équipe, on lui prêtait le talent d’un Franz Beckenbauer et le magnétisme de Michel Platini, mais il n’eut pas la même carrière internationale. Son FC Nantes connut plus de déconvenues européennes que de succès et en équipe de France, la génération n’était pas si talentueuse. Il joua, tout de même, 58 matches sous le maillot bleu de 1967 à 1980, mais une seule Coupe du monde, en 1978.
A sa retraite de joueur, il avait vite basculé, préparant la succession de Michel Hidalgo à la tête des Bleus en prenant en charge les Espoirs le temps d’un séjour doré aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984. Son arrivée était écrite par le président de la Fédération, Fernand Sastre, et son prédécesseur Hidalgo, auréolé du titre de champion d’Europe. Fort de ce crédit et de sa formidable carrière de joueur, ce méridional de caractère menait les Bleus de Platini jusqu’à la victoire en Coupe intercontinentale (1985) et, surtout, en demi-finale de la Coupe du monde 1986 (défaite 2-0 contre l’Allemagne), après une victoire historique à Guadalajara contre le Brésil aux tirs au but en quart de finale.
La suite était plus complexe, sans Platini : Michel échouait à qualifier les Bleus pour le championnat d’Europe en 1988 puis se refusait à sélectionner Eric Cantona. Aux yeux du jeune attaquant marseillais, Henri Michel n’était « pas loin » d’être « un sac à merde », et l’expression restera attachée au nom du sélectionneur. Un désastreux match nul à Chypre (1-1), en match qualificatif pour la Coupe du monde 1990 - la France la ratera -, fut synonyme d’une fin acrimonieuse. Platini lui succédait sans plus de succès.
« Un bon vivant d’une grande sagesse »
« Outre sa carrière monumentale, Henri était un homme exceptionnel, a réagi auprès de l’AFP l’ancien numéro 10 des Bleus. Un ami d’une fidélité et d’une loyauté rares. Un compagnon avec lequel vous pouviez aller jusqu’au bout du monde sans jamais douter de son soutien et de sa présence. »
Par la suite, hors une courte expérience sur le banc du Paris Saint-Germain (1990-91), Henri Michel se détourna de la France, à moins que ce ne fut l’inverse. Le succès fut au rendez-vous : sous ses ordres, trois équipes africaines se qualifièrent pour la Coupe du monde. Le Cameroun (1994), le Maroc (1998) et la Côte d’Ivoire (2006) : il est le seul sélectionneur à avoir dirigé quatre équipes différentes dans la plus grandes des compétitions. Sa dernière expérience sur un banc fut le Kenya, pour six mois en 2012.
« Henri Michel en tant qu’homme était un bon vivant, quelqu’un d’une grande sagesse, a réagi l’ancien attaquant ivoirien Bonaventure Kalou. C’était un meneur d’hommes. Il a su gérer les egos en sélection, où il y avait de fortes têtes. »
Sur RTL, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France Michel Hidalgo a fait pleuvoir les compliments : « Il était beau comme tout, il était gentil, agréable et intelligent, c’était un homme de qualité aussi bien dans ce qu’il savait faire dans le football et surtout comme ami. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-5"> ¤ Tout, dans la « catastrophe industrielle » qui menace le club de Lille, rappelle que le football n’échappe pas aux turpitudes de la vie économique contemporaine, souligne notre journaliste Clément Guillou.
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Faillites, fraude fiscale et licenciement express : « Le football est une industrie comme une autre »

Tout, dans la « catastrophe industrielle » qui menace le club de Lille, rappelle que le football n’échappe pas aux turpitudes de la vie économique contemporaine, souligne notre journaliste Clément Guillou.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 07h00
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 07h19
    |

            Clément Guillou








                        



   


Chronique. Il y aura mille leçons à tirer d’un éventuel drame lillois ; en voici déjà une : le football est une industrie comme une autre. L’histoire d’une institution centenaire pèse moins lourd que les bilans comptables et si Kodak, Arthur Andersen ou Lehman Brothers peuvent disparaître, alors Parme, Bastia et le LOSC aussi. Les clubs « too big to fail » ne sont pas si nombreux.
Comme l’économie traditionnelle, le football a ses gendarmes désarmés, ses surveillants aveugles. Menacé de relégation sportive en Ligue 2, le LOSC est surtout en fâcheuse posture financière, avec des charges insupportables au regard de ses revenus et des dettes, contractées l’an dernier par le nouveau propriétaire Gérard Lopez pour financer le recrutement, à rembourser dans quelques mois. Or, comme Le Monde l’écrivait vendredi dernier, la direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) du football français aurait validé en 2017 le projet économique du LOSC sans prendre toutes les précautions nécessaires, ce qui a valu à son président de ne pas être reconduit.

        Lire aussi :
         

                Le LOSC vers une « catastrophe industrielle »



Selon le récit d’un président de club influent, la Ligue de football professionnel (LFP) aurait soufflé à la DNCG de ne pas être trop regardante sur les montages financiers car le retour en France de l’entraîneur Marcelo Bielsa était bon pour les affaires. Le premier coupable, selon toute vraisemblance, fut le producteur de cinéma Michel Seydoux, pour avoir vendu le club à un propriétaire aux reins de grabataire – Gérard Lopez.
Aussi transparent que les comptes d’Enron
Le montage du rachat est aussi transparent que les comptes d’Enron : pour trouver la véritable société propriétaire du LOSC, il faut remonter aux îles Vierges, un paradis fiscal. Pour avoir de véritables informations sur la santé du LOSC, cette année, rien ne sert de pointer aux conférences de presse du domaine de Luchin. Mieux vaut lire les enquêtes de Mediapart et le registre du commerce luxembourgeois, où l’on vit en novembre apparaître – il fallut décrypter – l’identité des créanciers de Gérard Lopez, le fonds d’investissement spéculatif Elliott Management.
« Il était important d’expliquer à la DNCG les mécanismes de financement modernes issus du private equity et l’ingénierie financière qui peut être utilisée. »
Les deux interviews les plus significatives sur les projets du LOSC n’ont pas été données par un joueur, un entraîneur ni même un agent. Il y a d’abord celle, en août dernier, d’un avocat spécialisé dans les fusions-acquisitions, conseil de Gérard Lopez dans le rachat du LOSC. Question du magazine Décideurs : « Une transaction dans le milieu du sport est-elle comparable avec celle concernant deux entreprises classiques ? » Réponse de Barthélémy Courteault : « Techniquement oui, dans la mesure où l’acquisition concernait une SASP. Si le secteur fait l’objet d’une réglementation particulière, il n’y a pas de changement significatif. » Plus loin, l’expert explique qu’il a fallu expliquer à la DNCG « les mécanismes de financement modernes issus du private equity et l’ingénierie financière » utilisés pour racheter le club.
Ensuite celle il y a dix jours de Jean-Marc Mickeler, nouveau patron de la DNCG, démontant le projet d’un tacle les deux pieds en avant : « Ce que nous attendons, ce sont des vrais investissements en fonds propres et pas des financements avec des schémas de remboursements différés importants. Ce type de schéma peut fonctionner dans d’autres secteurs économiques, mais est beaucoup plus délicat à appliquer dans le football à cause de l’incertitude des résultats sportifs. »
Foutue incertitude du sport. Tout est mis en œuvre pour lui faire la peau mais parfois, elle continue de mettre en l’air les plus beaux des Powerpoint, avec promesse de plus-value à la revente et courbe de croissance des « revenus match day ».
Lobbying et fraude fiscale
La mésaventure lilloise – dont le risque qu’elle se termine mal augmente avec chaque apparition de ses joueurs sur un terrain de foot – peut-elle servir d’épouvantail au prochain projet de vente de grand club français ? Selon L’Equipe du lundi 23 avril, la mairie de Bordeaux pousserait un projet de reprise des Girondins porté par les entrepreneurs Daniel Hechter et Alain Afflelou, alors qu’un fonds d’investissement américain était jusqu’alors en pole position. Son projet de reprise était financé essentiellement par la dette.
La DNCG a désormais le pouvoir d’éplucher les projets de reprise de sociétés sportives, depuis une loi du 1er mars 2017 qui permet aussi de rémunérer partiellement les joueurs en « droit à l’image ». Cette loi permet aux clubs de payer moins de cotisations sur les salaires de leurs vedettes. Elle est l’aboutissement d’un important travail de lobbying du milieu du football français. Rappelez-vous : le football est une industrie comme une autre.
Les « Football Leaks » l’ont encore prouvé vendredi 20 avril en révélant un nouveau soupçon de fraude fiscale de Cristiano Ronaldo. Le quintuple Ballon d’or, ou ses conseillers, ne s’était pas contenté du Panama, des îles Vierges, de l’Irlande et de la Suisse pour contourner le fisc espagnol : il disposait aussi d’un trust à Jersey, dissous vingt-quatre heures après qu’il a reçu les questions des médias qui s’apprêtaient à révéler son existence.
Alors qu’on bouclait cette réjouissante chronique, on est tombé sur une interview au Télégramme de Christian Gourcuff, un entraîneur qui pensait connaître le football jusqu’à ce qu’il se trouve en mauvaise posture au Stade rennais de François-Henri Pinault, propriétaire de Kering et donc du club :
« Je me suis fait virer par la holding et des mecs que je ne connaissais pas. Le football n’échappe pas aux logiques d’une certaine économie, où des mecs débarquent un jour, font ton chèque sans état d’âme et tu pars. C’est d’une violence ! (…) Le foot c’est devenu ça. Ce côté superficiel, éphémère, il est lié aux investisseurs. On a basculé dans un système d’investisseurs, avec des Chinois, des Américains, pour lesquels l’aspect sportif n’est qu’un moyen de faire du fric. Le sport n’existe pas. Des types qui sont à Londres ou au Luxembourg… »
Là-dessus, on objecte : Kering, ce serait plutôt la Suisse.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-6"> ¤ Cet encas au beurre de cacahouètes est devenu un rituel avant les matchs en NBA. Une tradition lancée par la légende Kevin Garnett au grand désespoir des nutritionnistes des franchises.
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Le « peanut butter and jelly » : le sandwich qui a rendu la NBA accro

Cet encas au beurre de cacahouètes est devenu un rituel avant les matchs en NBA. Une tradition lancée par la légende Kevin Garnett au grand désespoir des nutritionnistes des franchises.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 11h00
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 17h20
   





                        



   


L’anecdote s’est perdue au fil du temps ; seuls les vétérans des vestiaires de la NBA ont peut-être encore entendu parler de cette légende au moment de l’arrivée de Kevin Garnett aux Celtics de Boston. En décembre 2007, six mois après son transfert des Minnesota Timberwolves, le meilleur ailier-fort de la Ligue s’apprête à révolutionner bien plus que la défense des Celtics.
Pris d’une petite faim d’avant-match, un coéquipier lui propose un « PB & J », ou un peanut butter and jelly sandwich, populaire encas américain fait de beurre de cacahouètes et de confiture, serré dans deux tranches de paie de mie. Ce soir-là, Garnett joue plutôt bien, puis très bien. A peine sortie du terrain, le joueur tranche : « il va nous falloir des PB & J avant chaque match », déclare-t-il solennellement au préparateur physique de l’équipe. Quatre mois plus tard, les Celtics remportent le titre NBA pour la première fois depuis vingt-deux ans.
« Les Celtics se sont mis à faire des sandwichs en masse, bien avant les autres équipes, ils sont les précurseurs du PB & J », assure Tim DiFrancesco, préparateur physique des Lakers à l’occasion d’un article d’ESPN. Vite, la rumeur d’une nouvelle potion magique se répand au sein de la NBA. « Chaque match à Boston entraînait des “les Celtics ont des PB & J, on peut en avoir aussi ?” », se souvient DiFrancesco, lui-même rapidement contraint d’en confectionner pour ses Lakers. Puis la diaspora des Celtics accélère le phénomène : Garnett et Paul Pierce migrent vers les Nets de Brooklyn, Tony Allen chez les Grizzlies de Memphis, leur coach Doc Rivers rejoint les Clippers en Californie. Tous avec leurs PB & J préférés.
Un chef sandwich à Milwaukee
Et le choix a son importance. Si le précurseur Garnett a consommé uniquement des PB & J à la confiture de fraise pendant les dix saisons suivant sa révélation, le jeune Brandon Ingram des Lakers, très tatillon sur l’esthétique de son sandwich, préfère la gelée de raisin. Evan Fournier, le Français des Orlando Magics, se souvient : « la première fois que j’ai vu un PB & J, c’était à l’aéroport, quelqu’un mangeait ça et je me suis dit que ça avait l’air franchement pas bon. Eh bien, j’avais bien tort ! » Si Fournier n’est encore qu’un amateur occasionnel, son ami et coéquipier Nikola Vucevic « en mange systématiquement tous les jours de match ! »
Quant à Kevin Durant, il prouvera son allégeance en dédiant une paire de Nike au PB & J : jaune cacahouète et rouge confiture. Mais aujourd’hui ce sont peut-être les Bucks de Milwaukee qui en sont les plus gros consommateurs avec 20 à 30 par match, des ingrédients clés disséminés dans les vestiaires, les avions, les hôtels et un chef cuisinier dédié qui confectionne à la chaîne des « gaufres au PB & J », des « pancakes au PB & J », et même des « milk-shakes de récupération au PB & J ».

The PB&J sandwich is the @NBA's pre-game recipe for success. 
— NSFoodsMemo (@Victor Martino)


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Du côté de Cleveland, mieux vaut se méfier des PB & J des Cavaliers : si l’équipe locale se fait servir une pile de sandwichs à la confiture maison ou agrémentés de bananes, ils ne proposent à leurs adversaires que de vulgaires PB & J décongelés – que la plupart des coaches interdisent à leurs joueurs de manger.
Mais pourquoi les joueurs de basket aiment-ils tant ce goûter d’enfant américain ? « C’est réconfortant, pose le docteur Meg Mangano, diététicienne du sport et nutritionniste des LA Clippers pendant sept ans. C’est un snack facile, familier et, pour beaucoup d’entre eux, c’était un encas classique de quand ils étaient petits. On en a servi aux Clippers pendant toute la période où j’ai travaillé avec eux. »
Avec du sucre, des graisses, des protéines et du sel, le PB & J est, en fait, un nid à récepteurs pour le centre de gratification du cerveau humain, qui libère alors des endorphines. « Le glucide du pain et de petites doses de gras et de protéine constituent un mélange optimal pour provoquer un regain d’énergie », précise le Dr Mangano. « Comme tout, il ne faut pas en abuser, mais ça n’a jamais posé un problème aux Clippers. On leur proposait aussi du beurre d’amande et des fruits frais dedans… »
Le PB & J de la discorde chez les Warriors
Mais pour les Golden State Warriors, tout a bien failli s’effondrer en octobre 2015. A cette date, le club d’Oakland recrute Lachlan Penfold, préparateur physique et médecin du sport australien, plus habitué aux joueurs de rugby d’Océanie qu’aux basketteurs d’Amérique. Quand Penfold débarque, il n’a qu’un but : réduire la consommation de sucre des joueurs. Moins de bonbons, moins de soda, moins de cookies. Et surtout : plus de PB & J.
Quatre mois avant, les Warriors ont remporté le championnat et comptent bien recommencer : comment affronter cette nouvelle saison sans PB & J ? La rébellion gronde dans les rangs, mais malgré les plaintes de plusieurs joueurs, des coaches et même du general manager Bob Myers – qui raconte à qui veut qu’il apporterait un PB & J sur une île déserte –, l’interdiction durera des mois. Jusqu’à la mystérieuse réapparition : sans qu’aucune explication ne fût donnée. « Quelqu’un de haut placé a dû décrocher son téléphone », murmure Shaun Livingston au Wall Street Journal.

Son principal suspect : Stephen Curry. La star des Warriors est un amateur revendiqué de confiture de fraise de la marque Smucker, couplé avec du beurre de cacahouètes Skippy – et rien d’autre. Trop tard ? En avril 2016, les Warriors perdent 109-106 face aux Celtics, mettant alors fin à une série de 54 matchs gagnés à domicile. En finale en juin, les Golden State Warriors perdent face aux Cleveland Cavaliers. Lachlan Penfold, lui, est remercié.
Par Hélène Coutard



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-7"> ¤ Le manager a dessiné à Londres un football à sa guise, empreint d’une douce élégance, porté par des joueurs dont le style correspondait à une vision fluide et un certain sens du spectacle.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-8"> ¤ L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification du Racing en Coupe d’Europe et à la victoire de Jungels sur Liège-Bastogne-Liège. La preuve par Le Monde. fr.
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Mo Farah, le retour du Mans et des adieux émouvants, ce que vous avez manqué en sport ce week-end

L’actualité sportive ne s’est pas limitée à la qualification du Racing en Coupe d’Europe et à la victoire de Jungels sur Liège-Bastogne-Liège. La preuve par Le Monde. fr.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 07h02
    |

                            Alexandre Pedro et 
                            Youmni Kezzouf








                        


Oui, le Racing s’est qualifié pour la finale de la Coupe d’Europe en dominant le Munster. Et on a même repris des nouvelles de Teddy Thomas.

   


Oui, un coureur de la Quick-Step a encore gagné. Bob Jungels a remporté Liège-Bastogne-Liège avec la complicité de Julian Alaphilippe.

   


Mais il s’est passé autre chose ce week-end dans le monde du sport. Et vous êtes peut-être passé à côté.
Les trois leçons du week-end
Pour ton deuxième marathon un record tu battras

   


Le marathon de Londres proposait ce week-end un plateau de choix, avec le meilleur du monde sur la distance Eliud Kipchoge ou la légende Kenenisa Bekele. Mais dans les rues de la capitale, sous un soleil de plomb, c’est un autre concurrent qui avait les faveurs du public. Mo Farah, la légende de l’athlétisme britannique, quadruple champion olympique sur 5 000 et 10 000 m, disputait le deuxième marathon de sa carrière. Le début d’une reconversion vers la route pour celui qui a dit adieu à la piste et à son entraîneur controversé Alberto Salazar. Désormais encadré par l’ancien coach de Paula Radcliffe, la Britannique dont le record du monde féminin obtenu en 2003 tient toujours, Farah est monté sur le podium de ce marathon de Londres.
Il a bouclé les 42,195 km en 2 h 06 min 21 s, soit deux minutes de mieux que sa meilleure (et seule) performance, qui date de 2014. Au passage, Farah, 35 ans, s’est offert le luxe de battre le record de Grande Bretagne de la distance, qui datait de 1985. De bonne augure pour l’opération reconversion de celui qui vise une médaille en 2020 aux Jeux olympiques de Tokyo. Dimanche, Mo Farah a devancé une autre légende de la piste passée sur la route. Kenenisa Bekele, auteur de la deuxième meilleure performance de tous les temps à Berlin en 2016, n’a terminé que sixième.

It's @BlackFerns in front at half-time 12-7 thanks to this cracking try from Theresa Fitzpatrick #Kitakyushu7s 

— WorldRugby7s (@World Rugby Sevens)


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Tu perdras en finale, mais tu pourras être fière de toi
Vous connaissiez « les Experts » du handball, « les braqueuses » du basket, la « team Yavbou » pour le volley , « les Bleus » au foot (oui, ça manque un peu d’imagination), on vous présente « les enragées » le surnom que les joueuses de l’équipe de France de rugby à 7 se sont données. À Kitakyushu au Japon, l’équipe entraînée par David Courteix a obtenu le meilleur résultat de son histoire sur le circuit mondial en atteignant la finale.
Seule la Nouvelle-Zélande (vice-championne olympique en titre) est venue à bout des Françaises 24-12 à l’issue d’une finale longtemps indécise 12-12 à la mi-temps. Pour arriver à ce stade, « les enragées » avaient battu la Russie en quarts (29-5) puis l’Espagne en demi-finale (21-0).
Sur un trophée et des larmes tu partiras (peut-être)

   


Les meilleures choses ont une fin, les plus délicates et discrètes aussi. À 34 ans, Andres Iniesta a prévu de quitter son club de toujours, le FC Barcelone, pour une préretraite qu’on imagine dorée du côté du championnat chinois. Samedi soir, le milieu de terrain a peut-être offert un dernier récital en finale de la Coupe du Roi contre le FC Séville. Une démonstration 5-0, au stade Metropolitano de Madrid, à laquelle le milieu de terrain va participer avec des gestes de classe et un but à la 52e minute sur un tir à angle fermé. Remplacé en fin de match, il a reçu l’ovation du public et a lâché quelques larmes, lui pourtant d’un naturel pudique.
« Iniesta ne pars pas » suppliait en une le quotidien AS, pourtant connu pour être pro Real Madrid. Mais voilà, Andres Iniesta dépasse tous les clivages régionaux, toutes les rivalités. À Barcelone, Mundo Deportivo voit en lui un « champion éternel ». S’il ne décide pas de décaler d’une saison son départ en Chine après de telles déclarations d’amour…
L’équipe du week-end : Le Mans
Il y a quelques années, écrire ces lignes aurait fait sourire. Ce week-end, Le Mans a validé sa promotion en National (3e division), avec un match nul arraché en toute fin de match contre Limoges. Rien d’incroyable certes, mais un joli symbole pour ce club rétrogradé administrativement en division d’honneur en 2013 après une liquidation judiciaire.
C’est la troisième promotion en cinq ans pour ce club qui avait disputé six saisons en Ligue 1 dans les années 2000 avant de sombrer, sportivement puis financièrement. Le club poursuit donc sa remontée et va jouer la saison prochaine en troisième division. De quoi espérer attirer un peu plus de monde dans son stade de 25 000 places inauguré en 2011, juste avant les déboires du club.
Le chiffre qui en dit long : 36

   


C’est le nombre de sets remportés consécutivement sur terre battue par Rafael Nadal, série en cours. Il n’a plus perdu une manche depuis sa défaite en quart de finale à Rome, l’an dernier face à Dominic Thiem. L’Espagnol a remporté ce week-end pour la onzième fois (oui, onzième) le Masters 1000 de Monte Carlo, en battant en finale Kei Nishikori (6-3, 6-2). Impérial toute la semaine, ne laissant en route que 16 petits jeux sur la route de la finale. Une route pourtant pas simple à première vue, puisque Nadal a dû battre consécutivement Thiem (tête de série numéro 5) et Dimitrov (numéro 4) avant d’arriver en finale. Surprenant vainqueur de Zverev en demi-finale, Nishikori, qui revient d’une longue blessure, n’a rien pu faire pour gêner le maître des lieux. Désormais recordman du nombre de titres en Masters 1000 (31 avec celui-ci), Rafael Nadal a lancé parfaitement sa saison sur terre battue. Et déjà affirmé son statut d’ultra-favori pour Roland-Garros au mois de mai. Comme d’habitude.
Les wikis du week-end
Facile
A seulement 26 ans, j’ai déjà bien voyagé dans ma carrière. Ce week-end, j’ai participé à la victoire de mon club, qui est presque certain de se maintenir en Ligue 1.

   


Difficile
Héros de mon club ce week-end, j’ai inscrit un doublé après être entré en jeu, pour lui offrir la victoire.

   





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-9"> ¤ Avec deux essais et une passe décisive, l’ailier droit a grandement contribué à la victoire du Racing en demies sur le Munster, ce dimanche à Bordeaux.
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Rugby : Teddy Thomas, de retour au premier plan et en finale de la Coupe d’Europe

Avec deux essais et une passe décisive, l’ailier droit a grandement contribué à la victoire du Racing en demies sur le Munster, ce dimanche à Bordeaux.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 20h20
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 06h35
    |

            Adrien Pécout (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



   


Teddy Thomas porte des chaussures orange fluo. Teddy Thomas se coiffe de dreadlocks. Teddy Thomas, surtout, est un excellent joueur de rugby. L’homme au double « T » l’a rappelé au moment opportun : sa performance haut de gamme vient d’envoyer le Racing 92 en finale de la Coupe d’Europe après cette victoire (27-22) en demies, dimanche 22 avril à Bordeaux, sur les Irlandais du Munster.
Il fallait le voir, jubilant après son premier essai, envoyer le ballon au public ! Sur le terrain, l’ailier droit « racingman » a procédé dans son style caractéristique : à toute allure. D’abord deux essais (6e et 18e minutes), sur des services de Virimi Vakatawa. Ensuite une passe décisive vers son demi de mêlée Maxime Machenaud (22e), conclusion fort généreuse d’une nouvelle percée.
Score à la mi-temps : 24-3. Match plié, n’en déplaise aux supporteurs du Munster, une « Red Army » en très nette supériorité numérique et acoustique dans les tribunes du stade Chaban-Delmas. Voire dans les rues du centre-ville. 

        Lire aussi :
         

          le Racing 92 domine le Munster et file en finale



Ce sens du crochet, ce sens de la course en bout de ligne, l’international français avait eu peu l’occasion de l’exprimer cette saison en Coupe d’Europe : à peine un petit essai en cinq matchs jusque-là.
La performance du n° 14 confirme son potentiel et, surtout, son retour au premier plan. Elle succède à une autre bonne nouvelle : mi-avril, le joueur a appris qu’il réintégrerait le XV de France lors du mini-stage prévu du 7 au 9 mai en vue de la tournée de juin en Nouvelle-Zélande.
Soirée d’Edimbourg
Le « fêtard » d’Edimbourg revient d’une longue gueule de bois, lui qui a loupé les trois derniers matchs du Tournoi des six nations avec le XV de France. En février, le sélectionneur Jacques Brunel le suspendait à titre provisoire pour avoir trop arrosé la défaite en Ecosse, avec sept autres coéquipiers.
Une soirée chaotique : au lendemain de ce dimanche 11 février, la police locale auditionnait les noceurs comme témoins potentiels après le signalement d’une plainte pour « agression sexuelle ». Les agents écossais ont finalement conclu qu’« aucun crime » n’avait « été commis ». Sans pour autant lever le mystère sur le déroulé de la soirée.
Teddy Thomas, 24 ans, s’était jusque-là imposé cette année comme l’élément clé du XV de France : un essai lors de la courte défaite contre l’Irlande, puis deux autres lors de celle contre l’Ecosse.
Au Racing aussi, cette virée écossaise a tiré à conséquence. Dans la foulée, le club des Hauts-de-Seine infligeait à son joueur une simple sanction financière… tout en le maintenant bien dans son effectif.

« Il a montré tout son talent »
On aurait volontiers interrogé aujourd’hui l’ex-Biarrot sur son retour en force. Peine perdue. Insaisissable sur le terrain de Bordeaux, Teddy Thomas a ensuite disparu sans transiter par la zone des médias.
Son coéquipier Yannick Nyanga parle pour lui : « Le rôle d’un ailier est de conclure les situations créées par l’équipe. Teddy l’a bien fait aujourd’hui, il a montré tout son talent. » Le troisième-ligne, fort de son expérience, rappelle l’importance du collectif : « Dès que Teddy a reçu moins de ballons, on l’a moins vu en seconde période ». 
Malgré une fin de match plus discrète où s’est surtout illustrée la défense francilienne, Laurent Travers retient les débuts tonitruants de son ailier : « Quand il est comme ça, il est difficilement arrêtable. On en redemande tous les week-ends. » Manière, aussi, d’inviter le vif-argent à davantage de régularité. Dans une semaine, le trois-quarts aile reviendra en Gironde, cette fois pour y affronter l’Union Bordeaux-Bègles et conforter la qualification de son club pour la phase finale du championnat de France.
Avant d’aller encore plus au Sud, direction Bilbao et l’Espagne, quêter avec le Racing un titre historique en Coupe d’Europe : c’est en effet la ville basque qui accueillera la finale de la compétition continentale face à d’autres Irlandais, ceux du Leinster, le 12 mai, deux ans après celle perdue contre les Anglais des Saracens. Ce jour-là, Thomas avait regardé le match depuis les tribunes en raison d’une blessure aux ischio-jambiers.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-10"> ¤ Le Français a terminé 4e de la Doyenne des classiques. Tout sauf une défaite pour celui qui a favorisé la victoire de son coéquipier, le Luxembourgeois Bob Jungels.
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Liège-Bastogne-Liège : Julian Alaphilippe gagne par procuration

Le Français a terminé 4e de la Doyenne des classiques. Tout sauf une défaite pour celui qui a favorisé la victoire de son coéquipier, le Luxembourgeois Bob Jungels.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 18h45
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 20h57
    |

                            Alexandre Pedro








                        



   


Julian Alaphilippe est un garçon déconcertant. Mercredi, l’Auvergnat tirait une gueule d’enterrement au moment de franchir la ligne d’arrivée en vainqueur sur la Flèche Wallonne, persuadé d’avoir échoué derrière Vincenzo Nibali. Maudite oreillette... Quatre jours plus tard, le Français levait les bras au ciel après sa 4e place sur cette 104e édition de Liège-Bastogne-Liège dont il était le favori. Alaphilippe avait surtout le bonheur collectif et célébrait la victoire de son coéquipier de chez Quick-Step, le Luxembourgeois Bob Jungels.

        Lire aussi :
         

          Bob Jungels remporte Liège-Bastogne-Liège en attaquant



Alaphilippe connaît la régle du jeu. Chez Quick-Step, un leader est parfois appelé à sacrifier ses ambitions personnelles si l’un des ses coéquipiers se retrouve mieux placé que lui. Au départ de Liège, Bob Jungels était l’option numéro trois de l’équipe de Patrick Lefefevre derrière Alaphilippe et un Philippe Gilbert sur ses routes d’entraînement. Dans un premier temps, l’équipe belge a cherché à favoriser les ambitions de son Français en menant un train soutenu pour le déposer au pied de la montée d’Ans où il n’aurait plus qu’à faire parler son punch.
Et puis Jungels a contré une attaque franche du Colombien Sergio Henao au sommet de la cote de la Roche aux Faucons. « Julian était le leader après ce qu’il a fait mercredi, j’ai essayé d’anticiper, de partir à l’avant pour le mettre en bonne position et personne n’est revenu », a expliqué le champion du Luxembourg.
Avec encore 20km à parcourir, Jungels partait en éclaireur et Alaphilippe jouait les chiens de garde, contrôlant les différentes attaques d’Alejandro Valverde et Dan Martin. La situation était idéale pour lui en cas de regroupement. Sauf que le Luxembourgeois n’est pas le dernier des rouleurs et creusait un écart conséquent, jusqu’à 50 secondes au pied de la côte de Saint-Nicolas, à 5 km de l’arrivée.
« La meute des loups »
Jungels a bien un peu calé dans la montée de Saint-Nicolas, mais pas assez pour permettre le retour du Belge Jelle Vandendert. Alaphilippe filtrait alors les différentes attaques, laissant ainsi filer le Canadien Michael Woods et un excellent Romain Bardet. Le vainqueur de la Flèche Wallonne était peut-être le plus fort, en atteste son démarrage foudroyant pour prendre la 4e place derrière Woods et Bardet, 39 secondes après l’arrivée de Jungels.
Julian Alaphilippe n’avait pas le début d’un regret à l’arrivée et saluer la victoire de son équipier.
« Je suis très heureux que Bob gagne aujourd’hui. On s’est retrouvé deux dans le final et on a réussit à jouer avec nos adversaires. Quand il a attaqué c’était exactement le bon moment, après il fallait avoir les jambes pour aller au bout ».

Le Top 10 de Liège-Bastogne-Liège. A noter le 1er Top 10 d'un coureur de la Sky sur les ardennaises de cette année.… https://t.co/W5WmVvBkPu— LeGruppetto (@Le Gruppetto)


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« Je n’y ai pas cru jusqu’au moment où j’ai franchi la ligne », a commenté le coureur de 25 ans déjà 6e et 8e du Giro et qui abordera le prochain Tour de France dans la peau du leader de la Quick-Step. A l’arrivée, Julian Alaphilippe est tombé dans les bras de son coéquipier. Sur son compte Twitter, la Quick-Step saluait l’état cet état d’esprit sous le hashtage #theWolpack.
Mais que vient faire cette « meute des loups » derrière cette insolente réussite (27 victoires depuis le début de la saison) ? « Cela a commencé comme une blague mais c’est devenu de plus en plus sérieux » , racontait Patrick Lefevere pour le site de RTBF. « On sait que les loups chassent toujours en groupe, poursuivait le Français Florian Sénéchal, transfuge de chez Cofidis en début de saison. Leur force c’est leur collectif. Chez nous c’est pareil, notre force première c’est notre collectif. On gagne toujours de cette façon-là, on roule toujours de cette façon-là. C’est notre devise : toujours être ensemble et gagner en collectif. »

Love these guys, love this superb team spirit!
#WayToRide #LBL
— quickstepteam (@Quick-Step Cycling)


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Et vendre ensemble aussi. Quick-Step vient de lancer une série de produits dérivés « The Wolfpack ». Julian Alaphilippe et Bob Jungels en font même la promotion dans une vidéo. Pour l’instant, la concurrence n’a plus qu’aller se rhabiller.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-11"> ¤ Grâce à une première mi-temps parfaite, le club francilien s’impose (27-22) et retrouvera une autre équipe irlandais en finale, le Leinster.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-12"> ¤ Le Luxembourgeois de la Quick-Step a remporté la Doyenne des classiques. Romain Bardet termine 3ème devant Julian Alaphilippe.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-13"> ¤ Au moins 5 000 supporteurs irlandais ont fait le déplacement à Bordeaux pour encourager leur équipe en demi-finale de Coupe d’Europe, contre le Racing.
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Rugby : à Bordeaux, la « Red Army » du Munster comme à la maison

Au moins 5 000 supporteurs irlandais ont fait le déplacement à Bordeaux pour encourager leur équipe en demi-finale de Coupe d’Europe, contre le Racing.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 12h47
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 14h23
    |

            Adrien Pécout (Bordeaux, envoyé spécial)








                        



   


Francis Jackson cache de sa main la bonne réponse : « Vous savez que la France a même eu un président d’origine irlandaise ? » Le patron du Connemara Irish Pub, à Bordeaux, pose la question devant une affiche accrochée à l’étage. Son document retrace l’histoire du maréchal de Mac Mahon, chef de l’Etat à la fin du XIXe siècle. Mais aussi celles de Jean-Baptiste Lynch et de David Johnston, deux anciens maires de la ville.
Sans remonter aussi loin, les supporteurs du Munster ont raison de se sentir comme chez eux à Bordeaux. Côté tribunes, la demi-finale de Coupe d’Europe s’annonce déséquilibrée au stade Chaban-Delmas, dimanche 22 avril (à partir de 16 h 15). D’un côté, au moins 5 000 membres de la « Red Army » pour encourager la province irlandaise. De l’autre, à peine 2 000 soutiens revendiqués pour son adversaire français, le Racing.

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En réalité, les supporteurs du Munster se sentent comme chez eux un peu partout. Il faut les voir, à chaque match, ces bataillons de maillots rouges chantant pour le « Mun-ster ! Mun-ster ! » « Dès que je vois quelqu’un du Munster, je l’aime, il fait partie de ma famille », insiste Darragh Duggan, verre en plastique à la main. Le jeune homme a fait le déplacement avec son père, livreur, dont les mollets font grand effet : le logo de l’équipe tatoué sur une jambe, une mention de la « Red Army » sur l’autre. 
18 h 30, veille de match, quelques bières pour patienter. Aveu de Duggan junior, debout en terrasse : « Honnêtement, à choisir, je préfère un titre en Coupe d’Europe pour le Munster plutôt qu’un grand chelem au Tournoi des six nations pour l’Irlande ! L’équipe nationale joue ses matchs à Dublin, elle. » Sous-entendu : pas dans le sud-ouest de l’île, où le Munster représente un peu plus d’un million d’habitants.
La classe ouvrière aussi
Une terre de passionnés, bien plus que les provinces du Leinster (à Dublin), de l’Ulster (à Belfast) et du Connacht (à Galway) : « Au Munster, tout le monde regarde le rugby, tout le monde va au match, la classe ouvrière aussi. Alors qu’au Leinster, par exemple, le public a un côté beaucoup plus élitiste, beaucoup plus riche », remarque Jonathan Hill, « fils de fermier », lunettes de soleil et espadrille pour profiter de la météo.
Acquiescement de son camarade, John Flynn :
« Nous, on dit souvent qu’il y a trois endroits où la classe ouvrière joue au rugby : au pays de Galles, en Nouvelle-Zélande et… à Limerick ! »
Ah, Limerick et son Thomond Park : 25 000 places, pour une agglomération d’environ 100 000 habitants. Une source de fierté pour cette ville que certains médias surnomment plutôt « Stab City », la ville des « coups de couteaux », pour y stigmatiser la criminalité. La localité accueille tous les matchs à domicile du Munster, en alternance avec Cork, capitale de la province.
Limerick et Cork : deux sociologies différentes mais un passé partagé, écrit l’historien Philip Dine, enseignant à l’université de Galway, contacté par Le Monde : 
« L’histoire irlandaise associe Cork et Limerick dans leur résistance au colonialisme britannique. Le siège de Limerick, en 1690, est encore régulièrement commémoré. Cork, pour sa part, est toujours connu aujourd’hui comme le “comté rebelle”. » 
« Ici, ici, c’est Montferrand ! »
A Bordeaux, le prix du déplacement peut largement dissuader les foyers les plus modestes. Pour ce match, l’hébergement le week-end et l’aller-retour, comptez environ « 500 euros », selon Aine Gleeson, avocate partie depuis Dublin (« avec une correspondance à l’aéroport de Birmingham », en Angleterre).
Soudain, clameur : « Ici, ici, c’est Montferrand ! », s’exclame la « Red Army », en français dans le texte. Les Irlandais saluent là les quelques supporteurs de Clermont, alias la « Yellow Army », selon un surnom trouvé par la presse irlandaise lors d’un match entre Munstermen et Clermontois. L’amitié entre les deux clubs repose sur une ferveur commune, selon Julien Chalendard, responsable de l’association des Jaunards à Bordeaux : « A Clermont comme au Munster, il y a des gens qui sacrifient leurs vacances pour suivre leur équipe. »
Cette année encore, Clermont et Munster ont failli se retrouver. Las, le Racing a éliminé les Auvergnats en quarts de finale. Alors Julien Chalendard porte sur lui un tee-shirt rouge avec son nouveau mot d’ordre, celui du Munster : « Stand up and fight » (Debout et combat).
D’autres, dans le bar, arborent un badge rouge en hommage à Anthony Foley : l’ancien numéro 8 de l’équipe est mort dans son sommeil en octobre 2016, à Suresnes (Hauts-de-Seine), alors qu’il s’apprêtait à entraîner le Munster contre le Racing pour un match de Coupe d’Europe. Il avait 42 ans et nul ne l’a oublié parmi la Red Army.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-14"> ¤ Pour la deuxième année consécutive, l’Olympique lyonnais affronte Manchester City en demi-finale. Et pourrait retrouver Chelsea en finale.
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Ligue des champions : chez les femmes, l’Angleterre s’arme aussi

Pour la deuxième année consécutive, l’Olympique lyonnais affronte Manchester City en demi-finale. Et pourrait retrouver Chelsea en finale.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 07h00
    |

            Anthony Hernandez








                        



   


Et si après avoir mis fin à la suprématie des clubs allemands, l’Olympique lyonnais féminin tombait sous les assauts des clubs anglais ? Vainqueur des deux dernières éditions de la Ligue des champions, l’OL devra potentiellement battre deux d’entre eux pour conserver son titre.
Dimanche 22 avril, les Lyonnaises disputent leur demi-finale aller à Manchester, face à City. La saison dernière, la même confrontation avait tourné à l’avantage du club français, qui s’était imposé 3-1 avant de s’incliner 1-0, sans conséquence, au retour. Si Lyon passe l’obstacle mancunien, il pourrait retrouver un autre club anglais en finale puisque l’autre demi-finale oppose Chelsea à Wolfsburg.
Au palmarès de la compétition, née lors de la saison 2001-2002, les clubs anglais sont pour le moment toujours loin de leurs homologues allemands (neuf titres) ou français (quatre titres pour l’OL) et sont même devancés par les clubs suédois (deux victoires). Seule la section féminine d’Arsenal a remporté le trophée en 2007. Néanmoins, sur les sept dernières éditions, quatre clubs anglais ont atteint au moins une fois les demi-finales : Birmingham (2014), Arsenal (2012 et 2013), Manchester City (2017 et 2018), Chelsea (2018).
Des droits télé de Premier League reversés aux clubs féminins ?
Cette tranquille montée en puissance coïncide avec la création de la Women’s super league en 2011. Inspirée du système professionnel aux États-Unis, eldorado du football féminin, la refonte du championnat a entraîné un regain d’intérêt de la part du public et des investisseurs. « Après un passage à vide, la Fédération anglaise et les clubs se sont remis en question. Ils ont beaucoup observé ce qui fonctionnait aux États-Unis mais aussi en Allemagne et en France, explique l’ex-internationale française Sonia Bompastor, Ils ont mis en place une ligue avec huit clubs, puis dix. Ils sont essentiellement professionnels. Cela permet de conserver leurs meilleures joueuses en les répartissant dans les trois ou quatre meilleurs clubs. »
La plupart des formations de la nouvelle Women’s super league sont des émanations de clubs de Premier league, le championnat le plus riche au monde. Preuve de l’ambition anglaise, une partie des droits télé faramineux de la Premier league pourrait être reversée pour développer et accélérer le football féminin en Angleterre. Elle sera certainement infime mais largement suffisante pour constituer des équipes compétitives. En retard sur son temps, Manchester United a annoncé récemment son intention de créer son équipe féminine. « Chelsea, Arsenal, City et bientôt United, si ces clubs puissants chez les hommes utilisent leur savoir faire et investissent, ça peut devenir de redoutables rivaux », prédit Sonia Bompastor, directrice du centre de formation de l’OL féminin.

Il n’y a pas que le football de clubs qui progresse : la sélection anglaise est en plein renouveau. Finaliste du premier Euro en 1984, l’Angleterre s’est hissé en demi-finale du Mondial 2015 et de l’Euro 2017. Lors de ce tournoi remporté par les Pays-Bas, les Anglaises ont éliminé la France en quart. Elles sont désormais classées à la deuxième place du classement FIFA, derrière les États-Unis mais devant l’Allemagne, le Canada et la France.
Une Anglaise chipée par l’OL
Internationale entre 1994 et 2007, Marinette Pichon a souvent affronté les footballeuses anglaises : « Elles nous posaient déjà des problèmes, notamment dans le secteur athlétique. C’était des oppositions intéressantes. Je me souviens par exemple de Kelly Smith, championne d’Europe avec Arsenal, avec qui j’avais joué aux États-Unis. » La meilleure buteuse de l’histoire des Bleues (81 buts) n’a donc pas été surprise par le parcours de l’équipe d’Angleterre lors du dernier Euro. « Leur entame avait été impressionnante avec six buts inscrits contre l’Écosse. Il y avait une vraie facilité, avec des talents dans chaque ligne comme Jodie Taylor en attaque, Jordan Nobbs au milieu ou Lucy Bronze en défense », précise-t-elle.
La latérale anglaise, ex-joueuse de City, a tellement impressionné que l’OL de Jean-Michel Aulas l’a recrutée à l’intersaison. Une preuve que Lyon continue pour le moment de régner sur le football féminin. « C’est à nous de rester sportivement attractif. Il y a deux ans, Wendie Renard (capitaine de l’OL et ex capitaine des Bleues) était en contact très avancé avec Chelsea. L’OL avait réussi à la conserver et même à la resigner », affirme Sonia Bompastor pour qui Lyon « possède encore une petite marge ».
Ultra-dominatrices en France, où elles ont remporté les onze derniers championnats et les six dernières coupes, les Lyonnaises sont en passe de remporter un douzième titre puisqu’elles survolent encore la Division 1 avec 18 victoires en 18 matches, 88 buts marqués et seulement 4 encaissés.
En Ligue des champions au tour précédent, les joueuses de l’ancien Nantais Reynald Pedros, nouvel entraîneur, ont pourtant éprouvé quelques difficultés. « Je pense que cela ne sera pas si évident que ça contre City, avertit Marinette Pichon. Lyon a eu du mal à trouver la faille face au FC Barcelone (2-1, 1-0). On n’a pas vu une équipe aussi facile que d’habitude. » A Lyon de résister aux ambitions anglaises.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-15"> ¤ Tous les deux ans, cette commune du Loir-et-Cher accueille les stars du catch français amateur. Du grand show, qui a tenu en haleine 800 spectateurs.
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Slips moulants et bottes à lacets sur le ring de Vendôme


                      Tous les deux ans, cette commune du Loir-et-Cher accueille les stars du catch français amateur. Du grand show, qui a tenu en haleine 800 spectateurs.



Le Monde
 |    22.04.2018 à 06h42
    |

            Frédéric Potet








   


Ramdam à Vendôme : Flesh Gordon et ses lutteurs sont de retour en ville. Tous les deux ans depuis le milieu des années 1990, la figure tutélaire du catch français fait le show, avec sa troupe, dans un gymnase de la ville du Loir-et-Cher. Le gala était jusque-là commandé par l’Amicale des sapeurs-pompiers. Il l’est, depuis cette année, par une association, Vendôme Sport Organisation, dont l’unique vocation est d’organiser cet événement. Plus de 90 commerçants et artisans ont déboursé de 50 à 300 euros au titre du sponsoring. Huit cents spectateurs, de tous âges, garnissent la salle.
Bacchantes tombantes à la Tarass Boulba, Flesh Gordon, 64 ans, porte un costume noir qui le fait ressembler à un représentant de commerce ukrainien. Victime d’une vilaine blessure, l’ancien videur des Sables-d’Olonne a définitivement rangé sa combinaison en Lycra floquée d’un éclair. Le patron de la Catch Wrestling Stars – « la première fédération européenne de catch », dixit son site Internet – joue désormais au Monsieur Loyal, micro en main.

   


Voltige et pedigrees exotiques
Sur le ring, la crème du catch amateur s’ébroue bientôt, au fil d’un spectacle relevant plus de la voltige que de la compétition. Slips moulants et bottes à lacets remontant jusqu’aux genoux, les cascadeurs déclinent des pedigrees exotiques qui évoquent leurs origines. Viendront se caresser les côtelettes, ce soir-là, Caïman Colorado Junior, « arrivé directement de Jamaïque » ; Master Kong, qui « s’entraîne dans la jungle de son pays [la République démocratique du Congo] » ; le « marquis du Pakistan », Baadshah ­Pehalwan Khan ; l’« Apollon portugais », Tyson Dos Santos ; le « tourbillon équatorien », le général Hugo Perez… « Dans le sport comme dans tout, il n’y a rien de tel que le mélange des cultures », assure Flesh Gordon – Gérard Hervé de son vrai nom.
« Je pensais que j’allais catcher à Paris ou Marseille devant des femmes sexy, et je me retrouve à Vendôme devant des campagnardes », ricane le « Prince d’Orient ».
Deux femmes viendront s’immiscer dans cet épanchement de testostérone : la furieuse Pauline et la peu commode Angel’s Bombita. Une « légende » du catch hexagonal complète, enfin, le casting : l’arbitre « M. Jacky », alias Jacky Richard, 73 ans, qui combattit aux côtés de l’Ange blanc et du Bourreau de Béthune, à la grande époque des galas organisés à l’Elysée-Montmartre.
Lire aussi : Pas si kitsch , le catch !
Creuset d’un manichéisme assumé, le catch vaut surtout pour la bêtise crasse de ses « méchants ». Le premier des sept combats programmés donne le ton. Débarqué du département voisin d’Indre-et-Loire, Tony d’Anjou harangue la foule : « Eh, le Loir-et-Cher, vous n’êtes que des paysans ! Vous ne savez pas conduire ! » Tonnerre de sifflets dans les gradins. Ce fourbe d’Anjou rapidement knock-out, arrive le deuxième duel. « Je pensais que j’allais catcher à Paris ou Marseille devant des femmes sexy, et je me retrouve à Vendôme devant des campagnardes », ricane à son tour le « Prince d’Orient » Eddy ­Karaoui. Re-barouf de lazzis.

   


Une autre règle immuable au catch résume à ceci le scénario de tout combat : le gentil commence à dominer son vis-à-vis, avant de subir les perfidies de celui, puis de le terrasser au prix d’efforts herculéens. Le reste n’est que ramponneaux (portés mais peu appuyés), esquives, sauts de cabri, clés de bras, étranglements, écrasements de nez avec la semelle… Cette pantomime plus technique qu’il n’y paraît peut tourner à l’hystérie collective quand, comme au bien nommé gymnase Ampère, treize lutteurs se retrouvent sur le ring pour une électrique « bataille royale ».
Tous les coups, ou presque, sont alors permis, l’arbitre ne pouvant tout voir. Seul lutteur à ne pas avoir été projeté par les autres au-dessus des cordes, Yacine Osmani, alias l’« Etoile de ­Kabylie », 105 kg, gueule d’ange et caleçon mauve, est déclaré vainqueur de la bataille de Vendôme, façon struggle for life.

   



   



   



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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-16"> ¤ Le PSG a longtemps subi avant de surprendre Bordeaux. Saint-Etienne et Nice ont gagné, et continuent leur course à l’Europe.
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Ligue 1 : le PSG ronronne mais gagne, Saint-Etienne garde le rythme

Le PSG a longtemps subi avant de surprendre Bordeaux. Saint-Etienne et Nice ont gagné, et continuent leur course à l’Europe.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 22h13
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 22h56
   





                        


Bordeaux 0 - 1 Paris
Puisqu’il faut bien trouver un intérêt à cette fin de saison côté parisien, le PSG est lancé à la poursuite des 100 points en championnat. Vu la prestation livrée à Bordeaux, il faut croire que ça ne motive que très peu les Parisiens. Face à des Girondins entreprenants, le PSG n’a pas proposé grand-chose. Surtout, il a beaucoup subi, ne devant son salut qu’au très bon match d’Alphonse Areola,seul parisien qui a semblé concerné par ce match. Le Parisien a réalisé huit arrêts, ce qui n’étais pas arrivé à un gardien du PSG depuis 2011. En face, Kamano et Malcom ont donné le tournis à une défense endormie, sans jamais trouver la faille.
A la 75e minute finalement, Giovanni Lo Celso a offert la victoire au PSG, d’une frappe lointaine après un corner repoussé. C’était seulement le deuxième tir cadré du match pour les joueurs d’Unai Emery, qui avaient décidément la tête ailleurs. Bloqués à la onzième place, les Bordelais peuvent nourrir quelques regrets
Saint-Etienne 2 -1 Troyes

   


Longtemps les Troyens ont cru pouvoir se donner de l’air en bas de tableau. Les joueurs de Jean-Louis Garcia ont pris les commandes du match dès la huitième minute du match grâce à un but de Niane, et ont tenu le score. Mais Robert Beric est passé par là. En six minutes, l’attaquant stéphanois entré en jeu à la pause a inscrit deux buts. De quoi offrir aux Verts une quatrième victoire en cinq matchs, qui leur permet poursuivre leur marche en avant : les Stéphanois sont désormais sixièmes de Ligue 1. Un spectaculaire changement de rythme, puisque Saint-Etienne pointait, à la mi-saison, à une bien triste seizième place. Troyes est toujours 18e et en position de barragiste mais à désormais quatre points de retard sur Toulouse 4e.
Nice 1 - 0 Montpellier
Face à un surprenant concurrent direct pour les places européennes, Nice n’a pas tremblé. Vainqueur 1-0 d’un Montpellier qui aime embêter les grosses équipes, les Aiglons confortent leur cinquième place au classement. Pierre Lees Melou a inscrit le seul but du match, d’une belle frappe lointaine. Toujours menacés par Saint-Etienne et Rennes, les joueurs de Lucien Favre restent en bonne position pour jouer l’Europe la saison prochaine. ce sera sûrement sans Mario Balotelli, qui publiait samedi un message on ne peut plus explicite sur son compte Instagram : « ça a été deux années merveilleuses, merci pour tout. »
Guingamp 3 - 1 Monaco

   


Monaco était peut-être encore sonné. Une semaine après la claque 7-1 reçue contre le PSG, les joueurs de Leonardo Jardim n’ont pas su relever la tête, bien au contraire. Alors que leur deuxième place était menacée par les victoires de Lyon et Marseille, les Monégasques ont été battus 3-1 par Guingamp. Pire, l’ASM a été complètement dominé par les Bretons, à 11 contre 11 d’abord puis rapidement en infériorité numérique après l’expulsion de Jemerson, coupable d’une main dans la surface. Jimmy Briand sur Penalty, Etienne Didot d’une magnifique reprise puis Marcus Thuram d’une frappe placée ont permis à Guingamp d’assommer leurs adversaires du soir, privés de Falcao blessé à l’échauffement. Toujours deuxième, Monaco n’a plus qu’un point d’avance sur les deux olympiques.
Amiens 3 - 1 Strasbourg

   


La bataille des promus a tourné à l’avantage du mieux classé des deux : Amiens l’emporte 3-1 face à Strasbourg et prend le large par rapport à la zone rouge. Les Picards ont désormais onze points d’avance sur le 18e, un matelas confortable. C’est plus compliqué pour Strasbourg, qui n’a pas gagné depuis le mois de février. Thomas Monconduit a ouvert le score en fin de première période pour Amiens sur une action confuse qui a vu Serge Gakpé, K-O après un choc avec le gardien, sortir sur civière. Manzala et Kakuta ont alourdi le score en fin de match. Saadi inscrira un but anecdotique pour le Racing dans les arrêts de jeu. Amiens est presque assuré de rester en Ligue 1.
Metz 1 - 1 Caen

   


Pendant deux minutes, Metz a bien cru relancer complètement la course au maintien en revenant à un point du 19e. Mais deux minutes après un but contre son camp de Damien Da Silva, le jeune Jessy Deminguet a ramené Caen à égalité en inscrivant son premier but en Ligue 1, un magnifique ciseau. Metz a clairement dominé cette rencontre, mais n’a pas pu concrétiser. Le gardien Kawashima a même sauvé le point du nul en gagnant son duel face à Frederic Guilbert. Le match contre Lille lors de la prochaine journée ressemblera à une finale pour le maintien, entre la lanterne rouge et le dix-neuvième.
Toulouse 2 - 0 Angers

   


Toulouse réalise la bonne opération de la soirée, en battant Angers 2-0. Cette victoire, acquise grâce à des buts de Sanogo et Gradel (sur penalty) permet aux Toulousains de revenir à un point de la seizième place. Dominateur, le TFC n’a jamais vraiment été inquiété par Angers. Surtout, les joueurs de Mickaël Débève ont désormais quatre points d’avance sur Troyes, le barragiste, et un match en retard (à disputer à Caen, le mercredi 25 avril).

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-17"> ¤ La Française a battu Coco Vandeweghe en trois sets et permet à la France de revenir à 1-1 dans cette demi-finale. Pauline Parmentier avait perdu le premier match.
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Fed Cup : Kristina Mladenovic ramène la France à égalité avec les Etats-Unis

La Française a battu Coco Vandeweghe en trois sets et permet à la France de revenir à 1-1 dans cette demi-finale. Pauline Parmentier avait perdu le premier match.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 19h44
 • Mis à jour le
22.04.2018 à 13h08
   





                        



   


Kristina Mladenovic ne se présentait pas vraiment en confiance sur le court de terre battue d’Aix-en-Provence. Victime de douleurs au dos et contrainte à l’abandon la semaine dernière, la 20e mondiale a tenu son rang dans cette demi-finale de Fed Cup. Leadeuse de l’équipe de France pour cette demi-finale face aux ultras favorites, qui alignent trois joueuses membres du top 20 mondial, Mladenovic n’a pas tremblé. Elle a disposé en trois sets de l’Américaine Coco Vandeweghe, 1-6, 6-3, 6-2 et s’est rassurée avant son match du dimanche. Après un premier set complètement raté, la Française a petit à petit pris l’ascendant sur son adversaire et a réussi, en variant son jeu, à mettre en difficulté l’Américaine.
Un peu plus tôt dans la journée, Pauline Parmentier a produit un bon match mais a été battue en deux sets par Sloane Stephens (7-6, 7-5). La 122e joueuse mondiale a plutôt bien joué mais n’a pas pu concrétiser ses occasions pour l’emporter. Lors du premier set, elle a notamment eu cinq balles de set, toutes gâchées, avant de perdre la manche au tie-break. Après le match, la Nordiste nourrissait quelques regrets : « J’ai eu beaucoup d’occasions. Ce qu’il me manque, c’est de jouer plus de matches comme ça dans la saison. Avec un peu plus de confiance, je pense que j’aurais converti certaines occasions. » 
Dimanche, Kristina Mladenovic affrontera la numéro 1 américaine Sloane Stephens, neuvième mondiale et vainqueure de son premier tournoi du Grand Chelem, l’US Open, cette année. La Française de 24 ans pourrait, en cas de victoire, donner l’avantage aux Bleues dans cette demi-finale. Dans l’autre partie du tableau, la République tchèque mène 2-0 face à l’Allemagne après la première journée.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-18"> ¤ L’OM a facilement dominé le Losc (5-1) lors de ce match de la 34e journée de Ligue 1. Une défaite très inquiétante pour des Lillois bloqués à la 18e place du classement.
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Ligue 1 : Surclassé à Marseille, Lille s’enfonce dans la crise

L’OM a facilement dominé le Losc (5-1) lors de ce match de la 34e journée de Ligue 1. Une défaite très inquiétante pour des Lillois bloqués à la 18e place du classement.



Le Monde
 |    21.04.2018 à 19h31
 • Mis à jour le
21.04.2018 à 21h56
   





                        



   


« On fait un match de touristes ». Les mots sont durs mais choisis. Ils sortent de la bouche de Yassine Benzia, capitaine du Losc, à la mi-temps. Les Lillois sont alors menés 4-0 au stade Vélodrome dans un match de la 34e journée de Ligue 1 déjà décisif dans la lutte pour le maintien. Sauf que cette équipe n’a jamais donné l’impression de jouer sa survie en Ligue 1.
Face à la faiblesse et au manque d’investissement de l’opposition, les Marseillais n’ont pas eu à forcer leur talent. Très éphémère ancien joueur du Losc, Florian Thauvin ouvre la marque d’une belle tête plongeante (12e) sur un centre de Sarr. L’international transforme ensuite un penalty que Dimitri Payet (30e) lui a laissé tirer.
Démissionnaire en défense, les Lillois sombrent en l’espace de huit minutes avec un doublé du Grec Kostas Mitroglou (35e, 38e) qui avait attendu la 20e minute avant de toucher son premier ballon du match. Au retour des vestiaires, Yassine Benzia tente bien de sonner la révolte d’une belle frappe du pied gauche (54e). Un feu de paille. Lucas Ocampos profite d’une nouvelle absence de la défense du Losc (68e) pour inscrire le but du 5-1.

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Grâce à cette victoire, les Marseillais reviennent à la haute de Lyon à la 3e place avec 69 points et préparent de la meilleure des façons sa demi-finale aller en Ligue Europa contre Salzbourg, jeudi au Vélodrome. De son côté, Lille glisse à la 19e place mais le plus inquiétant est ailleurs en attendant les matchs de ses concurrents directs pour le maintien (Troyes, Toulouse, Metz). Les hommes de Christophe Galtier ont surtout donné l’impression d’une équipe à la dérive et sans envie de se battre pour sa survie en Ligue 1. Inquiétant pour un club qui connaît bien d’autres problèmes par ailleurs (le Losc est sous le coup d’une rétrogradation administrative à titre conservatoire).
Galtier va « faire des choix »
« Lorsque vous êtes mauvais dans les deux surfaces, vous ne pouvez rien espérer », a estimé Christophe Galtier en conférence presse. L’entraîneur lillois regrettait l’individualisme d’une équipe dont la jeunesse est avancée défaite après défaite en guise d’explication un peu facile. « Chacun a voulu jouer sa partition, sans garder l’équilibre de l’équipe. On reproduit souvent les mêmes erreurs. Ce qui m’interpelle, c’est que nos joueurs manquent de sacrifice pour le partenaire. Beaucoup trop de joueurs s’effacent parce qu’on pense que le football n’est que lorsqu’on a le ballon dans les pieds, à son rythme et à sa manière. » 
Lors de la prochaine journée, la réception de Metz (un concurrent direct pour le maintien) s’annonce déjà comme le match à ne pas perdre. Reste à savoir avec quelle équipe. Après cette faillite collective et individuelle, Christophe Galtier envisage d’écarter certains joueurs : « Il y aura des choix à faire. Je les ferai dans l’intérêt de l’équipe et du club. Il faudra être fort mentalement. »
Capitaine du jour en l’absence d’Ibrahim Amadou, Yassine Benzia a tenté de positiver tant bien que mal malgré cette position de relégable. « On reste à égalité avec le 18e (Troyes qui se déplace à Saint-Etienne dimanche, N.D.L.R.), on ne veut rien lâcher tant que mathématiquement on peut, on va y croire. Il reste quatre batailles. » Il est temps. Avec la victoire de Toulouse contre Angers (2-0), le Losc pointe désormais à quatre points de la 17e place et du maintien.

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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-19"> ¤ L’OM a surclassé le Losc (5-1) dans ce match de la 34e journée de Ligue 1 et revient à hauteur de Lyon à la 3e place.
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<filname="SURF-0,2-3242,1-0,0-20"> ¤ L’OL a signé sa sixième victoire de rang en Ligue 1 en s’imposant à Dijon (2-5). Un peu plus tôt dans la soirée, Nantes a été accroché par Rennes (1-1).
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Ligue 1 : Lyon talonne Monaco, Nantes et Rennes au coude-à-coude

L’OL a signé sa sixième victoire de rang en Ligue 1 en s’imposant à Dijon (2-5). Un peu plus tôt dans la soirée, Nantes a été accroché par Rennes (1-1).



Le Monde
 |    21.04.2018 à 03h06
   





                        



   


Lyon a mis la pression à la fois sur Marseille pour la troisième place et sur Monaco pour la deuxième en s’imposant sur le terrain de Dijon (5-2), vendredi 20 avril, lors de la 34e journée de Ligue 1. L’OL reste sur six victoires de suite et égale son record de buts inscrits sur une saison datant de 2016-2017 (77). Il possède trois points d’avance avec une meilleure différence (+39 contre + 27) sur l’OM qui joue samedi contre Lille. Les Lyonnais, qui ont réussi à marquer cinq buts à l’extérieur pour la cinquième fois cette saison, sont aussi revenus à une longueur des Monégasques, sur lesquels la différence est un peu meilleure (+2), et qui se déplacent à Guingamp samedi.

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Pourtant, les Rhodaniens, toujours en 4-4-2 avec le retour de Nabil Fekir comme titulaire au poste de meneur de jeu, n’ont pas livré une grande performance, notamment sur le plan défensif face à une valeureuse formation dijonnaise et ce, jusqu’au but libérateur de Bertrand Traoré, servi par Maxwel Cornet (4-2, 77e). Ce dernier ajoutait même un cinquième but pour Lyon en fin de partie après une action menée par Aouar et Traoré (5-2, 83e) qui donne une allure très flatteuse à la victoire de l’OL.
Les Lyonnais sont retombés dans leurs travers, manque de concentration et de rigueur, d’impact dans les duels, qui leur ont fait perdre seize points cette saison contre des équipes de la seconde moitié du classement telles Dijon (12e, 42 points) qui avait d’ailleurs obtenu le résultat nul à l’aller (3-3). Cela a failli encore leur coûter cher cette fois-ci.
Nantes et Rennes inséparables

   


Nantes et Rennes n’ont pu se départager vendredi (1-1) au terme d’un match tendu où l’expulsion de Sala au tout début de la seconde période aura certainement été un tournant. Rennes reste 5e avec 48 points, mais menacé par Nice (6e, 47) et Montpellier (7e, 46) qui s’affrontent dimanche, et même par Saint-Étienne (9e, 46) qui reçoit Troyes le même jour.
Nantes est lui intercalé à la 8e place avec 46 unités, mais les Girondins de Bordeaux, 10e avec 43 points, rejoindraient les hommes de Claudio Ranieri s’ils réussissaient l’exploit de battre le PSG.

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« Ce n’est pas un derby qui restera dans les annales », a déploré l’entraîneur rennais Sabri Lamouchi après le match. Ni par son contenu, ni par ses conséquences quasi-inexistantes dans la course à l’Europe. Un derby qui ne laissera que des frustrés.
Nantes reverra avec incrédulité cette 64e minute où Jules Iloki, Prejuce Nakoulma et Abdoulaye Touré ont tour à tour raté le but du break. Pour Rennes, la tête de Diafra Sakho a frôlé la transversale. Celle, quelques secondes plus tard, de Wahbi Khazri, a miraculeusement été détournée sur le poteau par Ciprian Tatarusanu, encore bien présent sur une tête de Joris Gnagnon, le tout dans les cinq dernières minutes.
Les Canaris pourront aussi se mordre les doigts de cet excès d’engagement d’Emiliano Sala, averti en première période pour un coup de coude et expulsé dès la 46e pour une intervention maladroite sur James Léa-Siliki. « Je pense que l’arbitre a été un peu sévère avec nous. En France, les joueurs font toujours ça, à chaque tacle : ils font “aaaaah” comme s’ils allaient mourir et l’arbitre donne le carton jaune », s’est plaint le coach des Canaris, Claudio Ranieri.

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Dans un match tendu, disputé par une chaleur inhabituelle pour un soir de fin avril, ce jeu en infériorité numérique a sans doute coûté cher aux Nantais, permettant aux Rennais de rester invaincus à la Beaujoire depuis janvier 2005.



                            


                        

                        

