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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-1"> ¤ Bruxelles estime que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays.
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Dublin et Apple signent un accord pour collecter 13 milliards d’euros d’« avantages fiscaux indus »

Bruxelles estime que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h44
   





                        


Le gouvernement irlandais a annoncé mardi 24 avril la signature avec Apple d’un accord permettant le versement, sur un compte bloqué, de 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux jugés indus par l’Union européenne. La Commission avait demandé il y a plus d’un an à l’Irlande de commencer à récupérer les fonds.
Cet accord, dont la signature formelle était prévue pour la fin de la journée mardi, permet la mise en place d’un compte sous séquestre vers lequel seront virés les capitaux correspondant aux « avantages fiscaux indus » perçus par Apple, selon l’exécutif européen.

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Bruxelles estime en effet que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays, qui lui aurait permis de ne soumettre à l’impôt qu’une infime partie des milliards gagnés en Europe. L’Irlande abrite le siège européen d’Apple qui y enregistre tous les bénéfices réalisés dans cette zone géographique ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.
Dublin et Apple contestent
Les 13 milliards d’euros devraient être transférés sur le compte bloqué d’ici à la fin du troisième trimestre, a expliqué le ministre des finances irlandais, Paschal Donohoe, dans un communiqué. Le ministre a néanmoins réaffirmé que Dublin « contest [ait] l’arbitrage » de la Commission européenne, jugeant tout à fait légales les conditions fiscales entourant l’activité de la marque à la pomme en Irlande. En tant qu’Etat membre, l’Irlande entend toutefois « bien se conformer à ses obligations légales ».
Le gouvernement irlandais va donc placer les sommes en jeu sur ce compte bloqué en attendant le résultat des appels du pays et du groupe américain sur le fond de la décision européenne d’imposer à Apple le remboursement à Dublin.
En attendant d’être fixé sur le fond, M. Donohoe a justifié le temps pris pour la collecte par la complexité et l’ampleur de la procédure, « la plus importante de ce type » jamais réalisée, a-t-il assuré.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-2"> ¤ L’intersyndicale avait suspendu sa participation à la concertation avec la ministre des transports, le 19 avril, exigeant d’être reçue par le premier ministre.
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SNCF : les syndicats obtiennent une rencontre avec Edouard Philippe le 7 mai

L’intersyndicale avait suspendu sa participation à la concertation avec la ministre des transports, le 19 avril, exigeant d’être reçue par le premier ministre.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h38
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h46
    |

                            Éric Béziat








                        



   


Dans une lettre adressée, mardi 24 avril, aux quatre syndicats représentatifs de la SNCF (CGT, UNSA, SUD, CFDT), le premier ministre, Edouard Philippe, propose de rencontrer chacune des confédérations, lundi 7 mai, afin de prolonger les discussions sur la réforme ferroviaire contestée par les syndicats et votée par l’Assemblée nationale, le 17 avril dernier.
Il s’agit de la réponse à un précédent courrier signé des quatre organisations et qui interpellait, le 20 avril, le premier ministre sur la méthode de concertation et leur refus de participer aux discussions avec la ministre des transports, Elisabeth Borne. Les propos d’Edouard Philippe ne satisferont sans doute pas les syndicats, ces derniers réclamaient une rencontre tripartite incluant les représentants du patronat des transports.
Une double négociation commence
Si le premier ministre « regrette » que les syndicats aient « choisi de poursuivre un mouvement de grève qui gêne considérablement les Français et l’activité économique », ainsi que leur « décision de ne plus participer aux concertations en cours, alors qu’elles étaient presque arrivées à leur terme et avaient porté leurs fruits », Edouard Philippe donne surtout le coup d’envoi à l’acte II de la réforme.
Les concertations de la première phase prenant fin mercredi 25 avril, M. Philippe rappelle qu’une double négociation va désormais commencer. D’une part, une discussion avec la SNCF pour finaliser le projet stratégique de l’entreprise et son pacte social. D’autre part, l’intensification de la négociation sur la convention collective de branche qui doit être finalisée d’ici au 1er janvier 2020.

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« Efforts supplémentaires des contribuables »
Avant que le texte de la réforme ne soit porté devant le Sénat (le 23 mai en commission, le 29 mai en séance), Edouard Philippe précisera quels seront « les grands équilibres économiques à venir du système ferroviaire ».
Il rappelle au passage que la reprise de la dette se fera de manière progressive, à compter du 1er janvier 2020, conformément aux annonces du président de la République. « Cela demandera un effort supplémentaire des contribuables qui apportent déjà chaque année plusieurs milliards d’euros au financement du système ferroviaire (…), souligne M. Philippe. J’y vois la marque de l’attachement de l’ensemble de la nation au service public ferroviaire. »
Les syndicats de la SNCF se réunissent mardi, au dixième jour d’une grève qui perturbe encore fortement le trafic, pour débattre de la stratégie à adopter face à un gouvernement inflexible.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-3"> ¤ La volonté du géant du Net d’installer un « campus » destiné aux start-up au cœur d’un quartier populaire et alternatif suscite la colère de certains habitants. L’image de Google, comme celle de Facebook, serait-elle en train de changer ?
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A Berlin, la fronde des anti-Google

La volonté du géant du Net d’installer un « campus » destiné aux start-up au cœur d’un quartier populaire et alternatif suscite la colère de certains habitants. L’image de Google, comme celle de Facebook, serait-elle en train de changer ?



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h00
    |

            Yves Eudes (Berlin, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Berlin, quartier de Kreuzberg. Sur le quai longeant le canal Landwehr, l’ancienne station électrique Umspannwerk, un vaste bâtiment en brique dominant le quartier, abrite désormais une dizaine de petites entreprises, un restaurant chic et un bar à cocktails. L’édifice est en partie vide, mais cela ne va pas durer, car Google a loué une aile de 3 000 m2 pour installer un « campus », lieu consacré aux rencontres, aux événements et à la formation professionnelle dans le secteur du numérique.
D’ordinaire, le quai est très calme, mais, en cette soirée printanière, le vacarme est assourdissant. Ce 6 avril, comme chaque premier vendredi du mois depuis cet hiver, une centaine de manifestants ont apporté des tambours, des casseroles, des bidons et des trompettes pour un concert de rue endiablé.
L’objectif est de faire le plus de bruit possible, afin de protester, sur un mode festif, contre l’arrivée du géant américain à Kreuzberg. La manifestation, non autorisée, a été annoncée sur le Web, sur les réseaux sociaux et par des affiches, venues s’ajouter aux graffitis et banderoles hostiles à Google, ornant les murs, les vitrines, les fenêtres et l’intérieur des bars et restaurants. La police décide de confiner les manifestants sur un bout de trottoir. Ceux qui tentent de former un cortège sont refoulés, mais un autre groupe, installé sur le toit d’un immeuble voisin, avec la complicité des locataires, déploie une banderole anti-Google et tire un feu d’artifice. Au bout d’une heure, les manifestants, épuisés, se replient dans les bars du quartier.
Pourtant, en apparence, tout avait bien commencé à Kreuzberg pour Google, qui possède déjà des bureaux à Hambourg, à Munich et dans un autre quartier berlinois, et qui travaille en partenariat avec Factory, un incubateur local de start-up. Fin 2016, le groupe américain annonce qu’il va construire à Kreuzberg un campus comme il en possède déjà à Madrid, Londres, Varsovie, Tel-Aviv, Sao Paulo et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-4"> ¤ Patrick Lecante, maire d’une commune de Guyane et militant de la biodiversité, s’élève dans une tribune au « Monde » contre le projet d’exploitation aurifère dit de la « Montagne d’or ».
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En Guyane, un projet minier « à contretemps de l’histoire »

Patrick Lecante, maire d’une commune de Guyane et militant de la biodiversité, s’élève dans une tribune au « Monde » contre le projet d’exploitation aurifère dit de la « Montagne d’or ».



Le Monde
 |    24.04.2018 à 16h38
    |

Patrick Lecante (Maire de Montsinéry-Tonnégrande, président du Comité de l’eau et de la biodiversité de Guyane, administrateur de l’Agence français...







                        



                                


                            

Tribune. Le projet minier dit de la « Montagne d’or », en Guyane française, vise à exploiter d’une manière inédite l’or du sous-sol de ce département d’outre-mer. Il possède sans doute des vertus économiques. Mais il comporte surtout trois risques fondamentaux : il divise fortement la société guyanaise, lui donne de faux espoirs d’embellie économique, et il place ce territoire à contretemps de l’histoire.
Nous ne sommes pas, à ce jour en Guyane, en mesure d’exploiter nous-même nos richesses. Nous manquons de capitaux, de technologie et d’ingénierie. Alors, devons-nous confier à un consortium russo-canadien l’extraction industrielle de 85 tonnes d’or et lui laisser également conserver toute la valeur ajoutée de la transformation ?
Si nous l’acceptons, notre capital aurifère sera irrémédiablement perdu. Non seulement avec notre approbation, mais également avec nos impôts ! En effet, le système fiscal français applicable en Guyane subventionne directement le projet par divers dispositifs de défiscalisation et de subventions indirectes. Alors que la redevance des mines qui sera versée aux collectivités locales représente moins de 0,36 % de la valeur de l’or déclaré.

De plus, les chiffres annoncés de 750 emplois directs ne tiennent pas compte des capacités locales et des formations initiales. Et qu’adviendra-t-il à la fin de l’exploitation au bout de douze années, si ce n’est le chômage ? La jeunesse attend-elle vraiment des emplois subalternes dans une mine industrielle, bruyante et polluante, située en pleine forêt à 120 km de la première ville ?
Risques inouïs
Ne nous leurrons pas sur les enjeux : cette mine ne résoudra aucun problème d’emploi. Les études montrent qu’il faut créer 2 500 emplois par an pendant au moins 10 ans dans l’ouest guyanais, 4 000 par an dans toute la Guyane pour résorber le chômage. Autrement dit, il faudrait plusieurs projets miniers de cette ampleur tous les ans… Impensable !
Par...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-5"> ¤ L’étudiant Réda Mérida évoque, dans sa chronique, la révolution en cours dans les écoles d’architecture, qui s’ouvrent à de nombreuses disciplines.
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« Les architectes de demain veulent croiser les disciplines pour réinventer la ville »

L’étudiant Réda Mérida évoque, dans sa chronique, la révolution en cours dans les écoles d’architecture, qui s’ouvrent à de nombreuses disciplines.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 16h24
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h32
    |

Réda Merida







                        



   


Chronique. Réda Merida, licencié ès sciences politiques et étudiant en master « big data et analyse sociale » à Paris, évoque la révolution en cours dans les écoles d’architecture, qui s’ouvrent à de nombreuses disciplines telles que « l’urbanisme, le paysagisme, la géographie, l’histoire, la sociologie… »
Le 26 mai débutera la 16e Biennale internationale d’architecture de Venise, sous le thème du « freespace » (espace libre). C’est la plus grande manifestation offrant à des architectes, urbanistes et designers l’opportunité d’exposer leurs nouveaux projets ; et cela, jusqu’au 25 novembre.
Pour cette nouvelle édition, c’est le projet « Lieux infinis » de l’équipe d’architectes Encore Heureux qui a été retenu pour représenter le pavillon français. Sa particularité : il présente des expériences mises en place à travers la France plutôt que des projets d’architecture à proprement parler.
« Liberté d’expérimentation »
Les dix lieux choisis par Nicola Delon, Julien Choppin et Sébastien Eymard – dont Les Grands Voisins (Paris) et La friche La Belle de Mai (Marseille) – sont « le fruit d’initiatives de la société civile et de collectivités, qui incarnent une certaine liberté d’expérimentation et des possibilités offertes par l’architecture », peut-on lire sur le site du ministère de la culture.
Ce choix s’inscrit dans une vision particulière de l’architecture, pluridisciplinaire, à l’intersection de la technicité que le métier demande et de la compréhension des agents qui occupent l’espace.

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En France, 22 écoles reconnues par l’Etat et l’ordre des architectes forment au métier d’architecte, avec un parcours qui se conforme désormais au modèle universitaire européen LMD (licence-master-doctorat). Des milliers d’étudiants en sortent chaque année, qui non seulement dessineront nos bâtiments, mais imagineront nos espaces et ré-inventeront nos villes.

   


Pour avoir leur avis sur la question, j’ai rencontré Clément Marteel, étudiant en architecture passé par Rennes et Paris. « Ça tombe bien ! », commence-t-il par me dire, car son mémoire sur le retour au fleuve dans les villes traverse plusieurs thématiques : « Il touche à l’urbanisme, à l’architecture, au paysagisme, à la géographie, à l’histoire, la sociologie, la faune, la flore, le territoire, l’économie, etc. ». Il milite pour dépasser « l’architecture image », plus spectaculaire, pour aller vers une « architecture réfléchie », qui ne comble pas le vide mais le crée.
« L’important ce n’est pas de dessiner de beaux plans avec des logiciels en 3D seulement, il faut que ce soit des espaces d’échange, de vie, d’interactions et de représentation, comme Beaubourg », me dit-il en montrant le centre Georges-Pompidou derrière nous. Lui qui a dessiné des classes de cours pour les migrants de Grande-Synthe (Nord) met en priorité l’aspect fonctionnel pour chaque projet architectural qu’il réalise.
Sur sa formation d’architecte, il se dit plutôt satisfait du contenu de l’enseignement : « La particularité des études d’architecture en France, c’est la diversité des cours, on étudie la sociologie, la philosophie et d’histoire, c’est excellent. »
L’avis de Lina Skalli, étudiante en dernière année à l’Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris La Villette, a un avis plus mitigé. Pour elle, « c’est du spectacle ». Elle met en cause le manque de mise en relation du savoir théorique et du savoir pratique. « En licence, dit-elle, j’ai eu des cours de géographie, sociologie, philosophie, histoire de l’architecture, histoire du logement. [...] On te montre qu’il y a une variété de cours géniale, sauf que les cours ne sont pas reliés entre eux et ils ne sont pas du tout connectés aux projets d’architecture, qui sont les plus importants, en termes de crédits et de création ! »
« Gouvernance territoriale » revisitée
Selon elle, en plus de la curiosité personnelle, le professeur qui assure l’enseignement participe grandement à l’ouverture de l’intérêt des étudiants aux autres dimensions qui concernent les projets d’architecture. Aussi, la mobilité internationale y est pour quelque chose. « Durant mon Erasmus à Rome, j’avais la liberté de choisir n’importe quel cours, j’ai tout expérimenté ! », raconte-elle.
Son mémoire de master sur le sujet « repenser l’urbanisme » propose une réponse à la « gouvernance territoriale » française à l’aune de celle mise en place en Toscane. Et justement, il préconise de casser l’étanchéité qui existe entre les disciplines en France pour recréer une gouvernance territoriale qui touche à tous les aspects sociétaux et non uniquement la morphologie du bâtiment.
Pascal Le Brun-Cordier, fondateur du master 2 « Projets culturels dans l’espace public » à Paris-I-Panthéon-Sorbonne, souscrit à cette vision. Il reçoit plus d’une centaine de candidatures chaque année, dont beaucoup de personnes déjà diplômées en architecture ou en urbanisme qui candidatent car elles n’envisagent pas de pratiquer leur métier de manière classique. « Ils ont tous les outils en main pour être archi ou urbanistes mais considèrent qu’il leur manque quelque chose, observe l’enseignant. Ils veulent découvrir comment avec les artistes et les acteurs culturels, on peut inventer des villes plus stimulantes, inspirantes, désirables, inclusives, créatives, intéressantes. »

   


Cette transformation du métier d’architecte et d’urbaniste, et également des formations qui tâchent de s’y adapter, s’inscrit dans une tendance générale, celle de la recherche de sens et de valeurs dans la vie professionnelle de la part de la nouvelle génération. Tel est le nouveau défi.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-6"> ¤ Une cliente d’EDF prévient le fournisseur du décès de sa mère et de son souhait de reprendre son abonnement. Les factures continuent d’être envoyées chez le notaire en charge de la succession.
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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-7"> ¤ Le numéro un mondial du luxe a inauguré sa première usine de lunettes, à Longarone, en Vénétie, en partenariat avec l’italien Marcolin.
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LVMH décuple ses capacités de production de lunettes

Le numéro un mondial du luxe a inauguré sa première usine de lunettes, à Longarone, en Vénétie, en partenariat avec l’italien Marcolin.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 16h13
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 16h19
    |

                            Juliette Garnier








                        



   


LVMH a inauguré, mardi 24 avril, sa première usine de fabrication de lunettes de soleil à Longarone, dans la province de Belluno, en Vénétie. Monté en un an de temps, ce site de 8 000 m² est né de la création de Thélios, joint-venture montée avec l’italien Marcolin, numéro trois mondial de la lunetterie.
Un an après avoir inauguré une usine Bulgari, à Valenza, dans le Piémont, le groupe français aux 42,6 milliards d’euros poursuit ainsi ses investissements en Italie, en se dotant d’un 23e site de production dans le pays. « Sur les cinq dernières années, LVMH a investi 600 millions d’euros en Italie et multiplié par deux ses effectifs, les portant à 9 500 personnes », a fait valoir Antonio Belloni, directeur général délégué du groupe LVMH, lors d’une conférence de presse.
L’usine de Longarone emploie aujourd’hui 245 salariés. Elle pourrait être agrandie de « 10 000 m² supplémentaires, pour porter sa capacité de production à 4 millions de paires par an [contre 1 million aujourd’hui] », a précisé Giovanni Zoppas, PDG de Thélios.
« Une paire est devenue un accessoire de mode »

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Le numéro un mondial du luxe veut aller vite. Il le faut. Evalué à 90 milliards d’euros, le marché des lunettes est bousculé par de nouveaux comportements d’achat fort prometteurs. « Une paire est devenue un accessoire de mode », observe Jean-Baptiste Voisin, directeur de la stratégie du groupe. C’est notamment le cas sur le segment des lunettes de soleil de luxe, dont les ventes sont évaluées à 13 milliards d’euros dans le monde.
Les perspectives du marché sont jugées alléchantes. Pour les plus jeunes consommateurs, s’acheter une paire Dior ou Gucci est souvent leur premier achat de produit de luxe. « Tout comme l’est l’achat d’un rouge-à-lèvres », estime M. Voisin. Et les populations asiatiques, qui, pour l’heure, se protègent des rayons ultraviolets à l’aide d’ombrelles et de visières, restent à convertir au port des lunettes solaires, fussent-elles vendues à plus de 300 euros.
Production en interne
Dès lors, tous les groupes de luxe revoient leur mode de fabrication, en abandonnant les contrats de licences qu’ils accordaient à des fabricants, pour leur préférer une production en interne, répondre à la demande, contrôler la distribution et s’accorder ainsi des marges plus confortables. En 2014, Kering, rival de LVMH, avait donné le la, en créant sa filiale Kering Eyewear à Padoue en Vénétie. Elle est aujourd’hui chargée de la fabrication des modèles d’une quinzaine de marques.
L’usine de LVMH et Marcolin devrait probablement produire, à terme, les collections Dior, Fendi et Marc Jacobs, dont les licences accordées à l’italien Safilo arrivent à échéance respectivement d’ici à 2020, 2021 et 2024. Les lignes de production sont, pour l’heure, consacrées à Céline, avant Fred, à la fin de 2018, et Loewe, en 2019.

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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-8"> ¤ Ce haut fonctionnaire avait été nommé à la tête du conseil de surveillance du deuxième constructeur automobile européen en 2014.
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PSA : Louis Gallois quittera la présidence du conseil de surveillance en 2020

Ce haut fonctionnaire avait été nommé à la tête du conseil de surveillance du deuxième constructeur automobile européen en 2014.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h32
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 15h42
   





                        



   


Louis Gallois a annoncé, mardi 24 avril, qu’il céderait la présidence du conseil de surveillance du constructeur automobile PSA en 2020, lors d’une assemblée générale des actionnaires.
« Il me semble raisonnable de ne pas aller au-delà d’une certaine limite et je souhaite utiliser ces deux années » d’ici à 2020 « pour assurer la transition et préparer mon remplacement », a déclaré aux actionnaires M. Gallois, âgé de 74 ans.
Ce haut fonctionnaire, devenu capitaine d’industrie – il a notamment dirigé la SNCF et EADS, devenue Airbus –, avait été nommé à la tête du conseil de surveillance du deuxième constructeur automobile européen en 2014, alors que le groupe était au bord du gouffre. Il était arrivé à ce poste la même année que Carlos Tavares à celui de président du directoire. Il devait à l’époque servir de relais avec le gouvernement, qui avait obtenu sa nomination en échange d’une garantie publique de 7 milliards d’euros accordée à la filiale bancaire de PSA.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-9"> ¤ Le poids pris par Facebook, Twitter et les algorithmes de personnalisation renforcent des tendances déjà identifiées par la psychologie sociale, observent des chercheurs.
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Comment les réseaux sociaux accentuent l’enfermement dans ses idées

Le poids pris par Facebook, Twitter et les algorithmes de personnalisation renforcent des tendances déjà identifiées par la psychologie sociale, observent des chercheurs.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h01
    |

            William Audureau








                        



   


Internet et les réseaux sociaux sont-ils des machines à enfermer les internautes dans leurs propres certitudes ? Cette question, posée dès 2011 par le penseur du Web Eli Pariser dans son ouvrage The Filter Bubble : What The Internet is Hiding from you (Les bulles filtrantes : ce qu’Internet vous cache, non traduit), est aujourd’hui au cœur de la réflexion de nombreux chercheurs du Net.
Lundi 23 avril à la Cité internationale de Lyon, où se tient jusqu’au vendredi 27 la prestigieuse conférence annuelle itinérante des professionnels d’Internet, The Web Conference, la polarisation des idées et des débats sur les réseaux sociaux a fait l’objet d’une demi-journée d’étude mêlant ingénierie du Web et psychologie sociale. Baptisée « Polarization on social media », elle a été présentée par un groupe de chercheurs en informatique de Helsinski (Finlande), Kiran Garimella, Aristides Gionis, et Michael Mathioudakis, et un ingénieur au centre de recherche informatique du Qatar, Gianmarco De Francisci Morales.
A l’origine de ces interrogations, le constat désormais très répandu qu’au lieu d’amener les internautes à échanger leurs points de vue et bâtir des théories nuancées, utopie qui a porté la démocratisation d’Internet dans les années 1990, l’émergence des réseaux sociaux et des algorithmes de recommandation a au contraire amené une radicalisation des points de vue, une exacerbation des tensions en ligne, et une impossibilité chronique à se faire entendre et respecter.
Une vieille question de psychologie sociale
Cette impasse démocratique, remarquent les chercheurs, est loin d’être une invention du Net. La question de la formation des opinions dans un contexte social a donné naissance dès les années 1950 au concept de dissonance cognitive, du psychologue Leon Festinger, qui décrit l’état de désarroi et les stratégies d’évitement face à des opinions contraires aux siennes.
Par ailleurs, la recherche n’a pas attendu l’âge d’or de la collecte de données sur Internet pour tenter des approches quantitatives. Dans un article de 1974, « Reaching a Consensus », le statisticien américain Morris DeGroot observe déjà que les individus tendent à se conformer progressivement aux opinions émises par leurs semblables (de sexe, de couleur de peau, de religion…), même s’ils n’ont aucune connaissance de leur véracité. Ce phénomène est connu sous le nom d’homophilie, l’attirance de la similarité. « Un modèle basique, qui ne rend pas encore compte des logiques de polarisation », nuance Gianmarco De Francisci Morales.
En 2000, dans Mixing Beliefs among Interacting Agents, les chercheurs Deffuant, Neau, Amblard et Weisbuch arrivent à une conclusion plus fine : un individu moyen n’adapte ses jugements que si les opinions auxquelles il est confronté n’en sont pas trop éloignées. « C’est l’idée que si quelque chose est trop éloigné de ce à quoi je crois, je ne vais même pas lui accorder mon attention », résume Gianmarco De Francisci Morales.
L’importance du groupe
De nombreux phénomènes consistant à protéger et maintenir une sorte de zone de confort intellectuel sont ainsi décrits, comme le biais de confirmation (consistant à privilégier les informations favorables au renforcement de ses idées). Michael Mathioudakis donne l’exemple concret des journaux et chaînes d’opinion : un électeur démocrate regarde davantage CNN que Fox News, et inversement pour un militant républicain.
Ces biais individuels se retrouvent par ailleurs renforcés par le collectif. Le juriste et philosophe américain Cass Sunstein a théorisé en 2002 la loi de la polarisation de groupe, selon laquelle « un groupe d’individus tend à prendre des décisions plus extrêmes que les inclinations naturelles de ses membres ».
Cette gymnastique de l’opinion tient pour beaucoup à la nature des raisonnements employés : l’intuition, l’argumentation a posteriori, la persuasion et l’influence sociale jouent un rôle plus important que la logique et la réflexion individuelle, note Gianmarco De Francisci Morales. « Même quand on a au départ des opinions peu affirmées, plus on interagit avec son environnement social, plus celles-ci se renforcent. »
La responsabilité des algorithmes de personnalisation
Alors, quelle est la part de responsabilité des sites et services Internet ? S’ils ne sont pas à l’origine des logiques de polarisation, ils la favorisent néanmoins de par leur fonctionnement, expliquent les chercheurs – et ce volontairement, car ils y trouvent un intérêt. Michael Mathioudakis fait mine de s’interroger :
« Les plateformes étant au courant des opinions des utilisateurs et cherchant à maximiser leur satisfaction, quel contenu vont-elles leur montrer ? Pourquoi leur montrer du contenu dissonant ? »
Souvent résumée à Facebook, la fameuse bulle de filtre naît ainsi dès l’apparition du moindre algorithme de personnalisation, que ce soit sur un moteur de recherche comme Google, une plateforme de commerce en ligne comme Amazon ou de vidéos comme YouTube.
Ce phénomène est toutefois renforcé sur les réseaux sociaux, parce que les plateformes renvoient leurs utilisateurs non pas vers des produits ou des informations mais vers des personnes similaires, réenclenchant des logiques de groupe.
L’effet social décuplé de Facebook
L’effet est particulièrement notable sur Facebook et Twitter. Dans un article de 2018 qu’il a cosigné, « Political Discourse on Social Media : Echo Chambers, Gatekeepers, and the Price of Bipartisanship », Michael Mathioudakis observe que si le modèle de recommandation de contenus de Facebook fonctionnait de manière aléatoire, l’exposition à des idées variées serait totale.
Mais dans les faits, celle-ci est très limitée, et le premier et principal vecteur de réduction de l’éventail d’idées est le réseau de contacts. « Sur Facebook, note-t-il, la polarisation opère davantage par les amis [the network] que par algorithme ». 
Dans un second temps, les contenus suggérés par la plateforme elle-même, puis choisis par l’utilisateur accentuent un peu plus encore l’exposition à un seul type d’opinion, et l’enfermement dans un type d’idées. Mais c’est l’effet de groupe qui joue le rôle le plus important.
Renverser une opinion
Pour autant, l’effet polarisant des réseaux sociaux peut également être renversé, même si cela ne se fait pas sans casse. Il s’agit du « backfire effect » étudié par Redlawks, dans un article de 2010 intitulé « The Affective Tipping Point : Do Motivated Reasoners ever “Get it ?” ».
Ses conclusions sont étonnantes, car, à court terme, la contradiction peut produire un effet contre-productif, relève Gianmarco De Francisci Morales : 
« Quand on expose des militants à des informations négatives sur une personne proche de leurs idées, au début, cela renforce leur sympathie pour cette personne. Mais à partir d’un certain nombre d’informations négatives, ils finissent par changer d’avis. »



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-10"> ¤ L’économiste Alain Fauqueur estime, dans une tribune au « Monde », que la monnaie virtuelle, au-delà des errements de la spéculation, n’a pas dit son dernier mot.
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Le bitcoin « aura fait progresser la désintermédiation et nourri craintes bancaires et espoirs libertaires »

L’économiste Alain Fauqueur estime, dans une tribune au « Monde », que la monnaie virtuelle, au-delà des errements de la spéculation, n’a pas dit son dernier mot.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h00
    |

Alain Fauqueur (Economiste et ancien expert de l'ONU)







                        



                                


                            

Tribune. L’envolée du prix d’un produit financier, immobilier ou autre, signale la formation d’une bulle spéculative. Elle s’installe et attire à elle une cohorte de joueurs. Et elle éclatera avec des prises de bénéfices pour les uns et des pertes pour les autres. Les possesseurs, aujourd’hui, de 40 % du stock mondial de bitcoins sont assurés de la raréfaction progressive de l’émission de cette monnaie parallèle. Le tarissement est en effet constitutif de cette unité monétaire : il est programmé avec un plafond de 21 millions de bitcoins, fixé par l’algorithme fondateur. Cela correspond à un horizon proche des années 2040.
Les possesseurs de bitcoins seraient aujourd’hui quelques centaines. Attendent-ils leur moment ? Le cours de la monnaie virtuelle, qui a flirté avec les 10 000 euros, est maintenant redescendu à un niveau proche de 7 000 euros. Il connaît des fluctuations caractéristiques des produits de pure spéculation, c’est-à-dire avec peu de cordes de rappel vers l’économie réelle. Aucune dans le cas présent. D’un certain point de vue, les subprimes, avec leur pyramide de titrisations, étaient plus rassurants par leur référence au marché de l’immobilier, pourtant devenue bien lointaine.
Un processus explosif
Si l’on s’intéresse à la création de cette monnaie pour la vingtaine d’années à venir, il apparaît que la consommation d’énergie requise correspond à un processus explosif. En effet, la surenchère financière s’accompagne d’une surenchère internationale en kilowatts, voire en gigawatts.
Plus précisément, la création de bitcoins, incorruptible comme sa gestion, répond à des protocoles dits « de minage », qui récompensent les vainqueurs d’une course à des capacités de calcul toujours plus grandes. Pour certains, l’image est celle de la résolution d’un sudoku, non plus en deux dimensions, mais en n dimensions. Un paramètre rigoureusement indépassable pour un intrus dans cette surenchère de moyens de traitement...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-11"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de spécialistes de la gériatrie estime qu’il existe des solutions pour épargner aux familles le drame financier de la dépendance.
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Pour « une assurance-autonomie publique obligatoire »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de spécialistes de la gériatrie estime qu’il existe des solutions pour épargner aux familles le drame financier de la dépendance.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 14h00
    |

                            Collectif








                        



                                


                            

Tribune. La perte d’autonomie, liée chez un certain nombre de personnes âgées, à une maladie chronique invalidante, est un drame humain et financier pour les personnes atteintes et leurs proches. La prise en charge et la qualité des soins sont souvent insuffisantes, les soignants épuisés et le « reste à charge » trop lourd pour certaines familles. Par exemple, en institution, le coût d’hébergement varie de 1 600 euros à plus de 4 000 euros mensuels alors que la moyenne des retraites, en France, n’est que de 1 365 euros par mois !
Tous les gouvernements ont tenté des améliorations mais se sont heurtés au défaut de financement. Il faut trouver de l’argent neuf. Or les caisses de l’Etat sont vides et les familles, en particulier les classes moyennes, sont écrasées par les coûts induits par la perte d’autonomie.
Le paradoxe est que le coût de la prise en charge de la dépendance, insurmontable pour la personne, n’est que très modestement valorisé dans les comptes sociaux de la nation. En effet, l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), seule aide aux familles pour prendre en charge la dépendance, n’est abondée que de 5,5 milliards d’euros. Par comparaison, pour l’ensemble des régimes obligatoires de base, l’assurance-maladie représente 207 milliards d’euros par an, les retraites 230 milliards (chiffres 2017 provisoires).
Seuls 8 % de la population des plus de 60 ans sont atteints de dépendance, ce qui ne représente que 2,6 % de la population susceptible de cotiser
Toutes les solutions proposées impactent lourdement les familles (viager, liquidation du patrimoine, etc.). Une seule, pratiquée dans certains pays, par exemple au Japon, n’a pas encore été retenue par les politiques : l’assurance-autonomie publique obligatoire, différente des contrats actuellement proposés par les compagnies d’assurances.
Pourquoi cette solution déjà étudiée en 2011 n’est-elle pas proposée par les politiques et gouvernants en place ? Parce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-12"> ¤ A moins d’un an de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, l’évolution des discussions suscite l’optimisme du centre de la finance londonienne.
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Brexit : la City retrouve l’espoir d’un accord dans le domaine financier

A moins d’un an de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, l’évolution des discussions suscite l’optimisme du centre de la finance londonienne.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 13h13
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



                                


                            
Le ton a désormais changé. A moins d’un an de la date officielle de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), le 29 mars 2019, la City semble retrouver espoir. Lors de la conférence City Week, qui réunissait, lundi 23 avril, la plupart des grands acteurs du centre financier londonien, la majorité des participants semblait croire à un accord sur le Brexit qui inclurait la finance.
« Au début, les Européens insistaient sur la punition nécessaire qu’il fallait infliger au Royaume-Uni, mais leur approche est désormais beaucoup plus pragmatique », se félicite Mark Hoban, un ancien secrétaire d’Etat à la City, qui mène aujourd’hui un gros travail de lobbying à travers l’UE. « Il y a un optimisme qui se dégage, la plupart des participants pensent qu’il y aura un accord », résumait à la fin de la conférence Anthony Belchambers, président de Saxo Capital Markets, une banque d’investissement. Comme un symbole, la conférence se déroulait dans l’immense salle de réception de Guildhall, le bâtiment officiel de la corporation de la City, où trône une impressionnante statue du duc de Wellington, vainqueur de la bataille de Waterloo en 1815…
Le regain d’optimisme du centre financier tient à deux facteurs. D’une part, le processus de négociation du Brexit avance. En décembre, l’accord de divorce a été signé. En mars, Londres et l’UE se sont entendus sur une période de transition menant à fin 2020, pendant laquelle rien ne changera. Tout reste suspendu à l’accord final, que Britanniques et Européens espèrent conclure en octobre.
Des « divergences de vue » au sein du bloc européen
D’autre part, la Commission européenne a publié récemment un communiqué qui contient deux petits mots auxquels se raccroche la City : « équivalence améliorée ». Derrière ce jargon se trouvent peut-être les premières fissures au sein du bloc européen sur les négociations du Brexit.

Jusqu’à présent, le Royaume-Uni devait, en principe,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-13"> ¤ En remettant en cause l’organisation tentaculaire de Hyundai, le fonds activiste Elliott gêne les projets successoraux du patron du conglomérat, mais arrange le pouvoir à Séoul, note l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.
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« Un loup de Wall Street à l’assaut du capitalisme coréen »

En remettant en cause l’organisation tentaculaire de Hyundai, le fonds activiste Elliott gêne les projets successoraux du patron du conglomérat, mais arrange le pouvoir à Séoul, note l’éditorialiste économique du « Monde » Philippe Escande.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 12h31
    |

            Philippe Escande








                        



                                


                            
Chronique. Le crépuscule d’un roi est ­toujours une période douloureuse où les misères de la vieillesse se mêlent aux soucis de la transmission. A 80 ans, Chung Mong-koo n’échappe ni aux unes ni aux autres. Alors qu’il tente d’installer son fils sur le trône de Hyundai, le premier constructeur automobile coréen, voilà qu’un prédateur américain célèbre vient lui chercher noise. Le fonds ­Elliott, grand contempteur des gouvernances obscures, est entré dans le capital du groupe et demande une ­réforme complète de l’organisation de l’entreprise.
Quand il a succédé à son père, le fondateur du conglomérat, Chung Mong-koo a affronté sa première bataille, celle du démantèlement, à la suite de la crise asiatique de 1998, de l’empire qui fabriquait des ascenseurs, des bateaux, des voitures et gérait des supermarchés. Recentré sur l’automobile, il a su, en une génération, construire un géant mondial du secteur. Mais, comme l’autre grand conglomérat coréen, Samsung, Hyundai n’a pas échappé aux démons de la fraude et de la corruption. Convaincu de détournement de fonds au profit de son fils en 2007, Chairman Chung est condamné à trois ans de prison. Puis aussitôt relâché contre une donation d’un milliard de dollars (environ 820 millions d’euros) à une organisation caritative, eu égard à son importance considérable pour l’économie de la Corée du Sud. Ainsi va le monde des affaires au pays du Matin-Calme.

Jusqu’à ce que débarque Paul Singer, un New-Yorkais de 73 ans qui, sous sa barbe de grand-père, cache un tempérament teigneux et intrépide. Après s’être attaqué à la dette argentine, aux entreprises de technologie américaines et même à des sociétés françaises (les autoroutes Paris-Rhin-Rhône, et plus récemment Sigfox et Vivendi), il a décidé de monter à l’assaut du capitalisme coréen. Construit après la deuxième guerre mondiale, ce dernier s’est appuyé sur des conglomérats aussi tentaculaires qu’opaques, comme Hyundai ou Samsung, dont l’objectif...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-14"> ¤ Les syndicats de la SNCF se réunissent mardi, au dixième jour d’une grève qui perturbe encore fortement le trafic.
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SNCF : l’intersyndicale affine sa stratégie sur la grève

Les syndicats de la SNCF se réunissent mardi, au dixième jour d’une grève qui perturbe encore fortement le trafic.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 12h27
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 16h01
   





                        



   


Les syndicats de la SNCF se réunissent mardi 24 avril, au dixième jour d’une grève qui perturbe encore fortement le trafic, pour débattre de la stratégie à adopter face à un gouvernement inflexible.
La direction de la SNCF compte sur un TGV et un Intercités sur trois en circulation, ainsi que deux Transiliens et TER sur cinq. Comme lundi, un train sur deux devrait circuler en moyenne à l’international et, en région parisienne, sur les très fréquentées lignes A et B du RER.
A 13 heures, les cheminots doivent se rassembler place de la Bourse à Paris et devant les sièges régionaux du Medef, pour dire « non à la SNCF par actions ». A l’origine de l’initiative, la CGT-Cheminots (premier syndicat de la SNCF) entend protester contre la transformation du groupe ferroviaire, au 1er janvier 2020, en société anonyme à capitaux publics. Les syndicats y voient un « premier pas » vers une privatisation, malgré les démentis répétés du gouvernement. Les cheminots seront soutenus par des salariés grévistes dans l’énergie, à l’appel de la FNME-CGT, première organisation syndicale du secteur.
A 17 heures, l’intersyndicale de la SNCF au complet (CGT, UNSA, SUD et CFDT) se retrouvera au siège de SUD-Rail, à Saint-Denis.
Quelles suites pour la grève ?

   


Les syndicats discuteront de la poursuite ou non du mouvement après le 28 juin. Certains envisagent une grève pendant l’été. « Ça fait le buzz aujourd’hui de dire qu’on pourrait être encore en grève cet été, on pourrait l’être encore à Noël ou au Nouvel An », a déclaré Didier Aubert, de la CFDT-Cheminots, mardi à l’antenne de Radio classique. Interrogé par l’AFP, Roger Dillenseger de l’UNSA n’a « pas envie d’annoncer qu’on ne trouvera pas de solution en trois mois », un scénario « impensable au regard des usagers, de l’entreprise, des cheminots ».
Un autre débat fait rage : faut-il se rendre mercredi à la séance censée clôturer la concertation sur « l’amélioration de la qualité du service public ferroviaire », au côté du patronat, d’associations d’élus, de collectivités et d’usagers, de députés et sénateurs et d’ONG environnementales ? Les syndicats ayant décidé la semaine passée de ne plus discuter avec la ministre des transports, Elisabeth Borne, « logiquement aucune organisation syndicale ne devrait y participer », avance Sébastien Mariani (CFDT). L’UNSA espère au contraire pouvoir « trouver la solution pour y participer ».
L’intersyndicale débattra également du lancement, mercredi selon la direction SNCF, des négociations internes sur la nouvelle organisation du travail et le futur socle social des cheminots.
Les jours de congés entre les jours de grève ne seront plus payés
La direction et les syndicats s’opposent par ailleurs concernant le mode de calcul de la paie des cheminots. En effet, chaque série de deux jours de grève correspond à un préavis particulier, ce qui évite l’ajout des jours de congé dans le décompte, ce calcul pénalisant ne se déclenchant qu’au bout de trois jours de grève.

        Comprendre :
         

          SNCF : le coût de la grève pour les cheminots



Mais la direction de la SNCF a décidé que ce chapelet de jours de grève n’était en fait qu’un seul et même préavis, ce qui renchérit la perte de salaire pour les grévistes. « La différence est énorme pour la plupart des cheminots dont les salaires sont modestes, souligne M. Aufrère-Privel, secrétaire général de la CFDT-Cheminots, 60 % des rémunérations à la SNCF sont sous le salaire médian français [environ 1 800 euros brut]. »
La CFDT-Cheminots a prévu d’assigner la SNCF en justice sur ce point mercredi. Et, signe que le sujet est sensible, l’autre syndicat réformiste, l’UNSA-Ferroviaire, a également décidé d’attaquer devant les tribunaux la décision de l’entreprise.

        Paroles de cheminots :
         

          « Je vais perdre 60 euros par jour de grève, j’ai prévenu mon banquier »




La situation à Air France
Du côté d’Air France, la compagnie aérienne est touchée par une onzième journée de grève en deux mois et le plan de vols est également réduit. Environ un avion sur quatre reste au sol – 70 % des vols long-courriers, 65 % des moyen-courriers et 80 % des court-courriers sont maintenus.
L’intersyndicale, composée de personnels navigants (27,2 % de pilotes et 19,9 % d’hôtesses et stewards en grève mardi, selon les estimations de la direction) et de personnels au sol, organise un rassemblement à 11 heures à l’intérieur du siège d’Air France, à Roissy. Elle réclame une augmentation générale des salaires de 5,1 %, alors que la direction ne propose que 2 % cette année, plus 5 % supplémentaires étalés sur trois ans. Air France, qui lance jeudi une consultation des salariés sur sa proposition salariale, a annoncé mardi que les résultats seront connus le 4 mai au soir.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-15"> ¤ Le trio de tête des producteurs de la viticulture mondiale – Italie, France, Espagne – a souffert d’une météo défavorable.
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La Chine conforte sa place de deuxième vignoble mondial

Le trio de tête des producteurs de la viticulture mondiale – Italie, France, Espagne – a souffert d’une météo défavorable.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 12h01
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 14h11
    |

            Laurence Girard








                        



                                


                            

Les Chinois continuent à planter de la vigne. C’est un des enseignements de l’étude publiée par l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV), mardi 24 avril. Même si cet organisme souligne que le rythme de croissance ralentit quelque peu, le vignoble chinois a atteint 870 000 hectares en 2017, en progression de 5 900 hectares.
De quoi conforter sa place de deuxième vignoble mondial, derrière son homologue espagnol (967 000 hectares) qui, lui, a été réduit de 8 200 hectares. La France complète le podium avec une superficie plantée de ceps de 787 000 hectares, en légère expansion de 900 hectares. L’évolution la plus marquante cette année, selon l’OIV, est celle du vignoble turc. Il a perdu 19 700 hectares sur un an, pour un total de 448 000 hectares. Sachant qu’à l’échelle mondiale le vignoble est resté quasi stable à 7,6 millions d’hectares.
Production historiquement faible
L’année 2017 restera dans les annales viticoles. La production mondiale de vin s’est élevée à 250 millions d’hectolitres, un volume qualifié par l’OIV d’« historiquement faible », en recul de 8,6 % sur un an. Les conditions météorologiques ont été particulièrement défavorables en Europe, premier bassin de production mondial. Le volume communautaire a plongé de 14,6 % à 141 millions d’hectolitres. Le trio de tête de la viticulture mondiale – l’Italie, la France et l’Espagne – a été durement touché. A l’inverse, le quatrième mondial, les Etats-Unis, reste à des niveaux élevés à 23,3 millions d’hectolitres, et l’Australie, le cinquième, progresse de 5 % à 13,7 millions. Elle précède de peu la Chine, au septième rang, avec une production de 11,4 millions d’hectolitres.

Pour autant, malgré cette vendange maigrelette, pas de risque de pénurie. Même si elle a légèrement progressé de 1,8 million d’hectolitres en 2017, la consommation mondiale est estimée, selon l’OIV, à 243 millions d’hectolitres. Les Etats-Unis et la Chine sont les deux moteurs...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-16"> ¤ L’IDFM a adopté un amendement visant à déplafonner les pénalités payées par la SNCF en cas de « non-réalisation de l’offre », notamment pendant la grève.
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L’Ile-de-France veut faire payer la SNCF pour la grève

L’IDFM a adopté un amendement visant à déplafonner les pénalités payées par la SNCF en cas de « non-réalisation de l’offre », notamment pendant la grève.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 16h45
    |

            Philippe Jacqué








                        



   


La grève de la SNCF ne passe pas auprès de certains élus d’Ile-de-France. Au lieu de jouer l’apaisement en pleine épreuve de force entre le gouvernement, la direction de l’entreprise publique et les syndicats, François Durovray, le président LR du conseil départemental de l’Essonne, veut accentuer la pression. Mardi 24 avril, cet administrateur d’Ile-de-France Mobilités (IDFM) – l’autorité organisatrice des transports en Ile-de-France, ex-STIF – a fait adopter, lors du conseil d’administration, un amendement au contrat liant IDFM à la SNCF, afin d’augmenter les pénalités contre l’opérateur public en cas de « non-réalisation de l’offre de SNCF Mobilités ». Bref, en cas de grève.
Aujourd’hui, le contrat 2016-2020 pour l’offre de transport dans la région capitale prévoit une « réfaction » (une pénalité), plafonnée à 15 millions d’euros au maximum, en cas de non-respect de l’offre de transport. En clair, si la SNCF n’applique pas le plan de transport prévu, elle est pénalisée, selon un savant calcul lié au nombre de kilomètres non produits.

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Le problème est qu’à chaque mouvement important de grève, la région capitale y perd au change, assure M. Durovray. « En 2016, au moment de la grève contre la loi travail, le plafond contractuel de 15 millions d’euros a été appliqué, alors que la réalité des trains supprimés aurait dû se traduire par un impact financier de 25 millions d’euros, explique M. Durovray. Du fait du plafonnement des indemnités à 15 millions d’euros, les usagers contribuables ont dû assumer quelque 10 millions d’euros pour l’absence de transport. »
« Plusieurs dizaines de millions d’euros en jeu ! »
Selon l’élu LR, « la SNCF n’assume pas l’entière responsabilité des conséquences financières liées aux grèves, alors même que la qualité du service et la production en période de grève sont bien inférieures aux exigences et aux attentes des voyageurs franciliens. Et cela, nos électeurs ne le comprennent pas ! Je propose de déplafonner les pénalités en cas spécifique de mouvement social. »

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Précision, cependant : IDF Mobilités ne débourse pas d’argent pour la SNCF, si aucun train ne circule. En revanche, si l’opérateur assure un plan de transport minimum, comme c’est souvent le cas avant et après les jours de grève totale, l’autorité organisatrice des transports est obligée de payer l’opérateur public. « Il y a plusieurs dizaines de millions d’euros en jeu ! », pense M. Durovray.
La SNCF refuse de faire tout commentaire à ce stade. En temps de grève, l’entreprise publique rembourse déjà chaque jour environ 1 million d’euros de chiffre d’affaires non réalisé à IDFM, tandis que ce dernier n’a pas à acquitter environ 1 million d’euros de péages à SNCF Réseau. De même, l’opérateur public s’est engagé à payer des dédommagements pour les clients ne disposant pas d’un train sur trois au minimum. Sans compter le malus de 15 millions que la SNCF devra, à coup sûr, assumer. « Et ce alors qu’IDFM récolte toujours le versement transport payé par les entreprises, souligne un bon connaisseur du secteur. Et puis, pour amender un contrat, il faut être deux. IDFM ne peut imposer ce déplafonnement », remarque cet expert. La future négociation entre IDFM et la SNCF s’annonce âpre.

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Vincent Bolloré prend du champ

Alors qu’il est rattrapé par ses affaires africaines, l’homme d’affaires breton commence à passer les rênes de son groupe.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h48
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 12h51
    |

            François Bougon et 
Sandrine Cassini








                        



                                


                            
Hasard du calendrier ? Vincent Bolloré, 66 ans, est rattrapé par ses affaires africaines, alors qu’il commence à passer les rênes de son groupe avant un départ définitif programmé pour le 17 février 2022 : l’année du bicentenaire de la création de l’entreprise familiale.

Le 19 avril, l’homme d’affaires breton, sixième génération à la tête du groupe, a fait sensation en annonçant au terme de l’assemblée générale des actionnaires de Vivendi, dont il est premier actionnaire, qu’il cédait sa place à la tête du conseil de surveillance à son fils Yannick. Si l’aîné des enfants de Vincent Bolloré a toujours fait office de dauphin chez Vivendi, ce retrait soudain est une surprise, alors que le propriétaire de Canal+ traverse une crise sans précédent en Italie.
Il continue d’être à la manœuvre
D’un côté, Vincent Bolloré est embourbé dans Mediaset, le groupe de médias de Silvio Berlusconi. L’ancien allié est devenu son ennemi, depuis que la société française est montée à la hussarde dans le capital. De l’autre, le fonds activiste Elliott s’est donné comme mission de réduire les pouvoirs du Français au sein de Telecom Italia, dont Vivendi détient 25 %. Les deux financiers croiseront le fer à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire, le 4 mai, à Rome. Pourquoi donc partir à un moment aussi crucial ? Ce départ anticipé n’a rien à voir avec la procédure en cours, précise une source proche du dossier. S’il semble organiser sa succession, Vincent Bolloré continue cependant d’être à la manœuvre.

Message supplémentaire d’un retrait progressif adressé à l’extérieur, son autre fils, Cyrille, à la fois à la tête de Bolloré Transport et Logistics, navire amiral des affaires de Bolloré en Afrique, et vice-président du groupe Bolloré, la holding familial, a pris pour la première fois la parole. « A nous d’être aussi plus transparents et d’accepter de nous remettre en question », a-t-il admis dans Les Echos du 18 avril, en évoquant...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-18"> ¤ Editorial. Face aux Google, Apple, Facebook ou Amazon, l’Europe se dote d’outils afin de juguler une puissance américaine qu’on croyait incoercible.
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La Commission européenne attaque sur tous les fronts les GAFA

Editorial. Face aux Google, Apple, Facebook ou Amazon, l’Europe se dote d’outils afin de juguler une puissance américaine qu’on croyait incoercible.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h35
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 15h48
   





                        



   


Editorial du « Monde ». Le danger vient parfois d’où on ne l’attend pas. C’est sans doute la conclusion à laquelle sont en train d’arriver les géants américains du numérique. Alors que l’Europe reste un nain du high-tech, incapable de faire émerger de nouveaux GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), la Commission européenne, à force de persévérance, se dote peu à peu d’outils juridiques et normatifs susceptibles de juguler une puissance américaine qu’on croyait jusqu’ici incoercible.
Bruxelles met ainsi la dernière main à un nouveau projet de régulation des plates-formes en ligne. Il s’agit par exemple d’obliger Facebook ou l’App Store d’Apple à garantir des protections juridiques aux PME utilisatrices de leurs services. En outre, Google devra se justifier sur la façon dont le moteur de recherche hiérarchise les sites Web, une exigence de transparence censée rétablir l’équité dans la visibilité et donc l’accessibilité de ces derniers. Enfin, les GAFA devront mettre en place des instances de règlement des litiges, tandis que les ONG et les administrations publiques pourront saisir la justice au nom des utilisateurs.
Avantages indus
Cette nouvelle initiative de Margrethe Vestager, la commissaire à la concurrence, s’ajoute à une liste qui ne cesse de s’allonger. Fiscalité, concurrence, données personnelles : l’Union européenne attaque sur tous les fronts. Apple et Amazon doivent rembourser des avantages fiscaux indus. Google a été condamné pour abus de position dominante.
Fin 2017, la Cour de justice de l’Union européenne décidait qu’Uber n’était pas une simple plate-forme numérique, mais un opérateur de transport à part entière, devant, de ce fait, se plier aux mêmes règles que les taxis. L’idée d’une taxe numérique sur le chiffre d’affaires des géants du Web fait son chemin.

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Enfin, le 25 mai, entrera en vigueur le Règlement général pour la protection des données (RGPD), constituant la première réponse juridique au scandale Cambridge Analytica, qui a déstabilisé Facebook ces dernières semaines.

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Lorsqu’elle a été lancée, cette offensive a fait sourire, tant il était peu probable que la bureaucratie européenne soit capable de faire plier ces nouveaux maîtres de l’innovation. Puis, voyant que Bruxelles était résolue à poursuivre sa croisade, on a reproché à l’Europe de se recroqueviller sur une position défensive, faut de pouvoir développer ses propres champions dans ce domaine. Mais entre-temps, chacun a pris conscience, y compris aux Etats-Unis, du fait que les géants du Net ont joué aux apprentis sorciers en mettant au point des innovations certes fort utiles, mais sans aucune prise en compte de leurs conséquences sociétales.

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Le mouvement est d’autant plus inquiétant que ces nouveaux empires engrangent des profits colossaux et captent une part toujours plus grande d’écosystèmes vitaux pour l’économie. Les bénéfices de 9,4 milliards de dollars (environ 7,7 milliards d’euros) réalisés par Alphabet, la maison mère de Google, au premier trimestre ne sont qu’une illustration de ce constat.
On sait désormais que l’autorégulation n’est qu’une illusion et que seule une intervention des Etats pourra remettre de l’ordre. Si l’Europe peine à émerger comme un troisième pôle d’innovation face aux Etats-Unis et à la Chine, elle reste encore le premier marché du monde pour ces technologies. Cette position doit nous servir à imposer nos principes juridiques et nos valeurs pour répondre aux défis lancés par ces nouveaux géants en attendant de pouvoir les concurrencer.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-19"> ¤ De nombreux salariés sont menacés de désinsertion professionnelle du fait de leur maladie ou de leur handicap. Une mission pour sécuriser leur emploi doit rendre un rapport ces jours-ci.
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Malade et menacé de licenciement, « c’est la double peine »

De nombreux salariés sont menacés de désinsertion professionnelle du fait de leur maladie ou de leur handicap. Une mission pour sécuriser leur emploi doit rendre un rapport ces jours-ci.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 13h58
    |

                            Catherine Quignon








                        



   


A 26 ans, il a appris qu’il était porteur de la sclérose en plaques. En plus du choc de l’annonce, Eric (son prénom a été changé pour préserver son anonymat) doit depuis faire face à une menace de licenciement. « Quand j’ai été hospitalisé, les soignants m’ont dit de ne rien dire à mon employeur », se souvient le jeune homme. Mais il ne se méfie pas et annonce sa maladie à la société de transports qui l’emploie. « J’avais suivi une formation pour un poste qui ne nécessitait pas de conduire, ça tombait bien », précise-t-il ironiquement. Eric demande un mi-temps thérapeutique de trois mois à son employeur, qui accepte. « Au début, mon entreprise me soutenait, explique-t-il. C’est lorsque j’ai demandé la prolongation de mon mi-temps que cela s’est dégradé. »
Le médecin du travail lui annonce alors qu’il risque d’être licencié pour inaptitude, une possibilité prévue par le code du travail. Pourtant, le praticien l’avait d’abord estimé apte à travailler avec des aménagements de poste – aménagements que l’employeur a l’obligation de mettre en place. « Mais le médecin m’a dit qu’ils étaient refusés par la direction », fustige le jeune homme. Aujourd’hui, il a engagé une procédure judiciaire contre son employeur : « C’est la double peine : on est malade et menacé de licenciement, alors qu’en réalité la maladie ne m’empêche pas de travailler. »

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Dramatique, son cas illustre les difficultés professionnelles que peuvent rencontrer les personnes atteintes d’une maladie ou d’un handicap. Un sujet au cœur des Assises du maintien dans l’emploi qui se déroulent mardi 24 avril, à l’initiative de la Fédération régionale des services de santé au travail d’Ile-de-France.
En janvier, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) s’était alarmée dans un rapport du nombre de salariés menacés de désinsertion professionnelle du fait de leur maladie ou de leur handicap : selon elle, 5 % à 10 % de salariés seraient concernés. Soit entre un et deux millions de personnes.
Salariés pris en étau
Face à l’ampleur du problème, le gouvernement a confié à la présidente du Conseil national consultatif des personnes handicapées, Dominique Gillot, une mission pour sécuriser l’emploi des personnes handicapées, ainsi que de leurs aidants. L’ex-secrétaire d’Etat aux personnes âgées devrait présenter son rapport dans les jours à venir. « L’entreprise qui ne se met pas en position de prévenir la désinsertion professionnelle met en situation d’exclusion », alerte-t-elle.
« Un arrêt maladie prolongé éloigne le salarié de l’emploi et perturbe le fonctionnement de l’entreprise », pointe de son côté Gérald Demortière, médecin du travail et coordinateur de l’Association inter-entreprises de médecine du travail. Tandis que les employeurs craignent de voir les arrêts maladie s’enchaîner, les salariés sont parfois pris en étau entre les contraintes de la maladie et celles de leur vie professionnelle. Selon une enquête réalisée en 2014 par l’Institut national du cancer et citée par l’IGAS, trois personnes sur dix auront perdu ou quitté leur activité deux ans après le diagnostic.

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Mais lorsque tombe le couperet de l’inaptitude, en particulier, difficile de rebondir professionnellement. La plupart des salariés déclarés inaptes à reprendre leur poste sont licenciés. Selon une étude réalisée par la Fédération régionale des services de santé au travail inter-entreprises d’Ile-de-France, seuls 34 % des salariés concernés fin 2017 travaillaient encore dans leur entreprise d’origine au bout d’un an. Quant à ceux qui n’ont plus leur poste, 8,7 % seulement avaient retrouvé du travail. Sachant que l’inaptitude ne dispense pas de la recherche d’emploi.
L’employeur est certes soumis à une obligation de reclassement, mais celle-ci est forcément limitée. « C’est particulièrement délicat dans les TPE, souligne M. Demortière. Une coiffeuse qui développe de l’asthme dans un salon de trois salariés, comment voulez-vous la reclasser ? »
Reconversion
S’ajoutent les comportements parfois abusifs d’employeurs tentés de pousser le salarié affaibli vers la sortie. Souffrant de troubles musculaires, Charlotte (prénom modifié), une ancienne collègue d’Eric, vient de remporter un procès contre son entreprise pour licenciement abusif et harcèlement moral. Après un arrêt maladie de six mois, cette conductrice de bus avait demandé un aménagement de poste. « A l’encontre des préconisations du médecin du travail, ils m’ont filé le plus vieux bus de la régie », dénonce-t-elle. Le ton monte et l’employée finit par être mise à pied. Elle a été licenciée peu après. Aujourd’hui, elle est en invalidité. « On m’a mise en difficulté, ça m’a usée alors que j’aurais pu travailler encore dix ans », regrette-t-elle.

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Pour les salariés encore capables de travailler, mais qui ne peuvent pas reprendre leur poste, reste la voie de la reconversion. Un chemin aussi semé d’embûches. Valérie Pierre, la cinquantaine, a travaillé des années comme auxiliaire de vie auprès de l’Association d’aide familiale populaire. A la suite d’un problème cardiaque, elle est arrêtée deux ans. « J’ai tenté de reprendre mon travail, mais c’était trop physique, dit-elle. Il m’a fallu faire le deuil de mon métier. » 
Orientée par la Cramif, un organisme de Sécurité sociale, elle décide d’entreprendre une formation pour devenir employée administrative. Elle fait elle-même les démarches pour trouver un centre de formation. « Etant en arrêt maladie, je n’ai pas pu bénéficier de l’aide de mon employeur, explique-t-elle. Pour cela, il aurait fallu que je reprenne au moins quelques mois, le temps que ma demande de formation soit traitée. » Valérie bataille pour que la Sécu maintienne ses indemnités, sans quoi elle n’aurait rien touché pendant la durée de sa formation. Mais ses efforts paient. Une collègue, au service administratif, part à la retraite. L’ex-auxiliaire de vie peut reprendre ce poste : « Tout le monde m’a dit que j’ai eu beaucoup de chance. A 50 ans, j’aurais eu du mal à retrouver du travail. »

Handicap et état de santé, premier motif de discrimination
Au total, 160 000 avis d’inaptitude ont été prononcés dans le secteur privé en 2012, selon l’IGAS. Les contestations des avis d’aptitude ou d’inaptitude reçues par la Direccte Ile-de-France sont passées d’un peu plus d’une centaine en 2008 à près de 500 en 2015 (chiffres 2017 Direccte IDF). Le handicap et l’état de santé représentent le premier motif de discrimination dont le Défenseur des droits a été saisi en 2014. L’emploi est le premier domaine concerné, selon le rapport 2017 de cette autorité indépendante.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3234,1-0,0-20"> ¤ En 1968, le monde était en ébullition. Mais il n’y a qu’en France que l’effervescence dépassa la seule jeunesse révoltée pour atteindre profondément toutes les strates de la société. Mai 68 demeure un des événements politiques qui ont le plus marqué les Français.
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Mai 68, un hors-série du « Monde »

En 1968, le monde était en ébullition. Mais il n’y a qu’en France que l’effervescence dépassa la seule jeunesse révoltée pour atteindre profondément toutes les strates de la société. Mai 68 demeure un des événements politiques qui ont le plus marqué les Français.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h29
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            Yann Plougastel








                        



   


Cinquante ans ont passé. Pourtant, Mai 68 demeure un des événements politiques qui ont le plus marqué les Français. Un récent sondage du Nouveau Magazine littéraire révèle même que 79 % des personnes interrogées, toutes obédiences politiques confondues, trouvent son héritage positif.
Que s’est-il exactement passé en ce joli mois pour avoir autant marqué l’inconscient collectif ? Une insurrection d’une jeunesse en mal d’utopie et d’espérance ? Un soulèvement de salariés contre un travail abrutissant et une société figée par un pouvoir vieillissant ? Une aspiration hédoniste à mettre un zeste de plaisir dans la grisaille du quotidien ? Une revendication démocratique pour que chacun puisse prendre la parole et être écouté ? Un besoin de romantisme et de partage ? Une « illusion lyrique », comme l’a dit Raymond Aron ? Une révolution qui ne voulait pas prendre le pouvoir ? Sans doute, tout cela à la fois. Et encore plus.
Un monde en ébullition
Il ne faut pas oublier qu’en 1968 le monde était en ébullition. Du Vietnam au Japon, en passant par l’Allemagne, l’Italie, la Tchécoslovaquie, le Brésil, les Etats-Unis, le Mexique, une effervescence généralisée régnait. Mais il n’y a qu’en France qu’elle dépassa la seule jeunesse révoltée pour atteindre profondément toutes les strates de la société. Comme si d’un seul coup tout devenait possible dans un univers qui semblait jusque-là si clos.
Le 20 mai 1968, Jean-Paul Sartre rencontre Daniel Cohn-Bendit pour Le Nouvel Observateur. Il lui tient ces propos qui éclairent d’une singulière lueur l’« énigme de 68 » : « Ce qu’il y a d’intéressant dans votre action, c’est qu’elle met l’imagination au pouvoir. Vous avez une imagination limitée comme tout le monde, mais vous avez beaucoup plus d’idées que vos aînés (…). Quelque chose est sorti de vous, qui étonne, qui bouscule, qui renie tout ce qui a fait de notre société ce qu’elle est aujourd’hui. C’est ce que j’appellerai l’extension du champ des possibles. N’y renoncez pas. » 
L’histoire n’est jamais finie
En quelques phrases, le philosophe mettait le doigt sur ce qui est sans doute le principal défi jeté par Mai 68. L’extension du champ des possibles. C’est-à-dire que l’histoire n’est jamais finie, que sans cesse des brèches s’ouvrent. Ironie de l’Histoire, en mai 1968, on pouvait lire à l’entrée de la faculté de Censier : « Nous sommes en marche… » Déjà.
Dans un de ses hors-séries, cinquante après, Le Monde revient sur ces deux mois qui ébranlèrent la France, avec des analyses d’historiens comme Ludivine Bantigny et Benjamin Stora, des témoignages d’acteurs tels que Vaclav Havel, Henri Weber, Maurice Grimaud, Hervé Hamon, Jean-Marcel Bouguereau, mais aussi des réflexions de Raymond Aron, Edgar Morin, Herbert Marcuse, Paul Auster, Georges Marchais, Raoul Vaneigem, Jean-Pierre Le Goff, etc.
« 68. Les jours qui ébranlèrent la France », hors-série du « Monde », 100 pages, 8,50 euros, en vente en kiosque et sur Boutique.lemonde.fr



                            


                        

                        

