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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-1"> ¤ Le parquet avait requis de deux à quatre mois de prison ferme pour avoir offensé par extension les fonctionnaires du Centre national de traitement des infractions routières (CNT), basé à Rennes.
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Relaxe d’un automobiliste après un doigt d’honneur à des radars automatiques

Le parquet avait requis de deux à quatre mois de prison ferme pour avoir offensé par extension les fonctionnaires du Centre national de traitement des infractions routières (CNT), basé à Rennes.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 19h20
   





                        



   


Un automobiliste, poursuivi pour avoir fait un doigt d’honneur à deux radars automatiques en train de le flasher, a été relaxé, mardi 24 avril, par le tribunal correctionnel de Roanne (Loire). A l’audience, le 20 mars, la représentante du parquet avait requis de deux à quatre mois de prison ferme à l’encontre du quadragénaire, pour « outrage à une personne chargée d’une mission de service public ».
Le parquet estimait, en effet, que cet habitant de Régny (Loire), flashé en mai 2015 sur la nationale 7 à Saint-Forgeux-Lespinasse (Loire) et à Bessay-sur-Allier (Allier), avait offensé par extension les fonctionnaires du Centre national de traitement des infractions routières (CNT), basé à Rennes. Le prévenu avait nié les faits, affirmant que son geste était adressé à sa passagère.
Amende de 800 euros
« L’outrage à une machine n’existe pas en droit, donc, l’outrage à une personne par extension n’existe pas non plus », a déclaré à l’Agence France-Presse l’avocat du prévenu, Me Jamel Mallem, qui avait plaidé la relaxe. Son client a, en revanche, été condamné à une amende de 800 euros, dont 600 euros avec sursis, pour avoir maquillé sa plaque d’immatriculation le jour des faits.
Dans un autre dossier, pour récidive d’alcool au volant, le 20 août dernier à Pradines (Loire), il a écopé de six mois de prison, dont quatre avec sursis, et mise à l’épreuve pendant deux ans, une obligation de soins et une annulation de son permis de conduire avec interdiction de le repasser pendant six mois.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-2"> ¤ De la frontière franco-italienne à la frontière franco-britannique, les marcheurs veulent arpenter 1 400 kilomètres afin de plaider « pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité ».
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Une « marche solidaire » aux migrants partira fin avril de Vintimille pour Calais

De la frontière franco-italienne à la frontière franco-britannique, les marcheurs veulent arpenter 1 400 kilomètres afin de plaider « pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité ».



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h20
   





                        



   


De Vintimille à Calais, 1 400 kilomètres et soixante étapes. Une « marche citoyenne et solidaire » s’élancera le 30 avril de la frontière franco-italienne pour rejoindre la frontière franco-britannique, afin de plaider « pour un véritable accueil, contre le blocage des frontières et contre le délit de solidarité », a annoncé, mardi 24 avril, François Guennoc, président de L’Auberge des migrants.
« Entre 30 et 100 personnes sont attendues sur chaque étape » avec des « moments forts » à Marseille, Lyon ou Paris, a ajouté M. Guennoc en espérant un « effet boule de neige ». Des personnalités telles que l’eurodéputé José Bové et Mgr Jacques Gaillot ont déjà fait savoir qu’ils seraient présents au départ du cortège.

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« Le contexte actuel n’est pas encourageant »
La marche passera par des lieux symboliques tels que le plateau des Glières, haut lieu de la résistance pendant la seconde guerre mondiale. « Le lien est évident », a assuré l’écrivain Yann Moix, en estimant qu’« il y a eu des phases où la France n’était plus incarnée par l’Etat » mais qu’« elle existe par ailleurs, sous la forme des Justes qui accueillent les migrants, des associations… »
Avec le vote de la loi asile et immigration ou le rassemblement, samedi, d’une centaine de militants d’extrême droite qui ont bloqué un col des Hautes-Alpes emprunté par les migrants, « le contexte actuel n’est pas encourageant », a affirmé M. Guennoc. Mais l’idée est de « montrer qu’en France il n’y a pas que des gens racistes, il y en a aussi qui aident au quotidien », a-t-il ajouté, promettant une manifestation « gaie » et festive.

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La marche, qui s’accompagnera de débats, projections, repas et concerts, sera aussi « l’occasion de recueillir les bonnes pratiques et de lancer une pétition », a ajouté Yann Manzi, d’Utopia 56, une autre association d’aide aux migrants participant à la marche.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-3"> ¤ Si les prix continuent d’augmenter, en particulier en région parisienne, ce n’est plus le cas du volume de transactions.
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Premiers signes de ralentissement sur le marché immobilier

Si les prix continuent d’augmenter, en particulier en région parisienne, ce n’est plus le cas du volume de transactions.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h07
    |

            Jérôme Porier








                        



   


Après une année 2017 record, une accalmie se dessine sur le marché immobilier, suggèrent les notaires dans leur dernière note de conjoncture. Après avoir atteint un pic de 969 000 ventes sur douze mois à fin janvier 2018, le rythme des transactions a légèrement ralenti à fin février, à 965 000 ventes. Un petit ralentissement qui laisse espérer un assagissement des prix dans les prochains mois.
Aux yeux des notaires, deux signaux étayent ce scénario : la diminution des flux de nouveaux crédits au logement des ménages et le fait que 42 % des banques déclarent une baisse de la demande de crédits à l’habitat. Les notaires anticipent un atterrissage en douceur, « laissant présager des volumes plus raisonnables en 2018, l’effet de rattrapage des prix en province globalement plus raisonnables qu’en région parisienne étant sans doute atteint ».

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Au quatrième trimestre 2017, la hausse des prix se poursuivait toujours : +3,4 % en rythme annuel, après +3,3 % au troisième trimestre 2017. Mais la hausse ralentit puisque les prix n’ont augmenté que de 0,5 % au quatrième trimestre, après une progression de 0,9 % au troisième.
Baisse des prix à Saint-Etienne
Cette croissance est plus marquée en Ile-de-France avec une augmentation des prix de 5,1 % sur un an au quatrième trimestre 2017. En province, les prix de l’ancien ont crû de 2,7 % entre les quatrièmes trimestres 2016 et 2017.

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Dans les grandes villes de province, les prix étaient stables ou orientés à la hausse au quatrième trimestre 2017. Seule exception, Saint-Étienne (Loire) qui affiche des prix en baisse de 4 % sur an. A Grenoble (Isère), Dijon (Côte-d’Or), Nice (Alpes-Maritimes), Montpellier (Hérault) et Tours (Indre-et-Loire), les prix sont stables.
Bordeaux (Gironde) caracole toujours en tête avec une hausse de 16 % sur un an et un prix au m² médian de 3 930 euros. À Nantes (Loire-Atlantique), Annecy (Haute-Savoie), Lyon (Rhône), Lille (Nord) et Toulouse (Haute-Garonne), le prix médian augmente également significativement, entre 5 % et 8 %. Dans les autres grandes villes, la hausse est plus modérée, entre 2 % et 5 %.

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La projection des indices de prix à fin mai 2018, à partir des avant-contrats permet d’anticiper une poursuite de la hausse, que ce soit pour les appartements anciens (+4 % sur un an) ou les maisons anciennes (+2,2 %). A Paris, la tendance haussière est appelée à se prolonger au moins jusqu’en avril 2018, où l’on attend un prix au m² aux alentours de 9 300 euros, en hausse de 9 % sur un an.
En province, l’augmentation des prix se tasserait. A fin avril 2018, les évolutions sur un an seraient de +2,3 % pour les appartements anciens et de +1,9 % pour les maisons anciennes. D’une manière générale, les notaires constatent une accalmie sur le volume des transactions au début de 2018 avec des prix qui se maintiennent.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-4"> ¤ Pilier et membre de l’équipe fondatrice de « Libération », Gilles Millet s’était spécialisé dans le suivi des affaires de banditisme et de terrorisme. Il est mort le 21 avril à Paris, à l’âge de 66 ans.
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La mort du journaliste Gilles Millet

Pilier et membre de l’équipe fondatrice de « Libération », Gilles Millet s’était spécialisé dans le suivi des affaires de banditisme et de terrorisme. Il est mort le 21 avril à Paris, à l’âge de 66 ans.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h05
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 18h16
    |

            Yves Bordenave








                        



                                


                            

Voilà plusieurs semaines qu’il ne répondait plus au téléphone. Qu’il ne rappelait pas quand on lui laissait un message lui signifiant qu’en montant vers Corte (Haute-Corse), on passerait devant chez Jojo, à Peri, et que l’on pouvait s’arrêter, le temps de boire un café. Gilles Millet, longtemps journaliste à Libération, est mort samedi 21 avril à Paris, où il était hospitalisé depuis près de deux mois. Il avait 66 ans.
Sur ces photos jaunies qui remontent à l’année 1973, date de la création de Libération, on le reconnaît au milieu d’une bande de jeunes filles et gars, cheveux longs tombant sur les épaules, lunettes en écailles et silhouette fine. Parmi eux, nombreux sont ceux qui, à l’instar de Serge July, occuperont par la suite des postes de premier plan dans la presse française.
Pendant plus de vingt ans, Gilles Millet a été une figure de ce journal fondé sous la houlette de Jean-Paul Sartre, par une équipe de militants maoïstes dans la ferveur des années qui ont suivi Mai 68. Pourtant, maoïste, Gilles Millet ne l’était guère. Certes, il avait rejoint la Gauche prolétarienne (GP) au sortir du lycée de Melun (Seine-et-Marne), en 1970, mais il n’avait rien du militant doctrinaire. Comme il le disait, la GP, il « s’en foutait ». Il était plutôt une sorte de libertaire, « révolté contre l’injustice », se souvient Béatrice Vallaeys, copine de lycée à Melun et ancienne de Libé. « Ce qui passionnait Gilles, c’était les marges de la société », dit-elle. Etudiant en philosophie à Créteil, il dévorait Foucault, Deleuze et Guattari tout en avouant un penchant pour Camus.
« D’une curiosité inouïe »
C’est en 1972-1973 qu’il « entre en journalisme » par des voies propres à l’effervescence militante de cette période. Avec une petite équipe, ils s’immergeaient dans un lieu où se déroulait un conflit social. Ils en tiraient Pirate, un journal, sorte de fanzine, qu’ils vendaient sur place...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-5"> ¤ Le parquet a interjeté appel de la seule relaxe prononcée le 13 avril lors du procès, tandis qu’un des condamnés a fait appel de sa peine de prison de sept ans.
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Procès de la filière djihadiste de Lunel : le parquet et un condamné font appel du jugement

Le parquet a interjeté appel de la seule relaxe prononcée le 13 avril lors du procès, tandis qu’un des condamnés a fait appel de sa peine de prison de sept ans.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h01
   





                        


Deux appels, l’un du parquet et l’autre d’un condamné, ont été interjetés contre le jugement dans le procès de la filière djihadiste de Lunel, une petite ville de l’Hérault, d’où étaient partis une vingtaine de jeunes pour la Syrie en 2013 et 2014.
Pour avoir « encouragé les départs » en Syrie ou être partis eux-mêmes, quatre hommes ont été condamnés le 13 avril par le tribunal correctionnel de Paris à des peines de cinq à sept ans de prison. Un cinquième prévenu, Saad Belfilalia, poursuivi pour avoir accompagné sa belle-sœur à l’aéroport alors qu’elle repartait en Syrie et lui avoir transmis 190 euros, avait, lui, été relaxé.

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Interrogé mardi 24 avril par l’Agence France-Presse, le parquet a déclaré avoir interjeté appel de cette relaxe. Une peine de quatre ans de prison, dont deux avec sursis et mise à l’épreuve, avait été requise contre lui.
Un seul condamné a fait appel
Sur les quatre condamnés, un seul a fait appel : Ali Abdoumi, 47 ans, condamné à sept ans de prison avec deux tiers de sûreté. Il était accusé d’être un « revenant » de Syrie, mais, durant le procès, il a nié ces accusations, affirmant n’être allé qu’en Turquie. Devant les dénégations persistantes de cet homme, qui était alors éloigné de l’islam radical mais en conflit avec l’administration française, le tribunal s’est interrogé sur « son devenir et sa dangerosité ».
Le procès, qui a duré cinq jours début avril, s’est déroulé en l’absence de la plupart des jeunes de la ville partis en Syrie : une dizaine de personnes sont présumées mortes, sur une quinzaine toujours visés par des mandats d’arrêt.
Au cours du procès s’étaient esquissés des éléments d’explication à cette « émulation djihadiste collective », comme l’avaient décrite les juges d’instruction. Les thèses de l’organisation Etat islamique (EI) avaient prospéré à Lunel sur fond de chômage massif, de sentiment de rejet chez certains enfants d’immigrés et de complaisance religieuse, la mosquée s’abstenant de condamner explicitement les départs.

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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-6"> ¤ Après l’agression de deux jeunes hommes la semaine passée dans un quartier branché de Berlin, l’Allemagne s’inquiète d’une montée de l’antisémitisme dans le pays.
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Allemagne : la principale autorité de la communauté juive « déconseille » de porter la kippa dans la rue

Après l’agression de deux jeunes hommes la semaine passée dans un quartier branché de Berlin, l’Allemagne s’inquiète d’une montée de l’antisémitisme dans le pays.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h43
   





                        



   


Le président du Conseil central des juifs d’Allemagne a « déconseillé » mardi 24 avril à ses coreligionnaires de porter la kippa dans les rues des grandes villes, après une agression survenue en plein Berlin qui a choqué le pays.
« Porter (la kippa) avec un air de défi serait en principe la bonne chose à faire », a déclaré Joseph Schuster dans un entretien à la radio RBB. Mais « malgré tout, je dois en réalité déconseiller à des personnes seules de se montrer dans le centre des grandes villes d’Allemagne avec une kippa ».

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Agression à Berlin
Les propos du président du Conseil central, la plus grande organisation fédérant les communautés et associations juives d’Allemagne, interviennent dans un contexte de crainte d’une résurgence de l’antisémitisme dans le pays. La semaine dernière, l’agression de deux jeunes portant une kippa dans un quartier branché de Berlin a suscité une vive émotion dans un pays toujours hanté par les crimes nazis.
L’une des victimes, qui n’est pas juive mais un Arabe israélien, avait expliqué avoir été hélé et insulté par un groupe de personnes et avoir décidé à ce moment-là de filmer la scène avec son téléphone portable. Les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent son agresseur en train de le fouetter avec sa ceinture en criant « yahoud » (« juif » en arabe) et « trou du cul ». L’un des agresseurs présumés s’est rendu de lui-même à la police jeudi. Selon la presse, il s’agirait d’un réfugié syrien ayant vécu dans un centre pour migrants.

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Rassemblement solidaire mercredi
Angela Merkel avait vivement dénoncé cet « incident terrible » et promis de « réagir ». « Nous sommes confrontés à de l’antisémitisme parmi les Allemands et aussi parmi les gens provenant du monde arabophone », avait-elle ajouté.
La Communauté juive de Berlin a par ailleurs appelé les Berlinois à un rassemblement de solidarité mercredi et a invité juifs et non juifs à porter une kippa. Une manifestation qui n’est pas sans rappeler la marche blanche organisée en mars à Paris, en hommage à Mireille Knoll, tuée à 85 ans dans son appartement parisien « parce qu’elle était juive », selon Emmanuel Macron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-7"> ¤ Si l’on peut partager l’inquiétude des personnalités qui viennent de lancer un appel contre « le nouvel antisémitisme » en France, leur texte soulève de nombreuses questions, estime l’historienne Marie-Anne Matard-Bonucci dans une tribune au « Monde ».
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« Il convient de repenser les formes actuelles de la lutte contre l’antisémitisme »

Si l’on peut partager l’inquiétude des personnalités qui viennent de lancer un appel contre « le nouvel antisémitisme » en France, leur texte soulève de nombreuses questions, estime l’historienne Marie-Anne Matard-Bonucci dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h39
    |

Marie-Anne Matard-Bonucci (Professeure d'histoire contemporaine à l'université Paris-VIII,)







                        



                                


                            

Tribune. Dans un texte publié le 22 avril par Le Parisien, 300 personnalités dénoncent avec force le « nouvel antisémitisme ». Comment ne pas partager l’inquiétude des auteurs et l’idée selon laquelle « l’antisémitisme n’est pas l’affaire des Juifs, c’est l’affaire de tous » ? Comment ne pas constater avec eux la résurgence de l’antisémitisme dans la société française et ses effets mortifères depuis quelques années.
Comment ne pas observer les manifestations de haine antijuive avec l’essor d’un islamisme radical et/ou au nom d’un combat antisioniste ? Comment ne pas admettre la difficulté, dans certains milieux de gauche et d’extrême gauche, à s’emparer de cette question : comme si la pleine intégration des juifs de France (et l’indéniable réussite sociale d’une partie d’entre eux) empêchait de percevoir qu’ils peuvent aussi être des victimes ?
Effet escompté compromis
Toutefois, si le manifeste des 300 pose de vraies questions, formulations et arguments proposés risquent de compromettre l’effet escompté.
En premier lieu, l’expression même de « nouvel antisémitisme » est problématique.
L’antisémitisme diffusé dans le monde arabe et dans certains milieux musulmans de France puise aux sources classiques des « antisémythes » véhiculés, depuis plus de deux siècles par une propagande dont on sait qu’elle a connu, effectivement après 1945, une nouvelle fortune en terre d’Islam, portée par le vent de l’antisionisme et du nationalisme arabe : des Protocoles des Sages de Sion à Mein Kampf en passant par des caricatures de La Libre parole illustrée.
Mettre l’accent sur la nouveauté risque d’une part de minimiser les manifestations passées de cet antisémitisme au Maghreb et au Moyen-Orient, un antisémitisme dont les ingrédients ne sont pas seulement réductibles à une matrice théologique musulmane même si celle-ci, indéniablement est présente.

Faut-il rappeler...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-8"> ¤ L’arrêté préfectoral, daté du 19 avril, donne trois mois à la police municipale pour remettre au commissariat de Massy les armes fournies à ses six agents, dont des revolvers, des matraques et des grenades lacrymogènes.
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La préfecture de l’Essonne désarme la police municipale du maire « shérif » de Wissous

L’arrêté préfectoral, daté du 19 avril, donne trois mois à la police municipale pour remettre au commissariat de Massy les armes fournies à ses six agents, dont des revolvers, des matraques et des grenades lacrymogènes.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h13
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h41
   





                        



   


La préfecture de l’Essonne a ordonné le désarmement de la police municipale de Wissous (Essonne). L’arrêté préfectoral, daté du 19 avril, donne trois mois à la police municipale pour remettre au commissariat de Massy les armes fournies à ses six agents, dont des revolvers, des matraques et des grenades lacrymogènes.
Cette décision intervient quelques semaines après une altercation entre le maire de la ville accompagné d’agents de la police communale, et des gens du voyage. Le 8 avril, Richard Trinquier (Debout la France), le maire de Wissous, était intervenu sur un parking de cette commune de 7 500 habitants, où s’étaient installés des gens du voyage. Alcoolisé, équipé d’un gilet pare-balles et d’une étoile de shérif, l’édile les aurait menacé avec un katana (sabre japonais). Il était accompagné de son premier adjoint, du chef de la police municipale et de deux policiers municipaux en tenue.
Jugé le 14 juin
Interpellé par la police nationale, l’élu avait été placé en garde à vue. Lors de perquisitions, douze armes lui appartenant, dont trois non déclarées, avaient été saisies. M. Trinquier a été placé sous contrôle judiciaire et sera jugé le 14 juin devant le tribunal correctionnel d’Évry.
La mesure de « prévention » de la préfecture, prise en raison d’une possible menace de trouble à l’ordre public, sera réévaluée après la décision du tribunal.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-9"> ¤ Avec la signature de ces baux précaires, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation légale, et 270 hectares doivent encore être attribués.
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Notre-Dame-des-Landes : premières normalisations pour quatre agriculteurs

Avec la signature de ces baux précaires, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation légale, et 270 hectares doivent encore être attribués.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 16h32
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24.04.2018 à 16h56
   





                        



   


Elles avaient été annoncées peu après l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes : l’Etat a officialisé grâce à la signature de baux précaires, mardi 24 avril, la normalisation de la situation de quatre agriculteurs « historiques » – des baux qui courent jusqu’au 31 décembre 2018. La préfète des Pays de la Loire, Nicole Klein, a salué une « nouvelle avancée vers le retour à l’Etat de droit » sur la ZAD, deux semaines après le début des opérations sur le site, qui mobilisent 2 500 gendarmes mobiles.
Les agriculteurs se sont également réjouis de cette régularisation. « On a enfin un statut légal », a déclaré Sylvain Fresneau, éleveur laitier, qui s’était opposé à son expropriation. « On était squatteurs chez nous, dans notre maison qu’on a achetée, qu’on a payée, on payait les ramassages d’ordures, l’eau, et on était quand même squatteurs », a-t-il déploré devant la presse.

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                Notre-Dame-des-Landes : pas d’expulsion avant l’examen des dossiers déposés par les zadistes



« Sur zone, on espère un retour à une certaine sérénité, avec petit à petit le départ des forces de l’ordre dès qu’elles pourront le faire, et j’espère que ce sera le plus rapidement possible », a ajouté Sylvie Thébault, autre agricultrice « historique », installée avec sa famille à l’ouest de la ZAD depuis 1999.
Ces quatre conventions d’occupation précaire (COP) courent jusqu’à fin 2018 et portent sur une surface d’environ 300 hectares. Avec leur signature, plus de 900 hectares de terres font désormais l’objet d’une exploitation dans un cadre légal – 600 autres faisant déjà l’objet d’une COP avec des paysans n’habitant pas la ZAD.
270 hectares constitués de parcelles doivent encore être attribués. C’est dans ce périmètre que les zadistes ont déposé des projets. Le reste de la ZAD est composé d’hectares de bois, de routes, etc.
Réunion mercredi à Matignon
La préfecture des Pays de la Loire avait donné jusqu’à lundi minuit aux occupants de la ZAD pour remplir des formulaires individuels devant comporter leur nom et les grandes lignes de leur projet, un préalable à l’éventuelle signature par l’Etat de baux précaires pour les personnes résidant sur le site de 1 650 hectares.
Le premier ministre, Edouard Philippe, doit présider, mercredi après-midi à Matignon, une réunion avec les « ministres concernés » sur ce dossier et la suite à donner aux opérations d’expulsion des zadistes ne souhaitant pas se régulariser, a annoncé la préfète Nicole Klein. « On me demandera comment je vois les choses, mais c’est le gouvernement qui tranchera », a affirmé la représentante de l’Etat, rappelant « l’engagement » pris de « mettre fin aux occupations illégales » sur la ZAD.
« La ligne, elle est constante, ceux qui ont un projet agricole, qui ont respecté l’Etat républicain, qui se sont intégrés dans le cadre que l’Etat a proposé (…), ceux-là ont leur place, les autres n’ont pas leur place et ils seront évacués », a encore rappelé mardi matin le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux.
De la place « pour à peu près tout le monde »
Pour la préfète, le dépôt vendredi de quarante dossiers nominatifs par les zadistes, dont 28 purement agricoles, constitue « un grand pas vers l’apaisement ». Elle souligne :
« J’ai toujours pensé qu’on arriverait à obtenir des projets nominatifs. C’est la première fois depuis des années qu’on sait à peu près qui habite là et qui fait quoi. Je pense que c’est un très grand pas. »

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                A Notre-Dame-des-Landes, les zadistes font un grand pas vers une possible régularisation



Aucun des 28 projets agricoles déposés n’a été « rejeté » et une quinzaine d’entre eux sont « relativement aboutis », a-t-elle affirmé. Ils seront expertisés et « consolidés », avec l’aide de la Direction départementale des territoires et de la mer, chargée par l’Etat d’une mission sur la répartition du foncier de l’ex-emprise aéroportuaire.
Cependant, les déclarations de projets « ne créent pas de droits », a rappelé la préfète, précisant toutefois qu’il y avait « de la place pour à peu près tout le monde qui souhaite faire de l’agriculture » dans la zone.
Malgré un retour au calme, les forces de l’ordre « resteront sur place le temps nécessaire », a dit la préfète de région, pour empêcher toute reconstruction d’habitats détruits et assurer la circulation sur les routes traversant la zone, toujours pas rouvertes. « Je reste optimiste, je pense qu’on va pouvoir un jour circuler sur ces routes », a déclaré le maire de Notre-Dame-des-Landes, Jean-Paul Naud.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-10"> ¤ Dans un communiqué commun, quelque 700 étudiants mobilisés au sein des dix Instituts d’études politiques français expliquent leur opposition à la loi orientation et réussite des étudiants
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Des étudiants des dix Sciences Po expliquent leur opposition à la réforme de l’accès à l’université

Dans un communiqué commun, quelque 700 étudiants mobilisés au sein des dix Instituts d’études politiques français expliquent leur opposition à la loi orientation et réussite des étudiants



Le Monde
 |    24.04.2018 à 16h20
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24.04.2018 à 17h02
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                            Service Campus








                        



   


Les étudiants mobilisés des dix Instituts d’études politiques français dénoncent, dans un communiqué commun, la loi orientation et réussite des étudiants, qu’ils qualifient de « résultante d’une idéologie néolibérale, qui parle de “filières sous tension” en occultant le manque de moyens chronique qui touche nos universités. ». « Une fois acceptée la sélection au nom d’un manque de moyens, la prochaine étape sera d’accepter l’université payante et la suppression des bourses au nom de ce même manque » expliquent-ils encore.
Ils « affirm[ent] [leur] solidarité aux modes d’action utilisés par les lycéen.e.s et étudiant.e.s mobilisé.e.s, face à la répression qu’ils et elles subissent actuellement ». Ce texte, rendu public le 21 avril et reproduit ci-dessous, a été rédigé par un comité de rédaction inter-IEP dont les membres proviennent des organisations de mobilisation de chaque IEP, et amendé par les « quelque 700 membres mobilisé.e.s  » dans les IEP d’Aix-en-Provence, Bordeaux, Grenoble, Lille, Lyon, Paris, Rennes, Saint-Germain-en-Laye, Strasbourg et Toulouse. Selon les membres de l’organisation, chaque IEP « détermine localement les moyens d’action en fonction des conditions ».
Des étudiants de plusieurs Instituts d’études politiques (IEP) s’étaient joints, depuis le 13 avril, à la mobilisation en cours dans plusieurs universités, organisant des assemblées générales, et parfois des sit-ins, occupations et blocages comme à Sciences Po Paris, Sciences Po Lille et Sciences Po Rennes.

        Lire le compte-rendu de la mobilisation des IEP :
         

          A Sciences Po Paris, le blocage étudiant levé après des négociations




"Les IEP : les "fabriques à élite" assignées à résistance." publié par LeMonde.frCampus

Ce premier communiqué devrait être suivi dans les prochains jours d’un « manifeste plus long ». « Celui-ci a pour objectif, non seulement de décrire précisément en quoi consiste notre opposition, nos propositions et notre vision de l’éducation, et enfin pourquoi nous pensons que seul l’engagement d’un rapport de force serait capable de renverser la situation », explique le comité de rédaction inter-IEP, qu prévoit également une réunion d’organisation, mais « certains IEP étant en vacances et d’autre non, il est difficile de se synchroniser ».
Lundi 23 avril, le campus de Reims de Sciences Po Paris a voté lors d’une assemblée générale l’occupation pacifique d’un amphithéâtre « afin de construire un espace de parole appartenant pleinement aux étudiant.e.s », ont indiqué les participants dans leur communiqué.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-11"> ¤ Une cliente d’EDF prévient le fournisseur du décès de sa mère et de son souhait de reprendre son abonnement. Les factures continuent d’être envoyées chez le notaire en charge de la succession.
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-12"> ¤ L’UNI et quatre étudiants à titre individuel ont demandé la levée du blocage de l’université Toulouse-Jean-Jaurès, dont les cours sont suspendus depuis le 6 mars.
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Recours en justice pour demander le déblocage de l’université Toulouse-II

L’UNI et quatre étudiants à titre individuel ont demandé la levée du blocage de l’université Toulouse-Jean-Jaurès, dont les cours sont suspendus depuis le 6 mars.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h47
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24.04.2018 à 17h05
   





                        


Le syndicat UNI (Union nationale inter-universitaire) et quatre étudiants à titre individuel ont déposé lundi 23 avril devant le tribunal administratif de Toulouse un « référé mesures utiles » pour obtenir le déblocage de l’université de Toulouse-II-Jean-Jaurès, bloquée depuis le 6 mars, a indiqué mardi leur avocat. La date de l’audience devant le tribunal administratif de Toulouse a été fixée à jeudi 10 heures, a indiqué leur avocat, Guillaume Brouquières.

L'UNI Toulouse dépose un référé et manifeste son soutien à la communauté universitaire paralysée par ces agissement… https://t.co/a2qz8HWUYa— UNItoulouse (@UNI Toulouse)


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« Le texte demande au juge des référés d’enjoindre [à] l’administrateur provisoire de l’université d’utiliser les pouvoirs de police qui lui sont conférés par la loi pour permettre de retrouver la sécurité et d’obtenir la liberté d’aller et venir sur le campus », a expliqué M. Brouquières. Pour le syndicat, il s’agit de retrouver « un fonctionnement normal » de cette université, a précisé Marie Glinel, responsable de l’UNI à Toulouse. L’administrateur provisoire de l’université, M. Richard Laganier, n’a pu être joint par l’Agence France-Presse.
« Intervention pas opportune »
Cependant, selon Richard Laganier, le « référé n’est pas recevable » et « l’intervention des forces de l’ordre n’est pas opportune » à Toulouse, qui se trouve « dans un contexte différent » de celui de Tolbiac à Paris ou de Montpellier, où la police est intervenue.
« Le campus de l’université Jean-Jaurès est ouvert sur 23 hectares et comprend des douzaines de bâtiments. S’il y a une intervention pour débloquer ponctuellement, on aura ensuite beaucoup de difficultés pour maintenir les accès libres sur la durée », a fait valoir M. Laganier, soulignant qu’il n’y avait « pas d’urgence » car les « examens vont être délocalisés ou organisés à distance ».

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                Le mouvement de contestation étudiant se durcit



Une action similaire à Nancy
L’université de Toulouse-Jean-Jaurès était toujours bloquée mardi matin, alors que les étudiants ont entamé lundi leur seconde semaine de vacances de printemps. Deux bâtiments de l’université restaient occupés par des étudiants qui se relaient et proposent des « cours alternatifs ».
Les cours sont suspendus depuis le 6 mars dans cette université, à la fois mobilisée contre la loi qui réforme l’accès à l’université et contre le projet de fusion avec une autre université et des écoles d’ingénieurs toulousaines. La dernière assemblée générale a reconduit le blocage à une écrasante majorité jusqu’à lundi 30 avril, date de la rentrée et d’une prochaine AG.
Une action similaire a déjà été menée à l’université de Nancy : trois étudiants ont saisi le 17 avril la justice pour obtenir le déblocage du campus. Mercredi, le tribunal administratif de Montpellier avait,lui, ordonné aux occupants de l’université Paul-Valéry, bloquée depuis mi-février dans le cadre du mouvement contre la loi réformant l’accès à la fac, de « libérer les lieux sans délai ». A la suite de cette décision, la police est intervenue lundi sur ce campus, quasi désert du fait des vacances.

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                Universités : un mouvement « fluctuant » et « insaisissable »



 

La mobilisation continue dans certaines universités
A Paris, où le site de Tolbiac, occupé depuis le 26 mars, a été évacué vendredi 21 avril, 2 000 personnes se sont réunies lundi 23 avril à Paris-III Censier pour une assemblée générale et ont voté la reconduction du blocage jusqu’au 2 mai. Selon Mathilde Noury, vice-présidente étudiante (UNEF), la bibliothèque universitaire ainsi qu’un bâtiment du site de Censier ont rouvert, mais le reste demeurait bloqué.
A Nancy, le campus de lettres et sciences humaines de Nancy reste occupé pendant les vacances, qui viennent de débuter. Des activités sont organisées et se poursuivront jusqu’à la prochaine AG, le 9 mai, selon le comité de mobilisation. « La fermeture administrative est toujours en cours à Nancy », rappelle l’UL, conformément à la décision prise par la présidence le 10 avril, en raison de problèmes sanitaires, de sécurité et aussi de dégradations.
A Strasbourg, tous les bâtiments ont désormais rouvert en ce début de vacances universitaires. Certains examens et concours se tiennent cette semaine.
A Limoges, l’occupation de la faculté de lettres et sciences humaines est reconduite jusqu’au 7 mai suite à une AG où étaient présents entre 700 et 1 000 participants, mais les partiels sont par ailleurs maintenus. L’AG a toutefois décidé de permettre l’accès à la faculté aux agents Biatss afin que ceux-ci puissent travailler dans leurs bureaux ; ces personnels avaient été délocalisés sur d’autres sites lors des quinze premiers jours du blocage.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-13"> ¤ Le « manifeste contre le nouvel antisémitisme » établit un parallèle avec le concile Vatican II, mais l’islam ne dispose pas d’une autorité unique reconnue par tous.
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Antisémitisme : pourquoi il est difficile d’en appeler aux « autorités théologiques » de l’islam

Le « manifeste contre le nouvel antisémitisme » établit un parallèle avec le concile Vatican II, mais l’islam ne dispose pas d’une autorité unique reconnue par tous.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h30
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 19h28
    |

            Samuel Laurent, 
Alexandre Pouchard et 
Maxime Vaudano








                        



   


Face à ce qu’ils dénoncent comme une « épuration ethnique à bas bruit » en France, plus de 250 personnalités d’horizons divers (politiques, écrivains, intellectuels, etc.) ont publié un « manifeste contre le nouvel antisémitisme », dimanche 22 avril dans Le Parisien-Aujourd’hui en France. Rappelant que « dans notre histoire récente, onze juifs ont été assassinés — et certains torturés — parce que juifs, par des islamistes radicaux », elles affirment que « l’antisémitisme musulman est la plus grande menace qui pèse sur l’islam du XXIe siècle et sur le monde de paix et de liberté ». Par conséquent, les signataires émettent une demande :
« Que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémitisme catholique aboli par Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime. »
Un équivalent de Vatican II dans l’islam est-il possible ?
Les signataires font un parallèle avec le concile œcuménique Vatican II, convoqué par le pape Jean XXIII en 1961. Durant trois ans, les évêques catholiques ont alors réfléchi à l’évolution de leur religion et ont abouti à une série de textes (quatre constitutions, neuf décrets et trois déclarations) réformant le culte catholique.
Parmi les déclarations, Nostra Ætate met au clair le dialogue avec les autres religions, et notamment les juifs, longtemps stigmatisés par la liturgie comme « peuple déicide » (Jésus a été condamné par une assemblée juive).
Nostra Ætate ne revient pas sur ce fait, mais l’excuse, et refuse l’amalgame avec l’ensemble des juifs :
« Encore que des autorités juives, avec leurs partisans, aient poussé à la mort du Christ, ce qui a été commis durant sa Passion ne peut être imputé ni indistinctement à tous les juifs vivant alors, ni aux juifs de notre temps. S’il est vrai que l’Eglise est le Nouveau Peuple de Dieu, les juifs ne doivent pas, pour autant, être présentés comme réprouvés par Dieu ni maudits, comme si cela découlait de la Sainte Ecriture. »
Peut-on imaginer l’équivalent d’un Vatican II dans l’islam ? La demande des signataires de la pétition a soulevé la perplexité des spécialistes. Qui rappellent que, contrairement à l’Eglise catholique, l’islam (sunnite en tout cas) ne possède pas un clergé hiérarchisé et donc pas d’autorité unique et reconnue par tous, qui serait à même de faire ce type de modification.
L’islam sunnite n’a pas d’autorité tutélaire
L’islam sunnite, le plus pratiqué en France, est plutôt à comparer avec la religion protestante, avec des autorités décentralisées et autonomes : l’imam est celui qui dirige la prière, mais il n’a pas de pouvoir comme peut en avoir un prêtre catholique (qui peut absoudre les pêchés ou prononcer l’extrême-onction, par exemple). Et là où ce dernier est représentant une hiérarchie stricte et d’une organisation territoriale, l’imam n’est qu’élu en France par ses fidèles.
Il existe des autorités théologiques en islam, mais elles sont multiples et n’obéissent pas à une hiérarchie claire : les oulémas sont des théologiens, qui font des recherches dans le Coran et la tradition. Les muftis, parfois élus par des conseils d’oulémas selon les pays musulmans, sont habilités à émettre des avis juridiques (fatwas). Il existe souvent une hiérarchie entre eux avec un « grand mufti » par pays, qui joue le rôle de cette haute autorité religieuse. Mais ces muftis n’ont pas de hiérarchie entre eux, là encore contrairement au clergé catholique, qui obéit à une règle claire, avec le pape comme autorité suprême.
Il serait donc extrêmement difficile d’organiser l’équivalent d’un conclave catholique dans l’islam sunnite. Et même à imaginer que les grands muftis de plusieurs pays se réunissent et se mettent d’accord sur une réécriture, celle-ci ne s’imposerait pas pour autant à tous les croyants. C’est pourquoi ce parallèle est problématique.

Sunnites, chiites : quelle différence ?
Il s’agit des deux branches principales de l’islam, qui se sont constituées après la mort du prophète Mahomet.
Les chiites considèrent l’imam, descendant de la famille de Mahomet, comme un guide indispensable de la communauté, tirant directement son autorité de Dieu. Leur clergé est donc très hiérarchisé.
Les sunnites, ultra-majoritaires parmi les musulmans français, refusent l’idée d’un intermédiaire entre Dieu et les croyants. Ils réfutent donc toute autorité centrale à l’imam. Comme le rappelle Antoine Sfeir, le directeur des Cahiers de l’Orient, on pouvait voir dans le calife ottoman une forme d’autorité centrale, puisqu’il était chargé, en tant que commandeur des croyants, de nommer les interprètes religieux (muftis) et les juges (cadis). Mais depuis l’abolition du Califat, en 1924, « personne ne peut plus parler au nom de l’islam sunnite dans son ensemble ».


En France, il existe une organisation de l’islam, le Conseil français du culte musulman (CFCM). Mais son rôle est administratif : il a un statut d’association, et un rôle de représentation des musulmans. Mais il n’a ni le pouvoir ni la légitimité de se prononcer sur le texte coranique lui-même.
Dans une tribune au Monde, publiée mardi 24 avril, des imams français déplorent la « tentation mortifère » de certains « théoriciens d’une géopolitique du chaos », qui abusent « d’une jeunesse ignorante, perturbée et désœuvrée ». Ils appellent les imams à lutter contre « des lectures et des pratiques subversives de l’islam », par « un discours d’apaisement [et] de sérénité », et « les intellectuels et les politiques à faire preuve de plus de discernement » sur l’interprétation du Coran.

        Lire la tribune :
         

          « Nous, imams indignés sommes prêts à nous mettre au service de notre pays »






                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-14"> ¤ Pour Claude Garcia, enseignant et blogueur, la mobilisation des professeurs dans sa discipline se justifie par de multiples tentatives de « dénaturer les SES ».
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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-15"> ¤ Dans une tribune au « Monde », un collectif de spécialistes de la gériatrie estime qu’il existe des solutions pour épargner aux familles le drame financier de la dépendance.
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Pour « une assurance-autonomie publique obligatoire »

Dans une tribune au « Monde », un collectif de spécialistes de la gériatrie estime qu’il existe des solutions pour épargner aux familles le drame financier de la dépendance.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 14h00
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Tribune. La perte d’autonomie, liée chez un certain nombre de personnes âgées, à une maladie chronique invalidante, est un drame humain et financier pour les personnes atteintes et leurs proches. La prise en charge et la qualité des soins sont souvent insuffisantes, les soignants épuisés et le « reste à charge » trop lourd pour certaines familles. Par exemple, en institution, le coût d’hébergement varie de 1 600 euros à plus de 4 000 euros mensuels alors que la moyenne des retraites, en France, n’est que de 1 365 euros par mois !
Tous les gouvernements ont tenté des améliorations mais se sont heurtés au défaut de financement. Il faut trouver de l’argent neuf. Or les caisses de l’Etat sont vides et les familles, en particulier les classes moyennes, sont écrasées par les coûts induits par la perte d’autonomie.
Le paradoxe est que le coût de la prise en charge de la dépendance, insurmontable pour la personne, n’est que très modestement valorisé dans les comptes sociaux de la nation. En effet, l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), seule aide aux familles pour prendre en charge la dépendance, n’est abondée que de 5,5 milliards d’euros. Par comparaison, pour l’ensemble des régimes obligatoires de base, l’assurance-maladie représente 207 milliards d’euros par an, les retraites 230 milliards (chiffres 2017 provisoires).
Seuls 8 % de la population des plus de 60 ans sont atteints de dépendance, ce qui ne représente que 2,6 % de la population susceptible de cotiser
Toutes les solutions proposées impactent lourdement les familles (viager, liquidation du patrimoine, etc.). Une seule, pratiquée dans certains pays, par exemple au Japon, n’a pas encore été retenue par les politiques : l’assurance-autonomie publique obligatoire, différente des contrats actuellement proposés par les compagnies d’assurances.
Pourquoi cette solution déjà étudiée en 2011 n’est-elle pas proposée par les politiques et gouvernants en place ? Parce...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-16"> ¤ De nombreux salariés sont menacés de désinsertion professionnelle du fait de leur maladie ou de leur handicap. Une mission pour sécuriser leur emploi doit rendre un rapport ces jours-ci.
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Malade et menacé de licenciement, « c’est la double peine »

De nombreux salariés sont menacés de désinsertion professionnelle du fait de leur maladie ou de leur handicap. Une mission pour sécuriser leur emploi doit rendre un rapport ces jours-ci.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h32
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 13h58
    |

                            Catherine Quignon








                        



   


A 26 ans, il a appris qu’il était porteur de la sclérose en plaques. En plus du choc de l’annonce, Eric (son prénom a été changé pour préserver son anonymat) doit depuis faire face à une menace de licenciement. « Quand j’ai été hospitalisé, les soignants m’ont dit de ne rien dire à mon employeur », se souvient le jeune homme. Mais il ne se méfie pas et annonce sa maladie à la société de transports qui l’emploie. « J’avais suivi une formation pour un poste qui ne nécessitait pas de conduire, ça tombait bien », précise-t-il ironiquement. Eric demande un mi-temps thérapeutique de trois mois à son employeur, qui accepte. « Au début, mon entreprise me soutenait, explique-t-il. C’est lorsque j’ai demandé la prolongation de mon mi-temps que cela s’est dégradé. »
Le médecin du travail lui annonce alors qu’il risque d’être licencié pour inaptitude, une possibilité prévue par le code du travail. Pourtant, le praticien l’avait d’abord estimé apte à travailler avec des aménagements de poste – aménagements que l’employeur a l’obligation de mettre en place. « Mais le médecin m’a dit qu’ils étaient refusés par la direction », fustige le jeune homme. Aujourd’hui, il a engagé une procédure judiciaire contre son employeur : « C’est la double peine : on est malade et menacé de licenciement, alors qu’en réalité la maladie ne m’empêche pas de travailler. »

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Dramatique, son cas illustre les difficultés professionnelles que peuvent rencontrer les personnes atteintes d’une maladie ou d’un handicap. Un sujet au cœur des Assises du maintien dans l’emploi qui se déroulent mardi 24 avril, à l’initiative de la Fédération régionale des services de santé au travail d’Ile-de-France.
En janvier, l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS) s’était alarmée dans un rapport du nombre de salariés menacés de désinsertion professionnelle du fait de leur maladie ou de leur handicap : selon elle, 5 % à 10 % de salariés seraient concernés. Soit entre un et deux millions de personnes.
Salariés pris en étau
Face à l’ampleur du problème, le gouvernement a confié à la présidente du Conseil national consultatif des personnes handicapées, Dominique Gillot, une mission pour sécuriser l’emploi des personnes handicapées, ainsi que de leurs aidants. L’ex-secrétaire d’Etat aux personnes âgées devrait présenter son rapport dans les jours à venir. « L’entreprise qui ne se met pas en position de prévenir la désinsertion professionnelle met en situation d’exclusion », alerte-t-elle.
« Un arrêt maladie prolongé éloigne le salarié de l’emploi et perturbe le fonctionnement de l’entreprise », pointe de son côté Gérald Demortière, médecin du travail et coordinateur de l’Association inter-entreprises de médecine du travail. Tandis que les employeurs craignent de voir les arrêts maladie s’enchaîner, les salariés sont parfois pris en étau entre les contraintes de la maladie et celles de leur vie professionnelle. Selon une enquête réalisée en 2014 par l’Institut national du cancer et citée par l’IGAS, trois personnes sur dix auront perdu ou quitté leur activité deux ans après le diagnostic.

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Mais lorsque tombe le couperet de l’inaptitude, en particulier, difficile de rebondir professionnellement. La plupart des salariés déclarés inaptes à reprendre leur poste sont licenciés. Selon une étude réalisée par la Fédération régionale des services de santé au travail inter-entreprises d’Ile-de-France, seuls 34 % des salariés concernés fin 2017 travaillaient encore dans leur entreprise d’origine au bout d’un an. Quant à ceux qui n’ont plus leur poste, 8,7 % seulement avaient retrouvé du travail. Sachant que l’inaptitude ne dispense pas de la recherche d’emploi.
L’employeur est certes soumis à une obligation de reclassement, mais celle-ci est forcément limitée. « C’est particulièrement délicat dans les TPE, souligne M. Demortière. Une coiffeuse qui développe de l’asthme dans un salon de trois salariés, comment voulez-vous la reclasser ? »
Reconversion
S’ajoutent les comportements parfois abusifs d’employeurs tentés de pousser le salarié affaibli vers la sortie. Souffrant de troubles musculaires, Charlotte (prénom modifié), une ancienne collègue d’Eric, vient de remporter un procès contre son entreprise pour licenciement abusif et harcèlement moral. Après un arrêt maladie de six mois, cette conductrice de bus avait demandé un aménagement de poste. « A l’encontre des préconisations du médecin du travail, ils m’ont filé le plus vieux bus de la régie », dénonce-t-elle. Le ton monte et l’employée finit par être mise à pied. Elle a été licenciée peu après. Aujourd’hui, elle est en invalidité. « On m’a mise en difficulté, ça m’a usée alors que j’aurais pu travailler encore dix ans », regrette-t-elle.

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Pour les salariés encore capables de travailler, mais qui ne peuvent pas reprendre leur poste, reste la voie de la reconversion. Un chemin aussi semé d’embûches. Valérie Pierre, la cinquantaine, a travaillé des années comme auxiliaire de vie auprès de l’Association d’aide familiale populaire. A la suite d’un problème cardiaque, elle est arrêtée deux ans. « J’ai tenté de reprendre mon travail, mais c’était trop physique, dit-elle. Il m’a fallu faire le deuil de mon métier. » 
Orientée par la Cramif, un organisme de Sécurité sociale, elle décide d’entreprendre une formation pour devenir employée administrative. Elle fait elle-même les démarches pour trouver un centre de formation. « Etant en arrêt maladie, je n’ai pas pu bénéficier de l’aide de mon employeur, explique-t-elle. Pour cela, il aurait fallu que je reprenne au moins quelques mois, le temps que ma demande de formation soit traitée. » Valérie bataille pour que la Sécu maintienne ses indemnités, sans quoi elle n’aurait rien touché pendant la durée de sa formation. Mais ses efforts paient. Une collègue, au service administratif, part à la retraite. L’ex-auxiliaire de vie peut reprendre ce poste : « Tout le monde m’a dit que j’ai eu beaucoup de chance. A 50 ans, j’aurais eu du mal à retrouver du travail. »

Handicap et état de santé, premier motif de discrimination
Au total, 160 000 avis d’inaptitude ont été prononcés dans le secteur privé en 2012, selon l’IGAS. Les contestations des avis d’aptitude ou d’inaptitude reçues par la Direccte Ile-de-France sont passées d’un peu plus d’une centaine en 2008 à près de 500 en 2015 (chiffres 2017 Direccte IDF). Le handicap et l’état de santé représentent le premier motif de discrimination dont le Défenseur des droits a été saisi en 2014. L’emploi est le premier domaine concerné, selon le rapport 2017 de cette autorité indépendante.





                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-17"> ¤ En 1968, le monde était en ébullition. Mais il n’y a qu’en France que l’effervescence dépassa la seule jeunesse révoltée pour atteindre profondément toutes les strates de la société. Mai 68 demeure un des événements politiques qui ont le plus marqué les Français.
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Mai 68, un hors-série du « Monde »

En 1968, le monde était en ébullition. Mais il n’y a qu’en France que l’effervescence dépassa la seule jeunesse révoltée pour atteindre profondément toutes les strates de la société. Mai 68 demeure un des événements politiques qui ont le plus marqué les Français.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h29
    |

            Yann Plougastel








                        



   


Cinquante ans ont passé. Pourtant, Mai 68 demeure un des événements politiques qui ont le plus marqué les Français. Un récent sondage du Nouveau Magazine littéraire révèle même que 79 % des personnes interrogées, toutes obédiences politiques confondues, trouvent son héritage positif.
Que s’est-il exactement passé en ce joli mois pour avoir autant marqué l’inconscient collectif ? Une insurrection d’une jeunesse en mal d’utopie et d’espérance ? Un soulèvement de salariés contre un travail abrutissant et une société figée par un pouvoir vieillissant ? Une aspiration hédoniste à mettre un zeste de plaisir dans la grisaille du quotidien ? Une revendication démocratique pour que chacun puisse prendre la parole et être écouté ? Un besoin de romantisme et de partage ? Une « illusion lyrique », comme l’a dit Raymond Aron ? Une révolution qui ne voulait pas prendre le pouvoir ? Sans doute, tout cela à la fois. Et encore plus.
Un monde en ébullition
Il ne faut pas oublier qu’en 1968 le monde était en ébullition. Du Vietnam au Japon, en passant par l’Allemagne, l’Italie, la Tchécoslovaquie, le Brésil, les Etats-Unis, le Mexique, une effervescence généralisée régnait. Mais il n’y a qu’en France qu’elle dépassa la seule jeunesse révoltée pour atteindre profondément toutes les strates de la société. Comme si d’un seul coup tout devenait possible dans un univers qui semblait jusque-là si clos.
Le 20 mai 1968, Jean-Paul Sartre rencontre Daniel Cohn-Bendit pour Le Nouvel Observateur. Il lui tient ces propos qui éclairent d’une singulière lueur l’« énigme de 68 » : « Ce qu’il y a d’intéressant dans votre action, c’est qu’elle met l’imagination au pouvoir. Vous avez une imagination limitée comme tout le monde, mais vous avez beaucoup plus d’idées que vos aînés (…). Quelque chose est sorti de vous, qui étonne, qui bouscule, qui renie tout ce qui a fait de notre société ce qu’elle est aujourd’hui. C’est ce que j’appellerai l’extension du champ des possibles. N’y renoncez pas. » 
L’histoire n’est jamais finie
En quelques phrases, le philosophe mettait le doigt sur ce qui est sans doute le principal défi jeté par Mai 68. L’extension du champ des possibles. C’est-à-dire que l’histoire n’est jamais finie, que sans cesse des brèches s’ouvrent. Ironie de l’Histoire, en mai 1968, on pouvait lire à l’entrée de la faculté de Censier : « Nous sommes en marche… » Déjà.
Dans un de ses hors-séries, cinquante après, Le Monde revient sur ces deux mois qui ébranlèrent la France, avec des analyses d’historiens comme Ludivine Bantigny et Benjamin Stora, des témoignages d’acteurs tels que Vaclav Havel, Henri Weber, Maurice Grimaud, Hervé Hamon, Jean-Marcel Bouguereau, mais aussi des réflexions de Raymond Aron, Edgar Morin, Herbert Marcuse, Paul Auster, Georges Marchais, Raoul Vaneigem, Jean-Pierre Le Goff, etc.
« 68. Les jours qui ébranlèrent la France », hors-série du « Monde », 100 pages, 8,50 euros, en vente en kiosque et sur Boutique.lemonde.fr



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-18"> ¤ La haine des juifs n’est pas propre aux musulmans, mais elle est particulièrement répandue chez les Français de cette confession, explique l’universitaire Gunther Jikeli en s’appuyant sur plusieurs études, dans une tribune au « Monde ».
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édition abonné


Gunther Jikeli : « L’antisémitisme parmi les musulmans se manifeste au-delà des islamistes radicaux »

La haine des juifs n’est pas propre aux musulmans, mais elle est particulièrement répandue chez les Français de cette confession, explique l’universitaire Gunther Jikeli en s’appuyant sur plusieurs études, dans une tribune au « Monde ».



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h08
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 11h17
    |

Gunther Jikeli (Professeur associé à l’université de l’Indiana (Indiana))







                        



                                


                            
[Fin mars, Mireille Knoll, 85 ans, qui avait échappé à la rafle du Vél’d’Hiv, a été retrouvée assassinée dans son appartement à Paris. Deux hommes ont été mis en examen pour « homicide volontaire » à caractère antisémite et « vol aggravé ». Cette affaire a relancé le débat sur le rôle de l’islam dans la propagation d’une nouvelle haine des juifs. Le 22 avril, Le Parisien publiait une tribune signée par plusieurs centaines de personnalités inquiètes de la montée d’un « antisémitisme musulman », qui provoquerait « une épuration ethnique à bas bruit » dans certains endroits d’Ile-de-France. Les auteurs demandent que « soient frappés d’obsolescence par les autorités théologiques » musulmanes « les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants ». Le manifeste, rédigé par Philippe Val, compte notamment parmi les signataires Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, Bernard Cazeneuve, Boualem Sansal, Antoine Compagnon, Charles Aznavour et Gérard Depardieu.]
Tribune. Le malaise grandit face à la montée de l’antisémitisme et notamment de l’antisémitisme musulman. Le terme même d’antisémitisme musulman est contesté en dépit du fait que depuis plusieurs années il existe des indications claires que la haine antijuive est particulièrement répandue en France – et ailleurs – parmi les musulmans. Cela ne signifie pas que tous les musulmans sont antisémites ou que les incidents antisémites soient le fait des seuls musulmans, ce qui serait loin de la vérité. L’antisémitisme reste répandu parmi l’important électorat du Front national et dans l’extrême gauche « anti-impérialiste ». Il existe en outre quelques complotistes tordus tels que Dieudonné qui ont construit leur popularité en tant qu’antisémites professionnels.

Mais le fait que l’antisémitisme soit particulièrement répandu parmi les musulmans n’en reste pas moins une évidence écrasante. Ce fait est étayé par de nombreuses études, enquêtes et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-19"> ¤ Un fait historique, un livre ou un film a-t-il changé votre façon d’appréhender le couple, les relations amoureuses, la sexualité ?
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APPEL À TÉMOIGNAGES
Un événement social ou culturel a bouleversé votre vie amoureuse ? Racontez-nous

Discussion lancée le 24 avril 2018
24 avril 2018

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Votre témoignage pourra être utilisé dans le cadre d’un article à paraître dans Le Monde. N’oubliez pas de saisir une adresse électronique que vous consultez souvent et un numéro de téléphone, au cas où nous souhaiterions vous contacter pour quelques précisions. Vos coordonnées resteront strictement confidentielles.                            





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<filname="SURF-0,2-3224,1-0,0-20"> ¤ Selon les informations du « Monde », le milliardaire est entendu dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l’attribution de concessions portuaires à son groupe, au Togo et en Guinée.
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Vincent Bolloré placé en garde à vue dans l’affaire des concessions portuaires en Afrique

Selon les informations du « Monde », le milliardaire est entendu dans une enquête sur des soupçons de corruption autour de l’attribution de concessions portuaires à son groupe, au Togo et en Guinée.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 10h55
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 17h35
    |

            Simon Piel et 
Joan Tilouine








                        



   


Il aurait sans doute préféré aller pêcher la crevette à Beg-Meil, dans le Finistère, qui l’a vu grandir et où il se trouvait lors de la perquisition du siège de son groupe en avril 2016. Mais deux ans plus tard, ce mardi 24 avril, c’est dans les locaux de la police judiciaire, à Nanterre, où il était convoqué en tant que « mis en cause », que Vincent Bolloré était attendu.
Selon les informations du Monde, le milliardaire breton a été placé en garde à vue dans le cadre d’une information judiciaire ouverte notamment pour « corruption d’agents publics étrangers » et portant sur les conditions d’obtention en 2010 de deux des seize terminaux à conteneurs opérés par le groupe Bolloré sur le continent africain, l’un à Lomé, au Togo, l’autre à Conakry, en Guinée.
Les magistrats soupçonnent les dirigeants du groupe d’avoir utilisé leur filiale de communication Havas pour faciliter l’arrivée au pouvoir de dirigeants africains en assurant des missions de conseil et de communication sous-facturées. Et ce, dans un seul objectif : obtenir les concessions portuaires des lucratifs terminaux à conteneurs.
Plusieurs autres cadres du groupe étaient eux aussi en garde à vue ce mardi : le directeur général du groupe Bolloré, Gilles Alix, et Jean-Philippe Dorent, responsable du pôle international de l’agence de communication Havas. Selon Challenges, Francis Perez, dirigeant du groupe Pefaco a lui aussi été placé en garde à vue. Proche de Jean-Philippe Dorent, il est à la tête d’une entreprise qui développe des casinos et des hôtels en Afrique et notamment à Lomé. Les enquêteurs cherchent à savoir pour quelle raison il a versé plusieurs centaines de milliers d’euros à M. Dorent. « Un prêt pour une maison », avait-il assuré au Monde en 2016.
Recours judiciaires
M. Dorent s’est ainsi occupé d’une partie de la campagne présidentielle guinéenne en 2010 pour le compte du candidat Alpha Condé, rentré de son long exil parisien au cours duquel il s’était lié d’amitié avec Vincent Bolloré. Cette même année 2010, M. Dorent a aussi eu la charge d’une partie de la communication du jeune président togolais, Faure Gnassingbé, toujours au pouvoir aujourd’hui. Le fils de Gnassingbé Eyadema, resté plus de trente-sept ans à la tête de ce pays d’Afrique de l’Ouest, était alors candidat à sa propre réélection.

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Les conseils de M. Dorent et de son groupe Havas pour ces campagnes électorales ont-ils facilité l’octroi à Bolloré Africa Logistics des concessions portuaires de Conakry obtenues quelques mois après l’élection de M. Condé, et de Lomé l’année précédente ? Interrogé il y a plusieurs mois, le président guinéen Alpha Condé ne semblait guère inquiet des suspicions pesant sur l’obtention en 2011 de la concession du port de Conakry par le groupe Bolloré. « Bolloré remplissait toutes les conditions d’appels d’offres. C’est un ami, je privilégie les amis. Et alors ? », disait-il au Monde au printemps 2016.
En novembre 2010, Alpha Condé accède à la magistrature suprême à la suite de la première élection libre du pays, qui sort de cinquante-deux ans de régime autoritaire. Une élection omineuse pour le groupe français Necotrans, spécialisé dans la logistique portuaire en Afrique. Dès mars 2011 en effet, la convention de concession du terminal à conteneurs du port de Conakry, octroyée en 2008 pour une durée de vingt-cinq ans à sa filiale Getma, est rompue. Alpha Condé confie la gestion du port à son « ami » Vincent Bolloré. Une bataille judiciaire est alors engagée en France par son rival Necotrans, qui finira en redressement judiciaire et dont une partie des actifs seront rachetés pour une bouchée de pain par Bolloré à l’été 2017.
« C’est un fantasme que de penser qu’un coup de main à la campagne d’un candidat à la présidentielle qui faisait figure d’outsider comme Alpha Condé permettrait l’obtention d’un port », balayait il y a plusieurs mois M. Dorent, interrogé par Le Monde.
Au Togo, le groupe Bolloré a remporté en 2009 – quelques mois avant la réélection de M. Gnassingbé l’année suivante – la concession du terminal à conteneurs du port de Lomé pour une durée de trente-cinq ans. Une décision elle aussi contestée, cette fois par un autre concurrent. Jacques Dupuydauby, ancien associé de Bolloré au Togo, a multiplié les recours judiciaires pour dénoncer les conditions dans lesquelles il considère avoir été évincé.
Sous-facturation
Selon les informations du Monde, la police a saisi de nombreux documents à l’occasion de perquisitions réalisées en avril 2016 au siège du groupe Bolloré à Puteaux (Hauts-de-Seine). Ceux-ci laissent apparaître les pratiques du groupe Bolloré au Togo et en Guinée et corroborent l’hypothèse d’une sous-facturation des prestations d’Havas au bénéfice des dirigeants de ces deux pays.

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La garde à vue de M. Bolloré intervient une semaine à peine après que l’industriel breton a créé la surprise en cédant la présidence du conseil de surveillance de Vivendi à son fils Yannick, patron du groupe de publicité Havas.
Dans un communiqué publié en fin de matinée, le groupe Bolloré « dément formellement que sa filiale de l’époque SDV Afrique ait commis des irrégularités. Les prestations relatives à ces facturations ont été réalisées en toute transparence ».
Alors que le magazine Challenges évoquait il y a deux semaines la convocation à venir de M. Bolloré et plusieurs dirigeants du groupe, l’avocat de ce dernier, Olivier Baratelli, avait affirmé dans un communiqué que « face à une concurrence exacerbée, c’est la seule expérience du groupe Bolloré, son réseau industriel, son expertise portuaire depuis plus de 30 ans, sa position de leadeur sur le continent africain et les investissements très importants qu’il y réalise (plus de 2 milliards d’euros sur les huit dernières années) (…) qui lui permet de se voir attribuer, seul ou en partenariat, des concessions portuaires ».
L’annonce de la garde à vue de M. Bolloré a fait plonger l’action du groupe à la Bourse de Paris : le titre perdait près de 8 % peu après midi.



                            


                        

                        

