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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-1"> ¤ Bruxelles estime que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays.
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Dublin et Apple signent un accord pour collecter 13 milliards d’euros d’« avantages fiscaux indus »

Bruxelles estime que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 18h44
   





                        


Le gouvernement irlandais a annoncé mardi 24 avril la signature avec Apple d’un accord permettant le versement, sur un compte bloqué, de 13 milliards d’euros d’avantages fiscaux jugés indus par l’Union européenne. La Commission avait demandé il y a plus d’un an à l’Irlande de commencer à récupérer les fonds.
Cet accord, dont la signature formelle était prévue pour la fin de la journée mardi, permet la mise en place d’un compte sous séquestre vers lequel seront virés les capitaux correspondant aux « avantages fiscaux indus » perçus par Apple, selon l’exécutif européen.

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Bruxelles estime en effet que l’entreprise américaine a payé trop peu d’impôts en Irlande du fait d’un accord fiscal passé avec les autorités du pays, qui lui aurait permis de ne soumettre à l’impôt qu’une infime partie des milliards gagnés en Europe. L’Irlande abrite le siège européen d’Apple qui y enregistre tous les bénéfices réalisés dans cette zone géographique ainsi qu’en Afrique, au Moyen-Orient et en Inde.
Dublin et Apple contestent
Les 13 milliards d’euros devraient être transférés sur le compte bloqué d’ici à la fin du troisième trimestre, a expliqué le ministre des finances irlandais, Paschal Donohoe, dans un communiqué. Le ministre a néanmoins réaffirmé que Dublin « contest [ait] l’arbitrage » de la Commission européenne, jugeant tout à fait légales les conditions fiscales entourant l’activité de la marque à la pomme en Irlande. En tant qu’Etat membre, l’Irlande entend toutefois « bien se conformer à ses obligations légales ».
Le gouvernement irlandais va donc placer les sommes en jeu sur ce compte bloqué en attendant le résultat des appels du pays et du groupe américain sur le fond de la décision européenne d’imposer à Apple le remboursement à Dublin.
En attendant d’être fixé sur le fond, M. Donohoe a justifié le temps pris pour la collecte par la complexité et l’ampleur de la procédure, « la plus importante de ce type » jamais réalisée, a-t-il assuré.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-2"> ¤ Après l’agression de deux jeunes hommes la semaine passée dans un quartier branché de Berlin, l’Allemagne s’inquiète d’une montée de l’antisémitisme dans le pays.
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Allemagne : la principale autorité de la communauté juive « déconseille » de porter la kippa dans la rue

Après l’agression de deux jeunes hommes la semaine passée dans un quartier branché de Berlin, l’Allemagne s’inquiète d’une montée de l’antisémitisme dans le pays.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h43
   





                        



   


Le président du Conseil central des juifs d’Allemagne a « déconseillé » mardi 24 avril à ses coreligionnaires de porter la kippa dans les rues des grandes villes, après une agression survenue en plein Berlin qui a choqué le pays.
« Porter (la kippa) avec un air de défi serait en principe la bonne chose à faire », a déclaré Joseph Schuster dans un entretien à la radio RBB. Mais « malgré tout, je dois en réalité déconseiller à des personnes seules de se montrer dans le centre des grandes villes d’Allemagne avec une kippa ».

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Agression à Berlin
Les propos du président du Conseil central, la plus grande organisation fédérant les communautés et associations juives d’Allemagne, interviennent dans un contexte de crainte d’une résurgence de l’antisémitisme dans le pays. La semaine dernière, l’agression de deux jeunes portant une kippa dans un quartier branché de Berlin a suscité une vive émotion dans un pays toujours hanté par les crimes nazis.
L’une des victimes, qui n’est pas juive mais un Arabe israélien, avait expliqué avoir été hélé et insulté par un groupe de personnes et avoir décidé à ce moment-là de filmer la scène avec son téléphone portable. Les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux montrent son agresseur en train de le fouetter avec sa ceinture en criant « yahoud » (« juif » en arabe) et « trou du cul ». L’un des agresseurs présumés s’est rendu de lui-même à la police jeudi. Selon la presse, il s’agirait d’un réfugié syrien ayant vécu dans un centre pour migrants.

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Rassemblement solidaire mercredi
Angela Merkel avait vivement dénoncé cet « incident terrible » et promis de « réagir ». « Nous sommes confrontés à de l’antisémitisme parmi les Allemands et aussi parmi les gens provenant du monde arabophone », avait-elle ajouté.
La Communauté juive de Berlin a par ailleurs appelé les Berlinois à un rassemblement de solidarité mercredi et a invité juifs et non juifs à porter une kippa. Une manifestation qui n’est pas sans rappeler la marche blanche organisée en mars à Paris, en hommage à Mireille Knoll, tuée à 85 ans dans son appartement parisien « parce qu’elle était juive », selon Emmanuel Macron.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-3"> ¤ D’éventuelles poursuites contre l’île divisent les Vingt-Huit, échaudés par les procédures lancées contre le gouvernement polonais.
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« Projet Daphne » : la Commission européenne refuse d’enquêter sur l’Etat de droit à Malte

D’éventuelles poursuites contre l’île divisent les Vingt-Huit, échaudés par les procédures lancées contre le gouvernement polonais.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h21
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 18h10
    |

            Cécile Ducourtieux (Bruxelles, bureau européen)








                        



   


La discrétion était de mise ces derniers jours à Bruxelles à la suite des révélations du « Projet Daphne », dont Le Monde est partenaire. Initié par le réseau Forbidden Stories, ce projet vise à poursuivre les enquêtes de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée le 16 octobre 2017.

        Lire notre enquête :
         

          « Projet Daphne » : qui a ordonné l’assassinat de Daphne Caruana Galizia ?



Vente abusive de passeports « en or » à des non-citoyens de l’Union européenne (UE), recherche d’un éventuel mobile politique dans le meurtre de Mme Galizia, attitude de la justice maltaise ? Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne, a certes eu des paroles fortes, lundi 23 avril, en salle de presse de l’institution, promettant que « tout ce que le projet Daphne révèle sera examiné par la Commission et si elle pense qu’elle peut agir elle le fera. Nous continuerons à mettre la pression sur les autorités maltaises. »

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Pour l’ex-ministre néerlandais des affaires étrangères, chargé par ailleurs des relations – très tendues – avec le gouvernement polonais (ouvertement anti-Bruxelles), « nous devons savoir ce qu’il s’est passé et nous n’aurons pas peur, même s’il y a des conséquences pour les autorités maltaises. » Mais quelques jours plus tôt, le chef des porte-parole de la Commission, Margaritis Schinas, avait écarté l’éventuelle poursuite de Malte, plus petit Etat de l’Union, pour violation de l’Etat de droit : « Si la question est : y a t-il une infraction à l’Etat de droit à Malte ? La réponse est non. »
Pour l’heure, Malte ne fait l’objet que de deux procédures d’infraction de la part de la Commission, l’une concernant la transposition de la quatrième directive antiblanchiment de 2015 (comme 19 autres pays de l’Union). Bruxelles a par ailleurs lancé, en mars 2018, suite aux révélations des « Paradise Papers », une lettre de mise en demeure à Malte (mais aussi à Chypre et à la Grèce), concernant des soupçons de fraude à la TVA de grande ampleur dans le secteur des yachts. « Cette procédure suit son cours. Des progrès ont été réalisés mais ils ne sont pas suffisants », indique une source bruxelloise à propos de cette deuxième procédure d’infraction.
Jeux partisans
Par ailleurs, la commissaire à la justice, Vera Jourova, s’est contentée de confirmer, lundi, qu’un rapport interne portant sur ces « passeports en or », délivrés par certains Etats de l’Union à des gros investisseurs étrangers moyennant finances, serait rendu public « avant la fin de cette année ». Elle a aussi annoncé, lundi, une visite « en juin » à Malte, pour faire le point avec les autorités locales.
La Commission refuse-t-elle d’entrer dans une procédure risquée de violation de l’Etat de droit, telle celle qu’elle a lancée fin 2017 contre le gouvernement polonais, pour ne pas alimenter le sentiment anti-Bruxelles à un an des élections européennes ? Les jeux partisans, au Parlement européen, polluent également le débat sur Malte. Jusqu’à présent, le groupe des sociaux-démocrates n’a pas osé s’en prendre ouvertement au gouvernement travailliste de Joseph Muscat, le premier ministre maltais.

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A l’automne 2017, les élus sociaux-démocrates s’étaient dissociés d’une résolution parlementaire sur l’Etat de droit à Malte, pourtant soutenue par tous les autres partis, y compris l’extrême gauche et les Verts. A contrario, les conservateurs du Parti populaire européen (PPE), pourtant très compréhensifs à l’égard des dérives antimigrants du premier ministre hongrois Viktor Orban, ne ratent pas une occasion de condamner la situation maltaise. Celle-ci est telle qu’elle « justifie le lancement immédiat d’un dialogue sur l’Etat de droit avec les autorités maltaises », soulignait lundi Manfred Weber, le président du groupe PPE à Strasbourg.
Pour l’heure, la seule conséquence au niveau européen du « Projet Daphne », est la nomination, lundi, par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, d’un rapporteur spécial sur le meurtre de la journaliste maltaise, le néerlandais Pieter Omtzigt. Une initiative qui n’a, de fait, rien à voir avec les instances de l’Union européenne.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-4"> ¤ La volonté du géant du Net d’installer un « campus » destiné aux start-up au cœur d’un quartier populaire et alternatif suscite la colère de certains habitants. L’image de Google, comme celle de Facebook, serait-elle en train de changer ?
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A Berlin, la fronde des anti-Google

La volonté du géant du Net d’installer un « campus » destiné aux start-up au cœur d’un quartier populaire et alternatif suscite la colère de certains habitants. L’image de Google, comme celle de Facebook, serait-elle en train de changer ?



Le Monde
 |    24.04.2018 à 17h00
    |

            Yves Eudes (Berlin, envoyé spécial)








                        



                                


                            

Berlin, quartier de Kreuzberg. Sur le quai longeant le canal Landwehr, l’ancienne station électrique Umspannwerk, un vaste bâtiment en brique dominant le quartier, abrite désormais une dizaine de petites entreprises, un restaurant chic et un bar à cocktails. L’édifice est en partie vide, mais cela ne va pas durer, car Google a loué une aile de 3 000 m2 pour installer un « campus », lieu consacré aux rencontres, aux événements et à la formation professionnelle dans le secteur du numérique.
D’ordinaire, le quai est très calme, mais, en cette soirée printanière, le vacarme est assourdissant. Ce 6 avril, comme chaque premier vendredi du mois depuis cet hiver, une centaine de manifestants ont apporté des tambours, des casseroles, des bidons et des trompettes pour un concert de rue endiablé.
L’objectif est de faire le plus de bruit possible, afin de protester, sur un mode festif, contre l’arrivée du géant américain à Kreuzberg. La manifestation, non autorisée, a été annoncée sur le Web, sur les réseaux sociaux et par des affiches, venues s’ajouter aux graffitis et banderoles hostiles à Google, ornant les murs, les vitrines, les fenêtres et l’intérieur des bars et restaurants. La police décide de confiner les manifestants sur un bout de trottoir. Ceux qui tentent de former un cortège sont refoulés, mais un autre groupe, installé sur le toit d’un immeuble voisin, avec la complicité des locataires, déploie une banderole anti-Google et tire un feu d’artifice. Au bout d’une heure, les manifestants, épuisés, se replient dans les bars du quartier.
Pourtant, en apparence, tout avait bien commencé à Kreuzberg pour Google, qui possède déjà des bureaux à Hambourg, à Munich et dans un autre quartier berlinois, et qui travaille en partenariat avec Factory, un incubateur local de start-up. Fin 2016, le groupe américain annonce qu’il va construire à Kreuzberg un campus comme il en possède déjà à Madrid, Londres, Varsovie, Tel-Aviv, Sao Paulo et...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-5"> ¤ Ces cérémonies commémorant le génocide arménien (1915-1917) se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.
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Arménie : les autorités commémorent le génocide après dix jours de crise politique

Ces cérémonies commémorant le génocide arménien (1915-1917) se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 15h21
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 15h28
   





                        



   


Une parenthèse d’union nationale après dix jours de crise politique. Les autorités arméniennes ont célébré l’unité du pays, mardi 24 avril, lors des commémorations du génocide arménien (1915-1917). Ces cérémonies se déroulent au lendemain de la démission du premier ministre, Serge Sarkissian, après plus d’une semaine de manifestations.

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Le président Armen Sarkissian (sans lien de parenté avec Serge Sarkissian), le premier ministre par intérim, Karen Karapetian, et les autorités religieuses du pays se sont notamment rendus au mémorial dédié aux victimes des massacres perpétrés au début du XXe siècle sous l’Empire ottoman qui a fait 1,5 million de morts, selon l’Arménie. Alors que la Turquie considère qu’il s’agissait d’une guerre civile qui a fait 300 000 à 800 000 morts, autant du côté turc qu’arménien.
Rappelant la tragédie ayant frappé les Arméniens, M. Karapetian a déclaré dans un communiqué que « nous traversons aujourd’hui une autre étape très difficile de notre histoire. Nous montrons au monde aujourd’hui que, malgré les difficultés et nos problèmes internes non résolus, nous restons ensemble et unis ». Le premier ministre par interim doit rencontrer mercredi Nikol Pachinian, le député d’opposition qui a mené pendant onze jours la contestation contre Serge Sarkissian.
Un vote à l’Assemblée dans la semaine
N’ayant pas le droit de se représenter à un troisième mandat de président, ce dernier avait fait modifier la Constitution pour renforcer les pouvoirs du premier ministre avant de se faire nommer à ce poste, son successeur comme président n’ayant plus que des pouvoirs honorifiques. Mais face à la contestation de la rue, M. Sarkissian a été contraint de démissionner lundi.
Dans la foulée, M. Pachinian s’est prononcé pour la tenue d’élections législatives anticipées :
« Notre révolution de velours a gagné mais ce n’est que le premier pas. Notre révolution ne peut pas s’arrêter à mi-chemin et j’espère que vous allez continuer jusqu’à la victoire finale. »
Mais en attendant, un vote à l’Assemblée, largement dominée par le Parti républicain d’Arménie de Serge Sarkissian, est prévu dans un délai de sept jours pour désigner un nouveau chef du gouvernement.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-6"> ¤ Le président français a entamé lundi sa visite d’Etat aux Etats-Unis. A cette occasion, M. Trump et lui n’ont pas lésiné sur les symboles censés exprimer la force du lien transatlantique.
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Les premiers pas de Macron aux Etats-Unis marqués par les symboles

Le président français a entamé lundi sa visite d’Etat aux Etats-Unis. A cette occasion, M. Trump et lui n’ont pas lésiné sur les symboles censés exprimer la force du lien transatlantique.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 14h44
    |

            Solenn de Royer (envoyée spéciale) et 
Marc Semo (Washington, envoyée spéciale)








                        



                                


                            

L’hélicoptère descend lentement dans un ciel gris strié de blanc. Emmanuel Macron et Donald Trump, suivis de leurs épouses, s’extirpent de l’appareil et foulent la pelouse impeccablement tondue de la propriété du premier président américain, George Washington, à Mount Vernon, au sud de la capitale fédérale. C’est dans ce manoir du XVIIIe siècle surplombant le fleuve Potomac, considéré comme « la demeure historique la plus importante d’Amérique », selon l’Elysée, que M. Trump a voulu recevoir son hôte pour un dîner privé, lundi 23 avril, au premier soir d’une visite d’Etat qui doit durer trois jours.

En 2014, Barack Obama avait accueilli François Hollande à Monticello (Virginie), la demeure du plus francophile des Pères fondateurs américains, Thomas Jefferson. Pour M. Macron, Donald Trump a préféré la maison de Washington, où est encore conservée une clé de la forteresse de la Bastille, offerte par le marquis de La Fayette au premier président des Etats-Unis. « Cette clé est le trait d’union entre nos révolutions », souligne un conseiller du président français, qui devait évoquer ce symbole mardi 24 avril à la Maison Blanche.
Les deux couples ont brièvement admiré la vue sur le fleuve depuis la terrasse à colonnades, avant d’aller dîner. Autour de la table ronde, les deux hommes ont échangé sur la situation politique de leurs pays, notamment les sondages du président américain et la préparation des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, prévues en novembre. Ils ont également évoqué la régulation d’Internet et la lutte contre la radicalisation. Sur le commerce, la Syrie et la lutte contre le terrorisme, Trump et Macron ont fait part de leur souhait de bâtir un « agenda commun », précise-t-on à l’Elysée.
Auparavant, les deux présidents avaient planté un jeune chêne dans le jardin de la Maison Blanche. L’arbre – offert par le président français – vient du bois Belleau, dans l’Aisne, près de Château-Thierry,...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-7"> ¤ L’alliance entre les kémalistes et les ultranationalistes du Bon Parti contrarie le chef de l’Etat avant les élections générales du 24 juin.
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Turquie : l’opposition se met en ordre de bataille contre le président Erdogan

L’alliance entre les kémalistes et les ultranationalistes du Bon Parti contrarie le chef de l’Etat avant les élections générales du 24 juin.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h57
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 12h04
    |

            Marie Jégo (Istanbul, correspondante)








                        



                                


                            

Décrite comme faible et divisée, l’opposition au président turc, Recep Tayyip Erdogan, tente de faire front commun en vue des élections anticipées – législatives et présidentielle – convoquées en catastrophe pour le 24 juin. Dans un geste inattendu, le Parti républicain du peuple (CHP, kémaliste), principale formation de l’opposition, s’est porté au secours du Bon Parti, un petit mouvement anti-Erdogan créé à l’automne 2017. Quinze députés du CHP ont rejoint officiellement ses rangs, dimanche 22 avril, lui permettant ainsi d’avoir les vingt représentants nécessaires pour déclarer son propre groupe parlementaire et entrer dans la course.

Selon la loi électorale, pour qu’un parti soit éligible, il faut que six mois se soient écoulés entre son congrès fondateur et la date des élections, ou que le parti en question dispose d’un groupe parlementaire, soit vingt députés. « Il s’agissait de repousser les pièges tendus à la démocratie », a expliqué Bülent Tezcan, le porte-parole du CHP.
C’est une mauvaise nouvelle pour M. Erdogan. Sa formation, le Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur), aux commandes du pays depuis 2002, s’était alliée au Parti de l’action nationaliste (MHP) en vue des élections. Or, le noyau dur du Bon Parti est constitué de cadres ultranationalistes issus du MHP. D’autres pourraient suivre.
En obtenant de sa majorité la tenue du scrutin seize mois avant la date prévue, le président Erdogan comptait bien écarter cet adversaire gênant de la course. Il fallait couper l’herbe sous le pied de la redoutable Meral Aksener, la présidente du Bon Parti, ancienne ministre de l’intérieur et figure du nationalisme turc qui promet à l’envi de « faire tomber le ciel sur la tête » des islamo-conservateurs.
« Une catastrophe »
Le rapprochement tactique des deux formations de l’opposition a fortement contrarié le président Erdogan. « Que le Parlement soit dans un tel état est une...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-8"> ¤ Faute d’accord entre la droite et le Mouvement 5 étoiles, le président, Sergio Mattarella, cherche à réintroduire dans le jeu le Parti démocrate, pour donner au pays un gouvernement.
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Italie : Roberto Fico chargé d’explorer les contours d’une coalition entre le M5S et la gauche

Faute d’accord entre la droite et le Mouvement 5 étoiles, le président, Sergio Mattarella, cherche à réintroduire dans le jeu le Parti démocrate, pour donner au pays un gouvernement.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 11h28
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 11h50
    |

            Jérôme Gautheret (Rome, correspondant)








                        



   


Comme il n’y a pas d’issue à droite, pourquoi ne pas tenter à gauche ? Plus de cinquante jours après les élections législatives italiennes du 4 mars, qui ont vu s’effondrer les deux grandes forces politiques qui se partagent le pouvoir depuis un quart de siècle, Forza Italia à droite et le Parti démocrate (PD) à gauche, sans pour autant dégager de majorité claire, le président de la République, Sergio Mattarella, a confié au président de la Chambre des députés, Roberto Fico, le soin d’explorer la possibilité d’une entente entre le Mouvement 5 étoiles (M5S), fort de ses 32 % des voix, et le PD.
Moins d’une semaine après l’échec du mandat exploratoire confiée à la présidente du Sénat, qui avait mis en lumière l’impossibilité du scénario d’une alliance entre la totalité de la coalition de droite et le M5S, Luigi Di Maio refusant de traiter avec l’ancien président du Conseil et chef de file de Forza Italia, Silvio Berlusconi, – et réciproquement –, il s’agit donc, cette fois-ci, d’examiner une deuxième option. Comme aucune hypothèse ne se dessine clairement, Sergio Mattarella semble avoir choisi de procéder par élimination.

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Dans le monde des M5S, Roberto Fico jouit d’une aura particulière. Celle du fidèle de la première heure, créateur, en 2005, sur Internet, d’un réseau napolitain d’amis de Beppe Grillo, ce qui lui confère une certaine liberté de parole. Garant de l’âme progressiste et environnementaliste de ce mouvement – ce qui n’a pas manqué de provoquer par le passé des tensions avec la tendance plus conservatrice incarnée par l’actuel chef de file de M5S, Luigi Di Maio –, M. Fico est tout indiqué pour mener des discussions avec la gauche.
Une coalition Ligue-M5S, un épouvantail pour l’Europe
Mais sa popularité suffira-t-elle pour décider le Parti démocrate, sorti laminé des élections et en proie à de terribles luttes internes, à franchir le pas ? L’actuel dirigeant par intérim du parti, Maurizio Martina, semble ouvert à la discussion, afin d’éviter la constitution d’une coalition Ligue-M5S qui fait figure d’épouvantail pour l’Europe entière. Des figures du parti, comme l’actuel ministre de la culture, Dario Franceschini, plaident pour le dialogue, arguant qu’« on ne peut pas se contenter de dire non ».
Mais l’ancien secrétaire du PD, Matteo Renzi, forcé de laisser la main en raison de l’ampleur de la défaite du 4 mars, garde le contrôle d’une bonne part de l’appareil du parti, et entend vendre chèrement l’éventuelle participation de son parti à une coalition « anti-Ligue ».
Pour l’heure, la principale cible de cette tentative de marginalisation, Matteo Salvini, ne cherche pas à dramatiser. Le chef de file de la Ligue affirme que toute manœuvre pour le contourner, alors qu’il est le leader incontesté de la coalition ayant obtenu le plus de voix, serait un déni de démocratie. Lundi soir, alors qu’il tenait une réunion politique sur la place centrale de la petite ville de Codroipo, dans le cadre de la campagne pour l’élection régionale de Frioul-Vénétie julienne, dimanche 29, dont la Ligue attend beaucoup, il s’est borné à lancer, presque badin :
« Ce soir, quand vous rentrerez chez vous, vous apprendrez sans doute, à la télévision, que Sergio Mattarella a confié un mandat exploratoire à Roberto Fico… Ce n’est pas un problème, le président fait son travail. Ce que je sais en revanche, c’est que si le vote du 4 mars veut dire quelque chose, alors les seuls qui ne peuvent pas aller au gouvernement, ce sont la gauche. » 
Avant de mettre en garde :
« S’ils veulent vraiment essayer ça… alors il faudra que nous allions faire, ensemble, une petite promenade à Rome ! »

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-9"> ¤ Le dirigeant arménien a souvent été accusé de plagier le Kremlin, en transférant les pouvoirs de la présidence au poste de premier ministre.
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La chute de Serge Sarkissian, en Arménie, est un mauvais signal pour Vladimir Poutine

Le dirigeant arménien a souvent été accusé de plagier le Kremlin, en transférant les pouvoirs de la présidence au poste de premier ministre.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 10h34
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 18h04
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Ce n’est pas une révolution de couleur, mais plutôt « de velours ». Ce message de l’opposant Nikol Pachinian, beaucoup d’Arméniens, qui réclamaient dans la rue le départ du premier ministre Serge Sarkissian, n’ont cessé de le répéter. La contestation n’est guidée « ni par les intérêts des Etats-Unis, ni par ceux de l’Union européenne, ni par ceux de la Russie », a soutenu le député, reprenant une rhétorique, souvent employée à Moscou, d’une implication occidentale dans les soulèvements dans l’espace post-soviétique. Aucun débat n’a divisé les Arméniens entre pro-occidentaux ou prorusses, comme en Ukraine en 2014. Mais la démission de M. Sarkissian, après seulement onze jours de manifestations dans ce petit pays du Caucase, allié de la Russie, a tout d’une mauvaise nouvelle pour Vladimir Poutine.
Les événements en Arménie ne pouvaient pas tomber plus mal, à quelques jours à peine de l’investiture officielle, le 7 mai, pour un nouveau mandat de six ans, du chef de l’Etat russe. Président pendant dix ans, de 2008 à 2018, M. Sarkissian a souvent été accusé de plagier le Kremlin, en transférant les pouvoirs de la présidence au poste de premier ministre, contournant ainsi la limite de deux mandats présidentiels fixée par la Constitution arménienne – un peu comme en Russie, lorsque M. Poutine avait échangé les rôles avec son premier ministre Dmitri Medvedev.
« Je me suis trompé »
Ce modèle s’est effondré. Et dans quels termes ! « Nikol Pachinian avait raison, et moi je me suis trompé », a déclaré le dirigeant arménien en annonçant lundi sa démission. « Cela n’affectera en aucune façon le pouvoir russe, Sarkissian sera perçu comme un homme politique faible qui s’est rendu », relativise Andreï Kolesnikov, politologue du centre de réflexion Carnegie Russie. « Mais cette fois, ajoute-t-il, le Kremlin aura du mal à incriminer le département d’Etat américain. »

« Je félicite les citoyens...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-10"> ¤ Les Groenlandais votent mardi. La question de l’affranchissement de la tutelle du Danemark a été au cœur de la campagne législative. Pour financer leur souveraineté, les indépendantistes misent sur les richesses minérales, qui intéressent la Chine au premier chef.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-11"> ¤ Le principal opposant, Nikol Pachinian, réclame l’ouverture de négociations avec le chef du gouvernement nommé par intérim, Karen Karapetian.
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Article sélectionné dans La Matinale du 23/04/2018
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La démission du premier ministre ne met pas fin à la crise politique en Arménie

Le principal opposant, Nikol Pachinian, réclame l’ouverture de négociations avec le chef du gouvernement nommé par intérim, Karen Karapetian.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 06h41
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 10h34
    |

            Isabelle Mandraud (Moscou, correspondante)








                        



                                


                            

Il aura gouverné moins d’une semaine, comme premier ministre. Investi le 17 avril, Serge Sarkissian, 63 ans, ex-président d’Arménie pendant dix ans, de 2008 à 2018, a démissionné lundi 23 avril sous la pression de la rue, qui lui reprochait de s’accrocher au pouvoir. « J’abandonne la direction du pays », a déclaré le dirigeant en évoquant la nécessité de préserver la paix civile après onze jours de manifestations massives auxquelles s’étaient joints, lundi matin, à Erevan, la capitale, près de 200 militaires en tenue. La présence inattendue de ces derniers a, semble-t-il, hâté la décision de M. Sarkissian, aussitôt remplacé par son prédécesseur, Karen Karapetian.
La nomination par intérim de cet ex-premier ministre – dans l’attente d’un vote de l’Assemblée prévu dans un délai de sept jours pour désigner officiellement un successeur – ne signifie pas un changement de régime. Agé de 54 ans, M. Karapetian est un allié de M. Sarkissian, dont le Parti républicain, à la tête d’une coalition, domine largement le Parlement avec plus de la moitié des sièges. Tout en savourant la « victoire », au milieu d’une foule en liesse de plusieurs milliers de personnes réunies lundi soir, autour du palais du gouvernement, le député Nikol Pachinian, chef de file de la contestation, a donc pris soin d’annoncer une suite. « Nous sommes prêts à continuer les discussions avec le premier ministre, Karen Karapetian, pour assurer le transfert du pouvoir au peuple, a-t-il souligné. J’espère que les hautes sphères du Parti républicain reconnaîtront sans équivoque la révolution de velours [nom qu’il avait donné au mouvement] non violente. »
Corruption endémique
La crise politique qui secoue cette ancienne république soviétique de 2,9 millions de personnes située dans le Caucase n’est sans doute pas terminée, comme en est convenu, d’une certaine façon, le président d’Arménie, Armen Sarkissian (sans lien de parenté avec l’ex-premier...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-12"> ¤ Le président de la République est arrivé lundi à la Maison Blanche. Accompagné de son épouse Brigitte il a planté un chêne avec Donald et Melania Trump.
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Emmanuel Macron en visite d’Etat à Washington

Le président de la République est arrivé lundi à la Maison Blanche. Accompagné de son épouse Brigitte il a planté un chêne avec Donald et Melania Trump.



Le Monde
 |    24.04.2018 à 00h29
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 07h51
   





                        



   


Le président américain Donald Trump et son homologue français Emmanuel Macron ont affiché leur bonne entente, lundi 23 avril à la Maison Blanche, au premier jour d’une visite chargée en symboles mais aussi en dossiers épineux, nucléaire iranien en tête.
Chaleureusement accueilli par une embrassade de M. Trump à son arrivée, M. Macron a rejoint ce dernier dans le bureau Ovale pour une brève visite de ce lieu chargé d’histoire. Dans une ambiance résolument décontractée, le président de la première puissance mondiale lui a notamment montré le célèbre « Resolute Desk », le meuble servant de bureau que « beaucoup de présidents ont utilisé », a-t-il tenu à souligner.
Un chêne au jardin
Accompagnés de leurs épouses, Brigitte Macron et Melania Trump, les deux dirigeants, que trente ans séparent, se sont rendus dans les jardins de la résidence. Là, chacun une pelle dorée en main, ils ont jeté une poignée de terre sur les racines d’un jeune chêne venu d’une forêt du nord de la France où périrent plus de 2 000 marines américains pendant la Grande Guerre.
Ils se sont ensuite envolés, à bord de l’hélicoptère présidentiel Marine-One, vers Mount Vernon, demeure du premier président américain, George Washington, pour un dîner privé face au Potomac, neuf mois après leur premier repas à quatre avec vue imprenable sur Paris, au deuxième étage de la tour Eiffel. « Nous, les Etats-Unis comme la France, avons une responsabilité toute particulière (…), nous sommes les garants du multilatéralisme contemporain. Nous avons beaucoup de décisions à prendre », avait lancé le président français à son arrivée sur la base aérienne d’Andrews, dans une brève allocution en anglais puis en français.

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Peu avant, le couple Macron a visité le célèbre monument Lincoln, à l’effigie du seizième président des Etats-Unis, profitant de cette balade pour s’octroyer un petit bain de foule.
Amitié inattendue
« Après des mois de préparation, POTUS et moi avons hâte de recevoir la France pour notre premier dîner d’Etat ! », avait de son côté tweeté Melania Trump, en publiant une vidéo la montrant en train de veiller aux préparatifs du dîner d’Etat mardi soir à la Maison Blanche. Au menu : tourte au fromage de chèvre, agneau et oignons Soubise, tarte aux nectarines et crème fraîche glacée.
L’amitié inattendue entre ces deux présidents aux positions souvent aux antipodes devrait être mise à l’épreuve à compter de mardi quand démarreront les discussions de fond. Le président français espère en effet infléchir son hôte, qu’il a en janvier qualifié d’« imprévisible », sur plusieurs sujets de discorde.
En premier lieu il veut le convaincre de maintenir l’accord sur le nucléaire iranien, que Donald Trump a promis de « déchirer » en campagne. Il cherchera aussi à le persuader de laisser ses troupes en Syrie et d’exempter l’UE de taxes douanières sur l’acier et l’aluminium. Pour préparer le terrain, M. Macron a énuméré ses arguments dimanche sur Fox News, chaîne que regarde assidûment son hôte.
Hors de l’accord de 2015, « il n’y a pas de plan B » pour empêcher Téhéran de se doter de la bombe atomique, a-t-il plaidé. Et sur la Syrie, si les Occidentaux se retiraient brutalement, l’Iran occuperait le terrain et le retrait attirerait de nouveaux terroristes, a-t-il plaidé.

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Londres et Paris à l’unisson
Le dirigeant français a reçu lundi deux renforts de poids sur la question iranienne. La Chine et la Russie ont annoncé qu’elles bloqueraient toute tentative de « saboter » l’accord nucléaire signé en 2015 avec l’Iran et s’est dite opposée à toute modification de ce texte, fruit d’années d’efforts diplomatiques.
L’accord conclu par les grandes puissances avec Téhéran pour l’empêcher de se doter de l’arme atomique est « l’une des plus grandes réalisations de la diplomatie internationale ces dernières années » et « toute révision de ce document est inacceptable », a déclaré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov. Et juste avant son arrivée aux Etats-Unis, le chef de l’Etat français s’est entretenu lundi matin avec Vladimir Poutine, qu’il rencontrera le 24 mai, pour évoquer notamment la nécessité de préserver l’accord.

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Londres aussi a apporté lundi de l’eau à son moulin. Boris Johnson, le chef de la diplomatie britannique, a souligné que l’accord devait être préservé.
De son côté, Téhéran a averti samedi que l’Iran reprendrait « vigoureusement » l’enrichissement d’uranium en cas de rupture de l’accord, première étape pour fabriquer l’arme atomique. Mais, dans l’éventualité où Washington se retirerait, les autres signataires occidentaux réfléchissent déjà à la façon de maintenir l’accord dans une « version non-US », a expliqué Boris Johnson. Paris se refuse pour l’instant à évoquer publiquement un tel scénario.

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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-13"> ¤ L’exécutif européen craint que l’opération n’affecte la concurrence et « ne réduise le choix pour les utilisateurs de services de diffusion de musique en continu ».
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L’Union européenne ouvre une enquête sur le projet d’acquisition de Shazam par Apple

L’exécutif européen craint que l’opération n’affecte la concurrence et « ne réduise le choix pour les utilisateurs de services de diffusion de musique en continu ».



Le Monde
 |    23.04.2018 à 18h23
   





                        


La Commission européenne a annoncé, lundi 23 avril, l’ouverture d’une enquête approfondie sur le projet d’acquisition par Apple de l’application de reconnaissance musicale Shazam, établie à Londres.
L’exécutif européen, gardien de la concurrence dans l’Union européenne, craint que l’opération, annoncée en décembre par les deux groupes, « ne réduise le choix pour les utilisateurs de services de diffusion de musique en continu ». Fait relativement inhabituel, la Commission a décidé d’examiner ce projet d’acquisition alors que celui-ci n’atteint pas les seuils de chiffre d’affaires fixés par les règlements de l’UE pour déclencher ce type de procédure.

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Mais elle a accepté le 6 février d’examiner cette opération à la suite d’une requête en ce sens de l’Autriche, de la France, de l’Islande, de l’Italie, de la Norvège, de l’Espagne et de la Suède. La Commission avait alors estimé être « l’autorité la mieux placée pour examiner les effets transfrontières potentiels de l’opération ».
Contexte tendu
Cette enquête est annoncée dans un contexte tendu entre la Commission européenne et les géants de la Silicon Valley, alors que Bruxelles a récemment multiplié les initiatives pour tenter de mieux encadrer les GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon, Microsoft…) ; aussi bien du point de vue de la taxation de leurs activités que de la protection des données de leurs utilisateurs.
Cette opération est la confirmation des ambitions d’Apple dans l’offre musicale, un secteur de plus en plus concurrentiel et actuellement dominé par Spotify, service suédois de streaming musical. Son propre service de streaming, Apple Music, compte 27 millions d’internautes (à la fin de juin 2017), mais il se situe à bonne distance de Spotify, qui en revendique 60 millions.
Selon plusieurs sites spécialisés, le montant de l’acquisition de Shazam par Apple se situerait autour de 400 millions de dollars (323 millions d’euros), un chiffre sensiblement inférieur à la valorisation de 1 milliard de dollars (807 millions d’euros) calculée lors des dernières levées de fonds de l’application Shazam, en 2015. La Commission européenne a jusqu’au 4 septembre pour prendre une décision relative à cette opération.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-14"> ¤ Le luxueux Sofitel de Dubaï a été construit par une société-écran dont les bénéficiaires effectifs sont les deux filles d’Ilham Aliev.
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« Projet Daphne » : les discrètes affaires d’AccorHotels avec des proches du dictateur d’Azerbaïdjan

Le luxueux Sofitel de Dubaï a été construit par une société-écran dont les bénéficiaires effectifs sont les deux filles d’Ilham Aliev.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 18h14
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 06h42
    |

            Jean-Baptiste Chastand et 
Anne Michel (avec Juliette Garside du "Guardian" et Miranda Patrucic de l'OCCRP)








                        



                                


                            

L’hôtel, somptueux, est installé sur le croissant qui entoure l’une des célèbres îles artificielles en forme de palmier de Dubaï, la Palm Jumeirah, visible du ciel. Ouvert en 2013, le Sofitel Dubaï The Palm Resort and Spa – et ses cinq étoiles – offre un cadre de luxe sur le thème de la Polynésie, avec 361 chambres autour « de douces cascades d’eau » et un « luxuriant jardin vertical » qui, selon le site officiel de l’hôtel, « apaise l’âme ». Certains de ses 182 appartements possèdent leur propre piscine et leur maître d’hôtel.
Mais les clients qui y séjournent ne sont probablement pas au courant qu’ils dorment en réalité chez la famille du président de la République d’Azerbaïdjan, Ilham Aliev. Les informations colligées par Le Monde et par ses partenaires du « Projet Daphne » — à l’initiative du réseau Forbidden Stories, pour poursuivre les enquêtes de la journaliste maltaise Daphne Caruana Galizia, assassinée le 16 octobre 2017 — et des documents issus de registres de Dubaï, obtenus par l’Organized Crime and Corruption Reporting Project (OCCRP), également membre du projet, permettent d’affirmer que le Sofitel Palm Jumeirah, géré par le groupe français AccorHotels, est construit sur un terrain appartenant aux deux filles du président, Leyla et Arzu Alieva.

L’hôtel lui-même a été construit par la société Mirk, dirigée par Behzad Ahadpour Khanghah, un Iranien connu pour gérer, avec son frère, les affaires de la famille Aliev. Dans un câble diplomatique américain de 2010, révélé lors de l’opération WikiLeaks, il avait été qualifié de « prête-nom » de la famille Heydarov — le ministre des situations d’urgence d’Azerbaïdjan, Kamaladdin Heydarov, très proche du clan Aliev.
Propriété des deux filles du dictateur
Les liens d’affaires entre le géant français de l’hôtellerie AccorHotels, poids lourd du CAC 40, et la dictature azerbaïdjanaise n’avaient jusqu’à présent pas été révélés. Ainsi, le...




                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-15"> ¤ Le rigoureux protocole qui entoure la naissance du troisième enfant du prince William et de Kate est un instrument de promotion des Windsor.
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Dans la famille royale, on ne fait pas les bébés comme les autres

Le rigoureux protocole qui entoure la naissance du troisième enfant du prince William et de Kate est un instrument de promotion des Windsor.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 18h12
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 23h13
    |

            Eric Albert (Londres, correspondance)








                        



   


Lundi 23 avril à 11 h 01, heure britannique, un petit garçon de 3,8 kg est né à l’hôpital St Mary de Londres. On pourrait se moquer et estimer que la naissance du troisième enfant du prince William et de sa femme Kate (duc et duchesse de Cambridge, pour reprendre leurs titres officiels) n’a guère d’importance. Qu’après tout, leur deuxième fils n’est que le cinquième héritier de la couronne d’Angleterre, après son grand-père, le prince Charles, son père, le prince William, son frère, le prince George et sa sœur, la princesse Charlotte. Ses chances de jouer autre chose que les seconds couteaux sont minimes.

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Ce serait pourtant ignorer le déferlement médiatique et populaire qui entoure l’événement. Entre le prochain mariage du prince Harry, le 19 mai, et cette troisième naissance chez son frère, la nouvelle génération de la famille royale connaît une immense popularité.
Celle-ci ne doit rien au hasard. Dans cette naissance sous les yeux des médias du monde entier, tout est contrôlé au millimètre. L’annonce est faite très officiellement par un faire-part posé sur un chevalet derrière les grilles de Buckingham Palace. Le communiqué est particulièrement concis : « Son Altesse Royale la duchesse de Cambridge a accouché d’un fils à 11 h 01 aujourd’hui. Son Altesse Royale et son enfant vont bien. » Temps modernes obligent, le même communiqué a été diffusé sur Twitter, en y ajoutant le poids du bébé et le fait que le duc de Cambridge était présent.
Ensuite, il n’y aura plus rien, jusqu’à la sortie officielle de l’hôpital du couple avec son bébé. Objectif : nourrir au compte-gouttes les centaines de journalistes entassés devant la clinique, en leur donnant le strict minimum.
Pour faire durer le suspense, aucune information n’est donnée sur l’heure de sortie. De quoi permettre les fascinantes spéculations : la duchesse portera-t-elle une robe jaune à fleurs, comme pour la princesse Charlotte, ou bleue à points blancs, comme pour le prince George ? A 16 h 16, une dépêche de l’agence de presse Reuters tombe : « Le prince William, qui quitte l’hôpital, dit : “Je reviens dans une minute.” » Il va chercher ses deux autres enfants à l’école. Visiblement, ce lundi, les nannies étaient prises.
Mise en scène perpétuelle
Puis, pendant deux à trois minutes, le couple royal sortira de la clinique – forcément fringant et l’air reposé. Il présentera le bébé, échangera de loin quelques banalités avec les caméras et partira en voiture. Ce sera tout. Le nom ne sera pas connu avant le lendemain au mieux, voire quelques jours plus tard. D’ici là, les bookmakers peuvent prendre les paris : Arthur (7/4), James (3/1), Albert (8/1)…
La vie privée du nouveau bébé sera surveillée de très près. Les seules photos qui sortiront seront celles prises et diffusées par le palais. Les paparazzis, très agressifs au Royaume-Uni, se sont beaucoup calmés depuis la mort, en 1997, de Lady Diana, la mère des princes William et Harry. Ces deux-là imposent une discipline extrême dans la protection de leur image et de leur famille, ce qui est compréhensible.
Ridicule, cette mise en scène perpétuelle d’une famille royale au pouvoir essentiellement symbolique ? Au contraire, répond William Hanson, qui enseigne les bonnes manières made in Britain – si vous rencontrez un membre de la famille royale, ne leur tendez surtout pas la main avant qu’ils ne vous la tendent, dit-il le plus sérieusement du monde.
Pour lui, le protocole est justement la raison d’être des Windsor. « Il existe d’autres familles royales à travers le monde et c’est très bien, mais le faste et le spectaculaire est ce qui fait la différence. Certains peuvent être jaloux, d’autres fascinés. Mais j’espère que pour le mariage à venir, ils ne vont pas trop simplifier le protocole, parce que cela joue un vrai rôle. » Autrement dit, c’est parce que c’est complexe et plein de codes obscurs que le grand public s’y intéresse.
« La Grande-Bretagne, une société de classes sociales »
M. Hanson, qui n’est pas issu de la famille royale, en a fait un métier. Ses clients sont principalement des étrangers qui rêvent d’apprendre les « vraies » bonnes manières de la haute société anglaise. « La Grande-Bretagne reste une société de classes sociales, c’est indéniable », ajoute-il, surjouant son ton huppé.
Rien ne lui plaît davantage que de se perdre dans les anecdotes de la famille royale. Pour des raisons protocolaires, Meghan Markle, future femme du prince Harry et divorcée d’un premier mariage, n’aura pas le droit au titre de princesse. Autre exemple : pour le mariage de William et Kate, le footballeur David Beckham avait accroché sa médaille du mauvais côté, précise-t-il avec un sourire moqueur. Et si vous faites la révérence à la reine, il ne faut pas plier les jambes trop bas (« sinon, on risque de se retrouver bloqué, voire par terre »).

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Bref, le message subliminal est clair : « ces gens-là », issus de la noblesse, vivent avec des règles différentes du commun du mortel, compréhensibles seulement d’une poignée d’initiés. Ils ne font pas les bébés de la même façon que les autres. Et il faut conserver cette aura de mystère.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-16"> ¤ L’organisation indépendantiste basque a annoncé qu’elle prononcerait au début de mai sa dissolution, étape majeure vers la paix.
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Dissolution d’ETA : « Conférence internationale » le 4 mai au Pays basque français

L’organisation indépendantiste basque a annoncé qu’elle prononcerait au début de mai sa dissolution, étape majeure vers la paix.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 17h58
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 18h38
   





                        



   


Trouver un moyen d’obtenir une « paix juste et durable » au Pays basque. Voilà l’objectif affiché par la « conférence internationale » qui se tiendra le 4 mai à Cambo-les-Bains (Pyrénées-Atlantiques), a annoncé lundi 23 avril Raymond Kendall, expert du groupe international de contact (GIC) chargé de mettre fin au conflit entre l’organisation indépendantiste Euskadi ta Askatasuna (ETA) et les autorités.
ETA, née en 1959 lors de la lutte contre le franquisme, a renoncé en octobre 2011 à la lutte armée, après quarante-trois ans de violences au nom de l’indépendance du Pays basque et de la Navarre. Jeudi, l’organisation indépendantiste basque a annoncé qu’elle prononcerait au début de mai sa dissolution, étape majeure vers la paix.
« Poser un nouveau jalon sur le chemin de la paix »
L’organisation a également demandé pardon à ses victimes, pour la première fois de son histoire. Un préambule à la dissolution unilatérale du groupe séparatiste exigée par Madrid. Au total, 829 morts sont imputés à ETA, tandis qu’au moins 62 de ses militants ont été tués par des groupes parapoliciers.
Selon le président du GIC, qui s’est exprimé lors d’une conférence de presse à Bayonne, le rendez-vous du 4 mai « sera primordial dans l’avancement du processus de paix définitif ». « Le moment est venu de renouveler notre engagement en faveur de la paix », a conclu M. Kendall, après avoir invité « toutes les organisations civiles et politiques » à participer à la rencontre de Cambo-les-Bains pour « poser un nouveau jalon sur le chemin de la paix ».



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-17"> ¤ La ligne de front entre l’armée de Kiev et les séparatistes prorusses sépare en deux la bourgade de Marinka, située à moins de vingt kilomètres de Donetsk.
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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-18"> ¤ Des milliers de personnes protestaient depuis dix jours contre le maintien au pouvoir de Serge Sarkissian, qui fut président du pays de 2008 à 2018.
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En Arménie, les manifestants célèbrent la démission du premier ministre

Des milliers de personnes protestaient depuis dix jours contre le maintien au pouvoir de Serge Sarkissian, qui fut président du pays de 2008 à 2018.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 14h47
 • Mis à jour le
24.04.2018 à 09h32
   





                        



   


Après plus de dix jours de contestation, le premier ministre arménien, Serge Sarkissian, a démissionné, lundi 23 avril. « Je quitte le poste de dirigeant du pays », a-t-il déclaré selon son service de presse, cité par l’agence de presse officielle arménienne Armenpress.
Cette annonce surprise a eu lieu quelques heures après la libération du député Nikol Pachinian, chef de la contestation interpellé la veille lors d’une manifestation de l’opposition. Le parlementaire a aussitôt rejoint les protestataires dans les rues d’Erevan, en lançant : « Citoyen fier d’Arménie, tu as gagné ! Et personne ne peut te priver de cette victoire. Je te félicite, peuple victorieux ! »
Pas de recours à la force
« Nikol Pachinian avait raison. Et moi, je me suis trompé », a déclaré M. Sarkissian, élu premier ministre par les députés après avoir été dix ans président. « Le mouvement de la rue ne voulait pas que je sois premier ministre. Je satisfais votre demande et je souhaite paix et harmonie à notre pays », a-t-il poursuivi, une nouvelle accueillie sur la place de la République par des cris de joie et des applaudissements. L’ex-président a ajouté qu’il n’avait pas souhaité recourir à la force pour disperser les manifestations, assurant : « Ce n’est pas dans ma nature. »
Sur la place de la République, au cœur d’Erevan, où se trouve le siège du gouvernement, des milliers de personnes se sont réunies, brandissant des drapeaux arméniens, s’embrassant et dansant. La foule a accueilli par des cris de joie et des applaudissements la nouvelle de la démission du premier ministre. Dans plusieurs quartiers d’Erevan, les propriétaires de petits commerces installaient des tables dans la rue et ouvraient des bouteilles de vin, invitant les passants à boire un verre à l’avenir du pays, selon une journaliste de l’Agence France-Presse.
La démission de M. Sarkissian doit maintenant être suivie par celle de tout le gouvernement. Les différents partis siégeant au Parlement ont sept jours pour proposer leurs candidats au poste de premier ministre. La bataille politique n’est sans doute pas terminée car le Parlement est dominé par une coalition menée par le Parti républicain d’Arménie, dirigé par Serge Sarkissian, qui dispose de 65 sièges sur 105.

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« Deux réalités aux antipodes »
Les manifestations étaient devenues quasi quotidiennes depuis le 13 avril. Dans la matinée de lundi, des militaires en tenue avaient, pour la première fois, rejoint les rangs des manifestants, témoignant d’une situation de plus en plus critique pour les autorités.

   


C’est M. Sarkissian, président du pays de 2008 à 2018, qui a cristallisé la colère des manifestations. Elu premier ministre le 17 avril, alors qu’il venait d’achever son second et dernier mandat présidentiel, M. Sarkissian était accusé de se maintenir au pouvoir, après un bilan à la tête du pays pourtant médiocre.
Le taux de pauvreté en Arménie a augmenté ces dernières années : il était de 29,8 % en 2016 et de 27,6 % en 2008, selon les données de la Banque mondiale, tandis que le revenu national brut (RNB) par habitant stagne à 3 770 dollars, une somme quasi identique à celle d’il y a dix ans. La corruption est également un problème majeur dans la société arménienne.
« La majorité de la population n’a plus confiance envers les autorités, ni envers le système politique du pays en général », constate l’analyste Iouri Navoïan, qui préside l’ONG russo-arménienne Dialogue, sise à Moscou. Il affirme notamment que « les autorités et le peuple constituent deux réalités aux antipodes » en Arménie, soulignant que « les protestations en Arménie ont révélé des problèmes socio-économiques et politiques qui se sont accumulés depuis des années ».
C’est aussi une certaine forme de trahison de Serge Sarkissian qu’ont dénoncé les manifestants. Alors que la Constitution d’Arménie interdit au président d’effectuer plus de deux mandats, le président, à la tête du pays depuis 2008, avait fait voter en 2015 une réforme controversée donnant l’essentiel des pouvoirs au premier ministre, les fonctions du président devenant largement protocolaires. Il avait alors assuré qu’il n’entendait pas présenter sa candidature au poste de chef du gouvernement. Avant de changer d’avis.




                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-19"> ¤ Il s’agit du troisième enfant du couple princier, après George, en 2013, et Charlotte, en 2015.
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Royaume-Uni : Kate Middleton, épouse du prince William, a donné naissance à un garçon

Il s’agit du troisième enfant du couple princier, après George, en 2013, et Charlotte, en 2015.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 14h39
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 14h55
   





                        



   


Après George et Charlotte, Kate Middleton, épouse du prince William, a donné naissance à leur troisième enfant, lundi 23 avril. Il s’agit d’un garçon a annoncé dans un communiqué le palais de Kensington, précisant que la maman et le bébé vont bien. L’enfant, dont le nom sera annoncé « en temps voulu », pèse 3,8 kilos.
« La reine, le duc d’Edimbourg, le prince de Galles, la duchesse de Cornouailles, le prince Harry et les membres des deux familles ont été informés et sont enchantés de la nouvelle », rapporte le palais de Kensington. La duchesse de Cambridge avait été admise lundi matin à la maternité de l’hôpital St Mary, dans l’ouest de Londres, où ses deux autres enfants, George, en 2013, et Charlotte, en 2015, sont aussi nés.
Conformément à la tradition, la naissance sera annoncée par une proclamation signée des médecins royaux, installée sur un chevalet doré placé pour le public dans la cour du palais de Buckingham.
Cinquième dans l’ordre de succession
Cet enfant dispose du titre d’altesse royale, et comme son grand frère, de celui de prince de Cambridge. Il est cinquième dans l’ordre de succession au trône britannique, après son grand-père Charles, le prince de Galles, son père, le prince William, son grand frère, le prince George, et sa grande sœur, la princesse Charlotte.
Pour la première fois de l’histoire de la monarchie britannique, ce prince né lundi ne supplante pas sa sœur aînée dans l’ordre de succession, à la suite d’une réforme souhaitée par la reine Elizabeth II, qui met fin au droit de primogéniture masculine : c’est désormais l’enfant le plus âgé du souverain en titre qui hérite du trône, quel que soit son sexe, et non le garçon le plus âgé.



                            


                        

                        


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<filname="SURF-0,2-3214,1-0,0-20"> ¤ Les six personnes faisaient partie de la centaine de militants français et italiens qui ont franchi, dimanche, la frontière au col de Montgenèvre avec une trentaine de migrants.
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Hautes-Alpes : six militants placés en garde à vue pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière »

Les six personnes faisaient partie de la centaine de militants français et italiens qui ont franchi, dimanche, la frontière au col de Montgenèvre avec une trentaine de migrants.



Le Monde
 |    23.04.2018 à 13h39
 • Mis à jour le
23.04.2018 à 18h59
   





                        


Dans les Hautes-Alpes, six personnes ont placées en garde à vue pour « aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire national et en bande organisée », a-t-on appris, lundi 23 avril. Le parquet de Gap a précisé qu’il s’agissait de « deux ressortissants suisses et quatre ressortissants italiens » qui avait pris part, dimanche après-midi, à l’entrée en France d’une trentaine de migrants venus d’Italie.
Cette action a elle-même été organisée après que des militants d’extrême droite de Génération identitaire eurent bloqué, de samedi à dimanche matin, le col de l’Echelle, situé à six kilomètres de la frontière et qu’ils considèrent comme un « point stratégique de passage des clandestins ». Ils y avaient matérialisé une « frontière symbolique » avec du grillage de chantier et déployé une banderole à flanc de montagne, relayant le message en anglais : « No way » (accès fermé).

        Lire :
         

          Opération « Defend Europe » par des militants d’extrême droite



Selon une source proche de l’enquête, les hommes arrêtés « ont participé activement aux débordements survenus au col de Montgenèvre », quand une centaine de militants français et italiens ont franchi, dimanche, la frontière avec quelque trente migrants. Empruntant les pistes de la station de ski de Montgenèvre, militants et migrants se sont brièvement heurtés aux forces de l’ordre, avant de rejoindre Briançon par la route, encadrés par la gendarmerie.
« Actions inacceptables »
Dimanche, le ministre de l’intérieur, Gérard Collomb, a renvoyé dos à dos « ultra-droite » et « ultra-gauche » pour leurs « actions inacceptables », quelques heures avant l’adoption du projet de loi asile et immigration à l’Assemblée au terme de sept jours de débats passionnés. M. Collomb a également annoncé l’envoi de renforts pour faire respecter le contrôle des frontières dans les Hautes-Alpes.
Lundi, le calme était revenu dans les rues de Briançon, où circulaient quelques gendarmes mobiles, selon un correspondant de l’AFP. « Pour nous, l’enjeu doit rester le respect des droits fondamentaux des migrants, dont les demandeurs d’asile. Et les pratiques des associations comme de la population doivent rester la fraternité, non la violence », a déclaré Michel Rousseau, trésorier de l’association Tous migrants. « Les manifestations, ça nous inquiète. Ça nous fait peur », a confié, pour sa part, Mamoud, accueilli au Refuge solidaire à Briançon, entré en France par le col de l’Echelle, le 7 avril avec « une dizaine de garçons ».
Depuis un an, les Hautes-Alpes connaissent un afflux exponentiel de migrants, essentiellement d’Afrique de l’Ouest. Selon la préfecture, 315 personnes en situation irrégulière ont été refoulées vers l’Italie en 2016 et 1 900 en 2017.



                            


                        

                        

